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On ne connaît personne sinon par l’amitié ▬ Camille

 
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Message posté : Sam 1 Aoû 2015 - 16:47 Message
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Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

Adrian Pennington
Légion des Etoiles

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Eldoth
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
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Eldoth
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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Son père lui avait toujours appris qu'il fallait s'intéresser au loisir des autres personnes, notamment celles qui nous étaient chères ou qui allaient le devenir. Il s'était montré très curieux à propos des romans écrits par Rebekha et désormais, avait décidé de s'intéresser à ce qu'Andrew appréciait. L'art semblait occuper une place de choix dans la liste de ses intérêts et c'est donc assez naturellement que le centenaire avait suggéré au jeune homme de le prévenir dès qu'il y aurait une exposition ou quelque chose qu'il ne voudrait pas faire seul. Bien évidemment, Adrian se doutait que l'adolescent avait de nombreux amis – comme ce mystérieux petit ami dont il lui avait brièvement parlé – et qu'il préférerait largement sortir avec eux, mais sait-on jamais ! Parfois, son côté rétro ne décourageait pas tous les jeunes et Andrew n'avait pas l'air de le considérer comme un homme des cavernes uniquement parce qu'il n'avait pas le wi-fi dans son manoir et parce qu'il ne savait pas qui était Justin Bieber. Alors, peut-être....

Un beau jour, Andrew lui avait finalement proposé de l'accompagner à une sorte d'exposition qui présentait des tableaux. Adrian n'y connaissait vraiment rien à l'art, mais il avait accepté. C'était le moment où jamais pour apprendre à découvrir l'univers du jeune homme et vu que le courant passait plutôt bien entre eux, c'était aussi le moyen de montrer qu'il s'intéressait à lui. Le vieux mage n'avait jamais été père, par conséquent il ne savait pas vraiment comment s'y prendre pour agir avec les jeunes. Sa brève expérience avec Aishlinn lui avait surtout montré qu'il avait de grosses lacunes et qu'il ne savait pas vraiment s'y prendre avec les adolescents – voire les personnes en dessous de cinquante ans vu qu'il s'en sortait à peu près avec Sallah.

C'était donc pour cette raison que le vieux mage se retrouvait dans cette salle d'exposition du centre-ville. Les gens autour d'eux avaient tous l'air parfaitement au courant de ce qui se passait dans les tableaux qu'ils contemplaient tandis qu'Adrian ne percevait que des touches de couleur plus ou moins coordonnées. En somme, l'esprit cartésien du centenaire ne lui permettait pas de ressentir toutes les émotions que l'artiste avait tenté de faire passer dans ses coups de pinceau. Il ne voyait qu'un amas de couleurs et pouvait simplement dire s'il aimait ou non. Et malheureusement pour lui, les motifs ou les paysages représentés n'étaient pas vraiment réalistes, ils sortaient davantage de l'esprit d'un individu très imaginatif – ce qui n'avait rien à voir avec Adrian – et rendait ce dernier incapable de trouver quelque chose à dire.
Alors, il se tenait simplement devant les toiles à les contempler un peu bêtement.

Andrew avait été là au départ, mais bien conscient que le jeune homme perdrait son temps à rester à ses côtés, Adrian lui avait conseillé d'aller discuter avec les autres peintres, ou visiteurs, présents dans la salle. Après le départ de l'adolescent, le vieux mage observa la toile devant laquelle il se tenait, mais toujours rien. Au final, son regard s'égara sur les personnes présentes dans la salle d'exposition. Il y avait un groupe de jeunes femmes qui bavardaient bruyamment et semblaient avoir parfaitement compris l'émotion présente dans un tableau qui avait laissé Adrian totalement différent. Plus loin, un couple vêtu avoir beaucoup de goût – enfin celui des jeunes du moins – observait une toile avec une ferveur presque impressionnante. Puis dans un coin de la pièce, face à un tableau que le vieux mage n'avait pas encore contemplé, se tenait une silhouette étrangement familière. Il fallut quelques instants à Adrian pour reconnaître Camille, le jeune homme rencontré lors d'une mission quelques années plus tôt, puis à nouveau au musée d'histoire après l'affaire de la momie. Il ne s'était pas attendu à le revoir aujourd'hui et encore moins dans un tel endroit, mais après tout, il était comme n'importe quel citoyen de cette ville si l'on occultait son rôle de Super.

Délaissant la toile qui, de toute manière, ne lui inspirait rien, Adrian se rendit auprès de Camille, esquivant au passage le groupe de jeunes femmes qui s'était placé juste à côté de l'agent de l'UNISON. Arrivé à ses côtés, le vieux mage posa les yeux sur lui.

« Bonsoir. Je ne m'attendais pas à vous voir ici. » Ce qui était la vérité. « Vous vous passionnez pour l'art, ou vous connaissez quelqu'un qui expose ? »

À moins qu'il ne connaisse quelqu'un qui aimait l'art, comme dans le cas d'Adrian. Au final, il ne connaissait pas du tout Camille. Hormis leurs missions en commun, les deux hommes ne s'étaient jamais côtoyés et bien que l'Archimage avait appris qu'il avait fini par rejoindre l'UNISON, ce n'était pas ainsi qu'il pourrait prétendre qu'il s'était montré attentionné à son égard.
 
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Message posté : Sam 1 Aoû 2015 - 22:36 Message
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— Et vous avez peint ça ?
— Oui.

La femme regarda Andrew et Andrew regarda la femme.

— Vous ?
— Oui.
— Tout seul ?
— Vous savez que ça en deviendrait presque insultant…

L’adolescent rangea le téléphone sur lequel il avait affiché la photographie de l’une de ses œuvres. La femme secoua la tête et afficha un sourire calme.

— Venez. On va parler un peu à l’écart.

Andrew lança un regard à Adrian mais comme son cousin venait d’engager la conversation avec quelqu’un, il eut moins de scrupules à le laisser seul devant des tableaux qui ne l’inspiraient guère. Alors que le Kenyan et la galériste s’éloignaient, Camille détachait le regard de la peinture qu’il avait contemplée un moment pour fixer Adrian. S’il avait été surpris de le voir, il n’en montra rien — il est vrai cependant que le sang-froid de l’ancien espion était considérable.

— Bonsoir, Adrian.

Le jeune homme reporta le regard sur la toile.

— Je suis ce que l’on appellerait un généreux bienfaiteur.

Ce ne fut qu’après avoir prononcé cette phrase d’un ton tranquille, et comme si elle relevait de l’évidence, que Camille se souvint qu’Adrian ignorait, techniquement, qui il était. Ce qu’il était.

— La galerie est à moi. En partie. Et en partie à Ava. C’est…

Il se retourna pour désigner la galériste mais elle avait disparu.

— Elle est partie.

Camille haussa les épaules.

— J’essaie d’investir dans l’art.

Il avait l’air préoccupé. Mélancolique ou distrait. Il resta un moment silencieux, les yeux fixés sur la toile, avant de secouer la tête, comme pour se tirer de ses pensées. Pour de bon, il se tourna vers Adrian et lui adressa un sourire d’excuse.

— Pardon. Quand je dis investir, je ne veux pas dire, avec des préoccupations de profit. C’est du mécénat, plutôt. Mon père avait… a une collection. J’ai grandi entouré d’œuvres, je suppose que j’ai pris le goût.

À moitié pour lui-même, et d’une voix plus basse, il ajouta :

— Il faut bien que je tienne de lui par certains endroits.

Son père, il ne l’aimait pas beaucoup. Il n’avait pas pour lui la même animosité qu’il nourrissait à l’égard de sa mère. Il le trouvait simplement médiocre. Un médecin, un scientifique sans profondeur et sans charisme, aux yeux de Camille. Un pur héritier de classe, qui n’avait jamais rien accompli de significatif, qui n’avait jamais eu une idée propre, une aspiration originale. Entre Camille et son père, il y avait tout un monde.

Il était le portrait de sa mère et cette pensée le hantait.

— Bref, je voulais voir comment se passait le vernissage, comment les gens réagissent aux toiles. Vous savez que le peintre est déjà assez âgé, plus de soixante ans, et qu’il n’a commencé la peinture que très tardivement. Il était cheminot, avant. On a essayé de le convaincre de venir au vernissage mais il est un peu trop… timide, je crois. Ou sage. Il fait bien fait. Les mondanités parfois montent à la tête des artistes.

À l’entendre, lui était, en revanche, parfaitement dans son élément.

— Vous ne semblez pas très à l’aise non plus.

Camille inclina la tête vers la toile à côté de laquelle ils se tenaient.

— Ça ne vous inspire pas ?

Cette toile-là ne représentait rien. Camille y voyait les influences croisées de l’expressionnisme américain et du fauvisme français mais, pour un néophyte, c’était une constellation de couleurs. Un œil neuf pouvait la trouver intéressante, belle inexplicablement, mais le Français était bien conscient que les plaisirs de l’art reposaient en grande partie sur l’habitude que l’on en avait. Les expériences esthétiques spontanées demeuraient assez rares, surtout quand les œuvres n’en imposaient pas par quelque exercice du grandiose.

— Auquel cas je suppose que vous n’êtes pas ici de votre propre chef.

Le regard de Camille se promena sur l’assistance, sur le groupe des jeunes femmes, sur les couples, sur les simples curieux ou les grands amateurs. Certains visages lui étaient familiers, par la force des habitudes, parce qu’il les avait croisés, à plusieurs reprises, dans d’autres galeries ou dans celle-ci même.

