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Ça ne pourrait pas être pire

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Message posté : Ven 28 Nov 2014 - 21:30 Message
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Le taxi s'arrêta quelques mètres avant sa destination finale et cela prit quelques minutes à Cian pour accumuler le courage nécessaire avant d'ouvrir la porte du véhicule. Il paya le chauffeur sans demander son reste, puis combla les derniers mètres qui le séparait de sa destination finale. L'air froid lui piqua sauvagement le nez et il renifla à plusieurs reprises avant de pénétrer l'intérieur de la Star School for the Arts, aussi connu sous SSA. Un bel établissement, dans un beau quartier, habité par de belles personnes. Le jeune homme esquissa un sourire un peu amer en laissant la porte se refermer dans son sillage. Les sciences humaines ne lui déplaisaient pas, bien au contraire, mais une partie de lui-même regrettait quand même d'avoir quitter le théâtre.

Sur son chemin, des étudiants passèrent près de lui sans lui donner plus d'attention que nécessaire. Avec sa chevelure aux mèches négligée, son expression blasée et ses yeux rivés à ses pieds curieusement intéressants, Cian devait avoir l'air d'un artiste, lui aussi, selon les stéréotypes que l'on connaissait. Il marcha encore, à la recherche d'un bureau de réception quelconque, une secrétaire, une personne d'expérience en ces lieux. Il n'avait pas envie de demander des indications à un élève. Le pauvre américano-irlandais avait toujours eu du mal à s'entendre avec son propre groupe d'âge, pathétique, n'est-ce pas? Enfin bon, au bout de dix minutes, il décida finalement d'apostropher un étranger dans un couloir et lui poser sa question. Quelle humiliation quand il apprit qu'il avait passé devant l'endroit désiré à trois reprises sans même s'en rendre compte! Gêné, il remercia rapidement le bon samaritain avec un bref hochement de tête et un sourire nerveux.

Une minute après, il se trouva devant une jolie porte sur laquelle était sagement accrochée une belle pancarte et où il y était écrit clairement «Réception», noir sur blanc. Comment avait-il pu la manquer? Ah, s'il cessait de toujours observer le plancher quand il marchait pour y découvrir les réponses à ses questions existentielles, peut-être que cela aiderait. Bref, le garçon saisit la poignée qui devait être désinfectée à toute les demi-heures si on en remarquait la luisance. Il ouvrit la porte, bon, jusque là, tout allait très bien. Il allait entrer dans cette réception, allait se présenter, il remplirait les papiers nécessaires avec la personne concernée, puis il repartirait chez lui. Une fois là-bas, il pourrait se préparer pour le dîner qu'il avait de prévu avec sa mère pour fêter ses débuts pratiques pour ses cours de psychologie.

-Monsieur, faites attention!

Tout se passa trop vite pour que Cian ai le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Son pied glissa et partit droit devant lui sans ordre de sa part. Il hoqueta alors que son dos et le coude de son bras gauche se ramassait tout le choc de la chute. La tristitude, c'est quand lors d'un voyage en Inde, tu bois de l'eau. En fait, il n'était pas en Inde et il ne buvait pas de l'eau, en fait, il pataugeait royalement devant.

-Monsieur, monsieur, vous allez bien? Levez-vous, monsieur!

La tristitude, c'est quand des jeunes t'appellent monsieur pour la première fois. Confus, Cian sentit au bout de quelques secondes ses vêtements s'imbiber d'eau et la jeune femme qui s'empressait de lui attraper la main pour l'aider à se relever. Il se laissa tirer docilement, mais lorsque vint le temps de se lever pour de bon, il glissa à nouveau dans ses chaussures détrempées. Humiliation, fait qui humilie, qui cause de la honte. Action d'humilier ou de s'humilier. Une minute plus tard, il était finalement de bout et loin de la flaque malicieuse. Le dos mouillé, les chaussettes humides, les souliers trempées. Un peu à la gauche, il découvrit la source de son malheur, un grand sceau, dont l'utilisation devait revenir à un concierge qui n'était pas là. Penaud, Cian tourna la tête vers la jeune fille, son expression revêtant les nombreuses questions qu'il avait en tête.

-Il vient tout juste d'avoir un incident avec le concierge, il est parti chercher une autre serpillère, vous êtes arriver au mauvais moment.

Oui, ça va le vouvoiement, il n'était pas si vieux que ça, il avait à peine du poil au menton, bordel. Une main prudente sur son coude endolori, il jura silencieusement à l'idée qu'il allait certainement se réveiller demain matin avec une ecchymose dégueulasse, ou plutôt des ecchymoses dégueulasses.

-Et ça vous aurait tué d'ouvrir les portes et mettre une pancarte disant qu'il y avait de l'eau partout, je peux vous poursuivre pour ça, rétorqua l'Irlandais froidement en vérifiant l'état de son sac et celui des livres dissimulés à l'intérieur en un geste rageur. Il tourna subitement la tête vers la pauvre fille alors que les états d'âmes de celle-ci devinrent aussi clair que de l'eau de roche. Honte, peur. Peur qu'il lui saute dessus ou peur de perdre son emploi pour avoir causer des soucis à la SSA, il ne pouvait en être certain. Cian soupira longuement avant de forcer un sourire vers la petit sotte. Au même moment, un homme qui devait être âgé dans la cinquantaine arriva avec une serpillère et commença à nettoyer son dégât.

L'empathe avança alors vers le bureau, puis demanda à la jeune femme de l'annoncer, car il avait des papiers à remplir concernant un stage qui avait été planifié pour lui. Honteuse et gênée, elle baissa la tête et pianota sur son clavier. Elle haussa un sourcil et c'est avec un sourire digne d'une publicité de dentifrice qu'elle lui annonça que l'employé qui devait l'accueillir et discuter avec lui avait appelé quelques minutes plus tard pour annoncer qu'il était coincé dans la circulation et ne serait pas présent pendant au moins une heure.


Ce sentiment de rage qui nous prend lorsqu'une journée ne se passe pas du tout comme elle devrait. Il avait à peine mentionné à la réceptionniste qu'il comptait aller se perdre pendant une heure, qu'il enjamba la flaque à moitié réduite pour aller arpenter rageusement les couleurs de la Art School. Quel espèce d'imbécile se coinçait dans la circulation lorsqu'il avec un rendez-vous important? Un marmonnement mécontent s'échappa de la bouche de Cian alors qu'il se remémorait le fait qu'il n'était pas du tout important, un simple étudiant en quête de connaissances et mises en pratique des notions qu'il avait acquises au cours des dernières années.

L'Irlandais saisit ses beaux écouteurs, les posa sur ses oreilles et comment il l'avait déclaré plus tôt, décida de se perdre dans le dédale de couloirs qui se manifestait devant lui. Parfois, il regardait par les petits carrés vitrés qui permettait de voir à l'intérieur d'une classe, parfois il s'amusait à ouvrir la porte d'une pièce libre pour y examiner l'intérieur. En tout cas, la qualité de l'établissement n'avait rien à voir avec le lycée qui avait pourrit sa vie par le passé. Pff, un lieu pour les élus de la société.

Il était silencieusement en train de se moquer d'une sculpture qui représentait... en fait, il ne savait pas du tout c'était quoi. Un mélange de formes ou une blague? Ah, il avait beau aimer l'art et la culture en général, mais jamais il ne serait en mesure de comprendre les esprits des artistes. La mentalité de Cian était que s'il pouvait le faire, ce n'était certainement pas de l'art. Il esquissa un sourire en repensant à une «œuvre d'art» consistant d'une poubelle sans couvercle avec quelques tâches de peinture dessus. Il avait vu sa dans un musée, bordel!

Il se détourna de la «chose», puis se dirigea nonchalamment vers la sortie et c'est à ce moment qu'il fut percuté par une sensation étrange. Inconfortable, il s'adossa à un mur et prit une grande inspiration avant de reprendre sa route, attiré par une énergie particulière. Rapidement, il se retrouva devant ce qui semblait être une classe vide. Et puis merde alors, ses vêtements étaient en mauvais état, son humeur était en mauvaise état et arpenter les corridors vides d'une école perdait tout son attrait quand on était pas confortable dans ses chaussures. Sentant son téléphone vibrer dans sa poche, il s'en saisit, puis aller consulter ses messages tout en pénétrant dans la salle vide. Ou du moins, croyait-il qu'elle était vide.

Il sursauta avec une certaine violence en apercevant un homme dont il n'avait pas sentit la présence. Son téléphone s'échappa de ses mains, accompagné d'un petit «Ah!» tout à fait ridicule. Le produit technologique tomba par terre dans un bruit sec, n'ayant pas d'étui, celui-ci s'ouvrit et la pile se précipita vers d'autre cieux.

-Je, hm, désolé, je pensais que la salle était vide, pardon, ouais, c'est ça, hm, il se mit aussitôt a genoux, tendant nerveusement la main vers son appareil, ne se rendant pas compte qu'il avait parlé un peu plus fort que prévu à cause de la présence de ses écouteurs sur ses oreilles. Il ramassa l'appareil, puis le morceau qui manquait. Remarquant la pile qui n'était pas dans son champ de vision, il chercha la vilaine du regard.
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Message posté : Sam 29 Nov 2014 - 0:12 Message
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ϟ Âge : 28
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 7868
ϟ Nombre de Messages RP : 818
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Crédits : Cookie
ϟ Doublons : /
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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Sous son pied, la pile. Louis toisait le nouveau-venu. Cheveux désordonnés, habits du mois dernier, l'air d'une pucelle au jour de son mariage. Seuls ses yeux dominaient tout le reste. Quel vert intense et pénétrant ! Louis connaissait l'émeraude de ses prunelles, mais il n'imaginait pas qu'il pût exister au monde semblables et parfaites billes de jade. Louis s'abaissa pour ramasser ce que cherchait l'intrus. Dans sa main, il agita la batterie du téléphone portable qui avait connu une bien triste entrée en scène, dans cette salle de classe qui n'était pas vide. « Non, la salle n'est pas vide. » L'évidence parlait d'elle-même. Louis était présent, debout, et non loin de lui se tenait un chanteur qui aurait fait un chat peureux formidable. Quelques minutes plus tôt, il n'en menait pas large...

Quelques instants plus tôt, Louis laissait glisser ses mains sur le piano tandis qu'il écoutait les piètres tentatives de son élève, qui miaulait plus qu'il ne chantait les premières mesures d'un lied de Schubert, Versunken, dont les malheureuses notes n'allaient pas crever le plafond. Il avait juste avant massacré Am Flusse, et un peu plus tôt encore réduit à une infâme bouillie les subtiles estafilades d'Auf Dem Wasser Zu Singer. En dépit de tous les efforts de Louis pour tirer de ce rossignol quelques notes justes et belles, il n'avait su rien faire de lui. Ni rossignol, ni alouette, rien qu'un crapaud misérable et médiocre comme l'est le soleil d'automne ! C'était d'ailleurs à peine croyable, car non seulement le jeune homme était doté d'un bel organe, mais en plus il avait un sérieux bagage musical. Mais rien n'y faisait, sa voix, toute riche qu'elle fût, ne toucherait ce jour à aucune des grâces mélodiques que le jeune étudiant à la Star School for the Arts prétendait atteindre.

Il avait de la technique, du coffre et du relief, mais il manquait de justesse et d'élocution – il ne parlait pas un traître mot d'allemand, et cela s'entendait terriblement. Il ne parlait pas plus le français, l'italien ou l'espagnol, Louis avait pu le constater de ses propres yeux et de ses propres oreilles. Il avait pourtant tout essayer. L'air galant français, le bel canto italien, et même la sarabande chantée espagnole. Ne restait qu'à essayer l'allemand, ce qu'il venait de faire, pour un résultat des plus médiocres. Il n'avait donc rien tu de sa colère et de son agacement.

 « Harry vous n'êtes qu'un imbécile si vous croyez savoir chanter. Il ne suffit pas de connaître son diaphragme et ses poumons, encore faut-il connaître ses cordes vocales ! Et de toute évidence, les seules cordes que vous connaissez sont celles de la guitare que vous prétendez gratter pour séduire les filles au détour des couloirs ! Alors un peu de sérieux, bon sang ! C'est de la bouillie, bon sang ! Non, non je ne l'aime plus... Enfin, vous entendez-vous ? Les liens sont rompus... c'est proprement ridicule ! » D'un ton acerbe et péremptoire, il singea de la sorte le chant de son élève, pour mieux le tourner en dérision et lui faire voir toute l'inanité de ses postures vocales.

