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Souffrir passe. Avoir souffert ne passe pas ▬ Rebekha

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Mikhaïl Yarochenko

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Jeu 30 Juil - 21:23 Message | (#)

Les affaires fonctionnaient plutôt bien à Ymir. Ils démarraient encore doucement, mais après un peu plus d'un mois à effectuer des livraisons plus ou moins régulières, disons qu'ils commençaient à se faire un petit nom dans le milieu. Récemment, une nouvelle commande était arrivée. Un gars de la mafia russe qui leur avait donné le nom d'un homme qui voulait une livraison d'une dizaine de filles. Des américaines, des brunes, de préférence la peau pâle, entre trente et quarante ans. Jolies filles, bien sûr. Si en plus elles vivaient seules et n'avaient pas de famille proche pour s'inquiéter de leur disparition subite, c'était encore mieux.
C'est pour cette raison que Jay avait jeté son dévolu sur Rebekha Lawson.

Il ne connaissait pas son nom et ignorait pratiquement tout d'elle, si ce n'était qu'elle vivait bel et bien seule et qu'elle correspondait parfaitement au « bon de commande » adressé par le slave. Ils avaient dû se montrer prudent pour l'approcher étant donné que Jim, l'un des mercenaires du groupe, avait repéré une arme dissimulée sous ses vêtements. Elle pourrait leur en coller une entre les deux yeux sans qu'ils ne se rendent compte de rien si elle savait s'en servir. Mieux valait limiter les risques. Ils décidèrent donc de l'avoir à distance : Jim se procura des munitions chargées de tranquillisant, se plaça devant son immeuble et attendit qu'elle soit dans son champ de vision. Lorsque ce fut le cas, il faisait déjà nuit et elle rentrait seule, Jim n'eut qu'à la viser et appuyer sur la détente de son arme de précision avant de la voir glisser sa main vers son cou. Elle devait avoir l'impression d'avoir été piquée par un moustique, mais n'y prêterait certainement pas attention plus d'une minute. Le calmant agissait à retardement et la jeune femme eut donc le temps de rentrer dans son appartement avant de s’effondrer sur le sol. Là, il ne restait plus qu'à la cueillir : Jay s'était déjà hissa jusqu'à sa fenêtre et brisa sans mal e montant pour ouvrir la vitre et entrer dans la pièce. Il ramassa le corps inconscient de la brune avant de sauter dans la ruelle : avec sa résistance accrue, il ne ressentit strictement rien lorsqu’il toucha le sol. Une bonne demi-heure plus tard, ils étaient de retour au quartier général et le texan de chargea de la conditionner en attendant la livraison.

Elle fut placée dans une cellule semblable à celles que l'on trouvait dans les commissariat. Construites dans une aile réservée à cet effet, elles étaient séparées du reste du QG, mais n'offraient pourtant aucune intimité. Les murs n'étaient que des barreaux et chaque cellule était séparée d'environ deux mètres de celle d'à côté pour éviter les communications. Elles ne touchaient aucun mur et se trouvaient toutes au centre de la salle – afin d'éviter les évasions musclées. Les cellules n'étaient pas très grandes, environ deux mètres sur trois et ne comportaient qu'un lit de camp grossier ainsi qu'un seau pour les besoins pressants. Pour le reste, les repas arrivaient en temps et en heure et n'étaient pas très nombreux – juste assez pour s'assurer que la prisonnière ne mourait pas. Jay installa donc leur nouvelle prise sur son lit de fortune après lui avoir ôté ses chaussures, ses armes, ses bijoux et son éventuelle ceinture. En somme, tout ce qui lui permettrait de se suicider ou de s'enfuir. Habituellement, les gars les faisaient se déshabiller pour être certains qu'elles ne s'enfuiraient pas dans la rue à moitié nue, mais cette fois-ci, Jay n'avait pas envie de se fatiguer à tout lui enlever. Un seul collier plutôt étrange refusa obstinément de s'ouvrir et même lorsqu'il utilisa sa super-force pour le briser, l'attache tint. Même si cela l'intrigua, le trentenaire décida de faire fi de cette étrangeté et d'en parler aux autres dès leur retour. Il referma la porte de la cellule à clé et s'en-alla quelques dizaines de minutes pour régler les derniers détails de la livraison. Il leur manquait encore quelques filles, mais les autres étaient à nouveau sortis pour essayer de remplir le reste du bon de commande. Il ne restait plus que lui.

Une bonne demi-heure s'écoula avant qu'il ne retourne dans l'autre salle pour apporter de l'eau aux filles qui traînaient déjà là depuis quelques jours. Elles étaient au nombre de six dont la moitié passait son temps à dormir, essayant de se dissimuler sur la mince couverture qui couvrait le lit. Le texan leur donna un gobelet d'eau qu'il récupéra à chaque fois, ne portant pas la moindre attention à la dernière arrivée qui devait certainement s'être réveillée depuis quelques minutes. Sauf si elle avait une très faible constitution. Ce serait con qu'elle crève à cause d'une fléchette mal dosée... ils devraient ressortir une nouvelle fois pour la remplacer !
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Jeu 30 Juil - 21:55 Message | (#)

23 Juillet 2015


Après l’affaire du Magus, Rebekha était rentrée chez elle et avait trouvé son appartement… Vide. La sensation lui avait sautée à la figure quand elle avait passé la porte pour la première fois en rentrant de l’hôpital. Elle avait revu Adrian ensuite, qui avait arrangé son problème de cicatrices même si certaines, plus profondes que d’autres, avaient laissé des marques légères notamment dans son dos et sur ses cuisses. Au moins ne ressemblait-elle plus à une espèce de monstre de foire, et ne plus voir peser sur elle les regards désolés des autres patients avait été un soulagement. Bien que, somme toute, ça n’avait pas duré très longtemps.

Pour pallier à cette impression, la jeune femme s’était plongée deux fois plus dans le travail. Ce soir-là, elle rentrait uniquement parce que Harris l’avait menacée de la tirer jusqu’à son appartement par la peau des fesses si elle n’allait pas au moins dormir huit heures. Rebekha avait accepté à contre cœur, emportant son ordinateur portable pour continuer de bosser dans son salon, puisqu’on ne voulait plus d’elle au QG. Une fois devant son immeuble, elle frappa son cou, persuadée qu’un moustique l’avait piquée. Quelle saleté ! enragea-t-elle, maudissant l’été, les chaudes soirées, les insectes, le monde entier. Elle décida de prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, mais arrivée à la moitié, elle commença à fatiguer. Harris avait sûrement raison… songea-t-elle en ayant du mal à introduire la clé dans la serrure de son appartement. Son dernier souvenir fut cette certitude, en tombant au sol, que la fatigue n’y était sûrement pour rien…

Elle retrouva ses esprits sur un lit sommaire dans une cellule étroite. On lui avait enlevé ses chaussures et prit son arme. Elle ne voyait son sac nul part, elle déduisit donc que son badge ainsi que son ordinateur devaient toujours se trouver dans son appartement. En tous cas, elle espérait… Il y avait quelques dossiers sensibles et même si on ne pourrait pas craquer sa session si facilement, on n’était jamais trop prudent. Les sens immédiatement en alerte, Rebekha déploya son empathie et eut un choc : Peur, désespoir, colère, tristesse, hystérie. Un cocktail explosif, qui venait d’au moins cinq personnes différentes. Elle se redressa sur son lit, se demandant où elle avait bien pu atterrir, quand elle le vit.

Il tenait un verre d’eau et la regardait à peine, mais son visage lui disait quelque chose et, grâce à son exceptionnelle mémoire, l’agent ne mit pas longtemps à mettre un nom sur celui qui, visiblement, l’avait enlevée.

Non mais…C’est une blague ?! s’exclama-t-elle en se relevant, frissonnant à cause de la froideur du sol. Tu n’étais pas supposé t’arrêter, te ranger ? Alors tu ne te contentes plus des petits délits, tu te mets à l’enlèvement d’agents fédéraux ? C’est joli, reprocha-t-elle vivement.

