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Ce qui fait la noblesse d’une chose, c’est son éternité ϟ Shahren

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Jeu 11 Juin - 13:59 Message | (#)

11 juin 2015

Les soirées de gala avaient quelque chose de très enthousiasmant : elles permettaient de rencontrer du beau monde, d'enfiler de magnifiques tenues, puis aussi de parader, bien évidemment. Depuis qu'elle avait dû abandonner son rang de comtesse pour sauver sa vie, Élisabeth – ou plutôt Marishka – ne parvenait pas à retrouver ce sentiment d'importance qui la grisait tant à l'époque. Lorsque son époux infidèle était en campagne loin d'elle, à combattre des turcs qui n'avaient de cesse de les attaquer, c'était elle qui gérait tout leur petit royaume. C'était vers elle que les paysans se tournaient pour avoir de l'aide. Elle était quelqu'un. Malheureusement, cette période-là était révolue, elle n'était plus que Marishka Vodianova, l'épouse d'un éditeur de journal à potins, rien de bien glorieux au final. Oh, elle avait toujours droit à ses belles soirées et aux somptueux cadeaux que son époux lui faisait, mais elle n'avait plus aucun contrôle. Velkan lui avait assuré qu'épouser cet homme leur apporterait beaucoup d'avantages, mais pour le moment à part des soirées souvent ennuyeuses et des bijoux qu'elle aurait pu se payer seule, Marishka n'en voyait aucun.
Elle s'ennuyait ferme.

C'est pourquoi, lorsque son charmant époux était venu lui proposer de l'accompagner à une soirée donnée en l'honneur d'un chercheur qui venait d'être récompensé, elle accepta. Bien évidemment, ce n'était pas une soirée de gala, mais elle pourrait tout de même revêtir une belle robe – pas ses plus onéreuses bien entendu – et parader au bras de celui qui se prenait pour l'amour de sa vie. C'était mieux que de s'ennuyer dans l'appartement vide – Velkan n'étant pas en ville ce soir-là. Et qui sait, peut-être qu'elle ferait une rencontre intéressante ? Si ce n'était pas une personne capable de s'intéresser à elle, ce serait peut-être une future victime pour ses bains ?

Elle avait pris le temps de se préparer, passant une belle robe bustier qui mettait sa poitrine assez menue en valeur et avait enfilé quelques bijoux qui valaient certainement plus que les maisons les plus modestes de la ville. Pourtant, comme elle devait conserver son rôle de femme altruiste et dévouée, Marishka avait aussi pris soin d'opter pour une coiffure un peu déstructurée et un maquillage très léger qui devaient tous les deux donner l'impression qu'elle n'avait pas cherché à être la plus belle ce soir, que c'était juste naturel et qu'elle le devait à l'argent de son époux. Mais bien sûr, elle ne se voilait pas la face : elle était la plus belle femme de cette ville, voire d'ailleurs. Ou du moins, c'était ce que sa vanité exacerbée lui dictait.

Comme à l'accoutumée, son époux l'avait complimentée sur son apparence et elle avait minaudé comme une jeune jouvencelle en fleur. L'affection que James avait pour les potiches irritait toujours autant Marishka, mais elle jouait le jeu parce qu'elle savait qu'elle avait quelque chose à y gagner. Et puis soyons honnêtes, même si James était loin de ses critères habituels, il restait relativement bien conservé pour sa presque-quarantaine et il la couvrait de cadeaux, ce qui occultait tous ses côtés désagréables.

Leur arrivée à la soirée fut beaucoup moins remarquée qu'elle ne l'avait escompté, mais ils eurent droit à l'accueil du chercheur célébré ce soir-là. Lui aussi complimenta la « jeune femme » sur son apparence physique, mais ses mots étaient si plats qu'ils semblaient plus découler de la politesse que d'une admiration sincère. Instantanément, l'immortelle le prit en grippe et cela même si elle continua d'afficher un sourire faussement enchanté. Au bras de son époux, elle dût alors supporter tout un tas d'explications scientifiques qui ne l'intéressaient guère. Marishka était une femme très cultivée et elle parlait de nombreuses langues, elle était aussi incollable en histoire – normal lorsque vous en faisiez partie – mais la science... c'était un sujet qui la lassait rapidement.

Ses yeux clairs se détournèrent des hommes en pleine discussion pour se promener sur les environs et un peu par hasard, elle avisa une jeune femme qui retint son attention. Elle devait avoir la trentaine, un joli visage et un corps attrayant, bien qu'un peu trop fin et filiforme au goût de la hongroise. Et bien entendu, elle était largement moins belle qu'elle ! Mais malgré sa belle tenue et sa coiffure tout aussi calculé que celle de la hongroise, Marishka sentit qu'il y avait quelque chose d’étrange chez elle. La comtesse avait suffisamment côtoyé de nobles femmes – et des moins nobles – pour savoir lorsqu'elles étaient ou non habituées à ce genre de soirée. Et ce n'était pas le cas de celle-ci. Reportant son regard sur son époux, elle profita d'un instant de silence pour les effleurer le bras tout en lui adressant un sourire.

« Tu m'excuseras, j'ai vu une ancienne connaissance, j'aimerais aller lui dire bonsoir. »
« Bien sûr. »

Après avoir déposé une bise parfaitement chaste sur sa joue rasée de près, Marishka s'éloigna de son époux pour se diriger vers cette inconnue. Elle marchait lentement, mais d'un pas déterminé et se glissa aux côtés de la demoiselle pour lui effleurer le bras dans un geste presque familier. Lorsque le regard de l'inconnue se posa sur elle, un sourire parfaitement factice ourla les lèvres maquillées de la comtesse.

« Bonsoir, il ne me semble pas vous avoir déjà rencontrée. » Elle inclina légèrement la tête sur le côté à la manière des potiches sans intérêt. « Mais force est de constater que vous avez l'air... mal à l'aise ? Vous n'êtes pas habituée à ce genre de soirée je présume ? »

Sa voix était teinté d'un accent – tout à fait factice – qui lui donnait l'air d'être russe, ou de venir d'un pays de l'est du moins. Le rôle qu'elle se donnait était simple : ne pas avoir l'air trop cultivée ou intelligente pour que son mari se méfie d'elle, mais ne pas garder sa langue dans sa poche pour autant. Tout était une question de dosage et elle était bien décidée à en apprendre plus sur cette mystérieuse inconnue.
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Sam 13 Juin - 20:28 Message | (#)

Shahren avait toujours vécu en recluse, jusqu’à récemment. Depuis ses dix ans, elle n’avait plus fréquenté d’école publique, elle avait grandi dans un monde d’adulte et ne connaissait pas grand-chose aux codes sociaux, qu’elle avait toujours observés de loin sans vraiment parvenir à les intégrer. C’est qu’elle partait avec un douloureux handicap, puisqu’elle n’était déjà pas capable d’empathie envers autrui.
Mais elle aurait très bien pu le vivre, s’il n’y avait pas eu ses phobies.
En s’en débarrassant grâce à des puces cérébrales, la scientifique avait évolué au-delà de beaucoup d’espérances, comme son cousin l’avait souligné (avec la pointe de sarcasme qu’on lui connaît). Pourtant, Renan continuait de penser que les puces avaient une limite et il était curieux de la découvrir. Ou plutôt impatient de mettre sa chère cousine en échec. Aussi avait-il trouvé judicieux de lui donner une petite mission dans sa branche.

Shahren devait se rendre à une soirée donnée en l’honneur d’un scientifique qui avait réalisé « d’incroyables progrès dans la cartographie cérébrale ». La trentenaire avait, il faut le dire, beaucoup rit en lisant ses travaux qui avaient presque dix ans de retard sur les avancées faites par la neurologiste (entre autre corde à son arc). Elle avait demandé à son cousin si c’était une plaisanterie, mais non. Dans le monde réel, entendez par là celui fréquenté par la plèbe et les sous-races, la science en était à ce point. Shahren en était venue à se demander quel genre de réception on pourrait donner pour elle, avant de se rappeler que cette dernière se déroulerait sûrement en prison si son identité venait au grand public.
Pire, dans une prison de la Légion. Après tout, elle ne comptait plus les homicides, volontaires ou non, les enlèvements, parfois sur mineur, les séquestrations de larve…
Même si, en l’occurrence, sur ce dernier point, elle en était à son coup d’essai.

Heureusement pour elle, Renan ne voulait pas qu’elle se rende sur place pour engager ce type mais pour nouer contact avec une autre personne, qui, selon ses informations, était immortelle. Une certaine comtesse quelque chose, dont Shahren n’avait jamais entendu parler. Si ses connaissances en biologie, chimie, robotique et dérivés n’avaient, dans son esprit, aucun égal, celles en histoire ou même en culture populaire frôlaient le néant absolu. Elle prit évidemment la peine de se renseigner, ce qui stimula grandement sa motivation et sa curiosité. Si ne fus-ce que la moitié des rumeurs sur cette femme étaient vraies, elles risquaient de bien s’entendre…

Adam lui choisit une robe pour se rendre au cocktail, dans des tons rose très clair avec des escarpins assortis et même un sac. Sérieusement, un sac… De son côté, le cyborg avait revêtu un costume totalement noir, de bonne facture. Ils viendraient séparément mais Adam garderait un œil sur elle. Après tout, ses capacités en infiltration étaient aussi nulles que ses connaissances en rap alors ce n’était pas du luxe. Ils se rendirent ainsi à la soirée et elle laissa son garde du corps conduire sa bentley. Une fois sur place, elle fut ravie de constater que son agoraphobie ne faisait pas des siennes. Par contre, elle était toujours aussi dégoûtée par ce qu’elle nommait volontiers « la plèbe » c’est à dire le commun des mortels, les gens ennuyeux, génétiquement sans intérêt pour elle qui était à un stade bien supérieur. Le plus beau spécimen était d’ailleurs non loin, un barbu aux cheveux grisonnant, avec une petite bedaine, qui ne se lassait pas d’écouter des compliments. Prenant une coupe de champagne sur un plateau, Shahren se plaça non loin et écouta la conversation sans parvenir à cacher son ressenti.
Guignol, pensa-t-elle

C’est à ce moment-là, tandis qu’elle roulait des yeux pour finalement cesser d’écouter ces âneries, qu’une femme l’aborda. Force était de constater sa grande beauté, même si la scientifique mis plusieurs secondes avant de comprendre qu’il s’agissait de sa cible. Finalement, ce n’était pas si compliqué que ça les missions d’infiltration ! Et Renan qui en faisait tout un plat…

Non en effet, je ne suis pas du tout familière de ce genre de choses. Pour tout vous dire, c’est la première fois que je viens dans une soirée comme celle-ci.

