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Fais peur au lion avant qu'il ne te fasse peur ▬ Michael

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Message posté : Ven 14 Nov 2014 - 11:52 Message
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Officier de la Pénombre
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 05/01/2013
ϟ Nombre de Messages : 4676
ϟ Nombre de Messages RP : 1545
ϟ Doublons : Adrian Pennington, Mikhaïl Lesovsky, Jonas Cooper
ϟ Crédits : © Moi (gif et avatar) ; Noélie ♥ (rang)
ϟ Célébrité : Corin Nemec
ϟ Âge du Personnage : 34 ans
ϟ Statut : Divorcé
ϟ Métier : Laveur de vitres
ϟ Réputation : Niveau 1
ϟ Signes particuliers : 1m85/90, silhouette athlétique, cheveux bruns coupés courts à la mode militaire. Quelques tatouages qu'il ne montre pas.
ϟ Pouvoirs : Contrôle du magnétisme. Liste détaillée des pouvoirs disponible ici
ϟ Liens Rapides :
22 août 2011

Voilà déjà deux ans qu'il jouait le rôle d'Officier de la Pénombre à Mannheim et, pourtant, il avait toujours l'impression d'arriver à la base pour répondre aux ordres de son oncle. Extérieurement, le Français avait l'air d'avoir assimilé cette information dès lors qu'elle s'était produite. Jack Talley avait été inhumé et la situation était réglée. Mais intérieurement, c'était très différent : le jeune homme ne pouvait pas s'empêcher de repenser à ce qu'il aurait pu faire pour empêcher cet incident de se produire. Malheureusement, c'était une chose qu'il ne pourrait jamais vérifier : il ne pouvait pas revenir en arrière et risquait donc de finir par être totalement obsédé par cette affaire.

C'était pour cette raison qu'il avait décidé de continuer à effectuer des missions dites « basiques », même si certaines d'entre elles se révélaient beaucoup plus risquées que d'autres. Dans le cas de celle sur laquelle le trentenaire avait jeté son dévolu, il s'agissait d'une sortie qui ne devrait pas être trop animée. Il avait simplement comme objectif de s'introduire dans un bâtiment surveillé par un système de sécurité, ainsi que des gardes, tout ce qu'il y a de plus basique afin de récupérer des plans pour une mission de plus grande envergure. Renan avait fait ça des dizaines et des dizaines de fois et, logiquement, il devrait demander l'aide de son habituel binôme : la jolie blonde, j'ai nommé Evey ! Sauf que Tesla estimait que ce n'était pas suffisamment difficile pour déranger son nouveau bras droit. Oh, bien évidemment, le Français n'ignorait pas que chaque mission pouvait réserver des surprises désagréables et rien ne lui disait qu'il n'allait pas tomber sur un os là-bas, mais Renan avait été durement entraîné par son oncle et considérait pouvoir se tirer de toutes les situations possibles et imaginables.

C'est donc avec l'idée de remplir rapidement cette mission et de rentrer à la base que Tesla s'était présenté non loin du bâtiment ciblé. Il était tard, minuit passé de quelques heures. L'obscurité était omniprésente et les gardes ne faisaient des rondes que tous les quarts d'heure. Logiquement, l'Officier de la Pénombre parviendrait à s'infiltrer sans trop de mal et à récupérer l'objet du désir avant de s'envoler. Au sens littéral du terme !

Fidèle à lui-même, il prit donc les choses à bras-le-corps, s'envola jusqu'à une fenêtre de l'étage où se situait le bureau qu'il convoitait, puis démonta la poignée à l'aide de son don pour pouvoir ouvrir la fenêtre et s'infiltrer dans le bâtiment. Il prit soin de repousser la vitre et son battant de manière à ce que personne ne remarque qu'il manquait des vis à la poignée. Normalement il serait sorti d'ici avant la prochaine surveillance des gardes – qui venaient juste de passer – mais sait-on jamais ! Renan préférait assurer ses arrières au cas où quelque chose d'inattendu se produirait.

Connaissant par cœur la disposition des lieux, pour l'avoir mémorisée, le trentenaire n'eut aucune peine à se diriger jusqu'à la pièce qui l'intéressait. Elle se trouvait au bout d'un long couloir qui pouvait aussi se révéler être un véritable piège puisqu'il était le seul accès au bureau. Mais Renan n'avait pas le choix, il emprunta donc le corridor, se débrouilla pour démonter le verrou et pénétra dans la salle avant de refermer la porte derrière lui – mais sans verrouiller cette fois-ci. L'endroit était totalement obscur, aussi le Français sortit-il une lampe torche pour repérer le bureau en merisier installé au contre de la pièce et se dirigea vers lui. Les plans étaient apparemment dans l'un des tiroirs et il entreprit donc de les ouvrir un après l'autre, faisant sauter les serrures de ceux qui résistaient, avant de mettre la main sur l'objet de son désir. Il s'assura que le papier correspondait bien à ce qu'il cherchait avant de glisser la pochette à l'abri, dans son vêtement. La tenue camouflait la totalement de son corps, visage comprit, elle modulait même sa voix pour empêcher quiconque de relever son accent français ou de le reconnaître dans la vie de tous les jours. Tout était terminé et il n'y avait pas eu le moindre os, comme prévu.

Enfin, ça c'était ce qu'il pensait, mais lorsqu'il entendit un bruit à peine perceptible non loin de là, le trentenaire se redressa aussitôt en éteignant sa torche avant de se dissimuler à l'abri du bureau. Peut-être un simple garde ? Renan en doutait, mais sait-on jamais ! La porte s'ouvrit finalement, mais aucune voix ne s'interrogea sur la raison pour laquelle elle était déverrouillée, en fait il semblait plutôt que la personne en question s'attendait à trouver quelqu'un ici. Peu désireux de rester dissimulé pendant des heures, il déploya son don de sonar pour constater qu'il n'y avait qu'une personne. Pas un garde. Ils circulaient toujours par duo. Un héros venu sauver le dossier volé ? Certainement. Il en ferait son affaire. Prenant soin de préparer son don pour s'en servir au cas où une attaque surviendrait, le Français se décala sur le côté pour contourner le meuble. Sa présence était détectée, autant prendre le problème à bras-le-corps – et profiter de l'obscurité de la pièce.

« Perdu dans ce labyrinthe ? Tu devrais peut-être aller à l'accueil. » Le ton de sa voix était clairement moqueur. « À cette heure-ci, il n'y a personne dans les bureaux logiquement. Tu es sûr d'avoir le droit de traîner tes guêtres ici ? »

C'était l'hôpital qui se foutait de la charité, oui ! Mais c'était son caractère : moqueur et provocateur. Et il en faudrait plus qu'une mission qui tournait différemment de ce qu'il avait prévu pour lui faire perdre son côté bravache et moqueur. C'était ce qui faisait son charme après tout ! Ou pas. Tout dépendait de la personne en face.
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Message posté : Ven 14 Nov 2014 - 15:48 Message
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En 2011. J’avais un an de service. L’Archer IV avait refait son apparition. Un an c’était encore un peu juste pour dire que Star City faisait de nouveau confiance en un Archer, mais cela commençait à percer peu à peu. Vous voulez connaître un peu mes débuts ? Moi aussi j’aimerai bien. Mon arc n’avait rien à voir à l’époque. Le meilleur arc que je n’avais jamais eu et que je n’aurai jamais. Cet arc, avec un composite des plus légers, il me permettait avec un viseur de tirer dans les plus longues distances. Plus on souhaite tirer loin, plus on doit être stable. Et la stabilité est difficile à gérer à mesure que la distance se creuse. Je peux espérer tirer jusqu’à 30-40 mètres voire 50 mais, avec cet arc-là, c’est du 60-70 voire 80. Et, pour quelqu’un qui n’a de pouvoirs que de ses flèches, c’est une portée qui est un atout bien creusé avec certains supers, parce que, creuser l’écart, c’est gagner du temps et, gagner du temps, c’est très précieux contre ceux qui ont de vrai pouvoirs de manière naturelle. Personne ou presque n’a le pouvoir de gagner du temps. Je ne suis pas sûr que je le croie autant aujourd’hui. Alors, à l’époque, je me la pétais encore un peu plus qu’à l’heure actuelle. J’étais aussi quelqu’un d’un peu plus nerveux et très vif – trop vif. Quoi qu’il en soit, aussi meilleur soit-il, cet arc, je ne l’ai plus jamais empoigné de ma vie le 22 août 2011. Un arc métallique. Je me souviens de rien alors… Retour dans le passé !

*

Oncle Ethan m’a beaucoup appris. Je n’ai plus rien à apprendre. C’est ce que je pense. Je suis passé Archer IV. Mon père a toujours voulu attendre l’accord de mon oncle pour pouvoir me transmettre ce titre, comme si j’avais été une « excuse » à leur réconciliation. Ça me va. Je me suis moi-même posé en « excuse » pour les réconcilier à vrai dire. C’est moi qui suis après tout voir mon oncle en lui demandant de me former, dès que j’ai vu de mes propres yeux qu’il était le Sagittaire. Mon père a dû enquiller sur le jeu, du genre : « ah tu veux que ton oncle Ethan t’aide et te forme ? Eh bien très bien, tu ne passeras pas Archer IV sans son accord ». Quelque chose de ce genre. Il a surtout eu du mal à encaisser, car il a dû me dire la vérité sur lui, le fait qu’il avait été l’Archer III. Ça et donc, ses problèmes d’alcool. Bref. C’est le principe. Quelqu’un passe du temps à vous former, alors, forcément, il participe à ce que vous montiez en grade ou non. Ethan, comme la plupart de la population à l’époque et encore un peu, ne croyez pas en l’Archer. Il m’a formé à des entraînements très corsés et répétitifs, bien plus durs qu’avec ceux de mon vieux, toujours, parce qu’il ne croyait pas en l’Archer et pour ne pas dire, presque pas ou à moitié en moi. Je devais prouver qu’on avait eu tort. J’ai dû prouver à celui qui croyait le moins en l’Archer, qu’il avait eu tort.

Alors, la moindre mission aujourd’hui, je la prends, sans trop réfléchir, sans de recul, comme un jeune petit con, très vif et trop vif, à trop vouloir faire mes preuves. C’est être travailleur, non ? Ce n’est pas un défaut ! Si ? A la Tour de Paix, j’avais déjà rattrapé tout « le temps perdu » à bouffer comme ce n’est pas permis toutes les archives. Mais les archives, elles ne parlent que des supers ou des « officiers » du passé – pas du présent. Je consulte donc fréquemment tout ce que le service des renseignements nous apporte, la moindre petite alerte et même les fausses alertes. On sait juste que certaines institutions – pour ne pas les nommer – le Cartel commence vraiment à causer de sérieux problèmes. Le Cartel mais, on se dit aussi que dans « l’Ombre » git sûrement d’autres réseaux. Sauf que, concrètement, on a rien, et on a beau me dire « on suppose que », dans les faits, on a que dal.

On reçoit un appel. Entre minuit et une heure du matin. Je n’en sais trop rien. Je ne vois plus l’heure qui passe à enquiquiner le service de nuit de la Tour de la Paix. Ils en ont marre d’avoir un super qui reste là toute la nuit à la recherche d’un truc à se mettre sous la dent. Ils ont comme affaire à un compulsif. Ils ont même affaire à un compulsif. Je gigote sans arrêt un pied en tapotant par terre et tapote les doigts sur le comptoir du service. Ce genre de comportements de nerveux sur le qui-vive. Un appel donc, relayé par la police. Je pose les mains sur le comptoir de l’office et attends comme un chien la pâtée en dressant le visage et les oreilles. Allez-Allez. Un truc. Ou elle allait encore m’entendre parler – moi et mes questions ou encore mes commentaires sur les archives ! Je crois qu’elle espérait autant que moi si ce n’est plus à un appel sérieux. Elle raccroche. « Une femme aurait vu quelqu’un s’envoler vers un bâtiment du quartier des finances » « Super. J’y vais. » « Attendez » Elle se lève et hésite à poursuivre. Je me retourne « Quoi ? » « La police pense à une fausse alerte. Le témoin n’est pas certain, il faisait nuit, et elle sortait de boîte de nuit vous savez… » Je ne réponds pas et je m’en vais. Elle se rassoit désabusée. Ça m’arrivait très souvent de débarquer pour rien, pour des fausses alertes. Je m’en fiche bien. Je ne dors pas beaucoup en ce moment… On s’inquiétait un peu sur mon cas je crois… à la Tour de la Paix. On ne savait pas comment me calmer !

