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Aux grands crimes les dieux réservent de grands châtiments ▬ Libre

 
Message posté : Lun 9 Mar 2015 - 12:24 Message
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Pendant ses journées, Ezio avait beau être un prêtre bon sous tous rapports, la nuit cette donnée changeait légèrement. Oh, pas de son point de vue. Après tout, l'homme de foi qu'il était se montrait convaincu de la logique de ses actions : il ne s'agissait pas de mauvaises choses, mais juste d'offrir la pénitence à des âmes égarées. Lorsque le soleil allait se reposer, Ezio abandonnait sa soutane pour enfiler une tenue plus pratique et lui permettant de remplir la mission qu'il s'était fixée : purger Star City du mal qui la gangrenait. C'est donc vêtu de son pantalon et de son haut noir qu'il avait quitté l'église qui lui servait de lieu de vie, rabattant sa capuche sur son visage marqué d'une croix tracée pour l'occasion. La lance qui l'accompagnait dans ses périples était aussi de sortie : il la gardait précieusement à l'abri des curieux et des autres membres de l'église de manière à ne pas éveiller les questions déplacées.
Désormais, il ne restait plus qu'à débusquer le mal pour le combattre.

Faisant le choix de s'éloigner de Little Italy où il pourrait être reconnu – sait-on jamais – le prêtre jetant son dévolu sur un quartier où les criminels étaient légion – s'il en croyait la rumeur. Localiser un pêcheur n'allait pas être compliqué et lorsqu'il arriva au pied d'un immeuble, l'Italien décida d'y grimper pour avoir une vue d'ensemble de la zone. Son entraînement lui avait permis d'acquérir un bon cardio et il savait comment s'économiser pour rivaliser contre des métahumains. Ezio avait beau être né humain, sa foi lui conférait des talents particuliers et il comptait bien être à la hauteur de ma tâche que le Vatican lui avait confiée. Il avait traqué des succubes, des démons ou d'autres créatures de ce type, ce n'était donc pas pour échouer face à des criminelles qui détournaient les bons croyants du chemin du Seigneur.

Arrivé là-haut, il promena son regard bleu sur les environs. Plusieurs mouvements furent rapidement remarqués non loin de là, mais il semblait que c'était des jeunes en train de s'amuser entre eux. Même en imaginant qu'ils soient en train de consommer de la drogue, le prêtre n'allait pas agir, pas en tant que Trinité du moins. Ezio s'occupait d'approcher les adolescents perdus pour leur montrer le chemin de l'église, mais le traqueur se débrouillait pour offrir une nouvelle chance aux criminels en leur ôtant la vie de telle sorte à ce qu'ils puissent se racheter là-haut. C'était donc au « gros gibier » qu'il s'intéressait ce soir-là.

L'Italien patienta un bon moment. Peut-être une demi-heure, peut-être plus, mais quelque chose lui disait qu'il allait être récompensé. Il s'agissait sans aucun doute d'un avertissement du tout puissant et le prêtre n'était pas homme à ignorer son instinct. Grand bien lui fit, car quelques minutes après son dernier tour d'horizon, Ezio aperçut des mouvements plus sérieux à quelques immeubles de celui où il se tenait. Un groupe de trois individus s'était formé et rien qu'à la manière dont ils se mouvaient, n'importe qui aurait compris qu'ils cherchaient quelqu'un à malmener. Voire pire. Sans perdre davantage de temps, l'homme descendit à nouveau au pied de l'immeuble en empruntant l'escalier de secours, puis se débrouilla pour gagner la ruelle empruntée par les hommes suspects, le tout sans se faire repérer bien évidemment. Il y avait plus normal qu'un homme tout de noir vêtu, en train de se promener avec une lance accrochée au dos. Dès lors qu'il arriva derrière le groupe, Ezio comprit qu'il avait affaire à des criminels de haute volée. Ils étaient armés et en train de discuter du casse d'une supérette qui se trouvait au coin de la rue. Son arrivée ne manqua pas d'attirer l'attention du trio et celui qui devait être le chef lui adressa la parole.

« Hey, mec ! C'est quoi ton déguisement ? Tu t'es paumé ? ! »
« Les pénitents seront pardonnés, les pêcheurs seront châtiés. Qu'êtes-vous ? »
« Qu'est-ce qu'y dit ? T'as fumé ou quoi ? »
« Il est encore temps de vous confesser. »

Ezio ne tuait pas sans avoir cherché à obtenir la confession de ses adversaires. Ils devaient le faire pour qu'il puisse leur accorder l'absolution et leur permettre de se racheter dans l'autre vie. Cependant, ces hommes ne semblaient pas motivés à l'aider dans sa tâche, car, agacés par les paroles du prêtre, son interlocuteur dégaina un couteau à cran d'arrêt avant de s'approcher de lui pour essayer de le planter. Ezio avait été entraîné à se battre à la lance et il détacha cette dernière de son dos pour maintenir l'homme à distance. Fidèle à lui-même, il tenta à nouveau d'obtenir la confession de l'homme, mais celui-ci – ainsi que ses comparses – refusa, contraignant le prêtre à agir. Sa maîtrise surclassait clairement celle des trois petites frappes qui avaient appris leurs techniques sur le tas et il n'eut aucune peine à les dominer. Le combat se solda finalement par le châtiment des trois individus – à comprendre leur passage dans l'au-delà. Ezio était en train de leur accorder les dernières attentions qu'un prêtre offrait aux morts lorsqu'une présence se fit sentir. Se redressant, l'Italien se tourna pour faire face au nouvel arrivant.

« Ami ou ennemi ? »

Au moins la question était claire, autant entrer dans le vif du sujet.
 
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Message posté : Ven 13 Mar 2015 - 16:52 Message
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La vérité c'est que j'avais pas vraiment cherché ce qui était arrivé... pour une fois je pourrais presque plaider non coupable avec conviction... enfin presque. Tout avait commencé il y a une semaine, pour une raison qui m'échappait la pire terreur de mon lycée, Greg Parkins s'était mis en tête que j'avais couché avec sa sœur et il m'avait poursuivit dans relâche avec sa bande d'amis pour me tuer... et non ce n'est pas une manière de parler, Parkins est un vrai malade. J'avais passé deux jours entiers à fuir jusqu'à ce qu'il me tombe finalement dessus, j'avais tenté tant bien que mal de le convaincre que je n'avais pas touché sa sœur... c'était pas tout à fait vrai, mais en même temps je dirais qu'environ quatre vingt pour cent de la gente masculine du lycée avaient touché sa sœur, ce qui me faisait vraiment me demander pourquoi il s'en prenait à moi et non aux autres. Mais bon, j'avais dut trouver quelque chose de rapide et de concret pour empêcher ce qui semblait inévitable, j'avais donc fait quelque chose de vraiment stupide. Je lui avais promis une invention révolutionnaire qui lui permettrait de faire tout ce qu'il voulait... un système réflecteur de lumière qui permettait de devenir invisible. Je bossais dessus depuis quelques jours déjà, il était quasiment finis mais j'avais toujours un léger soucis à régler, le temps... la machine cessait de fonctionner au bout d'une dizaines de minutes et il lui fallait être rechargé. J'avais proposé à Greg de lui donner la machine dès qu'elle serait vraiment au point, mais il avait insisté pour l'avoir maintenant. Peut être que j'avais omis de lui dire ce qui déconnait... oui maintenant que j'y pense je suis presque sur d'avoir oublié ce léger détails. Mais là tout de suite, alors qu'il me poussait violemment contre un mur en béton, me soulevant presque de terre par mon sweat, ça me revenait bien.
- Tu t'es foutus de ma gueule Callahan... ta super machine ne marche que dix minutes !
- Je t'avais dis que c'était pas tout à fait au point...
Le coup de poing que je reçus dans l'estomac me coupa la parole. C'était douloureux, surtout que j'avais encore mal aux cotes à cause de la bagarre dans le bar avec Jay. Je me pliais en deux pour reprendre mon souffle mais il m'obligea à me redresser en disant :
- Je me suis fait viré du lycée par ta faute et tu vas devoir payer pour ça !
Perplexe, je ne peux m'empêcher de me demander quel est le rapport avec le lycée...
- Euh... tu l'as utilisé au lycée ?
Bizarrement, je remarque qu'il pique un fard... enfin autant que ce soit humainement possible pour quelqu'un comme lui et je fais tout de suite le rapprochement :
- Ohhhh... t'es sérieux ? De toutes les choses que tu aurais put faire avec ça, tu as été mater les filles dans les vestiaires ?
En tout cas ça expliquait les marques de griffures qu'il avait au visage... j'avais presque envie de rire en imaginant la scène épique. Mais visiblement ma réflexion avait été de trop et cette fois c'est son genoux qui alla s'enfoncer dans mon estomac. Je perdis l'équilibre alors qu'il s'éloignait légèrement, sûrement pour prendre son élan et me frapper à nouveau... ce qui ne manqua pas d'arriver, en plein visage cette fois.
Je savais que ça avait été une idée stupide et que jamais j'aurais dut lui donner une de mes machines... et encore moins une machine défectueuse, ce type était de la graine de future tueur en série !! Ses deux acolytes regardaient amusés pendant qu'il me frappait encore et encore, je me demandais s'il avait l'intention de me frapper jusqu'à la mort, mais alors qu'il m'envoyait un nouveau coup dans l'estomac, les clés que j'avais dans ma poche volèrent et je me souvins que je pouvais encore me tirer de là. Le paralyseur ! J'avais fabriqué ce truc là il y a environ deux ans, me basant sur un modèle de taser. Le principe était simple, l'objet envoyait une onde dans le corps de la personne touché, cela faisait se rétracter les artères durant quelques secondes, juste assez pour que le cerveau cesse d'être irriguer et que la personne perde connaissance. Je ne m'en servais pas souvent en général, mais pour le coup, ça s'imposait. J'attrapais alors mes clés auxquels la machine était attacher comme s'il s'agissait d'un vulgaire porte-clé. Et lorsqu'il s'approcha de nouveau de moi pour me frapper, je plaquais l'objet contre sa jambe. L'effet fut immédiat, il tomba en arrière et le temps que ses deux crétins de chiens de garde ne se rendent compte de ce qu'il se passait, je me relevais tant bien que mal pour me mettre à courir le plus loin possible de cet endroit.