C'était juste avant que n'intervînt l'inconnu au téléphone cassé. Louis avait d'ailleurs repris au piano pour une série d'exercices pour son apprenti-chanteur, quand il avait dû s'interrompre, se lever, et sauver la batterie d'un exil définitif sous une vieille armoire aux contours esseulés. La pile dans les mains, Louis contenait au mieux son irritation pour ne pas donner l'impression qu'il était en colère contre tout le monde. Il n'était véritablement énervé qu'à l'égard de son élève, et plus particulièrement de l'incapacité de celui-ci à comprendre les subtilités qui distinguent le piailleur du chanteur.

Du revers de la main, il frotta la manche de sa veste grise – indispensable élément du costume complet qu'il portait aujourd'hui par-dessus une chemise blanche comme la lune.  « Pourquoi d'ailleurs cherchiez-vous une salle vide ? » Louis tourna vigoureusement la tête vers le jeune Harry qui profitait de cette distraction momentanée pour reposer son bel organe. L’œil du magicien fut suffisant à le convaincre de reprendre ses exercices buccaux – en sourdine, toutefois. Louis revint au nouveau-venu et l'observa en silence, dans l'attente d'une réponse de sa part. Mais il ne sut attendre trop longtemps, car l'agacement diminuait sa patience comme l'eau creuse le sucre.

 « Êtes-vous un nouvel élève ? Je ne vous ai jamais vu dans l'école. Je suis le professeur de musique, Louis d'Ax. » Il avait dit tout cela poliment mais d'un ton pressé. L'intense émotion qu'il éprouvait glissait sur ses paroles, sans doute, autant que sur ses joues qui frémissaient.
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Message posté : Sam 29 Nov 2014 - 8:54 Message
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Son regard vert croisa celui de l'homme qui s'était adressé lui. En réponse, l'Irlandais ne put que oser un sourire gêné. Bonne nouvelle, ils faisaient tout deux partie de ce faible pourcentage de chanceux individus possédant des yeux verdâtres, une couleur peu populaire parmi les bruns. Ses sourcils se froncèrent brièvement sous l'examen qu'il sentait de la part de cet inconnu qui le toisait sans gêne. C'était le rôle des adultes, non? Juger, sans jamais comprendre, ou plutôt sans faire l'effort de comprendre. Une pensée plutôt ironique de la part d'un idiot qui lui-même, techniquement, était adulte.

« Non, la salle n'est pas vide. »

No shit, Sherlock! En garçon poli, bien élevé et déjà bien assez embarrassé, Cian se contenta d'hocher doucement la tête en récupérant les morceaux de son téléphone qui avait connu de meilleurs jours, à force de l'échapper, il se demandait par quel miracle celui-ci pouvait encore fonctionner et par quel tour de magie l'écran n'était toujours pas fissuré. Peut-être avait-il de la chance dans sa malchance? Son attention fut attiré par la compagnie du monsieur dont l'expression faciale et le maintient représentait l'imagine typique d'un homme mal dans ses pantalons. Non seulement il débarquait sans prévenir et faisait de lui une belle tarte, mais il arrivait au cours de, visiblement, un mauvais moment entre un élève et ce qui semblait être un enseignant. Cian ne pu toutefois s'empêcher d'esquisser un sourire sympathisant devant la victime du professeur, sa tête était semblable à la sienne lorsque son peur l'engueulait, il y a très longtemps de cela.

Du coin de l'œil, l'empathe remarqua la pile que tenait le plus vieux des deux hommes sans ses mains. Tient, c'était à lui, ça. Il fit un pas vers l'avant, puis s'arrêta. Il déglutit en croisant à nouveau le regard vert de cet étrange individu. Ses sourcils se froncèrent sous les vilaines vibrations qui semblaient émaner de lui. Frustration, l'irritation, une énergie frôlant la colère, cela ne pouvait pas être que causé par sa présence impertinente. Enfin bon, s'il voulait le voir déguerpir, il vallait mieux pour tout le monde qu'il lui redonne le morceau indispensable pour son téléphone. Il devait sérieusement commencer à nommer ce bel appareil de la technologie, « Le Survivant ».

« Pourquoi d'ailleurs cherchiez-vous une salle vide ? »

Une simple question qui faisait du bon sens, mais lorsqu'il ouvrit sa belle bouche pour lui offrir une réponse, il se rendit compte qu'il ne savait pas quoi répondre, en fait. Qu'allait-il lui dire? Qu'une énergie particulière l'avait attirer vers cette pièce et que pensait qu'il s'était trompé, avait tout de même décidé de s'y introduire. Au final, il usa d'une habilité tirée de ses nombreux cours de théâtre et d'improvisation. Néanmoins, il ne pouvait pas s'empêcher d'être légèrement intimidé par la présence autoritaire de son interlocuteur irrité et les beaux vêtements qu'il portait. Les hommes en costume l'avaient toujours perturber, aller savoir pourquoi.

-J'avais un rendez-vous pour remplir des papiers, mais la personne qui devait m'accompagner dans les démarches a décidé qu'il serait brillant de partir à la dernière minute et d'être royalement coincé dans la circulation, aller savoir pourquoi! admit-il finalement, lui soufflant un brin de vérité par la même occasion. Bref, j'ai une heure à perdre dans votre... si bel établissement et je pensais regarder à quoi ressemblaient les salles... et tout ça.

Tient, il le regardait à nouveau. Particulièrement intimidé, Cian détourna un peu le regard vers la gauche, levant un peu le menton. Il changea son sac à bandoulière d'épaule et repoussa une mèche de cheveux indésirable derrière une oreille.

« Êtes-vous un nouvel élève ? Je ne vous ai jamais vu dans l'école. Je suis le professeur de musique, Louis d'Ax. »

Le ton de sa voix sembla presque l'attaquer, malgré le contrôle presque parfait de ce monsieur d'Ax. L'étudiant frémit, puis fit un pas vers l'arrière en un réflexe dont il ignorait l'origine. Lui? Faire partie de cette école? Un rire gêné s'échappa d'entre ses lèvres, délicat et pas méchant. Ses yeux s'attardèrent sur la pile emprisonnée dans la main du professeur.

-Je ne pourrais pas chanter pour sauver ma vie, monsieur, avoua aussitôt l'Irlandais qui ne pouvait pas plus s'imaginer faire de la danse classique, il avait déjà du mal à mettre un pied devant l'autre dans la vie de tout les jours. Je n'ai pas plus d'intérêt pour l'art moderne qui me semble être plus une blague que de l'art de nos jours, donc non, je ne suis pas un élève ici.

Heureusement qu'il n'était pas un élève ici. Il ne manquait plus qu'il doit étudier sous les yeux scrutateurs de cet homme aux jolies pupilles.

-Ah, pardon, je suis Cian O'Hara, il s'avança prudemment et tendit sa main vers l'homme bien vêtu. Louis d'Ax, cela sonne plutôt français comme nom. Il esquissa un fin sourire, un peu fière que sa prononciation semblait correcte à ses oreilles. Il n'avait jamais pensé que étudier le français dans ses temps libres lui servirait aux États-Unis. Son attention quitta l'enseignant, puis se porta sur l'élève. Inconfort, envie de plaire, pression et stress. Ce gars-là venait de ce faire engueuler. Je crois que vous ne sortirez rien d'extraordinaire de votre élève, aujourd'hui.

Le temps sembla s'arrêter alors qu'il comprenait les dernières paroles qu'il venait de prononcer à voix haute. En fait, il s'agissait plutôt d'une pensée qui s'était matérialiser hors de sa bouche. Bordel, il devait faire un commentaire.

-Et je sais ça comme ça parce que j'étudie en psychologie et que je sais reconnaître les signes d'une personne trop stressée pour bien travailler, c'est d'ailleurs pour ça que je déambule dans le couloir, je dois compléter les papiers concernant mon stage qui aura lieu ici, ah, je crois que vous avez quelque chose qui m'appartient, monsieur? Il désigna la pile du menton.

Succès!
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Message posté : Mer 10 Déc 2014 - 22:35 Message
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《 Et Cian O'Hara, cela m'évoque l'Irlande, ou la Caroline du sud. 》 Louis s'était amusé de la réflexion du jeune homme aux vertes prunelles. Il était facile à quiconque de deviner ses origines françaises. Si son nom ne le trahissait pas, son accent ne laissait planer aucunement le doute : il venait de France et avait grandi en Gascogne. Ses manières policées témoignaient d'une belle éducation, son assurance d'un lignage sûr et son aplomb d'un tempérament ancré dans les profondeurs de ses origines. Nul doute que le nouveau-venu y serait sensible, en dépit de son apparente faiblesse et légèreté. Il n'avait pas l'air particulièrement chétif, mais à l'observer dans l'encadrement de la porte, il était facile de deviner qu'il ne s'était guère attendu à voir quelqu'un dans cette salle de classe qu'il avait cru vide. Qu'avait-il déclaré par ailleurs ? Qu'il venait ici récupérer des papiers à remplir, trouver quelqu'un pour l'accompagner dans des démarches que Louis devinait administratives... cela sentait fort le nouvel élève et pourtant il n'en était rien. Louis s'en étonna et cette première surprise apaisa quelque peu la colère qu'il éprouvait, colère nourrie du dépit que lui inspirait son piètre élève.

Ce que lui avait d'ailleurs raconté ce nouveau-venu sur l'école et sur l'art avait figé sur la tête de Louis un sourire presque charmé. Heureusement, dans cette école, l'ensemble des programmes ne se concentraient point sur l'art contemporain ou dit moderne, mais couvrait des disciplines assez diverses pour toucher à tous les arts, y compris d'un point de vue historique. Et lui-même en était la preuve quotidienne et parfaite, puisqu'il s'honorait d'enseigner la musique depuis ses cimes jusqu'à ses marécages, depuis Bach jusqu'à Lady Gaga. Autant dire qu'il passait par des sommets d'invention et de créativité autant qu'il sombrait dans ces abysses d'imposture et de ridicule. Il était aussi bien placé pour savoir que toutes les époques avaient leurs gloires et leurs décadences, en musique comme dans tous les arts. Les classiques demeurés perennes à nos mémoires doivent-ils éclipser le grand nombre des médiocres qui déjà pullulaient ? Le problème de l'époque contemporaine était d'ailleurs peut-être l'explosion des moyens d'informer et de communiquer, moyens qui ouvraient donc à une multitude d'artistes auto-proclamés des tribunes qu'ils n'auraient pu que rêver en d'autres temps et d'autres époques. Mais Louis préféra ne point partager ces réflexions avec son élève et le nouveau-venu, préférant les conserver pour d'éventuelles discussions ultérieures. Notamment parce que le jeune homme aux verts iris lui avait confié qu'il ne tirerait rien de son élève pour le moment et qu'il le savait parce qu'il était étudiant en psychologie et ici présent pour les dernières formalités d'un stage qui le conduirait à exercer dans l'établissement. Un sourire s'installa paisiblement sur le visage de Louis. Une nouvelle tête, mais point parmi les élèves ? Voilà qui serait original, fût-ce à titre provisoire ! Il y avait si peu de renouvellement parmi les professeurs et les membres du personnel qu'un nouveau stagiaire ne pourrait qu'apporter un soupçonde sang-neuf dans cette singulière institution qu'était la Star School for the Arts.

Louis se rapprocha de Cian, pour lui rendre la batterie de son téléphone, sans le quitter des yeux.

《 Tenez, je vous en prie. Psychologue, donc ? Enfin une bonne nouvelle dans cette école ! Soyez le bienvenue. Il n'y avait personne à l'accueil, pour vous recevoir ? C'est étonnant, et plutôt regrettable, il y a toujourq d'ordinaire quelqu'un... 》 Louis n'avait jamais eu à se plaindre de l'organisation administrative de l'établissement, mais sans doute était-ce parce que la direction se trouvait avec lui aux petits soins - sans doute du fait de sa renommée comme chef d'orchestre, et de sa parenté avec la famille Beaudrie. Louis usa de sa main libérée de la pile pour tirer en arrière ses cheveux que la colère avait déchaîné sur sa tête.《 Cela dit, c'est une chance, car sans votre intervention, ce jeune homme allait connaître un coup de foudre des plus déplaisants. 》 Autrement, Louis aurait sans doute foudroyer de son fatal courroux le brave Harry qui ne soufflait mot et afichait une mine aussi déconfite que la confiture d'oignons qu'on sert avec le foie gras. Louis ne lui adressait aucun regard, il n'en avait pas besoin pour le deviner. Ses yeux d'ailleurs scrutaient le sieur O'Hara de toute leur persistance. 《 Peut-être pourriez-vous d'ailleurs me dire ce qu'il convient de faire pour apaiser cet imbécile et tirer de lui autres choses que gémissements et fausses notes ? 》

Mais il se rendit compte qu'il aurait été bien despotiqur d'imposer à ce stagiaire des travaux pratiques avant même les dernières formalités remplies... Il ajouta, rieur : 《 Vous préférez peut-être que je vous conduise jusqu'aux bureaux de la direction... pour vos papiers ? 》
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Message posté : Ven 12 Déc 2014 - 4:07 Message
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« Et Cian O'Hara, cela m'évoque l'Irlande, ou la Caroline du sud.»