— Se pourrait-il que vous soyez ici en galante compagnie ?

Ce n’était peut-être pas très probable : un gentleman comme Adrian l’était sûrement, à ce que Camille supposait, n’aurait pas abandonné sa dame pour aller parler à un camarade d’épopées nocturnes. À moins que celle-ci ne se fût éclipsée aux toilettes.

— Si vous voulez, je peux vous donner un cours accéléré sur cette toile-là. Des fois que vous vouliez impressionner quelqu’un.
 
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Message posté : Dim 2 Aoû 2015 - 16:30 Message
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C'est lorsque Camille déclara qu'il était en partie propriétaire de la galerie que l'Archimage se rendit compte qu'il ne le connaissait vraiment pas. Il fallait avouer que leurs précédentes discussions ou rencontres ne permettaient pas vraiment d'apprendre quels étaient ses loisirs ou ses passions. Toujours est-il que les explications du jeune homme lui permirent de savoir qu'il avait grandi entouré d’œuvres d'art et apparemment, qu'il ne bénéficiait pas d'une relation très proche ou intime avec son père. Enfin, c'était ainsi qu'Adrian interpréta ses parles, même s'il se voyait mal interroger Camille à ce sujet : il n'était pas intrusif. Son regard se reporta sur la toile lorsque le jeune homme le questionna à ce sujet, puis il adopta une expression de réflexion. Non. Ce n'était qu'un amas de couleurs superposées, mais qui n'éveillait strictement rien dans son esprit. Définitivement, Adrian n'avait pas la fibre artistique ! Ou pas pour les peintures de ce type, le réalisme lui convenait mieux, l'exécution parfaite ou la ressemblance avec la réalité. Certainement pas ce que les personnes ici présentes pouvaient aimer d'ailleurs. Il glissa à nouveau son regard vers Camille au moment où celui-ci émettait l'idée qu'il puisse être en galante compagnie. Quelle drôle d'idée ! Ce n'était absolument pas son genre et de toute manière, il doutait que les rares femmes qu'il connaissait puissent s'intéresser aux choses de ce genre.

« Oh, non, pas du tout. Je suis venu avec un lointain cousin. Il dessine et il peint beaucoup, enfin disons que l'art, c'est tout à fait son domaine. » Adrian observa les environs, mais sans apercevoir Andrew. « Il a dû aller parler avec quelqu'un... » Et peut-être se faire des contacts. Le regard d'Adrian revint sur Camille. « Mais on ne m'a pas mis le couteau sous la gorge, je suis venu ici parce que j'en avais envie. C'est juste que... » Il observa la toile d'un air sceptique. « Je n'ai pas l'esprit très artistique je crois. Peut-être trop cartésien ou pragmatique. »

Adrian avec un esprit pragmatique, on aurait tout vu. L'Archimage était certainement la personne la plus conciliante de la Légion – ou pas loin – puisqu'il essayait perpétuellement de convertir les Super-Vilains au mouvement hippie. Un certain Neutron-Grey en avait d'ailleurs fait l'expérience à de nombreuses reprises. Alors, non : Adrian n'avait pas l'esprit pragmatique, c'était simplement qu'il n'était pas doué pour tout ce qui sortait de l'archéologie ou des choses de ce genre. Un sourire légèrement désolé ourla les lèvres du centenaire tandis qu'il posait les yeux sur Camille. Ce dernier était plutôt du monde d'Andrew que du sien, mais disons qu'il était aussi plus près de son âge que de celui d'Adrian, ce qui influençait forcément leurs goûts respectifs.

« Pour moi... c'est surtout des taches de peinture plus ou moins en harmonie. Je peux simplement dire si je trouve ça joli ou non, mais je suis parfaitement incapable de vous dire ce que son peintre a cherché à faire passer comme émotion. Je pensais être un peu plus empathe que ça. »

Parce que, dans son esprit, être sensible à une peinture c'était forcément avoir un don d'empathie. Rester de marbre face à un magnifique tableau pour lequel le peintre avait sué sang et eau – ou pas loin – c'était obligatoirement égoïste ! Le centenaire détourna les yeux pour observer les personnes qui regardaient les tableaux autour d'eux. Elles étaient toutes en admiration, semblant sensible à ce qu'elles voyaient. Pour le coup, Adrian comprit ce qu'éprouvaient les novices en magie qui le voyaient « sentir » la magie et pouvoir comprendre son origine. Oui, c'était déroutant et ça le mettait quelque peu mal à l'aise. Son attention se posa à nouveau sur Camille.

« Oui, je suis un peu mal à l'aise. Les mondanités ce n'est pas forcément ma tasse de thé, mais vu que je suis assez hermétique à l'art, je vous avoue que j'ai l'impression d'être comme un chien dans un jeu de quilles. » Ou un homme de Cro-Magnon face à des hommes du futur. « Surtout que ça a l'air de couler de source pour vous. Ma famille n'avait pas vraiment les moyens de se rendre dans des salles d'exposition et des choses de ce genre, c'était assez cher dans ma ville d'origine. » Et à son époque. « Alors, j'ai peut-être un a priori sur l'art, je ne sais pas. » Même s'il était aisé aujourd'hui. « Cela dit, si vous avez le courage d'essayer de m'éclairer un peu, je ne dis pas non. »

Il n'était pas encore arrivé le jour où Adrian refuserait d'apprendre quelque chose !
 
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Message posté : Lun 3 Aoû 2015 - 10:37 Message
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Pas du tout ? Camille haussa un sourcil perplexe. Adrian avait été bien prompt à repousser l’idée d’une galante compagnie et, franchement, l’agent de l’UNISON en était un peu surpris. Pour le peu qu’il en savait, l’archéologue était un homme respectable, aux principes solides, qui avait de la patience et de la conversation et qui n’était pas désagréable — loin de là — à regarder. L’hypothèse de le voir bien accompagné ne lui parut pas absolument déraisonnable. Peut-être Adrian était-il un solitaire. Comme lui ?

Le Français hocha la tête alors que l’homme à ses côtés expliquait son embarras.

— Je comprends.

Il se retourna vers la toile. Elle n’était peut-être pas la plus évidente. Camille était souvent surpris de constater que le public était prêt à admettre que les livres ou les films pussent être compliqués mais exigeait systématiquement des arts plastiques, et de la peinture en particulier, une sorte de simplicité immédiate. La peinture devait être frappante et s’apprécier en un instant, comme si elle était dénuée d’histoire et de références, de réflexion et de progression.

— Ça ne coule pas de source, non.

Camille baissa les voix et esquissa un sourire.

— Très franchement, je suis prêt à parier que bon nombre de personnes ici fréquentent les galeries plutôt pour… disons, poser, que par goût véritable. Il doit y avoir pas mal de gens tout aussi perplexes que vous ce soir. Juste qu’ils sont plus habitués à mimer la compréhension.

Le jeune homme n’était pas toujours très tendre avec le milieu qui aurait pu être le sien, celui de la bonne et riche société, et qu’il ne fréquentait guère que pour deux raisons : les concerts classiques et les expositions de peinture, d’un côté, et les œuvres de charité, de l’autre. En dehors de cela, Camille préférait se divertir dans les skateparks plutôt qu’aux hippodromes et au club d’escalade plutôt qu’à la marina.

— Je ne dis pas qu’il n’y a pas des gens qui en ont une appréciation spontanée. Il y a des naturels de la peinture qui apprennent plus facilement et plus rapidement que les autres. Enfin bref…

Pour sa part, il savait bien que c’était l’habitude qui avait cultivé en lui le goût des arts, l’habitude et la connaissance. Ses goûts esthétiques étaient le produit de sa classe sociale, il ne le niait pas, mais il ne croyait pas cependant qu’ils en fussent l’apanage.

— Bref. C’est déjà bien si vous êtes capables d’en trouver certains jolis et d’autres non. Personne ne vous demande de vous évanouir devant une toile exceptionnelle. Ceci étant dit, il y a deux manières de voir les choses. Soit vous considérez la peinture du point de vue de l’émotion et… Et disons qu’il n’y a pas grand-chose d’autres à faire que de fréquenter les galeries jusqu’à ce que ça vienne. Un peu comme le vin, je suppose. C’est mauvais au début et l’habitude donne du goût.

Il n’était pas un grand amateur d’alcool cependant. Sa comparaison n’était peut-être pas parfaite.

— Soit vous commencez par une approche plus intellectuelle. Parce qu’une peinture n’est pas faite que pour représenter ou que pour transmettre des émotions. Elle est aussi un ensemble de références à d’autres peintures, une prise de position au regard de l’histoire de l’art et parfois la résolution d’un problème. L’approche intellectuelle vous permet de comprendre les tableaux sans les apprécier et, peu à peu, elle les rend plus riches au regard.

Selon Camille, aucune de ces deux approches n’était simple. Expliquer cette toile-là à Adrian et espérer que, d’un coup, illuminé par la démonstration, le mage en tomberait amoureux, c’était pure utopie à ses yeux. On ne faisait pas pousser les concombres en un jour.

— Quand je parle de problème, c’est par exemple… Bon, dans le figuratif, vous savez, il y a la question des muscles et du corps humain. Vous avez peut-être vu, déjà, ces esquisses, ce que l’on appelle les études, de la Renaissance, qui représentent des successions de mains ou de pieds, ou bien des chevaux au galop. Le problème de cette peinture-là est quasiment anatomique. Il y a un philosophe français qui disait par exemple que tout le problème de la peinture de Michel-Ange, c’était de représenter un large dos d’homme. Le reste, la scène, l’histoire sous-jacente à telle ou telle peinture, c’est accessoire.

