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Tâche Sigma : Une rencontre avec l'idole

 
Message posté : Jeu 6 Aoû 2015 - 21:25 Message
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Franziska se rendait à la Tour de la Paix. Après tout, c’était un endroit qu’elle appréciait tout particulièrement. Et comme Matthis refusait qu’elle ramène des altères ou encore un tapis de course dans sa maison, et bien, elle devait s’y rendre lorsqu’elle souhaitait s’entraîner. Puis, ce n’était pas plus mal, comme, de toute façon, son cousin ne connaissait pas son identité secrète et l’implication qu’elle avait auprès de la Légion des Étoiles. Pour lui, Star High n’était qu’un lycée prestigieux, non pas une école formant quelques êtres possédant des capacités toutes aussi variées que diverses venant parfois de mutation, d’autres d’artefacts magiques. Elle, elle appartenait à cette dernière catégorie. Or, alors qu’elle s’approchait de la place du Centenaire, force était de constatée que certaines personnes s’étaient amusés à refaire la décoration des lieux au cours de la nuit. La jolie blonde s’approcha donc des quelques personnes qui s’occupaient à nettoyer la place, quelques uns d’entre eux étant des légionnaires avec qui elle s’entraînait quelques fois. « Il s’est passé quoi ici ? » demanda-t-elle, les sourcils froncés, à une demoiselle dans la trentaine qui ramassait certaines feuilles de papiers qui avaient été placés ici et là. « Ce n’est pas la première fois que ça arrive. Du moins, des messages haineux, tout ça, on a l’habitude. Mais c’est jamais d’aussi grande envergure, je dois l’admettre. »

L’allemande saisit entre ses doigts frêles l’une des brochures, parcourant ce qu’il y était écrit. Différents messages y étaient imprimés, noir sur blanc, or, l’un d’entre eux attira son attention. Ne serais-ce que parce qu’il concernait la relève de la Légion des Étoiles, les membres et anciens membres de la Team Alpha. Des menaces de mort qui firent frissonner la demoiselle. Non pas qu’elle avait spécialement peur de ces gens qui agissaient la nuit sous le couvert de la lune pour leur propagande, mais il n’en restait pas moins que ces criminels qui s’en prenaient à l’image publique de la Légion des Étoiles, et bien, ils ne savaient rien d’eux. Et, de ce fait, ils faisaient des ennemis potentiels que la demoiselle n’était pas certaine d’apprécier. « Y’a pas un moyen d’retrouver les coupables ? J’veux dire, ils peuvent pas être SI discrets. Il doit bien y avoir des enregistrements vidéo, des témoins, quelque chose, non ? » Kaithleen, le nom de l’héroïne avec qui Fran discutait, secoua doucement de la tête. « Ils sont rapides et oui, discrets. Ce n’est pas la première fois qu’on essaie de remonter la piste et, qu’au final, ça ne mène nulle part. »

Elle n’était pas reconnue pour sa patience. Ni pour sa diplomatie. Et, s’il y avait bien une chose qu’elle détestait, c’était resté assise, les bras croisés, à espérer qu’un problème se règle de lui-même. « Doit bien y avoir quelque chose, non ? Une ressemblance, une technique utilisée. Les criminels ont généralement une signature, un profil… » La blonde s’avança pour ramasser d’autres brochures qu’elle chiffonna presque avec agressivité. La situation ne lui plaisait guère et son manque de sommeil récurent la rendait un tantinet plus à cran qu’à l’habitude. « C’est ça, un profil ! » La blonde releva la tête un peu brusquement alors qu’un air concentré se dessina sur son visage. « T’penses que l’UNISON voudrait aider, pour un cas comme celui-là ? » L’héroïne lui lança un regard sceptique. « T’sais, ils ont des gens, qui s’occupent des profils criminels, de leur façon d’agir. C’plus facile après, pour les traquer, tout ça… » Et ça, elle pouvait dire merci aux plusieurs bouquins qui s’entassaient dans sa bibliothèque. « Merci d’l’idée ! » Parce que, évidemment, Kaithleen avait tout fait.

Bon, elle n’avait pas grand temps à perdre. Parce que lorsque la blonde avait une idée en tête, elle préférait ne pas la perdre. Et puis, elle aurait tout le temps pour revenir avec la Tour de la Paix pour exposer le plan qui se dessinait dans sa tête un peu plus tard. Pour le moment, elle devait se rendre aux bureaux de l’UNISON. De ce fait, elle se dirigea vers l’arrêt de bus le plus proche (le taxi s’était vu assez couteux dernièrement) et elle s’impatienta alors que ledit bus ne semblait pas décidé à arriver. Parce que, bien évidemment, ce dernier n’avait pas d’horaires fixes mais devait bien évidemment être disponible dès que Franziska en avait besoin. Ce fut quelques minutes plus tard qu’il pointa finalement le bout de son nez et la blonde se laissa porter jusqu’arrivée près des bureaux de l’UNISON. Saluant le chauffeur en descendant, elle fit les quelques mètres la séparant de l’entré d’un pas rapide. La blonde n’avait pas de temps à perdre.

Elle savait l’entrée disponible aux possibles visiteurs et elle se vit donc entrée par la porte principale. D’ordinaire, elle en aurait été intimidé, ne serais-ce que parce qu’elle avait un respect profond pour les agents de l’UNISON, qu’elle idéalisait très certainement. Mais là, elle n’avait pas le temps d’agir comme une gamine qui découvrait le chocolat pour la première fois de sa vie. Si elle voulait que tout se passe bien, elle devait agir comme Jace le lui avait montré, avec maturité et sérieux. Elle s’approcha donc du comptoir où se trouvait une secrétaire qui leva à peine un regard vers Fran. « Bonjour » salua-t-elle la secrétaire alors que cette dernière se décida à porter son attention sur l’adolescente. « Je suis Lesath, de la Légion des Étoiles. » Bon, officiellement, de la Team Alpha, mais elle faisait bien partie de la Légion des Étoiles, non ? La secrétaire leva un sourcil sceptique à ce qu’elle venait de dire mais l’invita à continuer. « J’aurais besoin de discuter avec un membre du corps de ehh… » Elle tentait de retrouver le terme qu’elle avait déjà lu au travers les plusieurs romans policiers de Rebekha Lawson. « Du corps d’étude criminelle » confirma-t-elle.

La secrétaire, semblant toujours aussi sceptique, semblait jauger si la demande était sérieuse ou non. Fran, de son côté, ne se laissa pas abattre et soutint son regard. « À vrai dire, j’aimerais en fait parler avec l’agent Lawson. » Agent, étais-ce le bon terme à utiliser ? Elle n’en était pas certaine, mais voilà, c’était dit et, bien malheureusement pour elle, elle n’avait toujours pas le talent de pouvoir remonter dans le temps. « Je vais voir ce que je peux faire pour vous mais… » « C’est important. Dans le genre du vraiment important. » Parce qu’avoir des ennemis qui planaient au-dessus de la tête des légionnaires dont ces derniers ne savaient rien mais dont ils ne semblaient pas se sentir menacer en outre mesure, c’était important. Dans le genre du vraiment important.
 
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Message posté : Ven 7 Aoû 2015 - 17:50 Message
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7 Août 2015


Rebekha était le genre de femme qui passait sa vie dans son bureau et qui donnait tout à son travail. Ces derniers temps, pourtant, cette situation lui pesait et elle se perdait parfois dans ses pensées en tripotant le collier de l’Archimage. L’affaire du Magus l’avait secouée, on l’avait obligée à consulter une psychiatre et c’était dans le bureau de cette femme qu’elle se trouvait en ce moment. Petite, ronde, très gentille, elle invitait à la confidence mais l’agent se méfiait. Elle savait qu’un mot de travers suffirait pour qu’on la force à prendre un congé.

Est-ce que vous faites encore des cauchemars ?

Elle aurait dû répondre non, mais le mensonge aurait été trop gros. Rebekha était hantée par le visage des victimes tuées uniquement parce qu’elles lui ressemblaient. L’agent culpabilisait, même si elle savait que c’était inutile.

Je fais toujours des cauchemars. C’est quand on arrête d’en faire qu’on a un problème, non ? Si les horreurs ne nous hantent plus, alors on ne vaut pas mieux que les criminels qu’on arrête.
C’est une façon de voir et vous avez raison, en partie. Néanmoins, vous serez d’accord avec moi pour affirmer qu’il existe deux sortes de cauchemar…
Ils n’impactent pas mon travail. Je suis habituée à vivre avec une mémoire absolue vous savez. J’arrive à compartimenter.
Il ne s’agit pas de votre travail, Rebekha, mais de votre bien-être. Est-ce que vous sortez, parfois ?

Elle hésita.

Et bien… Un peu. Je vais voir ma grand-mère dans sa maison, elle a été contente que la protection soit levée, elle peut à nouveau travailler dans son jardin.
C’est une bonne chose, mais il n’y a pas que votre grand-mère Rebekha. Vous devez avoir des loisirs, voir d’autres gens. De quand date votre dernier rendez-vous ?

Elle ouvrit la bouche pour répondre « de pas si longtemps en fait » en songeant à cette soirée qu’elle avait passé avec Adrian dans un bar mais se ravisa, se rendant compte que la psychiatre parlait de rendez-vous amoureux. Heureusement, la sonnerie très formelle de son téléphone professionnel la tira de ce mauvais pas.

Rebekha, nous n’avons pas terminé…
Je sais mais c’est probablement urgent, expliqua-t-elle. Agent Lawson, annonça-t-elle en décrochant.
Excusez-moi de vous déranger agent Lawson mais je suis embêtée. J’ai ici à l’accueil une jeune fille qui demande à vous voir, elle affirme appartenir à la Team Alpha. Lesa…Lisa…Lesath oui pardon, merci. Donc, apparemment c’est urgent et elle insiste.

Trop heureuse d’une telle occasion, Rebekha demanda à la secrétaire de l’accueil de faire monter la jeune fille dans son bureau puis elle raccrocha.

Désolée, un rendez-vous professionnel important et imprévu. Je dois y aller ! Déclara-t-elle en se levant.
Rebekha, nous n’en avons pas terminé nous devons…
Remettez-moi un rendez-vous.
Rebekha…
Ecoutez, je vais bien d’accord ? J’ai déjà Harris sur le dos qui me surveille sans arrêt pour éviter qu’un autre malade essaie de m’enlever pour me torturer. Oui, l’expérience a été éprouvante. Mais je ne veux aucun congé, je n’en ai pas besoin. Si je ne m’occupe pas l’esprit, je vais recommencer à y penser et la je deviendrais folle. Laissez-moi travailler, je vous en prie. Vous savez que je sais dire stop, vous savez que je ne prendrais pas de risques inconsidérés. Je ne suis pas suicidaire, mais j’ai besoin d’empêcher que d’autres drames arrivent.

Sans laisser le temps à la psychiatre de répondre, Rebekha sortit dans le couloir, descendit deux étages d’escaliers jusqu’à arriver à son bureau, dans l’aile de la section d’étude criminelle. C’était un bureau fermé, privé, encombré par des piles de dossiers. Comme le voulait la coutume, elle avait accroché ses diplômes au mur. L’endroit aurait pu paraître impersonnel s’il n’y avait pas des dizaines de petits cadres avec des photos de toutes tailles, toutes couleurs, toutes anciennetés, qui représentaient des personnes qu’elle avait pu sauver. Près de l’écran de son ordinateur, il y avait une photo d’elle avec sa grand-mère. Dans l’un de ses tiroirs, il y avait la coupure de journal qui l’avait immortalisée avec Adrian, à la dernière soirée de lancement à laquelle elle avait participé. Elle ignorait pour quelle raison elle l’avait conservé.

Lorsqu’elle entra, elle trouva la jeune héroïne en train d’observer son mur de diplôme : Université de Washington, Quantico, FBI, certificat d’admission à l’UNISON, ils n’étaient pas si nombreux mais elle y tenait. C’était son parcours.

