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Un, deux, trois... Santé !

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Ven 7 Aoû - 7:20 Message | (#)

« J’pas sure, t’vois, que ce soit une bonne idée. » Fran faisait les cent pas dans sa chambre alors qu’elle discutait au téléphone avec l’un de ses amis. Il était possible de sentir l’hésitation dans sa voix alors qu’elle écoutait avec attention ce que son ami avait à lui dire. « Ouai, j’veux bien t’croire, mais t’sais, j’suis encore loin d’mes vingt-et-un ans. » Parce que, parfois, ce pouvait être assez embêtant d’être la plus jeune du groupe. Du haut de ses dix-sept ans, Franziska avait un cercle d’amis assez grand qui regroupait des personnes parfois un peu plus âgé qu’elle. « Tu seras pas la seule à ne pas avoir l’âge minimum Fran. » La blonde se mordilla la lèvre inférieure. « Puis, y’a un ami de Loïk qui vous a fait de fausses cartes d’identités. » Un soupire franchit les lèvres de l’allemande. Elle, légionnaire, enfreindre la loi ? Certes, ses amis civils, comme ceux avec qui elle sortait ce soir, ne le savaient pas, pour son identité secrète de super-héroïne. Ce qui n’était pas plus mal, en fait. Toutefois, elle ressentait bien l’ironie de la situation. Elle qui cherchait à faire régner la loi et enfermer les vilains derrière les barreaux, voilà qu’ils souhaitaient la sortir dans un bar, là où elle n’avait bien évidemment pas le droit de rentrer. « Puis on ira pas dans une grosse boîte de nuit hein. C’est un petit bar, pas super animé, ils ne cracheront pas sur la clientèle. » Elle secoua légèrement la tête en soupirant une nouvelle fois. « Aller Fran, fait pas ta chieuse ! Clara a envie et a besoin de sortir. Elle vient de se faire plaquer, tu ne peux quand même pas lui refuser ça ? » Encore un soupire. « Bon, ça va, mais j’reste convaincue qu’c’pas une super idée. »



« C’est la meilleure idée qu’t’as jamais eu ! » s’exclama une jolie blonde aux joues rougies par l’alcool qui tenait un autre verre dans ses mains, un large sourire sur le visage. Ayant tout juste dix-sept ans (et demi !), la blonde n’avait jamais fait connaissance plus qu’il ne le fallait avec ce doux nectar qui avait un effet très certainement négatif sur son foie, à savoir l’alcool. Et, de ce fait, elle y était particulièrement sensible. Cela devait faire un peu moins de deux heures qu’ils étaient arrivés dans ce petit bar proche des Docks (qu’est-ce qu’une légionnaire faisait dans un endroit pareil ?) et voilà qu’ils avaient enchaînés les verres. Elle pouvait remercier son ascendance allemande, sans quoi elle serait sûrement passablement plus que simplement bien éméchée. « T’sais Clara, les mecs, c’tous des cons. » Elle eut droit à quelques commentaires niant ce fait de par les quelques mecs qui se trouvaient autour de la table. « Puis ton mec, il était genre, vachement con. T’vas t’trouver quelqu’un j’suis sure. S’tu veux, j’pourrais p’t’être te présenter quelqu’un. » La blonde fit mine de réfléchir quelques instants. « Quoique les mecs qu’j’connais de la Star High, ils sont tous plutôt gay. » Et voilà qu’elle se laissa aller dans un fou rire contagieux qui entraîna presque toute la tablée. Avaient-ils tous trop but ? Certainement.

Vidant son verre d’une traite, la blonde retourna vers le comptoir pour se prendre quelque chose d’autre à boire. Le serveur, plus qu’heureux que d’avoir une bande de jeunes qui, bien qu’il suspectait ne pas être tous très légaux, lui rapportait une somme considérable d’argents, servi un autre verre à la demoiselle qui tituba jusqu’à sa table, renversant sur le sol de l’endroit quelques gouttes de l’alcool se trouvant dans son verre. « Moi j’dis que… Ouai, ‘fin, attendez, j’sais pas trop ce que je voulais dire. » Et, pour se concentrer, elle avala une nouvelle gorgée de ce qui, en début de soirée, lui avait brûlé la gorge. Désormais, ce n’était qu’une chaleur réconfortante. « Ah, ouai, j’sais ! Moi j’dis qu’on fait un toast au célibat ! » Parce que Fran, d’aussi longtemps qu’elle se souvienne, n’avait jamais eu de relation. Les mecs, ils étaient cons, et cons, et surtout, ils étaient gays. Sa vie amoureuse ressemblait à un désert du Sahara où se tenaient, mains dans la main, plusieurs couples d’hommes. Triste vie. Levant son verre (tout en renversant encore un peu), elle s’exclama avec bonne humeur « Au célibat ! » avant de finir de nouveau son verre d’une traite, comme tous ceux installés autour de la table.

Oui, elle était de bonne humeur. Après tout, la soirée était agréable et passablement bien arrosée. Or, voilà qu’une voix résonna jusqu’à eux, un bien sympathique « vos gueules » d’un homme accoudé au comptoir qui leur lançait un regard plutôt lourd. Il avait quoi, lui ? C’était quoi son problème ? Voilà que la blonde passait une excellente journée suite à plusieurs jours bien chargés où elle avait dut revêtir son uniforme de super-héroïne (ou, enfin, apprentie-héroïne). Elle fronça les sourcils en fixant l’homme avant de retourner vers ses amis, l’humeur désormais un tantinet miné. « Fait pas cette tête, Fran ! » Elle roula des yeux avant d’étirer ses lèvres en un sourire. « Moi je dis qu’un de nous devrait aller parler au monsieur grognon » chuchota Clara d’une voix faible pour ne pas que ledit monsieur grognon surprenne ses paroles. Les autres renchérir quand bien même que personne ne semblait décidé à aller se tenir face à l’armoire à glace (ou presque) au regard menaçant qui se tenait non loin. « C’bon. J’ai compris. Vous êtes tous des lâches. » Et voilà qu’elle attrapa le verre d’un de ses amis pour le finir, lui aussi, d’une traite, avant de s’approcher d’une démarche qui se voulait convaincante (alors qu’elle trébuchait tous les trois pas) vers le comptoir.

Elle prit place sur un tabouret, à côté de l’homme, s’appuyant sur le comptoir, parce se tenir droite devenait passablement difficile. « Yo. Moi, c’Franziska. » Il fallait l’avouer, alors qu’elle avait plusieurs verres dans l’corps et sûrement plus d’alcool dans les veines que de globule rouge, son accent allemand se voulait un tantinet plus prononcé, un peu comme lorsqu’elle était arrivée aux États-Unis, trois ans plus tôt. « Mais les gens m’appellent Fran. C’moins chiant, plus simple puis Franziska, c’est long et c’est compliqué. Et moi, j’aime pas quand c’compliqué. Donc j’préfère Fran. Donc tu peux m’appeler Fran. ‘Fin, appelle-moi pas Franziska. Parce que c’est chiant, Franziska. » Était-il utile de préciser qu’elle avait vraiment trop but ? Si elle était de nature grande gueule qui ne manquait jamais une occasion d’en placer une, voilà que l’état des choses devenait de pire en pire. Ce qui n’était jamais conseillé. Or, elle n’avait encore pas assez d’expérience avec l’alcool pour en connaître parfaitement les effets sur son corps, mais surtout, sur son cerveau qui devait désormais baigner dans cet alcool qu’elle avait ingurgité. « Et toi, ton nom, c’quoi ? » Elle fronça les sourcils, légèrement. « T’as une tête de ehh… De John. T’sais, comme les gros trucs là qui travaillent dans les champs… Les John Deer. Ça fait genre, super américain. Et t’as vraiment la tête d’un américain. Genre, vraiment. Donc John. Ton nom, c’John, non ? »

Un rire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle se tournait vers le barman, lui demandant un verre de ce qu’il voulait. Elle n’était certainement plus en état de savoir ce qu’elle voulait boire ni même de goûter ce qu’elle avalait sans trop se poser de question. « T’savais que sourire, c’était bon pour la santé ? Ça donne des rides jeunes et tout, mais au final, sourire c’cool. » Parce que, bien évidemment, avec la tête qu’il tirait face à un spécimen comme la demoiselle, elle pouvait se permettre quelques conseils au niveau de son look, ou, tout du moins, de son expression faciale. Elle le dévisagea quelques instants avant de le détailler comme elle le pouvait dans l’état qu’elle se trouvait. « En fait, t’as p’t’être l’air grognon, mais t’es pas moche. » Et elle ne disait pas cela parce que son cas de célibat était désespérer. Certes, elle était une célibataire endurcie et peut-être un tantinet désespérer, mais Fran était quelqu’un de particulièrement franche qui n’avait pas pour habitude de complimenter pour rassurer les gens. « Genre, si tu t’arrangeais un peu. » Elle désigna d’une main ses vêtements, son apparence en général et même ses cheveux. « Genre, vraiment un peu plus, bah t’sais, tu pourrais presque être sexy hein. » Elle fronça de nouveau les sourcils. « Genre, avec un t-shirt… Un polo ! Ouai, avec un polo, genre, le p’tit col et tout. Un jeans classe. Et genre, un peu mieux coiffé et avec un sourire. Parce que genre, l’sourire, c’est cool et ça parait bien. Et les gens aiment les sourires. ‘Fin, avec un sourire, tu pourrais être franchement pas mal. »

Étais-ce la meilleure façon que d’aborder un inconnu ? Sûrement pas. Fran allait-elle continuer sur cette lancée ? Tout à fait. Et allait-elle continuer à enchaîner les verres comme elle le faisait ? Sûrement jusqu’à ce qu’elle s’écroule au sol. Très certainement.
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Mikhaïl Yarochenko

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Ven 7 Aoû - 11:40 Message | (#)

Ce n'était pas parce qu'il n'était plus au Circus ou avec ses frères que Jay avait changé ses bonnes vieilles habitudes, il avait simplement modifié l'endroit où il se rendait. Un à deux soirs par semaine, le texan quittait donc le quartier général des Ymir pour aller boire un verre dans un bar du coin. Seul, évidemment. Il avait beau s'être fait de nouvelles connaissances au sein du groupe qu'il dirigeait, conjointement avec Carmen, ce n'était pas pour autant qu'il s'entendait avec elles au point de boire en leur compagnie. Pourquoi ? Parce que certaines personnes avaient l'alcool mauvais, d'autres devenaient larmoyantes et d'autres encore parlaient trop. Or, Jay ne détestait rien de plus que les gens qui parlaient trop. Si, peut-être ceux qui venaient lui parler lorsqu'ils étaient dans cet état. Boire seul était donc une manière de s'assurer qu'il ne serait pas ennuyé !
Enfin, c'était ce qu'il croyait.

Il était en train de boire depuis quelques instants lorsqu'un groupe de jeunes pénétra dans le bar. Tout d'abord assez calmes, ils devinrent rapidement bruyants, trop bruyants. Principalement une petite blonde fringuée comme une pouf et qui serait davantage à sa place sur un trottoir que dans un bar, mais bon. Tout d'abord patient, ce qui était un miracle pour lui, Jay finit par faire un petit commentaire lorsque les gonzesses se mirent à glousser comme des hyènes – avec l'odeur en prime.

« Vos gueules ! »

Toujours aimable. Il ne soutint pas le regard vexé de la blonde et s'intéressa à nouveau à son verre, mais avant qu'il ne puisse vraiment en profiter, l'autre gonzesse se pointa. Non seulement elle s'installa à ses côtés – sans lui demander, sinon ce serait moins drôle – mais en plus elle lui adressa la parole ! Au début, Jay ne la regarda pas, l'ignorant avec son accent d'étrangère et sa tronche de pompon-girl. Peut-être que c'était comme les ours : si vous faisiez le mort, elle vous foutait la paix ? Mais non, elle se livra dans un exposé sur son prénom qu'il aurait oublié dans deux minutes – si tant est qu'elle lui lâche les baskets.
Mais il pouvait toujours se brosser.

