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L'âme n'a pas de secret que la conduite ne révèle.

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Message posté : Dim 16 Nov 2014 - 17:15 Message
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Des crampes, des sueurs froides, des douleurs dans la nuque. Le quotidien de l’agente coréenne depuis pratiquement 6 mois durant. Une cellule psychologique avait été mise très rapidement sur place au retour de mission pour permettre aux trois agents survivants de continuer leur action pour l’ONU, de redevenir efficace et de passer à autre chose. Certes, tous les trois étaient passés à autre chose et ils avaient tous vus leur carrière prendre l’ascenseur ou se voir réaffectés dans un autre domaine plus adéquat à leurs capacités. Après tout, à l’origine, la mission était pratiquement composée que de jeunes agents pas nécessairement les plus prometteurs. Désormais, seule la coréenne s’était retranchée dans une section lui permettant de se faire oublier, d’oublier. La brigade d’intervention, elle y avait songé par le passé et si elle aurait très bien pu tenter de s’embrayer dans la section parallèle d’espionnage, elle n’en fit rien. Déconnecter, prendre du recul, passé à autre chose. Elle se rendit compte qu’il fallait qu’elle mette en avant ses qualités propres et qu’elle en vienne à travailler sur quelque chose qu’elle pouvait faire machinalement tout en subissant le moins de stress possible. Ce qu’elle obtient en demandant sa réorientation au sein du projet Hermès qui touchait au domaine divin et qui se voyait heureux d’accueillir un nouveau membre qui pouvait apporter son soutien dans la branche asiatique.

Mascarade. La coréenne n’avait absolument pas accusé  le coup de cette mission bien trop sous-estimée. Mais aurait-il pu en être autrement ? Aucun à l’UNISON ne pouvait prévoir ce qui s’était déchaîné ce jour-là. La violence des attaques et les traces indélébiles qui avaient marqué l’agent à jamais démontraient à elles seules à quel point le destin s’était imposé en maître sans laisser aucune chance aux mortels qui avaient décidé de le défier.

Un soubresaut réveilla la coréenne peu avant l’aube. Machinalement, elle se laissa glisser sur le côté en repliant ses jambes et sa main palpa la cicatrice qu’elle possédait désormais à la base du coup. Elle y avait fait ajouter un V à l’encre noire, indélébile, par le tatoueur. L’émetteur n’y était plus. Elle ne savait toujours pas par qui ni quand il avait été retiré ni à quoi il servait exactement mais les rapports de l’UNISON sur le sujet avaient été clairs ; elle avait été sous l’emprise d’un champ de force qui avait rendu impossible tout jugement et permis la mort de trois de ses collègues de sa propre main. Elle s’appuya sur son coude et se redressa en poussant à ses pieds la légère couverture. Elle dormait sur le sol, non pas par manque d’argent, mais par respect des traditions ancestrales. Elle s’y était étonnement raccrochée depuis cet épisode violent. Roulant la couverture tout en gardant les genoux au sol, elle empoigna la pièce rectangulaire qui lui servait d’oreiller avant de ranger le tout dans l’armoire coulissante au bout de la pièce. Elle récupéra un bol qu’elle disposa au centre de la pièce, sur le sol, et y fit brûler de l’encens tout en prenant position en tailleur, les mains appuyées sur ses hanches. Elle ne réussit pas à tenir plus de quelques minutes avant de perdre totalement le contrôle sur elle-même et de renverser les cendres sur le sol de la pièce. Il y avait des jours avec, et des jours sans. Elle se déplia et ouvrit un tiroir pour en sortir de vieux vêtements de sports. Elle remonta ses cheveux désormais longs sur le sommet de son crâne et y fixa une baguette de bois pour les maintenir en place. Elle ne prit pas la peine de regarder dehors. Il pouvait bien pleuvoir des trombes d’eau, ça lui était égal. Faisant coulisser le paravent qui définissait l’espace d’entrée, elle quitta son appartement avec discrétion et retrouva bien vite la rigidité américaine de la rue. Elle inspira. Levant le nez, elle découvrit qu’il n’était finalement pas si tôt que cela et que dans moins de deux heures, la rue se changerait en un essaim gigantesque. Elle se mit à marcher sur plusieurs mètres avant de pousser son rythme à la course et de prendre sans réfléchir la direction du Star Park. Non qu’il était le plus agréable pour courir, mais il avait l’avantage de se trouver géographiquement non loin de son lieu de travail. Elle n’aurait pas à repasser par son appartement, profitant des vestiaires du Brett. Elle galopa à travers la ville, tête baissée, ne prenant pas la peine de sauter dans le métro pour éviter une fatigue nullement souhaitée pour le reste de la journée. L’air était frais, les arbres rougissants et s’il faisait encore sec à cette heure, rien ne garantissait qu’il en serait ainsi pour l’entier de la journée. La coréenne devança un camion de livraisons, puis un camion poubelles avant de bifurquer sur la droite et de se retrouver dans le splendide espace vert du centre. Elle poussa encore plus en avant son rythme de course, pourtant déjà bien éprouvée par son parcours pour arriver ici. Elle n’était pas la seule à profiter de l’heure matinale et fraiche de ce début de journée. D’autres sportifs galopaient ici, se mettant en forme pour le reste de la journée qui les enfermerait probablement dans un bureau. La jeune femme dépassa deux joggeurs qui discutaient amicalement. Elle ne savait même pas vers où elle courait. Elle arrêta sa course sous l’assaut d’une crampe qui lui bloqua momentanément la cuisse droite. Elle claudiqua quelques foulées manquant de peu de se vautrer lamentablement sur le chemin pourtant dégagé avant de retrouver un semblant d’équilibre. Tout en maintenant une pression sur sa jambe, elle traîna les pieds jusqu’à une fontaine d’eau potable qui enserrait le chemin. Elle s’y désaltéra avant de se remettre à marcher, puis à courir à nouveau.

Elle déclara forfait quelques mètres plus loin, sentant sa jambe se contracter de plus en plus et son mental de flancher en parallèle. Elle se serait probablement effondrée sur le sol meuble s’il n’y avait pas eu un arbre à proximité pour lui éviter la chute. Elle s’y appuya et en fit le tour, se coupant un instant du chemin et de la vue des autres coureurs. Appuyée d’une main contre le tronc, elle tendit l’autre pour atteindre sa cheville droite et la remonta au niveau de ses hanches en essayant de détendre le muscle qui refusait de lâcher prise.
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Message posté : Lun 17 Nov 2014 - 23:22 Message
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2617
ϟ Nombre de Messages RP : 244
ϟ Crédits : MySelf
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (80.000T)
• Super-résistance (80.000T)
• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

L'âme n'a pas de secret que la conduite ne révèle.