Courir n'était pas une très bonne idée vue dans l'état que j'étais, je devais pas être très beau à voir et j'avais l'impression que chaque parcelle de mon corps me faisait souffrir... et moi qui commençait à me dire que c'était cool que mes cotes commencent à se remettre et que j'ai moins mal... J'ignore combien de temps j'avais courus, mais j'avais pas dut parcourir tant de chemin que ça au final vue que j'avais des mouvements assez limités. Quoi qu'il en soit, au bout d'un moment je m'arrêtais, jetant un coup d’œil derrière moi pour m'assurer que je n'étais pas suivis et me dirigeant vers le mur le plus proche pour m'y appuyer. Même respirer était douloureux. Je restais ainsi, reprenant mon souffle et grimaçant à chaque inspiration, durant quelques minutes, jusqu'à ce que des éclats de voix m'interpelle. C'était juste au bout de la rue, et à en juger par l'intensité, je dirais qu'il s'agissait d'une bagarre. Personnellement, j'avais eu ma dose de bagarre pour ce soir, mais celle ci avait vraiment l'air violente et comme je suis incapable de résister à ma foutue curiosité... je décidais de m'approcher pour voir ce qu'il en était.
Il y avait un type habillé tout en noir et trois gars... et les trois gars ne firent pas long feu. Le type en noir ne se contenta pas de leur botter le cul, non il les avait tué... comme si c'était une chose tout ce qu'il y a de plus banal. J'avais assisté à pas mal de règlement de comptes, mais jamais à un truc pareille. D'ailleurs quelque chose me disait que je ferrais mieux de décamper. Ce serait quand même con que j'ai survécu à Greg Parkins pour mourir des mains de ce malade. Je fis un pas en arrière, puis un second et mon pied shoota dans une canette qui traînait par terre.
- Merde...
Ça m'avait échappé... en revanche le bruit que je venais de faire n'avait pas manqué d'échapper au type en noir qui se retourna vers moi en demandant si j'étais ami ou ennemi. Instinctivement, je regardais derrière moi, me disant que peut être c'était pas à moi qu'il parlait... oui après tout, peut être qu'il était myope comme une taupe et qu'il ne m'avait pas vu... oui je sais c'est débile, mais c'est l'optimisme qui fait avancer non ? Sauf que pour le coup il n'y avait que moi dans la rue. Je réfléchis alors quelques secondes avant de dire d'un ton tendus et apeuré :
- Euh... ami !!
J'avais aucune envie d'être son ami mais en l’occurrence j'avais pas non plus envie de mourir du coup j'ajoutais même pour le convaincre :
- On peut même devenir les meilleurs amis du monde si ça te dis...
Le ton de ma voix disait tout le contraire et parallèlement j'avais recommencer à faire quelques pas en arrière pour mettre le plus de distance entre lui et moi. Mais le truc c'est que quand je suis tendus et sous pression, j'ai tendance à dire tout ce qui me passe par la tête sans réfléchir...
- D'ailleurs j'ai rien vu du tout, considère que j'étais même pas là... d'ailleurs je vais peut être m'en aller...
Oui c'était pas une mauvaise idée ça... sauf que quelque chose me disait que ce ne serait pas aussi simple. J'avais pas bien fait gaffe, mais ce type avait une croix peinte en noir sur la figure... génial il manquait plus que je tombe sur un putain de fanatique religieux... peut être qu'il était temps de courir, mais dans mon état j'aurais pas été bien loin !!
 
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Message posté : Ven 13 Mar 2015 - 20:05 Message
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La personne se révéla être un homme. Jeune, environ la vingtaine selon lui. Il n'était pas armé en apparence et ne semblait pas hostile – même plutôt inquiet. Certainement un promeneur qui s'était laissé attirer par les bruits de lutte. Le prêtre baissa son arme, restant tout de même sur ses gardes. Il savait d'expérience que les adversaires les plus ardus n'étaient pas forcément les plus puissants en apparence. Il n'y avait qu'à voir avec les démons : certains affectionnaient les enveloppes fragiles et innocentes en apparence, mais qui se révélait finalement capable de tuer n'importe quel humain sur-entraîné d'un simple claquement de doigts. Son regard resta posé sur l'homme tandis qu'il semblait sérieusement inquiet par l'idée d'avoir été témoin de la mort de ces trois individus. Comptait-il faire de lui sa prochaine « victime » s'il parlait ? Assurément non ! Ezio n'était pas un assassin et encore moins un homme qui tuait par plaisir : il avait simplement châtié les pénitents comme son rôle l'exigeait. Rien de plus. Mais l'Italien n'était pas certain qu'un homme qui ne semblait pas cerner son action puisse comprendre de telles explications. Il conserva le silence jusqu'à ce qu'il termine de parler. Droit et imperturbable, Trinité répondit d'un ton calme et en aucun cas agressif.

« Bien sûr que vous avez vu ce qui s'est produit. Mais ce n'est pas un mal. » Son regard clair resta dirigé vers cet homme. « Vous n'avez pas à vous sentir en danger d'avoir été présent à un tel instant. »

Le vouvoiement était toujours présent dans les paroles du prêtre. Son anglais était assez spécial et baigné d'un accent facilement identifiable comme étant italien. Il n'avait jamais cherché à le dissimuler cela dit. Un grand calme émanait de l'homme qui avait depuis toujours appris à être dévoué aux autres. La perspective d'être dénoncé à la police ne l'inquiétait guère, seule l'autorité d'une seule personne pouvait agir sur lui : celle du Seigneur.

« Il sait ce que je fais. » Dieu donc. « Êtes-vous une pénitent ? Avez-vous commis des crimes ? »

Bien sûr, le trentenaire n'était pas convaincu qu'il allait s'amuser à lui réciter tous les malheurs qu'il avait pu causer, mais il ne posait pas la question dans ce but. C'était plutôt une manière de le pousser à réfléchir pour savoir si oui ou non, il devait le craindre. Le prêtre esquissa un pas dans sa direction. Il n'était pas menaçant, se contentant de le scruter avec sérieux. La pointe de la lance – qui saignait depuis toujours – était orientée vers le ciel tandis que l'autre extrémité touchait le sol en macadam. Il ne cherchait pas à l'inquiéter ou à l'effrayer, mais simplement à comprendre quelle était la raison de sa présence ici. Toujours droit comme un « I », l'Italien montrait bien qu'il ne comptait pas s'en prendre à elle. Son arme était en position de repos et son autre bras pendait le long de son corps, signe qu'il n'allait pas s'en servir non plus. Finalement, une question arriva.

« Que faites-vous ici ? Ce n'est pas une heure pour sortir. Seul le crime et ses combattants s'amusent à vaquer dans les rues à un pareil moment. » Son regard se détourna brièvement de lui pour se poser sur le corps le plus proche de lui. « Peut-être que vous veniez rencontrer ces individus ? »

Après tout, il avait beau avoir l'air d'un jeune homme parfaitement honnête, en apparence du moins, ce n'était pas pour autant que c'était bien le cas. Ne jamais juger un livre à sa couverture, aussi élégante ou sage soit-elle. Quand bien même cet inconnu viendrait-il pour se procurer de la drogue ou des choses illégales de ce type, Ezio ne s'en prendrait pas à lui. Il châtiait les grands criminels de manière à éviter qu'ils ne souillent les âmes égarées, mais pas ces derrières. Un homme qui vendait de la drogue pouvait faire de gros dégâts à d'autres individus, tandis qu'un consommateur isolé pouvait encore être sauvé. À l'instant présent, l'Italien cherchait surtout à savoir dans quelle catégorie classer ce jeune homme. Certainement une victime, une brebis égarée, mais il ne jurait de rien.

« N'ayez crainte. Je ne vais pas m'en prendre à vous. Je ne châtie que les criminels, pas les âmes égarées. »

Et en parlant de criminels, ces trois-là en étaient encore pour le moment, il n'avait pas terminé de leur rendre les derniers hommages pour leur permettre de devenir des pénitents. Mais encore fallait-il qu'il soit sûr que la personne qui se trouvait désormais avec lui, ne soit pas l'une d'entre eux. Même les visages les plus angéliques pouvaient nourrir de noirs desseins.
 
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Message posté : Sam 14 Mar 2015 - 0:10 Message
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J'étais en train de me demander si j'aurais pas mieux fait de rester me faire casser la gueule par Greg... tout d'un coup, cette perspective me semblait plus aussi horrible. Il avait délaissé les trois hommes à terre et me regardait comme s'il essayait de juger de mon apparence... peut être que je ne ferrais pas une assez bonne victime à son goût... ce serait assez vexant mais là tout de suite j'en avais rien à foutre, au contraire, mon ego n'était que secondaire. Lorsqu'il prit la parole, j'eus l'impression qu'il essayait de me rassurer, de me faire comprendre que j'avais rien à craindre de lui... ben décidément, je sais pas dans quel monde il vivait lui, mais chez moi quand on voit un mec tuer trois gars, il y a de quoi flipper et se sauver en courant. Il n'avait pas l'air d'appartenir à une organisation criminel, il n'en avait pas l'allure en tout cas et ses actes n'avaient pas non plus l'air de relever du simple règlement de compte entre gang. Il y avait autre chose, une partie de moi était très curieuse de savoir quoi... mais une autre partie n'avait qu'une envie, prendre ses jambes à son cou et déguerpir rapidement. Mais quelque chose me disait que partir en courant ne ferrait que me donner l'air coupable, et c'était clairement pas ce que je voulais. Lorsqu'il parla d'une certaine personne qui savait ce qu'il faisait... j'avais une mauvaise impression. J'ai jamais été branché religion, je ne crois que ce que je vois et croire en un type qui laisse ses propres créations s'entre tuer ou encore de simples enfants innocents se faire massacrer, je n'en vois pas l’intérêt. Si il existe vraiment un dieu, alors c'est un type que je ne tiens pas à connaître. Mais quelque chose me disait que c'était pas la chose à dire devant cet homme qui semblait être un fervent croyant... après tout il avait quand même une croix dessiner sur son front, on peut pas faire mieux pour le coup. Mais sa question sur le fait de savoir si j'étais pénitent ou si j'avais commis des crimes me déstabilisa un peu... j'avais commis des crimes, je ne pouvais pas le nier, mais dans certains cas mieux vaut mentir :
- Euh... non.
J'avais essayé d'être le plus calme possible afin que ça ne sonne pas trop faux, mais j'avais comme l'impression qu'il n'était pas le genre d'homme à qui on pouvait mentir. Du coup j'ajoutais d'un ton beaucoup plus tendus :
- Enfin, rien de vraiment... criminel...
C'est typique, je suis bon à rien quand je suis sous pression et je dis que des conneries... c'est pour ça que je suis si mauvais à l'école... enfin peut être pas que pour ça sur ce sujet, mais c'est pas trop le moment d'en débattre.
- Je rentrais chez moi...
Lorsqu'il suggéra que je connaissais peut être ces types, je me précipitais pour répondre :
- Non... je ne les connais pas... je les ai jamais vu...
En vérité, j'en avais pas la moindre idée, je voyais pas leurs têtes, c'était possible que ce soit des mecs de mon quartier que j'avais déjà croisé avant, mais j'avais aucune envie qu'il m’associe à eux.