Pour aller plus vite, je monte les escaliers – car non jamais je ne prends les ascenseurs – pour prendre un Slider – un genre de téléporter. Même si je déteste ça. Toujours dans l’idée de me dire qu’on ne va pas me reconstituer pareil, moi et mes molécules de mon corps. Tant que j’évite le Phare et les voyages dans l’espace : je veux bien prendre de temps en temps un Silder. C’est parti. Je peux commencer ma ronde dans le quartier et trouver tout ce qui pourrait y avoir de suspects. Ce n’est pas très discret de voler dans les airs jusqu’à une fenêtre – et c’est une attitude très suspecte. On prendrait la porte si on ne voulait pas y faire quelque chose de suspect, non ? Si on était autorisé à rentrer dans le bâtiment. Je veux dire. Costume et donc carquois arc et capuche-cache nez etc. etc.

Le problème c’est que les passants commencent à se faire rare à cette heure-ci et les témoins donc aussi. D’autant plus que notre seul témoin, il n’y a que moi qui l’aie cru et… que quelqu'un vient me voir en reconnaissant le costume. Ah bah voilà. Mon témoin qui est resté dans le quartier. Je croise les bras pour me forcer à rester pour l’interroger. Elle me désigne l’endroit où elle l’a vu, son gentleman cambrioleur volant. Je lui conseille de rentrer chez elle. C’est vrai qu’elle est un peu alcoolisée. Je commence à y croire de moins en moins que quelque chose ne tourne pas rond. Mais j’y suis alors : autant vérifier ! Je reprends à pas de petite course mais, arrivant près de l’endroit désigné, je commence à passer sur des pas de prudence. Je vois des gardes à l’entrée d’un bâtiment industriel. On reconnaît mon costume. Je vois dés lors des visages s’affoler et se regarder mais je calme le jeu en levant la main et montrant paume « Ne vous en faites pas. Contrôle de routine. » Ils se détendent. « Vous n'avez rien remarqué d’anormal ? » On me dit que non. Je veux tellement qu’il y ait quelque chose ou peut-être est-ce un instinct, que je leur demande quand même d’évacuer tous les gardes. C’est un peu radical. Je ne sais pas si c ‘est une bonne idée mais – sur le moment – c’est la décision que je prends. Je suis jeune et sans recul. Les gardes sont évacués. Je veux, comme un con, faire ça tout seul voyez. Je demande juste une dernière chose : « L’électricité a-t-elle été coupée ? » On me dit que oui, car l'industrie la coupe pour des raisons écologiques la nuit, après avoir vérifié d'avoir tout éteint dans toutes les salles. « Relancez l’électricité. Ressortez avec les lumières de vos lampes. N'allumez rien. ». Un garde part alors au compteur pour relancer l'électricité. En le croisant dans le hall, je le remercie. De là où le témoin m’a pointé quelqu’un, j’imagine de manière aisée – et puisqu’il a volé – qu’il doit être à l’étage. Je monte – toujours par les escaliers – on m’aura pas avec ça – je connais trop le Commander pour me méfier des installations électriques !

Je fouine. Je ne vois rien de suspect. Même pas la poignée que j’empoigne qui n’a pas l’air fractionnée. Je commence à me dire que j’ai peut-être eu tort de réagir sur un appel à témoin peu fiable. De même, lorsque je rentre dans cette salle. Je constate la même sur la vitre que j’examine aussitôt : rien, nada. On dirait bien qu’elle n’a jamais été ouverte. Les vices bien en place. Je passe les doigts : même pas un brin de poussière. Et une vitre nickelle aussi ceci-dit en passant. Je grimace quelque peu. Ok. Je me suis peut-être fait avoir… Je décide à persister, obstiné, en allant dans un couloir pour regarder un peu où pourrait vouloir aller mon cambrioleur fantôme – fruit peut-être d’une hallucination voire d’un fantasme féminin ! J’avais affaire à des bureaux. On devait chercher des genres de plans plus que de l’argent. Ça pouvait donc valoir le coup de vraiment fouiller : quand on avait besoin de paperasse, c’était souvent pour préparer quelque chose, quelque chose de plus gros. Je commençais à y croire de nouveau un peu et donc rester prudent. Je me fais silencieux. Je n’ai pas le choix, en revanche, que de sortir une lampe de poche pour m’orienter.

Et je fais bien. Je constate un verrou démonté tandis que je m’arrête avant d’empoigner cette dite porte. Je tente de faire le moins de bruits imaginables et ouvre puis entre. J’aurai dû laisser la porte entre-ouverte pour éviter un bruit parasite – je referme – avec plus grands soins – mais un léger déclic à peine perceptible mais tout de même perceptible dans ce calme absolu s’enclenche. Le même déclic que j’avais dû faire par mégarde en ouvrant la porte. J’avance à pas très calmes et prudents, scannant avec ma lampe. J’arrive vers le bureau, le meuble. Je choisi de le contourner par un côté pour pointer les lumières de ma lampe derrière ce dernier. Les rayons de ma loupiote ne s’arrêtent que sur des tiroirs, certes, mais des tiroirs fractionnés. J’aurai presque pu en sourire en me disant que je n’étais pas venu pour rien mais : il n’y avait bel et bien personne !

C’est soudain que, sûrement parce qu’il était passé par l’autre côté du bureau, que quelqu’un apparu alors ou surtout une voix – que je lâche aussitôt ma lampe qui tombe par terre. La lumière n’éclaire que les pieds du type et encore ! On dirait un mauvais film entre le policier et l'horreur. Hé bien. Si j’avais su… J’aurai dû allumer la lumière ! Tout simplement. Une voix qui, pour résumer, se foutait ouvertement de ma - enfin pardon - une provocation. J’ai entre une grimace et un sourire. Sourire parce que je suis un jeune con qui sourit très facilement à la provocation – moi-même assez insolent. Enfin. De toute façon, ça ne se voit pas. Je ne réponds pas et… me contente d’appuyer sur l’interrupteur de la lampe du bureau pour l’allumer. Et oui, pour ne pas me prendre un vent, j'avais souvenir qu'elle était bien branchée en ayant examiné le bureau très brièvement. Je zyeute vite et de manière vive. C’est un peu plus éclairé mais chacun à son costume de toute manière…

« C’est mieux comme ça, non ? »

Moi aussi je sais faire de l'humour à deux balles monsieur. Pourquoi il n'a pas cherché à fuir ? Et, ça, ça me perturbe. Ce n'est pas normal. Je suis trop près de lui pour que ça serve à quelque chose – pour le moment – de prendre mon arc. Je dois le repousser – il doit être bien plus loin de moi que cela. Sauf si, bien sûr, je n’utilise qu’une flèche en ma main. Enfin, de toute façon, vous savez, moi, le corps à corps, ça ne me gêne pas, pour peu que j’ai pratiqué le kick-boxing toute ma vie. Je sais que j’ai affaire à quelqu’un qui sait voler, dans tous les sens du terme. C’est tout ce que je sais. Un super. Je ne sais de quel « niveau ». Surement pas terrible si vous voulez tout savoir. Sinon, il n’aurait pas été vu par une bourrée ! Je n’attaque jamais le premier. Je suis un légionnaire. En bon légionnaire, je laisse donc toujours une ouverture à quelqu’un pour se rendre : « Et si tu reposais ce que tu as volé dans un premier temps ? » C'est beau la naïveté, hein ? Je ne vous cache pas que, je prenais beaucoup sur moi pour ne pas engager le combat, en bon légionnaire - et bien que rare était en fait les légionnaires à se contrôler face à un criminel qu'il voulait dans l'immédiat coffrer sans savoir à qui il avait affaire. Je n'aimais pas trop cette situation où j'avais été pris par surprise et donc, perdu toute initiative... Les compteurs sont à zéro là, en face à face, mais pour combien de temps...?



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Message posté : Ven 14 Nov 2014 - 17:27 Message
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La lumière s'alluma au grand déplaisir de Renan qui dût prendre quelques secondes pour habituer ses yeux à ce changement un peu brusque. Fort heureusement, son masque dissimulait ce point et ne donna pas l'occasion à son adversaire de s'attaquer à lui. Mais le ferait-il ? Tesla était déjà souvent tombé face à des Légionnaires qui refusaient de lever la main sur les méchants, soit-disant parce que ce n'était pas légal. Mouais. C'était comme les flics en vérité : ils se contentaient de vous lancer des sommations et vous pouviez les ignorer autant que bon vous semble sans qu'il ne vous arrive rien ! Le regard du trentenaire se promena sur le costume de son comparse du moment et il n'eut aucune peine à reconnaître celui de l'Archer – ce n'était pas tous les guignols qui se baladaient avec des arcs en main cela dit. Très bien. Mieux valait garder une certaine proximité pour le moment : l'autre ne pourrait pas tirer s'ils étaient à deux ou trois mètres de distance, mais ses pouvoirs seraient efficaces. Ces réflexions se faisaient rapidement dans son esprit jusqu'à ce que le type ne lui suggère quelque chose...

« Franchement... ça a déjà fonctionné sur quelqu'un ce truc ? » Parce qu'il l'entendait toujours. « Bien sûr, je vais tout reposer, me rendre gentiment, puis tu vas me passer les menottes et tout sera réglé. » Il haussa légèrement les épaules. « Il te manque un peu de poitrine pour que je dise oui à ce genre de traitement. »

Blague à part, Renan n'était pas adepte du sadomasochisme et les menottes ou autres attaches n'étaient pas du tout son style, mais disons qu'il pouvait difficilement s'empêcher de lancer des phrases comme ça. Même lors des affrontements : c'était sa marque de fabrique en gros ! Bref, tout cela avait pour but de faire comprendre au jeune héros – du moins d'après sa voix – qu'il pouvait aller se faire voir chez les Grecs s'il s'attendait à ce que quelqu'un comme Tesla puisse obéir sagement. Il soupira finalement, avant de reprendre.

« Et qu'est-ce qui te fait dire que j'ai volé quelque chose ? » Après tout, le dossier était fin et n'était pas visible à travers son vêtement. « Je me contentais de visiter le coin. À moins que je ne sois venu de nuit pour faire une petite blague à un collègue. Tu vois le genre, coller tout le mobilier au plafond ou remplir la zone de post-it. Tu devrais essayer. Effet garanti ! »

Ils avaient l'air de discuter de tout et de rien, Renan prenait un ton très léger, bien que teinté d'une pointe de moquerie et de provocation. C'était dans son mode de fonctionnement, on aimait ou on n'aimait pas, ça dépendait des styles de chacun. Généralement, le trentenaire voyait ses vannes tomber à plat avec les Légionnaires : ils étaient bien trop coincés ou trop stressés pour se détendre et rigoler un peu. Bon, le fit que Tesla essayait de leur échapper et cela même en les tuant au passage devait influencer leur comportement.

Alors qu'il était en train de parler, Renan réfléchissait déjà à ce qu'il allait faire : le type avait contourné le bureau et désormais Renan se trouvait du côté de la porte. Cela dit, il ne pouvait pas reculer et se barrer par le corridor en exposant son dos à son adversaire, ce serait bien trop risqué ! Il devait donc se débrouiller pour le neutraliser provisoirement, au moins le temps qu'il puisse regagner le couloir principal où se trouvaient les fenêtres qu'il utiliserait pour s'enfuir. Si ce type était bien l'Archer, il ne pourrait pas voler pour le suivre et Renan serait donc en sécurité. Enfin, ça c'était la théorie, maintenant il fallait passer à la pratique ! Le regard entraîné du Français avait repéré l'arc et les flèches de l'homme : elles étaient magnétisées et il pourrait donc se défendre si jamais une attaque était lancée. Mais il devait encore la voir venir.

« Tu es Légionnaire, n'est-ce pas ? L'Archer, c'est ça ? » Il enchaîna comme si la réponse lui importait peu. « Vous n'avez pas le droit de tuer les méchants, c'est bien ça ? Ce n'est pas trop chiant ? »

Il ne parlait pas de lui, signe qu'il ne se voyait effectivement pas comme un méchant. À chacun de voir les choses à sa manière : Renan estimait que ses actions étaient justifiées et c'est tout. Il bougea légèrement sur le côté, approchant de la porte, mais sans exposer son dos. Son attention était toujours dirigée sur son adversaire, prêt à réagir si jamais le Légionnaire ouvrait les hostilités. Pour le moment, Tesla attendait de voir comment il réagirait : peut-être que ce type-là était con comme ses pieds et qu'il allait le croire ? On ne savait jamais. Par habitude, il n'ouvrait jamais les hostilités dès le premier échange, préférant faire profiter ses interlocuteurs de sa verve et son charme naturel. Il ne restait qu'à attendre la réaction de son nouvel ami qui avait lui aussi l'air de goûter à un certain humour.