Elle aurait pu dire dans une soirée tout court, mais il ne fallait pas oublier ces instants mémorables passés au Cirque des Damnés.

Par contre, vous semblez en plein dans votre élément. Statut social oblige, je présume.

Heureusement, grâce à sa mémoire, elle se souvenait très bien qu’elle était l’épouse d’un journaliste ou quelque chose d’approchant. Elle s’était même rendue sur le site Internet pour lire quelques articles, principalement basés sur des rumeurs, écrits pour attiser la curiosité.

Vous êtes là pour trouver des choses intéressantes à dire sur ce clown ? demanda-t-elle, sans avoir conscience qu’il valait mieux éviter d’insulter la personne en l’honneur de qui on donnait la soirée, à la dite soirée.

Le souci étant que, maintenant qu’elle parlait avec cette Marishka, elle ne savait pas exactement comment elle était supposée l’amener à coopérer avec elle. En général, Shahren enlevait les gens, c’était bien moins compliqué…
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Dim 14 Juin - 13:36 Message | (#)

C'était sa première soirée du genre ? Marishka aurait été prête à le parier, si tant est qu'elle puisse aimer les jeux de hasard. Son regard bleuté resta posé sur la jeune femme tandis que celle-ci enchaînait en la complimentant à sa manière. C'est du moins ainsi que la hongroise interpréta sa remarque sur l'aisance qu'elle avait à se trouver dans un pareil endroit. Bien évidemment qu'elle était dans son élément, elle était née au sein d'une famille liée à divers princes et rois, les soirées mondaines de ce genre étaient ridicules à côté ! Un sourire poli ourla les lèvres maquillée de la comtesse et lorsqu'elle entendit l'inconnue parler du chercheur en le taxant de « clown », un léger rire lui échappa. Contrôlé bien évidemment, elle avait eu le temps de développer l'art et la manière de mimer un amusement poli alors qu'elle avait plutôt envie d'éclater dans un rire moqueur.
Secouant légèrement la tête, la comtesse répondit.

« Ce clown ? Vous avez l'art et la manière de parler des gens mademoiselle... mademoiselle comment exactement ? » Elle marqua une pause le temps d'avoir sa réponse. « Vous savez, il est plutôt... dangereux et imprudent de taxer la vedette de la soirée de « clown ». Même si je partage votre avis, je dois l'avouer. J'aurais peut-être dit les choses avec un peu plus de finesse. » Son sourire s'accentua. « Quoi qu'il en soit, si vous faites référence au lien que j'ai avec un certain journal à potins, non, ce n'est pas la raison de ma venue ici. » Elle tourna la tête pour désigner un homme qui parlait avec le héros de la soirée. « Mon époux est un ami de ce chercheur, il est venu ici à titre amical et non professionnel. Je l'ai suivi parce que... c'est mon rôle d'épouse, mais je vous avoue ne pas y comprendra grand-chose. » Elle fit un geste de la main comme pour chasser une mouche gênante. « Je ne suis pas très intéressée par la science. »

Pour le coup, c'était l'entière vérité. Marishka n'avait aucun attrait pour la science, la neurologie ou quoi que ce soit de ce type. Elle aimait apprendre, certes, mais uniquement les langues ou alors étudier l'histoire de différents pays – même si elle avait eu le temps de se perfectionner là-dedans avec le temps. Bien évidemment, avant de venir ici, la hongroise avait jeté un coup d’œil aux articles écrits par le chercheur, mais n'y avait pas compris grand-chose. Certes, elle aurait pu se renseigner, mais d'une part : elle ne voulait pas ruiner son rôle de gentille potiche, puis de deux, elle ne voulait pas perdre son temps à chercher des définitions dans le dictionnaire ou dans des ouvrages de ce genre. Non, très franchement, tout cela ne la passionnait guère !

L'époux de Marishka avait brièvement tourné la tête de leur côté, un peu comme s'il avait senti le regard de sa femme se poser sur lui. Il esquissa un bref sourire poli à l'attention du duo avant de reprendre sa discussion avec son ami. Dans son costume cravate, James ressemblait davantage à un avocat qu'à l'éditeur d'un journal à potins. Ses tempes grisonnantes lui donnaient un petit quelque chose et lorsqu'elle le voyait au côté du ventripotent chercheur, Marishka se disait qu'elle ne s'en était pas si mal tirée finalement. Pourtant, elle aurait sacrifié cet homme sans hésiter si cela lui avait permis d'avoir Velkan à ses côtés ce soir-là.

L'attention de la comtesse se posa sur le visage de la demoiselle. Celle-là avait l'air bien plus douée que la blonde en ce qui concernait la science, de plus elle ne semblait pas accompagnée ce qui signifiait qu'elle n'était pas ici pour tenir compagnie à quelqu'un, mais bel et bien pour ses propres intérêts. Enfin, c'était ainsi qu'elle analysait les choses, mais rien ne disait qu'elle était dans le vrai. Marishka avait développé un certain don pour lire dans les intentions de ses homologues, mais elle pouvait se tromper comme n'importe qui.

« Vous par contre, vous m'avez l'air bien plus douée dans ce domaine, n'est-ce pas ? Vous ne semblez pas accompagnée, donc j'imagine que vous êtes venue ici de votre plein gré étant donné que vous n'avez pas l'air de porter cet homme dans votre cœur. » Ou alors elle le démontrait étrangement. « Êtes-vous une scientifique ? Quelqu'un qui n'apprécie pas de voir un autre individu réussir avant ? » Un sourire poli ourla ses lèvres. « Les femmes sont souvent méprisées par leurs homologues masculins, je ne serais guère étonnée que vous soyez largement plus douée que lui, mais sous-estimée par vos pairs. »

Marishka avait vite appris que les femmes de cette époque étaient souvent féministes. Il y avait donc fort à parier que si cette femme était bien une scientifique, elle sauterait sur l'occasion de dire du mal du chercheur célébré ce soir. Après tout, les ragots, c'était quelque chose de typiquement féminin, ancienne éditrice de journal à potins ou non !
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Dim 14 Juin - 14:25 Message | (#)

Shahren Matvieiv, se présenta-t-elle.

Parce que oui, Shahren n’avait pas d’identité civile et en plus, elle était supposée travailler en collaboration avec Marishka si tout se passait comme ils l’espéraient. Aucune raison, pour elle, de se cacher. Surtout qu’elle était une inconnue aux yeux du monde actuel et que cette femme n’avait aucun lien avec Sarah Stinger ni même Andrea Parker, ce qui l’empêcherait de tiquer sur son prénom. Renan dirait certainement que ce n’était pas prudent et Adam lui avait conseillé de choisir une autre combinaison prénom / nom mais elle avait refusé. Elle ne serait jamais un agent de terrain, de toute façon. Ici, elle rendait simplement service et testait ses nouvelles puces.

Elle écouta donc ce que lui expliquait la belle blonde, sur la raison de sa présence ici et sur le fait qu’elle ne s’intéressait pas à la science. Deux très mauvais points aux yeux de la justement scientifique même si le pire restait son désintérêt avoué pour la branche d’étude de Shahren. Que pouvait-elle bien faire de ses journées ? Shahren n’en avait aucune idée, elle qui n’avait toujours pas vu un film de toute son existence, qui ne lisait que de la littérature scientifique et qui ne surfait sur le net que dans un but précis de recherche. Elle n’avait aucune distraction, sa première sortie en boîte de nuit datait d’ailleurs de quelques semaines. Bon, elle s’était aussi mise à kidnapper des larves et des héros mais étais-ce vraiment un divertissement quand cela entrait dans le cadre de son travail ? A ses yeux la question n’avait de toute façon pas de réel intérêt. Elle se sentait bien dans sa vie et elle ne concevait pas qu’un autre style d’existence puisse être aussi satisfaisant.

Vraiment ? C’est un domaine tellement passionnant pourtant… Je suis neurobiologiste, entre autre, expliqua-t-elle en faisant tourner le champagne dans sa coupe. J’étudie le cerveau humain. Ce que cet homme vient de réaliser, je l’ai fait il y a presque dix ans même si comme vous vous en doutez, personne n’est au courant. Je suis plutôt… Discrète. Enfin, mon employeur l’est.

C’était peu dire, mais elle ne comptait pas prononcer le nom de SHADOW. Elle savait que les conséquences pouvaient être horribles, elle-même n’avait su qu’elle travaillait pour l’organisation que relativement tard, Devon l’avait longuement testée avait de lui révéler ce secret. Ce qui était normal, même si un peu contraignant au niveau du recrutement et de l’effacement de la mémoire ou le meurtre systématique des cobayes qui ne lui étaient plus utiles.

