AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion


Partagez|

Houston, we've got a problem

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Jeu 13 Aoû - 6:48 Message | (#)

14 août

« Vous êtes vraiment qu’des abrutis d’première. » Franziska faisait les cent pas dans sa chambre alors qu’elle explosait, tenant son téléphone en main. La colère se faisait entendre dans sa voix alors que quiconque étant en mesure de croiser son regard noir n’aurait sûrement pas cherché à entrer en contact avec elle. « M’oublier là, comme une idiot. Allez vraiment vous faire foutre. » Au moins avaient-ils eu l’amabilité, la veille, que de venir lui rendre son porte-monnaie et son téléphone portable. « C’bien la dernière fois qu’j’sors avec vous. » Cela faisait deux jours qu’elle tentait tant bien que mal de se remettre de sa violente cuite. Si ce matin-ci elle pouvait admettre se sentir mieux, ce n’avait pas été le cas de la veille où elle avait traîné un mal de crâne comme elle n’en avait jamais connu alors qu’elle avait passé la journée dans son lit. Après tout, vu la quantité d’alcool qu’elle avait fait entré dans son système, il était normal, en quelque sorte, que ce dernier tente d’éliminer ce poison qu’il ne connaissait pas. « Cherche même pas à t’excuser et va juste t’faire foutre. J’en ai tellement rien à battre d’c’que tu peux m’raconter. » Et elle raccrocha la ligne au nez de l’homme avant de lancer son téléphone sur son lit histoire d’éviter de le faire cramer alors qu’elle sentait l’énervement monter en elle. Et, en règle générale, son cristal se voulait particulièrement sensible à ce genre d’émotion, ce qui n’était jamais recommandé.

Sa soirée au bar se voulait assez floue dans son esprit alors que son cerveau s’était vu baigner dans l’alcool. Toutefois, il y avait bien quelques souvenirs de cette soirée qui lui revenaient. Ses amis disparaissant en l’oubliant derrière eux. Cet homme à qui elle avait offert de jolies cicatrices sur le visage. Puis John. À savoir l’homme qu’elle avait emmerdé de longues minutes durant mais qui avait tout de même accepté de l’aider alors qu’elle se retrouvait seule dans un milieu étant soudainement devenu hostile. Et s’il avait peut-être eu dans l’idée qu’elle ait oublié lui avoir fait savoir qu’elle comptait le remercier une fois sobre, il se mettait le doigt dans l’œil, et ce, jusqu’au coude. Car si sa soirée n’était que vagues souvenirs dans sa mémoire, il n’en restait pas moins que ce John l’avait marqué. Il n’avait pas été obligé de l’aider mais voilà qu’il l’avait fait. Et ça, ça comptait beaucoup pour la jeune légionnaire. Posant un regard sur son téléphone, elle tenta de se remémorer où lui avait-il dit qu’il traînait. À vrai dire, elle cherchait surtout à se souvenir des conseils qu’il lui avait donnés, concernant là où il avait pour habitude de traîner. Et si cela aurait sûrement pu dissuader bien de jeunes demoiselles, Franziska avait cette mauvaise manie que de ne pas avoir froid aux yeux et d’être partante pour tout ce qui pouvait s’avérer potentiellement dangereux.

C’est donc ainsi que la blonde enfila un jeans et un chandail quelconque qu’elle recouvrit d’un cardigan de couleur bleue. Une paire de basket histoire de ne pas traverser la ville pied nue et voilà qu’elle avait revêtu un ensemble somme toute assez simple qui n’était pas spécialement tape à l’œil. Si elle se savait plus confortable en short, les jeans lui semblaient l’option la plus sure. Retroussant les manches de son cardigan, elle attrapa ensuite son sac à main où elle ne rangea que son porte-monnaie et son téléphone cellulaire, n’ayant pas besoin réellement d’autre chose avec elle. Elle sorti ainsi de sa chambre pour descendre les escaliers avant de saluer son cousin. « Tu vas où ? » « Voir des amis. » « T’as pas peur d’avoir trop chaud habiller comme ça ? » Elle roula des yeux. « Tu dois être le premier tuteur plus ou moins légal à dire à une fille qu’elle n’est pas habillée assez légèrement. » Et sur ces belles paroles, elle quitta la maison qu’elle partageait avec cet homme que, si elle n’avait jamais réussi à réellement l’apprécier, elle arrivait toutefois à vivre avec lui dans une entente mutuelle où ils ne se parlaient pas que lorsque cela en était nécessaire.

À peine était-elle sortie de chez elle qu’elle aperçu le bus s’approcher un peu trop rapidement de l’arrêt de bus. Soupirant, elle parti toutefois à la course vers ledit arrête de bus et fit signe au chauffeur d’attendre. Elle avait une chance sur deux que ce dernier daigne l’attendre et une chance sur deux que ce dernier décide de l’ignorer superbement et de continuer sa route. Or, peut-être était-elle chanceuse aujourd’hui, mais ce dernier attendit les trente petites secondes qu’elle prit pour monter à bord et passer sa carte d’autobus pour finalement aller s’assoir près d’une fenêtre. C’était dans ce genre de moment où elle se remerciait des heures passées en salle d’entraînement et ces autres heures passées sur une piste de course. Ce fut plusieurs minutes plus tard qu’elle descendit à un arrêt situé en plein centre du quartier Lincoln. Elle devait avouer ne pas trop connaître le coin, principalement parce qu’elle ne s’y rendait que très peu souvent. Et ce, malgré le fait qu’il n’était pas bien loin de son lycée.

Là, par contre, elle réalisa que Lincoln était un vaste quartier où traînaient bien des personnes. Et que, de ce fait, s’il y avait la possibilité que John y soit, il serait particulièrement difficile de le retrouver. Elle secoua doucement de la tête, blâmant celle qu’elle fut deux jours plus tôt, c’est-à-dire cette adolescente trop alcoolisée pour avoir demander des informations si peu précises. Elle inspira profondément, bien décidé à ne pas abandonner, et ce, malgré le fait que ce pourrait lui prendre la journée. Elle s’avança donc auprès des autres passants, jetant des coups d’œil curieux autour d’elle. Toutefois, après une petite heure de marche, sa motivation et sa détermination avait laissées place à un léger sentiment défaitiste alors que force était de constatée qu’elle ne le trouverait sûrement pas ainsi et qu’elle n’avait aucun moyen de le contacter. Elle soupira tout en s’approchant des lieux les moins fréquentés du quartier. Le genre d’endroit où une jolie blonde comme elle ne semblait définitivement pas avoir sa place. Elle s’approcha d’un petit groupe de personnes, confiante, demandant brièvement de l’information sur un homme qu’elle décrivit comme le John dont elle se souvenait. Ce ne fut qu’au troisième petit groupe de personnes qu’elle rencontra qu’elle eut la chance d’obtenir quelques informations. Il avait été aperçu en direction d’une petite boutique, un peu plus tôt. Les remerciant chaleureusement, l’adolescente prit donc la direction donnée par ces biens aimables inconnus.

Bon, peut-être que la boutique n’inspirait pas confiance. Vraiment pas, en fait. Son esprit critique lui soulignait qu’il ne s’agissait possiblement pas d’une boutique parfaitement légale et elle ne serait pas surprise que d’y retrouver un ou plusieurs receleurs à l’intérieur. Elle hésita donc devant la porte, surtout qu’elle n’était pas certaine d’y trouver John et qu’elle ne s’y sentirait pas à sa place. Elle n’eut toutefois pas le temps de s’étendre sur la question que trois hommes faisant tous une tête de plus qu’elle s’approchèrent d’elle. « C’est assez rare, les gamines, par ici. » « Ouai, et on aime pas spécialement les gamines blondes dans ton genre. Généralement, elles signifient les problèmes. » L’un des hommes eut toutefois un rire gras. « Moi j’les aime bien, les gamines dans son genre. Surtout lorsqu’elles sont attachées au lit. » La blonde fronça les sourcils de dégoût alors qu’un frisson lui parcourait l’échine. Elle n’était pas certaine que cette rencontre lui plaisait. Pas du tout même.

« Et sinon, qu’est-ce qu’une fille comme toi fait par ici ? » « C’est fou c’qu’elles peuvent être stupides. Tu crois que c’est parce qu’il fait encore jour que rien peu t’arriver ? » « Qu’elles sont niaises, s’en est presque touchant. » Les hommes se rapprochèrent encore plus, amenant la demoiselle à faire quelques pas vers l’arrière. « Les mecs, sérieusement, j’vous dirais d’pas approcher. J’ai vraiment pas envie d’vous blesser, parce que sinon, j’vais sûrement mal dormir pour les prochains jours et mes amis vont encore râler qu’j’suis chiante lorsque j’dors pas. » Les hommes éclatèrent de rire comme si ce qu’elle venait de dire n’était qu’une bonne grosse blague. « Nous blesser ? C’est qu’elle s’y croit la petite. » « C’est pas parce que t’écoute trop de films que tu peux te croire dans un. Ici, c’est la réalité. Et la tienne ne semble pas être la meilleure. » Avait-elle peur ? Peut-être, un plus, parce qu’ils étaient en surnombre. Mais, outre cela, ils ne semblaient pas particulièrement intelligents et elle ne serait pas étonnée qu’ils ne soient que de grandes gueules sans courage. « Non mais, j’suis sérieuse. Surtout qu’ce cardigan est neuf. J’voudrais pas l’abimer. »

Cependant, raisonner avec des hommes comme eux semblait inutile. L’un d’eux s’approcha rapidement d’elle alors qu’un autre se déplaçait derrière elle. Un rapide coup d’œil autour lui révéla qu’ils étaient seuls en face de cette boutique qui semblait tout aussi peu animée. « Vous m’faites chier. » Elle se décala sur le côté pour éviter cette main qui se tendait vers elle avant de balancer son pied au visage de l’homme en face d’elle, le faisant reculer de quelques pas. Elle profita de son élan pour pivoter sur elle-même et enfoncer un coup de pied dans les côtes de l’autre homme qui avait tenté de la saisir par derrière. « C’des jeans en plus, c’est grave pas utile. » La jeune légionnaire profita de l’instant où tous les trois la regardaient, interdits, pour s’éclipser vers la petite boutique qui lui semblait soudainement bien plus rassurante qu’aux premiers abords. Entrée précipitamment dans la boutique, deux regards se tournèrent vers elle. « B’jour » qu’elle adressa à celui qui semblait être le vendeur avant de poser les yeux sur une silhouette qu’elle reconnue. « Hey John. » Un léger signe de tête. « Si j’te dis qu’j’ai encore des emmerdes, tu m’crois ? » Si les retrouvailles ne s’étaient pas faites comme espérer, au moins pouvait-elle voir le bon côté. Elle l’avait retrouvé.
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3096
ϟ Nombre de Messages RP : 42
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 184 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Jeu 13 Aoû - 14:40 Message | (#)

Après avoir déposé la gamine bourrée devant chez elle, Jay doutait sincèrement la revoir un jour. Il était rentré chez lui avec l'assurance qu'elle allait cuver et oublier ce qui s'était passé, leur conversation comprise. En plus, elle était blonde, elle avait la dégaine d'une bimbo populaire, lui ressemblait au mec craignos stéréotypé, ils n'avaient strictement rien à faire ensemble.

C'était donc très naturellement qu'il s'était concentré sur sa vie « normale », s'occupant des affaires de Ymir avant de se renseigner du côté de l'UNISON. Depuis sa récente rencontre avec l'amie de Charlie, le texan avait beaucoup repensé à ce qu'elle avait pu lui dire : que sa sœur n'aurait pas aimé le voir replonger dans le crime et qu'elle serait très certainement déçue de ses choix. Lui-même préférait ne plus songer à tout cela pour la bonne et simple raison qu'il ressentait un vide immense à chaque fois qu'il le faisait. Rester convaincu du fait qu'il suivait la bonne voie était largement préférable : se voiler la face était dans sa nature et devenait presque une habitude.

Il avait donc pris les choses en main en réunissant les dernières prises du groupe en matière de bijoux. Lorsqu'ils enlevaient des femmes pour les commandes de pays étrangers, les mercenaires en profitaient pour « nettoyer » son appartement et ses affaires afin de prélever un maximum de bijoux et d'argent pour les revendre plus tard. Ils ne s'y étaient pas rendus depuis quelques semaines lorsque Carmen lui annonça qu'elle comptait s'en charger, sauf qu'il décida de prendre les devants histoire de se changer les idées. La jeune femme protesta au début avant de finalement le laisser faire, comprenant bien qu'il avait tendance à se montrer renfrogné lorsqu'elle lui refusait des choses aussi insignifiantes. Et elle était bien loin de se douter à quel point son collègue était perturbé : il avait libéré l'agent de l'UNISON avant que les autres membres du groupe ne rentrent au quartier général, personne ne l'avait donc croisée.