Tant bien que mal, le Golden Boy émergeait d’un sommeil de plomb. Il mit un temps certain à reconnaitre le décor alentours, finissant par se remémorer la décoration d’un des penthouse que sa société louait dans le centre-ville. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas dormi dans l’un d’eux… Plus encore, il y avait fort longtemps qu’il n’avait pas dormi seul dans l’un d’eux ! Car seul, il ‘l’était… Andrea avait dû s’absenter pour quelques jours, quittant la ville par devoir, pour remplir l’un de ces missions qui avait le don d’autant aiguiser l’inquiétude que la curiosité du milliardaire excentrique. Il frotta ses yeux gonflés par un sommeil qui ne l’avait que trop peu réparé, s’asseyant au bord du lit pour se prendre la tête dans les mains. Ce n’était pas sa pire gueule de bois, loin de là… Il se souvenait avoir participé à quelques réunions mondaines destinées aux gens de sa classe sociale, le genre d’évènements où il ne se rendait pas encore en compagnie de sa petite amie. Leur relation renaissant de ses cendres n’en était pas encore au point de les voir s’afficher publiquement ensemble ? Foncièrement, le jeune homme le souhaitait mais… Mais il ne voulait pas imposer quoi que ce soit à la belle. Il ne l’introduirait à ce monde-là que lorsqu’elle lui énoncerait être prête à en endurer les affres. Car il y en avait bon nombre… Et le plus cruel comme impitoyable prenait les traits d’un acariâtre grand-père représentant la dernière famille en vie du Golden Boy fatigué.

Voilà donc notre Golden Boy déambulant dans les vastes pièces dans son plus simple appareil. Il faisait nuit dehors, une nuit se faisant le prélude du jour. Beaucoup auraient pu choisir de s’en retourner vers leur lit douillet, beaucoup se seraient satisfait d’une grasse matinée dans un chaud cocon de plumes. Adriel n’avait nulle connaissance de champions se complaisant dans de grasses matinées… Un rapide coup d’eau fraiche sur sa peau frissonnante l’aida à évacuer son semblant de gueule de bois de la veille. Il n’avait pas conservé tous les souvenirs d’une soirée débutée à la Marina où il avait fréquenté des jeunes femmes qui, autrefois, auraient fini dans son lit après avoir été imbibées d’un magnum de champagne. Elle avait beau être loin, elle avait beau être absente, elle régnait toujours sans partage sur son cœur et il n’éprouvait que trop son absence. Une nouvelle vaguelette d’eau froide vint cingler son visage et il ébroua son faciès terminé de longs cheveux blonds dans une attitude qui aurait bien pu le rendre semblable à nombre d’engeances canines. Un boxer dissimulant sa nudité plus tard, le jeune homme illuminait l’écran de son smartphone de très haute technologie pour convier l’intelligence artificielle assistant son existence à son réveil douloureux : " Quel est la nature de ma séance du jour ? " Suite au San Theodoros comme aux affrontements avec le Roi Minos, Adriel avait pris conscience d’une chose : l’armure n’était qu’une prothèse hi-Tech et un prolongement de lui-même. Pour maximiser le potentiel de l’armure, il devait maximiser les performances de son propre corps. C’est pourquoi il s’astreignait à des séances de sport intense, retrouvant progressivement la plénitude des colossaux moyens qui furent les siens alors qu’il dominait les terrains comme les défenseurs NCAA au temps de sa gloire universitaire. Sans la moindre émotion apparente –quoi de plus normal pour une machine- V.I.S.I.O.N se mit à égrener les mots alors que son concepteur entamait un galon de lait :

" Séance de Marches pour vous aujourd’hui, Monsieur. Je recommande l’utilisation des escaliers proches du lac artificiel dans le Star Park, le nombre est assez conséquent. Au programme de votre excursion : 30 minutes d’un footing d’échauffement à 15 km/h de moyenne. A votre arrivée à l’escalier, l’enchainement sera le suivant : 2x montées de marches normales ; 10 pompes ; 2x montées de marche deux par deux ; 10 pompes ; 2x montées de marche pieds joints ; 10 pompes ; 2x montées de marche pied droit ; 2x montées de marche pied gauche ; 10 pompes et un tour du monde, séance de gainage abdominale en position assisse avec maintiens des jambes à des niveaux bas, moyen et haut pendant 30 secondes à chaque fois, + 2x montées de marche normales ; 20 abdos ; 2x montées de marche deux par deux ; 20 abdos; 2x montées de marche pieds joints ; 20 abdos ; 2x montées de marche pied droit ; 2x montées de marche pied gauche ; 20 abdos + 2x montées de marche trois par trois ; 10 pompes ; 2x montées de marche deux par deux en grenouille ; 10 pompes ; 2x descente de marche pieds joints deux par deux bras tendu et flexion ; 10 pompes + 2x (montée de marche rapide en fréquence + montées de marche pieds joints montée de deux, recul d’un, montée de deux, recul d’un). Enfin, vous terminerez par 15 minutes d’un footing de récupération à une vitesse de 10 km/h de moyenne. "

A mesure que l’intelligence artificielle avait égrenée ses exigences, le Golden Boy avait blêmit pour finalement se figer dans un silence de mort. Il regarda fixement le galon de lait et sut immédiatement qu’il en regretterait beaucoup trop vite l’ingestion. Et Adriel n’étant pas Adriel sans pousser la galéjade, il énonça d’un timbre badin à l’être artificiel : " J’aurai dû te paramétrer une certaine connaissance de la souffrance humaine... ! " Douleur, peine comme souffrance, autant de notion qui étaient étrangères à V.I.S.I.O.N. Du moins c’est ce que pensait son concepteur. Ce dernier emporta son smartphone avec lui dans le vestibule, y trouvant quelques affaires de sport qu’il passa en toute hâte. Un Short de la Faculté de Texas A&M donnait la réplique à un Sweat Capuche des New England Patriots dépourvu de toute manche qui laissait entrevoir ses bras puissants comme son amour pour le jeu de balle ovale. A ses oreilles s’immobilisèrent des écouteurs Beats By Dre qui l’isoleraient du vacarme urbain. Et voilà notre grand sportif prenant pied sur le luxueux perron de son lieu de villégiature, jetant un regard déterminé vers la cime des arbres non loin. Dans le silence de la nuit mourant et sous l’ocre des luminaires, le son de Come With Me Now du groupe Kongos rythma son début de footing !

