AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 

Kaenhôshakiga futatabi motte iru ne ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Message posté : Sam 27 Déc 2014 - 20:15 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil
" La richesse donne des jambes aux boiteux, de la beauté aux laids, et de l'intérêt aux larmes. "

- Proverbe Arménien.


" Cette nuit peut-être
J'ai dû croiser un voleur
Au bout de l'année "


- Matsuo Bashô, Le Faucon Impatient


Santa Claus Is Coming to Town by Frank Sinatra on Grooveshark



**
*


" Putain, j'ai un mal de crâne monstrueux... "

Le noir, complet, et le froid contact de métal sous ses fesses. De la main, il tâte les murs de geôle, de métal, avec de curieux renfoncements. Il est accoudé à des palettes, le bas de son dos se râpant sur des palettes, tandis que le haut de son corps a la synthétique compagnie d'une bâche.

Très vite, c'est l'inconfort qui s'empare de son être, plus sérieusement que le simple inconfort de reposer dans ce qu'il a identifié comme un container : c'est le liquide qui lui coule dessus, depuis la bâche, et l'odeur d'octane.

Vient le moment de l'ouïe, et cette fois, c'est un souffle qu'il entend. Régulier et paisible, et il panique. Réellement. Terriblement. Il saute sur ses deux jambes, fouille ses poches. Rien. De désespoir, il tape contre les murs de sa cellule, hurle, implore la pitié.

Une voiture arrive et se gare. Il entend distinctement le frein à main et la porte claquer. Il redouble d'effort, et ses prières sont exaucées, alors que le soleil vient le frapper et l'aveugler de ses rayons.

" T-Toi ? " bégaie-t-il, apeuré.

Lui est en tenue de Père Noël, et on peut maintenant voir à la lueur crépusculaire qu'il est salement amoché, le visage tuméfiée sous sa barbe et son coquet bonnet. Tout juste pourrait-on le considérer comme un faux en voyant sa perruque à deux doigts de glisser de sa tête, tout comme le rembourrage de son ventre, qui en a déjà entamé le processus.

" Moi. " répond-t-elle, du tac au tac.

Un cache-nez à mâchoire squelettique, un masque de ski et un lourd manteau à capuche de fourrure luttant contre les chutes de neiges abondantes de cette fin d'année américaine. Elle a les bras chargés d'une glacière et d'un sac de sport.
Le faux Père Noël affiche un air terrifié, se remettant à tenter de construire quelques propos sensés :

" Qu'est ... qu'est-ce que tu m'as fait ? "

" Je t'ai gentiment amené à ton container. Un peu de taxi, is all " formula la tortionnaire, " Et là, j'ai ramené un peu de nourriture et de quoi se chauffer ... Non, je pense qu'il y a moyen d'avoir un petit réveillon sympathique, ici. "

Loin d'être rassuré, l'ami supposé des enfants secoue sa tête, plein d'appréhension, cherchant à donner un sens à la situation, alors que sa ravisseuse sort une dinde de sa glacière, lui tendant en l'invitant à vérifier ses intentions.

" Non. Non ! T... T'es malade ! Complètement malade ! " explosa-t-il, se risquant même à l'audace de lui projeter son poing à la figure, en titubant maladroitement.

Plus leste, la vigilante fait un simple pas sur le côté, lâchant au passage le sac de sport pour ramener à son épaule la dinde gelée, et projeter dans le dos du faux Père Noël un terrible coup de sa "batte de Noël", achevant le travail qu'avait entamé le sac de sport en le déstabilisant, et le projetant définitivement au sol, parfaitement groggy.

" Non, cher. Je suis riche, complètement riche. " soupira-t-elle, dédaigneuse, " Tu ne peux pas savoir à quel point on s'ennuie, quand on est riche. "

Présomptueuse, voilà ce que le costume avait pour effet de faire à l'héritière, avant même d'en faire une héroïne : elle la laissait aller à ses fantasmes les plus idiots, dont celui d'être une splendide guerrière à la langue bien pendue, en train de parler à de faux Pères Noël inconscients.

" Bon ... Allons voir ce qu'il en est de Walter, maintenant que Jesse est au tapis ... "

Tout en sifflotant, elle ouvrit le sac de sport, pour en sortir une espèce de harpon télescopique, qu'elle déplia en dévissant une partie du manche, et puis elle se dirigea pour ouvrir l'autre porte du container, sur un autre Père Noël, lui aussi hors d'état de nuire à quoique ce soit.
Pour la bonne mesure, elle tenta de le piquer à plusieurs reprises. Peine perdue : il semblait parfaitement et complètement insensible à toute sollicitation que ce soit.