L'Irlandais ne pu s'empêcher de sourire à cette remarque. La Caroline du sud, c'était la première fois qu'il entendait cela et il devait admettre être un peu surpris par pareille conclusion. Toutefois, le Français n'avait pas tort avec sa première réflexion. Même s'il avait passer la majorité de sa vie sur les territoires américains, Cian devait avouer que sa mère patrie lui manquait beaucoup. Ses parents avaient toujours cru important de conserver la culture et les coutumes de son pays de naissance et à chaque deux ans, ils y retournaient pendant les vacances du temps des fêtes pour visiter de la famille, mais près de deux semaines à tout les deux ans représentaient bien peu contrairement à son temps passé aux États-Unis ou la communauté en générale n'était pas du tout la même. Étonnamment, il sentit la frustration de ce Louis s'apaiser pour des raisons qu'il ignorait et ce n'était certainement pas de sa faute. Ça devait seulement être ce fameux contrôle de soi que l'on exerçait afin de conserver une bonne apparence envers autrui, on ne souhaitait pas qu'un étranger nous voit nos mauvaises facettes.

-Mes origines sont belles et bien irlandaises, monsieur, avait-il rétorqué peu après son commentaire. J'ose espérer pouvoir y retourner vivre officiellement dans le futur. Cependant, je suis pas pressé.

Un demi-mensonge, en fait. Certes, son pays d'origine l'attirait beaucoup plus que les États-Unis, mais le pays dans lequel il vivait présentement était aussi considéré comme sa nation et celle de sa mère même si il connaissait son désir de retourner auprès des siens. Cian devait tout d'abord terminer ses études, travailler un peu, peut-être fonder une famille quoiqu'il doutait une femme veuille de lui. Non, la vérité était qu'il était convaincu qu'aucune femme n'était assez bonne pour lui. Narcissique, égoïste? Peut-être l'était-il tout compte fait.

Le bel individu aux yeux vert déposa finalement sa pile baladeuse dans le creux de sa main et l'Irlandais replia ses doigts frisquets sur l'objet. Il entreprit ensuite de remettre tout les morceaux en place. Il vérifia négligemment si l'appareil était abîmé, glissa la pile dans son antre et fit glisser la petite porte de plastique qui permettait de maintenant l'objet en place jusqu'à ce qu'il entende le déclic distinctif. Peu après, le dénommé Louis reprit la parole et commenta que sa présence était une bonne nouvelle malgré le manque de personnel présent à l'accueil pour le recevoir.

-Oh, il y avait la réceptionniste, ou secrétaire, peu importe son emploi, une jeune femme un peu paumée qui m'a dit que la personne de l'administration qui devait me rencontrer était prise dans la circulation, admit le jeune étudiant avant de soupirer, elle m'a dit ça après avoir glissé sur une flaque qui traînait derrière les portes menant à l'accueil. Je suis chanceux de ne pas être dans un état comateux présentement, la tête fracassée sur le plancher mouillé. Digressions. Quoique, cela aurait été mieux pour vous, je ne vous aurais pas dérangé au beau milieu de vos... leçons? En disant cela, il avait à nouveau porté son attention sur l'apprenti qu'il remarqua déglutir avant de croiser à nouveau le regard de Louis. Ce professeur émanait une forte aura d'importance. Cian ne savait pas si c'était son pouvoir qui jouait des tours sur son imagination, les vêtements de bonne qualité de Louis, ses manières ou son ton de voix, mais son instinct lui dictait qu'il ne se trouvait pas devant n'importe qui.

« Cela dit, c'est une chance, car sans votre intervention, ce jeune homme allait connaître un coup de foudre des plus déplaisants,» commenta Louis peu de temps après, ce qui soutirer un sourire nerveux chez Cian qui se sentit soudainement plus inconfortables dans ses chaussures humides. Un coup de foudre? Un beau choix de mot pour remplacer une terrible colère. L'Irlandais avait bel et bien senti l'ombre de ce coup de foudre avant de pénétrer à l'improviste dans cette classe qu'il avait cru inoccupée au début. Je ne peux qu'imaginer, monsieur, vous êtes professeur, vous ne souhaitez que la réussite de vos élèves. Sous le regard scrutateur du professeur, Cian fit un pas prudent vers l'arrière. Ce faire dévisager ainsi n'était pas la plus remarquable des sensations. D'ailleurs, ca lui rappelait un peu trop le lycée, saleté de lycée! « Peut-être pourriez-vous d'ailleurs me dire ce qu'il convient de faire pour apaiser cet imbécile et tirer de lui autres choses que gémissements et fausses notes ? »

À parler ainsi, Cian avait l'impression de se retrouver face à un tyran. Cet homme avait beau posséder une belle gueule, il avait la langue facile pour les insultes gratuites et les commentaires désobligeants. Une bien mauvaise première impression pour l'Irlandais qui avait vécu le cercle vicieux de l'intimidation par le passé et les remarques désagréables de son père. Cependant, ce n'était pas sa place de commenter sur le comportement et les paroles d'un homme qu'il allait peut-être devoir considérer comme un semblant de collègue au cours des prochains mois. Il ne connaissait pas personnellement Louis, ne savait pas quelle genre de relation il entretenait avec ses collègues ou ses élèves et sa conscience lui dictait de ne pas abîmer son ego d'une quelconque façon. Par malheur, cet homme pourrait tout bonnement l'empêcher d'avoir ce stage. Il se permit cependant une remarque pour réduire la tension.

- J'ai cru comprendre que les critères de sélection pour entrer dans un si prestigieux établissement étaient plutôt sévères, si ce gars est ici aujourd'hui, c'est qu'il doit avoir un semblant de talent jugé suffisant par peu importe les personnes qui ont jugés de ces capacités précédemment. C'était sa façon de lui dire que ce mec n'était pas complètement un bon à rien avec une discrétion propre à la verve d'un psychologue. Là où vous voyez de l'imperfection, peut-être qu'il s'agit de génie pour d'autre, ajouta-t-il de manière hésitante vers la fin. Il n'avait pas dit cela par arrogance, bien au contraire, mais Cian sentait qu'il valait mieux pour sa santé de se taire immédiatement.

«Vous préférez peut-être que je vous conduise jusqu'aux bureaux de la direction... pour vos papiers ? »

L'étudiant en psychologie changea nerveusement son sac à bandoulière d'épaule, puis leva lentement les yeux vers son interlocuteur. S'il était en mesure de faire en sorte qu'il fiche le camp plus rapidement, alors pourquoi pas? Toutefois, il ne savait pas comment ce professeur pourrait l'aider à trouver une personne suffisamment haute dans la hiérarchie de l'administration qui pourrait remplir les papiers avec lui. Oh well!

-Je suis mal placé pour vous dire comment faire votre travail, monsieur d'Ax, un sourire gêné vint changer son expression et une certaine teinte rosée apparut sur ses joues. Cependant, je ne voudrais pas interrompre vos leçons et votre travail, quoique... cela est déjà fait, maintenant que j'y pense, hm, désolé à propos de tout ce cela. Il passa nerveusement sa main dans ses cheveux, remettant quelques mèches dans le bon ordre par la même occasion. En tout cas, si vous pouvez faire pleuvoir l'admiration du ciel, ce ne serait pas de refus!

Il adressa ensuite un discret regard complice avec l'élève du professeur, un regard qui semblait dire « et toi, tu serais heureux que je te débarrasse de lui pendant quelques temps, pas vrai? »

-Ça laissera votre élève le temps de se détendre et vous offrir un meilleur spectacle plus tard, il baissa les yeux sur son téléphone et maintint enfoncer le bouton qui permettait de rouvrir l'appareil. Une petite mélodie distincte se fit entendre après seulement trois secondes. Un peu trop bruyante d'ailleurs, puis il rangea le cellulaire dans sa poche après avoir vérifié l'heure. Je veux bien vous suivre, monsieur. Peut-être que vous pourrez me parler du bonheur que vous apporte votre profession en chemin.




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Message posté : Ven 12 Déc 2014 - 18:23 Message
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Un semblant de talent ? Louis n'en croyait pas ses oreilles. S'il avait du talent, Harry le cachait si bien qu'il échappait à l'oreille fine et presque absolue du professeur. S'il avait du talent, Harry était avare de ses manifestations et démonstrations ! À la vérité, Harry avait du talent, et même du potentiel. Il le gâchait, simplement, et croyait tout dû, tout simple, tout facile. Il ignorait la réalité du métier, ses duretés, ses entourloupes, ses écueils et ses impasses. Louis connaissait bien le profil de chacun de ses élèves, et n'agissait point avec eux sans tout le sérieux qu'exigeait sa profession. S'il faisait preuve, avec Harry, d'une sévérité mordante et outrancière dans les propos, ce n'était pas sans y avoir au préalable réfléchi profondément. Mais ce... futur psychologue, d'ailleurs, allait plus loin encore, puisqu'il prétendait que le génie pouvait se cacher dans l'imperfection ? Le sourire de Louis ne put s'élargir davantage, découvrant ses belles dents, blanches comme l'étaient ses deux yeux qui foudroyaient cette fois le jeune Cian de leurs éclairs d'impatience et de surprise. Qu'y avait-il de génial dans les fausses notes d'une jeune apprenti chanteur ? Qu'y avait-il de génial dans ses erreurs vocales ? Qu'y avait-il de génial dans sa technique qui ruinerait à terme les muscles de sa gorge ? Le génie n'est pas toujours compréhensible par l'Académie, habituée au confort de ses routines, mais se cache-t-il dans l'erreur, dans la bévue, dans la maladresse, dans l'aberration, dans la faute, dans la bêtise ? Jamais. C'était un de ces sophismes dont on abreuve les apprentis musiciens pour pardonner la faiblesse de leurs prétentions. Il y a du génie dans l'extravagance, dans le nouveau, peut-être, mais jamais dans ce qui n'est qu'un vieux gâchis. Harry n'était pas un chanteur de génie, il n'était qu'un étudiant malhabile et paresseux. Quant à ce psychologue, il avait bien choisi sa profession. Et il ne manquait pas de toupet.

Louis hésitait à s'emporter ou à s'amuser de ce qu'il venait d'entendre. Pourquoi ferait-il pleuvoir du ciel l'admiration ? Et pourquoi... ah, quelle importance ? Ce jeune homme était impayable, et ses yeux verts valaient les plus belles émeraudes du monde, celles d'Isabella, de Moctezuma, de Topkapi ou du Grand Moghol. Louis ne savait que faire de lui. Il se tourna vers l'étudiant qui se pétrifia sous le regard gorgonoïde du professeur de musique. Ce dernier d'ailleurs adopta un ton des plus théâtraux, singeant ce qu'aurait été la voix d'un évêque, lors du prêche, à la veille de l'Apocalypse. « Avez-vous entendu, Harry ? Vous êtes un génie. Vos incapacités sont merveilleuses et vos faussetés éclaireront les prochaines générations de chanteurs lyriques. Félicitations ! C'est à se demander ce que je fais là... » Il fit mine d'aller rassembler ses affaires, comme s'il était en chemin... pour partir. L'élève osa – inconscience, héroïsme, sottise ? – dire quelques mots d'une voix de crécelle affolée :  « Non ! Monsieur, non, nous avons... je dois... » Mais Louis l'interrompit d'un regard entendu. Il était évident qu'il n'écourterait pas la leçon pour envoyer paître son élève, et cela d'autant plus que...

 « Ah, oui, suis-je bête, c'est vous qui avez réclamé ces cours particuliers avec moi. Et pourtant vous connaissez mes méthodes, et mes façons de faire, depuis le temps... » Le jeune homme acquiesça en silence. Le professeur tourna son regard vers le psychologue, et tout sourire, il inclina la tête de côté. Les victoires de la pratique sur la théorie ont toujours les mâles accents d'une vigueur retrouvée, non ? Il s'avança vers Cian et le dépassa pour rejoindre la porte.  « Harry, je reviens, nous prolongerons le cours au-delà du temps prévu, quand je reviendrai... »

Puis, il se tourna, tout entier disposé à guider et servir ce nouveau-venu qui avait rencontré monsieur d'Ax avant de rencontré Louis. Fatale erreur qu'ils rectifieraient tous deux dans un très proche avenir.