Mais ça, c’était un regard acquis. Camille désigna la toile d’un geste de la tête.

— Parfois, ce n’est pas que la peinture doive être belle mais qu’elle cherche à rendre le monde plus beau. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà promené dans une forêt, par un beau jour de fin d’été ou de début d’automne, quand certains herbes sont verts et d’autres déjà rouges et orangés. Le soleil traversa les feuilles et elles sont comme… comme vous dites. Des taches de couleurs plus ou moins en harmonies, qui jettent des vitraux sur le sol. Cette peinture, c’est l’expression du sentiment de beauté que l’on éprouve devant ce spectacle — ou la tentative de transformer ce spectacle en peinture expressionniste. Quand vous sortez d’un film bien réalisé, vous voyez autour de vous, dans la rue, des scènes et des plans cadrés. Quand vous sortez d’une belle exposition de peintures, vous voyez autour de vous des masses et des couleurs en équilibre ou dans le chaos.
 
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Message posté : Lun 3 Aoû 2015 - 15:13 Message
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C'était assez rassurant de savoir que toutes les personnes qui se trouvaient ici ne comprenaient pas forcément ce que le peintre avait cherché à faire passer dans ses coups de pinceaux. Pour ce qui était de l'apprentissage, Adrian le croyait sur parole. Au final, c'était un peu comme pour tous les domaines : les gens finissaient par s'y habituer et par apprendre à comprendre ou à analyser les œuvres – ou les sortilèges dans son cas – pour être réellement capables d'en discuter. Camille quant à lui, semblait réellement passionné par la peinture ou l'art de manière générale. Pour être franc, Adrian en fut légèrement intimidé en constatant à quel point un gouffre de connaissance et de sensibilité les séparait. L'Archimage avait effectivement toujours apprécié d'observer la nature, même s'il n'était pas aussi friand de celle d'Amérique que d'Afrique, mais il n'avait jamais vraiment cherché à analyser ou comprendre ce qu'il voyait. Non, il trouvait simplement quelque chose beau et en profitait. C'était la même chose avec les humains : lorsqu'il trouvait une personne belle, Adrian se contentait de la regarder, mais n'allait pas s'amuser à chercher à savoir ce qui éveillait ce sentiment chez lui. Peut-être qu'il était trop primaire dans ses réflexions ?

Son regard se posa sur Camille.

« Je vous avoue que je suis loin d'avoir votre niveau d'analyse. Je regarde rarement des peintures, ou alors uniquement celles que j'ai chez moi et encore... je suis à peu près certain de ne pas les avoir observés suffisamment longtemps pour vous dire quoi que ce soit à leur sujet. » Juste qu'il les trouvait jolies et qu'elle le mettait de bonne humeur. « Et je dois admettre que je ne regarde jamais de films. Je ne dois pas avoir la fibre artistique. »

Sans avoir de téléviseur ou d'ordinateur, il était effectivement compliqué de profiter du septième art à domicile ! Quant au cinéma, Adrian n'y avait plus mis les pieds depuis les années dix-neuf-cent dix, période à laquelle les films ressemblaient davantage à une bande annonce qu'à un véritable film. Autant dire que ses connaissances en la matière étaient vraiment... réduites. Son regard de détourna brièvement du tableau pour se poser sur celui qui se trouvait non loin de là. Des personnes bavardaient toujours avec animation, comme s'ils étaient en plein exposé ou en pleine analyse à son sujet. En un sens, Adrian avait toujours eu du mal à comprendre qu'un tableau puisse vouloir dire une seule chose. C'était comme les livres en vérité : qui, à part l'auteur, pouvait réellement dire ce qu'il avait voulu exprimer en écrivant tel ou tel passage ? Ses yeux bruns se reportèrent sur Camille.

« Cette approche intellectuelle dont vous parlez, est-ce qu'elle est unique si je puis dire, ou est-ce que chacun l’interprète à sa manière ? J'ai toujours trouvé ça étrange, de penser que chacun devait voir la même chose. Enfin, je suis peut-être tombé sur les mauvaises personnes, mais elles avaient l'air de penser qu'il n'y avait qu'une seule manière de comprendre les choses. » Et ça avait d'ailleurs été sa dernière expérience du genre. « Cela dit, je me disais que ce serait plus logique que ce soit comme dans la vie quotidienne : que chacun comprenne les choses à sa manière, qu'il se base sur son expérience et ce qu'il a pu connaître dans sa vie passée. Vous voyez ce que je veux dire ? »

Il devait peut-être avoir l'air un peu idiot à penser de la sorte, mais disons que sa longue vie lui permettait d'avoir une autre vision des choses. L'Adrian Pennington d'aujourd'hui n'avait strictement rien à voir avec celui des années vingt ou trente. Son point de vue, sur de nombreuses choses, avaient évolué au point qu'il se demande parfois s'il n'avait pas changé de personnalité, tout simplement.
Quelques éclats de rire se firent entre à côté d'eux, le groupe de jeunes femmes qui contemplait toujours le tableau. Adrian leur jeta un bref regard avant de se concentrer à nouveau sur la discussion. Il semblait vraiment être le seul à se sentir mal à l'aise ici.

« Vu que vous vous y connaissez, je me demandais... » Son regard se posa sur Camille. « … à force de toujours analyser les tableaux, vous êtes encore capable de les voir normalement ? Je veux dire, ça vous arrive encore de regarder simplement un dessin et de vous dire qu'il est joli, mais sans plus ? » Un sourire amusé naquit sur ses lèvres. « Sinon, le jour où vous aurez des enfants et qu'ils vous montreront leurs dessins, vous risquez d'avoir du mal à jouer le jeu de béatitude. »

C'était une plaisanterie, il ne parlait pas sérieusement, mais disons qu'il l'avait remarqué avec l'archéologie. Apprendre à comprendre les modes de vie de différentes tribus avait fini par le rendre incapable d'observer un groupe de personnes sans les analyser. Rien que l'exemple des filles à côté d'eux : elles lui rappelaient vaguement les oiseaux qui se paraient de leurs plus beaux atours pour séduire les mâles. Et apparemment, Camille devait être un volatil de premier choix vu qu'elles s'attardaient plus que de raison sur le tableau à leurs côtés.
 
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Message posté : Lun 3 Aoû 2015 - 18:29 Message
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— Je vois, oui.

Le simple fait qu’Adrian se préoccupât de ne pas avoir la fibre artistique était un signe, aux yeux de Camille, que le mage avait plus de sensibilité qu’il ne voulait l’admettre. Peut-être, simplement, n’avait-il pas trouvé l’art propre à susciter son intérêt. Camille, par exemple, se savait peu friand de la sculpture, même la plus excellente, et ses connaissances cinématographiques relevaient plutôt d’une culture générale étendue que d’un goût personnel. Il préférait la musique, la peinture et la poésie.

Les questions du mage, d’ailleurs, étaient la preuve d’un esprit affûté.

— Donc, les choses à sa manière. Oui et non. Non, dans le sens où il y a certaines données objectives, pour ainsi de dire. Les influences, les courants, les techniques, l’histoire de l’art. Il y a des aspects d’un tableau qui peuvent être prouvés, si je puis dire. Il y en a qui relèvent de l’impressionnisme et d’autres qui n’en relèvent pas et cette distinction fait intervenir des critères socio-historiques et des critères techniques. Un peu comme une poterie que l’on trouve sur un chantier de fouille se rattache à une civilisation et à une période de manière rigoureuse, si vous voulez.

Et il en allait de même pour l’art contemporain, même s’il était difficile d’avoir la vue d’ensemble qui permettait de distinguer d’un coup les courants et les écoles.

— En revanche, les émotions, le sens, la valeur esthétique d’une œuvre, ce sont des points sur lesquels il peut exister des avis contraires. On peut admirer l’exécution technique d’une toile et la trouver plate, comme en musique. On peut trouver qu’un artiste manque d’imagination, qu’il est froid, que son exécution laisse à désirer ou qu’au contraire, elle est trop raffinée et en devient artificielle. C’est souvent la capacité des œuvres à renouveler les interprétations et les émotions que l’on en tire qui leur permet de survivre dans le temps. Bien sûr, plus notre compréhension objective d’une œuvre est élaborée, plus notre interprétation peut être riche et subtile, mais on peut manquer de connaissances et apprécier l’œuvre. Et même plus : on peut faire un contresens sur ses données objectives et en tirer une interprétation nouvelle, plus féconde et plus intéressante que les interprétations conventionnelles.

Il y avait décidément tout un monde entre le riche amateur qui dissertait des théories esthétiques et le héros félin qui pourchassait les momies maudites, la nuit, dans les musées.

Camille laissa un sourire se dessiner sur ses lèvres et, sur le ton de la confidence, il glissa :

— Mais je vous avoue que la plupart du temps, je garde mes interprétations pour moi-même. Souvent, il n’y a rien de plus ennuyeux qu’une discussion entre amateurs de peinture. Les gens parlent et ils en oublient de regarder le tableau. Pour moi, c’est une expérience personnelle plutôt qu’un sujet de débat. Si j’avais voulu faire valoir mes interprétations, je serais devenu critique d’art, pas…

Mercenaire puis Fox Mulder. Il laissa sa phrase en suspend, ce qui permit à Adrian de renouveler ses questions.