Bonjour mademoiselle Lesath. Sa mémoire absolue lui permettait de ne jamais rien oublier. Hélas, c’était aussi une malédiction terrible… Agent Rebekha Lawson. Installez-vous, la pria-t-elle en lui désignant une chaise.

Elle-même fit le tour du bureau, déplaça une pile de dossier qui dissimulait le visage de la jeune fille puis s’assit sur sa chaise. Par habitude, elle laissa courir son pouvoir d’empathie pour mieux cerner son vis-à-vis. Elle la sentait stressée.

Détendez-vous et dites-moi, qu’est-ce qui vous amène à l’UNISON ? Vous avez un souci que la Légion ne peut pas régler ?

La prudence aurait voulu que Rebekha vérifie son identité, mais sa mémoire lui avait permis de retenir la liste non seulement du personnel de l’UNISON mais aussi de celui de la Légion. Elle savait que Lesath était bien une héroïne appartenant à la Team Alpha bien qu’elle ignorait son identité secrète, jusqu’à aujourd’hui. Après tout, elle s’était présentée sans masque.
 
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Message posté : Ven 7 Aoû 2015 - 20:54 Message
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C’était que si elle s’était sentie confiante lorsqu’elle avait passé les portes de l’entrée, elle sentait désormais sa confiance flanchée alors qu’elle avait son regard ancré dans celui de la secrétaire. Cette dernière sembla soupirer avant d’attraper son téléphone pour contacter celle que Franziska suspectait être l’agent Lawson. Ou encore la sécurité, au choix. Mais elle espérait que ce n’était pas la sécurité, sachant qu’elle n’était pas ici pour se donner le loisir d’une visite de courtoisie ni pour venir harceler son auteure favorite sur son lieu de travail. Elle n’oserait jamais faire quelque chose de la sorte et peut-être n’aurait-elle-même jamais oser essayer de la contacter s’il ne s’agissait pas là d’une situation plus ou moins urgente (aux yeux de l’adolescente). La secrétaire semblait avoir des problèmes sur son nom et elle s’entendit la couper d’un « Lesath » avant de fixer le sol et de se mordiller la lèvre inférieure. Il était rare qu’elle se la ferme, toutefois, elle savait qu’elle devait se montrer mature et disciplinée, sans quoi la secrétaire ne lui aurait sûrement même pas accordé le bénéfice du doute.

Se perdant dans ses pensées, elle sursauta légèrement lorsque la voix de la secrétaire parvint à ses oreilles. Semblerait-il qu’elle s’adressait à l’héroïne. « L’agent Lawson va vous recevoir dans son bureau. » La secrétaire se leva et fit signe à la jolie blonde de la suivre. Il était normal, en quelque sorte, de ne pas laisser une inconnue se balader comme elle le voulait dans les bureaux de l’UNISON, quand bien même se présentait-elle comme une membre de la Légion des Étoiles. Plus que leurs costumes, les légionnaires devraient avoir le droit à de petites cartes pour les identifiés. Cela rendrait la tâche pas mal plus facile lorsque venait des situations comme celle-ci. La secrétaire la fit entrer dans un bureau somme toute modeste avant de repartir à son poste, laissant l’allemande dans une pièce où elle se sentait un tantinet inconfortable. Son regard se posa sur les plusieurs diplômes accrochés au mur qu’elle inspecta avec un intérêt non feint. Si elle ne connaissait pas personnellement l’agent de l’UNISON, il n’en restait pas moins qu’elle admirait cette femme qui se trouvait aussi à être l’auteure des quelques romans trouvant place dans sa bibliothèque. Que ce soit pour la qualité de ses livres comme pour sa carrière à l’UNISON, cette femme semblait être de ces femmes que rien ne pouvaient arrêter. Le genre de femme qu’aimerait bien être Fran, un jour.

Son regard se porta sur la porte lorsque cette dernière s’ouvrit sur celle qu’elle reconnu comme étant Rebekha Lawson. Elle n’était pas trop certaine de la démarche à prendre et ce fut qu’un « Bonjour » un peu maladroit qui s’échappa de ses lèvres alors qu’elle prenait place sur la chaise lui étant désignée. Il fallait qu’elle reprenne contenance. Elle n’avait jamais vraiment eut de difficulté, lorsqu’elle discutait avec d’autres personnes. Or, alors qu’elle se trouvait devant l’une des personnes qu’elle respectait et admirait certainement le plus, son cerveau semblait s’être fait la malle avec son courage. Ce qui était assez problématique. La question qui lui était destinée fut suivie d’un léger blanc, jusqu’à ce que la blonde réalise que c’était à elle que l’agente s’adressait. Elle secoua légèrement de la tête alors qu’un léger rire nerveux s’échappait de ses lèvres. « Alors, voilà. En fait, d’puis quelques temps, la Légion fait face à des messages haineux, des graffitis ici et là et des menaces et tout. ‘Fin, c’pas nouveau et p’t’être pas super dangereux vous allez m’dire, mais aujourd’hui, c’est la place du Centenaire qui a eut le droit à un relooking. Et, sur les messages, beaucoup portaient sur la Team Alpha. » Avait-elle peur ? Peut-être un peu.

Elle passa une main dans sa crinière blonde, l’air de chercher là où elle voulait en venir. Le seul sujet qui lui revenait à l’esprit concernait les romans de l’auteure, cependant, ce n’était ni l’endroit ni le moment que d’étendre à quel point elle adorait ses écrits et surtout le style utiliser dans ses romans. Il fallait qu’elle se concentre sur la raison principale de sa présence ici, surtout que ce n’était pas une mince affaire et qu’elle ne voulait pas perdre toute la crédibilité qu’elle aurait potentiellement pu gagner jusqu’à maintenant. « Et, en fait, c’est qu’la Légion, on dirait qu’elle se sent pas trop concernée. Mais t’vois, la Team Alpha, bah, on est encore jeune et on a pas tous la chance d’être comme Thunder avec comme père l’Commander. » Elle soupira. « On baigne pas tous depuis toujours dans cet univers là. C’qui fait qu’on est plus vulnérable, dans un sens. » Franziska venait-elle d’admettre ne pas être parfaite et ne pas avoir raison à tout ? C’était une journée à noter sur le calendrier.

« Donc, en fait, maintenant, ma présence ici. C’est qu’en fait, j’me disais, les criminels, ou, ‘fin, ceux qui font ça. Ils doivent sûrement suivre un truc, avoir un profil. Un truc du genre. Un plan d’action. » Un nouveau soupire alors qu’elle se passait une nouvelle main dans les cheveux pour réfléchir à la suite. « Et j’me disais donc que ouai, la Légion, y’a plein d’personnes différentes et tout, mais, à ce niveau-là, bah j’pense que l’UNISON s’y connait plus. » Elle hésita quelques secondes. « Que vous vous y connaissez plus, surtout. » Elle n’était pas sure d’avoir fait une forte première impression entre l’hésitation qui se faisait entendre dans sa voix et le stress qui transpirait certainement par tous les pores de la peau. « J’peux comprendre que vous avez bien des choses à faire et sûrement un horaire déjà trop chargé. ‘Fin, en fait, j’m’excuse. J’ai conscience que j’dois sûrement déranger. Et qu’vous avez sûrement plus à faire que d’écouter les craintes d’une adolescente. » Voilà que la culpabilité se faisait entendre dans sa voix. Ne serais-ce que parce qu’elle savait qu’elle ne devrait pas déranger les grandes personnes qui avaient certainement plus de responsabilité qu’elle, quand bien même sentait-elle qu’une situation dérapait. « C’est juste que, voilà, moi, j’trouve pas ça spécialement rassurant. »
 
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Message posté : Sam 8 Aoû 2015 - 10:55 Message
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Rebekha observa Fran avec peut-être un peu trop d’intensité, détaillant la jeune fille pour essayer de trouver toute trace de duplicité sur son visage. Mais les émotions qui émanaient d’elle étaient sincères : elle avait peur, elle s’inquiétait de cette situation et surtout, semblait plutôt mal à l’aise. Rebekha la trouvait courageuse et tenace, deux qualités qu’elle appréciait particulièrement. Après tout, ne fallait-il pas en avoir pour se présenter au Brett Building, demander l’aide d’une personne qu’on ne connaissait pas ? Même si visiblement, Lesath savait très bien qui était Rebekha.

L’agent trouvait les craintes de l’héroïne justifiées et était ravie que l’on pense à elle pour donner un coup de main. Elle avait toujours été assez réfractaire à l’idée que l’on utilise des adolescents pour combattre le crime, même si a priori ils ne s’occupaient pas des méchants d’envergure nationale. A son sens, les ado devaient profiter de leur jeunesse tant qu’ils le pouvaient encore, avant de plonger dans la noirceur du monde. Ne pouvait-on pas leur apprendre à utiliser leur pouvoir sans pour autant les mettre à contribution ? Rebekha savait très bien qu’aucun n’avait été forcé mais elle estimait qu’ils étaient encore trop jeunes, qu’ils manquaient d’une réelle formation et qu’ils n’avaient pas conscience des risques. Evidemment, elle avait déjà travaillé en collaboration avec la Team Alpha, elle connaissait même plutôt bien Mégastar qu’elle avait tiré d’un mauvais pas. Elle ne reniait pas les qualités de ces jeunes gens, elle déplorait seulement qu’ils soient si tôt propulsé dans l’horreur du monde. En tant qu’agent, elle avait vu des choses affreuses et son esprit en avait été irrémédiablement affecté. Même après des années de formation, rien n’avait pu la préparer à ce qu’elle avait vu sur le terrain et cela l’avait fait changer, évoluer.
Peut-être pas en bien. Après tout elle vivait dans son bureau, avait peu d’amis, quasiment pas de vie sociale. Quant à sa vie sentimentale… Une étendue désertique était plus peuplée.

Mais ce n’était pas la question ici, ou du moins pas totalement. Lesath se pensait en danger, elle et surtout, ses camarades. Elle lui montra la brochure qu’elle avait ramassée plus tôt et Rebekha la parcourut du regard. Certains propos étaient durs et empreints d’une grande violence. Mais était-elle dû au dégoût ou à la frustration ? Elle releva la tête en sentant une vague de gêne émaner de la jeune fille.

On est toujours tous occupé, tout le temps. Il y a toujours des affaires et je trouve celle-ci préoccupante. Ce ne sont que des mots pour le moment mais ils sont peut-être annonciateurs de quelque chose de plus grave. La Légion a toujours eu ses détracteurs, la Team Alpha également, mais si ces gens voulaient vous nuire ? Rassembler d’autres personnes partageant leurs opinions ? Vous n’avez pas à vivre cela.

Elle posa la brochure sur son bureau.

J’ai un collègue linguiste qui travaille à l’Université de Star City. Je vais lui envoyer un message pour le prévenir de notre arrivée et si vous le désirez, nous irons le voir ensemble. En effectuant une analyse syntaxique, il pourra nous donner de précieux renseignements. Vous avez pensé à prendre des photos des tags laissés sur la Place du Centenaire ? La graphologie pourra nous aider à déterminer une tranche d’âge.

Histoire de savoir s’ils avaient plus probablement affaire à des jeunes rebelles ou plutôt à des criminels qui essayaient de semer la panique. L’agent ouvrit le tiroir de son bureau pour sortir son arme de service qu’elle mit à la ceinture et sa plaque, qu’elle passa autour de son cou avec la chaine qui y était liée. Elle glissa son portefeuille dans la poche arrière de son pantalon et son portable dans sa veste après avoir envoyé son message. Puis elle invita Lesath à la suivre dans le couloir, contente de s’éloigner du Brett Building. Elle n’avait vraiment pas envie de recroiser la psy pour le moment et une affaire un peu moins sanglante lui allait très bien.