C'était pour cette raison qu'il se retrouvait dans cette boutique de prêteur sur gages qui servait aussi de receleur aux anciens membres du Cartel – et aux actuels. Jay avait toujours accordé sa confiance à l'homme face à lui et celui-ci ne l'avait jamais violée, leur relation professionnelle était donc au beau fixe. Après avoir donné les bijoux amassés, le trentenaire patientait calmement que le receleur vérifie leur valeur. L'un des membres des Ymir était plutôt doué dans ce domaine et avait trié leurs prises pour ne laisser que les bijoux de valeur tandis qu'ils s'étaient débarrassés des autres, la vérification ne serait donc qu'une formalité et il pourrait rentrer au QG d'ici un petit quart d'heure.
Enfin, c'était ce qu'il croyait.

Le problème ? Jay n'avait pas imaginé qu'une gamine blonde fringuée d'un jean et d'un chandail débarque comme un boulet de canon dans la boutique, attirant l'attention sur elle. Le texan ne fit pas immédiatement le lien entre la gamine du bar et celle qui se tenait devant lui, mais après quelques secondes et alors qu'elle l'interpellait par le surnom moisi qu'elle lui avait inventé, la lumière se fit.
Oh, bordel.

Elle avait encore des problèmes ? Pourquoi est-ce que ce n'était pas si étonnant que ça ? Le texan lâcha un profond soupir avant de jeter un coup d’œil au receleur qui le regardait d'un air sceptique, se demandant s'il connaissant cet énergumène bizarre qui venait de débarquer dans sa boutique. Le trentenaire haussa légèrement les épaules avant de reporter son regard sur le blonde.

« Ouais. Mais putain, t'es bien une gonzesse ! Un véritable aimant à emmerdes ! » Il secoua la tête. « T'as fait quoi ? T'as agressé un flic ? C'pas contre toi, mais j'ai pas franchement l'temps discuter là, j'suis en train d'bosser et j'peux pas arrêter pour m'occuper d'tes emmerdes. » Il pivota pour regarder le receleur, tournant le dos à la gamine. « Appelle ton père, ton frangin ou j'sais pas quoi et demande leur d'venir t'chercher si t'as peur d'rentrer chez toi toute seule. »

Il avait été aimable lors de leur dernière discussion, mais comme à l'accoutumée, Jay se renfermait rapidement. Il n'avait pas envie de se lancer dans une nouvelle sortie amicale avec elle, surtout que Carmen risquait de débarquer si son binôme ne rentrait pas rapidement avec l'argent – et bien sûr, il était hors de question qu'il rentre au quartier général avec la blonde sur le dos.

Mais, apparemment, quelqu'un avait envie de leur causer des emmerdes puisque la porte de la boutique ne tarda guère à s'ouvrir sous une impulsion aussi brutale que celle de la blonde. Nouveau regard vers l'entrée alors que trois types à l'apparence négligée pénétraient dans la petite salle, dardant la gamine du regard.

« Putain ! Crois pas qu'tu vas t'en tirer comme ça ! » Et de regarder du côté de Jay. « T'es avec elle ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Ven 14 Aoû - 1:17 Message | (#)

Son regard se posa sur cette silhouette qu’elle reconnaissait alors qu’elle venait de fermer la porte de la boutique derrière elle. Elle avait des problèmes. Encore. Comme lors de leur première (et seule) rencontre. Certes aurait-elle voulu que tout se déroule sans problème cette fois-ci, mais il semblerait que là où il y avait John, il y avait problème. Il était en effet hors de question qu’elle admette que c’était elle qui les attirait. Et puis, elle n’en avait que lorsqu’elle était avec lui. Ou presque. « Parce qu’tu penses qu’j’ai peur d’rentrer seule ? » Elle fronça des sourcils en lui lançant un regard appuyé. Le fait était qu’elle avait peur de sérieusement blesser les trois mecs à l’extérieur. Il était là, le vrai problème. Depuis que John lui avait fait voir les risques de ses propres capacités, elle ne se sentait pas spécialement à l’aise de les utiliser. Elle ne souhaitait pas avoir de détraqueurs sur le dos pas plus qu’elle ne voulait voir sa carrière de légionnaire n’être que de courte durée. Bon, ce n’était certainement pas en demandant de l’aide à un ancien combattant du Circus Maximus que cela allait l’aider pour la Légion des Étoiles, mais ça, elle l’ignorait.

« Puis, j’ai la tête d’vouloir agresser les flics ? » Elle roula des yeux en s’avançant dans la boutique. « En fait, j’pas v’nu ici parce que j’avais des emmerdes. Les emmerdes, elles sont arrivées en cours de route. » Elle haussa des épaules. « L’truc c’est qu’on m’a dit qu’tu t’dirigeais par ici. » Elle soupira. « T’as quand même conscience que Lincoln c’est genre, super grand ? Et qu’j’ai dut m’balader pendant près d’une heure avant d’me décider à demander d’l’aide. Puis une autre demi-heure pour finalement réussir à t’trouver. » Parce que la blonde était bien évidemment partie à sa recherche. C’était la seule raison qui expliquait sa présence ici, après tout. Elle n’avait pas la tête d’une gamine vivant dans les environs. Trop blonde et trop friquée pour ça. « Alors vient pas m’dire qu’t’es occupé parce que j’m’en balance. Même pas foutu d’me donner des indications claires à savoir où j’pourrais t’trouver, maintenant qu’t’es là, tu t’débarrasses pas de moi. » Du moins, pas maintenant. Et pas avant qu’elle n’ait eut la chance de le remercier en bonne et due forme pour tout ce qu’il avait fait pour elle deux jours plus tôt.

Elle n’eut toutefois pas la chance de s’étendre sur Ô combien était-elle heureuse de l’avoir trouvé car elle n’aurait pas supporté le chercher une heure de plus que les trois hommes firent leur entrée dans la boutique. « Ils disent tous ça mais au final j’m’en tire toujours » marmonna-t-elle en réponse plus ou moins silencieuse à l’homme. La seconde question lui fit froncer les sourcils. Elle, avec lui ? Dans le genre d’amis ou dans une relation un peu moins platonique ? Elle n’eut toutefois pas le temps de s’y attarder qu’elle hocha doucement de la tête avant de s’approcher de lui et de lui attraper le bras. C’était un autre de ces moments où elle devait faire appel à ses talents d’actrice. « Ouai, j’suis avec lui. » Un mensonge, vite. Il était assez surprenant de voir qu’il lui était plus aisé de réfléchir à un mensonge cohérent lorsqu’elle n’était pas tout à fait sobre. « V’voyez, il est grand, il est imposant et il fait peur. J’vous conseillerais de dégager. » Elle venait effectivement d’impliquer John dans ses propres problèmes, comme elle l’avait fait au bar en allant pleurer à son épaule que ses amis l’avaient abandonné.

« Le mec doit avoir deux fois ton âge, gamine. » « C’est moi ou elle nous prend pour des tarés ? » « Désolée hein si d’c’que j’peux voir, vous semblez pas spécialement être des lumières et même p’t’être un peu lent d’esprit. » Parce qu’insulter ceux qui vous menaçaient était toujours une idée particulièrement intelligente. L’un des hommes semblait s’énerver alors qu’il se rapprochait d’elle et la saisit par le bras pour l’entraîner avec lui, la faisant lâcher sa prise qu'elle avait sur le bras de John. « J’imagine que si j’prends cette connasse, ça ne t’embêtera pas trop ? » « J’en ai marre ! Faut arrêter d’dire qu’j’suis une connasse. » D’abord l’homme qu’elle avait défiguré au bar, maintenant celui qui avait eut le droit à son pied sur le bord de sa mâchoire. Quand même ! « Mais j’te préviens. T’as deux secondes et demie pour m’lâcher. » « Sinon quoi… Tu vas me faire mal ? » Le regard lubrique qu’il lui lançait semblait vouloir laisser sous-entendre qu’il n’attendait que ça.

« Vous l’faites vraiment tous exprès pour qu’j’aille des problèmes. » La situation actuelle était bien différente que celle dans le bar dans la mesure où elle était parfaitement sobre et donc consciente de ce qui l’entourait. Et puis, elle ne sentait pas spécialement menacée par l’homme qui la retenait par le bras, ce qui avait tout de même laisser la chance à l’homme de se raviser et de la laisser tranquille. « P’tain, mon cardigan… » Elle envoya un coup de coude à l’homme qui resserra sa prise sur son bras avant de se décider à sécréter de l’acide de son bras immobiliser. Cela ne prit que quelques secondes, le temps que l’acide traverse son tissu, pour atteindre la main de l’homme. « Bon, t’vas m’lâcher, oui ? » Et il ne se fit pas prier. La partie inférieure de sa manche tomba donc au sol alors qu’elle venait très certainement de brûler ce qui la reliait au cardigan. « Il était neuf en plus. » Elle roula des yeux. « Sérieusement, barrez-vous. » Or, il ne semblait pas de cet avis alors que les trois décidèrent de s’approcher, ensemble. « Ouai. C’est beau. V’vous mettez à trois pour affronter une gamine. Si c’n’est pas pathétique, j’vois pas c’que c’est. » Un regard vers John. « Désolée, c’était pas supposé arriver. Mais ils étaient dehors. J’ai pas trop compris c’qu’ils m’voulaient. Et là, bah, ils m’ont suivi. » Elle regarda les trois hommes devant elle avec un léger sourire amusé sur les lèvres. Franziska adorait l’adrénaline. « C’marrant. Vous vous êtes approcher mais personne n’ose rien faire. » Bon, déjà se trouvaient-ils dans une boutique, mais les hommes semblaient hésiter à attraper celle qui venait de perdre une manche de son cardigan ou non. « John, j’voulais t’parler, mais j’pense qu’ça va d’voir attendre qu’c’est abrutis quittent le plancher. » Le tout suivit d’un mouvement de tête désignant les brutes qui semblaient encore incertain de la démarche à suivre alors qu’ils ne voulaient pas perdre la face.
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3096
ϟ Nombre de Messages RP : 42
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 184 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Sam 15 Aoû - 15:39 Message | (#)

Super, donc elle avait rameuté la moitié du quartier en demandant où il était, justement ce qu'il cherchait à éviter. Certes, Jay aurait pu lui donner une adresse plus précise, mais il ne pensait pas sincèrement qu'elle allait chercher à le revoir – ou alors qu'elle abandonnerait en comprenant qu'elle n'avait pas assez d'indices.
Mais non. Il avait dû tomber sur la nana la plus pot-de-colle de la ville.

Le flot de reproches avait, fort heureusement, été stoppé par l'arrivée des trois gars qui s'adressèrent à elle. Jay espéra qu'elle allait simplement leur dire qu'elle ne voulait pas d'ennuis et qu'ils s'en iraient tranquillement, si elle n'avait pas fait trop de conneries avec eux avant de débarquer ici, malheureusement, ce ne fut pas le cas. Pire : elle osa lui attraper le bras – alors qu'il détestait que qui que ce soit le touche – allant jusqu'à faire croire qu'ils étaient ensemble. Non, mais franchement ? ! Elle avait fumé une quinzaine de pétards avant de débarquer ici, sans quoi une idée aussi stupide ne lui serait jamais venue en tête. Il dût se faire force pour ne pas retirer son bras de l'emprise de l'envahissante gamine, mais heureusement l'un des gars vint à son secours en la tirant vers lui. Le tout en l'insultant copieusement parce qu'elle avait la langue trop pendue pour comprendre qu'elle devait la fermer de temps en temps.

En temps normal, Jay laissait les grandes gueules se démerder seules. Si la gamine ouvrait sa bouche pour provoquer les gens : elle se démerderait toute seule pour se débarrasser d'eux ! C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il resta immobile en la laissant se défendre seule alors que l'autre type la regardait comme s'il était en train de se demander ce qu'elle cachait sous ses vêtements.

Franchement, Jay n'avait aucune envie de le savoir et il la laissa donc se démerder seule, envoyant un coup de coude au premier gars avant que sa manche ne tombe, certainement en partie dissoute par l'acide qu'elle sécrétait. Seulement, il en fallait davantage pour effrayer des types de Lincoln : les trois gars se dirigèrent vers la gamine qui ne comprit pas qu'elle avait l'occasion idéale de la fermer et en rajouta une couche. Il lâcha un profond soupir lorsqu'elle se tourna vers lui pour essayer de justifier ce qu'elle était en train de faire – sauf que Jay la voyait comme seule coupable. Certes, ces gars-là n'avaient pas à s'en prendre à elle, cependant elle aurait dû la fermer et les laisser raconter leurs conneries plutôt que de les insulter histoire de les provoquer.