— Non, je suppose que non. Mais c’est une question de contexte, aussi. De savoir cibler ses attentes. Je n’attends pas la même chose d’une affiche publicitaire et d’une toile exposée. Je crois que je peux trouver un dessin joli si je me rappelle qu’il n’a pas vocation à être autre chose que joli, justement. Comme un dessin d’enfants. Fort heureusement, cela dit, la question ne risque pas de se présenter de sitôt.

Parce qu’il privilégiait sa carrière, parce qu’il ne songerait jamais à élever des enfants seuls, parce qu’il était homosexuel et qu’aux États-Unis, s’il n’était pas impossible d’avoir un enfant dans ce cas, l’affaire restait compliquée. À vrai dire, Camille n’avait jamais réfléchi à la question. Il n’avait une vie stable — relativement stable — que depuis quelques mois.

— Vous avez des enfants ?

Camille détourna les yeux. Ils se posèrent machinalement sur le groupe de jeunes femmes, qu’il regardait sans le voir.

— Pardon, c’est indiscret, peut-être.

Adrian, en tout cas, était en âge d’en avoir. Maintenant que Camille y réfléchissait, il n’avait pas côtoyé d’enfants depuis… une éternité. Il n’en avait pas. Son ex-compagnon n’en avait pas. Anna, sa coéquipière à l’UNISON, n’en avait pas. Ni aucun de ses amis à Star City. Est-ce qu’il menait une vie égoïste, stérile, seul avec son chat, sa carrière, son héroïsme et ses loisirs ?

— Je ne sais pas comment les gens font.

Son ton s’était fait songeur.

— Je crois que si j’avais un enfant, je serais terrifié. Pas seulement par le monde dans lequel nous vivons et auquel il serait exposé, mais par moi-même. Terrifié de ne pas savoir quoi faire, comment l’élever, comment… L’aimer. Je ne sais pas. Je n’y avais jamais réfléchi mais ça me parait une tâche insurmontable.
 
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Message posté : Mar 4 Aoû 2015 - 17:58 Message
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
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Comparer l'art à l'archéologie était une bonne chose, car même si Camille l'ignorait, il était relativement compliqué de sortir des sentiers battus lorsque vous aviez l'âge d'Adrian. Il avait passé beaucoup trop de temps enfermé dans son manoir et c'était principalement pour cette raison qu'il avait nié, avec autant d'empressement, être en galante compagnie. En ce qui concernait l'art, c'était la même chose : Adrian ne s'y était plus intéressé depuis que son ancienne fiancée, passionnée d'art – et morte depuis bien des décennies – et lui avaient rompu le contact.

Lorsque Camille parlait, l'Archimage avait parfois le sentiment d'entendre des paroles qu'il avait déjà écoutées par le passé et qui sommeillaient très loin dans son esprit. Pourtant, il lui semblait aussi qu'il découvrait de nouvelles choses, c'était bien la preuve qu'il n'en avait jamais entendu parler. Sauf s'il était trop égocentrique à l'époque pour envisager d'écouter ce que les gens pouvaient lui dire – ce qui n'était pas impossible vu son ancien caractère. En tous les cas, Adrian était plutôt content de savoir que Camille considérait que chacun devait interpréter ses émotions à sa manière et non se les laisser dicter par des critiques d'art. Une discussion analytique de l’œuvre devant laquelle ils se trouvaient, aurait été bien lassante pour l'amateur d'art éclairé qu'était Camille : Adrian n'était pas assez connaisseur dans ce domaine pour avec un échange productif.

De toute manière, la conversation glissa vers un domaine plus... personnel. Le vieux mage posa un regard légèrement intrigué lorsque son comparse lui annonça que la question des dessins d'enfants n'allait pas se présenter de si tôt. Solitaire dans l'âme, ou alors avait-il une relation avec quelqu'un d'hermétique à l'idée d'engendrer ? En un sens, cela ne le regardait pas, mais Adrian avait toujours eu une idée assez stéréotypée de la famille. Les couples devaient avoir des enfants pour assurer la pérennité de leur famille et leur offrir la meilleure vie possible. Cela pouvait aussi bien passer par la « méthode normale » que par l'adoption, mais il était du devoir des adultes d'offrir un environnement sain à des enfants en les éduquant convenablement. Certes, lui n'avait jamais respecté sa propre vision de la vie « normale », mais il n'en avait jamais menée une cela dit. Qui plus est, sa situation l'empêchait de se lancer là-dedans sans faire souffrir sa future famille, alors mieux valait oublier l'idée.
Il ne fut pas franchement étonné du discours de Camille et décida de lui répondre aussi franchement que possible.

« Non, je n'ai pas d'enfants moi-même. Et ça n'a rien d'indiscret, ne vous inquiétez pas. »

Oh, il avait bien élevé Sallah et le considérait comme son fils, mais il ne pouvait malheureusement pas en parler. Dire qu'il avait un fils adoptif amènerait de nouvelles questions et il devrait expliquer qu'il était immortel et que l'enfant de dix ans en avait désormais plus de cinquante, donc le plus simple était de nier cette paternité – même s'il ressentait un pincement au cœur à chaque fois qu'il le faisait.

« Si vous pensez de la sorte, je crois que c'est le signe que vous serez parfait dans ce rôle. Enfin, c'était ce que mon père me disait. Les gens bien se soucient de faire correctement les choses, un bon père ou un bon mari s'inquiétera de ne pas être à la hauteur de la tâche, tandis qu'une personne qui s'en moque ne verra pas la difficulté parce qu'elle s'en fichera. » Il haussa les épaules. « Si vous avez peur de ne pas savoir comment faire, c'est certainement parce que vous êtes quelqu'un de consciencieux et d'appliqué. » Ce qui était un compliment. « Et je dirais que l'on peut reprendre l'exemple de l'archéologie : il y a des milliers d'années, des humains sans toute notre technologie et sans nos livres ont su comment s'y prendre, alors je pense que ce n'est pas aussi difficile qu'on voudrait le faire croire. » Il haussa les épaules. « Et comme le dit l'adage, la peur n'évite pas le danger. Ce serait dommage de se bloquer pour des craintes. »

Cela dit, il ne jugeait pas la décision du jeune homme ! Si Camille ne voulait pas d'enfants – ou ne pouvait peut-être pas en avoir ? – cela ne regardait que lui et Adrian ne se permettrait pas de se mêler de sa vie en le critiquant ou en le poussant à changer ses décisions. Son regard s'égara à nouveau sur la toile avant qu'il n'esquisse un léger sourire en reprenant la parole.

« C'est surprenant. Après le discours assuré que vous venez de me faire sur l'art, je crois que j'avais du mal à vous voir comme quelqu'un qui pourrait douter, ou même craindre quelque chose. » Et il s'empressa d'ajouter : « Mais c'est une bonne chose. » Il était humain, tout simplement. « Vous passez beaucoup de temps dans ces expositions alors, j'imagine ? »

Vu qu'il avait dit se comporter en mécène à l'égard des jeunes talents, ce qui était tout à son honneur.
 
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Message posté : Mer 5 Aoû 2015 - 11:54 Message
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— Hmoui…

La voix de Camille était pensive.

— Peut-être que vous avez raison.

Le jeune homme secoua la tête. C’était idiot. Il n’avait aucune envie d’avoir des enfants. Et seul, il était incapable de les élever. Il aurait pu sacrifier sa carrière, se reposer sur ses vastes ressources familiales et… Mais ça non plus, il n’en avait aucune envie. À ses yeux, dans son cas, enfanter, c’était l’égoïsme. Il acheva la discussion avec un sourire et Adrian sentit peut-être qu’il était opportun de changer de sujets.

— Oh, il y a beaucoup de choses que je crains. Le jour où je n’aurais peur de rien, je crois que mon instinct de survie sera trop détraqué pour que je puisse continuer à travailler.

Camille avait toujours considéré la peur comme un instinct utile, sur le terrain. Il y avait tout un monde entre la peur qui aiguillait et la panique qui empêchait d’agir. Les agents trop téméraires étaient selon lui des dangers publics.

— J’essaie d’éviter les vernissages et je viens en général quand il n’y a personne. Sauf quand c’est dans ma propre galerie. Je fais un tour, pour m’assurer que ça se passe bien. Disons que de manière générale, les mondanités ne sont pas trop ma tasse de thé. On n’y échappe pas toujours, hélas, et puis parfois, elles ont leur utilité.
— Adrian !

Une bourrasque de vent avait annoncé la subite apparition d’Andrew aux côtés du mage. Aussitôt, l’adolescent se lança dans un discours :

— J’ai parlé à la meuf de la galerie, parce que je lui avais montré une photo d’un tableau, et elle m’a dit qu’elle trouvait ça chouette, et on a discuté, et, et…

Andrew s’interrompit en prenant miraculeusement conscience de la présence de Camille. Ses joues devinrent rouges, puis très pales, il arrangea machinalement ses cheveux et, d’une voix beaucoup plus posée — et nerveuse, encore :

— B’s… Bonsoir, monsieur Saint-Clair.
— Camille.
— Je ne savais pas que vous étiez là.
— Ça m’arrive.
— C’est une très belle exposition.
— Pas moi qui ai peint.
— Non, mais enfin, j’voulais dire, c’est…
— Relax.

Andrew hocha la tête, avant de se retourner vers Adrian et, pour faire bonne figure, parler plus posément.

— Je vais rentrer au manoir, pour prendre deux ou trois photos de mes projets en cours et revenir les montrer à Mrs. Wane. Et à vous aussi, Monsieur Saint-Clair, si jamais…
— Je fais confiance à Kathy. Je regarderai après.
— Enfin voilà, du coup, si tu veux rentrer, enfin, il n’y aura pas besoin d’attendre. Bref. Je file. Au revoir, monsieur Saint-Clair.
— Camille.