Je n’ai pas de pairs, je n’ai même pas d’égal, précisa-t-elle sans arrogance, parce que c’était un fait avéré à ses yeux. Ce qui m’agace c’est que l’on célèbre un homme pareil alors qu’il a dix ans de retard. Il n’a réussi qu’à cartographier une zone infime du cerveau et encore, il a fait une erreur. S’il tente une manipulation avec ses travaux en état, il a une chance sur deux de cérébralement tuer son cobaye. Mais le pire, c’est qu’il est sincèrement convaincu d’être génial alors qu’en réalité, il est tout juste moyen. Cela me rappelle pourquoi je ne supporte pas la plèbe. Ils se pensent trop importants, ils se satisfont de trop peu. Je suis certaine qu’il va se reposer sur ses lauriers et recevoir des subventions inutiles. De l’argent gaspillé… Mais bon, si le gouvernement aime jeter les billets par la fenêtre, c’est son problème et cela ne changera pas ma vie.

Elle ne mâchait pas ses mots, heureusement elle était en compagnie d’une femme supposée comprendre puisqu’elle aussi évoluait dans un monde qui n’était pas le sien à la base. Si elle était vraiment aussi âgée que le prétendait le site Internet qu’elle avait consulté, Shahren pouvait comprendre son manque d’intérêt pour les sciences, même si elles avaient considérablement évolué depuis.

Mais pour tout vous dire, je ne suis pas là pour lui. Ce guignol est un prétexte, dit-elle en regardant Marishka dans les yeux. Vous savez, la science est un domaine passionnant et très vaste. On peut comprendre énormément de chose grâce à elle, percer les secrets des pouvoirs les plus puissants, parvenir à les reproduire…Je suis surprise que cela ne vous intéresse pas plus que cela.

Oui, on avait vu plus subtile mais Shahren ne brillait pas par ses compétences sociales, c’était un fait.
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Dim 14 Juin - 20:02 Message | (#)

Passionnant... tout était relatif. Marishka se sentait bien plus passionnée par une séance de shopping ou par le choix de ses futures victimes – car il en fallait malheureusement plusieurs pour remplir une baignoire et s'y immerger. Avec le temps, elle avait fini par aimer cette sensation légèrement poisseuse qui lui donnait parfois l'impression d'avoir la peau vernie pour souligner les courbes de son corps. Les gens qui étaient dégoûtés par le sang l'amusaient beaucoup, mais apparemment ce n'était pas le cas de cette jeune femme puisqu'elle étudiait le cerveau humain et qu'elle avait plus d'une fois dû en opérer. C'était un élément important du corps humain, il n'y avait donc aucune raison d'en être dégoûté. C'était du moins sa manière de fois les choses.

Toujours est-il que cette fameuse Shahren l'intriguait beaucoup. Elle se considérait sans égal ? Pourtant, bien que jolie, elle restait très commune en apparence. Il fallait croire que son cerveau recelait des secrets uniques et des connaissances encore inégalées pour qu'elle puisse avoir une telle opinion d'elle ! Cependant, Marishka ne mettait pas sa parole en doute : combien de fois l'avait-on jugée hautaine sous prétexte qu'elle se considérait comme unique en son genre ? Elle était assurément la mieux placée pour pouvoir dire qu'il était aisé de cacher sa véritable valeur aux yeux des autres. Le regard de la hongroise resta parfaitement neutre même lorsque la discussion commença à s'orienter vers un sujet... surprenant. C'était le terme. Inattendu aussi. Visiblement, cette charmante demoiselle dissimulait très bien son jeu. Un sourire sincèrement amusé ourla les lèvres de la comtesse alors qu'elle répondait d'un ton très léger – comme si elles parlaient d'une couleur de rouge à lèvres.

« Je vous trouve bien optimiste ! Mais votre aveuglement est très charmant, on sent clairement l'enthousiasme de la jeunesse. Quel âge avez-vous ? Trente ans peut-être ? Vous ne connaissez pas la moitié des possibilités qui s'offrent à vous, je suis certaine que vous restez axée sur votre neurobiologie et vous vous en contentez parfaitement. » Ce n'était que des supputations cela dit. « C'est pour cette raison que vous ne parviendrez pas à percer tous les secrets des pouvoirs de ce monde voyez-vous. Il y a de trop nombreux domaines qui vous échappent et malgré l'intelligence que vous semblez posséder, vous ne pourrez jamais combler ce vide. »

Un nouveau sourire ourla ses lèvres tandis qu'elle leva les yeux vers un homme qui se glissa à leur côté, les dévisagea en se rinçant copieusement l’œil sur elles deux avant de s'en-aller sans prendre la peine de les saluer. Les hommes étaient des butors et Marishka les méprisait presque tous – à quelques exceptions près. Son regard clair se reporta sur la jeune femme.

« Cela dit, vous semblez connaître quelques secrets qui ne sont pas à la portée du commun des mortels. Je vous crois lorsque vous me dites que vous n'avez pas d'égal. Vous semblez capable de vous débrouiller, mais pas assez pour devenir réellement quelqu'un. » Elle prit une expression désolée. « N'y voyez pas d'offense surtout ! Vous êtes charmante, mais très commune et gauche, il est facile de vous démasquer et de comprendre que vous êtes ici simplement pour les recherches. Compte tenu du discours que vous m'avez tenu dès nos premières paroles, j'aurais tendance à penser que les gens vous trouvent rapidement exécrable après vous avoir parlé. » Elle plissa son nez comme si une odeur l'incommodait. « Vous n'avez pas grand-chose pour attirer les gens en somme. C'est dommage. Votre assurance passe pour de l'arrogance et les gens vous prennent vite en grippe, malheureusement ce n'est pas comme ça que vous arriverez à obtenir les secrets que vous visez. » Son sourire apparut à nouveau. « Vous devriez être aimable et souriante avec les gens, vous seriez étonnée de ce que vous gagneriez. »

Ses paroles pouvaient être vexantes et elle devait certainement avoir l'air hautaine ou superficielle à lui conseiller de « se vendre » pour obtenir ce qu'elle visait. Pourtant, c'était ce qu'elle faisait depuis près de quatre siècles et elle s'en portait très bien. La comtesse se rapprocha légèrement de sa voisine et se pencha vers elle comme si elle comptait lui chuchoter un secret à l'oreille.

« Mais vous m'amusez. J'étais un peu comme vous à votre âge, la gentillesse de façade en plus. Alors, je vais vous donner une chance. Divertissez-moi et nous verrons si je vous accorderai mon attention pour ce que vous souhaitez. »

Oui, elle était sérieuse. Après quatre-cents-cinquante ans d'existence, il fallait varier un peu les plaisirs et trouver des moyens de s'amuser plus originaux que les autres pour ne pas se lasser rapidement ! Est-ce qu'elle en tenait un en la personne de cette jeune scientifique ? La suite le dirait ! Sinon, elle n'aurait qu'à aller voir ailleurs, ce n'était pas bien compliqué lorsque vous vous considériez comme la Reine de la soirée !
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Lun 15 Juin - 14:09 Message | (#)

Shahren fixa la multi centenaire et se demanda pourquoi tout le monde avait cette fâcheuse habitude de la prendre de haut. Au moins, celle-ci reconnaissait ses talents mais avait l’air de la croire naïve, peut-être un peu prétentieuse aussi.

Trente-et-un ans. Et je ne suis pas uniquement une neurobiologiste.

Elle était aussi spécialisée dans la robotique et surtout dans la « nano-bio-robotique » comme elle aimait à le dire. Shahren avait marié la technologie et la nature avec brio. Dans peu de temps, elle s’acharnerait à percer les secrets de la magie, laquelle, elle l’était persuadée, provenait aussi des gênes. D’ailleurs, la scientifique était également généticienne mais cela coulait de source.
Tant de cordes à son arc, mais la blonde ne lui laissa pas le temps de s’expliquer ou même de défendre son cas. Est-ce que ça en valait la peine ? Marishka semblait vouloir lui donner des leçons de sociabilité, d’autres s’étaient cassés les dents avant elle. Sourire ? Être aimable ? Shahren la regarda comme si elle venait de lui annoncer que la terre était plate.

Je ne vois aucune offense. Ce n’est pas dans mes attributions que de me rendre à des soirées pour discuter avec des immortels, normalement je ne sors pas de mon labo, je n’ai donc pas besoin d’être souriante ou même aimable. Je me moque de ce que les gens pensent de moi, même si c’est vrai que je les agace toujours dès que j’ouvre la bouche. Ils sont jaloux, conclut-elle en haussant les épaules. C’est le lot de tout qui possède un cerveau comme le mien. Ou même une beauté comme la vôtre, vous correspondez aux canons en vigueur et toutes les femmes vous regardent de travers depuis que vous êtes entrée. Pourtant, vous êtes aimable et souriante….

On ne pouvait nier tous ces faits. Marishka était belle, Shahren était d’accord là-dessus même si elle n’avait que peu de notions de beauté. Elle avait tout ce qu’il fallait là où il fallait, sans aucun doute elle aurait plu à son cousin… Surtout qu’elle était blonde ! Shahren espérait qu’il ne l’envoyait pas lui arranger ses coups, d’ailleurs. Sinon il allait entendre parler de ce qu’elle pensait de ses méthodes de drague !
Marishka était aimable, bien que piquante et souriante, elle ne s’était pas départie de son rictus depuis qu’elle l’avait abordée. N’avait-elle pas tout pour elle ?

Vous divertir ?

Rayez l’amabilité.