Au final, la seule chose qui lui restait à faire, c'était d'envoyer les emmerdeurs bouler dehors et de tirer les oreilles de la gamine pour lui faire comprendre qu'elle devait apprendre à fermer sa grande gueule de temps en temps. En plus, elle venait de lui ruiner sa vente vu le regard que le gars lui lançait.
Jay s'éloigna du comptoir pour se diriger vers les mecs qui regardaient toujours la gamine d'un air hostile. Ils devaient certainement hésiter entre vouloir se la farcir et vouloir lui enfoncer la tête dans le béton.

« Bon, ça va, faites pas chier, dégagez d'là et allez emmerder quelqu'un d'autre ! » Chose qui ne semblait pas vraiment fonctionner. « Ou alors vous restez et on règle l'problème ensemble. Mais franchement, vous en prendre à une gonzesse... C'est qu'une gamine, vous passerez pour des cons à l'attaquer à trois. 'Fin, c'est à vous d'voir. »
« Pas assez jeune pour qu'tu t'la fasses pas apparemment ? »
« C'est des conneries. J'suis pas assez con pour me farcir une emmerdeuse pareille. » Ce qui était l'entière vérité. Il regarda l'un des mecs. « Tu m'connais assez, t'crois qu'j'm'amuserais à m'la coltiner tous les jours ? »
« C'pas faux... »
« Mais j'ai pas envie d'avoir d'emmerdes parce qu'des cons dans votre genre s'amusent à dégommer les gamines qui s'baladent dans l'coin. Allez sur les docks si vous avez besoin d'lever une gonzesse. Maintenant. »

Et comme l'un des types savait justement que Jay était capable de taper fort lorsqu'il perdait patience – ce qui arrivait drôlement souvent d'ailleurs – il fit signe à ses potes de le suivre. Tous les trois quittèrent rapidement la boutique avant que le texan ne se tourna vers la mioche.

« Et bordel, t'es complètement conne ou quoi ? J'sais qu't'es blonde, mais quand même ! » Il était passablement agacé. « Quand trois mecs veulent s'en prendre à toi, t'la fermes et t'essayes d'arrondir les angles, t'les provoques pas encore plus. La prochaine fois j'te laisse te démerder même si t'y passes. J'aide pas les gonzesses qui ouvrent leur grande gueule et demandent ensuite d'l'aide pour s'en sortir. » Il était vraiment agacé et se tourna vers le comptoir de la boutique. « Qu'est-ce qu'tu voulais au juste ? »

Il y avait intérêt à ce que ce soit pour une bonne raison.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Dim 16 Aoû - 16:25 Message | (#)

Franziska n’avait pas besoin d’aide. Si elle avait de la difficulté à faire entièrement confiance au cristal de par le fait qu’il semblait presque tout voir comme une menace, elle savait qu’elle pouvait compter sur lui dans le cas d’une réelle menace. De ce fait, en ce moment, elle se savait en position de force. Or, là résidait le problème. Jace lui avait dit, que l’acide était assez extrême comme solution. Qu’elle devait faire attention. Toutefois, la blonde n’était pas particulièrement intimidante et, de ce fait, elle savait qu’elle ne les ferait pas dégager avec quelques paroles. C’était peut-être aussi pour cette raison qu’elle avait exprimé sans trop de conviction que John était son copain. Chose que les trois hommes ne semblaient pas vouloir croire. Ce qui n’était pas surprenant, en fait. Si elle avait réussi à mentir aux policiers sans problème, ces hommes n’étaient pas assez crédules pour croire qu’elle pouvait fréquenter un mec de deux fois son âge (ou presque). Dommage.

La suite se déroula entre quelques provocations de la part de la lycéenne et d’une brûlure assez violente à la main d’un des hommes. La blonde, toutefois, semblait répugner à user de ses propres capacités. Oh, elle aurait pu les mettre au sol. Rapidement. Les brûlures étaient simples mais efficaces et faisaient beaucoup de dommages. Mais c’était pour ça qu’elle se refusait à s’adonner à ce genre de technique. Jace en serait mécontent et la disputerait sûrement à nouveau si cela venait à se savoir. Chose qu’elle souhaitait évité. Fière et cherchant toujours à rejoindre les exigences des autres, elle ne comptait pas décevoir son ancien leader une seconde fois. Elle allait prendre sur elle et devenir cette légionnaire qu’elle voulait être. « J’suis là et j’t’entends hein. Pas la peine d’parler d’moi comme la pire plaie qu’ait connu l’univers. » Même si, à bien y penser, c’était sûrement l’image que devait avoir John d’elle alors que leurs deux rencontres s’en étaient suivis de problèmes plus ou moins embêtants où elle se retrouvait la cible d’un ou plusieurs mecs qui semblaient en avoir après les jolies jeunes allemandes.

« Déjà, j’t’ai pas d’mander d’l’aide. » Ladite gamine posa ses mains sur ses hanches et toisa celui qui devait faire une tête de plus qu’elle. Alors que les trois hommes étaient partis, semblant craindre John, elle, pour sa part, ne ressentait qu’un léger agacement. Peut-être aurait-elle dut faire comme ces autres hommes et s’en sentir menacée, toutefois, Franziska était une tête brûlée qui n’avait pas froid aux yeux. « T’vois, c’est qu’j’aurais pu gérer l’problème. Toute seule, comme une grande. » Et oui, la jolie demoiselle était indépendante et nulle personne ne pourrait en dire le contraire. Elle ne l’accepterait pas. « Mais t’vois, c’que j’essaie d’pas utiliser mes capacités. Parce que y’a un monsieur qui m’a dit, une fois, qu’c’pouvait être dangereux, qu’les gens aimaient pas trop ça et qu’j’me retrouvais avec des putains d’détraqueurs de supers sur le dos. » Était-elle en train de remettre la responsabilité d’une telle situation sur le dos de John ? Totalement. Et elle l’assumait, qui plus est. Si elle était un tantinet plus calme, elle garda ses yeux chocolatés ancrés dans le regard de l’homme qui aurait peut-être dut lui sembler plus menaçant. S’il ne l’avait pas ramené chez elle, peut-être l’aurait-elle craint.

Elle soupira. « Puis bon, j’y peux rien si ces mecs semblaient être juste des gros bras sans cervelle. Limite j’aurais imaginé qu’ils auraient pu croire l’baratin qu’j’ai sorti. » Elle adressa un regard entendu à John. « Quoi ? T’peux pas m’dire qu’ils semblent pas particulièrement intelligents. P’t’être le premier, mais encore. Et les deux autres, même pas la peine d’en parler. Des moutons qui suivent parce qu’ils ont sûrement trop peur d’faire autre chose. » Elle roula des yeux avant qu’un nouveau soupire franchisse ses lèvres. Elle en vint à croiser ses bras sur sa poitrine (si, si, cette dernière existait) pour finalement prendre un air presque affligé. « Et c’que j’voulais ? Ehh, bah, t’dire merci, d’jà, pour l’autre soirée. » Celle où elle s’était retrouvée complètement torchée et qu’elle avait décidé d’emmerder au mieux de ces capacités cet homme qui se trouvait désormais devant elle.

« Parce que, t’vois, t’avais pas à faire ça, mais c’t’ait cool, de ta part. Et, d’ce fait, j’le pensais sincèrement lorsque j’t’avais dit qu’tu t’méritais des vrais remercient alors qu’j’serais sûrement un peu plus sobre. » Comme aujourd’hui sachant qu’elle n’avait rien avalé d’autres qu’un peu de soupe et beaucoup d’eau depuis sa première cuite. Celle qui s’était déroulée tout au plus deux jours plus tôt. Et, décidément, l’alcool lui allait mal. Très mal. « Puis bon, j’voulais pas juste t’dire merci. Parce que, sérieusement, pour c’que t’as, t’mérites sûrement plus que quelques mots qui, s’y sont sincères, tu pourrais p’t’être croire qu’c’est pas tout à fait l’cas. » La blonde passait une main dans sa crinière blonde tout en adressa un sourire sincère à John. Puis, elle porta un regard au marchand qui semblait assez embêter de l’interruption de la blonde dans sa boutique. Surtout que l’altercation aurait pu se résulter avec quelques trucs brisés. Chose qu’il n’aurait certainement pas aimé.

Son regard passa donc du marchand (qui lui semblait un peu louche, avouons-le) avant de se reposer sur John. « C’sur que, d’ce que j’peux voir, t’étais p’t’être un peu occupé. » Ce qui semblait assez évident. « J’pas sure d’savoir c’que tu fais ici mais, en fait, s’tu veux mon avis. » Ce qu’il ne voulait certainement pas. « J’veux même pas savoir c’que tu fais ici. » Ce qui était sûrement bien car elle doutait fortement qu’il allait s’étendre sur les activités sûrement plus ou moins légales qu’il avait. « ‘Fin, y’a un p’tit resto-bar, pas trop loin d’ici. C’pas du genre très chic. Même qu’il est p’t’être un peu paumé. Et prend pas ça comme une insulte hein, j’veux pas dire qu’t’as l’air paumé. Mais t’as pas l’allure du mec super chic qui va dans des restos cinq étoiles en s’payant la bouteille d’vin la plus chère. » Ce n’était qu’une simple constatation et, si elle avait choisi ce petit restaurant un peu paumé, c’était principalement pour ne pas embêter John et ne pas le mettre mal à l’aise. « J’aimerais t’y inviter. Genre. T’dire merci. Convenablement. » Un instant de silence. « Et s’te plait, dit pas non. J’viens d’passer une heure presque et demie à t’chercher. » Elle lui sourit. « J’t’attends dehors ! » Et elle quitta la boutique, l’aire de rien, un sourire innocent dessiné sur ses lèvres.
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3096
ϟ Nombre de Messages RP : 42
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 184 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Dim 16 Aoû - 22:51 Message | (#)

Honnêtement, Jay doutait totalement de sa capacité à se défendre contre ces types. Certes, elle pouvait leur dissoudre le bras, mais elle finirait sa journée en taule si elle commençait à s'aventurer sur ce chemin-là et il n'était pas vraiment certain que c'était ce qu'elle désirait... Cela dit, il ne comptait pas tomber dans le petit jeu du « c'est toi qui m'a dit de ne pas me battre », parce que très franchement, il s'en fichait pas mal de ce qu'elle faisait sur ce plan-là. Qu'elle décide de jouer à la gentille citoyenne en refusant de blesser quiconque la regardait. Lui n'hésitait pas à faire mal si quelqu'un le cherchait un peu trop – voire pas beaucoup – il ne critiquerait donc pas le fait qu'elle agisse de la même manière.
Mais il n'en dit rien : elle risquait encore de le faire chier avec une leçon de morale.

Lorsqu'elle critiqua l'intelligence des gars, Jay eut brièvement l'impression d'avoir affaire aux filles qui lui pourrissaient la vie quand il était plus jeune, sauf que cette fois-ci, il était de l'autre côté – qui n'était pas forcément le bon d'ailleurs. Même si elle ne s'en rendait pas compte, la gamine était justement en train de le décrire il y a de cela quelques années : le type pas futé, pour ne pas avoir été scolarisé, qui suivait bêtement ses frangins parce qu'il avait peur de faire autre chose de sa vie. Oui, c'était lui. S'ils s'étaient croisés l'année passée, il ne doutait pas une seule seconde du fait qu'elle se serait comportée comme avec ces gars-là. Était-il heureux d'avoir droit à sa gentillesse ? Franchement, il n'en savait rien. Mieux valait éviter d'y penser, ou il finirait par l'envoyer bouler pour de bon sans qu'elle ne comprenne ce qui se passait.

Fidèle à elle-même, voilà qu'elle se lança dans des explications vaseuses. Des remerciements en étant sobre, sans quoi elle pourrait avoir menti ou dit des choses qu'elle ne pensait pas ? Et bien, pourquoi faire simple lorsqu'on pouvait faire compliqué ? Ce n'était pas lui qui allait s'inquiéter de savoir si elle avait réellement apprécié ses agissements ou non, il avait même oublié cet épisode jusqu'à ce qu'elle débarque à nouveau dans cette boutique.

Le silence de Jay s'éternisa alors qu'elle remarquait – enfin – qu'elle le dérangeait dans ses affaires. Elle était assez futée pour comprendre que c'était quelque chose de louche vu ses paroles et assez prudente pour ne pas s'en mêler. Si ça avait été le cas, il n'était pas convaincu de la laisser partir comme une fleur : l'intérêt du groupe passait avant le reste ! Cela dit, il s'attendait à tout sauf à l'invitation qu'elle lui fit. Au milieu de pseudos-insultes, la gamine l'invita à manger un truc dans un bar du coin. À cet instant précis, il n'en avait aucune envie, mais quelque chose lui disait qu'elle ne le lâcherait pas avant qu'il accepte.