Elle était en colère, mais pas tant à cause de sa situation. Elle se rappelait très bien du sourire de Charlie quand elle était venue lui dire que son plus jeune frère comptait se ranger et trouver un travail honorable. Elle lui avait expliqué le soulagement qu’elle ressentait et la fierté aussi, de se dire qu’il ne trainerait plus dans des endroits louches. Selon elle, un poids s’enlevait de ses épaules, il y avait moins de chance qu’il se fasse tuer. Rebekha n’avait pas relevé le côté un peu naïf de la remarque, mettant cela sur le compte de sa joie. Il y avait eu quelques histoires entre temps, puis la jeune femme était morte…

Et ça t’es venu comment, cette brillante idée ? Les petites annonces ? Dire que Charlie était si heureuse que tu arrêtes toutes ces conneries…

Le reproche était vif, mais l’avocate avait été une très bonne amie de Rebekha et la perdre lui avait causé beaucoup de peine. Elle espérait vraiment qu’elle ne pouvait plus voir ce qui se passait sur la Terre Prime.
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Mikhaïl Yarochenko

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Ven 31 Juil - 16:09 Message | (#)

La voix de la dernière arrivante s'éleva dans le silence de la pièce et, comme à l'accoutumée, Jay ne leva pas les yeux sur elle. Elle allait se mettre à pester, les menacer, annoncer son intention de leur faire un procès – une habitude américaine – puis finalement les supplier de la laisser partir en prétendant qu'elle ne les dénoncerait pas. Au début, ses paroles l'agaçaient, mais avec le temps, le trentenaire avait réussi à les occulter avec une grande facilité. À ce jour, il aurait aussi bien pu les entendre toutes piailler en même temps, qu'il n'aurait pas eu la moindre réaction.
Sauf que celle-là ne tint pas le même discours que les autres.

Il était supposé se ranger ? L'enlèvement d'agents fédéraux ? Charlie ? Ce fut certainement ce prénom qui attira toute l'attention de Jay qui leva aussitôt les yeux vers cette femme. Non, définitivement, elle ne lui disait strictement rien. Ils ne s'étaient jamais croisés, mais ce n'était pas si étonnant si elle était bel et bien agent fédéral comme elle le prétendait. Peut-être une amie de Charlie ? Encore une fois, ce serait assez logique qu'ils ne se connaissent pas étant donné qu'il ne faisait plus partie de la vie de celle qu'il avait toujours considérée comme sa sœur. Ce qu'elle n'était pas en vérité – ou du moins, c'était ce qu'il croyait.

Depuis la mort de la jolie blonde, le texan avait veillé à ce que ses souvenirs évitent de s'égarer sur elle. Les premières semaines avaient été très difficiles, il avait été tout bonnement incapable de se faire à l'idée qu'elle soit morte alors qu'elle semblait si invulnérable, mais Jay avait dû finir par se rendre à l'évidence. C'était le cas. La période des regrets avait donc pointée le bout de son nez : regrets de ne pas avoir été plus honnête sur ses sentiments pour elle, regrets de lui avoir tourné le dos alors qu'elle aurait eu besoin, mais surtout, regrets de l'avoir laissée partir seule. Il aurait dû être là pour éviter sa mort, mais ça n'avait pas été le cas à cause de ces stupides lois. La culpabilité avait été la dernière phase et il était encore en plein dedans, se sentant coupable de ne pas avoir pu empêcher tout cela.

Que cette gonzesse vienne lui parler d'elle était donc une source de colère. Un agent fédéral ? Forcément de l'UNISON ! Jay les considérait désormais comme responsable de tout ce qui était arrivé à sa sœur et l'idée de la tuer lui effleura l'esprit. C'était bien la première fois qu'il songeait aussi facilement à enlever la vie d'une personne sans y être obligé. Comme quoi, tout le monde changeait.

Il s'approcha de la cellule où elle se trouvait, balançant le verre en plastique contre les barreaux de la prison d'à côté. Cela qui ne manqua pas de déclencher un cri de surprise chez sa propriétaire lorsqu'elle fut éclaboussée par l'eau contenue à l'intérieur du gobelet, mais il l'ignora. Son expression était clairement hostile lorsqu'il posa les yeux sur la prisonnière qui avait osé parler de sa sœur. Enfin de celle qu'il prenait pour sa sœur.

« Pour qui tu t'prends à causer d'elle ? » Le ton de sa voix ne cherchait même pas à être aimable. « T'as pas à m'dire c'qu'elle pensait d'c'que j'fais ! T'en sais rien. » Ou il aimait le croire. « Garde tes remarques pour toi, ou j't'arrache la langue et j'te la fais bouffer au dîner. »

Pour le coup, Jay était vraiment sérieux. Sans s'en douter, l'agent avait abordé un sujet très épineux, celui qui avait toujours empêché la sœur et le frère de pouvoir s'entendre comme ils l'auraient souhaité. Charlie regrettait de les voir vivre dans l'illégalité et lui se sentait réellement honteux de ne pas être à la hauteur de ses attentes. Elle aurait aimé une famille plus honnête et plus « comme elle », sauf qu'ils étaient davantage des criminels que des bons citoyens. En fait, Jay avait toujours pensé qu'ils auraient été incapables de s'en sortir s'ils avaient dû se comporter normalement. Ils étaient faits pour le crime, voilà tout. Malheureusement, Charlie n'avait jamais été d'accord avec cette vision des choses et c'était d'ailleurs la raison de leur dernière grosse dispute, celle pour laquelle Jay avait définitivement coupé les ponts. Juste après qu'elle ait émis le doute qu'ils soient de la même famille.
Sa main se referma sur l'un des barreaux de la cage.

« Agent fédéral, hein ? Une connasse de l'UNISON j'présume. Plutôt qu'de m'faire la morale sur c'que ma sœur aurait pensé d'ça, t'ferais mieux d'te demander c'qu'elle penserait d'avoir été abandonné par vous autres. Qu'je sache, elle est morte en bossant pour votre foutue boîte, pas en critiquant mes choix. » Son insensibilité était activée, il serra le poing et déforma le barreau. « T'étais pas censée la protéger ? 'Fin, j'suis pas étonné qu'ça soit arrivé, quand on est assez débile pour s'cacher derrière son métier et cracher à la gueule des autres, on est trop naze pour protéger ses collègues. »

Et il espérait qu'elle allait avoir une bonne réplique à lui lancer, sans quoi il n'hésiterait pas à mettre sa menace à exécution. Parfois, une femme sans langue pouvait servir. Il connaissait pas mal de gars qui paieraient cher pour que leur nana arrête de bavasser à tout va 
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Ven 31 Juil - 23:50 Message | (#)

La vague de colère qui émanait de Jay aurait pu déstabiliser Rebekha si elle n’avait pas connu bien pire par le passé, notamment pendant l’invasion Terminus et, plus récemment, avec les horreurs commises par le Magus. L’agent de l’UNISON était blasée et même si la colère du texan était violente, elle ne recula pas quand il donna un coup dans les barreaux. Tout juste sursauta-t-elle.

Je me prends pour son amie ! Je la connaissais depuis des années, on se voyait souvent, elle venait me parler quand elle n’allait pas bien. Tu peux en dire autant ?

Rebekha n’avait pas aimé ses insinuations, et son couplet sur l’UNISON n’arrangea absolument pas les choses. Pourtant, derrière cette colère, elle décelait aussi de l’incompréhension, du rejet, des regrets. Cela calma quelque peu l’agent, qui croisa les bras sur sa poitrine pour se donner un peu de contenance face à ses menaces et ses réflexions désagréables.

