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La marque de l'hiver

 
Message posté : Mer 31 Déc 2014 - 14:36 Message
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Mener une mission seule rendait Danielle nerveuse. Bon, elle n’était pas véritablement seule, mais l’homme qui l’accompagnait n’était pas un membre de l’UNISON. Même si on lui avait certifié qu’il était coutumier des manœuvres tactiques menées avec l’organisation, et même si, après un an de service, elle connaissait la plupart des procédures et les réactions à adopter, la présence du civil ne remplaçait pas celle d’un agent chevronné. Et, surtout, elle ne remplaçait pas celle d’un véritable chef de groupe, quelqu’un qui prendrait les décisions et les responsabilités. Elle n’était pas vraiment certaine d’avoir les épaules pour commander une unité. Même une unité de deux.
Elle avait reçu l’ordre de mission une semaine plus tôt, de la main de son supérieur habituel, ainsi qu’un dossier qui contenait un simple feuillet sans véritable renseignement. Elle savait seulement qu’une forme de magie s’était manifestée aux abords de Star City, dans les bois, et qu’elle devait s’y rendre pour établir un rapport de la situation. Le professeur Pennington, archéologue, professeur à l’université Star High, spécialiste de la magie, l’accompagnerait en sa qualité de consultant. Comme elle ne pouvait décrocher le téléphone pour organiser leur expédition, une secrétaire avait composé le numéro pour elle, et l’érudit et elle avaient convenu de se retrouver à l’orée de la forêt, le mercredi suivant. Danielle s’était demandé pourquoi tant de temps lui était nécessaire. Peut-être pour effectuer quelques recherches sur les lieux à inspecter.
Il faisait froid, ce jour-là. Une mince couche de givre brillant recouvrait les arbres, l’herbe, les pierres. Le moindre souffle d’air se changeait en une volute de fumée blanche qui s’envolait vers le ciel limpide, dépourvu de tout nuage. Si le vent tournait, charriant avec lui les nuages de l’ouest, il neigerait sûrement. Pourtant, comme toujours, les affres de l’hiver n’atteignaient pas Danielle. Malgré son chemisier blanc, son jean et ses petites chaussures d’été, elle n’éprouvait aucune sensation. Les frimas la laissaient indifférente. L’oxygène désertait ses poumons depuis l’accident, et même si elle conservait le curieux réflexe d’inspirer et d’expirer, rien ne se produisait en réalité : aucune vapeur d’eau ne s’échappait de ses lèvres immatérielles. Elle avait toujours aimé l’hiver. Les doigts gelés, les bonnets aux couleurs improbables, les après-skis fourrés… Tout lui manquait, à présent. Eun-Sil, sa fantasque collègue de l’UNISON, lui aurait sans doute fait remarquer qu’elle ne craignait plus les stalactites au bout du nez, et qu’elle pouvait s’en estimer heureuse. Cette idée lui arracha un sourire mi-amusé, mi-amer.

La magie. Le concept la laissait encore perplexe – même si, après avoir grandi à Star City, plus rien n’aurait dû l’étonner. Danielle maîtrisait la physique, comprenait certains aspects de la chimie et avait un peu étudié la biologie au lycée, mais les phénomènes magiques lui avaient toujours paru très abstraits. Sa curiosité scientifique s’émoustillait néanmoins de cette opportunité : étudier par elle-même, ou plutôt à travers les yeux d’un spécialiste en la matière, s’avérerait sûrement très enrichissant. Un professeur d’université devait aimer dispenser son savoir ; elle-même avait toujours aimé apprendre. C’était peut-être une bonne chose, après tout, qu’on les ait ainsi réunis.
Elle connaissait peu Adrian Pennington. Bien sûr, les occasions de le croiser à l’UNISON avaient été nombreuses, puisqu’il offrait régulièrement ses services à l’organisation, mais ils n’avaient encore jamais réellement discuté. Une nouvelle raison pour Danielle de s’inquiéter. Qu’était-elle censée dire à une personne telle que lui ? On ne lui avait pas fourni de manuel du parfait agent, et elle n’avait jamais été un modèle d’intégration sociale. Un membre éminent des érudits de la ville, archéologue, professeur à la Star High – qu’elle n’avait jamais fréquenté, un spécialiste d’un domaine qui la plongeait dans le scepticisme… Il y avait de quoi s’angoisser.

Un bruit derrière elle la fit sursauter, et elle se retourna vivement. Il se tenait là, aussi élégant que dans son souvenir, avec cet éternel sourire en coin qu’elle lui avait déjà vu si souvent. Jeune, séduisant, et pourtant une grande profondeur se lisait dans son regard aux iris bruns, comme les échos de maintes vies déjà vécues.

« Bonjour, professeur Pennington », lança-t-elle d’un air aussi sérieux et assuré que possible.

Sa voix avait à peine tremblé. Quand aucun cœur ne battait dans sa poitrine, il était plus simple de conserver un air calme et détendu. Malgré sa timidité coutumière, elle gardait encore de bons restes de ses années d’étude, quand elle devait prendre la parole en classe pour exposer ses théories. Elle s’autorisa un sourire de politesse et embrassa la forêt du regard.

« J’espère que vous avez une idée de l’endroit où nous nous rendons exactement. Je pense qu’on vous a prévenu, à l’UNISON : je ne suis pas une experte en matière de magie. »

Ce n’était pas peu dire. Quant à savoir si les spectres ressentaient ou non les manifestations ésotériques, elle connaissait désormais la réponse : absolument pas. On avait rapporté une activité magique, mais elle ne sentait rien du tout aux alentours. Toutefois, elle doutait d’être un véritable fantôme… Sa propre nature lui échappait encore. Un jour, peut-être, son père trouverait un moyen d’inverser le processus de désintégration moléculaire et lui restituerait son corps. On pouvait toujours rêver.
Danielle secoua la tête pour chasser ces pensées, d’un geste brusque et bref. Le moment était mal choisi pour se livrer à une introspection mélancolique. L’UNISON lui avait confié une mission ; à elle de prouver qu’elle était digne de cette confiance. Elle ne resterait peut-être pas toujours agent, après tout. Si elle voulait prendre du galon, donner à sa vie un sens plus profond que celle de simple chimère sans but, cette mission constituait un bon point de départ. À elle de saisir sa chance.

« Quoi qu’il arrive, restez derrière moi, enjoignit-elle à l’universitaire. Je ne peux pas vous protéger, mais je peux partir en éclaireur pour m’assurer que nous ne nous jetons pas dans la gueule du loup. Si vous avez le moindre doute, prévenez-moi, et je me chargerai de vérifier si la voie est libre. »

Cela, au moins, elle savait faire. Elle excellait dans son rôle de messagère, et ses nouveaux employeurs avaient rapidement saisi tout le potentiel à tirer d’une telle recrue. Néanmoins, elle espérait ne pas avoir à se rendre invisible. Bon, si ses supérieurs avaient soupçonné un problème quelconque, ils ne les auraient pas envoyés seuls, un civil et un fantôme, pour chercher la source de cette magie. Ils avaient une chance que tout se passe bien et que rien ne vienne leur sauter à la gorge à la première occasion. Du moins l’escomptait-elle.
 
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Message posté : Mer 31 Déc 2014 - 18:31 Message
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Légion des Etoiles
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Adrian Pennington
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Personnage
Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4976
ϟ Nombre de Messages RP : 1723
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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ϟ Nombre de Messages : 4976
ϟ Nombre de Messages RP : 1723
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Depuis qu'il avait rejoint la Légion, Adrian continuait d'intervenir auprès des membres de l'UNISON, que ce soit pour de l'aide technique ou pratique, voire simplement pour leur donner un avis sur sa spécialité. Comme à l'accoutumée, l'Archimage ne s'imposait pas : il attendait que les membres de l'organisme le contactent pour lui demander d'intervenir et il s'exécutait. Ce n'était pas un désir de devenir populaire ou célèbre qui l'animait, au contraire même, disons qu'il voulait simplement se rendre utile. C'était une autre manière d'être égoïste : vouloir apporter son aide permettait de se sentir utile et de se valoriser un peu. Mais fort heureusement, ses capacités lui permettaient de satisfaire ce sentiment, sans mettre qui que ce soit en danger. L'Archimage avait l'avantage de posséder un talent inné pour tout ce qui était de nature magique.

C'est donc sans réticences qu'il avait accepté une mission en binôme avec une jeune femme qu'il ne connaissait pas. Ou seulement de vue. Lors de ses passages au Brett Building, il lui arrivait d'échanger quelques mots avec des agents de l'UNISON et au détour de certaines conversations, il apprenait des « potins », davantage ciblés sur les capacités de chacun que sur leur vie privée, bien évidemment. De plus, en apprenant qu'il allait collaborer avec une personne qu'il ne connaissait pas, le centenaire s'était un peu renseignée sur elle. Ce n'était pas par désir de jouer les fouineurs, mais seulement de connaître ses atouts et ses manquements, une manière d'éviter de se retrouver dans une situation catastrophique parce qu'il ignorait que son coéquipier était arachnophobe – par exemple. En bref, il avait fait ce que tous les militaires, agents ou aventuriers faisaient : il s'était montré prudent.

