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Sagesse, beauté et gentillesse ne font bouillir aucun chaudron ▬ Charlie

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Officier de la Pénombre
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Renan Le Guerec

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Tesla

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Ven 7 Nov - 0:19 Message | (#)

29 septembre 2014

Cela faisait un bon moment que Renan était sur la mission de Charlie Lane. Il devait récupérer des informations qu'elle pourrait avoir au sujet de SHADOW et glaner quelques autres petites choses intéressantes au passage. Initialement, le but avait été de sympathiser avec elle pour se contenter de discuter et savoir ce qu'elle avait pu échanger avec Kailee, mais au fil des rencontres, le plan avait légèrement évolué. L'avocate était une jeune femme tout bonnement charmante : elle correspondait certainement au rôle de la belle-fille parfaite selon les critères des citoyens normaux. Intelligente, douée, avec une belle carrière devant elle, un peu naïve et surtout altruiste. Pour Renan, c'était plus ennuyant qu'autre chose : les « gentils » avaient une forte tendance à répéter les mêmes schémas et les mêmes fautes au point que cela finisse par devenir trop facile pour leurs adversaires. Cependant, Charlie gardait certains traits de caractère qui pimentaient sa personnalité et de plus, elle était loin d'être désagréable à regarder. Bien sûr, tout cela n'influençait en rien la mission du Breton : il allait glaner les informations et cela même si Charlie Lane pouvait tourner dans un film d'horreur sans maquillage préalable.

L'approche se faisait tout en douceur : plusieurs « rendez-vous » amicaux qui avaient été utiles pour qu'elle le trouve fréquentable et bientôt, il allait faire opérer un changement de cap à leur relation. Renan n'était pas aveugle et il avait bien remarqué que le caractère forgé pour Kailee ne convenait pas à une femme comme l'avocate : il devait avoir plus de caractère et se montrer moins insipide. Malheureusement, la jeune femme l'avait connu ainsi et le changement devait donc se montrer subtile. Mais ce n'était pas un problème, Renan avait mûrement réfléchi à ce point et la récente tôlée qu'il avait ramassée en mission allait lui servir.
Tout devait être exploité pour le bien de SHADOW.

Cependant, il ne s'était pas attendu à ce que le premier pas vers ce plan soit inconsciemment opéré par la jeune femme. Alors qu'il était installé dans son appartement suite à une mission trop animée qui l'obligeait à rester plus ou moins immobile les temps à venir, Renan avait entendu son téléphone sonner. Lorsqu'il avait décroché pour répondre, quelle ne fut pas sa surprise d'entendre la voix de Charlie Lane qui avait visiblement envie de sortir ce soir-là. Jetant un coup d’œil à sa montre, Renan constata qu'il n'était pas trop tard, toutefois un problème se posait. En effet, après avoir récolté quelques côtes fêlées et cassées, le Breton avait été contraint d'obtenir un arrêt de travail parce qu'il n'était pas question d'aller gambader en haut d'un immeuble pour laver des vitres avec ce handicap en plus. Il devait rester chez lui et éviter de sortir en dehors des rendez-vous médicaux. Tout cela pour dire qu'afin de garder son boulot et sa couverture de type parfait, le trentenaire ne pouvait pas accepter cette sortie. Cela dit, refuser en bloc ne lui effleura pas l'esprit et il proposa une solution alternative à Charlie : elle pouvait passer chez lui si l'envie lui en disait. Après tout, elle connaissait l'adresse pour avoir été sa voisine pendant un bon moment.
La suggestion fut acceptée et Renan l'attendit donc.

Il avait pris soin de ne pas détailler la raison de son empêchement, se contentant de dire qu'il était en arrêt de travail et n'avait pas l'autorisation de sortir comme il le souhaitait. Malgré tout, Renan avait déjà son excuse en tête et elle lui servirait à affirmer un peu le caractère du Renan de sa vie de couverture : une sortie dans un bar qui avait mal tournée et avait terminé en bagarre. Ce n'était pas pour prouver qu'il savait se battre vu qu'il s'était pris une branlée vu son état, mais c'était de manière à montrer à Charlie qu'il pouvait aussi avoir des coups de sang et sortir de l'image du type lisse et sans intérêt.

Patientant sur son canapé jusqu'à ce qu'elle arrive, Renan se redressa lorsque quelqu'un sonna à la porte du hall. Il appuya sur le bouton pour enclencher l'ouverture de l'entrée avant de patienter quelques minutes le temps que la sonnerie de l'huis de l'appartement retentisse. Lorsqu'il ouvrit, nulle surprise : Charlie se tenait sur le pas de la porte et il lui adressa un sourire avant de reculer un peu pour la laisser entrer.

« Vous avez fait vite. Je constate que vous n'avez pas oublié l'adresse. »

Ce qui était à la fois rassurant, mais aussi inquiétant : elle devait se souvenir de toutes ses discussions avec Kailee. Lorsque la jeune femme fut entrée, Renan referma derrière elle. Charlie n'était jamais revenue dans l'appartement depuis le départ de sa meilleure amie et ce dernier avait pas mal changé : « décoration » beaucoup plus épurée et plus la moindre trace des photos que Kailee avait pu accrocher de toute sa famille – eux deux y compris. Se tournant finalement vers l'avocate, le Breton reprit.

« Je peux vous débarrasser ? » Parce qu'il fallait rester galant quand même. « J'espère que ça ne vous a pas trop ennuyée de devoir faire le déplacement. » Et donc de venir le voir ici. Pas que les voisins avaient besoin de grand-chose pour jaser cela dit. « J'ai été surpris que vous m'appeliez pour ça. Agréablement je veux dire. »

Qu'elle se soit ou non débarrassée de son éventuelle veste, Renan lui fit signe qu'elle pouvait aller s'installer dans le salon si l'envie lui en prenait. Mis à part le sac apporté par Evey qu'il n'avait pas encore pris le temps de ranger depuis la veille, la totalité de l'appartement était dans un ordre parfait. Il fallait juste espérer qu'elle ne se sentirait pas mal à l'aise dans ce cadre un peu trop parfait en apparence !
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Mar 11 Nov - 14:54 Message | (#)

Sur le coup, la proposition alternative de Renan la mit mal à l’aise. D’accord, ils s’étaient vus plus ou moins régulièrement ces derniers temps mais, ils avaient toujours soigneusement évité l’appartement de l’un ou l’autre. Jusqu’à présent ça convenait très bien à Charlie parce que, aller dans un appartement, même sans arrières pensées, elle avait l’impression que c’était trahir Kailee. L’humain avait une fabuleuse capacité à se voiler la face, Charlie encore plus : elle croyait que tout le monde était ce qu’il paraissait être, et croyait que voir Renan dans des lieux publics n’était pas, déjà, une forme de trahison envers la journaliste. Et si, sur le moment, elle avait songé à proposer un autre soir, le fait qu’il annonce être en arrêt avait éveillé une certaine inquiétude qui l’avait poussé à accepter la proposition du Français. Faible petite Charlie.

Aller chez Renan n’était pas un problème, en fait, étrangement, la seule angoisse qu’elle avait c’était de croiser Scott dans les couloirs. Il avait toujours son appartement, au même étage que Renan et, honnêtement, elle n’avait pas envie d’avoir à trouver une excuse pour être dans le coin. Mais le croiser aurait vraiment été un coup de pas de chance et, heureusement pour elle, elle évita cette faible probabilité. Mais, du coup, ça la fit sourire quand Renan annonça qu’elle n’avait pas oublié l’adresse.

« Ce serait dommage d’oublier l’adresse d’un immeuble dans lequel j’ai vécu quelque temps. »

En réalité, la première question qui lui venait à l’esprit c’était de savoir ce qui s’était passé. Renan avait l’air dans un mauvais état, ce qui n’arrangeait pas l’inquiétude de l’avocate. Mais, sur le coup, elle préféra faire comme si de rien n’était. Les gens n’étaient pas toujours très à l’aise pour parler d’un problème qu’ils avaient eu. Autant partir dans quelques banalités avant de poser ce genre de question. Et pour être banale, elle l’était, à sourire un peu comme une débile juste parce qu’il disait être agréablement surpris de son appel. Histoire que cela ne se voit pas trop, elle avait enlevé sa veste pour lui laisser en le remerciant.