« Et tu fais quoi là au juste ? »

Après tout, ce n'était pas le seul à devoir justifier sa présence ici ! L'égalité des sexes... euh non, l'égalité des rôles plutôt.
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Message posté : Ven 14 Nov 2014 - 23:20 Message
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Parler ça aide. Ça aide à gagner du temps. A réfléchir aussi, tandis que l’on parle. Pour ceux qui sont les plus doués. Fait-il partie des plus doués ? Il enquille sur la question de savoir si ouvrir une ouverture à saisir de se rendre a fonctionné ou non au moins une fois, et sur le fait que si j’aurai été une femme, ça aurait peut-être mieux fonctionné. Quoi ? Je ne vais pas rembourrer mon costume sur la poitrine pour tes beaux yeux !

« C’est rare. Ça n’empêche pas de le proposer. » Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas le faire. Si tu croises une belle nana et que tu lui demandes de t’embraser, t’as peur d’avoir la gifle et pas le kiss ? Non. Pas si t’es pas une lopette. Et je ne suis pas une lopette. « Et qu'est-ce qui te fait dire que j'ai volé quelque chose ? » « Les tiroirs ont été forcé. » « Je me contentais de visiter le coin. À moins que je ne sois venu de nuit pour faire une petite blague à un collègue. Tu vois le genre, coller tout le mobilier au plafond ou remplir la zone de post-it. Tu devrais essayer. Effet garanti ! » « En costume oui. Beau costume ceci-dit en passant. Je ne connaissais pas ces couleurs. Un nouveau réseau en ville ? » C’est ironique mais, sait-on jamais, s’il répond ou a envie de répondre, et que ça puisse me renseigner au passage. « Quoi qu’à réflexion faite. Il est trop moulant ton costume. T’es sûr que les poitrines gonflées, c’est ton truc ? Écoute… » Je tente de revenir aux choses sérieuses mais…

... c’est presque son idée à lui aussi. « Tu es Légionnaire, n'est-ce pas ? L'Archer, c'est ça ? Vous n'avez pas le droit de tuer les méchants, c'est bien ça ? Ce n'est pas trop chiant ? » Mes yeux azurs le scrute et moi je ne l’ai pas maté à le dévisager lui et son costume ! Ça doit être un refoulé, non ? Je devine une femme en toi mec. « Et avoir le droit de tuer les gentils, c’est pas trop chiant ? Ça doit être d’un ennui terrible. » Je lui renvoie sa question. C’est intéressant de ne pas avoir le droit de tuer. On développe son imagination. L’imagination se développer face aux plus grandes difficultés. Je ne sais guère si tuer est si facile que cela, mais, dans le monde des super, entre vilains et héros, c’est dur oui, de ne pas tuer, et peut-être facile de tuer. Je me porte jusqu’aux portes de la mort pour éviter de tuer. Mais, avouez-le, que vous aimez cela, vous, les vilains, puisque cela vous donne des combats plus épiques. « C’est bien trop expéditif de tuer, tu ne trouves pas ? » Je dis ça alors que, vif, je le vois bouger quelque peu et je bouge alors aussi. Je bouge en me muant son ombre dans mes gestes.

Je ne le quitte pas du regard et ne compte pas le quitter du regard. Je suis comme un chat qui observe une souris, même si j’ai conscience que la situation peut toujours s’inverser à tout moment et que, peut-être, c’est déjà l’inverse, ou que, la souris est à la fois un chat et le chat la souris. Bref. Je bouge de quelques pas autant que lui sur le côté, bien que, je constate que je devrai faire quelque pas supplémentaires (que je ne fais pas) pour être vraiment à sa hauteur vis-à-vis de la porte. Je suis un miroir pour l’instant à ses gestes, histoire de jauger un peu à qui j’ai affaire, tout en faisant en sorte que la situation reste en statu quo.

« Et tu fais quoi là au juste ? » Je te parle. Et te suis à la trace. Il faut bien qu’on soit l’ombre de l’un et de l’autre, pas vrai ? Ah… Je ne pense pas qu’il parlait de ce que je faisais là, en ce moment, dans ce bureau, mais en général, ici, en ces lieux. « Il parait que tu voles et que tu passes par les fenêtres. C’est intriguant, vois-tu, parce que, en général, on passe par la porte d’entrée. Mais peut-être qu’on ne t’as pas appris comment on fait ? Il faut frapper avant pour signaler sa présence. Sur la porte d’entrée. Pas sur les gardes. Ça te parle ce que je te dis là ? Bien que… je te remercie ne pas avoir frappé les gardes et de faire preuve de discrétion. C’est une bonne chose, et c’est très aimable à toi.» Mes paroles puent l’ironie bien sûr. Mais le ton est un peu gentleman entre supers quelque part. J’ai l’impression. « Si tu n’es pas du style à frapper… je ne vois pas pourquoi tu refuserais de te rendre. Peut-être que toi, tu accepteras ce que peu n’accepte alors ? » On peut toujours rêver ! Qui sait. Il y a des criminels assez taré qui prendrait ça pour de la flatterie, et s’y plierait presque volontiers. Oui, c’est une conversation, mais je sens qu’elle n’est qu’introductive à autre chose de plus belliqueux, et pour combien de temps ? Je ne sais pas. Je reste aux aguets. « Où suis-je obligé de recourir à la force ? » Je ne bouge pas pour autant lorsque je conclue cela. Je l’ai dit : je n’attaque pas le premier.

C’est drôle quand même - de demander l’autorisation à ouvrir un combat. Ça, tu vois, c’est aussi rare que quelqu’un qui accepte de se rendre : ça n’arrive jamais. Et pourtant, ça arrive, là, à cet instant présent. Ce qui m’incite à me dire que, je dois vraiment me méfier de ce type. Je ne veux pas dire mais, en général, les « préliminaires » ne sont pas si longues. Je bouge de quelques pas vers la porte avec prudence, mais toujours face à lui bien sûr, juste pour lui signaler là que j’ai bien compris qu’il cherchait à sortir d’ici. « Il y a un truc que je ne comprends pas. Tu ne veux pas t’envoler petit papillon ? Tu ne veux pas briser tes ailes ? Tu viens de sortir de ta chrysalide ? » Oui, ça, c’est aussi ma personnalité : j’ai un langage très imagé. Qu’est-ce que je ferai s’il le faisait ? S’il tentait de s’envoler ? J’ai encore le temps de me jeter sur lui pour le retenir. Surtout qu’il doit ouvrir la fenêtre. Mais bon, on peut se battre et se débattre à ça. Je veux dire, les criminels sont en général, enfin, ils se battent comme des animaux pour ne pas être capturés, non ? Je le renseigne donc en même temps que, en fin de compte, ça sert peut-être plus à rien d’essayer. Enfin, à lui de voir ! J’espère qu’il ne va pas se sentir trop emprisonné, avec ma présence. Pas besoin de menottes pour se sentir en prison. Et se sentir en prison, ça fait faire n’importe quoi. Pour la chrysalide, sait-on jamais, de percer à savoir si c’est un super criminel de la veille école – quelqu’un du passé - ou la nouvelle école qui vient d’arriver – du présent voire du futur. Après tout, il sait moi que je suis l’Archer et donc, de la nouvelle école. On serait alors à match nul si je savais pour lui. Tout est en image mais, je me doute bien qu’il décodera, puisqu’il cherche à jouer au plus malin. C’est un peu l’hôpital qui se fou de la charité de lui dire cela, pour la chrysalide, étant donné que je suis un jeune dans le milieu… j’y viens d’y sortir de la mienne !

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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 17:50 Message
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Les tiroirs forcés. Effectivement, ça plaidait en faveur d'un vol, mais il avait aussi bien pu chercher quelque chose sans le trouver ! C'était d'ailleurs ce que Renan comptait balancer pour éviter que ce type ne lui propose une fouille au corps approfondie. C'était interdit pour les Supers, non ? Les héros, si inutiles étant donné qu'ils ne bénéficiaient pas des mêmes prérogatives que les policiers. Au moins, chez les « méchants » tout le monde était sur le même palier, pas de personnes mandatées pour emmerder les « gentils » et d'autres conneries de ce genre ! Il ne releva d'ailleurs pas les remarques lancées sur son costume : Renan n'espérait pas réussir à se faire passer pour un collègue qui songeait à se reconvertir en clown, l'essentiel c'était qu'il puisse se tirer d'ici avec son dossier, le reste n'importait pas. Il resta donc silencieux, se fichant bien que ce type le traiter de gay ou de ce qu'il voulait – il aurait été prêt à jouer le jeu en lui faisant du plat si cela lui avait permis de se tirer d'ici.

Son mutisme ne s'interrompit que pour demander s'il avait affaire à l'Archer, mais l'autre ne releva pas. Tant pis. Renan était persuadé de son coup, il avait assez longuement prêté attention aux héros de la Légion des Étoiles et celui-ci n'était pas nouveau, même si l'homme derrière le masque avait changé depuis la fois dernière. Quant à l'ennui de tuer les gens... Inutile de mentir en prétendant être la pureté incarnée, de toute manière il allait certainement devoir tuer ce type pour s'en-aller, alors autant être franc.

« Oh, non, pas du tout. C'est comme l'amour tu vois, tu peux faire durer ça aussi longtemps que tu veux si tu t'y prends bien. Tout dépend des goûts de chacun, puis ça change avec chaque personne. »

Oui, lui aussi aimait les comparaisons étranges. Mais peu importait, il n'allait pas disserter encore des heures avec ce type. Ce dernier lui expliqua d'ailleurs la raison de sa venue ici : il avait entendu parler d'un type qui volait pour rentrer par les fenêtres. Bon, pour une fois quelqu'un avait eu l'idée de lever les yeux au moment où il allait s'infiltrer dans le bâtiment. Habituellement Renan s'en tirait sans problèmes, mais parfois les choses changeaient. Et bien sûr, une fois de plus le gentil se manifesta, plaidant en faveur d'une reddition. Est-ce qu'il y croyait toujours ? Franchement, déjà que la première fois c'était ridicule, mais d'oser la ressortir encore une fois... Le trentenaire restait obstinément muet et ne manqua pas de remarquer que son adversaire bougeait aussi pour essayer de se mettre de telle sorte à pouvoir le bloquer s'il tentait de fuir. Naïf petit Super. Cette fois-ci, Renan s'autorisa le luxe de rire légèrement. Les comparaisons de l'Archer l'amusaient assez, surtout s'il s'attendait à le voir sortir des ailes je ne sais où. À moins que ce ne soit qu'une simple expression ? Après quelques secondes, le Breton reprit la parole d'un ton toujours aussi détendu et provocateur.

« Papillon ? Je ne savais pas que les Légionnaires avaient des cours de poésie. Ou c'est ton petit dada ? » Il se moquait ouvertement de lui. « Je vais finir par croire que tu essayes de me faire du rentre-dedans, mais désolé, je suis vraiment sûr que c'est les poitrines qui m'attirent. »

Le temps qu'il parlait, Renan avait déjà enclenché la suite de son plan : il allait frapper son interlocuteur avec un objet métallique située dans la pièce et en profiter pour s'enfuir par le couloir histoire de pouvoir regagner la fenêtre qu'il avait ouverte afin de pénétrer ici. Avec un peu de chance, s'il le touchait suffisamment fort – ou au bon endroit – l'Archer ne parviendrait pas à le rattraper avant qu'il ne s'échappe dans les airs ?

« Et pour les tiroirs, si tu veux tout savoir, je les ai bien forcés, mais je n'ai pas trouvé mon bonheur. On dirait que la fameuse agrafeuse n'est pas ici ! » Parce que c'était ce qu'il cherchait. « Alors, à moins que tu ne me fasses une fouille au corps, je crains que tu n'aies rien pour m'arrêter. Donc je crois que je vais encore une fois décliner ta proposition. »

Il retomba dans le silence, esquissant un geste comme s'il comptait enfoncer la poignée de la porte pour s'en-aller, mais à la dernière seconde sa main se redressa et il utilisa son pouvoir pour remodeler une lampe à pied en métal et faire en sorte que le tube métallique ne s'entoure autour du bras de l'Archer. Logiquement, ce dernier devrait porter son attention sur ce nouvel agresseur et Tesla en profiterait pour repousser la porte en arrière avant de s'engouffrer dans le corridor et repousser l'huis pour ralentir son poursuivant. Comme il ne maintenait plus la prise de la lampe, celle-ci relâcherait sa prise – du moins si cette dernière se défendait – mais Renan aurait gagné un peu de temps pour s'enfuir le long du couloir. Mais encore fallait-il que le plan se déroule sans accrocs !
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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 19:33 Message
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Il est résistant aux provocations ! Ça ne m’étonne pas plus que cela pour quelqu’un qui en use toutes les deux-trois minutes voire secondes. En fait, il ne parle que comme cela. Ça et il jongle avec le mutisme. Un mutisme pro - que je dirai que derrière le simplet, se cache un redoutable adversaire. Il savait que j’étais l’Archer. Ça se voyait. Je n’avais pas un arc pour faire joli ! J'estimais que ça ne servait à rien de confirmer mon identité de super. Je ne le fais jamais à vrai dire. Je veux dire. Ça se voit, non ? J'aurai l'air con de dire que je suis l'Archer. A ses histoires d’amour, j’ai envie de rire moqueur, mais je me retiens. Hors de question de rire avec un criminel ! Enfin, ça pourrait mais... Je ne sais pas ! Lui, s'il veut, il peut rire, mais pas moi ! Je fronce les sourcils et soupire avec signe négatif de la tête pour me réveiller de ces bêtises. Ça promet ! Ça et tes petites ailes !! Bon, faut dire que, j'ai été complice à ce que ça aille aussi dans ce sens ! Et pour sûr, mon adversaire allait me le rappeler.