Rebekha mena Lesath jusqu’à l’ascenseur et appuya sur le bouton d’appel. En attendant la machine, elle posa son regard sur l’adolescente.

C’était très malin de votre part de demander de l’aide et de penser à la signature. Vous avez vu ça à la télévision ? Parfois les séries ont du bon. Elle lui sourit, sincère. Mais comment ça se fait que vous m’ayez demandée personnellement ? Je suis certaine qu’on ne s’est jamais rencontré.

Sa mémoire l’obligeait à se souvenir de tout. Un calvaire.
Mais elle n’avait jamais vu cette jeune fille auparavant. En costume, sans doute, à la télévision ou quelque chose dans ce goût-là.

Enfin c’est une bonne chose que vous ayez conscience des risques que vous courez. Beaucoup d’adolescents à votre place l’aurait pris à la rigolade. Après ne paniquons pas, ce n’est peut-être rien de dangereux mais il vaut mieux vérifier deux fois que pas du tout.

L’ascenseur arriva et elles grimpèrent à l’intérieur. Il n’y avait personne hormis un avocat et une secrétaire, que Rebekha salua par leur prénom.
 
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Message posté : Dim 9 Aoû 2015 - 7:11 Message
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Une part d’elle était soulagée. Après tout, voilà que l’agente venait de lui souligner que cette affaire était préoccupante et que, par conséquent, elle allait l’aider. Franziska n’aimait pas trop venir embêter les adultes. Du haut de ses dix-sept ans, si elle connaissait le mot responsabilité de par son rôle au sein de la Team Alpha, elle n’en connaissait pas son plein sens. Ne serais-ce que parce que l’allemande aimait jouer les grandes personnes, se sentir brave, courageuse et invincible, mais, au final, elle était toujours aux prises avec des craintes et des incertitudes d’adolescente, sans compter son manque cruel d’expérience en ce qui concernait la vie et son manque de connaissance. Au final, elle se retrouvait à en éprouver une certaine frustration de ne pas être aussi mature qu’elle voudrait l’être, aussi posée que l’étaient ces adultes qu’elle idéalisait et aussi réfléchie que ces gens qui l’entouraient. Aussi confiante et positive que pouvait l’être la jolie blonde, il n’en restait pas moins qu’elle se sentait parfois submerger par des incertitudes qui en venaient à pointer le bout de leur nez et la laissant ainsi seule au travers plusieurs nuits d’insomnie. Ce qu’elle exécrait cette période qu’était l’adolescence.

« Merci. » Elle eut un doux sourire. « Sincèrement, merci. » Et cela venait de fond de son cœur. Si elle avait eut un peu peur, en franchissant les portes du bureau de l’agente, d’être déçue, ne serais-ce que parce qu’elle ne connaissait qu’une image publique de l’auteure, celle qu’elle croyait reconnaître au cours de ses écrits, il fallait s’avouer que cette femme qu’elle s’imaginait n’était pas bien loin de ce qu’elle avait pu constater jusqu’à présent. Chose qui était tout de même assez intimidante. « J’n’ai pas pris d’photos, non. » Elle aurait peut-être dut y penser. « Mais j’vais envoyer un message à un ami. Il pourrait sûrement m’les envoyer par message. » Et comme elle finissait sa phrase, elle sorti son téléphone portable de son sac à main et écrivit ledit message à une connaissance qui logeait à la Tour de la Paix. Un jeune légionnaire qui était un peu plus vieux qu’elle et avec qui elle s’entraînait plutôt régulièrement. Elle ignorait toutefois que c’était pour son joli minois et son rire agréable que le jeune homme essayait de garder en tête les heures de passage de la demoiselle, histoire d’être présent lorsqu’elle y était. Si elle en venait souvent à constater le néant que constituait sa vie sentimentale, il s’agissait peut-être là d’un manque de considération qu’elle avait pour les autres mecs (et possiblement femmes) qui l’entouraient.

Voyant que l’agente semblait se préparer à partir, Fran se leva de la chaise où elle s’était assise bien droite pour se diriger vers la porte, suivant l’adulte auprès de qui elle se trouvait. Elle aurait cru devoir argumenter un peu plus pour convaincre la demoiselle que de l’aider à sa cause. Peut-être ce doute en ses propres capacités lui venait de cet échec qu’elle disait cuisant auprès d’un gérant d’un bureau d’échange qu’elle avait essuyé quelques jours plus tôt, quand bien même Jace avait-il sauvé la situation. Au final, il n’était peut-être pas si difficile que cela que de convaincre des gens de rejoindre sa cause. Les questions qui suivirent lui arrachèrent un sourire quand bien même garda-t-elle le silence quelques instants, histoire de choisir consciencieusement ses mots. Mieux valait éviter que de jouer la fan numéro un à l’intérieur du Brett Building. Sa réputation pouvait en prendre un coup. « Disons qu’avec c’qui s’passe à Star City et c’qu’on apprend à la Star High, j’pense qu’il est préférable de ne pas prendre les trucs comme ça à la légère. » Elle marqua une pause. « Et, surtout, ne pas sous-estimer les potentiels ennemis. » Car, après tout, en voyant la silhouette grande et mince de la demoiselle, il était difficile à dire qu’elle se débrouillait plus que bien en divers arts martiaux, qu’elle pouvait sécréter de l’acide comme bon lui semblait et qu’elle possédait une résistance physique assez surprenante pour une adolescente de sa taille.

« En fait, v’voyez… » Elle inspira profondément alors que les deux demoiselles s’engouffrèrent dans l’ascenseur qui venait d’ouvrir ses portes devant elles. « J’pas une grande lectrice. ‘Fin, moi, j’suis une sportive, j’aime courir, bouger et taper dans un ballon. » Elle eut un léger rire. « Mais y’a quelques livres qui m’ont bien accroché et qu’j’ai dut relire certainement plus d’trois fois. Et ça, c’est assez rare, parce que j’aime pas spécialement rester assise à n’pas bouger. » Franziska était une survoltée, une demoiselle qui était incapable de rester assise en salle de classe et qui ne pouvait supporter l’inactivité. « Et ces livres, bah, ils sont tous écrits par vous. » Elle eut un petit rire mal à l’aise tout en passant une main dans ses boucles blondes alors qu’elles quittaient le bâtiment alors que l’agente salua quelques collègues au passage. « J’discutais c’matin avec une légionnaire, d’vant la Place du Centenaire. Et c’est en discutant qu’j’ai eu l’idée d’venir vous voir. J’me suis souv’nue qu’souvent, les criminels, ils avaient une signature, un truc, quelque chose qui, aussi subtile pouvait-il être, permettait d’les retracer. Un profil, donc. » Elle hocha doucement de la tête.

« ‘Fin, vite fait, c’que j’essaie d’dire, c’est qu’j’suis une fan, une vraie, d’vos bouquins. » Un nouveau rire, ce qui était un mécanisme de défense de la demoiselle lorsqu’elle se sentait mal à l’aise. Un peu sa façon à elle que de briser le silence qu’elle sentait devenir trop lourd. « Et qu’si j’ai demandé à vous voir vous, et bien, c’était que, bah, sans même m’avoir rencontré ni même avoir discuté avec moi, vous m’aviez d’jà aider. Parce que si ça avait pas été d’vos romans, bah, j’aurais sûrement jamais vraiment eut cette idée-là. » Une part d’elle essayait de contenir l’envie que de rentrer chez elle, aller chercher ses romans et les ramener pour les faire signer par leur auteure. Ne serais-ce que parce que ce n’était pas tous les jours qu’elle avait la chance de rencontrer en personne quelqu’un qu’elle voyait comme un modèle à suivre et à qui elle vouait une profonde admiration. « Alors j’dois vous remercier. Deux fois plutôt qu’une même. » En premier lieu, pour l’idée. Ensuite, pour avoir accepter sans même trop questionner de l’aider à retracer les coupables des nouvelles décorations sur la Place du Centenaire.

Son téléphone portable émit quelques bruits et elle tenta donc de le récupérer dans son sac à main qui contenait trop de trucs aussi inutiles qu’absurdes. « C’bon, j’ai les photos des graffitis. » Elle remercia rapidement son ami avant de ranger de nouveau son téléphone là où il allait. « J’pensais pas qu’il était possible de tirer des informations de graffitis… »

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Message posté : Mar 11 Aoû 2015 - 18:05 Message
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Fran avait l’air d’être une jeune femme particulièrement attentive à bien faire et plutôt mature pour son âge, ce qui était rare. Du moins ça l’était dans l’imaginaire de Rebekha mais cela ne voulait pas dire grand-chose : Après tout, elle ne fréquentait pas spécialement beaucoup d’adolescents, n’étant pas mère elle-même, n’ayant aucune sœur dont elle pourrait garder les enfants, et de toute façon, à quel moment dans son emploi du temps surchargé pourrait-elle caser cela ? Elle avait presque dû prendre congé pour s’occuper du « problème » de Christopher.

Elles attendirent ensemble devant l’ascenseur et Rebekha, curieuse, demanda à Fran ce qui l’avait poussée à venir ici. La réponse la surprit, la gêna un peu mais surtout, la toucha. Elle n’avait imaginé que ses livres soient lus par des adolescents et qu’ils puissent y trouver un enseignement. Bien entendu, l’agent tentait de coller au maximum à la réalité (sans compromettre la sécurité mondiale) mais que quelqu’un prenne la peine d’appliquer ce qu’elle disait était flatteur. Elle lui sourit, consciente que des deux, c’était la jeune blonde qui était la plus gênée.

Je suis vraiment heureuse de savoir que vous avez appris quelque chose avec mes livres, Lesath. Vous avez été attentive, il est vrai que tout crime a une signature, même s’il y a débat sur le sujet. Parfois, cette signature est inconsciente, même le criminel l’ignore et c’est ce qu’on va rechercher ici. C’est peut-être une manière de tracer une lettre, une redondance dans la couleur, dans le lexique, une répétition de mots. Même si j’ai les bases de cette science, je préfère toujours consulter un spécialiste. Il faut savoir s’en remettre aux gens qui en savent plus que nous, comme vous-même l’avez fait aujourd’hui et c’était une bonne chose, très mature de votre part.

Le compliment était sincère. Un autre jeune aurait peut-être cherché à tout faire tout seul, mais Lesath avait réfléchi, analysé, et compris où était son intérêt.

Merci pour vos compliments, au fait, dit-elle en sortant de la cabine. J’ai toujours un peu de mal à réaliser que des gens achètent mes livres et peuvent y trouver quelque chose. C’était une thérapie à la base, enfin je suppose que vous êtes au courant, ils ne se sont pas privés pour l’écrire en gros sur la quatrième de couverture. Elle roula des yeux, ce qui en disait long sur ce qu’elle pensait de cette idée. C’est très motivant en fait.

Rebekha se dit qu’elle devrait peut-être essayer d’inclure une dimension pédagogique un peu plus grande. Jusqu’ici, elle avait écrit sans vraiment y penser. Mais sa réflexion s’interrompit tandis qu’elle observait les photos et qu’elle se permit de se les envoyer sur son propre téléphone, laissant par la même occasion son numéro à Lesath (mais sans vraiment y penser). Elle zooma sur son écran qui était un peu plus grand et arbora un air songeur.

Ce n’est pas plus joli que dans la brochure. Il y a une vraie violence dans les paroles, je me demande si en les touchant je pourrais… Elle s’interrompit. Allons d’abord voir le professeur Payne.

Elles descendirent au parking sous-terrain et l’agent invita l’héroïne à monter dans sa voiture. C’était une américaine de couleur sombre, plutôt impersonnelle, sans aucun déchet sur le sol (et paf le stéréotype). Fran s’installa sur le siège passager, Rebekha prit le volant et roula jusqu’à l’université de Star City, au département des langues et sciences. Sur le trajet, l’agent posa quelques questions à la jeune fille en prenant garde de ne pas entrer dans quelque chose de trop personnel.