« Non, non, ça va pour le déplacement. En réalité, le bureau n’est pas si loin que cela. D’ailleurs, j’ai pris quelque chose à manger sur le chemin. » Elle présenta le sac de nourriture à emporter, comme pour prouver ses dires. « Comme vous avez dit ne pas pouvoir sortir comme vous vouliez et que l’heure si prête un peu près, je me suis dit que ça pourrait toujours servir. »

Qu’on ne se méprenne pas : Charlie ne s’invitait pas du tout à manger, ça serait bien mal la connaitre. Le geste avait été tout ce qu’on fait de plus innocent. S’il ne sortait pas comme il voulait, il avait probablement peu de disponibilité pour aller faire des courses ou des choses de ce genre.

Sous l’invitation de Renan, elle entra dans le salon et se mise à sourire. Ok, en fait, elle n’était pas la seule à être une maniaque du rangement. Cela dit, si son appartement ne comportait pas beaucoup de choses personnelles, ce n’était rien comparé à l’appartement de Renan qui ne donnait aucune tranche de vie personnelle, que ce soit par des photos ou des tableaux ou n’importe quels éléments de décoration qui pourrait trahir ses goûts. C’était tellement bien rangé que, en réalité, ça mettait en évidence le sac présent. Mais, comme elle estimait que ce n’était pas ses affaires, elle préféra se taire sur la présence presque étrange de ce sac au milieu d’un tel rangement.

« C’est marrant, les gens ont tendance à penser qu’un homme, célibataire, va forcément vivre dans un endroit en bordel permanent. » C’était quand même le cliché qu’on se faisait d’un type célibataire. « Vous prouvez le contraire. Cela dit c’est loin d’être une critique… J’aime bien quand tout est, disons, bien ordonné. »

Chose qui était surtout apparu quand elle avait eu son propre appartement. C’était venu d’un besoin d’organisation pour les nombreux dossiers qu’elle avait et c’était étendu, doucement mais sûrement, à l’ensemble de son appartement. Bon et le fait de ne pas y vivre beaucoup aidait forcément à garder l’endroit parfaitement rangé. Son regard venait de finir sur Renan, et sur les blessures apparentes.

« Je peux vous demander ce qui vous est arrivé ? »

Elle préférait lui demander l’autorisation plutôt que d’imposer une question à laquelle il n’aurait peut-être pas envie de répondre. D’ailleurs, si c’était le cas, elle ne s’en offusquerait pas mais, dans le fond, elle était un peu inquiète de l’état dans lequel il se trouvait. Puis forcément, elle se demandait ce qui avait pu arriver à une personne qui semblait être aussi rangé que possible, sans chercher le moindre accroc.
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Renan Le Guerec

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Mar 11 Nov - 22:16 Message | (#)

Il savait d'ores et déjà que la jeune femme travaillait non loin d'ici : il s'était renseigné à son sujet avant même de l'aborder pour qu'elle s'occupe de son dossier peu avant leur première rencontre – professionnelle. Cependant, l'attention dont elle fit preuve en lui annonçant qu'elle lui avait apporté de quoi manger l'étonna assez. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle fasse preuve de gentillesse aussi rapidement, même si en soit ce n'était rien à prendre personnellement. L'avocate était une femme qui semblait s'inquiéter pour tout le monde et ainsi, ses attentions étaient à prendre au premier degré : elle cherchait juste à aider ses semblables. Un sourire de remerciement se dessina sur les lèvres du Français qui la regarda d'un air agréablement surpris alors qu'elle lui expliquait ce qui avait motivé son geste. Des arguments plus que logiques et qui n'inquiétaient pas pour autant qu'il était sur la bonne voie pour se glisser dans le cercle privé de ses relations proches. Voire très proches.

Quoi qu'il en soit, l'ordre maniaque de son appartement ne sembla pas effrayer la texane, au contraire. Renan remarqua le sourire qui passa sur ses lippes et elle confirma ses doutes en déclarant qu'elle aimait bien que les choses soient ordonnées. Ça leur faisait un point commun et pas des moindres. Ici, tout avait sa place et il lui suffisait de quelques secondes pour trouver ce dont il avait besoin. Le sachet apporté par Charlie fut posé sur la table qui se trouvait non loin de là et c'est au même moment qu'elle le questionna sur ses blessures. Il nota bien le fit qu'elle lui demandait l'autorisation de se renseigner sur son état plutôt que de l'obliger à lui répondre. En temps normal, Tesla aurait esquivé la question, mais là il s'agissait d'une situation différente. Il devait lui prouver qu'il n'était pas si lisse qu'elle le pensait, puis ce serait aussi une manière d'obtenir un peu de sa confiance en lui parlant avec franchise – enfin, le penserait-elle.

Un sourire légèrement gêné passa sur ses lèvres comme s'il avait un peu honte d'admettre ce qui s'était passé, avant de se lancer dans des explications.

« Vous pouvez. Mais c'est un peu ridicule comme situation.... » Il fit une légère. « J'avais simplement accepté de sortir boire un verre avec des collègues. Vous savez, histoire de « se prendre un peu en main » comme on en avait discuté. Mais disons que ma tête n'a pas dû revenir à un autre client qui est venu me chercher des ennuis. » Ce qui était totalement faux, évidemment. « J'ai essayé de régler le problème sans en venir aux mains, mais je crois qu'on avait un peu trop bu tous les deux et comme je n'ai jamais été particulièrement doué au combat à mains nues... et bien ça donne ça. »

Techniquement, il risquait de passer pour un type qui ne savait pas se battre, pas franchement le stéréotype du texan qui protégea sa donzelle en explosant la tronche du gars qui avait osé la regarder de travers. Mais ce n'était pas ce que Renan cherchait comme image. Il avait trop habitué la demoiselle à le voir comme un type qui se maîtrisait un minimum, révéler son véritable caractère serait donc trop... trop. Elle flairerait que quelque chose n'était pas net, Charlie Lane était loin d'être une femme stupide, au contraire même. Il devait se montrer très prudent au cours de cette mission et c'était justement pour cette raison que Renan y allait en douceur.

« C'est ma faute et je l'assume totalement. Mon patron a été assez aimable pour ne pas m'enguirlander, alors je crois que je peux m'estimer chanceux. » Même si ce crétin l'avait copieusement ennuyé au cours des années précédentes. « Enfin, merci beaucoup pour la nourriture que vous avez apporté, ce n'était vraiment pas obligé. J'espère que vous resterez pour partager ça avec moi du coup ? Enfin, sauf si vous avez fait d'autres projets pour la soirée. Je m'en voudrais de vous empêcher de prendre votre vie sociale en main. »

Il lui désigna finalement les sièges du salon pour l'inviter à s'installer si elle en avait l'envie, puis lui demanda si elle souhaitait boire quelque chose. Tant qu'il était debout, autant en profiter étant donné qu'il n'avait pas franchement l'intention de réitérer l'opération plusieurs fois dans la soirée – sauf si Charlie désirait quelque chose bien évidemment. Ce n'était pas douloureux en permanence – quoique ce n'en était pas loin – mais c'était le fait de bouger qui réveillait tout. Il se tint donc immobile, debout, avant de chercher ce qu'elle voulait boire si tant est qu'elle réponde positivement à sa proposition. Après quoi, il revint à ses côtés en prenant appui sur un mur non loin de là.