« Papillon ? Je ne savais pas que les Légionnaires avaient des cours de poésie. Ou c'est ton petit dada ? » « Ouais. C'est ça. Donne-moi ton adresse. Je t’en réciterai d’autres. » Je me demande quand-même de quel réseau il vient. « Je vais finir par croire que tu essayes de me faire du rentre-dedans, « Bah voyons... » (oui, j’échappe cela dès que j’entends cette ânerie) mais désolé, je suis vraiment sûr que c'est les poitrines qui m'attirent. » Eh bien ! Un rien le perturbe ! Ce type a du sang-froid ! Il ressort ses histoires d'agrafeuse. C’est beaucoup pour une agrafeuse que tu aurais pu te procurer au supermarché… Te fouiller ? Ça ne va pas ! Je le touche pas ce type ! « Non. T'arrêter pour effraction, ça suffira. » Et il me dit qu’il n’est pas gay ? Ça doit être sa personnalité alors. Drôle de type. C’est toi que je vais agrafer. Contre le mur derrière toi. Oui, j'avais réfléchi, et je me disais que, comme il refusait de se rendre, je pensais le repousser contre ce mur-là. Je sens que ses propos se ferment par ailleurs, tout comme les miens, ce qui me met plus aux aguets encore à le faire.

Son geste vers la poignée de porte, même s’il se ravise, est pourtant assez rapide et trop rapide, que, de cette hésitation chez lui, où je tente d’aller vers lui pour le repousser contre le mur par quelques pas plus offensifs, ces derniers, mes pas, sont interrompus par quelque chose qui me vient soudain au bras et me serre. Je regarde et… touche un tube métallique !!

Il me reste un bras pour autant afin de prendre une flèche dans mon carquois avant que l’autre ne file. Je fais taper l’embout sur ma cuisse un instant pour que ses plumes s’actionnent – elle est électronique - et lui lance cette flèche à la main dans la jambe. Je sais jouer aux fléchettes ! A vrai dire, ma toute première chasse (contre l'Unité Grue), qui s'était conclue par le port de mon costume et le nom de l'Archer IV, je n'avais pas utilisé d'arc, et avait utilisé mes flèches comme cela. Ça devrait donc le faire. Si j'ai le temps de la mettre entre deux. C’est une flèche paralysante – mais genre qui engourdit le membre qu’elle touche et pas de façon immédiate, le temps que ça arrive et l’effet s’effaçant dès qu’on retire la flèche (ou presque, quelque temps après) et pour le seul membre et endroit où la flèche est dans le membre - qui peut aussi faire mal et ralentir quelqu’un qui se fait la malle - puisque flèche standard. (Je n’avais pas encore inventé la flèche tranquillisante à l’époque – ma flèche « favorite » à l’heure actuelle – avec un arsenal plus « sage ». Ici, mon arsenal est plus « offensif »). Plumes jaunes. Je la tire à la main donc. Il est assez proche pour. Au tir à l’arc, on se sert des deux bras. Ce qui veut dire par là, qu’il est aisé d’en tirer la conclusion que je suis ambidextre. Peu importe le bras !

Quant à moi. Je serre les dents. Mon agresseur en profite pour se tirer dans le couloir. La porte claque et j’entends un cliquetis. Au même moment, la prise de la lampe paraît comme se relâcher, que j’enlève ce tube. Enfin, d’abord me débat avec, comme s’il était animé. Pour ce faire, je le tape, le tube et mon bras, contre le mur le plus proche de moi, ce qui défait les liens. Je ne redoute pas alors de me faire quelque peu mal au bras et de me l'abîmer pour tirer. Pas le temps de faire la chochotte comme on dit ! Mais c’est qui ce type plein de ressources dites-moi ? Je me jette sur la poignée de porte. Mon bras qui a été serré est plus souffrant que l’autre. C’est celui qui bande l’arc et tire sur la corde. Le droit. Bien vu ! Cependant, de toute façon, au tir, les deux bras sont aussi importants l’un comme l’autre, puisque le gauche gère la stabilité. L'un ou l'autre, ce n'est pas très important. Face à la poignée dissidente, j’accoure aussitôt en arrière et derrière le bureau pour prendre mon arc et une flèche : flèche explosive. Plumes rouges. Pas le temps à perdre (à l’époque j’étais plus belliqueux et « rentre-dedans », pour reprendre l’expression de mon « ami ») Et, je sais que le bâtiment est évacué. Jeune et impulsif, je n’hésite pas une seconde. L’explosion devrait aussi le ralentir quelque peu, malgré sa fuite, déjà un peu ralenti peut-être par la flèche. L’alerter aussi, bien que l'explosion ne sera pas non plus de folie à en péter les écrans de Hollywood non plus ! Je coure et j’accoure à travers la porte détruire, dans l'espoir (je ne vais pas dire fou non plus - qui accoure derrière sa bien aîmée) de retrouver le cambrioleur et de le rattraper dans le couloir.

De là, je pourrai tirer enfin avantage alors de la distance plus qu’idéale entre lui et mon arc, dans un couloir en droite ligne, une cible donc, face à moi, presque comme à un entraînement des plus basiques. Je prendrai une flèche standard, classique, je ne suis pas du genre sadique à lui remettre encore une flèche paralysante, banderai mon arc, et viserai, dans l’épaule, de mon arc métallique et pointe métallique. Je n’ai pas réfléchi sur le moment, si mon collègue a un pouvoir métallique ou pas, même si, il venait de me faire "pousser" comme du métal. Ça pouvait être de la télékinésie… ! Je tire une flèche.

Ah… Lui il sait que je suis l’Archer, mais moi je ne connais même pas son nom de super. Génial ! Tant pis. Il l’aura voulu. Je vais l’appeler Papillon. Je sais pas pourquoi… mais je crois que ça lui va pas du tout… A l’avenir, je choisirai mieux mes surnoms.


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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 22:24 Message
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Le couloir ne semblait pas si long lorsque Renan l'avait emprunté la première fois, pourtant cette fois-ci, à peine se retrouva-t-il à passer le pas de la porte qu'il se demanda s'il aurait assez de temps pour atteindre la fenêtre qu'il avait empruntée pour s'introduire dans le bâtiment. Mais il vendait la peau de l'ours avant de l'avoir tué : alors qu'il s'apprêtait à refermer l'huis derrière lui, le trentenaire sentit une pointe douloureuse au niveau de sa cuisse. Ne s'attardant pas trop sur ce détail le temps de se protéger derrière la porte, Tesla baissa finalement les yeux jusqu'à la zone en question pour constater qu'il se retrouvait avec une flèche plantée dans la cuisse. Et bien, pacifique le Légionnaire ! Glissant sa main gantée jusqu'au projectile, il songea à l'arracher, avant de se souvenir qu'il risquait de laisser des traces d'ADN en abandonnant ce truc ici. Le temps de réfléchir à quoi faire, Renan eut la désagréable surprise de constater que son poursuivant était en train de s'énerver sur la poignée et il préféra se détourner pour progresser dans le couloir afin d'atteindre la fenêtre de ses désirs.

Au fur et à mesure qu'il avança, le Breton sentit sa jambe s'engourdir et ne comprit que trop tard qu'il ne s'agissait pas d'un simple projectile. Foutue connerie ! Lâchant un profond soupir, le trentenaire fut contraint de s'arrêter quelques secondes de manière à ôter la flèche – sans que cela ne saigne au point de dégouliner sur le sol, fort heureusement – et la glisser dans l'une de ses poches avant de manière à pouvoir conserver son ADN secret. Malheureusement pour lui, l'engourdissement ne se calme guère et l'Officier de la Pénombre fut contraint de reprendre sa marche pour se diriger vers le bout du couloir, avant d'entendre une sorte d'explosion derrière lui. Le souffle le poussa sur le côté et il manqua de tomber par terre, mais se retint au mur. Tesla ne se donna pas la peine de jeter un coup d’œil en arrière, soupçonnant son adversaire d'avoir utilisé une autre de ses flèches pour le rejoindre – il fallait avouer que son charme naturel pouvait pousser à des extrêmes ! Prenant appui sur le mur du côté de sa jambe en partie insensible, il progressa dans le couloir, mais bien trop lentement à son goût. Aussi, lorsque des bruits se firent entendre derrière lui, Renan songea que l'Archer était certainement en train de le courser. Est-ce que c'était « légionnaire » de tirer sur quelqu'un qui vous tournait le dos ? Allez savoir ! Le Français ne se reposait pas sur les idées reçues et il préféra assurer lui-même sa sécurité en ralentissant l'allure pour tourner la tête en direction de son poursuivant.

Au moment où le regard du Français se posa sur l'Archer, il vit que ce dernier était en train de bander son arc pour lui tirer dessus. Déployant son don, le trentenaire parvint à stopper le projectile qui, fort heureusement pour lui, était composé d'éléments magnétiques. La flèche se suspendit dans les airs avant de pivoter sur elle-même et de rebrousser chemin pour se précipiter sur son propriétaire. Ça devait faire un sacré effet de voir sa propre arme se retourner contre soi-même, mais c'était justement le but recherché ! Le trentenaire visa tout simplement le Légionnaire, mais sans chercher à le toucher à un endroit particulier : son pouvoir ne lui permettait pas d'être aussi précis qu'il le souhaitait. De plus, la quasi-obscurité de l'endroit ne facilitait pas les choses et Renan n'était donc pas certain de réussir à le toucher.

« Alors comme ça, on tire dans le dos des gens. Bel exemple, c'est typiquement Légionnaire ça ! »

Le ton était clairement ironique, Renan n'avait pas l'intention d'aller le dénoncer au Herald, mais il était vrai qu'il y avait plus pacifique comme manière d'interpeller. Peut-être que ce gars n'était pas un Légionnaire finalement ? Sauf que Tesla n'avait jamais entendu parler d'un autre archer qui se baladait en ville. La jambe toujours engourdie, le trentenaire essaya de reculer légèrement, mais son pied sembla défaillir sous son poids. Désagréable sensation : il avait le sentiment d'être un animal dans un zoo et que le vétérinaire s'amusait à le tirer pour s'occuper de son cas ! Il était donc temps de passer à l'offensive.

« Tu perds ton temps. J'ai essayé de te faire comprendre que tu gagnerais à rester sagement dans ce bureau, mais si tu continues à me coller aux fesses, je vais devoir m'occuper de toi. » Comme avec la flèche par exemple. « Je n'aime pas les harceleurs, vois-tu. »

La porte se referma brutalement derrière l'Archer, principalement pour détourner son attention et Renan en profita pour tirer ses fidèles billes de métal de sa poche avant de les envoyer en direction de son adversaire. Elles étaient de la taille d'une balle et avec son pouvoir, le trentenaire pouvait les substituer à des projectiles tirés par une arme à feu. Encore fallait-il que le Super face à lui ne sente pas venir le danger, même si Renan n'aurait rien contre un peu plus d'action ! Enfin, du moment que ce n'était pas lui qui subissait les dégâts.
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Message posté : Dim 16 Nov 2014 - 22:45 Message
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La peur. C’est une histoire d’imagination. C’est ça, non ? Pourquoi as-tu eu peur du vide ? Je ne sais pas ; m’écraser comme un crêpe par exemple !? Tu as un parachute, non ? Cesse l’ironie deux minutes. Sois sérieux avec ton vieux père au moins une fois dans ta vie. De quoi as-tu peur ? Je ne vais plus rien contrôler. Le lâcher-prise m’effraie. C’est le fait de… ne plus contrôler plus rien… La peur, c’est vrai, c’est qu’une histoire d’imagination, mais c’est surtout refuser, c’est dire non au monde, dire non à soi, c’est refuser d’accepter les choses, qui arrivent bel et bien, et malgré toute notre volonté. C’est lâche, c’est se réfugier en niant le monde. Il existe, d’autres forces à l’œuvre dans ce monde, d’autres forces au-delà du bien et du mal, auquel il faut se plier comme des lois. Peu importe que ces forces proviennent des mains du bien ou du mal, elles sont là et on ne peut y déroger. Il y a des choses qui arrivent et que l’on doit accepter. Alors, vais-je faire preuve de lâcheté ou pas… vais-je nier ou pas ?