 « Je vais vous introduire auprès du directeur. C'est l'homme qu'il vous faut, non ? Il pourra certainement remplir avec vous tous les papiers nécessairement à votre... stage. Nous y allons ? »

Un peu plus loin dans le couloir, le professeur de musique reprit la parole avec enthousiasme, quoiqu'il fût encore animé de certains sentiments saumâtres.  « Votre question était-elle sérieuse ? La réponse me paraît évidente. Je ne sais pas si mes collègues partageront mon point de vue, mais si je trouve du bonheur à enseigner, c'est bien parce qu'il y a un échange permanent dans l'enseignement qu'on ne trouve nulle part ailleurs, surtout en matière d'art, et plus précisément de musique. Ces étudiants n'iraient nulle part sans nous, et sans eux la musique mourrait avec nous. Comprenez-vous ? » Louis ne souhaitait pas ennuyer le malheureux stagiaire avec ces considérations philosophiques sans doute à des kilomètres de l'objet de son stage. Il était de plus conscient des caractères de la première impression qu'il venait de faire. Tout cela l'amusait.

Il ne quittait pas Cian des yeux tout en marchant. Il connaissait bien l'école et ne risquait aucune collision.

 « Et à tout hasard, pourquoi pensez-vous que je fais pleuvoir l'admiration ? »
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Message posté : Sam 13 Déc 2014 - 0:44 Message
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Là où il y avait de l'imperfection pouvait être dissimulé du génie. S'il avait été une tortue, Cian se serait rapidement retrouvé sous sa carapace et aurait laissé le sable l'engouffrer jusqu'au plus profond de la terre. Pourquoi avait-il dit cela? C'était le genre de phrase qui reviendrait le hanter d'ici quelques années, au beau milieu de la nuit, il se souviendrait de sa connerie et ne pourrait pas dormir. Le cerveau humain possédait ce cruel sadisme dont il était difficile de se défaire. Son pouvoir n'avait pas besoin de mettre son grain de sel pour qu'il puisse sentir l'agitation qu'il voyait luire dans les yeux rares du professeur. Sans prévenir, le professeur se tourna vers son élève, ce qui sembla pétrifier celui-ci, il devait s'en doute se préparer à de nouvelles remontrances.

« Avez-vous entendu, Harry ? Vous êtes un génie. Vos incapacités sont merveilleuses et vos faussetés éclaireront les prochaines générations de chanteurs lyriques. Félicitations ! C'est à se demander ce que je fais là... »

Freaking damn it! Cian ne savait pas si cet homme s'amusait à ses dépends suite à son commentaire digne d'une philosophie ratée, s'il était susceptible au point de diriger des remarques de types passives-agressives vers lui par l'intermédiaire de son élève ou pour une raison qui lui échappait carrément. Le ton de voix et les mots qu'il dirigeait vers ce cher Harry le mettait inconfortable. La situation ressemblait beaucoup à lorsque tu te rendais chez l'un de tes meilleurs amis et que les parents de celui-ci se mettaient à le disputer juste devant toi. Awkward.

« Ah, oui, suis-je bête, c'est vous qui avez réclamé ces cours particuliers avec moi. Et pourtant vous connaissez mes méthodes, et mes façons de faire, depuis le temps... », lorsqu'il tourna la tête vers lui, Cian ne chercha même pas à fuir son regard insistant. L'Irlandais se poussa du chemin lorsque le professeur se déplaça jusqu'à lui et lui passa sous le nez. « Harry, je reviens, nous prolongerons le cours au-delà du temps prévu, quand je reviendrai... » C'est avec joie que l'étudiant remercia n'importe quelle force supérieure à l'homme pour avoir fait en sorte qu'il ne soit pas à la place de ce Harry. Avec un peu de chance, celui-ci prendrait ces moments comme une leçon et offrirait une meilleure performance à son professeur au cours de leur prochaine réunion. Cian se surprit à vouloir faire un petit commentaire du genre comique tel que « à moins que je ne bouffe ton professeur en chemin, là il ne reviendra pas! » Ses lèvres avaient même remués, mais il fut suffisamment intelligent pour se taire, il avait déjà dit assez de conneries pour combler le reste de sa semaine.

La tête rentrée dans les épaules, Cian suivit Louis sagement, regardant parfois derrière lui comme s'il se sentait observer par une force obscure. C'est d'ailleurs en reportant son attention à ce qui se trouvait devant lui qu'il remarqua le regard du professeur toujours sur lui. L'attention du trentenaire le mit mal à l'aise et il évita de croiser davantage son regard. Était-il une bête de cirque? Ou alors peut-être prévoyait-il de l'assassiner rapidement au détour d'un couloir. Intimidé, le futur psychologue plongea ses mains dans ses poches et tenta de prendre une expression des plus détachées. C'est après s'être renfrogné de la sorte que son beau compagnon de route reprit la parole.

-Ma question était belle et bien sérieuse, monsieur, mentionna le jeune homme en jetant un œil nerveux sur son interlocuteur. Si celui-ci ne le prenait pas pour un névrosé, cela n'allait certainement pas tarder. Je crois que l'enseignement est un métier qui mérite plus de crédits que ce qu'on ose lui donner. Il sourit bêtement. Les professeurs sont des piliers importants qui permettent la perpétuité de notre civilisation, aussi cinglé soit-elle. En effet, Cian était pessimiste quant à l'avenir qui se manifestait pour l'humanité. À ses yeux, la race humaine lui évoquait étrangement un cancer pernicieux qui détruisait tout sur son passage. Ça doit être bien, cependant, même en tant que professeur, vous continuez à apprendre par vos élèves grâce à des échanges continus. Une belle façon de suivre la voie de l'érudition. Quant à moi, je me contente de lire tout ce qui me tombe sous la main.

C'est avec un sourire amusé qu'il accueillit le souvenir de sa mère qui lui retirait la bouteille de ketchup d'entre ses mains, car cela faisait assez longtemps qu'il lisait l'entièreté de ses ingrédients. Quant il disait qu'il lisait tout ce qui lui tombait sous la main, il ne déconnait pas. Ingrédients d'une sauce en bouteille, le résumé d'un bouquin sans importance ou les émotions d'autrui. S'il se rappelait d'absolument tout, cela était une autre histoire, mais quand même.

« Et à tout hasard, pourquoi pensez-vous que je fais pleuvoir l'admiration ? »

Hein, quoi? Time out. Surpris par la question, Cian tourna la tête vers Louis, l'expression un peu hébétée. De quoi parlait-il? Quant avait-il dit cela? Retour en arrière, s'il-vous-plaît. Son esprit se retrouva à nouveau dans la classe qu'il avait cru vide. Le professeur lui avait demandé s'il aimerait qu'il le conduise aux bureaux de la direction où il pourrait plus convenablement remplir sa paperasse concernant son possible stage dans l'établissement. Il lui avait répondu... Ah putain, la honte! La connerie qu'il avait déclaré sans même s'en rendre compte! La tête de Cian fixa l'horizon, ses joues prenant une nouvelle teinte de rose.

-Ah, j'ai dis ça moi? dit-il en crispant ses doigts dans le fond de ses poches. Parfois mes mots sortent dans tout les sens ou je me mêle dans mes mots quand je parle vite ou que je suis nerveux ou gêné, mais je ne suis pas nerveux du tout! Belle façon d'avouer à voix haute que Louis l'intimidait. Il se traita mentalement d'imbécile. Bref, je voulais dire « administration », ajouta-t-il pour aussitôt être suivit d'un rire gêné, le genre de rire que l'on se permettait quand on ne savait plus comment réagir. Quoique, je suis certain que vous faites autant pleuvoir l'admiration! Bon, dans quoi s'embarquait-il maintenant? Je veux dire, vous êtes bien habillé, vous avez un métier respectable dans une école prestigieuse, vous devez certainement avoir du talent dans votre profession parce que bah... c'est votre profession, vous êtes relativement jeune, euh, je ne dis pas que vous êtes vieux, juste que vous êtes plus vieux que moi, ah, je, ca sonne pas mieux ça, disons que vous avez réussi dans la vie! Enfin, je ne connais pas votre vie, je ne sais pas, je devrais arrêter de parler, je dis que tes idioties, je suis désolé.

Il laissa ses cheveux lui tomber maladroitement sur le visage en baissant la tête, humilié. Tout pour masquer la rougeur qui se manifestait sévèrement sur son visage.

-J'ai une idée, je vais me taire, et vous allez retourner à vos étudiants, et je vais retourner me perdre dans les couloirs et plus jamais on se reverra! Sounds good. Maintenant il devait fuir! Ah, si seulement il s'était fracassé le crâne précédemment, il ne serait pas là aujourd'hui à jaser avec cet homme et à se tourner au ridicule.
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Message posté : Jeu 18 Déc 2014 - 10:41 Message
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♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
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Louis acquiesça silencieusement. L'enseignement était le plus beau métier du monde. Ce poncif-là, il n'y croyait plus depuis longtemps, depuis qu'il s'était fait a l'idée que le beau demeurait inaccessible à la plupart des individus. En revanche, il concédait volontiers que le métier de professeur comptait parmi les plus respectables et les plus nécessaires. En cela, était-ce un beau métier ? Peut-être. Il sourit, et gratifia le jeune Cian d'une indulgence nouvelle et bienveillante qui n'était appelée à durer qu'à l'aune de leur échange. Il considérait, lui aussi, l'éducation comme un des piliers fondateurs de la civilisation. C'était d'ailleurs pour cette même raison qu'il avait accepté dans cet établissement l'emploi de professeur. Toutefois, contrairement à ce que laissait entendre le jeune stagiaire, il n'était pas de cette engeance qui professe au petit bonheur le déclin de l'humanité. Résolument gai et optimiste, Louis reconnaissait volontiers les travers de ses semblables, mais n'y voyait guère les stigmates d'une décadence inexorable. Il ne pouvait cependant que partager un terrible constat : le monde devenait fou. Les vieilles dames, en particulier, de son propre aveu, ces monstres abjects qui courent les rues armées de leurs assiettes débordant de biscuits, de madeleines, de cookies ! Louis se réjouit toutefois d'apprendre qu'en plus d'avoir de beaux yeux verts, Cian en faisait un usage intellectuel fréquent. Sa satisfaction dut être perceptible.

Presque autant que son euphorie quand il découvrit l'impact de sa question qui, en quelques secondes, terrassa les derniers vestiges de la superbe du jeune homme qu'il conduisait dans les couloirs presque déserts. Le rose aux joues de Cian était exquis. Son air atone était touchant. Ainsi donc, il était intimidé. Il en fallait bien moins pour caresser l'orgueil écailleux du magicien. Non seulement Cian lui faisait l'aveu le plus doux qui fût, mais encore il ne savait rien dissimuler de son trouble, et tout pointait du doigt l'émotion qu'il ne pouvait cacher. Les pensées de Louis étaient à chaque instant jubilatoires. Il finit même par ne plus se contenir. Un éclat de rire franc et brutal accompagna la main qu'il posa sur l'épaule du faux cousin de la belle Scarlett. 《 Du calme, du calme, je ne vais pas vous manger. 》 Quoiqu'il fût hilare, il n'avait aucune peine à formuler ses phrases - et sa diction demeurait impeccable, ce qui avait de quoi surprendre, considérant qu'il riait aux éclats.《 De quoi avez-vous peur, d'ailleurs ? Je ne suis pas un dragon... 》 C'était bien là toute l'ironie de la situation, non ? Louis maintint encore sa main sur l'épaule du jeune homme. Ce dernier l'amusait très agréablement. Il n'aurait pu prévoir sa réaction mais s'en félicitait. Louis n'était pas homme à bouder son plaisir. Il le prenait là où il le trouvait. Tous les compliments qu'il recevait auraient suffi à lui plaire, mais Louis jouissait également du ton et des manières de Cian, ainsi que de l'effet qu'il produisait sur lui. Son sourire en disait long. Ils s'étaient arrêtés dans un couloir, et ne reprirent qu'une fois la main de Louis dégagée de l'épaule de Cian.

《 Continuons, voulez-vous ? Je ne compte pas vous emmener jusqu'à un recoin sombre pour vous faire votre affaire, après tout. Le directeur me pardonnerait beaucoup de choses, mais je doute qu'il tolère que je traumatise les stagiaires... l'image de l'école en pâtirait, je le crains...》 En dépit du ton rieur et ee l'ironie manifeste de ces propos, la bienveillance de Louis était sincère et à peine dissimulée par son regard espiègle et taquin. 《 Mais je comprends vos réserves, vous ne m'avez pas découvert sous mon jour le plus favorable. C'est par ici. 》 Il ouvrit une belle porte qui donnait sur un beau couloir plus sombre et plus cossu que les autres.《 Je sais bien l'impression que je peux faire, et avec quels yeux me voient les personnes qui ne me connaissent pas, soyez sans crainte, je ne vous en veux de rien. Allez, reprenez-vous, vous êtes tout troublé... C'est touchant mais je doute que cela convienne à monsieur le directeur... 》 Louis eut soudain une idée. Et un nouveau sourire en coin vint illuminer le visage de cet homme qui, peut-être, préparait un mauvais coup. Ils arrivèrent dans une belle grande salle qui, à en croire le décor, la table, les chaises, les fauteuils et les divers panneaux d'affichage, devait accueillir les professeurs pendant leur temps libre. C'était ce qu'on appelle communément la salle des professeurs.

