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La montagne nous offre le décor... A nous d'inventer l'histoire qui va avec !

 
Message posté : Sam 21 Fév 2015 - 19:50 Message
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Lorenzo avait bien saisi qu'Abban ne lui proposait pas de devenir un voleur de carrière, mais cela ne changeait rien à ce qu'il avait dit. Au contraire. Bien qu'il n'ait pas le moindre pouvoir, s'il avait cherché à devenir un cambrioleur de carrière, Lorenzo aurait au moins pu entraîner son corps de manière à ce qu'il réponde à ses besoins et qu'il puisse se tirer de situations compliquées. Mais comme ce n'était pas le cas, en plus de ne pas avoir de pouvoirs, il n'avait pas non plus ces compétences et ça pouvait donc rendre toute tentative de faire des trucs fous particulièrement risquées.

« M'entraîner pour la souplesse ? Décidément, tu vas finir par m'entraîner pour un peu tout ce qui est possible... »

Effectivement, entre les cours de tir, les entraînements sportifs, l'escalade et maintenant, la souplesse, Abban allait avoir bien du boulot ! A croire que ça lui plaisait de jouer les professeurs. C'était peut-être le cas, cela dit... Et en tant que bon professeur, l'Irlandais pointa quelque chose du doigt. Il avait parfaitement raison, on avait beau s'entraîner autant qu'on le voulait, ça n'avait jamais rien à voir avec le terrain. Pour avancer, il fallait se lancer, il fallait oser et il fallait partir à l'aventure. C'était valable pour tout, d'ailleurs. Dans l'amitié, ils avaient aussi du se lancer en partant ensemble en vacance pour que les choses avancent et de fait, Lorenzo se devait de réfléchir à la question. Avalant quelques frites, le jeune Italien répondit donc une nouvelle fois à la proposition de son ami.

« Ouais, ça marche. T'as raison, faut essayer. Et avec toi, je sais que je peux avoir confiance. Alors ça me va, on se fera ce cambriolage, ensemble, juste toi et moi. »

Souriant, Lorenzo finit par s'attaquer à sa salade, écoutant encore et toujours Abban qui avait visiblement beaucoup de choses à raconter. Son analyse n'était pas mauvaise et il avait raison, l'essentiel était de trouver son style. C'était ce qu'il lui fallait, pour le Phantom ? Un style propre et spécifique ? Ça lui donnait presque l'impression qu'il devait faire des études pour trouver l'élément le plus approprié comme s'il devait concevoir un personnage. Et en fait, c'était un peu le cas. Il était vrai que son costume actuel n'avait pas fait l'objet d'une recherche poussée et son style n'avait pas été spécialement travaillé... Mais c'était peut-être une mauvaise chose. Peut-être aurait-il du s'y prendre autrement.

Piochant des frites dans l'assiette de l'Irlandais, vu qu'il avait déjà terminé les siennes, Lorenzo l'écoutait faire d'autres propositions et à chaque fois, il se demandait d'où il pouvait sortir tout ça. Bon, embrasser quelqu'un, ça allait, c'était quand même jouable. Le parachute ou le saut à l'élastique, pourquoi pas. Mais la cage à requins... Il était vraiment sérieux ?!

« Euh... Le truc du requin, ça m'a quand même l'air vachement cinglé, comme idée... Perso, je pourrais pas. »

Ouais, parce que Lorenzo voulait bien faire des trucs fous, genre embrasser un mec – ou une fille, pardon – mais l'histoire du requin, fallait même pas y songer. C'était quand même flippant, nan ? La seule chose qui pourrait lui faire plus peur que ça, c'était les tortues et bon, ça, c'était quand même grave flippant.

« Nan, mais sinon, t'as raison. J'aime bien ma vie, tu vois, je trouve ça cool et tout. Je sais que je vais un jour avoir des responsabilités et je dois me préparer, c'est quand même du boulot. Un peu comme quand tu as du apprendre la compta pour ton restaurant. Mais après, c'est vrai que j'aimerais bien tenter des trucs un peu différents, comme tu dis. Sauf le requin, hein. Si c'était pas le cas, j'aurais pas gardé la voiture que j'ai. » Il était vrai qu'avoir un tel véhicule pour rouler à cinquante, c'était quand même un très sérieux gâchis. « C'est peut-être aussi pour ça que j'ai voulu créer le Phantom Noir, parce que mine de rien, c'est quand même fou, comme décision. Se retrouver face à des super-héros ou d'autres vilains, ça peut être risqué et dangereux, mais en même temps, ça m'attire. Produire des films, c'est bien, mais j'ai envie de plus. Bon, j'irais peut-être pas faire de la chute libre dès demain, mais y aller graduellement, pourquoi pas. Ce vol avec toi, ça pourrait être une idée pour commencer et après, on verra. Si tu veux faire du parachute ensuite, on pourra se le faire, ça peut être cool. » Et Lorenzo semblait parfaitement sincère, en lui proposant ça, parce que c'était quelque chose qu'il ferait sans mal avec son ami. D'ailleurs, il y avait un autre truc qui l'intriguait. « Y a un mec que t'aimerais embrasser mais que t'ose pas ? »
 
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Message posté : Dim 22 Fév 2015 - 0:04 Message
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— Ben, j’sais pas. T’es genre, dans une cage, alors les requins, ça s’approche pas. ‘Fin, j’crois…

D’un autre côté, il avait dû voir, une fois, par hasard, cinq minutes d’un reportage sur la question, tout au plus : il n’était pas vraiment un expert sur le sujet. Il avait cité cette activité-là en jetant pêle-mêle les sensations fortes auxquelles il avait pensé mais il n’était pas loin de l’avis de Lorenzo. Même si ce qui l’inquiétait, lui, c’était plutôt l’idée d’être sous l’eau, avec une seule bouteille d’oxygène. Même avec Macha, il ne s’éternisait pas sous la surface de l’Atlantique.

En tout cas, Abban était assez content que Lorenzo eût accepté sa proposition de cambriolage. Quelque part, il imaginait retrouver les impressions de sa jeunesse, de ses premiers coups avec Aishlinn. Peut-être quelque chose de plus élaboré. Ces derniers temps, son activité criminelle s’était surtout concentrée sur les enquêtes à mener pour le Cartel à Star City et, depuis que la portée de sa téléportation s’était étendue, sur les connexions entre les affaires de la ville et celles du Canada ou du sud des États-Unis. C’était un travail qui ne manquait pas d’intérêt, il l’avouait volontiers à mesure qu’il mûrissait, mais qui demeurait somme toute beaucoup plus abstrait, pour le voleur qu’il avait été.

Quand Lorenzo eut fini de le dépouiller de ses frites, le plateau d’Abban disparut pour apparaître dans la cuisine. Là-bas, la vaisselle sale se transporta d’elle-même dans le lave-vaisselle. Une affaire rondement menée.

— J’me renseignerai sur l’parachute.

Ça ne devait pas être très compliqué à organiser.

Puis vint la question délicate. Abban sentit son estomac se nouer — et ce n’était pas la qualité de sa cuisine qui devait être remise en cause. Inévitablement, sa conversation Lukaz et Lee lui revint en mémoire. Sur le coup, le couple aux idées si étranges lui avait paru plus qu’optimiste quant à ses chances de succès avec Lorenzo mais après les différentes remarques dont l’Italien avait ponctué la soirée, après sa soirée aussi, si agréable, aux côtés de ses amis, Abban ne savait plus quoi penser.

Il commença par une réponse relativement sécurisante.

— Y en a eu des tas, ouais, c’est clair. Des mecs qu’j’aime bien. C’est facile d’embrasser les inconnus dans les bars, en fait. Genre, pas au début, mais après, ouais, c’est l’ambiance, ça vient tout seul, puis c’est des types, tu sais qu’jamais tu les reverras, tu vois, alors à la limite, tu t’en fous. Mais les mecs qui t’plaisent vraiment, les mecs qui sont genre… ‘Chais pas, sympas, et tout. Que tu connais un peu aussi. Tu dis qu’ça foutera tout en l’air, p’t’être. C’pas tant l’idée d’se prendre un râteau. Ça, à la limite, bon, ça fait chier, mais c’pas la mort. C’pas l’idée d’rater un bon coup, non plus. C’est plutôt l’idée d’passer à côté de… euh… j’sais pas comment dire…

Abban avait coupé le son, pendant l’une des innombrables coupures publicitaires qui rythmaient la vie télévisuelle américaine. Évidemment, les réclames tentaient de vendre des articles de cuisine.

— … de la beauté. J’sais pas.

Ça ne répondait bien sûr absolument pas à la question posée au présent de son ami. À la place, Abban paraissait décidé à démonter la télécommande. Il avait retiré le clapet qui recouvrait les piles, enlevé les piles, remit les piles, remit le clapet et il recommençait à désormais à triturer la languette en plastique.