Décidément, je vais finir par croire que je suis maudit et que j'ai le chic pour être au mauvais endroit au mauvais moment. Mais contre toute attente il m'annonça qu'il n'avait pas l'intention de s'en prendre à moi... je poussais un soupir de soulagement, mais je n'étais pas encore tout à fait sur de pouvoir le croire, d'autant plus qu'il s'approchait de moi et que j'aimais pas trop l'idée d'être à porté de sa lance. Automatiquement je fis donc un pas en arrière et lorsqu'il parla d'âme égaré, ce fut plus fort que moi. D'un ton légèrement blasé je répondis :
- Je ne suis pas...
Mais je me stoppais en me disant qu'il valait mieux pas le contre dire... d'ailleurs j'avais pas eu l'intention de dire ça... c'était sortis tout seul, comme un mécanisme de défense qui se manifeste lorsqu'on touche à un sujet sensible.
- Euh... si, enfin vous avez raison, je suis peut être un perdu, mais vous en faites pas je retrouverais mon chemin.
Ce qui n'avait aucun rapport mais toutes les excuses sont bonnes pour s'éloigner de ce grand malade.
- D'ailleurs je vais vous laisser finir ce que... vous avez commencé... tranquillement.
Je désignais le corps des trois hommes à terre d'un léger signe de tête, mais contre toute attente la partie curieuse de mon esprit se réveilla et les paroles m'échappèrent littéralement :
- Est ce que vous êtes une sorte de super-héros du Vatican ou un truc du genre ?
Dans ma bouche, ça semblait comme une insulte, du coup j'ajoutais pour me rattraper :
- Enfin, c'est pas une mauvaise chose hein... mais votre dieu ne punis pas le meurtre ?
J'allais trop loin... je le savais, mais c'était plus fort que moi, faut toujours que je l'ouvre quand il ne faut pas.
 
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Message posté : Sam 14 Mar 2015 - 1:39 Message
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Ezio était habitué à ce que ses interlocuteurs ne soient pas spécialement à l'aise lorsqu'ils le croisaient sous l'identité de Trinité. Mais son but n'était pas d'effrayer qui que ce soit, ou encore de semer la terreur : il opérait simplement pour rendre le monde meilleur. La manière dont le jeune homme réagissait laissait penser qu'il n'avait pas l'âme d'un pénitent, mais plutôt celle d'une brebis égarée. Le prêtre n'avait pas l'intention de lui faire le moindre mal, mais si un jour l'adolescent se perdait pour se transformer en loup cherchant à nuire aux brebis du Seigneur, il serait malheureusement contraint de revoir sa décision.

Il resta donc silencieux face à son interlocuteur qui bégayait plus ou moins, un peu comme s'il cherchait quelles étaient les meilleures réponses à fournir pour s'en sortir le plus rapidement possible. S'il cherchait à s'en-aller, l'Italien ne le retiendrait pas : il était libre de vaquer à ses occupations – et si elles consistaient à appeler la police, il ne broncherait pas davantage. Ezio conserva donc un silence de rigueur, notant que malgré ses paroles rassurantes, l’adolescent semblait toujours anxieux en sa présence : la manière dont il recula en le voyant approcher témoignait pour lui.

Malgré tout, il sembla curieux de la situation, ou du moins c'est ce que ses questions laissaient penser. Un Super-héros du Vatican ? Apparemment la croix qui ornait son front avait tôt fait de le lier à la religion, mais elle était faite pour ça. Il secoua légèrement la tête, pas vexé pour un sou, n'hésitant pas à regarder le jeune homme dans les yeux lorsqu'il le questionna sur le meurtre.

« Si. » Une réponse claire et simple à appréhender. « Le fait de tuer un autre être humain est considéré comme un péché. » Il marqua une légère pause. « Il existe de nombreuses histoires semblables à la mienne dans la religion chrétienne. Un chasseur de démon finit par être souillé par leur sang et devenir l'un d'entre eux. C'est en pleine connaissance de cause que j'agis ainsi. » En sachant qu'il serait sanctionné pour ce qu'il avait fait, donc. « Mais détrompez-vous, il ne s'agit pas de meurtres, il s'agit de délivrance. L'âme de ces hommes était souillée par le péché, je leur ai proposé l'absolution. Ils l'ont refusée, mais ils ne pouvaient pas rester sur Terre. Leurs actions nuisaient à leur semblables, c'était des loups dans la bergerie. »

Pour lui, cette explication était très limpide, mais il était conscient que pour une personne qui ne croyait pas en l'existence de Dieu, il passerait surtout pour un fou. Après tout, le jeune homme avait parlé de « votre dieu », ce qui signifiait qu'il ne se sentait pas concerné par cette histoire. Dommage. Mais Ezio n'était pas un fanatique religieux, contrairement à ce que son apparence et son discours pouvaient laisser penser : il n'obligerait jamais qui que ce soit à croire à l'existence du Seigneur. Ce dernier n'avait pas besoin de l'admiration de ses enfants pour pouvoir les aider dans leur vie.

« Mais non, je ne suis pas un Super-héros. De l'avis de ces derniers, je serais davantage un criminel. Je n'obéis pas aux lois des humains, même si je me plierai volontiers aux sanctions qu'ils m'imposeront si un jour le destin décide que je sois stoppé dans ma quête. » Il ne comptait donc pas se battre pour sa liberté. « J'agis pour le compte du Vatican, mais avant tout, pour celui de notre Seigneur. » Il marqua une pause. « Il nous appartient à tous, à vous aussi, même si vous n'y croyez pas. Ce n'est pas grave. » Son ton était calme. « J'ai été formé à devenir l'Œil de Dieu. L'Opus Dei. Nous sommes ici pour accomplir sa volonté et en aucun cas pour prendre nous-mêmes la décision d'enlever la vie à qui que ce soit. » Ces paroles n'éveilleraient peut-être rien chez elle. « Il les place sur ma route et je m'occupe du reste. La main du Divin ne se souille pas de sang. »

Ezio se détourna finalement du jeune homme, s'agenouillant aux côtés du corps le plus proche de lui. La lance fut posée sur le sol avec délicatesse avant qu'il n'approchât sa main du visage du mort pour tracer le signe de croix et murmurer des paroles en latin. Une manière de leur permettre d'être jugés par Dieu pour savoir s'ils méritaient une place là-haut, ou s'ils allaient rejoindre les Enfers. Tout cela n'était plus de son ressort. Après quelques instants, sa voix s'éleva à nouveau.

« Je vous l'ai dit : vous n'avez pas à me craindre. Vous n'êtes pas une âme souillée, mais vous n'êtes pas une brebis égarée pour autant. » Pourtant, le ton de sa voix n'était pas accusateur ou hostile. « Vous ne savez pas vous-même ce que vous êtes, n'est-ce pas ? »
 
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Message posté : Dim 15 Mar 2015 - 20:53 Message
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J'y connaissais rien du tout en religion, mais j'étais presque sur que toutes les religions du monde avaient pour principal règle de bannir le meurtre. Même si cette règle avait tendance à souvent être bafoué. Mais il ne tenta pas de nier, au contraire, il admis que ce qu'il faisait était considéré comme un péché... ce qui me faisait me demander alors pourquoi il le faisait. Comment un type qui se dit fervent religieux, peut se permettre d'enfreindre la première règle établis par son prétendu dieu ? J'ignore si tout cela est dut à un curiosité malsaine de ma part, mais dans un sens, ça m'intriguait et j'avais envie d'en savoir plus même si chaque parcelle de mon corps était en mode survit et avait envie de se sauver en courant le plus loin possible de ce personnage pour le moins original. Cependant, ce qu'il dit après me fit tilter... il venait de parler de démons. Je le regardais, les yeux ébahis par la surprise, me disant que là j'avais touché le fond et que j'étais tombé sur l'illuminé du quartier. Mais avec toutes les choses que j'avais découvertes et vue ces derniers temps, cela ne m'étonnais plus autant que je ne l'aurais soupçonné. Quand à sa justification sur le fait que ce qu'il faisait n'était pas rapport avec le meurtre mais plus avec une certaine délivrance, une seule chose me vint à l'esprit à cet instant : « L'enfer est pavé de bonnes intentions... », et oui, à croire qu'il m'est déjà arrivé de lire un livre. Quoi qu'il en soit, il était clairement siphonné du bocal et donnait l'impression de vivre au seizième siècle, mais j'avoue que cette histoire de démon... ben oui ça m'intrigue et une part de moi voudrait en savoir plus. Sans grande conviction j'hoche la tête à son histoire de délivrance en disant :
- Oui, oui... et quand vous parlez de démons, je suppose que c'est de manière symbolique non ? Genre le démon qui se cache en chaque personne ou une conner... enfin un truc comme ça quoi ?
C'était peut être pas le genre de personne devant qui je pouvais me permettre d'avoir un langage trop familier, donc autant éviter de le provoquer, je voudrais pas qu'il se mette à penser que je suis possédé ou une connerie du genre. J'ai vue l'exorciste lorsque j'avais douze ans et j'ai aucune envie d'en faire un remake.
Son discours selon le fait qu'il serait plus un super-vilains qu'un super-héros ne m'étonna pas, au moins il n'avait pas prétention de se prendre pour un héros, c'est déjà ça. Mais la suite me fit quelque peu peur... venait il d'avouer ouvertement qu'il agissait sur ordre et avec le soutiens du Vatican ? Si c'était le cas, ce serait vraiment énorme... si les gens venaient à apprendre que le Vatican soutiens un meurtrier en série, même si celui ci ne s'en prend qu'à des délinquants ou des pêcheurs comme il les appelaient, ce serait vraiment un coup dure pour l'église catholique. Du coup, j'étais tellement obnubilé par cette annonce, que je n'écoutais même pas la suite de son discours, j'entendis vaguement un truc en rapport avec l’œil de dieu, mais comme j'avais aucune idée de ce que ça pouvait bien être et que c'était loin d'être aussi énorme que ce qu'il venait de m'apprendre... je n'y fis pas attention. Il se détourna de moi pour aller s'occuper des trois corps à terre et je me risquais à poser la question qui me brûlait les lèvres :
- Vous agissez pour le compte du Vatican ? Vous voulez dire qu'ils savent et cautionne ce que vous faites ?
A la seconde ou la question franchit mes lèvres je regrette de l'avoir posé. Ma curiosité me pousse à révéler ce que je ne suis peut être pas sensé savoir. Je suis d'ailleurs presque sur que je ne suis pas sensé savoir ce genre de choses. Si cela venait à se savoir, ce serait probablement la fin pour le Pape et ses copains...