En attendant, il faut bien que je les tire mes flèches ! Je sors de la porte que j’ai fait exploser pour me frayer un chemin vers le cambrioleur que j’envisage de garder en ligne de mire. Obstiné, je le pisterai jusqu’au bout, et, à mon avis, ça risquait de ne pas lui plaire… !

Je bande mon arc. Tire. L’obscurité est gérée par un viseur nocturne. Et puis, ici, règne une pénombre, c’est moins sombre que le bureau on était. Bon, il allait falloir que je justifie mon bordel au propriétaire du bâtiment pour la casse de la porte. On verra cela plus tard !

La flèche, je l’imagine arriver à son terme. J’ai tort. Bien tort. Elle s’arrête. Lorsque je débande mon arc, surpris, étonné, interloqué et surtout figé, elle lévite. Elle lévite entre les mains de mon adversaire – comme à jamais un insaisissable ennemi. Elle se suspend dans les airs, et pivote sur elle-même. Je sens des frissons en moi. J’anticipe et le vois : la flèche pointe vers moi pour retourner à son envoyeur. La peur ? C’est se figer. Elle file vers moi. Je suis tant figé que je ne réagis pas. Elle file pourtant. C’est comme si, mes pieds se cimente au sol. Bouge Michael. Bouge. Non. Mes yeux sont rivés sur la scène. J’ai un choc. Je suis sen état de choc. Bon bras – tiraillé par des souffrances antérieures - et son arc au repos n’agit pas. Pire. J’ouvre la main. Mon arc, je le lâche. Il tombe sur le sol du couloir. Un bruit métallique résonne alors. Je rends moi-même les armes. Je me désarme moi-même. Je la reçois. J’aurai rien pu faire pour l’arrêter. Trop soudain. Trop imprévu. Je ne sais pas. J’ai été… perdu. Elle file et pointe en mon épaule, qu’elle aurait pu manquer de peu, et juste filer pour une entaille, mais bien en chair, sans concessions aucune, la pointe bien en chair et de sang. Je pose l’autre main sur mon épaule. Je baisse la tête. Je file mes doigts sur la flèche. Et pour couronner le tout, le super en rajoute une couche, en protestant avoir été attaqué dans le dos – non digne d’un Légionnaire. Je ne sais pas ce qu’il se passe dans ma tête - mais clairement – ça ne va pas plus du tout. Je n’en ai pas à m’en cacher. Mon corps souhaite s’agenouiller. Je lutte à ne pas le faire. Je serre les dents. Je ne réponds pas. Je garde silence. Et il est horrible à endurer. Je ne m’agenouillerai jamais. Je bloque mes genoux.

Le super déclare que je perds mon temps. Non. Résonne dans ma tête. Peut-être. Quoi ? Non ! Non ! Je ne sais plus. Et, de là, de là, il enchaine sur un ton plus ironique – que je commence à connaître - et donc un brin humoristique même si agressif, déclarant ne pas apprécier qu’on le harcèle. Non. Je ne peux pas mourir sur cette phrase. Tu as raison. Papillon. Le combat, c’est une histoire de rencontre et ça dépends à qui tu as affaire. Je dessine un sourire sur mes lèvres un instant. Peut-être que, s’il n’avait pas été lui, lui et son ironie, j’aurai abandonné, mais, c’est impossible, c’est impossible de mourir sur cette phrase. Je retire la flèche de mon épaule et la laisse tomber par terre. Je résiste à un cri de douleur soufflé que j’empêche d’émettre. Je ne veux pas offrir cela à mon adversaire. Je serre les dents à la place. Ce n’est pas une colère contre lui. On est parfois plus dur envers soi-même. Le Justicier se ressaisi. J’ai réussi à ne pas m’agenouiller à terre et me montrer trop faible face à mon ennemi. Je dois tenir. Je lâche ma plaie à l’épaule qui ne va clairement pas arranger mes tirs – mais pas forcément physiquement même si un peu – je parle – du plus dramatique – psychologiquement. « Je ne te lâcherai pas. » Je ne te lâcherai pas. Je ne te lâcherai pas. Obsession qui se forge. Elle me sert à tenir. Je ne peux pas, je ne DOIS pas, lâcher un criminel. Mon regard se grise. Il n’est plus très azur. Il est brisé. Cependant, dans l’obscurité, j’imagine que ça ne se voit pas vraiment de toute manière. Un avantage pour moi, que le super ne voit pas descente en enfer, ou le voit-il ?

Une porte se ferme. J’ai un sursaut en moi. Mais je ne tourne pas la tête. Lorsque vous venez de prendre un choc, vous êtes moins réactif. Je suis sonné. C’est un sursaut. J’ai même à vrai dire, l’apparence d’un fantôme un instant où plus rien n’a de sens. Et c’est peut-être pas plus mal que ce soit le cas. J’ai presque eu, un instant, désiré qu’il me tue. Non. Ça m’a réveillé. Je sens un appel à me battre. Ce type – il m’a donné envie de me débattre – juste pour lui prouver qu’il a tort. Ce n’est pas trop Justicier. Ou ça l'est peut-être. Je ne sais plus. C’est comme cela. Je me serai laissé mourir sinon. Il faut bien avoir confiance en ses ressources humaines et teintées de gris. Rien n’est blanc, rien n’est noir. Je ne me réveille que lorsque mes pupilles s’étirent et voient, peu à peu, anticiper l’arrivée d’autres projectiles métalliques. J’entends un bruit qui fend l’air. Je connais ce bruit par cœur. J’ai des flèches – lui à des billes – ça reste des projectiles.

Je me plaque le dos contre un des murs du couloir. Un projectile réussi à me faire entaille sur la joue (camouflée) - et l'oreille - et croyez moi c'est douloureux !; et une autre file à m’en faire une à l’abdomen. Chacun ses flèches, hein ? C’est des balles en métal je parie. Ok. Il contrôle le métal. T’en doutais Michael ? Il n’a même pas besoin d’arme à feu pour tirer alors. Pratique ! Une flèche, c’est moins dangereux, c’est plus facile à retirer, on voit toujours l’embout d’une flèche. Une balle, ça ne se retire pas aussi aisément… Il peut me charrier avec mes flèches, comme quoi ce n’est pas pacifique ; aucune flèche et irréversible en son impact. On se remet toujours d’une flèche. Sauf celle en plein cœur ou celle entre les deux yeux. Il faut que j'évite qu'il m'envoie ça en chair !; - d'où mon geste ! Je dois trouver quelque chose. Et j’ai trouvé quelque chose. Entre-temps, je lâche volontiers une brève réaction à ma blessure à l'oreille qui me sonne quelque peu : un cri de souffrance (un aaaarh quoi); mais je ne m'arrêterai pas à cet instant de faiblesse ! Je pose main, quand même, par réflexe, dessus, comme pour vérifier que j'ai toujours mon oreille...! Mais, surtout...

... Je prends une flèche flash de mon carquois alors que je me plaque contre le mur du couloir et que les billes frappent la porte fermée après m’avoir pour deux d’entre elles tailladées. Je retire la flèche de son carquois et la plante dans le mur – une flèche flash que donc, je tourne la tête en direction opposée – vers la porte – pour ne pas être aveuglé – mon autre bras qui protège mes yeux un instant. Une flèche flash qui n’a rien à envier au grenade flash et qui et là pour aveugler mon adversaire. C’est marrant, non ? Je veux dire, ça me rappelle le fait que, dans le bureau, j’avais allumé la lampe, et, il n’avait pas vraiment apprécié. Eh bien là, c’est pire, Papillon ! Un flash lumineux et une impulsion sonore débarque avec cette flèche. Si mon adversaire n’a pas eu le temps de s’en protéger plus que cela, il devrait pendant 5 secondes, être confus, sa rétine ayant des difficultés à s’en remettre. On dit souvent qu’on voit « une image fixe » pendant ces 5 secondes, jusqu’à ce qu'une vision revienne, comme si elle s’arrête, avec un petit son désagréable – avec une micro-perte de l’équilibre. Enfin, cinq secondes, ça reste maigre.

Ça reste maigre mais je tente quand même alors, quelque chose à mon tour. Je ne reprends pas l’arc et qui sait – je ne sais, vais-je le ressaisir ? Je coure vers lui. Je me dis que, j’ai peut-être encore une chance au corps à corps avec lui. Je tente de lui mettre un coup de poing – un crochet du gauche – des plus basiques mais avec l’élan qui fait son effet s’il arrive à percuter - mais qui reste mon crochet du gauche - car mon épaule droit et trop foutue. Et je voudrai – j’espère – en tant que pratiquant de parkour assidu, passer derrière lui, avec un appui, n’importe lequel, comme le côté du mur avec un pied contre ce dernier et un léger élan, juste pour faire obstacle entre lui et la fenêtre. Et ce, malgré mon oreille abîmée qui joue quelque peu sur l'équilibre. Soit en bref, me poser comme obstacle à lui – de corps et de chair. Sur sa route. Il ne passera pas cette fenêtre sans que je ne lui en empêche. Mes pouvoirs sont mes flèches. Ma pratique du corps à corps aussi. Si c’est de la pure folie ? Il a une jambe encore engourdie… quoi que, pour combien de temps ? Et moi des blessures… Quelque chose me dit, que, tout ça, ce n’est pas gagné !



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Message posté : Lun 17 Nov 2014 - 15:20 Message
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Aucun bruit ne lui parvint avant que l'Archer ne reprenne la parole pour l'informer du fait qu'il ne le lâcherait pas. Et bien ! Son charme faisait déjà effet ? Ce type-là avait l'air décidé à ne pas lui faciliter la vie, mais ce n'était pas un problème : Renan était déjà tombé sur plus coriace par le passé ! Il ne s'inquiétait pas franchement de croiser des adversaires qui pourraient lui donner du fil à retordre, il avait beaucoup trop confiance en lui pour douter de l'issue du combat. Ce serait Tesla qui vaincrait l'Archer et plus personne n'entendrait parler de ce dernier. C'était aussi simple que ça. Si le Légionnaire s'imaginait qu'il bénéficierait d'un traitement de faveur parce que l'Officier de la Pénombre s'amusait à plaisanter avec lui, c'était bien mal le connaître. Les seules fois où Renan restait totalement sérieux, c'était lorsqu'il était sous les ordres de son oncle à l'époque ou lors de ses rencontres avec l'Ombre – forcément. Non, si ce charmant Légionnaire persistait à vouloir l'empêcher d'avancer, Renan allait vraiment perdre patience et expédier son départ en bonne et due forme : en s'essuyant les pieds sur le cadavre de l'Archer. Bien sûr, ce dernier possédait un talent certain, mais le Français était doté d'un gros ego et il était arrogant au point de s'imaginer qu'il pouvait battre le Commander en personne – et cela sans la moindre peine. La vérité était bien loin de ses pensées, mais il le découvrait tôt ou tard.

Un bref cri de douleur se fait finalement entendre après l'envoi des billes métalliques. Un sourire se dessine sous le masque du Breton qui scrute l'obscurité à la recherche d'une quelconque trace du corps de l'homme, mais rien. Enfin, rien jusqu'à ce qu'un brusque flash lumineux n'arrache un cri de surprise à Tesla qui ferme les yeux et détourne le regard, malheureusement bien trop tard. Une image figée devant ses yeux, un peu comparable à la situation qu'il avait déjà expérimentée dans le bureau, sauf que cette fois-ci elle dura bien plus longtemps. Instinctivement, Renan décida d'enclencher son radar magnétique qui lui, n'avait pas besoin de voir pour repérer les cibles approcher. Appuyé contre le mur derrière lui, le trentenaire n'a toutefois pas le temps de se protéger lorsqu'il détecte la présence de son adversaire à proximité de lui et le coup porta donc ses fruits. Le coup de poing le frappa au niveau de la mâchoire et rajouta à son étourdissement lié au flash lumineux, mais fort heureusement l'Archer n'enchaîna pas avec une autre attaque et décida plutôt d'aller se planter entre son adversaire et la fenêtre. Et bien, il voulait vraiment l'empêcher de lui fausser compagnie ! L'irritation commençait doucement à monter chez Tesla qui se reprit tant bien que mal. La jambe encore en partie engourdie et la mâchoire qui l'élançait légèrement – même du poing gauche, ce n'était pas agréable – il lança quelques mots de son habituel ton moqueur et provocateur.