« Vous m'excuserez de ne pas m’asseoir, mais ne vous gênez pas pour le faire surtout. » Un sourire faussement sincère ourla à nouveau ses lèvres. « En tous les cas, vous me voyez ravi de savoir que vous appréciez les appartements rangés. Ça ne fait pas toujours l'unanimité, mais je trouve ça bien plus pratique et fonctionnel. Et puis je n'aime pas entrer dans les stéréotypes. » Ce qui était totalement faux, il en avait besoin pour son rôle d'Officier. « Et sinon, comment est-ce que vous vous portez depuis la dernière fois ? Pas d'enlèvement surprise ou de client mystérieux pour vous donner du fil à retordre ? »

Ce n'était pas moqueur, juste... intéressé. Depuis leurs dernières conversations, Renan prenait soin de toujours s'intéresser à la vie, professionnelle comme personnelle, de la demoiselle. Le tout sans devenir envahissant ou trop curieux bien évidemment, il souhaitait simplement lui montrer qu'elle avait une certaine importance pour lui – ce qui n'était pas faux, bien au contraire ! Seule la raison changeait.
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Lun 24 Nov - 19:30 Message | (#)

Culpabilité bonjour (et après, il y a des personnes qui s’étonnent que d’autres imaginent Charlie avec un autre personnage qui passe sa vie à culpabiliser) ! C’était horrible de lui dire qu’il était sorti, suite à leur conversation – et donc à ce qu’elle avait dit – et que ça avait fini avec un Renan en kit, parce qu’il s’était battu avec un autre client dans un bar. Elle filait vraiment des conseils de merde : « Chase, fais ta vie. _ Ok, je vais traumatiser une personne dans un orphelinat ». « Renan, vis un peu. _ Ok, je vais me faire éclater la tronche dans un bar ».

Cela dit, petite parenthèse parfaitement non-objective : comment un type pouvait avoir décidé de frapper Renan, juste parce que sa tête ne lui revenait pas ? Il avait des fossettes, non mais, allo quoi, des fossettes. Forcément, ça donnait une tête qui revenait à tout le monde. Il y avait vraiment des gens, dans ce monde, qui ne savaient pas apprécier les belles choses. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts pour que ce genre de mentalité change : on ne frappe pas les gens avec un sourire à fossettes.

Ces considérations mises de côté, elle ne savait pas trop quoi en penser. Elle trouvait bien que Renan ait essayé de régler ça à l’amiable. C’était une bonne chose. En fait, la seule chose qui la perturbait dans ce discours, c’est qu’il trouvait le moyen de se blâmer. C’était lui qui était en tort, son patron qui était bien gentil de ne pas lui en vouloir. Et puis quoi encore ? Il voulait un fouet pour se châtier lui-même d’un acte qui n’était pas de son fait ? Bizarrement, une des choses qui lui vint à l’esprit, ce fut le caractère de Kailee, assez affirmé. Si Renan était pareil avec elle, il devait vraiment ne rien dire à chaque fois qu’elle disait ou faisait quelque chose. Ça devait avoir quelque chose d’horrible de vivre comme ça, au moindre reproche, le mec devait s’autoflageller en s’excusant en expliquant que c’était de sa faute.

Histoire de ne pas l’interrompre, elle préféra le laisser poursuivre, laissant juste passé qu’elle ne serait pas contre un verre d’eau. Elle ne s’offensa pas de la voir rester debout si, après tout, il était mieux dans cette position autant la garder. Son verre à la main, Charlie laissa passer un sourire avant de secouer légèrement la tête.

« Non, pas d’enlèvement, pas de client étrange. Les choses sont plutôt calmes niveau travail en ce moment. » Ouais, sur un plan professionnel, ça allait plutôt bien. Sur un plan personnel, disons que l’histoire avec ce père sortit de nulle part était assez dérangeante. « Cela dit, j’ai été un peu moins présente, ces derniers temps, au bureau. Ça doit expliquer le fait que je trouve que c’est calme. »

Forcément elle passait moins de temps au cabinet, le temps de refaire une sorte de formation pour pouvoir aider un autre groupe sur des plans juridiques. Elle avait été approchée par l’UNISON et, du coup, pour pouvoir plaider avec eux, ça demandait quelques mises à niveau.

« Pour ce qui est du repas, c’est comme vous voulez. Vous avez peut-être envie d’être tranquille ou de vous reposer un peu. » En aucun cas elle n’avait envie de s’imposer, juste sous prétexte qu’elle avait ramené quelque chose à manger. «Je n’avais rien de prévu, cela dit. »

Elle l’avait quand même contacté pour savoir s’il voulait faire quelque chose. Donc, forcément, elle n’avait pas prévu autre chose. Rester, si ça ne dérangeait pas Renan, c’était justement prendre sa vie sociale en main. Enfin, elle supposait, puisqu’elle n’était pas chez elle à travailler sur un dossier.

« Et, pour ce qui s’est passé dans le bar… » Elle laissa passer un sourire. « Vous devriez arrêter de vous sentir fautif pour quelque chose qui n’est pas votre faute. Vous avez essayé de régler le problème apparemment ? Ce n’est pas vous qui êtes allé chercher cet homme, non ? Du coup, j’ai un peu du mal à voir comment vous pouvez vous sentir responsable. Votre patron, ce n’est pas de la gentillesse, c’est seulement du bon sens. » Enfin, c’était de cette manière qu’elle voyait les choses. « Vous faites toujours ça ? Je veux dire, vous accusez alors que vous n’avez pas demandé une situation ? »

Elle trouvait incroyable de réussir à s’en vouloir à ce point. Déjà qu’elle trouvait qu’elle avait tendance à culpabiliser facilement mais alors, lui, c’était carrément un champion dans le domaine.

« Parce que, si on part dans ce sens, on peut aussi dire que c’est de ma faute. J’étais là, à vous dire que vous devriez sortir un peu plus et, voilà où ça vous mène. » Elle laissa tomber un peu son sourire pour prendre un air navré. « Je suis vraiment navrée de vous avoir conseillé de sortir, c’est entièrement de ma faute. Vous êtes assez aimable pour avoir accepté que je passe, malgré ce que j’ai fait. »

Elle reprenait ces mots, grossissait un peu les traits mais c’était surtout pour lui montrer que ce n’était pas la peine d’en vouloir à une autre personne que le type dans ce bar. Lui n’était pas coupable.
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Renan Le Guerec

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Lun 24 Nov - 22:07 Message | (#)

Posant les yeux sur la jeune femme qui venait de s'installer, Renan esquissa un nouveau sourire tandis qu'elle déclarait que sa vie n'avait pas été ponctuée d'enlèvements et de choses de ce genre qui semblaient se mêler de sa vie assez fréquemment. À croire que fréquenter Chase Neutron-Grey vous apportait forcément des ennuis ! Il nota d'ailleurs qu'il n'avait pas revu le jeune homme depuis leur seule et unique prise de contact et songea qu'il serait temps de remuer un peu les choses de ce côté. Après tout, il respectait ses demandes : pas de mal aux jumeaux Mac Aoidh ou à Charlie Lane et c'était plutôt le contraire qu'il prévoyait concernant cette dernière. La concernée lui parla d'ailleurs d'avoir été pas mal absente ces derniers temps et, forcément, cela intrigua l'Officier de la Pénombre qu'il était. Quelque chose de gênant dans son emploi du temps ? Allez savoir... il allait devoir tâter le terrain. Au sens figuré.

Puis elle embraya assez vite sur ce qu'il avait dit à propos du bar, sous-entendant que c'était sa faute alors que le « vrai Renan » aurait simplement décrété que ce crétin était juste jaloux de lui. Enfin non, le véritable Renan ne se serait pas pris une branlée dans un pub du coin. Il constata simplement que remonter dans l'estime de l'avocate allait être plus dur que prévu étant donné qu'elle semblait assimiler tout ce qu'il disait à de l'auto-flagellation. Bien sûr, il devait encore apparaître comme un type insipide aux yeux de la jolie texane et quelque chose lui disait qu'il allait suer avant de pouvoir se présenter comme un potentiel « compagnon », même si le terme lui donnait la nausée. Au final, Renan décida de prendre les choses à la rigolade en esquissant un nouveau sourire amusé.