Elle commença par l'interroger sur son prénom avant de se montrer plus ou moins insultante en le traitant de tracteur pour les champs – même s'il avait une gueule au moins aussi agréable, c'est un fait – avait de lui donner des conseils pour sa santé. Peut-être que ce qui serait bon, c'était qu'elle lui foute la paix ? Jay lui décrocha un regard noir, espérant la couper dans son élan, mais non, elle s'obstina à lui parler et en prime, à se foutre de sa gueule. Pas moche ? Et puis quoi encore ! Sa paranoïa de type habituellement dénigré refit surface : elle se foutait de sa gueule parce que ses pouffiasses de copines venaient de lui donner un gage ! Elle devait certainement faire croire au chieur qu'il avait une chance de plaire à une gonzesse dans son genre, sauf que le texan s'en contrefoutait. Pour le moment, il n'avait qu'une envie concernant son arrière-train : lui foutre un bon coup de pied dedans pour qu'elle dégage d'ici ! Jay était trop habitué à ce que les femmes, surtout les jolies, le considèrent comme un parasite. Il savait très bien à quoi s'en tenir, les insultes dont on l'avait gratifié depuis son enfance ne laissaient que très peu de place au doute. Il n'était pas de ces gars qui retenaient – positivement – l'attention des filles et ça lui convenait parfaitement en vérité.

Sa patience fut totalement épuisée lorsqu'elle tira une conclusion de merde. Encore une qui essayait de le faire changer de fringues ! Déjà que Shahren lui adressait le même genre de « conseils », elles devenaient vraiment chiantes avec leurs obsessions sur les vêtements ! Son expression agacée se mua en une vraiment irritée et il répondit à son monologue d'un ton vraiment rogue, pour ne pas dire carrément hostile.

« Garde tes remarques d'merde pour toi. J'vais t'en faire bouffer des fringues et des sourires moi ! » Il reposa sa bouteille de bière. « T'veux p't'être qu'j't'arrange pour qu'tu colles mieux au style du bar ? » Jay lui désigna les autres types qui buvaient dans la salle. « C'pas un club pour les poufs du lycée au cas où t'la pas capté. S't'as envie d'jouer ta garce en faisant chier les mecs, retourne dans ton bac à sable et fais pas chier ! » Même si elle était trop vieille pour le lycée si elle était en train de boire. « Garde tes conseils pour les pauvres types d'ton âge qu'en ont quelqu'chose à foutre d'c'que tu dis ! C'pas mon cas, j'en ai rien à battre d'une chieuse qui cherche à s'faire mousser devant ses copines. »

Parce que dans son esprit, c'était exactement ce qu'elle faisait. Jay détourna d'ailleurs son regard de la jeune femme pour le poser sur le groupe des gonzesses – et des quelques gars – qui l'accompagnait. Au moins tout le monde saurait qu'il avait bien flairé la moquerie et qu'elle pouvait aller s'amuser en ridiculisant quelqu'un d'autre.
Persuadé que son discours venait de faire son petit effet, Jay reprit la parole une dernière fois de manière à sceller ce bref échange.

« Mon prénom c'est « casse-toi avant qu'j'ten colle une », pigé ? »

Si ce n'était pas le cas, elle devait revoir sa maîtrise de la langue locale, parce que Jay considérait avoir été suffisamment clair sur les sentiments qu'elle lui inspirait.
On ne se foutait plus de sa gueule.
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Ven 7 Aoû - 13:44 Message | (#)

La fin de sa tirade fut suivit d’un large sourire agréable alors que, dans sa tête à elle, elle ne s’était pas du tout moquée de l’homme avec qui elle discutait (monologuait). Il ne s’était agit là que de quelques conseils qui devraient peut-être lui être utile dans la vie de tous les jours. Sans compter qu’elle n’appréciait pas des masses les faux-cul et se voyait donc ainsi bien mal complimenter dans le simple but que de faire de faux espoirs. Non. Cet homme pourrait avoir un certain potentiel pour peu qu’il s’en donne la peine. Alors que voilà, dans l’immédiat, il était assez clair pour l’allemande que, justement, il ne se donnait pas la peine. Elle sirota (pour une fois) le verre d’alcool sûrement trop sucré que le barman venait de déposer à côté d’elle et elle posa sur le comptoir sûrement plus d’argent que nécessaire pour le verre. Elle avait beaucoup trop but pour être en mesure de compter et puis, elle ne faisait que profiter de la fortune Kaiser. À défaut d’avoir pu rester en Allemagne, elle n’allait tout de même pas s’empêcher que de se servir du compte en banque bien garni qu’ils avaient mis à son nom. Un petit dédommagement pour tout ce qu’elle avait eu à endurer et pour tout ce qu’elle aurait à supporter, par la faute de ce foutu cristal.

Semblerait-il toutefois que ses quelques conseils partant d’un bon sentiment (celui d’aider les hommes en détresse, bien évidemment) furent plutôt mal reçus, ce qui lui arracha un froncement de sourcil alors qu’elle étudiait l’homme devant elle. John. Elle devait se souvenir de son nom. Nom qu’elle était désormais certaine d’avoir entendu et non pas qu’elle avait supposément deviné par des dons de télépathie qu’elle ne possédait bien évidemment pas. « T’sais John, j’te trouve pas cool. ‘Fin, j’suis sure qu’tu pourrais être cool. Comme tu pourrais être beau gosse en fait. Mais j’comprends pas pourquoi tu t’donnerais pas un peu la peine ? Genre, r’garde, moi, j’suis gentille. J’te donne des conseils. Et ça, j’le fais pas toujours. » Mais aujourd’hui, elle se permettait parce qu’elle était passablement éméchée et que l’alcool coulait à flot dans ses veines. « Et j’fais ça, pas pour moi t’sais. » C’était surtout qu’on lui avait dit que d’aller parler à l’homme grognon du comptoir et qu’elle cherchait à lui faire la conversation de la façon la plus maladroite qui soit. « J’fais ça parce que j’me dis que tout l’monde à l’droit à une chance. Puis t’sais, tu l’sais p’t’être pas qu’au fond t’es pas qu’un grognon aux fringues négligées. Mais moi, j’te l’dis. T’pourrais avoir l’air cool. » Et elle hocha vigoureusement de la tête pour soutenir ses propos tout en dessinant un sourire sympathique sur ses lèvres. Parce que peut-être venait-il de la rembarrer, mais elle, elle arrivait presque à le trouver aimable, ce John. C’était sûrement son instinct de survie qui s’était fait la malle, fuyant le taux d’alcool assez surprenant qu’elle avait avalé.

« L’truc John, c’est que, t’vois, j’pense qu’tu donnes juste pas la peine. » Fran était passée maîtresse lorsque sobre des jugements rapides suite à quelques paroles échangées, mais, souvent, elle réussissait à ne pas les dire à voix haute, ne cherchant pas spécialement à vexer ses interlocuteurs. « Parce que, t’vois, plutôt qu’me menacer de m’éclater la gueule si j’ne partais pas, t’aurais pu m’dire bonsoir. » Parce que, bien évidemment, elle n’avait pas du tout compris la subtilité (voir ici le sarcasme) des propos de l’homme à ses côtés. Autrement, peut-être se serait-elle levée et peut-être serait-elle partie, ne serais-ce que parce qu’il devait faire une tête ou deux de plus qu’elle et était passablement plus large qu’elle. Or, même s’il décidait de lui en coller une, Franziska se savait dotée d’une endurance légèrement supérieure à la moyenne qui encaissait sans problème les coups d’humains lambda. Même les tarés des bars. Elle ignorait simplement certains détails sur l’homme avec qui elle discutait (monologuait). Comme le fait qu’il pourrait lui faire mal. Du genre, vraiment mal.

Prenant une autre gorgée de son verre (pour se donner du courage ?) elle haussa légèrement un sourcil, semblant réfléchir, ce qui semblait assez difficile dans l’état actuel dans lequel elle se trouvait. « Puis, plutôt qu’me dire que t’allais m’faire bouffer des fringues, t’aurais pu m’dire que j’avais raison. Parce que, franchement, t’peux quand même pas croire qu’t’es stylé comme mec. » Et si, vraiment, il y croyait, elle allait sûrement se retrouver décourager de l’espère humaine et du manque d’implication dans le style vestimentaire qu’avaient certaines personnes appartenant à cette race. « Genre, même un gamin d’trois ans, il choisirait des fringues plus cool. » La mode était une chose importante chez la jeune demoiselle et elle s’était toujours fait un point d’honneur de le montrer. Après tout, en cette soirée d’été, elle avait opté pour des shorts en jeans et un banal débardeur foncé. Si, de base, sa tenue n’avait rien d’extraordinaire, elle démontrait un certain bon goût tout en cherchant à ne pas se faire écrasée par la chaleur environnante. « Et j’te l’ai dit, s’pas spécialement compliquer, être styler. D’genre, tu t’prends un polo, un jeans et basta, l’histoire est régler et déjà, t’vas comme être, vachement plus cool. » Cool. Un mot qui, semblerait-il, revenait souvent dans le vocabulaire d’une Franziska éméchée.

« Moi j’dis qu’on fait un test ! » s’exclama-t-elle peut-être un peu plus enthousiaste qu’elle l’aurait pensé au début. « Genre, t’essaie d’être sympathique. » Elle hocha vigoureusement de la tête. C’était que son idée était géniale. Comme toutes celles qui passaient actuellement dans son esprit embrouillé par une forte dose d’alcool et sûrement quelques heures de fatigue accumulées. « On r’commence du début. » Elle se leva, dit quelques pas plus loin (en manquant de s’étaler au sol deux ou trois fois) pour ensuite revenir vers le comptoir et reprendre place sur le banc. « B’jour m’sieur ! Moi, c’Franziska ! » Elle lui adressa un large sourire qui fut suivit d’un blanc qui en disait très certainement long sur la façon dont l’inconnu voyait les choses. « Là, t’vois, c’est l’moment où tu m’dis b’soir et que tu m’dis ton nom. » Un long soupire s’échappa des lèvres de l’allemande. « John, si t’mets pas du tien, on y arriv’ra jamais ! J’te l’ai dit, tu pourrais presque avoir l’air sympathique si… T’étais plus sympathique. »


Dernière édition par Franziska Kaiser le Ven 7 Aoû - 19:50, édité 1 fois
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Mikhaïl Yarochenko

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Ven 7 Aoû - 19:31 Message | (#)

Loin de comprendre le message, pourtant clair, que Jay venait de lui faire passer, la gamine s'obstinait à l'enfoncer en lui déclarant qu'il avait l'air d'un type négligé et qu'il faisait tellement pitié qu'elle jugeait nécessaire de voler à son secours. Enfin, ce n'était pas vraiment ce qu'elle venait de dire, mais disons que Jay l'avait interprété de la sorte – avec sa manière bien à lui de comprendre des sous-entendus qui n'existaient pas. Même son sourire sympathique ne lui fit rien : il la trouvait chiante et elle le saoulait à piailler comme une dinde.

Elle devait définitivement venir d'une autre planète puisqu'elle ne captait pas la déclaration, pour très simple, qui consistait à lui demander de se barrer et de lui foutre la paix. Au contraire, la blondasse au nom à coucher dehors s'amusa à lui donner des leçons de vie en continuant de se bourrer la gueule, déclarant qu'il aurait dû admettre tout ce qu'elle avait pu dire à son sujet. Comme s'il allait dire amen aux critiques sans intérêt d'une pauvre gamine qui devait chercher à s'occuper en le faisant chier autant que possible. Le jour où il admettrait tout ce qu'elle déclarait n'était pas encore arrivé, mais comment demander à une blonde de comprendre quelque chose d'aussi simple ? En plus, c'était une étrangère, forcément son cerveau devait être aussi ramolli que de la semoule.

Un soupir de lassitude lui échappa lorsqu'elle lui proposa un truc qu'il n’écouta même pas, juste soulagé de la voir s'éloigner en trébuchant... sauf que ce fut pour la voir revenir deux secondes après. Jay fut brièvement tenté d'éjecter le siège avant qu'elle ne pose ses fesses dessus, mais il préféra finalement se retenir : inutile de s'exposer à des cris et des pleurs qui finiraient par lui donner la migraine. Le texan ne cherchait même plus à démêler le flot de paroles qui sortait de sa bouche et lorsqu'elle se lança dans une analyse digne d'une philosophe, le trentenaire lui décrocha un regard plus que sceptique.