J'avais été trop loin, j'en étais conscient, du coup je profitais qu'il m'offrait l'occasion de changer de sujet pour sauter à pied joins. Ainsi donc je n'avais pas l'air égaré... dans un sens ça m'arrangeais, jouer les brebis égaré, je savais pas trop comment faire ça. Mais il venait de toucher un point sensible en sous entendant que je ne savais pas moi même si j'étais vraiment. Je le regardais perplexe avant de répondre :
- Euh... ben je dirais que je suis un adolescent dans la moyenne qui va au lycée et vis sa vie comme n'importe qui...
C'était sûrement pas ce qu'il attendait comme réponse, mais c'est tout ce qui m'était venu à l'esprit pour le coup. Et dans un sens c'était pas non plus tout à fait faux, j'étais bel et bien tout ça, même si j'avais beaucoup simplifié les choses pour le coup. Mais d'un autre cotés, ça question avait quelque chose de vexant... comment pouvait il penser que j'avais pas la moindre idée moi même de ce que je pouvais bien être... j'avais pas l'air égaré, mais paumé visiblement selon lui. Du coup je fronçais les sourcilles avant de répondre d'un ton un peu vexé :
- Et d'ailleurs, qu'est ce que vous savez de moi au juste ? Je ne suis peut être pas investie d'une mission divine comme vous, mais ça ne veut pas dire que je n'ai pas de but dans la vie pour autant...
Bon en l’occurrence, si... j'avais aucune idée de ce que je voulais de ma vie et je vivais au jour le jour sans me poser trop de question sur le sujet, mais ça il n'était pas sensé le savoir. A moins que son dieu ne lui permette de lire dans les pensées... ce qui ne semblait pas être le cas. Mon ton s'était fait un peu plus agressif pour le coup, et je me disais qu'il serait peut être temps que j'arrête de jouer avec le feu et que je rentre chez moi... après tout, même s'il m'avait affirmé que je n'avais rien à craindre, rien ne l'empêchait de changer d'avis !!
 
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Message posté : Lun 16 Mar 2015 - 0:20 Message
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Ezio n'était pas étonné d'entendre le jeune homme lui parler des démons qu'une d'une image : celle ville semblait subjuguée par les héros et tout ce qui s'en rapprochait, mais dès qu'il était question de possession démoniaque ou de quoi que ce soit de ce type, c'était tout de suite impensable. Les métahumains n'existaient pas à l'époque, pas plus que les extraterrestres et toutes ces créatures qui peuplaient désormais la vie des habitants de ce monde, pourtant ils avaient été mieux acceptés que la religion et ses préceptes – peut-être trop éculés ? Cependant, l'homme d'église ne s'en vexa pas : il était habitué à ce type de réactions et parfois, il valait mieux laisser les gens croire ce qu'ils voulaient. Certaines personnes n'étaient pas prêtes à accepter une idée aussi perturbante, songer que les démons étaient de l'affabulation était tout simplement trop... religieux. Car quiconque admettre l'existence de ces créatures le ferait avec l'Enfer, avec le Paradis et donc forcément, avec Dieu. Sauf que le monde n'y était certainement pas préparé.

Il conserva donc le silence alors que le jeune homme le questionnait sur le Vatican et la position de ce dernier. Pourquoi cet intérêt soudain ? Un athée qui rêvait de pouvoir porter un coup à l'église ? Ce serait inutile : si Ezio était identifié comme un prêtre opérant pour le Pape, ce dernier et ses alliés prétendraient tout simplement qu'il était fou et que l'Opus Dei n'existait pas. Le sacrifice d'un pion était envisageable pour permettre à l'ensemble de pouvoir survivre. Jamais l'Italien ne dirait une telle chose de toute manière.

Ce n'est que lorsque l'adolescent lui parla d'un ton légèrement plus agressif et visiblement contrarié que le trentenaire se redressa avant de pivoter sur lui-même pour faire face à son interlocuteur. Une fois de plus, il posa sa lance de manière à ce qu'elle n'apparaisse pas comme hostile : pointe vers le ciel noir d'encre, l'autre bout posé à même le sol. Ses doigts serraient fermement le manche de l'arme alors qu'il plongea son regard dans celui du jeune homme, puis reprit la parole du même ton calme – qui s'énervait rarement, pour ne pas dire jamais.

« Oh, mais je ne sais rien de vous. Je suis simplement habitué à côtoyer les personnes dans votre situation. » Que ce soit en tant que Trinité ou que prêtre. « Ce n'est pas un mal, des personnes naissent, vivent toute leur existence et meurent sans jamais avoir trouvé le but qu'ils cherchaient avec tant d'avidité. » Il en avait pas mal rencontré. « Mais vous me voyez heureux de constater que je me suis trompé et j'espère que votre but se soldera par une réussite. »

Chercher le conflit n'était pas dans sa nature, aussi ironique soit ce discours alors qu'il venait clairement de tuer trois hommes qui n'avaient rien demandé. Le truc, c'était qu'Ezio agissait ainsi pour le bien de tous et non parce qu'il le désirait. Trinité était sur cette planète pour accomplir les desseins du Seigneur – lui et de nombreux autres membres de l'Opus Dei – mais en aucun cas pour donner son avis. L'Œil et le Bras. Son regard ne dévia pas de son interlocuteur qui, s'il ne semblait toujours pas très rassuré, avait malgré tout l'air de vouloir rester ici. En considérant le fait qu'il venait « d'assassiner » trois individus, selon ses critères, le contraire aurait été compréhensible, mais ce n'était apparemment pas le cas. Les mystères de la nature humaine.

« Pour répondre à vos questions précédentes : adresse-vous au Vatican et demandez-leur s'ils emploient des prêtres pour... assassiner les gens dans la rue. Vous aurez vos réponses. » Mais n'obtiendrait rien de sa part. « Quant aux démons... libre à vous d'interpréter mes paroles comme vous le désirez... mais si vous attendez une réponse sincère de ma part : non, je parle des véritables démons. Ceux qui vivent en Enfer et investissent les corps des humains pour se manifester sur Terre. » Un bref sourire ourla les lèvres du religieux. « Et c'est à ce moment où vous vous dites que vous avez affaire à un fou, que ce n'est pas possible que ces créatures existent, mais pourtant, vous n'avez aucune peine à croire à l'existence d'extraterrestres et de choses de ce genre... » Il haussa légèrement les épaules. « À moins que vous m'ayez déjà classé dans cette catégorie depuis le début de notre discussion ? »

Signe qu'il devait déjà avoir entendu ce genre de discours à de nombreuses reprises. Ce n'était pas si surprenant, il ne s'en vexerait pas davantage, chacun était libre de croire ce que bon lui semblait et ce n'était pas là qui allait imposer sa vision des choses à quelqu'un. Ce n'était pas son mode de procédé.
 
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Message posté : Lun 16 Mar 2015 - 13:17 Message
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Ce qui était le plus vexant c'est qu'il ai justement mit dans le mil me concernant. Je n'avais aucune ambition, aucun projet et aucun but dans la vie. Chaque fois que je me commençais à penser à un éventuel avenir, j'avais un boule à l'estomac et je me disais alors que j'avais le temps de penser à ça et je remettais à plus tard. Sauf que voilà, j'aurais dix huit ans d'ici quatre mois et dehors du fait qu'il était impératif que le quitte l'appartement de Patrick et que je mette le plus de distance entre lui et moi, je n'avais aucune certitude. J'en étais arrivé à un point ou j'enviais même le pauvre type de mon lycée qui avait prévue de reprendre la supérette de son père après le lycée... c'était pas le must de l'ambition c'est le moins qu'on puisse dire, mais au moins c'était un projet et un but, donc c'était toujours mieux que ce que j'avais. De mon cotés, tout ce que j'ai c'est une vieille maison en ruine qui ne m'appartient pas et dans laquelle je démonte des machines pour en construire de nouvelles... c'est pas avec ça que je vais assurer mon avenir c'est sur. J'avais songé quelques fois à l'idée de faire des études plus poussé, dans la mécanique quantique ou même la mécanique simple, mais vue mon assiduité à aller au lycée, je me disais que je serais incapable de faire mieux à la fac. Quoi que... les matières du lycée ne m'avait jamais intéressé, peut être que celles de la fac seraient plus intéressantes et me donneraient donc envie de me lever le matin... ou pas. C'est toujours la même chose, j'avais trop d'incertitude, et du coup je refusais de me poser la question plus que nécessaire. Du coup oui, j'avais été vexé par son sous entendu comme quoi je n'avais aucun but dans la vie et que moi même je n'avais pas la moindre idée de qui j'étais. Dans un sens, ça n'aurait pas dut me toucher ainsi, il n'était qu'un fanatique psychopathe et il ne me connaissait pas du tout... mais ça avait été plus fort que moi. Lorsqu'il parla de vivre toute une existence sans but, la peur m'envahit et je répondis presque automatiquement :
- J'ai un but ! J'en ai même plusieurs !
Encore une fois, c'était faux, mais je refusais de reconnaître qu'il avait raison sur ce point. Je croisais les bras sur mon torse, l'air un peu boudeur, je devais vraiment avoir l'air d'un gamin en cet instant. J'hochais la tête d'un air entendu lorsqu'il admit s'être trompé... ben voilà, c'était pas bien compliqué ! Peut être que si je ne venais pas de le voir tuer trois type, j'aurais éprouvé des remords à lui mentir comme ça, mais de toute façon selon ses croyance, il y avait déjà de grandes chances pour que j'aille en enfer, donc autant que ça soit justifier.