C’est drôle…

Ironique serait le terme plus exact. Généralement, Shahren était à la place de Marishka, dans son laboratoire, lorsqu’elle se sentait d’humeur joueuse. Coopère. Divertis-moi. Promis, tu survivras.

Mais soit, jouons le jeu, décida-t-elle abruptement, puisqu’aucune phobie ne l’en empêchait de toute façon. Et Adam ne serait pas assez rapide. Elle n’avait jamais humilié quelqu’un en public… Excusez-moi ! s’exclama-t-elle en direction du clown de la soirée.

L’homme ne lui accorda pas la moindre attention, il était occupé à expliquer son schéma à un petit groupe qui buvait littéralement ses paroles. Parmi eux, il y avait une jeune fille, qui avait l’air d’avoir à peine vingt ans et sa robe était trop courte pour être honnête. Shahren se glissa entre eux, récoltant un regard courroucé.

Excusez-moi, nous sommes en pleine discussion…
Oui je vois cela, mais il n’y a pas grand-chose à apprendre de vous. Si la cartographie cérébrale vous intéresse vraiment, je pourrai vous en parler plus longuement mais je doute que ce soit le cas…
Pardon ? Mais qui diable êtes-vous ?
Quelqu’un de bien plus en avance en neuroscience que vous. Il y a une erreur dans vos travaux, page 167 alinéa 4. Vous dites que les synapses N30 et N31, enfin que vous appelez de cette façon, une fois correctement stimulés, pourraient permettre à l’individu de développer des pouvoirs psychiques type lecture mentale, mais vous vous trompez.
Ah oui ? Et qui êtes-vous pour affirmer cela ?
Je suis quelqu’un contrairement à vous, répondit-elle en le regardant de manière dédaigneuse. Si vous passez au stade pratique, vous apprendrez que vos sujets ne développeront pas de lecture mentale sans une stimulation adéquate dans l’aire de Broca, je précise également que dans les schémas actuellement connus, il y a souvent une erreur de découpage d’un millimètre sept et que la partie dont je parle se situe sur la gauche, à l’extérieur de la zone précédemment citée. Et oui, c’est une partie inutilisée ou du moins réputée comme telle, mais après tout ce genre de pouvoir ne sort pas de nulle part.
Vous êtes folle !
Oui, on me le dit souvent. Cela étant, n’hésitez pas à tester vous-même. Après tout, il faut tuer pour la science, c’est comme ça qu’on avance le plus vite. Même si je doute que vous ayez le cran d’agir de la sorte. Vous êtes un clown, un pantin et un scientifique de bas étage.

Et elle le planta là, sous le regard médusé du scientifique, de la jeune fille mais aussi de quelques personnes qui avaient entendu son discours. Sans se préoccuper de sauvegarder les apparences de Marishka, elle revint vers l’immortelle, déposa un baiser sur sa joue, près de son oreille et souffla :

Assez amusant pour vous ? Je vous préviens, je n’ai aucune limite et j’aimerai vraiment qu’on discute en privé, en tombant les masques. Vous m’intéressez et si notre collaboration s’avère fructueuse, je suis sure qu’on pourra vous trouver une vie bien plus intéressante que celle de mannequin potiche. Je vous attends dans la bentley qui sera garée de l’autre côté du trottoir.

Spoiler:
 
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Lun 15 Juin - 19:22 Message | (#)

La jeune femme n'avait pas tort en ce qui concernait la jalousie : même en étant aimable, les gens pouvaient vous détester sans raison, mais si vous n'étiez pas aimable, ils avaient une raison supplémentaire de le faire ! Les femmes qui méprisaient la hongroise le faisaient généralement parce qu'elles la trouvaient superficielle ou trop parfaite pour être naturelle – pourtant tout l'était – mais pas parce qu'elle n'était pas aimable. Cela dit, cette scientifique parlait d'une manière trop... obstinée pour qu'il soit possible de la convaincre qu'elle avait tort. Marishka n'était pas devenue immortelle pour perdre son temps à essayer de faire comprendre aux gens qu'ils ne suivaient pas le bon chemin. Elle savait qu'elle était dans le vrai et elle avait pris l'habitude de rester en retrait : contrairement à beaucoup de monde, l'immortelle n'avait pas besoin de la reconnaissance des autres pour son savoir – pour sa beauté, c'était autre chose par contre.

Elle haussa légèrement les sourcils en l'entendant déclarer que « c'était drôle », quoi donc ? Son expression interrogative céda rapidement le pas à un sourire ravi lorsque la généticienne accepta de jouer le jeu. Elle avait toujours eu un côté enfantin lorsqu'elle lançait des défis pareils : voir comment les gens s'en sortiraient l'amusait beaucoup ! Certes, cette fois-ci elle n'avait pas la possibilité de s'enthousiasmer en voyant son jouet du moment frôler la mort, mais c'était mieux que rien, mieux que ces discussions insipides.

Son regard se glissa donc vers le groupe et vers le chercheur à qui la soirée était dédiée et un nouveau sourire ourla ses lèvres. Allait-elle faire ce qu'elle croyait ? Et bien oui ! L'expression de Marishka se mua en une fausse surprise alors que son jouet du moment ne se gênait pas pour lancer ses quatre vérités au ventripotent ignare. Il était primordial de conserver son rôle de benête qui ne comprenait rien à ce qui se passait autour d'elle, aussi contempla-t-elle la scène d'un air faussement stupide, au cas où quelqu'un regarderait de son côté. Lorsque l'humiliation s'acheva, la charmante – elle avait gagné en galons – brune revint auprès de la comtesse qui posa un regard clairement amusé sur elle et qui démontrait bien que son air choqué n'était qu'une simple façade. Il était hors de question que son époux ne vienne lui faire une scène parce qu'elle était de mèche avec cette demoiselle. Où était-il d'ailleurs ? Il ne parlait plus avec son ami, c'était donc qu'il devait être occupé ailleurs ? L'espace d'un instant, le côté jaloux et possessif de la hongroise prit le dessus et elle détourna le regard pour observer les environs, mais la bise et les paroles de son jouet divertissant la tirèrent de cette contrariété. Ses yeux clairs se posèrent alors sur le minois de la scientifique.

« Très divertissant, en effet ! À tout de suite. »

Elle n'était pas encore certaine qu'elle serait tout aussi intéressée par la suite, cependant ce serait toujours plus amusant qu'attendre vainement ici. La blonde laissa donc son divertissement du soir s'éloigner avant d'observer à nouveau les personnes qui les entouraient. Elle repéra son époux en train de discuter avec une jeune femme qui le dévorait du regard et la contrariété de la comtesse la submergea au point qu'elle en vienne à désirer en faire sa prochaine victime. Mais elle avait autre chose à faire qu'une scène de ménage et son époux payerait cet affront. Lassée, la hongroise se détourna de ce spectacle pour se diriger vers la sortie et se retrouver dans la rue où elle repéra rapidement la fameuse voiture. S'y rendant d'un pas aussi gracieux que possible, la blonde attendit que la porte lui soit ouverte avant de pénétrer dans le véhicule et de constater qu'elle ne s'était pas trompée. Les marques de voiture la dépassaient un peu. Un sourire ravi ourla ses lèvres maquillées.

« Un rendez-vous en tête-à-tête dès la première discussion, vous allez me prendre pour une femme facile. » Un léger rire lui échappa avant qu'elle ne retrouve son sérieux. « Alors, je vous intéresse ? Excellente chose. Vous aurez au moins une chose plaisante dans votre vie. » Ce n'était pas l'humilité qui l'étouffait. « Laissez-moi deviner... vous avez entendu des rumeurs à mon sujet et vous vous demandez comment je me débrouille pour faire ce que je fais. Vous mourez certainement d'envie de m'imiter, alors vous allez me demander de vous expliquer en échange de propositions qui ne m'intéresseront certainement pas. » Elle soupira doucement. « Me suis-je trompée ? »

Elle avait pris un ton légèrement lassé sur la fin de sa déclaration. Malgré tout, Marishka avait veillé à ne rien dire qui puisse éclairer sur ce dont elle était capable. Si cette femme en savait autant qu'elle le disait, elle comprendrait de quoi elle parlait : l'immortalité et la jeunesse éternelle avait quelque chose de très attrayant pour le commun des mortels, mais la hongroise ne comptait pas partager ce secret. À moins qu'elle ne se montre très convaincante.
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Mar 16 Juin - 11:32 Message | (#)

Marshka ne perdit pas de temps à la rejoindre dans la voiture. Adam lui ouvrit la portière côté passager et resta appuyé sur le véhicule à surveiller les environs, comme à son habitude. Il se moquait pas mal d’écouter les conversations et savait que Shahren lui raconterait certainement tout ou du moins qu’il l’entendrait quand elle se parlerait à elle-même.
Ce qui lui arrivait souvent.
La comtesse installée, elle entra directement dans le vif du sujet. Au moins acceptait-elle d’avouer que son état n’était pas naturel, qu’il y avait quelque chose de pas net là-dessous. Shahren lui sourit de manière un peu condescendante lorsqu’elle eut terminé son laïus par un charmant soupir.

Oui, vous vous trompez.

Enfin, en partie mais ne jouons pas sur les mots.

Je sais déjà comment vous vous y prenez, j’ai un ami… Enfin, si l’on peut dire, vous l’adoreriez, précisa-t-elle avec un petit rire qui signifiait tout le contraire, qui m’a expliqué comment cela fonctionnait. Le pacte avec une divinité, les vierges, les bains de sang… La manière est claire et plutôt basique en réalité, c’est le processus biologique qui m’intéresse.