Lorsqu'elle sortit du bâtiment, il se retourna vers le receleur qui le regardait d'un air sceptique, se demandant apparemment qui était cette folle qui venait de débarquer dans sa boutique pour lâcher tout un flot de paroles. Jay préféra ne pas revenir sur le sujet.

« J'repasserai plus tard, j'veux pas m'trimballer avec du fric qui m'appartient pas dans un coin pareil. »
« Je comprends. »
« J'reprends les bijoux et j'reviens après. »
« Je serai là. »

Sans perdre davantage de temps, il saisit les bijoux tendus par l'homme avant de les glisser dans l'enveloppe épaisse qu'il plaça à l'intérieur de sa veste – il n'en portait pas une pour le plaisir. Sans un salut, le texan quitta la boutique pour constater, à son grand dam, que la gamine était bel et bien là. Un soupir lui échappa tandis qu'il jetait un coup d’œil à la cantonade pour vérifier que personne de louche ne les regardait. Non. Dommage. Il aurait presque aimé que ce soit le cas histoire d'avoir une raison pour se barrer. Pivotant pour regarder la gamine, Jay prit la parole.

« T'as vraiment un grain. J'pensais pas qu'tu viendrais ici, c'est un quartier craignos au cas où t'as pas capté. Les nanas dans ton genre doivent pas y traîner seules. » Il aurait refusé que Charlie le fasse. « Surtout pour ça. Franchement, t'as rien d'autre à faire qu'd'inviter des inconnus à bouffer ? T'as pas des potes avec qui sortir ? 'Fin, des portes qui t'planteront pas au restau d'préférence. » Il n'avait pas oublié ce passage. « J'ai pas toute la journée. J'dois bosser, j'ai déjà dû repousser mon affaire à cause de toi. »

Oui, il n'était pas très aimable, mais au final, comparé à son humeur habituelle, c'était presque aimable. La preuve : il ne l'envoyait pas bouler, peut-être parce qu'il la savait capable de lui tenir la jambe toute la journée et qu'il n'avait aucune envie qu'elle s'attire des ennuis en traînant dans cette zone.

« D'ailleurs, la prochaine fois qu'tu mitonnes comme ça sur nous, j'en ai rien à foutre, j'te plante là direct, pigé ? J'ai pas envie d'avoir la réputation d'un type qui fréquente des gonzesses d'ton âge. Puis d'ton style. » Et, d'un léger ton de reproches. « J'suis comme ces crétins d'moutons incapables d'réflechir, ça colle pas trop avec toi apparemment. »

Finalement, c'était quand même sorti. Il lui fit signe de marcher pour que la situation progresse, sans quoi il finirait bel et bien par la planter ici pour retourner vaquer à ses occupations.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Lun 17 Aoû - 6:16 Message | (#)

Elle s’était attendue à se faire rembarrer, et ce, même si son ton ne lui avait pas trop laissé le choix. Bon, alors que ce dernier sortait de la boutique, ce qu’il lui adressa n’était pas des plus aimables mais laissait sous-entendre qu’il acceptait de la suivre. Et c’était déjà bien assez pour la demoiselle, elle n’allait tout de même pas essayer d’en demander plus. Si elle ne craignait pas l’homme qui se trouvait désormais à l’extérieur de la boutique avec elle, elle se doutait fortement qu’il y avait des limites à ne pas franchir avec ce dernier. Comme insinuer qu’il pourrait potentiellement être gay, par exemple. Elle avait bien failli se retrouver la tête encastrer dans le comptoir du bar alors qu’elle avait prononcé ces quelques mots. Elle l’écouta donc attentivement, sans broncher, alors qu’il lui balançait à la tête qu’elle était stupide comme gamine pour venir se balader dans ce genre de quartier seule. Ce n’était sûrement pas la première personne à prévenir Franziska que son insouciance mènerait à sa perte et qu’elle devait essayer d’un peu plus se soucier desdits danger. Malheureusement, ce ne serait sûrement pas le dernier à la prévenir non plus. Têtue et n’ayant pas froid aux yeux, il n’y avait presque rien qui pouvait arrêter la tornade Kaiser lorsqu’elle avait une idée bien précise en tête.

Un soupire franchit ses lèvres alors qu’elle roula des yeux. « Ok, parce que mentir aux flics lorsque ça t’arrange, bah c’est cool mais mentir pour essayer d’faire dégager trois nuisances, m’sieur est pas content ? » Son ton se voulait agacer alors qu’au final, elle se renfrogna, une moue se dessinant sur ses traits fins. « Mais c’bon, j’ai compris. J’recommencerai plus. Désolée. » Un peu comme une enfant prise en faute mais qui refusait de l’admettre complètement. Certes était-il différent de se prétendre être sa copine qu’être sa sœur, mais, au final, cela voulait tout de même dire qu’il devait la supporter. Une par choix et l’autre peut-être plus pas obligation, mais, dans les deux cas, elle était convaincue qu’il aurait râlé même si elle aurait prétendu être sa supposée petite sœur. Option qui aurait été certes, plus crédible, mais qui aurait pu potentiellement les mettre tous les deux en dangers. Les gens du milieu où ils se trouvaient en ce moment semblaient tenir en haute estime les liens de sang et quel était le meilleur moyen de s’en prendre à quelqu’un ? S’attaque à sa famille. Bon, dans l’actuelle situation, c’était surtout Franziska qui se serait retrouvée avec des ennuis alors que John n’aurait peut-être pas tenter de l’aider, mais prétendre être sa copine lui avait semblé comme une meilleure idée même si elle semblait peu crédible.

« Puis j’suis désolée, si j’t’ai insulté, en les traitant d’moutons imbéciles incapable de réfléchir correctement. » Elle le suivit tout en le dépassant et entreprit de marcher en direction du petit bistro-bar qu’elle avait vu en se baladant dans le quartier. Il était bien tombé compte tenu qu’elle avait voulu invité l’homme sans trop savoir où aller comme il ne semblait pas spécialement traîner là où elle traînait d’ordinaire et que les bars, très peu pour elle pour les prochains mois à venir. « Mais j’te vois pas comme quelqu’un comme eux. » Elle haussa des épaules. « Donc j’voulais pas qu’tu t’sentes visé. » Et elle les pensait, sincèrement, ces paroles. Sans quoi elle ne se serait pas excuser. « Parce que, t’vois, si vraiment, t’étais comme eux, l’autre soir au bar, tu m’aurais pas aidé. T’aurais pas fait dégager l’autre mec. Limite tu l’aurais p’t’être aider à m’embarquer. » Ce qui aurait été franchement aisé vu l’état dans lequel elle s’était trouvée. Si on oubliait le détail qu’elle pouvait sécréter de l’acide au travers tous les pores de sa peau.

Son regard s’attardait sur les immeubles autour d’elle alors qu’elle essayait de se souvenir où exactement se trouvait ce resto-bar. « Puis, même encore aujourd’hui. J’veux dire, t’les aurais sûrement pas menacé comme ça. » Elle lui lança un regard entendu. « Cherche pas, y’avait clairement des menaces dissimulées dans c’que tu disais, sinon ils seraient pas r’parti la queue entre les deux jambes comme ça. » Si Franziska était blonde, elle n’était pas non plus stupide. « Donc, t’vois, j’te met pas dans l’même bateau. Parce que j’pense pas qu’tu sois particulièrement con. J’veux dire, c’pas l’intelligence qui défini si quelqu’un est con ou pas. C’est sa capacité d’compréhension. Ces mecs avaient l’cerveau aussi lent qu’un paraplégique sur une bicyclette. » Parce que la demoiselle avait des exemples parfaitement socialement acceptable, ça, c’était à n’en pas douter. « Toi, t’m’as l’air de savoir réfléchir, d’réagir aussi et d’pas t’laisser marcher sur les pieds. » Elle lui adressa un léger sourire. « Donc j’te mettais pas dans l’même bateau qu’eux. Encore désolée si tu t’es senti concerné. »

Elle finit par désigner d’un doigt le petit resto-bar qu’elle avait trouvé, un bâtiment un peu reculé entre une boutique qui ne lui disait rien qui vaille et une vaste salle où il était écrit en grandes lettres LOCATIONS sur la vitre du devant. Autrement dit, pas le genre d’endroit où la blonde aurait d’ordinaire traîné mais elle pouvait bien faire certes concessions de temps à autre. Elle poussa donc la porte et fut toutefois soulagée de constater que l’endroit se voulait tout de même assez propre et donc qu’elle n’aurait sûrement pas à craindre divers insectes dans son repas. Une affiche leur indiquant qu’ils pouvaient se choisir une table se trouvait à l’entrer et la blonde pris donc l’initiative d’aller sur une banquette un peu plus au fond du restaurant. « Ça t’va, comme endroit ? » Encore une fois, elle ne l’insultait pas mais la dernière chose qu’elle souhaitait était de le mettre mal à l’aise. « J’connaissais pas mais ça m’a l’air sympa. » Parce que l’allemande était toujours très optimiste. Une serveuse s’approcha de leur table pour déposer deux menus et deux verres d’eau avant de repartir et de leur laisser la chance de choisir ce qu’ils voulaient.

« T’prends c’que tu veux et t’paies rien. » Elle fronça légèrement les sourcils. « Et si jamais t’en avais l’intention, j’refuse qu’tu m’sortes ton baratin qu’une fille ça doit pas payer et que blablablaaaaa. » Elle roula des yeux avant d’afficher un léger sourire amusé. « Parce que j’m’en balance d’ce que tu penses sur le sujet et tu t’laisses inviter parce que, voilà, sinon ça compterait pas comme un remerciement. » Autrement dit, s’il refusait, il allait possiblement devoir se coltiner de nouveau la gamine. « Au final, ça m’tracasse, l’fait qu’tu te sois considérer comme les mecs d’la boutique. » Elle parcouru son menu des yeux tout en continuant de s’adresser à John. « Parce que j’comprends pas. P’t’être que tu traines dans des lieux louches et p’t’être qu’tu fais des affaires louches. » Elle avait baissé le ton pour ne pas trop attirer l’attention. « Mais, j’sais pas, tu m’sembles pas comme eux. » Elle haussa des épaules. « Parce que peu importe c’que tu fais et j’veux même pas rien savoir sur ça, j’sais pas. Tu leur ressembles pas. » Elle ne l’avait certainement pas connu avant. « Toi, au moins, tu sembles avoir bon fond. » Cela avait été dit avec une insouciance digne de la naïveté pourtant assez rare de l’adolescente. Elle avait encore foi en l’être humain et voyait en John quelqu’un avec un bon fond, peu importe les actions qu’il pouvait poser. Il était assez évident qu’il avait gagné quelques points auprès d’elle en la raccompagnant chez elle et c’était justement le fait qu’il ait accepté d’aider sans rien en retour plutôt que d’abuser d’une adolescente qui l’amenait à respecter cet homme dont elle n’aurait accorder aucune important dans d’autres situations. « Puis sinon, pour info, j’ai rien d’autre à faire qu’d’inviter des inconnus au resto, j’suis en vacances et mes amis, d’puis l’histoire du bar, ils m’font grave chier. » Ça, c’était pourtant assez évident.
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3096
ϟ Nombre de Messages RP : 42
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 184 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Lun 17 Aoû - 15:38 Message | (#)

Elle n'avait pas l'air de comprendre qu'elle n'avait pas affaire à un type qui se souciait de ce que la police pouvait penser de lui, ni même de se débarrasser de deux flics trop curieux en fait, mais qui ne souhaitait pas qu'une pareille rumeur soit lancée dans son quartier. La mioche, dont il avait toujours oublié le prénom, n'était pas vraiment en accord avec le style du coin et Jay n'avait aucune envie que les gens en viennent à s'imaginer qu'il visait désormais plus haut. Ce n'était pas du tout le cas et si tant est qu'il puisse être intéressé par une femme, elle ne serait pas dans le lot.

Lorsqu'elle lui expliqua qu'elle n'avait pas cherché à l'insulter en traitant les autres de moutons, Jay resta silencieux. Il n'avait pas envie de discuter avec elle de ces histoires et n'avait pas l'intention de lui faire comprendre pourquoi elle gagnerait à fermer sa grande gueule de temps en temps. Certes, c'était ironique de tenir un tel discours lorsque vous aviez le même caractère que lui, mais disons que le texan avait les moyens de se défendre, pas elle. Son acide ne la protégerait pas de tout : lui par exemple pouvait se régénérer instantanément et la tuer sans subir le moindre dommage à l'issue de l'affrontement – surtout que son insensibilité le protégerait de la souffrance de la brûler.
Elle ne le connaissait pas et elle se plantait lourdement sur son compte.