« D'accord, c'était totalement stupide de dire ça. » Il en convenait parfaitement. « Ce n'est pas votre faute, ni la mienne. » Et là aussi il était d'accord. « Si je disais ça, c'était juste parce que j'avais parlé avec une femme qui devait apparemment être sa petite amie. Il a dû s'imaginer que j'essayais de lui piquer comme j'ai été poli et que je lui ai souri, c'est pour ça que je disais que c'était de ma faute. » Il sembla hausser des épaules avant de grimacer très légèrement. « J'avais juste oublié que pas mal de types aimaient montrer leur virilité en jouant les jaloux chaque fois qu'un autre homme adresse la parole à leur petite amie. Même juste pour lui passer le sucre. »

Autrement dit : il n'avait rien fait de plus que de parler à cette fille pour lui donner quelque chose. Elle se douterait certainement qu'il n'était pas du genre à faire du plat à la première femme qu'il rencontrait étant donné qu'il avait plus ou moins laissé entendre qu'il n'avait plus eu personne depuis son divorce. Mais encore faudrait-il qu'elle se souvienne de ce genre de détails qui s'étaient glissés dans la conversation lors de leurs dernières sorties. Ce serait une manière comme une autre de voir si Charlie était du genre jalouse ou si elle était, ne serait-ce qu'un peu, intéressée par lui. Techniquement, il n'en douterait pas une seule seconde, mais là il s'agissait d'une mission sérieuse et Renan était donc bien décidé à vérifier chaque action pour ne pas faire de boulette. Il ne pouvait pas prendre de risques inutiles vu la situation.

Après quelques secondes, il reprit finalement.

« Donc mettons que je n'ai rien dit. » Il bougea légèrement. « Et ça se voit que vous ne connaissez pas mon patron pour parler de bon sens. »

Il avait lancé cela d'un ton léger et avec l'air de plaisanter. En vérité, son employeur était effectivement très idiot dans sa manière de fonctionner – et facilement influençable par les bonnes personnes. C'était pour cette raison que Jack, son oncle, l'avait poussé à postuler dans cette boîte où lui-même travaillait. Quoi qu'il en soit, il s'éloigna de quelques pas en direction de ce qui servait de cuisine, attrapant au passage le sachet apporté par Charlie.

« Donc je vous invite officiellement à manger. Enfin, si je peux présenter les choses comme ça vu que c'est vous qui rapportez tout. » Il leva les yeux vers elle. « Ce n'est pas très galant, un comble pour un Français. »

Les rumeurs qui circulaient sur la prétendue galanterie française, avaient la vie dure ! Mais son ton était encore une fois léger, signe qu'il ne prêtait pas attention à ce genre de choses. Il commença donc à s'affairer pour récupérer des couverts dans un tiroir et Charlie, en bonne altruiste qu'elle était, se proposa pour l'aider. Il n'allait pas refuser ma foi et lui désigna donc un meuble de l'autre côté du comptoir qui trônait au centre de la pièce – celui-là même où le sachet apporté par Evey était posé. Elle y trouverait des assiettes qui seraient bien plus agréables et pratiques pour manger que les barquettes en aluminium qui donnaient un goût passable à tous les aliments que vous auriez la bêtise de manger à même le contenant. Après avoir déballé le tout – la nourriture, pas autre chose – il reporta ses yeux sur la jeune femme, un sourire en coin.

« D'ailleurs, je me disais, on pourrait peut-être en venir au tutoiement, non ? Au moins en privé, après si vous préférez que je vous donne du maître Lane en public, je comprendrais. » Le ton de sa voix montrait qu'il n'était pas sérieux. « Mais vous ne m'avez pas l'air du genre à aimer être mise en avant comme ça. Ça aussi c'est naturel chez vous ? » Puis, l'air de rien. « Vous n'avez pas de problèmes au bureau au moins ? Ça ne me regarde certainement pas, mais vu que vous aviez dit ne plus trop y passer, je me demandais si vous aviez des ennuis. »

Et là, il s'arrangea pour que le ton de sa voix n'apparaisse pas comme curieux, mais juste comme légèrement inquiet. Un peu comme s'il se faisait du souci pour elle, mais sans vouloir le montrer ou le dire. Un truc que les femmes aimaient – enfin logiquement, les texanes fonctionnaient apparemment différemment !
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Mar 25 Nov - 16:37 Message | (#)

Charlie laissa passer un sourire quand Renan annonça que ce n’était pas de sa faute. Le problème, quand on ne connaissait pas vraiment les gens, c’était qu’il était difficile de savoir s’ils vous disaient ça pour vous faire plaisir, ou s’ils étaient réellement d’accord avec ce qui avait été dit. A ce genre d’interrogation, Charlie n’avait aucune réponse. Le temps permettait d’avoir les réponses, restait à voir s’ils en auraient ou pas. Cela dit, il donna un peu plus d’explications sur la manière dont les choses s’étaient passées. Quelle idée, aussi, de sourire à une femme prise. Avec le sourire qu’il avait, normal qu’un homme se sent en danger face à lui !

« En même temps, il parait que parler à une femme inconnue, dans un bar, c’est une sorte de tentative d’approche. » Elle plissa légèrement les yeux en réfléchissant. « Une information que je tiens d’un de mes frères et, du coup, je ne suis pas certaine que ce soit une vérité universelle. » Charlie, ne rêve pas, si un type te parle dans un bar, c’est qu’il veut que tu finisses dans son lit. Earl lui avait dit ça quand elle devait avoir 15 ans et aucune envie de trainer dans un bar. De toute façon, dès qu’Earl parlait à une femme, c’était une tentative pour conclure. « Remarquez, vous avez de la chance. Si vous aviez été au Texas, on vous aurait défié en duel dans la rue, pour avoir souri à une femme prise. »

Ce qui n’était pas à prendre au sérieux mais, elle aimait bien faire des clichés sur le Texas. Une façon de répondre à ceux qu’on avait l’habitude de lui servir dès qu’on apprenait d’où elle était originaire. Ce qui était assez marrant à faire dans une soirée mondaine, les gens avaient une tendance à gober les clichés avec une facilité déconcertante. Cela dit, elle ne croyait pas que Renan ait réellement cherché à faire du plat à cette femme, ou alors il dénotait franchement avec ce qu’il avait pu lui dire sur la vie de célibataire, dans son coin, qu’il menait depuis son divorce.

D’un geste des mains, avec un sourire amusé, elle s’excusa pour ce qu’elle avait dit pour son patron puisque, apparemment c’était… Ben, c’était un patron, on ne disait jamais rien de bon d’un patron. Hmm, un jour il allait falloir qu’elle change sa façon de penser, après tout, elle était aussi une patronne. Elle se releva quand il commença à prendre le repas en l’invitant officiellement, lâchant un sourire à sa dernière remarque sur le fait que ce n’était pas très galant pour un français.

« Pas grave, vous pourrez toujours vous rattraper la prochaine fois. »

A la base, elle disait ça comme ça, sans arrière-pensée. C’était juste une façon de répondre, pour lui dire qu’elle ne se formalisait pas. Mais, en s’entendant parler, elle en venait à se dire que ça sonnait un peu comme une proposition pour une prochaine fois. Charlie s’empêcha de se rattraper sur ce coup-là, en se disant qu’elle s’enfoncerait encore plus. Plus qu’à espérer que ce ne soit pas pris comme une proposition et encore moins une invitation qu’il accepterait juste par obligation.

Suivant ses indications, pour pouvoir l’aider, elle alla chercher les assiettes et, forcément, tomba avec certaines choses assez étranges. Renan avait vraiment besoin de porter des couches pour des fuites urinaires ? De la pâte à dents ? Han, le secret de son sourire, hormis les fossettes, serait-il dans un appareil dentaire ? Elle essayait de comprendre la présence de ces objets, pendant qu’il proposait de passer au tutoiement. Et, franchement, elle dut prendre sur elle pour ne pas répondre qu’elle gardait le Maitre Lane, pour des situations plus privées. Phrase qu’elle se serait permise avec quelqu’un qu’elle connaissait bien. Elle secoua la tête et commença à attraper les assiettes.

