AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_1Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_2bisUne visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_3
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 

Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington]

 
Message posté : Lun 16 Fév 2015 - 18:49 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Le musée d'histoire de Star City avait des très nombreux atouts. Situé dans un bâtiment datant du 18ème siècle, il rompait avec l'architecture moderne d'une grande partie de la cité. Jonathan pouvait donc que se plaire dans cet édifice aux contours inspirés de l'époque des premières années suivant l'indépendance américaine. On avait inévitablement été contraint au fil des ans de moderniser quelques parties du bâtiment, mais ceci avait été fait avec goût et soin, une chose si rare au 21ème siècle. Également, l'institut accueillait souvent des expositions temporaires consacrées à des objets venus de tout le monde. Tableaux, statues et des fois même des artefacts arrivaient à Star City et étaient exposés au regard de la population dans les halls du musée d'histoire.

Jonathan aimait venir dans ce lieu. Il était motivé en partie par un goût affirmé pour l'histoire et l'art, mais aussi par des desseins moins louables. Si l'exposition permanente était toujours bonne pour une visite de curiosité, il venait aux expositions temporaires pour faire de la reconnaissance et savoir si parmi les objets venus de l'extérieur, se trouvaient des œuvres valant l'effort de faire une incursion dans le musée durant la nuit. Jonathan s'était fixé pour règle de ne pas se prendre à l’exposition permanente. Il considérait que la population de la ville méritait l'accès à ces œuvres, mais pour les objets destinés à repartir, il ne voyait rien justifiant des égards similaires. La plus part des œuvres d'arts étaient issus de collections privées que quelques riches prêtaient pour se faire bien voir, au moins c'était la conviction de Jonathan.

Après avoir payé une entrée au guichet du musée, Jonathan déambula à travers les couloirs parsemés de gens avec un programme à la main. Ce papier contenait les informations essentielles sur l'exposition temporaire actuellement en cours dans le musée, plus précisément dans le hall est de l'édifice. Cette exposition était dédiée aux œuvres antiques, tout particulièrement aux reliques de la civilisation grecque et atlante. Pourquoi avoir mis ces deux sujets ensembles dans une seule et unique exposition ? Jonathan ne le savait pas, mais il mit ceci sur le compte du fait que vouloir consacrer une exposition uniquement aux produits archéologiques de l'Atlantide aurait créé un résultat bien maigre. Ce type d’objets n'étaient pas très nombreux et les musées qui en avaient des exemplaires, se gardaient bien de les prêter ou le faisaient que pour des durées très courtes.

Il était presque tragique que la découverte de la civilisation atlante ait tellement bouleversée la conception populaire de l'histoire. Jadis les humains observaient avec admiration l'Empire romain, alors qu'aujourd'hui on considérait cette civilisation comme un vulgaire sous-produit comparé aux merveilles de l'Atlantide. Mille ans d'admiration historique avaient été balayés en un instant par la mise en lumière de la civilisation atlante. Jonathan en faisait partie des gens qui avaient troqués leur amour pour les romains contre celle des habitants de l'antique Atlantide. Il s'était même procuré toute une collection de livres à leur sujet, toutes des publications sorties ces dernières années. Il y avait bien évidemment beaucoup de n'importe quoi dans le lot, mais quelques ouvrages valaient la peine d'être lus.

Après une dizaine de minutes de balade dans les halls aux plafonds arqués, Jonathan arriva dans la partie du musée consacrée à l'exposition greco-atlante. C'était un grand hall avec des colonnes carrées en briques rouges et des grandes fenêtres donnant sur les jardins cernant le musée. C'était une localisation idéale pour pouvoir s'infiltrer depuis les jardins de manière discrète. Instinctivement Jonathan chercha les caméras dans le hall et tenta à savoir où se trouvaient les angles morts de ces dernières. Même le meilleur dispositif de surveillance avait des zones non-surveillées surtout dans un hall contenant des nombreuses colonnes comme ici. Des fois néanmoins ces endroits sûrs n'étaient pas assez nombreux pour offrir du cachet à un voleur. C'est alors que la meilleure méthode consistait à s'attaquer directement au personnel de surveillance dans les couloirs et dans la salle des vidéo-surveillance. C'était une méthode plus brutale, mais pas moins efficace quand les caméras étaient trop nombreuses. Et même si l'alarme était donnée, la police prenait toujours au moins cinq minutes avant d'arriver sur les lieux, assez de temps pour prendre un bon butin à condition bien évidemment de savoir ce qu'il fallait prendre avec. Certaines choses avaient presque pas de valeur alors que d'autres pouvaient valoir une fortune en pouvant être emportées dans la paume d'une main.

Jonathan tenait avec une main gauche le programme et avait l'autre dans sa poche droite. Il passa tranquillement devant les vitrines en lisant les descriptifs pour savoir qui avait prêté l'objet et en quoi il consistait exactement. Son regard se posa sur une vase aux allures exotiques et c'est alors qu'il chercha à estimer combien celle-ci pouvait valoir sur le marché noir et quel poids elle avait, une chose essentielle à savoir pour calculer combien d'objets il pourrait prendre avec lui sans être trop ralenti. A quoi bon s'encombrer avec deux statuettes lourdes valant quelques milliers de dollars, quand on pouvait prendre une amulette valant à elle seule des millions ? Sortant une petite caméra, il prit des photos sur quelques-uns des objets exposés. Son attention fut surtout attirée par une petite épée et une paire de boucles d'oreille en orichalque. Jonathan ignorait de manière superbe les œuvres grecques. La plus part de ces objets étaient que des bouts de vase sans valeur alors que les œuvres atlantes étaient avant tout des armes et des bijoux dans des métaux précieux voir même en orichalque. Un gramme d’orichalque valait une fortune, sans parler quand s'était un objet travaillé et avec de l’ancienneté.

Jonathan continua sa promenade à travers l'exposition, jetant un court regard curieux sur un groupe de touristes asiatiques amassé autour de quelques vitrines contenant des vases grecques.
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Lun 16 Fév 2015 - 20:14 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

Adrian Pennington
Légion des Etoiles

Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Depuis quelques temps, Adrian n'avait plus été très fidèle au musée d'histoire. Ses autres occupations commençaient à prendre le pas sur son véritable métier, celui pour lequel il avait fait ses études et passé son diplôme, ce qui l'ennuyait quelque peu. Mais il était relativement difficile de dire non à la Légion des Étoiles ou encore de refuser un cours particulier à un élève de Star High, notamment lorsqu'il s'agissait de futures recrues de la Légion. À côté de cela, la trahison de Ginger et la sorte de jalousie qu'Aishlinn montrait depuis quelques temps, l'occupaient aussi pas mal. En bref, les journées étaient bien trop courtes pour lui permettre de faire tout ce qu'il devait, comme quoi le vieillissement ralenti avait des lacunes : il obligeait tout de même à se nourrir et à dormir, deux grosses pertes de temps de l'avis de l'Archimage.

C'était donc pour cette raison qu'Adrian avait décidé de prendre sa journée pour aller au musée. Il était tout de même censé apporter de l'aide au responsable des lieux – qui, par le plus grand des hasards, était aussi une divinité qu'il devait garder à l’œil – et proposer de nouvelles idées pour les expositions temporaires. En somme, faire ce qu'un archéologue était censé faire.

L'exposition actuellement en place n'était pas de son fait, ces deux sujets n'étant pas sa spécialité, mais il souhaitait tout de même y jeter un œil, notamment en ce qui concernait la partie Atlante. Adrian avait rencontré le père de l'actuel Roi d'Atlantide, il connaissait ce dernier depuis qu'il se promenait en couche-culottes et avait eu l'occasion de voir la princesse Thétis dans la même tenue. Autant dire que les Atlantes faisaient partie intégrante de sa vie, surtout compte tenu de son rôle d'Archimage et du fait qu'il était la réincarnation d'un ancien Atlante. Bref, vous aviez compris l'idée, la partie de l'exposition qui concernait ce peuple l'intéressait hautement, surtout en considérant que la princesse y avait apporté sa contribution.

C'est donc dans la peau d'un simple visiteur qu'il avait commencé à déambuler entre les différentes vitrines et pièces exposées. C'était toujours intéressant de voir les choses sous un autre angle ! Lorsqu'il avait aidé à mettre en place une exposition temporaire sur l'Afrique et son mysticisme, Adrian s'était rendu compte que les visiteurs ne voyaient pas les pièces prêtées pour l'occasion de la même manière que lui pouvait les percevoir. Déjà parce qu'il y avait une histoire sentimentale cachée derrière, mais aussi parce qu'ils ne savaient pas forcément quels secrets ces pièces renfermaient. Observer les pièces avec le regard d'un novice en archéologie était donc une excellente chose, mais pas forcément aisée lorsque vous aviez près d'un siècle d'expérience au compteur.

Toutefois, l'Archimage ne se contenta pas d'une visite du musée, il en profita aussi pour observer les autres spectateurs de ce spectacle pour le moins unique en son genre. Voir que tel public était intéressé par telle exposition était intéressant. Vous pouviez avoir d'agréables surprises, notamment en constatant que tous les jeunes ne passaient pas leur temps à regarder des films d'horreur ou des dessins animés, mais qu'ils pouvaient aussi tomber en pâmoison devant une pièce Atlante. Bon, pour le coup il y avait surtout des familles qui cherchaient une occupation pour cet après-midi-là et des groupes de touristes étrangers qui mitraillaient les différentes pièces avec l'appareil photo dernier cri. Et des jeunes dans la vingtaine, trentaine, qui observaient le tout avec une attention accrue. Sans trop savoir pourquoi, le regard d'Adrian accrocha la silhouette d'un inconnu apparemment très concentré sur les pièces Atlantes, mais qui ne semblait pas porter grand intérêt au reste de l'exposition. Un fan de la princesse Dana qui avait décidé de se renseigner sur son univers ? Ce n'était pas impossible, bien que peu probable, avouons-le.

Bien qu'il n'était pas particulièrement doué pour les relations sociales, lorsqu'il était question d'archéologie, Adrian se montrait plus loquace. C'est donc avec un certain naturel qu'il décida d'approcher cet inconnu qui portait toujours la même attention soutenue aux pièces en exposition. Avec un ton détendu, il lui adressa la premier la parole, dans la langue locale évidemment, même si les étrangers étaient nombreux en ces lieux.

« Passionné par les Atlantes ? » Il jeta un coup d’œil à la pièce en question. « C'est vrai que ce n'est pas très commun, même à Star City. » Qui restait le fief des choses étranges et inhabituelles. « Je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que le reste de l'exposition n'avait pas l'air de vous intéresser, vous êtes un spécialiste de ce peuple ? »

Sa question était justifiée et puis, rien sur lui ne signalait qu'il était archéologue et qu'il pouvait parfois apporter son aide aux gérants des lieux. Non, il avait tout simplement l'air d'un visiteur lambda qui cherchait quelqu'un de plus qualifié que lui sur le sujet.
 