Jay ne l'avait pas aidée pour lui faire plaisir, pas plus la fois dernière qu'aujourd'hui. Non, c'était son propre intérêt qui passait avant : il savait que du remue-ménage attirerait l'attention des autorités et vu qu'elle lui avait parlé, les éventuels témoins le désigneraient comme la cible idéale pour les flics ! Et disons qu'il n'avait pas vraiment les moyens de bavarder avec eux vu ses crimes passés.
Elle n'y comprenait rien et elle s'enfonçait toujours davantage, ne se doutant pas qu'il s'était fait implanter une puce dans le cerveau par une nana complètement tarée et que c'était à elle qu'il devait ses capacités de réflexion – qui étaient totalement inexistantes l'année passée, par exemple. Tout ça pour dire qu'elle confirmait effectivement le considérer comme un crétin s'ils s'étaient rencontrés plus tôt – car il aurait été accompagné de ses frères et qu'il n'aurait jamais envisagé de l'aider. En fait, ce serait même ses frères qui auraient certainement été à la place du type au visage balafré.

Il préféra toutefois rester silencieux tout le long du chemin jusqu'à ce qu'elle s'installe à table avant de lui demander s'il appréciait et connaissait l'endroit. Jay n'était pas le genre de gars à aller manger un truc au bistrot du coin, au contraire. Il ne devait pas avoir mangé de repas digne de ce nom depuis un sacré bail !

« Un bistrot, quoi. »

Il en fallait beaucoup pour l'impressionner et les bâtiments le laissaient toujours de marbre.
Son regard se posa sur la blonde alors qu'elle lui faisait comprendre qu'il acceptait de se faire payer à bouffer, ou qu'elle le ferait encore chier longtemps avant de lui lâcher la grappe. Bon. Vu qu'il était déjà enfoncé jusqu'au cou dans cette sortie, autant aller jusqu'au bout plutôt que de perdre son temps pour rien, non ? Il soupira légèrement alors qu'elle reprenait la parole pour lui expliquer qu'il n'avait vraiment pas l'air d'être comme les autres. Très bien. Elle voulait insister pour avoir cette discute ? Okay. Il allait le faire et elle risquait de ne pas apprécier.
Levant les yeux du menu, le texan reprit la parole.

« Parle pas d'c'que tu connais pas. T'm'as vu quoi... deux heures la dernière fois p't'être ? T'crois qu'ça va t'suffire à savoir comment j'suis, ou encore si j'ai vraiment un bon fond. T'fais pas d'idées, parce qu'tu seras vite déçue sinon. Y'a même pas besoin d'vouloir m'remercier, si j't'ai aidée la dernière fois, c'est juste parce qu't'étais dans l'bar où j'étais installé et qu'j'avais pas envie qu'les flics débarquent à cause de toi. » Le ton de sa voix se tendit légèrement. « Et c'était la même chose pour avant. T'as débarqué pendant qu'j'faisais affaire, j'allais pas risquer qu'tu rameutes tous les flics du coin en criant comme ça, c'est juste pour ça qu'j'les ai fait s'tirer. »

Au moins elle comprendrait qu'elle n'avait pas affaire à un gentil bisounours ! Cela dit, le trentenaire n'était pas convaincu que la blonde comprenne qu'il ne plaisantait pas : elle ne l'avait pas vu en train de combattre les autres membres du Circus.

« Tu crois qu'ils se seraient barrés si j'étais aussi sympa qu'tu crois ? P't'être qu'tu devrais faire comme eux. » Après tout, ils n'avaient pas insisté longtemps avant de partir. « T'plantes. C'pas parce que tes potes t'ont plantée qu'tu dois essayer d'faire copain-copain avec un type qu'tu connais pas. J'veux pas qu'tu crois qu'j'compte continuer à t'voir ensuite. » Il la regarda avec sérieux. « J'accepte juste pour qu'tu m'lâches, mais j'serai pas ton pote. »

Ce n'était pas très aimable, mais le trentenaire n'avait pas vraiment envie de se faire de nouveaux amis, il n'avait pas le temps pour ces conneries : son nouveau groupe lui prenait beaucoup trop de temps pour ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Lun 17 Aoû - 18:22 Message | (#)

Assise sur la banquette, elle faisait face à John, un léger sourire aux lèvres quand bien même s’était-elle vue froncer les sourcils alors qu’elle abordait un sujet qu’elle n’était pas certaine d’être épineux ou non. Elle s’y aventura tout de même, Franziska n’étant pas reconnue pour savoir tenir sa langue et sa franchise parfois assez surprenante l’avait déjà conduit dans des situations plus ou moins plaisantes. A priori, si John ne détiendrait sûrement jamais le dire de bon samaritain de l’année, il n’en restait pas moins qu’elle ne se voyait pas l’associer aux brutes qui avaient croisé son chemin un peu plus tôt. Aussi stupide cela pourrait-il paraitre si elle venait à exprimer sa pensée à voix haute, il y avait quelque chose chez lui qui inspirait confiance à la blonde. Elle ne saurait dire quoi et elle se trompait très certainement, mais le Scorpion avait tendance à se montrer particulièrement violent lorsqu’elle se sentait menacée. Chose qu’elle n’était pas en présence de John. Et, pour une fois, elle allait essayer de lui faire confiance, à ce Scorpion. Peut-être aussi ne réagissait-il pas parce que elle, elle ne se sentait pas menacée par l’homme l’ayant aidé, mais il était parfois difficile de dissocier l’instinct du Scorpion à ses propres pensées. Peut-être devait-elle aussi tenter d’arrêter de considérer le cristal comme une entité propre qui s’était liée à elle pas tout à fait avec son accord. Mais, dans sa tête, vu ce qu’il s’y passait parfois, elle trouvait difficile de ne pas le considérer comme un être parasite qui lui insufflait parfois des réflexes qui ne lui plaisaient pas trop.

Bon, elle ne le connaissait pas. Il marquait un point. Mais ce n’était pas pour autant qu’elle n’avait pas pu se faire une idée et esquisser un portrait rapide de qui pouvait-il bien être. Peut-être se trouvait-elle complètement à côté de la plaque, ce qui ne serait pas surprenant, mais cela ne l’embêtait pas plus que cela. Elle l’écouta attentivement alors qu’il semblait se décrire comme quelqu’un à ne pas fréquenter. Comme ces brutes. Soit alors. Elle roula aussi des yeux pour finalement sourire doucement lorsqu’il lui déclara ne pas être son pote et ne pas compter à la revoir. Soit. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Et puis, ce n’était pas tout à fait dans ses plans que de vouloir le revoir. Disons qu’aujourd’hui, c’était surtout pour essuyer la culpabilité qu’elle ressentait alors qu’elle se remémorait la soirée où elle lui avait très certainement menée la vie dure. « Ça va, j’ai compris. T’es pas mon pote et t’veux rien savoir d’moi. Noté. » Allait-elle pourtant réellement s’en soucier ? Certainement pas, c’est tout de même de Franziska dont il est question.

La serveuse revint vers eux alors que la blonde lui tendait son menu. « Ce s’ra un végé-burger pour moi. » Parce que la demoiselle était végétarienne depuis quelques années déjà. Elle ne se prit rien à boire, sachant que les boissons gazeuses se voulaient n’être que du sucre et des calories vides. Pour entretenir une silhouette comme la sienne, il était toutefois nécessaire qu’elle fasse attention à ce qui se trouvait dans son assiette. Elle laissa l’homme devant elle commander puis la serveuse repartie avec leurs commandes inscrites sur un bout de papier et les menus. « Bon, d’accord, t’m’as pas aidé parce qu’tu l’voulais bien mais pour pas attirer les flics. » Ce qui signifiait qu’il ne semblait pas les porter spécialement dans son cœur et qu’il y avait donc décidément des aspects de sa personnalité qu’elle n’était pas certaine de vouloir connaître. Pour une futur Légionnaire, moins elle en savait sur les activités possiblement pas tout à fait légales de John et mieux elle se porterait. « Ça va, c’bon, t’es un méchant dont faudrait pas s’approcher parce qu’tu fais des trucs pas cool et qu’t’es franchement menaçant. » Son ton avait-il été sarcastique ? Certainement. Elle prit entre ses doigts son verre d’eau pour en prendre une gorgée alors qu’elle gardait son regard sur le visage de l’homme qui l’avait aidé à deux reprises.

« T’cherches à faire quoi ? M’dire que t’es un méchant pas bien qu’vaudrait mieux pas traîner avec ? » Elle se fit froncer de nouveau les sourcils. À ce rythme-là, elle aurait des rides avant même de passer le cap de la vingtaine. « Essayer d’m’effrayer pour que j’prenne mes jambes à mon cou ? » C’était sûrement une solution plus ou moins concluante avec les jeunes demoiselles comme Franziska, si l’on oubliait que cette dernière était plus que têtue. Et, surtout, qu’elle n’était pas facilement impressionnée et qu’elle ne fuyait pas face à la menace. Ce n’était donc pas la meilleure façon que de se débarrasser de l’allemande. Les menaces ne fonctionnaient que très peu sur elle. Elle secoua finalement doucement de la tête. « On dirait qu’tu l’fais exprès. Qu’tu veux qu’les gens t’voient comme le méchant. » Elle haussa des épaules. « C’est p’t’être une bonne façon d’garder les emmerdeurs éloignés tu m’diras. » Sauf lorsque les emmerdeurs avaient une jolie tête blonde et un sourire amusé, surtout s’ils portaient le nom Franziska et étaient dotés d’un léger accent allemand.

La serveuse revint rapidement avec leurs assiettes qu’elle déposa devant eux avant de repartir d’où elle venait. La blonde ouvrit son burger pour y mettre un peu de ketchup avant de finalement en prendre une bouchée. Ça allait. Si le petit bistrot n’avait pas une allure très accueillante, la nourriture passait le test. « J’ai l’impression qu’ça t’embête, en fait, qu’on puisse t’voir comme quelqu’un d’bien. » Elle marqua une pause. « Ou, ‘fin, pas bien genre super méga bien dans l’genre d’la Légion. Mais bien, dans l’genre… J’sais pas. Dans l’genre où t’fais p’t’être des trucs pas tout à fait ok, mais au final, t’es pas si mauvais. » Elle haussa des épaules avant de prendre une nouvelle bouchée de son burger. « J’sais qu’j’te connais pas, mais j’sais pas. On dirait qu’tu veux juste pas qu’on t’vois comme quelqu’un d’p’t’être bien. » Vu la façon dont il parlait, elle avait réellement l’impression qu’il voulait qu’elle le voit comme quelqu’un de peu fréquentable, comme quelqu’un de foncièrement méchant. Or, si c’était l’image qu’il avait voulu imposé, il avait raté sa première impression auprès de la blonde.


Dernière édition par Franziska Kaiser le Jeu 20 Aoû - 0:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3096
ϟ Nombre de Messages RP : 42
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 184 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Mar 18 Aoû - 11:53 Message | (#)

Il n'apprécia pas spécialement de voir la manière dont elle se comportait avec lui, ne sachant pas si elle parlait sérieusement – aurait-elle enfin pigé ? – ou si elle se foutait juste de sa gueule. Jay n'eut pas le temps de se décider étant donné que la serveuse décida de les interrompre – quelle grossière personne ! Le trentenaire n'avait pas franchement faim, surtout qu'il sentait la confrontation pointer le bout de son nez, il décida donc d'aller à la facilité et d'opter pour la même chose qu'elle.

Son regard se reporta sur la gamine au moment où celle-ci enchaînait sur la suite en lui parlant comme s'il essayait de se la jouer. Franchement, elle s'imaginait qu'il lui expliquait ça pour avoir l'air « bad boy » ou encore pour rouler des mécaniques ? C'était la preuve évidente qu'elle ne le connaissait pas du tout puisqu'il n'aurait jamais été du genre à agir ainsi simplement pour avoir le plaisir de se sentir effrayant ou méchant. Très franchement, s'il avait eu le choix à sa naissance, Jay aurait certainement opté pour la possibilité d'avoir l'air normal et fréquentable. Il était devenu solitaire et méfiant par la force des choses, parce que sa famille était ainsi faite et qu'il n'avait pas spécialement eu la possibilité de ne pas être catalogué dans les rednecks. Ironique lorsque vous saviez qu'il n'avait jamais vécu à la campagne et qu'il était certainement incapable de différencier une vache d'un taureau – sans les cornes et une autre partie essentielle, bien sûr.
Alors, oui, elle le connaissait mal.
Et ça l'énervait.