Comment est-ce que le sang d’autrui parvenait à régénérer des cellules ? Volait-elle l’énergie contenue dans l’hémoglobine ? Mais si oui, de quelle manière exactement et serait-il possible de répéter le processus de manière scientifique ? Shahren en était persuadée. Pour elle, magie et sciences n’étaient qu’une seule et même chose et elle s’acharnait à briser les illusions du monde pour expliquer par A + B le fonctionnement de la magie et même, comment aisément le reproduire. Son esprit étriqué, incapable d’imagination, frappait encore pour l’aveugler un peu plus mais elle aurait le temps de s’en rendre compte plus tard.

Je vous l’ai dit, je suis une scientifique et j’ai plusieurs buts dans la vie, qui me sont tous dévolus. Je fais de la science pour la science, pas pour un tiers. Enfin, si, par extension, parce qu’on a tous besoin de financement et que je ne supporterais pas la vie conjugale comme vous le faites… Elle inclina légèrement la tête vers Marishka. Mais bref, j’aime découvrir, j’aime comprendre et percer des mystères impossibles. Et en cela, vous pouvez m’aider en acceptant de me donner un peu de votre sang et de me laisser assister au processus. Regardez…

Elle sortit son téléphone portable, pianota quelques secondes jusqu’à tomber sur la photo d’un groupe de filles assez jolies mais visiblement étrangères.

Je vous fournis même la matière première, elle a été garantie par le dit… Ami dont je vous parlais tout à l’heure. Du sang de qualité. Vous n’aurez qu’à agir comme d’habitude, moi je prends des notes, même pas de photos si vous craignez que je puisse vous faire chanter avec cela. Et ensuite si vous montrez des qualités remarquables qui intéresseraient mon… Protecteur, buta-t-elle sur le terme car elle songeait à Renan et pas à l’Ombre, nous pourrions améliorer votre condition. Sincèrement, passer de comtesse à épouse d’un directeur de journal sans autre ambition que de s’envoyer des midinettes de deux fois votre âge… Enfin votre âge physique, entendons-nous.

Elle ne cherchait pas spécialement à la descendre, elle énonçait juste des faits. SHADOW avait énormément à apporter à une personne si cette dernière y mettait du sien. Evidemment, il fallait jurer fidélité aux idéaux de l’Ombre mais les bénéfices étaient à la hauteur de l’absurdité de la chose. Concrètement, Shahren était indifférente à ses projets tant qu’elle pouvait mener les siens. Et si ses découvertes servaient et bien tant mieux pour eux.

Alors, ce jeu vous amuse-t-il toujours ? demanda-t-elle avec un petit sourire en coin.

Elle n’avait pas songé une seule seconde que peut-êtreMarishka ne parlait pas de son statut de comtesse sanglante mais plutôt de ses secrets de beauté version humaine, ou de sa « réussite sociale ». Shahren manquait par moment d’une certaine subtilité…
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Mar 16 Juin - 17:36 Message | (#)

Le sourire qui ourla les lèvres de la scientifique lui rappela vaguement le sien, quelques années plus tôt. Elle aurait pu s'en vexer, mais Marishka trouvait la jeune femme relativement divertissante et sa jeunesse avait quelque chose de rafraîchissant. Il était rare qu'elle puisse côtoyer d'autres femmes qui ne se montraient pas désagréables avec elle et, parfois, une présence féminine lui manquait sincèrement.

Son regard clair resta donc posé sur la demoiselle qui lui indiqua qu'elle s'était bel et bien trompée et qu'elle connaissait quelqu'un qui lui avait déjà tout expliqué. Un léger froncement de sourcils apparut sur le minois de la comtesse qui n'appréciait pas de ne plus se sentir parfaitement unique et maîtresse de ses secrets. Oh, il aurait été stupide de penser qu'elle était la seule de ce monde à avoir scellé un pacte avec une déesse, Velkan en était la preuve vivante – enfin, morte plutôt – mais c'était toujours désagréable de se faire rappeler la vérité. Pour la suite... Marishka ne fut pas étonnée de l'entendre parler de science et d'étude de son cas. Elle avait déjà rencontré des personnes qui y tenaient, comme un médecin avec qui elle avait joué durant quelques temps au cours des années dix-huit-cents. Il avait tenu à la « sauver » de son immortalité pour qu'ils puissent vieillir ensemble et elle l'avait laissé faire ses analyses, mais en vain. Le pauvre homme n'avait jamais rien trouvé.

La remarque concernant sa vie maritale ne la dérangea guère, elle y voyait beaucoup d'intérêts et n'avait de comptes à rendre à personne, mis à part son prétendu frère éventuellement. Son regard se porta sur la photographie montrée par la scientifique avant de se reporter sur cette dernière lorsqu'elle chercha à la piquer au vif. Pensait-elle pouvoir la vexer pour la pousser à faire ce qu'elle désirait ? C'était bien mal la connaître ! Un sourire amusé ourla ses lèvres en réponse au ris de son interlocutrice.

« Oui, beaucoup. Je vous trouve très amusante. » C'était la vérité. « Mais ne vous trompez pas : j'ai cette situation-là parce que je la désire. Votre... protecteur n'est pas très différent de mon époux : il vous protège et vous finance vos projets en échange de votre aide. Moi c'est peu la même chose, sauf que je n'ai qu'à faire mon devoir conjugal pour bénéficier de ces avantages et que c'est beaucoup plus plaisant que d'analyser du sang ou de faire des recherches vouées à l'échec. » Et gare à elle si elle osait la traiter de prostituée. « Je me demande bien qui est cet ami qui peut prétendre avoir le sang que je recherche. Voyez-vous, mis à part mon cher frère, personne ne sait ce que je désire réellement, pas même mon mari. »

Oui, elle n'aimait pas ce prétendu ami qui croyait pouvoir la cerner sans même la connaître. Ou du moins c'était ce qu'elle s'imaginait, bien loin de se douter que cet individu était en réalité l'une de ses très vieille connaissance. Marishka croisa les jambes en soupirant légèrement, appuyée contre le dossier du siège et semblant réfléchir. La perspective de servir de sujet d'étude ne l'emballait pas spécialement. Bien sûr, il y avait la possibilité d'être au centre de l'attention qui la charmait réellement, elle avait toujours aimé être le sujet principal des discussions, mais la possibilité que d'autres personnes comme elles puissent exister la contrariait beaucoup. Malgré tout, Marishka doutait franchement que cette jeune femme puisse réussir à créer un pareil miracle.

« Vous perdez votre temps. La magie n'a pas de base scientifique, vous ne trouverez strictement rien dans mon sang qui puisse expliquer que je suis immortelle et toujours aussi jeune. » Elle l'avouait clairement. « Ce serait comme de chercher à expliquer génétiquement les émotions. Par là j'entends d'expliquer par exemple pour telle personne tombera amoureuse de tel individu. » Ce qui n'était pas possible à sa connaissance. « Je n'ai pas peur des menaces que vous pourriez faire. Si vous êtes aussi intelligente que vous en avez l'air, vous ne le ferez jamais. Je pourrais même vous inviter à partager l'un de mes bains si vous le souhaitez. » Elle eut un sourire amusé. « Cela dit, je me méfie de ce que vous pourriez faire de ces résultats. Si par miracle vous réussissez à découvre quelque chose, qui me dit que vous ne l'utiliserez pas pour rendre tous vos amis immortels ? Je n'aime pas l'idée de voir d'autres personnes me ressembler. »

Autant être honnête dès le début. Après quelques secondes de silence, Marishka décroisa ses jambes avant de changer de position pour se redresser et s'installer aux côtés de Shahren, suffisamment près pour frôler son bras du sien et se pencha vers elle comme si elle cherchait à faire des messes basses. Son menton effleura l'épaule de la scientifique tandis qu'elle parlait.

« L'autre différence entre le mariage et l'accord avec des... protecteurs, c'est que je peux divorcer dès que je le désire. Vous non. Les organismes de grande envergure ont tendance à demander une trop grande fidélité et lorsqu'on est immortel comme moi, le terme « service éternel » prend tout son sens. Je n'ai aucune envie de devoir quelque chose à quelqu'un, alors si vous voudrez mon aide ma jolie scientifique, il faudra trouver une autre solution. Et me donner quelque chose que je ne peux pas trouver moi-même. » Elle désigna le portable de Shahren. « Mon frère me trouve les proies idéales et il n'aimerait pas beaucoup que j'aille voir ailleurs. »

En vérité, Velkan s'en moquerait, mais Marishka avait envie de voir jusqu'à où elle pouvait aller et ce qu'elle pourrait bien obtenir en échange d'une éventuelle collaboration de sa part. Du sang, il y en avait partout et avec des moyens comme cette jeune femme semblait avoir, elle pourrait certainement lui proposer bien mieux !
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Mer 17 Juin - 13:13 Message | (#)

Shahren aurait bien voulu pouvoir en dire davantage sur le fameux ami qu’elle avait évoqué plus tôt mais elle lui avait promis de ne pas le faire. Non pas qu’il cherchait à garder l’anonymat, simplement il voulait ménager son effet. Visiblement, à ses yeux, il n’y avait rien de plus important qu’une entrée bien réussie. La scientifique évita donc de relever, laissant Marishka lui expliquer que concrètement, leurs situations étaient semblables. Un frisson d’horreur parcourut l’échine de Shahren lorsqu’elle s’imagina, l’espace d’une seconde, mariée avec Renan et obligée de coucher avec lui pour obtenir ce dont elle avait besoin. Techniquement, sa phobie des contacts physiques s’était envolée avec l’installation des puces neuronales mais ça n’avait pas stimulé son désir de nouvelles expériences charnelles.
Et heureusement. Quelle perte de temps ce serait !