Mais Andrew était déjà parti.

Le Français haussa les sourcils avant d’esquisser un sourire amusé.

— Turbulent, on dirait.

Un peu.

— Un neveu à vous, je présume ?

Ils vivaient ensemble, Adrian n’avait pas d’enfant, c’était l’hypothèse la plus probable. Andrew devait faire des études à Star City et Adrian l’accueillait chez lui pour lui éviter de payer l’un des loyers exorbitants des studios du centre-ville — ou de s’exiler dans la périphérie.

— Un artiste, donc. Je suppose que c’est lui qui vous a entrainé ici ? En tout cas, au cas où vous vous inquiéterez, sachez qu’avec Katty, il est entre de bonnes mains. Cela dit, j’espère qu’il sait tempérer ses espoirs. C’est un monde très compétitif et je ne voudrais pas qu’il s’emballe avoir d’avoir une réponse définitive.

Parce qu’Andrew avait eu l’air très enthousiaste et Camille avait déjà vu des artistes frustrés par des débuts de conversation prometteurs qui n’avaient débouché finalement sur rien.

— Je dis ça sans avoir vu ses œuvres et il est peut-être, sans doute, très talentueux. Je ne voudrais pas avoir l’air de remettre en cause cela.

Camille y allait prudemment, parce qu’il ne savait pas grand-chose du caractère d’Adrian. Méthodique, patient et raisonné sur le terrain, mais peut-être était-il un tout autre homme dans la vie civile ?

— Si vous voulez en profiter pour vous éclipser, ma propre présence n’est pas nécessaire ici. On peut aller boire un verre, par exemple, vous vous sentiriez peut-être plus à l’aise.

Et lui-même ne serait pas fâché de s’affranchir des regards gloussants qu’il avait fini par remarquer — perspicace, le petit espion — et qui commençaient à l’agacer. En ex-agent secret, Camille n’aimait guère être le centre de l’attention — et puis, quand sa vie sentimentale redevenait désertique, il avait toujours l’impression que l’intérêt féminin retournait le couteau dans la plaie. Fuir la galerie lui paraissait donc une excellente solution.
 
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Message posté : Mer 5 Aoû 2015 - 15:21 Message
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Camille ne semblait pas enthousiaste ou enchanté à l'idée d'une paternité éventuelle. Chacun avait ses priorités et si Adrian avait toujours trouvé cette perspective attrayante, il comprenait parfaitement que ce ne soit pas le cas de tout le monde. Surtout vu le jeune âge de son interlocuteur ! Toujours est-il que la discussion sur les mondanités tourna rapidement court – Adrian n'aurait pas eu grand-chose à dire de toute manière – puisque l'accompagnateur d'Adrian refit surface. Andrew était toujours aussi enthousiaste et au milieu des termes typiquement « d'jeuns » l'Archimage comprit l'essentiel des explications. Il nota aussi que les deux jeunes gens avaient l'air de se connaître – normal dans le milieu de l'art cela dit – et assista à leur échange en silence. Après qu'Andrew se soit envolé, le centenaire posa les yeux sur Camille.

« Cousin éloigné en fait, les liens remontent pas mal... »

Et encore, c'était un euphémisme. Cela dit, Adrian se voyait mal expliquer qu'Andrew était le descendant de son frère mort quasiment quarante ans plus tôt.

Le vieux mage hocha la tête lorsque Camille l'interrogea sur sa venue ici et il fut assez soulagé d'apprendre que la femme dont il avait été question se trouvait être une personne de confiance. Les paroles qui suivirent l'inquiétèrent un peu plus, par contre. Adrian avait eu l'occasion de constater qu'Andrew était un jeune homme sensible et il craignait qu'un refus ou qu'une annulation ne le touche plus que personne « normale ». C'était un peu son côté papa-poule qui s'exprimait : même s'ils ne se connaissaient pas depuis très longtemps, l'américain s'était rapidement attaché à l'adolescent. Peut-être que c'était simplement son côté « fleur bleue » ou peut-être que c'était le kényan qui dégageait quelque chose, allez savoir. Seul le résultat comptait.
Lorsque le jeune homme lui proposa finalement de quitter les lieux, Adrian acquiesça.

« Pourquoi pas, si vous n'êtes pas retenu ici.... »

Son regard se promena brièvement sur la salle, une fois et plus, lui permettant de constater que les lieux s'étaient encore plus remplis. D'ici peu, il allait être compliqué de parler sans avoir une oreille indiscrète qui traînait ! Le duo décida donc de quitter la galerie, passant à côté du groupe de jeunes femmes qui gloussaient toujours bruyamment, puis ils débouchèrent dans la rue. Il s'agissait d'un coin animé : plusieurs bars destinés à différents « univers » se situaient de leur côté tandis que sur le trottoir opposé, une file compacte patientait en attendant de pouvoir entrer dans une boîte de nuit apparemment populaire. Il faisait encore chaud vu la période de l'année et hormis le bruit de voiture et l'odeur d'essence mélangée à celle de la nourriture vendue par les marchands ambulants – tardifs – l'endroit était paisible. Dans ces moments-là, les plaines calmes et silencieuses d'Afrique lui manquaient. C'était peut-être pour cette raison qu'il évitait de sortir trop souvent ? En plus de son côté quasi asocial...

Le regard du mage se posa sur Camille avant qu'ils ne partent dans une direction. Plusieurs bars s'offraient à eux, mais Adrian préféra laisser le choix à son interlocuteur qui semblait connaître le coin bien mieux que lui. Après quelques pas, il reprit la parole.

« Je suis un peu étonné, je m'étais attendu à ce que tous les mécènes apprécient particulièrement les soirées de ce type. J'espère que vous ne vous privez pas de nouvelles rencontres par ma faute ? » Ce serait un comble. « Mais je vous avoue que je n'ai jamais été très à l'aise dans les regroupements de ce genre. Je ne suis pas très doué pour parler avec les gens, en général. »

Tout dépendait des interlocuteurs en vérité. Mais les regroupements, c'était la vérité : même lorsqu'il avait accompagné Rebekha à la présentation de son dernier livre, la gêne avait été là. Bon, en partie parce que tout le monde s'obstinait à croire qu'ils étaient ensemble et que ces allusions les avaient tous les deux mis mal à l'aise, mais l'idée générale était la même : Adrian ne savait pas parler avec des inconnus. Ironique lorsque vous étiez censé les sauver en jouant aux Légionnaires.

Ils finirent par jeter leur dévolu sur un bar auquel Adrian n'adressa qu'un bref coup d’œil avant de tirer la porte pour laisser passer Camille. L'endroit n'était pas bondé, mais assez peuplé pour leur laisser peu de choix de tables. Au final, ils se retrouvèrent entre un groupe de jeunes qui faisaient un concours de boissons et un couple qui se bécotait. La serveuse leur fit signe qu'elle allait arriver et Eldoth en profita pour relancer la discussion.

« Concernant ce que vous avez dit avant, à propos d'Andrew, vous pensez qu'il pourrait se laisser emporter par l'enthousiaste et être déçu ? » Son regard se plongea dans celui de Camille. « Je n'y connais pas grand-chose au monde de l'art, même si je crois pouvoir dire qu'il est doué et très appliqué, mais je n'aimerais pas qu'il se fasse de faux espoirs. Il a beau être très... être débordant d'énergie, je crois qu'il aurait du mal à digérer un refus. Je ne sais pas en vérité, je ne le connais pas depuis très longtemps. » Pas assez pour prévoir ses réactions. « Comment est-ce que vous vous y prenez lorsque vous croisez des jeunes dans son cas ? »

Ce n'était pas parce qu'il n'avait pas d'enfants qu'il ne pouvait pas le conseiller, après tout.
 
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Message posté : Mer 5 Aoû 2015 - 18:29 Message
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Si Adrian songeait aux plaines de l’Afrique, Camille, lui, pensait aux dunes de l’Arabie. Le désert lui manquait. Toutes les deux semaines ou à peu près, en prenant sa moto ou le métro, quand il arrivait dans le centre-ville, il décidait de partir en vacances, dans le désert, et toutes les deux semaines une nouvelle affaire venait le retenir. Et puis il y avait Jace. Depuis qu’il avait accueilli le jeune Légionnaire chez lui, après la mort de Vincent, Camille éprouvait la responsabilité de veiller sur l’électromancien. Il ne pouvait pas partir. Et il n’arrivait jamais à le convaincre de l’accompagner. Alors il restait en ville.

Camille afficha un sourire amusé quand Adrian s’étonna de son désir de fuite.

— Vous seriez surpris combien de très généreux mécènes délaissent les soirées de ce genre. Je connais des gens qui aident à construire des opéras où ils ne mettent jamais les pieds. C’est une chose d’avoir conscience de la nécessité de ces lieux et des discussions qui y ont cours pour la carrière des artistes et, d’un point de vue pragmatique, pour le développement de l’art et c’en est une autre d’aimer les fréquenter.

Il y avait des amateurs solitaires chez les très fortunés comme partout ailleurs.

— Mais vous savez, ce n’est jamais qu’un exercice. Être à l’aise, ça s’apprend. Enfin, à défaut d’être à l’aise, faire illusion. Moi-même, je n’ai jamais été très… Sociable. De cette manière là. Je préfère les conversations en tête-à-tête aux groupes. Les gens ont plus à dire et sont plus authentiques.