" C’est là que je commence à rire donc... ! " Lâcha t’il finalement en se figeant au-devant des marches. A ses oreilles, la voix de V.I.S.I.O.N lui indiqua qu’il avait parcouru la distance à une moyenne de 15.3 km/h avec une pointe à 17.1. Pas mal… Obéissant, le Golden Boy se plia aux volontés de son semblant d’entraineur. Les premiers passages furent aisés, mais à mesure que les efforts se multipliaient, son corps lui envoyait des signaux d’alerte. Les veines parcourant ses bras se firent de plus en plus saillantes à chaque fois qu’il exécutait ses push-up à un rythme effréné. Ne pas abandonner, jamais ! Abandonner une fois signifiait abandonner toujours. Sa barbe blonde ruisselait de la sueur perlant à son visage alors que son sweat s’imbibait sous les efforts singeant les travaux d’Hercules. Il avait mal… Il souffrait mais s’imposait de continuer, peignant son visage d’un masque de douleur à chaque nouvelle série que lui commandait sa création. Son estomac en était tout retourné, ses muscles raidis au possible, gorgés d’acide lactique. Et alors que la dernière série se terminait, Adriel tombait au sol, rendant le peu de matière que contenait son estomac dans des râles sourds. Son œsophage le brûlait, son cœur résonnait à ses tempes et il bascula au sol, sur le dos, laissant son regard bleu acier sur le ciel d’encre marbré d’ocre. Etonnement, il se sentait incroyablement bien…

" J’en suis à combien…? " Balança t’il à V.I.S.I.O.N alors qu’il poursuivait son footing de récupération. Assouplissements et étirements avaient fini de dénouer son corps tendu comme une liane. Sa foulée était plus lourde et sa peau toujours parcourue de sueur alors que le soleil pointait au loin. L’intelligence artificielle lui indiqua treize minutes. Il en aurait bientôt terminé… A la volée, il s’envoya une nouvelle lampée de Gatorade. La boisson l’avait accompagné du temps de ses exploits universitaires, elle avait le mérite de recharger ses batteries après tous ces efforts. Faire le plein de sucre comme de nutriments achevait de ne pas trop ressentir la fatigue. Et évitait les crampes. Ce qui ne semblait pas être le cas de tout le monde. " Vous devriez en boire… " Indiqua t’il à la jeune femme en délicatesse avec une jambe. Treize ou quatorze minutes étaient bien suffisante et la course imposait son semblant de code d’honneur intimant l’aide à tout semblable en difficulté. La penombre ne lui autorisait guère de profiter de tous les traits de la jeune femme alors que sa propre capuche dissimulait partiellement son visage. Mais guère son sourire avenant quand il tendit plus encore la bouteille de boisson énergisante : " Buvez… Sinon ce sera encore pire ! " C’est alors qu’il lui sembla reconnaitre un visage famillier.
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mar 18 Nov 2014 - 22:59 Message
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Habituée à des combats contre elle-même au travers des arts martiaux qu’elle pratiquait depuis sa plus tendre enfance, la coréenne savait trouver refuge dans un coin calme de son esprit. Du moins, en théorie. Complètement dépassée par une simple crampe, elle était incapable de se détendre et de relâcher ses muscles tendus, s’enfonçant dans une frustration de plus en plus grande frôlant une colère idiote qui ne résoudrait bien évidemment rien. Elle baissa le front en crispant sa mâchoire tout en se focalisant sur sa crampe au lieu d’en faire abstraction. Elle eut un mouvement de contre balancier lorsqu’un autre coureur – ou du moins sportif – l’apostropha en indiquant avec politesse qu’il fallait qu’elle boive. Elle lâcha un rire bref. Sérieusement ? Elle secoua la tête. Dans un passé pas si lointain, elle se serait retournée et aurait sans aucune retenue envoyé bouler cette pauvre âme qui venait l’emmerder à lui dire qu’il fallait boire. Bordel. Elle était soldat. Le sport et la douleur, elle savait ce que c’était alors c’était pas un pauvre crétin qui avait décidé de faire dix pompes qui allait lui apprendre à vivre.

Tout en y pensant, elle sentit la crampe se propager lentement mais avec efficacité jusqu’à son genou. Elle répondit en conséquence, repliant soudainement le tout sous l’assaut de cette nouvelle douleur. En écho, le sportif attentif lui tendit sa boisson énergisante et à nouveau, la coréenne se moqua de lui. Elle souffrait le martyr, bien évidemment, mais étrangement, cette sensation lui permettait de se raccrocher à la vie. Elle allait sérieusement l’envoyer se faire voir quand la douleur remonta jusqu’à sa hanche. Merde. La crampe voulait donc donner raison à ce sportif du dimanche ? Elle attrapa la bouteille au vol et en vida une longue gorgée. Avant de se redresser et de la redonner à son propriétaire. «  C’est bon. Mer… » Elle ne l’avait pas aboyé comme à son habitude, mais le ton n’avait eu rien de jovial et de remerciant. Elle n’eut pas le temps de le remercier d’ailleurs que son estomac fit un looping en recevant le contenu pourtant bénéfique de la gourde. La coréenne se pencha en avant et toussa avec force en manquant gracieusement de s’étrangler au passage. Et comme si ça avait été la faute du pauvre homme : «  Ha ouais merci… pour la boisson on repassera… » Elle finit pas poser sans délicatesse son séant au sol pour tenter de retrouver un minimum d’équilibre et de calme, le dos appuyé contre le tronc du précédent arbre. Elle avait fermé les yeux. Depuis sa position, elle ne distinguait pas le visage de l’autre sportif, dissimulé par sa cagoule. Elle rouvrit un œil et constata qu’il était toujours là. Elle le referma. Avant de sourire et de balancer. «  On vous a jamais dit que les coréens ne tenaient absolument pas la boisson ? » Oui, elle essayait d’être courtoise. Ou du moins de ne pas passer pour une emmerdeuse de si bon matin.

