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La montagne nous offre le décor... A nous d'inventer l'histoire qui va avec !

 
Message posté : Dim 2 Aoû 2015 - 20:24 Message
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Message posté : Dim 2 Aoû 2015 - 21:16 Message
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Message posté : Lun 3 Aoû 2015 - 14:45 Message
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Message posté : Lun 3 Aoû 2015 - 15:14 Message
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Message posté : Mar 4 Aoû 2015 - 18:12 Message
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Sans trop se poser de questions, Lorenzo suivit Abban à l’étage du petit chalet et il l’observa allumer l’eau dans le but de faire couler un bain. Il était évident qu’ils en avaient besoin, tous les deux ! Un instant, il se rappela que plus tôt dans la soirée, l’Irlandais avait évoqué passer un peu de temps dans la salle de bain et il se demanda donc combien de temps pourrait prendre leur bain. Lorsque l’Irlandais le complimenta ensuite, Lorenzo ne put s’empêcher de rougir en plongeant son regard dans l’eau fumante, se contenta de répondre un simple :

« Merci. »

Il appréciait qu’on puisse le regarder de cette manière, bien entendu, mais il était encore un peu troublé par le fait que ça vienne d’un homme et surtout, d’un proche ami. Bon, quand Abban s’approcha, Lorenzo n’eut d’autre choix que de relever la tête pour le regarder et c’est plutôt timidement qu’il répondit au baiser. Ça changeait de ce qu’il avait pu en être un peu plus tôt, mais il n’y avait rien d’anormal à ça. La situation avait changé et doucement, la chaleur de l’étreinte s’estompait aussi retrouvait-il tous ses sens. Dans un souffle, Lorenzo tenta de rassurer Abban mais ce fut très maladroit.

« C’est pas grave. »

Lorsque l’Irlandais se confia, après avoir ajusté le contenu de la baignoire, Lorenzo fut malgré tout soulagé qu’il ait apprécié leurs jeux, parce que cela l’aurait grandement déçu que ça ne soit pas le cas, même si ça pouvait paraître étonnant. Mais de son côté, est-ce qu’il se sentait mal à l’aise ? Non, on ne pouvait pas dire ça. Il était simplement un peu perdu, mais ça, c’était parfaitement normal.

« Je ne me sens pas mal. Pas du tout, même. Mais ouais, c’est compliqué. » Un léger sourire passa sur son visage tandis qu’il cherchait ses mots. « Je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire, tout, ni où ça peut nous conduire. » Ces points avaient déjà été évoqués mais peut-être qu’ils avaient été quelque peu occultés par tout le reste. « Tu es quelqu’un d’important, pour moi, Abban. Il n’y a pas beaucoup de gens avec qui je peux être moi-même, mais avec toi, c’est le cas. »

Si cela avait été le cas jusqu’à présent, Lorenzo avait maintenant l’impression qu’en vérité, ça ne devenait vrai qu’en cet instant. Jusqu’à maintenant, il avait pu parler à Abban comme à un égal, quelqu’un qui ne le voyait pas que comme un futur chef mafieux et quelqu’un qui ne le voyait pas non plus comme un garçon aisé qui ne savait pas quoi faire de sa vie. Aujourd’hui, Abban était le seul à savoir ce qu’ils avaient fait et il était peut-être le seul qui le saurait jamais…

« J’ai aimé le moment qu’on a passé ensemble comme j’aime quand tu m’embrasses ou que tu me caresses. C’est bizarre, je sais. Mais je crois qu’en fait, j’aime ça parce que ça vient de toi. Je ne pourrais pas le faire avec quelqu’un d’autre. Est-ce que ça veut dire que j’aimerais qu’il y ait plus entre nous ? Je n’en ai aucune idée. Peut-être bien. » Mais ça, c’était difficile à dire, d’autant que… « Mais je suis et je reste un Mancini avant tout. Je ne sais pas ce qui va se passer mais tu sais, je ne pourrais jamais le dire à ma famille, ça devra rester entre nous. Un secret. Parce que je doute que la famille ou le clan puisse accepter ça, quoi qu’il se passe. Et même si eux peuvent l’accepter, nos capi n’accepteraient jamais. »