La suite de la conversation devint un peu plus intéressante, il n'avait pas répondu à mes questions concernant les démons et le Vatican... mais cela m'intriguait beaucoup, enfin plus ce qui concernait le Vatican que ce qui concernait les démons en fait. D'ailleurs, contrairement à ce qu'il sous entendez, même en vivant dans cette ville j'avais eu beaucoup de mal à croire aux extra-terrestre, du moins avant d'en rencontrer un en chair en os et d'avoir put voyager d'une planète à une autre avec lui... et d'ailleurs même aujourd'hui cela me semblait toujours aussi dingue. Donc croire au démon n'était pas si simple pour moi. Contrairement aux fanatiques religieux, je suis à ne croire que ce que je vois. Je sais c'est un comble pour une personne comme moi capable de « discuter » avec des machines... mais on se refait pas. Je laisse échapper un léger rire amusé lorsqu'il sous entend que je l'ai déjà classé dans la catégorie des fous... comment il a deviné ? Mais étrangement, je commence à avoir moins peur de lui, j'aurais plus tendance à avoir pitié. Ce type croyait dure comme fer à ce qu'il faisait, à son dieu et à mes yeux cela ne relève que de l'ignorance pure et simple.
- J'avoue que peut être que je vous ai pris pour un cinglé quand je vous ai vue avec... ces types.
Je désignais d'un signe de main les corps des trois types avant de poursuivre :
- Et ce que vous dites n'arrange pas les choses...
A vrai dire, plus il parlait, plus je me disais qu'il était vraiment bon à enfermer.
- Je vis dans cette ville, je vois des trucs dingues tout les jours mais cela ne veut pas dire que c'est simple d'y croire... la plus part des gens préfère arranger la réalité à leur sauce afin de se rassurer, afin de s'assurer que ce qu'ils voient est explicable. Je suis un peu plus lucide que ça, mais ça ne signifie pas que je suis prêt à croire n'importe quoi non plus.
Combien de fois j'avais rencontrer des gens persuadé que ces histoires de méta-humains n'étaient pas vrai et qui même après avoir vue des vidéos plus qu'éloquente à la télé, se son persuadé que c'était truqué... Ces personnes sont juste des gens normaux qui ont peur de ce qu'ils ne peuvent comprendre ou encore expliqué. Et la simple idée que les démons puissent exister me fait peur, assurément, mais si un jour je me retrouve en face de l'un d'eux – ce dont je doute fort, puisque je ne crois pour le moment pas un mot de ce qu'il raconte – je saurais reconnaître mon erreur.
Et bien sur il avait éludé ma question concernant le Vatican... comme si j'allais leur passer un coup de fil pour leur poser la question comme si de rien n'était : « Dites les gars, vous auriez pas envoyer un fanatique tueur psychopathe dans les rues de Star City pour qu'il tue les criminels notoire ? » J'allais être reçu avec ça... ces abrutis serait capable d'essayer de me faire brûler sur un bûcher. Et puis d'ailleurs, mon italien est chier. En revanche je connaissais un meilleur moyen pour en apprendre plus... les gens mentent, les machines elles ne peuvent pas se payer ce luxe. Je me disais que si j'arrivais à mettre la main sur la moindre info, je pourrais revendre ça à un journal pour un bon prix... et pour une fois j'aurais fais une bonne action, du moins à mes yeux.
- Donc vous êtes prêtre ?
Cette confession m'avait choqué, peut être parce qu'il n'avait pas l'air d'un prêtre à première vue, en même temps on a beaucoup entendu parler des prêtres pédophiles, mais les prêtres meurtriers c'est une grande première. Aussi surprenant que cela puisse être, je n'en oubliais pas le reste :
- Et il ne vous est jamais venu à l'esprit que vos supérieurs, je veux dires les gars qui vous envoyé ici... que ce sont eux les méchants dans cette histoire ? Qu'ils vous manipules pour vous pousser à tuer des gens ?
J'avais la vague impression d'aller trop loin, une voix dans ma tête me hurlait de la fermer et de partir, mais j'étais curieux d'avoir le fin de mot de cette histoire, parce que à mes yeux il ne s'agissait que d'une chose... un type fous, que l'église avait manipulé et conditionné à devenir un tueur dans le simple but qu'ils n'aient pas à se salir les mains eux même.
 
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Message posté : Lun 16 Mar 2015 - 16:14 Message
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La méfiance était devenue la principale « ennemie » d'Ezio. Ce dernier croisait souvent des individus qui prétendaient qu'il n'était rien de plus qu'un fou bon à faire enfermer pour la bonne et simple raison qu'il entendait des voix. Sauf que ce n'était pas le cas. La voix du Seigneur n'était pas audible au sens où les gens l'entendaient normalement. C'était plus... un sentiment. Une sensation. Lui-même n'ayant jamais été amoureux n'aurait pas été capable de comparer ces deux impressions, mais il s'agissait surtout d'une grande chaleur qui se répandait dans votre cœur et vous permettait de voir les choses plus clairement. Une intuition peut-être, sauf qu'elle était à la portée de n'importe qui.

Mais bien sûr, ce n'était pas avec ces explications qu'il risquait de convaincre les sceptiques ! Cependant, l'Italien ne cherchait aucunement à convertir tous les gens qu'il rencontrait, simplement à assurer leur sécurité. Cet adolescent n'avait pas besoin de croire à l'existence du Seigneur pour ce que dernier daigne lui accorder son attention. C'était principalement ce que le prêtre aimait chez leur Père à tous : qu'il ne regardait pas sur les sentiments de chacun avant de les remercier de ses attentions. Un prêtre – voire le Pape – ne serait pas avantagé par rapport à un athée. Enfin, c'était ainsi que le trentenaire voyait les choses et il se fichait pas mal que cette analyse ne convienne pas forcément aux autres religieux qu'il pouvait côtoyer.

Quoi qu'il en soit, le prêtre avait noté la manière dont son interlocuteur s'irritait dès qu'il était question de son avenir, chose qui le poussait à songer qu'il était perdu. Les gens se vexaient plus facilement lorsque vous disiez la vérité, étrangement. Mais il ne le souligna pas, préférant laisser le jeune homme avouer qu'il le prenait pour un taré depuis l'instant où il avait tué les dealers – et annoncé ce qu'il faisait. Oui, rien de bien surprenant. Le silence du prêtre reste de rigueur jusqu'à ce que le silence ne retombe suite à la dernière question de l'adolescent. Encore une réponse qui ne lui conviendrait pas. Il était trop fermé à l'idée de l'existence du Seigneur et ses mots seraient tous mal interprétés, cependant Ezio ne recula pas devant cette perspective. Il répondit sincèrement.

« Non. » Le ton de sa voix était assuré. « Même si cette explication va certainement apporter de l'eau à votre moulin, j'obéis aux ordres d'une seule personne et elle n'est pas parmi nous. Pas au sens où vous l'entendez. » Il voulait dire qu'il allait passer pour un fou, encore une fois. « J'ai été recruté et formé par des humains, mais ce n'est pas eux qui désignent là où je dois frapper. J'exécute simplement les ordres du Seigneur, il n'y a pas de manipulation derrière tout cela. »

Bien sûr, Ezio n'était pas aveugle. Il n'était pas fanatique, juste croyant. Cependant, il se doutait que ses explications allaient surtout faire comprendre – ou lui faire penser qu'il comprenait – qu'il se basait sur les paroles d'une chose qui n'existait pas et qu'il tuait donc sans la moindre raison. Pourtant, le prêtre ne se sentait pas attristé ou même agacé, il était accoutumé au fait que la méfiance soit devenue plus présente que la foi dans cette ville et il savait très bien que justifier ses actions comme il le faisait, ne lui apporterait rien de bon. Toutefois, Ezio avait rencontré des démons, des créatures des Enfers et des nécromants, il savait que ces choses existaient, sa foi n'était donc que renforcée par toutes ces découvertes.

« Il est plus aisé de croire que ces choses n'existent pas. Lorsqu'on explique à un enfant que les monstres sous son lit ne sont que le fruit de son imagination, on se sent rassuré. On se dit que ce n'est pas vrai et qu'il n'y a rien à craindre. C'est un peu la même chose avec les démons et leurs semblables. Se dire qu'ils n'existent pas vous évitera de les craindre. C'est peut-être la vérité, mais peut-être que vous vous voilez aussi la face ? » Le ton de sa voix ne donnait pas l'impression qu'il jugeait. « C'est comme la folie. Elle est bien plus simple à employer pour justifier le comportement parfois gênant ou troublant de certains individus. Mais peut-être qu'en cherchant plus loin, vous vous apercevriez qu'il y a quelque chose de plus profond. »

Il avait déjà rencontré des personnes possédées par un démon et dont les proches prétendaient qu'elles étaient simplement folles. Jadis, certaines maladies étaient interprétées comme un signe de possession démoniaque alors que ce n'était pas le cas. La religion avait trop servi d'excuse pour toutes les choses inexplicables et, au fond, Ezio comprenait pourquoi les gens s'en détournaient. Il comprenait, mais n'approuvait pas.

« Mais oui, je suis prêtre. » Il posa les yeux sur le jeune homme. « Je ne tue pas pour le plaisir. Cela m'attriste d'en arriver là, mais ces personnes sont comparables au poison qui tue petit-à-petit. Ils vendaient la mort dans leurs sachets, semaient la tristesse parmi les habitants de cette ville. Leur âme était trop souillée, il était temps qu'ils trouvent la paix. »

Et il n'avait pas l'air de les considérer comme de mauvaises personnes. Juste des âmes égarées qui s'étaient trop roulées dans la fange et avaient fini par en être définitivement souillées.
 
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Message posté : Lun 16 Mar 2015 - 20:53 Message
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Il ne s'énervait pas, même lorsque je sous entendait qu'il était manipulé et qu'il passait pour un cinglé, ça avait l'air de lui faire ni chaud ni froid. Dans d'autres circonstances, je me serais dis que ce type était du genre trop calme pour faire du mal à une mouche, mais comme je venais de le voir tuer trois type... bizarrement l'expression l'habit ne fait pas le moine qui est vraiment d'actualité pour le coup, prend tout son sens. J'arrivais pas à le cerné et je crois que j'aurais put faire tout les efforts possible et imaginable, j'en aurais été incapable. Il croyait à des choses qui me dépassaient littéralement et sa manière de voir les choses était bien trop catégorique à mes yeux. Cependant je n'oubliais que derrière ce cotés calme, il était dangereux et bien qu'il ai affirmé ne me vouloir aucun mal... que se passerait il s'il venait à tomber nez à nez avec Anna ou une autre personne de mon entourage ? Non, je ne pouvais clairement pas me laisser aller à éprouver de la sympathie ou même de la pitié pour cet homme, ce n'était qu'un meurtrier qui visiblement ne croyait pas aux secondes chances et encore moins à la justice. Je ne croyais pas à la justice non plus, mais en revanche je partais du principe que tout le monde peut changer et que tout le monde à le droit à une seconde chance dans la vie. Il sous entendez obéir uniquement aux ordres de son dieu, prétextant que l'Eglise n'avait fait que l'entraîner... bien sur, ces crétins de curés se sont dis un jour « tiens si on transformé un fou dangereux psychopathe en tueur et le lâchait dans la nature en lui disant que ce qu'il fait est bien... » Comme si c'était dieu qui avait put avoir cette idée tordus. Mais visiblement ça ne servait à rien d'évoquer le sujet, il était catégorique et fidèle à son dieu quoi qu'il arrive. Même si une petite part de moi, indéniablement la part emmerdeur, avait envie d'engager un débat sur le sujet juste pour le plaisir de démolir tout ses arguments, la partie plus réfléchis se dit que c'était pas une bonne idée de jouer à ce jeux là avec un tueur. Et pour une fois, ce fut la raison qui l'emportait et je décidais de la fermer (a marqué d'une croix ce jour là^^).
Il en revint alors aux démons, expliquant que les humains avaient tendance à se voiler la face... est ce vraiment se voiler la face que de vouloir des preuves concrète de l'existence de certains mythes ? On avait parlé à la télé des extra-terrestres, des méta-humains et d'autres créatures pas très humaines, mais jamais jusque là je n'avais entendu quoi que ce soit sur les démons. Donc tant que ce ne serait pas le cas, je ne voyais pas l’intérêt de croire en eux.
- Vouloir des preuves de l'existence d'une chose que tout le monde prend pour un mythe, ce n'est pas forcément une question de se voiler la face... c'est peut être juste faire preuve d'intelligence et non de naïveté...
Comme si j'allais le croire sur parole sans me poser de question... si les choses fonctionnaient comme ça, ça se saurait. J'avais monté pas mal d'arnaque avec des amis, baratiner pas mal de gens en leur faisant croire tout et n'importe quoi et ce n'était pas aussi simple qu'il se l'imaginait.
- Je ne dis pas que je refuse d'y croire, je dis simplement que tant que je n'ai pas de preuve concrète de leur existences, je me refuse à y croire.
C'était différent, très différent même en l’occurrence.