Qu’est-ce que tu crois ? Que le métier qu’on exerce est facile ? Tu penses que c’est sans danger, de travailler pour un organisme comme l’UNISON ? Tu as une idée de ce qu’on fait, chaque jour, pour protéger les gens de cette ville des monstres et des criminels ? On a toujours été en première ligne, que ce soit pour contrer les invasions aliens ou pour arrêter des maniaques, mutants, sorciers, monstres divers. C’est dangereux, peu importe la branche, peu importe le département, on est forcément sous les feux des projecteurs et Charlie plus que n’importe qui puisqu’elle était célèbre bien avant d’entrer à l’UNISON. Tout le monde la connaissait, pour tout un tas de raisons, pas forcément des bonnes mais chacun avait conscience de son travail. Elle a défendu de pauvres gens, des innocents, comme le sont probablement ces filles que tu as enfermées ici pour Dieu seul sait quoi. Accuser l’UNISON de sa mort, c’est cracher à la figure de tout ce en quoi elle croyait. Des agents meurent tous les jours, parce qu’on a choisi de protéger et servir. Et toi… Toi, tu es le frère d’une femme merveilleuse et tu te comportes comme une raclure de bas étages. Alors oui, je me permets de critiquer parce que ça me fait mal.

Elle avait parlé plutôt calmement pour une femme enfermée dans une prison, à qui on avait pris son arme de service et ses chaussures. Heureusement, le collier de l’Archimage était toujours autour de son cou. Si le Magus n’avait pas pu l’enlever, elle doutait que qui que ce soit y parvienne un jour. Elle joua avec le pendentif, en se demandant si Adrian sentirait quelque chose ou si l’objet resterait silencieux. Après tout, il fonctionnait de manière un peu étrange…

J’étais à son enterrement, j’ai pleuré sur sa tombe, mais avant cela, je l’ai écoutée me parler de ce qui la tracassait, de toi, de tes frères, de tout… Alors je crois que je peux me permettre d’affirmer qu’elle serait extrêmement déçue, triste, de voir que finalement tu as continué dans la voie de la facilité. Et qu’en plus, tu blâmes des gens innocents pour sa mort. Tu crois quoi, que l’UNISON l’a faite tuer ? Tu crois qu’il y a pu y avoir UNE personne à l’UNISON pour se REJOUIR de sa mort ? Tu ne peux pas être aveugle à ce point. A moins que tu ne te cherches des excuses pour justifier tout ça et réussir à te regarder dans le miroir malgré tout ?

Il ne serait pas le premier et certainement pas le dernier lâche qu’elle rencontrerait mais Rebekha n’avait pas envie de croire que le frère de Charlie pouvait vraiment se comporter ainsi. Après tout, ils n’avaient jamais été de grands criminels, mais le trafic d’êtres humains, c’était quand même un cran au-dessus de ce dont ils avaient l’habitude… Qu’est-ce qui avait changé ? Elle allait devoir le découvrir pour réussir à s’en sortir. Et toute seule, pour une fois. Fini, la demoiselle en détresse !

Ne sois pas idiot. Je sens que tu es en colère, mais réfléchis : C’est contre moi parce que je parle trop ou parce que je te dis une vérité que tu n’as pas envie d’entendre ? Je te jure que je connaissais ta sœur et que tout cela l’aurait dévastée. Après, tu sais, tu en fais ce que tu veux. Mais réfléchis bien aux conséquences de tes actes.

Pas tant parce qu’elle était un agent de l’UNISON. Dans son esprit, elle n’avait pas plus de valeurs que les autres femmes présentes ici et elle se serait sacrifiée pour leurs permettre de s’échapper, parce que c’était son travail après tout.
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Mikhaïl Yarochenko

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Sam 1 Aoû - 15:40 Message | (#)

Dès qu'elle commença à lui répondre, Jay sentit sa colère se renforcer. S'il pouvait en dire autant ? Mais pour qui elle se prenait cette garce ? ! Il avait été là lorsque personne ne voulait d'elle à l'école sous prétexte qu'elle n'était qu'une Lane, il avait été là lorsqu'elle avait décidé de quitter le nid familial pour mener sa propre vie, manquant de se faire tuer par leur frère aîné et il aurait été là encore longtemps si elle n'était pas devenue cette femme célèbre. Cette garce en face de lui ne connaissait que la Charlie avocate, la Charlie célèbre que tout le monde connaissait et appréciait.
Elle le défiait et il était de plus en plus énervé.

La manière qu'elle avait de sous-entendre qu'il n'était qu'un parasite dans la vie de sa sœur si parfaite ne fit que renforcer les doutes qui l'avaient toujours poussé à se tenir éloigner d'elle. En fait, elle était exactement en train de mettre du sel sur une plaie à vif, sans les rares effets positifs que cela pouvait parfois avoir. Bien sûr qu'il savait qu'il n'était pas capable d'être à la hauteur de sa sœur, mais qu'une parfaite inconnue qui pétait certainement plus haut que son cul se permette de lui balancer ça sans raison, c'était inacceptable. Il n'était plus le crétin de base que Charlie avait connu, maintenant il était devenu « quelqu'un », même si c'était dans un milieu que personne n'approuvait. Il n'avait plus besoin de ces emmerdeurs qui se prenaient pour des donneurs de leçon, encore moins lorsqu'il s'agissait d'agent de l'UNISON !

Son expression était toujours aussi hostile et les filles d'à côté suivaient l'échange avec une crainte plus que visible. Elles devaient certainement se demander s'il n'allait pas se défouler sur elles si jamais l'autre brune s'amusait à le provoquer inutilement. Par le plus grand des miracles, Jay parvint à conserver le silence jusqu'à ce qu'elle le menace clairement. Certainement parce qu'en bonne péteuse qu'elle était, elle s'imaginait que sa vie valait mieux qu'une autre parce qu'elle était de l'UNISON.

« Ferme-là ! » Il la fusilla du regard. « J'me branle qu'tu sois d'l'UNISON, t'crois qu'ça va t'sauver la vie ? C'est bien un truc d'agent ça, s'sentir plus important qu'les autres parce qu't'es d'ce groupe d'merde. » Il déforma encore le barreau. « T'la connaissais pas, arrête d'croire ça. C'pas parce qu'c'était ta voisine ou un truc du genre qu'tu la connaissais ! » Le ton de sa voix montait. « J'connais les garces comme toi, c'est les gosses d'riche qui la trouvaient pas assez cool et riche à l'école pour traîner avec elle. Mais comme elle était devenue célèbre, ça marchait tout d'suite mieux ! T'l'aurais même pas regardée s'tu l'avais croisée avant qu'ce soit Charlie Lane la célébrité, alors garde tes remarques pour toi ! T'étais pas là quand elle avait vraiment besoin d'quelqu'un ! » Il la dévisagea. « T'étais pas là quand elle s'est faite tuer. »

Ce qui l'irritait le plus ? Que ce soit cette garce qui s'amuse à lui dire ce que Charlie aurait pensé de son comportement. Comme s'il avait besoin d'elle pour savoir ce que sa sœur voulait et craignait pour lui ! Il savait très bien que la jolie blonde aurait été mortifiée de savoir ce qu'il devenait, mais elle n'était plus là et comme il ne croyait pas à la vie après la mort et à ces conneries-là, Jay ne voyait aucune raison de revenir sur le passé. Il n'avait pas envie d'y songer.