Elle pesta donc, et tira le presque-cadavre dans la neige, l'accoudant à un autre container, à côté duquel elle installa son compagnon, avant de tirer plusieurs couvertures de son coffre de voitures, et des menottes, qu'elle leur passa aux pieds et aux mains.

Suite à cela, elle se dirigea vers sa glacière, le harpon en mains, et le planta dans la dinde.
Elle tenta. Une fois. Deux fois. Finalement, il lui fallu cinq tentatives et plusieurs jurons lâchés avec le plus pur des accents et les plus salaces des assemblements syntaxiques qu'une langue puisse composer pour finalement disposer d'une espèce de "Brochette de Noël".
L'Acadienne extirpa un sac de marrons et des pommes de terre d'un contenant qui se voyait aussi contenir, entre autres, des tas de condiments froids, de sauces, d'épices et même une bûche au chocolat.

Anna releva sa manche, observant sa montre.

20 Décembre 2014, 17:54:23 ... 24 ... 25


" Faut vraiment que je m'emmerde. " lâcha-t-elle, blasée, en dégainant une fusée de détresse à main du sac de sport, avant d'aller le harpon dans la neige de manière à ce que la dinde repose sur les caisses.

Elle alla chercher des casseroles dans le coffre du Lynx-de-Fumée, tout en continuant à déblatérer toute seule à voix basse. Pour s'occuper et lutter contre le froid mordant, sûrement.

" Ça fera des souvenirs à raconter aux enfants, ça. " murmura-t-elle, avant de s'arrêter, tout en s'adressant un ton de reproche, comme pour se reprendre.

" Non, attends, ça voudrait dire qu'il faudrait que j'arrive à pouvoir sortir avec quelqu'un sans le tuer ? "

La justicière renifla, fronça les sourcils, et reprit sa route. Elle s'installa par terre pour offrir le sac de pommes de terre et en mettre un bon tas dans une casserole, avant de se relever.

" Ou alors, " remarqua-t-elle, plusieurs pas plu tard, en plaçant la casserole sur les caisses de drogues, " on peut toujours tenter l'insémination artificielle, cela dit. "

Elle revint, et fit de même avec les marrons.

" Non. " conclut-elle, " On verra quand on verra. C'est très bien en l'état. "

Anna sortit un sachet de sucres d'orges, un autre de cookies et la bûche, pour aller les déposer aux pieds des Pères Noëls.

" Je me demande si je n'en fait pas trop, des fois. " s'interrogea-t-elle, en entreprenant de rembarquer sac et glacière dans sa voiture, " Je me demande si ... Non, ça devrait fonctionner ... "

La lycéenne attrapa la fusée, dévissa le bouchon et le frotta contre l'amorce, avant de la jeter dans le container, avant de se mettre à courir vers sa voiture, alors que les flammes bondissaient déjà le long des caisses et venait lécher la pitance laissée là.

Elle s'installa derrière le volant, allumant le chauffage avant de se détacher de ses gants pour se réchauffer les mains.

" Ah. Attraper un gang de Pères Noël dealer et faire chauffer un repas sur leur cargaison ... " s'amusa-t-elle en regardant, le feu de joie, " C'est pas à la Légion qu'on s'amuserait comme ... Oh. "

Les flammes virèrent rapidement du rouge au blanc aveuglant, puis à un vert relativement inquiétant.

" Merde. " eût-elle le temps d'émettre, avant qu'une explosion ne retentisse. Rien de bien sérieux, toutefois.

L'intérieur du container avait simplement été largement retapissé par la nourriture et, surtout, les énormes quantités de stupéfiants volatiles laissés négligemment sous les bâches.

" Je savais que ça allait pas être fameux ... Mais là ... "

Et comme pour faire écho à ces paroles, une deuxième explosion, non loin de là, retentit elle aussi.

Sans attendre son reste, Jezebel remit le contact et démarra en trombe, pour se diriger vers l'entrepôt duquel la fumée s'échappait. Il était trop tôt pour dire quoique ce soit, et du reste, ce pouvait tout autant être accidentel que criminel, une conduite de gaz fendue comme un cocktail molotov ou une charge explosive, mais une chose semblait clair, par-dessus tout les autres, alors que l'aiguille du compteur fonçait vers les sommets et que le bolide lui-même, fonçait tout court : la récréation était finie.
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Ven 2 Jan 2015 - 18:45 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil

    – Et assure-toi d’être là ce soir ! Jason tient à ce que tout le monde soit là pour décorer le sapin. Il en est très fier tu sais !
    – Ouais je sais. Pas de problème, j’y serai !