— Après, des mecs, maintenant, ouais. Genre…

Virgilio. Virgilio, c’était la réponse peu compromettante. Il en avait déjà parlé à Lorenzo, ça ne serait rien de nouveau et la conversation pourrait suivre son cours. Il suffirait de retourner la question et c’était une affaire réglée. Mais Abban avait l’impression d’avoir un Lee et un Lukaz miniatures, perchés sur son épaule, en train de lui souffler tous les deux de tenter sa chance. C’était trois fois pire que la cage aux requins, Abban était prêt à en mettre sa main à couper.

Il souffla :

— Toi.

Et pour éviter à un long silence embarrassant et humiliant de s’installer, il se lança dans un long discours :

— Genre, depuis qu’on est arrivé, t’es vachement, t’es… J’sais pas, déjà, t’es genre, mais méga mignon. Après, y en a, i’ disent, j’aime tout l’monde, mais en vrai, quand même, objectivement, t’es à tomber. Genre ton sourire, mec, sérieux, c’est hallucinant. Quand t’as ton bonnet, là, c’criminel, d’sortir comme ça. Puis t’es… Drôle. Et sympa. Et, et… Vachement touchant, tu sais ? Et j’veux dire, c’est ça aussi, qui donne envie de… t’embrasser. Quand j’dis, la beauté, c’est que’que chose comme ça. Après, j’te pas que, j’suis pas en train d’essayer de, j’me fais pas des films, j’veux dire, c’est juste, tu poses la question, alors, voilà. Tiens, ça recommence.
— Et nos candidats vont devoir cuisiner… les yeux bandés ! Bienvenue dans cette nouvelle épreuve de Méga-Maxi-Chef !
 
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Message posté : Dim 22 Fév 2015 - 22:53 Message
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La simple d'idée d'être envoyé sous l'eau à l'intérieur d'une cage ne disait rien qui vaille à Lorenzo, surtout si c'était pour flirter avec un requin. Il suffisait que la bête s'énerve et défonce la cage pour avoir de très sérieux problèmes... Non, très franchement, cette idée n'était ni séduisante, ni réjouissante. Qu'est-ce qui pouvait donc tellement attirer Abban dans tous ces trucs risqués ? Il n'avait pas assez de sensations fortes comme ça, avec ses boulots pour le Cartel Rouge ? Il fallait croire que non. Et pourtant, les sensations fortes finirent par arriver, même si elles étaient d'un tout autre genre...

L'Irlandais commença à répondre à la question de manière plutôt très compliquée, évoquant essentiellement des généralités en parlant des rencontres dans les bars. Si Lorenzo n'avait jamais traîné dans les bars pour draguer, il voyait plus ou moins ce que son ami essayait de lui expliquer. Il en allait de même de la suite, puisque là encore, même si Lorenzo n'avait jamais expérimenté par lui-même, il comprenait la difficulté que l'on pouvait ressentir à vouloir embrasser quelqu'un que l'on connaissait, sans pour autant oser franchir le pas. L'Italien n'avait pas vraiment eu cette difficulté avec Giulia, mais il était vrai qu'il avait déjà rencontré d'autres jeunes femmes qu'il aurait souhaité approcher, sans oser le faire.

Avalant une dernière bouchée de salade, Lorenzo faillit s'étouffer avec la vinaigrette lorsque son ami poursuivit, mentionnant le fait que lui, Lorenzo Mancini, faisait partie des garçons qu'il avait envie d'embrasser. Surpris, il tourna le regard vers Abban, écoutant ses explications sans trop savoir quoi en penser. C'était presque une déclaration, surtout quand il faisait référence à son physique ou à son sourire. Lorenzo avait vraiment du mal à interpréter tout cela et il se demandait s'il n'était pas responsable de la situation, d'une manière ou d'une autre. Peut-être avait-il eu un comportement inapproprié qui avait induit Abban en erreur ? Difficile à dire...

« Je... Abban... Je ne sais pas trop quoi dire... »

La situation était en effet plutôt compliquée. Lorenzo était hétérosexuel, il le savait. Ça avait toujours été comme ça et ça le serait toujours. Il n'y avait aucune raison pour que ça change. Il était vrai que parfois, Lorenzo trouvait un garçon beau, comme c'était le cas pour Abban ou pour Tyler, l'acteur vedette de son studio. Depuis qu'ils l'avaient recruté, le jeune mafieux avait compris ce qui pouvait attirer les filles chez Tyler, mais c'était sans arrière-pensée et ça ne signifiait rien, non ?

« Je pensais pas que tu me voyais comme ça... Mais... Merci. Je veux dire, c'est quand même vachement flatteur pour moi, ce que tu dis. »

C'était le cas et cela faisait effectivement plaisir à Lorenzo. Après tout, c'était toujours plaisant de savoir qu'on attirait le regard des autres, non ? Que ça vienne d'un garçon ou d'une fille, ça importait peu. Non, ce qui gênait un peu l'Italien, c'était qu'il ne pouvait pas vraiment donner à Abban ce qu'il attendait... Bon, visiblement, à l'écouter, il n'en attendait rien, parce qu'il ne se faisait pas de films et qu'il ne tentait absolument rien. Si c'était vrai, c'était tant mieux, parce que dans le cas contraire, Lorenzo n'aurait pas trop su quoi faire. Mais du coup, que devait-il faire ? Ne rien dire de plus et laisser continuer la soirée ? Ou alors, devait-il suivre certains conseils ? Parfois, il fallait suivre son instinct et ne pas trop réfléchir, avait dit Abban...

« Tu vas peut-être trouver ça fou... Mais la folie, ça peut être bien, non ? »

Attrapant son plateau, Lorenzo le posa sur le sol, à côté du canapé. Puis, changeant de position, il replia une de ses jambes sous lui de manière à pouvoir rester assis sur le fauteuil tout en faisant face à Abban.

« J'ai bien envie d'être fou, là, maintenant. »

Se penchant doucement vers l'Irlandais, Lorenzo glissa sa main contre sa joue pour lui faire tourner la tête et, le cœur battant parce qu'il ne savait plus vraiment si ce qu'il faisait était bien ou non, il sentit ses lèvres toucher celles d'Abban. Il arrivait que les hommes se fassent la bise et lui-même le faisait avec son frère ou ses amis. Mais un baiser, est-ce que c'était vraiment normal ? Il n'en savait rien, mais au moins, de cette manière, il aurait essayé avant de juger. Fermant les yeux, Lorenzo accentua légèrement la pression de ses lèvres tandis que sa langue ouvrait le passage, timidement, pour caresser les lèvres de l'Irlandais.
 
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Message posté : Lun 23 Fév 2015 - 1:13 Message
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Franchement, Lukaz et Lee étaient deux parfaits crétins. OK, Lukaz était un cambrioleur talentueux avec un sens inné des relations sociales et Lee était un stratège roboticien hors pair, mais Abban avait la nette impression que leurs conseils avaient été fumeux et qu’ils venaient même de lui exploser au visage. L’Irlandais fixait son conviction l’écran de la télévision où de pauvres cuisiniers désespéraient se cognaient à leur plan de travail et manquaient à chaque instant de s’amputer avec leurs couteaux, sous les commentaires enthousiastes d’une voix-off qui, il en était presque certain, faisait aussi la publicité des médicaments contre la constipation sur Channel 10.

Il fallut à Abban un degré de maîtrise de soi absolument phénoménal pour ne pas supplier sans aucune dignité Lorenzo, qui ne savait pas trop quoi dire, de ne rien dire du tout et de faire semblant de se prendre d’une passion soudaine et totale pour les juliennes de légumes à l’aveugle. Tous ces petits dés végétaux, ça valait beaucoup mieux que les penchants inavouables et stupidement avoués d’un Irlandais en mal de tendresse masculine, pas vrai ?

La télécommande recommençait à subir son triste sort. Tout ce qu’Abban trouva à répondre fut un maladroit :

— De rien.

On aurait presque dit que Lorenzo venait de le remercier de lui passer le sel. L’Irlandais avait la gorge sèche. La situation ne s’arrangea guère quand Lorenzo se proposa de faire quelque chose de fou. Abban était quasi certain que ses interprétations du comportement de l’Italien relevaient du délire névrotique. Donc, ses doigts broyèrent la télécommande, changèrent de chaîne et les propulsèrent vers un reportage sur la culture de l’orchidée à Kew’s Garden, quand les lèvres de Lorenzo se posèrent sur la sienne, après que la main de l’Italien eut caressé sa joue.

Abban resta bras — et lèvres — ballants pendant quelques secondes et puis la télécomande disparut de ses mains. Il avait beau ne pas être tout à fait le petit pervers que Lukaz avait supposé — même si Lukaz et Lee, justement, s’ingéniaient à lui faire rattraper le temps perdu —, il n’était pas non plus né de la dernière pluie. Embrasser, ça, il savait faire. Ses lèvres s’entrouvrirent pour accueillir la langue de Lorenzo et la sienne vint à la rencontre.

En même temps, Abban repoussa Lorenzo contre le canapé et, afin sans doute de lui faire la pédagogique démonstration de tout ce qu’un entraînement de souplesse et d’agilité pouvait apporter, il se glissa d’un mouvement félin à cheval sur ses genoux. Une main sur le torse de l’Italien, l’autre sur sa nuque, le jeune criminel approfondit le baiser. La timidité de Lorenzo avait été perceptible et Abban se faisait fort de mener la danse. Dans la rencontre des corps, l’Irlandais appréciait tous les rôles avec un goût égal.