« Faut vraiment être blonde pour sortir une connerie pareille. » Quoique, être une femme suffisait aussi. « Tu m'soules, t'la ferme jamais plus d'quelques secondes ? T'es gavante, tu vas m'filer la migraine, ferme-là deux minutes, putain. »

Pour que des insultes viennent fleurir son discours, Jay devait commencer à perdre patience. Même s'il ne parlait pas avec un langage soutenu, le trentenaire était généralement assez poli dans sa manière de parler. Enfin poli, comparé à ses frères qui juraient comme des charretiers, sinon il était vrai que sa diction hasardeuse et son accent traînant ne rendaient pas vraiment ses paroles très compréhensibles.

« J'vois pas c'que t'as pas capté.... » Il lui décrocha un regard fatigué. « 'Fin, t'es blonde, t'es une gonzesse, pis en plus t'es pas américaine, j'pense qu'tu dois avoir du mal à enclencher ton cerveau. 'Fin, si t'en as un. Au moins t'auras pas grand-chose à craindre d'une invasion d'zombies... » Ils crèveraient de faim avec elle comme victime. « Je vais la refaire plus clairement... » Il sembla réfléchir. « J'en ai rien à foutre de c'que tu penses. J'en ai rien à foutre qu'toi ou les autres habitants d'cette planète pensez qu'j'suis habillé comme un sac et j'en ai rien à foutre d'pas avoir l'air cool. » Nouvelle hésitation. « Non, en fait si être cool, ça veut dire qu'je dois m'coltiner une emmerdeuse comme toi sur l'dos, j'préfère être le type le moins cool d'la planète. Voire d'la galaxie. » Si là elle ne comprenait pas... « Pigé ? »

En temps normal, n'importe qui comprendrait qu'il n'avait aucune envie de devoir entendre ses conseils de mode, ou même des suggestions pour améliorer son humeur et se montrer plus aimable avec les gens. Non, Jay était un homme asocial, il n'aimait pas les autres humains et n'avait donc strictement aucune envie de passer plus de temps avec eux. Or, si vous vous amusiez à vous montrer attentionné et attentif, les autres avaient toujours tendance à vous raconter leur vie et vous vous retrouviez avec encore plus d'emmerdes sur le dos. Alors, oui, peut-être que le texan n'était pas aimable de prime abord – ni après coup en fait – mais au moins il ne jouait pas les hypocrites en prétendant s'intéresser à ce que ses interlocuteurs lui disaient. Au final, il était bien plus poli que quasiment tous les habitants de cette planète qui cherchaient à ménager leurs amis, voire de parfaits inconnus.
Point de vue justifié selon lui, discutable selon d'autres, mais il s'en moquait.

Son regard s'était reporté sur sa bouteille en verre et il avala une nouvelle gorgée, croisant les doigts pour qu'elle lui fiche la paix après cette explication aussi claire que possible. Mais comme Jay en doutait un peu, il préféra finalement s'offrir une deuxième chance de se débarrasser du parasite. Au fil des années, il avait appris que les gens fuyaient rapidement dès qu'ils avaient peur et comme ses menaces ne semblaient pas avoir d'effet sur elle, il songea naturellement à cibler autre chose.
Posant ses yeux sur elle, il reprit.

« D'ailleurs, t'es bourrée comme un coing, mais t'es majeure au moins ? Faudrait p't'être appeler les flics, histoire qu'y contrôlent. »

Peut-être qu'avec de la chance, elle ne l'était pas et avait quelque chose à se reprocher qui l'inquiète suffisamment pour fuir ? Ce serait bien la première fois que les flics lui sauveraient la mise...
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Sam 8 Aoû - 7:29 Message | (#)

Parlait-elle trop ? Certainement. Est-ce que celui à qui elle faisait part de toutes les pensées qui lui traversaient l’esprit en avait marre ? Tout aussi certainement. Comptait-elle arrêter simplement parce que ce dernier venait de très clairement lui exprimer qu’il en avait marre d’elle et que si elle ne déguerpissait pas, peut-être se retrouverait-elle avec la tête encastrer dans un mur ? Absolument pas. Parce que, bien évidemment, ce que l’homme ignorait était très certainement qu’il était désormais l’ami de la jolie allemande, son compagnon de beuverie improviser et son tout nouveau psychologue à qui, d’ici quelques instants, elle allait raconté ses divers états d’âme, passant par une jeunesse tranquille chamboulée à l’adolescence suite à ce stupide cristal qui s’était fait une place dans sa vie jusqu’à son célibat qui traînait depuis désormais trop longtemps. Dix-sept années, pour être précise.

Son regard se fit rapidement intéressé lorsqu’il lui parla d’Invasion de zombies, quand bien même se servait-il de se prétexte pour l’insulter allégrement. Entre le fait qu’elle était jeune, blonde, étrangère et, surtout, particulièrement féminine, elle avait en elle toutes les qualités pour faire d’elle une femme un peu cruche. Et si, en règle générale, elle se serait obstiner avec véhémence parce qu’il s’agissait d’une femme fière et orgueilleuse, elle n’en menait franchement pas large pour le moment et il était fort à parier qu’aussi intelligente pouvait-elle être lorsque sobre, il n’en croirait tout simplement pas un mot. « Une invasion d’zombies ? Du genre The Walking Dead ? » Elle le scruta du regard, comme si elle cherchait une réponse à sa question dans son front. « Genre, t’sais, la série populaire avec Andrew Lincoln et Noman Reedus ? » Elle soupira alors qu’elle reposait sa tête entre ses mains. « ‘Fin, en fait, j’pas sure que t’connaisses. Mais c’cool, comme série. » Parce que l’allemande aimait bien s’abrutir le cerveau avec des séries américanisées aux scénarios redondants et sans réel intérêt autre celui que de passer le temps.

« Pigé ? T’veux qu’j’pige quoi ? » Elle haussa un sourcil sceptique en direction du jeune homme alors qu’un large sourire vint remplacer son expression confuse. « T’es un magicien ? » Voilà qui devenait fort intéressant. « ‘Fin, genre, pas d’la magie du genre ouuuuh, j’raconte quelques mots dans une langue bizarre et genre t’vas crever dans d’atroce souffrance. » Elle fit mine de réfléchir quelques secondes. « Ou alors, ouai, ça aussi, c’cool. » Elle hocha doucement de la tête. « Mais moi, j’te parle, d’magie, genre, avec des cartes, des babioles dans les manches d’un veston, des oiseaux qui sortent des chapeaux… » Et voilà qu’elle secouait sa tête de droite à gauche. « Pas des oiseaux, non. Des lapins. C’est bien les lapins qui sortent des chapeaux, non ? » Son discours se voulait décousu, sans aucun sens, alors qu’elle n’avait capté qu’un mot sur deux qu’avait prononcé l’homme qui s’était retrouvé, quelques instants plutôt, tranquillement assis au comptoir. Et alors qu’elle ne captait qu’un mot sur deux, elle avait oublié le sens principal de la question qu’il lui avait adressé, à savoir si elle avait comprise qu’elle devrait lui foutre la paix. Et, apparemment, elle n’avait rien saisi de tout cela. « J’peux avoir un lapin ? » Voilà qu’une moue se dessinait sur ses traits. « ‘Fin, t’as même pas d’chapeau. T’es naze comme magicien, John. » Hélas.

La suite laissa la demoiselle sans voix pendant quelques instants. Un total de six secondes et demie, ce qui n’était pas si mal. « Si, j’suis majeure. » Évidemment, tous y croyaient. Et dire qu’elle n’avait toujours pas fini le lycée qu’elle se prenait une cuite monumentale dans un petit bar paumé. « Mais j’vois pas pourquoi t’voudrais appeler les flics. » Elle le regard, intriguée. « C’tes potes, les flics ? » La logique ne se faisait plus dans son esprit embrouiller et les mots faisaient intrusions dans son esprit finissaient par être mal analyser et, ainsi, elle se retrouvait à faire des suppositions assez douteuses. « … Nooooooon, t’es flic ? » Elle eut un léger rire. « Toi, flic, sérieux ? » Elle semblait assez surprise. « D’puis quand les flics, ils s’appellent John ? » Parce que, bien évidemment, le prénom avait nécessairement à voir sur la profession. « Mais, dans mes souvenirs, les policiers, ils étaient sexy. Et bien habiller. Et une gueule à faire rêver. Et des muscles plus qu’appréciables. ‘Fin, c’pas important. » C’est qu’elle avait de drôles de souvenirs semblant bien évidemment impliquer de drôles de références.

« Puis, les flics, ça boit pas d’alcool. » Argument irréfutable venant d’une demoiselle certainement trop alcoolisée. Et dire qu’elle osait dire cela alors qu’elle, elle était membre de la Légion des Étoiles. Une respectable jeune légionnaire qui se retrouvait avec le foie complètement défoncé de cette soirée un peu trop arrosée. « Donc, au final John, t’fais quoi dans la vie ? » C’était un sujet de discussion comme un autre alors qu’elle venait de terminer un autre verre. Un de trop, bien évidemment. Elle en était certainement à une dizaine de trop, à ce stade-ci, en réalité. Fran avait toutefois le cerveau bien trop confus pour réaliser qu’elle devrait certainement cesser d’enfiler les verres avant de sombrer dans un sommeil sans rêve alors qu’elle aurait très certainement oublié la moitié de sa soirée. « Puis sinon, toi, t’as quel âge ? » Elle le détailla rapidement, les sourcils légèrement froncés. « Genre, trente piges ? » Peut-être même un peu au-dessus, mais elle savait que cela insultait généralement les autres, de dire qu’ils avaient l’air vieux. « T’as une femme ? Des enfants ? » Elle passait d’une question à l’autre sans problème, un peu comme si elle avait déjà oubliée qu’il était censé répondre à une autre question. « Parce que, ‘fin, les mecs d’la trentaine qui viennent boire seul dans un bar à s’t’heure-là, c’est souvent qu’ils essaient d’fuir leurs enfants et les responsabilités familiales. » De nouveaux stéréotypes venus de ces séries télévisées qu’elle ingurgitait sûrement au même rythme qu’elle avait ingurgité ses verres en cette soirée plus animée qu’elle l’aurait cru. « J’devrais pas assumer comme ça des trucs à ton sujet, c’vrai. Désolée. » Elle lui offrit un sourire sincère. « Vu l’époque dans laquelle on est, t’es p’t’être gay, aussi. » Évidemment.
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Mikhaïl Yarochenko

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Sam 8 Aoû - 13:39 Message | (#)

« Connais pas. Mais avec des noms d'chiotte pareil, ça doit être des mauvais acteurs. »

Norman, non mais franchement ? Qui avait l'idée d'oser s'appeler comme ça ? C'était pour cette raison que les surnoms existaient en général, mais bon... Effectivement il ne connaissait pas et il s'en fichait pas mal : les séries, ce n'était vraiment pas son délire, pas plus que la télévision de manière générale en vérité, il préférait s'occuper en passant ses journées à l'extérieur.

Malheureusement, cette réponse ne calma pas l'autre excitée qui repartit sur sa lancée, lui offrant un sourire apparemment enthousiaste alors qu'elle lui demandait s'il était magicien. Le rapport ? Jay ne voyait pas en quoi sa demande avait quelque chose à voir avec un boulot de magicien, mais vu qu'elle était blonde, son cerveau ne devait pas fonctionner de la même manière que celui du commun des mortels. Il préféra soupirer en la laissant bavasser sur des sujets qui ne le concernaient – et ne l'intéressaient – pas plutôt que de se prendre au jeu du « je te réponds pour te relancer ». Peut-être qu'à force de rester silencieux, elle allait lui lâcher les baskets ? L'espoir fait vivre bizarrement il doutait qu'elle se lasse rapidement, elle avait l'air plus accrochée qu'un rémora sur un requin – ou qu'une lamproie vu que sa dentition y ressemblait davantage. Peut-être qu'avec un bon coup sec derrière la nuque, les choses seraient réglées ? Probablement, mais il risquait d'y avoir des cris et des hurlements s'il se lançait dans un massacre à grande échelle de sale gamine qui ne supportaient pas l'alcool.

Elle nia finalement être ici illégalement, prétendant être majeure et se lançant dans un discours sur le sex-appeal prétendu des policiers. Et bien, il ignorait de quelle planète elle venait, mais ici ils étaient plutôt du genre ventripotent à force de consommer des beignets ou des donuts. Quant à la possibilité qu'il soit flic... franchement, elle devait être drôlement atteinte pas sa blondeur pour penser une pareille connerie. Il aurait presque réussi à rester silencieux en se contentant de la laisser débiter son flot de questions – auxquelles il n'avait pas l'intention de répondre – sauf qu'elle lança le mot interdit. Lui gay ? Elle se prenait pour qui cette grognasse ? Jay lui décrocha un regard assassin qui lui aurait certainement valu de mourir sur le coup s'il avait eu des fusils – ou des arbalètes – à la place des yeux. Malheureusement, il ne savait pas encore tuer à distance, il fallait donc régler la question autrement.

