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Carpe Diem et Advienne Que pourra

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Message posté : Dim 16 Nov - 1:30 Message
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Yacht Club. Marina. Club de riches. Yachts et encore des yachts et des yachts ! Ils sont alignés comme les limousines non loin de là. Et il y a un club. Ce club sur l’un des yachts. Le plus grand et le plus gros, t’en qu’à faire. Il est bondé de tables que toi-même tu ne pourras jamais y manger même un morceau de pain – ou encore ses miettes - excepté moi et nous les riches de Star City. Et à vrai dire : ils ne vendent même pas de pain. Ici c’est hype. C’est surtout boissons alors, et petits fours ou petits extraits de plats gastro à la mode pour goûter les dernières bouchées des maîtres cuisiniers du moment – trop trend. C’est comme ça. Toi, tu manges des morceaux de formages en supermarché pour les tester. Nous, c'est du caviar. On y sert les meilleurs vins et champagnes que certains boivent dans la piscine – car sur les plus luxueux yachts, il y a des piscines. Ils ne vont jamais en mer – ou presque -, mais les riches ont décidé de ramener sur leurs bords des carrés d’eaux douces pour nager. Et que dire : nager ? Non. On y fait trempette. On y brasse. On brasse l’argent et on brasse la discussion. On brasse tout. Alors, dans la piscine, on brasse aussi. On ne nage pas. On y reste à s’y accouder et on bombe le torse, que tu sois gars ou fille. On se fringue bien au Club, quand on n’y est pas en maillot dans cette piscine.

Pourquoi j’y vais ? Il faut. Pourquoi je dis tout le temps cela... Je ne sais pas trop me lâcher peut-être. Il faut. C’est comme ça. Il faut entretenir son réseau. Je suis un patron de Star City. Tous les patrons de Star City y vont. Ça ne veut pas dire que je ne m'y amuse pas. C'est marrant. Par contre, je suis stressé avant de m'y rendre et d'y aller. Déjà, je ne sais pas quoi me mettre. Cravate ou pas cravate. Ce genre de trucs. Alors, du coup, pour ne pas me prendre la tête, je fais comme si les cravates n’avaient jamais existé en ce monde : je n’en mets pas et jamais ! En chemise - où c’est là que tu te permets de mettre de la couleur quand tu en mets – mais moi je n'en mets pas – je suis en noir – alors que je sais que je devrai porter de l’azur pour mes yeux bleus blablabla - en chemise donc, je passe par-dessus la veste bien taillée de chez un bon couturier italien, s’il vous plait. La montre. Très important. Ça fait genre. Ça fait patron. Rolex monsieur ? Oui bien sûr. Alors. Je la mets. Bien sûr, je suis déjà en jean – mais un jean très classe – je n’y arrive pas le pantalon. Je mets le gel adéquat dans les cheveux pour avoir la tignasse qui fait croire que tu t’es réveillé comme ça mais c’est faux. Trop stylé que t’as pas passé beaucoup de temps dessus et en fait oui. Je mets le gel sur les doigts que déjà, je ne sais pas comment structurer ces cheveux à la con. Bon allez. Je finis par prendre une douche et me relaver les cheveux et je laisse tomber. Que du coup, je me rhabille comme j’étais avant la douche. Soit : j'ai pris deux douches dont une que pour mes cheveux. Très écolo. Je soupire. Chaussures ? Mh… Chaussures de villes. Le jean, c’est vraiment le seul truc casual que je m’autorise. Je me regarde dans un miroir. Super...! Je fais mafieux... Je suis tout en noir ! Je me mets à poil – enfin pas tout à fait - et je recommence. Allez. Dans l’ordre. Chemise de couleur. Ok. Violette. Non Malcolm, tu ne mets pas ton costume de Super là. Et merde ! Violet foncé j’ai dit. Jean donc. Veste cintré. Voilà ! Ça va là, non ? Et je me rends pour le Club.

On y entre c’est à la tête que le vigile te laisse rentrer ou non. Et il toise ton faciès, pour savoir si t’es un riche de la ville, et ta tenue, pour vérifier que tu tiens bien le rôle. J’y rentre easy. Salut bicht, bitches, c’est Malcolm. Je rentre dans le club à néons et autre truc de club. Les banquettes ici, c’est le genre de banquette que tu ne pourras jamais t’offrir de toute ta vie – toi citoyen lambda de Star City – tant le cuir est d’une qualité à se demander pourquoi on y pose ses miches dessus et s’y on a le droit d’y lâcher... façon discrète. Ok oubliez. Vous en faites pas, hein, j’en ai vu pleins de riches, roter suite à plusieurs et beaucoup verres. C’est rien. C’est la vie. Je me demande ce que je fais ici quand même, parce que, déjà, je ne bois pas – ou un seule verre ou deux – mais je ne me murge jamais. Et, je ne fume pas – ni de pipe à chicha bien sûr. Il y a des billards et d’autres jeux pour se défiler pour moi, mais ça reste limité.

On y serre quelques mains, ceux qu’on connaît et ceux qu'on apprend à connaître, et on parle de mondanités. Et là, c’est le jeu du « à qui ramène le femme la plus canon de Star City » pour les mâles comme moi. Le jeu est très simple. Il fonctionne sur le même principe du « qui a la plus… » comme les voitures, pour résumer. Et j’en vois en pagaille, des brins de femmes au bistouri, chirurgie esthétique et compagnie. Je ne voudrai pas taper sur l’Unité Grue mais – il y en a une que je croise… ça m’y fait penser que j’en ai des frissons dans le dos jusqu'aux omoplates. Il y a échanges de sourires entres femmes et hommes et coin de l’œil et toutes ces choses. La séduction. J’en croire. Des femmes très attirantes en robes pour la plupart et bien maquillées et beaux talons. On se croit dans des magazines people. Toi, tu les feuillettes, nous, on les vit. Voilà. C’est dit.

Où est-ce que je vais me mettre ? J’ai jamais été « formé » à tout cela je dois dire. J’ai passé trop de temps à m’entraîner pour devenir l’Archer – ça et le Daily Star. Je suis consciencieux et travailleur. La mondanité, je n’y connais rien. Enfin si, un peu, en tant que gosse de riche mais... Je me gratte la tête et me pose au comptoir. S’assoir tout seul à une banquette ça craint aaaaahhh. Une « connaissance » se pointe vers moi. Je me détourne et cherche à l’éviter : une ex ! Pour ne pas dire un plan d’un ou deux soirs. Je m’éclipse avec un verre de cocktail à la main et squatte une banquette avec des inconnus, en lançant un « Bonsoir ». Mayday Mayday !!

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Message posté : Dim 16 Nov - 17:00 Message
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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Carpe Diem et advienne que pourra.


La journée avait été longue, éprouvante même alors qu’Adriel en termine tout juste avec ce conseil d’administration ne lui laissant que trop peu de répit. Chacun l’a accablé de questions comme de remarques tous cherchant à préserver leur place dans la haute sphère de direction depuis que le Golden Boy opère à un assainissement en profondeur des entités décisionnelles de son entreprise. Appuyé par son Grand-Père, il ne veut pas connaitre une nouvelle fois situation semblable à celle du San Theodoros. Aussi, chacun se montre pressant, plus intéressé que jamais à la moindre de ses initiatives en lui prodiguant la flatterie propre aux courtisans. Il n’a jamais porté la flagornerie dans son cœur et est fatigué d’avoir à justifier la moindre de ses décisions. Bientôt quatre ans qu’il est à la tête du conglomérat, orientant ce dernier en lieu et place de son aïeul mais étant toujours perçu comme moins incisif que ce dernier. Leurs bénéfices comme leur mainmise sur le marché n’étaient que plus importants depuis sa prise de fonction. De toute évidence, l’on aimait à remettre en doute ses compétences comme sa poigne. Il n’avait jamais eu l’intention de se laisser faire mais se trouvait bien plus éprouvé qu’il ne voulait bien l’admettre face à ces sempiternelles passes d’arme.

Portable à l’oreille, Adriel laissait son regard d’un bleu acier courir sur la vue panoramique que lui offrait son bureau, au sommet de la Tour Veidt. Les teintes dorées moirant le Star Park ne laissaient pas imaginer que l’on était en plein mois de Novembre. Le soleil dispensait toujours une chaleur printanière sur Star City. Le Golden Boy ne s’en plaindrait guère, il lui était plus agréable de vivre par pareil climat que sous des quantités folles de neige. Quand bien même ses plus beaux souvenirs de footballeur étaient peuplés de terrains couverts d’un voile blanc sous les huées d’une foule aussi chaude que le fer le plus rouge. Repenser à pareils évènements le fit sourire, un sourire qui disparut dès l’instant où il tomba –une nouvelle fois- sur la messagerie de son tendre amour. Leur relation renaissante ne souffrait guère de manques de communication –pour l’instant du moins- et le fait que la jeune femme ne lui fournisse aucune réponse ne pouvait signifier qu’une chose : elle avait quitté la ville. Immédiatement, un semblant d’inquiétude enserra le cœur du milliardaire. Il était toujours inquiet quand la belle Texane fuyait la ville pour rejoindre quelques théâtres d’opération dans le pays comme à l’étranger. Il n’appréciait pas son emploi mais ne pouvait pas ouvertement le lui dire –même si elle le soupçonnait fortement- ni même lui demander d’opter pour une profession moins dangereuse tant elle appréciait sa fonction. Face à ce constat, le jeune homme grinça des dents. Il n’avait donc pas la possibilité de passer avec elle une tendre soirée où il oublierait les affres de ses professionnelles activités. En désespoir de cause, il laissa choir son téléphone sur la plane surface de son bureau et questionna à la volée : " Quelques événements mondains à me signaler ? " Et une surprenante voix robotique de lui répondre : V.I.S.I.O.N, l’intelligence artificielle qu’il avait créé et programmé en compagnie de sa plus proche amie pour le soulager dans bon nombre de ses tâches quotidiennes et avec l’ambition d’aider un peu le monde…

" Je note la soirée mensuelle du Yacht Club de Star City pour ce soir, Monsieur. "

Le Golden Boy se laissa chuter vers l’arrière, s’enfonçant plus encore dans son confortable fauteuil alors qu’il soufflait de désespoir. Il n’aimait pas franchement ce genre de soirées, n’aimait pas plus que cela les bateaux d’ailleurs… Ça ne l’avait pas empêché de s’en procurer un – d’une très grande taille et disposant de tous les équipements luxueux que l’on pouvait rêver, inutile de mentionner le prix : il est indécent- mais ce n’est pas pour autant qu’il l’utilisait beaucoup… Laissant son regard vadrouiller sur le plafond, Adriel finit par se résoudre à se rendre sur place, même s’il n’en avait pas franchement envie… Sa relation avec Andrea n’était pas réellement connue de tous et sa réputation de playboy enchainant les conquêtes souffrait dans ces soirées. Il éconduisait bon nombre de jeunes filles charmantes et ne manquait pas de subir les ragots. Il s’en fichait mais ça avait le mérite de rapidement devenir ennuyant. " Direction la glorieuse bataille dans ce cas... ! " Et le jeune homme de se lever en dénouant sa cravate. Il n’allait pas s’y rendre tiré à quatre épingles comme il pouvait bien l’être dans ses activités professionnelles. S’il passait pour un véritable requin dans le monde des affaires, son visage public offrait le portrait d’un type assez cool et pour le moins flambeur. Le voilà donc en train de changer son costume Armani contre un jean et une chemise de la même matière passée sur son physique musculeux. En guise de « bijoux » la chevalière à faciès léonien de son frère Leonel et les plaques militaires de son frère Randall. Bien que trépassés, jamais ses frères ne l’avaient abandonné…

" Salut Adriel… Tu te souviens de moi ? " Hissée sur des talons de dix centimètres, la jeune femme blonde portait une robe fendue de la même couleur que ses yeux verts. Evidemment, son décolleté ne cachait pas le moins du monde son opulente poitrine alors que ses lèvres pulpeuses intimaient bien des vices. Pourtant, le Golden Boy ne lui adresse qu’un sourcil arqué avant proprement l’ignorer, passant à ses côtés en lâchant un nonchalant : " Pas du tout... ! " Cela froisserait son amour propre comme sa subtilité, mais le jeune homme n’en avait cure alors qu’il finissait par mettre pied sur le pont du gargantuesque yacht qui serait le lieu de la soirée. A son arrivée, quelques regards en sa direction. Toujours du même type, de ceux qui réprimandaient ses activités commerciales alors que d’autres, -féminins pour la plupart- voyaient en lui une source de profit. Dans le cas des jeunes femmes, cela avait le mérite d’être clair et il n’était, désormais, plus intéressé… Dans le cas des autres, s’était beaucoup plus pernicieux, beaucoup plus vil alors que l’on ciblait son influence comme sa fortune.

Du coup, il chercha à donner visage agréable à sa fonction en saluant quelques vieux amis de Golf de son Grand-Père. Comme toujours, ces derniers cherchaient à le flatter en abordant des sujets appréciés par le Golden Boy. Ainsi, ils devisèrent sur les chances des Heroes d’atteindre le Super Bowl après un début de saison en dent de scie. Adriel coupa court à la discussion en énonçant qu’il supportait les New England Patriots… Décidemment, ce n’était pas franchement le genre de soirée qu’il appréciait le plus. Andrea lui manquait… Avec le belle Texane à son bras, il n’aurait pas eu à serpenter dans la foule pour éloigner la masse de harpies assemblées en ces lieux. Toutes assez jolies pensaient, probablement, trouver là un riche pigeon à même de les combler. Très peu pour lui…

" Un scotch… " Balança t’il négligemment au Barman qui se fit un devoir de s’exécuter. Pas réellement à son aise dans cet endroit, Adriel chercha vaguement un écran sans en trouver le moindre, agitant sa tête au rythme de la musique qui n’était pas franchement désagréable… " Vous ne diffusez pas le combat de Klitschko à tout hasard ? " Comme s’il eut été dans un bar vulgaire et non pas dans une de ces soirées où l’on retrouvait le tout Star City… Désemparé, le serveur lui répondit par la négative d’un hochement de tête. Un grincement de dents plus tard et le Golden Boy d’en finir avec son verre d’une traite. " Un autre. Un double… " Il n’était pas particulièrement friand de Boxe mais il aurait bien aimé se faire un peu d’argent sur le dos de l’enclume bulgare qui osait défier son poulain… Quelques gogos auraient bien trouvé l’audace de lui assurer que l’Ukranien pouvait perdre. Du genre de ces jeunes gens qu’il avait déjà délesté de quelques billets en soirée. Un sourire sur ses lèvres et le milliardaire de prendre la direction de la franche tablée pour s’y installer comme s’il avait été convié. " Vous avez vu qu’ils ne diffusent pas le combat ? Quelle déception… Nous aurions encore pu jouer… " On le dévisagea avec une grande défiance mais cela ne lui fit guère perdre son sourire. De toute évidence, l’un des convives était presque prêt à en venir aux mains mais sa compagne le calma et la table se vida, le laissant seul avec un homme qu’il aurait pensé de son âge. " Je crois qu’ils m’aiment bien… " Ironisa t’il avec l’un de ses sempiternels sourires. Il dévisagea son dernier interlocuteur, persuadé de ne point le connaitre. Tant mieux, cela pourrait bien être plus intéressant que le reste des charognards tournant autour… " Alors… Vous appréciez la soirée ? " Adriel, en tout cas, la savourait sans excès.
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Lun 17 Nov - 1:13 Message
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Lorsqu’on est patron, avez-vous remarqué qu’on doit quand même sans cesse se justifier de ses décisions, au nom de la stratégie ? On doit s'expliquer et régler des comptes. Et pas que pour la besogne, les femmes aussi, on doit toujours se justifier auprès des femmes. Pourquoi ? Je veux dire, en quoi ? Celle que j’évite, elle est tenace, bien qu’on la sème aisément. Je ne lui ai pourtant rien offert de spécial – enfin les consommations ici, puisque je l’ai rencontré ici – et bien sûr des plaisirs charnels – mais elle n’a pas trop apprécié – non pas les plaisir charnels – le fait que je l’ai quelque peu délaissée...

Je l’ai donc esquivé cette brunette. Je me souviens de son soutien-gorge de la nuit que j’ai passé avec elle – du panthère de mauvais goût. Il faut qu’elles arrêtent d’en faire trop ! Mon « bonsoir » a fait mouche suite à mon squatte, facilité au fait qu’on reconnaît mon faciès de par la presse et la télévision. On discute. Sourires. Bien que, très vite, air pensif – voire ennuyé – j’écoute et je finis par me contenter que de boire ma boisson. Je lâche par mégarde un bâillement que, je crois que je me suis fait repéré de cette disgrâce. " Pardon. Vous suivez le Super Bowl ? " Et de là, un jolie brin de fille enquille en vain : elle confond ce sport avec le rugby. J’ai fait du foot US à l’université – poste running back. J’avais envie de dire « Laissez tomber. », mais, cela ne servait à rien. Ils parlaient déjà de joueurs, de leurs faciès et le reste – la discussion enquille sur tout cela, et m’endors presque, que je pose bien dos dans la banquette et regarde par-ci par-là.

Je ne vois plus mon ex que je cherche à esquiver. Il faudrait que je la retrouve pour rester à distance. Mon regard azur se pose vers le bar, qui reste au milieu de tout quelque part – dans le vague sans trop savoir où chercher celle que j'esquive. Je m’attarde sur un blondinet, cheveux un peu en arrière, qui commande un scotch, comme sur une autre qui demande un whisky un peu plus loin, et encore une autre qui commande un demi-pêche. Ouais. Les limousines et les yachts s’alignent. Les riches à commander aussi. Je reprends écoute avec mes convives. Il n’était pas très loin, le blondinet, et il avait déjà recommandé un double, que je le guette de nouveau - discret - juste que je tends l'oreille et fronce les sourcils. Il avait entretemps parlé d’un autre truc qui m’avait échappé. Le fait qu'il commande déjà si vite m'a interpellé un instant. C'est un truc qui a tendance à m'interpeller de manière générale. Eh bien, on pouvait déjà dire qu'il n’y allait pas de mains mortes avec l’alcool ! J’essaye de faire en sorte que ça ne captive pas mon attention, et tente de raccrocher les wagons de la discussion en cours avec mes inconnus de banquette. Ça parlait des merveilles d’un certain docteur qui donnaient des bonnets et des lèvres pulpeuses. Génial. J’irai peut-être faire un tour… et le pire, c’est que le peu de virilité à cette banquette, ricanait comme un prépubère à cela. Je me retiens de bailler de nouveau. S’en suit… le blondinet s’y installe, à notre banquette, que je reprends un peu plus de réactivité.

"Vous avez vu qu’ils ne diffusent pas le combat ? Quelle déception… Nous aurions encore pu jouer… "

Ceux de la banquette le dévisage. Quant à moi, je ne peux me cacher d’un sourire en coin qui se dessine très vite. A vrai dire, je me retiens pour ne pas l’afficher complet sur mes lèvres scellées – la tête un brin baissée, mais de pas beaucoup. Je la redresse lorsque le gars – le rieur pré pubère - se lève comme pour chercher à frapper, tandis que sa dulcinée qui avait vanté le bistouri il y a quelques temps – le calme. Réflexe chez moi de vérifier tout de même que ça ne tournait pas à la bagarre tout cela. Je bois une gorgée de mon cocktail alors - signalant là mon indifférence. Ils partent. Je repose mon verre. Le blondinet précise avec ironie qu’il venait de faire fureur auprès deux. Je souris avec un peu plus de dents visibles, de manière brève bien que franc et sincère, amorçant un brin d'humour dans mes paroles.

"Ils vous adorent c'est certain."

Son ironie me plaisait bien pour le pratiquer moi-même de temps en temps – mais peut-être pas de la même façon d’ailleurs. Mes pupilles claires ne peuvent s’empêcher de reposer un bref instant, un regard sur sa boisson et le « double scotch ». Je dois bien avouer que je fais une fixation là-dessus. Je devrai arrêter. Ça vient de mon vieux, mon père étant un ancien alcoolique. Alors, j'imagine que j'ai tendance à enquêter direct sur la consommation des autres comme un réflexe. J'ai donc dévisagé le verre de mon interlocuteur alors que ce dernier m'avait moi-même dévisagé. Assez loquasse.

" Alors… Vous appréciez la soirée ? "

Je hausse les sourcils. Je finis par lâcher un soupir et je bois une gorgée en fin de compte de cocktail, pour, au final, reposer le verre. Il me fallait bien une petite gorgée pour m'y remettre !

"Je viens de dégoter une bonne adresse d’un chirurgien esthétique pour me faire un bonnet F et des lèvres pulpeuses. Vous pensez que ça m’irait ?"

Humour de ma part avec un pseudo ton de la confidence sur la conversation que je venais de tenir ou plutôt de subir !

"Et vous ? Cette soirée ?"
"Oh, je m’appelle Michael Malcolm au fait."


Je scrute encore un peu son scotch. Non mais sérieux; arrête ça Mal’ !! Ok. Je le regarde lui. Je lui donne mon prénom, car, je n’ai pas l’impression qu’on se connaît. Quoi qu’il me dise quelque chose… en bon chef de presse, je connais un peu les patrons et les personnes populaires de Star City, au moins de par la télévision. Bof. J’ai été assommé par les débilités des richards qui venaient de quitter la banquette, que je n'arrivai pas à placer un nom sur son visage.

"Et accessoirement, je cherche à éviter une ex qui est juste derrière…"

Que je lui dis en la pointant du doigt, de manière discrète - sur la confidence toujours un peu avec lui - pour la désigner. Elle est de dos sur quelques banquettes plus loin, les cheveux détachées, bruns, sur son dos-nu de sa robe de soirée, en V vers le creux de ses reins. Pour le coup, elle n'avait pas de soutien-gorge cette fois-ci (ça aurait fait vulgaire voyons). Ceci-dit, je ne savais pas pourquoi elle en avait porté la fois dernière, vu qu'elle était assez plate. Ah si ! Je me souviens. Elle les avait rembourrés... (ses bonnets bien sûr - vous croyez qu'on peut rembourrer des miches soit dit en passant ?). Si ce n’est pas un peu bizarre pour un type comme moi de fuir une femme ? On a tous des femmes qu'on veut esquiver, non ?


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Message posté : Lun 17 Nov - 23:59 Message
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Carpe Diem et advienne que pourra.


Il est assez fou de constater à quel point la présence d’une femme peut en venir à modifier le comportement d’un home. C’est du moins ce que se met à penser le Golden Boy quand l’interlocuteur qu’il a accablé de sa badinerie se lève avec un semblant d’intention d’en découdre. Un menu sourire s’étire sur ses lèvres tant il sait qu’il n’a rien à craindre. Après tout, il a le profil d’un mec assez clinique et imposant, sa grande taille comme sa carrure d’ancien grand espoir du Football Américain lui offrant un gabarit qu’il aurait été fou de négliger. La jeune femme ayant enflammé les hormones de son compagnon se fait médiatrice et lui ôte toute envie de violence. Ce n’est pas comme si elle avait eu la moindre notion de réalité, Adriel ayant même caressé la pensée que le pauvre bougre ne disposait d’aucune force de frappe, s’étant vu accablé de plumeaux au bout des bras. Le genre de personne qui, sans l’invention de la sonnette, aurait bien pu passer l’éternité frappant à une porte sans que quiconque ne l’entende ! Un vague regard sur la silhouette de ce couple qui s’éloigne. Dommage, ce n’est pas encore ce soir que le Milliardaire excentrique pourrait faire gonfler son petit pactoles aux dépends d’un ses pigeons favoris. Sa phrase est lâchée et elle semble bien recevoir l’adhésion de son interlocuteur. Cela fait sourire le Golden Boy qui plonge ses lèvres dans le puissant alcool ambré. De toute évidence, ce type n’était pas franchement ami avec les déserteurs tant il ne semblait guère souffrir de leur départ. Pas plus mal, il était peut être digne d’intérêt…

" Oh… Cela pourrait bien ! " Répondit il à son immédiate question à propos d’une transformation physique pour le moins radicale. Le trentenaire semblait être un adepte de l’humour et l’employait avec justesse. Tous deux avaient des atomes crochus à même de les rendre complice. Aussi, le « Marchand de Mort » n’eut il aucun mal à poursuivre : " Vous seriez surpris des créatures que l’on peut engendrer de nos jours... Il y a, dans ce monde, tant de choses à découvrir. Mais plus encore à craindre… ! " Il fit tourner son verre vide au creux de ses doigts, balançant son visage de biais pour désigner une jeune femme qui avait tout de la bimbo siliconée. En somme, une insulte à la nature comme au bon gout, qui n’entrait pas franchement dans les canons de beauté à même de séduire le Veidt –bien qu’il soit parfaitement heureux dans son couple- mais qui avait le mérite de vivre avec son époque. Et pourtant, quelle époque… Oscar Pistorius, Nabilla… Sale temps pour les prothèses en ce moment ! " Dans l’hypothèse –peu probable- où cette interrogation relevait plus de l’appel du pied que du questionnement, je vous prie de considérer que je ne suis pas intéressé... " Un sourire amusé, encore. L’humour comme le second degré semblaient bien dicter les échanges courtois que tissaient les riches premiers. A dire vrai, Adriel aurait bien cru tomber sur plus désagréable compagnie que celle-ci. D’autant que le jeune homme partageant cette banquette en sa compagnie ne semblait pas franchement désireux de clore la conversation, bien au contraire. Une nouvelle lampée de sa boisson aux malts ambrés et, enfin, le Veidt de répondre : " Ma foi… La musique est, pour l’heure, agréable. Je dépense sans compter et suis entouré de nombreuses nymphes sur un frêle esquif à l’allure de cadre magnifique... N’est ce pas là le rêve de tout homme à la colossale fortune ? "