Il confirma alors qu'il était prêtre, expliquant alors ensuite qu'il ne tuait pas pour le plaisir, mais qu'il y était obligé... cette phrase m'arracha un léger rire ironique. Son dieu n'est il pas sensé nous avoir créé doté d'un libre arbitre ? Alors que penser d'une personne qui te donne le choix, sans vraiment te donner le choix ? Personnellement son dieu pourrait me demander n'importe quoi, je me ferrais un plaisir de l'envoyer balader. J'étais conscient que tout se passait dans sa tête et que lorsqu'il disait parler avec son dieu, il y avait de grande chance pour qu'il parle avec une partie de lui même, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'il aimait se faire du mal.
- Je sais pas grand chose de la religion, mais je suis presque sur d'une chose, c'est que votre dieu nous créer doté d'une conscience propre et du libre arbitre, alors si vous ne voulez pas, rien ne vous force à le faire.
Peut se croyait il au dessus des humains normaux, n'étant pas doté des même droits dut au fait de son lien privilégié avec son dieu...
- Pour ma part, je me dis qu'un boss qui vous oblige à faire des choses horribles contre votre gré ne mérite pas autant d'adoration de votre part.
Et ça sortait de la bouche du sale gosse de service qui n'en fait toujours qu'à sa tête... mais au moins je savais de quoi je parlais. Et comme il avait tendance à rester calme peut importe ce que je pouvais bien dire, je me risquais à rajouter sur un ton sarcastique :
- J'espère au moins qu'après tout ça il vous garde une place au chaud au Paradis !
J'avais un gros doute là dessus personnellement, même si dans le fond j'avais jamais cru aux concept de paradis et d'enfer.
Derrière moi, des échos de voix se faisaient entendre, j'en avais presque oublier que j'avais planté Greg et sa bande qui étaient occupé à me tabasser... j'avais pas la moindre idée si c'était eux ou non, mais de toute manière j'avais aucune envie que quelqu'un me voit à cotés de ces trois cadavres. Je tournais alors la tête, essayant de distinguer quelque chose dans la nuit, mais c'était trop lointain encore. Reportant mon attention sur le prêtre, je dis :
- Vous devriez partir, je crois que vous en avez assez fait pour cette nuit...
Mon ton n'était pas amical, je n'oubliais pas que dans cette ville il y avait des gens auxquels je tenais et même que j'aimais, et savoir que ce type se baladait prêt à les tuer, ça me rendait tout simplement malade.
 
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Message posté : Lun 16 Mar 2015 - 22:16 Message
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Le jeune homme avait une vision bien étriquée de la situation et il n'hésitait pas à dire clairement que les gens qui ne pensaient pas comme lui étaient stupides. Enfin, c'était ainsi qu'Ezio interprétait ses paroles au sujet de ce qu'il croyait et du fait qu'il ne se voilait pas la face. Il avait bien compris qu'il avait affaire à un pragmatique qui refusait de croire une chose qu'il ne pouvait pas voir. Ce n'était pas une chose qui contrariait Ezio, au contraire. C'était une sorte de défi, cependant il était vrai qu'il trouvait un peu dommage que des gens puissent rater ainsi des occasions de découvrir de nouvelles choses. Mais chacun avait son mode de fonctionnement.

« Vous vous rangez donc à la majorité ? C'est un comportement un peu... passif, ne le croyez-vous pas ? Vous risquez de rater bien des choses si vous vous contentez de croire ce que les autres acceptent. » Il n'y avait toutefois aucun signe de jugement dans sa voie. « Cela dit, votre manière de penser me rappelle beaucoup celle de l'église il y a quelques siècles. Une seule manière de penser. Sauf qu'à cette période, les hérétiques étaient tués. Vous avez peut-être plus de points communs avec elle que vous ne le pensez. »

De toute manière, il était aisé de reconnaître des comportements d'une période à une autre. Ezio avait beaucoup étudié la religion, notamment avant qu'elle ne devienne ce qu'elle était aujourd'hui et il avait constaté que notamment au cours du moyen-âge français, les religieux avaient tendance à refuser de croire que la science puisse les aider. Combien de vies avaient été sacrifiées parce que les prêtres prétendaient qu'il valait mieux verser du sel sur une plaie et prier pour réussir à sauver le malade ? L'Italien était parfaitement conscient que les préceptes de la religion pouvaient être éculés aux yeux de nombreux habitants de ce monde et c'était pour cette raison qu'il faisait son possible pour essayer de se mettre au goût du jour, mais il n'allait pas se lancer dans une discussion stérile sur ce qui existait et n'existait pas. Ezio aurait pu se débrouiller pour pousser l'adolescent dans les bras d'un démon ou d'une créature semblable, mais dans son intérêt, il préférait qu'il finisse sa vie en pensant que ces choses n'existaient pas. Sa vie serait plus paisible.

En ce qui concernait la religion, bien sûr qu'Ezio avait son libre arbitre : personne ne lui tenait la main et ne le forçait à enfoncer sa lance dans le corps des gens qui se tenaient devant lui ! Il aurait pu refuser d'intégrer l'Opus Dei ou encore de venir ici pour chasser le mal des rues de cette ville – comme en se contentant de poursuivre les manifestations démoniaques à travers le globe, comme il le faisait avant. Mais ce n'était pas le cas. Non, il avait accepté d'agir ainsi et de ne pas aller au Paradis pour les fautes commises pendant l'exercice de ses fonctions. Mais quelque chose lui disait que son interlocuteur ne comprendrait pas si Ezio lui expliquait cela : il ne semblait pas très investi par le désir de sa sacrifier.

« Oh, mais je suis libre de refuser la demande qui m'est faite. Mais si je le fais, qui s'occupera de cette tâche ? » Question rhétorique ? Pas vraiment. « On ne fait pas toujours ce que l'on souhaite. Parfois, il faut penser à l'intérêt du plus grand nombre. Le sacrifice d'une vie humaine n'est rien comparé à l'intérêt du plus grand nombre. » Il tourna la tête vers les corps des hommes. « Et je ne vois pas pour quelle raison ils seraient les seuls à payer. »

C'est à ce moment que l'adolescent semble mettre fin à leur discussion, ou du moins c'est ainsi qu'Ezio interpréta sa remarque. Le prêtre hocha la tête, mais sans faire mine de s'en-aller pour autant. La vérité, c'est qu'il devait encore effectuer quelques prières pour les hommes allongés au sol, de manière à ce que leur âme puisse être accompagnée jusqu'à l'autre monde et être confiée à Saint Pierre. Si le jeune homme souhaitait donc épargner ses amis – ou du moins c'est ainsi qu'Ezio le comprit – il allait devoir quitter les lieux lui-même.

« J'ai encore une prière à faire pour chacun de ces hommes. Je ne peux pas les laisser errer. Mais si vous désirez vous en-aller, je ne vous retiendrai pas. » Il l'avait dit depuis le début. « Cependant... en imaginant qu'un jour vous soyez bel et bien perdu, sachez que les portes de l'église de Little Italy vous sont ouvertes. Et celles des autres maisons du Seigneur. Nul besoin d'y croire pour y entrer. »

Une manière de lui dire où il pourrait le trouver si un jour il avait besoin d'aide pour trouver son chemin, ou même simplement pour parler. Contrairement à ce que l'adolescent pouvait croire, Trinité n'était pas un fanatique fermé d'esprit, bien au contraire !
 
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Message posté : Mar 17 Mar 2015 - 1:40 Message
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Ce n'était pas une question de se ranger à la majorité ou dans le camps de qui que ce soit. J'avais toujours été comme ça, je ne suis pas un scientifique, mais j'aime savoir comment les choses fonctionne, ça fait partie de mes aptitude, je ne peux pas regarder une machine sans que mon esprit ne se mette à la décortiquer et à l'étudier. C'était dans ma nature, et par nature je ne peux pas croire en une chose que je n'ai jamais vue et que de surcroît je ne comprend pas. Pour quelqu'un comme moi, c'est juste contre nature. Mais ça il ne pouvait pas le comprendre parce qu'il était persuadé de parler à son dieu et même s'il ne l'avait jamais vue, il croyait dur comme fer à son existence. Par ailleurs, je ne croyais pas en ce que les autres voulaient bien accepter, mais juste en ce que moi même je pouvais voir et comprendre, ça faisait une grande différence à mes yeux. Mais sa réflexion me choqua pas plus que ça, en revanche qu'il me compare à une bande de fanatique religieux se servant d'un prétendu dieux pour excuser leurs horribles meurtres, ça, ça avait tendance à me mettre hors de moi. Je le regardais choqué par cette comparaison avant de répliquer peut être de manière un peu agressive :
- Ma manière de pensé n'a rien à voir avec un tout ou une majorité, elle est propre à moi même et si je pense ainsi c'est pour de très bonne raison... par ailleurs j'oblige personne à penser comme moi, et surtout j'ai jamais souhaité la mort de qui que ce soit. J'ai aucun point commun avec les gens dont vous parlez... d'ailleurs je suis presque sur que pour eux je ne serais rien de plus qu'une abomination à exterminer !
La colère m'avait sans doute poussé à en dire trop, mais je suis pas du genre à me laisser insulter aussi facilement et encore moins à me laisser comparer à n'importe quoi. Certes j'avais peut être un peu jugé ses croyances, pour la simple et bonne raison qu'à mes yeux il se cachait derrière pour justifier ses meurtres atroces, mais ça ne voulait pas dire pour autant que je voulais le pousser à changer d'avis. J'avais bien vite compris que ce serait peine perdu.
Tout ce que j'avais tenté de faire, c'était de lui faire comprendre que ce qu'il faisait n'était pas bien comme il semblait le penser. Un meurtre n'est jamais bien et j'ai fais beaucoup de conneries dans ma vie, mais tuer quelqu'un me semblait quelque chose d'impossible. Je devais pas avoir ça en moi, je pouvais passer pour un lâche ou pour un trouillard, mais je ne suis juste pas un tueur. Même si en même temps j'avais jamais non plus été confronté à une situation qui requérait ce genre de méthode... peut être que les choses peuvent être différentes lorsqu'on est confronté au pire, mais j'avais aucune envie de le savoir. Il prétendait être libre de ses actes mais qu'il ne pouvait pas faire que ce qu'il voulait non plus... J'avais toujours été du genre spontané, à faire ce que je voulais, quand je voulais mais j'étais bien placé pour savoir qu'il y avait des limites à cela. Cependant aucune de ces limites n'impliquait de tuer des gens pour le bien du plus grand nombre. Non, décidément plus je parlais avec lui, plus je me disais qu'il était vraiment cinglé.
- On est loin des saintes paroles qui disent que chaque vie est sacré et précieuse...
J'y connaissais pas grand chose en religion, mais nous avions quand même étudier le sujet en cours au collège et j'avais quelques souvenirs qui me revenaient.