《 Puis-je vous offrir un peu de café ou de thé, ou un chocolat chaud ? Car nous devons attendre l'arrivée de monsieur le directeur. Et vous devez me dire en quoi je vous gêne et vous rends nerveux. 》
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Message posté : Lun 22 Déc 2014 - 4:12 Message
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Maintenant, il avait l'air encore plus bête qu'au début avec le rose à ses joues et ses yeux qui ne savaient plus où se fixer. Même l'horizon semblait être source d'embarras. L'Irlandais se mordilla la lèvre inférieure tout en considérant le bout de ses chaussures humides. Des souliers très intéressants, il fallait l'admettre! Sans le voir, il était pleinement conscient que son compagnon de route le regardait. Il n'aimait pas cela, mais il ne fit aucun commentaire. Son corps entier se crispa cependant lorsque Louis fit entendre ouvertement son hilarité. Son rire n'était pas méchant, bien au contraire, mais ne réjouit pas Cian pour autant. Il sursauta en sentant sa main amicale sur son épaule. Seigneur, il le touchait. L'étudiant se fit violence pour ne pas se défaire de cette poigne innocente avec une froideur involontaire.

« Du calme, du calme, je ne vais pas vous manger», déclara subitement son interlocuteur, se moquant gentiment ainsi de sa nervosité visible. Le commentaire calma toutefois légèrement le futur psychologue. J'espère bien, je suis tellement maigre, vous n'auriez rien à vous mettre sous la dent... monsieur, rétorqua-t-il pour ajouter un peu à son humour.

Cian devait avouer qu'il était impressionner par le contrôle de soi que possédait ce professeur. Il maîtrisait l'art du rire et de la diction en même temps. Au théâtre, l'Irlandais avait acquis l'habilité de faire de même, du moins à le faire sur une scène lorsque plusieurs étrangers vous regardaient et s'attendaient à une scène totalement sérieuse. Un bref sentiment de nostalgie passa dans ses yeux verdâtres et il arpenta le couloir du regard, s'arrêtant parfois sur les portes qui menaient sans doute à d'autre classes. S'il avait poursuivit sur la voie des arts dramatiques et du théâtres et qu'il s'était avérer posséder un talent prometteur, peut-être aurait-il pu venir dans cette école. À la place, il prenait des cours de sciences humaines et se prenait pour un mentaliste.

«De quoi avez-vous peur, d'ailleurs ? Je ne suis pas un dragon... » Cian levait des yeux emplit d'un intérêt nouveau vers le professeur et lui adressa un discret sourire. Étonnamment, avec l'humeur qu'il avait ressenti précédemment avant de pénétrer à l'improviste dans la classe de cet homme, il aurait pu croire qu'il était en effet une bête mythique prête à mettre le feu partout, mais cela aurait été si... ridicule. Quoique avec le monde dans lequel ils vivaient. Le jour où vous vous transformerez en dragon, je retournerai à l'Église, commenta l'étudiant sans réellement prendre ses mots au sérieux.

C'est après avoir répondu cela qu'il remarqua que la main de monsieur d'Ax se trouvait toujours sur son épaule. Peu de temps après, il la retira, ce qui semblait agréablement alléger son fardeau. Le rire de l'individu l'avait peut-être détendu un peu, mais il restait tout de même sur ses gardes. Ils reprirent le chemin. Docilement, Cian le suivait en conservant sa tête basse.

«Continuons, voulez-vous ? Je ne compte pas vous emmener jusqu'à un recoin sombre pour vous faire votre affaire, après tout. Le directeur me pardonnerait beaucoup de choses, mais je doute qu'il tolère que je traumatise les stagiaires... l'image de l'école en pâtirait, je le crains...» Cela dépendait de ce qu'il comptait lui faire dans ce recoin sombre. Par exemple, ils pourraient aller tricoter comme des petites vieilles dans un recoin sombre, mais Cian doutait qu'il s'agissait de la première idée pouvant apparaître derrière les beaux sourcils de son compagnon de route. Vous devez posséder un niveau de persuasion fort important si le directeur peut vous pardonner certains écarts ou alors vous possédez beaucoup d'argent, peut-être les deux, en fait! Un petit rire gracieux s'échappa de sa belle bouche. Je suis donc préserver de la gueule d'un dragon grâce au souci des apparences, cela fait bien mon affaire, quoique vous pourriez être surpris, peut-être que je sais mieux me défendre que ce que mon apparence vous dicte! Des paroles peu sérieuses, lancées en l'air sans vraiment réfléchir. Évidemment, il ne pensait pas à ses poings pâles et frileux.

Il avait l'impression que le bas de son pantalon avait sécher depuis le début de leur conversation. Super! Comme ça il pourrait soigneusement les refaire patauger dans la neige et les vilaines flaques boueuses une fois dehors.

«Mais je comprends vos réserves, vous ne m'avez pas découvert sous mon jour le plus favorable. C'est par ici. » Il ouvrit une porte agréable à l'œil qui menait à un couloir à l'éclairage moins fort. « Je sais bien l'impression que je peux faire, et avec quels yeux me voient les personnes qui ne me connaissent pas, soyez sans crainte, je ne vous en veux de rien. Allez, reprenez-vous, vous êtes tout troublé... C'est touchant mais je doute que cela convienne à monsieur le directeur... »

C'était touchant, disait-il. Cette remarque fit rougir un peu Cian et il détourna son regard. C'était le genre de commentaire que l'on faisait à un mioche, un morveux qui avait aisément la larme à l'œil, mais à un homme adulte qui avait 24 années d'existence à son actif? Bordel, il devait cesser de trouver des insultes et des commentaires désobligeants où ils n'existaient pas. Il allait passer pour un être aussi susceptible qu'une adolescente en pleine puberté. L'impression qu'il faisait aux gens qui ne le connaissaient pas. Non, il n'avait absolument aucune idée de l'impression qu'il lui faisait à lui! Cian était une fourmi et il était le pied d'un géant de l'Islande. Tient, Louis avait un sourire en coin. L'Irlandais le considéra suspicieusement et s'éloigna même d'un pas discret, préparait-il un mauvais coup?

Ils débarquèrent finalement dans une grande salle propre et Cian ne pu s'empêcher de laisser passer un petit sifflement admiratif. C'est qu'ils étaient chanceux les professeurs de l'établissement! Un bel endroit confortable pour subir la liberté de leur temps libre. La voix de monsieur d'Ax le fit rebondir un peu sur les pieds, pendant l'espace d'un instant, il avait oublié qu'il était en compagnie d'une personne. Ah, ce qu'il pouvait être tête en l'air!

Louis lui demanda s'il désirait un café, un thé ou... un chocolat chaud. La dernière option lui fit hausser un sourcil, mais il ne releva pas les derniers mots. En effet, les directeurs avaient tendance à être très occupés, contrairement à ce que certains pouvaient penser. Cian devrait attendre, mais en compagnie de ce professeur intimidant?

-Vous n'avez pas plutôt de la bière? Il rit. Euh, je rigole, mais je veux bien prendre votre offre pour le thé, merci. Le thé, c'était goûteux, chaud et meilleur pour la santé. Quoique, avec la quantité habituelle de sucre qu'il y ajoutait parfois, cela était une toute autre histoire. Je commence à avoir l'impression que vous êtes réellement curieux sur mes états d'âmes. Seriez-vous plus psychologue que je ne le suis?

«Ou que vous êtes simplement narcissique», pensa aussitôt l'Irlandais sans méchanceté. Les humains étaient tous narcissiques, certains plus que d'autre. L'un des nombreux défauts que possédait le cancer que l'on nommait « l'humanité ». Il s'approcha d'une fenêtre et observa la buée sur les coins de la surface transparente. Le temps était froid et désagréable, mais les chaudes températures ne tarderaient pas à revenir. Il porta ses mains frissonnantes à bouche et souffla un peu d'air chaud sur celles-ci. Oui, une boisson chaude lui ferait le plus grand bien. C'est alors qu'une question se manifesta soudainement.

-Est-ce que j'ai le droit d'être ici, au fait? s'enquit l'étudiant en arpentant la pièce d'un dernier regard. C'était la salle des professeurs ou de tout autre travailleurs importants appartenant à l'établissement et il n'était ni l'un ou l'autre... pour l'instant. Ah, j'oubliais, le directeur peut vous pardonner certains écarts et j'imagine que puisque je suis en votre compagnie, donc j'ai une passe v.i.p ambulante.

Cian se retira de la fenêtre et se dirigea vers une chaise qui le séduisit habilement avec son siège qui semblait confortable. Il déposa son sac à bandoulière tout près avoir vérifié l'état des livres qu'il contenait. Heureusement, aucun n'avait été assaillit par la flaque d'eau. Il ne serait pas d'aussi bonne humeur si ces précieux bouquins d'une bonne centaine de dollars chaque avaient été réduit à néant par l'imbécilité d'autrui. Il se décida finalement à répondre plus convenablement au professeur au joli minois.

-Ce n'est pas simplement vous, c'est l'environnement, c'est moi et mes talents sociaux aussi aiguisés qu'une cuillère en plastique, admit-il avant de souffler à nouveau sur ses doigts frigorifiés. Il tourna ensuite la tête vers Louis et le jugea de la tête aux pieds. Il ne pouvait pas lui raconté que la façon dont il avait détecté sa saute d'humeur avait quelque chose de plus brutal que celle d'un être humain normal. Peut-être que je possède un sixième sens extrêmement développé qui me murmure de me méfier de vous? Bon, je dois avouer que je me méfis de tout le monde, c'est pas vraiment une excuse.

Une demi-vérité, en fait.

-Pour être honnête, vous êtes un peu comme un tableau de ce que j'aimerais être après mes études, ou ce que je pourrais avoir été, admit-il ensuite en étirant ses doigts afin de leur ramener quelques sensations. C'était vrai, d'une certaine façon, cela ne lui déplairait pas de ressembler à cet homme plus tard, enfin plus ou moins, s'il pouvait être moins susceptible aux échecs des plus jeunes, cela lui donnerait un point supplémentaire. Décontracté, bien vêtu et ayant du succès dans sa profession. En plus, vous travaillez avec l'art, c'est incroyable, selon moi, mais j'ai tendance à me soucier de tout et n'importe quoi.

Cian sentit son téléphone vibrer dans le fond de la poche de son manteau. Un manteau qu'il s'empressa de déboutonner et placer sur le dossier de la chaise. Il ne prit pas la peine de voir qui lui avait envoyé un texto à cette heure de la journée. Peut-être sa mère, mais si c'était vraiment important, elle lui passerait un coup de fil.

-Vous travaillez depuis longtemps ici? Ou plutôt, vous travaillez depuis longtemps dans l'univers de la musique? demanda innocemment l'Irlandais. On dit que les musiciens sont excellents en mathématiques, est-ce que c'est vrai? Une fois qu'on connaît ses notes et son rythme, il ne reste plus que la mécanique et on peut jouer de n'importe quel instrument. C'est impressionnant.

Il entendit une nouvelle vibration provenant de son manteau. Il n'y porta pas plus d'attention.