Ce sourire là fut beaucoup plus énigmatique que tous les précédents. En vérité, Adriel ne gouttait plus tellement ce genre de soirées… Il avait eu sa période de playboy flambeur qui avait fait les choux gras de la presse à scandale mais avait désormais abandonné ce statut. Ces soirées là était l’occasion de se montrer, de cultiver son réseau sans y prendre un conséquent plaisir. Son plaisir, il le trouvait dans de simples soirées en compagnie de sa petite amie, à la serrer dans ses bras ou à l’inonder d’attention dans des situation simples parfois rendues aussi surnaturelles qu’hors du temps par l’aide de la fortune. Andrea lui manquait, bien plus qu’il ne voulait bien l’avouer… Ajoutez à cela le fait que le Golden Boy n’est pas franchement un adepte des bateaux et vous comprendrez qu’il sait manier le mensonge avec un certain brio ! " Adriel Morgan Veidt… " Rétorqua t’il quand le Jeune premier lui énonça son sobriquet. Malcolm, Malcolm, Malcolm… Cela avait le don d’éveiller en lui de vagues souvenirs, il se demandait si le jeune home n’avait pas un quelconque rapport avec une certaine presse écrite. Pas franchement celle où on l’avait le plus souvent vu faire les gros titres cependant, quelque chose de plus sérieux… Il y avait quelque chose de rafraichissant à passer pour un semblant d’inconnu aux yeux de quelqu’un. Si bien qu’Adriel ne manqua pas d’ajouter un aussi courtois que poli : " Un plaisir de faire votre connaissance… " Ce n’est pas pour autant qu’il ne conserva pas toute son attention sur le dénommé Michael. Histoire de voir s’il souffrait du même syndrome que bon nombre des gens qui faisaient sa rencontre. A l’annonce de son nom qui était aussi celui de la première industrie d’armement dans le monde, ces hommes comme femmes peignaient leurs traits d’un masque de suspicion. Dans le meilleur des cas. Dans le pire, il pouvait lire dans leurs yeux tout le dégout qu’il leur inspirait. Cela pouvait aller du simple sobriquet de « marchand de mort » à celui « d’homme sans honneur ». Deux qualificatifs tout ce qu’il y a de plus plaisant, n’est ce pas ? Ainsi, Adriel scruta t’il les réactions de son nouveau comparse d’un soir, à la recherche de ses primaires réactions. Mais parmi toutes ses attitudes, c’est le semblant de fascination de son interlocuteur pour son verre qui l’intriguait. Joueur, le Golden Boy le fit un instant tourner au creux de sa main avant de questionner : " En désirez-vous un semblable… ? " Et le Veidt de vider le contenu de son godet translucide sans autre forme de procès. Un bras levé, une nouvelle incitation à la consommation. Au bar, déjà, l’on s’affairait.

" Garçon ! " Prononça t’il en jetant un coup d’œil vers le propret lieu de consommation. L’on ne tarda guère à venir à leur rencontre. " La même chose pour moi ! " On le délesta de son verre, il n’en avait pas pour autant fini. " Et ce qu’il pourra bien souhaiter pour mon… Ami ! " Un sourire passa sur les lèvres d’Adriel. Dans ce monde d’or et de paillettes, l’on offrait l’amitié aussi facilement que d’autres offres la haine. Formule creuse au demeurant, pour l’instant… Le garçon ne tarda pas à s’éloigner, alors que Michael aborda le sujet de son ex. La chose avait le don de piquer l’intérêt d’Adriel. Aussi burlesque que badin, il s’enferma dans son rôle de parfait histrion pour avancer : " Puis je regarder ? Au vu de ma journée, je ne rechignerai pas admirer une jolie fille… Mais avec classe… Avec dignité… Comme un gentleman en somme ! " Aussi commença t’il à pivoter doucement sur lui-même, le quittant pas du regard son interlocuteur… Avant de soudainement se tourner en direction de l’endroit précédemment pointé, y jeter une œillade intéressée en prenant la pose d’un chasseur aux aguets pour finalement s’en retourner vers sa précédente posture comme si de rien n’était.

" Joli petit lot… " Souffla t’il d’un ton respectueux. Non pas qu’il doutait des charmes de son compagnon du soir, mais il lui fallait bien continuer à ménager ses effets… C’est que le Capitaine d’Industrie aimait à être l’acteur central d’un semblant de pièce que pouvait bien être l’existence ! Le garçon parvint finalement à leurs côtés, délivrant le double scotch au-devant de l’ancien receveur de Texas A&M. Ce dernier ne se pria guère pour le saisir à pleine main avant d’avancer: " Donc… Monsieur Malcolm… " Une petite lampée. Dieu que cet alcool Ecossais pouvait apporter mille délices à ses sens… Et le Golden Boy de finalement poursuivre : " D’où vous vient donc votre fortune ? " Un moyen de questionner ce qu’il pouvait bien faire dans la vie. Après tout, il est ne notoriété publique que les gens de la haute ne font rien comme les autres…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mer 19 Nov - 18:55 Message
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Bien évidemment, logique biologique oblige, la présence d’une femme fait que les hommes se comportent de manière bien différente et, l’absence d’une femme fait que, les hommes se permettent, comme les femmes entre-elles sans un homme, de répliques salaces et de la surenchère - de la complicité. C’est que la séduction s’efface et n’a pu lieu, excepté s’il y a des raisons politiques et de l’ambition, ce genre de choses. Non loin de moi l’idée : je saisis bien ma place et je sais où elle est. On pourrait me reprocher avec ce raisonnement du qu’en est-il des homosexuels ou des bisexuels ? On est tous bisexuel si on en croit les grecs de l’Antiquité - ou, au moins, on sait blaguer là-dessus lorsqu'on sait rire de soi-même, en accord avec son orientation sexuelle.

Suite à mon brin d’humour, mon interlocuteur en paraît réceptif pour rebondir et surenchérir là-dessus. J’ignore à ce moment-là, car fort heureusement pour moi je ne suis pas télépathe, s’il m’a imaginé avec cette transformation féminine ou pas. En règle générale, on dit que c’est les femmes qui ont des images et pas les hommes. Ce que je veux bien en être d’accord, je me suis toujours dit que les femmes fantasmaient davantage que les hommes. Ceci-dit, nous aussi on s’imagine des trucs, à en devenir jaloux ou ce genre de chose, non ? Lorsque j’ai lancé cela, je n’avais aucune image et n’ait eu jamais aucune image quand je lis un bouquin. Je ne pense pas que c’est typique masculin, jusque que, je suis terre à terre. Il me dit à cela, pour ma suggestion un peu brésilienne de me modeler les deux sexes, que ça ne l’étonnerait pas plus que cela de voir une telle créature en ce monde – mais qu’elle serait bien craignos ou peut-être pas aussi craignos par ailleurs que certaines autres. J’avoue que, sachant qu’on a la possibilité de se rendre dans l’espace à la Tour de la paix, le Légionnaire est bien d’accord avec lui. Pour ce qui est du patron du Daily Star – et du Malcolm – j’avoue que je suis entre deux feux. J’ai pendant longtemps, pas voulu croire en l’existence de la magie pour bien m’y résoudre – de voir par mes propres yeux des démons. J’acquiesce avec un petit sourire en coin, réceptif à son humour, et tend à effacer les pensées du super qui n’a rien à faire ici. On croit peut-être que c’est facile, d’éloigner le personnage de super en soi, dès qu’on est dans la vie quotidienne. Moi c’est moi. Je ne mets aucune frontière entre les « moi ». Ce n’est pas bien. Je ne devrai pas. Je m’auto-discipline à y remédier.

Il me désigne une illustration à son propos. Je tourne le regard sur la dite créature bimbo. Voilà ce qui me rassure : nous sommes bien dans la réalité – il évoquait une femme trop bidouillée en chair. Elle en avait comme un air artificiel que, je suppose, les religieux la damneraient pour avoir osé autant se dénaturer ! Cependant, cela s’avère un peu plus compliqué que cela, non ? Doit-on reprocher aux hommes – si faibles – de recourir à l’avancée des techniques et des technologies ? En quoi avons-nous le droit de nous mesurer à ce que souhaite la masse collective – la société ? Du fait qu’on soit les riches de cette société ? En chef éditeur – je sais bien où est ma place quant à participer à une sorte de cristallisation de l’opinion publique. Il n’y a pas besoin d’être télépathe pour suggérer des pensées à une foule – bien au contraire – non mais allô quoi - il suffit d’être dans le journalisme.

Il me précise que si mon humour est une invitation déguisée et une homosexualité avouée, il n’est pas intéressé, mais du sourire et le ton, je me doute bien que c’est de l’humour. Je maintiens mon sourire et un air décontracté. En fait, pour être franc, ça correspondait bien à un échange entre richards, quelque peu marginaux toutefois, pour le faire avec une certaine insolence chacun. Je suis quelqu’un de sociable, pour peu en plus qu’il est du répondant, certains même me considéreraient peut-être comme trop sociable ! Il me peint un tableau avec une petite poésie. A en croire que ses mots, on serait presque dans un paradis oisif – une rêverie d’un Dionysos – où le vin coule à flot. Et c’est peu de dire, du constat que j’allais faire par la suite, sur la descente en alcool de mon interlocuteur ! Il est bizarre qu’à mes oreilles, ce tableau n’est pas si paradisiaque que cela, avec des notes de musiques qui se confondent avec les chants des sirènes, et, peut-être alors, des notes plus stridentes d’un enfer, de ses tentations à la décadence, douces et anodines. Je ne sais pas trop, si, pour moi, c’est un rêve ou un cauchemar, vous savez, je crois juste que c’est la vie, notre vie de bobo. Vais-je faire un peu trop de métaphysique à le dire ? Je vais me retenir de ce genre de réponses alors. Si le rêve n’est pas forcément synonyme de bien-être et de bonheur, mais que de fantasmes, j’imagine que oui, que je suis d'accord avec ce qu'il vient de dire. Mais, de toute façon, j’ignore ce qu’est d’être heureux aussi, vous savez. Je ne suis que rigueur en moi. Je croise les bras mains derrière la nuque un instant, le dos bien dans la banquette. Je me retenais à prononcer sermons et faire la morale : dépenser sans compter, vraiment ? Je dépense beaucoup d’argent pour améliorer mes flèches. Je ne vis que pour l’Archer IV. Aussi, mes propos ne vont pas paraître très convaincants.

"Oui, ça l’est je suppose."

J’observe chez mon interlocuteur, un sourire qui me parait comme se suspendre de trois petits points à une phrase toute faite que, quant à moi, je me demande bientôt s’il vit vraiment comme il le prétend. Il n’est pas accompagné de ces fameuses nymphes, sur l’instant, après tout. J’avais envie de lui demander où étaient ces nymphes, mais ça aurait été peut-être un peu insolent. Peu à peu, je commençais à enquiller sur la question plutôt de savoir si je l’avais déjà croisé et, je ne sais pourquoi, je le voyais bien crocher du bras des mannequins. Dans la presse peut-être, l’avais-je déjà vu ? Oui, ça me fait penser à…

" Adriel Morgan Veidt… "

C’est ça ! J’avais retiré depuis mes mains de ma nuque pour avoir donné juste avant mon propre nom. Je me disais bien que son faciès me disait quelque chose. Veidt ne faisait pas tant que cela les titres du Daily Star, parce que, le patron ne donnait que très peu de possibilités de faire des articles sérieux sur lui, à les crocher, les mannequins… Et, mes journalistes, j’avais beau les gigoter de mots dans tous les sens à trouver courage, n’arrivaient pas à approcher monsieur Vedit, de peur de se faire rembarrer aussitôt, connu pour son caractère assez – comment dire… disons qu’il envoyait sur les roses. De toute manière, on disait aussi de lui qu’il était un homme très pris et occupé, qu’il n’y avait guère que les paparazzis qui arrivaient à le photographier pour des clichés polémiques – et donc qui ne m’intéressait pas. Je laisse les journalistes glisser quelques notes d’humour dans les articles, mais, en règle générale, ils traitent de papiers sérieux et appuyés. Mon objectif premier est de nourrir les gens d’un esprit critique. Je ne veux pas qu’ils soient manipulés – ce qui est compliqué en étant soi-même un rattaché à la presse. Je sais, par exemple, que j’ai moi-même tendance à donner une bonne image aux super. J'avoue que ça me faisait plaisir, sincèrement, de rencontrer ce fameux tortionnaire de mes pauvres petits journalistes à la recherche d’une interview sur les projets de monsieur Veidt.