    Ca ne l’arrangeait pas du tout. Vincent avait prévu de s’entraîner dans la zone désaffectée qu’il avait repérée avec Camille. Il n’y avait personne là-bas, juste un chat. C’était parfait pour travailler la maîtrise de ses pouvoirs. Le seul inconvénient... non en fait il y en avait au moins deux. Le premier était que cela avait développé une crise de démence chez l’étudiant qui se mettait à parler avec le chat qui l’observait, juste par besoin de compagnie. Il lui avait même donné un nom ridicule. Le deuxième, c’était que la distance rendait les entraînements vraiment peu pratiques car il fallait prendre en compte les trajets un peu longs quand même. Ok, le footballeur en profitait souvent pour courir, mais les retours étaient beaucoup moins faciles que les allés, sans doute à cause de la fatigue. Car bien sûr, il ne se ménageait pas. Et si les progrès n’étaient pas toujours évidents, en tout cas ils étaient beaucoup trop lents pour le concerné, la fatigue était bien présente. Bref, cela nécessitait toute une organisation. Et ce soir, il devait rentrer « tôt » pour le sapin... génial. Déjà qu’il était un peu tard pour aller s’entraîner, maintenant Vince ne pouvait plus se rendre sur son terrain habituel. Mais qu’à cela ne tienne, monsieur Nash avait un plan B.

    20 décembre - 17h52

    L’étudiant s’était renseigné. Un de ses coéquipiers de l’équipe de football lui avait parlé d’un entrepôt qui ne servait plus à rien dans les docks du district Sud. Vince n’avait pas encore osé s’y approcher. Ce n’était pas un coin qu’il connaissait bien et dans lequel il aimait traîner. Et quand il ne connaissait pas quelque chose, Vincent n’était pas la personne la plus entreprenante. Mais cela faisait un moment que Jimmy lui en avait parlé tout en lui assurant qu’il ne servait pas de cachette pour de potentiels trafiquants de drogues et autres squatteurs du dimanche, pour le plus grand malheur de l’oncle de Jimmy qui possédait le bâtiment et qui n’attendait qu’un soucis pour démolir la bâtisse. Car une demande de permis de démolition pouvait revenir chère si elle n’était pas appuyée par des raisons précises. En gros, tout le monde serait content si Vince venait à faire exploser le truc. Sauf le muté, évidemment. S’il venait à faire exploser quelque chose, cela voudrait dire qu’il a fait une erreur. Quoique... une petite explosion serait peut-être un bon moyen de se défendre contre Noctis... Non, Vince... ne va pas sur se terrain là, t’arrives toujours pas à faire de cauchemar sans laisser derrière toi une sale odeur de brûlé... imagine si tu pouvais faire sauter ta chambre. Jason serait ravi...

    Cela faisait bientôt deux heures qu’il était arrivé pour s’entraîner. Pour le moment, il n’avait pas trop à se plaindre de l’endroit, si ce n’était qu’il y avait beaucoup plus de bruit aux alentours... et qu’il ne bénéficiait pas de la compagnie du chat. Au final, il préférait le premier. Mais bon, celui-ci ferait une décente alternative. Aujourd’hui, il s’était entraîné à projeter ses flammes le plus rapidement possible. Mais concrètement, ce n’était pas un franc succès. Même après deux heures d’essais enchaînés, il ne trouvait pas que la vitesse de ses attaques avaient assez accéléré. Déçu, il regarda sa montre et vit qu’il ne lui restait que vingt minutes d’entraînement avant de devoir partir. Jugeant qu’il serait inutile de persévérer – peut-être qu’il s’y prenait juste de la mauvaise façon ou qu’il ne faisait pas les bons exercices – il décida de tenter autre chose. Une pensée lui traversa l’esprit alors qu’il se désaltéra. Que se passerait-il s’il concentrait toutes les flammes qu’il pouvait contrôler sur un point précis ? La curiosité le poussa à passer à l’acte. Vincent prit une profonde inspiration avant de poser un genou au sol et de mettre les mains par terre, à plat. Quelques secondes plus tard, des flammes s’élevèrent autours de ses mains. Dans son état, il ne pourrait pas vraiment en faire plus. Le jeune homme se releva et, d’un mouvement de mains, les flammes suivirent le mouvement. Il tendit alors les mains, paumes ouvertes l’une en face de l’autre juste devant lui et inséra les flammes entre les deux. Il se concentra alors pour former une boule de feu... puis la compresser, sans l’éteindre, surtout sans l’éteindre. C’était pas facile. Il avait l’impression d’essayer de forcer une boule de papier déjà bien pliée de se plier encore une fois. Mais il força tout de même. Ses mains étaient crispées par l’effort. Il en oublia même de respirer. Soudain, le feu qu’il tenait entre les mains se rebella et libéra une explosion qui pulvérisa les fenêtres qui se trouvaient en hauteur sur le mur devant Vincent. L’étudiant lui fut violemment projeté dans l’autre sens. Le choc et la surprise le firent prendre sa forme cendreuse si bien qu’il ne souffrit pas tellement lorsque son corps percuta le mur. Il lui fallut cependant plusieurs secondes pour se reconstituer.

    Bon... c’était pas une bonne idée...

    Peut-être que ça marcherait mieux dans un espace plus ouvert. Encore une fois, Vince ne cacha pas sa préférence quant à son choix de « dojo ». Maintenant, à coup sûr, il allait s’attirer des ennuis...

Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Jeu 8 Jan 2015 - 2:53 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil
De ce qu'Anna en voyait, ça faisait un beau tas de flammes. Des bris de verres projetés en tout sens, de la fumée s'échappant des lucarnes et de petits bouts d'armature traînant ça et là sur le goudron des quais, forçant Anna à opérer de manière plus consciencieuse, en levant le pied et en slalomant entre les débris, ce qui était plus facile à dire qu'à faire avec son véhicule, bâti plus certainement pour la vitesse que pour l'agilité, et se cabrant à la moindre once de pression sur la pédale d'accélérateur, avec le moins subtil des vrombissements, et une poussée qui par sa seule puissance, vous collait par à-coups à votre siège. Finalement, l'héroïne en vint simplement à descendre à quelques mètres de l'entrepôt qui avait été touché par le curieux incident. En dépit des apparences, en effet, il semblait que le feu n'ait pas pris, et que ce fut surtout une déflagration subite qui fut à l'origine de ces obscurs tracas du commencement d'une nuit d'hiver.

Pourtant, la Anna qui sauta de son véhicule était profondément concernée. Il n'était plus question de jouer, de "torturer" d'obscurs dealers et producteurs locaux de stupéfiants avec des stratagèmes absurdes. Il était ici bel et bien question d'un véritable drame, avec la potentielle implication de véritables personnes. De véritables vies en jeu, et pas seulement des vies de criminels, des vies d'innocents. Ce n'était certainement pas le rayon d'Anna, ni celui de Jezebel, et déjà, du temps de Vadóc, elle s'était souvent interrogée sur le rôle des Supers - sur son rôle - dans le domaine du secourisme. Il y avait des secouristes bien mieux formés et qualifiés que les héros pour ce qui était de sauver les gens, alors pourquoi essayer d'intervenir, en soumettant tout les acteurs de la scène à probablement plus de dangers que si ils intervenaient par eux-mêmes ?
Et dans un cas normal, elle aurait ainsi laissé faire les secours, ce qui lui aurait aussi valu moins d'ennui, car en tant que vigilante, elle était très mal vue, par tout le monde, pour le simple statut qui était le sien, celui de renégat vagabond refusant les carcans d'une société molle. Se serait-elle présentée que la police se serait probablement tournée contre elle.

Ici, pourtant, pas de secours. Elle était la première sur les lieux, et elle ne pouvait décemment se laisser à attendre les professionnels. Elle se devait d'agir, ne serait-ce que déontologiquement, dans la mesure de ses capacités...

" Il y a quelqu'un là-dedans ? " hurla-t-elle donc, en projetant la semelle de sa botte vers la porte dans un mouvement de translation directe, comme on le lui avait enseigné, pour enfoncer la porte.

Le premier coup ne fut pas le bon, ni le deuxième, d'ailleurs, et ce ne fut que par protocole que, découragée, elle en tenta un troisième. Elle préféra en effet faire finalement jouer son inventivité en se ruant vers un pied-de-biche négligemment laissé sur une pile de caisses, sur une aire de déchargement de semi-remorques voisine, avant de revenir forcer la porte en faisant levier dans l'entrebâillement. Ce ne fut que de la fumée qui l'accueillit, alors qu'elle se rua dans le bâtiment, son cache-nez à tête de mort lui barrant le visage, une capuche sur la tête et un masque anti-poussières sur les yeux, une paire de mèches blanches se baladant simplement au vent, alors qu'elle se mettait à scruter les environs, à la recherche de survivants, en recommençant à crier à la cantonade, comme si la première fois n'avait pas été suffisante :

" Des survivants ? Je suis là pour aider ! "
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Ven 9 Jan 2015 - 20:42 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil
    Le problème avec ses transformations, c’est qu’elles le laissaient souvent à poil. Parfois il arrivait à conserver une forme humaine à peu près physique, mais la plupart du temps, ses cendres glissaient hors de ses vêtements. C’était le cas maintenant. Le choc l’avait dévêtit. Et comme il se croyait seul, il ne prit pas la peine de se reformer à l’intérieur de ses fringues, un processus assez compliqué et fatiguant d’ailleurs. Debout, nu au milieu d’un entrepôt désaffecté en passe de se remplir de fumée, il était en train d’estimer les dégâts lorsque quelqu’un cria. La panique et la surprise l’empêchèrent d’abord de reconnaitre cette voix qui pourtant n’était pas si étrangère que ça. La priorité fut de se rhabiller. Il s’empressa donc de farfouiller dans le tas de vêtements laissés par terre afin de mettre son boxer puis son pantalon. En même temps, des coups se mirent à résonner et il comprit que quelqu’un essayer de forcer la porte. Evidemment. En pareille situation, le premier réflexe des personnes un minimum solidaire était de vérifier que le bâtiment en feu ne menaçait personne. Cela dit, pour être honnête, il n’y avait pas beaucoup de flammes... surtout de la fumée. Le barman se trouvait seulement vêtu de son jean lorsque l’héroïne de la journée (il y en avait plus ou moins tous les jours à Star City) fit son entrée. Peu gêné par la fumée, Vince scruta l’entrée pour identifier la nouvelle arrivante. Le truc, c’est qu’il ne voyait pas non plus hyper bien dans cette purée de pois. Histoire de rassurer cette âme charitable, il lança néanmoins :

    – Vous inquiétez pas ! Il n’y a que moi ici. J’crains pas la fumée, vous devriez retourner dehors !

    Car tout le monde ne bénéficiait pas de poumons à l’épreuve de la fumée et que dans les incendies, c’était souvent ce qui causait la mort des victimes. Holly et Jason lui avaient fait cours lorsqu’ils avaient essayé de le pousser à devenir un super pompier (fireman en V.O.).

    – J’vais essayer de limiter les dégâts.

    Il s’y colla donc. Torse nu, bien sûr. Fallait pas non plus abuser, on n’allait pas bouleverser toute une carrière d’exhibitionniste autodidacte. Vincent si dirigea donc vers les foyers encore brûlants et s’empressa de faire disparaître les flammes d’un mouvement de la main. Il avait encore un peu de mal à éteindre les feus avec ses pouvoirs, mais il progressait. Durant sa tâche, il jeta un coup d’œil à la femme qui était venue à sa rescousse. Cette fois, il parvint à discerner une mèche de cheveux blancs qui lui était plutôt familière. Surpris, il s’arrêta en pleine extinction de flammes pour l’observer avec des yeux ronds.

    – Anna ?!

    Puis il vit qu’elle était en costume et se rappela qu’il vivait dans une ville de super héros et que le principe de l’identité secrète pouvait être aussi important que celui de la priorité à droite.

    – Excuse-moi... Jezebel ?

    Aah les pseudonymes héroïques... il avait encore un peu de mal avec eux... Encore que, depuis sa rencontre avec Noctis, il songeait de plus en plus à ce surnom que Jason et Holly avaient commencé à lui donner depuis qu’il leur avait montré sa forme incandescente...

    – Qu’est-ce que tu fais ici ?

    Et pendant que le pyromancien renouait avec cette demoiselle qui l’avait bien aidé lorsque Kristen avait été kidnappée, quelque part, dans la dimension fuzonique, un serviteur du feu arborait un sourire mauvais devant l’espèce de puits de flammes qu’il observait avec une attention effrayante. Le serviteur venait de détecter quelque chose de très intéressant dans le monde réel. Apparemment, le point d’ancrage qu’ils avaient crée quelques mois plutôt commençait à gagner en puissance. Peut-être devrait-il se servir de l’énergie qu’il venait d’utiliser accidentellement dans cet entrepôt pour lui envoyer un petit test...

Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Sam 10 Jan 2015 - 1:49 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil
" Cries plus fort, je crois que le Phare ne t'as pas entendu. "

Anna baissa sans cérémonie son cache-nez à face de squelette, et releva ses énormes lunettes de protection. Tout les luxes d'une paire de gants et d'un visage camouflé n'étaient plus d'aucune utilité quand vous étiez mis aux prises avec quelqu'un qui, déjà, vous connaissait. Les identités secrètes ... Ah, elle n'aurait jamais dû commencer à l'ouvrir. Elle n'aurait jamais dû se dire que s'exposer, vouloir se monter en symbole était une bonne idée...

" Que crois-tu ? " opposa-t-elle en réponse, " J'étais à cent mètres d'ici et j'ai vu de la fumée. J'imaginais que je tomberais sur des personnes à sauver, ou sur un crime en cours, et je n'ai ni l'un ni l'autre. "

Oui, c'était dommage, en un sens. Au fond d'elle-même, il y avait une partie d'Anna qui était indéniablement attirée par la gloire et la reconnaissance d'autrui, tout comme il était une partie d'elle-même qui enviait tout ce qui avait des pouvoirs qu'elle ne possédait pas, car il était certain qu'une autre partie d'elle-même, sauvage et avide d'aventure, se demandait ce que cela faisait, de pouvoir occasionner autant de dommages à un bâtiment, comme cela, par la volonté.

