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La tempête avant... La tempête

 
Message posté : Lun 3 Aoû 2015 - 19:22 Message
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Trois heures du matin. Elle dormait mal. Très mal. Et ce, depuis quelques jours. Son dos lui était toujours douloureux et il lui arrivait encore de se réveiller au milieu de la nuit, complètement paniquée, alors qu’elle sentait, posées sur elle, deux prunelles la fixant avec haine. Sa rencontre avec le lion l’avait secouée plus qu’elle n’aurait voulu l’admettre et ce regard, celui lui promettant mille souffrances, venait encore hanter ses nuits. Elle se redressa, prenant une place assise dans son lit. Un soupire franchit ses lèvres alors qu’elle se décida à sortir de ses draps pour se diriger vers son placard. Un nouveau soupire se fit entendre alors qu’elle sorti de son placard quelques vêtements qu’elle jeta négligemment sur son lit. La demoiselle le savait, qu’elle ne trouverait pas sommeil. Qu’elle était réveillée et passerait sûrement sa journée avec des cernes sous les yeux et une humeur massacrante pour compléter le tout. Se changeant rapidement pour troquer son pyjama avec des shorts et un t-shirt quelconque, elle attrapa son sac de sport pour y enfouir d’autres vêtements. À défaut de pouvoir dormir, elle allait faire la seule chose qui pouvait possiblement la mettre de meilleure humeur, s’entraîner.

Discrètement, elle se faufila hors de sa chambre et attrapa ses clés avant de quitter l’appartement qu’elle partageait avec son cousin, qui, bien heureusement pour elle, avait le sommeil lourd. Elle s’éclipsa ainsi, descendant les escaliers pour sortir finalement à l’extérieur. Il faisait noir et un léger vent venait frôler ses épaules pour la faire frissonner. Attrapant son téléphone, elle appela le service de taxis de la ville pour ensuite traîner sur les réseaux sociaux en attendant ledit taxi. Ce dernier ne tardant pas à arriver, elle monta à l’intérieur et adressa un sourire à l’homme se situant derrière le volant. « La Tour de la Paix » fut les seuls mots qui franchirent ses lèvres alors que l’adolescente reposa son regard sur son téléphone. Mieux valait éviter de lui faire la discussion alors qu’elle venait tout juste de se réveiller, surtout lorsqu’il était tout au plus trois heures trente dans la matinée. Une fois arrivée devant la haute tour, elle paya la course, prit son sac et quitta le véhicule. S’il n’était pas rare de la voir dans les salles d’entraînement de la Tour de la Paix, il était toutefois un peu plus rare de voir l’adolescente devant les portes de la tour si tôt le matin.

Pénétrant dans le bâtiment silencieux et sombre, elle salua les gardiens de sécurité avec un léger mouvement de main et un sourire agréable tout en se dirigeant directement vers l’ascenseur. Si elle n’était pas une super-héroïne affirmée, sa position au sein de la Team Alpha lui donnait tout de même quelques avantages, comme avoir accès aux divers étages de la Tour de la Paix. Une fois à la salle d’entraînement, elle se rendit aux vestiaires pour échanger sa tenue contre celle de sport qu’elle avait amené. Ces derniers jours avaient été difficiles, désagréables, alors que ses nuits étaient trop souvent écourtées, faute à ces stupides cauchemars. C’est donc ainsi, à presque quatre heures du matin, que l’allemande se retrouva à frapper dans un sac de sable, se vidant l’esprit à chaque coup qu’elle envoyait. Elle était tout de même assez chanceuse que son cristal lui ait donné quelques capacités liées au scorpion, comme l’autosuffisance. Autrement, elle n’aurait sûrement pas eut l’énergie que de mener la vie dure à ce sac de sable. Ne serais-ce de par le fait que son corps n’aurait pas supporter une demande aussi soutenue.

C’est trois quart d’heures plus tard qu’elle se laissa tomber sur le sol, se massant les poings qui avaient pris une teinte rouge. Elle ne s’était pas ménagée et son souffle devenu difficile démontrait un effort fourni par la demoiselle. Une fois sa respiration calmée, elle retourna aux vestiaires pour prendre une douche rapide et enfilée de nouveau la tenue avec laquelle elle était arrivée. Elle ne voulait pas rentrée, or, son cousin lui avait souvent reproché que de trop s’entraîner et ne pas écouter son propre corps. Étais-ce pas soucis de sa propre santé ou par simple intérêt pour le cristal qui se logeait à la base de sa nuque ? Elle ne saurait dire. Attrapant son téléphone, elle regarda rapidement l’heure. Il était presque cinq heures. Est-ce que Christopher dormait ? Certainement. Est-ce qu’il apprécierait être réveiller par Fran ? Certainement pas. Allait-elle quand même essayer de le réveiller ? Tout à fait.

C’est donc avec cette idée en tête qu’elle abandonna la salle d’entraînement, son sac de sport à l’épaule, qu’elle retourna vers les ascenseurs pour monter à l’étage où Christopher vivait. Oh, il allait certainement râler et peut-être même être un peu morose (Fran était la première à être d’humeur massacrante au réveil) mais elle saurait gérer. Après tout, Chris en avait très certainement vu des vertes et des pas mures avec une demoiselle comme Fran dans son entourage, lui aussi saurait certainement gérer. C’est en sortant de l’ascenseur qu’elle remarqua un homme qu’elle n’avait encore jamais vu sortir de là où elle était certaine que Chris vivait pour se diriger vers les ascenseurs. Elle resta immobile, quelques instants, les sourcils froncés, sceptiques quant à l’identité du jeune homme qui venait de s’engouffrer dans un autre ascenseur sans lui porter de réelle attention. Ok. Si elle avait eut un instant d’hésitation dans l’ascenseur, se demandant si elle ne devrait pas rentrée chez elle plutôt que d’aller embêter son bon ami, là, il était simplement hors de question qu’elle face demi-tour.

Bon, il fallait tout de même qu’elle reste calme, ne serais-ce que pour pas réveiller les autres aux alentours. Après tout, elle avait autre chose à faire que de se mettre une horde de légionnaires à dos, surtout que, bien évidemment, elle ne ferait pas le poids. Elle toqua donc quelques coups à la porte, espérant que Christopher lui ouvre rapidement la porte. « J’te jure Peck que si t’ouvres pas, j’défonce la porte et t’vas souffrir » marmonna-t-elle pour elle-même. Parce que, lorsque Fran avait une idée, peu importe si elle était irrationnelle, dangereuse ou simplement futile, il était difficile, voir même impossible, que de lui faire changer d’avis. Et là, il était hors de question que Chris ne lui ouvre pas la porte et qu’il la laisse repartir chez elle bredouille.
 
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Message posté : Jeu 6 Aoû 2015 - 10:55 Message
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Déjà trois semaines que son petit-ami était rentré de Nairobi et Christopher ne se lassait pas de le voir tous les jours ou presque. Il adorait émerger d'un rêve pour trouver sa fine silhouette encore endormie entre ses bras. Il en était venu au point de se demander s'il avait déjà été aussi heureux dans sa vie. Les légionnaires qui le croisaient dans la Tour ne pouvaient pas avoir manqué de remarquer qu'il souriait de plus en plus souvent. Parfois même, il engageait spontanément la conversation avec eux. Oh, jamais pour très longtemps mais c'était déjà un changement notable. Le plus drôle, c'est que lui croyait être d'une discrétion exemplaire. C'est vrai ça, qui pourrait remarquer les allers et venues d'un jeune homme aux cheveux longs et aux superbes yeux gris ? A part la réceptionniste au comptoir de l'entrée à qui rien n'échappait. Une bonne âme silencieusement satisfaite de cet amour naissant et de l'impact qu'il avait sur l'humeur auparavant maussade du résident.

Ce matin-là était un matin comme les autres. Il devait être dans les cinq heures du matin et Andrew venait juste de quitter le lit pour aller au travail. C'était horriblement tôt mais il avait dit à Christopher qu'il allait chercher un job de vendeur en boutique pour avoir des horaires moins matinales. Comme d'habitude, les deux jeunes hommes avaient passé cinq minutes à s'embrasser non stop contre la porte et Christopher avait les lèvres fortement rosies quand son compagnon parvint enfin à rompre son étreinte pour filer. Le palier était toujours vide à cette heure-là.


Il ne s'était pas écoulé deux minutes depuis le départ de son partenaire quand il entendit des coups frappés sur le battant. Christopher ouvrit la porte, un sourire aux lèvres.

Il lui fallut la moitié d'une seconde pour réaliser que ce n'était pas Andrew qui revenait. L'autre moitié pour se rappeler qu'il était donc en simple boxer noir devant un inconnu, tous ses muscles saillants bien visibles, avec son lit aux draps en bordel en arrière-plan. La seconde suivante fut partagée entre « ouf, c'est que Franziska » et « oh putain, merde, c'est Franziska ». La seule syllabe qui franchit néanmoins la barrière de ses lèvres fut « Euh... » Suite à quoi, le légionnaire eut le réflexe le plus rapide de son existence en lui refermant tout bonnement la porte au nez. Il courut en direction du lit pour enlever tous les draps et alla les fourrer dans le panier à linge sale qui se trouvait dans la salle de bain. Sans prendre le temps d'en mettre de nouveau, il attrapa un pantalon qu'il enfila en quatrième vitesse. Heureusement, il sortait juste de la douche avec Andrew alors son amie ne sentirait pas littéralement le spectacle qu'elle avait manqué cette nuit. Il était toujours en train de passer un t-shirt propre par dessus sa tête quand il rouvrit la porte de la chambre. Évidemment, la demoiselle se trouvait toujours derrière.

« Fran ! » S'exclama-t-il en parvenant tout juste à cacher une mine affreusement coupable. « Tu... euh... » En temps normal, il l'aurait engueulé pour cette visite beaucoup trop matinale mais, dans le cas présent, il ne pouvait pas vraiment prétendre qu'il dormait. Il avait l'air bien trop réveillé pour ça. Christopher jeta un coup d'oeil nerveux dans le hall pour voir si Andrew était bel et bien parti. A part la jolie blonde, il n'y avait personne. « Hum... Tu... Entre. »

Franziska Kaiser n'était plus une des innombrables personnes auxquelles il n'arrivait pas à s'adresser sans bégayer de timidité. Ils se connaissaient bien maintenant. L'hésitation dans ses paroles était donc seulement à imputer à la surprise qu'il avait de la trouver à la place de celui qu'il avait cru être son petit-ami revenant chercher un objet oublié.
Vite, un sujet de conversation...
Le légionnaire referma la porte derrière elle et s'empressa de virer les fringues qui se trouvaient sur la chaise pour les lancer sur son lit au matelas à présent nu. Puis, il alla ouvrir la fenêtre pour renouveler l'art de la pièce.

« Alors, encore en phase d'insomnie ? Tu devrais peut-être penser à prendre des somnifères quand même et pas laisser le scorpion agir. Tu sais bien comme tu es pénible quand tu dors pas assez. » C'était juste une petite pique amicale. Il aurait pu faire le même commentaire à sa sœur d'ailleurs, l'allusion à la bestiole en moins. Conscient que cette diversion ne serait pas suffisante, il s'exclama avec entrain (un peu d'entrain d'ailleurs ce qui le fit paraître encore plus louche) : « Et sinon, t'as vu le tableau de service ? Il y a plein de nouvelles taches depuis samedi. Tu vas jouer les sidekicks avec un légionnaire confirmer pour en effectuer une ? » Tout en sachant qu'il avait extrêmement peu de chance pour que son amie morde à l'hameçon en répondant à sa question plutôt que de rebondir sur le pourquoi du comment Christopher avait l'air aussi coupable, il croisa les doigts.
 
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Message posté : Jeu 6 Aoû 2015 - 17:46 Message
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Il y avait plusieurs détails qui venaient accrocher le regard inquisiteur de la blonde. Le premier fut sûrement l’absence quasi-totale de vêtements de Christopher. Mais ça, se pouvait facilement s’expliquer du fait qu’il ne dormait sûrement pas vêtu d’épais pantalons et d’un manteau hivernal. Surtout à ce temps-ci de l’année. Ensuite, il y avait ses cheveux en bataille qui pouvaient s’expliquer par le fait qu’il venait peut-être juste de se réveiller (ou presque). Il y avait donc deux détails qui laissaient l’allemande sceptique et qui lui avait fait hausser un sourcil. Et encore, ses draps auraient pu aussi s’expliquer d’une nuit agitée (voir ici un cauchemar plus qu’une compagnie agréable). Mais il y avait ses lèvres et ça, elle doutait que Christopher s’adonne à des activités quelque peu étrange pour un mec au milieu de la nuit, à savoir s’appliquer du rouge à lèvre. Elle n’eut toutefois pas la chance de s’exprimer à haute voix que la porte venait de se refermer devant ses yeux.