Et l’Irlandais une fois de plus fit preuve d’un tact qui lui était propre et que beaucoup ne soupçonnaient guère derrière ses manières un peu brusques. Il ne tenta rien de plus que le baiser, ne profita pas de la fougue des langues qui se rencontraient pour glisser ses mains sous les vêtements de Lorenzo, alors même que ses doigts frémissaient de sentir un peu plus de cette peau sous leur chemin. Rien que le baiser, celui dont Lorenzo avait parlé, celui qu’il était venu chercher. Peut-être que c’était tout ce que l’Italien souhaitait ou pouvait et Abban saurait s’en satisfaire.

Il rompit le baiser tandis que, derrière lui, les explications sur l’art apparemment délicat de la bouture, se poursuivaient d’un ton soporifique. La main d’Abban quitta un instant le torse de Lorenzo pour permettre à la télécommande de la rejoindre et l’Irlandais éteignit la télévision. La télécommande disparut une nouvelle fois. Et la main rejoignit sa position sur le torse. Les yeux du voleur, eux, n’avaient pas quitté ceux de Lorenzo. Maintenant non plus, il ne savait pas quoi dire.

Il se souvint de l’un des innombrables conseils de sa psychologue et opta pour une vérité toute simple. Avec un sourire, il murmura :

— C’était très agréable.

Il y avait d’autres adjectifs qui lui venaient à l’esprit — excitant, par exemple — mais il le retenait pour éviter d’effrayer son ami. Après tout, pour le jeune homme, c’était « fou ». Abban fit la déduction qui s’imposait.

— Du coup, si j’comprends bien, c’tait ta première fois. J’veux dire, ‘vec un mec…

L’autre main d’Abban avait quitté la nuque de Lorenzo.

— Ouais, désolé, en fait, j’t’oppresse peut-être. J’vais m’asseoir à côté.

L’Irlandais abandonna les cuisses de son ami pour s’installer sur le canapé, tourné vers lui, un bras étendu sur le dossier. Ses doigts pianotaient machinalement sur le tissu, frustrés qu’ils étaient de ne pas pouvoir se glisser dans les cheveux de Lorenzo.

— Et donc, euh… C’était comment ? J’veux dire, c’pas pour soigner mon ego ou quoi, hein. C’est juste, par rapport à toi. J’suis pas sûr d’pouvoir imaginer c’que ça fait, ce genre de, euh, expérience. J’voudrais pas que… tu t’sentes mal. Ou… J’sais pas.

Et oui, il était bien en train de le couver d’un regard protecteur.
 
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Message posté : Jeu 26 Fév 2015 - 0:18 Message
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Lorsque Lorenzo sentit Abban réagir à son baiser, il ne put se retenir de frissonner. Son esprit fut envahi de tout un tas de pensées diverses, certaines concernant le fait qu'il n'aimait pas les garçons et qu'il ne devait pas continuer. Et pourtant, quand l'Irlandais le plaqua contre le canapé, Lorenzo ne fit rien pour l'en empêcher. Quand Abban se retrouva sur ses genoux, Lorenzo ne le repoussa absolument pas. Et quand Abban fit du baiser quelque chose d'un peu plus intense, Lorenzo ne put s'empêcher d'y répondre. Alors que sa langue n'hésitait plus tellement à embrasser son ami, l'Italien fit glisser ses mains sur les hanches d'Abban, les passant ensuite dans son dos de manière à l'enlacer. Les secondes s'égrenaient lentement et finalement, l'échange trouva sa fin.

Sentant la main de l'Irlandais sur son torse, Lorenzo ne le quittait pas du regard, ne sachant plus trop quoi penser de ce qu'ils venaient de faire. Il avait cédé à un instant de folie, comme Abban le lui avait suggéré plus tôt, et il avait offert à son ami ce dont il avait envie. Mais est-ce qu'il avait eu raison de le faire ? Le silence aurait pu ainsi durer longtemps, mais Abban se décida finalement à le rompre et Lorenzo ne put s'empêcher de sourire à sa remarque. Oui, lui aussi, il avait trouvé ça très agréable. C'était probablement le plus perturbant. A la remarque suivante, le jeune mafieux se contenta donc de hocher la tête d'un signe affirmatif.

Quand Abban quitta ses cuisses pour retrouver sa place à côté de lui, sur le canapé, Lorenzo fut bien obligé de se remettre à parler. Gagnant quelques petites secondes en changeant lui-même de position, de manière à refaire face à l'Irlandais, il afficha un nouveau sourire avant de prendre la parole.

« Ouais, t'es le premier mec que j'embrasse. Des filles, y en a eu plein, mais j'avais jamais essayé, avec un garçon... » Détournant un peu le regard, parce que ça lui faisait quand même bizarre de l'avouer comme ça. « Mais... C'était sympa. » Et peut-être même plus que simplement sympa. « Et même... En fait, j'ai beaucoup aimé. » Et voilà, c'était dit. « Mais si tu veux imaginer, demande-toi si tu pourrais embrasser une fille comme ça. »

Souriant de plus belle, Lorenzo se rendit seulement compte à cet instant que la télévision avait été coupée. Dommage, parce que du coup, ça ne lui laissait plus d'excuse pour changer de sujet... Il pouvait toujours prétendre être fatigué et vouloir aller dormir, mais à cet instant précis, ça risquait réellement de créer un malaise... Non, c'était lui qui avait commencé alors il allait devoir aller jusqu'au bout et clarifier tout ça.

« Tu sais, j'ai jamais vraiment été attiré par un mec... Mais, ça m'empêche pas de trouver certains garçons attirants. Je sais pas du tout si c'est normal ou pas, parce que j'ai jamais croisé d'autre garçon qui disait ce genre de choses, mais voilà. J'veux dire, faut quand même que j'évite d'engager des garçons pas trop beaux si je veux que mes films se vendent ! » Un sourire ponctua cette phrase, comme pour montrer que tout le sujet n'était qu'une petite blague. « Du coup, voilà, y a des mecs que je trouve beaux et tout, mais j'ai jamais eu envie de les embrasser, ni rien. Là, c'était pour faire un truc fou, comme tu disais, mais au final, c'était beaucoup plus agréable que ce que je pensais. T'embrasses vraiment bien. » Et de par cette remarque, on pouvait dire que Lorenzo ne se sentait pas particulièrement mal.

« Mais... Je sais pas trop si ça veut dire quelque chose ou pas, tu vois. » En gros, est-ce que le fait qu'il ait apprécié voulait dire qu'il était bi ? « Et je veux pas que ça change quelque chose entre nous. Genre, que ça mette de la gêne ou ce genre de choses. Parce que par exemple, tu as dit ce que tu pensais de moi, mais du coup, si un jour je dois me changer devant toi, faut pas que ça te mette mal à l'aise, ni rien. Fin, tu vois ce que je veux dire ? » Parce que lui, il ne voyait plus trop où il en était dans ses propos... « Je sais pas trop si ce que je dis à du sens, en fait... Je me suis jamais retrouvé dans ce genre de situation, tu sais. C'est un peu perturbant... Mais, pas en mal, hein ! » Ça remettait juste en cause tout ce qu'on lui avait appris et le pire, c'était qu'il avait aimé ça.
 
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Message posté : Jeu 26 Fév 2015 - 0:46 Message
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L’Irlandais n’était plus tout à fait sûr que ce petit instant de folie eût été une riche idée, parce qu’il se sentait très bien. D’accord, c’était un peu paradoxal mais, en constatant le bien-être qui l’envahissait, Abban ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter de la suite. Quand Lorenzo le remercierait de cette expérience instructive et qu’ils reviendraient à une amitié sans aucune interaction physique, que se passerait-il ? Il serait frustré, sans doute, déçu, embarrassé peut-être. Parce qu’il se sentait bien, qu’il trouvait Lorenzo encore plus beau, son sourire encore plus craquant, sa volubilité encore plus charmante qu’à l’ordinaire.

Le sourire d’Abban ne put s’empêcher de répondre à celui de son ami mais, hélas, il avait désormais l’impression que tout son corps réclamait Lorenzo. Ce n’était pas un désir violent, parce que l’Irlandais s’ingéniait à repousser les images les plus suggestives, et peut-être justement que c’était ce qui l’effrayait : il avait envie de le prendre dans ses bras, de caresser ses cheveux, de l’embrasser sur le front, autant de gestes qu’il pouvait difficilement mettre sur le compte d’envies purement sexuelles.

— J’pourrais pas. Embrasser une fille comme ça, j’veux dire.

Parce que Lorenzo l’avait embrassé comme d’autres garçons l’avaient embrassé, avec désir — ou tout du moins était-ce l’impression qu’Abban en avait tiré. Et s’il se faisait des films, malgré lui ? Il écouta attentivement les explications de son ami, dans l’espoir que Lorenzo, en y voyant plus clair que lui, démêlerait les sensations compliquées qu’il éprouvait mais l’Italien n’avait pas l’air de savoir vraiment où il en était. Plus il parlait, moins Abban comprenait ce qu’il essayait de dire. Un coup, il avait l’impression que Lorenzo s’affirmait parfaitement hétérosexuel, l’autre, qu’il était en train de découvrir une nouvelle facette de sa propre personnalité.