« J'en ai rien à carrer qu'vous risquiez votre vie pour aider les autres. Charlie avait des emmerdes avant d'entrer dans votre truc d'merde et elle s'en est toujours sortie. Le seul jour où elle y est passée, c'est à cause d'l'UNISON ! Et m'dis pas d'pas l'accuser d'sa mort, c'était clairement la raison : des connards qu'en voulaient à c'groupe et qui l'ont butée parce qu'elle sortait du bâtiment. Si elle était restée juste avocate, elle serait encore là. Alors si, c'est la faute d'l'UNISON ! » Et rien ne le ferait changer d'avis sur la question. « T'm'excuseras d'pas pleurer qu't'ai mal d'savoir qu'elle aurait été déçue, ça doit être horrible pour toi. T'veux p't'être un mouchoir et une tasse d'thé pour t'sentir mieux ? » Oui, il se moquait ouvertement d'elle. « Garde ta salive pour toi pauvre conne, ton discours j'l'ai déjà entendu des centaines de fois. » Oui, il en fallait beaucoup pour qu'il insulte les gens aussi clairement, mais elle le titillait trop. « J'ai pas besoin qu'tu m'rappelles qu'on est qu'des ratés et qu'y'a qu'Charlie pour rattraper tout ça. » Il connaissait ce discours par cœur. « Elle est morte et j'vois pas c'que ça changerait qu'continue c'qu'elle voulait ou qu'je change d'orientation. Au cas où t'l'as pas pigé, elle est morte et elle reviendra pas. Pour m'fais pas l'coup d'la vie après la mort, j'y crois pas. J'fais c'qu'est l'mieux pour moi, c'est tout. » Et ce n'était pas la vie civile, assurément. « Puis si t'étais vraiment son amie, t'saurais qu'c'est des conneries tout ça. »

Qu'ils n'étaient pas frère et sœur et que c'était un crétin de médecin qui s'était planté à la naissance, voilà tout. Inutile de chercher plus loin, pour Jay le sujet était réglé et si cette emmerdeuse continuait à le provoquer, il mettrait sa menace à exécution et la refilerait peut-être aux autres gars pour qu'ils lui fassent enfin fermer sa grande gueule.
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Dim 2 Aoû - 16:45 Message | (#)

Visiblement, Jay et Rebekha étaient destinés à se blesser verbalement mutuellement. L’agent de l’UNISON avait déjà fait face à des personnes têtues mais Jay battait tous les records de mauvaise foi, même s’il était sincèrement persuadé de ce qu’il disait, l’agent le sentait. Son pouvoir ne lui donnait pas un réel avantage sur lui parce qu’elle ignorait comment le prendre. Visiblement, essayer de raisonner avec lui n’était qu’une perte de temps. Jay était persuadé que l’UNISON était responsable de la mort de Charlie, que Rebekha était une garce qui ne pensait qu’à sauver ses fesses et qui le prenait pour de la merde, ce qui était faux. Evidemment, elle n’éprouvait aucun respect pour lui à cause de ses activités mais elle ne le considérait pas comme un moins que rien. En réalité, elle avait plutôt de la peine. Elle était persuadée que Jay n’était pas profondément mauvais. Evidemment, il se livrait à des activités affreuses, il n’était plus qu’un simple mercenaire, le voilà en ravisseur de jeunes femmes, pour dieu seul sait quoi. Il n’avait aucune excuse, même si elle savait que c’était le traumatisme de la mort de Charlie qui avait tout provoqué. Beaucoup des plus grands tueurs en série avaient eu besoin de moins pour se lancer. Pinçant les lèvres, elle arqua un sourcil.

Qu’est-ce qui est « des conneries » ? Le fait que Charlie ait rejoint l’UNISON ? Qu’elle ne reviendra pas parce que « quand on est mort on est mort » ? Ou qu’elle s’intéressait à toi ? Jay, c’était ta sœur ! Ça l’est toujours, même si elle n’est plus ici. Evidemment qu’elle s’intéressait à t…

La lumière se fit dans son esprit quand elle ressentit l’onde de tristesse émaner du texan. Il ne parlait pas de la situation professionnelle de l’avocate, non, il voulait sûrement parler de cette affaire comme de quoi Charlie et lui n’étaient pas vraiment frères et sœurs. Maintenant qu’elle y pensait, la blonde était morte avant de pouvoir trouver Jay. Quand elle sortait de l’immeuble, ce jour-là, c’était justement dans le but d’aller le chercher. Elle était venue voir Rebekha pour discuter de ça avec elle, et c’est pour cette raison que l’agent avait si mal vécu sa mort. Si elle avait eu le temps de se déplacer jusqu’au cabinet de Charlie…Elle baissa les yeux, parlant plus doucement.

Ce jour-là, elle sortait de mon bureau et elle partait à ta recherche. Elle voulait désespérément te trouver pour te parler, parce qu’elle avait la preuve que vous étiez bien liés par le sang et elle voulait te la montrer. Elle vivait mal le fait que vous vous soyez disputés, elle t’aimait vraiment. Elle avait une photo de vous tous ensemble, dans son bureau. Tu le savais ? Je me doute que tu ne vas pas me croire, mais elle m’a montré le papier, et je me souviens du nom du médecin. J’ai une mémoire absolue. Je peux te le donner si tu veux vérifier par toi-même.

Elle savait que ce qu’elle s’apprêtait à faire était dangereux, pourtant elle s’approcha des barreaux déformés par la colère de Jay et les entoura de ses doigts. Puis elle le regarda dans les yeux.

Ecoute moi. Je me moque de rester ici s’il le faut, je ne sais pas ce que tu as prévu, mais ces filles-là n’appartiennent pas à l’UNISON, elles n’ont rien fait de mal. Elles ne méritent pas le destin que tu leurs réserves. Laisse-les s’en aller. Si tu veux te venger sur quelqu’un, ma foi, je préfère que ce soit sur moi.

Rebekha avait peur, évidemment, mais elle était parvenue à parler d’un ton très calme, assuré. Elle pourrait toujours trouver un moyen de s’en sortir par la suite, même si elle ne se voyait pas blesser le frère de Charlie. En partie parce qu’il était deux fois plus large qu’elle et frappait au moins vingt fois plus fort, vu la facilité avec laquelle il avait tordu les barreaux.

Même si, dans l’idéal, ce serait encore mieux que ça ne soit sur personne… Sans le quitter dans yeux, elle poursuivit : C’était un accident. Juste un horrible accident, qui n’aurait jamais dû arriver. La visait-on elle ou était-ce le hasard ? Impossible à dire, peut-être qu’on l’apprendra un jour, mais le vrai responsable, n’était-ce pas celui qui tenait l’arme ? Qui a appuyé sur la gâchette ? C’est à lui que tu devrais en vouloir, lui que tu devrais retrouver pour le livrer à la justice et qu’il paie pour son crime odieux.

Même si elle doutait sincèrement que Jay laisse à quelqu’un d’autre l’opportunité de faire « justice ».
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Mikhaïl Yarochenko

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Dim 2 Aoû - 20:40 Message | (#)

Bizarrement, voir une brève expression de contrariété passer sur le visage de la brune, consola un peu Jay. Il en avait ras-le-bol d'être le seul à se sentir coupable et à être triste d'avoir gâché ses derniers instants avec sa sœur. Ou celle qu'il considérait comme telle.

Elle commença d'abord par lui raconter que les liens fraternels représentaient tout, ou c'est ainsi qu'il comprit ce qu'elle disait, sauf qu'elle s'interrompit brutalement comme si elle venait de comprendre quelque chose. Est-ce que Charlie pouvait lui avoir parlé de ses doutes concernant leur lien familial ? C'était possible, oui, même si Jay en fut un peu agacé. Tout le monde se mêlait de leurs histoires de famille, ils n'avaient même plus ce secret-là. Au final, le premier journaliste venu en savait plus sur sa vie que son propre – pseudo – frère.
C'était ridicule.

Les yeux baissés, la garce se calma un peu, adoptant un ton plus calme avant de lui servir une scène ô combien touchante à laquelle Jay n'était pas vraiment sûr de vouloir croire. Une photo dans le bureau ? Et puis quoi encore ? Charlie ne devait certainement pas avoir eu envie de garder un souvenir lié à son ancienne vie, sans quoi elle n'aurait pas prétendu qu'ils n'étaient peut-être pas de la même famille : elle aurait vérifié avant de lui en parler, voilà tout ! Jay avait considéré son aveu comme une preuve flagrante de son envie d'être émancipée des Lane. Il était convaincu qu'elle les supportait juste parce qu'ils étaient de la même famille et par conséquent, que ce ne soit plus le cas lui donnait la possibilité d'aller voir ailleurs. Alors, très franchement, il n'avait aucune envie de penser qu'elle puisse avoir voulu lui mettre la main dessus et encore moins qu'elle puisse avoir poussé ses recherches plus loin.