« Ce n'est plus de l'amour là, c'est carrément de l'acharnement. Tu tiens tellement que ça à ce que je reste avec toi ? » Question rhétorique. Renan recula d'un pas. « Désolé, mais j'ai d'autres choses de prévues ce soir.... »

Comme rentrer à Mannheim et préparer la suite du plan. Puis se reposer un peu aussi, parce que le lendemain serait une journée de travail « civile » et qu'il devait assurer son rôle de citoyen honorable et exemplaire.

Mais là n'était pas la question : il se tenait entre lui et la fenêtre et si Renan pouvait bien en approcher une autre, il devrait prendre le temps de démonter la poignée et de l'ouvrir pour pouvoir s'envoler, ce qui laisserait à l'autre assez longtemps pour lui sauter dessus et le plaquer au sol. Bref, mieux valait éviter d'exposer son dos à un type qui avait déjà essayé de vous coller une flèche dans l'épaule. D'ailleurs, il avait laissé tomber son arc le petit Robin des Bois, est-ce qu'il avait compris que Renan contrôlait le métal ? Certainement. Ce dernier fut assez amusé par la situation, même s'il s'abstint de tout commentaire – pour une fois. À la place, il préféra reculer une nouvelle fois, un peu comme s'il comptait retourner dans le bureau, sauf qu'à l'instant où il fut assez éloigné de son adversaire, Tesla leva la main pour utiliser son pouvoir afin d'envoyer un rayon magnétique dans sa direction. Le rayon en question était invisible – ce qui rendait parfois le ciblage compliqué – et se trouvait en réalité être un blast, ou une onde de choc si vous préférez, magnétique. Logiquement, ce pouvoir avait plus d'effet sur les personnes chargées de métal, mais sur un humain « normal » il servait tout de même à repousser et étourdir la personne en question. Parfois, si l'individu en question était assez proche, cela pouvait provoquer des brûlures et des entailles.

Bien décidé à ne pas en rester là et à se débarrasser définitivement de son adversaire, Renan avança soudain vers lui – la jambe encore endolorie – avant d'enclencher son pouvoir d'aimantation pour attirer à lui tous les objets métalliques qui se trouvaient dans une sphère de cinq à six mètres autour d'eux. L'objectif ? S'en servir comme projectiles sur l'Archer trop envahissant, pour ne pas dire collant. Mais en attendant, il devait surtout s'assurer que ce dernier n'allait pas sortir une nouvelle connerie explosive de son équipement et il expédia donc à son tour un coup de poing en direction du visage de son adversaire. Tesla n'était pas un expert au corps-à-corps, en vérité il s'appuyait largement plus sur ses pouvoirs que sur le reste, mais il s'entraînait avec Evey, son binôme, ce qui lui permettait d'avoir une certaine base offensive et défensive. Peut-être qu'avec l'état de santé du Légionnaire, il parviendrait à prendre le dessus ? Dans le pire des cas, il se servirait des objets métalliques qui se dirigeaient déjà dans leur direction, déclenchant une multitude de bruits étranges et métalliques.

S'il était assez futé, l'Archer comprendrait qu'il avait intérêt à le laisser filer. Cela dit, les gentils étaient réputés pour être aveuglés par « le bien », pas étonnant qu'ils soient si nombreux à y passer.
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Message posté : Dim 23 Nov 2014 - 17:51 Message
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Il n’y avait guère qu’une chose que je pouvais faire face à lui : lui faire obstacle. Je ne pouvais réfléchir à me demander si cette attitude était intelligente ou stupide voire raisonnable ou folle. Elle aurait été LA stratégie à adopter pour gagner du temps et dans l’attente que la cavalerie arrive. Je doute cependant qu’elle allait se pointer…

Pourquoi encore lutter alors ? La Justice.

Mon adversaire avait crié face au flash lumineux. Une alerte pour moi quant à démarrer mon attaque de coup de poing et me retrouver enfin derrière lui, entre lui et sa fenêtre désirée, puisque Papillon volait et – assurément – il devait chercher à s’y envoler. Un animal bien amoché. Il n’est pas le seul. Je le suis aussi. Face à ce constat entre nous, il avait conclu non à de l’amour mais à de l’acharnement. Je ne voyais pas trop la différence avec le harcèlement ou, disons que, je voyais très bien la relation de cause à effets en tous les cas. Je constate en moi avec ironie que mon « ami » a un riche vocabulaire. Si je tiens à rester avec lui ? Oui, vois-tu, je commence à t’apprécier, et peut-être même aurai-je peine à me passer de toi. Cette pensée ironique qui me froisse un sourcil et presque une demi-vérité, tant j’aperçois non loin mon arc à terre, de mon regard bien grisé. Personne n’avait jusqu’ici réussi à me désarmer et, je le pressentais, j’allais m’en souvenir toute mon existence, que cette personne, face à moi, n’était pas n’importe qui. Il n'avait pas fait de commentaires là-dessus. Pourquoi ? Oh... On est des adversaires qui se respectent ? Un adversaire pas plus sadique que cela ? Il recule d’un pas. Je me tiens aux aguets mais je ne sais à quoi m’attendre. Pourquoi recule-t-il ? Le corps à corps, ce n’est pas son truc ?

Il m’annonce qu’il a autre chose à faire. Je n’en doute pas. C'est bien cela qui me dérange à vrai dire. Sauf si tu me dis que tu vas promener ton chien. Ou encore que tu vas agrafer des dossiers avec ton agrafeuse imaginaire. Lors d’un instant, j’ai cru qu’il allait partir pour un autre couloir vers une autre fenêtre. Non. Mon adversaire se montrait intelligent : le faire me donnerait trop l’avantage sur lui. Il n’était pas comme tous les criminels lambda qui cherchaient à fuir et prendre le risque donc de se faire prendre. Il faisait face jusqu’au bout. Les plus dangereux. Je n’aurai jamais cru, du bureau, que j’aurai affaire à un pissenlit tenace voyez. On ne savait jamais du premier regard à qui on avait affaire. On aurait dit qu’il cherchait plus que tout à ne pas me tourner le dos. Je dois dire que j’en faisais de même depuis le début. Il avait encore reculé. Un instant alors, j’ai cru me tromper à son égard, pensant qu’il allait retourner dans le bureau et - je ne sais que faire pour s’en sortir et s’échapper d’ici. J’approche un peu. Je me fais ombre de ses pas. Je suis du genre tenace aussi ou plutôt obstiné. Il lève la main entre-temps.

Je me retrouve en un élan comme expulsé en arrière quelque peu. Une onde de choc. Je connais cela. Cela me rappelle mes flèches soniques. Il y a autre chose pourtant. A mesure que je recule et perds pied, des entailles apparaissent sur mon corps et j’en ressens des brûlures partout. Je suis trop près ou c'est l'effet de son blast ? Si au début je lutte contre un vent invisible, je déchante très vite et de mes dents serrées, je lâche malgré moi débris de bruits de résistance de ma part. Je lâche prise et me retrouve déstabilisé, bien que toujours de dos à la fameuse porte, entre lui et la fenêtre dans la pièce derrière porte. Cette porte tant convoitée par mon adversaire qui donne sur la fenêtre. On dit souvent que, son ennemi use de son point faible ou qu’il attaque là où est son point faible. Je ne sais plus. Cela veut dire surtout qu’on doit observer son adversaire coûte que coûte. J'aurai pu utiliser une flèche sonique à mon tour. J'ai hésité à le faire. Je ne scrute pas la porte. Je garde un œil sur mon adversaire. Je me souviens de sa poignée. Je l’ai déjà examiné avant de rejoindre le bureau. Poignée dévissée, hein ? Je tente de deviner les plans de mon ennemi - de les anticiper. Il cherche à reprendre le même chemin car il y a peu d’obstacles qui pourraient l’entraver. Peu d’obstacle sauf moi…

Je cherche à me redresser non sans douleurs et me redresse. Mon adversaire avance cette fois-ci. Que fait-il bon sang ? Il joue à quoi ? Les métaux environnants sont comme appelés soudain. Je les entends et les vois remuer sur eux-mêmes. Ça me distrait. Il est aisé de devenir la trajectoire de ceux-ci : vers leur maître incontesté qui contrôle le métal, hein ? Et son ennemi… Je suis né pour me faire glue des méchants, tu sais, c’est ça être Légionnaire. Je suis encore étourdi. Et, soudain, je reçois un coup de poing inattendu, moi qui croyais avoir jugé que mon adversaire semblait comme éviter le corps à corps. Je me le prends en pleine face ! Je recule. Je recule vers la porte derrière moi pour ne pas dire nous. Ma peau entaillée brûle encore par endroits. Je recule et plie un genou au sol. Les bruits métalliques se font de plus en plus perçants. Je le regarde de mes yeux azurés cherchant son propre regard à lui. J’attends les derniers moments. Toujours mieux d’attendre les derniers moments. Pour m'aider je lance une flèche explosive entre nous, sur le sol - histoire de pimenter notre relation - ou, plutôt, faciliter ma fuite, le ralentir voire le distraire. Je me redresse et de là, dos contre la porte je l’ouvre en enclenchant le peu qui reste de sa poignée et poussant par le dos cette dernière, afin de me retrouver dans la pièce convoitée par mon adversaire. J’y referme la porte aussitôt et quitte son seuil – histoire de faire obstacles à toutes les choses métalliques qu’il aurait pu m’envoyer par cette porte – et dont je suppose et je l’espère peut-être presque mon propre arc.

En cette micro fuite je ne m’avoue pas vaincu : je prends une flèche de mon carquois – flèche glue. Je suis collant oui. Très collant. Je la lance sur la fenêtre dans l’idée que la glue s’y répande et ralentisse mon ennemi. Je reste près de la porte. Dos contre mur. Je ne sais que de mon ennemi qu’il maîtrise le vol et le métal. Rien d’autre sur ses pouvoirs. Je me courbe quelque peu. J’ai mal et je souffre. Je serre les dents. J’ai entailles, brûlures, un mal de crâne… à vrai dire j’ai même la nausée. Je dois tenir pour autant. Je me laisse tomber le long du mur et sur le sol. A quoi bon ? Vous croyez que j’ai lâché l’affaire ? J’aimerai bien et mon ennemi aussi. Je parais comme perdre connaissance. Je tiens sur pas grand-chose en même temps. Je sors une flèche grappin avec discrétion, la dissimule le long de mon bras en ma main et de mon corps assis. S’il s’envole… je tiens à l’accompagner… avec plaisir que je la lui balancerai dans son autre jambe non paralysée ou ailleurs. Encore faut-il qu’il croit qu’il a gagné face à moi et que la glue fonctionne pour le ralentir… et qu'il ne veuille pas m'achever. Quoi que, s'il souhaite m'achever, il aura une surprise puisque j'ai une flèche en main. On n’approche pas un lion qui a encore des crocs ? Si ? Tu m'en voudras pas hein, je suis resté silencieux jusqu'ici. Je ne suis pas contre une bonne conversation, mais j'ai un peu envie de vomir avec ton blast vois-tu. Et comme tu es bien plus sociable que moi, je te laisse l'engager avec joie si tu le souhaite... Archer IV, va falloir que tu joues bien la comédie sur ce coup-là...


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Message posté : Dim 23 Nov 2014 - 22:53 Message
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Le coup de poing porte ses fruits – certainement une jolie pêche ! – et la cible de Renan recule sous le choc. Ce dernier en profite pour jeter un coup d’œil vers la zone où se trouve la porte permettant de rejoindre la fenêtre vers sa liberté, au sens propre du terme. Malheureusement, pendant ce bref laps de temps, l'Archer en profite pour s'échapper en direction de la fameuse huis, certainement pour essayer de lui bloquer le passage ! Quel parasite celui-là ! Oui, Tesla n'avait jamais été très poète dans l'âme et lorsque quelqu'un lui courait sur le haricot, il avait du mal à se montrer doué pour les surnoms. Quoi qu'il en soit, les objets métalliques affluaient toujours en direction du magnétiseur qui avait dans l'idée d'envoyer quelques projectiles bien ciblés sur le Légionnaire, juste assez pour le retenir avec lui dans cette pièce et l'achever tranquillement. Mais c'était sans compter la malchance : Renan ne s'attendait pas à ce que son adversaire se mette à genou et le projectile métallique passa largement au-dessus de sa tête pour s'écraser contre le mur non loin de là. Et bien, ce serait la première fois qu'il râlerait parce que quelqu'un mettait un genou à terre devant lui – sans arrière-pensée !

Esquissant un pas dans sa direction, Renan songea à lui attraper le bras ou la jambe avec la lampe métallique qui se trouvait non loin de là, mais avant qu'il ne puisse se lancer, l'Archer avait tiré une nouvelle flèche de ses affaires pour la projeter au sol, entre eux. L'explosion qui en résulta repoussa le Breton en arrière et le fit percuter le mur le plus proche – rien de bien agréable en somme. Sa chance ? Que quelques objets métalliques soient présents entre lui et cette flèche, absorbant certains des dégâts, mais pas dans leur totalité bien évidemment. Baissant les yeux sur son corps, Tesla constata que plusieurs de ses membres étaient douloureux, certainement à cause du souffle de l'explosion, mais pas au point de l'empêcher de se mouvoir. Et même si c'était le cas, il ne traînerait pas éternellement ici en attendant que la police vienne le cueillir !

Quittant le mur contre lequel il était appuyé, le trentenaire grimaça à travers son masque avant de se diriger vers la porte en évitant de porter attention aux élancements de ses membres. Son costume était en partie déchiré à des endroits et indiquait clairement qu'il n'avait pas échappé au souffle de l'explosion, mais ce serait un avantage pour lui si son adversaire le pensait affaiblit – ce qui était le cas cela dit. S'approchant donc de la porte, Tesla décida toutefois de ne pas l'ouvrir lui-même : peut-être que le Légionnaire avait collé une autre de ses conneries sur la poignée ? Paranoïaque ? Si peu ! Le trentenaire employa donc son don pour dévisser les vis qui maintenaient la poignée en place et faire en sorte que celui-ci tombe au sol. Après quoi, en utilisant le métal présent sur l'huis, il n'eut qu'à repousser le battant qui s'ouvrit brutalement et percuta le mur avec violence.
Aucun bruit. Est-ce que l'Archer s'était enfui ?

Il le verrait bien assez tôt ! Après une brève hésitation, le Français passa le pas de la porte pour jeter un coup d’œil à la ronde et repéra rapidement la silhouette de l'Archer. Encore sur son chemin ! Il était appuyé contre le mur, non loin de la porte, mais sur la trajectoire qui menait à la fenêtre. Levant les yeux vers cette dernière, Tesla remarqua d'ailleurs qu'elle avait l'air maculée de... de quoi déjà ? Impossible d'identifier ce que c'était réellement ! Son attention se reporta sur la silhouette qui semblait inconsciente. Le plus logique aurait été de le planter là et d'emprunter la fenêtre pour se barrer, sauf qu'elle avait l'air piégée. Il lui restait toujours la possibilité d'ouvrir une autre fenêtre en faisant sauter les vis, cela ne prendrait pas plus d'une minute, mais jamais il ne tournerait le dos à une personne qui lui avait déjà causé des dégâts. Non, pour agir tranquillement il devait se débarrasser du Légionnaire, tout simplement !

En silence et sans perdre de temps, le Breton recula de quelques pas pour utiliser son pouvoir afin de rappeler les billes métalliques qui s'étaient fichées dans le mur lors de sa précédente attaque sur l'Archer, puis les attrapa en main afin de les vérifier d'un coup d’œil. Elles étaient en état. Bien. D'un geste familier, Renan les fit sauter de sa main avant de les projeter une nouvelle fois vers la silhouette inerte. Logiquement, elles allaient traverser son corps de part en part avant de revenir sagement dans sa main. Personne ne ferait la différence avec des balles à l'exception près que les billes ne resteraient pas dans le corps et n'empêcheraient aucune identification du couple. Enfin, disons que jusqu'à aujourd'hui cela n'était jamais arrivé ! La seule chose que Tesla n'avait pas prévue, c'était que le corps pouvait peut-être encore réagir. Il se trouvait bien trop près de l'Arche, à moins de deux mètres, ce qui signifiait que si ce type décidait de lui sauter dessus, il aurait à peine le temps de réagir. Malheureusement pour lui, Renan était parfois trop vaniteux et il était intimement persuadé de réussir à clore ce combat d'un simple geste de la main.
Il avait encore beaucoup à apprendre au final.
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Message posté : Sam 6 Déc 2014 - 21:09 Message
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Je ne peux faire que cela : faire obstacle. Il l’avait prétendu : n’est-ce pas ennuyeux, fastidieux, d’agir en justicier ? Il y a, tous ces comics, qui narrent comment le super-héros arrive à tenir, tenir tête face au super-vilain, pour ne pas succomber à ne faire aucun écart. Il y a, toujours, un super vilain qui vous pousse vous, super-héros, à frôler les limites – vos limites – car, sans le savoir, un némésis vous mène dans ses propres lois. On se surprend à trop de violence, pour interroger ou enfermer ; ou encore, faire obstacle. C’est là où le super vilain gagne et ne doit pourtant jamais gagner.

Ça paraît difficile : être un justicier. Je crois qu’il est tout aussi délicat que de vouloir le chaos et le désordre – de ne veiller à ne pas laisser de traces derrière soi lorsqu’on le fait – on en laisse toujours. Il faut aussi veiller à ne pas faillir sur le terrain, et se laisser porter par ses émotions les plus obscures : l’erreur que peut-être va commettre mon adversaire. Pour l’heure, dans l’obscurité, tapis et dos contre mur, non loin du seuil de la porte menant vers la fenêtre de la liberté pour mon adversaire et que je dois emmurer alors, mon esprit réordonne ce qu’il vient de se passer à l’instant. Je m’étais agenouillé à temps face à lui; dans le couloir que je viens de fuir, esquivant un projectile métallique de peu, qui aurait pu me percuter de plein fouet – moi et mon cerveau. J’avais jeté une flèche explosive sur le sol entre nous, pour me donner de quoi m’éclipser jusqu’ici. Peut-être aurait-il pu, si je ne l'avais pas fait, m'atteindre avec d'autres objets métalliques. Le justicier : il retarde. Il ne fait guère que cela. Il emprisonne au mieux. Le criminel, lui, il tue.

Je ne constate pas encore que mon adversaire est tailladé par le souffle de l’explosion antérieure. Il est là. Sur le seuil et bientôt dans la pièce même. Face à moi. Non loin de moi. Un ou deux mètres. Quelques pas à peine suffiraient pour le rejoindre alors. Avant d’être là près de moi ainsi, il avait signalé son intrusion. Les vis de la porte étaient tombées à terre avec cliquetis. J’ai comme horreur de ces bruits métalliques sur le moment, tant ils sont répétitifs en cette rencontre, et annonciateurs pour moi de reprise de combats face à « Papillon ». Ça m'alerte sur le qui-vive. Il avait ouvert la porte avec colère. Ouverte avec brutalité. Une percussion violente de la porte contre le mur. C’était comme un vent violent qui avait décidé de s’introduire là où vous vous étiez réfugié. Un vent mesuré – puisque la porte ne claque guère de nouveau derrière lui. Il laisse au contraire dévoiler une silhouette que l’on peut imaginer aux traits de rage sous le costume. Il n'étais pas entré dans l’immédiat toutefois. Il y avait eu un temps. Mon adversaire perdait patience – mais ne manquait pas de prudence. J'aurai presque pu en déduire que sur ce coup là, qu'il me ressemblait. Je m'y refusais. Je m’étais enfui comme ne m’étais pas enfui : j’étais bel et bien resté là et restais présent.

Il me fallait une toile : une toile collante. J’en avais mis un brin sur la fenêtre par une flèche glus et à matière gluante – une pâte collante induite sur la pointe qui se disperse un peu plus à l’impact. C’est maigre par rapport à une toile entière que j’aurai aimé tisser. C’est déjà ça. Un piège que mon adversaire devait bien désamorcer et perdre au moins un petit temps à le faire ! Ça ne devait pas lui plaire. J'imagine que les obstacles commençaient à l'irriter de plus en plus ! J’entends des objets fendre l’air – des projectiles – aisé de déduire métalliques et billes métalliques, que j’entrevois léviter entre une de ses mains. J’ai ainsi donc le regard porté un instant sur lui, presque Ombre, tandis que lui-même porte son propre regard sur ses billes – sûrement pour en vérifier leur état. J’ai toujours eu un bon timing, Papillon. Fais-moi confiance là-dessus !

C’est donc à ce moment précis que je me relève qu’à moitié tant je me rue et me jette sur lui : lui et son poignet que j’empoigne pour faire voler, un peu en l'air - vers le haut - et en éclats, les billes métalliques – comme on l’aurait fait contre quelqu’un qui tient un pistolet, afin de désorienter sa balle, qui, ici, est fragmentée en plusieurs billes – une mini-mitraillette alors. Les billes fusent et tirent. L’une des billes percute la fenêtre engluée, pour en fin de compte la trouer et la traverser en un trou et des fissures tout autour, ainsi que quelques lignes de fractures : elle ne se casse pas encore. Elle ne demande plus que cela. Papillon, il n’est pas aussi aisé de tuer un homme et d’ordonner un meurtre par un claquement de doigt ! Ça aurait été très esthétique, je te l'accorde ! Et je n’en doute pas ! Hors de question pour autant que je meure de la sorte !

Et là arrive, le moment où on ne répond plus de rien. En m’étant jeté dessus par un élan, bien évidemment, je le percute et le pousse jusqu’au mur le plus proche dans la pièce où je l’y plaque. Ma flèche grappin dissimulée le long de mon bras et de ma main, en vient à assassiner sa jambe pour s’y planter, lors de cet élan sur lui. Je la plante droit au but comme j’aurai pu la tirer à l’arc : elle s’enfonce et sa pointe ressort de l'autre côté de sa cuisse – la dorsale de la pointe de flèche qui s’agrippe à la peau et contre cette dernière - tout comme un hameçon. J’en garde en une main l’embout de cette flèche grappin qui se détache du tube de flèche en une corde rétractile, avec le micro-boitier en l'embout, qui commande le retour de la corde aussi bien que le leste vers son tireur – autrement dit moi. Il est comme en laisse. Je ne pense guère que cela va lui plaire !

Cette laisse ne me gêne pas pour me battre – elle ne s’emmêle pas encore. Je me redresse et ne me recule qu’à peine pour le lui donner un bon coup de poing du crochet du droit en pleine face. La fureur nous réveille. Elle obscurcit nos souffrances. Elle obscurcit notre jugement. Elle efface tout. Tant on est dans le combat. Je lui redonne un autre coup poing de l’autre crochet – le gauche en meilleure vitalité – vers le bas pour le forcer à s’agenouiller à son tour face à moi – comme moi je me suis déjà agenouillé face à lui. Je cherche à le neutraliser – à le fatiguer. Ah vraiment ? Alors, pourquoi, dites-moi pourquoi, je pose main sur son épaule qu’un instant, pour prendre maigre appui à ensuite le relever, en agrippant sauvage, ce qui lui reste de morceau de costume émietté, pour le redresser, ferme, autoritaire et directif, lutteur, juste pour lui mettre un coup de genou des plus secs et brutal dans l’abdomen ? Il m’a refilé la nausée. J’évoque par-là l’onde de choc qu’il m’avait infligé. Je ne sais pas – c’est – la justice que de rendre la monnaie, non ? C’est mettre un poids sur la balance, et en mettre un autre pour que les choses s’équilibrent ; c’est juste, non ? Pourquoi, pourquoi j’ai comme l’impression que non ? Que j’ai comme l’impression que je m’acharne ? Il y a un goût amer de vengeance que j'ai soudain dans la bouche envers lui. Cela ne me ressemble pas. C’est parce que c’est lui. Lui et le fait qu'il m'a retiré mon arc comme un jouet à un enfant. C'est possible. Je ne sais pas. Et j’en prends qu’à peine conscience. Je ralenti mes coups et peut-être que j’offre par là sans le savoir, une ouverture à mon adversaire. J’ai des doutes. J’ai des doutes sur mes façons de faire sur le moment. Il m’emmène là où je ne devrai pas aller. Ça reste pour autant ma faute à moi seul.

Tant que j’ai l’embout de la flèche en ma paume et une corde non rompue, difficile à rompre puisqu'elle est rétractile et élastique via le tube de la flèche; s'adaptant aux distances, mais toute de même possible à casser ! – ainsi que la flèche grappin bien plantée dans sa jambe – je le tiens potentiellement « en laisse » jusqu’à ce qu’il en soit autrement. C'est fou. Ce silence. On est silencieux. Je suis silencieux en cet instant de lutte acharnée pour ma part. J'avais cru qu'on était du genre bavard pourtant. Pourquoi je dis « on » ? Je n'ai rien à voir avec Papillon... !