Le texan posa sa bière sur le comptoir sans quitter la gamine du regard. Son expression s'était clairement durcie et même en étant bourrée, elle comprendrait qu'elle avait dit une belle grosse connerie ! Un soupir lui échappa, il préféra prendre quelques secondes pour se contrôler, sans quoi il lui aurait déjà encastré la tête dans le bois du bar depuis belle lurette.

« Ferme-là. Insult'moi encore une seule fois et j't'assure qu'tu boufferas d'la soupe pendant les dix ans à venir, parce que j'te pète les dents sur l'comptoir dans la seconde. » Et le ton de sa voix montrait qu'il était sérieux. « J'en ai rien à branler qu'on soit à une époque où les gens comme ça existent, s'tu m'balances encore une connerie pareille, t'verras aussi qu'y'en a qui sont pas d'accord avec ça. Pigé ? »

Il espérait pour elle qu'elle comprenait vraiment ce qui se passait cette fois-ci, sinon elle risquait rapidement de déchanter et de perdre son sourire. Jay pouvait tolérer pas mal de choses, notamment qu'elle se foute de sa gueule et qu'elle lui fasse croire qu'elle venait le complimenter avec sincérité, mais pas ça. C'était certainement la pire insulte qu'il pouvait entendre et même si certaines personnes pensaient que c'était simplement parce qu'il était homosexuel et refoulé, du moment qu'elles n'ouvraient pas leur gueule, il s'en fichait. Ce que tu ne sais pas ne peut pas te faire de mal, n'est-ce pas ?

Jay détourna finalement son regard de la blonde, sa mâchoire contractée sous le coup de la contrariété, puis il attrapa sa bouteille de bière quasiment vide pour en avaler une gorgée. Elle venait de lui couper le peu d'envie qu'il avait de jouer le jeu de la conversation. Si encore elle avait continué avec ses questions de merde, il aurait pu répondre à une sur deux jusqu'à ce qu'elle se lasse – ou qu'il la plante ici – mais là... c'était LE point sensible à ne pas toucher. Ou c'était comme d'essayer de caresser un pitbull qui vous grognait dessus : vous risquiez d'y laisser quelques morceaux.

« Tu m'fais chier. J'suis pas ton pote, arrête d'croire qu'j'en ai quoi qu'ce soit à branler d'toi. Tire-toi bordel, tu m'emmerdes. T'es pas mal pote, j'ai rien à t'raconter, alors si t'es majeure comme tu l'dis, barre-toi dans un autre bar pour les poufiasses dans ton genre. Ici, c'est pas ton style, ça s'voir comme l'nez au milieu d'la figure. Puis s'tu cherches des clients, va essayer l'trottoir, t'trouveras plus d'types intéressés qu'ici. »

Oui, il venait clairement de la traiter de prostituée et de prétendre qu'elle était en train de chercher des clients. Ou alors, elle n'avait qu'à prendre l'autre insulte : que c'était une péteuse qui avait davantage sa place dans un bar pour les poules de luxe que dans un endroit pareil.
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Dim 9 Aoû - 8:04 Message | (#)

Bon, si jusqu’alors, son interlocuteur s’était montré relativement calme, semblerait-il que sous-entendre qu’il aurait pu avoir une relation avec un homme et non pas une femme était le point à ne pas franchir. Peut-être se serait-elle montrée un tantinet plus réfléchie si elle avait été sobre et sûrement n’aurait-elle pas exprimée ses pensées à voix haute, mais voilà que l’erreur était commise et qu’elle n’en était toujours pas au point scientifique de sa vie où elle faisait l’invention d’une machine pour remontée le temps, ne serais-ce que quelques minutes. Et quand bien même aurait-elle bien appréciée être armée d’un retourneur de temps comme dans la célèbre série à succès Harry Potter, elle devait désormais vivre avec ses erreurs d’une jeunesse alcoolisée et assumer les paroles qui avaient franchit ses lèvres sans que son cerveau ne calcul la gravité que ces dernières pourraient avoir. Dur, dur la vie d’une adolescente un peu trop éméchée pour son propre bien.

La suite en vint à blesser la demoiselle. Si elle était vêtue un peu légèrement, ne serais-ce que parce que la chaleur se faisait ressentir lors des longues journées d’été, il lui avait toujours semblé qu’elle s’habillait avec classe. Après tout, l’adolescente ne cherchait pas à être provocante ni même attirer les regards des personnes l’entourant, mais simplement à être confortable alors que la chaleur se faisait sentir même en soirée. Et voilà que les larmes montèrent aux yeux de la jolie blonde. « J’suis désolée. » Et elle était sincère, dans ses propos. Sûrement n’avait-elle jamais été aussi honnête de sa vie, ne serais-ce de par l’alcool qui lui donnait l’impression que chaque pensée arrivant à trouver place dans son esprit se devait d’être exprimée. « ‘Fin, genre, moi, j’voulais pas t’insulter, hein. C’est juste que, t’sais, les gens, ils sont grognons, mais souvent, ils sont pas toujours grognons. Parfois, c’est p’t’être juste qu’ils ont eu une mauvaise journée. » Elle avait toujours les yeux larmoyants. Ce que ce pouvait être difficile que d’être jeune, saoule et un tantinet émotive. « Puis, j’sais pas, ‘fin, ouai, c’tait con, j’suis désolée. » En était-elle venue à pleurer ? Sûrement. Elle passa une main sur sa joue droite alors qu’elle ignorait le pourquoi exactement avait-elle envie de fondre en larme. « Bonne soirée. » Elle se leva donc pour retourner à la table où se trouvaient ses amis.

Où, tout du moins, auraient normalement dut se trouver ses amis.

« Merde. » Elle les chercha du regard. « Merde, merde, merde… » Elle répéta ce mot quelques fois alors que son cerveau peinait à analyser la situation. Ils étaient partis. Sans elle. Sérieusement ? Peut-être avaient-ils crus qu’elle était là, avec eux. Après tout, eux aussi avait beaucoup bu. Où était son sac à main ? Sûrement l’une de ses amies qui l’avait pris, pensant que la blonde avait dut l’oublier là, trop éméchée pour se souvenir qu’elle devait traîner un sac. Or, la blonde n’était pas avec le sac et ses amis n’étaient plus avec la blonde. Elle fut pris un léger vertige alors que la situation, là, maintenant, à ses yeux, ne semblait plus aussi gaie que quelques instants plus tôt alors qu’elle interrogeait le certain John quant à ses talents de magiciens. Elle se redirigea vers l’inconnu. « Hey, John. » Parce que, effectivement, dans sa tête, il s’appelait John. « J’pense qu’j’ai un problème. » Et ça, il n’en avait sûrement rien à faire.

Désormais seule, laissée à elle-même, dans un bar un peu paumé d’un quartier un peu mal famé alors qu’elle avait bu plus que nécessaire, elle fut pris d’un nouveau vertige dut à une panique qu’elle sentait monter en elle. Elle n’était pas spécialement rassurée que d’être seule, ici, sans téléphone ni porte-monnaie. Et si son cerveau n’était pas tout à fait conscient des dangers environnant, son instinct de survie qu’elle tirait du scorpion tentait vainement de la prévenir. « Genre, t’vois, mes amis, là-bas. » Elle désigna une table désormais vide. « J’pense qu’ils ont oublié que t’sais, j’te donnais des conseils de vie. » Parce que, bien évidemment, du haut de ses dix-sept ans, elle en connaissait un rayon. « Ou, ‘fin, qu’on discutait. » Qu’elle monologuait, surtout. « Et genre, bah, ils se sont barrés. » C’est que, malgré l’alcool, elle restait tout de même un tantinet perspicace. « Et ça, c’est problématique. » Et John était la seule personne en qui elle avait actuellement confiance, ce qui en disait beaucoup sur sa situation.

C’est à ce moment qu’un homme jugea qu’il serait intéressant d’intervenir entre la demoiselle et celui qu’elle emmerdait depuis plusieurs minutes déjà. « Mec, si tu veux, j’peux te débarrasser d’elle et la ramener chez elle. » Chose qu’elle aurait pu trouver particulièrement sympathique de la part d’un inconnu s’il n’avait pas décidé de poser sa main sur son bras comme pour l’attirer vers lui. La réaction fut immédiate alors qu’il venait de rapidement retirer sa main de son bras. Elle pivota, sûrement trop rapidement, ce qui lui donna la nausée, pour tout de même lui balancer un poing enduit légèrement d’acide au beau milieu de son visage. Elle dut, toutefois, après coup, poser une main sur le comptoir et respirer profondément pendant quelques secondes, le cœur au bord des lèvres. « J’me sens pas bien. » C’était assez évident alors que son teint était devenu balafre et qu’elle ignorait les complaintes de l’homme qu’elle venait d’envoyer au sol, le visage brûlant sûrement sous l’acide qui s’était écrasé sur ce dernier. « Genre, vraiment pas bien. » Et ce serait sûrement pire le lendemain matin,

« T’as pas genre, un téléphone ? » Elle reprit place sur le tabouret, tentant de masquer peu subtilement les marques de brûlures qui étaient apparut sur le comptoir alors que l’acide faisait son travail. C’était le problème, avec une capacité comme la sienne. Pour peu qu’elle panique un peu et la voilà qu’elle se retrouver à abimer le comptoir d’un bar. « Parce qu’ils se sont barrés avec mes trucs. » Elle croisa ses bras devant elle, tentant de nouveau de cacher les brûlures pour ensuite demander un verre d’eau au barman. Elle avait entendu que c’était souvent une bonne idée. « Hey toi, connasse… » La blonde se retourna, toujours un peu trop rapidement, le cœur sur le bord des lèvres. « Ta gueule. C’pas parce qu’j’ai dut prendre trop fois mon poids en alcool qu’j’peux pas t’défoncer la tête. » Parce que la légionnaire avait un côté particulièrement agressif qui semblait exacerber par cette quantité d’alcool dont elle parlait. Elle retourna finalement son attention vers John. « J’disais, t’as pas genre ehh, t’sais, ce truc pour contacter des gens. » Une seconde de réflexion. « Un téléphone ? » « Hey connasse j’te parle ! » « Rien à foutre. Moi j’discute avec John. » Alors que ledit John en avait eu très certainement rien à faire de ce qu'elle racontait

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Mikhaïl Yarochenko

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Dim 9 Aoû - 13:30 Message | (#)

Faire chialer une gamine ne dérangeait pas du tout le texan, il l'avait déjà fait par le passé et recommencerait si cela lui permettait d'avoir un peu la paix. Bien sûr, celle-là avait l'air sincère en se déclarant désolée, tout comme elle avait l'air honnête en lui expliquant qu'elle ne cherchait pas à l'insulter, mais il s'en contrefichait. Jay n'était pas du genre à bichonner ses interlocuteurs, encore moins lorsqu'il s'agissait de gamines bourrées comme un coing et incapables de garder leur langue tranquille deux minutes. Les bavardages auraient éventuellement pu passer, il avait gagné en patience depuis quelques temps, cependant l'insulte sur son éventuelle orientation sexuelle avait été de trop. Certes, le texan n'avait jamais vraiment eu d'expérience avec le sexe faible – autant par choix que par possibilités sans doute – mais il savait que les mecs ne le branchaient pas. La preuve : il avait envie de gerber en imaginant deux types en train de fricoter – et ce n'était pas quelque chose qu'il refoulait, non.
En bref, elle aurait longtemps pu lui tenir la jambe sans qu'il ne se montre vulgaire ou insultant, mais elle avait fait la connerie de toucher le point sensible et de le titiller.

Ce fut donc avec un réel soulagement qu'il la vit se lever pour s'éloigner, fêtant cette victoire en avalant le reste de sa bière.
Sauf qu'il ne fallait pas trop en demander : à peine s'était-elle éloignée qu'elle revint vers lui pour lui annoncer qu'elle avait un problème. Super. Tant mieux pour elle ! Mais apparemment, elle attendait plus de lui puisqu'elle commença à lui expliquer que ses potes l'avaient larguée sur place et qu'elle ne savait pas comment rentrer. Et ? Est-ce que c'était son problème à lui ? Certainement pas ! Il fut donc totalement indifférent à l'approche d'un mec qui posa sa main sur le bras de la blonde pour lui proposer de la raccompagner. Peut-être qu'elle avait finalement trouvé un client pour ce soir, même pas la peine de se balader sur le trottoir !