Le texan lui décrocha un regard noir tandis qu'elle continuait à le passer passer pour une sorte de croque-mitaine, de gars qui prenait son pied en effrayant les gamines qu'il ne connaissait pas ou un truc dans ce goût-là. Elle ne pigeait vraiment rien et, à dire vrai, lui non plus. Cette nana le saoulait au plus haut point, mais il avait vraiment l'impression d'être en pleine discussion avec Charlie. Si quelqu'un lui avait dit que leurs prises de bec lui manquaient, il l'aurait certainement traité de taré. Pourtant, c'était le cas.

Son silence persista jusqu'à ce que la serveuse revienne vers eux et que miss je-fais-chier-mon-monde ne tartine le tout de ketchup pour bien embrayer sur son analyse psychologique. Au final, elle avait raison. Oui, il ne voulait pas être vu comme quelqu'un de bien, parce que ce n'était pas le cas. Aux yeux de la justice, il serait bon pour la peine capitale puisqu'il avait tué de sang froid plusieurs dizaines de personnes et qu'il revendait des jeunes femmes de Star City dans des pays pauvres d'Europe – et d'ailleurs. Et cette gonzesse était en train de lui dire qu'il n'était pas mauvais.
Elle avait besoin d'une bonne paire de lunettes.

Passablement agacé devant cette analyse qui touchait juste, il lâcha un soupir avant de rétorquer d'un ton un peu rogue.

« Ou p't'être qu'j'ai juste envie qu'on m'voit comme j'suis vraiment ? J'm'en fiche qu'tu crois qu'j'suis un type tout gentil et ces conneries, alors va pas m'raconter qu'je dis ça juste pour avoir l'air méchant et t'faire flipper. J'en ai rien à carrer d'c'que les gens pensent de moi. Toi la première. » Encore une fois, il eut l'impression de parler avec Charlie. « T'as juste pas l'air de capter qu'si j'dis la vérité, c'est toi qui sera dans la merde. » Après tout, elle avait l'air d'une gonzesse respectable. « C'est p't'être juste toi qui croit qu'en faisant genre qu'tu connais un type de Lincoln qu'a l'air pas fréquentable t'auras l'air cool devant tes copines parce qu'c'est pas l'genre des gonzesses d'ton style. » Même s'il doutait de pouvoir aider quelqu'un à avoir l'air cool en vérité. « Alors, garde tes remarques à deux balles, j'aime pas quand on m'fais passer pour un débile qu'a besoin d'se sentir flippant. »

Peut-être qu'un jour ils parviendraient à avoir une discussion normale ? Si elle était réellement aussi ressemblante à Charlie qu'il en avait l'impression, c'était très peu probable en fait. Passablement agacé, Jay jeta un regard soupçonneux à son hamburger comme s'il s'attendait à ce que ce soit de l'arnaque et qu'elle essayait juste de le faire chier en essayant d'être gentille avec lui. Finalement, la gamine avait plus ou moins raison : il avait moins l'habitude que les gens se montrent aimables à son encontre et lorsque ça arrivait, disons qu'il devenait nerveux. Ses yeux se reposèrent sur la blonde.

« J'cherche juste à t'dire qu'j'ai pas envie devoir toujours repousser c'que j'fais parce qu'tu t'pointes comme une fleur en essayant d't'imposer. T'es pas la seule au monde, j'ai pas envie d'avoir d'emmerdes à cause d'toi. D'toute manière, les gonzesses z'êtes juste bonnes à ça : attirer les emmerdes. » Et comme pour étayer ses paroles, il lança un argument choc. « Ça fait deux fois qu'j'te vois, ça fait deux fois qu'tu t'prends l'chou avec des mecs peu recommandables. J'ai pas envie d'avoir des emmerdes à cause d'toi, j'en ai déjà assez tout seul. »

Il avait planté ses frères pour avoir une vie tranquille, ce n'était pas pour recommencer avec une blonde qu'il ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Mar 18 Aoû - 18:48 Message | (#)

La serveuse revenant avec leur commande, elle lui adressa un léger sourire et un merci avant de reposer son attention sur l’homme en face d’elle. Elle ne cherchait pas à le juger ni même l’insulter, elle ne faisait que poser des paroles sur ses pensées et lui partager de vive voix l’impression qu’il lui faisait. Certes n’en avait-il certainement rien à faire de ce qu’elle pouvait bien penser, mais Franziska était de ces grandes gueules peut-être un peu trop honnête pour leur propre bien. Et puis, elle était dans l’idée que présenter aux autres les idées qu’elle se faisait de ce qu’elle avait cru comprendre ne pourrait que les aider à s’améliorer. Ce qui était particulièrement ironique sachant que la jolie blonde supportait mal la critique et s’emportait lorsque quelqu’un se décidait à lui dire ses quatre vérités sans la ménager. Elle ne supportait pas ne pas être la parfaite petite adolescente qu’elle voulait bien être.

En effet n’en avait-il rien à faire de ce qu’elle pouvait bien penser. Mais alors, pourquoi lui semblait-il agacé par les propos qu’elle lui avait tenus ? Franziska n’était peut-être pas psychologue, mais elle avait toujours porté une attention particulière à la réaction des autres, ne serais-ce que parce qu’elle avait conscience de parfois parler plus vite qu’elle n’y réfléchissait, amenant à des situations qu’elle regrettait parfois et d’autres qu’elle essayait simplement de rattraper sans s’enfoncer dans ses conneries. Elle eut presque l’air découragée par ce qu’il lui disait, en roulant des yeux alors qu’il abordait le fait qu’elle ne traînait avec lui que pour bien paraître auprès de ses amis. Ah, parce que c’était à la mode que de traîner avec des mecs un peu louche ? Fran ne se sentait pas spécialement dans son élément, ici, à Lincoln et ce n’était certainement pas pour impressionner ses amis qu’elle avait bien gentiment envoyé bouler qu’elle se trouvait ici en compagnie de John. Elle avait mieux à faire, de toute façon, que d’impressionner ses amis et elle ne comprenait pas spécialement en quoi cela pourrait-il être suffisant. Elle aurait presque eu envie de lui dire qu’il était tout de même un peu paranoïaque sur les bords.

Un soupire franchit ses lèvres. « Mec, sérieusement ? J’peux p’t’être concevoir qu’tu m’vois comme un appât à emmerde, mais s’te plait, essaie d’pas généraliser. » Parce qu’elle en avait entendu beaucoup, depuis son arrivée aux États-Unis. Que ce soit du fait qu’elle soit allemande, de sa chevelure dorée ou simplement du fait qu’elle soit une demoiselle, des stéréotypes et des généralisations, elle avait bien malheureusement dut y faire face et elle n’était pas de celles qui laissaient passer sans réagir. Ce qui pouvait rendre une situation pas spécialement agréable en quelque chose de sensiblement plus dangereux. « Puis évidemment, j’le fais exprès, moi, d’me retrouver avec des mecs pas spécialement recommandables sur le dos qui veulent très certainement prendre l’thé avec moi. » Elle roula des yeux, son ton se faisant un tantinet agacé face aux accusations portées. Celle ne traînait-elle pas dans le meilleur endroit pour éviter ce genre de situation, mais ce n’était tout de même pas de sa faute. « Pour l’bar, j’suis désolée. » Parce qu’elle avait été un peu trop éméchée pour savoir ce qu’elle faisait. « Puis pour aujourd’hui, si t’m’avais donné une adresse, quelque chose d’clair, j’aurais pas passer une heure trente à tenter t’trouver dans c’quartier, ça m’aurait pas grave énerver et j’me serais pas imposer comme ça. Mais là il était hors de question qu’j’reparte sans avoir réussi d’te remercier convenablement. » Voilà, c’était de sa faute.

Portant son verre d’eau à ses lèvres, elle marqua une légère pause pour penser à ce qu’elle allait dire, sachant qu’elle ne cherchait pas non plus à braquer et insulter John. « Écoute, si j’suis ici, c’pas pour avoir d’l’air cool auprès d’mes amis ni même pour faire d’la charité. » Elle roula les yeux avec un soupire. « C’parce que j’en ai envie, parce que j’avais envie d’te dire merci et parce que voilà, c’est ça. » Il n’y avait pas de raison particulière à sa présence ni le pourquoi s’était-elle imposée alors qu’il était très clairement occupé, mais Franziska ne réfléchissait pas toujours avant d’agir. « Et l’truc, c’est qui faut pas qu’tu dises aux autres comment ils devraient d’voir. Les paroles, c’bien beau, mais j’pense qu’tu dois savoir qu’ça veut rien dire. L’mieux c’est les actions. » Elle prit une autre bouchée de son burger, réfléchissant encore aux mots qu’elle voulait employer. « J’te dis pas d’décider là, maintenant, d’faire un hold-up ou encore d’me kidnapper. J’te dis juste que si, vraiment, t’voulais qu’on t’voit comme le vilain p’tit canard qu’tu décris, faudrait éviter d’aider la première inconnue complètement éméchée. » Non pas qu’elle n’avait pas apprécié son aide, mais c’était ce qui avait fait penché la balance pour qu’elle lui accorde une partie de sa confiance et ne le voit pas comme quelqu’un de foncièrement mauvais.

« Mais bon, laisse tomber. T’dis qu’t’es pas gentil, qu’j’pourrais p’t’être avoir des problèmes en étant ici, avec toi et tout, et tout. D’accord. J’assume. Et si j’finis morte au fin fond d’un caniveau, ce s’ra mon problème. » Il y avait même l’esquisse d’un sourire amusé sur son visage alors qu’elle ne fit qu’hausser des épaules. Pour une fois que Franziska acceptait d’assumer ses propres conneries, ce n’était pas plus mal que cela. Et ce, quand bien même la connerie pouvait-elle peut-être l’amener dans un état qu’elle ne préférait même pas penser au fin fond d’un caniveau. « Puis sinon, John… » Elle fronça les sourcils. « C’nom, c’est moche. ‘Fin, désolée si ton nom, c’vraiment John, mais c’pas spécialement cool. J’peux pas genre, avoir ton prénom, un truc, quelque chose par lequel t’appeler ? Parce que John, c’doit être tout aussi chiant pour toi qu’pour moi. » Et puis, il n’avait pas tout à fait la gueule d’un tracteur, maintenant qu’elle le regardait sobre. « Là, encore, t’vas m’ressortir ton baratin comme quoi j’suis pas ta pote, t’veux rien avoir à faire avec moi donc ton nom, j’peux bien m’l’enfoncer où j’le pense. » Elle eut un sourire amusé. « Ça va, j’la connais l’histoire. Mais ça veut pas dire qu’j’ai pas envie au moins d’essayer d’faire un peu la discussion. » Elle marqua une pause. « Genre, comme maintenant. Parce que, tant qu’à y être, t’fais autre chose dans la vie qu’jouer au gros méchant loup qui vient à la rescousse du p’tit chaperon rouge ? »
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3096
ϟ Nombre de Messages RP : 42
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 184 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Mer 19 Aoû - 14:28 Message | (#)

Elle ne le faisait pas exprès ? Et bien c'était peut-être qu'il y avait un problème chez elle dans ce cas, parce qu'elle s'était attirée plus d'ennuis en deux rencontres que lui au cours de ce dernier mois – et pourtant, vu sa vie, c'était compliqué ! Quant au reste... c'était elle qui lui avait dit qu'elle n'attendait pas son adresse exacte et qu'une zone où le localiser serait suffisant, qu'elle ne s'en prenne pas à ça pour justifier son côté pot-de-colle ! Cela dit, Jay détestait les gonzesses principalement parce qu'il avait remarqué qu'en plus d'être des aimants à emmerdes, elles changeaient aussi d'avis comme de chemise. Cette emmerdeuse blonde en était la preuve vivante et le texan ne dissimula pas son agacement face à de telles paroles.

« J'te rappelle qu'c'est toi qu'a dit qu'j'avais pas besoin d'te filer mon adresse et qu'un quartier ça suffisait, alors viens pas faire chier avec c't'excuse. T'avais qu'à réfléchir un peu avant d'dire des conneries s'tu comptais m'remercier comme tu dis. » Preuve qu'il ne croyait pas à cette justification. « Et t'm'excuseras d'penser qu't'es un aimant à emmerdes vu qu't'en as eu plus en deux rencontres qu'moi au cours du dernier mois. Faudrait p't'être t'poser des questions sur ta manière d'causer aux gens si ça t'arrive aussi souvent. »

Discuter – ou plutôt se disputer – n'ouvrait pas l'appétit et pendant un bref instant, le texan regretta d'avoir accepté cette invitation. Ce n'était pas son genre de s'attabler dans un bistrot pour discuter avec une nana qui lui prenait le chou à essayer de lui prouver par A + B qu'il n'était pas aussi mauvais qu'il voulait bien le faire croire.
Charlie l'avait fait pendant des années et maintenant elle était morte, il pensait avoir la conscience tranquille, sauf que des fantômes du passé de sa sœur ressurgissaient. Comme cette gonzesse qui l'avait connue à l'UNISON et qui lui avait seriné qu'elle aurait préféré qu'il ne rechute pas dans le crime. Ouais, bah lui aurait préféré qu'elle ne meurt pas, chacun était déçu, sauf que lui était le seul à avoir des regrets. Puis maintenant cette chieuse qui se pointait avec ses leçons de moral à deux balles et qui s'amusait à le faire douter comme si elle le connaissait mieux que lui. La bonne blague ! Déjà qu'il avait du mal à se comprendre, ce n'était pas une inconnue qui allait savoir ce qu'il voulait ou ce qu'il valait réellement.