Elle secoua la tête. «  J’vous avais jamais vu venir dans le coin… Elle n’y venait pratiquement jamais ces derniers temps, et elle ne faisait jamais attention aux autres. Elle aurait pu le croiser une centaine de fois qu’elle ne l’aurait reconnu. Vous avez pas à rester vous savez. Vous allez finir par me rendre nostalgique à jouer les bons samaritains et croyez-moi, vous n’auriez pas envie de me secourir après. » Elle avait terminé sa phrase en grognant dans sa barbe, en détournant le regard et en baissant le ton. Elle avait toujours détesté qu’on lui témoigne de la gentillesse ou de la pitié, comme si elle devait à tout prix fuir ces sentiments qui la rendaient beaucoup trop à fleur de peau et beaucoup trop encline à se laisser complètement sombrer dans la tristesse. Sauf que ce con de sportif, avec sa putain de capuche et son sweat sans manche, il avait décidé de faire le pied de grue devant elle, comme une saloperie de bonne âme. Elle reprenait son souffle. Sa jambe se détendait. Elle leva le nez. «  Il sait courir vite le samaritain ? » Il n’y avait plus que ça ces derniers temps ; la compétition. Toujours être au plus haut, la plus forte, la plus irréprochable comme pour effacer tout ce qu’elle avait pu commettre de faux jusqu’à présent. Et combien de ses anciens camarades de duels ou de paris avaient fini par l’envoyer chier propre en ordre à cause de son caractère qui allait en empirant et son humeur de plus en plus dévastatrice ? Certes, Eun-Sil n’était pas reconnue pour être la meilleure personne à inviter à une soirée si on voulait que cette dernière soit réussie, mais dernièrement, il n’y avait pas que l’ambiance qu’elle foutait en l’air. Elle avait insinué tellement de choses au sein des soirées ou des réunions que très peu étaient ceux qui lui restaient encore amical depuis son retour de mission. Et très peu savaient pourquoi elle était à ce point dans une humeur de merde. En vérité, en dehors de messes basses de l’UNISON, personne ne savait ce qu’il s’était passé. Les médias avaient parlé certes, mais la théorie énoncée était à des années de la réalité infernale que la coréenne avait vécue sur place. Il n’y avait donc plus que le combat, le combat contre ce qui lui restait : son putain d’orgueil. Elle ne mit pas beaucoup de temps pour se hisser sur ses jambes à nouveau en état complet de marche, et elle se lança au galop. Elle s’en foutait pas bien mal que l’autre sportif la suive d’ailleurs. Soit, elle était plus rapide et il abandonnerait, lui permettant de retrouver sa tranquillité, soit il se prenait au jeu et elle était bonne pour se faire trois tours du parc à grandes enjambées. Elle se remémora les exercices à l’armée, le nombre de fois qu’elle avait dû traîner des sacs ou des pneus tellement lourds en courant à travers un champ de mines ! C’était ça, ce qui la maintenait en vie ; souffrir et tâcher de toujours progresser, dans la douleur.


Pendant quelques foulées, elle savoura sa victoire. Ce petit enquiquineur avait finalement décidé de reprendre son chemin et de lui foutre la paix. Bien. La foulée suivante, elle ne comprit pas le moins du monde comment elle se fit largement dépasser par la – sublime – armoire à glace en capuche. Elle fronça le nez. Bordel, il y avait que les blancs pour être à ce point-là bien taillé ! Un coréen avec autant de muscles passerait pour un nabot disproportionné mais lui… Elle allongea la foulée, pas le moins du monde enchantée de s’être faite dépassée. Le jeu commençait. «  Bordel, il sait courir l’enfoiré ! » Lâcha-t-elle alors qu’ils prenaient un tournant. Elle le talonnait pour le moment, mais ça n’allait pas durer.
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Message posté : Mer 19 Nov 2014 - 22:30 Message
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Ce visage… Il y avait pensé bon nombre de fois… Bon nombre de fois il avait eu souvenir de sa « noyade », de ce semblant de joie qui avait parcouru l’ensemble de son être quand V.I.S.I.O.N lui avait annoncé que les Agents de l’UNISON étaient sain et sauf, alors que l’eau marine commençait à envahir les aspérités de son armure pour irrémédiablement l’envoyer vers le fond… Bien des fois, alors qu’il venait visiter Andrea ou la retrouver pour quelques romantiques escapades, il jetait un regard intrigué sur l’immensité du Brett Building, se demandant comment pouvaient bien aller ceux qui, à jamais, resteraient pour lui des frères d’arme… Avaient-ils pleuré la disparition de l’armure ? Avaient-ils une seule fois considérer « Megatron » comme autre chose qu’une machine ? Foncièrement, Adriel en doutait… Qui pourrait bien avoir de l’empathie pour une boite de conserve ? Qui pourraient bien partager de complices moment avec ce que l’on jugeait être une machine ? Ce quelqu’un, il l’avait face à lui… Et elle lui dévoilait sa toute détestable et entière nature. Cela le fit sourire, ayant le mérite de lui rappeler qu’au premier abord, elle l’avait menacé de mettre en pièce ses circuits pour lui faire pisser de l’huile… Son sourire s’élargit plus encore au souvenir de cet étrange échange comme de bon nombre de ceux qui suivirent sous le ciel sanglant du San Theodoros. Il se souvint alors à quel point la Coréenne avait pu se montrer admirative de son travail… Tout en montrant une haine farouche à l’égard du personnage public qu’il pouvait être.

Il lui avait proposé son aide, son appui, ce n’était pas pour mieux le lui reprendre désormais… Il s’était engagé –par quelque miracle ou quelque acte de charité bien rare- sur le chemin de la bonté et ne comptait guère s’en éloigner pour le peu de temps qu’il leur restait à partager. Car il fallait bien se rendre à l’évidence, le Golden Boy ne resterait guère longtemps en compagnie de l’Agent de L’UNISON. Foncièrement, il était ravi de la voir, ravi de constater qu’elle s’était remise de ses émotions. En apparence du moins… Mais il était tôt ce matin, beaucoup trop tôt pour se voir opposé à une authentique tête de mule tout droit sortie du pays du matin calme et qui ne manquerait, probablement, pas de lui exploser à la tête comme explosent bon nombre des missiles qu’il peut produire en industrielles quantités !" Vous avez déjà vu des « médicaments » avoir bon gout ? " Ironisa t’il alors qu’elle ne semblait guère apprécier le parfum de l’énergétique boisson. Après tout, pour apprécier la Gatorade, il fallait avoir un semblant de passé sportif… C’était bon pour la santé, au cœur de l’effort, mais foncièrement dégueulasse… Pourtant, ça avait le mérite d’agir comme un semblant de madeleine de Proust et remémorait à Adriel cette époque passée où il avait mené l’équipe du Lycée en finale du championnat d’Etat avec ses frères. Le genre d’épisode que l’on n’oubliait jamais… " J’en ai vu bon nombre rouler sous les tables à l’occasion de diners d’affaires… " Ironisa t’il sur la résistance des coréen à l’alcool. Ce sourire… Ce devait bien être la première fois qu’il le voyait sur ces lèvres sans que leurs vies ne soient jeu… Bien que dans son cas, il fallait nuancer du fait de l’important blindage entourant son corps d’une gangue protectrice. " Je m’entraine pas vraiment ici en règle générale… " Il n’allait pas disserter sur le fait qu’il sortait d’une soirée arrosée et qu’il s’était réveillé dans l’une de ses –nombreuses- résidences secondaires disséminés au travers la ville. A dire vrai, la dernière fois qu’il était venu courir dans le parc, s’était en compagnie de Gregory Williams, sous les conseils de son Grand-Père. Un court instant, Adriel en vint à se demander ce que pouvait bien devenir ce semblant de Grand-Frère de substitution. Peu importe en réalité ! Elle se fermait de nouveau, enveloppant toutefois de sucre ses paroles pour, toujours, chercher à l’envoyer chier. Le jeune homme ne se démonta guère, croisant les bras sur son large torse, laissant ses biceps prendre plus de volume encore. " C’est pas un soucis… J’ai fini ma séance de toute façon et je n’ai pas grand-chose d’autre à faire de toute façon ! "