Il ne faisait pas vraiment chaud et c'était dans ces moments que le mage regrettait son séjour en Égypte – ou la neige était plutôt rare. Mais il fallait faire avec et sa veste épaisse suffirait normalement à lui éviter une bonne pneumonie. Lorsqu'il arriva sur place, la jeune femme s'y trouvait déjà. Enfin, pouvait-elle encore être taxée de femme au vu de sa nature ? Sans aucun doute. Et jeune, elle le serait toujours aux yeux d'un homme né il y a plus d'un siècle. C'est donc avec son aisance naturelle qu'il s'approcha de l'agent, son éternel sourire collé au coin des lèvres. Il la salua donc sans se départir de sa bonne humeur avant d'écouter les instructions de la demoiselle, le tout avec un calme non feint. Adrian était habitué aux inquiétudes des membres de l'UNISON, même si les plus « sévères » étaient généralement les anciens soldats. Le mage ne se vexa pas : son binôme du jour ignorait qu'il avait de la bouteille et elle pensait certainement n'avoir affaire qu'à un simple professeur sans aucune compétence particulière. Lorsqu'elle eut terminé, le centenaire prit donc la parole pour la rassurer, adoptant un ton naturellement paternel. C'était plus fort que lui, dès qu'il parlait à une jeune femme, son côté « papa poule » ressortait.

« Ne vous inquiétez pas, je sais me défendre tout seul et normalement, vous n'aurez pas à vous soucier de notre sécurité. »

Adrian était une personne très prudente, il aimait savoir où il mettait les pieds et s'il pouvait parfois se mettre en danger volontairement, son côté protecteur l'empêchait de pousser quelqu'un d'autre en terrain miné. En bref, le centenaire n'avait pas l'intention de courir de risques et si jamais ils avaient réellement besoin d'un éclaireur qui ne risquait rien, il avait son Aziza à portée de main. La fée s'empresserait d'aller vérifier les lieux en toute discrétion et leur éviterait de se séparer.
Le regard de l'archéologue se porta à son tour sur la forêt avant qu'il ne reprenne la parole.

« Vous pouvez vous sentir rassurée au sujet de mes compétences, si vos supérieurs ont décidé de m'envoyer pour vous aider, c'est que je dois pouvoir m'en sortir. » Ce n'était pas de la vantardise, mais plutôt de l'humilité vu ses véritables capacités. « Mais en effet, je sais où nous nous rendons. J'ai fait quelques recherches là-dessus avant de venir, histoire de savoir où nous mettons les pieds. » Il se rapprocha légèrement de la demoiselle avant de terminer. « Et vous pouvez m'appeler Adrian. »

Les titres et les rangs ne l'intéressaient pas vraiment, il préférait mettre son interlocutrice à l'aise – même s'il comptait bien lui donner du agent Sullivan vu son rôle au sein du groupe. Lui n'était qu'un simple civil, pas un agent assermenté. Ce sujet étant réglé, l'Archimage reporta son regard sur la forêt. L'affaire qui les amenait ici était assez simpliste, mais il était bien placé pour savoir qu'en matière de magie, rien n'était fixe et que les choses pouvaient rapidement déraper.

« Il y a environ un an, le Commandant Colt et moi-même avons mis la main sur des artefacts magiques qui conféraient un pouvoir à leur porteur. Le problème, c'est qu'ils étaient liés à des créatures démoniaques et que leurs possesseurs cédaient une parcelle de leur âme à chaque fois qu'ils utilisaient leurs pouvoirs. » Il posa les yeux sur la demoiselle. « Ce qui nous amène ici, c'est que la source de cette magie semble venir de la forêt. Peut-être que le rituel pour réaliser ces artefacts a été exécuté ici, ou peut-être qu'il s'agit d'un artefact encore plus puissant qui complète la collection. Je ne sais pas exactement, mais disons que ce sera la surprise. » Adrian lui offrit un sourire rassurant avant de reprendre. « Est-ce que vous êtes sensible à la magie ? Certaines sortes de magie agissent directement sur le corps de la cible, je pense que vous devez y être immunisée, mais pour le reste, vous avez une idée à ce sujet ? »

Histoire de savoir à quoi ils devaient s'attendre. Après ses quelques questions, le mage fit un signe de la main en direction de la forêt pour inviter son binôme à passer devant. Ils se dirigèrent alors vers le cœur de la forêt où les attendait leur mission !
 
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Mer 31 Déc 2014 - 22:54 Message
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Soit il se moquait d’elle, soit il était très sûr de lui. En tout cas, le professeur Pennington ne semblait pas le moins du monde impressionné par ce qui les attendait peut-être au cœur des bois. Danielle se résolut à se tenir un peu plus sur ses gardes. S’il plaisait à l’universitaire de s’amuser de leur promenade de santé, grand bien lui fasse : elle se montrerait prudente pour deux. Au cours de ses précédentes missions avec l’UNISON, elle avait déjà vu des situations aussi paisibles que celle-ci dégénérer en un claquement de doigts, des agents sûrs de leurs capacités rentrer sur des civières, et d’autres ne pas revenir du tout. Même si elle ne risquait rien, elle ne pouvait permettre que le consultant perdît la vie à cause d’un excès de confiance en soi.
Elle fronça légèrement le nez, un peu dédaigneuse – cette faculté qu’elle avait de mouvoir son corps, pourtant inconsistant, l’étonnait toujours : comment pouvait-on bouger un membre qui n’existait plus ? Sa moue fit place à un embarras évident lorsque Pennington se rapprocha d’elle. Durant une fraction de seconde, ce regard sombre, empreint d’une sagesse insoupçonnée, envahit son espace, et elle se fit violence pour se détourner. Adrian ? Comment pourrait-elle se montrer si familière, elle qui n’avait jamais tutoyé un seul collègue de son père alors qu’elle connaissait le laboratoire comme sa poche ? Elle avait toujours montré du respect pour tous ses professeurs, alors un parfait inconnu... Peut-être était-il habitué à se comporter ainsi avec ses élèves. Peut-être même usait-il de ses charmes, non négligeables au demeurant, pour séduire les jeunes filles naïves et émoustillées par sa position.
Elle écouta son histoire avec intérêt, néanmoins, acquiesçant de la tête pour manifester son écoute attentive. De nouveau, cette histoire de magie amena une certaine perplexité dans son esprit.

« Veuillez pardonner mon inculture, professeur, mais qu’entendez-vous par artefacts ? Des bagues ? Des amulettes ? Des lampes à huile ? »

L’occulte lui semblait toujours être l’explication simpliste donnée par les gens qui ne comprenaient rien aux phénomènes physiques. Ce que cet homme nommait « magie » appartenait sans doute à une branche non étudiée de la science, tel que des flux, des ondes autres qu’électromagnétiques, une puissance que l’on mesurait bientôt en kiloPennington – kP, pour les intimes. Mais si la magie était véritablement ce genre de pouvoir, comment pouvait-on la contraindre à demeurer enfermée dans un objet, pour ne dévoiler sa puissance que plus tard, entre les mains de certaines personnes ? Comment pouvait-elle se manifester de tant de façons différentes ?
Elle avait déjà assisté à l’utilisation de pouvoirs par des « sorciers ». Il lui avait alors semblé qu’ils usaient de forces tout à fait identiques à celles qui transformaient un jeune homme en glace, ou un autre en torche vivante. Un sorcier pouvait tout à fait être un mutant, capable d’influer sur les ondes kP pour les faire agir à sa guise. Cela lui paraissait une explication logique, et presque assez rationnelle pour être scientifique. En tout cas, l’idée convenait à son esprit de physicienne.

« Jusqu’à présent, aucune magie ni aucun pouvoir ne m’a jamais affectée, répondit-elle à la question de l’universitaire. Enfin, cela ne veut pas dire que ça n’arrivera jamais. »

Et pourtant, les chances étaient minces. Danielle ne se faisait pas la moindre illusion quant à son état. Le jour où la plus petite onde kP l’atteindrait, elle serait la première à danser de joie, car cela signifierait aussi qu’elle n’était pas tout à fait perdue. Qu’il restait suffisamment d’elle-même dans le monde – ou dans une réalité alternative, ou un autre plan, ou peu importe – pour qu’on puisse espérer la ramener toute entière dans son univers d’origine.
À bien y réfléchir, la magie mentale pouvait peut-être avoir un effet sur elle. Après tout, si elle conservait ses facultés de raisonnement et son intellect, cela signifiait que son esprit était intact. Elle avait entendu parler de ces sorciers capables de manipuler les pensées : et si l’un d’eux réussissait à l’affecter, elle ? Il n’obtiendrait pas grand chose, ceci dit. Posséder un esprit sans corps ne présentait pas beaucoup d’intérêt. Sauf si l’on espérait s’infiltrer dans le QG de l’UNISON.
Cette idée fit germer la graine d’une soudaine angoisse, que la jeune fille s’empressa de reléguer au fin fond d’elle-même. Sans rien ajouter de plus, elle précéda Pennington dans la forêt. Il y régnait un calme irréel. La proximité de Star City se faisait oublier sous les frondaisons. Au-dessus de leurs têtes, les branches nues étincelaient du givre matinal, brillant dans la lumière du soleil. Les oiseaux avaient désertés les bois pour l’hiver – ou peut-être s’étaient-ils enfuis à l’arrivée des deux humains, ce qui paraissait le plus probable. Une fois, Danielle s’était rendue invisible pour approcher un couple de rouge-gorge au Star Park. Les deux oiseaux s’étaient tout de même envolés à son approche, preuve qu’ils pouvaient sentir sa présence malgré son immatérialité. Cette découverte lui avait fait un bien fou, l’espace de quelques instants. La jeune fille survolait à présent une herbe rase, parsemée de ronces, de fougères et de buissons dispersés çà et là. Si une magie quelconque régnait sur la forêt, elle n’en percevait aucune trace.