— Eeeeuh…

Abban laissa échapper un rire un peu nerveux, avant d’avouer :

— T’es difficile à suivre, un peu.

L’Irlandais n’était même pas sûr de savoir si la première partie du discours de Lorenzo avait été une manière de lui dire qu’il le trouvait beau.

— Faut dire, moi, j’ai toujours été super mec. J’veux dire, les filles ça m’a jamais… Intéressé, tu vois ? Pourtant, j’ai essayé. Parce que, j’sais pas, c’plus simple, forcément, quand tu grandis là où j’ai grandi, puis dans l’Cartel, faut avouer. Et aussi… Pour être un peu comme les autres. Au moins dans un domaine. Et bref, pour l’coup, j’suis sûr qu’j’suis vraiment gay. Y a des gens qui disent qu’on est jamais complètement gay ou complètement hétéro, mais j’sais pas… P’têtre un jour, j’trouverai une meuf trop cool et puis voilà, mais pour l’instant, bof… Du coup, j’suis pas sûr de bien savoir c’qu’tu ressens. Ou ressens pas.

Abban poursuivit avec une sincérité qui ne lui était pas accoutumée mais qui tenait à la fois de la facilité qu’il éprouvait toujours à parler avec Lorenzo, des progrès qu’il avait accompli avec sa psychologue et de la nouvelle vision des choses qu’il avait pu former auprès de Lukaz et de Lee.

— Si j’peux m’permettre, après, j’me trompe p’têtre et tout, mais quand tu m’as embrassé, c’était vachement… J’veux dire, si c’est bien, c’tait pas qu’une question d’technique, tu vois, c’tait aussi… Du feeling ? J’veux dire, quand t’as mis tes mains sur mes hanches… Ou… Qu’tu m’as pris dans tes bras. J’trouve que c’tait plus que d’l’expérience, mais bon, après, j’suis pas dans ta tête. Juste…

L’Irlandais se gratta la nuque, un peu embarrassé, à la recherche d’un moyen de formuler diplomatiquement sa perplexité. Il se lança finalement :

— J’suis pas sûr de bien voir comment tu peux pas savoir, en fait. J’veux dire, on est des mecs et, bon, à partir d’un moment, ça s’voit ou ça s’voit pas. J’veux dire, t’sais… Quand tu, quand on, quand…

Abban toussota et glissa à mi-voix :

— … bande…

Avant d’enchaîner à toute vitesse, comme s’il essayait de cacher un gros mot — Lukaz et Lee avaient encore du travail à faire.

— Ben, voilà. C’est net. Après, j’veux dire, j’sais pas, p’têt j’suis spécialement émotif, mais souvent, quand j’vois un joli garçon, j’réagis super clairement, tu vois. Après, c’est sûr, c’est pas systématique, la pression et tout, quand on est en public, ça peut jouer. Mais peut-être si tu t’laisses aller, si tu tentais des trucs plus poussés, tu verrais…

Silence. Abban se rendit compte après coup que ses propos sonnaient comme une proposition vicieuse. Il s’empressa d’essayer de se rattraper :

— Euh, j’essaie pas d’te mettre dans mon lit, hein ! J’suppose que, j’sais pas, r’garder des films spécialisés, genre, ça peut suffire à s’faire une idée. Même si j’avoue, j’regarde pas tellement ça. Juste, moi, en tout cas, la première fois qu’j’ai été avec un mec, ben… C’était pas parfait ni rien, c’tait notre première fois à tous les deux, mais y avait un côté, genre, évident. À partir d’un moment, t’es dans un état, tu t’poses plus d’question. Et puis sérieux, sexy comme t’es, tu peux avoir l’mec que tu veux, histoire d’être vraiment sûr en tapant dans l’haut du panier.

Abban rougit et détourna les yeux.

— Enfin, beau. J’veux dire. Mignon.
 
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Message posté : Ven 27 Fév 2015 - 23:45 Message
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Lorenzo était conscient d'être un peu brouillon dans ses propos, mais il ne pouvait malheureusement pas vraiment faire mieux, pour le moment. Il lui fallait un peu de temps pour se reprendre et surtout, pour étudier et analyser ça. S'il était vrai qu'il avait été d'accord avec Abban, qu'il fallait parfois oser une folie plutôt que de réfléchir cent-sept ans, il se rendait maintenant compte qu'après avoir fait cette folie, il lui fallait aussi y réfléchir. S'il avait su ! Quoi, s'il avait su ? Que se serait-il passé ? Difficile à dire. Peut-être qu'il ne se serait pas lancé, tout simplement. Mais... Dans ce cas, il y aurait certainement eu du regret. Parce qu'il se rendait doucement compte que quelque part, il avait eu envie d'embrasser Abban. La vraie question était donc : pourquoi ?

L'Irlandais le tira toutefois de ses pensées et dans le même temps, il le surprit. Il venait effectivement de lui avouer qu'il avait essayé les filles, ce qu'il n'avait visiblement pas vraiment apprécié. C'était toutefois là quelque chose que Lorenzo n'aurait pas imaginé. Il se rendait effectivement compte qu'il avait toujours imaginé Abban avec des garçons et cette image lui semblait parfaitement normale. Par contre, Abban avec une jolie bimbo... Ça lui semblait étrangement problématique. Pourtant, quelque chose dans les propos de son ami fit écho avec ses propres pensées. Parce que c'est plus simple, dans le Cartel. Pour être comme les autres. Pourquoi est-ce que ça le perturbait comme ça ?

Peut-être à cause de ce qu'Abban sous-entendait ? Lorenzo ne put en effet s'empêcher de rougir quand l'Irlandais laissa entendre qu'il avait eu l'impression que l'Italien avait mis du cœur dans ce baiser. Est-ce qu'il en avait réellement eu envie ? Mais pourquoi avoir envie d'embrasser un garçon ? Un ami, qui plus est. Est-ce qu'il y avait autre chose là-dessous ? La suite le fit toutefois sourire, d'un sourire amusé. Lorenzo ne savait pas vraiment ce qu'Abban essayait de lui faire comprendre, mais ses idées étaient plutôt drôles.

« Tu sais, des films spécialisés, j'en produis. Du coup, c'est vrai que je suis un peu immunisé à tout ça, même si bon, des fois, quand même... »

C'était un fait, Lorenzo restait un homme et il lui arrivait donc de réagir aux images. Pourtant, il pouvait aussi garder son calme face à des situations de ce genre, parce qu'à force, il avait établi une certaine routine vis-à-vis de tout ça. Bon, maintenant, Abban devait parler de films gays et ça, Lorenzo n'en avait jamais regardé. Est-ce qu'il pourrait seulement aimer ? Il n'en avait pas la moindre idée... Mais bon, sachant qu'il sélectionnait les acteurs de ses propres films sur le critère du physique, il lui serait peut-être possible d'apprécier la beauté de la chose... Cela étant dit, ça ne restait que des suppositions.

« Maintenant... Je t'ai embrassé parce que tu venais de parler de ça et c'était l'occasion de faire un truc fou. Mais... » Lorenzo marqua une pause, inspira afin de se donner un peu le temps de réfléchir et reprit. « Je crois aussi que je l'ai fait parce que j'en avais envie. C'est bizarre, je sais. J'ai jamais eu envie d'embrasser un mec, avant, jamais. Mais là, je sais pas trop. » Lorenzo haussa des épaules avant de lancer un coup d’œil vers le feu de cheminée. « En fait, je crois que j'avais pas envie d'embrasser un mec. Mais... Juste t'embrasser toi. »

C'était l'explication qui lui semblait la plus logique. De beaux garçons et des mecs sexy, il en voyait tous les jours, dans son studio et ailleurs. Il avait des amis plutôt pas mal et des acteurs vraiment attirant, mais s'il pouvait juger de leur beauté, Lorenzo n'avait jamais eu la moindre envie de les embrasser. Avec Abban ça avait toujours été le cas aussi, du moins, jusqu'à cet instant-là. Peut-être était-ce dû à la soirée ou aux discussions qu'ils avaient eues, mais c'était ainsi...