Revenir en haut Aller en bas




I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Mar 17 Fév 2015 - 0:43 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Éloignant son regard du groupe de touristes asiatiques, Jonathan jeta son dévolu sur une vitrine contenant plusieurs paires de boucles d'oreilles et d'amulettes en orichalque. Fortement intéressé par ces objets, légers et visiblement de forte valeur, il ne remarqua pas qu'une personne s'approcha de lui à grand pas. Habituellement, il prenait soin de rester sur ses gardes, mais en cet instant même il se laissa aller et baissa sa garde. C'est très soudainement qu'il sentit une présence étrangère. Sa première pensée fut qu'il avait attiré la méfiance d'un des gardes, mais en jetant un coup d’œil de côté, il vit que cette personne ne portait pas d'uniforme. Interrogé par l'étranger, il se retourna vers lui pour voir qui lui parlait. L'homme en question devait faire un peu moins d'un mètre huitante et était d'une corpulence et de traits des plus communs. Dans une foule, on ne l'aurait pas remarqué. C'était le monsieur tout-le-monde par excellence sur le plan physique, néanmoins quelque chose brisait avec cette normalité apparente. L'homme portait des vêtements qui étaient loin d'être à la mode et qui donnait l'impression d'imiter le style vestimentaire des années vingt du siècle passé, mais ceci ne surpris pas davantage Jonathan. En cette époque, les gens s'adonnaient à tous les expérimentations en termes d'habillement et en vue de l'état de la mode du 21ème siècle, autant dire que le choix de l'étranger était loin d'être la chose la plus farfelue qu'on pouvait voir dans les rues. Il aurait peut-être même beaucoup de succès auprès la gente féminine, friande des hommes se sachant habiller, pensa Jonathan. Lui-même se vêtit de manière assez classique – pas autant que l'étranger – mais suffisamment pour se tenir loin des dérives contemporaines.

Est-ce qu'il était passioné par les Altantes ? Il était vrai que ce peuple captivait tout son intérêt et celui-ci dépassait largement la valeur de ses œuvres d'art sur le marché noir, mais pouvait-on parler de passion ? Non, plutôt de forte attirance pour cette civilisation. Jonathan cultivait surtout une fascination pour l'orichalque, ce métal mystérieux qu'on était encore aujourd'hui incapable d'imiter. On pouvait bien s'imaginer le potentiel d'un tel métal pour l'industrie moderne, mais ce potentiel n'avait aucun espoir de se réaliser tant qu'on ne découvrait pas le secret de sa fabrication et les Atlantes étaient loin d'être le peuple le plus bavard sur cette jolie petite planète. Ils avaient bel et bien un siège aux Nations-Unis, mais ceci ne les rendait pas moins étrangers aux peuples de la surface et Jonathan était convaincu que le peuple atlante cachait des choses au reste du monde. Observant courtoisement l'étranger, il lui répondit après quelques secondes de réflexion.

« Il est vrai que les Atlantes ont tout pour réveiller l'intérêt, ne pensez-vous pas ? Je trouve tout particulièrement leurs œuvres d'art en orichalque d'une fascinante et en même temps mystérieuse beauté. »

Il ajouta alors à la conversation une partie de ses pensées sur le potentiel de l'orichalque.

« Quel dommage que nous ne soyons pas capables de reproduire ce métal. Les applications pour l’ingénierie moderne seraient presque infinies. Plus besoin de se soucier des questions de poids quand vous pouvez construire des ponts en un métal incassable. »

Jonathan se pinça légèrement et discrètement sur les lèvres à la remarque de l'étranger concernant son désintérêt pour le reste de l'exposition. Visiblement, il s'était montré trop intéressé aux œuvres d'art atlante, une erreur à éviter dans l'avenir s'il ne voulait pas attirer inutilement l'attraction des gardes et des employés du musée. Rien n'était pire qu'un visiteur trop intéressé par des objets qui quelques jours plus tard étaient volés car la police serait poussé à interroger ce dernier sur le vol voir même de le suspecter d'en être l'auteur. Jonathan ne pouvait pas se permettre le risque d'être incriminé d'un cambriolage. La discrétion totale était son principal et unique atout dans une ville peuple de super-héros et d'autres créatures mystérieuses. Tentant de corriger son erreur, il dit.

« J'avoue que l'art atlante m'a beaucoup attiré, mais soyez assuré que l'art grecque ne me laisse pas insensible. J'ai pour habitude d'observer les sujets exposés un après l'autre. Hélas, je dois reconnaître de ne pas être un spécialiste, mais un simple curieux comme il en existe tant dans cette grande ville. »

La question restait de savoir si l'étranger en était lui-même un spécialiste. Son attitude semblait dévoiler quelqu'un étant plus qu'un simple touriste ou visiteur. Peut-être un employé du musée ? Ou peut-être un professeur d'histoire qui faisait un tour dans le musée ? Ce qui était sûr – surtout en vue son habillement – c'était qu'il ne devait pas travailler sur un chantier. C'est alors que Jonathan posa la question fatidique.

« Et vous ? Vous ne me semblez également fortement intéressé par l'art atlante. Seriez-vous engagé dans la recherche au sujet de cette civilisation ? Si vous me permettez d'être un peu audacieux, vous me semblez bien pouvoir être issu du monde académique. »
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Mar 17 Fév 2015 - 11:53 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

Adrian Pennington
Légion des Etoiles

Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Adrian n'était pas d'une nature méfiante, chose que son apprentie lui reprochait suffisamment d'ailleurs. Ce n'était pas parce qu'il voyait cet homme observer avec intérêt l'exposition qu'il le soupçonnerait de vouloir la voler. D'un autre côté, c'était la preuve que même à plus de cent ans, l'on était encore capable de faire preuve de naïveté et de croire que les humains avaient tous quelque chose de bon. Peut-être que ce n'était pas le cas, mais Eldoth continuait d'y croire : sinon à quoi bon bénéficier d'une pareille espérance de vie si c'était pour se retrouver dans un monde sans le moindre espoir envisageable ?
L'intérêt de cet homme apparaissait donc comme de la simple curiosité scientifique aux yeux de l'archéologue qui se sentait presque obligé d'en apprendre plus à ce propos. Il était suffisamment rare de croiser des personnes réellement intéressées par la magie, pour passer à côté d'elles sans le regretter.

Il écouta donc en silence les réponses de l'homme et ne le soupçonna pas une seule seconde de chercher à lui mentir. Piètre Légionnaire diraient certains, individu normal – et non paranoïaque – diraient d'autres. Adrian avait un peu de mal à imaginer que quelqu'un puisse vouloir nuire dans un pareil lieu. C'était comme une bibliothèque : le savoir apaisait les mœurs et personne ne pouvait y rester insensible. Ou c'était du moins ce qu'il aimait penser, même si la vérité était malheureusement bien moins agréable.
La question de l'homme à propos de son intérêt pour l'exposition, était parfaitement justifiée. Après tout, il venait de lui poser la même, non ? Quant à la dernière remarque, elle ne le surprit guère : tout le monde semblait le voir dans le rôle du professeur. Peut-être que c'était le costume qui faisait ça, ou l'air austère, allez savoir. Un léger sourire se peignit sur les lèvres de l'Archimage à ces pensées.

« Et, qu'est-ce qui m'a trahi ? La tenue vestimentaire ou l'air austère du prof coincé ? » Question rhétorique, aussi enchaîna-t-il rapidement. « Je suis professeur en archéologie, donc on dira que c'est un peu le cas, oui. Mais je ne suis pas spécialisé dans le peuple Atlante, disons que c'est juste... un loisir ? J'en ai beaucoup entendu parler, alors.... »

Il haussa les épaules. C'était assez évident comme explication et Adrian ne voyait pas l'utilité de détailler l'évidence. De plus, il avait assez souvent la visite de la princesse Dana qu'il connaissait relativement bien, du coup il serait particulièrement stupide de prétendre qu'il ne connaissait rien à ce peuple. Qui plus est, Eldoth n'était pas un menteur, les cachotteries et les mensonges l'exécraient et le fait de devoir cacher sa véritable identité et son rôle au sein des mages était suffisamment pesant pour qu'il ne s'invente pas de nouveaux mensonges à répandre un peu partout.

Les paroles précédentes de l'homme lui revinrent à l'esprit : le fait qu'il était dommage que les Atlantes ne partagent pas leurs connaissances pour aider les humains. Oui et non. En raison de son âge avancé, Adrian avait longuement eu l'expérience de constater que les humains étaient très doués pour détourner des savoirs censés aider les leurs, pour en faire des armes capables de tuer leurs semblables. Posséder la « recette » de l'orichalque pourrait donc être à double tranchant et Adrian préférait la savoir entre les mains des seuls Atlantes. Ce serait un souci en moins sur sa conscience, même s'il ne pouvait pas se sentir responsable de tous les malheurs de la Terre.

« Même s'il est vrai que ce métal pourrait être d'une grande utilité pour les humains, je dois avouer que je suis plutôt heureux qu'il ne soit pas en notre possession. » Son regard se posa sur le visage de l'homme. « Je crois que l'histoire passée a prouvé que certaines personnes étaient très douées pour détourner les choses de leur but originel et en faire des armes ou des inventions destinées à nuire au plus grand nombre. » Il devait avoir l'air défaitiste, aussi un sourire d'excuse se dessina sur ses lèvres. « C'est un peu pessimiste comme point de vue, mais je crois qu'avec ce métal en notre possession, nous aurions davantage droit à de nouveaux moyens de tuer, qu'à des solutions pour diminuer le nombre d'accidents de ponts ou autres. »

Les Atlantes étaient plus pacifiques que les humains et c'était d'ailleurs en partie pour cette raison qu'Adrian avait toujours senti une aisance naturelle avec les représentants de ce peuple. Lors de ses passages en Atlantide, il se sentait bien plus à l'aise qu'au sein de n'importe quel lieu public de la Terre. Et ce n'était en rien lié à la « popularité » qu'il pouvait avoir là-bas étant donné que rares étaient ceux assez vieux pour se souvenir de qui il était réellement – si ce n'est une connaissance de la famille royale. En bref, la naïveté d'Adrian avait certaines limites et pour le moment, il ne savait pas encore si elles concerneraient son interlocuteur ou non.

« Et puis, à trop s'approprier de choses, elles perdent leur intérêt. Ce qui plaît souvent dans les expositions étrangères, c'est leur originalité. Trouver de l'orichalque à tous les coins de rue finirait par le rendre très commun. Ce serait dommage. » Et c'était sincère. « Vous êtes un habitué des lieux ? Je ne crois pas vous avoir déjà croisé ici, mais si l'art Grecque vous intéresse, sachez que le conservateur est plutôt doué dans ce domaine. » Tu m'étonnes, c'était juste un Dieu de l'antiquité Grecque. « Vous ne travaillez pas dans le domaine de l'histoire alors je présume ? »

C'était ce que ses paroles au sujet de son intérêt de badaud, laissaient penser. Il n'y avait rien de mal à s'intéresser aux personnes qui prenaient le temps de s'ouvrir à d'autres peuples, bien au contraire. Et puis, à quoi bon être quasiment immortel si c'était pour se concentrer sur sa propre personne ?
 
Revenir en haut Aller en bas




I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Mar 17 Fév 2015 - 14:09 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
L'étranger réveilla chez Jonathan une forte curiosité. Voilà quelqu'un qui avait la conversation facile, chose qui finalement n'était pas désagréable du tout. L'homme trentenaire avait visiblement de la culture, ce qui rendait le dialogue avec lui agréable surtout que ceci permettait de dissiper tout soupçon sur les véritables objectifs du voleur, mais Jonathan doutait que son interlocuteur en ait quelconque méfiance envers lui ou si oui, celui-ci la cachait avec beaucoup de talent. Jetant un regard rapide sur les vêtements de l'étranger, Jonathan répondit en souriant au mot coincé. Cet homme avait visiblement du sens de l'autodérision.