Et Camille préférait voir ses amis seul à seul que de les retrouver à une soirée, même calme.

Ils rentrèrent dans un bar. Comme à son habitude, Camille jeta un coup d’œil circulaire, repéra les issues de secours, jaugea du regard deux ou trois individus solitaires, nota les surfaces réfléchissantes qui permettaient de surveiller les alentours et s’installa à la table. Déformations professionnelles.

Son regard répondit à celui d’Adrian et quand le mage eut exprimé ses inquiétudes, le Français hocha lentement la tête.

— Je comprends.

La prudence protectrice d’Adrian avait quelque chose de touchant.

— Écoutez, c’est difficile de vous répondre sans le connaître. Personnellement, quand je repère de jeunes artistes, mais ça n’arrive pas si souvent, quand j’en repère, j’ai la Discussion avec un grand D. Pour leur apprendre les choses de la vie, si vous voulez. Disons qu’il y a deux catégories d’impétrants. Les…

Camille s’interrompit parce que la serveuse venait de se présenter à eux.

— Un coca.

Adrian put passer sa commande, la demoiselle s’éclipsa et l’agent poursuivit.

— Les plus nombreux sont les jeunes artistes qui ont une idée romantique de l’art. Du talent, du génie, et une carrière fulgurante et noble. Et l’espèce rare, c’est ceux qui ont conscience que ce n’est pas seulement une vocation ou un sacerdoce, c’est aussi un métier. Concrètement. Avec un marché, des carrières. Si vous voulez savoir épauler votre cousin, il faut d’abord déterminer dans quelle catégorie il rentre. Est-ce qu’il a déjà produit quelque chose ? Est-ce qu’il vend ses productions ? Est-ce qu’il accepte ou accepterait de faire des petites créations, de la peinture alimentaire, pour ainsi dire, de l’illustration de livres pour enfants, ce genre de choses ? Si c’est le cas, il doit avoir conscience de comment les choses fonctionnent, au moins en gros, et je pense qu’il saura se relever d’un éventuel échec. En revanche… Merci.

La serveuse venait de déposer leurs consommations, Camille tendit un billet et elle s’éclipsa.

— En revanche, s’il peint ce qu’il a envie de peindre, sans vouloir faire de compromis et avec l’espoir de se faire repérer, comme les jeunes qui jouent au foot dans les petits clubs rêvent de devenir Platini…

Mais la référence au football européen n’était peut-être pas très parlante pour un Américain.

— Enfin, un grand nom, vous voyez, alors il est nécessaire de lui rappeler tout ça. Tout le concret. Je vous préviens, c’est une discussion qui peut être parfois désagréable avec les artistes. Certains aiment cultiver leur propre marginalité, si je puis dire. Après, on peut faire de l’art sans être sur le marché de l’art. En tout cas pour les arts les moins coûteux, comme la peinture. La sculpture, l’architecture, le cinéma, c’est différent, évidemment.

Même s’il était possible désormais de réaliser des films avec un téléphone portable.

Camille avala une gorgée de son soda.

— En tout cas, vous semblez très attaché à lui, pour un cousin éloigné. Il a de la chance de vous avoir. Des liens familiaux comme ça sont rares. Enfin, je suppose.

Ce n’était pas vraiment son domaine d’expertise. D’ailleurs, il avoua :

— À vrai dire, je suis le tout dernier fruit d’une famille qui était jadis beaucoup plus vaste. Je n’ai jamais eu l’occasion d’expérimenter ce genre de choses.

Ses parents étaient enfants uniques chacun et lui-même était fils unique — une situation qui concentrait finalement deux immenses fortunes dans son seul héritage mais c’était une médiocre consolation : Camille eut de beaucoup préféré avoir des frères, des sœurs et des cousins.
 
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Message posté : Jeu 6 Aoû 2015 - 15:22 Message
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Adrian Pennington
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
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ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
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Écoutant attentivement Camille, Adrian commanda distraitement un café – il avait une longue nuit de travail devant lui à son retour au manoir – et centra son attention sur le jeune homme. Il peinait un peu à savoir dans quelle catégorie ranger son neveu lointain, même s'il penchait plus pour la deuxième. Andrew avait accepté de faire des petits boulots comme l'épisode de la brochure du musée – ce qui n'était pas le sommet de la carrière d'artiste, autant l'avouer – mais était-ce uniquement dans le but de gagner de l'argent, ou est-ce qu'il voulait simplement nourrir son besoin de dessiner ? Remerciant la serveuse lorsqu'elle revint vers eux, Adrian ne lui accorda qu'un bref regard, plus concerné par les explications du jeune mécène que par le reste. Il hocha la tête à plusieurs reprises, réfléchissant encore à toute cette affaire, avant de lever les yeux de son café au moment où Camille lui parla de son attachement pour Andrew. Un léger sourire ourla ses lèvres.

« Les relations familiales ne sont pas toujours au beau fixe, nous étions cinq frères dans ma famille et les tensions ont souvent existé. Mais disons qu'avec le temps, les choses évoluent un peu. C'est surtout lorsque vous êtes enfant que vous souhaitez être fils ou fille unique. »

Et aujourd'hui il regrettait de ne plus les avoir. Son cœur se serre brièvement en songeant à cette période, mais il préféra ne plus y penser.

« Je ne sais pas si c'est rare et je ne crois pas mériter vos compliments. Vous savez, c'est un peu égoïste comme attachement, je n'avais plus de liens avec le reste de ma famille avant qu'il n'arrive à Star City, alors j'en profite certainement. » Ce qui était l'entière vérité. « Et si je ne les voyais plus, c'est que je n'ai pas toujours été un très bon frère, fils au autre, justement. »

Il haussa les épaules, signe involontaire pour signifier qu'il n'avait pas envie de parler de ça. Adrian avait un peu de mal à accepter les compliments sur son dévouement pour Andrew alors qu'il avait été heureux de le retrouver pour racheter ses fautes à l'égard du reste des Pennington. Oh, bien sûr, il était aussi enchanté à l'idée de pouvoir aider quelqu'un et disons que son côté papa-poule s'éveillait naturellement aux côtés de l'adolescent, mais il était loin d'être un modèle de dévotion. Selon lui, Adrian serait même le représentant idéal de l'égoïsme.

« Je ne connais pas très bien Andrew moi non plus. Enfin, j'ai déjà eu l'occasion de le voir accepter des travaux disons... plus alimentaires qu'artistiques donc j'aurais tendance à dire qu'il sait ce que c'est comme vie, mais j'ignore si c'est par besoin d'argent ou par envie de s'entraîner sur divers supports ou pour diverses commandes. » Il haussa légèrement les épaules. « Je crois qu'il connaît déjà la dureté de la vie, mais il ne perdrait rien à en reparler avec quelqu'un. Après, je vous avoue que je ne sais pas si je suis la personne la plus apte qui soit, pour ce genre de conversation. Ma vie n'est pas vraiment un modèle de normalité... »

Ils savaient tous les deux de quoi il parlait. Après tout, ils s'étaient rencontrés, à deux reprises, alors que l'Archimage opérait en tant qu'Eldoth.

« … et les jeunes ont tendance à ne pas trop apprécier d'être sermonnés. Ou quelque chose de ce genre. J'ai souvent l'air moralisateur lorsque je parle, certainement le côté professeur... »

Le ton de sa voix était léger, un peu comme s'il plaisantait. Disons qu'Adrian n'était pas franchement certain d'être la personne la plus apte à expliquer comment était la vie aujourd'hui, encore moins pour un artiste. Pourquoi ? Parce qu'il remettait à peine le nez dehors après plus de trente années passées dans son manoir, qu'il vivait du pécule emmagasiné au cours de sa longue vie et qu'il ne savait pas franchement comment les jeunes d'aujourd'hui devaient vivre – ni à quoi ils devaient faire face. Mais expliquer cela de la sorte était un peu compliqué lorsque votre interlocuteur n'était pas au courant des détails de votre vie.
Il haussa finalement les épaules.

« Vous êtes fils unique alors ? Mais apparemment, vous aviez deux parents très présents. »

Une phrase lancée comme ça. Camille avait semblé parler de son père dans la galerie, mais sans trop détailler. Est-ce qu'ils nourrissaient une relation tendue, ou était-ce simplement parce que la vie avait fini par les éloigner comme lui l'avait été de sa propre famille ?
Les histoires de famille étaient souvent les plus compliquées.
 
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Message posté : Jeu 6 Aoû 2015 - 20:16 Message
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Lorsque Adrian haussa les épaules, Camille supposa qu’il valait mieux ne pas insister. D’ordinaire, son aptitude à percevoir l’embarras d’autrui le poussait à enfoncer le clou mais comme le mage n’était pas un suspect qu’il interrogeait, il adopta sagement la tactique inverse : comme quoi, même les espions qui s’estimaient les plus irrécupérables pouvaient s’adapter à la vie en société. Il se promit néanmoins de revenir un jour sur la question, si d’aventure l’occasion se présentait. À son humble avis, que les motivations premières d’Adrian fussent égoïstes importaient peu, tant qu’il aidait Andrew. C’était avec le même égoïsme qu’il avait rejoint l’UNISON, pour laver sa conscience de plusieurs années passées à mener une vie de mercenaire, et il n’en était pas moins convaincu pour autant que son action au sein de l’organisme était utile aux autres.