Evidemment, il n’allait pas mentionner qu’il possédait le leader mondial de l’armement et qu’il aurait bien pu se trouver à régler quelques problèmes stratégiques aux premières lueurs de l’aube, ton engoncé dans un costume Armani dernier cri. Ce n’était pas franchement son genre… Après tout, il était Adriel Veidt, le milliardaire excentrique qui savait provoquer le désespoir de son Grand-Père par ses attitudes parfois surprenantes. Mais s’eut été provoqué la fin de ce semblant de retrouvailles déguisées et il ne le souhaitait pas réellement. Cependant, les choses semblaient bien décidées à s’accélérer. " Il se débrouille… " Oui… Pour se débrouiller, il se débrouillait… Mais il ne s’était pas franchement attendu à ce que la phrase de la coréenne soit presque immédiatement suivie d’une mise au défi de sa part. Il la vit prendre le pas de course alors qu’il restait figé. Beaucoup de choses se bousculaient dans sa tête. Est-ce qu’il souhaitait ne pas relever ce défi ? Est-ce qu’il était capable d’abandonner sa fierté et la laisser s’évanouir dans la nuit ? N’étais ce pas ce qu’il y avait de mieux à faire pour lui comme pour elle ? Adriel n’était pas particulièrement persuadé qu’il avait encore en lui la force de subir des reproches, surtout de la part d’une personne qu’il estimait… Disparaitre et rester sur place serait tout autant profitable à la coréenne, la préservant d’un visage qu’elle devait détester. Après tout, les armes comme les agissements de sa société étaient, indirectement, responsables de la mort de quelques-uns de ses camarades agents de l’UNISON. De quelques-uns de leurs frères d’arme…

" A gauche... ! " Souffla t’il alors qu’il allongeait plus encore la foulée, rattrapant inexorablement la jeune femme pour finalement en venir à la doubler. Il avait, de tous temps, était un joueur explosif, capitalisant sur ses brutales accélérations pour se défaire d’un défenseur en marquage individuel. Pour l’heure, ses qualités physiques lui permettaient de prendre le dessus sur leur affrontement… L’idée de poursuivre avec elles leurs échanges ne lui était pas désagréable, mais il la savait fière… Fière et susceptible… Même de vouloir le rattraper pour lui montrer qu’elle n’était pas quantité négligeable. Peut-être que, fatiguée par leur semblant de course poursuite, elle se montrerait moins virulente à son égard s’ils venaient à discuter ? Et voilà donc Adriel parti pour progressivement décélérer, laissant la coréenne penser qu’elle pouvait le rejoindre avant qu’il ne pousse ses jambes à s’animer un peu plus vite pour la distancer de nouveau. Il jouait… D’un jeu semblable à ceux que peuvent pratiquer les chats avec les souris… En son for intérieur, s’était pour la bonne cause. Ils avalaient la distance autour du lac artificiel et les jambes du Golden Boy lui faisaient de plus en plus mal. A froid, il allait sacrément douiller… Et finalement, le Milliardaire d’abdiquer dans une brutale décélération menant à le voir s’arrêter tout à fait.

" C’est bon… J’abdique! " Il avait chaud, extraordinairement chaud… Il suait à grosses gouttes et avait besoin de s’aérer. Agitant la fermeture éclair de son sweat, il ouvrit ce dernier pour dévoiler ceinture abdominale et pectoraux soulevés par une respiration furieuse. Il était beaucoup plus épuisé que ce qu’il ne voulait bien montrer mais se félicitait de constater que son entrainement semblait porter ses fruits. Il progressait, à n’en plus finir. " Elle sait courir, la ronchonne… ! " Lâcha t’il pour amicalement moquer la première impression qu’avait bien pu lui laisser après leur échange passé. Difficile pour lui de faire comme si elle était une parfaite inconnue, difficile de ne pas s’appuyer sur leurs échanges passés. Il avait l’impression de se retrouver dans l’une de ces situations où il rencontrait une personne connue de ses frères mais inconnue de lui-même. Heureusement qu’il avait un semblant d’expérience dans le domaine. Son torse se soulevait avec moins de violence quand il tendit sa bouteille à l’Agent Lim, l’accompagnant simplement d’un : " Votre jambe, ça va ? " Foncièrement, il espérait que non… Elle ainsi moins agressive quand elle verrait à qui elle avait à faire. Car dans cet accoutrement-là, il ne pourrait guère garder longtemps l’anonymat. Surtout que pointaient là les premières lueurs de l’aube…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Sam 22 Nov 2014 - 0:00 Message
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LA dernière fois qu’elle s’était vu offert pareil instant de camaraderie toute militaire ? Elle n’aurait su le dire. Toujours est-il que ce moment étrange entre l’armoire à glace encapuchonnée et elle était un plaisir hors de prix qui lui fit tout bonnement oublier la douleur discrète de sa jambe engourdie. Et il savait véritablement bien courir ce salaud ! Elle ne manqua pas de l’insulter – par pure amusement – en le voyant forcer puis réduire l’allure dans le but de casser le rythme et de tout bonnement la semer. L’adrénaline prenait largement le dessus et elle ne fut pas en mesure de supprimer le bête sourire de compétition qui lui étirait les traits alors qu’elle s’essoufflait à suivre le joggeur qui détalait comme un lièvre. L’armée. Ça lui manquait. Elle n’y avait jamais subit de traitement de faveur – et ça avait même été l’inverse parfois – à cause du fait qu’elle était une femme et qu’elle ne parlait pas un seul mot de la langue. Mais il ne fallait pas être très expert en anglais pour comprendre les gestes et les mots des lieutenants et un coup dans les reins, en coréen ou en anglais, ça faisait toujours aussi mal. Les exercices avaient été durs, et elle avait été lamentable avant de trouver la clé pour libérer son esprit des informations de refus que lui bombardait son corps. Elle avait ouvert des portes pour mieux en fermer d’autre et si elle possédait un caractère extraverti aujourd’hui, ça n’était que par conflit d’intérêt avec ce qu’elle n’avait le droit d’être en mission.  