Les bruits derrière moi m’inquiétaient, j'avais aucune idée de qui il s'agissait, peut être que s'était Greg Parkins qui me cherchait pour finir le travail, mais même si c'était lui, je ne pouvais pas me résoudre à le laisser entre les mains de ce psychopathe. Parce que même si ce type m'avait frappé quelques minutes plus tôt et m'avait probablement fêlé quelques côtes, je ne souhaitais pas sa mort pour autant. Après tout ce n'était qu'un gamin, il avait le même age que moi... Je lui conseillais alors de partir avant qu'ils n'arrivent, mais visiblement il n'avait pas l'intention de bouger, il avait soit disant d'autres prières à faire et cela ne m'arrangeait pas. Alors qu'il me disait que je pourrais le trouver à l'église de Little Italy, je jetais des coup d’œil frénétique derrière moi, les voix se rapprochaient et j'étais de plus en plus tendus. J'avais une boule dans l'estomac et je détournais alors les yeux des silhouette pour reporter mon attention sur l'homme avant de me risquer à dire :
- Vous allez les tuer n'est ce pas ?
Question rhétorique, je pouvais à présent bien entendre la voix de Greg qui semblait pas très content... et je savais de quoi il était capable... il était comme ces trois hommes qu'il venait de tuer et je m'étais souvent dit qu'il était un cas désespéré, mais de là à le tuer... je ne pouvais pas laisser faire ça.
Je fis quelques pas en arrière en direction des voix, j'étais prêt à attirer l'attention de Greg pour l’entraîner le plus loin possible de ce type et probablement me faire tabasser à nouveau juste pour qu'il n'y ai pas plus de mort ce soir. Je secouais la tête en regardant le sol avant de dire :
- Je suis désolé, mais je peux pas vous laisser faire ça...
Greg était une graine de psychopathe, peut être avait il même déjà tué, j'en savais rien, peut être qu'il était trop tard pour lui et qu'il ne ferait qu'empirer avec le temps, et peut être qu'il méritait de mourir, mais je refusais d'être la cause d'une mort aussi stupide. Je tournais alors les talons pour me mettre à courir vers les voix. Mes côtes étaient encore douloureuses et j'allais pas aller loin, mais assez pour mettre de la distance entre eux et le prêtre. En passant devant eux, je fis un signe de main pour les narguer et ils ne mirent pas bien longtemps à réagir avant de me courir après :
- C'est lui... Choppez le !
J'accélérais, essayant cette fois de regarder ou j'allais et de les guider aussi loin que possible...
 
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Message posté : Mar 17 Mar 2015 - 13:28 Message
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C'était la deuxième fois que le jeune homme s'énervait, peut-être parce que le prêtre avait touché un point sensible, ou tout simplement parce qu'il détestait la religion au point de ne pas vouloir y être assimilé ? Il y avait de nombreuses possibilités, mais l'Italien ne comptait pas revenir là-dessus : il comprenait que c'était une discussion stérile, leurs avis étaient bien trop opposés. Cependant, en ce qui concernait le fait d'être une abomination à exterminer, Ezio aurait bien apprécié de pouvoir lui expliquer que le code génétique d'une personne ne déterminait pas ses actes – pas plus que sa naissance ou ses origines – mais il préféra ne pas s'enfoncer dans une conversation pareille. Lui-même n'était qu'un humain parfaitement normal qui devait ses capacités à un entraînement rigoureux, il n'était pas le plus apte à comprendre un adolescent visiblement métahumain – ou du moins l'avait-il compris ainsi.

Quant aux saintes paroles et à chaque vie qui était sacrée et précieuse, le prêtre hocha légèrement la tête. Oui, elles étaient toutes aussi précieuses, mais certains la souillaient inutilement en côtoyant le mal de trop près, au point de ne plus pouvoir s'en séparer une fois arrivés devant Saint Pierre. Ezio était toujours désolé de voir qu'une telle issue était presque devenue une habitude, il aurait largement préféré que ses sorties se soldent par des recherches infructueuses parce que toutes les âmes de Star City étaient pures et bienveillantes. Malheureusement, la ville était gangrenée jusqu'à la moelle et rivaliser avec le mal allait être très compliqué.

Le bruit des pas des amis, ou poursuivants, de l'adolescent se firent finalement entendre. Le regard du prêtre se dirigea de ce côté-là avant de revenir sur le visage du jeune homme qui l'interrogea sur ce qu'il allait faire. Les tuer ? Non. C'était à lui de trouver les âmes souillées et non à elles de se présenter à lui. Disons plutôt que c'était légèrement plus compliqué que de tomber sur des délinquants qui avaient commis des choses horribles et méritaient simplement de mourir. Le Seigneur devait le mettre sur la voie et ensuite Ezio s'exécutait, mais ce soir-là il avait été dépêché pour rencontrer cette brebis égarée, non pour tuer ses poursuivants. Contrairement à ce que l’adolescent avait l'air de croire, il n'avait pas affaire à un assassin sans foi ni loi : les jeunes avaient toujours une issue de secours, ils pouvaient encore changer et effacer leurs fautes passées par une vie exemplaire. C'était simplement trop tard pour les hommes allongés au sol.

Le jeune homme – dont Ezio ignorait le nom – s'éloigna finalement en courant, allant en direction de ses poursuivants, certainement pour essayer de les attirer ailleurs. Un comportement ô combien altruiste et qui ne manqua pas d'interpeller l'Italien. Toutefois, ce dernier devait encore s'occuper des morts qui se trouvaient à ses côtés et il laissa donc le groupe s'en-aller, s'agenouillant à nouveau à côté des corps pour leur offrir les derniers mots qui leur permettraient de passer de l'autre côté.

Cela dût prendre quatre à cinq minutes tout au plus étant donné qu'il avait déjà prononcé les paroles pour l'un d'entre eux, mais au lieu de rentrer à l'église, le prêtre décida de vérifier que le jeune homme ne risquait rien. S'il avait dit qu'Ezio allait les tuer, c'était certainement le signe que ces individus étaient dangereux et qu'ils pouvaient donc s'en prendre à lui – très grièvement. Le trentenaire ne pouvait pas laisser une brebis égarée, altruiste de surcroît, subir une pareille chose sans intervenir. Cependant, il n'était pas question de les tuer, mais uniquement de s'assurer que cet adolescent rentrerait chez lui en sécurité.

Avec agilité, il grimpa à l'une des échelles de secours du bâtiment situé à côté de lui, puis sauta d'un toit à l'autre en prenant la direction empruntée par le jeune homme. Quelques minutes plus tard, des éclats de voix lui parvinrent aux oreilles et lorsqu'il arriva au bord du toit d'un petit immeuble de deux étages, ce fut pour constater qu'un groupe de quelques jeunes avait coincé quelqu'un. Il ne tarda pas à repérer l'adolescent avec qui il venait de parler. Bien décidé à ne blesser personne, le prêtre glissa toutefois ses mains jusqu'aux croix en métal qu'il portait dans une poche. Il s'agissait en fait de petits shurikens agrémentés d'eau bénite et permettant de blesser ses adversaires à distance, sauf que cette fois-ci, au lieu de viser des humains, le prêtre les lancer dans le mur, juste au-dessus des loubards. Ces derniers ne tardèrent pas à le repérer et l'Italien les rejoignit donc en bas de l'immeuble – aidé par sa maîtrise du parkour – tenant toujours sa lance à la main. Qu'ils soient ou non impressionnés par l'arme importait peu au prêtre qui se contenta de les informer de ce qu'ils allaient faire – ce qui n'était pas discutable.

« Vous avez suffisamment péché pour ce soir. Vous allez rentrer chez vous et vous empresser de trouver une nouvelle activité pour occuper vos soirées. » Le ton de sa voix n'était pas hostile ou agressif pour autant. Il se rapprocha légèrement. « Je ne vous ferai aucun mal vous n'êtes encore que des enfants égarés. Mais ce n'est pas en essayant d'imiter les délinquants que vous deviendrez quelqu'un. Certainement pas dans une ville comme celle-ci. » Pas avec lui pour veiller au grain. « Allez vous-en. Et ne recommencez plus. »

Il avait beau ne pas avoir d'enfants, Ezio avait appris à parler aux jeunes à force de travailler à l'église, mais peut-être que ce n'était pas très probant sur des petites frappes.