« Je n'irais pas aussi loin de vous accusez d'être coincé - bien au contraire - car vous me semblez bien à l'aise dans ce lieu. Peu de gens viendraient discuter ainsi avec un parfait inconnu qui s'est perdu dans ses pensées devant une vitrine. Mais je dois vous confesser que votre habillement n'est pas celui d'un ouvrier du BTP et le fait de vous voir en cette heure-ci dans un musée indique que vous devez avoir du temps libre durant les heures de travail de la plus part de gens. Aussi, votre intérêt pour mon rapport avec ces objets indique que vous ne devez pas être insensible à l’art classique. »

Jonathan avait par son métier nocturne forcement développé un début de capacité analytique, son travail à la bourse aidant aussi un peu dans ce sens, même s'il était facile à deviner que son interlocuteur n'était pas issu de la classe ouvrière. Les vêtements étaient encore aujourd'hui révélateurs de certains rapports sociaux même si en moins bien grande mesure que dans les siècles précédents. Néanmoins il ne s'était pas attendu à ce que l'étranger soit un professeur en archéologie. Bêtement, il aurait plutôt dit d'histoire, mais ceci faisait plus de sens en voyant le thème de l'exposition de tomber sur un archéologue. Légèrement intrigué, Jonathan se demanda en quoi l'homme pouvait bien être spécialisé.

« Il est vrai que vous représentez assez fièrement la caste des professeurs, même si j'avoue de ne pas vous avoir pensé comme archéologue. Vous dites que vous n'êtes pas un spécialiste du peuple atlante, c'est quoi donc votre domaine d'étude principal ? La civilisation gréco-romaine ? »

En vue du fait que l'exposition traitait aussi sur la culture grecque, cette supposition semblait ne pas être entièrement illogique. Si le professeur vouait son travail à faire des recherches sur la civilisation grecque et romaine, il était peut être intéressé par les objets helléniques ? Ou peut-être qu'il se trompait totalement et que l'homme poursuivait des recherches d'une autre époque voir même d’une autre zone géographique. Il pouvait bien imaginer ce professeur être spécialisé dans la civilisation égyptienne ou dans l'époque moderne, peut-être même américaine. Interrogatif, Jonathan se permit d'ajouter.

« Vous êtes donc un peu comme moi, un simple admirateur et amateur. »

Le professeur avait un air profondément amical, le genre de personne à qui vous donnez le bon dieu sans confession. Néanmoins un reste de méfiance persista chez Jonathan, mais c'était inévitable en vue du fait qu'il vivait une double vie. Celle-ci ne lui pesait pas réellement, il avait longtemps assumé sa destinée et en avait même prit goût, mais il ne pouvait pas se permettre le luxe de donner son entière confiance à une personne, aussi amicale puisse-t-elle paraître.

Jonathan fut surpris par le profond pessimisme du professeur à l'égard de l'humanité. On pouvait presque croire entendre un homme fortement âgé alors que le professeur devait à peine être dans la trentaine. C'était une vue du monde qu'il ne partageait pas. Certes, Jonathan avait un avis très tranché sur l'art et la culture contemporaine, mais généralement il était très optimiste concernant l'avenir de l'humanité. Même avec toutes ses difficultés, elle semblait se frayer un chemin et à apprendre à vivre avec tous ces nouveaux super-héros et nouveaux mondes qui s’ouvraient à elle. La découverte de l'Atlantide était la preuve que l'humanité pouvait parfaitement survivre à des révélations révolutionnaires. C'est ainsi que Jonathan voyait dans l'orichalque plus une source de progrès civil que de malheur militaire.

« Je dois hélas me montrer en désaccord avec vous au sujet de l’orichalque. Certes, l'humanité a souvent exploité les nouvelles découvertes pour créer des armes, mais le plus souvent elle a su rapidement apprendre à gérer ces nouvelles technologies. Les gaz de guerre ont été interdites après la Première Guerre mondiale et l'arme atomique a été utilisé que deux fois et tout au début. L'homme a une crainte naturelle des puissances qu'il ne domine pas entièrement. »

Il jeta un court regard en direction du professeur et ajouta avec l'ombre d'un sourire.

« Votre pessimisme n'est certainement pas infondé, mais dans le cas particulier de l'orichalque, je vois mal quelles armes pourraient être créées à partir d'elle. Des épées ? Ces armes sont peu utiles à l'ère des armes à feu et si les armures sont plus dures, ce n'est peut-être pas si mauvais pour les gens. Au sujet de l'orichalque, je pense que l’utilité civile dépassera largement son maigre potentiel militaire. Ceci n'est que mon avis et peut-être que je suis naïf à ce sujet. Je n'ai sans aucun doute pas votre formation » ajouta-t-il sans une once de sarcasme.

La remarque du professeur sur la valeur de la rareté surprit Jonathan, il n'eut pas pensé cet homme doté de telles réflexions romantiques, mais il discutait avec lui que depuis quelques minutes. Comme quoi on pouvait toujours découvrir davantage sur un homme. Interrogé sur ses coutumes de visite et son emploi, il répondit.

« Moi ? Pas véritablement, le temps me manque souvent pour venir au musée. Des fois je trouve le temps de visiter une exposition temporaire, mais c'est rare. Je vous remercie pour votre conseil concernant le conservateur de ce lieu. Est-il aussi un archéologue ? » demanda Jonathan curieux. Il ajouta rapidement et avec une aisance naturelle.

« Non, je suis actif dans un bien autre domaine, celui du crime désorganisé » dit-il avant d'y ajouter avec une certaine ironie. « Plus concrètement, je suis courtier à la bourse de Wall Street. »
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Mar 17 Fév 2015 - 18:12 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

Adrian Pennington
Légion des Etoiles

Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Le choix du terme « coincé » n'avait pas été innocent : c'était devenu le mot préféré de son apprenti pour le qualifier. Adrian ne le prenait pas mal et la légèreté avec laquelle il l'avait dit le montrait bien. Il eut donc droit à une rapide analyse qui laissait presque penser qu'il avait affaire à un amateur du profilage, mais fort heureusement, l'homme ne risquait pas de le percer à jour. Rares étaient ceux qui comprenaient qu'ils avaient affaire à un centenaire qui exerçait gratuitement son métier parce qu'il avait largement eu le temps d'amasser de l'argent avant de s'installer à Star City. L'avantage d'avoir une importante espérance de vie : vous vous offriez vous-même votre retraite. Quoi qu'il en soit, Eldoth ne fut pas très étonné d'être assimilé à la culture gréco-romaine, c'était la plus célèbre parmi les amateurs d'archéologie et la spécialité d'Adrian était bien moins passionnante – enfin de l'avis des autres vu que lui ne l'échangerait pour rien au monde.

Au sujet de l'orichalque, Adrian ne pouvait pas vraiment en vouloir à son interlocuteur de voir les choses sous un angle plus positif. Il devait avoir entre vingt et trente ans et à cet âge, lui-même voyait les choses de la même manière. L'âge finissait bien par aigrir, même si le centenaire n'arrivait pas à la cheville de certaines personnes – parfois plus jeunes que lui d'ailleurs. Ils auraient pu disserter des heures sur ce sujet tant les arguments des deux côtés étaient nombreux, mais Adrian n'était pas sûr que ce soit du goût de l'homme. Lui ne s'en plaignait pas, il avait toujours apprécié les échanges d'avis, ils aidaient souvent à voir les choses sous un angle différent.

Il ne reprit la parole que lorsque l'inconnu aborda son occupation. L'ironie dont il fit preuve ne manqua pas d'amuser Adrian qui ne dissimula pas son sentiment en affichant un sourire franc. Au moins prenait-il les choses à la légère, ce qui était plutôt rare dans un tel milieu.

« Oh, la bourse, ce n'est pas vraiment mon domaine, je ne suis même pas certain d'avoir compris comment elle fonctionnait.... » L'argent n'avait jamais été sa priorité. « Mais je constate que vous avez une belle opinion de votre travail. » Le ton léger de sa voix montrait qu'il n'était pas sérieux. « Vous avez mes félicitations, devoir brasser autant d'argent, je crois que ça me rendrait nerveux. »

Les gens portaient une telle importance à la monnaie, c'était perturbant. Lors de son passage en Afrique, personne n'utilisait ce moyen de paiement, ils se contentaient de faire du troc pour que tout le monde soit content. Malheureusement, il y avait peu de chance qu'un jour ce mode de fonctionnement arrive jusqu'en Amérique ! Adrian chassa donc ces pensées pour répondre aux autres questions restées en suspens.

« Pour le conservateur, je ne sais pas s'il s'est spécialisé en archéologie ou plutôt en histoire, je sais juste qu'il est très connaisseur en la matière. Parfois, ce ne sont pas les plus diplômés qui sont les plus compétents. » Ce qui signifiait qu'il ne s'intéressait pas aux détails de ce genre normalement. « Et pour vous répondre, je ne suis pas spécialisé là-dedans non plus, mon domaine c'est plutôt l'Afrique en vérité, mais ce n'est pas la chose la plus commerciale qui soit... »

Il parlait d'un ton assez léger qui laissait penser qu'il ne critiquait personne, mais il était vrai qu'il était un peu déçu du manque d'intérêt des habitants de Star City, au sujet des peuples de leur propre planète. Pour avoir cohabité trente ans avec les membres de petites tribus d'Afrique, il savait qu'il s'agissait d'individus très intéressants et cultivés, bien que d'une manière très différentes des génies de ce continent. Adrian avait appris énormément de choses auprès des chamans de ce peuple, mais assurément, cela ne faisait pas le poids face à une exposition gréco-romaine qui regroupait tout ce que les habitants de cette planète pouvait voir dans les films d'action – par exemple. Encore un domaine où il était un peu aigri, finalement, il y en avait beaucoup.

« Quant à l'orichalque... vous avez peut-être raison. Disons qu'en regardant vers le passé, on peut voir qu'à l'époque des pharaons le plomb par exemple, était utilisé dans le maquillage et aujourd'hui il sert à fabriquer l'arsenic ou entre dans la composition des munitions. » Il haussa les épaules. « Les technologies actuelles ne permettent pas d'employer l'orichalque pour faire des armes dites efficaces, mais dans quelques décennies, voire siècles, peut-être que ce serait le cas. » Il esquissa un sourire presque désolé. « C'est la formation d’archéologue, ça vous pousse souvent à vous demander ce que vous allez laisser à vos descendants ! »

Même s'il n'en avait pas dans son cas – et ne comptait pas en avoir vu les « effets secondaires » que cela inclurait. Son regard se détourna brièvement du jeune homme pour observer un groupe d'asiatiques qui passait à côté d'eux dans un brouhaha incompréhensible, puis se reposa sur le visage de l'inconnu dont il n'avait pas songé à demander le nom. Ce n'était pas vraiment la première chose qui vous venait à l'esprit lorsque vous discutiez culture et choses de ce genre.

« Wall Street vous avez dit ? Vous venez de New York, ou c'est juste pour le travail ? Ils doivent avoir de beaux musées là-bas aussi. »

Même s'il y mettait rarement les pieds. Les grandes villes le rendaient nerveux et hormis Star City ou Washington, sa ville natale, Adrian ne voyageait pas beaucoup à l'intérieur des États-Unis – plutôt dans d'autres pays ou dimensions en vérité.
 