Les choses se seraient déroulées normalement si le mec n'avait pas brutalement retiré sa main avant de se ramasser un coup de poing en pleine tronche. Apparemment, elle n'avait pas l'intention de se laisser faire aussi facilement ! Mais en plus elle menaçait de lui gerber dessus vu les nausées qui étaient annoncées. Pourquoi ça lui arrivait toujours à lui ? Soupirant, Jay posa un regard blasé sur la gamine tandis qu'elle lui demandait son téléphone. Manque de bol, il ne l'avait pas traîné avec lui vu qu'il voulait une soirée tranquille, bien que c'était légèrement avorté pour ce soir...
Toute cette histoire devenait un vaste bordel et apparemment, le mec refoulé avait l'intention de jouer les gros bras.
Et lui allait devoir intervenir.

« P'tain, t'fais chier. »

Parce qu'il ne pouvait pas rester ici en la voyant se faire agresser par un type qui allait certainement rameuter les flics s'il persistait et que Jay n'avait aucune envie de devoir s'expliquer avec les autorités – parce qu'ils allaient interroger tous les types présents ici.

Délaissant sa bouteille, il se redressa donc pour se glisser à côté de son siège. Jouer au type qui sauvait la blondasse de service, ce n'était vraiment pas son truc, mais disons qu'il assurait ses arrières. Et puis il fallait admettre que le coup de la blondinette aux yeux brillants, en train de chialer, lui rappelait vaguement sa sœur à l'époque où elle avait des emmerdes au bahut. Oui, cette gonzesse ressemblait beaucoup à Charlie, ne serait-ce que pour le coup de poing qu'elle venait de coller dans la tronche de ce mec, alors l'envie de l'aider était encore plus présente.

Il se plaça aux côtés de la blonde pour faire piger au mec qu'il ferait mieux de ne pas trop jouer avec ses nerfs – déjà que l'autre greluche venait de le gaver pendant un bon moment.... Jay nota d'ailleurs qu'il avait des traces bizarres sur le visage, mais ne fit pas le lien avec le coup de poing envoyé en pleine tronche quelques instants plus tôt.

« Barre-toi, t'vas pas faire chier tout l'monde parce qu'tu viens d'te prendre un râteau devant tout l'bar. »
« Fais pas chier, t'étais en train de l'engueuler avant qu'je vienne ! »
« C'que j'fais me regarde, maintenant tire-toi, sinon va falloir appeler les flics et j'suis pas sûr qu'ça tourne à ton avantage d'savoir qu't'as essayer de la traîner dehors pour faire j'sais pas trop quoi. »
« Ouais, appelle les flics, comme ça elle s'fera arrêter parce je doute qu'elle soit majeure ! »
« Excellente idée, t'as essayé d'sauter une gamine, t'es sûr d'servir d'putain aux mecs en prison, j'crois qu'ils aiment que moyen qu'on s'en prenne aux gamins. »

Bon, elle n'avait rien d'une gamine et elle était habillée de manière provocante. Enfin, disons que Jay considérait qu'un short était provoquant, même s'il était vrai que la chaleur environnante donnait très peu envie de se balader avec un jean moulant. Être un mec avait des avantages.
Jay tourna finalement la tête vers la blonde.

« Barre-toi maintenant ! »

Il avait légèrement oublié le départ de ses amis.
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Dim 9 Aoû - 16:30 Message | (#)

Elle ne s’était pas attendue à ce que John se mêle de la situation. Après tout, elle l’avait énervé et ça, malgré son état d’ébriété avancé, elle l’avait remarqué. Et donc, il était parfaitement normal qu’il ne souhaite en aucun cas l’aider. Et ce, même si elle s’était entêtée de lui détailler de long en large le problème qu’elle avait actuellement tout en lui demandant son téléphone. Elle écouta donc l’échange, tentant de comprendre le flot de paroles qui s’échappaient des lèvres des deux hommes. Quelque chose lui disait que malgré l’air grognon et la mauvaise foi dont il semblait faire preuve, elle était tout de même plus en sécurité auprès de John qu’auprès de cet autre mec qu’elle venait possiblement de défigurer pour le reste de ses jours. Oups. C’était à lui, surtout, que de ne pas provoquer une gamine étant en mesure de sécréter de l’acide de tous les pores de sa peau. Surtout sur ladite gamine ne contrôlait pas parfaitement ses pouvoirs et qu’en moments de panique, comme l’actuelle situation, il pouvait lui arriver que de cramer ce qu’elle tenait entre ses mains. Ce qui avait coûté quelques tasses à café à son cousin, sachant que la boule de nerf qu’était Fran pouvait sursauter pour un coup de vent près de son oreille.

Se barrer ? Vraiment. « Mais j’peux pas » lui répondit-elle le plus naturellement du monde, toujours appuyée sur le comptoir, cherchant toujours à garder dans son estomac son repas d’il y avait quelques heures. « J’sais pas c’que t’as pas compris dans le fait qu’mes amis se sont barrés. » Elle soupira et secoua doucement sa tête de droite à gauche. « Désolée. » Elle avait conscience de lui avoir répondu un peu sèchement et, si elle voulait pouvoir avoir de son aide, ne serais-ce que pour lui emprunter un téléphone, elle devait potentiellement se montrer un peu plus aimable. Et surtout, moins chiante. « J’voulais pas dire ça comme ça. » Elle prit une nouvelle gorgée de son verre d’eau qu’elle redéposa rapidement, sentant son estomac presque vouloir rejeter ce qu’elle venait d’ingurgiter. Elle craignait légèrement son état du lendemain matin. Sûrement allait-elle passé la journée au lit, ne serais-ce que parce qu’elle ne tolérait que très peu les maux de crâne. « Mais t’vois, l’problème, c’est que… » Elle sembla réfléchir quelques instants au problème, comme si, entre le moment où elle avait réalisé que ses amis avaient disparus, le moment où elle avait demandé un téléphone et celui ou l’autre mec avait décidé de revenir jouer les gros bras, elle avait perdu le fil dudit problème. « J’peux pas partir. »

« J’en ai rien à foutre, si elle est mineure, c’est son problème. Elle a même pas le droit d’être ici, tout d’abord. » La blonde roula des yeux. Elle avait la nausée, ses pensées se voulaient décousues et ses paroles ne faisaient pas spécialement plus de sens. Si, au départ, tout cela était marrant, cette sensation d’être engourdie, que de ne pas avoir un parfait contrôle de son corps et de ce qui franchissait ses lèvres, alors que l’amusement était tombé comme un seau d’eau froide sur sa tête, elle se sentait surtout de moins en moins bien. « T’me fais chier. » Elle ressentait un peu de ce que John avait pu sentir, quelques instants plus tôt, alors qu’elle ne le laissait pas tranquille. À la différence qu’elle n’avait pas cherché à, soit a) violer John, b) lui retirer ses organes pour le marché noir, c) lui faire les poches et le laisser dans une ruelle sombre, d) toutes ces réponses.

« Genre, sérieusement, dégage. » Elle s’adressait à l’autre homme qu’elle ne voyait pas l’intérêt que de regarder. Surtout que, si elle pivotait encore une fois sur sa chaise, elle n’était pas sure que son estomac tienne le coup. Et, de ce fait, elle préférait éviter de rendre son repas aux pieds de John. Parce que ça, elle doutait qu’il apprécie et l’idée de se retrouver les dents enfoncées dans le comptoir ne lui plaisait que très peu, voir même pas du tout. « ‘Fin, non, tu m’saoules, c’bon, j’me casse. » Avait-elle oublié le détail qu’elle ne pouvait pas partir d’ici, et ce, pour quelques raisons qui lui échappaient désormais. Elle descendit du tabouret et tituba jusqu’à la porte pour finalement sortir à l’extérieur où le vent frais lui fit toutefois un peu de bien. Elle observa autour d’elle, tentant de reconnaître le coin. Or, force était de constater qu’elle n’avait aucune idée, où d’elle se trouvait. Et qu’il faisait sombre. Et qu’elle était perdue. Et qu’elle n’avait pas son téléphone. Ni même son porte-monnaie, accessoirement. Et qu’elle avait peur. Un peu. Peut-être. Potentiellement. Elle senti les larmes lui remonter aux yeux alors qu’elle se sentait démunie, là, seule, dehors.

Elle n’était sortie que depuis une minute qu’elle revenait vers l’intérieur d’une démarche peu assurée pour retourner prendre place auprès de John. « … J’peux pas partir. » Ça, elle l’avait déjà dit. « T’vois, ils se sont aussi barrer avec mes trucs. » Elle avait les yeux larmoyants, ne serais-ce que parce qu’elle ne savait plus quoi faire et que, dans son esprit alcoolisé, elle allait sûrement terminer sa nuit morte au fin fond d’une ruelle. Une mort assez peu glorieuse pour une super-héroïne en devenir. « J’ai pas mon téléphone. » Sinon, elle ne lui aurait sûrement pas demandé le sien, un peu plus tôt. « Et j’ai pas mon porte-monnaie. » Ce qui, en soit, était fort problématique. « Donc j’peux pas prendre l’taxi, l’bus, j’sais pas où est l’bar exactement, j’pas du coin, j’connais pas l’quartier et j’sais pas comment rentrer chez moi. » Sa voix, vers la fin, c’était faite tremblotante alors que les larmes recommençaient à faire leur chemin sur ses joues rosées. C’était peut-être bien sa première expérience avec l’alcool mais il s’agissait aussi très certainement de sa dernière. Ne serais-ce de pour sa fierté qui en prenait un violent coup.
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Dim 9 Aoû - 22:22 Message | (#)

Ses amis s'étaient barrés, c'est vrai. Jay avait légèrement oublié ce détail, certainement parce qu'il s'en fichait totalement en fait ! Il fronça légèrement les sourcils en l'entendant lui répondre sur un ton un peu condescendant, sauf qu'elle sembla s'en rendre compte puisqu'elle changea rapidement de discours histoire de faire profil bas. Malheureusement pour eux, l'emmerdeur de première ne semblait pas décidé à lâcher l'affaire ! Il commença à jouer au flic donneur de leçon en leur rappelant qu'une mineure n'avait pas le droit de se pointer dans un bar, chose que Jay venait justement de souligner, mais passons. Il savait qu'il risquait gros s'il s'amusait à appeler les flics pour qu'ils embarquent la gamine : il avait tout de même essayé de la raccompagner chez elle et il était inutile d'être un génie pour comprendre qu'il avait l'intention de lui faire tester les ressorts de sa banquette arrière.

La gamine inversa finalement les rôles en employant le même discours que le texan avait eu avec elle quelques instants plus tôt : qu'il se casse ! Tiens, c'était tout de suite moins drôle lorsque l'autre refusait de faire ce que vous demandiez ! Malheureusement, le karma n'était pas si drôle puisqu'il décida de la faire partir alors même qu'elle venait de lui balancer qu'elle ne pouvait pas s'en-aller. La logique des blondes le sidérait réellement ! Entre elle et Charlie, les nanas de ce genre avaient vraiment une étrange manière de réfléchir. Mais l'essentiel restait qu'elle se tire d'ici et embarque ses emmerdes avec elle !
Dès qu'elle fut sortie du bâtiment, l'autre type se détourna de Jay pour regarder dans la direction de la porte et le texan retourna sur son siège, l'envie de boire s'étant malheureusement envolée.
Soirée gâchée par la faute d'une gonzesse !

Et encore, ce n'était que le début !
À peine quelques instants après qu'elle se soit envolée, la gamine revint dans le bar, attirant tous les regards sur elle, puis se planta aux côtés d'un texan lassé. Il posa ses yeux clairs sur elle tandis qu'elle lui débitait de nouveau l'excuse du « je suis paumée, mes amis m'ont plantée ici, je vais crever » qui lui donnait l'envie d'être sourd. Ou mort. Au choix. Malheureusement, aucun des autres hommes présents ici ne semblait vouloir se risquer à l'accompagner chez elle alors même qu'elle venait de cramer la gueule du seul type qui lui avait offert son aide.... Bon, il l'avait un peu tripotée au passage, mais ça les gars ne s'en rendaient généralement pas compte.