« J't'ai pas aidée, arrête d'dire ça. » Elle commençait à l'énerver. « Si les flics avaient décidé d'nous arrêter, ça s'serait pas passé comme ça et crois-moi, t'aurais pas eu l'occasion d'me remercier. En fait, t'aurais eu aucune raison d'le faire. » Parce qu'il s'en serait débarrassée, tout simplement. « Puis j'kidnapperais jamais une nana aussi chiante qu'toi, j'viserais plutôt les gonzesses qui savent fermer leur grande gueule, tu m'soulerais trop rapidement. » Ce qui était entièrement vrai. « P't'être qu'je t'laisse juste tranquille parce qu'tu m'as montré c'que tu savais faire. » Il faisait référence à son pouvoir. « M'enfin, ça me saoule c'te discussion. »

Il n'avait aucune envie de passer trois heures à discuter de sa véritable nature, autant parce qu'ils ne se comprendraient pas et qu'ils risquaient de se prendre la tête jusqu'à la fin, autant parce que ça touchait des points trop sensibles à son goût. Et Jay n'était pas du genre à se confier à la première venue, déjà qu'il ne l'avait jamais fait avec sa frangine – même s'il avait quelques regrets aujourd'hui.
Quoi qu'il en soit, ses paroles avaient été véridiques. Il se serait débarrassée d'elle avec les policiers, même si les gars du bar l'avaient vue en sa compagnie, disons que sa vie aurait été grandement compliquée après cet épisode. Même si elle était loin d'être simple aujourd'hui.

Le message sembla être passé puisqu'elle décida de laisser tomber la conversation – même si elle balança une dernière pique pour la route – avant de revenir sur l'éternel sujet du prénom. Bordel, mais elle n'avait que ça en bouche comme question ? Il lâcha un profond soupir, signe qu'elle commençait à lui courir sur le haricot, avant de lever les yeux vers elle. Il la dévisagea d'un air passablement agacé lorsqu'elle le provoqua une dernière fois, puis se décida à lui donner – enfin – son prénom :

« Jay. » Ce qui n'était pas très loin du John. « T'es chiante. T'attends pas à c'qu'je retienne l'tien, j'l'ai déjà zappé et j'vais pas l'retenir. » Au moins le message était clair. « J'f'ais rien dans la vie. » Il n'avait pas de métier « officiel » après tout. « J'passe la journée à glander dans l'quartier, c'tout. » Alors qu'il venait de parler du fait qu'elle l'empêchait de travailler. « Pose pas des questions où tu veux pas avoir la réponse. » Sauf si elle trempait aussi dans des affaires illégales. « Et t'es pas censée être à l'école plutôt qu'à m'faire chier ? »

Dit ainsi, sa question avait l'air méchante, mais c'était bien la première fois qu'il s'intéressait à elle depuis le début de la discussion.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Mer 19 Aoû - 15:33 Message | (#)

S’était-il réellement attendu à ce qu’elle soit réellement en état de réfléchir, la dernière fois ? Elle se vit rouler des yeux une fois de plus en soupirant. C’était que cette petite discussion en venait à décourager la blonde, tout comme le sens de la mode presque inexistant chez son interlocuteur. Mais ça, c’était un autre sujet dont elle se voyait mal s’avancer, sachant que cela tomberait très certainement dans l’oreille d’un sourd. « T’es sûrement l’premier à avoir vu qu’j’étais pas tout à fait sobre. » C’était un euphémisme. « Mais j’aurais dut réfléchir. C’sur qu’c’est facile d’réfléchir quand on a bu. » Elle l’avait remarqué à ses dépends que son cerveau ne s’était pas du tout montré coopératif et qu’elle s’était retrouvée seule sans capacité intellectuelle ou de réflexion. La soirée avait été difficile. Bien difficile. « Puis bon, c’était pas si con. J’t’aurais d’mander une adresse qu’tu m’l’aurais donné ? » La question était rhétorique car elle connaissait déjà la réponse. Du moins s’en doutait-elle. « Puis hey, les mecs m’embêtent avant même qu’j’aie pu dire quoique ce soit ! Donc vient pas m’faire chier en disant qu’c’ma grande gueule le problème parce que, c’est pas l’cas. » Oh, elle était parfaitement conscience d’avoir une grande gueule et elle savait qu’elle devrait peut-être envisager changer l’approche qu’elle avait auprès des autres. Cependant, comptait-elle réellement changer quoique ce soit dans un futur plus ou moins rapprocher ? Autre son tempérament explosif, elle n’y voyait pas spécialement l’intérêt. Et pourtant.

Il ne servait à rien d’argumenter sur le fait de savoir s’il l’avait aidé ou non car il restait convaincu qu’il ne l’avait fait que pour éviter des ennuis potentiels alors que rien n’avait laissé sous-entendre qu’il en aurait eut en la laissant seule. Même, sûrement ne serait-il pas avec elle en cette journée calme d’été s’il l’avait laissé se démerder toute seule, comme une grande. Après tout, peut-être aurait-elle réellement fini au fin fond d’un caniveau, très certainement morte, s’il l’avait laissé à ses problèmes. Mais bon, elle n’insisterait pas, pour une fois, sachant qu’il continuerait certainement à prétendre être la vilaine personne qu’il était et ce, quand bien même était-il évident que Franziska n’y croyait pas. Peut-être devait-elle porter une plus grande attention à ce que les autres lui disaient et peut-être prendre les paroles de l’homme comme une menace, mais elle ne se voyait pas le fuir ni même le craindre. Autre ses quelques mots qui semblaient plus destiner à la contredire que réellement prouver un point, rien ne lui avait laissé croire, si elle oubliait le quartier et la boutique un peu louche, que Jay était si mauvais qu’il le prétendait. Un sourire amusé vint étirer ses lèvres. « Bah t’vois, avoir une grande gueule, ça a ses avantages. Si les mecs veulent pas m’enlever parce qu’j’suis trop chiante et qu’j’parle trop, tu peux quand même pas dire qu’c’est un réel problème ! » Elle était chiante. Vraiment chiante. Et ça, John l’apprenait à ses dépends.

Cherchant donc à faire la discussion, du moins, un minimum, elle lui redemanda donc quel était son nom. Parce que John, ce n’était pas fameux et elle était quasi certaine qu’il ne répondait pas par ce prénom. Elle s’intéressa donc un peu sur ce qu’il faisait, autre venir en aide aux pauvres demoiselles comme elle. Peut-être devait-elle essayer de limiter ses piques et de ne pas trop le pousser, mais il fallait avouer qu’il était assez facile à embêter. Jay. Tel était donc le nom de l’homme devant elle et, en regardant son expression, elle doutait qu’il lui ait menti, et ce, même s’il aurait pu très bien le faire.

« Jay, c’pas bien loin d’John. T’peux pas dire qu’m’on instinct est complètement mauvais. » Là, encore, elle se parlait plus à elle-même que s’adressant réellement à son interlocuteur, seulement un tantinet satisfaite que d’avoir trouvé un prénom qui n’était pas si éloigné du sien. Au final, il avait peut-être bien une tête de Jay. C’était court, concis et ne passait pas par quatre chemins. Très certainement comme l’homme semblait le faire, et ce, depuis leur première rencontre. « Et j’sais pas si tu l’sais, mais on est au mois d’août. C’les grandes vacances, l’école reprend pas avant encore deux semaines encore. » Elle avait manqué d’ajouter un qualificatif pour le désigné qui ne lui aurait sûrement pas plus, entre imbécile et tête de nœuds, toutefois, si elle pouvait se permettre de l’embêter, mieux valait éviter que de l’insulter. « Donc, du coup, j’ai touuuut mon temps pour v’nir t’faire chier. » Pour reprendre ses propos. « Puis, avant qu’tu l’demandes. » Parce qu’il s’intéressait bien évidemment à ce qu’elle pouvait bien faire. « J’bosse pas et j’fais rien d’particulièrement intéressant d’mes journées. Donc non, j’ai pas besoin d’être ailleurs en c’moment. »

Son regard passa sur la petite salle où ils se trouvaient pour finalement se reporter sur celui qu’elle savait désormais le prénom, à savoir Jay. « Si t’fais qu’glander dans l’quartier toute la journée, j’vois pas alors pourquoi t’aurais pas eu d’temps aujourd’hui à m’accorder. » Son regard se fit assez appuyé alors qu’il ne fallait certainement pas la prendre pour une idiote. « ‘Fin, j’dis ça, mais c’est p’t’être une des questions dont j’veux pas avoir la réponse. » Elle haussa des épaules. Jusqu’à quel point Jay était-il aussi mauvais qu’il le prétendait ? Jusqu’où se retrouvait-il enfoncé dans les affaires pas tout à fait nettes qui se déroulaient ici, à Lincoln, et même les environs. Une question lui vint en tête et franchit le seuil de ses lèvres sans même qu’elle n’y réfléchisse. « Mais sinon, t’dis glander dans l’quartier, tout ça. Au bar t’étais seul et vu comment ont fui les autres mecs à la boutique, tu dois p’t’être avoir une sale réputation. » Et peut-être étais-ce pour cette raison qu’elle ne devrait pas s’attarder auprès de lui. « Donc j’me d’mande, t’as pas des gens avec qui traîner ? » Autrement dit, avait-il des amis ? Et là, de suite, l’idée qu’elle puisse apprendre à tenir sa langue lui traversa l’esprit. Parce qu’il était toujours déplacé que de demander à quelqu’un s’il avait des amis, ce qui laissait sous-entendre qu’elle pensait le contraire. Ce qui, au final, pouvait être un tantinet insultant. « Sinon, t’as d’la famille ? » Changer de sujet de discussion était le seul échappatoire qu’elle voyait actuellement et peut-être n’avait-elle toutefois pas choisi le bon sujet.
Revenir en haut Aller en bas

Indépendant Neutre
avatar

Mikhaïl Yarochenko

Indépendant Neutre
Généralités
Никто

ϟ Nombre de Messages : 3096
ϟ Nombre de Messages RP : 42
ϟ Crédits : moi (gif et avatar)
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Adrian Pennington
ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 184 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
Feuille de RP
Feuille de personnage
ϟ Pouvoirs:
ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Mer 19 Aoû - 21:40 Message | (#)

Elle n'était pas sobre ? Et alors ? C'était censé être une excuse pour justifier le débit de conneries qu'elle avait eu ce soir-là ? Jay n'était pas franchement tolérant, il considérait qu'une personne devait être capable d'assumer ses déviances. Par conséquent, la gamine devait se démerder pour se conduire normalement lorsqu'elle était saoule et si elle n'en était pas capable et bien elle ne buvait pas. Tout simplement.

Jay n'avait jamais été de ceux qui acceptaient de défendre une personne qui avait provoqué quelqu'un de plus fort que lui ou qu'elle. Il estimait que les gens assez bravaches pour se lancer dans un affrontement devaient se démerder pour s'en sortir seuls, ou s'écraser et la fermer. S'il avait aidé la blonde au bar, c'était uniquement pour les raisons sus-citées, puis aussi parce qu'elle lui rappelait étrangement sa sœur décédée. Sinon ? Il n'aurait pas bougé le petit doigt et l'aurait laissée se faire savater la tronche, voire abuser, sans même réagir ou intervenir. Après tout, il vendait des femmes à des pays d'Europe de l'est, ce n'était pas pour jouer les chaperons avec une emmerdeuse étrangère à l'accent aussi horrible qu'un derrière de phacochère.