" C’est un plaisir partagé. Je peux vous appeler Adriel ?"

Je n’allais pas à lui demander encore si je pouvais le tutoyer, mais, au moins, l’appeler par son prénom, et non « Monsieur Veidt » toutes les cinq minutes. Je ne le trouvais pas si inaccessible que cela en fin de compte. Le portrait qu’on me faisait de lui était… ah ! Laissez-tomber. C’est parce que je suis bizarre moi aussi, hein ?

Veidt, si mes connaissances du réseau sur les patrons de Star City étaient exactes, il gérait une industrie d’armement. Ce qui, pour moi, Justicier pro-anti-armes, pouvait me perturber. Je ne suis pas contre un judas et une chainette posés sur une porte pour éviter de malencontreuses effractions. Je ne vis pas dans un monde de nounours. J’ai tendance à être anti-armes létales. Toutefois, je sais que mon pays et d’autres discutent sur l’autorisation du port d’arme de manière générale. Si cela est discuté, c’est que, quelque part, les individus ont besoin de se sentir armés. En quoi je peux me mesurer à cela ? De quel droit ? Qui suis-je pour ? Je suis quelqu’un de tolérant et conciliant, ouvert d’esprit. Est-ce qu’autoriser les armes, est-ce semer la mort ? Encore une fois, les hommes sont faibles – ils sont par natures désarmés – la technologie, il croit que c’est leur salut – comme ils l’ont cru de la religion et le croit encore. Ce n’est pas moi qui fais les lois. C’est moi qui veille à ce qu’elle soit appliquée. Si les armes existent. Elles existent. C'est comme les maladies. Si elles existent. Elles existent. Je ne fais pas les lois de ni la nature ni la société. Et, vous savez, je ne suis pas débile, je sais que l’homme a toujours fait la guerre à travers les siècles. Je sais par ailleurs que, si la police n’a pas un niveau technologique égal à celui des criminels, elle est désarmée face aux criminels et – aussi – que cela participe à faire évoluer la criminalité, chacun améliorant ses techniques. En gros, nous sommes condamnés aux progrès – pour le meilleur comme pour le pire – comme un mariage.

Aussi, je réagis comme face à une rencontre dans un Club : avec simplicité. Non. La seule chose qui me préoccupe, c’est le fait qu’il descende de l’alcool de manière si effrénée. Le véritable ennemi de l’homme, c’est soi-même et ses erreurs. Je tolère une arme dans la main de quelqu’un. A voir après comment celui-ci va l’utiliser, c’est là que je m’interpose. Et, l’alcool, voyez, ça n’aime pas à avoir l’esprit clair. Et, Adriel rebondit soudain sur mon regard qui dévisage trop la boisson – mais pas dans le sens que j’aurai aimé ! Il m’en demande – et déclare par la même – si j’en souhaite peut-être un semblable et en commande de nouveau – du scotch - pour lui et moi. J’ai à peine le temps de prononcer un maigre « Euuuh » pour tenter de m’interposer à la situation. Je me retrouve avec un double scotch. Il prononce un « ami » comme il dirait « l’ami ». Je le sais bien et l’entends bien. Je ne suis pas dupe. Cependant, du portrait que j’ai eu de Veidt, j’apprécie qu’il soit plutôt sympa avec moi voire trop : sa générosité, sur ce coup-là, ne peut que me gêner – car elle est celle de l’alcool.

Comment se retenir de ne pas sermonner ? Je le connais à peine. Je ne peux pas. Je ne dois pas. Je consens à ce qu’on me serve et ne dis rien sur sa consommation. Je me retiens. En attendant, cela fait un bien fou de parler de banalité comme d’une ex d’un soir ou deux. Il me demande s’il est autorisé à la regarder, ce à quoi j’acquiesce volontiers d’un signe positif de tête. Je suis quelqu’un d’assez directif comme gars, et manque à y mettre des formes. Je suis le genre de patron hyper terre à terre et sérieux, qui va droit au but. Adriel conclue sur un avis positif – une jolie marchandise à l’entendre – mais le ton respectueux efface l’expression déplacée. Je souris un brin lèvres scellées. Un sourire bref, car, voilà qu’il prend son scotch à pleine main : son troisième, c’est ça ? Ça va encore, non ? Malcolm. C’est un inconnu. Ne lui fait pas la morale je t’en prie. Je t’en prie. Retiens-toi. Je me retiens de tendre la main dans un élan. Il reprend conversation sur mon nom. Je ne touche pas à mon verre d’alcool. Mon cocktail achevé, le verre a été ramassé par le serveur: je n'ai plus qu'un double scotch. J’aime bien les cocktails. On ne sent pas l’alcool. Il me demande d’où vient ma fortune. Certainement pas de ma famille selon moi, tant j’ai fait les études pour reprendre la relève.

" Le Daily Star. J’en suis l’éditeur."

Michael. N’y pense même pas. NON NON NON et NON. Ah et puis merde !

" Vous aimez bien le scotch à ce que je vois ? "

Mais quel con ! C’est ça Michael, au lieu de lui faire la morale, demande lui s’il aime bien le scotch alors qu’il vient de s’enfiler deux-trois verres comme du lait ! Et, surenchéri, t’en qu’à faire…

" Peut-être devrions-nous manger quelque chose pour accompagner cette boisson ? Vous n’avez pas faim ? "

Et voilà…. ! Michael je te déteste. Nous pour ne pas dire vous. Je ne sais pas si ça se sent, que je fais à moitié la morale ou pas. Ça aurait été mon père, à vrai dire, j’aurai attrapé ce verre avant qu’il ne le boive… et peut-être même que je lui aurai jeté dans la tronche… J’estime que je faisais un effort en fin de compte : j’aurai pu prendre le verre, lui arracher des mains, et le poser sur la table ! Je me prends parfois pour – je ne sais qui - comme dirait un certain type que j'ai surnommé Truck, à qui je lui avais pris le bras pour l’empêcher de faire un doigt d’honneur à des usagers véhiculés – m’ayant interposé pour ne pas que la situation dégénère. Je suis irrécupérable !

" Et vous, vous êtes toujours dans l’armement ? Quels sont vos projets du moment ? "

Je sais très bien que j’ai affaire au patron que l’on surnomme « marchand de la mort ». Je respecte la place qui est la sienne dans le marché local et mondial. Je n'ai pas un ton de reproche, et plutôt même respectueux. Vous savez, même si demain on légalisait le cannabis, je ne lutterai pas contre. Je fais respecter la loi, je ne la fais pas. Je sais où est ma place. J’ai conscience que le monde avance et évolue – dans le sens que la foule le désire. Moi, je veille à ce que personne ne déroge à la liberté de l’autre : meurtres, vols… Je suis bonne poire, hein ? Peut-être ou peut-être pas. Vous savez, si je commence à m’intéresser à la politique, je suis foutu. J’ai conscience qu’un gouvernement est un amas de corruptions par-ci par-là : on s’arrange. C’est aussi une marque de sagesse que de faire avec son temps. Je m’occupe des citoyens et des supers. Je les protège. Je livre mes colis aux forces de polices - si possible avec des preuves. C’est déjà pas mal je trouve, non ? Bien sûr, ça me compliquera le travail si un type est armé, si, un type a fumé du cannabis, mais, je suis un Légionnaire, ça ne m’empêchera pas pour agir : m’interposer pour qu’on agisse dans la paix. Je n’ai jamais agis pour qu’on me facilite ma tâche qui est mienne. Et puis, j'ai toujours espoir que les hommes finissent par faire des trucs éthiques. Un espoir de fou...! J'ai confiance en l'homme. Voyons voir d'abord ce qu'il fait vraiment en tant que patron avant de juger !

Sinon, quant à moi, mon verre, je ne le touche pas d’un pouce. Je cherche dans ma petite tête déjà, comment je vais bien pouvoir m'en débarrasser à vrai dire... Il me faut une sacré idée sur ce coup là ! Mais, je me dis que, si je le bois et qu'il se vide, on va m'en mettre un autre... aïe !

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Message posté : Sam 22 Nov - 20:50 Message
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• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Carpe Diem et advienne que pourra.


Quelques trésors de rencontre pouvaient donc bien se trouver perdus dans les plus ennuyeuses soirées que pouvait bien compter la strate sociale la plus Riche de la Cité de Supers. Car il ne fallait pas réellement jouir d’un grand sens de l’observation pour se rendre compte que cette soirée était réellement des plus ennuyeuses. Pour le Veidt du moins. Longtemps, il avait écumé ces endroits avec une réputation de jouisseur, s’imbibant autant qu’il pouvait bien imbiber une quelconque mannequin de magnum de champagne pour l’amener dans son lit et l’abandonner à peine le jour levé… Désormais, il ne voyait là qu’une perte de temps alors qu’il souhaitait occupait ses précieuses secondes de temps libre en compagnie de son amour comme dans la finalisation de son armure. La mise en place du modèle Mark III s’avérait bien plus complexe qu’il ne l’avait supposé… Mais tout homme a besoin d’évader son esprit du quotidien comme de faire acte de présence en quelques associations comme occasions où sa fortune intimait la présence. Et dans ces cas-là Andrea ne souhaitait –malheureusement- pas encore l’accompagner…

Ainsi donc, son interlocuteur s’imposait comme une agréable surprise autant qu’une sympathique compagnie. D’autant qu’à l’annonce du patronyme comme du nom de notre Golden Boy, il ne sembla guère manifester la moindre émoi. Cela intrigua le milliardaire fantaisiste qui plissa des yeux, questionnant la bonne oreille de son compagnon du soir. Mais ce dernier ne semblait pas souffrir du moindre problème auditif, plus encore il annonça partager le plaisir de la rencontre et le questionna même sur la possibilité d’user, simplement, de son prénom. C’est comme si une partie du plafond était tombé au coin de la gueule du Veidt qui resta un temps interdit. Que l’on ne se montre guère débecté par sa réputation comme sa profession était, somme toute, assez rare… Finalement, il évacua son semblant de trouble de sa sempiternelle façon : en faisant tourner son verre au creux de sa paume avant de lâcher sur un ton des plus nonchalant :

" Oh… Mais faites donc, faites donc ! " Il envoya son regard se promener au fond de son verre. Un semblant de rapport d’homme à homme, d’égal à égal… Voilà qui lui était agréable ! Il continua sur le ton de la galéjade qu’il usait plus que de raison avant de tremper de nouveau ses lèvres dans son verre au niveau de plus en plus faible : " C’est bien préférable à ce sempiternel « Monsieur Veidt » ! " Il fit tourner son verre au creux de ses doigts, ayant exagérément prononcé ces deux derniers mots pour leur donner une connotation pour le moins ridicule. Il aimait tourner les autres en ridicule autant qu’il pouvait bien user de l’humour pour dérider de tendues situation. Point le cas ici cependant, et le Marchand de Mort de poursuivre : " L’on n’en donne guère qu’à mon Grand-Père... Et j’ose espérer que je ne suis pas encore aussi… Parcheminé ? " Pour ne pas dire vieux… Un sourire amusé, encore. Adriel avait un amour sans borne pour le dernier membre vivant de sa famille, pour celui qui l’avait élevé, qui ‘l’avait initié au monde des affaires quand ses parents étaient simplement absents. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de le moquer de temps à autres tant il lui apparaissait d’un autre temps, d’une autre époque… Mais ce n’était pas réellement le sujet du jour et disserter sur ce point relevait presque de la perte de temps.