« Après, je sais pas du tout si ça veut dire que j'ai envie de plus. » La main de Lorenzo glissa doucement en direction de la main qu'Abban avait posé sur le dossier du canapé. « J'adore passer du temps avec toi et c'est clair que je me sens toujours bien quand tu es là. T'es vraiment super-cool, comme mec. » Lentement, les doigts de l'Italien se mirent à caresser les doigts de l'Irlandais. « Mais ce baiser, ouais, c'est clair, c'était vraiment génial... Alors du coup, je sais pas trop, peut-être que... » Affichant un sourire mi-gêné mi-perdu, Lorenzo conclut ses propos. « Tu penses que je devrais faire quoi ? Tu ferais quoi, toi, à ma place ? »
 
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Message posté : Sam 28 Fév 2015 - 0:18 Message
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Pas faux. Lorenzo produisait des films pornographiques. Il devait être immunisé. À force d’en voir. Pas vrai ? En fait, Abban n’en savait strictement rien parce que des films de ce genre, avec que des hommes, ou des hommes et des femmes, il n’en avait jamais vu un seul de toute son existence. Parfois, certaines rigueurs de son éducation catholique choisissaient curieusement de persister dans son esprit. Tout ce que l’Irlandais savait de la pornographie, c’était ce que Lorenzo pouvait bien dire et l’Italien ne s’étendait pas particulièrement sur son travail de producteur. (En plus, Abban ne savait même pas ce que ça faisait un producteur.)

L’Irlandais esquissa donc une moue songeuse en quête d’une meilleure idée. Peut-être que ce n’était pas tant le versant sexuel de la question qui importait que le versant romantique ? Après tout, tout le monde devait pouvoir faire abstraction, au moins une fois, du sexe d’un partenaire de baiser ou même de plus, mais se projeter dans un flirt, ça demandait beaucoup plus. Parfait. Et comment est-ce qu’on testait ça, au juste ? Abban, qui avait toujours détesté Queer As Folk, ne connaissait pas de bonnes romances gays.

Tout en réfléchissant sérieusement à cet épineux problème, le jeune homme prêtait une oreille attentive à son ami. Et ses joues s’enflammèrent quand Lorenzo lui annonça qu’il avait eu envie de n’embrasser que lui. Alors que le voleur était resté assez maître de lui devant le baiser lui-même, cette révélation, beaucoup plus sentimentale, beaucoup moins physique, l’intimidait de toute évidence. Il avait d’ailleurs baissé les yeux, tandis que son cœur essayait de défoncer sa poitrine. Les choses ne s’arrangèrent pas que Lorenzo parler de « plus » et que le « plus » se développa non point en ambitions sexuelles en « temps passé avec toi ».

Abban, qui s’était attendu à une conversation relativement concrète sur les différents plaisirs de la chair, leur mérite comparé et le moyen de se décider pour les uns, les autres ou tous à la fois, était ému par cette conversation beaucoup plus… tendre ? Sa main avança sous les doigts de Lorenzo et, un peu timidement, il murmura :

— ‘Sais pas…

L’Irlandais se força à relever les yeux. Un sourire passa sur ses lèvres.

— J’suis pas sûr d’pouvoir t’conseiller, là, sans faire abstraction de c’que j’commence à avoir envie. Ce dont j’commence à avoir envie. Ouais, c’comme ça qu’on dit ?

Il voulait essayer de ne pas avoir l’air trop crétin, si c’était possible.

— T’sais, Lorenzo, t’es un mec incroyable. T’es… sympa, t’es drôle, tu t’intéresses à plein d’trucs, t’es plein d’ambition, tu juges pas, t’es original et… ‘videmment, t’es mignon, alors ça gâche rien. Nan, pas mignon. T’es beau. Vraiment beau. Et… et… J’peux pas t’répondre. J’peux pas faire, genre, abstraction d’tout ça et te conseiller comme si j’étais ton psy, tu comprends ?

Il aurait pu faire semblant et guider Lorenzo dans son propre intérêt mais Abban était un criminel honnête.

— T’sais, la vérité, c’est qu’l’aut’ jour, j’étais chez des potes. Des euh… C’t’une longue histoire. Mais bref, à un moment, ils ont dit qu’j’devrais tenter ma chance avec toi. Mais genre, plutôt, t’sais, plan cul. Amitié avec bénéfice. Ces trucs dans l’genre. Un peu comme… Ben, pour être honnête, un peu comme avec eux, apparemment.

C’était fou, ça : Abban craignait d’avouer sa petite séance de libertinage à un producteur de films pornographiques.

— Et au début, j’me suis dit que ouais, que t’étais vachement… canon. Séduisant, t’sais ? Et t’embrasser, c’était… OK, c’était pas la débauche totale, comme projet, mais tu vois, j’me suis dit, c’t’une question physique, quoi. Mais tu m’as pas embrassé comme on embrasse un plan cul. Et j’ai pas réussi à le faire comme ça non plus. C’était… J’sais pas. Et la manière dont tu m’parles, pareil. P’têt c’est l’amitié, hein, j’dis pas. C’est juste… C’est juste, ben, genre, là, j’ai autant envie de t’prendre dans mes bras pour mater la fin d’l’émission que de t’déshabiller pour qu’on fasse l’amour, tu vois.

L’un n’étant évidemment pas exclusif de l’autre.

— Et, euh… Autant, si t’étais juste canon, j’pourrais faire abstraction, j’crois. Mais faire abstraction d’toi dans mes bras, d’toi en train d’m’embrasser sur l’front ou d’moi en train d’te caresser les cheveux, c’est vachement plus compliqué. Tu… tu vois c’que j’veux dire ?

Comme il l’avait appris avec Lukaz et Lee et comme il commençait à le comprendre, le sexe, c’était simple finalement, tant que l’on relativisait. Tout le reste, les choses véritablement importantes, celles que Lorenzo avait évoqué à demi-mot, les « juste toi » et le temps passé ensemble, c’était une toute autre histoire.

— Franchement, l’seul conseil que j’te donnerais, c’est d’suivre ton cœur, mais ça fait tellement niais de chez Disney que c’t’un peu la loose, quand même. Alors, ouais, j’sais pas. J’suis p’têt pas super doué pour donner du sens aux choses, en fait.
 
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Message posté : Jeu 5 Mar 2015 - 21:43 Message
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Lorenzo avait tenté d'être aussi clair que possible, surtout qu'il ne l'avait pas réellement été, un peu plus tôt. Il fallait dire que c'était compliqué pour lui de l'être, vu qu'il ne savait pas trop où il en était, mais il faisait de son mieux. Ainsi donc, il avait révélé à Abban que s'il avait accepté l'idée du baiser, c'était peut-être parce qu'il avait eu envie de l'embrasser lui. Ça semblait logique, vu qu'il ne l'aurait très certainement pas fait avec quelqu'un d'autre... Pourquoi Abban, dans ce cas ? Ça, il n'en savait malheureusement rien. Il n'était pas attiré par les garçons, même s'il pouvait les trouver attirant. Du moins, c'était ce qu'il pensait, mais peut-être que cette attirance avait en fait une autre origine ? Quoi qu'il en soit, Lorenzo révéla ensuite ne pas vraiment savoir ce qu'il voulait et c'est pour cela qu'il chercha l'avis de l'Irlandais.

La réponse de ce dernier le troubla ainsi un peu. Il expliqua en effet ne pas être certain de pouvoir répondre sans faire abstraction de ce dont il avait lui-même envie... Qu'est-ce que ça voulait dire ? Est-ce qu'Abban en voulait plus ? Avaient-ils fait une erreur en jouant ce jeu et en tenant cette discussion ? Lorenzo le craignait malheureusement. Souriant malgré tout, il répondit à la question orthographique de son ami. « Oui, c'est comme ça qu'on dit. »

La suite fut néanmoins encore plus troublante, d'abord parce qu'Abban donnait presque l'impression de lui faire une déclaration et que mine de rien, c'était vachement cool à entendre. Lorenzo avait même l'impression qu'il rougissait un peu, en l'écoutant, parce qu'il était un peu gêné, mais aussi parce qu'il appréciait vraiment d'entendre ces choses-là. Ensuite, c'était aussi troublant parce qu'Abban avait visiblement parlé de lui à certains de ses amis et que la discussion avait eu une teneur telle qu'ils lui avaient suggéré de tenter sa chance avec lui... Qu'est-ce qu'il avait bien pu leur raconter ? Est-ce qu'il le regardait avec attirance depuis tout ce temps ? Pourtant, Lorenzo n'avait rien vu... Et puis, il avait cru comprendre que c'était Virgilio, pas lui. Troublé par ces pensées, le jeune mafieux ne s'offusqua donc même pas d'apprendre qu'Abban faisait des choses avec ses amis, surtout qu'en fait, il n'avait pas la moindre raison de s'offusquer.

L'Irlandais aborda ensuite un point que Lorenzo avait lui-même constaté et il n'allait donc pas le contredire. Il était vrai que contrairement à ce qu'il avait d'abord pensé, quand le baiser avait commencé, il s'était un peu laissé aller à quelque chose de moins mécanique, si l'on peut dire. C'était d'ailleurs ce qui lui faisait dire qu'il avait eu envie de ce baiser avec Abban, même si encore une fois, il ne savait pas trop pourquoi. Par contre, la suite... L'Irlandais avouait très naturellement avoir envie de faire l'amour avec lui et ça, c'était terriblement perturbant. Restant un moment sans trop savoir quoi dire, Lorenzo finit par se donner une baffe mentale pour retrouver un semblant de contenance. D'un autre côté, s'il gardait cet air ahuri, peut-être que ça aiderait un peu Abban à le trouver moins canon...