Venait-il vraiment de fermer la porte ? Vraiment ? Sans l’inviter à l’intérieur ? En la laissant là, en plan, comme une idiote, à fixer cette stupide porte qui venait de se refermer sans qu’elle n’ait eut le temps d’en placer une. Elle lui laissait exactement une minute et demie sans quoi elle allait entreprendre de défoncer la porte ou encore de faire fondre la poignée. Au choix. Cela allait dépendre de l’humeur qu’elle aurait dans une minute et demie. Et, à la vue de la situation, elle allait très certainement être d’humeur massacrante. Déjà, s’il l’avait invité à l’intérieur, peut-être aurait-il pu espérer avoir une discussion posée et agréable avec la jeune demoiselle. Or, vu l’affront qu’il venait de lui faire (à savoir lui fermer la porte au nez), il pouvait bien se mettre la discussion posée et agréable là où elle pensait. C’était la tornade Kaiser qu’il allait rencontrer et ce n’était jamais réellement conseiller que de rencontrer la tornade Kaiser à cinq heures de la matinée. Cela devait faire une minute et demi, non, qu’elle se tenait devant cette misérable porte qui allait connaître d’ici quelques instants un sort terriblement injuste mais Ô combien satisfaisant pour Franziska.

Bon, peut-être pouvait-elle lui accorder trente secondes de plus. Mais seulement trente secondes. Après quoi, la porte finirait sûrement criblée de trous dût à l’acide qui se propagerait sur cette dernière. Bon, le trente secondes était écoulé et alors qu’elle levait sa main pour mettre son plan en action (oh, parce que vous avez cru qu’elle n’était pas sérieuse ?) la porte s’ouvrit sur son ami et c’est son visage qu’elle manqua de brûler. Ramenant sa main le long de son corps, elle lui adressa un sourire des plus innocents qui ne laissaient pas suspecter qu’elle s’apprêtait à démolir sa porte. Mais non, ce n’était que du détail, de toute façon. Il n’aurait même pas eut besoin de lui dire de rentrer, ne serais-ce que parce qu’elle s’était déjà infiltrer chez lui, semblant détailler chaque recoin de l’endroit à le recherche d’une preuve compromettante.

« Tu l’as dit toi-même, le scorpion. Et tu sais c’qui est cool, avec l’scorpion ? C’est que j’peux ne pas dormir pendant quelques jours. C’est classe ça, non ? » Même si tous savaient que Fran pouvait devenir passablement chiante (plus qu’à l’habitude) lorsqu’elle passait quelques jours sans dormir. « Puis bon, j’fais pas mal de cauchemars ces temps-ci, donc ça m’garde réveiller. Donc j’étais venu m’entraîner ici. Puis, j’me suis dit que j’pouvais bien venir te réveiller, parce que j’me faisais chier. » Or, le regard lourd de sous-entendu qu’elle venait de poser sur lui semblait signifier qu’il était déjà parfaitement réveiller et que ça, elle le savait déjà lorsqu’elle était venue toquer à sa porte. La seconde question de Christopher lui arracha un rire amusé suivit d’un air qui se voulait vexer. « C’est ça, parce que moi j’suis encore étudiante et qu’pas toi, moi j’suis qu’une sidekick et toi t’es un vrai héro ? » Elle lui tira la langue de façon purement puérile. « Ça t’va mal, la fin du lycée. Tu t’prends la grosse tête. » Or, le sourire qui suivit se voulait surtout amuser, signe qu’elle ne faisait que l’embêter un peu. Ça lui avait manqué, en quelque sorte, de se moquer de Christopher. Mais ça, c’était qu’elle l’aimait bien.

Posant ses prunelles sur celui qu’elle pouvait considérer comme l’un de ses meilleurs amis, elle fronça légèrement ses sourcils. « C’est quoi, t’sais pas comment te comporter en hôte ? T’m’offres rien à boire ? » Là, encore, un sourire vint se dessiner sur ses lèvres alors qu’elle prenait place sur la chaise qu’il venait de libérer et qu’elle croisait ses jambes, appuyant ses bras sur son genou. « Puis bon, assez parler d’moi. Si j’suis v’nue ici, c’est pas pour te parler d’moi. À la base, j’voulais juste venir t’embêter parce qu’tu sais que j’t’aime bien. Mais, vois-tu, en sortant de l’ascenseur, y’a quelqu’un qui est sorti d’ta chambre. Et ça, tu vois, mon cher, ÇA, ça a attirer mon attention. Puis j’te connais, j’te pense pas adepte des coups d’un soir qui s’barre tôt le matin sans rien dire. » Parce que Fran n’aimait pas tourner autour du pot et, de ce fait, mieux valait immédiatement rentrer dans le vif du sujet. « Mais en fait, c’est surtout qu’y’a un truc qui m’chiffonne. » Sa voix se voulait étonnamment calme, sûrement trop pour en être rassurant, venant de la pile électrique qu’était Fran. « T’sais Chris, moi, j’te fais confiance. Mais ça, tu dois d’jà l’savoir. Mais genre, j’te fais vraiment confiance. T’es même genre l’seul qui sait, pour le scorpion et tout. » Son regard se fit plus appuyé. « Alors j’me disais que tu m’faisais sûrement confiance. À moi, ton amie. Mais semblerait-il que non. » Était-elle insultée qu’il lui ait caché sa potentielle relation avec un autre jeune homme ? Certainement.

« Donc, tu vois, j’pensais que ce serait l’genre de truc que tu me raconterais. À moi, t’sais, ton amie. » Et voilà que le sourire qui étirait ses lèvres servait surtout à cacher un certain énervement qu’elle ne voulait pas faire exploser si tôt le matin. D’autres personnes devaient sûrement dormir sur l’étage. « Parce qu’une amie, c’pas juste là lorsque tu vas pas bien, ça sert pas juste à essayer d’te changer les idées lorsque quelque chose d’pas cool arrive. Non. C’est aussi là pour partager les moments cool. Parce que sinon, ce s’rait grave chiant, être une amie. » À la base, elle avait décidé de toquer à la porte simplement pour savoir qui était cet homme qui s’était échappé de la chambre du légionnaire. Or, alors que l’énervement avait monté d’un cran lorsqu’il lui avait fermé la porte au visage, elle avait eut le temps de faire mijoter l’information dans sa tête. Et, surtout, de réaliser que celui qu’elle considérait comme un bon ami lui avait caché des choses. Et ça, franchement, ça passait mal auprès de l’allemande, qui avait pourtant toujours été très honnête avec Christopher, plus qu’avec la majorité des autres personnes qu’elle fréquentait. Donc, effectivement, la pilule passait mal, très mal.

Un soupire franchit ses lèvres alors qu’elle secouait doucement la tête. « Mais après, t’fais c’que tu veux, d’toute. T’es pas obligé d’tout m’raconter. T’es surtout pas obligé d’me dire qu’t’es heureux parce qu’t’as un nouveau mec. Bien sur que non, c’est l’genre de truc qu’je serais pas du tout contente d’apprendre. » Là, son regard ne faisait plus que sous-entendre quelques reproches dissimuler sous un sourire trop doux pour être vrai, ses sourcils froncés et son regard appuyé signifiait qu’elle était assez mécontente de la situation. « T’as un truc à dire pour ta défense ou, c’est bon, j’ai l’droit d’m’énerver ? » Il était encore tôt dans la journée et elle avait dépensé une bonne quantité d’énergie dans l’une des salles d’entraînement de la Tour de la Paix. Il lui laissait donc une chance (qu’était-elle gentille) de peut-être s’expliquer. À voir si l’excuse serait valable ou pas. Et ça, seule Fran jugerait s’il méritait qu’elle reste calme.

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Message posté : Jeu 13 Aoû 2015 - 1:42 Message
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Nan, ce n'était pas du tout classe. Parce qu'une Franziska qui ne dormait pas pendant plusieurs jours c'était une Franziska qui, du coup,avait beaucoup de trop de temps pour penser à toutes les questions qu'elle allait lui poser, toutes les aventures dans lesquelles elle allait l'entraîner et tous les problèmes qu'elle allait créer.

Christopher leva les yeux au plafond quand la belle blonde argua qu'elle était venue pour le réveiller parce qu'elle s'ennuyait. Oui, c'est sûr que le légionnaire, lui, n'avait pas du touuuut besoin de dormir. Les potes, j'vous jure. A vrai dire, les nuits du héros s'étaient écourtées depuis qu'il était en couple. Il fallait dire aussi qu'Andrew était assez entreprenant à la nuit tombée – ce qui lui convenait très bien parce qu'il s'était découvert une addiction terrible pour le jeune homme. Entre dormir et "jouer au Scrabble" avec lui sous les draps, il n'y avait pas vraiment photo comme on dit.

Il l'écouta ensuite patiemment faire semblant de prendre mal sa réflexion concernant les sidekicks. Bien sûr, il savait qu'elle n'en prenait pas vraiment ombrage. La Team Alpha avait toujours réuni des étudiants prometteurs. Il ne faisait nul doute que Fran serait une excellente légionnaire, le moment venu.

Apparemment, c'était la saint Christopher et on ne lui avait rien dit. La pétillante demoiselle lui vola dans les plumes parce qu'il ne avait rien offert à boire – ce qui n'était pas réellement étonnant en fait vues les qualités sociales absolument non-existantes du jeune homme. C'est en levant une nouvelle fois les yeux qu'il marcha jusqu'à son frigo dont il ouvrit la porte. Assez étrangement, il n'y avait rien de plus que l'heure précédente. C'est-à-dire pas grand chose. Si Fran avait voulu un sandwich au fromage, il aurait pu le lui faire (enfin, il aurait fallu vérifier les dates de péremption quand même) mais c'était à peu près tout. Il ne mangeait pas souvent là. La Tour avait une cafétéria gratuite pour les légionnaires et il n'avait pas encore de petits boulots alors pourquoi dilapider son maigre salaire en bouffe ?

Il attrapa quand même la seule bouteille de sirop qu'il possédait (citron vert) et la ramena sur le bureau devant lequel son auto-invitée s'était assise. Cette dernière était passée sur un laïus qu'il ne connaissait pas encore. Une histoire d'amitié, de secret et de confiance. Franchement, il ne saisissait pas là où elle voulait en venir mais il sentait qu'il n'allait pas tarder. Parce que sa camarade n'était pas du genre à tenir sa langue bien longtemps quand quelque chose la chiffonnait. Elle vous le mettait en plein dans la figure et il fallait fournir des explications.

Christopher posa à coté de la bouteille de sirop un verre vide et propre ainsi qu'un petit pichet d'eau. Il faillit le renverser au moment où il comprit enfin - en faisant un retour sur image parce qu'il avait du rater quelque chose - qu'elle avait croisé Andrew quand il était sorti de sa chambre. Tout s'éclairait maintenant. Merde ! En plus, Christopher avait dit à son petit-ami quelques jours avant qu'il voulait lui présenter Fran. C'était quand même pas de bol que la blondinette découvre son secret avant qu'il le lui révèle. Il se gratta la tête, ennuyé.

« Ok, ok, j'ai compris. Désolé, Fran. Je voulais te le présenter en plus. J'te jure. Tu l'aurais vu avant tout le monde. Même avant Izzie. Enfin, elle sera la dernière à la voir mais bref. » Présenter officiellement sa sœur à son copain serait une épreuve bien trop sonore. La super-ouïe d'Andrew ne le supporterait pas.
Christopher passa une main dans ses cheveux pour les rejeter en arrière (ce qui était déjà étrange parce que d'ordinaire il les rabattait devant ses yeux) et s'assit au bord de son lit pour faire face à son amie. Un sourire complètement stupide étira ses lèvres quand il pensa à son petit-ami et il se mordit la lèvre inférieure pour essayer de s'en empêcher. Comme Fran attendait toujours, il se décida. Essuyant ses paumes moites sur son pantalon au niveau des cuisses, il commença : « Alors, il s'appelle Andrew. Il a un an de moins et c'est un artiste génial. C'est un mutant aussi. Super-rapide, super-balèze - oui, je sais, on dirait pas – super-endurant... Super mignon... » Comment ça c'était pas lié à ses pouvoirs ça ? Conscient que ces quelques explications ne suffiraient pas à rassasier la curiosité du scorpion, il poursuivit : « On s'est rencontré à une fête étudiante où Izzie m'avait traîné de force début juin. Il est venu me draguer et j'ai... enfin, il... On a... » Couché ensemble, quoi ! Les mots ne vinrent pas mais ses joues rosies et ses oreilles écarlates parlaient sans doute pour lui. Il ne pouvait pas s'empêcher de sourire.