« Oui, je crois qu’on peut oublier le Maitre Lane, trop… » Elle secoua la tête ne trouvant pas de terme adéquat. « Oublions les titres, c’est mieux. » les assiettes en main, elle referma le placard pour aller les apporter. « Et non, il n’y a pas de problème au bureau. J’ai eu une proposition d’emploi pour travailler avec l’UNISON, du coup, j’ai eu quelques examens à préparer et à faire pour pouvoir plaider légitimement pour eux. »

Elle déposa les assiettes pour l’aider à préparer le repas, tout en trouvant bien qu’il semble s’inquiéter d’éventuels problèmes qu’elle aurait pu avoir. D’ailleurs, elle avait apprécié aussi de passer au tutoiement, ça lui semblait plus adéquat et puis, que la proposition vienne de lui était surprenant. Dans le bon sens du terme.

« Je ne sais pas ce que vous imaginez sur moi… Euh, tu imagines. » Oui, bon, ça ne se faisait pas en un claquement de doigt non plus. « Mais je ne passe pas ma vie à avoir des problèmes. » Tu m’étonnes qu’elle était plutôt tranquille, elle avait limite bien plus de protection que ce qu’elle pouvait imaginer. « D’ailleurs, puisqu’on en est à parler de ce qui est imaginable… » D’un mouvement de main, elle désigna le sac un peu plus loin avec un sourire. « C’est normal que tu aies tout ça ? » Dans un ton amusé. « Tu caches une personne âgée sous ton canapé ? »
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Renan Le Guerec

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Mar 25 Nov - 22:28 Message | (#)

Les paroles de Charlie concernant la femme du bar, ne renseignèrent pas vraiment Renan sur son état d'esprit. Elle prenait les choses à la légère, ce qui laissait penser qu'elle ne voyait pas de raison de s'inquiéter, ou alors qu'elle s'en fichait totalement. Bref, ce n'était pas là qu'il allait pouvoir tenter de deviner s'il prenait la bonne direction avec elle, mais il ne s'avouait pas vaincu pour autant. Au moins avait-il pu noter qu'elle avait de l'humour et c'était une chose qu'il appréciait chez ses interlocuteurs – même s'il jouait plutôt sur le flirt provocateur en temps normal. Comme elle l'avait rejoint, la jeune femme répliqua au sujet de son manque de galanterie et sa remarque – qui semblait parfaitement naturelle – ne manqua pas d'étonner Renan. La prochaine fois ? Donc il y aurait une prochaine fois ? Oh, c'était une excellente nouvelle étant donné qu'il devait entretenir le lien et lui donner un coup de pouce pour se rapprocher d'elle et de ses informations, mais il s'attendait plutôt à devoir faire toutes les démarches. Disons que leur première rencontre depuis son divorce lui avait donné le sentiment que Charlie ne le trouvait pas plus intéressant que la moyenne – et encore. Chose qu'il comprenait aisément vu son identité civile insipide. Cependant, Renan garda cette remarque dans un coin de son esprit, la laissant répondre au reste.

Le tutoiement fut donc adopté et ils s'occupèrent de transférer la nourriture dans les assiettes – soigneusement entretenues par ailleurs – avant que la jeune femme n'attire son attention sur le sachet qui traînait toujours sur le plan de travail. Logiquement, en temps normal il l'aurait fait disparaître dès le départ d'Evey, mais là il n'en avait pas vraiment eu le courage. Il fallait dire qu'il ne s'attendait pas à avoir la visite de la personne qu'il était en train d'essayer d'approcher. Du coup, une légère moue se dessina sur son visage.

« Hum, non, plutôt une meilleure amie avec un humour douteux. » Elle se douterait de qui était cette amie. « C'est la seule manière qu'Evey a trouvé pour me souhaiter un bon passage à la trentaine. Apparemment, pour elle c'est à peu près comme de rentrer dans une maison de retraite. » Ce qui n'était visiblement pas le cas étant que Charlie était en pleine forme. « Je n'ai pas pris le temps de le ranger, elle est passée hier soir, alors... »

Il ne cherchait pas à se justifier, ni à dissimuler quoi que ce soit. Une manière de montrer qu'il n'avait rien à cacher ! Renan ignorait ce qu'elle avait pu échanger avec Kailee à l'époque de leur mariage et c'était justement là le but de sa mission, cependant il soupçonnait son ex-femme d'avoir cassé beaucoup de sucre sur le dos d'Evey. Il semblait clair qu'elle jalousait la jolie blonde et se sentait menacée par son amitié avec lui. Du coup, Charlie risquait de partir avec une mauvaise image de son binôme et Renan avait bien l'intention de lui faire comprendre qu'il n'était pas un type infidèle qui s'envoyait en l'air avec sa meilleure amie, dans le dos de sa femme. Il enchaîna sur la suite avec naturel de manière à démontrer que ce n'était pas pour couper court à la conversation, mais plus pour répondre au reste.

« Alors comme ça, l'UNISON a décidé de s'intéresser à tes talents ? Je dirais qu'ils ont pas mal tardé, ça m'étonne qu'ils n'aient pas décidé de le faire avant en réalité. » Il eut un sourire sincère. « Je présume que ça sera à plein temps ? Ça voudra dire que tu vas laisser tomber ton cabinet, ou c'est plutôt du genre... mi-temps si je puis dire ? » Son expression se mua en un sourire désolé. « Enfin désolé, tu as peut-être envie de parler d'autre chose que du travail. Puis ça ne me concerne pas vraiment, même si c'est vrai que ça m'intéresse. »

Sous-entendu, qu'il s'intéressait à sa vie. Oui mademoiselle. En vérité, cette nouvelle était assez inquiétante pour lui, car qui disait UNISON, disait aussi risque de faire le lien entre ces dossiers et ceux que Kailee pouvait avoir cités. Grâce à Chase Neutron-Grey, SHADOW savait que l'UNISON était au courant de leur existence, ce qui signifiait forcément qu'ils devaient avoir des dossiers sur eux. Cela dit, si Charlie s'occupait de ce qui était juridique, peut-être qu'elle n'en entendrait même pas parler. Son regard se reporta sur les assiettes alors qu'il débarrassait machinalement les barquettes sales pour nettoyer derrière – elle verrait le maniaque à l’œuvre comme ça.

« C'est une bonne chose de savoir que tes perspectives professionnelles ne sont pas bouchées. » Il hocha la tête, comme pour lui-même. « Même si ça va certainement occuper encore plus ton temps. Je crains que les bonnes résolutions ne tombent à l'eau. » Celles prises dans le bureau, à savoir de sortir un peu plus. « Du coup, si tu veux retirer ce que tu as dit à propos de la prochaine fois, je comprendrais. » Et d'ajouter, l'air de rien. « Au pire, j'irai m'engager à l'UNISON pour te croiser de temps en temps dans les couloirs. »

Oui mademoiselle – encore une fois – finalement Renan était capable de faire du plat à quelqu'un.
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Jeu 27 Nov - 11:52 Message | (#)

Evey avait l’air de prendre beaucoup de place dans la vie de Renan et, forcément, en ayant eu la vision de Kailee à ce sujet, il était légitime de se demander si, entre les deux, il y avait réellement que de l’amitié. Peut-être que c’était le cas mais seulement parce qu’aucun des deux n’avait franchi le cap. Peut-être que Kailee avait raison. Peut-être que ce n’était, effectivement, que de l’amitié. Honnêtement, Charlie ne savait pas tellement quoi penser de tout cela et, en y réfléchissant bien, elle ne croyait pas avoir le droit de s’interroger sur Renan et Evey. Du coup, plutôt que de s’interroger sur un sujet qui n’était supposé l’interpellé, elle se concentra sur le fait que Renan venait de fêter ses trente ans. Et, à en juger par son discours, son anniversaire avait été la veille.