« Je vois. » Simple, précis et très court. Mais ça ne voulait juste rien dire, en fait... « Je suis flatté, Abban, vraiment. Mais... Je te l'ai dit, j'ai jamais vraiment regardé les garçons comme ça et... » Lorenzo détourna un instant le regard avant de le reposer sur Abban. « Je sais vraiment pas si je serais capable de faire ça avec un garçon, tu vois. Je veux dire, faire l'amour. »

Parce qu'embrasser quelqu'un, c'était une chose, mais faire l'amour, c'était carrément autre chose. Et puis, de toute façon, très sincèrement, Lorenzo ne savait même pas comment deux hommes pouvaient faire ces choses-là. Il ne s'était jamais vraiment renseigné sur le sujet et ce n'était sans doute pas demain qu'il allait le faire. Ses doigts finirent par se serrer autour de la main d'Abban et Lorenzo tira légèrement dessus, ajoutant à son geste un : « Viens. » Ce faisant, il incita l'Irlandais à venir s'installer à nouveau sur ses cuisses, comme il l'avait fait un instant plus tôt, pendant leur échange. Levant la tête, il plongea son regard dans celui d'Abban avant de reprendre la parole.

« Pour être sincère avec toi, je trouve que tu es un beau mec, toi aussi. Je veux dire, il faudrait être bête pour pas le voir. T'es le genre de garçon que je recruterais sans problème. » Ce qui n'était pas vraiment un compliment, en fait, mais c'était un peu trop tard, ça avait été dit. « Je sais pas trop ce que ça veut dire. Tu vois, je te regarde et je te trouve beau. Mais, je me suis jamais rien imaginé de plus... Cela dit, tout à l'heure... J'ai beaucoup aimé. Alors, je me dis... Peut-être que... On pourrait peut-être recommencer, pour voir ? »

Pour voir quoi ? Et bien, pour voir s'il allait y prendre autant de plaisir la deuxième fois, déjà. Ensuite, pour voir si, comme l'avait suggéré Abban, ça le faisait réagir d'une quelconque manière. Un simple baiser, ça n'était pas grand chose, non ?

« Mais... Je veux pas que ça te mette mal à l'aise, tu sais, parce que je peux rien te promettre d'autre. T'es mon ami et en fait, peut-être que tout ça, c'est comme tu l'as dit, juste l'amitié. Après, on ne sait jamais et peut-être que... C'est à toi de voir. »
 
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Message posté : Jeu 5 Mar 2015 - 22:10 Message
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Une terrible culpabilité s’empara du cœur de notre pauvre Irlandais : il venait de causer la mort cérébrale de Lorenzo. Ah, tiens, non, l’Italien se remettait de sa surprise et recommençait à bouger. Soulagement collectif. Abban regretta tout de même d’avoir été un peu trop direct et explicite. Fort heureusement, Lorenzo paraissait plus surpris et troublé que fâché, comme il le prouva bientôt en l’attirant dans une position qu’Abban n’aurait jamais voulu quitter. Une nouvelle fois, avec sa souplesse bien entrainé, l’Irlandais s’installa sur les cuisses de Lorenzo. Ses mains se posèrent tout naturellement sur le torse de son ami.

Un deuxième baiser ? Lorenzo avait de la chance : Abban n’était pas très malin et il avait une fâcheuse tendance à se placer dans des situations inextricables qui le conduisaient aux pires souffrances. N’avait-il pas récemment avoué à Lukaz et Lee que nombre de ses anciens amants l’avaient traité brutalement et, qu’en somme, il s’était laissé faire sans vraiment protester ? C’était évidemment une toute autre douleur qu’Abban sentait se profiler à l’horizon : la douleur des espoirs brisés.

La conversation qu’il venait d’avoir avec Lorenzo avait pétri un futur d’argile où leur baiser serait suivi de bien plus — la douceur, la tendresse, l’affection si sensible de Lorenzo, qu’il avait perçues sur ses lèvres et dans ses mots, avaient fait battre son petit cœur parfois si naïf (sortez vos mouchoirs) et pourtant, rationnellement, Abban savait très bien que tout pointait vers des rapprochements bucaux sans lendemain. Lorenzo lui-même mettait un point d’honneur à le bien souligner.

Et pourtant… et pourtant, la main de l’Irlandais se posa sur la joue de Lorenzo pour la caresser. Cette fois-ci, il l’avait bien compris, c’était à lui de diriger les opérations. La caresse se glissa dans le cou, jusqu’à ce qu’Abban prît le menton de son ami entre ses doigts, pour le lever et venir déposer sur ses lèvres un très chaste, très rapide et très frustrant baiser. Après quoi il adressa à Lorenzo un sourire malicieux.

— … peut-être quelque chose d’un peu peu plus poussé, hmm… ?

Le menton fut libérée et la main revint dans le cou, dans une caresse à la fois douce et suggestive. Les lèvres reprirent leur assaut et, cette fois-ci, elles ne quittèrent pas celles de Lorenzo. Abban les mordilla un peu, après les avoir embrassées, recommença le baiser et laissa sa langue chercher finalement celle de l’Italien. Son autre main était remontée à son tour pour se perdre dans les cheveux de Lorenzo — dans la vie d’Abban, il y avait une dérogation à la règle sacro-sainte de l’intégrité capillaire, quand on partageait un moment agréable avec un joli garçon.

Le baiser s’approfondit et, cette fois-ci, Abban n’hésitait pas à s’y perdre avec passion. Après tout, il n’y en aurait peut-être plus d’autre, après. À vrai dire, il ne réfléchissait pas tant que cela : il avait cessé de peser les pours et les contres dès que ses lèvres avaient rejoint celles de Lorenzo. Lorsqu’elles se séparèrent, Abban ne fit que reprendre sa respiration, avant de rejoindre son ami dans un troisième baiser. L’une de ses mains appuya sur le dossier du canapé et, d’un mouvement habile, il incita Lorenzo à s’allonger sur le dos, lui toujours au-dessus de l’Italien, à cheval.

La main d’Abban descendit le long du bras que le débardeur de Lorenzo laissait nu et elle termina sa course en mêlant ses doigts à ceux de l’Italien, pour serrer sa main dans la sienne. C’était un geste dont la tendresse se mariait à sa fougue et qu’Abban n’aurait jamais eu, ô grand jamais, pour un parfait étranger levé dans un bar. Ce soir-là, même s’il devait faire de réels efforts pour empêcher ses mains de se montrer plus indiscrètes, pour retenir ses pulsions, il avait l’impression qu’il aurait pu passer sans frustration aiguë toute la soirée à embrasser Lorenzo.

Parait qu’il faut respirer cependant. Abban finit par libérer les lèvres de son ami. Son visage resta un instant près de celui de Lorenzo, pour pouvoir perdre encore une fois son regard dans celui de l’Italien, avec une fascination troublée, puis il se redressa, à cheval sur les cuisses du jeune homme. Abban avait du mal à se départir de son sourire et il devait voler sur un petit nuage, parce qu’il lui fallut de longues secondes pour se rendre compte que le sourire n’était pas la plus explicite des manifestations de sa satisfaction. Le pantalon de coton dont il était revêtu cachait mal en effet l’enthousiasme viril que le baiser avait réveillé en lui et que ses proportions généreuses empêchaient d’être le moins du monde discret. Quand il le sentit enfin, Abban s’empourpra et il se téléporta aussitôt sur le fauteuil solitaire à côté du canapé. Là, assis en tailleur, il fit apparaître l’un des oreillers de sa chambre sur ses genoux, pour cacher cette réaction assurément des plus flatteuses pour Lorenzo mais qu’il jugeait pour sa part terriblement embarrassante.

— Dé… désolé, j’me suis emporté. Ça va passer, hein.

Mais apparemment, pas tout de suite.

— C’était, tu… On regarde la suite d’l’émission ? Ou un film. J’suis qu’doit y avoir des films cools, à c’t’heure.
 
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Message posté : Dim 15 Mar 2015 - 20:04 Message
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Lorsque la main d'Abban se posa sur sa joue, Lorenzo ne put s'empêcher de frissonner. Il ne savait pas quoi en penser, parce qu'il trouvait ce geste plutôt agréable. C'en était au point que cela lui semblait un peu bizarre. Peut-être même un peu étrange. Mais ça ne changeait rien au fait que c'était surtout agréable. Évidemment, ce sentiment ne faisait que s'accentuer alors que la caresse se changeait doucement en un chaste baiser et même si Lorenzo savait qu'Abban était un garçon et que théorie, lui-même n'aimait pas les garçons, il ne pouvait s'empêcher d'y prendre du plaisir. Pas encore au point que son corps se mette à réagir, mais ça n'en était pas très loin. Qu'est-ce que ça signifiait ? Est-ce que cela voulait dire que finalement, il aimait peut-être aussi les garçons ? Ou au moins, qu'il aimait ce garçon-là ?