Soupirant, le trentenaire se redressa à nouveau pour quitter son siège.

« C'est bon, chiale pas bordel. T'as d'la morve qui coule et franchement, c'est crade. » Toujours glamour. « En plus j'supporte pas ça, j'ai plutôt envie d'te planter ici qu'de t'aider, alors ferme-là et arrête de chouiner. T'es pas larguée au milieu du désert du Nevada, t'es dans une ville, t'as des tas d'moyens d'rentrer chez toi. »

Il secoua la tête comme s'il avait affaire à une débile profonde, ce qui n'était pas loin de la vérité étant donné qu'elle était blonde. Il glissa la main vers sa poche pour en tirer quelques billets qu'il posa sur le comptoir histoire de régler sa note, puis se rapprocha de la gamine – tout en gardant une bonne distance de sécurité cela dit – puis lui désigna la porte par laquelle elle venait d'entrer.

« Sors. »

Il aurait pu parler de la même manière à un chien désobéissant, sauf que Jay n'avait jamais eu d'animal de compagnie. Mais si elle était gentille, il s'arrêterait pour lui acheter des sucres avant de la larguer devant chez elle. Il lui emboîta le pas jusqu'à ce qu'ils se retrouvent dans la rue et jeta un coup d’œil aux alentours. Il n'y avait aucun signe de groupe de jeunes qui seraient trop bourrés pour se souvenir qu'ils avaient oublié une blonde chouineuse dans le bar craignos qu'ils venaient de quitter.
Super. Il était bon pour la ramener chez elle ou l'abandonner ici au risque qu'elle se fasse égorger !

Habituellement, Jay l'aurait larguée sur place sans le moindre regret, sauf qu'il y avait un petit quelque chose chez elle qui lui faisait penser à Charlie. La laisser ici ce serait comme de refuser d'aider sa frangine décédée et très franchement, il était presque convaincu d'avoir des scrupules s'il agissait ainsi. Pourtant, le texan savait très bien qu'elle n'avait rien à voir avec l'avocate, mais bon...
Glissant ses mains jusqu'à sa poche avant, il en tira des clés de voiture.

« T'viens d'où ? J'ai pas des masses d'fric sur moi alors j'sais pas si j'peux t'payer l'taxi, mais sinon j'te dépose chez toi. Ou t'prends l'taxi jusqu'à un arrêt bus et t'finis comme ça si t'as les boules d'monter avec moi. »

Parce qu'il n'était pas spécialement rassurant dans son genre, Jay en avait conscience.
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Lun 10 Aoû - 5:55 Message | (#)

Reniflant, elle garda ses prunelles larmoyantes posées sur l’homme vers qui elle était revenue pour la troisième fois en cette soirée qu’elle allait sûrement préférer oublier. L’alcool, ce n’était décidément pas pour elle et il s’agissait là de la première et dernière fois qu’elle acceptait de suivre ses amis dans leurs idées plus imbéciles les unes que les autres. L’alcool, elle n’y toucherait pas avant ses vingt-et-un ans. Voir peut-être même ses trente ans, vu l’état dans lequel elle se trouvait actuellement. Mieux valait effectivement qu’elle oublie cette soirée, sans quoi elle allait sûrement s’enfermer dans sa chambre et refuser d’en sortir pour l’année à venir.

La suite la rassura. En quelque sorte. Bon, d’accord, il venait de lui dire d’arrêter de pleurer sans quoi il n’allait décidément pas l’aider. Et c’est cette phrase qui amena la demoiselle à sécher ses larmes et papillonner des paupières, le fixant désormais avec intérêt. S’il venait de dire qu’il n’allait pas l’aider si elle ne se calmait pas, c’était que, si elle le faisait, et bien, il allait l’aider. Non ? Du moins, c’était ainsi que la blonde compris la situation et elle s’empressa de sécher ses larmes et de renifler de la façon la plus glamour qu’elle le pouvait. Décidément, sa fierté venait clairement d’en prendre un coup et son orgueil en avait très certainement essuyé beaucoup trop en cette soirée aussi pénible que pathétique. « P’t’être mais, mais… J’connais pas vraiment la ville. » Et pourtant, elle y vivait depuis trois ans désormais. Or, les endroits un peu louches où des gens peu recommandables pouvaient s’y trouver, elle ne connaissait que très peu et n’avait jamais cherché à étudier les rues des quelques quartiers plus ou moins mal famés. Peut-être aurait-elle dut. Ou peut-être n’aurait-elle simplement pas dut accepter l’invitation à cette soirée qui, franchement, n’était plus si marrante que cela.

Quittant le tabouret où elle était installée, elle fit ce que venait de lui dire John, et ce, sans rechigner. Ce qui était une première considérant qu’elle s’était entêtée à lui pourrir sa soirée et à lui mener la vie dure alors que l’alcool venait certainement de noyer ses capacités cérébrales. Elle tituba jusqu’à la porte et manqua de trébucher à quelques occasions. Le regard des gens du bar s’étaient posés sur sa silhouette frêle et certains en vinrent même à marmonner sous son passage. Ne serais-ce que pour l’homme qu’elle avait laissé désormais sûrement défiguré alors qu’elle lui avait assené son poing au beau milieu de son visage. Cela lui apprendra bien que de tenter de s’en prendre à de jeunes demoiselles, particulièrement éméchées de surcroît. De nouveau, elle sentit l’air frais sur sa peau et pénétrer ses poumons, ce qui lui permit de se sentir un peu mieux. Elle avait toujours le cœur au bord des lèvres et sa vision se voulait un peu flou alors que ses pensées se bousculaient pour ne former rien de particulièrement intéressant ni de cohérent. Pathétique. Elle était tout simplement pathétique.

La question la tira de ses pensées où elle venait de se perdre, fixant un point vide droit devant elle. « Ehh… » Elle prit quelques secondes pour réfléchir à la question alors que se rappeler où elle vivait semblait être toute qu’une épreuve. « J’vis à Kingston. » Cela lui semblait bien être le quartier où elle vivait, dans une petite maison de banlieue qu’elle partageait avec son cousin. « Ehh, sur la Cheyenne Street. » Du moins, si sa mémoire était bonne et si elle ne s’était pas trompée. Elle avait manqué de lui donner le nom de la ville où elle avait passé quatorze ans de sa vie, or, elle doutait qu’il soit en mesure que de l’amener jusqu’en Allemagne. Aujourd’hui, après trois années passées aux États-Unis sans frôler le sol européen, il lui arrivait encore que d’avoir le mal du pays. Ses parents lui manquaient. Les amis qu’elle avait à l’époque lui manquaient. L’Allemagne, si différente des États-Unis, lui manquait.

« Ça va sûrement t’coûter cher de taxi… » Elle se sentait coupable de se retrouver aussi démunie et elle ne pouvait qu’être reconnaissante pour cet homme qui, aussi embêter avait-il pu être, se retrouvait à l’aider. « Et y’a plus d’bus à c’t’heure-ci. » Ce qui n’était pas faux. Elle ne savait pas trop quelle heure était-il exactement, mais à la vue du ciel sombre et de l’état d’ébriété avancé où elle se trouvait, elle avait certainement dut passer quelques heures au bar. Il devait donc être trop tard. « Merci, d’bien vouloir m’ramener chez moi. J’sais qu’j’ai pas été cool. » Et surtout particulièrement chiante. « Et j’pense t’avoir insulté sans l’vouloir. » Parce qu’elle ne s’était pas moquée de lui, contrairement à ce qu’il pouvait bien penser. Et si elle ne savait pas ce qui traversait l’esprit de l’homme, il n’en reste pas moins qu’elle avait vu qu’il s’était peut-être retrouvé un tantinet vexer. « Donc, merci. » Et le tout avait été dit avec une franchise propre à elle et un léger sourire.

Elle le talonna donc jusqu’à sa voiture, une vieille bagnole qui ne ressemblait à rien à ce qu’elle avait connu auprès de sa famille. Après tout, la famille Kaiser étant une importante famille en Allemagne, et ce, depuis beaucoup trop d’années, ils avaient une certaine fortune leur assurant une place dans la bourgeoisie. Elle avait toujours bien vécu. Très bien, même. Sans piper mot (elle pouvait effectivement se montrer silencieuse), elle monta dans la voiture. Certains lui auraient dit que c’était complètement stupide que de faire confiance à l’homme derrière le volant, toutefois, la demoiselle ne semblait pas se méfier de lui. Peut-être aurait-elle dut, vu sa taille. Or, aussi casse-couille avait-elle pu se montrer, il avait gardé une certaine patience. Et ça, c’était admirable et assez pour que Fran puisse mettre ses doutes de côté.

La voiture démarra donc et elle regarda les lumières de la ville se déplacer sous ses yeux. Rapidement, elle en vint à avoir le tournis. Elle se sentait de plus en plus mal, sa tête commençant à être douloureuse alors que les nausées revenaient de plus belles. Ce qu’elle pouvait détester être dans un tel état. Elle aurait sûrement tout donné pour retourner dans le temps, quelques heures plus tôt, et décliner l’invitation de ses amis. « John, faut qu’tu t’arrêtes. » Son ton se voulait impératif alors qu’au final, cela ressemblait plus à une supplication. « Faut genre vraiment qu’tu t’arrêtes, genre, vraiment maintenant. » Chose qu’il fini par faire, se rangeant sur le bord d’une rue. L’allemande ouvrit grand la porte pour sortir de la voiture et se pencha vers l’avant, rendant tout le contenu de son estomac sur le sol. Foutu alcool. Foutus amis. Et foutue mauvaise idée qu’elle avait eut que d’aller dans ce bar un peu paumé ce soir. Elle aurait pu faire d’autres trucs, du genre regardé des séries tarées. Ou encore fixer son plafond lors de longues heures d’insomnie. Ou encore aller embêter son voisin parce qu’elle avait encore chopé un virus sur son ordinateur. Les choix étaient vastes et variés et, de toutes les possibilités, la voilà sur le bord d’une rue, son estomac ayant décidé de se vider par le mauvais orifice.

Après deux minutes de soubresaut de son estomac, elle fini par se redresser, un goût de bile dans le fond de la gorge alors qu’elle s’essuyait les lèvres. « John, j’me sens pas bien. » Dans le genre du elle ne se sentait pas bien, cette fois-ci était sûrement le pire de la soirée. Sa tête lui faisait mal, sa gorge lui brûlait et voilà que son estomac ne devait sûrement plus rien contenir. Elle se rapprocha de nouveau de la voiture, plaçant ses mèches blondes qui avaient miraculeusement été épargnées derrière son oreille. « C’pas normal. » Ses mouvements étaient engourdis et son cerveau ne semblait plus vouloir répondre de rien. « J’me sens pas bien. » Ça, c’était un truc qu’il avait sûrement dut comprendre, depuis le temps qu’elle répétait ces quelques mots. « J’ai froid. » Et pourtant, la nuit était clémente. « Et ehh… » Elle cherchait ses mots. « J’veux dire… » Sa vision s’embrouilla pour finalement s’assombrir. « J’me sens genre, vraiment pas bien. » Et elle s’effondra sur le sol.
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Mikhaïl Yarochenko

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Lun 10 Aoû - 17:11 Message | (#)

L'adresse fournie était effectivement plus rapide et plus économique en voiture qu'en taxi, surtout qu'il passait par ce coin-là pour regagner son appartement. Il secoua donc la tête en signe d'indifférence lorsqu'elle se lança dans des remerciements en bonne et due forme.

« Ca va, t'vas pas m'baiser les pieds pendant qu't'y es, garde ça pour toi. »

Les remerciements lui importaient peu ! Jay n'était pas « un bon gars ». Si elle avait été brune ou qu'elle avait eu un caractère plus différent de celui de Charlie, il n'aurait pas hésité une seule seconde à la planter sur place et à rentrer chez lui sans repenser une seule seconde à cette fille bourrée qu'il avait abandonnée sur le bord de la route dans un quartier craignos.

Mais ce n'était pas le cas, il se dirigea donc vers la voiture qu'il avait obtenue après son retour dans le Cartel. Il s'agissait d'un pick-up, comme son précédent véhicule, mais en léger meilleur état, même s'il était davantage proche de son séjour à la casse que de sa sortie d'usine. Ils montèrent à bord et Jay enclencha le contact avant de manœuvrer pour se diriger vers le quartier dont elle avait parlé plus tôt. La radio ne fonctionnait pas et il n'avait aucune envie de parler, le trajet se faisait donc dans un silence absolu et relativement agréable après la « discussion » qu'il avait dû supporter dans le bar. Sauf que les choses ne se déroulaient jamais aussi bien que le texan le souhaitait, à croire que quelqu'un là-haut avait décidé de lui compliquer la vie éternellement.