Bon sang qu'il faisait chaud dans cette chambre ! Christopher se leva pour ouvrir la fenêtre, tout en sachant très bien que c'était dans sa tête que ça surchauffait. Appuyé contre le rebord de la fenêtre, les bras croisés sur son torse, il avoua timidement : « Je l'apprécie beaucoup. Il est drôle et très naturel. Il veut me présenter ses amis mais j'ai un peu peur qu'ils me trouvent bizarres. Tu sais, parce que je suis pas sociable et tout. Alors que lui, il a peur de rien et de personne. Et s'ils se demandaient ce qu'il fout avec un gars comme moi, Fran ? » Il revint s'asseoir sur le lit. « J'te jure, on a une super connexion tous les deux. Ça lui fait rien que je sois grave renfermé et que j'ai pas trop de... de... d'expérience. En couple, tu vois. Et il est bi ! » On ne savait pas trop d'où ça sortait. Les idées se bousculaient dans la tête de Christopher sans ordre précis. « Ce qui veut dire qu'il pourrait se mettre avec 100% de la population mondiale. Pourquoi moi ? Il doit être dérangé en fait, ce mec. » Il rit. « Mais bon... Je le garde quand même. »

Le légionnaire poussa un soupir amoureux en admirant l'image d'Andrew que son esprit avait figé pour lui dans sa mémoire. Ses yeux d'azur et d'argent finirent par retomber sur Fran. « Tu es encore fâchée ? » demanda-t-il d'une voix toute penaude.
 
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Message posté : Jeu 13 Aoû 2015 - 19:07 Message
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La jolie blonde ne remarqua pas le verre vide ni le pichet d’eau se placer sur le bureau à côté d’elle tant elle s’était emportée dans son discours concernant une amitié qui ne semblait pas réciproque et une confiance qu’il ne semblait pas avoir en elle. Et ça, le fait que Christopher ne semblait pas lui faire confiance, et bien, ça l’embêtait. Parce qu’elle, elle en avait dit beaucoup au jeune légionnaire, plus qu’elle n’en aurait dit à d’autres personnes et elle aurait cru que, de ce fait, ce dernier aurait pu comprendre que, si elle lui faisait aussi confiance, du même côté, il pouvait se reposer sur elle. C’était ça, une amitié. Partager les peines, les douleurs et les échecs, mais surtout, partager les joies et les réussites. Or, si elle avait été à ses côtés suite à sa rupture avec Jace et qu’elle avait été très présente pour lui, du moins, à sa façon bien particulière de réconforter en essayant tant bien que mal de lui changer les idées, elle était déçue d’apprendre qu’il avait rencontré quelqu’un mais n’avait même pas eu la décence de lui envoyer un message, un banal message de quelques mots pour lui en faire part.

Elle lui laissait donc une chance. Qu’un très court moment pour s’expliquer et ainsi savoir si elle devrait s’énerver ou si elle pouvait restée relativement calme, pour ce que calme voulait dire concernant Franziska. Déjà, il s’excusait. Bon, semblerait-il qu’il avait compris qu’elle lui reprochait très clairement et sans grande subtilité quelque chose. Si la blonde n’avait jamais rencontré cette Izzie, elle pouvait se douter posséder un caractère similaire à cette dernière comme Christopher l’évoquait souvent et en venait même à attribuer ce surnom à l’étudiante lorsqu’elle s’emportait un peu trop. L’allemande le suivit du regard en l’écoutant attentivement et elle sentie la colère s’échapper alors qu’un sourire un peu idiot se dessinait sur les lèvres de son ami. Bon, elle était toujours embêtée de ne pas l’avoir sut plus tôt, mais cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu le jeune homme dans un tel état. Elle l’écouta donc faire les éloges de son copain (si elle avait bien suivi) et son léger rire se fit entendre alors qu’il étalait ses pouvoirs mutants tout comme ses qualités physiques. Elle arqua un sourcil lorsqu’il aborda le sujet de leur rencontre tout en dévisageant Christopher d’un regard surpris. Depuis quand pouvait-il se montrer aussi entreprenant ?

La suite ne fut que quelques informations lancées en vrac n’ayant certainement pas de liens entre elles et une cohérence un peu douteuse, mais cela n’empêcha pas la demoiselle que d’adresser un franc sourire au légionnaire. C’est bon, finalement, elle était calmée, en quelque sorte. Certes serait-elle toujours cette pile électrique que tous connaissaient, mais elle n’avait plus envie d’imprimer à l’acide sa main sur son visage, ce qui était une bonne chose. « Ouai, j’suis encore fâchée » lui répondit-elle simplement en se servant un verre d’eau, laissant le sirop de côté. « Parce que, t’vois, toi, t’es timide, tu parles pas beaucoup aux gens et, soyons honnêtes, t’as aucune capacité sociale. » Venant de la jolie blonde, il ne s’agissait pas là d’une critique mais bien d’une simple constatation. « Alors qu’moi, tu vois, j’suis blonde, sociale, j’souris beaucoup, j’vais parler aux autres, j’suis populaire. » Parce que, effectivement, l’allemande possédait une certaine notoriété entre les murs de Star High, chose dont elle n’abusait pas mais qu’elle appréciait tout de même. « J’suis sportive, j’sors, j’rencontre de nouvelle personne. » Un soupire franchit ses lèvres. « Mais, d’nous deux, t’es celui avec l’plus d’expériences sexuelles. » Parce que, malgré tous les points énoncés un peu plus haut, Fran était célibataire depuis toujours. « Et ça, franchement, j’comprends pas. »

Elle posa son regard sur ce dernier. « J’dis pas qu’t’es moche, hein, pas du tout même. J’dis juste que, entre nous deux, j’suis quand même celle avec les meilleures prédispositions sociale. » Un nouveau soupire. « C’que la vie peut être injuste. » Elle fit mine de réfléchir quelques instants. « J’aurais mieux fait d’être gay » déclara-t-elle finalement alors que son regard se porta sur son verre d’eau. « Genre, si on vous r’garde, qu’ce soit Jace ou toi, vous avez pas mal plus d’succès qu’moi. » Et voilà qu’elle râlait encore alors qu’au final un sourire amusé vint étirer ses lèvres. Elle prit une gorgée de son verre d’eau avant de finalement réfléchir quelques instants. « Et ce Andrew, il vient d’où ? Puis autre l’fait qu’il est super-mignon et super tout c’que tu veux, il te respecte ? Il prend bien soin d’toi ? Non parce que c’bien beau tout ça, mais parfois, les mecs rencontrés dans une fête quelconque, c’est p’t’être pas l’idéal. » Elle fronça doucement des sourcils, comme si elle cherchait des réponses à ses questions dans le non verbal du jeune homme. « ‘Fin, l’important, c’est qu’tu t’sentes bien et qu’il prenne soin de toi. » Parce que Franziska allait sûrement aller éclater la tête du premier qui oserait se moquer de Christopher, foi de la Kaiser !

« Sinon, tu l’as rencontré quand ? » Et là, elle lui jeta un regard suspicieux. « J’te jure si tu m’dis qu’ça fait plus qu’un mois, j’t’arrache la tête et j’l’affiche chez moi comme trophée de chasse. » Ou pas, mais c’était sa façon à elle de dire qu’elle n’apprécierait sûrement pas apprendre qu’il lui avait caché sa relation tout ce temps. « Plus sérieusement, c’est cool, pour toi, qu’t’ais rencontrer quelqu’un qui en vaut la peine. » Elle se leva de sa chaise pour finalement se laisser tomber sur le dos sur le lit de Christopher, fixant le plafond. « J’serais presque jalouse. » Parce que voilà de ses amis qui connaissaient du succès dans leur vie amoureuse alors qu’elle, elle était l’éternelle célibataire. Bon, certes ne cherchait-elle pas spécialement et ne considérait-elle pas non plus vraiment les hommes l’entourant, mais là n’était pas la question. « Sinon, c’lui l’dominant ou nah ? » Parce qu’il n’y avait pas de questions trop personnelles pour déplacées pour la blonde.
 
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Message posté : Mar 18 Aoû 2015 - 20:24 Message
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Quand Fran prétendit être toujours fâchée, Christopher pouvait dire en observant son visage et son attitude que c'était un mensonge. Il savait que la blonde ne pouvait de toute façon pas rester braquer contre lui ad vitam æternam. Elle était trop sensible à ses airs naturels de Calimero pour ça. Il joua tout de même le jeu en prenant un air un peu coupable et en la laissant lui partir après. Mine de rien, il aimait bien leurs fausses querelles de caractère. Ça tenait sûrement du miracle pour ceux qui les connaissaient l'un et l'autre – et donc qui voyaient à quel point ils étaient plus différents que le soleil et la lune - mais ces deux-là s'adoraient.

Le jeune homme alla se servir un verre d'eau.

Si Christopher avait été un personnage de cartoon, on aurait pu le représenter le regard fixe, la bouche ouverte et une grosse goutte d'eau le long de la tempe, alors que Fran rappelait son évidente absence de fibre sociable. Il ne put toutefois pas s'empêcher de pouffer un peu quand son amie se mit à faire la liste non-exhaustive de ses qualités à elle. Blonde ? Manifestement. Sociale ? On ne pouvait le nier. Souriante ? Évidemment. Populaire ? C'était irréfutable. Mais c'était lui qui avait le plus d'expériences se'... QUOI ?!

Pris par surprise, le légionnaire recracha sur sa moquette toute l'eau qu'il avait commencé à boire.

Écarlate, il essuya l'eau qui coulait sur son menton et frotta son t-shirt jusqu'à ce que les gouttes soient bues par le tissu. Heureusement qu'il n'était pas en face de Fran sinon elle aurait été aspergée. La blonde continuait son analyse de la situation, imperturbable. Ah, il était ravi de savoir qu'elle ne le trouvait pas moche. Il ouvrit des yeux ronds quand son amie conclut qu'elle aurait mieux fait d'être gay. Non mais où est-ce qu'elle allait chercher des trucs pareils ?! Voir comparer son prétendu succès à celui de Jace le fit très bizarre. Jace appartenait à une autre sphère. Le beau mec aux cheveux d'or, aux yeux bleus, au sourire facile et à l'air décontracté. Tout le monde en rêvait. Pour s'intéresser à Christopher sentimentalement, il fallait plutôt être fan des grands bruns ténébreux au regard fuyant et à l'élocution difficile. Il y a déjà nettement moins de candidats.

Fran était repartie dans ses questions sur Andrew et Christopher posa son verre à moitié vide sur le bureau. Boire était beaucoup trop dangereux, au milieu d'une conversation avec l'Alpha. Quand elle condamna l'idée des mecs rencontrés dans des fêtes, il eut brusquement l'envie de bondir dans la conversation pour défendre son petit-ami.

« Non ! Il... Il est... Il est vraiment parfait. » Ses joues lui brûlaient. « Il me respecte, il... Il comprend comment je suis et il est patient. Il ne me force pas à être moins... à être plus... normal. Ça lui est égal si je me mets à bégayer parce que je suis gêné. Il attend et il m'encourage. » Christopher mordilla l'ongle de son pouce, le regard loin. Quant à prendre soin de lui... Le rouge de ses joues s'accentua. Il n'allait certainement pas lui dire à quel point il était comblé par la partie charnelle de leur relation. Il ne voulait discuter de ça avec personne. Jamais. Et surtout pas avec la copie conforme de sa sœur. A la place, il dit : « Et pour répondre à ta question, il vient de Nairobi. Mais il n'est pas noir. » Il sourit. « Je t'aurais bien montré une photo mais, bah, en fait, j'ai pas pensé à en prendre. On se voit tous les s--jours en fait. » Il avait un peu rattrapé le coup pour que la furie ne lui pose de questions plus intimes en apprenant qu'ils se voyaient toutes les nuits ou presque. Il ne serait probablement pas capable d'y répondre sans mourir de timidité.