Absorbée par la course poursuite qui apaisait son esprit, elle ne remarqua pas un instant que son entraineur du jour l’avait poussée plus en avant dans le parc jusqu’à contourner le lac artificiel. En temps normal, elle ne s’y aventurait pas, souffrant d’une phobie assez prenante pour les étendues d’eau, aussi paisibles soient-elles en apparence.  Elle eut l’impression qu’il perdait son avancée et elle poussa plus en avant, désireuse de le rattraper. Elle ragea – en riant – quand il se propulsa plus en avant et démontra qu’il possédait encore bien assez de ressources pour la distancer. Au final, c’était lui qui pouvait la poser sur place et non le contraire. Baissant le front un instant, pour détendre sa nuque qui se raidissait salement, elle manqua de le percuter de plein fouet alors qu’il venait de stopper sa course en renonçant au combat. Elle le dépassa de quelques enjambées, le sourire aux lèvres. «  Mauvais joueur… » Grogna-t-elle amicalement. Avant de poser les mains sur ses hanches et de se mettre à secouer ses pieds pour détendre ses jambes qui annonçaient une lourdeur phénoménale pour le retour. Son pouls battait la chamade et elle respirait par grandes bouffées d’air frai, mais son visage reflétait le plaisir simple qu’avait été le partage de la course. Penchée en avant un instant, elle remonta le nez à sa remarque. Étrangement, elle ne se vexa pas et se contenta de froncer le nez en argumentant d’un « ouais » bien trop familier. Et posa son regard sur le sweat désormais ouvert. Ou plutôt sur ce qu’il ne cachait plus et dévia le regard sur le sol en émettant un claquement de langue. Son meilleur ami se serait largement foutu de sa gueule présentement, en voyant la situation. La coréenne, criait à qui veut bien l’entendre que les blancs n’étaient en rien attirants et qu’il n’y avait que les asiatiques pour être incroyablement sexy. Ce à quoi, son jap de confrère répondrait sûrement que c’était naturel, qu’il suffisait de le regarder. Mais en cet instant, la conviction de la coréenne venait d’être tout bonnement ébranlée par une paire d’abdos particulièrement bien roulés. Elle souriait, tout en gardant la tête baissée pour ne pas être démasquée. Manquerait plus que la tête sous la capuche soit aussi bien dessinée pour que sa vision des blancs change radicalement.

Elle se releva finalement, essayant de ne pas dévier son regard sur finalement l’ensemble du corps du joggeur pour se concentrer sur la bouteille qu’il lui tendait à nouveau. Elle esquissa un sourire de remerciement et s’en servit une longue gorgée. C’était toujours aussi dégueulasse, mais ça faisait un bien fou. Elle descendit les yeux sur sa jambe, comme pour avoir un visuel de son état alors qu’il la questionnait. Elle haussa les épaules avant de tendre la main pour lui rendre sa boisson. «  Ca vient, ça repart. Elle tendit sa main désormais libre pour attraper son pied droit et le porta à la hauteur de sa hanche, le tirant sur l’arrière, tentant de détendre à nouveau son muscle. Si vous connaissez un bon rebouteux, je lui rendrais bien une visite de sympathie.  » C’était assez ironique, quand on savait qu’en général, c’était à ChinaTown qu’il y avait les meilleurs masseurs. Du moins, du point de vue de la coréenne. Elle avait toujours l’humeur joyeuse. Sa respiration, comme celle de son voisin c’était calmée et elle pouvait à nouveau parler sans hacher ses mots. Elle se remit à marcher, désireuse de ne pas alourdir d’avantage ses articulations. Elle constata avec amusement qu’il suivit le mouvement. Il avait beau être foutrement bien roulé, il devait également avoir des muscles sous sa chaire et à moins d’être bionique, il devait également évacuer l’acide qui s’y glisserait. «  Dîner d’affaire… et pas vraiment entraînements dans le coin. C’est pourtant la meilleure planque pour tous les hommes d’affaires du centre-ville. Affaires pas du centre donc. » Elle ne tenait pas véritablement à le savoir, plus à lancer une discussion et ne pas rester muette jusqu’à ce qu’ils regagnent l’entrée du parc. «  Si vous vous perdez à nouveau dans le coin, je me ferai un plaisir de vous montrer le chemin. Et de vous semer propre en ordre. » Elle ponctua sa phrase en tournant un visage moqueur vers lui. Bonne camaraderie. Très susceptible et mauvais perdante, la coréenne ne souffrait pourtant pas de complexe d’infériorité en compagnie du musclor. Probablement parce qu’elle ne se savait pas en mesure de gagner un combat à l’équitable contre lui. Il était trois catégories au-dessus. Mais si elle se la jouait fine… Un sourire amusé lui taillada à nouveau le visage. Le fragile bienêtre qui parcourait son être au sortir de cette séance sportive était d’une puissance inouïe et elle oublia pendant un temps qu’une tempête grondait au fond de son être.

«  Pas véritablement taillé pour la course à pied, nan ? » Si une femme normalement constituée en aurait profité pour « palper » les muscles saillants des bras de l’homme au sweat, Eun-Sil, en garçon-manqué absolument pas à l’aise avec un mec si ça n’était pas un soldat qui la considérait comme un soldat elle-même, profita quant à elle de lui envoyer un crochet du gauche dans l’épaule. Ok. C’était solide ! Elle explosa de rire en secouant sa main, ne s’étant pas véritablement attendue à un muscle aussi rigide. «  Okay ! Rassurez-moi en me disant que vous faîtes un autre sport à côté ou donnez-moi l’adresse de votre terrain d’entrainement parce que je veux essayer aussi ! » Même en faisant de la gonflette, le physique de la coréenne ne rattraperait jamais celui de la baraque. C’était génétique. De la sueur descendit le long de sa nuque, la démangeant. Elle porta la main à la base de son coup pour l’y enlever. Elle s’assombrit en sentant sa main au contact de la légère boursouflure qui y était toujours. Elle fit trois pas, la main sur la nuque, le visage orienté vers le sol avant de se redresser en entendant son voisin répondre.
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Message posté : Dim 30 Nov 2014 - 14:37 Message
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Black Arm

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• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

L'âme n'a pas de secret que la conduite ne révèle.


Il claqua de la langue sur son palet en réaction à la moquerie de la jeune femme. Mauvais joueur ? Et qui donc s’était imposé quelques pas supplémentaires pour jouir d’une maigre victoire ? Cela le fit sourire mais il appréciait ce sain sentiment de compétition. Peau grande mise à nue, voilà qu’il commençait à sautiller sur place pour soulager les muscles de ses jambes. Au repos, il en souffrirait probablement… Mais bien moins qu’il ne souffrirait des assauts acides de la jeune femme quand elle saurait mettre un nom sur son visage. Un léger soupir de sa part. Cela ne manquerait guère d’arriver. Irrémédiablement…