« Lorsque vous dites que les détenteurs de ces artefacts cédaient une partie de leur âme, qu’entendez-vous par-là ? questionna-t-elle soudain. Je veux dire... Les démons sont des créatures appartenant à d’autres réalités, non ? Ce ne sont pas des démons au sens biblique du terme. Par conséquent, comment s’emparent-ils d’une partie de l’âme d’une personne ? »

Incrédulité du profane, elle devait bien l’avouer. Sa religion se nommait physique. Sans doute le professeur Pennington la jugerait-il trop obtuse, trop certaine de ses propres convictions, mais elle avait ses propres certitudes. Pourtant, en parfaite étudiante qu'elle était, elle éprouvait un vif intérêt pour la question et sa réponse possible. L’UNISON lui avait fait embrasser toute la diversité d’une science qu’elle croyait maîtriser. À présent, elle s’imaginait parfaitement dans un laboratoire, étudiant les ondes kP, mesurant la quantité dégagée par une amulette, découvrant de quelle façon celle-ci ouvrait un portail sur un autre plan, où un démon attendait de se repaître d’une partie de l’âme du curieux.
Cette pensée amena un sourire mélancolique sur ses lèvres. La recherche lui était désormais interdite. Sans corps pour mesurer, peser, comparer, noter, tester, il n’y avait pas d’études possibles.
Un mouvement à la lisière de sa vision la fit soudain s’immobiliser. Elle tendit le bras, réflexe inutile pour garder Pennington derrière elle. Quelque chose avait bougé, là-bas, à l’est, et Danielle aurait pu jurer que cette chose avait tout fait pour demeurer hors de vue.

« Nous ne sommes pas les seuls à chercher la source de ce pouvoir, ou alors, quelqu’un apprécie les promenades. Je devrais peut-être aller voir de quoi il retourne. »

Devenir invisible. Il lui suffisait de se concentrer pour disparaître tout à fait. Plus de corps, plus d’image. Juste une conscience qui, elle le savait, finirait par se flétrir.
 
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Message posté : Jeu 1 Jan 2015 - 1:06 Message
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Adrian Pennington
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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ϟ Nombre de Messages : 4976
ϟ Nombre de Messages RP : 1723
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
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ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
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C'était un peu compliqué d'expliquer des choses qui étaient parfaitement naturelles pour Adrian, à une novice qui n'était pas forcément encline à croire à l'existence de la magie. Ce point avait toujours amusé le mage : les humains étaient prêts à croire à l'existence de pouvoirs mutants liés à un gène spécial, mais ils refusaient souvent de croire que la magie, les divinités ou des démons puissent exister. C'était bien pour cette raison qu'il évitait d'en parler ouvertement et préférait se faire passer pour un simple archéologue intéressé par un domaine aussi ésotérique. Quoi qu'il en soit, l'Archimage organisait rapidement ses pensées pour essayer de trouver des réponses claires et détaillées à fournir à la demoiselle. Elle avait un côté scientifique qui lui donnait certainement un esprit cartésien, il devait donc s'adapter à son mode de fonctionnement. Une chance qu'Adrian soit devenu professeur à Star High : il avait développé une base qui lui permettait de répondre plus facilement aux questions des novices. Mine de rien, il éprouvait toujours pas mal de difficultés à préciser chaque mot « inhabituel » qu'il pouvait employer. Lorsque vous vivez dans un univers aussi spécialisé depuis quatre-vingts ans, vous aviez tendance à prendre certaines habitudes.

Il la laissa donc poser ses quelques questions avant de répondre aux premières, mais un mouvement sembla attirer l'attention de la jeune femme et, par instinct, Eldoth sonda les environs pour essayer de repérer l'essence magique d'un éventuel mage – ou de sa créature. Mais non, rien. L'Archimage avait la capacité de sentir ses semblables, les divinités ou encore des créatures liées au Pacte. En somme, s'il y avait quelqu'un de mêlé à leur histoire d'artefact, il devait normalement le sentir. Peut-être que ce n'était qu'un promeneur ? Vérifier aurait été une possibilité, mais Adrian préférait éviter qu'ils ne se séparent tant que ce n'était pas vraiment nécessaire. De toute manière, si quelqu'un en voulait à leurs artefacts, ils se croiseraient tôt ou tard, mieux valait attendre. Enfin, c'était l'avis de l'adepte de la méthode douce, mais il n'était pas certain que sa binôme pense de même.

« Je ne crois pas que ce soit la peine. Pas pour le moment. » Il posa les yeux sur elle. « Ce n'est pas un mage, ni une créature liée aux artefacts. Sinon je sentirais sa présence et ce n'est pas le cas. » Cela dit, il n'était pas sûr qu'elle le croirait. « Nous ferions mieux de ne pas nous séparer pour le moment. De toute manière, si cette personne en veut aussi aux artefacts, nous la recroiserons. »

Eldoth détourna son regard de la jeune femme pour le promener sur les environs, mais ne remarqua rien d'inhabituel. Il y avait des animaux dans les arbres, même discrets, ce qui signifiait qu'un danger imminent n'était pas d'actualité. Les bêtes sentaient aussi la magie, mais pas de la même manière que l'Archimage. Ce dernier remonta machinalement la fermeture de sa veste – qui avait tendance à descendre seule – avant de reprendre la parole du même ton posé que depuis le début de leur discussion.

« Pour répondre à vos questions, les artefacts se présentent sous de nombreuses formes. C'est justement pour cette raison que nous utilisons un terme aussi général. Dans ce cas de figure, ils se présentent sous la forme de parures de bijoux, des colliers, des bagues... mais rien ne nous dit que ce sera aussi le cas de celui-ci. » Il haussa les épaules. « Cela dit, si ça vous rassure, je peux sentir tout ce qui touche à la magie, donc si nous tombons sur notre artefact, je le saurai. »

Cela dit, Adrian n'était pas forcément convaincu que la demoiselle lui fasse suffisamment confiance pour pouvoir se reposer sur lui. Elle avait continué à l'appeler « professeur » et cela même après qu'il l'ait invitée à utiliser son prénom. Ce pouvait être une marque de respect, mais bizarrement le centenaire avait avantage l'impression qu'il s'agissait d'une distance qu'elle souhaitait imposer. Cela dit, le mage ne lui en voulait pas : lui-même n'était pas franchement très doué dans les relations sociales et celles qu'il entretenait actuellement étaient plutôt catastrophiques. Laissant de côté ces pensées qui n'avaient pas leur place dans une mission officielle, l'Archimage regarda une dernière fois du côté où le mouvement avait été perçu et, ne sentant toujours rien, invita son binôme à reprendre la marche. Après quelques pas, il enchaîna avec d'autres explications.

« J'utilise le terme de démons, car il est plus facile à appréhender. Mais disons qu'il s'agit davantage de créatures liées à un artefact par le biais d'un pacte. Elles appartiennent effectivement à un autre plan, mais sont amenées sur dans notre monde par un rituel mené par un mage. C'est ce dernier qui les lie à des objets de manière à pouvoir utiliser leurs pouvoirs. Mais comme vous le savez certainement, les créatures maléfiques n'offrent pas leur aide sans contrepartie. Donc disons que le mage qui les a invoquées a dû décider de laisser d'autres personnes payer à sa place. » Il n'était pas certain que ce soit très clair. « Pour ce qui est de l'âme, disons que le terme « énergie vitale » serait plus appropriée. Ces créatures peuvent... aspirer l'énergie d'une personne jusqu'à ce qu'elle décède. Ce n'est pas vraiment l'histoire habituelle du pacte signé avec du sang. »

Il esquissa un sourire, comme pour indiquer qu'il était parfaitement conscient que cette explication ne devait pas être très crédible pour une femme aussi pragmatique qu'elle semblait l'être. Ah ! Décidément, cette mission risquait d'être plus compliquée qu'il ne le pensait. Soupirant légèrement, l'Archimage reporta son regard sur le chemin pour repérer le petit sentier qu'ils empruntaient depuis quelques instants et au bout de quelques instants de marche – ou de planage – ils débouchèrent sur une sorte de petite clairière. L'endroit avait l'air très paisible et aurait été parfait pour un décor de carte postale s'il n'y avait pas eu une espèce de petite cabane qui tombait plus ou moins en ruine. Il ne s'agissait pas de celles de gamins de la ville qui venaient s'amuser ici, mais plutôt d'une ancienne cabane de chasseurs, bien qu'Adrian voyait mal ce que l'on pouvait chasser comme gibier dans les environs. Son regard se porta alors sur la demoiselle.