Je recule, comme pour esquiver une riposte, mais, je me surprends à le rapprocher avec la corde rétractile pour le forcer à avancer un peu plus, et lui donner de nouveau un coup de poing pour qu'il percute le mur derrière lui en prime. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je n’en sais rien... J'essaye de faire en sorte qu'il perde conscience... c'est tout !

Et lui ? Comment va-t-il réagir ? Va-t-il enfin se rendre... ?


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Message posté : Dim 7 Déc 2014 - 18:17 Message
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ϟ Pouvoirs : Contrôle du magnétisme. Liste détaillée des pouvoirs disponible ici
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Apparemment, l'homme n'était pas encore assommé puisqu'il se redressa pour se ruer sur un Renan quelque peu étonné. Il n'était pas infaillible, voire encore trop jeune et cette erreur risquait de lui coûter cher. Fort heureusement pour lui, le jeune homme n'eut pas à subir d'attaque trop brutale puisque l'Archer se contenta de lui saisir le poignet pour dévier les billes métalliques qui s'enfoncèrent dans le mur ou traversèrent la fenêtre qui n'explosa pas sous l'impact. Foutue glu. Cependant, les choses sont loin de se calmer, au contraire. Alors qu'il reportait ses yeux sur sa cible, Tesla eut la très désagréable surprise de se faire jeter en arrière, percutant le mur le plus proche et s'y cognant légèrement la tête. Pas assez pour l'assommer, mais suffisamment pour le sonner pendant quelques secondes, juste assez pour que son adversaire du soir ne lui transperce la jambe à l'aide d'une flèche. La douleur arracha un gémissement à Renan qui n'ouvrit pas davantage la bouche, le temps de baisser les yeux vers sa blessure, il comprit que ce n'était pas une simple flèche. Il allait devoir se montrer prudent, très prudent même ! Le projectile avait traversé toute la jambe et il allait devoir éponger le sang tombé au sol avant de s'en-aller – parce qu'en effet, il était toujours certain de s'en tirer.
Ce n'était qu'un contre-temps.

Cet enchaînement perturba pas mal Renan qui avait l'habitude de gérer les choses et non de les subir, aussi l'Archer parvint-il à prendre le dessus pendant quelques instants, enchaînant deux coups de poing qui étaient loin d'être agréables et ne firent qu'accentuer l'état déjà sonné du trentenaire qui fut contraint de mettre un genou à terre suite au deuxième. C'était une véritable humiliation, non parce qu'il se faisait frapper, mais parce que la symbolique du genou à terre était très dure à supporter pour un homme avec son ego. Mais visiblement l'homme n'était pas décidé à s'arrêter là puisqu'il expédia un nouveau coup – de genou cette fois-ci dans l'abdomen du Français qui étouffa un nouveau gémissement de douleur : il n'allait pas lui donner cette satisfaction !

Ce n'est que lorsque son adversaire recula et que Renan fut contraint de s'approcher de lui pour que l'embout de la flèche ne lui rentre pas dans l'arrière de la cuisse, qu'il comprit qu'il devait vraiment réagir. Un nouveau coup de poing l'obligea à reculer contre le mur et c'est à ce moment qu'il décida de réagir. Si l'Archer voulait l'arrêter, il allait devoir le tuer, parce que le Breton ne se rendrait pas vivant. Avant qu'un nouveau coup ne se fasse, Tesla leva la main pour attirer ses billes métalliques fichées dans le mur en face. Elles filèrent dans leur direction et au moins l'une d'elles toucha son adversaire, lui permettant de détourner son attention le temps de se reprendre un peu. Son abdomen l'élançait toujours douloureusement et son visage de même – puisqu'il avait été touché là – sans compter que sa cuisse était totalement inutilisable. D'une part à cause de la flèche qui l'avait paralysée, puis maintenant par ce projectile fiché dedans. Et bien évidemment, le premier effet avait cessé au moment où la douleur commençait à débarquer.

Serrant les dents, le trentenaire s'appuya sur la jambe douloureuse pour expédier un coup de pied avec l'autre, essayant de toucher sa cible pour la forcer à reculer. Le Français avait bien repéré la manette que l'homme tenait en main et comprit qu'il s'agissait d'une sorte de flèche-grappin, il fallait donc lui sortir cette chose de la main pour pouvoir éviter de se faire arracher toute la jambe. Il utilisa donc son pouvoir pour lui arracher la manette des mains avant de lever la sienne pour projeter un nouveau blast en direction du ventre de son adversaire. Il n'allait pas en mourir, mais c'était un choc assez fort qui projetterait sa cible en arrière – contre le mur donc. De plus, il risquait aussi de l'étourdir, voire de lui donner la nausée. Mais les choses se passèrent d'une manière assez inattendue : l'Archer buta effectivement contre le mur derrière lui, cependant l'impact produisit un bruit étrange et l'homme tomba au sol. Apparemment, sa tête avait très violemment frappé contre les briques – c'était un vieux bâtiment et non du préfabriqué – et il s'était évanoui.

Renan aurait pu essayer de voir le visage de l'homme, mais il était épuisé, blessé et devait rapidement s'en-aller. Glissant ses billes dans sa poche, le trentenaire regarda par terre pour repérer plusieurs taches de sang. Il déchira une partie de son vêtement pour les nettoyer sur le sol avant d'arracher le câble qui reliait la flèche plantée dans sa jambe, à la manette qui traînait désormais par terre. La retirer aurait été un carnage, il devait rentrer à la base dans cet état et demander de l'aide là-bas. Après s'être assuré que son comparse était bel et bien hors d'état et, entendant des éclats de voix qui arrivaient vers eux – certainement ceux des gardes ou de la police – le Français s'avança vers la fenêtre qu'il ouvrit enfin, de manière à pouvoir enfin s'en-aller. Il l'avait bien mérité !

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Ich will dass ihr mir vertraut, ich will dass ihr mir glaubt, ich will eure Blicke spüren, jeden Herzschlag kontrollieren. Ich will eure Stimmen horen, Ich will die Ruhe storen. ♦️ ©️ Rammstein



Message posté : Dim 7 Déc 2014 - 23:46 Message
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Je m’attendais à ce qu’il se rende : il encaissait bien trop pour ça. J’entends soudain bien tard, et sent surtout une bille fuser vers moi par derrière et se planter en mon épaule, un bruit métallique. Encore… le métal ! J’en suis perturbé pour être en mesure de me défendre et de réagir face à mon adversaire. Je serre les dents. J’avais pris cher depuis le début du combat. La douleur se faisait de plus en plus difficile à supporter et à ne pas exprimer. Je prends un coup de pied qui me repousse sauvage vers l’arrière et m’éloigne du Papillon. Il me retire aussitôt l’embout de la flèche des mains. Celui-ci est après tout constitué de métaux ! Quelle plaie ! Je ne peux tant rien faire contre lui ! Et de là, désarmé de mon unique moyen de menotter mon criminel, tout s’enchaîne et c’est la descente aux enfers. Je prends un blast. Comme l’autre mais là en plein ventre et je sens à plus grande puissance encore. Il me fait percuter le mur derrière moi avec violence. Je suis projeté. Et là plus rien. Je perds conscience. Le trou noir.

A mon réveil aux urgences de la Tour de la Paix : je vois flou et peu à peu discerne des formes – entre médecins et personnel de la Tour. On m’a laissé capuche, cache-nez et costume – je vois une assistance s’agiter à réclamer de veiller quant à cela : mon identité secrète. Il est impossible de demander mon véritable nom, et pourtant il faut vérifier que je ne l’ai pas oublié. Là et le point de friction. J’ai un traumatisme crânien. Je l’entends. On vient de me passer un scanner ou IRM – je ne sais. J’entends parler de deux explosions. Quelles explosions ? Il y a eu des explosions ? Je me penche sur le téléphone fixe de la chambre alors, qu’on tente de m’en empêcher en même temps qu’on constate que je me suis réveillé sur le lit au linge blanc : je souhaite appeler Ethan. Mon oncle. Je ne dis rien et cherche à taper le numéro. Oui. Je l’ai encore en mémoire je crois. Je n’en suis plus très sûr. C’est mes doigts qui s’en souviennent davantage à force de le taper.

On me dit qu’on va me faire un faux arrêt de travail pour accident de travail – que j’aurai juste à fournir ma plaque d’immatriculation de mon identité civile – Je ne comprends plus rien ! Qu’est-ce qu’il se passe ?! Je n’arrive pas à parler. Je fais signe négatif de la tête. Je cherche toujours à taper les chiffres sur le téléphone. Je m’agite. Je veux vraiment prendre ce téléphone et appeler. On me laisse enfin faire. On me laisse enfin seul dans la chambre. La ligne est sécurisée si je suis à la Tour. J’appelle Ethan. Je serre le téléphone autant entre mes mains que contre mon oreille. Je suis allongé sur le lit en chien de fusil – ma voix souffle : « L’Archer IV est aux urgences. Je ne sais pas pourquoi. » Inutile de lui préciser où. Il le sait en ex-Sagittaire. J’entends un silence et il me répond : « J’arrive. Dis-leur que tu peux sortir. » Je raccroche. Il y a un silence. Je regarde autour de moi. Il y a l’arc métallique qu’on a ramassé sur place, mon carquois et mes flèches. J’ai envie de vomir. Je détourne le regard sur la fenêtre. C’est le petit matin – non il doit être midi je crois – peut-être même davantage. Je cherche à me lever. J’ai mal à l’abdomen. On entre de nouveau dans la chambre. Je lève la main pour qu’on ne me touche pas. Je ne veux pas paraitre faible. Cela ne fait qu’un an que je suis l’Archer… Je déplace mes jambes sur le côté – assis sur le lit d’hôpital. Je… je crois qu’il faut que j’aille vomir. Je me ressaisis. « Je vais sortir » que je leur annonce. Ils ne savent pas trop quoi dire. Je me lève et marche difficilement vers mon arc et mon carquois de flèche. On me donne le faux arrêt de travail, ce à quoi je dis : « Ma vie civile a peu d’activités en août. Ça ira. » On sort et on me laisse faire comme je l’entends. Je suis… fatigué. Je regarde à peine mon arc et ne prends qu’une flèche entre les doigts – sans la retirer du carquois. J’y touche les plumes un instant et retire mes doigts. Une plume. Je devrai y faire deux entailles. Deux entailles oui. Comme les ailes de… d’un Papillon - et les griser comme le métal. Je ne sais… même pas pourquoi… Je frappe la fenêtre devant moi d’un seul coup par un coup de poing et la brise. Je ne sais… même pas pourquoi... Je passe la main sur les tempes. Une main en sang : je suis stupide. Ça pullule de mes traces ADN. Je sais qu'on les nettoiera de toute manière - mais quand même. Je délaisse mon arc en métal ici - à la Tour de la Paix. Je le délaisse lui et ce qu'il me reste de flèches dans ce carquois. Je ne veux plus le toucher cet arc. Je me change dans un vestiaire approprié qu’on nous laisse à disposition pour passer de la vie de super à la vie de citoyenneté.

Je sais où rejoindre Ethan. Quelque part à quelques pâtés de maison d’ici. Il me retrouvera de lui-même. Il s’arrête en voiture devant moi. Il m’aide à monter. Il attendra mais il ne finira pas le faire : il me demandera ce qu’il s’est passé et je lui dirai que je ne m’en souviens plus. Il ne comprendra pas. Je lui dirai que je ne me souviens de rien. A mon retour dans mon atelier, je fabriquerai un nouvel arc, un carquois et des flèches. Je travaillerai depuis lors sans savoir vraiment pourquoi sur une flèche exempt de matières métalliques. J'en glisserai chaque prototype à l'extérieur du carquois - glissé à un endroit particulier et prévu à cet effet - sans savoir vraiment pourquoi. Un prototype sans cesse jeté à l'abandon que j'en oublierai cette flèche dans chaque mission - enfilé dans mon carquois - qu'on se dira que ce n'est guère qu'une touche esthétique - avec ses plumes entaillées par deux fois, couleur métal-gris. Je lui dirai à Ethan, plus tard et quelques nuits plus tard, que depuis gosse et qu’on m’a appris le tir à l’arc ; et depuis que j’idolâtre le Scarab, il m’arrive de rêver, de rêver à ce que ma flèche m’obéisse rien qu’à un sifflement, et qu’elle perce comme une lumière les ténèbres – alors que je suis entouré de ténèbres. Mais je lui dirai aussi, plus tard et quelques nuits plus tard, que je fais de moins en moins ce rêve, mais de plus en plus un cauchemar étrange, où je me réveille en sueur – où ma propre flèche se retourne contre moi – et, parfois, il y a une silhouette, mais la silhouette n‘est guère qu’une Ombre parmi les Ombres.




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Fais peur au lion avant qu'il ne te fasse peur ▬ Michael

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