La gamine lui balança qu'il devait s'arrêter de Jay quitta brièvement la route du regard pour vérifier qu'elle ne plaisantait pas, mais apparemment c'était sérieux. Il stoppa rapidement le véhicule au bord du trottoir et elle s'empressa de sortir pour aller gerber tout le contenu de son estomac quelques mètres plus loin. Super. Elle ne supportait pas l'alcool et elle allait certainement se tartiner toutes les fringues ! Ensuite, elle remonterait en voiture et l'air embaumerait le vomi de gamine bourrée. Ragoûtant. Pour peu, il la confondrait non plus avec Charlie, mais avec Earl, son frère alcoolique, mythomane et tout ce que vous voulez d'autre. Oui, définitivement cette soirée ressemblait désagréablement à ses anciennes sorties avec ses frangins !

Elle revint vers la voiture quelques instants plus tard pour lui annoncer qu'elle ne se sentait pas bien et lui se contenta de lui jeter un coup d’œil sceptique.

« Sans blague ? J'croyais qu'tu gerbais pour l'plaisir. » Avec les filles, il fallait s'attendre à tout. « C'est ça quand on supporte pas l'alcool.... »

Mais visiblement, elle ne l'entendait plus du tout puisqu'elle continua à lui seriner qu'elle se sentait mal, ajoutant toutefois quelques données plutôt inattendues. Froid ? Alors qu'il devait faire plus de vingt degrés à une heure pareille ? Bon, avec son mini-short c'était certainement logique, mais tout de même !

Fronçant légèrement les sourcils, Jay essaya de savoir ce qui n'allait pas, mais elle décida de s’effondrer au sol au même moment, l'obligeant à quitter son siège pour ouvrir la portière, sortir dans la rue et contourner le véhicule afin de la rejoindre. Elle était affalée sur le sol et visiblement inconsciente. Super.

« Ah, putain, bordel, fais chier, … »

Le chapelet d'insultes se poursuivit alors que le trentenaire s'accroupissait à côté d'elle pour lui attraper le bras et la retourner histoire de vérifier qu'elle était encore en vie. Il ne manquait plus qu'elle crève d'un coma éthylique et lui se retrouverait en taule pour avoir essayé d'aider quelqu'un, un comble ! Sans vraiment de délicatesse, Jay la secoua pour essayer de la réveiller, mais ce ne fut pas très probant. Il ne restait plus qu'à la coller en voiture histoire de pouvoir la ramener chez elle et ils seraient tranquilles. Enfin, techniquement. Jay lui attrapa donc le bras avant de passer l'autre autour de sa taille puis la souleva pour la glisser dans la voiture, passant sa main de son bras à l'articulation de ses genoux pour la placer correctement assise. Lorsque ce fut bon, il fouilla derrière les deux sièges pour dégotter une veste qu'il traînait toujours avec lui au cas où et lui posa dessus.

Tout aurait dû se passer normalement si un nouvel incident n'était pas tout à coup arrivé : une voiture s'arrêta derrière la leur et en levant la tête, Jay vit qu'il s'agissait de policiers. Super... les deux sortirent du véhicule et l'un s'approcha d'eux tandis que l'autre restait en arrière. Le texan se tenait toujours à côté de la portière côté passager, ouverte.

« Tout va bien ? »
« Ouais, niquel, elle a juste un peu trop bu. »
« Je vois ça... » Le contenu de son estomac était assez visible dans la ruelle. « C'est votre amie ? »
« J'la connais si c'est la question. »
« Non. Je vous demande si elle est là parce qu'elle le veut ? » Il éclaira la jeune femme. « Mademoiselle, ça va bien ? »
« Elle est tombée dans les pommes. »
« Vraiment ? Mademoiselle ? »
« Écoutez, c'est ma frangine, elle a trop bu et on m'a appelé, j'ai été la récupérer et j'la ramène chez nous, c'tout. »
« Reculez s'il vous plaît. »

Peu désireux de provoquer une catastrophe, il s'exécuta en reculant pour laisser le policier venir à côté de la jeune femme, l'éclairer de sa lampe de poche avant de la secouer doucement à l'épaule.

« Mademoiselle ? C'est votre frère ? »

Et merde.
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Lun 10 Aoû - 18:26 Message | (#)

Il était évident qu’elle ne se sentait pas bien alors que le contenu de son estomac s’était retrouvé au sol. Sa tête lui faisait mal, sa vision s’obscurcissait et, comble du malheur, elle avait froid. Un frisson monta le long de sa colonne vertébrale alors qu’elle s’était rapprochée sur véhicule de celui qui avait si aimablement de l’aider alors qu’elle était complètement paumée et, surtout, très peu sobre. Elle n’eut toutefois pas la chance de mettre un pied dans ledit véhicule qu’elle s’écroula au sol. Cela devait bien faire deux fois en très peu de temps que sa tête rencontrait plus ou moins violemment le sol de Star City. Si son début d’été s’était vu assez tranquille ponctué de sorties entre amis et d’autres trucs marrant, depuis les dernières semaines, elle avait l’impression de ne pas s’arrêter. Et dire qu’elle venait à peine de se remettre des quelques blessures occasionnées par une rencontre particulièrement violente avec un autre porteur, la voilà qu’elle se retrouvait de nouveau contre le sol. La seule différence était que, cette fois-ci, elle était inconsciente.

Peut-être devrait-elle penser à remercier le Scorpion qui sommeillait en elle, son cristal loger à la base de sa nuque. Au fil du temps, elle avait acquis certaines capacités du Scorpion, comme l’auto-suffisance, qui lui permettait de rester éveiller plusieurs journées sans en ressentir la fatigue. Il y avait aussi son instinct de survie qui la poussait à toujours trouver le meilleur moyen de s’en sortir avec le moins de blessure. Si ce pouvait être bien, normalement, il n’en restait pas moins que cela s’en résultait à des réflexes parfois assez violents, particulièrement déconseillé pour une héroïne en devenir et membre de la Team Alpha. Un peu comme ce pseudo-héro qu’ils avaient arrêté quelques temps plus tôt dont elle avait brûlé la main. Le Scorpion jouait beaucoup avec son inconscient, ce qui lui amenait de fâcheux réflexes et des réactions parfois excessives. Encore enfoncée dans un sommeil brutal et peu agréable, elle ne sentit pas de suite l’agitation autour d’elle. Or, cela devait faire une minute ou deux que les policiers s’étaient approcher et que l’un d’eux semblait attendre qu’elle se réveille. Toutefois, pour cette fois-ci, peut-être devrait-elle remercier le Scorpion. Parce que, sans lui, peut-être que John se serait retrouver avec de gros problèmes sur les bras. Ses paupières papillonnèrent légèrement alors qu’elle referma les yeux tout aussi rapidement qu’elle les avait ouverts.

« La lumière… » grogna-t-elle, levant une main devant ses yeux alors qu’elle cherchait à savoir où elle se trouvait. La lumière baissa vers le sol et elle pu ainsi porter une attention particulière à son environnement. Elle était toujours dans la voiture de John, or, ce dernier ne s’y trouvait pas. À côté d’elle, un policier. De ce qu’elle voyait, ils n’avaient pas quitté l’endroit où elle avait demandé à l’homme de s’arrêter. Or, il lui manquait des pièces, des bouts de l’histoire, parce que, aux dernières nouvelles, il n’y avait pas eu de policiers près d’eux. Elle tenta de tourner la tête mais une grimace de douleur apparut sur son visage. « Mademoiselle, vous allez bien ? » Elle grommela quelque chose qui se balançait entre l’approbation et une plainte silencieuse. « Cet homme, c’est votre frère ? » Il se décala pour désigner John qui avait reculé de quelques pas. « Uh ? Non… » Chose qui sembla alarmer le policier alors qu’il se tournait vers quelqu’un qui, a priori, ne se trouvait pas dans son champ de vision.

Elle devait réfléchir. Vite. Chose qui était passablement difficile avec ses neurones noyées dans une importante quantité d’alcool. Elle ne pouvait pas se permettre que John ait des problèmes par sa faute. Elle ne savait pas boire et ce n’était pas à lui de payer pour ça, quand bien même avait-il déjà écopé de beaucoup. « Attendez » déclara-t-elle, relevant son regard vers le policier. Elle avait la bouche pâteuse, les lèvres sèches et un goût de bile dans le fond de la gorge. Génial. « ‘Fin, l’truc, c’est qu’voyez, ma mère s’est r’mariée avec son père. » Elle tentait d’avoir l’air le plus convaincante possible dans ce mensonge éhonté qu’elle construisait en même temps qu’elle prononçait ces quelques mots. Jamais elle n’aurait cru un jour mentir aux policiers, étant elle-même, dans une certaine mesure, représentante de l’ordre. « C’donc pas a priori mon frère mais comme j’suis enfant unique, il prend un peu c’rôle. » Pourquoi les policiers lui posaient-ils cette question ? Est-ce que John avait dit qu’il était son frère pour éviter tout questionnement ? Après tout, elle était saoule (et s’était retrouvée inconsciente), dans le voiture d’un homme qui devait sûrement avoir le double de son âge.

« J’me sentais pas bien. » C’était toujours le cas si on en croyait à la tête qu’elle tirait et son regard épuisé. « J’ai d’mandé à c’qu’on l’appelle parce que j’voulais rentrer mais qu’j’avais pas mes trucs sur moi, donc j’pouvais pas prendre l’bus ni l’taxi. » Peut-être n’aurait-elle pas dut parler. Peut-être avait-il donné une autre version de l’histoire. Peut-être venait-elle de leur créer des problèmes, à tous les deux, plus qu’ils en avaient déjà. Elle ne chercha toutefois pas à croiser le regard de John, de peur que cela paraisse suspect. Toutefois, ses propos semblèrent satisfaire le policier qui s’éloigna de quelques pas. « Vous êtes donc parfaitement d’accord d’être dans ce véhicule avec lui ? » « Oui. » Ce qui n’était pas un mensonge, compte tenu qu’elle avait accepté qu’il la ramène chez elle. « Et il ne vous a pas demandé de mentir pour qu’il n’y ait pas de problèmes ? » Elle roula des yeux. « Parce qu’j’ai eu l’temps d’lui parler entre le moment où j’me suis réveillée et celui où vous m’agressiez d’votre lumière ? » Peut-être, par contre, n’était-il pas une bonne idée d’employer un ton aussi condescendant avec les forces de l’ordre. Mais Franziska n’allait pas bien. Ce qui la rendait un tantinet agressive.

« J’peux rentrer maintenant ? » D’ordinaire, elle était l’alliée de la police, non pas sous leur lumière alors qu’ils lui posaient de nombreuses questions. « J’imagine que oui, si tout est en ordre ici. » Après tout, il n’y avait aucune raison pour qu’ils restent plus longtemps, même si le policier suspectait légèrement une anguille sous roche. Or, la demoiselle, désormais éveillée, lui avait confirmé connaître cet homme et qu’elle était assise dans ce véhicule en connaissance de cause. Il ne pouvait faire réellement plus. Il jeta donc un dernier regard suspicieux à John pour finalement repartir avec son collègue vers sa voiture. Entre temps, ce que la demoiselle n’avait pas remarqué (ni le policier, dieu merci), était que la veste qui avait été posé contre elle venait de subir une attaque inconsciente de l’acide de la demoiselle. À croire que cette rencontre avec le policier l’avait stressé plus qu’elle ne voulait l’admettre alors que la veste avait partiellement fondu là où elle entrait en contact avec ses mains. « J’suis désolée John » qu’elle marmonna alors que ledit John revenait vers le véhicule. « Pour ce soir, les problèmes, les policiers et ehh... Ta veste » Qu’elle repoussa pour la déposer devant elle. « J’ai pas fait exprès. » À croire qu'elle pouvait ajouter un autre facteur qui pouvait créer des difficultés à contrôler ses capacités : l'alcool.
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ϟ Célébrité : Rupert Penry-Jones
ϟ Âge du Personnage : 184 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Mercenaire
ϟ Liens Rapides :
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ϟ Niveau de Réputation: Niveau 1
ϟ Particularités Physiques:
Lun 10 Aoû - 21:44 Message | (#)

Elle finit par se réveiller et le policier réitéra son interrogatoire avant d'obtenir une réponse négative. Et merde. Forcément, elle était inconsciente lorsqu'il avait baratiné le flic et elle n'allait pas comprendre qu'elle était en train de le foutre dans une merde énorme. Il était déjà en train de songer à comment buter les deux flics et s'assurer qu'elle ne parlerait pas, lorsqu'elle reprit la parole pour leur balancer une explication aussi alambiquée que celle du texan. Enfin non, même plus. La preuve évidente qu'elle n'avait pas le cerveau totalement rongé par l'alcool – peut-être parce qu'elle n'en avait pas en fait ? C'était plutôt méchant étant donné qu'elle s'en sortait très bien avec ses explications, à croire qu'elle avait l'habitude de mitonner tous les jours et de raconter des bobards aux flics dès qu'elle en avait l'occasion. Pour le coup, Jay n'aurait jamais imaginé qu'il avait affaire à une future Légionnaire actuellement membre de la Team Alpha !