« Je présume que vous avez envie de partir en éclaireur pour vous assurer que la voie est libre ? » Il avait compris qu'elle avait un besoin impérieux d'assurer la sécurité de ses comparses. « Mais je doute que l'on tombe directement sur notre homme avec l'artefact en main. Ou alors ce sera la mission la plus rapide jamais menée, je crois. »

Et même s'ils n'étaient pas dans un film d'action, il était rare que les choses se résolvent aussi rapidement, surtout si le héros du film n'avait pas eu le temps de sauver la princesse en détresse ! Bon, pour le coup il n'y avait ni princesse, ni héros, mais on faisait avec les moyens du bord. Peut-être pour inventer un nouveau genre ? Allez savoir !

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Message posté : Sam 3 Jan 2015 - 11:53 Message
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S’il y avait bien une chose que Danielle Sullivan n’était pas, c’était folle. Quelque chose avait bien disparu dans les taillis à quelques dizaines de mètres d’eux. Savoir qu’une personne ou une bête rôdait dans les parages ne la rassurait guère, d’autant moins si un artefact magique reposait dans ces bois. Les animaux de grande taille n’auraient pas osé approcher d’aussi près et auraient tout fait pour demeurer hors de vue de chasseurs potentiels ; un humain quant à lui n’avait aucune raison de se faufiler sans attirer l’attention. Adrian et elle auraient pu passer pour un couple tout à fait normal – surtout que, de loin, la nature spectrale de la jeune fille n’apparaissait pas évidente – aussi un promeneur n’aurait-il pas eu à jouer au commando dans les buissons.
Sur ses gardes, l’agent de l’UNISON scruta l’enchevêtrement de troncs et de racines d’un œil circonspect, avant de reporter son attention sur l’archéologue. Durant un instant, elle songea à lui répondre, mais les mots qu’il avait prononcés l’interrompirent dans son élan. Sinon je sentirais sa présence. À quel moment, au juste, lui avait-il annoncé qu’il possédait quelques pouvoirs ? Depuis le début, elle le prenait pour un homme normal. Singulier, certes, et éminemment intelligent, mais normal. Elle plissa les paupières et l’observa avec intérêt. Avait-il laissé échapper cette information volontairement ou non ? Il existait nombre de supers gardant leur identité réelle secrète. L’envie de protéger sa famille, ses amis, ses proches, l’envie de pouvoir se couper du boulot en rentrant à la maison, de pouvoir se promener en ville sans attirer une horde de fans – ou de vilains –, les poussaient à adopter un pseudonyme et un costume, à jouer un rôle. Danielle tenta d’imaginer Adrian Pennington en collant noir ou en armure bio-mécanique, sans parvenir à lui attribuer une double identité convenable.
Elle garda cependant ses interrogations pour elle même. Si l’universitaire détenait des pouvoirs et les cachait au reste du monde, c’était son droit le plus strict, et même une chance, en réalité. De quel droit se serait-elle permis de le questionner sur ses choix ? De plus, l’heure était mal choisie pour ce genre d’enquêtes morales. Pennington faisait ce qu’il voulait ; ce n’était pas à elle de juger. Et après tout, cela expliquait pourquoi l’UNISON requérait le concours de cet homme. S’il détenait le pouvoir de ressentir les artefacts magiques, il était un allié précieux pour les retrouver – par exemple, dans des bois vastes et inextricables.
Même si elle n’aimait pas l’idée de laisser quelqu’un se promener autour de leur objectif, sans s’assurer de son identité, elle se rangea à l’opinion de l’érudit et reprit son avancée.

« Si je vous suis bien, les mages peuvent ouvrir des portails vers d’autres mondes, résuma-t-elle. Et sans rituel, en sont-ils capables ? Sans le cérémonial autour, détiennent-ils suffisamment de pouvoir pour manipuler l’espace-temps et provoquer des déchirures dans le continuum par la seule force de leur volonté ? »

Danielle doutait que quelques os de poulet et du sang de vierge puissent avoir une réelle influence sur les plans. En revanche, elle croyait sans réserve à l’existence de différents plans d’existence, et donc à l’existence de différentes créatures. Que certaines personnes pussent ouvrir des portes entre les dimensions entrait dans son champ de logique acceptable. Les incantations des sorciers et leurs mouvements de doigts au-dessus d’un autel avaient-elle seulement un intérêt ? Après tout, certains supers pouvaient bien creuser le continuum espace-temps pour s’y frayer un court passage, prendre un raccourci – la téléportation elle-même se basait sur ce principe.
Quant à cette histoire d’énergie vitale, elle y adhérait sans discuter. L’être humain était fait de cellules, elles-mêmes composées d’atomes, d’électrons ; néanmoins, une impulsion énergétique primordiale était nécessaire pour lancer la machine et la garder en état de fonctionnement, et cela allait bien au-delà de la simple nécessité d’un battement de cœur ou d’une montée de sang au cerveau. Cette étincelle renouvelée en permanence n’était ni plus ni moins que ce que le professeur Pennington nommait énergie vitale. Privé de celle-ci, un être humain s’éteignait rapidement.

« J’aimerais bien assister à l’un de vos cours, admit-elle tout à coup, presque étonnée de son propre intérêt pour la discipline. Du moins, si vous donnez des cours à ce sujet. L’archéologie peut-elle évoquer des théories surnaturelles ou doit-elle se contenter des faits historiques et des supputations liées à la découverte d’une poterie ou d’un fémur ? »

Il y avait un soupçon de malice dans sa dernière phrase, que Danielle ne se connaissait pas. Encore l’influence d’Eun-Sil. La Coréenne déteignait sur elle. Pourtant, la jeune physicienne était sérieuse en évoquant son intérêt pour la magie – ou du moins les explications qu’en donnait l’universitaire. Une multitude de questions se bousculaient dans son esprit, mais le moment n’était guère approprié pour les poser. Une autre fois, peut-être.
Lorsqu’ils parvinrent à la clairière, elle balaya d’instinct l’endroit du regard. Personne. Un coup d’œil en direction de Pennington ne la renseigna pas sur la présence de magie à l’intérieur de la cabane miteuse. Danielle le pensait suffisamment intelligent pour la prévenir s’ils se rapprochaient de l’endroit qu’ils recherchaient.

« Je vais aller voir de quoi il retourne. Attendez-moi une minute. »

L’entrée de la bâtisse se trouvait de l’autre côté, mais la jeune fille n’en aurait pas besoin. Le toit était à demi-effondré, et l’unique fenêtre avait été obstruée à l’aide de deux planches clouées en travers. Danielle prit une profonde inspiration. Elle détestait ce moment. Tout était pourtant très facile : il suffisait de se concentrer un peu, de penser « disparais ! », et la dernière réminiscence de son corps décomposé s’évanouissait. Baissant les yeux vers ses mains, elle put vérifier son invisibilité parfaite. Le professeur sentait-il sa présence ?
Elle ne lui posa pas la question, cependant. Sans remuer le moindre membre, pensée fugitive dans la lumière d’hiver, elle avança droit vers la cabane en ruines. Elle ne pouvait ouvrir les portes, mais son immatérialité avait tout de même des avantages. Danielle traversa le mur de bois comme s’il s’agissait d’une illusion. Durant quelques semaines, juste après son accident, elle avait failli se persuader que le monde autour d’elle avait perdu sa consistance, et non l’inverse – jusqu’à ce qu’elle tentât de se gratter le nez ou de coiffer ses cheveux avec ses doigts, et la terrible réalité lui était revenue en plein visage, comme un boomerang. Le matériau opaque l’aveugla un court instant, puis sa vision se rétablit.
Une épaisse couche de poussière engloutissait la pièce principale, répandue sur une table brute, deux chaises renversées et un buffet aux pieds rongés par les termites. Les toiles d’araignées demeurèrent immobiles au passage du spectre. Elle eut beau passer le bout de ses doigts à la surface des meubles, aucune trace n’apparut dans la masse grisâtre, et le bahut ne vacilla même pas sur ses ergots incertains. Une ouverture sans porte permettait l’accès à une deuxième pièce, plus petite, et Danielle remarqua immédiatement que quelqu’un s’était trouvé là récemment. Certes, il aurait encore fallu un nettoyage en profondeur pour rendre l’habitation présentable, mais les indices ne manquaient pas : une longue trace par terre – celle d’un corps ou d’un sac de couchage –, un passage net jusqu’à la sortie, des restes de cendres dans la cheminée, seul élément encore véritablement debout, et, surtout, une myriade de symboles cabalistiques dessinés à la craie rouge sur les murs.
Mais l’endroit était désert. Danielle se hâta de réapparaître, vérifia qu’aucune partie d’elle n’échappait à sa vision, et sortit pour aviser Pennington de ses découvertes. Quelqu’un avait campé là, quelqu’un qui connaissait ou croyait connaître la magie.