-Vous enseignez quoi plus précisément, certainement pas juste la façon de cracher de bonnes notes, non? Je veux dire, les étudiants qui arrivent ici ont déjà un certain talent, comme je l'ai mentionné plus tôt et ils savent déjà la direction qu'ils veulent prendre, enfin j'imagine.
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Message posté : Jeu 8 Jan 2015 - 11:39 Message
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De Principatibus

ϟ Âge : 28
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
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ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
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ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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La brève remarque de Cian ne manqua point d’attirer l’attention de Louis sur un détail important : l’Irlandais n’avait pas l’épaisseur d’un lapin anémié, mais il n’était que très peu corpulent, ce qui ajoutait sans doute à son charme sinople et décharné. Quant à la déclaration précipitée et anticléricale qui suivit, Louis n’y prêta guère attention, jugeant qu’il n’y avait là rien de plus qu’un trait d’humour inscrit dans l’air du temps. Il s’amusa bien davantage de la petite bravade qu’il vit s’éléver des cendres de la retenue du stagiaire qui prétendait savoir se défendre. Tant mieux. Cette fanfafonnade témoignait d’un fait rassurant : peu à peu il se sentait plus à l’aise. Louis s’en félicitait sans pour autant s’approprier tout le crédit de ce qui n’était pas vraiment un revirement inattendu. Si ce jeune homme désirait survivre à son stage dans l’établissement, il devrait assurément se rôder à l’exercice de la compagnie de personnes au moins aussi excentriques ou extravagantes que l’était Louis, qui lui-même ne se trouvait pas particulièrement bizarre ou étrange. Tout au plus avait-il conscience, dans son métier, d’appartenir à cette frange de la société qui ne convient point à tout le monde. Que nul ne s’y trompe, Louis savait à merveille se montrer charmant, agréable et de si bonne compagnie qu’on en réclame toujours davantage. Mais il connaissait également les besoins de sa profession, et son goût pour les petits travers. Chaque chose était donc à sa place, sans réelle surprise, sinon pour le spectateur, même quand ce dernier devenait acteur. Dans la salle des maîtres de cette grande école, Louis se délecta du sifflement admiratif que Cian laissa échapper quand il entra dans la pièce. Ce jeune homme lui rappelait ce qu’il connut quelques années plus tôt, et ce bref retour en arrière n’était pas déplaisant.

Le jeune irlandais, non sans humour, accepta l’offre du professeur qui s’en réjouit. Il s’affaira donc à préparer le thé tout en gardant l’oreille ouverte à la conversation du jeune stagiaire. Ce dernier l’amusait beaucoup, mais il y avait autre chose. Louis saisit la bouilloire et s’étonna de la question qu’il venait d’entendre. Bien sûr qu’il avait le droit d’être ici ! En dépit de son statut de stagiaire, il n’en serait pas moins traité comme les membres du personnel de cet établissement, avec des égards supplémentaires – et autant de condescendance, car tous ici n’étaient pas respectueux de la relève. Louis répondit, complice et presque hilare à nouveau, tandis que l’eau coulait du robinet dans la bouilloire :《 Vous avez le droit d’être ici, bien sûr. Votre laisser-passer, c’est moi, alors faîtes en bon usage. 》 Une fois le récipient ventru empli d’onde claire, Louis le plaça sur le disposifif chauffant et, pour ne pas perdre de temps, s’avança vers une vitrine fort coquette où sommeillaient quelques pièces de vaisselle, dont les deux grandes tasses – des mugs, en vérité – qu’il prit dans chacune de ses mains. Il se figea néanmoins à l’évocation du sixième sens de l’Irlandais et de la méfiance qu’il lui inspirait... voire imposait.《 C’est très impoli de la part de votre sixième sens, mais je ne peux que lui donner raison. Tout le monde devrait se méfier de moi. 》 Il revint près de la bouilloire et s’indigna de la lenteur de l’appareil. S’il n’était guère presser de chauffer l’eau, au moins demeurait-il plutôt silencieux et discret. Un sourire toujours figé sur les traits de son visage, il disposa dans chacune des deux tasses un sachet de thé vert d’une variété méconnue et sous-estimée : le Puits du dragon. Tourné vers Cian, appuyé sur le plan de travail, Louis entendit alors ce qui ressemblait à un concert de compliments bientôt noyé dans le brouhaha de questions enchaînées les unes aux autres. Il ne s’attendait pas vraiment à entendre de la bouche du jeune homme que ce dernier souhaitait lui ressembler. La circonstance ne s’y prêtait guère. Et pourtant ! Décidément ce garçon était une surprise permanente. Peut-être disait-il cela pour le flatter ? Pour être poli ? Aucune importance, ce n’en était pas moins chose agréable et même délicieuse ! Louis n’allait pas bouder son plaisir. La bouilloire avait presque achevé son travail.

《 C’est très gentil ce que vous me dîtes. Tout n’est pas idyllique, certes, et à creuser on trouvera toujours matière à se plaindre, mais à quoi bon ? La vie est belle comme ça, il faut savoir s’en contenter et s’en réjouir. Mais est-ce à dire que vous allez m’observer de vos yeux scrutateurs pendant votre stage ? À la fin je n’aurai plus aucu secret pour vous... 》 Il laissa en suspens ses derniers mots. La plaisanterie était évidente, mais quel etait donc ce nuage de sérieux dans la voix de Louis ? La bouilloire sonna, il s’en saisit et versa l’eau frémissante dans chacune des deux tasses. Après quelques instants il tendait pour Cian un beau mug de noble facture à la couleur envoûtante. 《 Tenez. Attention à la chaleur... il ne faudrait pas vous brûler... 》 Louis resta debout. Sa tasse à la main, il reprit la parole aussitôt, pour répondre aux questions nombreuses de son interlocuteur.《 Mais puisque nous en sommes aux révélations, je note que votre curiosité semble ne connaître aucune limite. C’est un atout dans votre discipline, je présume... Je travaille ici depuis plusieurs années comme titulaire. Un poste épanouissant et loin malgré tout du coeur de mon activité. Quant à la musique, voilà bientôt dix ans, si ce n’est davantage, que j’y ai consacré ma vie, en comptant les premiers pas au piano dans les bars que je ne renie absolument pas. 》 Jamais il ne cracherait sur les premiers balbutiements de sa carrière musicale, et couvait même ces souvenirs d’un regard doux et alangui. :《 La musique et les mathématiques ont un lien évident, oui, mais il faut plus que le solfège et la technique pour faire un bon musicien. C’est ce que nos étudiants viennent apprendre ici. Et entre ces murs ils découvrent s’ils sont de simples mécaniciens du bruit ou de véritables interprètes. Vous savez, il y a un beau mensonge derrière le mot Arts, dans le sigle de notre école. Oj pourrait croire que nous formons ici des artistes, mais ce sont des balivernes. Il y a parfois plus d’Art entre les doigts d’un guitariste amateur et autodidacte qui fait la manche, et très peu sous les mains d’un pianiste de renommée mondiale. Non, ici, nous formons nos étudiants aux arts et plus précisément aux techniques relatives à ces arts. Quant aux disciplines qui visent à doter les étudiants d’une culture artistique la plus construite possible, elles sont également indispensables, car conjuguées aux disciplines techniques, elles aident et accompagnent la formation de la sensibilité de chaque étudiant. Nous, professeurs, n’avons aucune prise sur cette sensibilité, il n’existe pas de cours directement conçu pour la former, et heureusement ! C’est cette sensibilité qui, peut-être, distinguera tel artiste de tous les autres, mais hélas tous les étudiants ne sont pas égaux devant la sensibilité, ce qui d’ailleurs fait la rareté et la beauté de notre métier... mais je divague, j’espère que je ne vous ennuie pas...》
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Message posté : Dim 11 Jan 2015 - 23:52 Message
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Oui, Cian en ferait bon usage de son laissez-passer. De toute façon, il valait mieux s'habituer de sa présence et aux environs avant qu'il ne soit réellement embaucher à venir polluer les lieux de son humble présence. L'Irlandais regarda les alentours de la salle des professeurs encore une fois, il avait tellement l'impression de ne pas être à sa place. Il avait toujours été l'élève, le subordonné sans importance qui se pliait presque à la volonté de ses enseignants. Peut-être était-il simplement habitué à être l'enfant sans importance et non l'adulte capable de responsabilités et de voler de ses propres ailes. Il était relativement compliqué comme individu, mais qui ne l'était pas?

-Tout le monde devrait se méfier de tout le monde, marmonna l'étudiant en fermant les yeux pendant un bref instant. Personne n'était digne de confiance. Dès que l'on baissait sa garde, alors on était tous en proie d'être abusé par autrui. L'Irlandais le savait fort bien pour l'avait vécu durement par le passé.

Il sentit un brin d'énervement provenant de son partenaire de conversation. L'étudiant jeta un œil vers lui en silence, la bouilloire semblait prendre tout le temps du monde avant de faire ce pourquoi elle avait été inventé. Le professeur saisit ensuite deux sachets et les fit glisser dans les tasses. Cian ne pouvait deviner quelle était la marque ou nom du thé de là où il était assis, mais il cru, par la couleur, qu'il s'agissait de thé vert. Une herbe qui ne lui déplaisait pas.

«La vie est belle comme ça, il faut savoir s’en contenter et s’en réjouir. Mais est-ce à dire que vous allez m’observer de vos yeux scrutateurs pendant votre stage ? À la fin je n’aurai plus aucun secret pour vous...»

Ces yeux scrutateurs? pensa curieusement Cian dont le regard fut attiré par le beau professeur. Avait-il autant l'air d'un observateur que cela? Quoique, s'il se joignait aux rangs des psychologues et autre spécialistes des sciences humaines, c'est qu'il devait avoir un quelconque talent en matière d'observation. Il repensa d'ailleurs sombrement au don qu'il considérait comme une malédiction. Oui, il savait comment observer, mais avec ses yeux comme le laissait entendre cet homme, bien avec son horrible sixième sens qui ne savait pas toujours se mêler de ses affaires.

-Je ne sais pas, avez-vous suffisamment de secrets dignes de mon attention, monsieur? répondit Cian avec un sourire frôlant l'arrogance. Les seuls secrets qu'un psychologue peut légalement soutirés, c'est si vous partagez vos mystères avec celui-ci par vous-même et ce n'est pas comme si je pouvais, il eut un bref mouvement d'hésitation, lire dans vos pensées...

Après cela, le professeur lui tendit une tasse d'une jolie couleur. Cian la saisit prudement entre ses mains pendant que les effluves se projetaient sans ménagement à ses narines. Il renifla doucement, puis attendit que le liquide se refroidisse un peu avant d'en prendre une gorgée. Pendant ce temps, il se contenterait de réchauffer le bout de ses doigts gelés.

-Je crois qu'il y a plus douloureux dans la vie que quelques brûlures provenant d'une tasse trop chaude, commenta simplement l'Irlandais avant de souffler sur les vapeurs évacuant la tasse. Ce thé vert sent plutôt bon, ajouta-t-il ensuite en forçant un sourire afin d'effacer sa phrase précédente qui était un peu trop sombre à son goût.

Pendant que lui était assit confortablement, Louis, quant à lui, restait debout, majestueux avec sa tasse entre les mains. Cian ne pouvait effacer cette sensation d'être en présence d'un être très important ou que celui-ci était beaucoup plus que ce qu'il ne le paraissait. Pourtant, il n'avait pas la tête d'un criminel. Il sourit discrètement. Ça ressemblait à quoi un criminel, en fait? Il fit glisser sa tasse sur la table, jusqu'à ce qu'elle se retrouve sous son nez et observa silencieusement son reflet alors que l'homme se mettait à répondre à ces nombreuses questions et divers commentaires. Il est vrai que lorsqu'il se mettait à poser des questions, l'étudiant n'y allait pas doucement. Pour savoir des choses, il fallait éviter de tourner autour de pot et foncer sur sa cible. Évidemment, il fallait aussi posséder l'habilité de poser les bonnes questions aux meilleurs moments. Une tâche pouvant s'avérer ardue, surtout que les questions d'un psychologues pouvaient mener à des réponses pouvant sauver la vie d'une personne ou la soulager de ses soucis.

« Mais puisque nous en sommes aux révélations, je note que votre curiosité semble ne connaître aucune limite. C’est un atout dans votre discipline, je présume... Je travaille ici depuis plusieurs années comme titulaire. Un poste épanouissant et loin malgré tout du coeur de mon activité. Quant à la musique, voilà bientôt dix ans, si ce n’est davantage, que j’y ai consacré ma vie, en comptant les premiers pas au piano dans les bars que je ne renie absolument pas. »

Une dizaine d'années, hein? Cian se demanda quel pouvait bien être l'âge cet individu, mais il ne s'agissait pas d'une question suffisamment pertinente, et ce, certainement pas au cours d'une première rencontre. Il releva instantanément les yeux lorsqu'il avoua avoir fait ses débuts dans des bars. Cela le surpris plus que nécessaire. D'après les manières du professeur, Cian avait cru qu'il venait d'une bonne famille, frôlant certainement le sang bleu et qu'il aurait eu la joie de passer au-dessus une étape aussi capricieuse que les concerts dans les bras. Il ne fallait pas juger un livre par sa couverture. Cette réalité le frappa brutalement et il se contenta d'hocher la tête.

-Ça devait être marrant, plaça-t-il rapidement avant que Louis ne poursuivre la conversation joyeusement. D'ailleurs, c'est à ce moment-là qu'il remarqua que celui-ci avait le sourire facile.