Alors dites-moi, vous vous plaisez dans la Team Alpha ? Vous vous entendez tous bien ? On dirait que oui quand on vous voit intervenir mais bon, je me doute que c’est forcément un peu plus compliqué que ça. Vous vous sentez bien là-bas ? Pas trop de regret par rapport à la vie normale ?

Elle lui sourit.

Vous n’êtes pas obligée de me répondre si vous ne le voulez pas hein, je ne me vexerais pas. Je m’inquiète toujours un peu de voir des adolescents combattre le crime, même si vous êtes totalement valable, je trouve dommage que vous ne profitiez pas de votre jeunesse, elle passe si vite… Croyez en mon expérience.
 
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Message posté : Mar 11 Aoû 2015 - 18:58 Message
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L’adolescente, toujours aussi gênée, suivit l’agente dans l’ascenseur. Après tout, elle ne désirait pas que celle qui l’aidait actuellement croit que sa visite n’était en fait qu’un subterfuge pour avoir l’occasion de la rencontrer. Connaissant certains jeunes de son âge, Franziska ne serait pas surprise d’apprendre que ce fut déjà tenter. Si elle était là, c’était parce que la situation le demandait. Autrement, aussi courageuse pouvait-elle prétendre être, elle n’aurait jamais eut le courage que de faire face à celle qu’elle idéalisait, cette femme dont elle aimerait bien ressembler. Si beaucoup en venaient à jalouser les autres, ce que l’allemande aurait pu faire, que ce soit vis-à-vis plusieurs personnes dans son entourage, elle avait préféré prendre sur elle et accepter qu’elle ne fût pas parfaite pour admirer ces personnes et en apprendre d’eux plutôt que de se braquer. Et cette rencontre allait sûrement beaucoup lui apporter alors qu’elle écoutait attentivement ce que lui disait l’auteure. « En même temps, c’est tellement flou. J’veux dire, on sait pas spécialement qui aurait pu mettre tout ça en place et ils font ça avec tellement d’subtilité qu’la Légion a pas trop d’indication sur les coupables. » Certes extrémistes se déclaraient anti-supers alors que d’autres criminels voulaient voir la Légion des Étoiles tomber. Mais la liste contenant ces personnes était longue et il était impossible de se baser que sur ce fait pour peut-être trouver les coupables. « Ça m’semblait évident qu’il était plus intelligent d’aller chercher quelqu’un avec des connaissances dans l’domaine. » Rebekha Lawson, donc.

« Pour les livres, j’les trouve géniaux. » Elle hocha de la tête alors que l’ascenseur amenait les deux jeunes femmes vers le parking souterrain, si elle se fiait au bouton qu’avait pressé l’agente. « Puis, p’t’être que c’était une thérapie. » Elle avait fait quelques recherches au sujet de l’auteure, bien évidemment, au fil de ses lectures. « Mais j’vois pas c’qu’y a de mal à ça. Vous, si ça vous fait vous sentir mieux, c’est parfait. Et ça nous offre à nous de bons romans qui peuvent s’avérer fort utile. Même si, à la base, j’m’étais pas attendu à ce qu’ils m’apportent autant. » Elle faisait référence à la situation actuelle qui n’aurait sûrement jamais eut lieu si elle n’avait pas décidé, un bon jour, que de lire ce livre qui avait attiré son attention lors de l’un de ses rares passages à la bibliothèque de la ville. Franziska fréquentait les terrains de sport, pas les bibliothèques. Elle adressa un sourire à l’agente, la gêne du début légèrement passée, quand bien même se sentait-elle toujours un peu intimidée par sa présence.

Sortant son téléphone de son sac à main, elle le tendit à la femme à ses côtés pour qu’elle puisse les observer. Elle haussa un sourcil, sceptique, lorsque cette dernière ne termina pas sa phrase mais évita de poser une quelconque question. Elle ne souhaitait pas créer un malaise entre elles ni se faire intrusive dans sa vie. Elle reprit son téléphone entre ses mains, jetant un vague coup d’œil au numéro auquel elle venait de faire parvenir les photos. Hésitant quelques instants à savoir si elle devait le supprimer ou le garder, elle enfonça son téléphone dans son sac à main, se disant qu’elle aurait tout le loisir d’y réfléchir un peu plus tard. Elles quittèrent l’ascenseur et elle talonna Rebekha jusqu’à sa voiture. Fran aurait pu commencer ses cours de conduite, toutefois, elle ne s’y sentait pas particulièrement à l’aise. Elle savait que dès qu’elle sentait la panique monter, son pouvoir avait tendance à se déclencher sans qu’elle ne le désire réellement. Et, de ce fait, mieux valait éviter de faire fondre le volant d’une voiture sous ses doigts et ainsi connaître un fâcheux accident.

La blonde avait le regard rivé vers l’extérieur de la voiture, observant la ville défilée devant ses yeux. Un peu perdue dans ses pensées, elle en fut sortie par l’agente qui s’intéressa à la vie de la demoiselle au sein de la Team Alpha. « Oh, il n’y a pas d’problème hein » dit-elle à l’agente qui semblait s’excuser de ses quelques questions. Elle prit toutefois quelques secondes pour réfléchir à ce qu’elle pouvait bien dire. « C’est chouette, la Team Alpha. ‘Fin, on s’tient, on s’supporte, un peu comme une deuxième famille j’dirais. » Et sûrement celle avec qui Franziska avait le plus d’affinité si elle regardait ses dernières années auprès des Kaiser. Elle se sentait plus comme un pantin qu’un réel membre de la famille alors qu’elle avait été envoyée aux États-Unis pour des raisons qu’elle n’apprit que bien plus tard. « Personnellement, j’me sens bien. J’veux dire, notre leader était génial et j’ai un d’mes meilleurs amis qu’j’ai rencontré au sein d’l’équipe. C’est sur que la c’dommage, parce que la majorité d’entre eux ont gradué… » Ce qui faisait qu’ils allaient tous quitter la Team Alpha pour, sûrement, devenir des légionnaires à temps plein.

« Puis sinon… » Elle prit quelques secondes pour réfléchir. « Si j’étais pas dans la Team Alpha, j’ferais quoi, d’mes journées ? J’ferais comme toute adolescente normale, j’sortirais avec des amis, j’irais faire les boutiques, j’m’infiltrerais illégalement dans un bar pour m’prendre une cuite terrible, j’écout’rais des séries bidons à la télévision… » Elle eut un léger rire. « Personnellement, si vous voulez mon avis, j’préfère encore contribuer à la société à ma façon. Surtout si j’en ai les capacités et qu’j’suis prédisposé pour le faire. » Quand bien même ses capacités se voulaient-elles un peu violentes, elle en avait et ça, ça pouvait lui donner un certain avantage. Elle répondit au sourire que lui avait fait Rebekha alors qu’elles s’approchaient de l’université de Star City. « Puis j’profite, hein. Juste d’façon différente. Disons que si j’fais des sorties aux cinémas avec des amis, j’en fais aussi au centre-ville pour tenter d’attraper des criminels. » Elle haussa les épaules, comme s’il s’agissait-là que d’une simple banalité qui s’était imposée à son mode de vie. Ce qui n’était pas faux.

C’est une fois arrivée à l’université que Lesath sorti de la voiture. Elle regarda le grand bâtiment avec un léger sourire sur les lèvres. Elle n’était pas encore certaine si elle comptait aller à l’université et elle savait encore moins ce dans quoi elle voulait se diriger. Franziska était une sportive, de ces filles qui aimaient sortir et bouger. L’école, c’était très peu pour elle. Et pourtant, dotée de grandes ambitions, elle souhaitait aussi se voir femme de carrière. Ce que c’était difficile, l’adolescence. « L’professeur Payne, il est d’confiance ? » La blonde secoua doucement de la tête. « Quoique, c’était stupide. Si vous faites affaire avec lui c’est qu’y doit l’être. » Elle suivit donc l’agente au travers les couloirs universitaires alors que cette dernière semblait savoir exactement où elle se dirigeait. Ce qui était rassurant. C’est rendu à destination, face à une porte où était inscrit le nom du professeur, qu’elles s’arrêtèrent. Toquant deux petits coups, la porte s’ouvrit sur un homme à la chevelure grisonnante et au sourire aimable. « Entrez, entrez » qu’il invita les deux demoiselles alors que Franziska se retrouvait de nouveau un peu intimidée. D’ordinaire, c’était Jace qui s’occupait de parler, lors des missions. Ou quelqu’un d’autre. Mais pas elle. Toutefois, aujourd’hui, ce plan, c’était son idée.

« B’jour, moi c’est Lesath, Légion des Étoiles. » Elle lui tendit la main en se présentant, par politesse. Si la demoiselle ne travaillait pas souvent à visage découvert, très peu même, elle n’avait pas eut le temps que d’aller enfiler son costume, et puis, elle préférait encore le faire sans masque. Généralement, pour des trucs dans ce genre-là, ça inspirait plus confiance. « J’suis vraiment désolée d’vous déranger aujourd’hui. De ce fait, j’pense qu’le mieux, ce s’rait d’aller droit au but. » Parce qu’elle préférait éviter d’embêter trop longtemps des adultes avec des responsabilités. « D’puis quelques temps, y’a des tags et des graffitis qui font leur apparition proche d’la Tour de la Paix, tous des menaces assez violentes vis-à-vis la Légion des Étoiles. » Elle sortit son téléphone pour faire apparaître à l’écran les photos qu’elle avait reçu. « Et aujourd’hui, la Place du Centenaire était envahie d’graffitis et d’brochures qui traînaient sur le sol. Menaçant aussi directement les plus jeunes d’la Légion, comme la Team Alpha par exemple. Donc, si on est ici aujourd’hui. » Elle désigna l’agente Lawson. « C’est parce qu’on aurait besoin d’votre aide, pour essayer d’voir si y’aurait pas une répétition, quelque chose pour essayer d’trouver les criminels. ‘Fin, j’connais pas trop les termes exacts, mais un truc dans l’genre. » Et elle inspira profondément. Parfois, il faudrait qu’elle essaie de se souvenir de respirer lorsqu’elle se lançait dans un tel discours. Le stress, sûrement.
 
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Message posté : Ven 14 Aoû 2015 - 20:45 Message
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Rebekha ne trouvait pas que cette vie soit si banale que cela mais qui était-elle pour juger ou même empêcher une personne de faire ce qui lui plaisait ? Certes, elle trouvait la Légion irresponsable d’autoriser des mineurs d’âge à faire partie d’un groupe héroïque, même si théoriquement, leurs adversaires étaient des criminels de moindre envergure…Théoriquement. C’était bien cela, le problème. Les agressions haineuses que Lesath était venue montrer à Rebekha le prouvaient. Eux aussi étaient victimes, par extension, de l’image de la Légion et aux yeux de l’agent, ils n’étaient pas prêts à l’affronter, même si l’héroïne avait fait preuve d’une certaine maturité en demandant de l’aide. Le sujet était complexe et aurait mérité moult développements qui n’avaient pas leur place dans la situation présente. Heureusement, les deux femmes arrivèrent assez rapidement à l’Université de Star City et purent retrouver le professeur Payne. Avant d’entrer dans le bureau, elle répondit tout de même aux inquiétudes de Rebekha :

C’est un consultant régulier de l’UNISON, il est très fiable ne vous inquiétez pas. Quoi qu’un peu… Excentrique peut-être ?

Ce qui ne gênait en rien Rebekha, que du contraire. Le professeur Payne était de ces universitaires un peu imbus de leur personne mais de manière plus attachante qu’agaçante. Il avait tendance à parler vite, beaucoup, à sortir tout un tas de livres pour appuyer ses explications sans toutefois vous laisser le temps d’y jeter un œil. Mesurant presque un mètre quatre-vingt-sept, il avait les cheveux foncés, une quarantaine entamée et portait un costume avec des pièces de tissus aux coudes. Il tendit la main à Rebekha avec un sourire, fit de même avec Lesath, puis écouta cette dernière lui expliquer toute l’affaire, fronçant parfois les sourcils.