« Ces symboles vous disent-ils quelque chose ? » s’enquit-elle alors que l’universitaire étudiait les représentations au mur.

Au fond, elle espérait qu’il ne s’agissait que des élucubrations d’un étudiant venu se faire peur une nuit, en filmant ses aventures dans les bois pour réaliser un film médiocre le lendemain. Pourtant, ces marques, la présence à peine entraperçue dans les bois et la source de magie détectée dans les environs s’additionnaient un peu trop bien. Un peu trop, oui.
Un grondement sourd résonna soudain. Danielle leva les yeux, pour voir les murs vibrer et les meubles trembler dans la pièce. Un séisme ? Le regard du spectre se posa sur la cheminée. Les secousses faisaient tomber une fine poussière noire, échappée des interstices entre les pierres qui composaient l’âtre. Danielle tendit la main vers l’universitaire. Ses doigts s’enfoncèrent dans l’épaule de Pennington sans rencontrer la moindre résistance. Il n’avait même pas dû sentir son contact.

« Écartez-vous ! cria-t-elle. Ça va s’effondrer ! »
 
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Message posté : Dim 4 Jan 2015 - 0:14 Message
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4976
ϟ Nombre de Messages RP : 1723
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
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La magie était une science assez nébuleuse pour les néophytes – et j'insiste sur le terme de « science ». Adrian, de part son âge avancé, avait largement eu le temps de potasser le sujet et d'apprendre de nombreuses choses, cependant il restait conscient que pour le commun des mortels, ou immortels, les données qui coulaient de source pour lui, devenaient difficile à comprendre. Aussi, la question sur les rituels ne l'étonna pas trop, même s'il n'était pas convaincu de pouvoir régler toutes les interrogations d'un coup de baguette magique – qu'il n'avait pas, de toute manière. Peut-être que le plus simple aurait été de faire une démonstration à la jeune femme, histoire qu'elle puisse voir de ses propres yeux la manière dont les mages s'y prenaient pour invoquer des créatures d'autres plans, mais ce n'était pas forcément le plus prudent qui soit. Disons qu'il pouvait simplifier les choses.

« Seuls les plus puissants mages peuvent invoquer des créatures d'autres plans sans rituel, sinon les individus avec des forces normales ont besoin de beaucoup de concentration et parfois, de la puissance d'autres personnes. » Il haussa les épaules. « Tout dépend de la cible visée. »

En gros, si vous visiez un simple esprit basique des Enfers, vous aviez plus de chance de pouvoir le soumettre ç votre volonté que si vous vous lanciez à l'assaut d'un Archidémon ou d'un Prince des Enfers. Mais Adrian préféra éviter de parler de divinités et de choses de ce genre : il doutait légèrement que l'esprit cartésien de la scientifique puisse accepter cette possibilité. D'ailleurs, il fut réellement étonné de l'entendre parler d'assister à l'un de ses cours. C'était plutôt... inattendu compte tenu de sa manière de parler de la magie, cependant, il ne la connaissait que depuis quelques minutes et ne pouvait donc pas se targuer de savoir comment elle pensait. Cela dit, ses cours à Star High étaient dissimulés sous le couvert de cours d'histoire, seuls les étudiants « spéciaux », à comprendre les futurs Supers, savaient qu'il enseignait l'utilisation de la magie. Il était donc contraint de mentir, pour la bonne cause dirons-nous.

« Et, je donne principalement des cours d'histoire en vérité. Mais rien ne nous empêchera de parler plus amplement de la magie à côté. Voyez cela comme un loisir que j'ai, en plus de mon métier d'archéologue. » Il esquissa un sourire. « Ma spécialité n'est pas forcément très bien vue des autres archéologues, mais c'est une voie que j'ai choisie et elle me convient très bien. »

Il survolait le sujet, mais Adrian n'avait jamais été amateur des mensonges et il ne tenait pas à trop s'aventurer sur ce terrain-là. Et, dans un sens il ne mentait pas. Sa spécialisation était arrivée après son rôle d'Archimage et il l'avait naturellement orientée vers l'utilisation de la magie dans les peuples jugés « primitifs » comme en Afrique, chose qui n'était pas forcément encensée par les autres archéologues. Mais tant pis !

Eldoth la laissa donc pénétrer dans le bâtiment où il la rejoignit après quelques instants. La voie était libre et apparemment, ce lieu avait été le théâtre d'un rituel qui n'avait rien d'encourageant ! Pour utiliser les runes dessinées sur le sol, le mage devait les charger en magie et par conséquent, les « marquer ». Adrian était donc à même de reconnaître l'homme – ou la femme – qui avait déclenché tout cela, à la condition qu'il ou elle utilise sa magie. Cela dit, la puissance contenue dans les symboles était très affaiblie, ce qui signifiait que le rituel avait été réalisé il y a quelques temps déjà. Un mage normal n’aurait certainement rien senti en se tenant à proximité de ces runes. L'Archimage hocha la tête suite à la question de la jeune femme et s'apprêtait à répondre, malheureusement une sorte de petit tremblement de terre décida de venir s'inviter dans leur discussion. Super. Après ce qu'il venait de voir, Adrian avait du mal à se dire que c'était une coïncidence, ce qui le poussa à vouloir rester sur les lieux, mais c'était sans compter sur son binôme. Bon, elle ne risquait rien vu son intangibilité, quant à lui, il devait analyser un peu plus sérieusement ces symboles pour savoir à quoi ils avaient affaire....

« Pas maintenant ! »

Juste lorsque tout se serait écroulé ! Blague à part, Adrian décida de faire appel à Nafasi qui apparue soudain dans un petit nuage de fumée – aisément dissimulé par celle dégagée par l'éboulement du bâtiment. L'Aziza possédait une affinité particulière avec la magie et sa mémoire lui permettrait donc de reconnaître plus facilement les symboles qui se dessinaient devant eux. Eldoth les désigna.

« Il faut les mémoriser ! »

La fée pesta, comme à l'accoutumée, mais comprit apparemment qu'il s'agissait d'une situation sérieuse puisqu'elle ignora superbement la jeune femme à leurs côtés pour porter toute son attention sur les runes. Pendant ce temps, le mage décida d'employer l'un de ses artefacts magiques qui lui permettait de créer un champ de force, juste histoire de les protéger tous les trois – l'agent Sullivan comprit – de l'éboulement du bâtiment. Tout cela ne prit pas plus de quelques dizaines de secondes et lorsque la fée se détourna des runes pour se diriger vers la sortie de la maisonnette, l'Archimage la suivit, champ de force toujours activé. Ce n'est que lorsqu'ils furent dehors qu'il se tourna vers l'agent de l'UNISON.

« Désolé, mais je devais analyser ces symboles. Ils ne sont pas communs, ce n'est pas un rituel basique, au contraire. La magie employée pour les activer est assez puissante, mais elle a été utilisée il y a trop longtemps pour que je puisse en avoir une idée précise. » Il soupira légèrement. « Cela dit, je pourrai la reconnaître si son propriétaire l'utilise. »
« Huuuuum. » La fée se manifesta en venant se poster aux côtés de l'agent. « C'est de la magie noire ! Pas Afrique, ça non non, mais mauvaise. » Adrian posa les yeux sur l'agent Sullivan.
« C'est une fée Africaine, elle m'aide, parfois. »
« Souvent ! »
« La source magique est affaiblie ici, mais elle plane tout de même dans les environs, le mage a dû l'utiliser ailleurs. Vous voulez que nous nous séparions pour chercher chacun de notre côté ? » Il désigna la fée. « Nafasi pourra vous aider à trouver la source. »
« Tsss, elle est bizarre ! »

Accompagnant ses paroles d'un geste, la fée passa sa main dans le « corps » de l'agent, gloussant légèrement devant le résultat.
 
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Message posté : Dim 4 Jan 2015 - 12:05 Message
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Tout agent normalement constitué aurait bondi pour saisir le professeur et l’écarter de là. Un autre aurait peut-être créé une protection avec son corps, ou donné un violent coup d’épaule pour renverser la cheminée de l’autre côté. Danielle maudit mentalement sa condition d’esprit – avant de la bénir un instant plus tard, lorsqu’une pierre la traversa pour s’écraser au sol.