Il reprit la parole et Cian se concentra diligemment sur ces mots. À vrai dire, il ne comprenait pas nécessairement tout ce qu'il lui disait. Certains propos frôlaient le jargon des musiciens et le reste les arts que l'Irlandais ne comprenait pas toujours, mais cela ne signifiait pas que ce qu'il racontait n'était pas intéressant! Il porta la tasse à ses lèvres, souffla une derrière fois sur le liquide chaud et y trempa ses lèvres sèches pour en tester la température. Celle-ci s'avéra parfaite et il se permit une petite gorgée et une seconde. Le précieux fluide lui réchauffa la gorge et l'estomac. Il sourit, content de ces effets bienfaisants.

-Non, vous ne m'ennuyiez pas, monsieur, répondit doucement le futur stagiaire avec un demi-sourire. Vous savez, si écouter les gens m'embêtait à ce point, j'avouerais avoir choisi la mauvaise vocation, il rigola un peu, j'aime bien vous écouter, vous parler bien.

Ses joues rosirent légèrement et il rentra sa tête dans ses épaules.

-Je veux dire, vous savez visiblement de quoi vous parler et vous êtes bien passionné, c'est très agréable à entendre, se corrigea maladroitement l'Irlandais en crispant ses doigts sur la tasse. Vous ne parlez pas pour ne rien dire, en quelque sorte.

Il prit une gorgée rapide.

-L'art est une chose si subjective, on la voit tous différemment les uns des autres, certains trouvent plus aisé de voir ce qui se cache derrière un tableau particulier que d'autre. Moi, je ne suis pas très doué avec les arts, je peux voir le physique d'une chose, mais pas ce qui se cache derrière, je ne sais pas si vous me comprenez? En tout cas, au niveau des peintures et sculptures, ce genre de chose. Excusez moi, mais un tableau représentant un carré blanc sur un fond blanc, ne signifie strictement rien et je ne comprend davantage rien quand j'apprend que ce même tableau est vendu à des millions de dollars!

Cian s'adossa confortablement à la chaise et étira ses longues jambes sous la table. C'est alors qu'il fronça des sourcils.

-Maintenant, c'est moi qui divague, haha, remarqua le futur stagiaire en fermant ses yeux un moment. C'est quand même impressionnant que vous soyez en mesure de vivre grâce à ce que vous aimez, lui indiqua Cian avec un sourire un peu rêveur. La voie de l'art est capricieuse et c'est impossible de savoir si on peut réussir dans le domaine ou pas, à moins d'être un génie particulier, d'avoir d'excellents contacts ou d'être extrêmement chanceux. Ce n'est pas un risque que j'aimerais prendre...

Il lâcha sa tasse en soupirant, puis croisa les bras.

-J'ai pris les sciences humaines car je savais que j'avais une affinité avec le domaine et qu'il s'agissait d'un passage sûr vers un futur réussi, dit-il en oubliant sa règle de parler très peu de lui à des étrangers. Les études sont longues, certes, mais au moins, je sais que j'aurai certainement du boulot une fois sorti de l'université. Les gens sont tellement empoisonnés par des maux de l'âme et nous avons tellement peur de partager avec des gens que l'on connaît que nous sommes près à payer suffisamment d'argent pour parler à un étranger. Il est vrai que dans ce cas-là, nous sommes protéger par le secret professionnel...

Une affinité? Oui, il était attentif, observateur et suffisamment curieux pour le métier, mais la vérité était qu'il possédait le don de voir l'invisible. Les émotions et les changements d'humeur des autres étaient à porté de main. À jouer les psychologues, personne ne se douterait qu'il possédait cette unique habilité.

-Vous avez donc jouer dans les bars, hein? dit l'étudiant pour retourner dans le sujet précédent. J'imagine que la foule était différente... je dis ça parce que je présume que vous jouez toujours pour des spectateurs et non qu'en présence d'élèves? Il haussa des épaules. Vous devez être drôlement doué si vous pouvez enseigner dans un tel établissement.

Il haussa un sourcil intéressé.

-Vais-je avoir l'honneur de vous entendre jouez, un jour?
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Message posté : Lun 12 Jan 2015 - 23:02 Message
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♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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《 Vous me flattez encore, c’est agréable. 》 Louis leva volontiers sa tasse à l’adresse de son jeune interlocuteur. Celui lui servait des girolles alors qu’il ne réclamait que des chanterelles ! Louis parlait bien. Oui, c’était une évidence. Il avait toujours eu beau verbe et belle élocution, depuis l’adolescence et ce qui fut parfois source de moqueries par le passé, de la part de camarades indociles, devint très vite un atout formidable au sein d’une société toujours plus sophistiquée et toujours plus exigeante. Il n’allait pas bouder son plaisir : Cian le flattait très agréablement. Il se sentait tel un chat dont on caressait le flanc d’une main qui insiste et qui s’insinue. Les compliments trouvaient toujours le chemin de l’oreille de Louis qui savait toujours les recevoir de bonne grâce. Mais Cian déjà donnait l’opinion qu’il se faisait de l’art et, comme il fallait s’y attendre, l’exemple se porta sur l’art abstrait, sur l’art contemporain. Louis sourit, coinçant un ricanement entre deux gorgées de thé. Il n’était pas loin de partager l’avis du jeune stagiaire. Il aurait même pu se montrer plus cinglant et brutal dans l’appréciation qu’il faisait, notamment, des monochromies picturales dont l’intérêt ne pouvait toucher que les plus érudits ou les spécialistes. 《 Ne dîtes jamais cela au professeur d’arts plastiques, il vous arracherait les yeux. 》 Louis parlait d’expérience, tristement. Il se souvenait des nombreuses prises de bec qui l’opposèrent à ce professeur dont il respectait la discipline mais dont il méprisait le sectarisme. Quand Cian ferma un moment les yeux, Louis se surprit à désirer les rouvrir de force. L’idée le fit sourire autant qu’elle le séduisit. Il n’irait pas jusqu’à la mettre en pratique. Il remua un peu la tasse de thé, en de doux mouvements circulaires. Il écoutait le jeune homme avec toute l’attention d’un reptile qui guette une souris dans l’herbe. Le spectacle ne lui déplaisait point.

Les commentaires du garçon ne manquait pas de pertinence. La voie de l’art était capricieuse. Cette évidence crevait les yeux. Le succès de Louis n’était qu’une exception parmi des milliers d’exemples tragiques, d’une banalité aussi déconcertante qu’affligeante. De nombreux artistes à la sensibilité rare et au talent précieux croupissait dans les caniveaux de mille et une grande ville. Certains connaîtraient peut-être une belle opportunité, avec le temps, mais la plupart y demeurerait comme des crapauds coincés dans leur cloaque. Ils mouraient de l'oreille médiocre d'un public à tout jamais étranger à leur art. Tristement. C'était sans doute pour cette raison que Louis participait à tant d’œuvres pour venir en aide à de jeunes musiciens désargentés. Il avait ainsi l'impression de rendre un peu de la bonne fortune qui lui avait souri toutes ces années. Louis se contenta d'acquiescer. L'intéressaient davantage les propos de Cian sur lui-même et sur le choix qu'il avait fait des sciences humaines. Ces découvertes enchantaient le magicien qui apprenaient toutes sortes de choses, en bien des sens. Notamment au sujet de ce nouveau-venu aux yeux merveilleusement doux. Avait-il d'ailleurs conscience de souligner, dans ses propos, l'aspect vénal de la profession qu'il s'était choisi ? Cette fulgurance attira sur le visage de Louis un nouveau sourire. Quand la conversation revint à lui, il regretta presque de devoir à nouveau parler... de lui-même.《 J'ai beaucoup travaillé, et j'ai eu beaucoup de chance. J'ai su me construire et saisir les bonnes opportunités. Depuis ce bar miteux à Paris jusqu'aux plus belles salles du monde. 》 Comme la Fenice, le Metropolitan ou encore le Palais Garnier. Et à présent, il enseignait à la SSH. À la Star School for the Arts. Il y avait plus prestigieux à travers le monde. Mais il n'y avait qu'à Star City qu'il pouvait concilier tous les aspects de sa vie si riche en facettes distinctes. Toutes ne seraient pas évoquées dans cette conversation. 《 Du talent ? J'en ai oui, et je l'ai construit avec le temps depuis mon plus jeune âge, quand mes proches se sont saignés pour me donner les meilleures chances dans la vie. Aujourd'hui, je partage mon temps entre l'enseignement, les concerts et la direction de l'orchestre philharmonique de Star City, car à la base ma profession, c'est la direction d'orchestre. C'est ainsi que je me suis fait connaître et que j'ai acquis une certaine notoriété. 》

Sa tasse à la main, il se rapprocha de Cian.

《 Je ne sais pas si c'est un honneur de m'entendre jouer, mais c'est une possibilité. Les harpes ou les pianos ne manquent pas, dans cette école. 》 Il y avait même un piano droit, non loin, dans la salle des professeurs, à quelques mètres d'eux.
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Message posté : Mer 14 Jan 2015 - 22:38 Message
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- Vous flattez? Cian sourit bêtement avant de rigoler légèrement. Je ne le fais pourtant pas exprès. Je n'ai pas le compliment facile, vous savez.

En fait, cela dépendait. Il existait plusieurs raisons derrière l'adresse de compliments envers autrui. Certains le faisaient pour lécher les bottes d'un supérieur ou une personne possédant les moyens d'offrir quelque chose en retrait. Parfois, on complimentait les gens pour effacer un défaut, car les individus avaient tendance à être trop hypocrites pour dire la vérité en pleine face. Ensuite, il y avait les beaux mots que l'on jetait à la figure de quelqu'un avec une honnêteté d'une rare violence. Pourquoi s'empêcher de dire du bien d'une personne que l'on admirait ou espérait ressembler à plus tard?

«Ne dîtes jamais cela au professeur d’arts plastiques, il vous arracherait les yeux. »

Cian étouffa un rire discret avec le dos de sa main et détourna lentement le regard afin de dissimuler davantage le grand sourire qui ourlait le coin de ses lèvres. Son commentaire l'avait fait réagir plus que nécessaire.

-Je crois que les œuvres de ses élèves, ou peut-être même les siennes, ont déjà souillé ma vision, rétorqua moqueusement l'Irlandais avant de réhydrater ses lèvres un peu sèches en les plongeant partiellement dans le thé. Ce n'est pas un artiste contemporain qui saurait me faire peur, je suis tout de même plus courageux que cela. Ne vous en faites pas, si je le croise, je ferai certain de dire que ces créations sont pleines de bon sens. Un bien maigre compliment, en fait.

Il sourit encore, pensant à la façon dont il pouvait manipuler une personne avec de si jolis mensonges. Si ce professeur d'arts plastiques était aussi susceptible que le prétendait Louis, alors l'étudiant pourrait bien se marrer. Il y avait une mode bien populaire auprès des artistes, ils avaient tous tendance à être de drôles d'excentriques, mais on devait s'attendre à cet aspect de ses individus qui pensaient au-delà de ce que l'on voyait. Parfois, Cian se demandait s'ils ne pensaient pas juste trop.

-Les plus belles salles du monde? répéta l'Irlandais, son accent résonnant fortement sur les murs de la pièce réservée au personnel de l'école d'arts. Vous êtes donc réellement une célébrité, hein!

Il leva un regard nouveau vers le musicien et le considéra longuement. Avec sa tasse de thé trônant élégamment entre ses mains, il n'avait besoin qu'un beau costume noir et un chapeau à la mode des années 1800 et Cian se serait cru devant un gentilhomme d'une époque passée. Avait-il oublié de précisé qu'il adorait les habits d'époque? Il ne devait pas être si célèbre que cela s'il n'avait jamais entendu parler de lui. Quoique, il ne payait pas si attention que cela aux célébrités, en fait, encore moins les chefs d'orchestre.

-C'est toujours bien d'avoir des proches prêt à nous aider avec notre avenir, soupira l'Irlandais en pensant à tout ce que sa propre mère avait fait pour lui par le passé. Elle était allée jusqu'à quitter son emploi lui faire son éducation scolaire à la maison par elle-même.

Le professeur bougea et Cian l'aperçu s'approcher de lui. L'Irlandais esquissa un sourire en le voyant de plus près.

-De la harpe? répéta l'étudiant très intéressé par cet instrument. Les joueurs de harpistes sont très rares à ce qu'il me semble, je me suis toujours dit que les harpes coûtaient un peu cher ou prenaient beaucoup de place dans une maison. Ou peut-être qu'il s'agissait d'un instrument trop dépassé pour les goûts modernes.

Il haussa des épaules et tourna la tête en direction du piano droit trônant dans la salle de professeur. La décoration entourant l'objet musical faisait un beau tableau. Il avait encore du mal à croire qu'une salle de professeurs pouvait avoir l'air aussi classe.