Cette tendance à tout contracter, soupira-t-il en tendant la main vers le portable pour observer les croquis en question. Je pense que vous voulez parler d’une signature graphique ?

Il s’installa à son bureau, déposant le portable devant lui et sortant une feuille de papier où il commença à griffonner quelques notes. Puis, soudainement, il s’interrompit en plein milieu, relevant la tête pour observer Rebekha.

Vous avez touché ces graffitis ?

L’agent détourna le regard.

Si on vient vous voir, à votre avis ?
Oui, c’est qu’ils ne recelaient rien de particulier, même si c’est un gros mensonge agent Lawson. La personne qui a écrit ça était véritablement haineuse, emportée par ses sentiments. Si on lui avait demandé d’écrire le texte en le recopiant par exemple, les lettres auraient été plus lisible, le travail plus soigné. Ici, les hésitations, les quelques ratés, démontrent la fébrilité de l’auteur.
Ou il était simplement pressé.
Non. S’il avait été pressé, on verrait un aggravement des pattes de mouche, vous m’excuserez le terme peu professionnel mais je simplifie pour la demoiselle. Ici, il y a une continuité. D’ailleurs, si on analyse le contenu maintenant, regardez la répétition du mot « disparaître » et « détruire » qui appartiennent au vocabulaire courant. Ils critiquent sans pour autant se mettre en avant, il n’y a pas de présence d’un « nous » je dirais donc qu’on n’est pas face à une entité qui a une forte identité de groupe. Pour moi c’est un individu isolé pourvu d’une mentalité adolescente, je dirais entre quinze et vingt ans, pas plus. Surtout vu les fautes d’orthographe…
Ce n’est pas forcément propre aux jeunes.
Eh, vous voulez mon aide madame la profiler ou vous critiquez ?

Rebekha sourit.

Votre aide professeur, votre aide…

Payne continua son explication pendant bien dix minutes, insistant sur ce qu’il avait déjà dit, montrant des morceaux de dessin qu’il avait entouré sur le prospectus ramené par Lesath, soulignant les éléments clés, qui pourraient être utiles au profil. S’il avait raison (et il avait souvent raison, malheureusement pour son ego) l’hypothèse du groupe était à écarter. Cela rassurait Rebekha, même si elle préférait ne pas laisser tomber immédiatement cette idée. Une fois qu’elles furent sorties du bureau de l’excentrique linguiste, elles marchèrent en direction du parking. Rebekha était songeuse, perdue dans ses pensées ou plutôt, focalisée sur ce qu’avait dit Payne au sujet de ses pouvoirs. Elle pourrait peut-être découvrir quelque chose en touchant ces dessins, mais à quel prix ?
 
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Message posté : Sam 15 Aoû 2015 - 19:56 Message
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Franziska pouvait admettre ne pas avoir un dialogue des plus soignés, mais il s’agissait surtout là qu’elle réfléchissait vite, trop vite peut-être même et donc, du même coup, elle se retrouvait à tenter d’exprimer trop de choses en même temps. Elle passa donc outre la remarque du professeur, tentant de ne pas s’en insulter quand bien avait-elle confiance que devrait-elle faire attention à la façon dont elle s’exprimait lorsqu’elle allait rencontrer d’autres personnes pour quelque chose d’important. Cette fois-ci, elle avait l’excuse que c’était l’une des premières fois (si ce n’était pas la première) où elle prenait l’initiative d’agir seule (ou presque) sur quelque chose d’important, sans le support de la Team Alpha derrière elle. De ce fait, elle en était franchement nerveuse et cela n’aidait pas à sa façon de communiquer avec les autres. La tornade Kaiser se voyait faire encore plus de dégâts autour d’elle lorsqu’elle était stressée.

« Signature graphique, ouai, voilà » confirma-t-elle quand bien même n’était-elle pas certaine que c’était bien ce qu’ils étaient venus vérifier ici. Elle écouta attentivement la suite de la conversation, fronçant légèrement les sourcils lorsque le professeur questionna l’agente quant à savoir si celle-ci avait touché les graffitis ou non. La suite la surpris d’autant plus mais elle n’osa pas passer de commentaire, gardant toutefois ses questions dans un coin de sa tête. La suite toutefois embêta la jeune Alpha alors qu’elle se sentait effectivement vexée. « Hey, c’pas parce qu’j’suis blonde que j’peux pas comprendre vos termes précis et tout. » Peut-être n’était-elle pas en mesure de tout comprendre parmi les termes plus ou moins compliqués qu’ils auraient pu employé, mais de là à souligner qu’il faisait exprès d’utiliser des mots faciles pour qu’elle comprenne, son côté susceptible s’en senti agressé et, de ce fait, elle avait senti le besoin de souligner qu’elle était encore présente et que, de ce fait, elle méritait quand même un minimum de respect. Un soupire franchit donc ses lèvres lorsqu’il en vint à critiquer l’orthographe des jeunes, se faisant violence pour ne pas préciser que si son langage parlé laissait à désirer, elle avait toutefois de bons résultats dans ses cours d’anglais, chose qui était assez bien en sachant que sa langue maternelle se trouvait à être l’allemand.

Les explications devinrent toutefois un peu plus complexes et l’Alpha dut se résoudre à admettre à elle-même qu’elle s’y était légèrement perdue. Toutefois, elle avait compris l’essentiel. Il ne s’agissait sûrement pas d’un groupe, très certainement une ou peut-être deux personnes, entre la quinzaine et la vingtaine s’ils se fiaient à l’écriture, les propos utilisés et le langage présent. Cela réduisait déjà quand même considérablement là où ils devraient chercher, quand bien même, au final, n’étaient-ils pas spécialement plus avancés. Elle suivit l’agente de l’UNISON jusqu’à l’extérieure, toujours silencieuse. « Agente Lawson ? » Elle attendit que cette dernière quitte ses pensées dans laquelle elle semblait plongée, histoire d’éviter que de parler seule, chose qui lui arrivait peut-être un peu trop souvent lorsqu’elle s’emportait dans ses idées. « Y’a un truc qui m’chiffonne, en fait. » Elle n’était pas trop certaine de comment amener le sujet, ne cherchant pas à brusquer l’agente. « ‘Fin, l’professeur, il vous a d’mandé si vous aviez touché les graffitis. Et j’pas sure d’savoir si c’est une vieille histoire entre vous, mais votre réponse laissait entendre que c’était l’cas mais que, faute d’avoir trouvé d’quoi, vous êtes aller l’voir. »

La blonde cala son propre pas sur celui de Rebekha, passant une main entre ses boucles blondes pour pouvoir mettre de l’ordre dans ses idées. « Ça changerait d’quoi, si vous touchiez ces graffitis ? » Elle réfléchit quelques instants. « Parce que, a priori, si vous avez d’mandé des photos, c’parce que vous les aviez pas vu. Et, d’ce fait, vous les avez pas vraiment toucher. » Quelques secondes de silence où la blonde fixait n’importe où sauf le visage de l’agente. « ‘Fin, j’sais pas, parce que j’vois pas c’que ça pourrait changer. Mais la question du professeur semblait importante. » L’allemande avait préféré s’attarder sur les détails utiles plus que sur les possibles insultes à moitié dissimulées qu’elle avait saisi. « Et j’pense pas qu’il soit du genre à poser des paroles sans intérêt, d’ce que j’en ai compris. » Parce que bon, si elle oubliait sa fierté blessée, le professeur semblait effectivement être quelqu’un d’assez intelligent et donc, par le même fait, qui n’allait pas s’étendre sur quelque chose d’inutile et de superflus pour l’enquête en cours.

« J’veux pas m’montrer intrusive ni indiscrète, hein. » Qu’elle le précise avant que Rebekha ne se fasse peut-être une mauvaise idée d’elle et qu’elle en vienne à refuser de lui apporter son aide. « C’juste que j’essaie d’mettre toutes les chances d’mon… » Un petit moment de silence. « D’notre côté. » Parce que, après tout, elle travaillait tout de même en équipe avec l’agente de l’UNISON. Ce n’était plus que elle dans cette histoire depuis qu’elle avait décidé de se présenter au Brett Building pour demander de l’aide à son auteure favorite. « Et si y’a des informations importantes que j’devrais savoir. » Elle haussa légèrement un sourcil. « Bah ce s’rait toujours utile d’le savoir. Ça faciliterait les choses, aussi. » Puis elle tut. Elle n’allait pas essayer d’arracher une réponse à l’agente mais il n’en restait pas moins qu’elle espérait en avoir une. Cette situation n’était pas à prendre à la légère, Rebekha ayant été la première à le soulever et donc, de ce fait, elle espérait qu’elle accepte de lui donner des détails qui, clairement, semblaient échapper à l’Alpha.
 
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Message posté : Lun 17 Aoû 2015 - 17:59 Message
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Perdue dans ses pensées, Rebekha dut subir la curiosité de Lesath, une curiosité des plus normales. La perspicacité de l’Alpha était remarquable, surtout pour son âge et l’agent fut bien forcée de l’admettre, un peu gênante aussi. Elle aurait aimé que Payne ne dise rien au sujet de son pouvoir. Non pas qu’elle en avait honte, mais elle évitait d’en parler, comme beaucoup de mutants psychiques, afin que le regard des autres ne change pas. Ses collègues étaient au courant, du moins ceux avec qui elle travaillait régulièrement, mais utiliser ce pouvoir dans le cadre d’une enquête rendait les preuves découvertes irrecevables, ce qui avait déjà causé plusieurs problèmes à l’agent Lawson. Même dans ses livres, le docteur Elena Carter, le personnage inspiré d’elle-même, était « juste » une empathe, elle avait sciemment occulté le reste. Après avoir cligné des yeux plusieurs fois, Rebekha observa la jeune fille et soupira.

J’ai menti au professeur Payne parce que j’espérais qu’il pourrait nous aider sans que je doive intervenir plus… Personnellement. Et même s’il nous a donné une bonne base de recherches, cela ne suffit hélas pas pour coincer les coupables. Le fait que ça ne soit probablement pas un groupe est rassurant mais un individu isolé peut faire autant de dégâts si pas plus.

Elle se souvenait très bien des affaires de fusillades dans les lycées, toutes sans exceptions (merci sa mémoire absolue). Il n’avait fallu qu’une seule personne, assez rancunière et désespérée, pour que tout bascule.

Peu de gens sont au courant mais je suppose qu’entre défenseurs de l’ordre, on peut être honnête : Je ne porte pas ces gants en cuir par plaisir ou par sens de la mode, même s’il serait un peu douteux il faut l’avouer. Je suis une psychopatotacte.

La tête de l’héroïne en disait suffisamment long sur l’étrangeté du terme, qu’elle ne connaissait visiblement pas. Rebekha n’était pas étonnée, elle-même n’avait su mettre un mot sur cette différence que très tard.

Je vois le passé des objets chargés négativement. Mettons par exemple une arme du crime, un poignard. En le touchant, j’ai un flash au sujet du crime qui a été commis, car tout acte négatif –et positif aussi d’ailleurs mais hélas je ne vois que les mauvais- laisse une trace, un résidu psychique plus ou moins puissant en fonction des individus. Dans certains cas, c’est très clair et dans d’autres, c’est sujet à interprétation. Un pouvoir utile mais irrecevable devant un tribunal, tout comme les témoignages de mentaliste. Pourquoi ne pas avoir été toucher ces tags directement ? Vu la teneur haineuse du message, il y avait matière à voir, mais disons que… Je n’oublie jamais ce que je vois et ces derniers temps, ça a été plutôt chargé.