« Si, c'est ta grande gueule l'problème, pas l'alcool. Ça m'énerve les gonzesses qui s'torchent la gueule sans savoir s'arrêter et qui viennent chialer qu'elles s'contrôlaient pas ensuite. S'tu bois, t'assumes, sinon tu prends du lait ou d'la flotte et ça suffit. » Le ton était sans appel. « Si les gars t'emmerdent, c'est parc'qu'tu causes aux gens comme si c'était des demeurés ou des emmerdeurs. Moi j'le fais, mais moi si on m'fait chier, j'vais pas chialer chez un type qu'je connais pas, alors j'peux m'le permettre. »

Il avait peut-être l'air un peu brutal ou borné en parlant ainsi et c'était certainement le cas, mais en un sens, c'était plutôt positif venant de lui. Pourquoi ? Parce que s'il prenait la peine de la « conseiller », c'était qu'il avait un minimum d'intérêt pour elle. En temps normal, il n'aurait même pas cherché à lui faire comprendre qu'elle devait essayer de fermer sa gueule de temps en temps, il l'aurait laissée se démerder seule pour pouvoir se débarrasser d'elle en priant fort pour qu'elle se fasse tuer par le premier psychopathe venu. Bien sûr, quiconque ne connaissait pas le mode de fonctionnement du trentenaire ne comprendrait pas qu'il était presque prévenant avec elle – n'abusons pas en allant jusqu'à parler de protecteur – et penserait simplement qu'il l'enguirlandait en lui manquant de respect.

Il n'avait pas pris la peine de parler de son adresse parce qu'elle avait raison : il ne lui aurait jamais donné et l'aurait juste envoyée chier, quitte à l'éjecter de son pick-up avec son quarante-trois fillette. Jay ne releva pas davantage sa remarque sur la sécurité contre l'enlèvement que lui offrait sa grande gueule. À ce compte-là, elle n'avait qu'à s'habiller comme un sac pour éviter le viol, c'était aussi crédible. Mais il préféra ne pas se lancer dans un nouveau débat et écouter ce qu'elle racontait à propos des vacances.

C'était celles des écoliers. Super. C'était peut-être pour ça qu'il croisait autant de gamins dans les rues de la ville en fait ? Jay n'avait jamais été quelqu'un de très intellectuel et il n'avait jamais été à l'école de manière soutenue – voire pas du tout – donc autant dire que les notions élémentaires de vacances et autres choses de ce genre, lui échappaient totalement. Mais pas à la blonde qui avait apparemment capté qu'il ne faisait pas que se balader dans le quartier. Cela dit, il ne pensait pas avoir menti de manière suffisamment crédible pour le faire, c'était plutôt une manière de lui faire comprendre qu'elle gagnerait à s'intéresser à autre chose. Sauf qu'elle mit le nez en plein dedans avant de changer de sujet pour balancer une question qui le figea immédiatement.

Jay lui jeta un coup d’œil inquisiteur, se demandant si elle ne connaissait pas Charlie et cherchait à se venger de quelque chose. Mais non. Elle avait l'air de poser une question banale. Sa mâchoire légèrement contractée, le trentenaire baissa les yeux vers son assiette à peine entamée avant de répondre d'un ton qui ne laissait aucune place à la discussion. Certains sujets étaient trop douloureux pour être abordés.

« Ça t'regarde pas. Et j'déconne pas. » Si elle continuait sur ce sujet, il la planterait sans hésiter pour se tirer. « Et nan, j'traîne avec personne. Les gens m'font chier, ils ont tendance à s'accrocher comme des vieux chewing-gum après une godasse, alors j'm'en passe bien. » Et il avait une belle gomme à mâcher devant lui d'ailleurs. « J'ai pas besoin d'avir un groupe de dix gars qui me collent aux basques pour m'sentir bien, au contraire. J'pourrais t'dire la même chose, habituellement les poufs ça voyage en bande, nan ? Elles ont eu peur du quartier tes copines ? »

Elle avait touché un point sensible et il devenait désagréable, comme lors de leur première discussion. Jay était ainsi fait : il avait de nombreux problèmes personnels, mais refusait de les voir, du coup dès qu'une personne y touchait, il se défendait comme il pouvait. Plus comme un pitbull que comme un humain cela dit. Son regard se détourna de la table pour regarder vers la porte.

« Puis j'ai pas d'temps à t'accorder parce qu'j'en ai pas envie, c'tout. J'glande avec qui j'ai envie, c'est la liberté de mouvement, mais t'connais certainement pas vu qu't'es pas américaine. » Avait-elle compris qu'elle avait affaire à un raciste ? « Et pour l'moment, à part m'attirer des emmerdes, j'vois pas c'que t'as fait pour moi, t'vois ; Alors, faudra m'dire pour quelle raison j'voudrais t'revoir. »

Il était gentil, il lui laissait une chance de lui donner une bonne raison pour la revoir à l'avenir, même s'il espérait qu'elle n'en trouverait aucune. Quoique...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur









avatar

Invité

Invité
Généralités
Feuille de RP
Jeu 20 Aoû - 5:25 Message | (#)

Il avait sûrement raison. C’était elle qui avait décidé de boire et elle se devait donc d’assumer ses actions. Or, ce n’était pas elle qui avait décidé de se rendre au bar et c’était la première fois qu’elle faisait face à l’alcool. Il était donc tout à fait normal qu’elle se soit cru en mesure de suivre ses amis pour finalement se rendre compte que sa tolérance se voulait bien basse. « Woh. J’te cause pas comme si t’étais un demeuré ou un emmerdeur. » Quoique elle s’était tout de même permise de critiquer son goût vestimentaire et qu’elle lui avait proposé de peut-être avoir l’air plus sympa. Mais ça, c’était des conseils venus du fond du cœur pour peut-être améliorer son quotidien. « Mais ça va, j’ai compris. T’aimes pas les meufs. Elles t’font chier. » Elle manqua de laisser échapper un commentaire si ce n’était pas les hommes qui lui plaisaient, mais si elle arrivait à se souvenir de sa réaction la dernière fois, mieux valait éviter le sujet. Pour son propre bien à elle sans quoi elle n’était pas certaine qu’elle aurait encore une tête sur les deux épaules en quittant le petit bistro. « Mais t’sais, y’a des mecs tout aussi chiants qu’moi. » Parce qu’elle assumait d’être chiante mais elle doutait fortement que l’homme lui faisant face ait une quelconque envie que de rencontrer ces mecs qu’elle disait être plus chiants qu’elle. Surtout que si elle considérait qu’il la voyait surtout comme une plaie, il n’avait certainement aucun intérêt à rencontrer ces personnes.

La discussion dévia légèrement jusqu’à ce que la blonde s’intéresse à ce qu’il pouvait bien faire dans la vie de tous les jours. Rien. C’était sympa, comme question. Elle n’était pas certaine de savoir à quelle réponse s’était-elle attendue. Mécanicien ? Videur d’un bar ? Combattant au Circus Maximus ? Mercenaire ? Si elle était franche avec elle-même, elle se dirait qu’elle ne voulait pas savoir et qu’ignorer la vérité serait certainement la meilleure option, surtout si elle prenait en compte la façon dont l’homme parlait de lui-même. C’était une information que l’Alpha n’était pas certaine de vouloir et elle n’était pas certaine dans quels problèmes pourrait-elle s’enfoncée si jamais elle en venait à apprendre la vérité. Vint finalement une question qui eut la chance de franchir ses lèvres avant qu’elle ne prenne quelques instants pour la considérer et elle s’en mordit immédiatement la lèvre inférieure. Elle ne souhaitait tout de même pas insinuer que Jay n’avait pas d’amis, même si l’image qu’il renvoyait laissait sous-entendre que c’était peut-être bien le cas.

Elle le laissa donc s’exprimer pour qu’il finisse sur une question qui la prit un peu de cours. Venait-il réellement de lui demander une raison pour la revoir ? Parce qu’il l’envisageait ? Elle fronça les sourcils, sceptique, n’étant pas certaine de comprendre ce qu’il se passait dans la tête de cet homme. Si ses amis s’amusaient à lui dire qu’elle était compliquée, ils n’avaient certainement pas rencontré Jay. « Vite fait, comme ça, j’pourrais pas t’dire. » Elle passa une main dans ses boucles blondes en cherchant une réponse qui pourrait effectivement lui plaire. Non pas qu’elle avait pensé avec sérieux le revoir, mais, au final, sous ses airs de vilains petits canards et leur débat de sourds, il pouvait s’avérer presque sympathique. « D’jà, j’commence avec un sale désavantage, donc c’pas juste. J’suis blonde, j’suis une fille et j’suis allemande. Et d’c’que j’ai compris, t’aime ni les blondes, ni les filles et encore moins les étrangères. » Elle n’était pas si stupide et il était tout de même assez aisé de cerner des pans de la personnalité de Jay au travers son discours.

« Puis bon, faut quand même être assez con pour pas r’marquer qu’ma présence t’emmerde et t’es sûrement là par dépit. » Ce n’était pas si faux et ça, elle n’en doutait pas une seule seconde. « Mais après, t’sais, j’peux essayer. D’fermer ma grande gueule. D’me taire un peu. » Et de se calmer, aussi. Ce serait une bonne idée. « J’me doute bien qu’j’devrais pas dire qu’t’es quand même marrant à embêter parce que tu prends souvent mouche. » Elle eut un sourire amusé. « Mais t’sais, au final, moi j’aime bien, discuter avec toi. » Parce que là, malgré son ton agressif du fait qu’il s’était braqué lorsqu’elle avait évoqué une possible famille, ils discutaient tout de même, en quelque sorte. « Puis tu pourrais m’revoir parce que... Bah t’sais, j’apporte du nouveau, dans ton quotidien. C’bien d’changer les habitudes et d’rencontrer de nouvelles personnes. » Elle hocha doucement de la tête. « Et qu’peu importe l’image qu’t’as d’moi en c’moment, j’te jugerai pas. T’sais, ça m’dérange pas, c’que tu fais, d’quoi t’as d’l’air. Même aujourd’hui, j’ai essayé d’faire attention pour pas qu’tu sois mal à l’aise. Et j’dis pas ça pour t’insulter, pas du tout. Mais j’sais qu’chaque personne vit une vie différente et si toi celle-là c’est la tienne, j’la respecte. » Et elle était parfaitement franche sur ses propos. Si elle n’avait pas de raison convaincante pour l’amener à vouloir la revoir, au moins pouvait-elle soulignée qu’elle ne chercherait pas à le changer et ne se permettrait certainement pas de le juger. Si elle oubliait l’épisode des conseils de mode alors qu’elle était complètement éméchée.

Elle poussa son assiette un peu plus loin lorsqu’elle eut fini son repas, son attention toujours reposée sur le trentenaire. « Après, j’pas une pouf. ‘Fin, au final, j’m’en balance un peu, s’tu m’considères comme une pouf. Mais j’vais mettre les choses aux clairs. M’salir les mains ça m’dérange pas, l’maquillage t’peux oublier ça et draguer tout c’qui bouge pour ouvrir mes cuisses au premier venu, jamais d’la vie. » Son regard se voulait sérieux et son ton sans appel. Il s’entêtait à lui raconter qu’il était un vilain petit canard, soit, elle allait au moins lui faire comprendre qu’elle n’était pas de ces greluches sans tête qui n’avaient que leur corps à offrir. « Et après non, j’me balade pas en bande. Pas toujours, d’moins. J’sors avec des amis, c’vrai, mais ça va, j’ai aussi ma propre vie et j’fais mes propres trucs. » Un léger soupire franchit ses lèvres. « J’pas comme ces bandes d’filles qui s’partagent un cerveau à dix. » Parce que, elle aussi, ce genre de filles, elle avait tendance à en être saouler assez rapidement. Peut-être était-elle le stéréotype de la blonde populaire du lycée, mais elle faisait plus que s’agiter le derrière sur un terrain de sport.

« Hey, mais j’ai une idée ! » Ce qui ne présageait jamais rien de bon. « Vu comment les mecs t’ont fuit, c’est qu’tu dois quand même avoir une sale réputation. Et j’veux même pas savoir d’où elle t’vient. Mais ça, ça veut dire qu’tu sais sûrement t’battre, non ? » Son regard se voulait désormais particulièrement intéressé. « Puis t’sais comment t’imposer, faire peur, toussa. » Elle tenta de placer ses idées dans l’ordre dans sa tête. « T’pourrais pas m’apprendre à comment survivre dans un coin comme ici ? D’préférence sans cramer quiconque ? » C’était une raison comme une autre que de la revoir, non ? « Et j'te d'mande pas d'faire ça gratuit genre par charité. J'sais juste pas c'que tu pourrais vouloir en échange. Puis si jamais t'veux rien d'précis, j'ai d'l'argent, aussi. » Il y avait tout de même des avantages à être née Kaiser.
Revenir en haut Aller en bas



Houston, we've got a problem

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant


Sujets similaires

-
» Houston, we've got a problem
» Houston we've got a problem !
» THE REAL PROBLEM WITH HAITI
» Houston ? Ici la terre !
» (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star City Heroes :: Administration :: Archives :: Archives des Rencontres-