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Message posté : Mar 17 Mar 2015 - 17:36 Message
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Je me fichais pas mal de me faire tabasser par Greg Parkins, j'avais juste aucune envie qu'il y a des morts en plus. Je suis peut être très con, peut être que je devrais souhaiter la mort de ce crétins qui ne cessera jamais vouloir me frapper chaque fois qu'il me verra, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que dans le fond c'est juste ados qui n'a peut être pas eu la vie si facile. Après tout, j'aurais put devenir comme lui, j'aurais put aussi faire de mauvais choix et j'en avais fais, j'avais bien dealer de la drogue pour le Cartel... mais j'avais réussis à m'en sortir donc pourquoi pas lui ? Oui, bon, j’admets qu'il y avait très peu de chances pour qu'il s'en sorte lui et il finirait sûrement dans une prison de haute sécurité à purger une longue peine un jour ou l'autre, mais c'était toujours mieux que de mourir bêtement dans une ruelle. Dans le fond, ce n'était même pas de l'altruisme, je me fichais de ce qui arrivait à ce type, mais il vivait dans mon quartier, nous allions au lycée ensemble et je le connaissais depuis que j'étais gamin et même s'il n'avait jamais été mon ami et que je ne l'appréciait pas, ça ne voulait pas dire que je devais le laisser mourir pour autant... c'était juste du bon sens. Et peut être un peu de culpabilité également... après tout, si je n'avais pas refiler une machine défaillante à Greg, il n'aurait pas passé sa soirée à me courir après pour m'en coller une et de ne se serait donc pas retrouvé face à ce type. J'avais pas la prétention de dire que tout était de ma faute non plus, j'avais pas fait de Greg un psychopathe en puissance, mais le simple fait que je pourrais être ne serais-ce qu'un tout petit peu mêlé à son meurtre, ça ne me plaisait pas. Ma conscience était loin d'être clean, mais j'étais encore capable de me regarder dans un miroir et j'avais pas envie que ça change.
Je bifurquait dans une ruelle, j'entendais leurs pas qui se rapprochaient de moi, je les entendais crier déjà victoire en se disant que c'était gâteau et qu'ils allaient me mettre la main dessus... je m'étais connu bien meilleur pour ce qui était de fuir, mais en l’occurrence, le simple fait de respirer me faisait mal dans tout le corps, ça limitait donc pas mal mes capacités de coureur. Au bout de quelques minutes, je m'arrêtais en me retrouvant dans un cul de sac. Prenant appuis sur mes genoux, je me penchais pour reprendre mon souffle alors que j'entendais les pas ralentir derrière moi. Je me retournais pour faire face à Greg et sa bande qui affichaient tout les trois un sourire victorieux.
- Je vous l'avez dis les gars qu'on le choperait...
J'esquissais une grimace à chaque inspiration et au bout de quelques secondes je pus enfin parler sans avoir le souffle trop court.
- OK, je me rend, vous m'avez eu, jolie course... et si on en restait là ? Chacun rentre chez soit et on fait comme s'il ne s'était rien passé ?
Les deux abrutis se regardèrent comme si j'avais parlé chinois tandis que Greg émis un léger rire amusé avant de répondre :
- Je sais pas ce que tu m'as fais tout à l'heure Callahan, mais il est clair que tu vas devoir payer pour ça...
Ah oui, j'avais presque oublié le passage avec le paralyseur... je levais les deux mains de manière protectrice avant de dire :
- Hey, c'était de la légitime défense, tu étais en train de me tabassé...
Je savais qu'il s'en fichait totalement et que j'allais encore avoir le droit à quelques coups bien placé... mais bon avec un peu de chance après ça, je pourrais enfin rentrer chez moi et oublier cette soirée de merde.

J'étais donc prêt à encaisser de nouveau coups dans l'espoir que ça ne durerait pas et que ce serait vite fait, mais au même moment, un éclair argenté passa entre moi et la bande pour aller se planter dans le mur. Je levais les yeux pour voir le prêtre qui nous avaient retrouvé. Mon rythme cardiaque s'accéléra et je me dis que j'avais été vraiment stupide... j'aurais dut les entraîner encore plus loin. Le type sauta en bas de l'immeuble et fit face à Greg et sa bande pour leur faire une petite leçon de moral... j'esquissais une grimace en me disant qu'il ne savait vraiment pas y faire avec les gens du coin. Et d'ailleurs son discours eu pour seul effet de faire rire les trois adolescents qui ne manquèrent pas se moquer ouvertement de lui :
- C'est qui la Catwoman ? Ton nouveau garde du corps ?
Je levais les yeux au ciel, il avait le chic pour pas me simplifier les choses lui aussi. Je m'avançais pour me placer entre le prêtre et les trois adolescents avant de dire d'un ton tout ce qu'il y a de plus sérieux et pressant :
- Vas t'en... crois moi tu veux pas rester dans le coin, ce type est dangereux...
J'essayais de faire attention aux mots que j'employais, j'étais presque sur qu'il n'aimerait pas les termes psychopathe et meurtriers...
- Crois moi, vous devriez partir maintenant !
J'avais presque l'air désespéré... mais si Greg rigola les première seconde, quelque chose dans mon attitude lui fit reprendre un air plus sérieux. Il savait que c'était pas mon genre d'être flippé comme ça, il m'avait assez tabassé et menacé pour savoir que je ne suis pas du genre à avoir peur... du moins pas à ce point. Il hésita quelques secondes avant de se tourner vers ses deux amis :
- On y va !
L'un des deux fit mine de protester mais il lui lança un regard noir et il la ferma aussi sec. Cependant avant de partir il se tourna vers moi avant de dire en me pointant du doigt :
- Tu perds rien pour attendre Callahan... la prochaine fois tu auras pas autant de chance.
C'était claire... en même temps je m'attendais pas à un câlin de sa part à notre prochaine rencontre, c'est pas comme c'était notre genre. Entre nous c'était plutôt une histoire d'amour vache et violent... sans vraiment d'amour.
Une fois qu'ils furent éloignés je me tournais vers le prêtre, ne sachant pas trop comment j'étais sensé réagir... je ne m'étais pas vraiment attendue à ce qu'il nous suive et qu'il intervienne mais d'un autre cotés il ne les avait pas tué et il m'avait évité de me faire passer à tabac...
- Vous les auriez tué ? S'ils n'étaient pas partis... qu'est ce que vous auriez fait ?
J'étais pas encore sur, peut être que dans le fond je l'avais un peu mal juger, ou du moins un peu trop sévèrement même si je n'oubliais pas les trois types morts... mais du coup je ne savais plus quoi en penser.

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Message posté : Mar 17 Mar 2015 - 21:26 Message
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N'ayant vraiment pas l'intention de s'en prendre aux jeunes qui agressaient l'adolescent, Ezio était prêt à faire preuve de patience pour calmer les ardeurs de ce groupe. Il avait réussi à persuader – avec l'aide de la charmante Giulia Mancini – des jeunes gens appartenant à des gangs, de quitter ces derniers. S'il n'arrivait pas à convaincre un petit groupe de lycéens de laisser un autre tranquille, ma foi, ce serait assez étrange ! Mais le prêtre n'allait pas avoir l'occasion de démontrer plus efficacement ses talents de discoureur puisque le jeune homme – apparemment nommé Callahan – se chargea de faire comprendre à ses comparses qu'ils n'étaient pas tombés sur un bon samaritain. Techniquement, Ezio ne comptait leur faire aucun mal et il aurait donc pu rassurer les jeunes en question, sauf que c'était certainement plus simple de les laisser penser ainsi pour les convaincre de s'en-aller.

L'Italien resta donc silencieux, écoutant la manière dont l'adolescent parvint à leur faire comprendre qu'ils devaient abandonner pour la soirée. Le prêtre aurait préféré que cela soit définitif, mais malheureusement une telle réussite était plus illusoire qu'autre chose. Le regard du trentenaire suivit les silhouettes des fuyards qui désertèrent les lieux peu de temps après et finit par se reposer sur le visage du nommé Callahan. Décidément, il tenait absolument à le voir comme un tueur de sang-froid qui passait son temps à assassiner les gens. Bon, vu la manière dont ils s'étaient rencontrés, Ezio ne pouvait pas trop lui en vouloir, mais tout de même... il avait toujours pensé que son discours édulcorait un peu ses actions. Apparemment, c'était loin d'être le cas. Regardant l’adolescent, l'Italien secoua la tête d'un signe de dénégation.

« Non. Je ne suis pas un assassin, je vous l'ai dit. » Enfin, il ne tuait pas « sans raison », même si elles n'étaient pas valables aux yeux du jeune homme. « Ces jeunes gens ne sont pas encore des prédateurs. Oh, il y a de fortes chances pour qu'ils en deviennent, mais l'âme des enfants est en perpétuel changement. Parfois, il ne faut pas grand-chose pour basculer du côté du bien ou du mal. La balance n'est pas encore fixe, ils pourraient revenir vers le Seigneur. Alors, non, je ne les aurais jamais tués. »

Même s'il y avait de fortes chances pour qu'il ne le croit pas. Ezio s'en moquait pas mal, son but n'était pas de prouver qu'il était capable d'agir sans devoir ôter la vie : il n'avait de comptes à rendre qu'à une seule personne. Approchant du mur contre lequel il avait tiré, le prêtre récupéra la petite croix-shuriken qui s'était enfoncée dedans et la glissa à nouveau dans la sacoche prévue à cet effet, puis il posa les yeux sur l'adolescent. Ce dernier avait un bon fond : même si ces individus avaient dans l'idée de s'en prendre à lui, il n'avait pas hésité à se sacrifier pour éviter qu'ils ne payent leurs mauvaises actions de leurs vies.

« Vous possédez une bonne âme. Rares seraient ceux à se jeter dans la gueule du loup et à accepter de se faire frapper pour épargner la vie d'individus qui ne vous doivent rien. » Il tourna les yeux vers la ruelle où ils s'étaient enfuis. « Et le pire, c'est certainement qu'ils ne sauront jamais ce que vous avez fait pour eux. »

Un peu comme lui en fait, même si le jeune homme ne le croyait pas réellement. Cependant, s'ils étaient bel et bien comparables sur ce point-là, il ne considérerait pas avoir fait quoi que ce soit de bien. C'était justement à cela que l'on reconnaissait les personnes naturellement bonnes : elles ne pensaient pas mériter quoi que ce soit, pensant qu'elles agissaient juste normalement. Ezio adopta un air un peu moins « protocolaire » maintenant que la discussion était un peu plus légère.

« Ils vous causent des ennuis depuis longtemps ? » Le regard de l'Italien se détourna à nouveau. « Ce n'est pas très courageux de leur part de vous attaquer à plusieurs. » Lui faisait plutôt le contraire. « Mais je présume que vous ne prévoyez pas de faire quoi que ce soit pour changer cet état de fait. » Ce n'était pas une question. « Malheureusement, je doute qu'ils puissent évoluer en mieux sans un coup de pouce. » Qu'ils refuseraient certainement. Son regard se posa à nouveau sur l'adolescent. « Non, vraiment, vous n'êtes pas de ceux qui traînent habituellement dans les rues de cette ville. Vous n'avez rien d'une mauvaise personne, au contraire. »

Et à force d'en côtoyer, il les reconnaissait lorsqu'il en croisait !
 
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