Il conserve son sourire amusé en voyant la jeune femme détourner coupablement le regard, alors qu’il lui tendait sa bouteille pour étancher sa sauf. S’il ne partait pas dans un culte masturbatoire de sa personne comme peuvent bien le faire bon nombre de membres de la communauté, Adriel se savait plaisant à regarder pour bon nombre car il représentait une alternative virile à tous ces éphèbes efféminés. La situation l’amusa beaucoup et il trouva la chose flatteuse. Déjà, elle avait eu un semblant de similaire regard sur les traits métalliques de Megatron. A croire que l’asiatique faisait dans le disproportionné ! " Vous avez peut-être un peu trop forcé… " Ironisa t’il en récupérant sa bouteille tout en s’en envoyant une gorgée. La saveur de la boisson avait le don de le faire plonger dans le passé, à une époque où il ne rêvait presque que de NFL, d’aventures collectives, de victoires écrasantes comme de prestations dominantes qui lui autoriseraient de se jeter dans les tribunes pour célébrer d’un baiser avec son aimée. Il se demanda ce qu’elle pouvait bien faire en l’instant… Quelques étirements pour soulager ses ischios jambiers et le Milliardaire d’arquer un sourcil devant la mention d’un « rebouteux ». Drôle d’expression… A croire que tous deux ne venaient pas véritablement du même monde. Euphémisme. " Malheureusement, je crains de ne pas posséder pareille perle dans mon carnet d’adresse… " Il des redressa d’un bond, empoignant de ses doigts sa cheville pour l’amener au niveau de son fessier. Son visage sembla déformé par un violent effort alors qu’il tirait sur sa jambe, relâchant finalement cette dernière dans un semblant de violent coup de pied. De vieux réflexes de ses entrainements passés... " C’est limite si je pourrais vous recommander au staff médical des Heroes… " Lâcha t’il en grattant sa barbe, avant d’étirer son autre jambe. Le Football avait toujours été, plus ou moins, au centre de son existence et bien qu’il soit de notoriété publique que le Veidt soutienne les New England Patriots, il gardait de cordiaux contacts avec bon nombre de ses anciens coéquipiers. Parmi eux, le Quarterback remplaçant des Star City Heroes… Et il avait pu faire l’expérience que les staffs médicaux de ces équipes étaient bien plus performants que tous les médecins du monde !


Et voilà que le Milliardaire Excentrique emboitait le pas de la jeune femme. Une marche salvatrice, ayant pour mandat de soulager leurs membres torturés par l’effort. Cela ne pouvait pas leur faire de mal alors que leurs échanges violents seraient instigateurs de bien des maux quand l’adrénaline les aurait fui et que la fatigue les accablerait. L’aube s’accompagnait d’un début de brouhaha, rien de bien méchant pour quiconque vivait dans cet enfer urbain. Mais la masse commençait à s’affairer. Dans les immeubles alentour, l’obscurité avait laissé place à de plus en plus de carrés lumineux, signe que la population de cette mégalopole s’éveillait progressivement pour passer une nouvelle journée dans ce monde pour le moins… Etrange. " Mes locaux ne sont pas très loin… " Il désigna une direction d’un mouvement de menton. Au-delà la cîme des arbres, la pointe de la Tour Veidt. " …mais je ne trouve que rarement le temps de pratiquer par ici. Pour être honnête, je ne vis pas vraiment dans le quartier. " Il y avait quelques penthouse, certes, mais son domicile se trouvait dans le quartier de la Marina, là où l’on retrouvait tout le gratin de Star city… Et là où il pouvait librement laisser cour à son armée de doubles pour aménager les sous-sols de sa villa en un semblant de local industriel aux allures de laboratoire de savant fou. Là où avait vu le jour son armure, celle qu’il connaissait sous le nom de Megatron mais qu’il baptisait plutôt Mark XX dans son cas. " Rappelez-moi qui a fini ce semblant de périple en tête… " Soupira t’il dans un sourire. Toujours aussi fière. La proposition avait de quoi être tentante. Elle s’heurterait bien vite à une réalité que la jeune femme aurait bien du mal à laisser de côté. Il ne savait, mais cela ne lui interdit guère de rétorquer :

" Volontier... ! Faites-moi penser à vous extorquer un numéro de téléphone avant que nous ne soyons amenés à nous séparer. " Cela ne mangeait guère de pain. Mais la proposition volerait probablement en éclat dès lors que serait éclairci le mystère de son identité. A croire que le Veidt pouvait éprouver un plaisir coupable à l’idée de voir la jeune femme passer d’un semblant de fascination à la plus pure détestation. Tout le contraire en vérité… Mais il était ce monstre froid, c’est animal des affaires autant que de rhétorique sachant manier ses réactions comme son langage corporel. Il lui apparaitrait comme un froid serpent s’étant joué de bien des choses dans cet échange entier, cela serait bien plus faux que vrai. " En partie… " Répondit-il en jetant un regard sur sa chair laissait libre par son sweat ouvert. En effet, il n’avait pas réellement le profil sec et élancé d’un coureur, laissant penser que sa musculature était bien plus adaptée à de violentes empoignades. Un sourire et le Veidt de reprendre : " Je jouais au football à l’université. Il y a de cela quelques années maintenant mais… Disons que l’effort est semblable à une drogue dont je suis pour le moins accroc ! " Ce n’était pas peu dire. Surtout depuis qu’il s’était livré à bon nombre de péripétie aux commandes de son armure de très haute technologie. A l’époque, il avait pris conscience que sa chair était faible et que le métal n’était qu’un prolongement de son propre corps, qu’il devait donc se faire un devoir de maximiser ses physiques capacité pour pleinement jouir du potentiel de son équipement, de sa création… Et le voilà depuis arpentant les sentiers de l’effort, avalant toujours plus de distance sur le chemin de l’’excellence. " Je pratique également les Arts Martiaux Mixtes. Ju-jitsu, Karate Kyokushinkai, Muay Thaï, Boxe… " Le tout avec des camarades de la Black House rencontrés au Brésil et qui brillaient dans l’octogone de l’UFC. Il haussa finalement les épaules en concluant : " Je me débrouille. "

Quelques pas de plus les amenèrent non loin d’une fontaine d’eau. Sa bouteille de Gatorade vide, Adriel en prit la direction pour se rassasier. La jeune femme sembla l’accompagner et il fit alors démonstration de ses talents d’observateur : " Vous, par contre, semblez affuté… Mais je ne parierai pas sur la simple pratique du sport. " Aisé de le mentionner alors qu’il l’avait vu dans l’exercice de ses fonction. Le physique sec de la coréenne lui venait autant de ses entrainements comme de ses activités militaires. Le Golden Boy s’emplit la bouche d’eau avant de poursuivre : " C’est en rapport avec votre boulot ? " Il se montra probablement quelque peu intrusif et à même de se faire envoyer chier. D’autant plus que l’interrogation amenait à la future confrontation. Elle était inévitable. Sous sa capuche, le Milliardaire s’aspergea le visage pour le décrasser de la poussière comme de la sueur le maculant. " Si vous le souhaitez, je m’entraine dans le club d’un ami… " Un des anciens lineman de son équipe universitaire, un chic type. Et le Marchand de mort de se frictionner le visage, laissant choir sa capuche pour dévoiler sa tignasse blonde avant de marmonner : " Vous pourriez facilement venir… Vous seriez surprise du résultat! " Il ne le fut guère à la lecture de ses yeux quand furent apparents ses propres traits et ses yeux d’un bleu métallique.
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Message posté : Sam 6 Déc 2014 - 18:17 Message
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Un muscle qui se déchire.

Scrratchhh.

Un battement de cœur inexistant et une inspiration trop brutale qui fait pénétrer une masse d’eau dans vos poumons et vous fait suffoquer. L’inexorable sensation de perdre prise et de n’avoir plus aucun contrôle sur son propre corps même lorsqu’il s’agit d’exécuter des gestes pourtant appris par cœur et indispensable à la vie de tout être. Une vague gigantesque qui ravage tout l’être et laisse une terre si désolée que le bon souvenir de cette terre ne peut se défaire de la nostalgie de l’avoir perdue. Une fraction de seconde et tout disparaît. Sans aucune chance de revenir à l’état initial. Car si pour la nature, les choses reviennent toujours à leur état original, il en est tout autre pour l’homme.
 


Elle ne cacha pas son sourire lorsque son voisin se prit au jeu et lui demanda son téléphone. Elle le donna même sans hésiter, pas à ce point désireuse de le revoir mais naïve au point de croire que si un jour il se prenait à l’appeler, se serait uniquement pour lui indiquer l’heure de l’entrainement. Pour avoir une vague connaissance des arts martiaux  - étant donné qu’elle en pratiquait elle-même – elle se contenta d’un sifflement admiratif en constatant que oui, le sportif à ses côtés en était véritablement un et ne s’était pas retrouvé ici par hasard. Elle fronça du nez lorsqu’il indiqua qu’elle pouvait venir au club. Soudainement, cette perspective n’avait rien d’agréable. Se retrouver avec une panachée de mecs tous plus musclés les uns que les autres – le problème étant les mecs, pas les muscles – fit hésiter la coréenne. Elle n’était pas encore en mesure de supporter et de gérer un affront pareil. Elle se contenta de hausser les épaules, reléguant la décision à plus tard. Après tout, elle n’avait pas déclaré vouloir participer dès l’instant. Mais fut satisfaite de voir que le jeune homme n’était pas complètement fermé à la suggestion et qu’il semblait assez ouvert au fait qu’elle participe avec eux. La franchise de ce dernier fit éclater de rire la coréenne qui, même si elle pensait pouvoir se défendre en musculation, était bien loin de remplir aussi joliment un sweat que son voisin. Elle tourna la tête pour le lui signaler.

Scrratchhh.

Une fraction de seconde avant que son pouls ne se réenclenche et batte à tout rompre dans sa poitrine, contractant tous ses muscles et propageant puissance dans tout son corps. Poings et mâchoire serrée, elle ne tentait même pas de résister à la haine qui enflammait son être. Depuis que le jeune homme avait retiré sa capuche, il ne s’était pas écoulé une minute et pourtant, pour Eun-Sil, une vie entière venait de défiler. Elle n’avait jamais haï quelqu’un. Détester oui, comme tout le monde. Un prof qui vous emmerde, un connard qui rend votre vie pourrie. Mais un putain de salopard, brillant, friqué, qui se joue de la vie des autres et offre la mort au plus offrant, lui, on le hait.

La coréenne ravala un haut le cœur qui déclencha une réaction en chaine sans précédent. Elle s’était voilé la face. Les séances chez le psy ne changeraient rien. Son mal être était toujours encré dans sa chaire et tant qu’elle n’aurait pas racheté ses fautes, elle ne pourrait accéder au pardon. Elle avait reconnu l’homme blond qui se tenait face à elle. Et elle aurait adoré que le joggeur ne soit pas cet enfoiré. Quoi qu’il en fut quelques secondes auparavant, Eun-sil venait de perdre définitivement pieds, bafouant les codes de l’honneur de son métier comme de son sport favori, oubliant volontairement les codes de bienséance et ce que ses gestes pouvaient déclencher en s’en prenant ouvertement à l’un des hommes les plus puissants de la ville, s’il n’était pas celui en plus haut du tableau. Elle fut sur lui en un rien de temps et ce qui sauva le beau gosse, se fut son physique incroyablement résistant et une sorte de coup d’avance, comme s’il s’était attendu à ce que la demoiselle attaque. Elle ne l’épargna de aucun coup d’ailleurs. Mais en réalité, même si les deux ou trois premiers coups furent d’une violence inouïe – le poing qu’elle lui envoya sous le menton et le direct du genou dans les côtes flottantes – le reste ressemblait à une rage du désespoir, comme un chaton qui s’en prend à un matou bien trop fort et bien trop aguerrit pour en subir les ravages. Pour remplacer les coups qui faiblissaient, la coréenne se déchaîna en insultes d’abord en anglais, puis en coréen parce qu’elle n’en connaissait que trop peu dans sa langue d’adoption pour définir ce qu’elle voulait dire. Elle aurait voulu avoir une arme à feu, lui loger une balle en pleine tête et rayer à jamais ce nom dont elle portait la première lettre à la base du coup. Le suspendre par les bras et lui arracher la peau jusqu’à ce qu’il en meure. Sauf qu’elle en était humainement incapable et qu’elle pleurait désormais de rage de ne pouvoir rien changer aux évènements du début de l’année. Avec violence mais sans force, elle poussa Adriel en arrière pour s’en éloigner. Elle ne savait pas si elle avait envie de hurler, courir jusqu’à en crever, ou s’assoir par terre et pleurer jusqu’à ce qu’elle en étouffe. Elle darda sur lui un regard haineux empli de larmes et elle referma ses bras sur sa poitrine comme pour se protéger de toutes menaces extérieures avant de persiffler un « Brillant salopard. » au joggeur avec qui elle venait de sympathiser quelques minutes plus tôt. Elle avait perdue de toute son arrogance et de son assurance, uniquement relayée à ce qu’elle était véritablement une fois que la façade tombait. Remontant les épaules pour se protéger un peu plus, elle détourna le regard et se mit à marcher. Du moins quelques pas, avant d’être secouée par des spasmes nerveux et de perdre pieds pour partir les genoux en avant sur le sol. Elle ne pourrait pas le fuir. Incapable de se relever, elle se contenta de resserrer encore d’avantage ses bras autour de sa poitrine et de lever encore plus haut ses épaules tout en laissant les émotions sortir comme elles arrivaient. Elle ne l’avait pas tué. Elle en était incapable. Mais comme un tsunami qui venait de se déverser sur un village entier, la vague qui avait submergé la coréenne laissait des sillons bien trop profonds pour qu’ils puissent un jour être totalement rattrapés par le paysage.


Sa rencontre avec Megatron lui avait permis de croire à la force de la technologie et à un futur pacifique pour le monde prochain. Sa rencontre avec Adriel Morgan Veidt lui avait prouvé que tant qu’il y aurait de l’argent et des puissants dans ce monde, elle ne serait qu’un pion parmi tant d’autre et qu’elle ne pourrait jamais changer l’ordre établi.
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