Christopher suivit la jolie blonde du regard tandis qu'elle venait s'allonger sur le lit et il se laissa lui aussi tomber sur le dos. Leurs coudes se touchaient. Ses yeux bleu et argent détaillaient le plafond. La question d'ordre tout à fait privé qui survint ensuite ne l'étonna guère en vérité et pourtant le gêna terriblement. Il tourna la tête du coté opposé et se mit à bégayer une espèce de réponse : « J-Je... Ce... Ce n'est pas... Fran ! … On n'a pas de... de rôles déterminés. Je veux dire, on... on... on échange. » Pfiiiiiiou. C'était dit. Saisissant le petit instant de silence pour faire dévier la conversation avant que son amie ne rebondisse sur ce qu'il venait de dire, Christopher s'exclama : « Mais, d'abord, et toi ?! Enfin, pas 'et toi dans l'intimité' non, je veux pas savoir. Surtout pas. Et toi, tu rencontres pas quelqu'un ? Pourtant, t'arrêtes pas de sortir et tout. Et t'es super jolie. Enfin, pour une fille. Je veux dire, pour un mec hétéro quoi. Enfin, moi aussi je te trouve jolie mais c'est pas pareil. Et puis, t'es marrante et maligne. Je suis sûr qu'il y a plein de mecs qui voudraient être ton copain. »

Christopher se campa sur un coude en se tournant vers Fran.

« Tu leur fais peut-être peur. Tu sais, parce que t'as vachement forte et déterminée. Les mecs sont tartes. Il faut qu'ils aient l'impression de servir à quelque chose. D'être un peu fort aussi, tu vois ? Enfin, je te dis ça mais, comme tu l'as dit tout à l'heure, j'y connais rien en relations sociales et le fait d'avoir un petit-ami fait pas de moi un psy ou quoi que ce soit. » Il lui sourit. « C'est quoi ton style ? »
 
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Message posté : Mer 19 Aoû 2015 - 6:15 Message
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Un franc rire s’échappa de ses lèvres alors que Christopher semblait être choquer du fait qu’elle venait de déclarer qu’il avait plus d’expérience qu’elle au lit. Et de loin. Il était certain qu’entre Jace et lui la relation n’avait pas été que platonique et si elle prenait en compte la rougeur qui était venu décorer ses joues alors qu’il avait mentionné sa rencontre avec son nouveau… Copain ? Et puis, elle pouvait aisément en déduire qu’il était passé à la casserole avec ce dernier assez rapidement. Chose qui l’amusait, certes, lorsqu’elle regardait Christopher parce qu’il n’avait rien du mec très entreprenant, du moins, certainement pas la première soirée. Mais qui l’embêtait aussi, d’un côté, parce que l’éternelle célibataire en elle en était presque frustrée que de voir ses amis s’épanouir auprès de mecs alors qu’elle… Bah elle devait supporter son célibat seule et en silence. Cela avait donc quelque chose d’assez embêtant pour la demoiselle, quand bien même était-elle presque contente que Jace et Christopher ne soient plus ensemble et aient trouvé le bonheur à côté. Elle ne pouvait nier s’être trop souvent sentie comme la troisième roue auprès de ce duo ayant précédemment été un couple, et ce, malgré que ce n’avait certainement pas été leur intention.

Elle enchaîna toutefois sur un sujet plus intéressant que son célibat actuel qui lui semblait presque définitif. Parce que, en effet, à dix-sept ans, si elle n’avait trouvé personne, c’était qu’elle allait finir vieille fille avec une armée de chats. Ou de scorpions, ce serait plus classe quoiqu’un tantinet plus terrifiant. Elle se vit rouler des yeux aux paroles de Christopher. « Mec, t’es pas, pas normal. T’es p’t’être juste… Un peu handicapé socialement parlant, mais ça va. C’normal. T’es sûrement pas l’seul dans cette situation. Puis c’la vie, on peut pas tous être aussi parfaits qu’moi. » Elle lui adressa un sourire amusé et un léger clin d’œil. Franziska était la première à se savoir imparfaite, or, elle préférait encore prétendre le contraire et s’afficher comme une demoiselle confiante. Elle n’aimait pas particulièrement s’ouvrir aux gens et jamais n’avait-elle réellement et sincèrement partagé tous les doutes qui lui traversaient l’esprit et toutes les craintes qui la gardaient éveiller la nuit. Et même si elle avait confiance en Christopher, plus qu’en n’importe qui sûrement, jamais elle ne s’était attardé sur un sujet qui demandait à ce qu’elle fasse part de ses états d’âme. La jolie blonde était celle qui remontait le moral, qui changeait les idées et qui supportait ses amis. C’était un rôle qu’elle acceptait sans mal et elle n’était pas tout à fait certaine de vouloir que cela change.

La suite lui arracha un sourire et elle posa sur lui un regard entendu. Bien sur. Tous les jours. Tous les soirs, aussi, certainement, comme il venait de quitté la petite demeure du jeune adulte à tout juste cinq heures de la matinée. Elle était peut-être blonde mais il ne fallait sûrement pas croire qu’elle était stupide. Elle ne passa toutefois aucun commentaire mais elle se leva de la chaise où elle avait pris place pour se laisser tomber sur le dos alors que Christopher en faisait de même et qu’ils se retrouvaient donc tous les deux allongés sur son lit, fixant le plafond. La question suivante avait été lancée comme cela, sans rien qui aurait pu prévenir Christopher qu’elle s’apprêtait à tenter d’en savoir un peu plus sur sa vie privé et elle ne put qu’éclater d’un rire franc à sa réponse. C’était ce qu’il y avait de bien, avec Christopher. Il était timide. Un peu trop pour son propre bien et définitivement trop pour une demoiselle comme Franziska qui adorait s’en amuser et lui tirer des réactions comme celle-ci.

Avant qu’elle n’ait la chance de répondre à cette affirmation qui avait été bégayé alors que ses joues devaient certainement lui brûler, il enchaîna sur sa vie à elle. Sa vie sentimentale inexistante. Elle poussa un soupire à en fendre l’âme alors que son regard s’était reporté sur le plafond. « Sérieusement, si j’savais pas qu’t’étais gay et qu’t’avais un mec, j’croirais presque que t’essaye d’me faire du rentre-dedans. » C’était la façon de réagir de Franziska. Dès qu’ils avaient tendances à tourner autour d’un sujet qui concernait sa vie privé à elle (ou enfin, son absence de vie sentimentale) elle préférait encore lancer une petite pique ici ou là pour faire rire que de s’apitoyer sur le néant que constituait sa situation amoureuse. « Bwah, ouai, j’sors. Mais les mecs de Star High, soit ils sont trop cons sinon ils sont trop imbus d’eux-mêmes. Très peu pour moi. Sans compter les sportifs. Eux, ils s’prennent la grosse tête et limite lorsqu’y’en a un qui vient m’draguer, c’plus pour pouvoir être fier d’s’afficher à mon bras que parce qu’j’lui plais bien. T’vois ? » Parce que voilà, autant pouvait-elle apprécier la popularité, autant y voyait-elle pas mal d’inconvénients.

« Puis bon, voilà, t’l’as dit. J’suis déterminée, j’sais c’que j’veux et qu’j’le veuille ou pas, j’suis intimidante. Les mecs c’est limite s’ils ont pas peur d’me parler. Et si on oublie Star High, j’tombe souvent qu’sur des lourds qu’tous c’qu’ils veulent c’est d’voir c’qu’y’a sous mes vêtements. » Un nouveau soupire franchit ses lèvres. « T’vois, j’tombe pas sur des mecs bien. ‘Fin, pas spécialement. Puis ouai, y’en a qui m’plaisent, un peu, physiquement, tout ça. Mais les gros bras sans cervelles au corps de rêve, non merci. » Un soupire. « Maman disait toujours : la vie c'est comme une boite de chocolat, on sait jamais sur quoi on va tomber. Faut croire qu'moi j'tombe qu'sur les vieux alcoolisés dégueulasses. » C’est qu’elle était difficile en matière d’homme, un peu, quand même. Sans compter qu’elle était simplement difficile à vivre, d’un caractère explosif et d’une façon de se comporter qui faisait qu’elle ne passait pas inaperçue. Elle était de ces grandes gueules qui ne cherchaient pas particulièrement à attirer l’attention mais qui ne se gênaient pas pour faire entendre leur façon de penser. « Puis, j’ai pas spécialement d’genre. ‘Fin, j’les veux pas avec deux d’QI et j’les veux sportifs. Après tout, t’sais qu’ça a une importance dans ma vie. J’veux aussi quelqu’un d’assez ouvert d’esprit. Parce que j’suis porteuse d’un artefact magique dangereux et ça, j’veux pas l’cacher si j’dois être en relation avec quelqu’un. Puis sinon… J’sais pas. J’veux juste quelqu’un qui saura faire avec qui j’suis. » Elle marqua une pause alors qu’un sourire amusé se dessinait sur ses lèvres. « Parce que ça, ça d’mande vraiment beaucoup d’patience. » Christopher était sûrement le premier à pouvoir approuver ces propos.

« C’est marrant » lâcha-t-elle suite à un léger silence qui avait suivi ce qui semblait être une déclaration quant à comment devrait être l’homme parfait pour elle. « J’veux dire, t’réalise qu’il est cinq heure et quelque du matin, qu’on est tous les deux sur ton lit à fixer le plafond et à parler d’ta vie amoureuse et du désert qu’est la mienne. » Elle eut un léger rire. « Genre, on m’aurait dit en arrivant aux États-Unis qu’j’me f’rais des amis qui seraient un peu comme moi. ‘Fin, pas niveau caractère mais genre, t’sais, les pouvoirs, tout ça, c’que tu peux comprendre parce que toi aussi c’pas tout à fait mutant mais c’est désormais lié à toi. Genre, bah, au final, j’pense que j’l’aurais pas cru. » Elle eut un léger sourire. C’était peut-être le manque de sommeil ou l’heure matinale, mais voilà qu’elle sentait la nécessité de dire à Christopher combien leur amitié et ce qu’ils vivaient étaient importants pour elle. « Parce que t’sais, j’aime pas spécialement faire confiance aux gens. Et pourtant, c’pas qu’on m’a fait des coups sales ni rien. J’ai juste l’impression d’me sentir plus… Vulnérable ? Ouai, un peu ça, quand j’l’donne ma confiance à quelqu’un. Parce que j’lui laisse la chance de p’t’être trop m’connaître et donc d’savoir mes faiblesses. » Et pourtant, sa confiance, elle l’avait accordé à l’ancien Alpha. « J’pensais pas qu’un jour j’me sentirais assez à l’aise avec quelqu’un pour arriver chez lui à cinq heures du matin parce que j’arrive pas à dormir d’puis quelques jours et ce sans avoir peur d’me faire mettre à la porte. »

Elle n’avait toutefois pas osé tourner son regard vers Christopher parce que, actuellement, elle se sentait effectivement vulnérable. Elle n’aimait pas spécialement discuter de ce qu’elle ressentait mais voilà qu’elle sentait le besoin de lui faire savoir qu’il était important. Peut-être parce qu’elle savait que, parfois, elle exagérait trop, en faisait beaucoup et qu’elle craignait peut-être possiblement de le perdre un jour. « Donc merci, d’être là. Et d’m’accepter chez toi-même quand j’déboule en furie pour aucune raison particulière. ‘Fin, c’matin j’avais une raison. Ou, non, j’en avais pas au début mais j’m’en suis trouvée une en route. » Ce qui devait être une visite de courtoisie s’était transformée en une tornade envahissant l’espace où vivait Christopher. « Parce que bon, j’pas toujours correct, j’te fais chier, j’t’embête souvent et j’sais qu’j’en fais parfois trop. Mais au final t’accepte encore que j’arrive ici lorsque j’dors pas à cause d’foutus cauchemars et qu’j’ai pas envie d’rester seule. » Une façon comme une autre de lui dire qu’elle était vraiment reconnaissante.
 
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Message posté : Ven 21 Aoû 2015 - 23:59 Message
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Franziska et lui avaient un peu des dialogues de sourds parfois. Le beau brun écrivait sa propre liste – interminable – de défaut et la blondinette les démentait les uns après les autres, inlassablement. Elle lui avait dit au moins cent fois qu'il n'était pas 'pas normal'. Suite à quoi, elle faisait toujours un commentaire rieur sur sa propre perfection. Bon sang, ce qu'il pouvait adorer cette fille-là.

Ses joues rosirent quand Fran l'accusa de la draguer. C'était une plaisanterie bien sur. La jeune femme savait pertinemment que son ami n'avait pas bisexuel, même s'il avait essayé de prétendre le contraire pendant un moment. Oui parce que, sérieusement, il ne pouvait pas être asocial ET gay. Au bout d'un moment, fallait arrêter de se mettre des bâtons dans les roues de la vie. Sauf que si. Sortir avec Jace le lui avait confirmé et, maintenant qu'il avait Andrew, il était hors de question qu'il passe à autre chose. Son esprit se déconnecta un peu de la réalité, comme à chaque fois qu'il pensait au frêle jeune homme aux cheveux longs et aux yeux gris, et il dut lutter contre l'envie brûlante de lui envoyer un texto. Pour rien. Juste comme ça. Un petit 'tu me manques' ou même juste un smiley cœur – oui, il était capable des pires niaiseries quand il était amoureux – n'importe quoi pourvu qu'il se sente connecté avec le kenyan le temps de quelques secondes.