En effet, les traditions étaient fortes et la famille Mancini ne comptait pas que les parents et les frères et sœurs de Lorenzo. Il y avait tous les cousins, proches comme lointains, mais il y avait aussi leurs lieutenants, leurs hommes, les familles liées et tout cela faisait du monde. S’ils l’apprenaient et qu’ils n’acceptaient pas, parce que ça irait à l’encontre des valeurs traditionnelles, ils pourraient risquer une véritable guerre et cela n’était clairement pas envisageable.

« Ce qui faut surtout comprendre, c’est que les miens s’attendront à ce que j’épouse une femme et à ce que j’ai des enfants. Je n’aurais probablement même pas mon mot à dire, mais je devrais le faire. C’est ainsi que ça fonctionne. » Lorenzo fit quelques pas en direction d’Abban, s’arrêtant juste devant lui. « Alors oui, c’est compliqué pour moi. Mais je ne veux pas te perdre. Tu comptes pour moi en tant qu’ami. Mais je crois que tu comptes aussi pour moi, un peu plus que cela… Je n’ai aucune idée de comment tout ça pourrait se passer, quand on rentrera, mais la grande question, c’est surtout de savoir ce que toi tu pourrais faire, en sachant tout ça… »

Autrement dit, Abban voudrait-il reproduire leur soirée tout en sachant qu’il ne pourrait jamais avoir le premier rôle auprès de Lorenzo, même si dans le secret, c’était le cas ? Pourrait-il se contenter d’être l’amant d’un homme influent ou voudrait-il plutôt un vrai petit copain ? Toute la question était là.

« Je crois que le bain est prêt. »

Lorenzo coupa alors l’eau et doucement, il se plongea dans le bain.
 
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Message posté : Mar 4 Aoû 2015 - 19:13 Message
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Abban était resté silencieux pendant tout le discours de Lorenzo et c’était parce que lui, dans son côté, n’avait pas réfléchi aussi loin. Le monde extérieur était resté aux limites de sa pensée, plongé dans la brume, et ses idées s’étaient concentrées sur Lorenzo, sur Lorenzo seul, comme s’ils devaient vivre toujours coupés de tout, dans ce chalet en bois. Mais l’Italien avait raison. Au-delà des difficultés psychologiques ou de l’aisance avec laquelle son ami pouvait aborder ces changements, il y avait des considérations pratiques, politiques et diplomatiques pour ainsi dire, qui les touchaient l’un comme l’autre.

Lorenzo se glissa dans la baignoire. Abban resta un instant à regarder dans le vide, à essayer de mettre de l’ordre dans ses pensées. Il finit par soupirer, enjamber à son tour le rebord et s’installer entre les jambes de l’Italien, pour laisser son dos reposer contre le torse de Lorenzo. La chaleur de l’eau et de son amant l’entourait. Le gel douche ne moussait pas beaucoup. Il voyait encore les jambes de Lorenzo sous l’eau. Il plongea les mains dans le bain et caressa les cuisses qui l’entouraient de chaque côté.

— T’sais, j’crois que si j’devenais l’mec officiel d’un Mancini, mes autres clients, ils seraient pas méga ravis non plus, hein.

Sa position au sein du Cartel était forte, désormais, mais elle était délicate et il le savait très bien : son indépendance reposait sur un équilibre délicat entre quelques relations privilégiées avec des groupes puissants. Elle était à l’image du Cartel lui-même : un consensus à renouveler en permanence. Tout le monde savait qu’il travaillait en étroite collaboration avec les Italiens mais il avait d’autres clients, qui voulaient continuer à voir en lui un agent indépendant, non un Mancini par procuration.