Elle se sentait un peu stupide de le voir à une date aussi proche de son anniversaire sans le savoir mais, en même temps, c’était encore plus stupide de s’en vouloir pour une information qui était ignorée. Le temps de savoir si elle devait faire quelque chose à ce sujet, elle laissa Renan poursuivre. Tout en l’aidant à mettre le repas dans les assiettes, Charlie laissa passer un sourire. Ok, Renan avait franchement du mal à s’affirmer, comme le fait de s’excuser dès qu’il posait une question mais, il y avait une chose qu’on ne pouvait pas lui enlever : au moins, il était attentionné. Il semblait réellement s’intéresser aux gens, en tout cas, ça faisait vraiment naturel et pas du tout forcé.

C’était juste abusé – pas vraiment une critique – de profiter d’une phrase pour relever ce qu’elle avait dit un peu plus tôt. Charlie secoua légèrement la tête dans un sourire. Ok, la prochaine fois, elle réfléchirait à deux fois avant de parler d’une prochaine fois. Cela dit, alors que Renan nettoyait derrière lui – le mec parfait quoi – elle en venait à se dire que, en même temps, il n’y avait rien de foncièrement désagréable à le revoir une autrefois.

« Je crois que tu n’auras pas besoin de t’engager là-bas. Je vais surtout partager mon temps. Le cabinet ça va être surtout de la gestion, je laisserais les affaires aux autres avocats. Hey, j’essaye de me tenir à mes bonnes résolutions. » Peut-être que ça sous-entendait qu’il devait faire la même chose et ne pas s’arrêter à un malentendu dans un bar. « Après je trouve logique qu’ils aient mis du temps. Je veux dire, on s’est vraiment mis à parler de moi quand on pensait que j’entretenais une relation avec Chase. Du coup, ce n’était pas vraiment pour mon travail, j’imagine qu’il a fallu du temps pour savoir si ça valait la peine ou non. »

Charlie était une bonne avocate, même sans aimer se mettre en avant, elle n’en doutait pas. Cela dit, elle comprenait qu’on puisse attendre d’avoir des preuves plutôt qu’embaucher quelqu’un juste parce que les gens en parlaient, essentiellement pour quelque chose qui n’avait rien à voir avec son travail.

« Du coup, je pense que c’est inutile d’annuler ce que j’ai pu dire. »

Et histoire qu’il fasse ce qu’il veut de cette phrase, elle attrapa les assiettes pour aller les placer là où ils allaient manger. Et ce n’est qu’une fois installé qu’elle posa un dernier regard vers les objets offerts par la blonde – trop ? – proche de Renan.

« Donc, si j’ai bien compris, Evey pense que le passage à la trentaine c’est déjà la vieillesse bien avancée ? Si c’est le cas, je crois que je suis bonne pour la maison de retraite. » Ce qui, bien sûr, avait été dit avec un ton amusé. Elle se sentait bien loin d’être aussi vieille que cela. « C’est marrant parce que, j’ai une jeune Irlandaise qui vient de temps au temps au cabinet. » Tout le monde connait tout le monde dans cette ville. « Et pour elle aussi, passer les trente ans c’est avoir un pied dans la tombe. » Ce dont elle ne se formalisait pas, tous les jeunes voyaient les trentenaires comme des vieux. « Mais, d’un autre côté, elle a à peine vingt ans, j’imaginais Evey quand même plus âgée. »

Quoi ? Rien ne lui interdisait de se renseigner l’air de rien, non ? Bon d’un autre côté, elle en venait à se demander si s’interroger sur Renan et Evey n’était pas une sorte de pente glissante. Ce n’était absolument pas supposé l’intéresser comme histoire. Du coup, autant enchainé, histoire de noyer ce qu’elle venait de dire.

« Mais, du coup, je suppose qu’un « bon anniversaire » est de mise, non ? C’était vraiment hier ? »

Après tout Evey avait pu venir avec du retard ou de l’avance selon les emplois du temps de chacun. Cela dit, vu la relation qu’ils semblaient avoir tous les deux, Charlie en doutait un peu. C’était un peu con, du coup, de se retrouver dans cet état pendant ses trente ans.
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Renan Le Guerec

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Jeu 27 Nov - 13:27 Message | (#)

Bon, sa subtile tentative d'approche n'avait pas été repoussée. Une bonne chose, à moins que l'avocate ne soit si fermée à ce genre de choses, qu'elle ne l'avait pas remarqué. De toute manière, s'il espérait que la situation progresse, il allait devoir prendre les choses en main, ce qui incluait de faire de temps en temps de légères tentatives comme celle-ci – qui deviendraient plus visibles au fil du temps. Tâter le terrain et tout mettre en place, cela demandait du temps et de l'application, surtout lorsque la cible était la meilleure amie de votre ex-femme. Renan espérait simplement qu'il n'existait aucune règle du genre « je ne me laisse pas draguer par l'ancien mari de ma pote », sinon sa mission risquait d'être compromise. Quoi qu'il en soit, lorsqu'il fut question de Chase, Tesla se contenta de hocher la tête, confirmant qu'il comprenait sa position : elle n'était pas encore célèbre pour ses talents d'avocate, il était normal qu'elle ne soit pas recrutée sur-le-champ. Cependant, il aurait préféré avoir un peu plus de marge de manœuvre, mais il allait faire avec ma foi, ce n'était qu'une légèrement complication !

Un sourire ourla finalement ses lèvres lorsqu'elle confirma sa phrase précédente, au sujet de leurs prochaines rencontres, signe qu'il était ravi de l'entendre penser cela. Ils se rendirent ensuite jusqu'à la table qui se trouvait non loin de là, à côté du demi-mur qui séparait la cuisine ouverte du salon, puis la discussion reprit. Renan ne fut pas très étonné d'entendre Charlie revenir sur le sujet d'Evey et cela le poussa même à songer que ses soupçons étaient justifiés : Kailee devait avoir parlé de la jolie blonde. Dans un sens, c'était une bonne chose que de l'entendre aborder ce sujet, peut-être était-ce le signe qu'elle cherchait à vérifier si les craintes de son amie étaient ou non justifiées ? Cela inclurait évidemment le fait qu'elle puisse éventuellement envisager de le voir plus que comme un ami. Une hypothèse qui serait vérifiée, comme toutes les autres. Cependant, avant qu'il ne puisse lui répondre, Charlie avait déjà enchaîné sur le reste pour revenir sur le sujet de son anniversaire. D'un léger signe de la main, le trentenaire indiqua que ce n'était pas important.

« Oui, mais ce n'est pas important. On n'a jamais fêté les anniversaires depuis que je suis ici, pour moi c'est un jour comme un autre. Enfin, merci tout de même. » Un sourire effleura ses lèvres avant qu'il ne reprenne, toujours du même ton calme. « Et Evey a bientôt trente ans. Le jour de Noël en vérité, pourtant tu peux me croire lorsque je te dis que ce n'est pas un cadeau. » Des réflexions normales entre deux meilleurs amis. « Elle a juste l'air de penser que je vais oublier ça d'ici-là. » Elle l'avait clairement dit. « De toute manière, l'âge n'a pas d’importance. Enfin, je trouve. Ce n'est pas parce qu'on a vingt ans qu'on est incapable d'être plus mature qu'une personne de quarante ans. Et c'est valable pour tous les âges. » Son sourire s'accentua légèrement. « Et je crois que tu exagères. Tu es plus près des trente ans que du reste si je ne m'abuse. »

Ils en avaient brièvement parlé lors de leurs dernières discussions, même sans vraiment aborder le sujet en profondeur. Renan ne se souvenait plus exactement quels avaient été les termes, mais Charlie avait parlé de sa famille et du fait qu'elle était née la même année que son frère cadet, ce qui l'avait forcément amené à se renseigner ensuite et à apprendre qu'elle n'avait que quatre ans de plus que lui. Plus ou moins comme Kailee en vérité. Quoi qu'il en soit, Renan ne comptait pas laisser un détail comme celui-là perturber ses plans. Il espérait que Charlie n'était pas du genre à complexer sur l'âge et à voir Evey comme la femme idéale – sinon il risquait d'avoir encore plus de problèmes pour qu'elle envisage de le voir autrement que comme l'ex-mari de son amie. Il changea alors de sujet, l'air de rien et comme si cela ne le gênait pas de revenir là-dessus plus tard.