-Quant au piano, il faut posséder une excellente dextérité, commenta le jeune homme en considérant brièvement ses deux mains. Je dis ça, mes tout les instruments demandent une certaine dextérité. Moi, j'ai du mal à mettre un fil dans le trou d'une aiguille. Vous devriez me voir la journée où ma mère m'a fait asseoir sur le divan pour m'apprendre les bases de la couture afin que je puisse me démerder dans la vie. Un ravissant spectacle, je dois l'admettre, mais ce n'est pas le point de cette conversation, n'est-ce pas?

Il pointa le piano droit du doigt.

-J'imagine que le directeur ne sera pas disponible pendant encore quelques minutes, vous voulez bien m'impressionner de quelques notes pendant ce temps, monsieur? Il sourit. À vrai dire, j'ai jamais réellement vu quelque jouer de près.
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Message posté : Ven 16 Jan 2015 - 23:06 Message
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De Principatibus

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ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
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ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
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♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

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♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
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♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
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Cian se montrait bien plus dur que Louis à l’égard du professeur d’art plastique, de ses élèves, de ses œuvres.《 Bien maigre en effet... 》 Le maître de musique leva sa tasse à l’adresse du stagiaire, en signe de bienveillante et malicieuse complicité. Il allait bien s’entendre avec lui s’il manifestait ce genre d’opinion si tranchée ! En dépit de la maladresse du propos, Louis l’approuvait et même applaudissait. Il persistait et signait ! Mais l’heure n’était pas à l’effusion et à l’immodération. Il fallait faire bonne figure et ne pas trop montrer les quelques fractures insinuées dans le corps enseignant de l’établissement. C’est une évidence qu’il est convenu de dissimuler aux yeux des étrangers : la communauté professorale est un cloaque où prolifèrent crapauds et crotales. Les naïfs y verront une corporation unie et soudée par une même noble vocation mais les observateurs avertis auront depuis longtemps compris que le tableau ne peut qu’être bien plus nuancé qu’il n’y paraît. En effet, ce n’est qu’au prix d’une cordialité hypocrite que tout ce beau monde parvient à vivre dans une harmonie toute relative. La faune y est trop diverse pour souffrir l’essentialisme d’un classement zoologique. Mais depuis qu’il enseignait à la Star School for the Arts, Louis se savait chanceux d’avoir intégré la communauté des enseignants par un chemin qui le préservait encore de ces travers éternels et déconfits. Il connaissait les règles du jeu sans avoir à subir les effets d’une trop longue exposition à ses néfastes influences. Il avait donc toute raison de se réjouir.

Il souriait déjà quand Cian parut s’étonner d’avoir devant lui une célébrité. Le terme était impropre. Il n’avait rien d’une vedette. La presse à scandale ne s’intéressait guère à lui et il le lui rendait bien. La gloire, la renommée, ce n’était pas vraiment sa tasse de thé. Il n’avait rien d’une star façon Lady Gaga, David Beckham, Georges Clooney ou Jean Dujardin. Louis leur laissait volontiers les palmes et les lauriers, dûment acquis, de leur brillant parcours. Sa réputation à lui était plus discrète, parce que circonscrite à la sphère très particulière de la musique classique. S’il était une sommité dans son domaine, il demeurait méconnu du grand public, ce dont il savait gré la terre entière, car il n’aurait pas été très à l’aise à l’idée de vivre dans l’isolement permanent de la gloriole planétaire. Les cimes sont les trônes des solitaires. Il préférait, de loin, cette renommée limitée mais sérieuse, qui lui offrait la reconnaissance de la profession – la seule valable à ses yeux, car il n’est pas besoin d’être célèbre pour divertir un public, et qu’importe si l’anonyme qui applaudit à la fin d’un concert oublie dans l’heure le nom de l’artisan qui aura pour lui huilé tous les rouages de l’orchestre. Cette routine quasi-mécanique le réjouissait depuis bientôt quelques années, et pour rien au monde il n’aurait voulu la voir se briser sur les récifs d’une surprise que tant de jeunes musiciens désespèrent d’attendre : se voir propulsé au plus hauts sommets de la gloire, au plus tôt, au plus vite. Le piège est grand. Terrible. Fatal.

《 Vous n'avez pas tort. Les harpistes sont rares. Et il y a bizarrement bien plus de femmes que d'hommes pour jouer de cet instrument. Allez savoir pourquoi ! Les préjugés ont la peau dure depuis toujours. 》 Louis appartenait à la très fermée minorité des harpistes mâles, et il s'en félicitait. Merci bien, ne craignez rien pour sa virilité ! Il se rapprocha du piano après avoir posé sa tasse sur la table près de Cian.《 Mais sachez que la harpe n'a rien d'un instrument dépassé ou même désuet... il en existe de toutes sortes, et certaines sont très en vogue, comme la harpe celte ou encore irlandaise. Un classique, dans tous les concerts branchés du moment, croyez-moi. 》 Louis savait de quoi il parlait. Il ouvrit le clavier du piano, glissa quelques arpèges pour se délier les doigts puis joua un morceau des plus tranquilles. Ou pas. Si les premières mesures se montraient plutôt calmes, ne tarda point à s'éveiller une musique des plus entraînées, comme mues par l'enthousiasme d'un hymne chanté par un chœur aux mille voix. C'était le chant de l'absolue réconciliation des âmes – du moins, c'était ainsi que Louis interprétait ce qu'il jouait. Il avait rencontré le compositeur et leurs échanges avaient éclairé Louis au-delà du raisonnable. Tout en pianotant, Louis risqua ces quelques mots : 《 Vous aimez ? 》
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Message posté : Mer 21 Jan 2015 - 21:06 Message
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Du côté du professeur, celui-ci n'avait pas manifester davantage de réaction ou de commentaire au sujet de ce fameux professeur d'arts plastiques. Avec son bon sens, Cian décida que s'il devait faire brièvement parti du personnel au courant du prochain mois, il devrait se forcer à éviter les enseignants le plus possible. Il n'était pas doué dans les contacts sociaux et il avait la tendance à calculer et vérifier sept fois ce qui sortait de sa bouche lorsqu'il parlait avec une personne, que celle-ci soit un ami, un collègue, une connaissance ou un ennemi. Afin d'éviter de raconter quelque chose de stupide et d'être la risée de tout le monde, il préférait s'enfermer dans sa bulle et s'éloigner des troupeaux. Les troupeaux, c'était Satan!

« Vous n'avez pas tort. Les harpistes sont rares. Et il y a bizarrement bien plus de femmes que d'hommes pour jouer de cet instrument. Allez savoir pourquoi ! Les préjugés ont la peau dure depuis toujours. »

À cette mention, l'Irlandais hocha doucement de la tête. S'il avait eu l'honneur de visionner des vidéos ou voir des images concernant une femme harpiste, il n'avait pas eu beaucoup de chance du côté des hommes. Il est vrai que la harpe paraissait comme un instrument plutôt délicat et typiquement féminin, il n'y avait que les femmes qui étaient suffisamment gracieuse pour pincer de si frêles cordes, toutefois, cela ne signifiait pas que la gente masculine ne savait pas s'y prendre. D'ailleurs, Cian trouvait l'évolution des mœurs était très étrange sur certains points, surtout lorsqu'il se disait qu'à une certaine époque, les grands musiciens et les célébrités étaient surtout des hommes.

-Je vous crois, répondit-il doucement au musicien en s'approchant lui aussi du bel instrument. J'aime beaucoup le son de la harpe, en général, mon grand-père maternel en possède une, si je me souviens bien, mais il s'agit plus d'un héritage familiale et d'une décoration maintenant, c'est dommage. Surtout quand je sais que mon grand-père comptait la vendre, je lui ai jamais demandé s'il l'avait fait...

Quand le professeur se mit à se délier les doigts, Cian observa longuement les doigts de celui-ci. Il était vraiment habile, ce Louis! Enfin, à la vue d'un amateur tel que lui, l'Irlandais était impressionné. En fait, il était généralement impressionné par tout ce qu'il n'arrivait pas à faire lui-même, ce qui était normal. Le chocolat encore chaud entre ses mains, l'étudiant leva les yeux et considéra longuement le profil du professeur avant de poursuivre son examen de ses mains. Avant même qu'il ne puisse s'en rendre compte, il tapait déjà du pied et sa tête se balançait légèrement de la gauche à la droite avec un délicat entrain. Quand la mélodie se répétait en un certain refrain, il se surprit à mimer l'air de la chanson dans sa tête. Heureusement que le professeur ne pouvait lire le fond de sa pensée. À ses yeux, il aurait été plus que ridicule. La voix de l'homme le sorti brusquement de son doux tourment et c'est les yeux hébétés et la bouche légèrement entrouverte que l'Irlandais hocha ridiculement la tête.

-Euh, je, oui, balbutia-t-il bêtement avant de combler sa bouche de la dernière gorgée de chocolat chaud qui traînait au fond de sa tasse. Il valait mieux tenir sa bouche occupée, sinon il allait encore dire des âneries.

La chanson résonna agréablement sur les murs, parvenant sournoisement aux oreilles ensorcelées de l'étudiant. Il baissa sa garde pendant un instant et ferma brièvement les yeux. Ses nombreux sens accueillant la jolie mélodie, mais aussi autre chose. Il ressentit un brin de fierté et une certaine paix intérieure, mais il ne s'agissait pas de la sienne. Elle venait d'ailleurs, mais il se sentait si bien. Ça devait être vraiment agréable de pouvoir accomplir quelque chose d'aussi beau, même s'il était convaincu que le professeur avait beaucoup plus en stock. Quand il rouvrit les yeux, il se sentait incroyablement petit. Comme un souris face à un dragon, pour reprendre le mot employé par le professeur plus tôt durant leurs bavardages.

Au bout de quelques minutes, la mélodie cessa et avant que Louis ne puisse dire quoique ce soit, Cian prit la parole. Ses yeux étaient un peu plus sombres, un effet causé par un triste retour à sa propre réalité, mais son sourire était vrai.

-Vous êtes vraiment doué, fut la première chose qu'il dit en s'attardant encore un moment sur les mains de celui-ci. Si j'ouvre le dictionnaire pour y voir la définition de pianiste, vais-je avoir votre photo à côté du mot? ajouta-t-il ensuite avec une touche d'humour afin de reprendre un peu de gaieté. Ah, vous devez penser que je suis facilement impressionnable... je ne le nierai pas.

Il baissa docilement la tête, imaginant qu'il allait bientôt passer au jugement du professeur. Oui, une petite souris se faisait regarder de haut par une créature mythique crachant du feu.

-Je ne suis pas un expert en la matière ou un fin connaisseur de la musique, mais c'était très agréable à entendre, monsieur, il fixait ses mains tenant toujours la tasse vide avant de relever les yeux. Ma mère jouait un peu lorsque j'étais jeune, mais ces petites balades ne sont rien comparé à ce que vous pouvez faire! On voit clairement la différence lorsqu'une personne décide d'en faire sa profession!

Ses joues rosirent doucement.

-Peut-être qu'un jour j'aurai droit à un morceau à la harpe? s'enquit-il avec un sourire embarrassé. Évidemment, vous devez avoir un horaire chargé, je doute que cela puisse arriver! D'ailleurs, c'est très gentil à vous de me tenir compagnie. Le directeur ne devrait pas bientôt être libre, non? Je ne voudrais pas vous dérangez plus longtemps. Je veux dire, vous pouvez trouver meilleur auditoire que moi, hahaha.

Son rire était fortement embarrassé et il avait conscience qu'il avait parlé un peu vite. Ce n'était pas étonnant, c'est de cette façon là qu'on parlait lorsqu'on se sentait comme une petite souris, non?

-Vous, il hésita, aviez l'air vraiment heureux de jouer comme ça, dit-il l'air peu assuré. Vous aimez votre profession, cela paraît beaucoup, dans vos gestes et votre façon de parler. À mes yeux, vous êtes un vrai artiste, et cela n'est pas un vide compliment, ce n'est pas une chose dont j'aime abuser, surtout avec une personne qui m'est encore étrangère.

Oui, ils avaient peut-être beaucoup parlé depuis l'incident dans la salle de musique, mais à ses yeux, le professeur Louis d'Ax était encore un étranger et il fallait toujours se méfier des gens que l'on ne connaissait pas.

-J'envie votre joie de jouer et votre courage à avoir poursuivie dans cette voie, il ferma les yeux un moment et un sourire gêné ourla les coins de ses lèvres pâles. Quant à moi, je suis un lâche, j'ai tendance à rester dans ma zone de confort et je prend le chemin que je considère le plus facile. Ah, il faut pleins de gens pour former un monde, n'est-ce pas?
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