Revenir en haut Aller en bas




I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Mar 17 Fév 2015 - 22:50 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Jonathan répondit avec un sourire quand le professeur lança la pique au sujet de son emploi. Il n'était pas vraiment chatouilleux sur ce sujet, bien au contraire. Son travail à la bourse de Wall Street ne le passionnait pas véritablement, mais c'était une bonne couverture pour assurer le blanchissement de l'argent gagné illégalement. Comme quoi on ne pouvait pas tout avoir dans la vie.

« Je peux vous assurer que peu de gens comprennent comment marche la bourse et peut-être que ceci n'est pas la plus mauvaise des choses qui puisse vous arriver. C'est un monde qui a sa part d'ombre. Pour ma part je considère ceci comme un emploi qui permet d'avoir un salaire décent. J'aurais pu faire autre chose, mais le destin a voulu autrement. »

Il ne mentait pas beaucoup en disant que certaines transactions boursières avaient quelque chose d'obscure. Quand les courtiers jouaient sur la baisse ou l'augmentation du prix des denrées alimentaires, on pouvait mal s’imaginer que ceci pouvait avoir des conséquences des fois dramatiques pour des millions de gens. Les émeutes de la faim suite à l'explosion du prix des denrées alimentaires il y a quelques années témoignaient de ce danger de dérive. Jonathan évitait de jouer sur ce type de produits car ceci attirait trop l'attention. Il préférait miser sur les produits financiers qui permettaient de justifier des forts gains sans être régularisés par l'état, un héritage de l'ère Bush. Peu de gens pouvaient s'imaginer que dans cet océan de transactions financières, certaines servaient à financer le Cartel Rouge. Même le professeur serait surpris s'il apprendrait ceci, mais bien évidemment le jeu consistait à ce que ceci ne se sache jamais. Ceci pourrait bien faire changer les politiciens d'avis sur le monde de la finance.

« Je pense devoir vous décevoir au sujet des monts d'argent qui passent par la bourse de Wall Street...la plus part des flux financiers sont parfaitement fictifs. Ils sont aussi vrais que les récits sur les dieux de l'antiquité grecque, bref des belles légendes qu'on aime croire réels. »

Il disait à ce sujet la vérité. Les milliards de dollars qui paraissaient circuler en bourse étaient pour les trois-quarts de l'argent virtuel, créé par la dette privée et publique et sans véritable existence. C'est car les gens croyaient en le système financier que ce jeu macabre pouvait avoir lieu, un jeu duquel profitait presque tout le monde durant les époques de croissance et de stabilité financière. En revanche, quand les choses tournaient mal, c'était le désastre assuré. C'était le capitalisme poussé jusqu'au bout de sa logique, une logique frôlant la frénésie voir même la folie.

C'est alors que Jonathan répondit au sujet du conservateur du musée, cet homme visiblement mystérieux.

« Je doute qu'un homme étant le conservateur du musée d'histoire de Star City n'ait pas un doctorat en histoire ou quelque chose de similaire, mais vous avez raison de souligner que l’expérience peut des fois être beaucoup plus important qu'un simple papier. Il faudrait donc que je fasse un jour sa rencontre. »

Au sujet des papiers, Jonathan ne put s'empêcher un sourire d'amusement. Lui-même avait décroché son emploi à la bourse de Wall Street uniquement en falsifiant des diplômes, mais quelques jours de travail à la bourse l'avait permis d'apprendre ce qui était important de savoir au quotidien. Tous ce qu'on apprenait durant des années dans les écoles pouvaient vite devenir secondaire face au pouvoir de l’expérience quotidienne.

Jonathan se montra intrigué par la révélation du professeur au sujet de sa spécialité. L'Afrique ? Voilà qui était inattendu, mais pas moins intéressant. Il n'avait jamais quitté les États-Unis, même pas la Nouvelle-Angleterre pour être sincère et l'Afrique semblait avoir une connotation magique et exotique.

« L'Afrique ? Voilà un sujet qui doit être passionnant. Pour ma part je n’ai jamais pu visiter ce continent, mais on dit que c'est une terre remplie d'une longue et riche tradition. Certaines firmes pharmaceutiques envoient même des agents dans les villages africains pour apprendre l'art médicinal traditionnel à fin de synthétiser les médicaments produits à base de plantes. »

Jonathan avait appris cette histoire d'un collègue au travail il y a deux mois. Il l'avait trouvait particulièrement intéressante dans le sens qu'elle révélait comment l'industrie moderne – si fière habituellement de ses développements – se pouvait voir contrainte de s'inspirer des méthodes traditionnelles et dites « primitives ».

Il hocha la tête en approbation au sujet du commentaire du professeur concernant la versatilité du progrès. N'ayant pas le bagage intellectuel suffisant, il préféra ne pas approfondir le débat sur l'orichalque. Il vit alors le professeur jeter un coup d’œil sur un groupe de touristes asiatiques avant de le regarder à nouveau.

« Oui, Wall Street. Il faut dire que le nombre de places financières en Nouvelle-Angleterre n'est pas très élevé. En ce qui me concerne je ne viens pas de New York, mais de Star City. Bien évidemment, quand vous êtes un courtier en bourse, il est presque inévitable de devoir aller travailler à New York. Il est possible de travailler dans un des bureaux du quartier financier de Star City, mais je ne suis pas un amateur de rester toute la journée devant un bureau. Et vous, vous êtes natif de Star City ou est-ce que vous êtes sur le passage ? »
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Mer 18 Fév 2015 - 0:06 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

Adrian Pennington
Légion des Etoiles

Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Adrian n'avait pas l'intention de critiquer les choix de carrière de son interlocuteur, chaque métier avait son utilité et même s'il avait du mal à accepter ce besoin de faire fructifier l'argent, il comprenait qu'il ne s'agissait que d'un métier « alimentaire ». Lui-même avait eu la chance de pouvoir choisir quelque chose qui le passionnait, une exception vu l'époque à laquelle il était né, mais son père avait passé sa vie dans un métier éreintant et qui ne lui donnait aucune satisfaction – si ce n'est de nourrir sa famille. Et puis, en y regardant de plus près, Adrian n'avait pas choisi de devenir Archimage, c'était juste le destin qui en avait décidé ainsi, leurs situations étaient donc quelque peu similaires.

Lorsqu'il fut question des dieux de l'antiquité, Adrian ne put s'empêcher d'esquisser un sourire d'amusement. Techniquement, cela passerait simplement pour de l'amusement face à la comparaison, mais en vérité, c'était plutôt le fait qu'il vise aussi « mal ». Les dieux Grecs existaient bien, l'un d'entre eux se promenait même dans le musée en se faisait passer pour un conservateur appliqué. Et ce n'était pas les seuls, que ce soit les Nordiques ou les Bouddhistes, ils existaient tous. N'avait-il pas eu la surprise de croiser la divinité Höd au détour d'une ruelle la fois dernière ? Assurément, être Archimage apportait de gros avantages, comme de pouvoir converser avec des individus qui n'apparaissaient que comme des légendes pour le commun des mortels.
Mais il n'était pas possible d'en parler bien évidemment, à moins de passer pour un fou, c'est pourquoi le centenaire se contenta de hocher la tête d'un air affirmatif, sans rien ajouter de plus.

Le regard du centenaire se posa à nouveau sur l'homme au moment où celui-ci déclara qu'il s'arrangerait pour essayer de croiser le conservateur un de ces jours et, dans son habituel désir d'aider les gens, Adrian ne put s'empêcher de glisser une réponse rapide.

« Si nous serons amenés à nous recroiser ici, je pourrai éventuellement vous y aider. J'aide bénévolement pour certaines expositions, en échange j'ai droit à une entrée gratuite, ça vaut vraiment le coup, croyez-moi. »

Parce qu'il était évident qu'un homme qui semblait avoir les moyens de vivre, vu sa tenue vestimentaire, puisse faire du bénévolat pour éviter de dépenser quelques dollars dans un billet. Plus sérieusement, Adrian ne rechignait jamais devant la possibilité de pouvoir aider quelqu'un, alors s'il pouvait permettre à cet homme – fort sympathique au demeurant – à rencontrer Raphaël Mercury, pourquoi ne le ferait-il pas ? Les choses seraient bien plus simples si les gens aidaient tous lorsqu'ils en avaient la possibilité. Bien entendu, s'il avait su qu'il allait présenter un voleur au dieu des voleurs – un descendant de son frère aîné, qui plus est – Adrian aurait agi et pensé autrement. Mais il n'était malheureusement ni devin, ni omniscient.

L'Afrique avait semblé intéresser le jeune homme qui réagit plutôt positivement à cette annonce, chose qui ne manqua pas d'intriguer et de faire plaisir à l'Archimage. Apparemment, cet homme semblait porter son attention sur des sujets moins populaires que le commun des mortels. Peut-être qu'il percevait les choses de la même manière qu'Adrian ? L'anonymat d'un peuple ou d'une culture incluait bien souvent une grande source de découvertes à portée de main et lorsque l'on possédait la curiosité scientifique du centenaire, c'était difficile de s'en détourner. Il ne répondit pas tout de suite pour autant, laissant l'homme sans nom lui répondre au sujet de ses origines. Un natif de Star City ? Il devait donc être pas mal au courant des choses qui se passaient ici. Peut-être même qu'il lisait le Daily Herald vu que ce dernier était réputé pour ses articles économiques – et aussi sur les Supers, mais c'était autre chose.

« Non, j'habite la ville, mais je suis originaire de Washington. Disons simplement que j'ai hérité de la maison de mon grand-père qui avait été attiré ici par la réputation de la ville. »

Grand-père qui en vérité était lui-même. Mais difficile de dire qu'il avait posé ses valises ici à la fin des années quatre-vingts après avoir passé près de trente ans à étudier la civilisation Africaine, alors même qu'il avait l'air de n'être qu'un trentenaire. Un mensonge qui lui pesait, aussi préférait-il reporter la discussion sur son interlocuteur.

« Vous avez raison d'être au cœur de l'action, vous apprendrez certainement plus vite et de manière plus poussée. Et puis, à Star City, mis à part les articles du Daily Herald, je n'ai jamais vraiment entendu parler de la bourse je dois vous l'avouer. Wall Street, c'est autre chose quand même. J'imagine qu'après ça, toutes les portes doivent vous être ouvertes si vous décidez de changer de coin. »

Une sorte de curriculum vitae d'élite. Adrian en aurait bien un à soumettre aux différentes écoles d'histoire, mais disons qu'il était un peu trop complet pour quelqu'un de son âge apparent. Encore un désavantage au vieillissement ralenti, mais il ne s'en plaindrait pas pour autant. Ces pensées l'amenèrent à se souvenir que le jeune homme avait été intéressé par le sujet de l'Afrique et décida donc d'y revenir.

« Pour l'Afrique, vous avez raison, en effet. C'est un endroit plein de savoir, même s'il est souvent dénigré. Vous seriez étonné de voir le nombre de personnes qui s'imaginent que les habitants de ce pays vivent encore dans des huttes et s'habillent de peau de lions. »

Il avait lui-même grandi à une époque où les Américains construisaient des zoos pour y exposer ces étranges hommes de couleur et, depuis cette époque, le racisme le touchait beaucoup plus. Surtout après avoir partagé autant de choses avec ces personnes. Il les considérait davantage comme sa famille que comme des assistants ou des collègues.