Après une courte pause, le baiser finit par reprendre, se faisant soudain plus intense, ne leur laissant pas beaucoup de temps pour reprendre leurs souffles. De par sa position, Lorenzo ne pouvait s'empêcher de se montrer timide, même s'il prenait du plaisir. Il ne pouvait toutefois pas oublier que c'était lui qui avait invité Abban à réitérer le test et de ce fait, il finit par y répondre de manière beaucoup plus intéressée. Doucement, ses mains vinrent se poser sur les hanches de l'Irlandais tandis que sa langue venait à la rencontre de celle de son ami. Lorsque sa main glissa dans la chevelure de l'Italien, celui-ci ne put s'empêcher de faire glisser ses propres mains le long du corps d'Abban, les passant dans son dos.

Lorenzo manifestait toutefois encore quelques hésitations et c'était notamment pour cela qu'il n'avait pas encore glissé ses mains sous les vêtements de l'Irlandais, même s'il en ressentait l'envie. Il allait d'ailleurs y succomber, quand Abban décida qu'il fallait agir autrement. Lorsqu'il incita Lorenzo à s'allonger, l'Italien ne put s'empêcher de ressentir une petite crainte, ne sachant pas trop ce que cela pouvait signifier. Il n'oubliait pas ce que l'Irlandais avait dit un peu plus tôt et il ne savait donc pas trop à quoi s'attendre... Mais dans le même temps, cela l'intriguait et... Cela l'excitait un peu. Le baiser se poursuivait et quand la main d'Abban glissa sur son bras, Lorenzo eut soudain envie d'en avoir plus. Laissant ses doigts se mêler à ceux de l'Irlandais, l'Italien fit lentement glisser sa main libre sous les vêtements de son ami, effleurant à peine sa peau.

Il s'immobilisa toutefois lorsqu'Abban se redressa et que leurs visages restèrent un moment très proche, son regard plongé dans celui de son ami. Oui, la situation était définitivement troublante, mais Lorenzo avait bel et bien l'impression qu'il y prenait goût. De là à savoir jusqu'à quel point ça pourrait aller... Il n'eut toutefois pas l'occasion de le vérifier parce que de manière très soudaine, Abban se téléporta. Lorenzo ne réagit pas directement, trop surpris par une telle réaction et lorsqu'il finit par se redresser, il constata qu'Abban était maintenant installé dans le fauteuil. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Est-ce qu'il l'avait trop mis mal à l'aise ? Il s'était emporté ? Mais qu'est-ce que ça signifiait ? Lorenzo n'était pas vraiment doué pour les énigmes mais lorsqu'il constata que l'Irlandais tentait de dissimuler quelque chose sous un coussin, il finit par comprendre. Abban avait bien évoqué ses réactions physiques, tout à l'heure, non ? Ce devait donc être ça... Changeant de position dans le canapé, l'Italien fixa son regard sur son ami avant de prendre la parole d'une voix relativement douce et calme.

« C'est moi qui suit désolé, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise. »

Ni le mettre dans cet état, mais à ce niveau, il n'était pas particulièrement responsable. Bon, peut-être bien un peu, c'est vrai. Soupirant silencieusement, l'Italien se demanda ce qu'il devait faire, maintenant. Son regard parcourut la pièce et il se posa alors sur l'âtre. Le bois s'était consumé et il ne restait plus que des braises. Se relevant, il en prit donc la direction et se servant d'un tisonnier, il gratta les braises en question avant de reposer des bûches dessus. Agenouillé devant le feu qui reprenait doucement, il répondit finalement à la question d'Abban.

« T'as dit que tu aimais bien les émissions de ce genre alors on peut regarder la suite, ça me dérange pas. Mais si tu trouves un film qui te plaît, ça me branche aussi. » Puis, tournant la tête en direction d'Abban. « On n'a pas encore pris le dessert. Je reviens ! »

Se relevant, Lorenzo offrit un sourire à Abban avant de prendre la direction de la cuisine. Le jeune cuisinier avait préparé des cookies et il était peut-être temps de s'y attaquer, parce que ça pourrait les aider à mieux digérer la suite. Mettant des biscuits sur une assiette, Lorenzo attrapa aussi deux grands verres et une bouteille de lait, revenant ensuite tant bien que mal dans le salon, tendant l'assiette à l'Irlandais avant de s'installer près de lui, s'appuyant sur l'accoudoir du fauteuil.

« Tu veux un verre de lait ? » Attendant la réponse, Lorenzo se remplit son propre verre, réfléchissant à ce qu'il devait dire ensuite. « T'as trouvé un film ? » Ou comment gagner trois précieuses secondes. « Écoute, faut que je te dise... Ce baiser, c'était juste génial. J'ai vraiment beaucoup aimé. C'est bizarre et je sais pas encore trop ce que ça veut dire, mais j'ai vraiment adoré. Et puis... Je crois qu'il en aurait pas fallu beaucoup plus pour que... Que je réagisse aussi, tu vois. »

Souriant timidement, Lorenzo se sentit rougir mais c'était vrai. Il ne savait pas ce que ça signifiait mais il avait bien envie de creuser la question.

« Du coup, je sais pas. C'est fou, je trouve, mais peut-être que ce soir, c'est justement le moment d'être fou. On est là, loin de chez nous, juste toi et moi... Alors... C'est peut-être le moment. T'en penses quoi ? Peut-être qu'on peut... Je sais pas... Prendre deux desserts ? » C'était plus ou moins une invitation et une proposition, oui, même si l'Italien n'avait pas la moindre raison de ce que ça pourrait impliquer. Posant une main sur le torse d'Abban, Lorenzo reprit toutefois. « Attends, laisse-moi finir d'abord. Je... Tu te doutes que j'ai déjà vu des hommes nus. Rien que pour les films, c'est un peu obligé. Mais c'est différent, c'est une toute autre situation. Et en fait... Je me suis jamais retrouvé seul avec un mec... Enfin, tu vois. Alors, peut-être qu'on pourrait... Je sais pas. Commencer par ça ? Tu vois ? Juste, je sais pas, en enlever un peu. »

Lorenzo inspira alors profondément, sentant qu'il allait avoir besoin d'un peu de courage pour la suite. Attrapant son débardeur entre ses mains, il le fit glisser le long de son corps de manière à le retirer, avant de le laisser tomber sur le sol. Durant un court moment, il n'osa pas recroiser le regard d'Abban mais finalement, ses yeux revinrent se poser sur l'Irlandais. Ce dernier pouvait maintenant découvrir son corps et dans le même temps, le piercing de l'Italien. Les tatouages qu'il portait dans le dos lui restaient toutefois encore cachés, pour le moment.

« Voilà. C'est un début. Mais si tu préfères que je le remette, ça me gêne pas. Je peux aussi chercher ma chemise, si jamais. »
 
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Message posté : Dim 15 Mar 2015 - 20:30 Message
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— Euh… c’est rien. C’est cool. Pas d’problème.

Abban était plongé en un périlleux exercice de relaxation — on se doute que ce n’était pas sa spécialité. Il avait conscience que son coussin de pudeur devait être particulièrement suspect et qu’il ne faisait pas illusion mais il aurait tout de même aimé faire preuve de plus de maîtrise de soi. Il ne suivit donc pas Lorenzo du regard, lorsque celui-ci s’approcha de la cheminée et se mit à fixer la neige que l’on apercevait désormais difficilement, par la fenêtre du chalet, dehors, dans l’obscurité de la nuit.

La neige froide. Très froide. Glacée.

— Ouais, un film. Super idée.

Lorenzo lui eût proposé une partie de backgammon ou une séance d’épilation de sourcils qu’il aurait rencontré le même succès. La télécommande apparut entre les mains d’Abban et l’Irlandais se mit à zapper sans conviction. Il entreprit de trouver le film le moins excitant possible et parvint jusqu’à un reportage palpitant sur la subduction des plaques dans l’Océan Antarctique : exactement ce qu’il fallait pour se calmer.

Lorenzo revint. S’assit près de lui. Et Abban se concentra sur les mouvements tectoniques et leur insoupçonnable complexité.

— J’veux bien.

Il prit le verre de lait que Lorenzo lui tendit et adressa un vague sourire à trois mètres de son ami.

— C’t’un reportage sur, euh… l’océan. J’crois.

Ça devait être très froid, le fond de l’océan. Très froid.

Ses beaux efforts furent ruinés lorsque Lorenzo entra dans le vif du sujet. En quelques mots, Abban fut forcé à reposer les yeux sur son ami, à se souvenir de brûlant moment qu’ils venaient de le partager et à écarquiller les yeux alors que l’Italien lui proposait de passer à l’étape suivante. Parce que c’était ce qu’il lui proposait, non ? Abban avait l’habitude des suggestions plus directes et « deux desserts », sur le coup, ça lui paraissait sacrément ambigu.

Naturellement, quand Lorenzo commença à se dévêtir, une bonne partie de l’ambiguïté fut dissipée mais Abban était trop occupé à détailler avec un intérêt très mal contenu le cops de son ami. Son regard s’arrêta sur le piercing — aussitôt, il se souvint de ceux de Lukaz, à leur goût métallique contre sa langue, et ses pensées se réchauffèrent comme les plaques sous l’Océan Atlantique quand elles s’approchaient du noyau terrestre. (Oui, c’est un message éducatif.)