Christopher pouffa quand son amie reconnut être intimidante. C'était quoi déjà la figure de style qui voulait dire le moins pour suggérer le plus ? Parce qu'elle était en plein dedans. Fran était une tornade humaine. C'était bizarre qu'on ne lui ait pas filé le cristal du lion, du capricorne, du bélier ou d'un truc qui déménage. Le scorpion était presque trop sage pour elle.

Ah, madame Kaiser avait manifestement vu le film Forrest Gump. Cette histoire de boîte et de chocolat, c'était dedans. Christopher le savait parce qu'en Andrew lui avait fait regarder en en parlant dans un de ses mails.

Quand Fran lui avoua ne pas avoir de genre, malgré son penchant pour les sportifs possesseurs d'un cerveau, cela donna matière à réflexion au jeune homme. Avait-il un style, lui ? Hum... Oui et non. Disons qu'il y avait un profil qui lui plaisait de manière esthétique mais cela ne déterminait pas ce qui le faisait tomber amoureux au final. Oui, il aimait bien les blonds. Cheveux courts, un peu ébouriffés. Oui, les épaules larges et les fesses fermes le faisaient saliver. Oui, on pouvait dire que Jace Roberts restait son 'type de mec'. Toutefois, son meilleur ami lui aurait proposé de larguer Andrew pour ressortir avec lui qu'il n'aurait pas accepté. Ses cheveux étaient châtains foncés et son corps de maigre stature mais... c'était Andrew. Avec son assurance, sa franchise, sa drôlerie, sa tendresse, sa malice, son érudition dans les domaines artistiques, etc... Il n'était pas un image. Il était une sensation. Une sensation dont Christopher ne pouvait absolument plus se passer. Mince ! Et ça faisait moins d'une heure qu'ils s'étaient quittés. La journée allait lui paraître tellement longue...

Le monologue de Fran sur la confiance la tira de ses rêveries et lui arracha un sourire tendre. Ce qu'elle était mignonne... Décidant de faire une entorse à sa règle du 'Pas de contact physique avec un être humain, à moins que ce ne soit pour le sauver d'une mort certaine ou alors que ce soit mon petit-ami', Christopher attrapa son amie par la taille et la tira jusque dans ses bras. Déposant un rapide baiser dans ses cheveux blonds, il sourit.

« Ouais, c'est sûr, t'es pénible comme nana. Tu me fais tout le temps rire et tu t'intéresses à ma vie nulle, tu veux m'aider, tu me remontes le moral quand ça va pas... c'est hyper fatiguant. » Lui aussi pouvait l'asticoter. Posant sa tempe contre sa petite tête blonde, il poursuivit un peu plus sérieusement : « T'inquiète, Franny. Tu vas trouver un mec tellement bien que je plaquerai Drew pour essayer de te le voler. » Il rit. « Bon, peut-être pas quand même, parce que mon mec est déjà totalement merveilleux. » Il réfléchit : « Ouais, c'est ça. Tu vas te trouver un garçon génial et on pourra se battre en jouant à 'mon copain est plus cool que ton copain'. Ça existe pas, je viens de l'inventer mais on est aux USA, y aura sûrement un gogo pour produire l'émission d'ici là. »

Un petit silence suivit sa déclaration et puis, une plus solennelle échappa ses lèvres : « Tu viens quand tu veux, Fran. C'est pas vrai que tu me déranges. Jamais. Bon, parfois, j'ai envie de te bâillonner parce que j'arrive pas à suivre mais... t'es une fille bien. » Il baissa le menton pour voir ses yeux et lui sourit. « Tu veux essayer de dormir un peu ? Promis, j'te lâche pas, les cauchemars viendront pas. » Tapotant la luminescence du MEGAS apparent sous la peau de son cou, il ajouta avec une pointe d'humour : « T'façon, t'as ta propre veilleuse. » Repensant à quelque chose, il poursuivit : « Et tu fais rien demain, enfin aujourd'hui du coup, tu pourrais v'nir avec moi dans les agences pour l'emploi. Je vais chercher un job. J'me disais, un truc dans le bâtiment. Avec ma force et la maîtrise de l'énergie cinétique, ça devrait pas être trop fatiguant. Y a juste que... ça va faire deux semaines que le public sait que Megastar c'est moi et je ne suis pas trop sorti dans les rues de Star City depuis. Alors ce serait cool de t'avoir avec moi. »

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Message posté : Sam 22 Aoû 2015 - 4:44 Message
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Franziska n’était pas adepte des contacts physiques. Peut-être parce qu’il y avait toujours une possibilité qu’elle brûle la personne en contact avec elle. Et, de ce qu’elle savait, Christopher n’était pas non plus à l’aise face aux contacts physiques avec les autres et elle en fut donc surprise lorsqu’il l’attrapa par la taille pour la ramener contre lui. Toutefois, ce n’était pas bien embêtant et, sans réellement l’admettre, elle avait besoin de réconfort. Parce que s’ouvrir aux autres était toujours quelque chose de difficile pour la belle blonde et, de ce fait, elle se sentait toujours plus fragile lorsqu’elle le faisait. Elle appuya donc sa tête sur le torse de Christopher sans gêne, aucune. Après tout, il était l’un de ses plus proches amis et elle avait avec lui une relation inestimable qu’elle ne souhaitait pas perdre. Et si cela aurait pu poser peut-être des problèmes, Franziska n’était nullement attiré par le beau brun ténébreux, et ce n’était pas qu’il était moche, simplement pas tout à fait son genre et ce dernier était gay, ce qui retirait toute ambigüité possible à leur relation. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’Andrew ne soit pas du genre jaloux, sans quoi pourrait-elle avoir quelques problèmes avec ce dernier.

Une moue se dessina sur son visage alors qu’il lui disait qu’elle était pénible et elle lui envoya son coude dans les côtes de façon tout à fait innocente. Elle fit tournée dans sa tête les paroles de l’ancien Alpha et ne répondit pas immédiatement. Trouverait-elle quelqu’un ? Étais-ce simplement possible que d’envisager une relation avec un caractère comme le sien ? Si Christopher en semblait convaincu, elle n’était pas trop certaine. Et pourtant, ce n’était pas faute de vouloir. Ou enfin, peut-être que si, car elle ne cherchait pas vraiment et était rapidement lassée des mecs qu’elle côtoyait. Enfin, sauf quelques uns en particulier, donc celui qui la tenait dans ses bras. « Pff, j’pensais qu’le MEGAS t’rendait plus fort. Faut croire qu’t’es encore aussi faible et qu’t’as encore b’soin d’dormir. » Toujours une petite pique qui était inévitable de la part de l’Alpha. « Et mec, t’as pas à avoir peur d’sortir. T’es Megastar. T’sais c’que ça veut dire ? T’es un héros et là, les gens l’savent. Faut pas t’en faire avec ça. Puis, qui sait, y’a p’t’être des mecs mignons qui viendront t’demander des autographes. » Et là, elle parlait plus par intérêt personnel que pour essayer de caser son ami qui était déjà en relation.

« Mais ouai, j’peux bien v’nir avec toi, si ça t’plairait. Mais t’sais qu’ça, ça veut dire d’devoir passer la journée avec moi ? T’penses y survivre ? Pas peur d’devenir sourd d’ici ce soir ? Parce que moi j’veux bien, mais t’sais Chris, j’pense aussi à toi. » Elle avait relevé la tête pour afficher un sourire taquin. « Bon, si tu t’penses prêt à relever l’défi, j’veux bien faire ça pour tes beaux yeux. » Elle reposa sa tête sur le torse du légionnaire, repensant à ce qu’il avait dit un peu plus tôt. Célibataire depuis toujours, elle ne pouvait même pas dire avoir eu une seule et unique relation. Il n’y en avait aucune, jamais, et ce, d’aussi loin qu’elle pouvait s’en souvenir. « J’pas sure d’me trouver quelqu’un » déclara-t-elle finalement, pensive. « J’sais pas. Genre toi, t’es cool, t’es charmant puis c’est mignon, les mecs timides. Moi limite, les mecs pensent qu’j’suis tarée ou simplement bonne à baiser. » Le langage cru était courant chez la blonde. « Puis t’sais, j’sais pas m’y prendre, avec les mecs. Genre, y’en a qu’j’trouve mignons et tout, qui m’plaisent bien et qu’au final, ils ont un caractère qui peut coller. Mais t’sais, j’sais pas m’y prendre donc au final, il s’passe juste rien. » Franziska, peur d’aller vers les autres ? Peut-être bien. Mais ça, il ne fallait pas le dire trop fort.

« Bon, aller, faut dormir. Et si tu m’lâches, j’te jure, j’vais faire de ta vie un enfer jusqu’à la fin d’tes jours. » Ce qu’elle faisait déjà au quotidien, mais ça, c’était du détail.

Cela lui prit beaucoup plus longtemps que Christopher à s’endormir. Il ronflait déjà (quel rustre) qu’elle n’avait pas bougé d’un poil mais était toujours éveillée. Ce ne fut qu’après de longues minutes qu’elle ferma les yeux pour tenter de se laisser aller dans le sommeil. Chose qui se fit après moult tentatives. Ce ne fut toutefois pas le sommeil agréable qu’elle avait espérer, sa tête appuyée sur Christopher et allongée contre lui. Elle le revoyait. Lui. Il était en chasse et elle était la proie. Il la suivait, partout, la rendant presque paranoïaque. Et là, il était devant lui, ses cheveux blonds lui rappelant l’ami Léon qu’elle côtoyait de temps en temps mais son regard rouge lui promettant mille et une souffrances n’avaient plus rien de cet ami qu’elle appréciait. Et voilà qu’il eut l’idée de lui bondir dessus, un rugissement s’échappant de ses lèvres, tous crocs sortis.

Ce fut donc un cri de panique qui s’échappa de la gorge de Franziska alors qu’elle se redressa violemment. Cela devait faire une petite heure qu’ils s’étaient rendormis et voilà qu’elle n’en pouvait plus. Elle sauta hors du lit tout aussi rapidement, sentant l’acide s’accumuler sur ses bras et ne souhaitant en aucun cas blesser Chris. Chose qu’elle espérait qu’il ne se soit pas passé dans son sommeil. La panique se lisait sur ses traits alors qu’elle semblait complètement confuse. Où était-elle ? Chez Chris. Ça, ça allait. Quelle heure était-il ? Elle n’en avait aucune idée. Au moins pouvait-elle apprécier le fait que l’acide se sécrétait d’abord, par réflexe, sur ses membres, sans quoi elle aurait pu dire adieu à sa tenue, chose qui aurait tout de même été assez gênante. « J’suis désolée, Chris, vraiment. Surtout si j’t’ai brûlé. J’t’ai fait mal ? S’te plait, dis-moi qu’non. ‘Fin, non, dis-moi la vérité. » Voilà qu’elle se confondait en excuse, le remord étant très clair sur son visage. « C’des trucs qu’y arrive. Désolée, pour ton lit. » Des traces d’acide y étaient visibles alors que ce dernier se faisait lentement mais sûrement ronger par ladite acide. « J’voulais pas, genre, vraiment pas. Mais c’est c’qui c’passe, quand j’fais des cauchemars. Et merde. J’suis vraiment, vraiment désolée. » Mais avant tout, elle devait se calmer. Histoire d’éviter de faire fondre le plancher. « S’tu veux, l’lit, j’le rembourse. » Parce que c’était tout de même de sa faute. Un peu.
 
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Message posté : Mar 25 Aoû 2015 - 1:45 Message
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Ce n'était pas tant que le MEGAS ne le rendait pas plus fort – parce que c'était le cas – c'était surtout que s'envoyer en l'air toutes les nuits avec son mec ne lui ménageait pas beaucoup d'heures de sommeil. Toutefois, soyons clair, il n'aurait échangé les batifolages avec Andrew contre du repos pour rien au monde. Évidemment, il allait bien se garder de le dire à Fran. Déjà qu'elle avait l'idée toute seule de lui poser des questions indiscrètes, il n'allait pas en plus tendre le bâton pour se faire battre.