Le regard du trentenaire oscillait entre les deux individus alors que le flic cherchait à vérifier ce récit qui, avouons-le, était un peu capillotracté. Fort heureusement, la gamine s'en sortit parfaitement en leur montrant bien qu'ils n'avaient pas eu le temps de discuter de l'excuse qu'ils balanceraient s'ils se faisaient chopper. C'était l'entière vérité d'ailleurs, ils n'avaient jamais imaginé qu'ils pourraient se faire arrêter par la police – même si, techniquement, ils étaient déjà à l'arrêt lorsqu'ils avaient été abordés.

Toujours est-il qu'ils furent enfin laissés en paix après que le flic se soit éloigné, non sans avoir jeté un dernier regard méfiant au trentenaire. Ce n'était pas bien grave, Jay avait déjà vu pire depuis qu'il était dans le Circus Maximus – ou dans le Cartel de manière générale. Le regard du texan resta dirigé sur la voiture de police jusqu'à ce qu'elle redémarre pour continuer son inspection. La gamine prit alors la parole pour se déclarer désolée avant de lui parler de sa veste. Quoi sa veste ? Il s'arrêta à côté d'elle, toujours hors de la voiture, puis baissa les yeux vers le morceau de tissu qui semblait avoir complètement fondu. Un léger froncement de sourcils apparut sur son visage.

« Bordel, c'est quoi c'truc ? » Il tendit la main pour saisir la veste d'un côté où elle n'était pas fondue. « C'est toi ? » Son regard glissa vers les mains de la blonde. « P'tain, t'aurais pu m'prévenir. J'm'amuse à t'foutre dans la bagnole pour qu'tu dormes pas sur l'trottoir et toi tu m'montres qu'tu dissous les trucs avec tes mains. J'aurais bien aimé l'savoir avant d'risquer d'me faire cramer. » Il lâcha la veste sur ses genoux. « Ouais, m'enfin j'ai pas d'autre truc, dons s't'as froid, c'est ça ou rien. Après, j'm'en fous, c'est une veste, j'vais pas en crever. » Il n'était pas matérialise. « Remballe tes jambes, j'ai pas envie d'abîmer la portière. »

Il attendit qu'elle s’exécute avant de refermer la portière, puis de contourner le véhicule pour regagner la place du conducteur et redémarrer le véhicule, non sans s'être assuré qu'il n'y avait plus de voiture de flics dans les parages. Après avoir à nouveau engagé la voiture sur la route, le texan resta quelques instants silencieux, puis reprit la parole du même ton un peu rogue que depuis le début de la discussion. Sauf que cette fois-ci, c'était lui qui la lançait et qu'il ne semblait ni hostile, ni énervé par leur conversation.

« C'est cool d'avoir menti pour les flics, t'aurais pas eu besoin d'le faire. Puis ils t'auraient conduite chez toi d'toute manière. » Ce qui était l'équivalent d'un remerciement dans son langage. « Et ça t'arrive souvent d'cramer ou d'dissoudre tout c'que tu touches ? C'est pour ça qu'le type du bar s'est mis à crier comme une gonzesse quand il t'as chopée ? Remarque, ça devait pas être super agréable. » Il haussa les épaules en regardant la route. « Enfin, t'as d'la chance que personne l'ait vu, sinon t'aurais pu avoir des emmerdes. C'pas l'genre d'pouvoir qu'les gens adorent en général. »

Par contre, si elle pétait des arcs-en-ciel ou qu'elle chiait des nuages, tout le monde serait fan ! Puis ça irait bien avec le côté bimbo qu'elle avait. La route était relativement dégagée vu l'heure tardive et Jay n'avait pas beaucoup de mal à trouver son chemin, même s'ils n'étaient pas encore arrivés chez elle. Après quelques ruelles de plus, il termina son discours par une question.

« T'vas plus gerber au moins ? »

Le pick-up était déjà assez sale et odorant comme ça.
Notons qu'il venait de faire un gros effort de vocabulaire et de conversation : il en fallait beaucoup pour qu'il daigne se montrer aussi bavard, comme quoi le meilleur moyen d'obtenir quelque chose de sa part, surtout une discussion, était de ne pas le faire chier. Une règle pourtant bien difficile à comprendre semblait-il !
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Mar 11 Aoû - 5:48 Message | (#)

C’est un regard assez honteux qu’elle posa sur ses mains qui venaient de lâcher la veste qu’elle avait cramé sans trop s’en rendre compte. Elle hocha doucement de la tête à la question de ce dernier, confirmant que c’était bien de sa faute. « J’suis désolée. » Et pourtant, il venait de lui dire que cela ne l’embêtait pas tant que ça. Ou, tout du moins, pour la veste. Il semblait plus embêter par le fait qu’elle aurait pu potentiellement le cramer plus que le morceau de vêtement qu’elle venait de ruiner. « J’le jure qu’j’ai pas fait exprès. » Ce qui était vrai. Parfois elle se disait qu’elle aurait bien aimé avoir le droit à un autre pouvoir que celui qu’elle avait. Un pouvoir qui ne serait pas mortellement dangereux si elle en venait à en perdre le contrôle. Alors que voilà, dans la situation actuelle, elle se retrouvait à être en mesure de sécréter de l’acide, parfois à trop forte concentration pour sa propre résistance. Elle rentra ses jambes dans la voiture et observa l’homme regagner sa place derrière son volant alors qu’elle gardait la veste sur ses genoux. Il n’était pas faux qu’elle avait effectivement encore froid.

Elle regardait dehors, silencieuse, ne cherchant pas à embêter John plus qu’elle ne l’avait déjà fait. Entre son état d’ébriété avancé et les policiers qui avaient rappliqué, il n’avait pas besoin qu’elle l’emmerde plus que ce qu’elle avait déjà fait. Aussi surprenant cela pouvait-il être, la blonde savait tout de même quand fermer sa grande gueule. Elle leva un sourcil, surprise, lorsqu’elle entendit la voix de l’homme. Il venait vraiment de lui adresser la parole ? Non pas que cela en était désagréable, mais comme elle savait l’avoir particulièrement emmerdé, elle était assez surprise qu’il veuille lui faire la conversation. Surtout que, vu son état, Franziska avait une conversation aussi intelligente que celle d’un crustacé. « Non, ça va. » Elle avait toujours ce goût horrible dans le fond de la gorge. « J’pense qu’j’ai rendu tout c’que j’pouvais rendre. » Très charmante image venant d’une demoiselle comme Franziska.

Elle s’était toutefois légèrement renfrogner alors qu’il lui avait fait un discours semblable que celui que Jace lui avait fait, quelques jours plus tôt. Son pouvoir, ce n’était pas le genre de pouvoir que les gens appréciaient et, de ce fait, elle devait essayer de se faire discrète si elle ne voulait pas avoir une troupe de journalistes anti-mutants derrière elle pour tenter de s’attaquer à sa réputation. « J’sais qu’c’pas l’genre d’truc qu’les gens aiment bien. Ça fait peur, c’est dangereux et c’est genre, super capricieux. » Une façon comme une autre de dire que son contrôle sur ses capacités se voulait assez difficile par moment. « On m'la d'jà sorti, c'te discours, comme quoi ça plait pas aux gens. Et c'est problématique. Parce que même si j'veux aider les gens, bah, pour v'nir en aide, d'autres vont sûrement en être blesser. Et c'est chiant. Les gens aiment pas ça. Et ça m'fait chier. Parce que pourtant, j'veux aider les autres. » Au moins n'avait-elle pas déclarer de vive voix qu'elle était membre de la Team Alpha et faisait donc bien évidemment partie de la Légion des Étoiles. « Et ouai, c’pour ça qu’l’autre mec c’est mis à chialer. T’vois, l’truc c’est qu’j’peux ehh… Faire d’l’acide, un truc comme ça, par tous les pores d’ma peau. C’qui fait que, quand j’l’ai frappé, bah, j’avais d’l’acide sur la main, c’qui fait que bah… Si l’coup est pas spécialement fort, bah, ça fait mal quand même. » Autrement dit, elle lui avait envoyé au visage une main enduite d’acide qui, à la vue de ce qu’elle pouvait faire, se trouver particulièrement concentrée. Et donc, très certainement assez corrosive et douloureuse.

Au final, la demoiselle soupire. « L’pire, t’vois, c’est qu’ça fait pas si longtemps que j’peux faire d’l’acide. » Voir ici qu’elle parlait bien de sa sécrétion d’acide et non pas de cette drogue chimique dont s’empoisonnait certains jeunes de son âge. « J’devais avoir quinze ans en fait… » Elle fronça légèrement les sourcils en réfléchissant. « Ouai, c’fait deux ans. » N’était-elle pas supposée être majeure ? Ce détail lui passa quelques mètres au dessus de la tête alors que ses prunelles étaient posées sur ce qui les entourait. « Et l’truc c’est qu’personne savait quoi faire comme j’suis la première d’la famille. Donc j’ai pas mal appris toute seule et ehh… Bah, j’ai encore d’la difficulté et ça a tendance à s’déclencher dès qu’j’me sens menacée, sans trop qu’j’y fasse attention. » Et, a priori, elle ne se sentait pas menacée par ce John compte tenu qu’il avait réussi à la transporter sans que rien de bien fâcheux n’arrive. Certes avait-elle été inconsciente, mais cette capacité se déclenchait même alors qu’elle était profondément endormie si elle en venait à faire un cauchemar. C’était une vraie plaie que de pouvoir sécréter de l’acide et elle voyait plus cela comme une malédiction que comme un réel avantage.

« ‘Fin, l’truc, c’est ça. J’peux faire d’l’acide, à volonté et j’ai encore jamais vraiment trouvé d’limite. » Autrement dit, elle pouvait devenir rapidement dangereuse, malgré le fait que, si elle était elle-même résistante à l’acide, ses vêtements ne l’étaient pas, eux. « Puis pour les flics, c’était rien hein. » Elle hocha doucement de la tête avant de jeter un coup d’œil à son interlocuteur. « J’veux dire, ouai, ils m’auraient ramené chez moi. Mais toi, il se s’rait passé quoi ? » Parce que, effectivement, elle se souciait bel et bien de l’homme qui la raccompagnait actuellement jusqu’à chez elle, chose qu’il n’avait pas été obligé de faire mais qu’il avait accepté quand même. « C’t’un peu d’ma faute, tout ça. » Au moins, elle l’assumait. « C’aurait dit quoi sur moi si j’t’avais laissé écoper pour les problèmes qu’j’ai moi-même créer. » Elle eut un léger rire alors que ses paupières papillonnèrent. Elle se sentait fatiguée. Assommée, surtout, en fait. « J’suis p’t’être une emmerdeuse de première. » Elle tentait de reprendre les mots qu’il avait utilisés un peu plus tôt dans la soirée quand bien même ne s’en souvenait-elle pas exactement. « Mais j’pas une salope. J’t’aurais pas laissé t’faire embarquer. C’aurait été injuste. Puis j’me s’rais pas sentie bien dans l’idée d’t’avoir créé des problèmes. » Fran n’était pas une demoiselle bien méchante et ne cherchait pas du mal à personne. Surtout pas à celui ayant accepté de l’aider alors qu’elle s’était retrouvée complètement paumée et démunie. « Et hey, John… Au final, c’quoi ton nom ? »
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