« Elle recèle beaucoup de secrets encore non dévoilés. Et puis, c'est tout de même le continent qui abrite le royaume de Dakana, l'endroit le plus riche de la planète. Peut-être que vous devriez songer à y poser vos valises pour y monter un nouveau Wall Street ? Vous feriez d'une pierre deux coups : visite du continent et réorientation de votre carrière. »

Les cristaux de Daka étaient très connus, surtout par Adrian étant donné qu'ils étaient utilisés dans la magie. Et puis, le Lion Blanc avait été membre de l'Alliance Héroïque à la même période que lui, ce qui lui permettait d'en connaître un peu plus à ce sujet. Bien évidemment, Eldoth ne parlait pas sérieusement : il doutait que cet Américain pure souche soit accepté par un peuple aussi méfiant que les habitants du royaume de Dakana. C'est à ce moment qu'une question plus « normale » lui vint en tête.

« Je me rends compte que je ne vous ai même pas demandé votre nom. Navré. » La politesse était pourtant sa priorité en temps normal. « Moi c’est Adrian. »

Commencer par se présenter encourageait généralement l'autre à faire de même, non ?
 
Revenir en haut Aller en bas




I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Mer 18 Fév 2015 - 22:38 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
L'empressement que montrait le professeur à vouloir lui proposer ses services intrigua sur le coup Jonathan, mais il se convainquit que ce dernier aimait tout simplement aider les gens. C'était rare, mais l'homme avait tout de quelqu'un de serviable et ouvert, au moins à première vue. Rien n’empêchait néanmoins que dans sa vie privée et avec ses proches, cet homme soit un être tout différent, voire peut-être même quelqu’un de détestable. Son propre père avait été ainsi : toujours souriant et aimable avec les autres, mais avec sa famille, il avait été la plus grande des ordures.

Ainsi donc le professeur travaillait de manière bénévole au musée ? Voilà une chose intéressante, pensa Jonathan. Peut-être pouvait-il lui soutirer quelques informations utiles pour une visite nocturne quoiqu’il faille trouver l’occasion de le faire et la conversation n'était pas véritablement engagée dans ce sens. Voyant mal comment mettre main sur des informations stratégiques sur la sécurité du musée, Jonathan décida de répondre à l'invitation du professeur concernant le conservateur des lieux

« C'est très aimable de votre part de proposer ceci. Oui, il faudra voir si j'ai du temps dans les semaines à venir. Néanmoins, j'ignorais que vous travailliez bénévolement pour le musée. Est-ce que vous n'êtes pas pris par vos cours et vos projets de recherche ou est-ce que ce travail bénévole est lié à vos recherches ? Je peux bien m’imaginer qu'avoir une entrée gratuite dans ce musée est un atout incontestable pour quelqu'un travaillant dans le domaine de l'archéologie. »

Jonathan était intrigué par ce professeur. Cet homme devait avoir beaucoup de temps libre ou beaucoup de passion pour pouvoir encore travailler de manière bénévole à côté. Le travail bénévole n'était pas le genre de Jonathan. Il avait une conception plus matérialiste du monde et aussi un esprit plus solitaire. De surcroît, les foules humaines n'étaient pas vraiment une chose qu'il appréciait. Peut-être que ceci était lié à sa vie de voleur ; décidemment pas le genre de vie qui pousse les gens à devenir des grands philanthropes. Sa passion allait surtout à la nuit et à l'art de dérober des richesses à ceux qui avaient échoués à servir la ville. C'était peut-être aussi une forme de bénévolat à la fin ? Avec un esprit suffisamment cynique, l'idée pouvait passer. Jonathan fut alors intrigué par le lieu d'origine du professeur. Parlait-il de Washington la ville ou Washington l'état ? En vue de l'habillement et son accent, il doutait que cet homme venait de la côte pacifique. Non, il avait plus une allure d'être quelqu'un de la capitale quoique tout était possible dans ce bas monde. Un gentleman issu de l'état de Washington serait néanmoins une sacrée surprise.

« Je suppose que vous venez de Washington D.C et non l'état ? »

Il ajouta.

« Ah tiens, je me demande bien qu’elle a pu être la réputation qui a attiré votre grand-père ? Je peux bien m'imaginer que toutes ses activités paranormales qui ont lieu ici auraient pu l'intéresser ? Etait-il aussi un professeur comme vous ? »

Jonathan reconnu d'être entra de harceler de questions le pauvre professeur, mais cet homme était intriguant. Il semblait presque que le professeur avait une très longue historie qui attendait d'être racontée ce qui était parfaitement ridicule vu qu'il devait à peine être dans la trentaine et qu'il ne semblait pas être particulièrement extraverti. Certes, le professeur était parti en Afrique, mais pour combien de temps ? En vue du temps pour faire un diplôme de master et ensuite celui nécessaire pour terminer un doctorat, il devait y avoir passé que quelques années, cinq au mieux voir peut être un ou deux années de plus si on partait du principe qu'il avait travaillé sur son doctorat en Afrique.

« Il est vrai que Star City ne peut pas offrir toutes les possibilités que possède la ville de New York, mais en même temps, cette cité est à certains égards - en excluant les attaques extraterrestres - bien plus calme au quotidien. Néanmoins je ne pense pas me lancer dans une grande carrière. Pour le moment mon poste de courtier me convient parfaitement et il y a beaucoup de gens ambitieux à Wall Street. Ce n'est pas comme si le simple fait d'y travailler va vous assurer d'être embauché dans un des grands instituts financiers du monde voir même de cette ville. A ce sujet, étiez-vous en ville quand ces animaux extraterrestres ont attaqués ? Apparemment il y a un certain nombre de gens qui ont perdu leur vie à Port-Royal ce qui est vraiment tragique. »

A vrai dire, Jonathan s'enfichait complètement des morts causée par l'attaque sur Port-Royal, mais c'était un sujet ayant fait l'actualité pendant des mois dans la ville. En plus, savoir si le professeur avait fui la ville – comme beaucoup de gens – ou était resté, pouvait être intéressant pour estimer son caractère. C'est alors que la conversation reprit au sujet du continent africain et surtout les stéréotypes dont ce continent était sujet.

« Oui, les stéréotypes ont la vie dure, mais hélas ils sont presque invincibles. La nature humaine semble prendre plaisir à la simplification, peut être que c'est même ceci qui nous a permis d'arriver si loin dans les sciences. Hélas, ceci s'avère d'être une nuisance quand nous voulons simplifier la vision sur les peuples, mais je pense que nos stéréotypes ont aussi leurs pendants en Afrique. Je suis convaincu que les Africains eux-mêmes ont une vision déformée et simplifiée des États-Unis d'Amérique. Ce serait bien intéressant d'aller interroger les Africains à ce sujet. »

Jonathan avait entendu parler du royaume de Dakana, pays sur lequel il avait une opinion plutôt défavorable, mais ce royaume n'était pas le seul. Son avis sur les monarchies pétrolières était encore plus mauvais, voir même frôlait la xénophobie. Pourquoi ? Car Jonathan était de l'avis que ces états ralentissent l'humanité dans son progrès en maintenant des institutions politiques dépassées à coup de pétrodollars. Les cristaux de Daka en revanche lui semblaient très intéressants et il avait longtemps réfléchis à s'en procurer des exemplaires. Peut-être devait-il surmonter sa méfiance envers le Dakana et y aller faire un voyage voir peut-être même visiter les mines de nuit.

« L'Afrique est certes une terre de mystère, mais je suis d'un avis plus mitigé concernant le potentiel économique du royaume de Dakana. Sa richesse vient de l'extraction de cristaux de Daka et comme les gisements sont dus à une météorite, je doute fortement que cette richesse soit durable. Plus ils extraient du cristal, plus vite le filon sera épuisé et là, ce peuple aura plus rien. Ce serait donc hasardeux d'y ouvrir une bourse, mais en revanche ça pourrait être une bonne idée d'y créer des usines vu qu'on pourra profiter des gisements de cristal de Daka et une fois ceux-ci épuisés, on pourra reconvertir l'industrie. Si vous êtes intéressé, nous pourrions monter ensemble une entreprise au Dakana et visiter le continent ensemble vu votre expérience du terrain. »

Après cette longue discussion aux proportions frôlant avec un débat philosophique, le professeur posa une question qui pour une raison inconnue n'avait pas encore été posée. Jonathan et lui avaient dû être trop pris par les nombreux sujets de leur dialogue pour même songer à demander le nom de l'autre.

« Ah c'est vrai ! » dit-il avant de répondre « Mon nom est Jonathan, Jonathan Pennington. C'est un plaisir de faire votre rencontre Adrian. »
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Jeu 19 Fév 2015 - 0:27 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

Adrian Pennington
Légion des Etoiles

Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Le problème avec une vie faite à partie de mensonges, c'était les détails. Les gens finissaient toujours par vous en demander ! Comment expliquer qu'il pouvait travailler bénévolement pour le musée parce qu'il venait de passer exactement trente ans enfermé dans son manoir à étudier la magie, l'archéologie et les choses qui le passionnaient ? À son âge apparent, il aurait normalement dû débuter sa carrière en commençant par travailler pratiquement toute la journée, ne laissant aucune place à la vie privée et encore moins à du bénévolat. C'était ce qu'il avait fait lorsqu'il avait réellement trente ans, mais aujourd'hui.... Adrian haussa légèrement les épaules, décidant de raconter l'histoire qu'il utilisait toujours et qui le faisait généralement passer pour ce qu'il n'était pas : un homme issu d'une famille aisée, qui pouvait se permettre de ne pas travailler à plein temps pour subvenir à ses besoins. Le pire ? Ses parents avaient toujours été très modestes, même après des décennies de travail acharné.

« En vérité, je ne donne que très peu de cours, juste quelques-uns par semaine à des lycéens... » Pas très valorisant, sauf lorsqu'il s'agissait de futurs héros de Star High, ce qui était secret bien entendu. « Et puis j'ai toutes mes journées pour mes recherches, alors je peux bien consacrer une ou deux journées ici de temps en temps. »

Il ne détailla pas davantage ces paroles, laissant l'homme tirer lui-même les conclusions de ces explications. Habituellement, les gens le prenaient pour un homme aisé et qui n'avait pas besoin de travailler beaucoup pour obtenir ce qu'il voulait. Rien n'était moins vrai, mais c'était l'un des mauvais côtés d'une espérance de vie pareille.

Pour la suite, Adrian fut assez étonné que l'homme puisse l'identifier comme étant natif de Washington D.C et non de l'état. Il y avait de caractéristiques physiques qu'il ne soupçonnerait pas ? La ville avait beaucoup évoluée depuis son enfance et, qui plus est, il n'y avait plus mis les pieds depuis près de quarante ans. Depuis que ses frères lui avaient fait comprendre qu'il n'était plus désiré chez eux – choix qu'il avait respecté, même après leur mort. Malheureusement, l'interrogatoire ne s'arrêta pas sur son lieu de naissance puisque son « grand-père » revint dans la conversation.