Les émotions peuvent scientifiquement s’expliquer. Elles ne sont que la combinaison de connexions entre deux ou plusieurs synapses et un peu de chimie élémentaire, répondit-elle au tac au tac. Elle avait l’habitude qu’on lui sorte et cette excuse, et cet exemple. Si vous me laissez toucher votre cerveau, je peux vous faire tomber amoureuse de moi. Cela n’aurait aucun intérêt, nous sommes d’accord, mais je pourrai le faire. Tout comme je serai techniquement capable de guérir un sociopathe, mais là aussi, aucun intérêt. On se porte mieux sans l’empathie.

Elle parlait d’expérience. Elle n’échangerait son état contre rien au monde, les émotions étaient beaucoup trop encombrantes !

L’idée de base en réalité, c’était simplement de comprendre le processus car si je ne me trompe pas, c’est votre vieillissement qui est stoppé mais vous n’êtes pas invulnérable, non ? Si je vous tire une balle dans la tête, vous mourez. Si je vous ouvre en deux, vous mourrez. Je cherche à comparer cela avec la capacité mutante de régénération que possède mon cher ami qui a l’amabilité de garder la portière. Pour comprendre les ressemblances et les différences, afin de voir si la magie est réellement plus puissante qu’une mutation, si elle est différente… Ou si l’on donne deux noms différents à la même chose. Vous comprenez ? C’est pour la science. Personnellement je ne suis pas intéressée par la vie éternelle.

Certes elle était en train de synthétiser un sérum supposé interrompre son vieillissement à partir du sang d’Adam mais c’était uniquement le temps d’accomplir ses objectifs. Ensuite, elle se moquait de mourir. Ce n’était, à ses yeux, qu’une expérience supplémentaire et elle n’avait pas peur de cela.
De toute façon, avec ses puces, elle n’avait plus peur de rien et c’était problématique.
Cela dit, connaissant son cousin, il tiendrait un tout autre discours. Lui, la vie éternelle, il la voulait. Dans le cas contraire, il ne l’aurait pas envoyé parler avec Marishka.

Cela dit vous avez raison, être condamnée à servir éternellement la même cause doit être problématique à la longue. A votre place, je n’accepterai pas non plus.

Elle avait parlé sans réfléchir en formulant sa proposition, mais elle pouvait toujours lui fournir de l’aide, sans pour autant en savoir trop au sujet de SHADOW.

Quelque chose que vous ne pouvez trouver par vous-même ? Mh, mettons… De l’animation dans votre vie ? Vous n’allez pas me faire croire que vous vous amusez à être la potiche d’un autre homme ? De ce que j’ai lu sur vous, vous étiez puissante à l’époque, vous avez même gouverné à la place de votre mari. Cela ne vous plairait pas ? Ou jouer à la criminelle ? Après tout vous êtes dans la capitale mondiale des héros et des vilains, avoir une double identité pourrait pimenter un peu votre quotidien. Parce que laissez-moi vous dire une chose, Marishka. Vous êtes une très belle femme, le sang vous conserve à la perfection, mais il ne peut rien faire pour l’éclat de vos yeux. A quoi bon une vie immortelle si on la passe à ne rien faire ?

Et cela, Shahren le pensait sincèrement. A force de côtoyer l’Archidémon, elle savait que l’ennui était le pire ennemi des personnes supposées vivre éternellement et il fallait avouer que la vie de Marishka, telle qu’elle paraissait être, manquait clairement d’action. Mais la scientifique se trompait peut être, après tout on ne peut pas tout apprendre sur Internet.

Je pourrai vous aider, ce sera un peu comme… Un hobby ? Depuis quelques temps, j’ai envie de tenter de nouvelles expériences. On pourrait faire un échange de bons procédés, non ? Vous me donnez un peu de sang et moi, un peu d’excitation.

Et non, il n’y avait pas de double sens.
Elle laissait cela à un autre qui, à n’en pas douter, serait des plus intéressés.
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Mer 17 Juin - 18:11 Message | (#)

Marishka fronça légèrement du nez lorsqu'elle entendit la réponse scientifique de son interlocutrice. Elle savait effectivement que les émotions s'expliquaient et se basaient sur des signaux envoyés par le corps, mais ce qu'elle voulait dire, c'était plutôt que rien ne déterminait qu'une personne serait attirée par les blondes à forte poitrine et non par les brunes aussi plates que des planches à repasser. Mais elle jugea inutile de revenir là-dessus, convaincue que la demoiselle n'allait pas chercher à comprendre son point de vue : elle était enfermée dans un carcan qui la rendait presque hermétiquement close aux avis extérieurs. C'était le problème des génies : ils avaient tendance à refuser de croire que quiconque d'autre qu'eux puisse avoir raison. Et la comtesse aurait été bien mal placée pour critiquer Shahren : elle-même se croyait – souvent à tort – imbattable sur de nombreux points. L'âge n'apprenait pas l'humilité, c'est un fait.
Toujours est-il qu'elle avait appris quelque chose sur cette étrange jeune femme : elle n'aimait pas les gens et n'appréciait pas la proximité avec autrui. Cela dessina un sourire amusé sur les lippes de la blonde, elle aurait presque envie de s'amuser avec ça !

Elle écouta patiemment la suite en notant plusieurs choses qui lui plaisaient grandement. Son regard se fit songeur et elle pesa réellement le pour et le contre dans la proposition qui lui fut présentée. Soyons honnêtes : Marishka s'ennuyait sérieusement lorsqu'elle n'était pas en compagnie de Velkan ou à se baigner pour s'offrir une cure de jouvence. Malheureusement pour elle, depuis qu'elle était mariée, ses sorties avec son vampire préféré se faisaient de plus en plus éloignées. Elle soupira doucement avant de hausser les épaules, semblant prendre tout cela à la légère alors qu'en réalité, l'idée lui plaisait beaucoup.
Ne jamais trop s'emballer, toujours garder un calme olympien pour inviter l'autre à insister et offrir davantage.

« Pourquoi pas. Ce serait amusant en effet. Vous me plaisez bien. » Elle posa les yeux sur elle et la scruta. « J'ai déjà quelques idées sur ce que nous pourrions faire toutes les deux. Surtout si je peux me débrouiller pour dissimuler mon identité pendant quelques-uns de nos sorties. »

Car, après tout, elle ne s'amuserait réellement qu'en sachant qu'elle n'avait pas à craindre les regards des autres qui pourraient la reconnaître et déranger sa vie d'épouse parfaitement respectable ! Jusqu'à présent, la comtesse n'avait jamais mis les mains dans les affaires louches de cette ville : c'était toujours Velkan qui s'occupait de ramasser les filles qu'ils utilisaient ensuite pour remplir leur part du marché et c'était aussi lui qui faisait disparaître les corps et la masse importante de sang qu'elle utilisait pour ses bains. Alors, oui, s'amuser un peu plus librement lui plairait assez !

« Juste du sang, c'est entendu. Mais je voudrai connaître l'avancée de vos recherches. Il s'agit de moi après tout et même si je ne suis pas scientifique, j'ai tout de même envie de savoir ce que vous découvrirez. » Elle restait curieuse de nature. « Mais vous avez raison, je suis immortelle par la vieillesse, toutefois il est possible de me tuer. Notez bien que je possède tout de même une capacité de régénération. Si je me fais blesser, du moment que la blessure n'est pas mortelle ou trop profonde, je peux me baigner dans du sang pour permettre à mon organisme de se soigner lui-même. » Elle réfléchit quelques secondes. « Un médecin que j'ai fréquenté dans les années dix-huit-cents avait émis l'hypothèse que mes cellules puissent être stimulées par le sang et que leur évolution soit... accélérée pour qu'elles reviennent à un stade normal en un temps record. Il était intelligent, mais j'ignore ce que son hypothèse vaut. » Et elle se moquait un peu. « Cela dit... votre cher ami qui se régénère est très charmant. Je ne serais pas contre lui proposer un bain de sang pour voir les effets que cela aurait sur lui. »

Un sourire lourd de sous-entendus ourla les lèvres de la comtesse alors qu'elle scrutait le visage de la jeune femme. Dans son monde « mon ami » voulait dire « l'homme avec qui je couche » et elle était absolument convaincu qu'il y avait quelque chose entre ces deux-là. Sous-entendre qu'elle ne serait pas contre jouer la bête à deux dos avec lui était le meilleur moyen pour stimuler l'éventuelle jalousie de la brune et vérifier si son hypothèse était bonne. Mais en soit, même s'il était effectivement agréable à regarder, Marishka choisissait davantage ses partenaires pour la porte-feuille que pour leur physique.

« Et comment ferons-nous ? Si je ne veux pas vous rejoindre, mais que vous me suggérez de jouer avec une double identité ? J'imagine que vous devez avoir une idée en tête ? » Même si elle pourrait certainement se débrouiller seule. « Pour ma part, je peux d'ores et déjà vous dire que j'ai plusieurs idées vous concernant. » Elle sourit à nouveau avant de lever la main pour caresser la joue de Shahren avec son doigt. « Vous n'avez pas l'air de beaucoup apprécier les autres. Je me demande même si vous n'êtes pas encore vierge ? Si c'est le cas, vous auriez aussi pu me servir, mais pour autre chose. »

Elle faisait référence aux vierges nécessaires pour conserver sa jeunesse, elles étaient malheureusement de plus en plus difficiles à trouver et parfois, Marishka désespérait. Quel siècle de dépravation, une preuve supplémentaire que la jeune femme à ses côtés sortait effectivement du lot !
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Sam 20 Juin - 12:37 Message | (#)

Je ne me base jamais sur les théories des autres, la majeure partie du temps, ils ont tort, précisa-t-elle. Mais il est évident que je vous tiendrai au courant de mes avancées. Je suppose que cela vous intéresse, puisque c’est à votre sujet, et ce même si vous n’aimez pas la science…

Ce qui était toujours un énorme défaut aux yeux de Shahren.
Comme quoi, personne n’est parfait. Même si elle leurs connaissait un ami commun qui n’était pas de cet avis.