On avait parlé du Magus dans le journal, son éditrice s’était servi du psychopathe qui la traquait pour booster les ventes de son livre et le pire ? C’avait fonctionné à merveille, ce qui dégoûtait profondément Rebekha. Ensuite, elle avait été enlevée par le frère de sa meilleure amie décédée, qui avait heureusement choisi de la relâcher mais avait gardé les autres filles, que l’agent cherchait toujours à retrouver. Elle savait que, quoi qu’elle ait dit à sa psy, elle n’allait pas si bien que cela et craignait la vision de trop. Lâchement, elle avait envie d’appeler Adrian et de lui demander d’enlever ces souvenirs, histoire de la soulager un peu. Avec un sourire, elle songea à la pensine du professeur Dumbledore. Oui, voilà un artefact dont elle se munirait bien.

Mais c’est nécessaire, je refuse de prendre le risque que vous ou l’un de vos camarades soit blessé ou pire. Alors allons sur les lieux, si nous avons un peu de chance, nous trouverons de nouvelles pistes.

En disant cela, Rebekha s’était assise du côté conducteur de sa voiture et laissa le temps à Lesath de l’imiter avant de démarrer. La place du Centenaire n’était pas très loin et elle se servit de son passe de l’UNISON pour se garer à proximité des tags en train d’être nettoyés. Par chance (ou pas) il en restait encore une bonne moitié. L’un des hommes de la municipalité qui s’acharnait dessus jeta furieusement son éponge sur le sol.

— Ces saletés réapparaissent sans arrêt, j’en ai marre !

Était-ce un peu de magie ou plutôt l’utilisation d’un produit chimique particulier ? Rebekha enleva son gant droit et tendit la main vers les peintures. Ses yeux se révulsèrent, devenant totalement blancs.
La nuit.
Flash.
Le bruit d’une bombe de peinture.
Psssssht. Psssshhht. Pssssht.
Pourquoi, hein ? Pourquoi eux et pas moi ? Pourquoi ? J’ai tout fait, tout comme je le devais, tout. POURQUOI ?
Des lettres qui se tracent, forment un mot « DISPARAITRE ».
Au loin, une sirène. Le garçon se détourne, emporte sa bombe et s’enfuit. Au moment où il lâche le tag, l’image devient floue, mais elle voit son visage se refléter dans la vitrine d’un magasin.

Le souffle court, Rebekha rouvrit les yeux et éloigna vivement sa main du dessin, remettant son gant. Elle avait froid et des résidus de désespoir, de haine et de rancœur vivaient toujours en elle.

Je crois… Que c’est un garçon qui a été refusé dans la Team Alpha, ou qui n’a peut-être pas pu devenir Légionnaire. Cela vous dit quelque chose ? Il est un peu plus grand que vous, avec des cheveux foncés. Il portait une casquette, je n’ai pas bien vu son visage. Mais ce qu’il ressent… C’est très fort. Il est au bord de la rupture, je crois qu’il va faire une bêtise très bientôt. Il faut le retrouver.
 
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Message posté : Lun 17 Aoû 2015 - 23:16 Message
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Loin de l’idée de mettre l’agente mal à l’aise, elle chercherait toutefois à avoir le plus d’information possible, que ce soit sur le cas sur lequel elles travaillaient que sur les capacités que semblait détenir l’agente Lawson. C’était donc avec une curiosité plus poussée par son envie de mener cette mission à bien que personnelle qu’elle s’enquit donc à savoir pourquoi est-ce que le professeur Payne lui avait posé cette question toute particulière qui avait rapidement attiré l’attention de la jolie blonde. Peut-être se prendrait-elle un vent monumental et peut-être bien que Rebekha refuserait désormais de l’aider, toutefois, elle n’avait pu faire autrement. Elle croisa simplement ses doigts en espérant qu’elle ne se braque pas à ses questions posées avec une innocence non feinte.

Elle fronça les sourcils avec un air surpris sur le visage. « Psycho-que-quoi ? » lui demanda-t-elle, confuse quant au terme qu’elle venait d’employer. Là, par contre, elle aurait bien apprécié d’une traduction en un mot plus courant qu’elle pourrait certainement plus comprendre. L’explication qui suivit permis à la blonde de comprendre ce qu’il en retournait. C’était assez intéressant comme capacité mais, à voir la tête de l’agente, il s’agissait plus d’un fardeau qu’autre chose. Franziska pouvait comprendre, en quelque sorte. Ce sentiment d’impuissance face à ses propres capacités qui imposaient à votre esprit des images peu agréable. Elle, par contre, surtout depuis quelques temps, elle craignait de blesser involontairement quelqu’un qui lui serait cher. Ou même un innocent. Ou quiconque se trouvant sur son chemin lorsque sa personnalité flamboyante déciderait d’exploser. Pour l’agente, toutefois, cela semblait être un peu plus difficile à vivre. Si, comme elle le disait, ces tags étaient réellement chargé de puissantes énergies négatives, elle n’était pas certaine qu’elle voulait imposer ceci à Rebekha. « V’savez, si c’est difficile. » Elle marqua une pause. « Qu’ce soit physiquement ou mentalement, v’êtes pas obliger hein. J’pense qu’on peut quand même essayer d’faire sans. » Elle se voyait mal imposer quoique ce soit à l’agente.

Toutefois, cette dernière semblait décidée à mettre ses capacités à l’œuvre. Parce qu’il le fallait. Elle était presque heureuse de voir que Rebekha prenait, en effet, réellement la situation au sérieux et qu’elle n’allait pas attendre comme la majorité des légionnaires que tout rentre dans l’ordre. Un homme seul pouvait faire des dommages. Beaucoup de dommages. Surtout un homme qui n’a plus rien à perdre. Peut-être ne pouvait-elle pas faire ce genre de supposition, mais si elle se fiait à ce qu’avait raconté le professeur Payne, il s’agissait sûrement d’un jeune possédant une féroce et profonde haine vis-à-vis les membres de la Légion des Étoiles. Et vis-à-vis la Team Alpha qui plus est.

Elle la suivit donc dans un silence quasi-total, seule sa respiration venait se mêler au bruit du moteur du véhicule. Elle ouvrit la portière une fois de retour sur la Place du Centenaire qui semblait déjà un peu plus propre que lorsqu’elle s’y était rendue un peu plus tôt dans la journée. Elle s’approcha des différents graffitis, essayant d’appliquer ce que le professeur qu’elles avaient été voir leur avait dit. La blonde resta toutefois à proximité de l’agente alors que cette dernière retirait son gant. Elle n’était pas certaine de la réaction que la brune aurait mais ses yeux révulsés ne lui disaient rien qui vaille et elle préférait donc ne pas se trouver trop loin au cas où la situation déraperait d’une quelconque façon. Elle l’observa donc, tout de même un petit peu curieuse tout en étant légèrement inquiète. Et alors que Rebekha rouvrait les yeux, elle s’en sentit soudainement soulagée et attendit sans la brusquer qu’elle reprenne son souffle et lui partage ce qu’elle venait d’apprendre.

Haussant un sourcil, elle chercha dans sa mémoire quelque chose qui pourrait correspondre à la description que faisait Rebekha du personnage qu’il lui semblait avoir vu. Elle passa en revu les étudiants qu’elle avait côtoyé à Star High. Ceux qui avaient été refusé l’année dernière. Il y en avait eut quelques uns. Elle tenta de chercher parmi les plus vieux, sûrement ceux plus susceptibles à réagir de la sorte. Franziska ne pouvait pas prétendre pouvoir comprendre les sentiments ressentis, ayant été acceptée lors de sa première année à Star High, mais elle pouvait se douter que chez une personne se retrouvant être tout aussi fière et orgueilleuse que la blonde, la réaction se pouvait être violente. « J’sais pas trop. » Elle se mordilla la lèvre inférieure. « Cheveux foncés, un peu plus grand… Mark ? » Elle semblait hésité. « C’peut pas être lui, j’veux dire… On s’connaissait pas spécialement bien, il s’tenait plutôt en retrait. » Et sans l’avoir vraiment demandée, Franziska avait rapidement rejoint le rang des demoiselles populaires. « Mais c’peux pas être lui. Il était gentil. Du genre vraiment gentil. » Le type de mec qui se tenait à l’écart et qui se faisait embêter par les brutes (dont, bien heureusement, elle ne faisait pas partie) parce que, justement, il se laissait facilement marcher sur les pieds.

Elle secoua doucement sa tête de gauche à droite avant de soupirer. « Mais c’le seul, si j’en suis c’que vous avez dit, qui pourrait coller. » Elle passa une main dans ses boucles blondes, l’air d’essayer de réfléchir aux élèves qu’elle avait rencontré à Star High. « V’savez qu’est-ce qu’y avait, sur la casquette ? D’mémoire, il était fan des Heroes… » Un fan de sport, en effet. La blonde espérait de tout cœur que ce ne soit pas lui. Toutefois, elle se souvint, un peu, de la dernière année. Alors qu’il venait d’être refusé pour la seconde fois lorsqu’il avait tenté de nouveau d’intégré la Team Alpha, il s’était montré un peu maussade. « V’croyez qu’c’est possible ? Mark, il était vraiment gentil. Mais v’croyez qu’c’est possible qu’une personne change autant ? » Voilà Franziska qui était inquiète. Non pas pour la Team Alpha mais pour le fait que si c’était bien Mark et si elle se fiait à ce qu’avait dit l’agente, il était au bord de la rupture. « J’pense qu’j’ai des amis qu’y l’connaissent. P’t’être qu’ils sauraient où il vie. » Un instant d'hésitation. « On d'vrait essayer d'aller l'voir ? »
 
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Message posté : Lun 24 Aoû 2015 - 20:05 Message
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Heureusement pour les deux enquêtrices, Lesath semblait avoir une idée de l’identité du coupable. Un garçon prénommé Mark, qui semblait très gentil et qui portait une casquette, en bon fan de Heroes. Rebekha acquiesça pour confirmer que c’était probablement lui, même si une marge d’erreur était toujours possible.

Il ne faut jamais se fier aux apparences. C’est une leçon très difficile à apprendre, surtout quand on est jeune, mais un faux sourire peut paraître sincère, surtout lorsque les gens ne font pas attention. Et, de nos jours, ils le font de moins en moins souvent.

L’agent parlait en connaissance de cause. Elle se souvenait encore de Megastar, avec qui elle avait parfois prit le métro, et qu’elle avait empêché de faire une bêtise. Aucun de ses amis n’avait eu vent de son état émotionnel, pourtant Rebekha y avait prêté attention, elle l’avait senti. Evidemment, l’agent partait avec un avantage (qu’elle vivait comme un handicap) avec son empathie. Mais ce pouvoir lui montrait chaque jour la réalité du monde.

Vous avez son nom de famille ?

La jeune fille le lui donna après avoir vérifié auprès l’un de ses camarades et Rebekha lança une recherche dans les bases de données de l’UNISON après avoir passé un coup de téléphone à l’analyste qui travaillait pour son département. En quelques mots, elle lui expliqua la situation et très rapidement, une recherche fut lancée sur le Mark, dont le nom de famille s’avérait être Donovan. Du haut de ses dix-huit ans, le garçon avait fréquenté la Star High et était en dernière année. Visiblement, il avait doublé et était en plein décrochage scolaire, à deux doigts de l’exclusion. Outre cela, il n’y avait aucune trace d’un quelconque mauvais comportement ou d’une agression. A peine eut-elle raccrochée qu’elle reçut l’adresse de Mark sur son téléphone. L’agent s’installa à nouveau derrière le volant et entra les coordonnées dans le GPS le temps que Lesath l’imite.

Essayons d’aller chez lui, avec un peu de chance il y sera et on pourra discuter.

Heureusement, ses parents ne vivaient pas très loin. Une vingtaine de minutes plus tard, Rebekha garait son véhicule devant une petite maison de banlieue et alla sonner à la porte. Une dame un peu plus âgée qu’elle lui ouvrit.

Bonjour, madame Donovan ? Nous aimerions parler avec Mark.
C’est que… Il n’est pas la… De quoi s’agit-il ?
Rien de grave, rassurez-vous, expliqua Rebekha avec un sourire qui se voulait apaisant. Pouvons-nous entrer ?

La mère de Mark s’écarta et les invita à s’asseoir au salon. Elle leur proposa à boire, Rebekha accepta un café.

Comment va Mark en ce moment ? demanda-t-elle une fois qu’elles furent servies et installées.
Oh vous savez il a quelques soucis mais comme tous les jeunes. Je crois qu’il est amoureux d’une fille et que ça s’est mal passé. Il est très renfermé depuis quelques mois, il n’a pas de bonnes notes à l’école, mais ça arrive à tous les enfants un jour non ?

Elle cherchait à s’en convaincre, Rebekha sentait le doute et la peur s’échapper d’elle, des émotions qu’elle tentait d’occulter, comme toute mère qui refuse de voir son fils sombrer.

Tout à fait, c’est courant. Mais je voudrais m’assurer que ce n’est rien de plus grave, vous comprenez ?
Mais qui êtes-vous ?
Je m’appelle Elena Carter, je suis conseillère d’orientation à la Star High, mentit-elle, endossant l’identité de son héroïne, comme elle le faisait souvent. Et psychologue. Ce qui techniquement, n’était pas faux. J’ai des raisons de croire que Mark va plus mal qu’il n’y paraît et je pense qu’au fond de vous, vous en êtes convaincue. Pourrais-je vous demander pour voir sa chambre ?

Madame Donovan hésita un moment mais elle vit quelque chose dans le regard de Rebekha (enfin d’Elena) qui la poussa à accepter. Elle acquiesça et les précéda dans l’escalier, jusqu’à une porte close qu’elle ouvrit.

Les murs étaient couverts des mêmes graffitis que sur la place du centenaire.

C’est juste… De l’art, non ? Tous les jeunes ont une phase rebelle un peu trash, ça ne veut rien dire n’est-ce pas ?

L’agent fit le tour de la pièce, saisie d’un horrible pressentiment.

Madame, avez-vous des armes chez vous ?
Comment ça ?
Des armes ! Des armes blanches, des armes à feu, ce genre de choses ?
—Oui dans un coffre, c’était à mon mari, il était militaire. Mort en Irak, en héros, pour protéger une petite fille…
Madame Donovan, s’il vous plait… Montrez-nous.

Mais ce n’était qu’une simple vérification. En ouvrant le coffre, la mère de Mark se décomposa, comprenant soudain toute l’ampleur du drame à venir. Rebekha se tourna vers Lesath.

Appelle tous les membres de la Team Alpha, prévient Thunder, Megas, qu’ils sachent que Mark est armé et va probablement faire une bêtise. Ils doivent être prêts, on n’arrivera pas à temps s’il est déjà en route.
Vous vous trompez, ce n’est pas possible, vous vous trompez !
Maintenant, Lesath ! s’exclama-t-elle. Madame Donovan, je pense que votre fils est un gentil garçon mais qu’il est perdu. Quand est-ce que son père est mort ?

Et elle lui raconta toute l’histoire, tragique mais prévisible, du garçon qui idôlatre un père, mort en héros, sans parvenir à devenir lui-même un héros, perdant peu à peu toute estime de lui, s’enfermant dans une spirale infernale qui risquait de conduire au carnage… En espérant qu’ils allaient donner l’alarme assez tôt.
 
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Message posté : Mar 25 Aoû 2015 - 21:54 Message
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Le visage de la blonde se décomposait de plus en plus alors qu’elle écoutait celle s’étant présentée comme Elena Carter. Un personnage que l’Alpha connaissait que trop bien. Elle suivit les deux femmes dehors, son cerveau fonctionnant à toute allure alors qu’elle tenait son téléphone entre ses mains. Elle était occupée, à vrai dire, à interroger de ses amis concernant les endroits où Mark pourrait potentiellement aller lorsqu’il n’allait pas trop bien. Si certains se demandaient d’où venait son soudain intérêt pour le jeune homme, elle ne fit que leur répondre que c’était important et qu’elle n’avait pas le temps pour des explications. Elle allait s’exprimer auprès de Carter lorsque le coffre de la voiture fut ouvert. Il manquait des armes. Le visage de Franziska devint livide alors que la possibilité qu’il décide de faire une connerie lui effleura l’esprit. Rebekha n’eut même pas besoin de lui dire d’appeler quelqu’un qu’elle avait déjà son téléphone contre l’oreille.

« Chris, c’est Fran. J’ai pas beaucoup d’temps. Faut qu’tu m’rejoignes, genre, maintenant. » Elle lui donna l’adresse de là où elle se trouvait avec l’agente de l’UNISON et la femme Donovan, certainement en état de choc. « Tu d’dépêches. C’est une question d’vie ou d’mort. » Et le ton de la blonde se faisait rarement aussi pressant et urgent. Elle espérait que Chris ait compris le message et qu’il arrive. Vite. Entre temps, elle avait déjà téléphoné quelqu’un d’autre. « Tu l’connais bien, Mark ? Ouai, j’sais qu’il est discret. Mais j’ai b’soin d’savoir là où il peut se trouver quand ça va mal. » Elle faisait les cent pas, jetant souvent de rapides coups d’œil dans le ciel. « L’mémorial d’Star City… Là où y’a les plaques des défunts morts au combat, c’est ça ? » Les points s’alignaient alors qu’elle le remercia rapidement et raccrocha. Voilà que Christopher arrivait, se posant devant Franziska.

Elle se rapprocha de lui pour poser une main sur son épaule. « J’suis désolée, mais là, faut qu’on s’rendre au Mémorial d’Star City. Genre, maintenant. J’t’expliquerai plus tard. » Parce qu’elle était certaine que l’ancien Alpha lui demanderait des explications. Elle s’accrocha à son cou alors que le bras de Christopher passait autour de sa taille et qu’ils s’envolaient rapidement. Peut-être trop rapidement. La blonde ferma les yeux, ne serais-ce que parce que ce n’était pas le moment d’admirer le décor et qu’à la vitesse à laquelle allait Christopher (il avait compris que c’était urgent) elle préférait encore éviter d’avoir la nausée. Lorsqu’ils se posèrent au sol, un peu en retrait, elle manqua de tomber au sol alors que ses jambes vacillaient. « Merci. » lui souffla-t-elle. « J’me charge du reste. Mais essaie d’rester pas loin. Mais n’intervient pas. Sauf si tu entends un coup d’feu. » Elle lui adressa un faible sourire. « Oh, et tient. » Elle lui lança son téléphone. « Y’a l’numéro enregistré d’Rebekha Lawson. Appelle-là et dis-lui qu’j’suis au mémorial. » Et voilà qu’elle le plantait là en espérant trouver celui qu’elle était venue chercher. Elle pouvait presque se compter chanceuse que le mémorial soit ouvert au public, ne serais-ce que parce qu’entrer dans le périmètre de la base militaire de Star City par les cieux n’était sûrement pas une bonne idée.

Comme de fait, il était là. Le mémorial n’était pas un lieu souvent visité et il était donc seul. Assis sur le sol. Appuyé contre l’immense pierre où s’entassait les plaques des soldats morts au combat. Elle s’approcha donc de lui. « Mark. » Elle n’eut pas le temps d’ajouter rien de plus qu’il se relevait, un pistolet à la main, désormais rivé sur la poitrine de l’Alpha. « Baisse ton arme et assied-toi. On va discuter, toi et moi. » Son ton se voulait doux alors qu’elle s’approchait de l’homme, se sentant nullement menacer par son arme. Ce n’était pas qu’elle le sous-estimait, après tout, il était responsable de chose qu’elle ne l’aurait jamais cru en mesure de faire. Mais il ne la tirerait pas. Elle le savait. Elle en était convaincue. Il était toujours debout lorsqu’elle prit place au sol, assise en tailleur. « S’il te plait Mark, assied-toi. »

Alors que quelques secondes d’hésitation passèrent, il prit place aux côtés de la blonde, son arme toujours entre ses mains. « Pourquoi avoir amené une arme jusqu’ici ? » « Tu pourrais pas comprendre. » Son ton se voulait presque violent. « Après tout, qu’est-ce que la miss-populaire qui a le lycée à ses pieds, sa place dans la Team Alpha et l’intérêt de tout le monde pourrait bien savoir sur ce que c’est que de se sentir seul ?! » La blonde garda son calme alors que ses prunelles étaient toujours posées sur celui qui se trouvait à ses côtés. Rebekha avait eut raison. Il se trouvait définitivement au bord de la rupture et qui sait ce qu’il aurait pu se passer si elle n’avait pas eu son taxi Peck personnel. « Tu as raison, je n’en sais rien. » Il semblait surpris. Peut-être même décontenancé. S’était-il attendu à ce qu’elle lui dise qu’il ne pouvait se permettre de prétendre ce genre de chose ? Peut-être. « Mais ça ne change rien au fait que cela me désole de te voir dans un tel état. » « Et depuis quand tu t’intéresses à moi, hein ? » lui crachait-il au visage alors que la blonde gardait un calme olympien. Ce qui était surprenant. Plus que surprenant, même, venant de la Kaiser.

« Tu sais Mark, tu ne peux pas reprocher aux autres de ne pas t’accorder d’attention lorsque tu fuis ces mêmes personnes et te montre froid et distant. » Elle ne cherchait pas à le critiquer. « Et tu ne peux pas cracher sur les autres si tu n’es pas aller leur demander de l’aide. Aussi bien que tous peuvent vouloir faire, lorsque tu souris et dis que tout va bien, et bien, c’est que tu vas bien. Et c’est pas d’la mauvaise volonté, mais si t’as quelque chose à dire, tu vas l’dire et sinon c’est qu’tu veux pas en parler. Chose que tu aurais dut faire. Tu n’as pas à vivre tout ça tout seul, t’sais. » Son ton était toujours aussi calme alors qu’elle cherchait à le rassurer, mais surtout lui faire comprendre qu’il n’était pas seul. « Tu vas me donner ce pistolet. » Il la considéra quelques instants avant de finalement le lui donner. Il était peut-être au bout du rouleau mais avait encore une certaine capacité de réflexion. Elle déchargea l’arme avant de la poser à côté d’elle.

La blonde adressa un faible sourire à l’étudiant. « T’as mère, elle aurait fait quoi, si j’étais arrivé trop tard ? » Les yeux de l’adolescent devinrent humides. « Tu n’es pas seul, Mark. Et il est pas trop tard pour le réaliser et aller vers les autres. » Et voilà qu’il fondait en larme. La blonde se redresse pour se mettre sur ses genoux et ouvrit ses bras pour serrer l’adolescent contre elle. L’étreinte dura quelques instants alors que l’adolescent sanglotait contre elle. Ce ne fut que lorsque ses pleurs se calmèrent qu’elle se détacha et se redressa, tendant une main vers Mark qu’il attrapa. « T’vas prendre ton téléphone et appeler ta mère. T’vais lui dire qu’t’es en vie et t’vas m’promettre d’plus jamais lui faire peur comme ça, ok ? » Il hocha de la tête en passant sa manche sous ses yeux rougis. « Et là, tu m’attends ici et tu ne bouges pas. » Elle se pencha pour attraper l’arme au sol et reparti en direction d’où elle avait dit à Christopher d’attendre. « Merci. » Elle reprit son téléphone alors qu’il le lui tendait. « J’passe chez toi ce soir pour t’expliquer. » Il semblait d’accord avec cette proposition. « T’as appelé l’agente Lawson ? » Il hocha de la tête. « Merci mec, t’es l’meilleur. » Elle lui ébouriffa les cheveux avant de le laisser filer alors qu’elle retournait voir Mark.