« Il était archéologue oui. Comme mon père, c'est un peu une tradition dans cette branche de ma famille dirons-nous. » Comme le fait que le premier né masculin avait le même nom que son père, même si dans son cas, c'était un mensonge. « Il s'intéressait aux Supers et aux activités inhabituelles, en effet. D'où le fait que Star City soit l'endroit le plus intéressant pour lui. Il travaillait aussi au musée, c'est pour ça que je perpétue la tradition. »

Disons plutôt qu'il avait confié certains artefacts magiques – bridés par ses soins – au musée pour qu'il puisse en faire profiter tout le monde. Depuis son arrivée en ville, Adrian essayait d'aider comme il pouvait et c'était donc naturellement qu'il avait décidé de venir en personne lorsqu'il avait enfin franchi le pas en décidant de mettre le nez hors de son manoir – et après trente ans, c'était difficile, croyez-moi ! Mais visiblement, il n'était pas le seul à s'intéresser aux manifestations surnaturelles vu que le jeune homme parla de l'attaque des créatures de Port-Royal. Un peu qu'il était là, même s'il n'y avait pas pris part lui-même, mais Adrian avait prêté main forte lors de la mission destinée à se débarrasser définitivement d'eux, bien qu'il n'en ferait pas état puisqu'il s'agissait d'Eldoth et non du professeur.

« Oui, j'étais en ville. Je ne la quitte que rarement en vérité. Malheureusement, je n'ai pas pu être d'une grande aide ce jour-là. » Il haussa les épaules. « Mais je confirme, il y a eu de lourdes pertes et la ville a été en deuil un long moment. Peut-être qu'elle n'oubliera jamais en fait. »

Il subsisterait toujours des traces et lorsque la quarantaine serait levée, Adrian doutait que les habitants du coin puissent vouloir retourner dans leurs maisons après tout ce qui s'y était déroulé. Un sujet pas très gai pour le coup, revenir sur l'Afrique fut une bonne chose, même si Eldoth ne souhaitait pas trop en parler sous peine de gaffer. Les Africains qu'il avait côtoyés avaient une assez bonne vision des Américains de l'époque : racistes, ne voyant que l'argent et surtout, les considérant comme des moins que rien. Peut-être que tout cela avait évolué, il faudrait qu'il vérifie un jour... Quant à la proposition sur l'entreprise au Dakana, Adrian afficha un sourire amusé, peu intéressé par l'idée de gagner de l'argent en vérité, mais ces considérations s'envolèrent lorsque le jeune homme se présenta. À l'énoncé de son nom de famille, Eldoth le dévisagea avec un sérieux non feint et peut-être une pointe de suspicion dans le regard.

« Pennington ? »

L'espace d'un instant, il songea avoir mal entendu, mais l'autre ne sembla pas le corriger. Forcément, vu l'expérience qu'il venait de vivre avec Ginger qui se faisait passer pour une Pennington alors qu'elle n'avait été qu'une usurpatrice cherchant à profiter de lui, Adrian se montra méfiant. Cet homme était trop aimable et trop courtois pour que ce soit honnête. Ou pas. Eldoth n'avait jamais été paranoïaque, bien au contraire. Aishlinn ne lui avait-elle pas reproché d'être trop confiant et de vouloir aider tout le monde, allant jusqu'à le qualifier de bonne poire – et autres qualificatifs moins agréables ? Peut-être qu'elle avait raison. Il devait vérifier si ce n'était qu'un simple hasard, ou un signe quelconque du destin – ou d'une arnaque.

« Désolé, ça me prend un peu de court. » Il posa les yeux sur le visage de l'homme. « Parce que c'est aussi mon nom de famille et que ça ne m'arrive pas très souvent. Il n'y en a pas beaucoup à Star City. »

Ou disons plutôt qu'il n'avait jamais cherché à les connaître. Depuis l'échec de sa vie familiale avec ses parents et sa fratrie, Adrian avait coupé les ponts avec sa famille et tomber sur une personne portant le même patronyme que lui, même s'ils n'étaient certainement pas de la même origine, avait de quoi perturber.

« Votre père, il s'appelait aussi Jonathan ? »

La question pouvait avoir l'air étrange, mais vu qu'il n'avait pas eu de frère de ce nom, Adrian se disait que ce serait une preuve qu'il faisait fausse route. La tradition de la famille Pennington disait bien que le premier né masculin portait le nom de son père. Cela avait été le cas avec son père ainsi avec ses frères et leurs enfants, mais rien ne disait que les branches suivantes avaient respecté la tradition. Bref, le hasard était vraiment surprenant, mais Adrian préférait s'assurer qu'il n'y avait rien de plus qu'une coïncidence là-dessous.
 
Revenir en haut Aller en bas




I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Ven 20 Fév 2015 - 13:04 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Jonathan se contenta assez facilement des réponses données par Adrian. L'idée même que le professeur ne puisse pas être un homme trentenaire ne frôla même pas son esprit et il conclut pour sa part qu'Adrian devait être un homme trop intéressé par ses recherches pour donner des cours toute la journée. Etat-il une sorte d'ascète dévoué à sa passion au point de faire du bénévolat, se demanda Jonathan ? Ceci ne semblait pas illogique à ses yeux et à vrai dire, il n'avait aucune intention de creuser davantage la question de sa part. A quoi bon ? Adrian était visiblement un gaillard dans la trentaine, passionné par l'Afrique et peu intéressé par tous ce qui touchait à l'argent et les questions matérielles. Bref, une sorte de hippie en bien mieux habillé et avec un bon bagage académique.

Le voleur écouta le professeur lui parler sur son grand-père et son père. Il lui semblait intéressant de voir que trois générations avaient décidés de s'adonner à l'archéologie dans la famille d'Adrian. Ceci devait être une véritable passion collective qui passait de père en fils, ce qui pourrait expliquer pourquoi le professeur semblait donner si peu d'importance à l'argent et à l'enseignement que presque tous les professeurs faisaient pour payer leurs recherches. A certains degrés, Adrian sembla aux yeux de Jonathan d'avoir tout du stéréotype du professeur fourré dans ses livres qui pouvait passer des semaines dans son bureau sans en sortir. Comme quoi on pouvait rencontrer des gens bien intéressants au musée, conclut le voleur.

L'intérêt du grand-père d'Adrian pour les supers était aux yeux de Jonathan une information anodine. Pour lui, les soi-disant super-héros étaient une plaie et des moralisateurs faisant plus de mal que de bien, mais il n'avait aucune intention de faire part de cet avis au professeur qu'il suspecta très fortement de ne pas partager sa vision du monde. Jonathan ne parlait presque jamais de ses vraies opinions politiques avec les autres gens. Peut-être avec son ancien maître Maxfeld ou des collègues du Cartel Rouge, mais certainement pas avec un inconnu, aussi sympathique puisse-t-il paraître. Star City était la ville des super-héros et leurs pendants, surnommés peut-être injustement super-vilains.

Jonathan sourit à la plainte d'Adrian de ne pas avoir pu aider les gens durant l'attaque des créatures étranges. Cet homme avait vraiment un désir ardent, presque instinctive, de venir en soutien à ses prochains, mais il était clair qu'un pauvre gaillard comme lui n'aurait pas tenu une seconde face aux monstres. L'homme avait donc bien fait de s'abstenir du combat. Très certainement qu'il avait - comme beaucoup de gens sur place - prit refuge dans les quartiers éloignés de Port-Royal. C’est alors que la vision cocasse du professeur jetant des vieux manuels sur un monstre s'installa dans l'esprit de Jonathan et celui-ci dû se retenir pour ne pas rigoler à la face d'Adrian. Mais en toute franchise, lui-même avait préféré ne pas affronter ces créatures étranges, laissant les soi-disant super-héros faire leur travail ou plutôt mal le faire vu que ces soi-disant gaillards aux superpouvoirs avaient été incapables de tuer au moins une de ces créatures. Les animaux venus d'outre-monde étaient soi-disant invincibles, Jonathan y croyait plutôt déceler un aveu caché d'incompétence de la part des super-héros. Ce ne serait pas la première fois que ces gens rateraient leur mission, pensa-t-il.

Quand Jonathan donna son nom, il vit comment Adrian changea d'attitude et le dévisagea d'une drôle de façon, chose qui le mit mal à l'aise. Un court instant de silence s'installa et Jonathan réfléchit à mettre un terme à la conversation en faisant ses adieux au professeur. C'est alors qu'Adrian le confessa d'avoir le même patronyme. Si ceci pouvait être un drôle de hasard, Jonathan ne voyait pas quoi justifier le regard que lui jeta Adrian. Ce regard était un mélange très étrange entre curiosité et méfiance, alors qu'habituellement les gens s'amusaient d'un tel hasard. Drôle d'oiseau, pensa le voleur et commenta la révélation simplement, mais visiblement un peu mal à l'aise.

« Oui, Pennington. Je reconnais que le nom n'est pas répandu dans la ville, mais je doute que nous soyons apparentés. Il y a beaucoup de Pennington en Nouvelle-Angleterre. Mais il est cocasse de voir un tel hasard. » dit-il dans l'espoir de détendre l'atmosphère. Personnellement, il s'enfichait totalement que cet homme pouvait avoir un lien de parenté avec lui. Un lointain cousin ? Ce n’était pas impossible à imaginer, mais Jonathan s'enfichait complètement. Il n'avait aucun désir de rencontrer le reste de la famille de son père. Il avait déjà eu assez affaire avec ce dernier et si Jonathan manquait d'une chose, c'était le sens de famille.

C'est alors que le professeur lui demanda le nom de son père et Jonathan se tut pendant quelques secondes. Pourquoi cette étrange question ? Que pouvait-il bien chercher en voulant savoir le nom de son paternel ? La pensée à son père l'incommoda visiblement. Il avait toujours détesté cet homme et même la prononciation de son nom lui était insupportable. Il était, aux yeux de Jonathan, qu'un ivrogne incapable, riche, fainéant et débauché. Tout ce qu'à ses yeux représentent les super-riches de cette ville. Oui, sa haine envers l'élite de cette citée était directement inspirée par le dégoût qu'il avait envers son père. Après des instants de silence, il lâcha le nom avec une teneur certaine de mépris.

« Son nom est Charles Pennington, mais je vous déconseille fortement de vouloir faire sa connaissance. C'est à mon modeste avis une des personnes la moins recommandable issue de cette ville, et je pense qu'il ne doit même pas être à Star City. Très certainement qu'il doit être entra de faire un bain de Soleil aux Caraïbes. »

Tentant de détourner de la conversation de la question de son père, il ajouta immédiatement.

« J'avoue de ne pas cultiver de contact avec la famille issu du côté paternel. J'ai hélas fais des mauvaises expériences de ce côté et je vais même avouer que vous êtes la première personne au nom de Pennington avec qui j'ai eu une conversation agréable. » dit-il sur un ton sarcastique forcé.

Jonathan n'était visiblement pas à l'aise et pensa de plus en plus à mettre fin à la conversation. Il sortit son portable de la poche et fit semblant de regarder l'heure sur l'écran. Il n'était pas du tout pressé par le temps, mais il pensa sérieusement à prétexter un rendez-vous fictif pour pouvoir s'éloigner d'Adrian. Ce n'était pas que la personne en elle-même le posa problème – il était même charmant - mais la conversation prenait une tournure forte peu agréable surtout quand le professeur s'intéressa à son père. Jonathan n'avait nulle intention de donner des détails au sujet d'un homme qu'il détestait du fond de son âme.
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Ven 20 Fév 2015 - 17:21 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

Adrian Pennington
Légion des Etoiles

Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Visiblement, les questions posées par Adrian semblèrent mettre son interlocuteur mal à l'aise. Des problèmes de famille ? Ils pouvaient aisément être du même sang alors, ce serait quelque chose de commun à tous les hommes de la famille. Quoique, son propre père avait été l'époux et le père idéal et cela jusqu'à la fin. C'était du moins ce que ses frères lui avaient dit lorsqu'il les avait revus à Washington – où ils avaient tous continuer à vivre au moment de fonder leur famille. Bref, il semblait que plusieurs Pennington de part le monde, n'étaient pas doués pour les liens familiaux et apparemment c'était aussi le cas de cet homme. Au final, le destin était bien cruel de le faire croiser la route d'une personne portant le même patronyme que lui, si peu de temps après le problème qu'il avait eu avec Ginger. C'était à croire qu'une personne – ou force supérieure – voulait lui faire payer ses années de silence auprès des siens. À n'en pas douter, il n'avait rien à voir avec ce jeune homme, le hasard serait bien trop gros, mais malgré tout, un léger pincement au cœur fit son apparition alors qu'Adrian pensait à toute cette histoire.
C'était débile, il devenait vraiment trop sentimental avec l'âge.