En guise de petite vengeance (ou pour toute autre raison) Marishka parla d’Adam, allant jusqu’à proposer de partager un bain de sang avec lui. Shahren ne savait pas exactement ce qu’elle pensait de l’idée, elle qui n’avait pas l’habitude de ressentir des émotions de ce genre. La jalousie n’entrait pas dans ses habitudes mais elle finit par décider que ça ne lui plaisait pas du tout. Adam lui appartenait, il était sa création, sa plus belle réussite et elle refusait de le partager avec une autre qui pourrait l’abîmer ou serait incapable de l’apprécier à sa juste valeur. Son corps entier lui appartenait et cela incluait son sexe. Parfois, ils couchaient ensemble et c’était une expérience agréable. Elle n’avait jamais envisagé l’idée qu’il soit avec une autre femme. Elle savait qu’il n’avait jamais agi de la sorte puisqu’elle voyait tout ce que lui voyait grâce à son œil, seulement…
Non, définitivement non.
Il était sa chose, sa possession, comme certains refusent de prêter leur voiture, elle ne voulait pas céder, même temporairement, son cyborg à qui que ce soit. Déjà que c’était assez pénible d’être obligé, avec Renan…

C’est très aimable de votre part mais je ne prête pas ce qui m’appartient. Je pense que vous pouvez comprendre cela… J’ai trop investi sur lui. Voyez-vous, sa régénération n’est pas son seul atout mais cela, je pourrai vous le montrer en temps voulu.

Rien de pervers dans cette remarque, même un esprit mal tourné pouvait se laisser abuser… Sans mauvais jeu de mots.

Le sujet de leurs occupations revint sur le tapis, Marishka affirmait avoir plusieurs idées, ce qui était aussi le cas de Shahren. Après tout, elle ne connaissait pas grand-chose du monde extérieur, contrairement à cette femme, qui pourrait lui servir de guide au cœur de ses expériences sociales. Elle arqua un sourcil à la mention de sa virginité, puis la pièce tomba.

Je ne suis plus vierge depuis plus de dix ans vous savez, mais c’est aimable de considérer mon sang comme apte à vous…servir ?

Elle eut un rire un peu sec.

J’avais, pour ma part, des activités un peu plus variée à l’esprit. Connaissez-vous un endroit qui s’appelle le Cirque des Damnés ? Un lieu charmant où vous devriez vous sentir à votre aise… Le concept de l’endroit est amusant, il faut absolument être déguisé pour entrer. Donc dans votre cas, vous pourriez être vous-même, en comtesse, à l’intérieur.

Et oui, tout ça pour ça.
C’était une manière de se venger pour ses insinuations, que de la précipiter dans les griffes d’un vieil ami qui serait encore plus convainquant que Shahren elle-même. Avec un peu de chance, elle obtiendrait encore davantage de la comtesse. Ou peut-être pas. Tant qu’elle avait son sang, c’était suffisant.

C’est un club remplit de créatures surnaturelles et de mutants. Personne de tout à fait normal, personne pour s’intéresser à votre secret ou à vos particularités et surtout, personne pour risquer de vous reconnaître. Je vous y garantis une soirée riche en émotions fortes, si vous acceptez de jouer le jeu ? Ce sera une petite surprise, pour sceller notre arrangement.

Shahren se pencha et, dessous le siège, sortit une petite mallette qui contenait le nécessaire pour une prise de sang. Elle l’ouvrit, pour montrer son intérieur à Marishka. Si elle la laissait prendre son hémoglobine pour l’analyser, elle acceptait forcément son invitation pour cette fameuse soirée. Et ensuite ? Ah ! Seul l’avenir et l’humeur d’un certain archidémon en décideraient.
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Sam 20 Juin - 15:25 Message | (#)

Marishka ne fut pas surprise d'apprendre que la scientifique ne comptait pas se baser sur les trouvailles d'un autre homme. Elle était si vaniteuse qu'elle devait vouloir tout faire de A à Z, quitte à délaisser une piste intéressante parce qu'elle ne venait pas d'elle. La hongroise esquissa un sourire amusé, se demandant si elle avait été jusqu'à inventer ses propres théorèmes et si elle refusait d'utiliser les lois déterminées par d'autres chercheurs avant elle. Qu'elle s'estima du-dessus des génies unanimement acclamés ne l'étonnerait guère. Mais c'était une chose que la comtesse appréciait : les gens vaniteux l'avaient toujours beaucoup attirée, du moment qu'ils ne s'amusaient pas à la rabaisser bien évidemment, sans quoi elle ne se gênait pas pour les écraser et lui montrer qu'ils n'étaient que de ridicules et insignifiants insectes.

Un léger rire échappa à l'immortelle lorsqu'elle entendit Shahren décliner l'idée d'un bain avec son charmant méta-humain. Ce n'était pas si surprenant, même si elle se montra un peu trop... calme au goût de la comtesse. Elle aurait beaucoup apprécié d'avoir eu droit à un brusque rappel à l'ordre qui la convaincrait que cette charmante demoiselle avait aussi un point sensible commun à bien des femmes : la jalousie. Cependant, elle n'oubliait pas complètement cette idée et comptait bien se montrer plus amicale avec le méta-humain dès leur prochaine rencontre. En soit, il ne l'intéressait pas franchement, même si des capacités de régénération se révélaient intéressantes, mais si elle pouvait s'amuser un peu aux dépends de la brune, c'était une bonne idée ! Shahren apprendrait rapidement que Marishka aimait autant s'amuser avec les gens qu'à leurs dépends.

La question de la virginité ne sembla pas franchement la perturber, mais la hongroise n'en fut pas très surprise. Une scientifique était généralement plus terre-à-terre dans sa manière de voir les choses, par conséquent elle ne devait pas être très pudique et voir une personne dénudée ou devoir parler de sa sexualité était certainement aussi commun que de parler de la pluie et du beau temps. Toutefois, la suite de la discussion fut bien plus... surprenante ? Intéressante, c'était le mot. Marishka avait vaguement entendu parler de cet endroit, Velkan avait cité ce lieu au cours de l'une de leur discussion, mais elle ne s'y était jamais vraiment intéressée. L'épouse d'un riche notable de la ville n'allait pas traîner ses guêtres dans un pareil endroit ! Elle resta donc silencieuse, observant le visage de la demoiselle jusqu'à ce que celle-ci se penche pour tirer une mallette de sous le siège. En voyant ce qu'elle contenait, Marishka sourit d'un air amusé, puis glissa son regard jusqu'à Shahren.

« Je vous trouve bien sûre de vous ma délicieuse amie. » Elle posa ses mains sur ses genoux. « Vous aviez l'air persuadée de réussir à me convaincre de vous laisser prélever mon sang. À moins que ce ne soit une mesure de sécurité et que vous vous promeniez tous les soirs avec ce genre de mallette sous votre siège. » Elle sourit à nouveau. « J'ose à peine imaginer ce que vous dissimulez sous votre lit ! Mais peut-être pourrais-je le vérifier un jour ? »

Elle n'était pas sérieuse, ce n'était que de la provocation. Marishka était née à une époque où les relations entre deux personnes du même sexe n'étaient pas tolérées, de plus elle n'avait jamais été physiquement attirée par une femme. Bien sûr, les baisers et les simples caresses comme elle l'avait déjà fait avec Shahren n'entraient pas dans la même catégorie, mais c'était là une donnée que la scientifique n'avait pas en sa possession, la provoquer ne coûterait donc rien et l'amuserait beaucoup !

« Mais soit. Je vais vous laisser faire, parce que cet endroit m'intéresse beaucoup. » Elle releva son bras pour le présenter à Shahren. « Arrangez-vous pour que ce soit peu visible, je n'ai pas de sang sous la main pour faire disparaître la trace. » Et elle était coquette. « J'ai entendu parler de cet endroit, je ne connais pas spécialement son concept ni son public, toutefois j'exprime quelques légers doutes. Je n'ai rien contre l'idée de jouer mon rôle de comtesse, il me vient naturellement, cependant je ne tiens pas à ce qu'un visiteur trop zélé ne parvienne à me reconnaître et raconte cette histoire dans la presse. » Elle darda son regard dans celui de Shahren. « J'ai une certaine réputation à tenir et je ne suis pas convaincu que mon époux approuverait ce genre de lieu. Il est un peu de la vieille école. » Très en retenu, ce qui amusait beaucoup son épouse. « Et cette soirée, vous l'imaginiez quand ? Ce soir ? Un autre jour ? » Elle pencha légèrement la tête sur le côté. « Je ne m'y rendrais qu'en compagnie de mon protecteur. Pas que je ne vous fasse pas confiance, mais comme vous l'avez dit, je ne suis pas totalement immortelle, il faut que je me préserve un peu. » Un léger haussement d'épaules. « Et puis ce costume demandera un peu de préparation. »

Elle conservait encore ses robes de comtesse et d'autres atours de ce genre, mais tout était stocké dans l'appartement de Velkan, à New York donc, il faudrait un peu de temps pour tout préparer. Mais au moins l'idée lui plaisait, c'était un bon début.
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Dim 21 Juin - 12:23 Message | (#)

Un peu des deux pour être honnête. Si vous aviez refusé, j’aurai dû vous enlever mais ça devient lassant comme pratique alors j’essaie de convaincre les gens qui m’intéressent de coopérer…

Elle haussa les épaules comme si elle venait d’avouer qu’elle volait parfois une pomme chez le marchand de fruits. Puis elle lui sourit.