— J’comprends qu’t’aies des impératifs et tout. J’suis bien placé pour savoir qu’la vie dans l’Cartel, ça repose sur une bonne part d’secrets. Et ta famille, pour moi, c’est d’abord des clients et des contacts. C’est du professionnel. J’me fais pas d’illusions. C’pas parce qu’un Mancini me sert la main et m’invite à manger qu’on est amis et qu’ça l’emporte sur l’reste. C’que j’veux dire, c’est que j’comprends et j’crois qu’t’as raison.

Abban avait grandi au sein du Cartel : c’était le monde qu’il connaissait depuis sa naissance et il n’avait pas l’habitude de juger de sa vie et de ses enjeux selon les termes conventionnels.

— J’m’attendais pas à c’que tu m’présentes à tes parents pour Thanksgiving et, franchement, ça m’va aussi bien. Après, j’sais pas. Y a l’secret qu’on a pour ta famille et y a l’secret qu’on a pour mes amis. Y a des gens auxquels j’fais confiance, pas beaucoup, et à eux, j’mens pas. ‘Fin, quand j’dis des gens, j’dis Aishlinn, Thabo et Noctis. Et c’est des gens qui gardent des secrets plus gros et plus compliqués que ça. Bref, m’faire confiance, c’est leur faire confiance à eux.

Et ce n’était pas négociable. Aishlinn, c’était lui-même et jamais il ne pourrait se résoudre à rien lui cacher. Cela ne voulait pas dire qu’il lui raconterait leur étreinte dans les moindres détails, évidemment. Thabo… Thabo devinait sans poser de questions, souvent. Et puis il n’en discutait pas. Et Noctis… Lui cacher quelque chose eût été une tentative futile et Abban avait besoin d’un confident. Il y en avait qui voyaient le mentaliste comme un être hermétique à toute amitié ; Abban, lui, était d’un avis tout contraire.

— Juste, le secret, j’sais pas c’que c’est, précisément. Toi et moi. Est-ce que ce s’ra qu’une fois on aura couché ensemble dans un chalet de montagne, est-ce que ce s’ra plus que ça, est-ce que… Je veux dire, si on s’met à donner des règles, et j’veux bien, j’crois qu’c’est nécessaire, dans notre cas, si on s’met à donner des règles, faut pas vivre dans l’flou, tu vois ? Parce qu’on pourrait être… Un coup d’un soir, des sex friends, un couple secret, des tas de trucs. Et ça implique pas les mêmes choses.

Abban réfléchissait en même temps qu’il parlait et, en vérité, il ne savait pas trop où il allait. Il aurait presque aimé pouvoir refuser nettement ce que lui suggérait Lorenzo, lui dire qu’il ne serait pas l’amant dans le placard mais en un sens, ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Quelle importance que le reste des Mancini le prît pour un simple ami ? Qu’est-ce que leur opinion pouvait bien changer à l’affaire ?

— J’te dis pas d’répondre là maintenant, hein. J’suis aussi paumé que toi.

L’Irlandais se laissa aller à un bref éclat de rire.

— OK, j’avoue, sans doute un peu moins paumé, mais quand même. J’suis pas, genre, un as des relations sociales et tout. Le seul mec que j’ai vraiment eu, c’était Walker, et ça s’est pas super bien fini. Ça f’sait des mois qu’’j’avais rien fait, et là, c’te semaine, j’fais un plan à trois avec Noctis et son mec, et on couche ensemble dans un chalet. Alors ouais, j’suis paumé. J’ai l’impression qu’j’me suis parachuté dans un épisode de Skins avec quelques années d’retard…
 
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Message posté : Jeu 6 Aoû 2015 - 22:31 Message
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Lorenzo allait peut-être vite en besogne, alors qu’il ne savait même pas ce qu’il pouvait y avoir entre Abban et lui, mais ces questions lui semblaient inévitables. En effet, lorsqu’il abordait un problème, il ne devait pas le faire en ne pensant qu’à lui, mais il devait y réfléchir en prenant en compte les intérêts de son clan, ce qui l’obligeait aussi à se rappeler constamment les règles qu’il devait suivre – dont celles qu’ils venaient de transgresser. C’était pour cela qu’il ne pouvait faire autrement que de réfléchir aux implications de ce qui venait de se passer, surtout qu’il avait l’étrange envie que ça puisse se reproduire. S’il ne s’était agi que de l’histoire d’une nuit, cela n’aurait pas été très important, mais il apparaissait évident que ça n’allait pas se limiter qu’à ça.

Alors qu’Abban prenait à son tour place dans la baignoire, Lorenzo se rendit compte qu’il avait oublié une chose, en faisant ses calculs. Il avait oublié que l’Irlandais n’avait rien à voir avec les filles qu’il fréquentait d’ordinaire, et ça n’avait rien à voir avec le fait qu’il soit un homme. Abban occupait en effet une place importante au sein du Cartel Rouge, peut-être même plus importante que celle de Lorenzo ou de son père. De ce fait, il était évident que le jeune homme puisse avoir des problèmes autrement plus importants, sans compter qu’il était techniquement d’une grande neutralité, ne cherchant pas réellement à s’attacher à une faction plutôt qu’une autre.

En raison de cela, ils étaient tous les deux à même de comprendre l’autre et c’est pour cette raison que Lorenzo laissa un sourire s’afficher sur ses lèvres lorsque son ami indiqua n’avoir jamais attendu d’être présenté à la famille, pour Thanksgiving. Effectivement, il était peu probable que cela arrive un jour, d’autant que l’Italien s’imaginait déjà de potentielles disputes entre Abban et les mamas de la famille, au sujet de la cuisine. Ce serait encore pire que de voir une guerre éclater entre les différents groupes constituant le Cartel Rouge !

« Pour être tout à fait franc, tu me poses une colle. Ce que je sais avec certitude, c’est que je n’ai pas envie de te perdre comme ami et que la soirée qu’on vient de passer ne pas déplu. Loin de là, même. » Mais ça, il venait déjà de l’expliquer quelques instants plus tôt. « Je… crois, que j’apprécierais de le refaire. »

Et il ne disait plus cela sous l’influence de ses sentiments du moment. En effet, c’était comme un peu plus tôt, lorsqu’ils avaient échangé des baisers, c’était simplement agréable. Même si le moment qu’ils avaient passé ensemble l’avait troublé, il n’en demeurait pas moins cet état de fait et Lorenzo n’avait pas réellement envie de passer outre.

« Après, je ne sais vraiment pas ce que ça peut bien vouloir dire. Est-ce qu’on ne sera que deux amis qui s’amusent parfois ? Ou est-ce que ce sera plus ? Quand je… Quand tu me regardes, comme tout à l’heure, j’ai du mal à me dire qu’on est que deux amis. Je ne sais pas ce que toi, tu voudrais, et je ne sais pas vraiment si on peut le décider comme ça, ce soir, dans ce bain. Peut-être que c’est quelque chose qui prendra plus de sens si on y laisse un peu de temps… »

Cela semblait le plus logique, parce que ce n’était pas parce qu’ils avaient passé une soirée ensemble qu’ils pouvaient se déclarer être en couple. Ça aurait quand même été très bizarre, surtout qu’ils avaient leurs propres engagements et qu’ils ne pouvaient donc juger de la solidité de leur amitié ou du reste simplement comme ça. Que se passerait-il si un conflit naissait ? Abban pourrait-il rester auprès de lui ou devrait-il s’éloigner, pour garder sa neutralité ? Lorenzo savait que de son côté, même si l’Irlandais comptait pour lui, il ne pourrait pas sacrifier sa vie et sa famille pour lui. Il n’avait pas été éduqué comme ça et même si l’amitié importait, la Famille était tout.

« On est tous les deux très occupés, on ne se voit pas toujours autant qu’on en aurait envie, alors qui sait, peut-être qu’on ne pourra plus… Enfin, tu vois. Du coup, je me dis que c’est peut-être plus simple de voir comment ça va se passer, t’es pas d’accord ? »

Attrapant un peu de mousse entre ses doigts, Lorenzo vint la poser contre le torse de l’Irlandais avant de la frotter un peu.

« Mais, si tu veux en parler à ta sœur et bien… Tant qu’elle n’en parle à personne, j’imagine que ça ne me dérange pas. Mais, j’ai toujours cru qu’elle m’aimait pas trop, tu ne crois pas que ça va la contrarier ? »

Lorenzo ne connaissait pas trop Aishlinn, mais il avait cru comprendre qu’elle n’aimait pas trop de voir des gens tourner autour de son frère. Or voilà, si elle n’était déjà pas très heureuse quand ils n’étaient qu’amis, qu’en serait-il si elle apprenait la tournure qu’avait pris ce petit séjour au ski ?

« Et pour ton Noctis, là, j’imagine que si tu as couché avec lui, ben tu n’es plus à ça près, du coup… Un truc à trois, quand même, wah… En une soirée, j’en apprends plus sur toi que depuis qu’on se connait ! »

Ce n’était pas tout à fait vrai, mais d’un autre côté, le reste du temps, ils n’avaient pas vraiment parlé sexe alors nécessairement, cette nuit avait apporté son lot de surprises.

« Peut-être que je finirais moi aussi à le dire, tu sais. Giulia, c’est ma cousine, mais on est vachement proche, tu vois, et en général, on se raconte tout. Je… Je ne sais absolument pas ce qu’elle pourra dire de ça et je crois que c’est la première fois que j’aurais peur de lui raconter quelque chose, mais… Je ne m’imagine pas lui mentir. Alors, je sais pas, ça sera peut-être long, mais voilà. »

Lorenzo haussa les épaules, ne sachant pas trop s’il serait seulement capable d’avoir l’idée de lancer la discussion une fois qu’il se trouverait face à Giulia, mais d’un autre côté, il avait envie de lui en parler, parce que ça le travaillait quand même. Il avait passé du temps avec un homme, est-ce qu’elle le rejetterait pour cela ? Difficile à dire… Peut-être qu’elle serait simplement jalouse d’Abban ? Ça aurait été bizarre, quand même.
 
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Message posté : Jeu 6 Aoû 2015 - 23:10 Message
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— Si, j’suis d’accord.

Abban était soulagé. Soyons franc : le romantisme n’était pas sa plus grande qualité et s’il se montrait tendre, si son affection pour Lorenzo était sincère, il aurait éprouvé des difficultés immenses à prendre des engagements séance tenante. À bien des égards, la mentalité du téléporteur était semblable à celle de son ami : d’abord, il y avait Aishlinn, ensuite, il y avait Thabo et Noctis, puis la carrière et… Ce qu’ils étaient l’un à l’autre, c’était encore beaucoup trop vague pour que Lorenzo grimpât immédiatement au sommet de sa pyramide des priorités.

— Bon, c’la dit, j’pense qu’on devrait pouvoir trouver du temps pour s’voir, hein. J’veux dire, si j’ai du temps pour faire du skate ou du shopping, j’ai du temps pour être avec toi. T’inquiètes pas pour ça.

Abban était un criminel occupé mais les gros contrats ne tombaient pas tous les jours et il avait tout de même bien du temps libre, entre deux missions. C’était l’avantage de pouvoir se permettre de choisir. Il n’en était plus à récupérer tous les petits boulots que les membres du Cartel voulaient bien lui confier.

L’Irlandais se laissa aller à un rire léger alors que Lorenzo s’inquiétait de la réaction d’Aishlinn.

— Mec, Linn, si j’dis bonjour à un vendeur dans une boutique, elle me tape une crise. Faut pas chercher. Puis on s’en fout, non ? Tu comptes pas sociabiliser avec elle, que j’sache.

Aishlinn n’avait pas de rapports particuliers avec les Mancini et, retirée comme elle était de la plupart des activités du Cartel désormais, il était peu probable que Lorenzo et elle eussent jamais à croiser.

— Son avis, il compte pour moi, c’est clair, mais y a des domaines où elle est juste pas objective.

Beaucoup de domaines.

Et quand le sujet passa à Noctis, les joues d’Abban rosirent. Les souvenirs de cette soirée partagée avec Lee et Lukaz étaient vifs dans son esprit et ils le seraient encore longtemps. Il ne pouvait nier que cet événement avait fait naître chez lui un mélange d’embarras et d’excitation, en même temps qu’il lui avait ouvert de nouveaux horizons. Il n’avait pas eu encore beaucoup de temps pour réfléchir à ses implications. Alors il ne répondit pas tout de suite, assez soulagé que Lorenzo enchaînât avec un autre sujet.

— J’saurais pas t’aider. J’ai jamais vraiment fait d’coming out, comme on dit. Là comme ça, j’me dis qu’si les gens t’aiment vraiment, leurs réactions, elle devrait pas poser d’problèmes, après, i’ parait qu’c’est pas toujours le cas. P’têt tu peux genre, tâter l’terrain avant. En parler d’manière générale, voir c’qu’elle pense. Puis si ça a l’air un peu chaud, tu prendras l’temps d’préparer l’affaire, puis c’est tout.

Il avait bien conscience que c’était plus facile à dire qu’à faire. En tout cas, désormais, l’envie de rencontrer Giulia Mancini le brûlait. Comment était cette femme qui jouissait ainsi de la confiance de Lorenzo ? Était-elle digne de lui ? Pouvait-elle leur faire courir, à Lorenzo et à lui, un danger quelconque ? Il se promit de se renseigner très discrètement au Cartel.

— T’sais quoi…

Abban posa les mains sur celles de Lorenzo et serra un peu plus les bras de l’Italien autour de lui.

— On va pas s’prendre la tête tout d’suite. Pour l’instant, c’est vacances. C’toi qui les as imposées, après tout, alors t’as plutôt intérêt à profiter. Et puis on verra comment ça s’passe quand on s’ra d’retour à Star City et si jamais ça coince un peu, on essaie d’en reparler. Ça sert à rien d’faire des plans dans l’vide.

C’était une vision un peu idyllique de ce qui pouvait se dérouler. Il n’était pas besoin d’être un fin psychologue pour deviner que parler à Abban d’une relation qui allait mal n’était pas une mince affaire mais, pour l’heure, l’Irlandais flottait sur le petit nuage de leurs plaisirs partagés, dans la chaleur des bras de Lorenzo et du bain. Il n’avait pas envie de réfléchir à toutes les implications complexes d’une relation qu’il était encore incapable de définir.

Il avait fermé les yeux et ils restèrent un long moment ainsi, dans le bain, jusqu’à ce que l’eau fût trop fraîche. Alors Abban se dégagea des bras de Lorenzo et, après s’être séchés, ils gagnèrent le lit qui avait été laissé indemne par leurs ébats et dont les draps étaient encore propres. La passion de leur étreinte s’était ajoutée à la fatigue du voyage et ce fut d’un sommeil profond qu’Abban dormit cette nuit-là, parfois contre Lorenzo, parfois dans l’une des soixante-trois autres positions qu’il adopta dans un sommeil évidemment remuant.

Lorsqu’il se réveilla, il retrouva bien vite la chaleur de Lorenzo cependant et sa main descendit bien vite sous les draps — suivi, bien vite, par le reste de sa personne.

 
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