La réponse souhaitée arriva finalement, avec un temps de retard et prononcée d'une manière qui laissait penser que ce n'était pas la grande entente entre les deux Pennington concernés. Peut-être que le fameux Charles n'était pas un exemple paternel très fiable ? Vu le tableau qui lui était peint, il semblait effectivement que c'était le cas. Un homme peu fiable et centré sur ses propres intérêts, un peu comme Adrian avant qu'il ne devienne Archimage en résumé ? La différence étant que lui avait eu un peu plus de quatre-vingts ans pour se forger un nouveau caractère.

Les lèvres du centenaire restèrent scellées tandis qu'il se demandait comment arranger l'ambiance gênée qui venait de s'inviter dans la discussion. En parlant de la famille, il semblait clair qu'un point sensible avait été touché – des deux côtés d'ailleurs. Lorsque le prénommé Jonathan jeta un coup d’œil à son téléphone, Adrian se demanda si ce n'était pas un signe qui amorçait une fuite. C'était un peu idiot, mais il appréciait le début de discussion qu'ils avaient et, soyons honnêtes, le fait qu'il porte le même nom de famille que lui l'intriguait beaucoup. Il avait beau être Archimage et Légionnaire, sa plus grande faiblesse restait certainement de vouloir racheter ses fautes passées et le fait d'avoir délaissé sa famille en faisait partie. Si ce n'était qu'un simple hasard ma foi, la situation se réglerait d'elle-même et Adrian ne l’ennuierait plus, mais dans le cas contraire....
Après une brève hésitation, il répondit donc. Sincèrement.

« Désolé. Je ne voulais pas aborder un sujet gênant ou désagréable pour vous, j'aurais peut-être mieux fait de m'abstenir d'en parler. » Mais bon, c'était fait et il ne pouvait pas revenir là-dessus. « Si je posais la question, ce n'est pas pour vous ennuyer ou vous mettre mal à l'aise, mais c'est parce que j'ai récemment croisé une jeune femme qui se faisait passer pour une cousine éloignée et ça ne s'est pas très bien passé. » Il haussa les épaules d'un air désolé. « Disons que ça m'a semblé très surprenant de tomber sur une autre personne qui se présentait elle aussi comme une Pennington, donc je vous avoue que j'ai été un peu paranoïaque sur le coup. »

La sincérité était bien souvent la meilleure manière d'arranger les choses. Adrian l'avait remarqué en avouant toute la vérité à son apprentie : même si ça avait été dur sur le coup, la situation s'était grandement améliorée et en vérité, elle était même meilleure qu'avant. Et puis, les mensonges avaient tendance à lui peser sur la conscience. Même s'il ne connaissait pas cet homme et qu'il y avait toutes les chances pour qu'ils ne se recroisent jamais, on ne pouvait pas vraiment dire qu'il avait le droit de se comporter comme un menteur – surtout vu ce qu'il clamait à propos de l'honnêteté. Bref, si ce Jonathan avait un rendez-vous, Adrian ne le retiendrait pas bien évidemment, mais il ne voulait pas le faire fuir à cause de sa curiosité.

« C'est un problème d'archéologue, à toujours vouloir mettre son nez dans le passé. La vérité, c'est que je n'ai aucun lien avec la famille de mon père non plus, du coup lorsque je rencontre quelqu'un avec le même nom que moi, ma foi... Je fais ce que j'ai appris à l'école : j'essaye de trouver une solution en remontant dans le passé. » Il secoua la tête. « Mais je n'ai pas envie de vous faire fuir. » Il désigna le téléphone d'un geste du menton. « Si vous êtes attendu quelque part, ne vous gênez pas pour me fausser compagnie, mais je ne voudrais pas écourter votre visite à cause de mes questions déplacées. »

De toute manière, Adrian comptait bien faire quelques recherches une fois de retour au manoir. Il n'avait jamais cherché à compléter l'arbre généalogique depuis que ses frères et lui étaient nés, mais il savait de source sûre qu'ils s'étaient mariés et avaient eu des enfants – puisqu'il les avait brièvement vus en photo lorsqu'il avait rendu visite l'un de ses frères aînés, Gabriel.

Quoi qu'il en soit, il préféra rester silencieux suite à ces déclarations, ne voulant pas forcer la main du jeune homme en relançant un autre sujet de discussion alors qu'il préférait peut-être lui fausser compagnie.
 
Revenir en haut Aller en bas




I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Sam 21 Fév 2015 - 12:45 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Jonathan sentit l'hésitation d'Adrian avant de le répondre. Ce qui semblait avoir été il y a quelques minutes un regard de curiosité et de méfiance, céda à celui d'un homme visiblement mis mal à l'aise par son insistance d'il y a quelques instants. Ce changement rassura un peu le voleur qui pensa moins fortement à mettre un terme à la conversation. Peut-être qu'il avait aussi sur-réagit à la question sur son père. Jonathan s’avoua d'être peut être trop sensible à ce sujet et ceci le faisait perdre des fois son calme et le contrôle de soi. Ce qu'il détestait du fond de son cœur.

« Ce n'est pas de votre faute d'avoir posée la question sur mon père, vous ne le saviez pas. Comment donc pouvoir vous reprocher ce qui a été fait avec pour cause l'ignorance ? »

C'est alors qu'il écouta Adrian parler sur l'histoire de la cousine. La première chose qui traversa son esprit, c'était la question pourquoi quelqu'un voudrait se faire passer pour un parent du professeur ? Immédiatement, une réponse traversa l'esprit et il la formula aussitôt auprès d'Adrian.

« Il est fort regrettable que vous ayez été victime d'une telle usurpation, mais pourquoi quelqu'un voudrait se faire passer pour votre cousine ? Permettez-moi de vous demander une chose : seriez-vous fortuné ? Ceci pourrait expliquer pourquoi une jeune femme voudrait se faire passer pour votre parent. »

Certes, il n'aimait pas les super-riches de cette ville, mais Adrian n'avait rien en commun avec eux. C'était un homme visiblement passionné par l'archéologie, légèrement professeur Tournesol et avec une gentillesse et sincérité naturelle rare en ce siècle. C'est alors que chez Jonathan, la pensée sur son père disparut et qu’elle fut remplacée par un mépris pour cette usurpatrice. Le voleur trouvait ces femmes qui s’accrochaient aux hommes riches pour l'argent des créatures des plus méprisables. Des vrais parasites de la société bien pire que ces requins fortunés. Il reprit alors la conversation avec Adrian, le voyant visiblement affecté par cette histoire de fausse cousine. Les tensions d'avant s'étaient évaporées entre temps.

« C'est vrai que c'est un drôle de hasard, mais comme dit, ce nom est répandu en Nouvelle-Angleterre. Vous avez dit vous-même d'être de Washington D.C alors que moi et ma famille sont installés à Star City depuis au moins deux générations. Il est donc fort peu probable que nous ayons des liens de parenté ou si oui, alors ce fut il y a des siècles. »

Jonathan ne pensait pas d'être apparenté à Adrian. Il n'était pas du genre à croire aux heureux hasards et à des retrouvailles prédestinées et l'idée d'avoir des cousins avaient peu de valeur à ses yeux. Et même s'ils étaient apparentés ? Qu'est-ce que ceci changerait ? Il avait fait sa vie et prit ses décisions. Si c'étaient pour se voir une fois par an à Noël, autant rester à une distance courtoise. Le voleur sourit au commentaire d'Adrian sur les archéologues. Cette attitude semblait aux yeux de Jonathan mélanger de la sincère repentance avec un peu d'autodérision.

« Si vouloir en tout instant creuser les histoires est un problème, j'avoue que vous, les archéologues, êtes encore des gens bienheureux. »

Jonathan remarqua le geste d'Adrian en direction de son téléphone. Il avait complètement oublié d'avoir sorti l'appareil de sa poche et était en cet instant-là légèrement dans une mauvaise posture. La discussion s'étant largement normalisée, il ne voyait donc aucune raison d'en mettre un terme à ce stade. Le voleur réfléchit alors pendant un court instant. Devait-il continuer la conversation ou partir maintenant ? Il devait s'avouer d'être un peu intrigué par l'histoire de cette femme qui s'était fait passer pour la cousine du professeur. Jonathan répondit alors.

« Non, non, vous me faites aucunement fuir. J'ai simplement regardé l'heure sur mon téléphone portable. »

Ce n'était pas la vérité, mais ceci le permettait de prolonger la conversation ou de dire dans quelques minutes qu'il devait quand même partir car il avait un rendez-vous en point de mire. Il rassura entre temps le professeur.

« Je ne suis pas attendu dans les prochaines minutes et concernant la visite, je pense avoir tout vu ce qui me semblait intéressant et de pertinence. J'étais venu en vérité surtout pour les objets atlantes. »

Jonathan n'aurait pas dit non à quelques minutes de plus pour pouvoir analyser la salle d'exposition, mais il doutait de pouvoir le faire avec Adrian dans les parages. Une fois la conversation finie, il partira et ira faire l'analyse de la situation. Il ne pensait pas faire une visite nocturne à ce musée dans les jours à venir, mais une fois que l'exposition s'approcherait de la fin, il pourrait tenter le coup. La majeure partie des gens auront vu les objets et les employés du musée seront entra de préparer le rangement et seront moins attentifs.

Néanmoins il devrait s'informer en avance pour savoir quand Adrian était dans le musée. Il ne désirait pas faire la visite si le professeur était dans les parages. Non qu'il craigne d'être reconnu - il avait toujours le visage camouflé – mais certaines missions de vol pouvaient finir de manière violente et avec plusieurs blessés parmi le personnel de sécurité du lieu cambriolé. C'était le risque du métier, mais ce serait dommage que quelqu'un d'aussi sympathique comme le professeur en soit une victime en étant pris entre deux feux. Il lui proposa alors.

« Voulez-vous que nous nous échangeons nos coordonnées ? Ainsi nous pourrons peut-être un jour aller boire un café ensemble. »

Et ceci le permettrait à partir des coordonnées, pensa Jonathan, de pouvoir faire des recherches sur Adrian pour savoir quand il passait par le musée.
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Sam 21 Fév 2015 - 20:46 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Légion des Etoiles
Légion des Etoiles

Adrian Pennington
Légion des Etoiles

Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
De l'avis d'Adrian, l'ignorance n'avait jamais été une excuse valable pour justifier une faute, mais il était assez content de tomber sur quelqu'un d'aussi tolérant à son égard. Il aurait été sincèrement navré d'avoir causé des dégâts par ses questions indiscrètes, lui qui mettait un point d'honneur à ne jamais aborder les sujets épineux. N'avait-il pas attendu trois à quatre rencontres avant de parler de sa famille avec Heather Cooper ? Compte tenu des problèmes que cela posait, c'était un bel exemple de patience et pourtant avec ce jeune homme, il mettait les pieds dans le plat dès les premières minutes de discussion. C'était une preuve assez évidente du fait que l'Archimage était incapable de faire preuve de réflexion lorsqu'il était question de sa famille – même s'il y avait toutes les chances pour que ce Jonathan et lui ne soient que de parfaits inconnus qui portaient simplement le même patronyme. En bref, ce manquement le perturbait un peu et le poussa à se montrer plus attentif sur les bêtises qu'il pourrait prononcer.