Quand nous nous connaîtrons mieux, je vous inviterai à visiter mon lieu de vie. Vous allez adorer.

Et elle avait insisté sur le mot exprès.
Shahren ne cachait rien de particulier sous son lit, par contre sous sa table d’opération, c’était une autre histoire. Et parfois, elle s’y assoupissait parce qu’elle était juste à bonne hauteur pour détendre son dos en même temps. Evidemment tout cela, Marishka l’ignorait mais peut être l’apprendrait-elle un jour, à ses dépens ? Après tout, si Shahren n’avait jamais eu d’amis, ce devait être pour une bonne raison…

La comtesse releva sa manche et présenta son bras à Shahren en lui conseillant de faire attention, ce qui lui valut un regard légèrement condescendant. Elle était une professionnelle, elle savait où piquer pour ne pas provoquer de bleu. L’aiguille était fine, bien plus que celle dont on se servait pour les prises de sang habituellement. Elle tapota doucement sur l’intérieur de son bras pour faire ressortir la veine puis, d’un geste expert, la scientifique piqua et toucha directement. Tout juste dut-elle ressentir une petite piqure. Pendant ce temps, elle continuait de parler, acceptant son invitation tout en insistant bien sur la faveur qui lui était faite. Parce qu’elle risquait gros et bla et bla et bla. Toujours la même histoire. Elle ne comprenait pas comment un mari pouvait être aussi pénible. A quoi bon se marier, d’ailleurs ? Cette institution n’avait aucun intérêt aux yeux de Shahren, que du contraire.

Et bien si vous devez confectionner votre robe et être accompagnée par votre protecteur, je doute fort que nous puissions nous y rendre ce soir, n’est-ce pas ?

Non pas qu’elle en avait l’intention, d’ailleurs son costume était au labo, elle aurait donc de toute façon dû y retourner.

Convenons donc dans une semaine, ce même jour ? Il y a une soirée un peu particulière le jeudi, sur le thème des origines. C’est pratique, n’est-ce pas ? Comme je vous l’ai dit, l’endroit est fréquenté par énormément de créatures et autres mutants. Pour ces derniers évidemment, c’est l’occasion de mettre leur particularité en avant mais pour les autres…

Shahren aimait particulièrement le jeudi soir, il lui permettait de repérer des proies intéressantes même si elle n’avait, théoriquement, pas vraiment le droit d’y toucher. Ainsi, la Comtesse pourrait venir telle qu’elle le désirait et côtoyer une multitude d’autres personnes. Le seul inconvénient de cette soirée était que Raphaël la passait sous sa forme d’ombre et qu’il se glissait partout.
Sans mauvaises pensées.

Je vous promets que personne n’ira rapporter quoi que ce soit à votre mari. Dans le pire des cas, nous lui effacerons la mémoire, ça n’a rien de bien compliqué vous savez. Je m’étonne quand même qu’une femme comme vous se préoccupe d’un homme aussi inférieur…

Pour ce qu’elle en savait, le mari de Marishka n’était ni un mutant, ni un mage, ni même une créature. Son protecteur, par contre, de ce que lui avait dit Raphaël, était un spécimen intéressant de vampire assez âgé, ce qui était de plus en plus rare.

Ce rendez-vous vous sied-il, madame la Comtesse ? demanda-t-elle en ôtant l’aiguille de son bras avant d’appliquer un petit coton induit d’une solution antiseptique. Mieux valait ne pas lui faire attraper une maladie, après tout elle n’était pas immortelle sur tous les plans… La perdre aussi bêtement serait aussi ridicule que contrariant. A minuit, vous pourrez entrer. Je vous attendrai au bar.

Elle et « leur ami commun » mais cela, elle le découvrira le moment venu…
Soigneusement, Shahren boucha la fiole contenant le sang de Marishka et la plaça dans la valise, sur un emplacement sécurisé prévu pour qu’elle ne risque pas de se briser. Ensuite elle referma le tout et lui fit reprendre sa place sous le siège.
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Dim 21 Juin - 18:10 Message | (#)

Un léger rire avait échappé à Marishka lorsqu'elle avait entendu la réponse de Shahren : l'enlever ? Qu'elle tente donc un jour et elle aurait une drôle de surprise ! L'hypnose permettait de se sortir des situations les plus inattendues et elle espérait bien pouvoir lui faire comprendre un jour. Mais pour le moment, elle préférait garder son effet pour elle et se borner à une discussion légère. Elles se donnèrent donc rendez-vous une semaine plus tard avec une soirée à thème qui correspondait plutôt bien à ce que la comtesse avait en tête. Un air pensif se peignit sur le minois de la blonde tandis qu'elle essayait de visualiser la soirée en question, mais préféra se ménager un petit effet de surprise. Ce n'est que lorsque Shahren lui parla de son mari d'un air désapprobateur que l'immortelle s'accorda un nouveau rire : elle ne manquait pas de verve celle-là ! Il était vrai que James Wilkinson était un homme considéré comme inférieur par de nombreuses personnes : humain, n'étant doté d'aucune capacité spéciale, mais il avait un beau pedigree et un porte-feuille assez imposant. Puis, plus important que le reste : il avait du pouvoir. Pas autant que son premier époux, mais c'était mieux que rien.

Son regard se posa sur le trou minuscule laissé par l'aiguille et elle le contempla d'un air pensif avant que son attention ne se porta sur le minois de la scientifique.

« Minuit ? L'heure idéale. » Elle sourit légèrement. « Notre premier rendez-vous, dans un lieu charmant si j'en crois vos paroles, j'ose espérer qu'il sera à la hauteur. Je supporte très mal les déceptions voyez-vous. » Un soupir lui échappa. « Mais ne vous fourvoyez pas à mon sujet ma charmante amie : je me préoccupe de mon époux comme je me préoccuperais d'un jeune chiot qui me divertirait. Les humains sont bien insipides en comparaison d'autres individus que j'ai été amenée à côtoyer, il faut bien leur trouver de l'utilité, sinon je m’ennuierais rapidement. » Et elle englobait les méta-humains dans le lot. « Nous nous retrouverons donc jeudi prochain à minuit. Soyez à l'heure. »

Sans plus de cérémonie, elle se pencha vers Shahren pour lui faire une bise au coin des lèvres avant de se glisser vers la porte de la voiture et regagner la ruelle. Avant de s'en-aller, elle tourna la tête vers le fameux méta-humain pour le scruter avec un intérêt très accentué.

« Je comprends pourquoi elle veut te garder pour elle. »

Elle lui offrit un geste de la main avant de vérifier que le passage était bien libre, puis regagner la réception où son époux ne manquerait pas de l'attendre, du moins s'il avait cessé de s'intéresser à cette godiche qui lui faisait du plat au moment où elle avait quitté la réception en charmante compagnie !
Quelques heures, lorsqu'ils quittèrent l'endroit pour rentrer chez eux, Marishka prit soin d'être aussi silencieuse que possible pour bien faire comprendre à son époux qu'il avait intérêt à ne plus jouer à ce jeu-là avec elle. Le résultat ne se fit pas attendre : quelques jours plus tard, elle eut droit à un superbe bijou qui lui redonna tout son allant. Oui, définitivement les humains avaient quelque chose de divertissant.

*****
*********

Une semaine plus tard, la voiture s'arrêta non loin du fameux cirque des damnés. Velkan était vêtu d'une tunique qu'il portait à l'époque de leurs pérégrinations en Hongrie et si elle avait l'air un peu basique aux yeux des novices, pour quelqu'un qui avait côtoyé de véritables vampires, son authenticité n'était plus à prouver ! Marishka quant à elle avait enfilé une tenue de la même période. L'une des rares robes de comtesse que le vampire avait réussi à se procurer après sa prétendue mort. Elle était entièrement noire et blanche, le tissu épais était d'excellente qualité et le bijou de tête qu'elle portait semblait plus authentique que jamais – et à raison puisque c'était le cas. Elle portait quelques bijoux tout aussi véritables et la seule chose qui changeait de son époque de comtesse était le maquillage : soigneusement étudié pour paraître ancien, il l'embellissait tout de même largement plus que si elle était apparue au naturel. Élisabeth espérait que le résultat serait à la hauteur, car ce soit c'était bien la comtesse et non la femme contemporaine qui était de sortie.

Elle enroula son bras autour de celui du vampire tandis qu'ils s'approchèrent de l'entrée du cirque et furent assez rapidement introduits, ce qui plut grandement à la comtesse. Levant les yeux vers son compagnon du soir, elle lui offrit un sourire ravi.

« Ne sois pas trop butor ce soir, elle me plaît bien. »

L'intéressé ne semblait pas ravi de se trouver là et il aurait volontiers cédé sa place à un autre, mais les siècles passant les avaient liés et à ce jour, Velkan lui était au moins autant attaché qu'elle ne l'était à lui. Il ne lui aurait jamais faussé compagnie alors qu'elle risquait gros en venant ici.
Shahren fut rapidement repérée et la comtesse s'approcha d'elle avant de la saluer, le bras toujours enroulé autour de celui de son comparse.

« J'avais eu un léger doute, je me demandais si vous seriez là. » Même si son sourire semblait toujours aussi amusé que lors de leur dernière discussion. « Votre charmant mutant est dans le coin ? »

Juste une légère pique au passage.
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Ce qui fait la noblesse d’une chose, c’est son éternité ϟ Shahren

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