Tous comme ces œillades que lançait sans cesse le dénommé Michael sur le verre d’Adriel. Ce dernier ne savait pas vraiment comment prendre ces regards alors qu’un nouveau verre leur arrivait à tous deux. La chose lui apparut comme plus nébuleuse encore alors que le jeune homme ne touchait guère son verre. Curieux… Un point que le milliardaire excentrique gardait en tête alors que son interlocuteur abordait l’origine de sa fortune. Ainsi, il était homme de presse… La presse… Adriel ne la portait pas foncièrement dans son cœur mais n’avait rien contre elle pour autant. Il savait user de l’information comme d’une arme et en avait abusé pour nourrir sa réputation d’hédoniste flambeur comme de requin des affaires. L’une avait le mérite de lui avoir offert une vie agréable, alors que l’autre le plaçait comme l’un des négociant les plus habiles du globe. " Je mentirai en vous disant que je suis un lecteur assidu… " Rétorqua t’il à la situation dans la plus pure franchise qui le caractérisait. S’il abhorrait la flagornerie des courtisans, le Golden Boy aimait à se montrer franc, direct et immédiat dans ses propos lorsqu’il estimait pour le moins ses interlocuteurs. Il usait de vice, de malice comme de manipulation dans ses affaires seulement. Et donc, le Propriétaire de Veidt Enterprise poursuivit sur son ton léger : " J’ai néanmoins apprécié le travail d’enquête dont vous nous avez gratifié au sujet des nouvelles interfaces nerveuses et musculaires au secours des soldats amputés mises au point par nos services. Cela avait le mérite de nous dévoiler sur un jour plus humain… ! " Il lui était rare de reconnaitre le travail d’autrui mais le ton de cette presse avait le mérite de dissoner des réguliers traitements dont on l’accablait. Toutefois, le jeune homme n’en avait guère oublié les questionnements de son interlocuteur au sujet de la boisson et sembla lui répondre en descendant plus encore le contenu de son verre. Et sa voix de sonner : " Pas plus que cela en vérité… " Absolue vérité. Un regard vers le contenu de son verre et un haussement d’épaule pour conclure à un semblant de pratique devenue, avec le temps, une habitude. Décider d’effacer ces nouvelles dérangeantes que lui a apportées sa désagréable journée. Décider d’effacer sa mauvaise conscience en imbibant une bimbo d’un magnum de champagne pour finir de la mettre dans son lit. Mais il n’y a jamais qu’un magnum. Après, c’est de longues nuits seul avec Jack, Jim, Johnny, tout le clan Campbell voire Ol’ Grand Dad et un peu de sirop… Des travers du passé propre à l’héritage d’une entreprise à la vocation qu’il subissait plus qu’il n’approuvait. Et ses habitudes d’avoir la vie dure en l’absence de sa petite amie à qui il confiait ses doutes, ses troubles… L’alcool avait au moins le mérite de faire taire toutes ses questions.

" Pas vraiment ! " Prononça t’il en réaction aux questions sur la nourriture. Tant qu’à faire, autant montrer patte blanche… " Mais commandez donc si vous le souhaitez et surprenez moi par la diversité ! " Il trempa ses lèvres dans son verre, encore. Et ses yeux de trouver une nouvelle fois le regard de son interlocuteur. " Ne vous en faites pas… Il m’en faut bien plus que cela pour être ivre ! Et point de risque de me voir devenir violent, le seul sujet capable de provoquer mon ire n’a guère pu m’accompagner dans ce déplacement… " Andrea… La situation ne s’était guère présentée, mais nul doute que le Milliardaire excentrique pourrait bien en venir aux mains par sa « faute ». Il suffisait d’un prétendant insistant, d’un Don Juan un peu lourd et le Golden Boy d’en venir à péter les plombs pour le remettre à sa place. Il aimait la belle Texane –même s’il était fort incapable de lui avouer- et la perspective de la perdre lui était insupportable… Et surement à même de le rendre virulent sous l’influence de la boisson. " En revanche, VOUS devriez boire… " Il avança du dos de la main le verre de l’éditeur en sa direction, le rendant plus concret… " Parce que si vous le faites pas, je ne trouverai guère compagnon à même de suivre mes folies et vous ne trouverez pas la force de briser toutes les barrières que vous imposent la présence de votre… " Il s’agita sur son siège, envoyant son menton par-dessus son épaule pour désigner un joli brin de jeune femme. Oui, il voulait bien parler de l’ex du Malcolm.

" Toujours dans l’Armement et, ma foi… De par le monde, les gens semblent toujours habités de cette incroyable volonté de s’entre-tuer… Vous pensez bien que mon commerce s’en porte à merveille ! " Souffla t’il d’un ton où l’Editeur pourrait Presque entendre une pointe désabusée coupable. A croire que ce constat ne lui était pas des plus agréable. Dans son esprit, les images du San Theodoros. Le Veidt de les chasser en terminant son verre. Face à lui, celui toujours plein de son interlocuteur. " Descendez donc ce verre, que nous puissions en commander d’autres… ! " Peut être que ses travers refaisaient surface en cette soirée semblable à bon nombre de son passé. Un coup d’œil alentour, sur des créatures qui ne déclenchèrent chez lui aucun désir. Et le Capitaine d’Industrie de finalement poursuivre dans ses réponses à son camarade du soir : " Mes projets ? Tant et tant de choses en vérité… Je suis un Technologue, Monsieur Malcolm, je me passionne pour bien des domaines et procèdes à des opérations qui pourront bien changer le quotidien de bon nombres. " Parmi celles-ci, la création d’une armure de très haute technologie avec laquelle il œuvrait çà et là, pour corriger les dérives de sa société. " Je ne peux malheureusement pas me montrer plus explicite, les contraintes du marché, vous comprenez…. " Il haussa les épaules d’un air foncièrement désolé. Mais, comme souvent, il usa de traits d’humour pour accompagner son propos : " Mais je pourrais bien vous en réserver la primeur de l’information, des fois que vous en ayez besoin pour dynamiser vos ventes... " Des fois qu’elles soient catastrophiques. Et des fois que cela puisse intéresser du monde. Aucune attaque personnelle cependant, Adriel l’affirma en énonçant dans un sourire : " J’avoue n’avoir aucune connaissance de l’état de la presse... " La crise touchait bon nombre. Mais point réellement la guerre… Ni même les personnes extrêmement fortunées que semblaient bien contenir ce pétillant vaisseau.
main… !
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Message posté : Dim 23 Nov - 21:32 Message
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Je crois qu’il n’avait pas l’habitude à ce que l’on soit « simple » avec lui ou du moins à ne pas lui reprocher tous les malheurs du monde sur ses épaules par la mention de son patronyme. Pauvre Atlas. Un nom ne fait pas l’homme. Ça se saurait. Un père ne fait pas le fils. Un Archer ne fait un autre. C’est à cet instant que j’avais vu un détail de mon esprit vif : il avait tourné son verre. Je ne suis pas « une flèche » pour rien. J’en interprète une fuite de sa part. Mon père l’avait pratiqué, à l’exception que lui buvait au lieu de jouer avec l’alcool dans son verre. Il m’autorise à utiliser son prénom. Je souris un peu à sa remarque et au ton qu’il avait pris sur le Monsieur Veidt. Il enchaine sur son grand-père Veidt. C’est vrai, il faut dire que la lignée Veidt a toujours été plus ou moins dans l’armement. En bon spectateur et personne réceptive, je ne me cache pas à scruter ses rides pour les dénicher « Hum… peut-être quelques-unes sur le front que vous devez plisser de temps en temps mais pour les pattes d’oies ça va encore.» Ceci était bien sûr de l’humour, comme le témoignait mon insistance sur le « Huuum ». De ce point de vue-là, Adriel donnait un sacré coup de jeune aux héritiers Vedit, il pouvait s’en rassurer. Inutile qu’il ait un autre supporter à le lui dire. Je n'ai jamais été cheerleader au Foot US de toute manière.

Il m’avoue ne pas trop lire les papiers – y compris ceux du Daily Star. Quoi ? Je ne mets pas assez en valeur les encadrés sur le CAC 40 ? Il ne doit pas avoir tant de problèmes de concurrences ou de gestion dans les acquisitions peut-être bien – ou peut-être qu’il lit que cela. On fait des encadrés exprès pour ceux qui n’ont pas le temps de lire – les patrons, les PDGs… J’apprécie sa franchise et ses propos qui vont au cœur des choses. Je dois dire que je l’apprécie bien ! Il a une personnalité qui me va bien. Je passe après tout ma vie à tirer des flèches qui vont droit au but voyez. Peut-être que, pour le coup, je n’aurai jamais pu reprendre une entreprise comme Adriel et la gérer. Le Daily Star, ça m’allait très bien, pour un rigoureux comme moi, qui ne savait pas trop « plaire » et faire le requin en affaires. Quelque part donc, je pourrai presque l’admirer ce Veidt, pour cela. Et, justement, il enchaîne au sujet d’un papier de notre maison, réputée pour ses informations fiables. Je souris volontiers et lui réponds un simple « Merci beaucoup » sans surenchère et très sincère. Cela me faisait très plaisir que le principal intéressé reconnaisse le bon travail, pas seulement le mien par ailleurs – car je suis éditeur et non journaliste – même s’il m’arrive d’enquêter par moi-même. On aime faire dans l’humain au Daily Star, c’est vrai, c’est un peu ma directive – je suis un humaniste. « Je ne manquerai pas de passer votre compliment à mon équipe au Daily Star. » Le travail d’équipe : il n’y a que ça de vrai !

Il me répond au sujet de l’alcool qu’il ne l’apprécie pas tant que cela. Je fronce un sourcil. Je ne m’attendais pas tant à cette réponse et un phrasé qui semblait plus qu’honnête – absolu et tranchant, comme criard de vérité. Je bascule un brin léger la tête sur le côté comme pour tirer l’audition sur une oreille voire interroger davantage de cette mimique mon interlocuteur quant à poursuivre ses propos. Il hausse les épaules. Je cherche réponse. Que caches-tu toi « l’ami » ? Je suis curieux, tu sais, même si on vient de se rencontrer, je pourrai te poser des questions un peu plus perçantes sur toi et ta petite barrière – pour ne pas dire armure - que tu parais dresser autour de toi. Je reste intrigué et interloqué. Je connais ça. Je le flaire plus que trop bien. J’avais l’impression d’avoir mon père en face de moi. Tu ne pourras pas m’avoir sur ce coup-là petite canaille mais… mais… je suis leurré par son refus de manger. Comment peut-on ne pas avoir faim à cette heure-ci ??!

Que je le surprenne ? On n’est pas mariés voyons – ou j’ai raté un épisode. Dionysos me demande de faire de sa table un véritable buffet. Le contraire m’aurait étonné. Adriel, ce Dionysos, me rassure quant à me dire qu’il a l’habitude de boire « du vin » à foison. Le scotch ne le rendrait pas plus violent que cela et il précise même qu’il n’y a qu’une personne qui pourrait provoquer cela. Je fais une mue qui acquiesce et demande : « Une femme ? » J’ai un bon esprit de déduction et exprime très souvent de manière directe mes hypothèses, quitte à ce qu’elles soient réfutées pour les infirmer et comme pour les confirmer ou non par conséquent. Je rentre peut-être dans ses affaires privées et… je m’en fou ! Je fais ce que je veux ! J’ai le droit de m’intéresser aux gens, toujours curieux de faire connaissance et d’en apprendre un peu plus sur eux, de manière presque naïve. C’est raccord avec l’ex étudiant de communication devenu grand et éditeur du premier journal de Star City. Il faut m’envoyer sur les roses pour que je ne perce pas les barrières de quelqu’un, et il faut y aller fort tant je suis obstiné. Qu’il me dise qu’il n’est pas violent avec l’alcool, ou je ne sais quoi, je le crois volontiers, bien que je me méfie toujours. Mon père non plus il n’était pas plus violent que cela, lorsqu’il poussait trop sur l’alcool. Il est indéniable qu’on perd en équilibre, réflexes et lucidité – ce genre de choses – avec l’alcool – ce qui peut entraîner des choses fâcheuses sans être violent pour autant. Il me dit que je devrais boire. Hé ! Mais tu n’es pas mon frère mon pote ! Je croise les bras et relève le défi du regard à la place.

Il avance mon verre un peu plus vers moi, si bien que, vif, aussitôt je le prends et le remets plus loin vers lui. Il était très bien où il était monsieur Veidt. « Non. » Situation assez loquasse encore une fois. Je ne sais guère comment il va le prendre et je m’en fiche bien ou presque... Il faut dire que, en même temps, il me parle du fait que si je ne bois pas, je ne pourrai qu’être piètre compagnon pour lui. Et alors ? Me dis-je en moi et mon sourcil froissé avec mes bras croisés paraissent en dire de même. Je ne suis pas là pour vous divertir Monsieur Veidt. Si ? Il abat ensuite une autre carte très pertinente – celle de l’ex. Je me crispe et grimace. Je regarde le verre de scotch. N’y songe même pas Mal'. Je regarde Adriel. Comme ça en gros : Verre de scotch. Adriel. Adriel. Verre de scotch. J’appelle en fin de compte le serveur qui passe par là, à ma plus grande joie, et je commande dans l’attention de faire les désirs de mon hôte, des réalités. Je prends la carte. « Nous voudrions un assortiment de petits fours, gambas, un assortiment de makis aussi, tartines françaises (bretonnes), fois-gras, caviar, brochettes de viandes - c’est bien ça aussi - guacamole tiens aussi, tapas… » Il fallait me faire confiance sur la nourriture… ! J’étais bonne bouche. Bref je commande un peu de tout. Le serveur avait sûrement envie de me rétorquer : « Toute la carte vous voulez dire monsieur ? » mais, on ne rétorque pas à des riches. Oui, vous savez tout compris, j’en fais exprès.

Il me parle de ses projets. La volonté de s’entre-tuer… Hé ! Vas-y mollo… ! Je suis un défenseur de la paix, hein, ne me déprime pas avec tes paroles s’il te plaît ! Il enquille que ça lui arrange ses affaires. Mhh, et, comme qui dirait, les miennes aussi, non ? Je veux dire, pas de criminels, pas de justiciers… Quoi ?! Non mais c’est quoi cette pensée à la con Michael !! Non ! S’il n’y a pu de criminels demain, je rends le costume avec fierté et joie – et me retirerai – à la retraite et voilà ! On mettra d’autres choses à la une du Daily Star. Il ne faut pas se leurrer de toute façon, les hommes font la guerre depuis la nuit des temps… Et, il semblait qu’en fait, ce constat lui paraissait comme « subi ». Je passe ma main sur ma joue et son maigre duvet ainsi que menton dans cette réflexion. On avait comme qui dirait le même avis là-dessus… ?

Il descend son verre et s’exclame réclamer de moi que je descende le mien. Ah non ! Tu casses tout là ! J’avais eu un temps, le temps de me dire que j’allais le faire, prendre mon verre et le vider sur lui, jeter l’alcool sur son visage exempt de rides pour le moment. Et, de là, je lui dirai « Voilà, j’ai trouvé ton antiride. » Si je pouvais remonter le temps, je vous assure que je l’aurai fait, et je vous assure que je le ferai un jour et peut-être même avant la fin de cette soirée. Je lâche un léger claquement de langue sur dents pour signaler un refus à moitié agacé mais de si peu. « Non je vous ai dit. » Je réponds à demi voix presque imperceptible. Il est têtu le damoiseau. Tu n’es pas mon frangin ! Je fais ce que je veux ! Je suis quelqu'un de responsable moi ! Je me penche un peu toutefois, pour voir si mon ex était toujours là… comme si son argument faisait mouche.

Je reviens vers lui et l’écoute poursuivre sur ses projets. Il m’avoue en bon technologue qu’il change notre quotidien – un peu comme chaque jour que Dieu fait quoi. Un « Rien que ça » je lâche bien malgré moi comme par réflexe – mais avec sourire et bienveillance. « Appelez-moi Michael. Je comprends très bien que vous ne puissiez pas en dire davantage. » Cependant, il me propose de m’en dire plus dans le cadre de nos activités professionnelles réceptives, et, de là, me propose un partenariat. En homme d’affaires, on sait les reconnaître ces suggestions là. Oh je ne suis pas du tout contre au contraire ! Si la presse se portait bien ou mal ? Les nouvelles technologies digitales avaient fait éclater un coup dur mais… ça allait… « J’en serai vraiment ravi si vous m’offrez la primeur des informations sur vos projets, et c’est certain que cela va dynamiser nos ventes. Vous savez, je dois dire que vous êtes quelqu’un d’inaccessible, on peine à trouver le moyen de vous interviewer. Je vous remercie de me le proposer Adriel. Si vous le souhaitez, je vous enverrai même mes meilleurs journalistes qui ne pourront pour autant rien faire contre votre répartie que d’en prendre plein la graine. Peut-être que vous trouverez cela amusant. Mais n'hésitez pas à m'appeler à toutes heures si vous voulez avoir affaire à moi. Je veillerai à ce qu’on publie des papiers à la hauteur de celui qui vous avez apprécié sur les prouesses technologiques de votre entreprise. » Et oui je redeviens sérieux et pro lorsque je parle business tout de même ! Je m’engage sincère là-dessus. Et d'ailleurs « Je dois bien avoir une carte quelque part... » dis-je en fouillant mon intérieur de veste. Je lui donne une carte de visite avec mes coordonnées personnelles. Je la pose sur la table à son égard. « Un texto, vous pouvez aussi » Tant que je ne reçois pas des sextos.

Je garde pour autant en mémoire qu’on me force à boire... Je veux bien être conciliant sur ce coup-là, et porter un toast à un potentiel partenariat. Je lève mon verre donc, et trempe mes lèvres dans l’alcool pour boire une gorgée et repose ce verre encore plein ; le tout avec complicité. J’attrape un petit four car la nourriture est entre-temps arrivée sur notre table. J’anticipe déjà à l’idée qu’il va réclamer de moi à ce que je bois davantage. « Et non pour la boisson. Je ne boirai pas davantage. Il faudra me mettre un entonnoir dans la bouche pour me forcer à boire… » Cela me rappelle que mon interlocuteur semble aimer se cacher derrière l’alcool, et que, peut-être, je pourrai espérer percer le masque un peu plus en l'empêchant de boire. Que je suis si gentil et naïf, hein ? « ... à moins que… si vous me le permettez… je peux boire vos verres à votre place. » Et je sens que je vais me piéger moi-même à ce petit jeu… « Ce qui suppose que vous ne buviez plus d’alcool. » Je doute qu’il acceptera ce défi. « Je suis joueur monsieur Veidt. » Le monsieur Veidt est fait exprès – petite provocation complice gratuite - alors que je prends une tomate cerise et la dévore. Joueur est altruiste. J’agis essentiellement pour les autres – et je fais n’importe quoi pour les autres tant que cela ne touche pas des innocents…

Pour ce qui est de l’état de la presse, je lui réponds : « Comme vous le dites, les technologies révolutionnent le quotidien. J’irai jusqu’à dire la société elle-même. Les nouvelles technologies digitales ont bouleversé la presse écrire. Mais il faut croire que les nouvelles technologies n’effacent jamais vraiment les anciennes. Le papier plaît toujours. Les cheminées plaisent toujours. » Les arcs plaisent toujours. Les flèches sont plus efficaces selon moi que les balles d’armes à feu : on retire les flèches plus aisément de la chair. Pour un justicier, ça change la donne de beaucoup. Et cela ne m’empêche pas d’inventer des flèches qui se marient avec les technologies les plus modernes. Ah si seulement je ne devais pas garder mon identité de l’Archer secrète, cher monsieur Veidt, je vous commanderez des flèches ! « On ne se débarrasse pas aussi facilement des anciennes technologies. On combine toujours les technologies entre-elles. Le digital, c’est une bonne chose pour éviter les excès de déforestation, mais cela consomme pour autant de l’électricité, et réclame que les ménages aient tous accès à internet ou à une tablette. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. On a donc gardé aussi la version papier. Et au final, de manière générale, on a même davantage de paperasse qu’avant dans la vie quotidienne depuis l’arrivée de l’informatique. Il y a un coût à la dématérialisation que tous ne veulent pas dépasser par crainte de ne plus avoir de preuves matérielles. Mais c’est vous l’expert technophile. Qu’en pensez-vous ? » Je ne suis jamais contre l’avis d’un spécialiste sur la question !

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Message posté : Jeu 4 Déc - 18:55 Message
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Légion des Etoiles

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Légion des Etoiles
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• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Carpe Diem et advienne que pourra.


C’est qu’il a autant d’humour que de répondant, le plaçant sur la liste des interlocuteurs appréciable au même titre que le Professeur Terendt alors qu’ils prirent tous deux monstrueuse cuite pour quelques gala en faveur de la pays. Le Veidt n’était pas à deux contradictions près… Il accueillit avec un air badin le semblant de moquerie sur son faciès que lui adressa l’homme de presse. Sensiblement du même âge, tous deux n’apparaissaient pas franchement comme soucieux de leur apparence au contraire de bon nombre des participants à cette petite sauterie. Peut-être étais ce qui soulevait l’intérêt de quelques jeunes femmes aux regards insistants ? Michael ne semble pas prendre ombrage du fait que le Golden Boy ne soit pas un lecteur assidu de son journal. La chose est agréable et Adriel se contente de lever son verre dans une parodie de toast alors que son interlocuteur le remercie pour ses rares compliments. Le Capitaine d’Industrie n’est pas du genre à les disperser comme d’autre dispersent les amitiés, ils sont d’autant plus sincères et précieux… Du moins, de son point de vue. La discussion se poursuit donc sur le ton qu’elle emprunte depuis son initiation. Les sujets sont divers, variés, les désidératas de l’un se faisant l’écho de l’autre. Si l’on exclut le fait que l’homme de presse ne semble guère désireux de toucher à son verre. Regrettable. Tout autant que son propos visant à questionner la vie privée du Golden Boy. Ce dernier arqua un sourire, désormais conscient qu’il s’était probablement beaucoup trop livré. Qu’importe, le mal était désormais fait… Il ne manqua toutefois pas d’avancer sur un ton qui se voulait badin tout en demeurant un brin cassant :

" Vous vous faites trop pressant, Monsieur Malcolm… " Il ne lui en tenait toutefois pas rigueur, après tout il avait de lui-même abordé le sujet par des voies détournées. Il ne pouvait que s’en prendre à lui-même sans pour autant chercher à taquiner la curiosité du patron de presse. Et finalement, le Marchand de Mort d’avancer : " Mais vous avez touché dans le mille… " A croire que cet homme-là savait s’y prendre face à une cible. Adriel leva son verre presque vide en sa direction pour saluer la déduction. Avant de bien vite reprendre la main dans la discussion. " Il s’agit, néanmoins, d’une information que je souhaiterai taire. Alors… " Alors il se fit parangon de burlesque pour tenter d’indiquer sans l’aide du moindre mot à son interlocuteur qu’il comptait bien sur son entier silence. Au final, il n’avait pas la moindre idée de l’identité de son tendre amour, mais il n’avait pas franchement envie de voir le quotidien d’Andrea envahi de ces vautours équipés d’une carte de presse et de téléobjectifs. Puis, finalement, le Milliardaire excentrique de conclure dans un haussement d’épaules : " Ayant cru comprendre que ce genre d’information n’avait guère sa place dans votre presse, je pense n’avoir que peu de soucis à me faire après tout… "

Le Sujet semble évacué. Pour l’instant du moins. C’est toute autre chose que de la volonté d’Adriel de voir son compagnon du soir l’accompagner dans la coupable descente de boisson. La chose en devient même curieuse, si bien que le Golden Boy en étire un sourire que beaucoup auraient bien pu juger malsain. Qu’avait-il bien pu se passer dans la vie de son comparse pour qu’il éprouve une telle haine de la boisson ? Quel évènement cruel avait bien pu accabler son existence pour qu’il refuse de tremper ses lèvres dans cet alcool puissant et délicieux à la fois… Une énigme qi méritait enquête et qui occupa un temps l’imaginaire du Technologue, alors que son ami du soir ne se décide à calmer sa fin en commandant la carte entière. Lorsque l’on est riche à ne plus savoir quoi en faire, il arrive bien souvent de dépenser sans compter… Les échanges se poursuivent, courtois et francs. Puis survint un nouveau refus de la part de ce directeur de presse énigmatique. S’en est trop pour le Marchand de Mort qui ne peut retenir un goguenard sourire avant de souffler avec un semblant de morgue : " Je dois admettre que ces successifs refus savent titiller ma curiosité et m’interroge sur la nature de cette profonde détestation… Quelques tourmenteurs fantômes du passé, peut-être ? " Rétorqua t’il sans pour autant chercher à aller plus loin. Adriel aimait à tancer les limites, à éprouver les forces comme les faiblesses pour en venir à établir ses propres déductions. Autant de conclusions qui seraient nourries par la réponse de son interlocuteur. Le sujet des projets du Golden Boy finit par arriver sur le tapis et la réaction du Rédacteur parait moqueuse aux oreilles du capitaine d’industrie. Il n’en a que faire, persuadé que ses créations pourront bien vite aider la masse, aider le monde… La conversation se faisait plus personnelle alors que son interlocuteur l’autorisait à employer son prénom. Adriel ne s’en priva guère une fois terminée la diatribe de son comparse du soir :

" Michael, je ne t’offres rien du tout… " Une sentence implacable avec une familiarité affligeante. Tendez la main à Adriel et il vous dévorera le bras. Franc, direct et immédiat, le Golden Boy ne mâchait véritablement pas ses mots et par la force de sa sincérité avait eu le luxe de tisser quelques puissantes amitiés. Ne restait plus, désormais, qu’à voir si le patron de presse pourrait supporter le personnage sous son jour le plus véritable. " Tout ce que j’ai bien pu te révéler, pour l’heure, est tenu au sceau du secret… S’il n’y avait que moi, voilà bien longtemps que j’aurai dépoussiéré ces archaïques méthodes pour dévoiler au monde tout ce que je peux bien chercher à faire pour lui. " Mais il n’y avait pas qu’Adriel. Il y avait son acariâtre aïeul élevé dans les préceptes d’une école de pensée désormais révolue mais qui s’attachait toujours à un devoir certain envers l’héritage familial. Loin de le renier, Adriel se proposait simplement de lui faire prendre le tournant d’un nouveau siècle, de le plonger dans le monde moderne. Un mouvement de son verre pour chasser ses doutes comme ses craintes face à l’inévitable confrontation qui en découlerait… " Tu gagnerai à fournir tes coordonnées au moyen d’un stylo… " Un qui claque, le genre de stylo qui indique au premier coup d’œil couter une blinde. Surtout dans une situation de célibat. Cela fait toujours son petit effet en griffonnant son numéro sur un coin de table… Un peu comme le petit joyau d’orfèvrerie qu’extirpe de sa poche le Golden Boy en l’instant. Il pose un regard amusé sur la banale carte de visite, la rangeant dans sa poche avant de faire glisser sur la table son stylo, en direction de Michael. " Tu essayeras. Moi… Je n’en ai plus l’usage! " Un moyen de dédramatiser la professionnelle conversation qui s’entamait. Avant de mieux la poursuivre : " Donc, je ne t’offres rien… C’est une faveur que tu as, de toi-même, gagné par la réputation de ton journal. Il n’est pas média plus sérieux à même de relayer ses informations et si l’occasion se présente, je ne manquerai pas de te contacter pour initier une fructueuse collaboration. Et pour ce qui est d’un entretien… Contactes donc ma secrétaire, elle me dégagera un peu de temps… " Et le Golden Boy de finalement sourire en secouant son verre : " Mais je n’accepterai guère de répondre à des questions d’ordre privé… " Qu’elles touchent ses sentimentales relations comme le sujet de ses frères trépassé. Le courant avait l’air de passer avec l’Editeur, Adriel se montrait de plus en plus franc avec lui sans pour autant perdre son aspect burlesque. Pour peu, l’on aurait bien pu penser qu’ils se côtoyaient depuis… Des années ? Ainsi, la complicité établie trouva t’elle son point d’orgue dans l’immédiat instant où Michael coupa court à sa réclamation naissante, visant à lui faire ingurgiter de l’alcool.

" Ne me tente pas… ! " Avança ainsi Adriel à la proposition de l’éditeur visant à forcer sa consommation au moyen d’un entonnoir… Du même coup, il entérina sa volonté de tutoiement à l’égard de son agréable convive. Et voilà que ce dernier se fendait d’une surprenante proposition alors que le Golden Boy picorait un petit four. Pourquoi tenir à ce qu’il reste sobre ? Il n’était rien pour l’homme de presse, rien de plus qu’un riche entrepreneur croisé au détour d’une mondanité affligeante de banalité. L’homme se réclamait joueur ? La chose étira un sourire carnassier sur les lèvres du Marchand de Mort. " Je vous aurai plutôt qualifié d’inconscient… " Il noua ses doigts au-devant de son visage, mirant Michael de son regard bleu acier. " J’imagine que vous n’avez aucune idée de mon rythme de consommation pour proposer pareille option… " Aucune idée en effet. S’il se questionnait encore sur les motivations de son interlocuteur à ce geste désespéré, Adriel se fendit d’un soupir désabusé tout en détourna son verre vide de sa vue, d’un lent revers du dos de sa main. " Mais soit… Je tiendrai le jeûne tant que vous soutiendrez mon habituelle consommation. " Cela l’amusait par avance. Déjà, Adriel cherchait à savoir combien de verres Monsieur Malcolm viendrait à ingurgiter avant de rouler à terre… " Et sachez que cela commence… Immédiatement ! " Il avança le verre de l’homme de presse, lui intimant clairement son absorption. En lui, Adriel gardait la question du pourquoi cet homme agissait ainsi. Il ne tarderait pas à avancer la question, mais déjà le débat prenait une toute nouvelle tournure. Le propos était pertinent, l’argumentaire intéressant. Le Golden Boy en regrettait presque de ne pas avoir la possibilité de siroter un scotch en poussant la chansonnette. Un semblant de débat intéressant, cela ne lui était guère arrivé lors de pareilles mondanité depuis sa rencontre avec le Professeur Terendt.

" Je pense que rien de tout cela n’est faux pas pour autant être totalement vrai… " Souffla t’il en laissant un temps courir son regard sur la piste de danse, sur le reste du monde. Quelques idées venaient de germer en lui pour le reste de la soirée. Pour l’heure, il se complaisait dans cette épreuve de rhétorique : " La plupart des gens pensent inventer la poudre à chacune des créations nouvelles qui émaillent le monde. En vérité, ils ne font qu’adapter à leur temps des principes et concepts éculés, usités… Bon nombre de géniaux inventeurs des temps passés se sont irrémédiablement heurtés aux limites de leur époque. A notre manière, nous autres, technologues, ne faisons que continuer un travail initié il y a de cela des années, des décennies, des siècles… ! " Pour ne pas dire des millénaires. Après tout, les plus grands experts du monde devisaient encore sur la première étape de l’évolution technologique : s’agissait-il de la naissance de l’agriculture ou bien de l’invention de la roue ? Et le propos du Veidt de se poursuivre : " Simplement, il est des technologies souffrant des problématiques de leur temps… Prenez le moteur à explosion ! Avant le premier choc pétrolier, tout le monde s’accordait à le qualifier de panacée. Il en va actuellement de même pour le digital, la masse songeant quelle favorise la lutte contre le déboisement. Mais combien sont au courant que leurs « machines » se trouvent alimentés par des centrales au charbon ? Combien pensent lutter contre le réchauffement climatique alors qu’ils y participent plus qu’activement ? " Un majorité. " Je partage ton avis… Les technologies évoluent mais les envies restent. Certains secteurs souffrent plus activement que d’autre du fait de stratégies exécrable ! Ce qui peut bien nuire à la presse, c’est la presse elle-même… Le fait qu’elle ne soit plus qu’une parodie d’elle-même, une parodie d’information… Je suis toujours surpris de voir que l’on m’alpague plus pour avoir attrapé une mannequin hondurienne que pour avoir laissé fuité des armes vers des pays du tiers monde. " Il haussa les épaules d’un air désabusé. Ainsi peut bien aller le monde… " En cela, j’exécré bon nombre de tes « confrères » bien que je rechigne à user de ce terme tant j’estime qu’ils ne méritent guère une carte de presse... Mais la société n’obtient elle pas la presse qu’elle mérite ? " La société… L’évoquer ne manquait pas de lui faire penser à l’un de ses cauchemars : que ses armes deviennent superflues. Banales et remplaçables comme un portable, complétement quelconques. Ordinaire : ça casse, on jette. Un constat ayant trouvé sa source dans la société elle-même, ou du moins dans la façon qu’Adriel avait de la percevoir. Un constat qui pouvait sans peine s’appliquer à l’information. " Ainsi, je pense qu’il y aura toujours pour tous un fond de commerce mais qu’il aura la nécessité de s’adapter aux envies de l’homme moderne. " Dans son cas, il y aurait toujours des hommes à même de s’entretuer ! Et le Golden Boy de poursuivre : " Je pense également avoir besoin d’un autre verre. " Sous-entendant que l’homme de presse devrait bien vite finir le sien, alors qu’il hélait déjà le serveur à leur service !

" Pourquoi faire cela…? " Questionna t’il finalement après avoir ingurgité une nouvelle série de petits fours. Il plongeait ses yeux bleu métalliques dans le regard de son interlocuteur, comme s’il cherchait à son der son âme, ses intentions… " Pourquoi prendre cette peine de combattre cette –détestable- addiction alors que nous nous connaissons à peine ? " Le serveur surgit à la gauche du Veidt, déposant un nouveau verre de scotch face à lui. Adriel le détailla finalement, se posant bien des questions sur cette liqueur aux milles plaisir bien à même de provoquer mille souffrances. " Vous pourriez très bien renoncer… Vous épargner quelques états seconds… " Nul doute désormais pour le Golden que, s’il continuait dans cette voie, le patron de presse finirait par le regretter le lendemain. Ou pas. Car le Milliardaire excentrique l’avait pris en sympathie et ne s’était guère interdit de chercher à revivre tout ou partie de son adolescence dégradante en compagnie de son camarade du jour. Sans pour autant en revivre toutes les dérives. " A défaut de jeu, rien ne vous pousse à tant… D’héroïsme ! " Il n’avait pas idée de la portée de son mot… Pas la moindre !
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Jeu 11 Déc - 18:57 Message
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Et BIM ! Armure percée ! La flèche qui pointe et tire dans la vie privée. Je l’aime bien celle-là. J’ai comme l’impression qu’il ne l’a pas des masses appréciée cette flèche en son armure – sûrement ce ton un peu cassant chez lui, qui me met la puce à l’oreille. Je m'en amuse bien !

Trop pressant ? Oh oui ! Si vous saviez ! Le Sagittaire m’a entraîné sur des lacs gelés, à y marcher dessus et à m'y défier à y courir, pour que je réussisse enfin à faire preuve de patience. Il n’a pas réussi. Je n’ai appris que la prudence. Bon, il a quand même un peu réussi, puisque je suis plus patient qu’il y a quelques années à vrai dire. Ah ah ! Je vise bien : bel et bien une femme ! Et, comme à son habitude, Adriel use du verre et de sa boisson alcoolisée pour se défiler. C’est comme si je le connaissais déjà bien trop ! Bien qu’il ne bavarde pas sur le sujet soulevé : oui, j’ai bel et bien affaire à quelqu’un que je viens de rencontrer en fin de compte. Il m’arrive d’être un peu trop sociable par moments, et d’évacuer le temps – le temps que la confiance se scelle, pour aborder des sujets plus personnels. Il a bien raison. Je garde un regard brillant et bienveillant - jamais vraiment vexé de rien. Et, il restait que désormais, il savait que j’étais un homme de la presse. Je ne m’y attendais pas à cette réflexion : que je pourrai très bien lui soutirer des informations pour en faire des Unes – bien que la vie sentimentale des personnalités de Star City ne fasse pas trop partie de nos rubriques – ce qu’il confirme par ailleurs et présuppose très justement. « Non, vous n’avez pas de soucis à vous faire. » Que je lui réponds quand même, dans l’honnêteté très franche, que ça me vient tout seul, comme un réflexe, vif d'esprit. « Enfin je comprends que vous ne vouliez pas en parler pour autant. » Histoire de ne pas faire croire là ce que je n’ai pas dit : je respecte la pudeur de chacun, malgré mon insolence et ma curiosité naturelle. Disons que j’aime bien tirer des flèches de temps en temps ! Je reviendrai peut-être alors à la charge qui sait ! C’est ma personnalité. Je n’avais pas pensé que ma place de fouineur, patron de presse, dans la société, pouvait autant m’isoler en inspirant une potentielle méfiance à mon égard : me rendre solitaire alors – tout autant que d’être l’Archer la nuit...!

Était-ce pour cela que mon père… ? Lui et l’alcool…
Alors, si je n’avais pas été là… ? S’il n’avait pas eu sa famille… ?

Voilà que je lui titille sa curiosité à lui, à Adriel. Moi ? Hanté par un fantôme du passé… ? Mais non ! Crie en moi ma mauvaise foi. Mes traits ne sont plus aussi souriants tout d’un coup : ils se font même sombres et obscurs. Le bleu azur du regard tend à se griser soudain quelque peu délavé. J’expire. « On peut dire ça comme ça… » Trop long à raconter !

S’en suit, il me précise qu’il ne m’offre rien. Ce rappel à l’ordre me réveille et retiens mon attention sur lui pour écouter attentif la suite de ce qu'il s'apprête à me dire. Oui : bien que le ton est affligeant et tranchant – en fait, il ne m’a juste, pour le moment, qu'éveillé à me montrer tout ouïe pour la suite de ses paroles. Il me dit que tout ce que je lui ai révélé jusqu’à maintenant est « secret » - moi j’aurai dit : du registre personnel – mais je ne crois pas que ce soit son style que de l’avouer ! Le voilà à reprendre son verre et jouer avec – mmhhh – je crois qu’il pense à quelque chose. Hé ! Je dois arrêter de tenter de décoder ! J’acquiesce d’un sourire en coin aux lèvres scellées. Je n’ai pas trop de mots à en redire ou à dire. « Oui je comprends très bien. » Ça me va monsieur Veidt !

Il a dû évaluer mon geste professionnel que de lui donner une carte de visite : il me dit que je ferai mieux de noter mes coordonnées avec un stylo. Je l’observe prendre le sien : un bijou. Je devine que la griffe est celle d’un artisan-orfèvre des plus renommés. Il range ma carte de visite, et pose son stylo vers moi. Euh ? Quoi ? Il me l’offre ? Il me dit que j’essayerai avec son propre stylo à lui – qu’il n’en a plus usage. Je n’ose même pas le prendre. Je suis quelqu'un qui ne sait pas comment recevoir les choses. J'ai pour habitude de donner plus que de recevoir. Je le scrute un instant. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi ? « Je ne peux… » Je ne peux pas accepter que j’allais lui dire ! Et pourtant, je le prends entre les doigts et le regarde ce style et ses détails fabuleux. Mes yeux et mon esprit vif ne cessent de faire que cela : dénicher les petites choses dans l’Ombre. Je le tourne ce bijou d'écrivain. J’ai senti le ton d'Adriel qui s’est voulu alléger mon discours professionnel, comme pour le rompre. Michael, tu peux bien accepter un cadeau qu’on te fait là ! C’est plus que ça. J’ai l’impression que – je ne sais pas – peut-être qu’on commence à vraiment se rencontrer. Hé ! Ne vient-il pas de me tutoyer ? Ouais, c’est bien ça, quelque chose me dit qu'on va se recroiser à l'avenir ! Il poursuit en disant qu’il ne m’offre rien. Moi je regarde toujours son stylo que je n’arrive pas à recevoir - à accepter… Il me dit qu’il ne m’offre rien ? Mais, ne vient-il pas de m’offrir quelque chose ?

Je l’écoute toujours attentif ; il dit me faire une faveur pour les exclusivités au Daily Star. Je le regarde. Toujours stylo entre les doigts. Il me dit que j’ai comme… mérité cette faveur… parce que notre journal est bon – mon journal ? Wouaaah. En fin de compte, il vient de me dire que je me méprenais de A à Z. C’est comme si j’agissais comme quelqu’un qui n’avait le droit à rien – qu’on ne m’offre pas – mais que j'ai le droit et j'ai plein les droits même. Enfin un truc de ce genre voyez – vous comprenez ce que je veux dire ? Ce type est énorme ! Il a raison. Je ne me contente cependant que d’un sourire et passe son stylo en le tournoyant entre le pouce et l’index et autres doigts – je m’habitue déjà à sa lourdeur, due en majeure partie à sa composition de qualité et raffinée de métaux précieux ; pour en fin de compte le ranger dans la poche intérieure de ma veste. J’avais envie de lui dire un simple « merci » mais, pour une fois, je me dis que ça aurait fait tâche en cet instant. Il me dit que pour l’entretien, c’est à voir avec sa secrétaire – et il enchaîne sur une petite boutade – le fait qu’il ne répondra pas à des questions privées - que j’ai quelques éclats de rires. « Ouais, ça j’ai bien saisi ! » avec quelques brins de complicité qui s’affirment un peu. Je m’amuse déjà à me dire qu’il commencerait à devenir un peu gâteux le frangin !

Frangin qui me balance qu’il ne faut pas le tenter sur l’entonnoir ! Ah mais essaye déjà !! Je me défendrai ! Il dit de moi que je suis un inconscient. J’ai un instant de réflexion. C’est vrai. Je ne sais pas trop pourquoi je suis comme ça. Trop d’altruisme fait qu’on est inconscient... ? C’est comme s’effacer ouais ; et faire plus de place aux autres au détriment de soi. Oui, ça me paraît cohérent. L’altruiste est un inconscient. J’avais le regard en réflexion sur le côté, et revenant enfin vers lui lorsqu’il me dit qu’il a, en gros, une bonne décente. Je souris une nouvelle fois : oh mais j’ai déjà proposé ce jeu à quelqu’un qui avait lui aussi une bonne descente… Et… Adriel accepte le jeu ! Et ça commence même

" Immédiatement ! "

Euh… ? Il me donne le verre à boire. Je l’écoute me répondre sur le débat lancé à propos des technologies. Je prends l’air du penseur – la tête un brin vraiment très léger, partant d’un côté, pour tendre une oreille - attentif à ses dires. La panacée oui – et ce qu’il disait sur le digital était bien vrai. Il est d’accord avec moi sur des analyses, sur tous ces choses qui font tourner le monde dans un sens presque absurde – mais qui le fait tourner quand même. Il enchaîne sur la presse – un terme qui m’éveille et me remet bien droit – comme pour déjà me dire que je vais sûrement en dire deux mots. Il dit que la presse se parodie sans relâche pour faire de l’information d’une information – du buzz – et qu’on met guère en avant d’abord le people que l’information « complexe » - cruciale – qui a des incidences sur le monde entier. Alors qu’il hausse les épaules, je souffle une pré-conclusion « Ils demandent du rêve – le reste leurs font trop peur... » Je ne sais guère si c’est le patron du Daily Star ou l’Archer qui parle. J’ai conscience que les citoyens peuvent avoir peur d’une information – c’est pour cela qu’on essaye au Daily Star, de faire attention à tout cela. Adriel me dit que ces journalistes là – qui colportent des informations qui divertissent plus qu’autre chose – ne mériteraient pas leur carte de presse : la légitimité. C’est toute une affaire. Le problème est que ça se vend – qu’il y a un marché et des lecteurs. C’est ce qu’il conclue : la société a la presse qu’elle mérite…

L’Archer en moi peine à l’encaisser. Toutes ces années à protéger des citoyens… et pour… pour quoi ? Je crois en la Justice. Les criminels doivent être condamnés et aller derrière les barreaux. Je sais, j’ai conscience qu’il y a d’autres « délits » mineurs ; l’ignorance, la méchanceté… l’indifférence. On essaye au Daily Sar – j’essaye – de faire réfléchir nos lecteurs. J’aimerai que la société ait davantage un esprit critique – qu’il y ait plus d’entraide. Je sais que c’est utopique – idéaliste. Vas-y mollo Adriel s’il te plait. Je regarde le verre de scotch. Mes pupilles se relèvent sur Adriel. Il y a autre chose : je ne prends pas soin que des innocents – mais aussi des supers. Ceux qui ont des pouvoirs. Je crois que, je crois que c’est parce que j’ai pendant longtemps admiré le Scarab –mais mon père aussi. Le Sagittaire aussi. Si on relit les comics, on sait très bien qu’ils ont participé à ce qu’un groupe de supers soit fondé - qu'il soit grand ou petit. Je veux les défendre. Citoyens comme Supers. Je veux y croire jusqu’au bout. Malgré tout. Je veux croire encore en le bon en l’humanité. J’y croirai jusqu’à la fin. Peut-être que – en fin de compte – ils aiment se divertir – mais parce que ça les aide : les informations ne sont-elles pas dures à lire de temps à autre ? N’avons-nous pas été aussi aux faits des horreurs de la guerre qui défilent par les photos, les vidéos, les témoignages, de guerres qui se passent, on le sait, pas si loin de nous ? Que quelques informations sur un réseau social sont en mesure de provoquer des soulèvements sociaux ? Qu’on est surveillé ? Que certains changent de pays à le crier ? Que l’information devient stratégique ? Qu’à une seconde prêt d’une information – la bourse chute pour un pays ou une entreprise ? Comment en vouloir à ceux qui veulent rêver et s’évader ? Dédramatiser ? Jusqu’où vont les lubies des hommes « modernes » ? Et avons-nous été modernes au moins ? Et puis, et puis Adriel décide qu’il a besoin d’un autre verre !

Euh… !

Je regarde le verre de scotch. Il me demande alors pourquoi je fais ça. Je le regarde. Nos yeux se croisent. Il perce son regard en moi. Tu sais, Adriel, je suis une flèche moi-même, que veux-tu percer en moi ?! Bon, je dois bien avouer que son bleu acier me transperce un peu...! Il réitère sa question : pourquoi ? Alors que je le connais à peine. C’est vrai. Je roule les pupilles vers l’autre verre qui se pose sur la table, apporté par le serveur. Je regarde Adriel de nouveau qui cherche à me convaincre : renoncer. Hé ! Je ne renonce jamais ! Je suis entêté. Obstiné. Il me dit que rien ne me pousse à autant d’héroïsme. Je ne te le fais pas dire. Dis ça à l'Archer ! Il va apprendre à me connaître – puisqu’on se connait si peu : je suis capable de me tuer moi-même pour les autres. Il ne mesure pas jusqu’où va mon altruisme – ou le mesure-t-il – puisqu’il a bien jugé en m'ayant qualifié d’inconscient à ce sujet. Je prends le verre qui vient d’être posé près d’Adriel - par le dessus avec les doigts - et l’approche vers moi - tout en regardant Adriel. Je regarde ensuite le verre, et bois ce verre de scotch, alors qu’il me reste encore le verre que m’a donné Adriel juste avant, auquel je n’ai pas touché. Je le bois – et ne le repose que vide – dos sur la table – et le remet près d’Adriel, là où il était. Je m’apprête à empoigner l’autre verre. Oui. C’est cela. Je bois sans apprécier l’alcool que je viens de boire. Je bois parce qu’il faut le faire.

J’ai déjà fait ce jeu. Avec mon père. Ce n’était pas de l’héroïsme Adriel. C’était de la stupidité. Je prends donc le second scotch devant moi et le vide aussi, sans me ménager. Je mange deux trois petits fours, à mon tour, pour faire mieux passer cet alcool fort. Je n’ai pas encore trop chaud. Ça va. Je hausse les épaules. « On a tous nos tares. Tu ne parles pas de ta vie privée. Je ne parle pas de ma vie privée. » Je fronce les sourcils un instant. Mmmh. Ça va. Je ne pense pas que ce soit l’alcool. Disons que ça m’a détendu un peu. L'alcool. Peut-être l'alcool quand même ! J'ai bu d'un seul coup après tout ! « Nouveau jeu ! Je dis un truc sur moi. Tu dis un truc sur toi. Je commence. » « Euh… alors… » Je claque des mains l’une contre l’autre. Je n’arrive pas à le dire. Je me crispe. J’allais dire : Mon père buvait. Comme ça. Mais ça ne sort pas. Je ne peux pas. Je connais à peine Adriel. Je rigole de quelques éclats. Le rire masque la nervosité. Je détache mes mains et lève les paumes quelque peu avec un signe négatif de tête. Je n’y arrive pas. Je n’allais pas non plus lui raconter que j’avais consacré ma vie à une éducation sans écarts – tirer à l’arc sans relâche – faire de mon corps un justicier – sans jamais m’autoriser trop de choses – sans jamais fumer un joint ou que sais-je encore...

La solitude. J’ai la même que mon père. Sauf que moi, j’ai une règle de conduite irréprochable pour ne pas tomber dans les mêmes dérives que lui. On est comme ça chez les Malcolm. On est entier. C’est tout ou rien. Pourquoi je fais ça ? Alors que c’est un inconnu ? Je n’en sais rien… C’est dur. C’est dur d’avoir une conduire irréprochable. Et que je m’en sors comme ça alors. Être chiant. Imposer ça aux autres. Des conduites irréprochables. Comme on se les impose à soi. Ça m’arrive. De quoi je me mêle ? Ouais et alors ? Mon regard se veut absent et dévie : mes yeux azurs ne sont plus sur Adriel « Disons que j’ai déjà joué à ce jeu avec quelqu’un qui buvait trop... » ... et qui s’évadait dans l’alcool au lieu de parler et de s’ouvrir aux autres ! Je prends une tomate cerise du buffet de Dionysos « Il se cachait derrière son verre. Un jour, il a vu son fils se prendre la mûre de sa vie face à lui. Le père croyait que le fils allait renoncer. Il lui a demandé pourquoi il n’arrêtait pas. A chaque verre il a demandé. Ça lui a fait un choc. Ça lui en a fait un aussi à son fils. On ne se murge pas devant son père. » Ça été l’erreur de ma vie. Je n’aurai jamais dû faire ça. Je mange ma tomate cerise, bien en bouche. L'alcool me donne faim. Ça avait incité mon père a arrêté que d’avoir fait ça à l'époque, ce jeu à boire. Mon oncle Ethan aurait pu me coller une mandale pour ce que j’avais fait. Je frotte mes mains à cause de la nourriture – comme pour les nettoyer. « C’est vrai que je te connais à peine, et que tu n’as rien à voir avec cette personne… » C'est évident ! Mon père ne m'aurait jamais offert un stylo comme ça ! Il faut toujours mériter avec lui ! Je hausse les épaules «… mais tu as le même genre de descente que lui… » Toi aussi tu fuis dans l’alcool un petit peu, non ? Je sais, je sens ça, je connais bien ça. « A toi maintenant. » Que je lui dis comme si je ne voulais pas l’entendre commenter cette histoire à demi racontée et donc avouée. Je ne la racontais pas vraiment, cette histoire – je crois que personne ne le sais à vrai dire… J’ai de la pudeur là-dessus. « Alors, cette femme ? » J'enquille alors, enivré et aidé peut-être par un peu d'alcool dans les veines ; mes flèches ne tirent qu'encore plus vite ! Bref, je remets ça sur le tapis, un peu insolent.

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Carpe Diem et Advienne Que pourra

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