La déduction qu'il fit à propos de Ginger fut la bonne. En effet, la jeune femme avait été attirée par le beau manoir qui reflétait une certaine aisance, mais elle avait été bien déçue en constatant qu'elle ne pouvait rien dérober de ce qui se trouvait à l'intérieur – le manoir étant protégé du vol par des sortilèges de protection confectionnés par Adrian. Au final, c'était surtout une grosse déception et il se sentait un peu ridicule d'avoir été aussi crédule, mais se doutait qu'il recommencerait de la même manière si un jour une autre personne se présentait avec le même discours. Certaines faiblesses ne pouvaient – malheureusement – pas être corrigées. Pourtant, parler de ce sujet provoqua une légère hésitation chez le centenaire, ce qui laissa à son interlocuteur le temps d'enchaîner sur la suite.

La discussion n'arrivait pas à sa fin et apparemment, elle devait sembler intéressante ou agréable à Jonathan puisque celui-ci proposa un échange de coordonnées qui n'éveilla strictement aucun soupçon chez Adrian. Il l'avait déjà fait bien souvent et ses amis actuels les plus proches avaient tous été rencontrés de cette manière. C'est donc d'un hochement de la tête qu'il accepta la proposition avant d'apporter une précision qui le ferait peut-être – certainement même – passer pour un homme du moyen-âge.

« Oh oui, c'est une excellente idée. Par contre, je dois vous avouer que je n'utilise pas de téléphone portable... j'ai un mauvais feeling avec l'électronique dirons-nous. » Ou plutôt il était resté coincé dans les années trente en la matière. « Du coup, je n'ai qu'un numéro de fixe à vous donner. Mais je travaille à domicile généralement, alors ça ne devrait pas poser problème. »

Et puis il y avait toujours Sallah, son intendant et fils adoptif, qui traînait à la maison, n’aimait guère mettre le nez dehors. Du coup, quelle que soit l'heure du jour ou de la nuit, Jonathan pourrait trouver quelqu'un à qui parler s'il composait le numéro donné par Adrian. Cependant, ce dernier ne précisa pas qu'il y avait un intendant, ne tenant pas à passer pour un « gosse de riche » vu ce que son interlocuteur avait déduit en entendant parler d'une femme vénale qui s'en serait prise à lui.

« Pour répondre à votre question précédente.... non, ma famille n'est pas fortunée. Disons que nous sommes assez aisés. Mon grand-père et mon père ont beaucoup travaillé et n'étaient pas du genre dépensiers, alors ils ont fait pas mal d'économies. Et puis ils avaient acheté un manoir sur la Kane Street alors cette personne avait dû déduire qu'il y avait de l'argent en réserve. » Ce qui n'était pas faux cela dit. « Et puis... disons que j'ai tendance à être ce que l'on appelle couramment une bonne poire, donc je dois dire que j'ai un peu mérité ce qui est arrivé. »

Il parlait d'un ton léger, ne souhaitant pas mettre son interlocuteur mal à l'aise en laissant penser qu'il avait lui aussi touché un point sensible. Bon, c'était le cas, mais Adrian avait eu le temps d'apprendre à dissimuler ses sentiments lorsque quelque chose l'affectait et aujourd'hui il pouvait se targuer de pouvoir sourire presque sincèrement en prétendant que tout allait bien alors même que ce n'était pas le cas. Certes, c'était mentir, mais pour la bonne cause. Il ne voulait pas se plaindre, il existait bien plus malheureux que lui sur cette planète !

« Vous avez raison pour ce qui est de l'origine, mais en vérité pour ce qui est de Washington, ça remonte à plusieurs générations, je ne sais pas trop comment les choses se sont passées de l'autre côté. C'est surtout valable pour ma branche à moi. » Pour lui seul en fait. « Mais c'est vrai, les chances sont très réduites, c'était juste un peu surprenant. »

Et, en vérité, il aurait aimé poser encore une bonne dizaine de questions – au minimum – pour savoir si cet homme n'était vraiment pas un descendant de l'un de ses frères – voire cousins vu que son père avait lui aussi des frères du même nom de famille. Ma comme ce sujet semblait gênant pour Jonathan, il n'en ferait rien et s'abstiendrait de devenir envahissant. Sa vie était passée, maintenant c'était celle de l'Archimage qui primait sur celle de l'archéologue. Un changement de sujet était donc à envisager.

« Si les objets Atlantes vous intéressent, vous devriez peut-être envisager de rencontrer la princesse Thétis. Elle travaille à l'UNISON, à Star City. Vous auriez certainement beaucoup à lui dire. »
 
Revenir en haut Aller en bas




I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Dim 22 Fév 2015 - 11:52 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

Anonymous
Invité

Invité
Personnage
Joueur
Jonathan était un peu surpris de voir un homme de trente ans ne pas avoir de portable. Certes, il existait des gens qui refusaient d'en avoir, mais habituellement c'étaient soit des personnes très âgées soit des sortes de hippie contestataires. Surtout si Adrian avait voyagé en Afrique, il était surprenant qu'il l'ait fait sans portable alors que c'était souvent le seul moyen de communication dans beaucoup de régions qui n'étaient pas desservies par des lignes fixes. Mais Jonathan n'avait pas l'intention de se poser plus que tant de questions à ce sujet. C'était probablement un simple choix de la part d'Adrian ou une absence d'intérêt pour certaines nouvelles technologies. Le dernier commentaire du professeur au sujet de son rapport avec l'électronique semblait soutenir cette idée.

« Je doute que l'absence d'un portable soit un sérieux problème surtout si vous êtes souvent chez vous. Je me contenterais donc de votre numéro fixe. Pour ma part, c'est l'inverse, j'ai que mon portable et pas de numéro fixe. Nous sommes donc un peu similaires sur ce point. »

Ce n'était pas vrai qu'il n'avait pas de numéro fixe, mais Jonathan gardait ce numéro pour ses partenaires du Cartel Rouge. En cette époque, les nouvelles technologies permettaient de plus en plus facilement à intercepter des appels par portable. En revanche les conversations via le bon vieux câble étaient moins ciblés que jamais. C'était la grande ironie de l'histoire. Les criminels tendaient désormais à revenir à des moyens de communication plus anciens en désertant les courriels et smartphones. Les services de renseignement, eux, s'adonnaient chaque fois davantage à la surveillance de l'internet et des appels téléphoniques via les portables.

Jonathan était un peu surpris d'apprendre qu'Adrian n’était pas fortuné, disait-il la vérité ? Le style de vie d'Adrian et le fait que ses ancêtres avaient achetés un manoir sur la Kane Street, suggérait le contraire. Mais le voleur ne voyait aucune raison de contester cette version des faits. C'était le choix du professeur de dire ce qu'il jugeait bon. Lui-même ne disait pas tout ou mentait sur des détails. En fin de compte, cette conversation avait quelque chose d'un courtois échange parsemé de quelques mensonges. Néanmoins Jonathan ne pensa pas qu'Adrian avait quelque chose à cacher. Certes, il avait tout du professeur un peu excentrique, mais rien de véritablement menaçant. Le voleur était à dix mille lieux de pouvoir s'imaginer qu'il avait devant lui le mage le plus puissant de la planète. A ses yeux, Adrian n'était qu'un trentenaire atypique.

« Il est toujours difficile de savoir comment les choses ont évolués dans une famille. La mienne n'a rien de véritablement particulière. Je crois qu'il y a trois générations, il avait un membre qui a grandi à Washington D.C, mais sinon tous ont grandi et vécu à Star City. Nous sommes donc des indigènes bien ennuyeux de cette cité. »

Jonathan n'était pas véritablement sûr à ce sujet. Il lui semblait avoir entendu dire qu'un ancêtre avait vécu quelque temps à Washington, mais ceci devait faire bien plus qu'un siècle et les choses changeaient tellement vite. En plus, le 20ème siècle n'était pas connu pour être l'époque de la stabilité. Tout avait changé, beaucoup de monde avaient quittés leurs villes d'origine pour aller s'installer autre part, des fois même à des milliers de kilomètre de là. La preuve était donnée avec la région de New York et de Star City qui avait attiré des millions de gens au fil des dernières décennies.

C'est alors - un peu de manière inattendue – que le professeur revenait sur les objets atlantes. Jonathan les avait complètement oubliés pendant un court instant, trop focalisé sur la conversation avec Adrian. Décidément, ce professeur devait être passionné par son emploi pour pouvoir revenir sur ce sujet après tant de temps de discussion. C'est alors que le nom de Thétis tomba. Au premier coup, celui-ci ne dit rien à Jonathan. C'est alors qu'il lui sembla d'avoir entendu le nom aux nouvelles. Quelque chose avec les Nations-Unis et l'Atlantide. Oui, n'était-elle pas une princesse de l'Atlantide qui servait comme une sorte d'ambassadrice auprès les Nations-Unis ? Il n'était pas sûr des détails, mais il était certain que c'était une princesse atlante. Les journaux avaient dû parler à l'époque pendant des mois sur son arrivée.

L'idée de rencontrer la princesse Thétis ne lui était pas déplaisante. Ceci pouvait certainement être une rencontre intéressante qui peut-être même pourrait le permettre de visiter un jour la mythique Atlantide. Le potentiel de cette perspective était immense. Il pourrait alors tenter de mettre la main sur quelques objets atlantes contemporains ou des réserves d'orichalque brut. Un butin à hauteur de plusieurs centaines de millions se présenta alors à lui dans son esprit. Ce serait certainement le coup de siècle le fait de dévaliser l'Atlantide. La simple idée de cette prouesse motiva intérieurement Jonathan. Mais les chances étaient très faibles que ceci arriva, surtout si la princesse était à l'Unison. Quoique, l'idée de pouvoir infiltrer l'Unison avait aussi son charme. Jonathan se demanda si Adrian connaissait la princesse ? Ce serait surprenant, mais en même temps une chance unique de pouvoir approcher cette dernière. Jonathan joua alors au sot.

« L'idée de rencontrer la princesse Thétis est hautement séduisante, mais je doute fortement qu'on puisse rencontrer une telle personne comme on prend un rendez-vous chez le dentiste, surtout si elle est à l'Unison. »
 
Revenir en haut Aller en bas

 
Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington]
 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  SuivantRevenir en haut 
Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_6Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_8


Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_1Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_2bisUne visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_3
 Sujets similaires
-
» Musée Marmottan Monet
» Visite du musée entre amis ( Ulysse et Emilie )
» La difficile épreuve d'Adrian Pennington
» Rene Preval en visite au Venezuela et ensuite aux USA
» Visite au château d'Ambleville

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_6Une visite au musée [Jonathan & Adrian Pennington] Cadre_cat_8
Sauter vers: