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Les morts ne mentent pas

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Message posté : Sam 20 Déc - 0:01 Message
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L’écran opaque se déchire tandis que la proue d’un navire fend la brume aussi bien que les flots. Il dresse ses trois mâts, ornés de voiles blanches gonflées par le vent. Sa silhouette altière se profile au milieu de l’océan. Dans cette immensité bleue, où ciel et mer se confondent, ne pas craindre la solitude, ou la claustrophobie, est une nécessité. Car personne ne peut vous sauver au milieu de nulle part.

Sköll contemple l’horizon sans fin sans bouger un seul muscle. L’attente devient interminable. Il espère à tout instant apercevoir la terre ferme. Ici, le soleil brûle la peau. Mais il nourrit également sa puissance. Hati a moins de chance. La lune ne brille pas toujours haut dans le ciel nocturne, cachée par les nuages. Elle est pour l’heure enfermée dans sa cabine. Patientant pour que le mal de mer passe. Ils leur en coûtent de demeurer aussi longtemps sous forme humaine. Ils sont vulnérables ici. Au large, à des milles de la prochaine terre, ils ne peuvent se permettre de reprendre leur apparence originelle. Pas sans risquer de se perdre en mer. Le Nouveau Monde les attend. Ils ne doivent pas échouer alors qu’ils s’apprêtent enfin à découvrir leur nouveau terrain de chasse.

Un matelot bouscule sir Redheir. Il croise le regard de l’aristocrate anglais, des prunelles sombres dans un visage tanné par le soleil et l’air marin et s’excuse machinalement. Il aurait juré avoir vu les yeux du Lord briller d’un éclat jaune et animal. Ce doit être un reflet du soleil. Oui, sûrement.

Sköll reporte toute son attention sur l’horizon. Regagner la terre, un sol sûr, signifie redevenir ce qu’il est vain de dissimuler. Un prédateur parfait, un loup mythologique, un chasseur exilé de sa patrie d’origine. On ne fuit jamais totalement sa vraie nature.


~¤¤¤~

19 décembre 2014

Immobile, figé telle une statue de sel en plein désert, le loup rouge humait l’air, le visage levé vers la cime des arbres et les yeux clos. L’odeur doucereuse du sang flottait dans l’air autour de lui. La piste était encore fraîche. Ses sens avaient beau être émoussés sous sa forme humaine, il n’ne percevait pas moins l’indiscret chuchotis d’une pelle remuant la terre. Quelqu’un enterrait quelque chose dans la forêt.

L’homme renifla bruyamment. Il plongea à nouveau la pelle dans le sol et déplaça une motte de terre meuble sur un sac de toile, jeté au fond d’un trou. D’une brève confrontation avec un libraire peu ordinaire en avait découlé un homicide involontaire. Le cadavre anonyme gisait dans la fosse. L’homme rajusta sa casquette et épongea son front d’un grand geste nerveux. Il ne comprenait pas très bien ce qui lui avait pris. Il se souvenait l’avoir fait. Mais la raison de son acte lui échappait. La folie le guettait-il ?

Les lèvres minces de Sköll esquissèrent lentement un sourire cruel. Ses yeux imparfaits d’humain ne pouvaient pas voir toute la scène mais il se souvenait sans peine de son piège. L’Aura de la Terreur avait fait son œuvre sur le pauvre bougre. Un inconnu, choisi au hasard d’une rue. Un meurtrier lambda, un parfait bouc émissaire. Il se délectait déjà par avance du tourment que cet acte provoquerait dans l’esprit de l’homme. La victime, en vérité, n’était pas ce corps destiné à pourrir sans terre, sous une tombe anonyme, en plein milieu de la forêt de Watson. La véritable victime s’avérait plutôt être le tueur lui-même. Devenu le moyen idéal pour une créature millénaire qui ne souhaitait pas salir sa nouvelle chemise pour un énième nom à rayer d’une obscure liste. SHADOW réclamait sa part de tueries. Et Sköll, même s’il mourait d’envie de chasser sous sa forme originelle, devait veiller à ne pas se laisser aller. La tâche avait beau être aisée, il en valait de sa préparation pour le grand final de ce monde. La moindre baisse de puissance pourrait être fatale pour son rêve. Le Ragnarök n’appartenait pas aux faibles.

L’agent Niklaus Mikkelsen tourna les talons, descendant à pas prudents la pente pour s’éloigner du sentier. Le givre recouvrait les branches les plus hautes. Des flaques d’eau gelée et croupie se dissimulaient sous les feuilles mortes. Ce paysage, où chaque son et chaque odeur s’amplifiaient à travers un vent glacial, lui rappelait inévitablement son monde natal. C’eut été le pire des mensonges que de nier l’attachement du loup rouge pour l’Yggdrasil. Ici, sur Terre, tout avait déjà été souillé, manipulé et perverti par l’être humain. Même cette parcelle de forêt, aux abords de Star City, revêtait une apparence fallacieuse pour le Managarm. Hélas, c’était le seul endroit abordable pour ses transformations quotidiennes, sans qu’il risque à tout instant d’attirer trop d’attention. Un loup géant ne passait pas inaperçu en temps normal. Même dans une ville aussi bizarre que Star City.

Une branche craqua. Le silence se déchira soudain avec une envolée d'oiseaux. Quelque chose les avait effrayé. Sköll cessa tout mouvement. Sa veste posée à terre, les mains prêtes à enlever sa chemise, il guetta le moindre signe trahissant la présence d’un animal dans les parages. Ecureuil, pigeon, chien, humain ? Quelque chose s’approchait de sa position, il en aurait juré sur le nom de Fenrir. Valait-il mieux, dans ce cas, apparaître comme un homme ordinaire ou comme un fauve surnaturel ?
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Message posté : Lun 22 Déc - 23:30 Message
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Les morts parlent. Ils chuchotent, ils murmurent, et pour certains, ils hurlent, ils rugissent. Les morts parlent, et peu de gens ont l’ouïe nécessaire pour les entendre, aussi lorsqu’ils trouvent quelqu’un doué de ce sombre talent, ils en profitent. Abigaïl a appris à grandir avec les paroles des fantômes durant toute son enfance, et finalement, elle a appris à faire la part des choses dans ce que lui disaient les trépassés. Beaucoup demandaient une dernière commission, quelques mots à leur famille, d’autres une vengeance pure et simple.

C’étaient ceux là qui intéressaient le plus Abigaïl. Car ces individus là, si on les laissait mijoter trop longtemps avaient tendance à devenir des êtres amers, des échos torturés de leur vivant, qui pouvaient causer des dégâts. Des dégâts que seule Lady Death pourrait prendre en charge, alors autant saisir le problème à la source et s’occuper de venger ces pauvres âmes. De plus, Anton lui murmurait bien souvent que ces spectres là pourraient se révéler utiles plus tard, surtout si elle leur permettait de passer de l’autre côté. Enfin, quoiqu’il en soit, cela offrait aussi à Lady Death une opportunité mémorable : celle d’assouvir sa propre part d’obscurité.

Mais ce n’était pas une proie tout à fait normale dont elle avait entendu parler. Il n’y avait pas eu une seule voix pour lui narrer le triste sort que cet individu avait infligé au trépassé pour qu’il ne meure justement. Il y en avait eu beaucoup, vraiment beaucoup. C’était une symphonie de voix et de lamentations qu’Abigaïl avait entendue. En même temps, elle l’avait cherché. Durant des nuits elle avait arpenté les cimetières, suivi des échos et des murmures prononcés par les spectres. En grattant la surface timidement dans un premier temps, elle était finalement tombée sur un boucher. Un boucher qui ne laissait pas beaucoup de morceaux de ses victimes derrière lui.

Lady Death avait alors commencé son sinistre rituel pour se préparer à affronter ce sinistre adversaire et à l’envoyer dans la tombe régler ses comptes avec les morts. Elle avait eut des descriptions, nombreuses, et les morts lui avaient narré bien des choses sur les capacités de cet homme. Enfin, si on pouvait véritablement le considérer comme un homme… Il dévorait ses proies, et les discours incohérents faisaient aussi état d’un loup. Serait-elle tombée sur une toute nouvelle variété de monstre ? Son regard s’était alors posé sur le crâne de Tommy aux os ensanglantés qui attendait depuis un petit moment maintenant. Peut-être qu’une griffe du grand méchant loup serait un ajout agréable à sa sélection.

Le peu de temps qu’elle avait en dehors de son nouveau boulot et de ses recherches était consacré à l’élément clef d’une chasse bien réussie : l’arme. Certains optaient pour un fusil, d’autres pour un couteau. Mais Lady Death préférait simplement utiliser les morts. Abigaïl n’avait malheureusement pas mis la main sur de nombreux morceaux de choix pour constituer une abomination constituée des victimes du grand méchant loup. Aussi avait-elle optée pour une option un peu plus ingénieuse.

Lorsqu’on cherchait bien, on trouvait bien des choses dans les quartiers malfamés de Star City. On pouvait même trouver des combats de chien. Et si Abigaïl n’aimait pas particulièrement ces évènements, elle devait admettre que cela lui permettait de mettre la main sans trop de difficulté sur des corps canins qu’elle pouvait valoriser. Mieux valait cela que de devoir violer des sépultures dans un cimetière pour animaux de compagnies.  Le reste était un procédé long et fastidieux, et surtout une quantité de couture assez impressionnante. Mais le résultat était plaisant. Anton et son père avaient tous les deux eux un terrible défaut : ils avaient créé des monstres pour le pur plaisir, simplement car ils le pouvaient. Abigaïl ne créait un monstre que quand elle en avait besoin.

Frankenweenie était donc une création formidable qui avait pour simple but de mettre fin aux jours du grand méchant loup. Elle avait choisi un large torse sur lequel avaient été fixés trois têtes de canidés, un rottweiler et deux pitbulls. Elle aurait bien aimé avoir un irish wolfhound, mais impossible d’en dénicher un. Venaient ensuite les bras, chose très importante. Il y en avait trois, deux à droits, un à gauche. Sur le flanc où se trouvait un membre supplémentaire, elle avait placé un crochet à la place d’une main. Avec de la chance cela s’enfoncerait facilement dans le flanc de son adversaire avenir. Enfin, venaient deux jambes solides. Elle espérait que sa création serait assez rapide, mais au moins ne sentirait-elle ni la douleur, ni la peur face à ce qui allait venir.

Elle manquerait terriblement d’initiative et de réflexes, cela Abigaïl en était certaine, mais avec de la chance, elle gagnerait à l’endurance. Ce qui la préoccupait plus, c’était d’être hors de portée de son adversaire, et de s’assurer que Frankenweenie ne soit pas découvert avant l’affrontement prévu. A force de patience, tout était prêt. Abigaïl se tenait dans les bois, vêtue de son costume de Lady Death. Le masque de crâne cachait son visage, et un capuchon sombre avait rejoins sa tenue noire, lui donnant des airs de faucheuse. Couvert de haillons, la silhouette monstrueuse de Frankenweenie était à ses côtés.

Le grand méchant loup avait encore frappé, et il avait fait une nouvelle victime. Pas dévorée pour cette dernière. Tant de matériel que la nécromancienne aurait pu utiliser. Mais elle était prête, tout se passerait bien. Une pensée, et Frankenweenie s’élança à la suite de l’homme. Elle restait en retrait, marchant un peu plus loin, cachée derrière les arbres, observant la scène. Il avait repéré la présence de l’abomination, et cette dernière se manifesta en un concert de rugissement. Les trois têtes canines voyaient leurs mâchoires claquer dans l’air, et le crochet se balançait dangereusement. Ses ordres étaient simples : tuer sa proie.


Ainsi le monstre se jeta sur le grand méchant loup.
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Message posté : Mar 23 Déc - 16:39 Message
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La forêt résonnait d’un silence assourdissant. Tous les sons, même les plus infimes, venaient de se figer. Quelque chose d’étranger, de faux, était entré dans les bois et avait sonné le glas de tout mouvement. Le fils de Fenrir le ressentait jusque dans sa chair et ses os. La vie s’était tue tout autour de lui. La nature semblait retenir son souffle. L’odeur de la mort flottait dans l’air. Ce silence anormal valait à lui seul toutes les mises en garde. Sköll serait-il devenu la proie sans s’en apercevoir ?

Sköll l’entendit avant de la voir. La Chose. Le nom était apparu de lui-même dans son esprit tant son aspect paraissait improbable. Un rugissement mêlant trois voix enrouées perça le silence. Sköll sut immédiatement que la Chose venait pour lui. Cela ne faisait aucun doute. Ce cri était un défi. Un avertissement mais aussi une promesse de mort. Le Managarm resta immobile, tous ses sens en éveil. Il se savait plus vulnérable sous cette forme. Cependant, gaspiller de l’énergie dans une métamorphose pour un piètre adversaire ne l’enchantait pas plus. Malgré ce qu’il en coûtait, il devait voir son ennemi avant de se décider. Avec patience, il l’attendit, sa veste à ses pieds, offrant ses bras nus au froid mordant de l’hiver.

Lorsqu’elle surgit d’entre les arbres, Sköll marqua un temps d’arrêt. Ce ne fut pas la peur qui l’envahit à cette vue mais la stupéfaction. Il y avait vraiment des créatures bizarres qui résidaient à Star City. Celle-ci ne faisait pas exception. La Chose reniflait son odeur corporelle de ses trois museaux baveux et emplis de crocs. Lorsqu’elle repéra sa cible, elle poussa un nouveau concert d’aboiement, balançant ses bras et son crochet en avant comme pour se donner de l’élan. Sköll capta aussitôt le regard de la Chose sur lui. Le chasseur était devenu le chassé, pour sa plus grande honte. Un constat alarmant se fit jour dans son esprit. Il pouvait survivre à un duel contre cet adversaire. Mais il mettrait des jours à s’en remettre. Il ne pouvait pas se le mettre. Il était inutile de se mettre en danger plus que nécessaire. Sous sa forme originelle, ses chances de vaincre sans trop de dommages augmentaient considérablement. Qu’est-ce qu’un homme face à un loup divin ?

Hélas, la métamorphose risquait de lui faire perdre un peu de temps.

Les prunelles de Sköll se teintèrent d’un jaune liquide et animal. Il ouvrit la bouche dans un cri muet. Ses mâchoires le brûlèrent tandis que s’effilaient ses dents. Les ongles de ses mains s’allongèrent au point de le faire saigner. Droit et stoïque face à la Chose, il lui opposa un silence farouchement hostile. La créature ne tarda pas à se jeter sur lui. Sköll esquiva au dernier moment. Il devait l’occuper le temps que la douloureuse métamorphose s’opérerait. Tandis qu’il sautait de côté, une brûlure fulgurante lui déchira le flanc droit. Une giclée de sang chaud éclaboussa sa chemise. Sans même regarder, il sut que la blessure restait superficielle. Le pire était à venir, cependant : s’être fait toucher dès le premier assaut révélait sa faiblesse. Sköll n’avait pas réagis à temps. La colère embrasa ce qu’il restait d’assez humain en lui en tant que Niklaus Mikkelsen. Manquait-il donc à ce point d’entraînement pour s’être prendre comme un débutant ? Cette Chose allait comprendre ce qu’il en coûtait de s’attaquer au fils de Fenrir !

Sköll fit volte-face, tous crocs et griffes dehors, le dos tordu selon un angle anormal, un grondement sourd au fond de la gorge. Il bondit sur son adversaire, le frappant au milieu du torse, le bousculant de toutes ses forces. Ils furent projetés contre un arbre. Une coulée de neige tomba sur les trois têtes de canidés furieux. Les mâchoires claquèrent de concert, furieuses de ne pouvoir l'atteindre. Un des bras droit enserra la gorge du loup d'airain dans un étau de fer. Juste assez pour inquiéter sa respiration. La pression augmenta comme Sköll plaquait de plus belle la Chose contre-nature contre le tronc. Sans lâcher sa prise, les ongles de son autre main s'enfoncèrent dans la peau de son adversaire. Du coin de l’œil, il vit le crochet s'élever, prêt à frapper.

    Lancé de dé :
    Réussite : Sköll brise les os du bras qui l'étrangle et évite le crochet.
    Échec : Le crochet se plante dans le bras droit de Sköll, avant que la Chose ne le jette plus loin.


Dans un sursaut, Sköll fit une embardée, espérant se défaire de l'emprise de la Chose. La douleur irradia lorsque le crochet s'enfonça dans le muscle de son épaule droite, jusqu'à paralyser son bras tout entier. Il serra les dents pour ne pas hurler. Cette souffrance n'aurait pas dû l'atteindre. Cette blessure n'aurait pas dû être. Il était un loup immortel, par tous les dieux ! Ce n'était là que des réactions parasites et faibles, dignes d'un homme. Cela n'aurait jamais dû se produire !

La Chose le rejeta soudain en arrière de ses multiples bras. Sköll atterrit brutalement sur le sol gelé, le nez dans une flaque de neige fondue. Son sang noir abreuvait la terre gorgée d'eau. Le souffle court, ses imparfaits yeux d'humain voilés par la douleur, il se traîna sur une courte distance jusqu'à ce qu'il puisse se relever sur des bras tremblants. Chassant avec rage toute vaine émotion, il obligea son corps à accélérer la métamorphose de manière définitive. Il lui fallait redevenir loup au plus vite. Il pouvait déjà sentir la triple haleine, chaude et putride, de la Chose sur sa nuque, tandis qu'elle s'avançait sans crainte pour achever sa proie. Quitte à se briser quelques os dans la bataille, Sköll bondit soudain en avant. Son attitude ressemblait beaucoup à une fuite. En vérité, il voulait s'éloigner le plus rapidement possible pour favoriser la transformation. La Chose le poursuivit.

Alors que Sköll réapparaissait enfin dans son enveloppe charnelle originelle, le cerveau assaillis de sensations nouvelles et ses sens plus aiguisés que jamais, une nouvelle odeur vint chatouiller ses naseaux. Il tourna son regard vers une butte lointaine. Là, à contre-jour, se dessinait une fine silhouette d'apparence humaine. Sagement immobile, elle semblait attendre... Sköll s'élança à sa rencontre. Evidemment, la Chose se jeta sur ses traces.
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Message posté : Mar 23 Déc - 16:39 Message
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Message posté : Mar 23 Déc - 19:55 Message
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C’était un affrontement magnifique, tout en splendeur ! Frankenweenie était une véritable réussite, il n’y avait pas à dire. Ce qui était pour le mieux, surtout après les longues nuits qu’elle avait passé à coudre ensemble les différents morceaux qui constituaient l’architecture monstrueuse. Anton et Victor n’avaient jamais créé de créatures pareilles, mais de la même façon, ils n’avaient jamais eu à affronter autre chose que de simples humains. La première des créations de la famille Faust avait fait face à des paysans, celle d’Anton à des hommes de loi.

Abigaïl voyait plus haut, beaucoup plus haut. Elle traquait des criminels, des meurtriers. Elle faisait monter une échelle de meurtre et de mort à ses créatures. Frankenweenie ne survivait sûrement pas à cet affrontement, enfin elle le détruirait elle-même après coup. Par contre, la dépouille de Sköll lui serait utile pour sa prochaine création. En misant toujours plus grand, elle révèlerait au monde que personne n’était au-delà de la mort, personne n’était au-delà de la justice de la tombe. Un sourire carnassier se dessinait sur les lèvres de la nécromancienne alors qu’elle savourait le spectacle.

Même si son abomination était une force de la nature, elle en devait pas sous-estimer l’adversaire qui lui faisait face. C’était une véritable force de la nature, mais la Chose elle n’en avait que faire. Elle était dénuée d’émotion, de douleur, elle n’était qu’une force implacable qui aurait raison du loup, un moment ou un autre. Le premier sang n’en était-il pas la preuve ? Un instant Abigaïl crue que Sköll allait parvenir à se libérer de la sinistre étreinte, mais déjà le crochet avait plongé dans les chairs. S’il s’était agi d’un humain normal, elle aurait pu espérer que l’infection qui en suivrait le tuerait dans les jours à venir. Mais il s’agissait d’un loup.

Frankenweenie repoussa son adversaire sûrement pour en finir avec lui, et ce fut sa première erreur. Avec effroi, la nécromancienne vit que le loup menait désormais la danse. Il ne fuyait pas non, cela n’aurait aucun sens après tout ce que les morts lui avaient conté. Elle en savait suffisamment pour savoir ce qu’il tentait de faire : revêtir son aspect le plus bestial. Si Frankenweenie pouvait briser un corps d’homme en deux, celui d’une bête serait bien plus résistant. Le sourire d’Abigaïl disparut. Anton n’était pas là, mais s’il l’avait été, son frère décédé l’aurait gourmandé pour avoir vendu la peau du loup un peu trop tôt.

Il l’avait repérée. Elle sentit un frisson sur son corps alors que les yeux dorés se posaient sur elle. Elle avait vraiment été négligente. Mais aussitôt, un ordre vint s’imposer dans l’esprit distordu de l’abomination. Cette dernière devait arrêter coûte que coûte le loup avant qu’il n’atteigne la nécromancienne. Que pouvait-elle faire elle-même ? Courir ? Elle était figée. Non pas par peur, mais plutôt fascinée par le tueur qui se dirigeait en sa direction. Mourir ne l’inquiétait pas. L’amertume de son échec serait clairement autre chose. Elle revoyait rapidement ses options… Le tueur était venu ici enterrer une de ses victimes, peut-être qu’elle pourrait atteindre l’emplacement de la tombe.

Non, il était trop rapide. Et Anton n’était pas là.

Citation :

Jet n°1 :
Réussite : l’abomination réussit à atteindre Sköll avant que ce dernier ne rejoindre Abigaïl.
Echec : l’abomination est distancée par le loup.

Sa créature était endurante et possédait une puissance brute non-négligeable. Mais il n'était pas rapide. Pas aussi rapide que sa proie en tout cas. Elle avait trop misée sur le fait que le loup ne se rendrait compte que trop tard des capacités de son adversaire, ou sur le fait que l'abomination parviendrait à le tuer avant qu'il n'ait le temps de se transformer. Lady Death avait fait une terrible erreur finalement. Mais elle n'était pas prête à se résoudre à son sort. Elle contrôlait Frankenweenie, et ce dernier était toujours lancé dans une course effrénée.

Le grand méchant loup ne savait pas ce qu'il adviendrait de son adversaire s'il parvenait à tuer la nécromancienne. L'accoutrement de la jeune femme lui paraissait presque ridicule maintenant. A moins qu'il ne la prenne pour un spectre et ne l'évite. Quoiqu'il en soit, un sinistre auditoire c'était formé, invisible aux yeux autres que ceux d'Abigaïl. Des morts étaient venus voir qui sortirait vainqueur de ce combat nocturne, qui verrait son corps recouvert par la neige. La nécromancienne se prépara donc à esquiver l'attaque du loup si jamais ce dernier en tentait une.

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Message posté : Mar 23 Déc - 19:55 Message
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Message posté : Sam 27 Déc - 0:17 Message
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Les affres du combat ne réservaient plus de secrets à un guerrier millénaire. Pourtant, Sköll parvenait encore à s’étonner face à quelques rares adversaires. Cette chose faisait indubitablement partie des exceptions. Il n’avait jamais rien affronté de tel. Même sur les branches de l’Arbre-Monde, jamais ses yeux dorés n’avaient contemplés pareille monstruosité. Cette dernière représentait un véritable défi, de ceux qu’il n’avait pas rencontrés depuis très longtemps et il comptait bien en profiter.

Chaque foulée le rapprochait un peu plus de sa cible. Débarrassé de cette enveloppe humaine étriquée et trop vulnérable à son goût, le loup géant, dans le pelage cuivré se nimbait d’un sang sombre coagulé, galopait vers la butte sans quitter son objectif des yeux. Déjà, il sentait ses blessures se refermer péniblement. L’estafilade près des côtes avait presque disparue. La plaie, plus profonde, qu’arborait son épaule droite serait plus longue à cicatriser. Une douleur aiguë irradiait dans sa patte lorsqu’il la posait au sol. Il aurait pu faire cesser cet absurde combat sur-le-champ. Pourtant, il hésitait à le faire. S’il gaspillait toute son énergie maintenant, dans un seul duel, il risquait d’être affaibli jusqu’au lendemain matin. Ses pouvoirs requéraient une puissance que ce pâle soleil hivernal du New-Jersey ne pouvait guère lui offrir. Il ignorait encore trop de choses à propos des capacités de son adversaire. Sans compter la femelle humaine, qui attendait patiemment d’être rejointe là-haut, des ossements pour seul masque. C’était presque trop beau. Son instinct lui soufflait de se méfier d’elle.

Sköll franchit aisément les derniers mètres qui le séparaient de la femme masquée. Elle semblait l’attendre. C’était trop d’honneur. S’il avait été homme, il aurait esquissé un sourire effronté.

    Lancé de dé n°1
    Réussite : Sköll se jette sur Abigaïl et la bloque sous ses pattes.
    Échec : Il manque son coup.

    Lancé de dé n°2
    Réussite : Sköll esquive l’assaut de la Chose qui revient à la charge.
    Échec : Il ne l’esquive pas à temps, étant trop obnubilé par le fait d’atteindre Abigaïl.


Il bondit, un terrible mugissement au fond de la gorge et atterrit sur la butte en faisant trembler le sol sous ses pas. Sa patte blessée manqua se dérober sous son poids. Chassant la douleur dans un coin de son esprit, le loup d’airain darda des yeux brûlant d’un feu jaune sur la femme, avant de la bousculer sauvagement. Il la renversa à terre, bloquant ses épaules sous ses énormes pattes griffues. Il se délectait par avance du parfum de la peur flottant dans l’air. Qui que soit cette, elle était indubitablement liée à la Chose. Il ne la tuerait pas tout de suite. Il fallait savoir en quoi consistait cette connexion.

Son inattention fut récompensée par un formidable coup dans le flanc qui manqua le précipiter à terre. Ses griffes s’enfoncèrent légèrement à travers le tissu recouvrant l’inconnue. Enfonçant profondément ses pattes postérieures dans le sol, tel un roc, il poussa un bref glapissement mais maintint sa prise coûte que coûte. Il ne devait pas lâcher cette femelle humaine. Il claqua des mâchoires à l’adresse de la Chose. Sa gueule bardée de crocs se referma sur un bras au hasard. A nouveau, il vit le crochet se lever, prêt à frapper.
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Message posté : Sam 27 Déc - 0:17 Message
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Message posté : Dim 28 Déc - 14:47 Message
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Il avait réagi exactement comme elle l’avait espéré. Elle était peut-être face à un meurtrier doublé d’une bête sauvage, mais il était loin d’être stupide, et peut-être avait-il même le terrible défaut que constituait la curiosité. Il la précipita au sol alors que Frankenweenie échouait à le rattraper. La voilà qui se retrouvait surplombée par un loup aux proportions non négligeables, et qui serait sûrement capable de lui arracher la tête d’un simple coup de croc.

Elle aurait presque sourit, se sentir si proche de la mort lui donnait un terrible frisson. C’était presque extatique, mais pour une fois, elle ne sentait pas la présence terrible et rassurante de son frère jumeau. Est-ce qu’Anton s’était lassé de la sauver, de la maintenir en vie ? Ou peut-être était-il seulement en train de hanter Anna, sûrement l’observant dormir ou bien lorsqu’elle se glissait sous la douche. Oui, l’esprit déviant de son frère jumeau était sûrement happé par des affres charnelles qui ne le concernaient pourtant pas.

Mais elle pouvait toujours compter sur Frankenweenie. L’abomination percuta de plein fouet le canidé. Les griffes pénétrèrent le vêtement de cuir et elle les sentir percer sa peau. Elle grimaça mais n’offrit aucun gémissement de douleur. Elle avait connue pire, tellement pire. Ce n’étaient là que des blessures bénignes. Au pire Athène viendrait la réprimander et Proyas ferait un commentaire désagréable. La mâchoire de Niklaus se referma sur l’un des bras de la créature, mais heureusement il en possédait deux autres. Le crochet s’éleva en l’air en un ultimatum macabre. Le loup avait sa gueule emplie et ses griffes enfoncées dans la nécromancienne. Que pouvait-il faire pour éviter le coup ? Se tortiller ?

L’arme s’apprêta à s’abattre, mais une simple pensée d’Abigaïl la stoppa. Un léger sourire se dessina sur son visage. « Mon grand méchant loup, bien que j’apprécie grandement votre étreinte velue, j’ai bien l’impression que nous sommes dans une impasse. »

Frankenweeni faisait preuve d’une immobilité surnaturelle pour une créature de sa taille. Clairement il ne possédait aucune véritable fonction vitale. Aucun souffle ne venait former de buée dans le froid hivernal, et son torse couvert de cicatrices ne se soulevait pas au rythme de ses respirations inexistantes. « Votre gueule est-elle plus rapide qu’une pensée ? Car c’est tout ce dont j’ai besoin pour ordonner à mon macabre camarade d’enfoncer plusieurs centimètres de fer rouillé dans votre chair. » Les spectres l’entouraient désormais, étaient-ils déçus de la voir marchander ainsi avec l’ennemi ? Elle leur avait promis une vengeance, mais elle était clairement dans l’incapacité de la leur donner sans perdre elle-même sa vie.

« Je suppose que vous demander à ce que nous en restions là vous semblerais oser ? Mais disons que je n’ai aucun grief personnel contre vous. Certaines personnes ont simplement un désir certain de voir votre tête sur une pique. »

Elle souriait maintenant, essayant au passage d’ignorer la douleur sur ses épaules. L’animal pesait lourd, et malgré ses désirs d’être une sorte de vigilante, Abigaïl ne pouvait pas se targuer de posséder une forme physique exemplaire. Hélas. Si seulement elle pouvait donner un coup de pied rageur dans les parties basses du loup. Mais cela ne ferait sûrement que l’énerver. De toute façon, elle n’avait pas beaucoup de choix si ce n’était celui de gagner du temps. Peut-être que le spectre d’Anton reviendrait. Alors elle pourrait voir comment il pourrait se débrouiller contre l’horreur qu’était devenu son frère jumeau et l’abomination qu’était Frankenweenie.
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La Chose suspendit son geste. Sköll se préparait déjà à un nouveau coup. Il n’en mourrait pas. Mais si la douleur ne l’effrayait pas, elle ne la recherchait pas pour autant. Les muscles bandés, il attendit, patiemment, que le crochet s’enfonce de nouveau dans ses chairs. Il aurait même préféré que ce soit le cas. La petite humaine, qu’il retenait captive de ses énormes pattes velues, prit subitement la parole. Et ne voulut pas la rendre, semble-t-il. Elle ne cessait de parler. La plupart des humains le faisait dans l’optique de gagner du temps, de retarder une mort inévitable ou, peut-être, d’attendrir leur bourreau. Hélas, le cœur du loup géant ne battait pas pour aimer de pareilles créatures. Les humains suscitaient rarement de la compassion chez lui. Un désert, une sécheresse émotionnelle aussi vaste que le géant Ymir, habitait le fils de Fenrir.

L’humaine masquait sa peur comme elle dissimulait les traits de son visage derrière ce morceau d’os. Pourtant, Sköll prêta une oreille attentive à ses propos. La Chose s’était immobilisée. Elle paraissait figée dans le temps, insensible au froid. Comme morte. L’être divin reporta toute son attention sur la femme. Elle affirmait être liée à ce monstre. Loin d’être bravache, elle admettait se trouver en une position délicate. Sköll aurait pu la tuer sur-le-champ, sans hésiter, avant même que la pensée de le faire ne se concrétise dans son esprit. Pour lui, c’était un geste aussi naturel que de respirer. La Chose aurait pu l’embrocher de nouveau, lui causer une grande souffrance mais il aurait survécu, envers et contre tout. Sous sa forme originelle, il ne pouvait pas mourir. Pas à moins que son adversaire ne soit en possession de pouvoirs quasi-divins. Au final, il ne risquait pas grand-chose.

Son séjour forcé – et prolongé à l’extrême – sur Terre l’obligeait néanmoins à être prudent. Gaspiller son énergie vitale, ses pouvoirs, s’affaiblir alors que le soleil disparaissait à l’horizon serait une grave erreur. Il ne pouvait pas se permettre de perdre un tel affrontement.

Ce qu’il comprenait, surtout, à demi-mot, c’est que l’humaine contrôlait d’une certaine manière cette macabre apparition. Elle ne niait pas la connexion. Peut-être même était-elle à l’origine de sa création. Toujours est-il qu’ils étaient liés. L’humaine avait stoppé la course à la mort de sa créature, sans doute parce qu’elle-même se sentait en danger sous la poigne du loup rouge. Sköll n’aurait pas pu mieux tomber. Il aurait préféré en finir tout de suite. Les dernières paroles de la femelle, cependant, résonnaient en lui avec des échos d’un passé chéri mais révolu. Il connaissait bien une divinité qui se sentait également proche du monde des morts. Mieux encore, elle gouvernait les enfers glacés de l’Yggdrasil. Ils partageaient un sang commun, en tant que descendants de Loki. Sköll jaugea d’un œil soupçonneux la petite humaine. Serait-elle liée à sa tante Hel ?

    Lancé de dé
    Réussite : Sköll brise le bras de l’abomination, juste pour la forme.
    Échec : Il relâche le bras, préférant se tenir éloigné de l’abomination.


Le loup brisa d'un coup sec le bras de la créature. Le membre retomba au sol, roulant dans les feuilles comme le ferait la branche d'un arbre mort. Tout en guettant le moindre mouvement de la part de la Chose, il approcha lentement son museau du faciès de l'humaine. Il ne comptait pas la dévorer. Quelque chose en elle le dérangeait, sans qu'il se l'explique. Le fait qu'elle soit liée au monde des morts n'y était sans doute pas étranger. Il venait d'abimer sa précieuse créature sous ses yeux, sans qu'elle ne puisse - ou ne veuille - rien faire pour l'en empêcher. Sköll comptait bien garder la main encore quelques temps. Pourtant, il ne se résoudrait pas à la tuer. Il ne pouvait pas communiquer avec elle. Pas sous cette forme, en tout cas. En tant que loup géant, il avait toutes les chances de réchapper à un coup en traître de la Chose. Mais il ne saurait jamais complètement se faire comprendre de la petite humaine. Cet aspect de ses pouvoirs amoindris sur Terre le répugnait toujours autant.

Son museau à quelques centimètres du masque de la fille, Sköll étira ses babines en un rictus amusé. Oui, il le savait, beaucoup voulait sans doute le tuer. Peu de gens, toutefois, savait contre qui était dirigée leur haine. Le loup rouge retira une à une ses griffes plantées dans la peau de l'humaine et posa ses pattes de part et d'autres de cette dernière. Il se recula un peu, comme pour lui laisser un peu d'espace. Ses grands yeux jaunes ne la quittaient pas des yeux. Ce marché ne lui convenait pas. La petite humaine se révélait intelligente. Obtenir la mort de Sköll en échange de sa vie n'avait jamais fait partie de ses projets. Elle tenait trop à avoir la vie sauve pour faire ce qui était nécessaire. Brave petite ! Le "Grand Méchant Loup", comme elle se plaisait à l'appeler, voulait bien lui laisser quelques minutes de répit.
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Message posté : Dim 28 Déc - 17:04 Message
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C’était un coup de bluff monumental qu’elle venait de jouer contre le loup divin. Malgré toutes ses recherches, elle n’avait finalement aucune idée de la puissance réelle de son adversaire, et surtout de ce qui pouvait bel et bien le tuer. Il aurait pu lui arracher la gorge, et peut-être que sa création l’aurait blessé. Sköll serait parti en claudicant, couvert de sang, mais il aurait été en vie. Abigaïl ne l’aurait pas été. Bien entendu, il fallait toujours faire attention lorsque l’on affrontait un nécromancien. Ces mages de la mort avaient une tendance malheureuse à ne pas laisser la faucheuse les arrêter. Qui sait… Peut-être qu’en rejoignant l’état d’Anton, elle serait devenue plus puissante qu’elle ne l’avait jamais été.

Peut-être.

Elle n’avait pas vraiment envie de tester cette hypothèse maintenant. Surtout que le loup, bien que prisonnier de son silence canin avait l’air bien décider à l’épargner… Pour le moment. Le bras de l’abomination chuta dans la neige. Frankenweenie n’émit aucun son, aucun cri de douleur ou signe de protestation. Il était un brave soldat obéissant. Incapable de réfléchir, certes, mais aussi incapable de désobéir et de ressentir. Bref, il était parfait. Presque parfait. Car maintenant que son adversaire avait pris sa forme véritable, il était aussi inutile qu’un steak haché ambulant.

« Je vois que nous avons un début d’entente. »

Abigaïl maîtrisait l’émotion dans sa voix à la perfection. Elle cacha à merveille le soulagement de ne plus avoir des griffes planté dans ses épaules, ou encore de simplement sentir la proximité du souffle de la créature sur elle. C’était grisant, mais elle restait humaine malgré son âge vénérable et sa proximité avec le royaume des morts. Sköll ne pouvait pas parler, mais elle ne se faisait pas trop d’illusions. Même s’il venait de se retirer, elle avait tenté de le tuer. D’ailleurs, les spectres qui l’entouraient voulaient sûrement qu’elle continue d’essayer.

Elle lança un regard à sa créature. Il portait plusieurs stigmates de son combat mais se tenait toujours fièrement debout. Ses plaies ne saignaient pas, et même son membre absent ne semblait pas l’incommoder plus que cela. « Il va me falloir du temps pour rattacher ça… » Lâcha-t-elle avec un soupir. « Dans quelle situation t’es-tu encore fourrée petite sœur ? » La forme monstrueuse du fantôme de son frère se tenait enfin à ses côtés. Trop tard. La phase de combat pur et dur venait de prendre fin. Elle le lui aurait bien reproché, mais parler à un fantôme alors qu’un loup géant lui faisait face n’arrangerait pas son cas.

« Vous avez tué un tas de gens au cours de votre vie, luv'. Les morts ne sont pas aussi silencieux qu’on le croirait. Leur sort ne leur convient pas, et l’amertume en fait des esprits dangereux. Des esprits dangereux qui m’ont demandé de vous mettre à mort. » Oui, bon. Ce n’était sûrement pas le meilleur moyen d’expliquer la situation à son interlocuteur. Elle se redressa lentement, prenant soin à ne pas déclencher quelque attaque chez Sköll. Parfois l’instinct reprenait simplement le dessus. « Maintenant je me rends compte que c’était une erreur, vous êtes clairement au-dessus de la justice du tombeau. »

Oh la petite menteuse.

Elle n’avait qu’une envie, c’était de voir sa tête de loup couronner sa prochaine création. Peut-être pourrait-elle se tailler un vêtement dans sa fourrure, et se servir de ses os pour décorer sa tenue de justicière… Mais quoiqu’il en soit, le tuer maintenant semblait pour le moins compliqué. Abigaïl était d’une nature froide et pragmatique, et elle n’était pas habituée à utiliser les mots pour se sortir d’affaire. Est-ce qu’Anton avait commencé à déteindre sur elle ? « Vous êtes vieux, beaucoup plus vieux que moi alors que je ne suis pas de première fraîcheur. Je pourrais essayer de vous convaincre qu’il vaut parfois mieux avoir un ennemi vivant que mort, mais je suppose que vous le savez déjà, non ? » Surtout quand l’ennemi en question jouait avec la vie et la mort.  

Pourquoi ne pouvait-elle pas être tel Koschei ? Ce terrible russe qui avait enfermé son âme dans une aiguille, dans un œuf, dans une chèvre, sur un arbre, sur une île introuvable afin de ne jamais périr. Non, il fallait qu’auréolée de toute sa pathétique mortalité elle aille triturer des êtres divins. « Ta vie est comme une longue tentative de suicide petite sœur… » Lâcha son frère, audible et visible uniquement par elle.
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Message posté : Dim 28 Déc - 17:39 Message
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Le rictus sardonique de Sköll s’élargit. Il n’y avait pas d’entente. La petite humaine pouvait entretenir l’illusion qu’elle désirait mais il n’y était pas question d’entente. Ni même de négociation. Le loup rouge cédait au caprice d’une proie bavarde avant de l’achever. Son sort restait incertain. A la moindre incartade, il n’hésiterait pas à lui broyer les os. Tout comme il pouvait décider de la laisser vivre, avec cet impérissable souvenir pour la hanter chaque jour… Il ne pouvait pas être sûr de l’effet que cela lui ferait, à l’avenir. Cette femelle-là était réellement reliée au monde des morts, il le sentait. Qu’est-ce qui pouvait effrayer pareille mortelle ? Sköll se promit de le découvrir.

Essayait-elle de lui donner une leçon ? L’Histoire, les Managarm la façonnaient à leur envie, depuis qu’ils avaient échappés au joug de Loki et arpentaient la Terre en éclaboussant de sang chaque époque. Qui était donc cette humaine pour se permettre de tels jugements ? Même si elle se targuait d’un âge vénérable – ce qui éveilla sa curiosité -, même si elle soulignait l’ascendant du loup rouge, jamais elle n’aurait dû oser le mettre en garde. Sköll ne recevait pas de leçons de la part de simples mortels. Elle osait mentir devant lui, pour sauver sa vie, puis elle trouvait le moyen d’essayer de l’influencer. Les babines se retroussèrent en un rictus plus menaçant, découvrant de longs crocs effilés. Sköll gronda. La petite humaine pouvait jouer autant qu’elle le voulait : il n’appartenait qu’à lui de décider de son sort.

Il jeta un long regard à la Chose. Sa création, son arme. L’humaine se réclamait l’instrument d’une justice qui frappait au-delà de la mort. Sa créature était une parfaite démonstration de ses capacités en ce sens. Sköll ne se risquait pas à l’approcher de nouveau. En revanche, il désigna du museau la Chose à la jeune femme et poussa un bref jappement, qui aurait pu ressembler à une exclamation s’il avait été homme. Ses prunelles solaires plongèrent dans les yeux clairs dissimulés par le masque. Son regard en disait long.

Toi aussi, tu tues, d’une certaine façon. La mort te profite autant qu’à moi.

Sköll balança sa longue queue touffue, trahissant son impatience et son agacement. Il savait que s’il reprenait forme humaine, rien n’empêcherait la fille de jeter sa Chose sur lui encore une fois. Pourtant, il eut été plus facile de s’abaisser à ce niveau pour se faire comprendre d’elle. Ces misérables Terriens ne pouvaient pas atteindre son esprit pour communiquer avec lui. Sköll commença à faire les cent pas. Tel un requin tournant autour du naufragé, le loup géant faisait tranquillement le tour de la petite humaine et de sa créature, sans quitter des yeux la première. Sa manœuvre n'avait rien d'agressif pour l'instant. Il ne faisait qu'observer et rappeler, à celle qui avait cru pouvoir le défier, qu'il ne la laisserait pas s'échapper aussi facilement.

Il jeta à nouveau un regard éloquent à la Chose. Il aurait pu se permettre de reprendre forme humaine, si seulement elle n’avait pas été là pour lui rappeler que, quelques minutes auparavant, cette simple mortelle avait tenté de le tuer…
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Message posté : Dim 28 Déc - 22:28 Message
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Abigaïl se trouvait étonnamment loquace en cette triste nuit d’hiver. Qu’est-ce qui lui arrivait ? Etait-ce le mutisme de son interlocuteur, ou plutôt son incapacité à lui répondre qui la lançait sur cette pente glissante de monologue ? Ou alors c’était simplement la nervosité, la certitude qu’il allait bientôt plonger sur elle à nouveau, planter ses crocs dans sa gorge d’albâtre et finalement tuer la nécromancienne.

Ce qu’elle préférait éviter finalement. « Ce n’est pas ton adversaire classique, Abigaïl. Ce n’est pas juste un assassin comme les autres. Les morts qui l’entourent sont nombreux, très nombreux, il tuait alors que nous n’existions pas encore. » Lâcha Anton. Elle aurait aimé lui dire qu’elle savait tout ça, qu’elle avait fait ses recherches, mais que cela n’aidait pas. Il l’accusait de son regard, l’accusait de tuer elle aussi. Finalement il n’avait pas tort.

Il y avait beaucoup de sang sur les mains d’Abigaïl. Mais aucun qu’elle ne pensait pas mérité. Le prêtre en Italie l’avait torturée durant des mois, le tuer n’avait été que justice. Tous les autres, ils avaient souffert avant tout des actes d’Anton. C’était lui qui les avaient tués, lui qui avait tué cet inspecteur à Londres deux siècles plus tôt. C’était aussi lui qui avait été responsable du massacre dans le diner où elle travaillait avant. Bien que ce soit Proyas qui ait achevé les survivants et assassiné Toad.

Mais qu’était-ce face aux torrents de mort que Sköll avait laissé dans son sillage ? Peu de chose, si peu de choses. « As-tu essayé de te faire passer pour la faucheuse ?  Quoique je doute qu’il soit si impressionné par tes pouvoirs. » Anton n’aidait vraiment pas.

« Je vois très bien ce qu’il se passe… Vous ne me faites pas suffisamment confiance pour reprendre forme humaine, et de la même façon, je ne vous fais clairement pas confiance pour ce qui est d’abandonner ma création… » Pouvait-il être suffisamment rapide pour la tuer avant que Frankenweenie puisse intervenir ? Probablement. Finalement, elle devrait sûrement se résoudre à un autre pari risqué en cette soirée. Le loup immortel la tuerait, elle en était certaine, mais l’homme… Elle pouvait discuter avec l’homme, et surtout, il ignorait tout d’Anton.

« Mais je vais vous montrer ma bonne foi, et par la même occasion que je refuse de continuer mon affrontement contre vous. » La magie nécromantique consistait en un principe simple : insuffler de l’énergie à un corps mort pour rétablir un semblant de vie. Ce n’était pas très différent pour une abomination. Et de la même façon, Abigaïl pouvait récupérer la magie qu’elle avait placée dans le patchwork de cadavres. Elle posa une main sur le torse scarifié de la créature, et aussitôt, elle cessa d’exister. L’abomination s’écroula sur elle-même, des morceaux de chairs pendouillant lamentablement aux nombreuses attaches et coutures. Ecrasé lamentablement dans la neige, les gueules de chien étaient dénuées de toute vie et la chose n’apparaissait plus menaçante.

La réanimer serait compliqué pour Abigaïl toutefois. Créer une telle chose prenait du temps, et elle venait de sacrifier des semaines de travail. « Voilà. Maintenant qu’est-ce que vous désirez faire ? Me tuer ? » Elle lui adressa un sourire carnassier. Un coin de son esprit se préparait à invoquer Anton si jamais le loup passait à l’attaque. Ensuite elle n’aurait plus qu’à courir aussi vite que possible et espérer le meilleur.
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Message posté : Lun 29 Déc - 13:57 Message
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Du haut de ses millénaires d’existence, Sköll contemplait la petite humaine qui le défiait avec arrogance. Elle était sans doute un peu sorcière. Sa volonté commandait aux morts. Le loup rouge n’ignorait pas que de puissants jeteurs de sorts avaient élus domicile à Star City et dans ses environs. La précédente bataille contre l’invasion Terminus en avait révélé quelques-uns. Sans compter les sorciers de l’Ordre de Thulé, secte rattachée à SHADOW. Un être quasi-divin comme le Managarm avait tout intérêt à se faire discret auprès de pareilles personnalités. Même s’il lui en coûtait de ravaler son orgueil, il valait mieux se faire passer pour un banal lycanthrope, quoique très âgé. Attirer trop l’attention sur lui pouvait desservir et les plans de SHADOW et ses propres rêves de fin du soleil. Tandis qu’il continuait à tourner tranquillement autour de sa proie, Sköll étudiait chaque regard, chaque geste, le moindre signe qui pourrait la trahir. La pseudo-sorcière mentait à demi-mot, avec l’assurance de quelqu’un prêt à tout pour sauver sa vie.

Il dressa ses oreilles pointues comme elle résumait la situation, signe qu’il l’écoutait avec la plus grande attention. Lorsque la Chose retomba inanimée sur le sol, le loup rouge retint un frisson de dégoût. Sa méfiance redoubla d’intensité. La fille masquée jouait un jeu très dangereux. Elle le savait et Sköll aussi. Le loup scandinave n’avait rien à craindre – ou presque – sous sa forme originelle. Il avait le choix. Il pouvait demeurer ainsi et la tuer tout de suite. Sans doute l’humaine avait-elle une porte de sortie, au cas où les choses tourneraient mal. Il ne pouvait pas le deviner. Quelque chose l’empêchait néanmoins de lui briser la nuque sur-le-champ. L’indiscrète vertu qu’est la curiosité ne faisait pas partie des qualités les plus développées du fils de Fenrir. Hati s’était toujours montrée plus intéressée que lui quand il s’agit des mœurs et des pouvoirs des mortels. Cependant, Sköll voulait comprendre. Comment une si fragile créature pensait pouvoir le tuer. Pourquoi respirait-elle ce parfum mirifique de la Mort, comme sa tante Hel aux temps où il n’était qu’un louveteau. Et, surtout, qu’est-ce qui effrayait réellement cette petite humaine. Il s’était promis de le découvrir et il n’aurait pas de répit avant d’avoir trouvé.

Sköll cessa sa ronde et se planta face à la jeune femme. Les oreilles pointées vers le ciel, l’or de ses prunelles rivé au masque d’os, sa queue faisant office de balancier, il s’accorda un temps de réflexion. A la vérité, sa décision était déjà prise. Faire languir la brave demoiselle ne lui déplaisait pas. Il s’agissait d’éprouver ses nerfs, elle qui trouvait la force de lui sourire et de rester immobile face à lui. Il voulait d’abord briser son mental, avant de décider de briser quoique ce soit d’autre. On ne s’attaquait au fils de Fenrir sans soi-même rechercher la mort.

Un instant d’éternité s’étira. Enfin, un long frisson parcourut la colonne vertébrale du loup rouge. Son corps se tordit, modelée par une implacable main invisible, tandis qu’os et muscles adoptaient une nouvelle morphologie. Le pelage cuivré se résorba pour ne laisser qu’un pâle épiderme sans tâches dans son sillage. Tout ce qui clamait en lui une ascendance magique et glorieuse disparut progressivement. Niklaus Mikkelsen réapparut, nu, légèrement tremblant, les mains et les pieds profondément enfoncés dans la terre. Il ne cacherait pas son visage sous une autre illusion, puisque la petite humaine l’avait déjà vu au début du combat. Coupé d’une partie de ses sens de prédateur, sa puissance à présent renfermée dans ce corps étriqué, Sköll se redressa. Les lambeaux de ses vêtements se trouvaient un peu plus loin mais il était hors de question de les récupérer. De toute façon, ils étaient hors d’usage. Et il ne quitterait pas des yeux la nécromancienne.

- Nous n’avons pas été présentés. Vous vous attaquez à des forces que vous ne pouvez ni comprendre ni détruire.

Sur le visage lisse et glacé de Niklaus, nulle émotion ne s’y reflétait. L’eau sombre de ses yeux luisait encore d’un léger éclat animal. Indifférent à la morsure du froid, plus encore à sa nudité, il se tenait droit debout devant elle, solidement campé sur le sol. L’estafilade près de ses côtes avait déjà disparu. Elle s’était évanouie, comme s’il n’y avait jamais eu de coup porté. Cependant, le précédent coup de crochet noircissait encore ses chairs dans le muscle de son épaule droite. La cicatrisation prenait plus de temps. Et une douleur diffuse se répandait dans son bras. Il était tendu, dans l’attente, déjà prêt à invoquer ses pouvoirs. En tant qu’homme, Sköll était vulnérable. Mais pas aisé à vaincre.

- Je souhaiterais connaître le nom de celle qui s’est crue mon adversaire, renchérit-il froidement, d’un ton habitué à commander et à être obéis. Parlez tant que vous le pouvez, petite humaine. Peut-être vous laisserais-je repartir en vie, si vous parvenez à me divertir. De quelle étrange justice vous réclamez-vous ?
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Les morts ne mentent pas

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