« Enfin, c'est une bonne chose si tu as des collègues sur qui t'appuyer, pour le cabinet je veux dire. » Il savait qu'elle était associée, mais sans plus. « Au moins je sais que n'ai pas besoin d'oublier. » Sa proposition donc, signe qu'il en tenait bel et bien compte. « Et du coup, tu vas t'occuper des affaires juridiques de l'UNISON, ou c'est un peu plus vaste que ça ? J'imagine que ça doit être comme pour les autres agences gouvernementales ? » Il leva les yeux vers elle. « Enfin, pas que je sois spécialiste de ce genre de choses. » En vérité, si. « Tu auras toujours un statut de civile, ou tu vas bientôt pouvoir ajouter un nouveau titre à ton actif ? » Vu qu'elle en avait l'air si friande ! « Décidément, tu as l'air d'être naturellement attirée par les choses qui risquent de transformer ta vie en film d'action ! » L'UNISON n'était pas réputée pour son calme, en effet. « J'espère que je ne vais pas t'attirer d'ennuis si on continue à se voir. »

Le ton de sa voix était léger, il savait parfaitement qu'elle devait le trouver bien fade – et à raison – mais il ne semblait pas s'en vexer. C'était plus une manière de confirmer qu'il avait bel et bien l'intention de l'appeler à nouveau d'ici quelques temps.
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Mer 3 Déc - 12:53 Message | (#)

Ils se ressemblaient, peut-être plus qu’elle ne le pensait, sur certains points. Comme cette histoire d’anniversaire, ce n’était pas elle qui allait lui dire que c’était important, qu’il fallait absolument le fêter comme il se doit avec une fête gigantesque. Ses trente ans, à elle, s’étaient faits devant des dossiers pour le boulot. Ce genre d’évènement n’avait jamais été une tradition familiale, même si elle avait – quand elle vivait chez les Lane – toujours essayé de marquer un peu le coup lors de l’anniversaire d’un de ses frères – surtout celui de Jay - ce n’était pas non plus le truc du siècle. Du coup, elle n’insista pas vraiment sur les phrases à sortir lors de l’anniversaire de quelqu’un, laissant Renan parler d’Evey. Et vue la manière dont il en parlait, critiquant le fait qu’elle n’était pas un cadeau, il semblait presque évident que les deux étaient proches. Normal, elle avait cru comprendre qu’ils se connaissaient depuis très longtemps mais, forcément, ça pouvait aider à aller dans le sens des soupçons de Kailee.

Elle laissa passer un sourire : ouf, elle n’était pas considérée comme une momie ambulante ! Mais elle passa bien vite sur cette idée, se concentrant un peu sur son assiette qui, soyons honnête, était bien moins perturbante qu’un Renan en train de sourire. Les fossettes, vraiment, c’était un crime contre l’humanité, ça aurait dû être interdit à la naissance. Du coup, le travail, ouais, voilà, ça c’était un sujet où elle pouvait rester sérieuse et concentrée. Sauf quand, dedans, il glissait des petites phrases sur ce qu’elle avait pu dire concernant une prochaine rencontre. Un nouveau sourire et elle releva la tête en secouant la tête.

« C’est du travail de bureau, je vais regarder des dossiers, donner des conseils. Je ne vais pas aller jouer les agents de terrain pour attirer les ennuis. » Ce qu’elle finirait forcément par faire, ne serait-ce que par conscience professionnelle. « Puis, à moins que ton entreprise traine dans des affaires très louches ou cache une organisation criminelle, je doute que tu puisses m’attirer des ennuis. » Le ton avait été léger parce que, en fait, ce n’était pas une critique. « Tu dois être la personne que je connais avec la vie la plus calme. »

En apparence, en tout cas. Mais, de l’image qu’elle avait, ce n’était certainement pas Renan qui allait lui apporter des problèmes. Le mec était laveur de vitres, ce n’était pas une critique mais, sérieusement, ce n’était pas le métier où l’on apportait un tas de problèmes avec soi.

« En fait, je devrais plutôt m’inquiéter du contraire. Si on continue à se voir, c’est moi qui risque d’apporter des problèmes dans une vie qui semble bien tranquille. »

Le ton était taquin même si, dans le fond, il y avait une certaine vérité. Sa vie, à elle, était plus mouvementée – toujours en apparence – que celle de Renan. C’était lui qui risquait d’en avoir marre de voir des problèmes débarquer. Le fait de ne pas avoir parlé du statut qu’elle allait occuper était parfaitement volontaire mais, question d’habitude : ce n’était pas comme si elle était habituée à donner des informations sur son travail.

« Et, bien sûr, je m’en voudrais de chambou… » Un bruit de clé dans l’entrée la stoppa avant qu’une voix féminine ne s’élève dans l’appartement.
« Hey Renan, j’ai oublié ma tenue, tu sais, celle de soubrette que tu aimes tant... »

Les clés de l’appartement stoppèrent leur mouvement de rotation autour du doigt d’Evey quand elle débarqua en voyant Renan et Charlie en train de partager un repas. Pendant une seconde, elle songea au fait que, une fois rétabli, Renan allait la tuer pour cette intrusion pleine de sous-entendu. Se rattraper, elle y avait pensé mais, sur le coup, elle s’était dit que c’était encore pire, que ça ferait plus suspect et elle n’avait aucune envie de faire foirer la mission de Renan. Bref, après une seconde de flottement, elle reprit vie.

« Charlie Lane, je suppose ? » Après tout, les journaux avaient suffisamment parlé d’elle pour qu’on puisse la reconnaitre mais, elle laissa le doute sur une autre explication. « Renan m’a beaucoup parlé de vous. »

Charlie hocha la tête, ne sachant pas comment prendre cette dernière révélation. C’était sûrement une bonne nouvelle mais cette sensation était entachée par d’autres pensées. Le fait qu’elle parle de tenue de soubrette et, surtout, le fait qu’elle comprenait pourquoi Kailee se sentait en danger vis-à-vis d’Evey. Cette fille était juste parfaite, en tout cas, c’est la première pensée qui était venue à l’esprit de Charlie.

« Evey, je suppose ? » A défaut de pouvoir trier ses pensées, elle avait préféré partir sur le même registre qu’elle.
« C’est ça. » Evey réfléchirait plus tard au fait qu’elle avait l’air d’avoir été un sujet de conversation. « Cela dit, je ne vais pas vous déranger plus longtemps, je vais juste récupérer ma tenue de travail et vous laisser. »

Charlie, pensant une petite seconde, eut un regard interrogateur. C’était quoi son véritable boulot pour avoir besoin d’aller travailler en tenue de soubrette ?
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Renan Le Guerec

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Mer 3 Déc - 17:09 Message | (#)

Renan s'accorda un léger rire lorsque Charlie parla de son entreprise en émettant l'hypothèse qu'elle puisse servir de couverture à une organisation criminelle. Pas vraiment non. Mais lui, c'était une autre histoire. En vérité, le Français avait volontairement suivi les conseils de son oncle en optant pour cette boîte qui était – justement – parfaitement honnête. Même un contrôle fiscal Ne leur causerait strictement aucun problème. Cela dit, même si la jeune femme prétendait ne pas se lancer sur le terrain, bizarrement il ne la croyait qu'à moitié. Elle avait réellement l'air d'être du genre à mettre son nez dans tout ce qui concernait ses affaires et, du coup, il était logique de la soupçonner de faire de même à l'UNISON. Cependant, Renan n'eut pas l'occasion de revenir là-dessus étant donné que l'avocate lui souligna avec une certaine justesse, qu'il devait être le type le plus insipide qu'elle connaissait. Bon, Charlie ne s'exprimait pas en ces termes, mais l'idée y était. Dans un sens, le Breton aurait dû se sentir rassuré et complimenté étant donné qu'il cherchait justement à avoir une telle couverture, cependant dans la bouche de la jolie blonde, c'était clairement un malus. Elle devait davantage s'intéresser aux individus avec une vie plus palpitante – et plus de caractère. Un défaut qu'il cherchait vraiment à corriger, mais qui prendrait un peu de temps pour rester crédible.