Christopher pouffa quand son amie parla du soit disant coté cool de la révélation de son identité civile au public : les autographes des mecs canons. Franchement, ça lui faisait une belle jambe. Autant quand il était célibataire, il pouvait reluquer discrètement les hommes qu'il trouvait attirants – autant quand il était en couple, il était du genre monogame intégriste. Pas un filet de bave. Pas un soupir d'envie. Il n'en avait que pour son copain. Andrew n'avait aucun doute à avoir là-dessus. Mais Fran le savait bien alors il y avait fort à parier que les mecs mignons seraient pour elle. Ce qui était d'autant plus drôle comme pensée parce que ceux qui se présenteraient à Christopher n'auraient pas beaucoup de chance d'être hétéro. Surtout que le beau brun avait fait son coming-out dans la première interview après qu'il ait été démasqué par une caméra lors d'une mission en Inde.

Passer la journée avec Fran ? Ouais, réflexion faite, pas sûr qu'il survive à un événement pareil. Mais bon, il voulait bien essayer. Après tout, il n'avait pas trop vue son amie depuis quelques semaines alors ce serait l'occasion. Surtout que chercher un boulot n'était pas quelque chose de particulièrement amusant donc la blondinette pourrait le divertir un peu. Il avait déjà trouvé quelques chantiers sur lesquels prêter mains fortes mais il aurait aimé une place définitive. Parce que les frais universitaires n'allaient pas se payer tout seuls.

Il sourit en sentant son amie se pelotonner contre lui. Il aimait bien la sensation d'avoir quelqu'un entre ses bras au moment de s'endormir. Ça l'aidait à trouver plus vite le sommeil. Il ne savait pas encore qu'avec cette passagère néanmoins, il serait de courte durée. Il commençait déjà à s'assoupir tandis que la demoiselle le taxait encore de sa timidité. Qu'elle trouvait mignonne, apparemment.
C'était un peu étonnant de l'entendre se plaindre de ne pas savoir s'y prendre avec les mecs alors qu'on aurait plutôt dit qu'ils étaient tous à ses pieds et qu'elle n'avait qu'à choisir ou leur marcher dessus. Franziska Kaiser était vraiment très belle. Trop impressionnante, mais divinement belle.

Le légionnaire remit des draps dans le lit – des draps tout propres qui n'étaient pas impregnés de l'odeur délicieuse d'Andrew et il se glissa dans le sommeil...


Ce fut une sensation de brûlure intense qui sortit brutalement le héros de son rêve génial. Il poussa un cri au même moment que Fran se réveillait de son cauchemar en brayant et la situation dut avoir l'air assez drôle vue de l'extérieur. Oui, enfin, la clavicule de Christopher lui faisait un mal de chien.

« What the... »


Il retint la grossièrement en gémissant et bondit vers l'interrupteur pour inonder la chambre de la lumière du plafonnier. C'était complètement stupide mais au moment où il vit sa peau parfaitement blanche rongée par de l'acide, il eut l'impression d'avoir encore plus mal. Comme si le nerf.

« Fran... Fran... Fran ! Calme-toi. J'suis pas mort, ok ? »

Il contempla la blessure nette qui, si on regardait bien, avait la forme de trois des doigts de la jeune Kaiser. Il grimaça, plus parce qu'il allait devoir expliquer ça à son mec que pour la douleur à présent. Même s'il avait toujours l'impression qu'on lui bouffait l'épaule à la petite cuillère. Son matelas était foutu. Essayant de bouger son membre le moins possible, Christopher souffrait quand même le martyr.

« Écoute, je vais montrer ça à l'infirmerie et toi, tu te prépares à sortir, ok ? C'est rien, Fran. Juste un accident. Je me suis déjà pris de l'acide. C'est rien, j'te dis. Ça va aller. »

Il s'approcha pour caresser ses cheveux blonds.

« Allez, va te faire canon pour draguer les mecs qui voudront un autographe,comme t'as dit. On se retrouve au pied de la tour dans une demie-heure. »

Ça suffisait pour les filles ?
 
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Message posté : Mar 25 Aoû 2015 - 22:58 Message
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Franziska était en état de panique. Son regard se voulait paniquer alors qu’elle se confondait en excuse auprès de Christopher. C’était pour cela qu’elle ne dormait pas avec d’autres personnes. Parce que si elle contrôlait difficile son pouvoir dans la vie de tous les jours, c’était d’autant plus vrai lorsqu’elle dormait. Elle paniqua d’autant plus une fois la lumière ouverte alors qu’elle pouvait voir la blessure qu’elle avait infligée à Christopher. Elle se vit violence pour ne pas fondre en larme, que ce soit de culpabilité ou de frustration. Elle calma sa respiration tout en hochant de la tête alors que l’ancien Alpha lui demandait de se calmer. Elle resta cependant muette, ce qui était un exploit concernant la blonde et eut un faible sourire lorsqu’il lui caressa les cheveux, et ce, même si elle transpirait la culpabilité à la vue de la blessure bien visible au niveau de la clavicule du jeune homme. « C’est bon… » marmonna-t-elle alors qu’elle hochait doucement de la tête. Il était presque surprenant qu’elle l’ait laissé approcher en premier lieu, ne serais-ce que parce que, si ce n’avait pas été Chris, elle lui aurait sûrement hurlé au visage de reculer. Par crainte de le blesser une seconde fois.

Elle le regarda quitter la chambre et refermer la porte derrière lui. La blonde soupira alors que des larmes de frustrations vinrent rouler sur ses joues. Si c’était une chose que l’acide puisse potentiellement menacée sa place au sein de la Légion des Étoiles, cela en était une autre lorsqu’elle en venait à blesser ceux à qui elle tenait. Elle n’avait jamais demandé à être porteuse de ce cristal et n’avait jamais donné son accord, en tant que tel. On lui avait imposé un artefact magique qu’elle peinait à contrôler, ne serais-ce que parce qu’elle n’arrivait pas à se faire confiance. Et ce n’était pas un évènement comme ce dernier qui allait l’aider dans son processus. Elle se dirigea vers la salle de bain pour s’observer dans le miroir. Des traces de brûlures étaient visibles sur le tissu de son chandail, ce qui lui arracha une grimace. Comptait-elle sérieusement se présenter ainsi en public ? En avait-elle réellement le choix ?

Une idée lui traversa toutefois l’esprit, ce qui lui arracha un sourire. Elle sorti de la salle de bain pour fouiller dans les affaires de Christopher, en espérant ne pas tomber sur des jouets qu’il pourrait potentiellement utiliser avec Andrew. Bon, elle se moquerait sûrement de lui pour la prochaine décennie, mais quand même. Elle sorti finalement de l’armoire de Christopher une chemise qu’elle observa sous toutes les coutures avant de l’embarquer avec elle dans la salle de bain. Il lui avait dit de se faire jolie pour les mecs qu’ils pourraient potentiellement rencontrer et c’était ce qu’elle comptait faire. Gardant sa paire de minishorts noire, elle retira son t-shirt pour enfiler la chemise, bien qu’elle ne le fit pas de manière conventionnelle. Observant son reflet dans le miroir, elle hocha de la tête pour finalement enfoncer son t-shirt dans son sac de sport qu’elle comptait laisser ici le temps qu’ils partent à la recherche d’un emploi pour Christopher. Elle fit un nouveau tour à la salle de bain, plaçant ses cheveux, avant de finalement hocher de la tête. Combien de temps s’était-il passé depuis qu’il était parti ? Plusieurs minutes, assurément. Elle essuyer ses yeux encore humides et devenus rouges d’avoir pleuré. Elle s’en voulait terriblement. Surtout qu’il y avait aussi la question concernant Andrew. Allait-il la détester avant même de l’avoir rencontrer pour avoir malencontreusement brûler son petit ami ? En espérant déjà qu’il ne lui en veuille pas pour avoir dormi avec ce dernier.

Finalement, après plusieurs autres minutes à jouer distraitement sur son téléphone, elle quitta la chambre du légionnaire pour rejoindre le rez-de-chaussée. Il était particulièrement tôt mais déjà quelques personnes se trouvaient au pied de la tour. Elle porta donc une attention distraite aux conversations autour d’elle en attendant Christopher. Or, l’une d’entre elles attira son attention et elle s’approcha donc d’un petit groupe de filles. « Vous pensez qu’on va voir de sexy légionnaires aujourd’hui ? » « J’imagine que si on traîne ici assez longtemps, on pourrait en croiser. Qui sait, peut-être que Megastar va passer, aussi. Je m’attendais pas à ce qu’il ait cette tête mais je suis loin d’être déçue. » « Rencontrer Megastar serait un rêve. » Les filles se tournèrent vers Franziska. Travaillant toujours à visage couvert, il était difficile voir même impossible de lier l’allemande avec Lesath. Elle participa donc à la discussion qui tourna rapidement qu’autour du super-héros qu’elle avait blessé quelques instants plus tôt.

Un sourire étira ses lèvres lorsqu’elle aperçut Christopher sortir de l’ascenseur. Les filles devinrent immédiatement silencieuses, leur regard rivé sur la silhouette qui semblait chercher des yeux la jolie blonde. Elle se détacha donc du lot pour marcher en direction de l’ancien Alpha. Sans le prévenir ni rien, elle le prit dans ses bras pour ensuite monter sur la pointe des pieds et déposer un léger baiser sur sa joue, un sourire taquin aux lèvres. « T’en penses quoi ? » lui demanda-t-elle en désignant son haut improvisé avec une chemise du légionnaire. Elle l’attrapa par la main pour qu’il la suive, passant devant le groupe de jeunes groupies avec un sourire espiègle au visage, ne laissant pas trop la chance à Christopher de comprendre ce qu’il se passait. Une fois à l’extérieur, elle éclata d’un rire franc. « Désolée, mais ces filles, genre, elles sont des fans, mais genre, totalement, de Megastar. J’ai donc pas pu m’en empêcher. »

Au moins pouvait-elle considérer que Christopher s’était habitué, avec le temps, aux actions soudaines et peu prévisibles de la blonde. « Bon, alors, t’veux commencer par où ? » Son regard se promena sur la rue où ils se trouvaient. « T’pense pas qu’on pourrait aller manger, avant ? Genre, j’crève la dalle et si tu refuses qu’on aille manger, j’vais m’transformer en monstre horrible. » Et elle lui adressa un sourire innocent. « Puis, il est tôt, on a l’temps. » Mais, qu’ils aient le temps ou pas, il ne s’agissait pas vraiment d’une question. Franziska avait faim, et donc, ils iraient manger.
 
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Message posté : Jeu 3 Sep 2015 - 0:44 Message
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Christopher n'allait pas souvent à l'infirmerie de la Tour de la Paix. Même pendant les missions, il était extrêmement rare qu'il se blesse au point qu'il doive s'y rendre. Grâce au contrôle de l'énergie cinétique, il était presque impossible que quelque close destiner à lui faire mal parvienne à l'atteindre. Ce n'était pas impossible toutefois, comme le prouvait sa visite d'il y a quelques moins suite à une morsure de lapin-ours mutants lors de sa mission à l'aéroport avec Hive.
D'ailleurs, ce fut la même infirmière que cette fois-là qui le reçut :
« Megastar ! … Vous vous battez contre les méchants en pyjama, maintenant ? Je sais bien que vous avez fait votre coming-out héroïque mais, si je peux me permettre une suggestion, vous devriez garder votre combinaison protectrice pendant les combats. C'est plus utile et c'est plus impressionnant qu'une paire de pantoufles. »
Le jeune homme leva les yeux au plafond et ne put contenir un sourire :
« Merci pour ce conseil avisé mais c'est pas en ma battant que j'ai eu ça. Je dormais tranquillement dans mon lit. »
L'infirmière lui fit signe de venir s'allonger afin qu'elle puisse examiner son épaule meurtrie.
« Ouh... Ça doit pas être indolore ça. Votre petit-ami est du genre acide alors, hein ? »
Devant le regard surpris de son patient, elle précisa :
« Oui, j'ai lu tout l'article. Comme toute l'Amérique probablement. Vous auriez du voir l'excitation de mon fils quand il est sorti : 'Maman ! Maman ! Regarde, Megastar a mon âge en fait' J'en entends parler depuis des jours. »
« Désolé. »
« Donc c'est un mutant, le fameux Andrew ? »
« Oui. Mais c'est pas lui qui m'a fait ça. C'est une copine. »
« Dans votre lit ? A 6h du matin ? »
« Non mais... C'est pas... C'est pas... C'est une amie. On n'est pas... »
« Relax, fiston. Je vous faisais marcher. Vous savez, même si vous ne venez pas souvent, je suis de loin tous les membres de la Légion. Vous, vous êtes quelqu'un de bien. Ça se sent à des kilomètres. »
Christopher ne dit rien mais grimaça quand la dame se mit à trifouiller la plaie pour l'inspecter.
« C'est bon, c'est désinfecté et l'acide ne fera pas plus de mal. Vous voulez un anti-douleur ? »
« Non, merci. »
« Ne faîtes pas le dur à cuir, ça doit faire un mal de chien. »
« J'aime pas les anti-douleurs. Ça m'empêche de réfléchir. »


Christopher était repassé dans sa chambre pour se choisir de nouveaux vêtements (il n'allait pas chercher un boulot à moitié nu quand même). Que porter pour aller postuler un peu partout ? Il enfila sa traditionnelle paire de jeans noire, un t-shirt en coton blanc col en V et s'affubla de son blouson de cuir noir élimé aux manches et donc la fermeture-éclair était cassée depuis des années. Cela ferait l'affaire. Ce n'était pas comme s'il comptait aller déposer sa candidature dans quelque établissement de luxe ou quoi. Il visait plutôt les chantiers. Comme il n'avait pas vraiment d'expériences de travail, il n'avait pas imprimé de CV. Il embarqua juste un lot de petites cartes en papier qui comportaient son nom, son prénom et un numéro de téléphone prépayé que Izzie lui avait conseillé d'acheter maintenant qu'il était connu pour pouvoir postuler sans se faire embêter sur son numéro personnel. D'ailleurs, il était à noter que la discrétion naturelle du jeune homme avait été un atout de taille quand son identité avait été révélée au public. Aucun appel douteux d'anciens camarades de classe désireux de 'renouer' avec la star. Les personnes qui avaient son numéro de téléphone étaient celles en qui il avait confiance.
Il fourra son porte-feuille dans sa poche et tapa un texto à son petit-ami avant de le ranger dans la poche opposée : [Je sors à la recherche d'un job avec Fran. A ce soir, mon cœur. Tu me manques déjà.]