« On va attendre ici. » Il semblait avoir fini son appel et lui lançait un regard sceptique. « Je suis désolée, il y a une agente de l’UNISON sur le coup. Parce que voilà, les graffitis et les menaces envers la Légion s’devaient d’être prises au sérieux. » Il baissa la tête, l’air honteux. « Mais t’inquiète, j’pense pas qu’il t’arrivera quoique ce soit d’grave. » Elle n’en était pas certaine mais elle espérait que l’agente Lawson se montre compréhensive. Car il semblait vraiment en avoir encore beaucoup sur les épaules.
 
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Message posté : Mer 26 Aoû 2015 - 22:01 Message
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Lesath obéit à Rebekha et passa les coups de téléphone pendant que l’agent de l’UNISON essayait de calmer les vagues de paniques qui émanaient de madame Donovan, tout en se donnant du mal pour comprendre le flot continu et parfois décousu de ses paroles. Le temps de se retourner, l’héroïne avait disparu et elle la vit s’éloigner au loin dans les airs, portée par ce qui devait être Christopher, si ses yeux ne la trompaient pas.

Où est-ce qu’elle va ?
Trouver Mark, pour l’empêcher de faire une bêtise.
Ils… Ils ne vont pas lui faire du mal, n’est-ce pas ? Il n’est pas méchant, je vous jure que c’est un bon garçon.
Non madame Donovan, personne ne va faire du mal à Mark. Lesath essaie de l’aider.

Elle lui sourit en lui prenant la main, pour essayer de la rassurer. L’empathie de Rebekha lui permettait de bien comprendre les gens et de savoir comment se comporter avec eux pour les apaiser. Plusieurs minutes s’écoulèrent, où les deux femmes parlèrent, puis le téléphone de l’agent sonna. Avec une certaine appréhension, elle décrocha.

Oui ? D’accord, c’est parfait. Merci Christopher. Elle se tourna vers la mère de Mark. Ils sont au Mémorial. Venez, on va prendre ma voiture.

Rebekha s’installa sur le siège passager et démarra en trombe sans se soucier des limitations de vitesse. Elle craignait que la situation ne dégénère, après tout à ses yeux, c’étaient des enfants cherchant à régler des problèmes graves, qui pourraient aisément dégénérer. Et si Mark ouvrait le feu sur Lesath ? Elle, comme les autres jeunes héros, était la manifestation de sa haine. L’alpha était partie trop vite, sans même penser à consulter l’agent, agissant sur un coup de tête. Même si la blonde avait fait preuve de maturité tout à l’heure, elle avait encore des tas de choses à apprendre mais Rebekha ne pouvait pas lui jeter la pierre. Elle aussi, au début, avait été imprudente, s’était crue plus forte que le destin, que la mort…Et ça l’avait conduite à tuer un criminel pour sauver sa vie. Elle voyait encore son visage, il la hantait, davantage depuis quelques temps d’ailleurs….

Mais là n’était pas la question. Quand Rebekha se gara à proximité du mémorial et qu’elle courut, avec madame Donovan, rejoindre les deux héros, tout était déjà terminé. Lesath serrait Mark dans ses bras et le garçon se dégagea de l’étreinte pour aller vers sa mère, qui ouvrit ses bras et se mit à pleurer elle aussi. Leur tournant le dos, résolue à leur laisser un peu d’intimité, l’agent de l’UNISON tendit la main pour serrer celle de l’héroïne.

Félicitations. Sans votre présence d’esprit, toute cette affaire aurait connu une fin tragique, qui sait combien de morts vous avez évité ? Combien de vies n’ont pas été détruite ? Vous êtes jeune, Lesath, mais vous êtes vraiment prometteuse. La prochaine fois, essayez juste de ne pas trop agir sur un coup de tête. Trop de héros meurent chaque année pour qu’on ajoute votre nom à la liste.

Rebekha termina sa tirade sur un sourire.

Si je peux vous être utile sur une prochaine affaire ou pour d’autres choses, vous avez mon numéro. N’hésitez pas à l’utiliser.

Elle se doutait que l’héroïne n’allait pas en abuser et Rebekha savait très bien que ses compétences étaient limitées. Elle se rendait souvent sur le terrain, mais en tant qu’enquêtrice, certainement pas comme agent d’intervention. Elle n’utilisait pas son arme avec confiance, de toute façon.

Puis elle tourna le dos à Lesath et analysa les émotions de Mark. Du remord, une profonde tristesse aussi, il n’arrêtait pas de s’excuser. Rebekha s’approcha de lui.

Personne n’a été blessé, tu n’as rien fait de mal aux yeux de la loi, je ne vais donc pas contacter les autorités. Mais j’aimerais que tu ailles voir un psychologue de manière régulière afin de lui parler de tes problèmes et suivre une thérapie adéquate. Je ne te parle pas de médication ici, d’accord ? Juste de discuter.

Elle lui tendit la carte d’un spécialiste qu’elle connaissait bien.

D’accord…
Mais qu’on soit bien clairs, si jamais tu recommences ou que tu rates un seul rendez-vous, c’est avec moi que tu auras des problèmes, compris ?
Oui, madame.

Il prit la carte et observa le nom.

Merci, madame, murmura-t-il.

Elle lui sourit, et son téléphone sonna. On n’a jamais une seconde à soi, quand on travaille pour l’UNISON.

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Message posté : Jeu 27 Aoû 2015 - 2:03 Message
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Alors qu’elle serrait le jeune home contre elle, l’Alpha se fit une promesse. Elle irait lui parler. Souvent. S’assurer qu’il ait bien. Ou, tout du moins, qu’il se porte mieux qu’en ce moment. S’il se sentait seule, elle allait essayer que ce ne soit pas le cas. Et il ne s’agissait pas là de pitié et elle ne le ferait pas par dépit. Elle voulait le faire parce qu’il avait besoin de quelqu’un. Quelqu’un pour lui prêter main forte histoire qu’il puisse aller de l’avant. Quelqu’un sur qui il pourrait s’appuyer, en qui il pourrait avoir confiance. Et si elle ne doutait pas qu’il puisse avoir d’autres personnes dans son entourage pour remplir ce rôle, la blonde souhaitait tout de même le surveiller, un peu. Non pas qu’elle craignait les menaces qu’il avait proféré en direction de la Légion des Étoiles ni même qu’elle avait peur qu’il s’en prenne à d’autres. Elle avait peur qu’il s’en prenne à lui-même.

L’étreinte dura quelques instants avant qu’il ne se recule pour au final rejoindre sa mère, qui pleurait désormais elle aussi. Les évènements avaient sûrement été difficiles pour elle aussi. Elle avait perdu son mari et avait manqué d’y perdre son fils. Franziska se sentait très bien vis-à-vis elle-même, que ce soit de cette vie qu’elle venait de sauver que de l’aide apporté auprès de la mère Donovan. Elle l’aurait regretté toute sa vie si elle était arrivée trop tard, elle le savait pertinemment. La blonde adressa donc un sourire sincère à l’agente de l’UNISON alors qu’elle lui serrait la main. « Vous me remerciez moi, mais jamais on aurait pu l’sauver sans vous. » Et elle pensait ses paroles. « Si ça avait pas été d’votre pouvoir, on aurait pas pu savoir d’qui il s’agissait et on serait certainement jamais arriver à temps. » Et cette simple pensée avait pour effet de faire frissonner la demoiselle.

« J’sais qu’vous voyez plus votre pouvoir comme une malédiction. Parce que les émotions négatives, ça doit marquer, j’en doute même pas. Mais v’voyez, aujourd’hui, c’pas moi qui ait sauvé quelqu’un mais vous. C’sur que l’fait qu’j’connaisse Mark a aidé, mais c’votre pouvoir qui nous a permis à avoir les dernières pièces manquantes du puzzle. » Franziska savait qu’elle n’y serait jamais arrivée sans elle et c’était une possibilité qu’elle ne voulait même pas envisager. L’idée qu’il aurait pu être possible, le lendemain matin, de voir dans un article de journal qu’un jeune de dix-huit ans s’était tiré devant le mémorial la terrifiait. Plus qu’elle n’osait l’avouer. Et la détresse de Mark l’avait certainement marqué. Encore une fois, plus qu’elle n’aurait voulu se l’avouer.

Passant une main dans ses cheveux blonds, elle gardait ce léger sourire sur ses lèvres. « J’peux pas spécialement comprendre, j’suis pas dans votre peau. Mais aujourd’hui, votre pouvoir, il a été une bénédiction. Il vous, ou enfin, nous a permis d’sauver la vie d’quelqu’un, et p’t’être même d’d’autres personnes. On m’a souvent dit que si j’contrôlais mal mes pouvoirs, c’était parce que j’ne leur faisais pas confiance et parce que j’me faisais pas confiance. Et j’sais qu’pour arriver à mieux vivre avec eux et essayer d’arrêter d’me culpabiliser vis-à-vis ces derniers, faut qu’j’apprenne à faire la paix avec moi-même. » La blonde ne cherchait pas à faire la morale à quelqu’un de plus âgé et certainement de plus expérimenté qu’elle. Mais il était évident de voir que l’agente connaissait un léger problème vis-à-vis ses capacités. « P’t’être qu’c’est c’qu’il vous faut. D’faire la paix avec vous-même et accepter vos capacités telles qu’elles sont. Après tout, elles sont une part d’vous, qu’vous l’vouliez ou pas. »

Franziska n’avait jamais demandé son cristal. Or, elle s’en retrouvait la porteuse et, de ce fait, elle était désormais dotée de capacités dangereuses et difficiles à manipuler. Il lui était même arrivé de brûler ses propres amis, la faisant ainsi sentir misérable et indigne de l’amitié qu’avaient certaines personnes pour elle. La culpabilité et le doute ponctuaient ainsi son quotidien, rendant ce dernier un peu moins agréable. La blonde se tourna finalement vers Mark, lui adressant un sourire qui se voulait rassurant alors que l’agente lui ordonnait (presque) que d’aller consulter. Discuter avec quelqu’un d’autres ne pouvait pas être foncièrement mauvais. Franziska aurait peut-être besoin de consulter, dans une certaine mesure, alors que ses propres émotions se liguaient contre elle.

Se rapprochant de Mark, elle lui demanda son téléphone. Une fois ce dernier entre ses doigts, elle envoya un message sur son propre téléphone. « Comme ça, t’as mon numéro. Si jamais ça va pas, qu’tu veux parler, d’tout, d’n’importe quoi, du ciel et du bon temps, t’appel. Puis t’sais, j’dors pas, pas beaucoup d’moins. C’fait parti d’mes trucs spéciaux à moi. » Elle eut un sourire amusée. « Donc t’appel, n’importe quand, peu importe l’heure. » Et puis, avoir le numéro de la demoiselle la plus populaire du lycée, celle qui, d’après les rumeurs, avaient tous les mecs à ses pieds, c’était une réussite en soit. Elle n’y croyait pas tant que cela, aux nombres de prétendants qu’elle avait sur son chemin, toutefois, Christopher semblait convaincu du contraire. « Prend soin de toi. » Un dernier sourire et elle se dirigea vers l’agente de l’UNISON, attendant patiemment que cette dernière termine son appel. « Merci pour tout, agente Lawson. Et j’n’abuserai pas du fait d’avoir votre numéro, promis. ‘Fin, ça dépend, la prochaine fois qu’vous sortez un livre, v’croyez qu’j’pourrais vous d’mander une autographe ? » La demande avait été faite avec beaucoup d’innocence et un sourire rêveur sur les lèvres.

« Hey, Fran ! » La blonde se retourna vers le jeune homme qui la connaissait bien évidemment plus sous son nom civil que celui héroïque. « Vient, on va t’ramener chez toi. » Elle hocha doucement de la tête, remercia une dernière fois l’agente qui lui avait permis de mener cette mission à bien pour ensuite rejoindre la famille Donovan. Franziska était satisfaite, de la tournure de cette mission. Elles avaient réussi, haut la main qui plus est. Et ça, elle ne pouvait pas en être plus heureuse. Peut-être qu’au final, elle avait sa place chez la Légion des Étoiles.
 
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