Pourtant, quelque chose le faisait douter. Peut-être parce qu'il avait eu envie qu'elle agisse ainsi, même s'il ne l'aurait jamais avoué. Il se montra un peu moins hostile, quand bien même ses sentiments à l'égard de cette nana restaient très négatifs. Le simple fait qu'elle soit liée à la vie si parfaite de Charlie avait tendance à l'irriter, mais il parvint à rester silencieux jusqu'à ce qu'elle termine.

« J'ai jamais dit qu'j'allais l'laisser s'en tirer. J'compte bien l'retrouver et faire justice, mais j'vais certainement pas laisser quelqu'un d'autre lui régler son compte. Encore moins l'UNISON. Pour quoi ? Pour qu'vous l'foutiez en prison, qu'il bouffe et dorme à l’œil alors qu'elle est dans cercueil pendant c'temps ? Nan, votre justice, c'est d'la merde. Si c'était pas l'cas, j'serais pas ici. » Mais en prison. « J'en ai rien à carrer qu'ce soit un accident ou pas, pour moi, vous êtes aussi responsables qu'ces types, t'pourras dire c'que tu veux, ça changera pas. »

Le ton de sa voix s'était légèrement apaisé. Jay avait tendance à s'emporter très facilement, mais à se calmer tout aussi promptement si son interlocuteur trouvait le bon discours. En l'accusant, elle avait mis le feu en poudre, mais sa pseudo-compassion avait calmé le jeu. Cependant, ce n'était pas pour autant qu'il allait arrêter son activité criminelle et encore moins s'amuser à libérer toutes les filles prisonnières ici.

« J'm'en fiche qu'elles soient pas d'l'UNISON, t'as pas été enlevée à cause de ça. J'savais même pas qui t'étais avant qu'trouve la bouche. » Ce qui était la pure vérité. « Ces gonzesses-là ont l'bon profil, comme toi. Une commande, un pays d'l'est. J'espère qu't'as jamais été en Bulgarie, ça t'fera un peu d'voyage. » Il haussa les épaules. « C'est pas contre toi, t'avais qu'à être blonde. »

Bientôt, il allait l'accuser d'être responsable de son propre enlèvement. Jay avait une très forte tendance à rendre les autres responsables de ses propres actes, il le faisait souvent avec Charlie et c'était d'ailleurs ce qui leur valait leurs pires disputes. En un sens, Jay était plutôt surpris que cette nana tente de le raisonner alors même qu'elle devait avoir entendu parler de « Jay, le type au caractère exécrable ». À croire que sa génitrice avait vraiment mal choisi son prénom. Fort heureusement, il n'en connaissait pas le sens.
Légèrement calmé, il reprit sur un ton plus mesuré.

« Garde tes remarques pour toi. J'm'en fiche d'savoir c'qu'elle faisait avant d'mourir, ça m'intéresse pas. Elle est morte, c'est tout. Point barre. Histoire ancienne. » Pourtant, son cœur se serrait alors qu'il formulait ces paroles : il pensait le contraire. « J'allais changer, ouais, mais c'était juste pour qu'elle arrête d'avoir honte d'sa famille, pour rien d'autre. Maintenant qu'elle est mort, j'poursuis la tradition familiale. T'sais certainement qu'tous les Lane, c'est des criminels et des ratés. Finalement, j'crois qu'elle devait vraiment venir d'une autre famille. »

Une manière de prétendre qu'il se fichait éperdument de savoir ce qu'elle pourrait vouloir ou quel était le lien qui les unissait. Mais la vérité était bien différente : Jay ne voulait plus entendre parler de cette histoire pour la bonne et simple raison qu'il n'avait plus envie de ressentir toute la tristesse qui y était liée. Finalement, il avait peut-être quand même hérité du bon prénom.
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Lun 3 Aoû - 20:55 Message | (#)

Rebekha n’aimait pas les mots de Jay, qui étaient porteurs d’un douloureux accent de vérité. Parfois, il fallait l’avouer, la justice manquait d’efficacité et se compliquait bien trop la vie. Les pouvoirs de l’agent, capitaux dans la résolution de ses enquêtes, ne constituaient pas une preuve recevable devant un tribunal. De nombreux criminels s’en étaient sortis à cause de cela et avaient recommencé à tuer, jusqu’à être pris sur le fait. Une situation que Rebekha vivait très mal, aussi elle pouvait comprendre le désir de justice personnelle qui animait Jay bien qu’elle ne le cautionne pas. Pour elle, ce serait synonyme d’une porte ouverte vers l’anarchie, dont souffriraient beaucoup de gens innocents. Pour cette raison, elle préféra ne pas relever. Parfois, Rebekha doutait. Parfois, elle aurait voulu qu’Adrian tue le Magus au lieu de l’emprisonner. Parfois, elle se sentait horrible et sale à avoir des pensées de ce genre, mais ses cauchemars l’empêchaient d’être la femme saine qu’elle aurait aimé être.

Ah.

C’est toute l’éloquence qui lui vint quand Jay lui expliqua que non, il ne cherchait pas à se venger d’elle ou de l’agence en l’enlevant. Simplement Rebekha s’était trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Elle correspondait à un type de femmes qu’un homme quelque part dans les pays de l’Est voulait s’approprier. L’agent songeait sérieusement à se couper et se teinter les cheveux pour suivre le conseil de Jay. Moins d’un mois avant de se faire enlever, un timbré avait fait un transfert sur elle et s’amusait à tuer des femmes qui lui ressemblaient. Maintenant ? On l’enlevait pour sa couleur de cheveux.

Non, jamais.

Mais à choisir, elle préférait éviter de voir les beaux paysages bulgares dans ces conditions. Heureusement, les émotions de Jay la tirèrent de ses sombres pensées. Il jouait au dur mais elle sentait sa tristesse. Devait-elle le mettre devant les faits ou plutôt essayer de lui faire admettre qu’il se voilait la face ?

Être criminel induit forcément le fait d’être un raté ? demanda-t-elle. Elle ne venait pas d’une autre famille. Elle venait de la tienne, elle était ta sœur et la preuve que tous les Lane ne sont pas des criminels. Tu aurais pu suivre cette voie toi aussi… Evidemment, c’est plus difficile, peut-être que ça paie moins, mais tu pourras te regarder dans le miroir chaque matin.

Elle parlait toujours d’un ton tranquille et n’avait pas reculé. Elle tenait les barreaux entre ses mains et cherchait à garder un maximum le regard de Jay dans le sien, pour lui faire sentir sa sincérité. Ce qu’elle aurait aimé pouvoir influer sur les sentiments au lieu de simplement les lire ! D’ailleurs, heureusement qu’il lui avait laissé ses gants. Elle n’osait pas imaginer la décharge d’énergie négative qu’elle aurait prise si elle avait touché le fer à main nues…

Tu es heureux ? Dans ta vie de tous les jours je veux dire. Tu te sens bien ? Moi j’ai l’impression que non, que tu es seul et un peu paumé. Sans vouloir te vexer, je dis pas ça pour te rabaisser. C’était la pure vérité. Mais je le sens, c’est un peu mon truc tu vois, lire les émotions des gens. C’est l’horreur le plus souvent. Elle sourit, mais ça ne monta pas jusqu’à ses yeux. Je suis sure que tu es capable de faire quelque chose de mieux de ta vie. Tu avais presque réussi à changer pour l’amour de ta sœur, alors pourquoi tu ne pourrais pas continuer ? Il te manque juste la bonne raison, mais tu ne vas certainement pas la trouver en continuant des activités comme celles-ci.

Ce n’était pas le bon endroit pour rencontrer quelqu’un susceptible de lui donner envie de changer…
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Mikhaïl Yarochenko

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Mar 4 Aoû - 17:53 Message | (#)

Cette fille ne le connaissait pas, ni lui, ni sa famille. Elle croyait que parce qu'elle avait fréquenté Charlie, elle était désormais capable de comprendre tous les Lane ? Ridicule ! Même lui ne se comprenait pas, il ne savait pas s'il voulait d'une vie honnête et rangée, ou de rester dans le crime et de gagner sa vie comme ça. En fait, le trentenaire ne touchait quasiment pas d'argent, il reversait tout le reste aux mercenaires de Ymir et mettait une réserve de côté au cas où ils auraient un jour besoin d'une grosse somme pour une raison quelconque. Alors non, ce n'était vraiment pas l'argent qui l'intéressait, bien au contraire : il s'en fichait éperdument. Même la puissance ne lui faisait aucun effet, bien qu'il soit plutôt content de ne plus dépendre d'Atia César ou d'être traité comme un larbin par des types qui le prenaient pour un crétin congénital... même si Shahren se comportait toujours de manière hautaine avec lui.
Presque toujours.