" J'espère que je ne dérange pas trop tes périodes fastes, d'ailleurs. " reprit-elle avec un air sarcastique qui semblait tout taillé pour son accent cajun, alors qu'elle portait son regard perçant sur les quelques vêtements qui traînaient encore par terre dans un coin de l'entrepôt, encore intacts, " A l'ouvrage sur une affaire purement masculine, cher ? "

Une pensée bien curieuse lui traversa l'esprit à ce moment précis, d'ailleurs, car ce qui n'avait été que la remarque assassine d'une femme jalouse qui n'avait pas reçue de nouvelles depuis plus d'un mois se mua en scène bien réelle dans son esprit : est-ce que c'était avec ce qu'il avait sous la ceinture qu'il avait fait ça ? Non, peu probable, elle ne voyait pas de magazines à portée, et quand bien même, pourquoi irait-il se perdre dans un entrepôt au fin fond des quais pour faire ça ? Non, ça ne tenait pas la route.

Quand bien même, elle ne put s'empêcher d'afficher un sourire taquin en voyant la torche le torse nu, et se mit à se masser les mains au travers de ses gants, du mieux que ce que son épiderme de cuir lui permettait.

" Ça faisait un moment," tenta-t-elle, essayant, un peu penaude, de nouer un dialogue sans passer pour une bougresse dénuée de civilisation, " qu'est-ce que tu deviens ? "

Evidemment, ça ne l'empêchait pas de se replonger dans son esprit, et dans ce qu'elle conservait de l'esprit de Vincent : pourquoi était-elle restée si longtemps sans nouvelles ? Et si, en effet, il assistait là aux résultats d'un ébat avec quelqu'un d'autres ? Une fille plus intéressante, avec de vraies pouvoirs ? Une fille qui pouvait le toucher ? Une fille qui avait fui en se rendant invisible ou en fuyant par le pouvoir de son esprit ? Il y avait même, au loin, la folle possibilité de Thunder ... Est-ce que cela avait à voir avec la perte de contact aussi subite ? Etait-elle trop inaccessible ? Même pour deux simples demi-journées passées ensemble, elle s'était trop livrée, et elle en savait trop, et Anna ne pouvait s'en empêcher : au fond d'elle, elle restait jalouse, elle à qui rien, sinon les êtres humains, ne pouvaient résister ...
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Dim 11 Jan 2015 - 14:43 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil

    – Désolé, ce n’est que moi... remarque la plupart du temps, j’arrive pas à me sauver tout seul alors j’imagine que t’avais raison de venir...

    Et comme à son habitude, Vincent faisait appel à un brin d’humour afin de détendre l’atmosphère. Il était content de revoir Anna mais il savait aussi que cela faisait quelques temps qu’ils ne s’étaient pas revus ni même donné de nouvelles. Lui avait été fort occupé avec Jace, Kristen, Camille et ses aventures folles, Noctis, ses entraînements, la fac, le football... Il ne manquait pas d’activités et de préoccupations. Cela dit, aucune d’entre elles n’était une excuse valide. Sauf peut-être Jace... ainsi que l’attirance que Vince avait d’abord éprouvée pour la demoiselle qu’on ne pouvait pas toucher. La surprise passée, le barman termina son ouvrage pyrotechnique et mit fin aux brasiers qu’il avait malencontreusement provoqués, même si cela ne suffit pas à arrêter la fumée, celle-là, il ne pouvait pas la contrôler. Toutefois, l’air devint un peu plus respirable – pour un être lambda – et la visibilité revint petit à petit, de telle sorte que le jeune homme vit le regard qu’Anna lança au tas de vêtements qui gisait encore par terre. Le commentaire de la jeune femme fit rougir le pyromancien. Voilà une très bonne raison de garder ses vêtements en toute circonstance. Il fallait bien que sa malédiction d’exhibitionniste ait des retombées négatives un jour.

    – Quoi ? Non ! Je ne faisais que m’entraîner quand j’ai eu un petit accident technique...

    Ce qui était très embêtant avec ses pouvoirs, c’était qu’un « petit » accident technique pouvait avoir de grosses répercussions matérielles. Heureusement, s’il devait en croire Jimmy, ici, ce n’était pas bien grave. Cependant, le sujet de ses pouvoirs et de ses entraînements n’était pas de ceux dont il parlait volontiers. Comme il ne maîtrisait manifestement pas la chose, il en était souvent bien embarrassé. Il rebondit donc volontiers sur la relance d’Anna. Mais d’abord, la bienséance. Vincent se dirigea donc vers les habits qui étaient encore par terre afin de les enfiler et de se réconcilier avec la pudeur.

    – Oh tu sais, la routine... Un étudiant pyromane qui a enfin réintégré l’équipe de football de la fac. J’ai aussi eu le plaisir de croiser des espèces de monstres de Frankenstein, mais ça ne surprendra personne... et j’ai rencontré mon premier super vilain. Ah oui, j’ai quelqu’un maintenant...

    Une précision un peu personnelle peut-être, mais elle lui semblait indispensable. Comme c’était devenu une partie importante de sa vie, et un gros morceau de ses aventures de ces derniers mois, il était impossible de ne pas en faire mention. Aussi bien par respect envers Jace qu’envers Anna qui méritait de le savoir. Se faire kidnapper dans les bois par un duo de cannibales, ça rapprochait un peu, tout de même. Par contre, Vince ne se sentait pas assez confiant pour préciser spontanément qu’il sortait avec un garçon. Bien sûr, il apporterait la précision s’il le fallait, mais il ne savait pas trop comment aborder le sujet sans qu’il y ait de malaise. Il devait encore travailler sa technique. Faire son coming out auprès de ses amis n’avait pas non plus été l’expérience la plus agréable de sa vie. Autant éviter de créer des situations désagréables dans la mesure du possible. Donc un glissement de sujet s’imposait.

    – Et toi ? Tu as l’air d’aller bien. La vie d’héroïne te réussit on dirait.

    S’il n’était pas en couple, il ne se prierait pas pour formuler des compliments plus explicites mais il était beaucoup trop pointilleux sur les « règles » pour ça. Séducteur ok, mais pas trop non plus. En attendant la réponse de son interlocutrice, Vincent se retrouva complètement habillé cette fois. Cependant son attention se porta rapidement sur de nouvelles flammes qui apparurent dans un coin de l’entrepôt. Apparemment, il n’avait pas encore réduit le risque de feu à zéro. Après un « oups » pas très professionnel, il tendit la main en direction du nouveau départ de flammes et celles-ci s’élevèrent dans les airs pour filer dans le creux de la main du pyromancien. Il referma la main et lorsqu’il la rouvrit, il n’y avait plus de feu. Il aurait pu les éteindre de loin, mais sa technique n’était pas encore parfaite et il n’avait pas envie de rester planté là la main tendue pendant plusieurs secondes sans obtenir de résultat immédiat. Un peu gêné par l’accident qu’il avait provoqué et dont les conséquences n’étaient apparemment pas encore totalement maîtrisées, il ne put s’empêcher d’essayer de se justifier.

    – Bon pour mes pouvoirs, je m’améliore, mais j’en suis pas encore au risque zéro... comme tu le vois...


Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Ven 6 Fév 2015 - 0:36 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil
" Oh, plains-toi, cher. Tu peux atteindre le risque zéro, toi. "

On pouvait sentir poindre le reproche, dans la voix de la Louisianaise. Peut-être même une pointe de jalousie. Il était particulièrement vrai que, dans son cas, ce n'était pas une question de maîtrise ou d'entrainement, c'était une question bête et prosaïque de fatalité. La maîtrise, elle la prenait de ceux qu'elle touchait, et elle ne se contentait pas de cela, elle prenait tout, mais pour elle ? Rien, absolument rien.

" Moi, tel que tu me vois, je suis seule, au ban de la société des Héros, et au ban de la société tout court. Je n'ai personne, je ne vois personne, et je m'amuse en passant des clowns à tabac. J'imagine que c'est ça, la vie de Super-Héros. "

C'était en fait, plus qu'autre chose, du fatalisme que l'on pouvait percevoir. Anna LeBlanc, la grande, la riche, la prestigieuse, la cachée ... Elle n'était finalement rien qu'une bête fragile enfermée dans son cocon, loin de tout. Une bête fragile qui ne savait pas de quoi elle se souvenait, voulait se souvenir, ou même imaginait se souvenir. En un sens, c'était la déclaration directe et précise, sans concession, qui avait fait mouche. Il y avait quelqu'un. Il y avait quelqu'un. Qui ? Pourquoi ? Comment ? A quelle occasion ? Ce n'était certainement pas ce dont elle voulait se soucier, mais l'intrinsèque stabilité mentale de la jeune fille connaissait ses hauts et ses bas. La folie voulait qu'elle eût échangé son premier baiser depuis des années, même involontaire, avec cet individu. Avec ce Vincent Nash. Une personne quelconque qui, lui ayant tapé dans l'oeil, en était devenu une fantaisie, une lubie de la jeune femme, quasiment à son corps défendant, en devant partager son esprit avec les souvenirs qu'elle avait aspiré de lui. Dans sa logique, cette explication ne faisait aucun sens. Il était à elle, et elle à lui. Quiconque en dehors de cela, n'avait aucun droit de paraître.

" J'espère bien que ta vie va bien. " plaça-t-elle faussement, en portant une main à son visage, comme pour se cacher, " J'espère que l'équipe a su reconnaître ce que tu valait, et que tu te plais bien avec elle. "

Une affirmation purement empirique, dite d'un ton qui n'aurait pas trompé grand monde. C'était le ton de celle qui aurait pu tout aussi bien affirmer qu'elle allait se baigner dans le sang de l'ingénue, et détruire toute trace de son existence, et de celle de sa famille, et de toutes les personnes qui l'ont côtoyé, un jour.
Revenir en haut Aller en bas

Message posté : Mer 11 Fév 2015 - 21:23 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

Invité
Invité

avatar
Invité

Afficher le profil

    – Ouais, ‘fin on dirait que c’est pas encore pour aujourd’hui.

    La preuve se trouvait un peu partout, en fumée, en cendres, en ruines. Le risque zéro était encore bien loin. Peut-être même tellement loin qu’à peu de choses près, cela équivaudrait à la condition de son interlocutrice. Certes, l’explosion qu’il avait involontairement générée n’avait pas complètement anéantit l’entrepôt désaffecté, mais c’était déjà bien suffisant pour l’oncle de Jimmy qui pourrait certainement tirer un bon prix de son assurance. Et c’était largement trop pour la culpabilité de Vincent qui allait maintenant se mettre à prier pour que l’assurance en question ne lui tombe pas dessus en lui demandant « et ça vous prend souvent d’exploser des bâtiments privés ? ». Etrangement, cette crainte matérielle était bien rassurante comparé à ces mentalistes, à ces créatures zombies et ces scientifiques illuminés.

    – Oh... ben j’imagine que t’as raison. Les clowns, c’est plutôt flippant.

    Lui en tout cas ne les appréciait pas spécialement. Il les trouvait pervers. Cela dit, peut-être qu’Anna ne faisait pas référence à ces clowns que l’on trouve dans des cirques, mais au terme général désignant tous ces abrutis dont le seul but dans l’existence était apparemment de pourrir celle des gens normaux. Avec Anna, les deux hypothèses étaient possibles. De même que les interprétations de sa dernière phrase demeuraient ouvertes et libres. Le jeune homme haussa un sourcil. Maintenant qu’il était complètement habillé, il pouvait s’approcher un peu plus. Pas trop bien sûr. La dernière fois, une bouteille perdue lui avait fait un drôle d’effet. Là dans un bâtiment presque en ruines, mieux valait ne pas prendre de risque. Prudemment, le regard cherchant celui de la demoiselle, il avança :

    – Ouais... enfin j’pense que c’est plus une affaire de politique. Comme quoi avoir un Super aiderait la réputation de l’équipe...

    Mais comme bien souvent avec les filles, et avec Jace, Vince avait l’impression de louper un truc. Ce qu’il ne loupa point en revanche, à peine arrivé à trois mètre de son amie, c’était l’espèce de très gros lézard qui tomba au sol entre eux. Une grosse bestiole à la peau noir/grise de la taille d’une très grosse moto qui levait la tête en direction d’Anna en émettant un sifflement qui n’avait rien de rassurant. Le jeune homme observait la scène comme paralysé. La peur commençait à rejoindre la surprise, une peur primaire qu’il ne parvenait pas à justifier mais qui lui hurlait que cette chose était dangereuse. En baissant un peu les yeux, Vincent vit plusieurs grosses griffes orner les quatre pattes de la chose. Vu l’effet qu’elles faisaient sur le sol en béton, elles devaient être particulièrement coupantes. Le pyromancien vit ensuite que la créature se fléchit les pattes. La position qu’elle adoptait alors parlait clairement aux instincts du jeune homme. Elle allait attaquer. Sans réfléchir, il sauta en avant et écrasa de tout son poids la monstruosité pour l’empêcher de sauter sur Anna. Si la manœuvre l’empêcha effectivement d’attaquer la jeune fille, le poids de Vincent n’entravait pas vraiment son ennemi. Celui-ci se débattait avec une vivacité incroyable. L’étudiant eut l’impression d’être sur un rodéo. Il eut tout de même le temps de crier.

    – Sauve-toi !

    Mais c’était avant de recevoir un puissant coup de queue qui le projeta à plusieurs mètres, loin d’Anna. Encore une fois, Vince réussit à amortir la chute en se changeant en cendres. Le problème, c’est qu’il allait rester bloqué dans cette forme pendant un instant qui pourrait durer trop longtemps...

Revenir en haut Aller en bas



Kaenhôshakiga futatabi motte iru ne ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Kaenhôshakiga futatabi motte iru ne ?
» [Antoine Gauthier de la Motte] Une discussion courtoise
» Mottes féodales
» Bonjour les chevaliers pourpres-11 avril 2010
» Oulchy (Oulchy le Château)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star City Heroes :: Administration :: Archives :: Archives des Rencontres-