— Si vous voulez, je peux toujours lui parler. J’ai confiance en Katty, mais deux avis valent mieux qu’un. Je peux le faire l’air de rien. Elle me dirait quand il viendrait à la galerie pour un rendez-vous plus au calme que pendant qu’un vernissage, je trainerais dans le coin et je le harponnerais à la sortie, pour avoir une conversation informelle avec lui.

Un véritable traquenard, donc, qui avait en tout cas le mérite de ne pas donner à la discussion l’air d’un sermon en règle.

— En attendant, rien ne vous empêche de tâter le terrain de retour chez vous. Il a l’air plutôt volubile, ça ne devrait pas être difficile de lui tirer les vers du nez.

Camille ne se trompait pas : Andrew se montrait souvent intarissable, ce qui rompait le calme quasi religieux du manoir Pennington et tranchait avec le mutisme de Sallah.

Après une nouvelle gorgée de soda, Camille eut un rire un peu amer en entendant les suppositions d’Adrian sur ses parents.

— Présents ? Non, pas vraiment non.

Le jeune homme reposa la petite bouteille en verre sur la table.

— Ma mère est, enfin était, à l’époque, ambassadrice de la France en Grande-Bretagne. Maintenant, elle travaille dans une autre proche du gouvernement. C’est une haute fonctionnaire de carrière, elle a toujours été très occupée. Et mon père est un chercheur en psychiatrie. Il avait une chaire à Cambridge avant de prendre sa retraite et le temps qu’il n’y passait pas, il l’employait à faire le tour des congrès dans le monde entier. Je ne les ai jamais beaucoup fréquentés.

Il en était plus affecté que son ton dégagé ne le suggérait — plus affecté qu’il ne voulait se l’avouer à lui-même.

— J’ai été élevé par ma gouvernante, principalement, et quand je suis entré dans l’adolescence et que…

Les deux autres tables étaient proches. Camille préféra donc une périphrase pour évoquer sa mutation.

— … ma situation a évolué, j’ai été envoyé en pensionnant dans une école écossaise spécialisée pour les jeunes comme moi. C’était une très bonne école, à vrai dire, j’en garde des souvenirs très agréables, vraiment. Sans doute les années les plus… les plus…

Il haussa les épaules. À l’époque, il se sentait bien et il était persuadé qu’il allait intégrer sans difficulté la Légion des Étoiles et vivre une existence exemplaire, avec un mari, un chat et un costume de super-héros.

— Du reste, pour ma famille, la proximité entre les parents et les enfants n’était pas la règle. Je descends de la grande et ancienne bourgeoisie française et les traditions ont la vie dure, si je puis dire. Mes ancêtres étaient banquiers et négociants, depuis le quinzième siècle. C’est difficile à expliquer à quelqu’un du Nouveau Monde mais… Il y a un poids du passé. Là où les familles des autres classes sociales se sont rapprochées ces dernières décennies et où les rapports sont devenus plus intimes, dans la grande bourgeoisie et l’aristocratie en France, du moins dans les familles que je connais, ce sont encore… moins des rapports de père et de mère à leurs enfants que de dynastes à leurs héritiers.

Et peut-être que s’il avait vécu replié sur son propre milieu, ces traditions ne lui auraient pas autant pesé, même s’il en doutait.

— Bref, pour moi, l’affection familiale est assez atypique. Un peu comme les mariages d’amour, si vous voulez. Pas vraiment ma culture natale. Mais je me soigne. Regardez, je prends un coca dans un bar.

Et il y avait fort à parier que ce n’était pas la seule incartade de son existence.

— Mais peu importe. Alors, dites moi, si le vernissage n’était pas votre idée, qu’est-ce que vous faites quand vous ne travaillez pas et que vous ne…

Camille fit un vague geste de la main qui englobait les activités héroïques du Légionnaire, sur lesquelles il préférait garder le silence dans un lieu public.

— Vous devez bien avoir vos propres loisirs.
 
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Message posté : Jeu 6 Aoû 2015 - 23:08 Message
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« Ce serait vraiment aimable de votre part. » Après tout, c'était pour l'avenir d'Andrew. « Mais je compte bien en reparler avec lui, oui. Surtout que cette exposition m'en donnera l'occasion, notamment pour savoir ce que l'échange avec votre collègue a pu donner. »

C'était une nouvelle découverte pour Adrian qui n'avait définitivement pas l'habitude de se montrer aussi intrusif. Aishlinn avait prétendu que s'intéresser aux gens, c'était simplement leur montrer qu'on tenait à eux et non vouloir s'incruster dans leur vie, mais cela ne l'empêchait pas de ressentir un profond malaise chaque fois qu'il le faisait. Enfin, ce sujet était plus ou moins réglé. Disons qu'il était mis en suspens le temps qu'il parvienne à avoir cette discussion avec le jeune homme.

Pour ce qui était de la famille de Camille par contre, la conversation semblait plus compliquée. Finalement, venir d'une famille importante n'était pas aussi bien qu'Adrian avait pu le penser. Lui était peut-être originaire d'un milieu ouvrier, ils avaient manqué de beaucoup de choses lorsqu'ils étaient enfants, mais leurs parents avaient toujours été très présents. Une raison de plus pour culpabiliser du traitement qu'il leur avait fait subir, mais ce n'était pas le moment de s'auto-flageller. Le regard du mage resta posé sur le jeune homme qui parlait d'un ton dégagé, mais il avait du mal à croire que Camille ne soit pas touché par ce manque. Tout le monde rêvait d'avoir ses parents ou le reste de sa famille près de lui, ou elle.

Il écouta toutes les explications du français avec une certaine mélancolie, regrettant qu'il n'ait jamais pu connaître la même vie de famille que lui, mais Adrian ne souhaitait pas donner l'impression qu'il avait pitié de Camille – ce n'était pas du tout le cas. Il retrouva donc une expression neutre en sirotant son café avant de reposer la tasse pour répondre à son interlocuteur.

« En fait, non, pas vraiment. Entre le reste de mes activités... » De Légionnaire donc. « … et mon travail d'archéologue ou de professeur à Star High, disons que je ne fais pas grand-chose d'autre. Des recherches, mais je ne sais pas si c'est un loisir. Je lis parfois, mais ça s'arrête là. J'aime étudier, alors je le fais. » Et il avait un rôle d'Archimage à assurer. « Pour situer, ma dernière réelle sortie, hormis depuis qu'Andrew est là... » Parce qu'il semblait évident qu'une tornade pareille animait une vie. « … c'était pour accompagner une amie à la présentation de son livre. Mais j'ai surtout fait la potiche. Le même problème que pour l'exposition. » L'histoire du manque de verve et tout ça. « Je me repose largement plus en étant seul. Enfin, ce n'est pas que je n'aime pas les gens, sinon... »

Il haussa les épaules pour expliquer qu'il ne serait pas Légionnaire s'il n'aimait pas les gens – sinon pourquoi les sauver ? Mais comme il craignait de passer pour un asocial doublé d'un incapable, voire d'un handicapé social, le centenaire préféra glisser sur le sujet qui l'intéressait davantage – peut-être parce qu'il ne le concernait pas, justement.

« Vous venez d'une ancienne famille alors ? Qui sait, peut-être que si je m'étais davantage intéressé au passé français, j’aurais appris des choses sur vous sans même vous connaître. » Il parlait de son métier d'archéologue. « Il y a quelque chose de valorisant à avoir une telle lignée, mais comme vous le dites, en Amérique c'est assez compliqué à comprendre. La plupart des personnes ne peuvent pas remonter bien loin dans leur arbre généalogique, vous avez de la chance d'un côté... » Le ton était calme. « Mais d'un autre côté, je suis certain que vous auriez échangé tout ça pour une famille plus... normale ? Le mot est mal adapté, mais disons une famille plus humble. » Il tritura la cuillère à café avant d'enchaîner. « Est-ce que ça n'influence pas votre vie actuelle ? Vous devez avoir du mal à vous défaire du rôle de fils de je pense, non ? Enfin remarquez, je n'y connais vraiment rien. Ce n'était pas mon monde et ça ne l'est toujours pas. » Il esquissa un léger sourire. « Ma mère disait qu'en naissant pauvre, on gardait cette mentalité et ces habitudes même si notre vie s'améliorait. C'est peut-être le cas dans l'autre sens aussi. »

Il ne dénigrait pas les riches ou les pauvres bien évidemment, Adrian avait des amis dans les deux milieux. En y réfléchissant bien, il se demanda si Camille et Rebekha ne se connaissaient pas : ils avaient l'air d'avoir de nombreux points communs et travaillaient dans le même milieu. Eldoth ignorait bien évidemment que le jeune homme préférait les jeunes éphèbes aux charmantes demoiselles, mais l'idée de les voir ensemble lui semblait attrayante. Ils avaient tous les deux des vies compliquées et, apparemment, ne souhaitaient pas imposer ça à quelqu'un d'autre. Si ce n'était pas une excellente raison pour qu'ils prennent la peine d'y réfléchir... Il faudrait peut-être qu'il glisse un jour l'idée à Andrew qui semblait légèrement plus doué que lui pour jouer les entremetteurs.
Pas très compliqué d'un côté.
 
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Message posté : Ven 7 Aoû 2015 - 12:06 Message
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— Je comprends, je comprends. Pour tout vous avouer, il m’arrive souvent d’être aussi solitaire.

Il avait ses disques, ses livres, les musées qu’il visitait dès l’ouverture le matin ou en plein après-midi, quand il était sûr de n’y rencontrer personne, et toutes ces créations, nées de l’esprit humain, le reposait de l’humanité. À Carson Electronics, derrière les haies épaisses qui protégeaient l’ancienne usine au regard, le calme régnait, et ce n’était pas la présence si discrète de Jace ni les ronflements épisodiques du chat Tybalt qui troublaient vraiment la paix.