Le calme et la tranquillité de la brune étaient contagieux puisque le texan s'était grandement apaisé depuis le début de la discussion. Il l'écouta débiter tout ce qu'elle avait en tête, irrité de constater qu'elle réussissait à toucher des points sensibles, des questions qu'il se posait sans arrêt. Un léger soupir lui échappa, les autres femmes s'étaient à nouveau allongées, comprenant qu'elles ne gagneraient rien à écouter ce qui se disait. Il leva les yeux pour la fixer avant de répondre.

« Parce qu'tu crois qu'j'peux la trouver ailleurs ? Nan. J'ai essayé, j'ai cherché ailleurs avant d'revenir vers c'milieu. L'problème t'vois, c'est qu'dans ton monde, t'as pas l'droit à la moindre erreur. » Il la scruta avec sérieux. « J'ai tué des gens. Plusieurs fois. Pas forcément parce qu'je l'voulais, mais j'l'ai fait. Les flics s'en foutent qu'veuille arrêter ou pas, pour eux j'irai juste en taule et j'sortirai pas. J'entendrai l'même discours que toi, qu'j'ai pas été à la hauteur d'Charlie et qu'je mérite rien d'autre qu'de finir au trou. Alors, franchement, j'pense pas qu'trouve une vie plus intéressante là-bas. »

Est-ce qu'elle savait ? Jay avait tué pour le Circus, lors des combats à mort, mais il l'avait aussi fait pour le Cartel lorsqu'ils faisaient des missions qui nécessitaient de se bouger les fesses rapidement. Alors oui, Jay était un assassin aux yeux de la justice, pourtant aveugle, ce qui signifiait qu'il finirait en prison s'il décidait de mener une vie plus honnête. Sauf si elle avait une autre idée ?

« P't'être qu'y'a qu'les nanas Lane qui réussissent dans la vie. Ce serait logique, c'était la seule d'la fratrie. Enfin, d'ce qu't'as dit. » Il ne savait toujours pas si elle disait la vérité. « Mais, j'vais t'poser une question simple. S'tu m'réponds correctement, j'envisagerai p't'être qu'tu puisses dire quelque chose d'vrai. »

Ce n'était pas franchement honnête, parce qu'il savait qu'elle ne connaissait pas suffisamment Charlie pour lui répondre. Mais Jay en avait ras-le-bol que les gens s'obstinent à venir mettre un coup de pied dans la fourmilière dès qu'il pensait avoir trouvé son équilibre. Déjà que ses récents échanges avec l'autre tarée de scientifique avaient mis à mal ce qu'il pensait savoir de lui, ce n'était certainement pas pour se faire retourner tout le cerveau par une inconnue. Surtout maintenant qu'il avait une puce censée améliorer ses capacités intellectuelles... Son regard resta posé sur le visage de la brune avant qu'il ne lâche le morceau.

« S'tu la connais si bien, dis-moi c'qu'elle préférait. Qu'je revienne vers la légalité, qu'j'avoue mes crimes et qu'je finisse mes jours en prison au risque d'me faire buter là-bas, ou qu'je reste libre, mais dans l'illégalité ? »

Si elle était amie avec Charlie, elle ne serait pas sans savoir que la jolie blonde avait toujours refusé de voir ses frères en prison, même ceux avec qui elle ne s'entendait pas. Elle craignait qu'il continue à jouer les criminels parce qu'elle savait qu'il risquait de mourir lors d'une opération, mais en prison, ce serait une lutte permanente.
Oui, vraiment, Jay avait hâte d'entendre sa réponse.
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Mer 5 Aoû - 17:45 Message | (#)

Elle aussi avait tué et à de nombreuses reprises. Elle n’avait pas le choix dans le cadre de son métier. Par moment, il fallait prendre son arme et tirer, ou accepter d’y laisser la vie. Sa mémoire absolue l’empêchait d’oublier quoi que ce soit, quant à sa psychopatothactie, mieux valait ne pas en parler. Rebekha était une femme hantée qui aurait peut-être dû choisir une autre voie mais voilà : elle aimait aider les autres. Elle aimait se sentir utile. Elle aimait empêcher les criminels de nuire. Alors pourquoi ne pouvait-elle pas s’empêcher de compatir à la situation de Jay ? Peut-être parce qu’elle ressentait sa tristesse et que ses longues années de profiling lui avait appris à distinguer les immondes salopards des types qui s’étaient retrouvés embringués là-dedans un peu par hasard. Non, elle ne lui chercherait pas d’excuses : Il avait enfreint la loi et il devrait payer pour ses crimes à un moment ou à un autre. Mais était-il aussi mauvais que le Magus ? Après tout, les deux hommes avaient commis le même crime : tuer. Sauf que la motivation faisait tout et pour Rebekha, il y avait une réelle différence. Jay avait tué, par nécessité, par facilité, mais certainement pas parce qu’il en retirait une sorte de jouissance sexuelle malsaine.

C’est vrai, il faut payer pour ses crimes, je comprends que tu n’aies pas envie de te retrouver en prison alors que tu es libre.

Logique, qui le voudrait ? En toute objectivité, Rebekha avait beau se dire l’inverse, elle n’était pas certaine qu’elle irait se rendre après un crime pour purger sa peine. Elle aurait voulu avoir une foi totale en le système juridique américain, mais il l’avait trop de fois déçue. Pas au point de vouloir faire justice elle-même, parce que ce serait extrêmement présomptueux de sa part, mais elle concevait qu’on ne puisse pas penser la même chose qu’elle.

Intéressante, je ne sais pas. Mais différente ? Tu y trouveras peut-être quelque chose.

Peut-être, après tout certains trouvaient Dieu ou une motivation suffisante pour ne plus jamais y retourner et se tenir à carreau. Tout dépendait de l’individu.

Mais tu sais, pour le moment le seul crime pour lequel on a des preuves c’est enlèvement et séquestration d’un agent fédéral. Ca n’offre clairement pas un aller simple pour la prison à vie. Puis je ne te disais pas de te laisser arrêter, juste d’essayer de changer de vie. Outre Charlie, à quoi ça rime tout ça hein ?

Elle n’aurait probablement jamais la réponse à sa question ou du moins, pas tout de suite puisqu’il préféra lui poser une colle. Naïvement, elle aurait pu répondre la première option mais elle avait déjà eu cette discussion avec Charlie. Elle lui avait proposé de faire arrêter ses frères, de les mettre en prison pour qu’ils gagnent un peu de plomb dans la tête, qu’ils aient une prise de conscience. Rebekha ne connaissait pas les frères Lane et jusqu’ici, elle n’en avait rencontré aucun. Elle ignorait donc que ç’aurait fait plus de mal que de bien. Charlie, presque paniquée, lui avait affirmé qu’il ne fallait surtout pas faire ça, qu’elle préférait encore qu’ils restent des criminels, mais libres. Intérieurement, l’agent avait désapprouvé mais elle avait également compris. Même si, en tant que fille unique, le choix ne se posait pas, elle savait très bien que si son père avait été un criminel, elle aurait préféré aussi qu’il reste en liberté. Surtout que les Lane n’étaient clairement pas les individus les plus dangereux de Star City…

Ainsi, elle sourit à Jay.

Elle préférait que tu restes libre, bien évidemment. Tu crois vraiment que je me laisserais avoir par ce genre de questions ? On a plusieurs fois parlé de vous, elle pensait beaucoup à vous, tu sais ? Elle s’inquiétait, même si c’était avec une sorte de résignation, parce qu’elle savait très bien qu’elle ne pourrait rien y changer. Enfin, elle l’a cru pour toi, c’est pour ça que j’ai été si vive tout à l’heure. J’aurais aimé qu’elle n’ait pas cru en un mensonge. Mais bon… Tout le monde ment.

Fatalisme et défaitisme étaient au rendez-vous dans cette sombre cage. Les compagnes de Rebekha avaient cessé de piailler, de pleurnicher ou même de faire quoi que ce soit. Elles observaient la scène plus ou moins discrètement, conscientes que quelque chose d’important se jouait… Quelque chose dont elles pourraient peut-être tirer profit. La naïveté désespérée des victimes…
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Mikhaïl Yarochenko

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Mer 5 Aoû - 20:14 Message | (#)

Jay n'avait pas la crainte de se retrouver en prison, il n'y avait jamais été et ne savait pas franchement comment les choses se présentaient, mais disons qu'il était assuré qu'avec ses pouvoirs, il ne serait pas placé dans une prison normale. Les murs qui résistaient à soixante tonnes de pression étaient assez rares, du moins de ce qu'il savait : il n'avait jamais croisé de bâtiment qui puisse lui résister.

Toujours est-il que la discussion était stérile, elle tournait en rond. Jay avait mûrement réfléchi avant de quitter le Cartel Rouge la première fois et il avait compris que la seule motivation qui le poussait dans ce sens était de rendre Charlie fière de lui. Qu'elle puisse le présenter comme son frère sans avoir honte en somme. La jeune femme disparue, il n'y avait plus rien qui le retenait de ce côté. Les Lane n'avaient jamais mené la vie de citoyens honnêtes et toute son existence était axée vers le crime. Sa récente rencontre avec la scientifique timbrée sur les bords lui avait permis d'évoluer, un peu. Il était désormais à la tête de son propre groupe, même si le goût de l'insatisfaction lui restait en bouche.
Jay ne savait pas s'il était satisfait ou non de la tournure que prenait sa vie.

Sans Charlie, rien ne rimait à rien, il était parfaitement incapable de lui répondre. Pourtant, sa colère s'était vraiment apaisée, il ne pensait plus à elle en tant que garce – ou d'autres mots tout aussi agréables à entendre – mais simplement en tant qu'ancienne amie de sa sœur. Au final, Jay s'était brouillé avec tous ses proches, même Andrea qui était certainement la plus vieille amie de la blonde y avait eu droit. Elle avait goûté aux capacités physiques du trentenaire et, fort heureusement, sa grande résistance l'en avait préservée.

Son sourire ne le toucha pas, le texan n'avait jamais été sensible aux démonstrations de ce genre et il préféra écouter sa réponse. Elle pensait que Charlie les aurait préférés en criminels ? Bonne réponse. La jeune femme lui avait toujours clairement dit les choses : plutôt les voir dans l'illégalité qu'en prison. D'ailleurs, elle n'avait jamais hésité à se mouiller, voire à modifier les pièces d'un dossier pour les aider. Preuve que la famille passait avant tout, même pour elle.
Repenser à cette histoire lui donnait mal au cœur et il préféra chasser ces paroles d'un geste de la main un peu agacé.

« J'ai jamais menti quand j'ai dit qu'j'arrêtais. Alors, m'accuse pas d'avoir raconté des cracks à ma frangine. » Le ton s'agaçait un peu. « J'suis p't'être un criminel et un type pas fréquentable, mais s'pas pour autant qu'je mitonne quand j'fais des promesses. » Il fronça légèrement les sourcils. « J'avais tout arrêté après qu'on ait discuté, quand elle a dit qu'elle venait pas d'la même famille. Mais après sa mort, j'ai laissé tomber, c'tout. »

Peut-être que c'était compliqué à comprendre pour elle, peut-être qu'elle venait d'une famille où tout allait bien, ou peut-être qu'elle s'en fichait simplement, de connaître les déboires que le commun des mortels pouvaient avoir. Au fond, Jay s'en moquait, la seule chose qui l'intéressait aujourd'hui, c'était de savoir que sa sœur était morte et qu'il n'avait plus aucune raison de continuer dans une autre voie. Les gens l'avaient toujours considéré comme un raté, un criminel ou un type peu fiable et cela même sans le connaître. Juste à cause de son physique. Autant leur donner raison.

« J'ai pas vocation à changer l'monde, j'veux juste qu'on m'foute la paix. Maintenant, c'est l'cas, avant non. »

« Avant » concernait la période où il avait joué les clochards et que tout le monde s'obstinait à vouloir lui faire comprendre qu'il devait trouver un travail, prendre sa vie en main et arrêter de vivre pour sa frangine ou ses frères. Ce n'était pas faux, mais disons qu'il n'avait connu que cette vie et que, par conséquent, Jay voulait prendre son temps. Chose que personne ne semblait comprendre.
Toujours est-il que ce sujet le lassait, il décida donc de passer à autre chose.

« Ça m'soule d'parler d'ça. » Il se redressa. « J'ai du boulot. » Une brève hésitation. « C'est risqué d'te laisser ici. J'ai pas envie d'voir l'UNISON débarquer pour l'moment. » Nouvelle hésitation. « Si j'te libère devant chez toi, j'dois m'attendre à c'que t'appelles les flics ? » Jay désigna les autres filles. « Elles seront déjà parties de toute manière. »

Autrement dit, il lui laissait une chance de s'en tirer, mais cela ne concernerait pas les autres prisonnières. À elle de choisir entre la liberté ou une vie de servitude en Bulgarie !
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Jeu 6 Aoû - 17:41 Message | (#)

Ainsi donc, cela se confirmait: C’était bien la mort de Charlie qui avait détourné Jay du droit chemin qu’il s’apprêtait à emprunter. C’était triste, Rebekha savait pourtant bien à quel point la mort pouvait impacter le devenir d’une personne, même si elle n’avait perdu personne de particulier en dehors de ses parents. Mais cela lui semblait si loin, bien que sa mémoire l’obligeait à s’en souvenir avec une extrême clarté elle le vivait de manière détachée. Elle était trop jeune, c’était surtout la peine de sa grand-mère qui lui avait serré le cœur, aussi cruel que puisse paraître cette déclaration. Rebekha n’avait eu aucun manque affectif, la vieille dame avait été une mère autant qu’un père, à la fois aimante et autoritaire. Elle n’avait eu aucun frère ni aucune sœur non plus, du moins pas à sa connaissance. Tout juste l’une ou l’autre cousine qu’elle voyait très rarement, encore plus depuis qu’elle était devenue adulte.

Ce que Jay ressentait, Rebekha ne pouvait se l’imaginer sur un plan personnel mais elle s’en rendait bien compte à travers ses émotions. Elle ne pouvait s’empêcher de compatir et de trouver cela triste, que l’amour puisse mener sur un chemin aussi sombre. Regrettait-elle vraiment sa solitude, après cette démonstration ? Une question qu’elle préférait ne pas se poser, alors même qu’elle triturait le collier de l’Archimage.

Les émotions de Jay évoluèrent, il sembla chasser la tristesse, comme s’il l’enfermait dans une boîte, avant de visiblement hésiter. Rebekha était surprise qu’il puisse penser à la libérer, même si les conditions lui semblèrent inacceptables, dans un premier temps. Pourtant, en y réfléchissant… Elle serait plus utile à ces filles une fois dehors. Si elles seraient probablement déjà parties pour la Bulgarie, alors elle pourrait mobiliser les autorités sur place ou même à l’international, contacter les personnes adéquates pour qu’on leur vienne en aide. Elle ne resterait pas les bras croisés, c’était contre ses principes. Mais pour cela, elle devait sortir et être honnête avec Jay ne semblait pas le meilleur moyen pour y parvenir.

J’ignore où on se trouve, j’aurais du mal à envoyer l’UNISON ici. Je te rappelle que tu m’as amenée alors que j’étais inconsciente. Si tu veux vraiment te protéger tout en me libérant mieux vaut procéder de la même manière.