Lentement, Abban secoua la tête. Il avait la gorge sèche. Il ouvrit la bouche pour murmurer quelque chose qui ressembla plus à un râle qu’à une parole intelligible. Une gorgée de lait plus tard, l’Irlandais put articuler :

— Tu es très beau. Le piercing. J’aime beaucoup ça. C’est… Inattendu. Et j’aime beaucoup ça.

Donc, c’était à son tour. Le verre de lait disparu pour se poser sagement sur une commode et Abban se releva. La nervosité avait eu raison de la manifestation la plus physique de son excitation : c’était déjà ça. En vérité, Abban avait un peu peur. Il n’avait jamais regardé les films de Lorenzo et son idée du genre de physique que les acteurs pornographiques pouvaient avoir était assez stéréotypée. Il s’imaginait de grands types baraqués. Et si Lorenzo était déçu ? Abban était conscient de ses charmes mais il se savait en même temps à l’antithèse de bien des canons de beauté virile.

Jamais il ne se déshabilla avec plus de timidité et d’appréhension. Il ôta son seul tee-shirt et le laissa tomber à côté de lui, comme Lorenzo l’avait fait. Abban, bien sûr, était beaucoup plus musclé qu’on ne l’aurait soupçonné de prime abord mais cette musculature, pour une large partie, était invisible. Il s’agissait de muscles profonds, nerveux et denses, cultivés par des années d’entraînement, dédiés tout entier à la souplesse et à l’endurance, plutôt qu’aux prouesses de force. Ils se trahissaient souvent, au hasard des mouvements : surtout, on devinait de temps à autre de solides abdominaux, mais ils ne dessinaient certes pas la silhouette de l’Irlandais.

— J’suis pas très, hm…

Viril ? Certes non. Abban haussa des épaules bien dessinées qui, elles aussi, à l’œil exercé, auraient révélé l’entraînement d’acrobate. Il s’approcha de Lorenzo. Tendit la main. Et prit celle de l’Italien, pour l’entrainer vers le canapé. Il l’y fit asseoir et s’installa à son tour, tout à côté de lui. Là, il tourna la tête et déposa un baiser sur l’épaule nue de Lorenzo, avant de murmurer :

— Des cookies, donc.

Les dits cookies refirent leur apparition, sur les genoux de Lorenzo, puis les verres de lait dans les mains d’Abban, qui en tendit un à son ami. La télécommande les rejoignit enfin et, après avoir replié ses jambes sur le canapé, pour mieux se blottir contre Lorenzo, Abban entreprit de chercher pour de vrai un film ou une série digne d’intérêt.

Et, pendant que les chaînes défilaient, un sourire se dessinait sur ses lèvres : la chaleur confortable qu’il goûtait contre Lorenzo lui paraissait soudainement des plus naturelles.
 
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Message posté : Dim 29 Mar 2015 - 17:33 Message
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Lorenzo fut content d'apprendre qu'Abban le trouvait très beau, même si techniquement, ça, il l'avait déjà dit à plusieurs reprises. Cela dit, ça faisait toujours plaisir à entendre, surtout dans la situation présente. En plus, l'Irlandais appréciait visiblement le piercing, ce qui ne rendait le tout qu'encore plus plaisant. Quoi qu'il en soit, c'était maintenant à Abban de se dévêtir et même si Lorenzo ne le forçait pas à le faire, il aurait été plutôt déçu que son ami se dérobe. Heureusement, ça ne semblait pas être au programme et bien que l'Irlandais semblait avoir du mal à retirer ses vêtements – pour quelle raison ? – il finit par laisser tomber le tee-shirt.

Souriant, Lorenzo laissa courir ses yeux sur le corps de son ami, quelque peu surpris de le découvrir différent de ce qu'il avait imaginé, même si cela ne faisait pas très longtemps qu'il tentait de s'imaginer Abban nu, bien entendu. L'Irlandais et l'Italien partageaient certaines caractéristiques et de ce fait, Lorenzo s'était imaginé qu'Abban ne devait pas être très différent de lui, dans le genre maigrichon. Pourtant, ce n'était pas le cas et le jeune homme semblait doté d'une certaine musculature, même si ça n'avait rien à voir avec celle des culturistes ou des grands sportifs. Et c'était en fait le mieux ! Du moins, pour Lorenzo, parce qu'il avait un peu l'impression qu'Abban avait du mal avec ça... Ou au moins, du mal à se présenter comme ça.

Cela ne l'empêcha pas de tendre sa main à l'Italien, une main que le jeune homme saisit avant de se laisser entraîner vers le canapé où il s'installa une nouvelle fois. Lorsque l'Irlandais s'installa tout contre lui, Lorenzo ne put s'empêcher de montrer sa surprise, mais il se détendit rapidement, même si le contact entre leurs deux corps était quelque chose de nouveau pour lui. Alors que dire du baiser en plus de ça ? Saisissant le verre de lait tendu par Abban, Lorenzo tenta de prendre une position plus confortable.

« Tu n'as pas fini ta phrase tout à l'heure. Tu voulais dire que tu n'es pas très... ? » Bien entendu, l'Italien avait une idée de ce qu'Abban avait pu vouloir dire, parce que c'était ce que les garçons disaient tout le temps, non ? Mais, dans le cas présent, pourquoi est-ce que ça le gênait ? « Tu trouves franchement que moi, je le suis ? »

Parce qu'en effet, si Abban n'était pas, alors qu'est-ce qu'il fallait dire de Lorenzo ? Il fallait quand même être franc et l'Italien n'avait réellement rien de viril, lui. Souriant, Lorenzo changea légèrement de position sur le canapé et sa main glissa dans le dos d'Abban. Lentement, ses doigts se mirent à caresser la peau de l'Irlandais, l'air de rien.

« Moi, je trouve que tu es très... canon. Je suis sûr que tu aurais cartonné, dans mes films. Enfin, c'est pas la question, mais je veux dire que t'es quand même vachement mignon et... Sérieux, t'es trop bien foutu. » Tout en disant cela, Lorenzo continuait de regarder la télé, conscient de ne pas forcément pouvoir le dire aussi facilement s'il croisait le regard d'Abban. Pourtant, cela ne l'empêcha pas de continuer. « Je... Tout ça, tu vois, c'est nouveau pour moi. Bizarrement, j'aime bien. Enfin, si je dis bizarrement, c'est parce que j'aurais jamais pensé me retrouver un jour dans une situation de ce genre, mais ça me plaît bien quand même. Je sais pas trop jusqu'où... Jusqu'où je pourrais aller, tu vois. Peut-être que finalement, ça bloquera à un moment ou, je sais pas, ça me fera peur... Mais... Je crois que j'ai quand même envie de tenter. Pour voir. »

De tenter quoi ? Ça, il n'en savait rien parce qu'il n'y connaissait strictement rien dans ce domaine. Lorenzo avait bien des idées stéréotypées et clichées, mais au-delà de ça, il n'avait aucune idée de la manière dont ça pourrait seulement se dérouler. Enfin, de toute façon, ils n'en étaient pas encore là, pour l'instant. Avalant une gorgée de lait, Lorenzo posa alors le verre à côté de lui et changea de position pour tenter de faire un peu plus face à Abban, glissant sa deuxième main sur le torse de son ami, le caressant du bout des doigts.

« Ça t'inspire quoi, le piercing ? Je veux dire... Ça te donne envie de jouer avec ? » Marquant un instant de pause, ne sachant même pas trop pourquoi il disait ça, Lorenzo reprit très vite. « J'ai aussi des tatouages dans le dos, si ça t'intéresse. C'est un peu une tradition, chez nous. » Souriant, l'Italien fit glisser ses doigts un peu plus bas, s'arrêtant néanmoins à la limite marquée par les vêtements. « Ça te plairait si... J'enlevais aussi le reste ? » Et en avalant sa salive, Lorenzo ramena sa main vers lui pour déboutonner son pantalon. « Je sais pas trop si on doit vraiment continuer... Si je me rends compte que ça va pas... Je veux pas te faire de la peine, Abban. Et... Tu crois qu'on pourra encore rester ami, si jamais on... Enfin, si... Je sais pas trop... Tu as envie de quoi, toi ? »
 
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Message posté : Dim 29 Mar 2015 - 18:28 Message
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— Nan, mais ‘chais pas, moi j’aime bien…

Les garçons comme Lorenzo. Les montagnes de muscles aussi, remarquez. Abban n’était certes pas difficile mais il trouvait que Lorenzo, en toute objectivité, était un jeune homme fort désirable.

— Mais après, p’têt que toi, tu préfères, genre, des mecs plus, euh… mecs. Quoi.

Ce qui, réflexion faite, était peu probable, dans la mesure où Lorenzo découvrait à peine ses préférences. S’il en avait, il ne serait sans doute pas capable de les formuler aussi nettement. Abban sentit les doigts de Lorenzo parcourir sa peau. C’était déjà une réponse. Il ne put réprimer un sourire. Apparemment, l’Italien ne tenait pas à faire ses découvertes avec un mec plus mec.

 
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Message posté : Lun 6 Avr 2015 - 0:23 Message
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