— Peut-être que ce n’est nécessaire, pour les gens comme nous.

Pour ceux qui avaient à affronter ce que le monde avait de plus brutal.

— Un moyen de se rappeler que tout n’est pas chaos.

La vie de Camille n’était pas toujours aussi solitaire que celle d’Adrian mais il y avait des semaines, parfois des mois entiers ou, entre l’UNISON et Cat Sìth, entre l’entraînement et l’étude des ouvrages volumineux qui comblaient des années d’ignorance en matière d’ésotérisme, Camille ne faisait que travailler. Il ne trouvait pas cela particulièrement déplaisant, du reste : c’était une vie animée malgré tout, et toujours instructive.

La conversation revint sur sa vie. Camille n’était pas gêné d’en parler. Ce n’était pas un sujet heureux mais ce n’était pas un secret.

— Hmm… Oui et non. Comment dire ?

Il avait commencé à jouer machinalement avec la capsule de sa bouteille de coca. Il la poussa de l’index et la capsule décrivit un long arc de cercle autour de la table avant de rouler droit dans sa main. Parfaitement improbable.

— Ma famille n’est pas très médiatisée. Je parie que la plupart des politiciens américains ne savent pas le nom de l’ambassadrice de France au Royaume-Uni. Ou même la plupart des politiciens français ou anglais. Et la famille Saint-Clair… Désormais, nous sommes dans la haute finance. Ce n’est pas comme si nous avions pignon sur rue. À moins de suivre le classement des grandes fortunes, il y a peu de chances que quelqu’un nous connaisse, en dehors de certains milieux assez restreints, que je fréquente d’ailleurs peu. Au bout du compte, c’est assez rare que je sois le fils de, comme vous dites. Pour ma famille, rester loin des objectifs des caméras et de la presse, c’est un sacerdoce. Pour ma mère, c’est toute la différence entre une diplomate et haute administratrice d’un côté et de l’autre une politicienne. La politique ne l’intéresse pas, ce qui l’intéresse, c’est le pouvoir et le secret.

Et sur ce deuxième point, il avait hérité d’elle. Camille ressemblait à sa mère de bien des façons et toutes, selon lui, n’étaient pas flatteuses.

– Ça n’empêche pas que ma vie actuelle dépende de ma famille, vous avez raison. Écoutez, je vais être honnête, il y a bien des choses que je fais qui me seraient impossibles si je n’étais pas aussi…

Il haussa les épaules.

— Riche.

Son équipement de super-héros, son vaste réseau de renseignements, les pressions qu’il exerçait ponctuellement pour résoudre certaines affaires confidentielles, d’un côté, le mécénat et les voyages, de l’autre.

— Je ne vais pas faire genre c’est un poids ou une malédiction. Ce serait indécent et ce serait faux. J’aurais préféré une famille plus présente, oui, plus normale, comme vous dites, mais ma situation a des avantages qui sont considérables. Je ne sais pas si ça compense, la question n’est sans doute pas là. Mais ça ouvre d’autres opportunités.

Camille était lucide sur les avantages et les inconvénients de sa situation. Jamais il n’aurait osé s’en plaindre ouvertement. Génération après génération, tout l’empire Saint-Clair s’était concentré pour arriver entre ses mains, quand ses parents seraient morts. Il avait survécu aux révolutions, aux monarchies comme aux républiques, aux empires comme aux guerres. L’aristocratie avait chuté, la petite bourgeoisie s’était fondue dans la classe moyenne et la grande bourgeoisie seule avait survécu, dans les antichambres, les Palais de Justice et les grandes places boursières.

— Quant à l’ancienneté… Mes parents n’ont jamais été très disserts sur la question. D’une certaine façon, ils représentaient la modernisation de la famille. Mais mon grand-père, le père de mon père, quand il était encore vivant, aimait bien raconter les histoires. Les Saint-Clair et Richelieu, les Saint-Clair et le financement de la campagne de Russie sous Napoléon, les Saint-Clair et le plan Marshall. Je suspecte qu’il y avait beaucoup de légende dorée dans ces histoires, personne ne se maintient si longtemps sans compromission mais enfin…

Au moins était-il sûr et certain que les Saint-Clair n’avaient pas collaboré au nazisme, c’était déjà une consolation. Il n’était pas persuadé que ce choix relevât de la morale : les dirigeants de la famille, à l’époque, avaient simplement compris que l’économie américaine allait profiter de la guerre et ils avaient soutenir par avance le futur vainqueur.

— Si ces choses vous intéressent, je peux vous ménager un accès aux archives familiales, à Bordeaux et à Paris. Mais je croyais que vos intérêts archéologiques étaient plus anciens que cela. Vous faites encore des voyages sur les chantiers de fouille ? À vous entendre, j’ai l’impression que vous travaillez principalement à Star City. Ça ne vous manque pas d’aller creuser, dépoussiérer et rassembler par vous-même ?
 
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Message posté : Ven 7 Aoû 2015 - 17:35 Message
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Parfois, Adrian songeait que la solitude n'aidait pas à voir le meilleur côté de l'humanité. En affrontant des criminels, vous aviez une vision bien précise de la situation qui n'était pas équilibrée par des relations saines avec des personnes plus « normales ». Mais la question ne se posait pas : Adrian n'avait pas l'intention de changer ses habitudes.

Quoi qu'il en soit, Camille avait raison de relativiser en ce qui concernait sa famille : il avait eu de la chance en naissant dans un milieu aisé, sans quoi il n'aurait certainement pas eu la possibilité de faire certaines écoles ou de trouver des emplois aussi valorisants. L'influence d'une famille pouvait être aussi positive que négative et malheureusement, chaque avantage était accompagné de contrariétés ! Dans le cas du jeune homme, il s'agissait de l'absence de ses parents contre la richesse qu'ils avaient pu amasser en échange.

Hochant la tête en signe d'approbation, l'Archimage leva finalement les yeux vers Camille lorsque celui-ci lui proposa l'accès aux archives familiales. Pourquoi pas ? Même en étant spécialisé dans d'autres domaines, l'américain s'était toujours intéressé à la France qui avait une histoire bien plus riche que bien des autres pays, notamment ceux d'Amérique.

« Pourquoi pas, ce serait certainement intéressant. Et vous savez, la France est un pays très intéressant pour bien des raisons, même si ce n'est pas aussi ancien que ce que j'ai l'habitude d'étudier, ça reste intéressant. » Il jouait aussi les professeurs d'histoire à Star High après tout, ça servirait forcément. « Mais pour les fouilles... non, je n'en fais plus. En fait, j'exerce plutôt en faisant des recherches, je ne voyage plus trop. J'ai d'autres obligations, notamment depuis que je donne des cours à Star High, je me rends plus utile en restant ici. » Notamment pour jouer les mages avec la Légion. « Mais, oui, ça me manque parfois. Enfin, plus les recherches sur le terrain, j'ai passé davantage de temps à parler avec les autochtones qu'à fouiller dans le sable. Bizarrement, à cette époque j'appréciais de passer du temps avec les autres dès que j'avais un moment de libre. »

Peut-être que la simplicité des gens d'Afrique – et d'ailleurs – rendaient la vie des américains un peu trop ostentatoire aux yeux de l'Archimage, toujours est-il qu'après la période passée sur ce continent, il avait eu du mal à se faire aux relations avec les autres. Adrian aurait bien parlé de différence d'âge et de mentalité, mais ce n'était pas forcément vrai. Finalement, ce sujet était sans important, le vieux mage n'avait pas envie de s'étendre là-dessus et reporta son attention sur le café dosé très correctement.

« C'est une bonne chose que vous puissiez voir les bons côtés de votre situation. Parfois, les gens se rendent compte de ce qu'ils voudraient, mais n'ont pas, mais pas du reste. » Lui-même entrait certainement dans le lot. « Et c'est à cause de votre passé, si je puis dire, que vous avez décidé de changer d'orientation ? La première fois que nous nous sommes rencontrés, vous n'étiez pas encore membre de l'UNISON... Ni la deuxième fois en vérité. » Ils en avaient d'ailleurs parlé à l'issue de leur mission avec la momie. « Je présume que ce n'est pas uniquement la branche dans laquelle vous êtes, qui vous a passionné, n'est-ce pas ? »

Camille lui avait simplement expliqué qu'il ne se sentait plus vraiment à sa place dans son ancien travail, chose qu'Adrian pouvait parfaitement comprendre, mais il se demandait s'il y avait des implications personnelles qui auraient pu l'influencer, elles aussi. Cela dit, peut-être que le français n'avait pas envie d'en parler. Histoire de lui ménager une porte de sortie si jamais il n'avait pas envie de discussions de choses trop personnelles avec un homme qu'il ne connaissait pas vraiment, après tout, le centenaire reprit la parole.

« Et vous avez commencé à fréquenter vos nouveaux collègues ? Je connais un certain nombre d'entre eux et il y en a des vraiment agréables et accueillants, mais c'est peut-être différent de les côtoyer au quotidien... »

Adrian n'était qu'un consultant, il ne les rencontrait qu'une à deux fois par semaine, voire moins si l'UNISON n'avait pas besoin de aide. Autant dire que c'était juste assez pour une discussion amicale, mais sans pour autant pouvoir devenir insupportable à leurs yeux.
Le juste milieu.
 
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