Elle la droguant, même si l’agent n’était vraiment pas friande des substances stupéfiantes.

Mais sache une chose… Une fois qu’elles seront là-bas, je ferais le nécessaire pour les en tirer. Même si tu t’en fiche non ? Toi tu dois juste livrer.

C’était froidement pragmatique comme déclaration. D’un côté, Rebekha aurait bien cherché à mettre Jay derrière les barreaux, pas tant pour l’avoir enlevée elle que ces pauvres innocentes, mais d’un autre côté, son amitié pour Charlie l’empêchait d’agir de la sorte. L’affection sincère qu’elle portait à la jeune femme et le remord qui ne l’avait jamais quittée après son décès jouaient en la faveur du Lane présent devant elle. Chercherait-elle à l’aider ? Essaierait-elle de le sortir de là, de cette vie ? En avait-elle seulement le droit ? Cela demandait réflexion, elle savait que la question lui triturerait l’esprit pendant des jours. Peut-être même en discuterait-elle avec Adrian, pour avoir son opinion ? Parfois, un œil extérieur peut se révéler précieux.

Je ne sais pas si je dois te remercier. Pour vouloir me laisser partir, je veux dire… Même si c’est plus par intérêt.

Il l’avait dit, il ne voulait pas voir l’UNISON débarquer. Si sa porte était restée ouverte ou même si ses voisins entendaient son portable sonner sans qu’elle ne réponde, ils allaient finir par se poser des questions. Ils avaient été briefés, vivre à côté d’un agent n’était pas sans risque ! Combien d’heures s’étaient écoulées ? Harris devait déjà tambouriner à sa porte, si pas carrément l’avoir défoncée, juste au cas où Jay l’aurait fermée…
Oui, on la cherchait probablement. Adrian pouvait-il la localiser avec le collier ? Harris aura-t-il songé à lui demander de l’aide ? Elle se mordilla la lèvre inférieure.

Depuis combien de temps est-ce que je suis là ? Sans vouloir te mettre la pression, mais si mes collègues se rendent compte de ma disparition, ou même mes voisins… C’est le problème quand on enlève des agents, il y a tout un protocole de check qu’on a mis en place en interne pour s’assurer que personne ne peut disparaître longtemps sans que ça n’avertisse les autres. J’espère juste qu’ils ne sont pas déjà en route… Charlie n’aimerait pas ça.

Et elle avait l'air vraiment ennuyée par cette éventualité.
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Mikhaïl Yarochenko

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Jeu 6 Aoû - 20:01 Message | (#)

Oh, Jay savait bien qu'elle était inconsciente lorsqu'il l'avait traînée ici, mais cela ne l'empêchait pas forcément de savoir où ils se trouvaient. Les gens de cette ville étaient quasiment tous dotés de super-pouvoirs, du coup vous pouviez parfaitement vous retrouver face à une personne avec une véritable boussole dans la tête – même si ça ne laisserait pas spécialement de place pour le cerveau et tout le reste. Il la regarda d'un air passablement blasé.

« Heureusement qu't'es là, j't'aurais juste larguée devant l'bâtiment avec un téléphone pour appeler les flics. »

Elle le prenait un peu pour un idiot en lui conseillant ça, même si ce n'était pas forcément méchant. Étant de bonne humeur, ou quelque chose d'approchant, Jay ne se vexa pas en l'entendant lui parler ainsi, mais si elle avait tenu le même discours quelques minutes plus tôt, alors qu'il était encore dans sa période d'irritation, le texan ne se serait pas gêné pour lui coller la tête dans les barreaux jusqu'à ce qu'ils y soient totalement imprimés.

Lui qui n'avait jamais été violent en dehors des arènes du Circus n'avait plus vraiment de limites désormais.
Il n'y avait plus personne à décevoir.

Lorsqu'elle lui précisa qu'elle allait se débrouiller pour retrouver ces filles, Jay haussa les épaules. Il ne s'inquiétait pas, ce n'était pas les seules qui partaient pour un pareil endroit. Quand bien même centrerait-elle ses recherches sur la Bulgarie, le texan se débrouillerait pour les coller entre les mains d'un autre type. Il pourrait sans soucis piocher dans les prochaines commandes pour les envoyer ailleurs et avertir le gars de Bulgarie que les filles avaient été repérées par l'UNISON et qu'il préférait repousser la livraison. Contrairement à ce qu'elle avait l'air de penser, Jay avait le sens des affaires et depuis que Shahren lui avait ajouté cette puce qui améliorait ses capacités cognitives, il comprenait mieux l'intérêt de bichonner ses contacts.

« Nan, j'm'en fiche pas. J'lâche pas mes contacts dans la merde. P'têtre qu'elles seront pas envoyées en Bulgarie finalement. Perds pas ton temps : tu les retrouveras jamais. Puis si t'arrivais, on le buterait avant qu'elles soient libérées. »

Il avait dit « on » et non « je », légère différence. Même si la perspective de tuer ne l'effrayait pas, il n'était pas non plus partisan de l'assassinat pur et dur. Ça, c'était Carmen qui l'avait décidé. Mais la jeune femme reprit pour lui parler de ses intérêts. Est-ce qu'elle croyait qu'il avait peur de ses collègues.

« Te fais pas d'idées. J'ai pas la frousse d'l'UNISON, en fait j'espérais les croiser un jour. J'aurais pu t'buter pour éviter les vraies emmerdes ou t'envoyer là-bas sans qu'personne l'sache jamais, mais par respect pour Charlie, j'le fais pas. »

Autrement dit, elle devait sa survie uniquement à son lien avec l'ancienne avocate – ainsi qu'à sa grande gueule ! Si elle n'en avait pas parlé, elle serait seule dans cette cellule et en phase d'être envoyée là-bas. D'ailleurs, lorsqu'elle lui expliqua qu'elle risquait d'être retrouvée avant qu'il n'ait eu le temps de la libérer, Jay ne sembla pas s'en soucier. Elle était rentrée pour aller se reposer, ils étaient en plein milieu de la nuit et si jamais elle ne répondait pas, ses collègues penseraient simplement qu'elle dormait profondément. Ils ne choisissaient pas cette plage horaire sans raison.

« Aucun risque. Y'a p't'être deux ou trois heures d'passée, mais au pire y croiront qu'tu dors, pas qu't'as été enlevée. Sinon, tant pis, on verra si un agent d'l'UNISON tient aussi bien qu'tu l'dis face à un criminel. »

En fait, il ne s'inquiétait pas trop à cette idée : mourir ou se faire arrêter était une possibilité qu'il avait toujours envisagée en décidant de revenir sur cette route. Mais peu importait, la discussion était terminée pour lui, aussi Jay se détourna-t-il de la brune pour se diriger vers l'armoire posée dans un coin de la pièce. Il l'ouvrit et fouilla dedans pour en tirer une bouteille de chloroforme et un torchon afin de l'imbiber correctement, puis il revint auprès de la brune.

« T'approche, j't'endors et j'te ramène chez toi. Ou j't'assomme, à toi d'voir. »

Les deux solutions lui allaient !
Lorsqu'elle s'exécuta, il attendit qu'elle soit inconsciente, s'assura que c'était bien le cas, puis ouvrit la cage afin de l'attraper et de l'emporter à l'extérieur. Les autres n'étaient pas de retour, il la chargea donc dans la voiture, siège passager, puis se dirigea vers son appartement. Arrivé sur place et comme elle commençait légèrement à bouger, le texan s'empressa d'emprunter, une nouvelle fois, les escaliers de secours avant de pénétrer dans son appartement toujours désert. Personne n'avait remarqué son absence et lorsqu'il la déposa sur son lit – elle ne dirait pas qu'il manquait de prévenance à son égard – Jay s'assura que la porte d'entrée était bien fermée. C'était le cas. Il la laissa donc à son réveil, quittant promptement l'appartement afin de regagner ses pénates, la tête pleine de pensées et de sentiments contradictoires.
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Souffrir passe. Avoir souffert ne passe pas ▬ Rebekha

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