En sortant de l'ascenseur qui l'avait amené au rez-de-chaussée de la Tour de la Paix, Christopher chercha des yeux la silhouette gracieuse de son amie, sans parvenir à la distinguer tout de suite entre les personnes qui travaillaient là et s'agitaient comme des fourmis et puis les personnes venues juste squatter pour essayer de voir des super-héros. Heureusement, les appareils-photos étaient interdits dans l'enceinte du bâtiment.

Il ne vit Franziska que lorsque la jeune femme émergea d'une horde de groupies trépignantes pour se diriger droit vers lui. Il commença à lui sourire mais, voyant qu'elle ne ralentissait pas son pas en approchant, il sut qu'elle préparait un truc pas net. Il haussa les sourcils lorsque son amie lui sauta dans les bras mais la laissa docilement l'embrasser sur la joue. Qu'est-ce qu'elle était encore en train de trafiquer ?! Puisque l'explication n'avait pas l'air d'arriver tout de suite, il baissa les yeux sur le vêtement de Fran quand elle lui demanda ce qu'il pensait de sa tenue. Pour ce genre de choses, il avait beau être gay, il était très loin du cliché du mec qui s'y connaît en mode. Il mettrait du bleu avec du jaune si Izzie n'était pas là pour l'en empêcher. (Enfin, non, quand même pas mais c'était juste parce qu'il détestait la couleur jaune, sinon il serait capable.) Il y avait toutefois une chose qu'il savait à propos des fringues : « Toi, tu serais encore jolie avec un sac à patates en guise de robe. » Il plissa néanmoins les yeux et prit son amie pour la retourner afin d'observer l'étiquette du vêtement pour réaliser que, oui, c'était bien ce qu'il pensait : « Et ça c'est ma chemise, j'aurais du m'en douter. » Il poussa un soupir et leva les yeux au plafond, moins agacé que franchement amusé.

Fran l'embarqua ensuite par la main pour l’entraîner à l'extérieur du bâtiment. Elle avait l'air de jubiler et le pauvre Christopher ignorait pourquoi. Quand il l'entendit éclater de rire en descendant les marches extérieures de la Tour, il secoua la tête d'un air navré, attendant patiemment qu'elle daigne lui expliquer à quoi tout cela rimait. Il savait que des paparazzis planqués à longueur de journée dans les bâtiments en face de la Tour à la recherche de scoop seraient ravis par leurs clichés du nouveau héros démasqué en train de tenir la main d'une blonde. Certains canards titreraient surement dès demain : [Megastar n'est pas si gay que ça] ou quelque chose avec plus d'esprit. Bah, il s'en fichait. Andrew s'en ficherait probablement aussi de toutes manières. Ses joues se teintèrent néanmoins de rose quand elle parla de fans. Des fans de Megastar ?! C'était ridicule. Quand il avait encore son casque, tout le monde critiquait son cœur de pierre. Et maintenant qu'on découvrait que c'était un beau brun aux yeux incroyablement bleu et argent, on se mettait à l'aimer ? Son anonymat commençait déjà à lui manquer.

Récupérant la liberté de sa main, il fourra les deux dans les poches de son blouson et hocha la tête : « Ok, on va d'abord manger. J'irai bien dans ce truc canadien-là. J'ai envie de pancakes et de sirop d'érable. C'est pas dans ce quartier mais on peut y être vite fait en volant si ça te dit. Comme ça, on sèmera les paparazzis qui commencent déjà à nous mitrailler depuis les fenêtres. J'aime pas ça. » Il ressortit les mains de ses poches, prêt à prendre son amie dans ses bras pour les faire s'envoler si jamais elle était partante. « Après, on fera les chantiers. Je bosserai bien dans la construction. Je peux lever des trucs lourds et j'ai même pas besoin de grue pour en monter ou descendre. Ça pourrait être utile. Puis, les horaires, ça devrait être assez permissif. Enfin, j'espère que le chef comprendrait. Parce que, la Légion, ça passe quand même avant tout le reste. Et comme ça, je ne finirais pas trop tard le soir. J'veux pouvoir passer du temps avec Drew. » L'évocation de son petit-ami le fit un peu rougir.

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Message posté : Ven 4 Sep 2015 - 6:26 Message
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La blonde fit mine de réfléchir alors qu’un sourire amusé était toujours dessiné sur ses lèvres, un éclat de malice dans le regard. « Un sac d’patates… T’penses que si j’essaye, à la Star High, c’pourrait d’venir une nouvelle mode ? » Elle semblait franchement y réfléchir alors que le beau brun ténébreux la faisait tourner sur elle-même. « Bah oui. Tu t’attendais à quoi ? D’ce qu’je sache, j’ai pas d’vêtements m’appartenant chez toi et ehh, j’ai ruiné mon débardeur, avec l’acide. Puis comme j’voulais pas m’balader avec un truc à moitié ravagé, parce qu’une Kaiser, ça a la classe, j’t’ai volé une chemise. » Elle haussa des épaules. « Puis t’peux l’oublier, j’te la rendrai pas. » Elle tira la langue avant de l’entraîner vers la sortie, passant devant le petit groupe où les filles jetèrent un regard mi-envieux mi-assassin à la belle blonde qui s’était jeté dans les bras de Christopher tout en déposant un léger baiser sur sa joue. Il y avait des avantages à s’appeler Franziska, à se retrouver dans la Team Alpha et à avoir plus de facilité auprès de la gente masculine que celle féminine lorsque cela impliquait des relations amicales. Elle balançait entre l’idée que les filles, c’était galère à supporter ou simplement que par son caractère exubérant, sa popularité et l’attention masculine qu’elle recevait, il s’agissait plus des autres filles qui ne la supportaient pas. Et pourtant, elle ne faisait rien de bien spécial, si ce n’était que d’exister, discuter avec les autres et faire du sport avec majoritairement que des garçons parce qu’elle aimait pouvoir se permettre de se batailler, un minimum. « Les sacs de patates, en plus, c’moins cher. Ça m’arrangerait, en fait, vu la propension que j’ai à faire cramer mes propres vêtements. » Le tout avec un naturel somme toute assez déconcertant.

Une fois à l’extérieur, la jolie demoiselle éclata d’un rire franc et moqueur alors qu’elle lui expliquait la situation et le pourquoi du comment s’était-elle jetée dans ses bras sans le prévenir. Une moue se dessina sur ses traits alors qu’il reprenait contrôle de sa propre main mais elle se lança presque immédiatement dans un sujet qui se voulait aussi intéressant que nécessaire : manger. Aussi frêle d’apparence pouvait-elle être, elle possédait tout de même un bon appétit. Bientôt se rendrait-elle compte que l’estomac sur patte qui servait de petit ami à Christopher pouvait avaler trois fois ce qu’elle mangeait, mais ça, c’était pour plus tard. « Andrew, Andrew et toujours Andrew. » Voilà qu’elle râlait. Il s’agissait de la chose qu’elle faisait le mieux. « Y’en a qu’pour lui d’puis qu’il est dans ta vie ? » Elle disait ça, hors, elle n’avait appris son existence que quelques heures plus tôt. « Genre, c’même pas qu’tu vas avoir du temps pour m’voir et passer du temps avec la magnifique personne que j’suis. Mais noooon. » Et pourtant, un sourire amusé avait repris place sur son visage. « T’sais qu’j’t’embête. Quoique, ‘fin. Si jamais tu t’décides à plus m’voir pour t’isoler avec lui, j’viens t’trouver. Même si tu t’planques en Antarctique. »

La menace faite, elle accepta l’invitation quant à aller dans un restaurant un peu différent que ce qu’elle connaissait et elle s’accrocha donc à lui alors qu’ils s’élevaient vers le ciel. Elle ne s’y habituerait jamais, à ces voyages où la seule chose qui la prévenait d’une mort rapide et abrupte étaient les bras de l’Alpha. Dieu merci s’entraînait-il.

Ils arrivèrent donc en face d’un petit restaurant qui se trouvait décoré d’une feuille d’érable, comme pour signifier qu’il avait des tendances très canadienne. La belle fit son entrée, accompagnée de Christopher, quand bien même ses premiers pas se firent-ils difficiles. Elle avait toujours une certaine difficulté à revenir sur ses deux jambes après un voyage dans les airs à haute vitesse. Elle replaça ses cheveux, s’assurant d’être toujours présentable alors qu’une serveuse les accompagnait à une table. Étonnamment, la blonde n’avait prononcé que quelques mots depuis qu’ils étaient atterris. Un second contrecoup de ces vols dont elle ne s’y ferait jamais et ça, elle en était certaine. Sauf si, un jour, son cristal lui offrait comme capacité celle de voler, mais ça, elle en doutait fortement. Une fois confortablement assise, elle se commanda un verre d’eau avant d’ouvrir son menu.

« En fait, genre, j’aime pas spécialement voler, j’trouve ça bizarre. » Elle était d’une honnêteté parfois blessante, quand bien même là s’agissait-il d’un commentaire somme toute inoffensif. Elle ne devait certainement pas la première à déclarer n’appréciant pas se sentir si peu en sécurité. Mais surtout, si peu en contrôle, alors qu’elle devait reposer toute sa confiance sur l’ancien Alpha. Et ça, c’était difficile pour l’allemande. « Mais, en fait, c’est super pratique. Parce que ouai, des crêpes et du sirop d’érable, c’est genre l’une des meilleurs inventions. » Elle parcouru son menu des yeux. « Parfois j’me dis qu’m’être installer au Canada plutôt qu’aux États-Unis, c’aurait été plus chouette. » Un moment de silence. « ‘Fin, non, pas vraiment, parce que genre, j’t’aurais pas rencontré toi, ni Jace, ni les autres d’la Team Alpha. J’serais sûrement pas une héroïne en devenir, même si, pour ça, j’dois faire mes preuves. » La blonde doutait toujours un peu trop d’elle-même. « Mais genre, pour une étrangère, les États-Unis, c’est super bizarre et genre tellement différent. L’Allemagne c’était quand même vachement plus classe. » Parce que avoir un dialogue avec une autre personne qui n’avait pas la chance d’en placer une se rapprochait du monologue, mais ça, elle n’en avait pas grand-chose à faire.