« Professeur ! »

Mais l’intérêt de l’universitaire se tournait tout entier vers les symboles. Les yeux de Danielle s’arrondirent de surprise lorsqu’elle aperçut la fée. Durant une fraction de seconde, elle voulut alerter Pennington de la présence de la créature : elle venait de surgir de nulle part, et avait donc peut-être un lien avec cet endroit et les glyphes dessinés sur les murs. Mais lorsque l’érudit s’adressa à elle, Danielle comprit qu’il la connaissait.
La cabane tremblait toujours autour d’eux. La poussière les épargnait désormais, les pierres contournaient leur position pour s’effondrer quelques pas plus loin, comme si une force les repoussait loin du petit groupe. L’apparition de la créature avait-elle un lien avec cette soudaine barrière érigée au-dessus d’eux ? L’universitaire avait décidément de la ressource. Danielle comprenait soudain mieux pourquoi l’UNISON choisissait de faire appel à lui pour ce genre de missions. Non seulement il en connaissait un rayon sur la magie, mais il détenait aussi quelques atouts dans sa manche.
Elle le suivit à l’extérieur, nullement gênée par les débris accumulés au sol. À peine eurent-ils quitté l’enceinte du bâtiment qu’un fracas résonnait dans leur dos. Danielle s’autorisa un coup d’œil en direction de la bâtisse : la cheminée s’était effondrée, à l’endroit exact où ils se tenaient quelques secondes plus tôt. Des symboles tracés sur les murs, il ne devait plus rien subsister. S’agissait-il d’une espèce de sort de protection, destiné à supprimer indices et curieux d’un seul coup ?
Danielle reporta son attention sur son coéquipier, puis sur la nouvelle venue. Elle était d’une grande beauté, grande, élancée, avec sa peau noire comme l’ébène et ses immenses yeux sombres. Deux ailes de papillon s’élevaient dans son dos ; de nouveau, l’agent Sullivan l’assimila à une fée, bien qu’elle eût toujours imaginé ces êtres beaucoup plus petits. Les questions se bousculèrent dans son esprit. Sa curiosité de chercheuse s’éveilla et elle resta un instant interdite, contemplant la créature sans parvenir à détacher son regard. Elle ne parvint à s’extirper de sa stupéfaction que lorsque la fée plongea la main dans les derniers relents de son corps.

« Une fée ? s’exclama-t-elle, sidérée, en se tournant vers Pennington. Vous avez... »

Elle s’interrompit. Ses interrogations étaient légitimes, mais une nouvelle fois, ce n’était pas le moment de se laisser distraire. Comment aurait réagi un véritable chef d’équipe de l’UNISON ? D’après ce qu’elle avait vu, beaucoup se seraient énervés, et d’autres auraient demandé des explications. Mais elle se trouvait pour la première fois dans cette situation, et il n’était pas dans sa nature de s’emporter ou d’exiger quoi que ce soit – surtout à un professeur d’université, de quelques années son aîné. D’un autre côté, elle était responsable de leur duo. C’était à elle que l’UNISON demanderait des comptes, à l’issue de la mission. Depuis son intégration dans les rangs de l’organisation, son nouveau travail était devenu sa plus importante source de satisfaction, et elle entendait bien monter en grade. À elle de prouver qu’elle en était digne.

« Professeur, je vous rappelle que nous devons collaborer sur cette affaire, et vous ne me délivrez vos informations qu’au compte-gouttes : vous ressentez la magie, vous appelez des fées… Vos secrets vous appartiennent, mais j’aimerais au moins savoir si j’ai besoin de m’en faire pour vous, ou si vous avez de quoi vous défendre. »

Pas mal. Sa voix n’avait pas trop tremblé et elle se sentait assez préoccupée pour que cela lui donne un air grave. L’érudit lui avait déjà dit de ne pas s’inquiéter, mais il existait une différence de taille entre une assurance un peu orgueilleuse et la capacité de se protéger seul par la magie. Car c’était bien de cela qu’il s’agissait, et Pennington pouvait feindre l’innocence, Danielle mesurait désormais qu’elle n’avait pas affaire au simple archéologue qu’il se targuait d’être en société.
La fée s’amusait à présent à enfoncer son doigt sur son épaule, dans son oreille, dans ses cheveux, et le spectre leva la main en signe d’impatience, avant que la blague ne dégénère. Danielle considérait sa nature comme suffisamment désagréable en elle-même sans que les autres en rajoutent.

« Avez-vous la moindre idée de ce à quoi pouvaient bien servir ces symboles ? Je veux dire, est-ce qu’on doit s’attendre à quelque chose en particulier, comme une horde de monstres sortis d’un autre plan, un démon, ou un sorcier super puissant ? »

L’ennui, avec les domaines qu’on maîtrisait mal, c’était qu’on ne pouvait pas vraiment savoir à quoi s’attendre. Si l’universitaire avait pu avoir une théorie sur la question, ou au moins un semblant de piste, la jeune fille aurait au moins pu prévoir une réaction face à ce qu’ils risquaient de rencontrer. Elle n’était soudain plus très sûre de vouloir qu’ils se séparent. Certes, elle ne craignait pas grand-chose et Pennington lui-même semblait capable de se défendre. Néanmoins, il y avait bel et bien quelqu’un dans cette forêt, qui manipulait les ondes kP – il fallait qu’elle songe à déposer un brevet – et qui ne voulait pas voir quelqu’un fourrer le nez dans ses affaires. Et puis, n’était-il pas important de déterminer à quoi avaient servi ces runes, avant de s’enfoncer plus avant dans la forêt ?

« Très bien. Séparons-nous et tâchons de retrouver la trace de magie, acquiesça-t-elle finalement. Mais je préfère que nous ne éloignions pas trop l’un de l’autre. Essayons de rester à portée du vue. Et si vous découvrez quelque chose, prévenez-moi. »

Elle se tourna vers la fée et lui adressa un léger signe du menton pour l’inviter à la suivre. L’idée de laisser le professeur derrière elle ne lui plaisait vraiment, vraiment pas, mais il avait peut-être raison. En se séparant, ils auraient plus de chance de mettre la main sur ce qu’ils cherchaient.
S’éloignant de la maison en ruines,elle se dirigea vers la lisière de la forêt. Son incapacité à sentir la magie la frustrait quelque peu ; de plus, elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle était censée chercher. Pennington semblait avoir l’habitude. De nouveau, elle se demanda si l’UNISON avait bien fait de la désigner pour cette mission. Ici, les branches et les feuilles semblaient ne pas avoir été dérangées depuis bien longtemps, pas même par des animaux de passage. Dénuées du givre qui recouvrait tout en dehors des bois, elles étaient recouvertes d’une fine pellicule de rosée et décorées, çà et là, de toiles d’araignées perlées de bruine. Danielle tourna la tête vers la clairière. L’universitaire était resté dans son champ de vision. Elle aurait bien aimé pouvoir lire en lui, pour savoir ce qu’il pensait réellement de toute cette histoire. Peut-être l’avait-il éloignée pour procéder à des recherches plus poussées… et plus secrètes.
Elle n’eut pas le loisir de s’interroger plus longtemps. Un éclair brouilla tout à coup sa vision. Danielle porta la main à sa tempe – geste inutile mais réflexe – alors qu’une douleur irradiait tout à coup son esprit, et elle grimaça. Les paroles de l’archéologue lui revinrent tout à coup en mémoire et elle s’inquiéta de nouveau : pouvait-elle être sensible à la magie de l’esprit ?
 
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Message posté : Dim 4 Jan 2015 - 17:37 Message
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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Bizarrement, l'apparition de la fée était toujours ce que les gens retenaient en premier. Il fallait avouer que l'Aziza était plutôt remarquable dans son genre, mais après avoir passé quelques instants en sa compagnie, les gens déchantaient rapidement : Nafasi était d'une compagnie exécrable. Malgré lui, Adrian se sentit un peu coupable lorsque son binôme du jour lui annonça qu'ils devaient collaborer et qu'il ne pouvait pas se permettre de dissimuler des informations. Malheureusement pour elle, ce n'était que la partie émergée de l'iceberg et elle n'avait pas idée de ce que son comparse pouvait encore garder pour lui. Nafasi n'était qu'un infime échantillon et il ne la maîtrisait pas correctement : la fée était trop indépendante pour se soumettre aux ordres d'un individu comme lui – blanc de surcroît. Comme cette dernière fut rappelée à l'ordre après avoir abusé de la patiente de l'agent de l'UNISON, Adrian esquissa un léger sourire désolé. Pas sûr que ce soit très efficace, mais au moins pourrait-il montrer qu'il ne dissimulait pas ces informations par simple plaisir.

« Je suis navré de ne pas vous en avoir dit plus, mais vous n'avez pas à vous inquiéter pour moi. »

C'était plus ou moins ce qu'il avait cherché à faire comprendre lors de leur prise de connaissance, mais apparemment, cela n'avait pas été suffisamment clair. Le centenaire détourna brièvement le regard pour observer les environs d'un air calme – mais attentif – avant de reporter ses yeux bruns sur le minois de l'intangible qui se renseignait sur ce qu'il pouvait savoir de ces runes. Pas grand-chose. Le mieux aurait été de pouvoir faire quelques recherches dans ses nombreux ouvrages axés sur la magie noire, cependant ils n'en avaient pas franchement le temps et Eldoth préférait éviter de trop en dévoiler dès les premières minutes de leur mission. Il secoua à nouveau la tête avant d'offrir quelques précisions à la demoiselle.

« À mon avis, nous avons toutes les chances de tomber sur un mage relativement puissant. Le rituel était compliqué et vu la magie qu'il a dû déployer, ce n'est pas un débutant. » Au contraire même. « Et je pense qu'il a certainement décidé de garder l'une de ces créatures à ses côtés. Enfin, c'est comme ça que j'agirais à sa place, il est bien plus en sécurité ainsi. Donc mieux faut être sur nos gardes. »

Malheureusement, Adrian ne pouvait pas se montrer plus précis : il savait que le sortilège avait été fait il y a quelques temps, qu'il avait demandé beaucoup d'énergie et qu'il avait été utilisé pour attirer des créatures maléfiques ici, mais il n'en savait pas davantage. Peut-être que le sorcier les avaient toutes liées à des artefacts, mais peut-être qu'il en avait gardé une avec lui, là ce n'était que des hypothèses, il ne pouvait rien deviner par son rôle d'Archimage.

Quoi qu'il en soit, il valait mieux se séparer. Eldoth ne l'aurait pas suggéré si son binôme du moment n'avait pas été une sorte de fantôme qui ne risquait pas autant qu'un agent tangible, mais il restait méfiant – d'où le fait qu'il envoie Nafasi seconder la demoiselle. La fée avait beau se montrer particulièrement insupportable à ses heures, elle restait douée en matière de magie et plus âgée qu'Adrian, ce qui signifiait que ses connaissances ésotériques compenseraient les manques de l'agent. Le centenaire espérait simplement que ce serait suffisant. Avant que les deux femmes ne s'éloignent, Adrian adressa simplement un avertissement à l'Aziza qui papillonnait déjà autour de l'agent Sullivan à l'idée de se libérer du joug de son mage trop strict.

« Tu la protèges, tu ne l'ennuies pas ! »

Pas sûr que ce soit probant, surtout vu le soupir de la fée, mais peu importait : elles se protégeraient mieux à deux que seules. L'Archimage les laissa donc s'éloigner et se décala seulement de quelques pas, préparant déjà la suite. En vérité, Adrian pouvait utiliser ses pouvoirs pour essayer de retracer la piste de leur cible maintenant qu'il connaissait son essence, mais c'était un sortilège assez puissant qui pouvait renseigner sur son statut – enfin pas pour un novice me direz-vous. Quoi qu'il en soit, cela risquait d'attirer le mage en question et Adrian préférait être seul si cela devait se produire, l'agent Sullivan serait plus à l'abri en s'éloignant de lui. Malheureusement, les choses se passèrent bien différemment : à peine avait-il commencé son sortilège qu'une brusque manifestation de magie se fit sentir en direction de la lisière de la forêt, là où les deux demoiselles s'étaient éloignées. Eldoth pivota pour les rejoindre et lorsqu'il arriva sur les lieux, ce fut pour trouver la fée aux prises avec une autre créature. La forme était évanescente, signe qu'elle ne s'était pas incarnée, mais était-ce par manque de puissance ou par désir ? Difficile de le savoir ! En tous les cas, l'aura magique qui émanait d'elle était relativement désagréable et ne manquerait pas de provoquer quelques nausées et migraines : un signe évident de sa nature maléfique.

Le regard du mage se posa sur l'agent de l'UNISON qui semblait souffrir de cette présence, preuve qu'elle était bien sensible à la magie – fallait-il s'en réjouir ou non ? – mais il le reporta rapidement sur la créature qui avait remarqué son arrivée. Son hostilité était évidente puisqu'elle ne se gêna pas pour lancer une attaque relativement basique qui consistait à envoyer des projectiles – sous forme de sphère – magiques en direction de la cible. Les dissiper ne fut pas très compliqué et plutôt que d'attaquer la silhouette, Adrian s'adressa à elle.

« Où est ton maître ? »
« Je n'en ai pas ! »
« Celui qui t'a invoquée. »
« Allez savoir. »

Inutile de converser avec elle, la créature semblait se moquer des détails aussi secondaires que ceux qui intéressaient Adrian, aussi ce dernier décida de prendre les choses en main. Il s'approcha de l'agent Sullivan avant de déployer sa magie pour briser l'emprise maléfique qui ne fut pas très difficile à dissiper. Apparemment, leur assaillante avant opté pour ses attaques légères pour commencer, mais le fait que sa magie soit éventée aussi aisément ne fit que l'irriter puisqu'elle repoussa brutalement la fée – preuve qu'elle pouvait devenir tangible – avant de se jeter sur les deux collègues, visant en priorité la jeune femme qui semblait la plus sensible à sa magie. Est-ce qu'elle serait la première créature à pouvoir « toucher » l'agent ?
 
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Message posté : Mer 14 Jan 2015 - 11:05 Message
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La douleur avait été insoutenable durant quelques secondes. Les deux mains levées, Danielle aurait voulu pouvoir masser ses tempes malmenées, ou même enfoncer ses doigts dans son crâne pour saisir le nœud de la souffrance et l’arracher hors de son cerveau. Ses ongles traversèrent bien sa tête impalpable, sans parvenir à faire cesser l’assaut. Elle connaissait désormais la réponse à la question qu’elle s’était posée quelques instants plus tôt. La magie mentale l’affectait comme n’importe quel autre esprit – preuve, au moins, qu’elle n’était pas totalement étrangère à ce monde. La jeune fille ignorait s’il fallait s’en réjouir ou non.
La vague de douleur reflua brusquement, comme si elle n’avait jamais existé. Danielle secoua la tête, cligna des paupières. Le professeur Pennington avait accouru près d’elle après la déflagration. Elle lui en sut gré, une fraction de seconde, juste avant que la créature ne tente une seconde attaque. Par réflexe, l’agent de l’UNISON leva le bras pour se protéger. La précaution s’avéra inutile, car aussi violente qu’avait pu être la première charge, celle-ci la traversa sans lui causer le moindre dommage.
La jeune fille poussa un imperceptible soupir et s’écarta légèrement, sans pourtant s’éloigner. Son esprit fonctionnait à toute vitesse. Elle venait de se découvrir une faiblesse, mais aussi un atout : elle était certes vulnérable à la magie mentale, mais même les démons ne pouvaient la toucher. Néanmoins, cet avantage ne lui servirait pas bien longtemps. Sitôt qu’il aurait réalisé l’ascendant qu’il avait sur elle, le démon relancerait un nouvel assaut mental, et elle ne parviendrait pas à se protéger. Sauf si Pennington possédait la capacité de veiller à sa sécurité – s’il pouvait se défendre seul, peut-être pourrait-il aussi s’assurer que la jeune fille ne sombre pas à la merci de cette créature. Quant à elle, Danielle était totalement impuissante. Son intangibilité la rendait invulnérable aux attaques physiques, mais aussi incapable de faire quoi que ce soit pour aider l’universitaire, et cette inutilité la mortifiait. Le démon gardait un avantage indéniable sur le spectre.
Maintenant qu’elle s’était matérialisée, la créature ressemblait à un curieux mélange de solide et de liquide, ou de gazeux, sans véritable forme. Danielle vit le démon s’agiter une nouvelle fois, mais si attaque il préparait, rien n’atteignit la jeune fille cette fois. Adrian la protégeait bel et bien. La créature poussa un sifflement de dépit et de rage avant de se tourner vers le professeur. Si elle ne pouvait atteindre le fantôme, elle s’attaquerait à la personne la plus vulnérable à ses yeux – et pourtant manifestement pas la moins puissante.
Rassurée par la barrière invisible qui les préservait, Pennington et elle, des assauts mentaux de la chose, Danielle balaya la forêt du regard. Si le démon avait un maître, comme le laissait supposer l’érudit, il se trouvait peut-être dans les parages, à observer les exploits de son serviteur. À moins que la présence du démon ne lui servît à gagner le temps de s’enfuir, ou de réaliser ce pour quoi il se trouvait là. Ou bien la créature avait-elle réussi à franchir le voile entre les plans grâce à la source de magie dissimulée dans ces bois, et n’avait-elle aucun maître. Danielle serra les poings. Une sourde colère l’envahissait à présent. Pourquoi l’avait-on envoyée sur une mission pareille ? Elle ne servait à rien ; pire, encore, elle s’avérait fragile, chose qui ne lui était encore jamais arrivée auparavant.
Elle reporta son attention sur l’universitaire, qui paraissait tout à fait à son aise face au démon. Pennington cachait bien son jeu. Quelques heures plus tôt, Danielle aurait pu jurer qu’il était un simple professeur d’archéologie ; à présent, elle n’en était plus sûre du tout. Néanmoins, elle restait un poids mort pour lui. S’il devait à la fois se défendre et la défendre, il disperserait ses forces et se rendrait vulnérable. La jeune fille ferma les paupières une seconde et se concentra sur son souhait. Disparaître. Encore une fois. Plus longtemps. Devenir invisible, et sortir du champ de vision du démon, l’empêchant de diriger ses attaques mentales contre elle. Adrian deviendrait sa cible principale, mais au moins, il n’aurait plus que lui à protéger. Danielle redoutait de disparaître à jamais, mais elle n’aurait pas supporté d’avoir un mort sur la conscience, surtout si celui-ci avait perdu la vie en essayant de la sauver.
Après s’être assurée qu’elle était bel et bien invisible, la jeune fille s’écarta quelque peu de l’érudit et de la créature et s’enfonça un peu plus dans les bois. La magie lui était toujours imperceptible. Pourtant, si le démon tentait de les ralentir, ce qu’elle croyait de plus en plus plausible, leur objectif devait se trouver derrière lui. Quelqu’un avait dû l’envoyer pour les empêcher d’atteindre quelque chose. D’ordinaire, Danielle évitait les obstacles qui se trouvaient devant elle, réflexe de sa vie passée, ultime tentative de paraître normale aux yeux des autres. Cette fois-ci, peu lui importait la normalité. Les troncs d’arbres, les buissons, les fourrés : elle n’esquiva rien du tout, traversant chacun d’eux sans y prendre garde.
La forêt demeurait pourtant silencieuse, à l’avant, et Danielle ne remarqua aucune présence aux abords immédiat. Elle redoutait de s’éloigner trop de son équipier, tout en sachant qu’elle ne pourrait lui venir en aide. Après quelques instants, elle s’immobilisa, indécise. Sans la possibilité de ressentir la magie, se diriger dans les bois revenait à chercher une aiguille dans une meule de foin. Elle poursuivit néanmoins son chemin sur quelques dizaines de mètres, puis s’arrêta de nouveau, stupéfaite. Un vaste cratère s’ouvrait sous ses yeux, taillant une tranchée circulaire de près de dix mètres de diamètre. Des arbres qui s’y trouvaient auparavant, il ne subsistait rien. La fosse s’enfonçait sur près de trois mètres. Danielle jeta un regard à l’intérieur. À première vue, il n’y avait là que de la terre et quelques pierres en morceaux. Aucun objet au centre, ce qui ne renseignait pas beaucoup sur l’origine de ce cratère. Un spécialiste de la magie aurait pu dire s’il sentait autre chose à l’intérieur.
Une brutale explosion retentit dans le dos de la jeune fille. Danielle se retourna vivement, mais elle se trouvait déjà trop loin du professeur Pennington pour apercevoir quoi que ce soit. Si elle avait eu un cœur, elle aurait pu le sentir se serrer, à cet instant, mais seul son esprit vibra de la peur qu’elle éprouva soudain. Elle n’aurait jamais dû le laisser seul. Même si elle ne servait à rien contre ce démon, elle aurait dû rester à proximité de l’universitaire. Sans même s’en apercevoir, elle redevint visible et fila à travers les bois. Elle n’avait jamais vraiment réfléchi à sa lévitation, mais elle s’efforça d’y penser, pour la première fois. Plus vite, plus vite ! Il lui sembla que son propre souhait influa réellement sur sa vitesse. Elle ne prit pas le temps de s’en réjouir.

« Professeur ! » appela-t-elle, sans plus se soucier d’apparaître devant la créature qui l’avait pourtant mise à mal un peu plus tôt.

Il lui avait assuré pouvoir se défendre. Elle l’avait cru. Pourvu qu’il ne l’ait pas mystifiée.
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Message posté : Jeu 15 Jan 2015 - 17:13 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 31
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4976
ϟ Nombre de Messages RP : 1723
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino, Jay Lane
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
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ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
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La créature, non identifiée pour le moment, n'était pas à prendre à la légère, aussi, dès lors qu'elle porta son attention sur lui, Adrian se concentra sur elle. Techniquement, le maître de cette chose ne viendrait pas s'en prendre à eux dans l'immédiat : il devait tester les forces adverses pour se préparer avant de les affronter, ou alors laisser son petit chien régler le problème tout seul – ce qui n'arriverait pas, il s'en faisait la promesse ! L'agent Sullivan n'avait donc pas à s'inquiéter de sa sécurité et Eldoth non plus. Il devait se dire qu'il n'avait pas affaire à une demoiselle qui avait l'âge d'être son arrière-petite-fille, mais à un agent entraîné de l'UNISON. Après tout, ses supérieurs ne l'aurait pas envoyée là si elle n'était pas à la hauteur, non ?
Nafasi, la fée, quant à elle s'était éclipsée pour la bonne et simple raison qu'elle exécrait la violence. Elle avait donc trouvé refuge en haut des branches d'un arbre assez éloigné pour lui éviter tout tracas. Une chose était certaine : Adrian ne devait pas compter sur elle s'il espérait pouvoir s'en sortir en cas de besoin ! Ou peut-être que si, tout dépendrait de son humeur du moment, qui était malheureusement on ne peut plus versatile.

Quoi qu'il en soit, Eldoth avait donc concentré son attention sur la créature qui s'agitait après avoir raté son attaque sur la jeune femme fantomatique. Son affinité avec la magie devait l'informer qu'il était plus dangereux de s'en prendre à Adrian qu'à son binôme, mais elle n'avait pas vraiment le choix, aussi décida-t-elle de se lancer pour de bon. Le premier assaut ne fut qu'un test visant à vérifier si la protection déployée par l'Archimage était bel et bien digne de ce nom. La réponse fut un « oui » indiscutable. Pendant quelques instants, la créature persista dans ses attaques tandis que son adversaire les contrait en essayant de voir si ses forces s'affaiblissaient avec le temps, mais il semblait que non. Afin de vérifier son hypothèse, Adrian lança à son tour un sort servant normalement à affaiblir les sortilèges et rituels de magie noire, mais qui fonctionnait tout aussi bien sur les créatures issues de ces plans. Celle en face de lui le contra sans trop de mal, mais se retrouva affaiblie pendant quelques secondes – ce qui était logique puisque sa magie était drainée par le sort – mais elle retrouva rapidement son allant. C'était donc le signe qu'il y avait bien quelqu'un qui lui était lié et qu'elle puisait son énergie là-bas.

Ignorant que son binôme s'était éclipsé elle aussi, le centenaire continua de défendre la zone, ne cherchant pas à trop attaquer pour essayer de localiser la zone où se trouvait l'humain lié à la créature. Chaque fois qu'elle utilisait ses capacités, leur lien se renforçait et permettait au mage de remonter jusqu'à la source, même si cela demandait pas mal de temps dans un contexte normal. Mais ce n'était pas le cas ici : le temps pressait et il ne pouvait pas échanger interminablement avec son adversaire. Cette dernière sembla d'ailleurs penser la même chose puisqu'elle cessa momentanément ses attaques afin d'en réaliser une plus importante. L'Archimage capta un léger changement dans l'aura de la créature, indiquant qu'elle puisait beaucoup plus d'énergie chez son lien et il parvint à la remonter, en partie du moins. Malheureusement, il ne fut pas assez rapidement ou efficace pour le retracer totalement avant que l'attaque ne soit expédiée dans sa direction. Il s'agissait d'une sphère d'énergie liée à la magie noire et Adrian dût donc concentrer sa propre magie dans sa défense. Lorsque le bouclier et la sphère entrèrent en collision, une brusque explosion se fit entendre, projetant la créature et sa cible en arrière – chacun de son côté. Fort heureusement, le bouclier de l'Archimage lui évita d'embrasser l'arbre qui se trouvait derrière lui, mais ne l'empêcha pas de retomber par terre. Le temps qu'il redresse la tête, la voix de son binôme fut audible et la créature semblait s'être évaporée.

« Tout va bien. »

Il avait déjà vu bien pire et son bouclier avait absorbé quasiment tout le choc : il ne s'agissait pas d'une attaque véritable importante, elle était juste impressionnante. Adrian se redressa, époussetant machinalement ses vêtements en observant les environs, avant de reporter son regard brun sur l'agent Sullivan.

« Je crois qu'elle a fui. Ou il. » Les créatures de ce genre étaient asexuées. « Mais je sais ce que je voulais savoir : il y a bien un humain derrière tout cela. Elle puisait son énergie chez lui et lors de sa dernière attaque, j'ai pu remonter en partie jusqu'à la source. Mais pas totalement. » Ce qui le contrariait vraisemblablement. « Je sais que c'est dans cette zone. » Il désigna celle qu'elle avait visitée quelques secondes plus tôt. « Il y a de fortes chances pour qu'il ou elle se prépare avant notre arrivée, nous devrions nous dépêcher de le localiser. »

Il l'invita à le suivre, s'écartant de la zone de combat pour se diriger vers l'endroit où il avait ressenti la présence. Au même moment, la fée quitta son abri improvisé pour venir se poser à leurs côtés, décrochant un regard hautain à la fantomatique demoiselle.

« Elle s'en enfuie ! »
« Je ne t'ai pas vue non plus. »
« Moi, c'est différent. »

Ça l'était toujours avec elle. Adrian ne chercha pas à raisonner la fée qui, de toute manière, ne pouvait pas l'être. Ce n'est qu'après avoir parcouru quelques dizaines de mètres qu'il reprit la parole pour s'adresser à son binôme, tandis que la fée papillonnait – au sens littéral du terme – autour d'eux.

« Apparemment, vous êtes sensible à la magie, ou du moins à une de ses formes. Si cette créature le dit à son lien, il y a de fortes chances qu'il en profite pour vous utiliser. Peut-être essayer de vous contrôler, je ne sais pas. Si vous ne vouliez pas me suivre, je le comprendrais vous savez. » Il haussa les épaules. « Mais si c'est le cas, il faudra que vous me laissiez assurer votre sécurité. »

Parce qu'en effet, dans les duos, c'était toujours lui qui avait droit au rôle du papa-poule protecteur, c'était non négociable !
 
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