Se retrouvant à fermer son menu, elle porta à ses lèvres son verre d’eau qui avait été déposé quelques instants plus tôt devant elle. « J’vais m’prendre des gaufres, en fait. Avec des bananes, des fraises et du sirop d’érable. » Parce qu’elle ne pouvait tout de même pas négliger les fruits qui faisaient partis de sa diète. Le sirop d’érable pas spécialement, mais elle s’entraînait assez pour se le permettre. « Puis sinon, pour en revenir à l’histoire boulot. J’pense qu’ouai, les chantiers c’peut être cool. Surtout qu’bon, comme y’a pas mal qu’des mecs qui y travaillent, t’auras pas spécialement l’problème groupies. » Elle le dévisagea quelques secondes. « ‘Fin, t’es gay et ça, c’est connu publiquement. Donc p’t’être qu’tu vas t’faire draguer par des mecs. » Encore une fois, Franziska déviait du sujet principal alors que le fil conducteur de son cerveau n’était compréhensible que par elle. « Mais ouai, les chantiers, c’cool, j’t’y verrais bien en fait. Surtout qu’t’es fort. Ça parait p’t’être pas vite fait quand on t’regarde… Non, j’dis pas qu’t’es genre frêle et tout, mais genre, t’es pas la montagne d’muscle qui passe quinze minutes à s’entraîner, qui s’bourre aux stéroïdes et qui pensent qu’juste parce qu’ils vont au gym, ils doivent mettre une photo sur instagram. » Et pourtant, Franziska avait un instragram assez populaire où elle s’amusait à y mettre des photos d’elle, de ses repas, ses nouveaux achats et autre. Un instagram normal de jolies demoiselles populaires.

« Mais bon, ouai, t’es pas l’genre d’mec qu’on pense super fort à première vue. Surtout qu’tu t’es dit publiquement gay. Et y’a les stéréotypes, toussa, qu’les gays, c’pas fort, c’est féminin et ça craint d’se casser un ongle. » Non pas qu’elle les approuvait, l’un de ses meilleurs amis étant gay et un autre ami proche d’elle l’était de même. Toutefois, elle ne pouvait pas les ignorer. « … Mais attend. » Elle fronça les sourcils. « T’sais c’que ça fait, qu’tu te sois dit gay publiquement et qu’surtout, t’as dit être l’ex d’Thunder ? ‘Fin, d’Jace, mais lui aussi on sait qui sait. » Elle était celle du trio qui avait encore son identité caché. Non pas qu’elle avait honte de ce qu’elle faisait mais elle ne pouvait se permettre que son oncle, Vinzent, l’apprenne. « Genre, y doit y avoir d’milliers d’fanfictions à c’sujet. » Et voilà qu’elle s’emportait. « J’suis sure qu’sur le net, l’nouveau sujet d’fanfics trending, juste après l’Drarry… T’sais, Draco et Harry, d’la série Harry Potter ? Ouai, y’en a qui s’imagine qu’ils forment un couple super mignon. ‘Fin, c’pas important. Mais juste après eux, p’t’être le Destiel… Dean et Castiel d’Supernatural. Ou encore l’Larry… Louis et Harry, d’One Direction. ‘Fin, j’m’embrouille. » Pour une fois, elle s’y perdait elle-même, dans ce qu’elle racontait. « Mais genre, j’suis juste qu’juste après eux, les fanfics les plus populaires doivent être celle d’toi et Jace. » Elle fit mine de réfléchir quelques secondes. « Et votre ship-name… Votre nom d’couple. » Mieux valait préciser alors qu’elle employait un jargon typiquement internet. « C’doit genre être… Thunstar ? Megader ? Jacrish ? … » Un soupire. « Vos noms, en fait, donne rien d’bien. C’est chiant. J’suis sure qu’les fans doivent être grave emmerdé. »

Il avait dit pouvoir relever le défi Franziska Kaiser.
Peut-être regrettait-il son choix.

« Y'a p't'être Thunstar qu'y'est pas si mal. »

Elle le fixa.

« Y’a p’t’être aussi des fanfics d’genre : ma nuit d’rêve entre Megastar et Thunder. Ou encore : choisir entre l’beau blond ou l’brun ténébreux, que faire ? »

Sûrement regrettait-il son choix.
 
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Message posté : Dim 6 Sep 2015 - 15:36 Message
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Tandis que Fran se plaignait qu'il n'avait que le prénom d'Andrew à la bouche, Christopher se demanda dans quelle mesure elle avait raison. C'était un fait avéré qu'il était quasiment constamment dans ses pensées. Ce qui le rendait irrépressiblement heureux. Rien que d'imaginer son superbe sourire faisait naître le sien, comme si c'était contagieux, même par la pensée. Andrew irradiait de joie de vivre. Comment ne pas être touché par son aura ? Comment ne pas être changé par son contact ? C'était impossible. Il rendait la vie bien trop belle.

Christopher fut un peu honteux d'imposer ainsi son bonheur sous le nez de Fran et il se tut, même s'il pensait que les amis devaient savoir se réjouir de tout ce qui arrivait de bien à leurs amis. Mais il comprenait ce que cela pouvait avoir du frustrant aussi. Il avait quitté son copain il y a un peu plus de deux heures maintenant et il lui manquait déjà terriblement. Malgré la douche, il avait la sensation d'avoir encore ses mains sur sa peau chaude...

Ce furent celles de Fran qui s'agrippèrent à lui et le jeune homme les fit décoller, sous l'oeil des caméras exhibées par les journalistes bien trop contents de ce scoop encore inexpliqué. Et aussi un peu frustrés que leur reportage doive s'arrêter avec leur départ puisqu'ils n'avaient aucune idée de leur destination.

Le héros n'eut aucun mal à les faire atterrir aux abords du diner canadien qu'il avait repéré. Il aimait bien cet endroit. La carte était bonne, il n'y avait pas trop de monde et les serveurs étaient sympas sans être invasifs. Une aubaine pour les personne qui, comme lui, ne savaient jamais quoi dire quand on leur adressait la parole. Il ouvrit la porte de l'établissement pour Fran et la suivit à l'intérieur où on les salua avec les politesses d'usage et où on les conduisit à une table où ils s'installèrent.

Le silence de la blondinette était hautement louche. Christopher pouvait le dire parce que ça n'arrivait jamais ce genre de choses. Du coup, ça en était même un peu angoissant. Il jeta un coup d'oeil à son amie par dessus le menu qu'il ne consultait qu'avec une attention sommaire. Heureusement, la situation revint bientôt à la normal et la demoiselle se remit à blablater, l'arrosant de sa dose de commentaires habituelles. « Tu pourrais arrêter de souligner à quel point on dirait pas que je suis un super-héros, s'te plaît ? » maugréa-t-il dans sa barbe sans que cela n'interrompe le moins du monde son amie dans son analyse. Christopher n'avait pas Instragram. Franchement, ça intéresserait qui sa vie ? Il ne savait même pas que Fran avait un compte mais ça l'aurait bien fait marrer de voir ses photos de bouffe et ses poses dignes des plus grands mannequins haute-couture.

La conversation dévia sur les stéréotypes gays sans que le jeune homme comprenne par quel miracle c'était possible et il jeta un coup d'oeil nerveux autour de lui parce qu'il n'était pas trop à l'aise sur ce sujet en public. Même s'il ne s'en cachait pas et qu'il aurait pu casser la gueule sans problème aux homophobes qui auraient eu quelque chose à redire. Pourquoi fallait-il qu'il soit pote avec toutes les nanas qui causaient de ça avec autant de facilité et avec un volume sonore aussi élevé ? C'était incompréhensible.
Et comme est-ce que Thunder venait d'arriver dans la conversation ?! Merci, le cerveau de la blonde allait beaucoup trop vite pour le sien. Il n'avait rien suivi.

Techniquement, Christopher n'avait pas admis publiquement qu'il était sorti avec Jace. Mais bon, à quoi bon le cacher alors que la presse avait ressorti des clichés du blondinet en train de rouler des patins à un beau brun encore inconnu du public ? Ils avaient enfin pu mettre un prénom et un nom sur ce mystérieux petit-ami et c'était avec la surprise de l'évidence que tout le monde avait découvert qu'il s'agissait d'un autre membre de la Team Alpha de l'époque, Megastar.

Voilà que la conversation venait d'embarquer Harry Potter, Supernatural et les One Direction. Les yeux bleus de Christopher étaient plissés comme il essayait tant bien que mal de comprendre de quoi son amie parlait. Des ships ? Des... Aaaaaaah, d'accord ! Oui, il voyait maintenant... HEIN ?! Jace et lui avaient leur propre ship ? Franchement, il n'avait même pas songé que des gens puissent être assez dingues pour écrire des fictions sur eux. Il avait déjà trouvé des montages-photos de Jace et lui par accident sur Internet en cherchant des articles sur la Légion et ça avait été suffisamment gênant comme ça. Certains en avaient fait des fonds d'écran ! Ca voulait dire que, n'importe où dans le monde, son visage et celui de son meilleur ami pouvaient être placardés sur l'écran d'un parfait inconnu qui fantasmerait que leur couple reformé. Sérieusement, c'était bizarre.

Cela dit, Thunstar, ça sonnait quand même vachement bien.

Christopher se demanda si certaines fictions concernaient Andrew et lui. Après tout, il avait parlé de son petit-ami et il avait vu des clichés du kényan et lui dans la presse. Ce serait quoi leur nom de ship ? Megamus ? Optistar ? Quoi que le pseudo d'Andrew était encore un mystère.

« Fran... » souffla Christopher par dessus la table. « Arrête de parler de Jace et moi. » Il se redressa. « Ça allait avant mais depuis quelques semaines, j'ai l'impression que les journaux à scandales ne parlent que de nous c'est bizarre parce que, tu sais, il a Vincent et j'ai Andrew. J'ai pas trop envie de repenser à quand on était ensemble. » Il marque une pause mais tint tout de même à préciser. « Même si ça me fait plus rien, hein. »

Parce que c'était clair que Christopher filait de nouveau le parfait amour avec son nouveau mec. Un serveur approcha enfin leur table, carnet et crayon en main, pour annoncer joyeusement : « Bienvenue au Maggie's. Qu'est-ce que vous pren-drez ? » Sans prêter attention au fait que le garçon avait marqué une hésitation dans son dernier mot, il fixa la carte et se contenta de dire : « Alors, euh, t'as dit quoi, Fran ? Gaufres banane, fraise, sirop d'érable ? Pour moi, ce sera des pancakes au beurre avec du sirop d'érable, s'il vous plaît. »

Mais le serveur n'avait absolument rien noté. Il se contentait de contempler son client avec des yeux ronds, la mâchoire décrochée. Voyant qu'il ne bougeait pas, le jeune Peck leva la tête vers lui et le trouva en train de le dévisager. Il rougit immédiatement et jeta un coup d'oeil à Fran afin d'avoir un peu de soutien. Quoi ? Qu'est-ce qu'il avait dit ? Il lui apparut bien vite que ce n'était pas ce qu'il avait dit le problème mais plutôt qui il était. Le serveur bougea enfin. Il se retourna pour vérifier que son boss ne l'observait pas depuis la fenêtre de la porte qui donnait aux cuisines et il se laissa tomber sur la banquette à coté de Christopher avec cette déclaration : « Vous êtes trop beau en vrai ! … Enfin, je veux dire, encore plus qu'à la télé. Mais vous êtes beau à la télé aussi. Enfin, vous êtes beau tout le temps quoi. Oh la vache, j'ai chaud... » Sans vouloir aller dans les clichés, ses cheveux teints aux couleurs du drapeau multicolore et savamment architecturés à grand renfort de gel donnaient toutes les précisions nécessaires. « Quand je vais dire aux copains que Megastar était dans mon diner, ils vont jamais le croire ! » C'était plutôt mignon la manière dont il s'agitait sur la banquette en fait. Un gamin à Noël. « Vous êtes un peu notre dieu. Avec Thunder, Oceania et les autres héros gays quoi. Putain, ce que vous êtes beau. J'ai grave envie de vous draguer là. » Ne sachant pas comment réagir, Christopher concentra son regard sur Fran qui, il en était certain, devait trouver la situation hilarante. « Mais bon, ça se fait pas de piquer les mecs des autres... Oh, s'il vous plaît, on peut faire une photo ensemble ? Pour que j'ai une preuve. Promis, je ne la twitte pas avant que vous ayez fini de manger et que vous soyez partis. Sinon, y a plein de gens qui vont rappliquer. S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît... » Christopher se racla un peu la gorge et convoqua toute la force de Megastar pour trouver le courage de parler : « Euh... Non. Enfin, oui, vous pouvez prendre une photo. » C'était la première fois que ça lui arrivait et il ne savait pas comment gérer ça. Il avait déjà vu Jace prendre des photos avec des fans. Il devrait pouvoir y arriver aussi. Tout heureux, le serveur extirpa son téléphone de son tablier et se mit à pianoter dessus pour activer l'appareil-photo avant de le tendre tout naturellement à Fran, un sourire radieux aux lèvres : « Vous pouvez nous prendre, s'il vous plaît ? » Christopher regarda avec une certaine appréhension ce garçon d'à peu près son âge se rapprocher de lui et passer un bras assuré autour de ses épaules. Il fallut plusieurs clichés et toute l'expertise de Fran pour détendre son ami afin d'obtenir un résultat satisfaisant.


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