Son sourire restait présent, du moins jusqu'à ce qu'une arrivée inattendue ne manque de tout faire capoter. Evey n'était pas du genre à rentrer ici comme elle le voulait, mais vu son état de santé, ils avaient décrété que ce serait plus rapide qu'elle utilise les clés qu'il lui avait confiées il y a bien longtemps. Cela dit, la connerie qu'elle balança en entrant ne manqua pas de laisser s'installer un léger malaise. Si après ça, Charlie ne s'imaginait pas qu'ils couchaient ensemble.... Le moment de flottement fut finalement coupé par l'intruse qui se chargea de faire la conversation à une avocate qui devait certainement se demander ce qu'elle venait de surprendre. Ce n'est que lorsque sa meilleure amie – et binôme – décida de leur fausser compagnie qu'il prit les choses en main. Il ne fallait pas qu'elle s'en-aille en laissant l'impression qu'elle fuyait, sans quoi Charlie risquait d'être convaincue qu'ils avaient une liaison et tout son plan serait bon pour la décharge publique.

« Evey est femme de ménage dans un hôtel. Alors, disons que j'ai l'habitude de lui dire qu'avec sa dégaine et son style, elle pourrait l'utiliser dans des films pour adultes. » Autant être sincère, un bon mensonge était basé sur des vérités. « Et comme elle est venue hier pour m'apporter son fameux cadeau, j'imagine qu'elle a oublié son sac en même temps. » Il pose un regard sur l'intéressée. « Si tu pensais moins aux conneries que tu prépares, tu n'oublierais pas tes affaires partout où tu passes. » Le ton semblait relativement détendu vu la situation. « Je lui ai parlé de toi après que tu m'aies aidé pour l'affaire et puis... depuis nos quelques rencontres aussi. » Il haussa les épaules. « Evey est une grande curieuse. »

Ce qui n'était pas si faux. Ils avaient très souvent parlé d'elle et c'était même Evey qui lui avait conseillé de jouer la carte de la séduction – et des sourires. Oui, Charlie Lane revenait souvent dans leurs conversations et il n'y avait aucune jalousie dans leurs échanges – Evey ne devait pas connaître le sens de ce mot de toute manière. Cependant, Renan doutait que la situation puisse être réglée en quelques mots bien placés. Il devait profiter de l'instant présent pour éclaircir réellement les choses et éviter que la situation ne lui échappe. Charlie devait voir partir Evey avec l'idée qu'ils n'étaient que des amis et qu'il avait parlé d'elle avec la blonde pour la bonne et simple raison qu'il l'appréciait beaucoup. Bref, qu'elle soit dans de bonnes dispositions pour leur prochaine rencontre. Il y avait mieux que de soupçonner votre interlocuteur de s'envoyer en l'air avec sa meilleure amie et d'avoir cocufié votre amie.

« Bon. Je sais que la situation est vraiment bizarre, mais c'est la faute à Evey. Elle a un don pour dire les pires choses aux pires moments. C'est juste de la taquinerie. » Elle devait connaître ce genre de relation, non ? « Elle a mes clés depuis que je vis seul, pour les situations comme maintenant. » Il désigna l'endroit où il était blessé. « Parce que ça m'évite de me lever vu que j'ai déjà du mal à bouger de mon siège. »

Ce qui, au passage, plaidait en faveur du fait qu'ils n'avaient rien pu faire la veille. Il avait déjà du mal à rester assit sans avoir mal aux côtes, ce n'était certainement pas pour s'amuser à jouer les joli-cœur avec une nana aussi bourrine qu'Evey. Mais mieux valait éviter de parler des habitudes sexuelles de la blonde, sans quoi Charlie se ferait réellement des idées bien plus inquiétantes pour lui. Il sourire finalement, comme si la situation était si ridicule qu'il avait du mal à y croire.

« Ma vie n'est peut-être pas aussi mouvementée que la tienne, mais niveau quiproquos et situations bizarres, ce n'est pas mal non plus. » Tu parles, il l'aurait voulu que ça ne serait pas arrivé. « Et même si je n'ai pas à me justifier, je préfère le faire. » Ce qui sous-entendait qu'il s'inquiétait de ce qu'elle pouvait penser. Son regard se posa sur Evey. « J'espère au moins que tu m'as rapporté le journal, ou alors tu devrais prendre exemple sur Charlie. Je préfère ses attentions que les tiennes. »

Le ton de sa voix était moqueur, une manière de montrer à la texane quel était le type de sa relation avec la blonde : provocation et moquerie, mais rien de plus. Et pour une fois, c'était l'entière vérité !
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Lun 8 Déc - 0:23 Message | (#)

Evey comprit assez rapidement que la fuite n’était pas la solution que Renan préférait, apparemment, il préférait dissiper un éventuel malaise pendant qu’elle était encore là. Soit. Et l’idée était de continuer sur les provocations alors, elle ne changea pas trop sa façon d’être, laissant passer quelques réflexions du genre : « je fais exprès d’oublier pour savoir ce que ça fait de perdre la mémoire »… Ou des phrases à l’intention de Charlie : « Faut dire que Renan est une véritable pipelette quand il s’y met, même pas besoin de lui tirer les vers du nez ».

Le français avait raison : la situation était bizarre, c’était la première chose qui venait à l’esprit de Charlie. Sur le coup, elle ne savait même pas comment se positionner face à deux personnes qui semblaient vraiment bien se connaitre. Limite, Renan arrivait même à la faire culpabiliser parce que, alors qu’Evey utilisait des clés consciente de la douleur de l’homme, Charlie, de son côté, s’imposait dans un repas qui le faisait bouger dans tous les sens. D’un autre côté il était normal qu’Evey sache mieux ce qui était bon pour Renan, c’était elle qui devait le connaitre mieux que personne, même mieux que Kailee à bien y réfléchir.

Charlie avait beaucoup vu Kailee mais pas tellement Kailee et Renan ensemble, pourtant elle ne se souvenait pas spécialement que les deux pouvaient échanger un humour de ce genre. C’était sûrement un peu triste pour la journaliste mais, en réalité, la trentenaire était plutôt agréablement surprise de voir que Renan pouvait avoir autant d’humour dans ses propos. Oui, oui, elle l’avait vraiment imaginé comme le type insipide qui ne savait même pas mettre un peu de « fun » dans sa vie. Autant pour elle, tout le monde avait le droit de se tromper. Charlie leva les mains en signe d’abandon.

« D’accord, j’avoue. Niveau quiproquo, c’est toi qui gagnes haut la main. Enfin, vous deux. » Bon en cas de réel concours, elle n’était pas certaine de ne pas être une adversaire digne de ce nom dans cette catégorie. On avait bien imaginé qu’elle allait se marier avec Chase NG et qu’elle attendait un enfant de lui. Mais il n’était pas question de savoir lequel des deux pouvaient avoir les quiproquos les plus fous. « Et, effectivement, il n’y a pas de raison de te justifier. »

Quand bien même les deux couchaient ensemble, elle n’estimait pas avoir son mot à dire là-dedans… d’ailleurs, ça l’entraina à s’interroger sur les raisons qui pouvaient bien pousser Renan à vouloir se justifier ou clarifier la situation. Comme elle ne savait pas qu’il avait des doutes sur ce que Kailee avait pu raconter à l’avocate, Charlie ne voyait pas pourquoi il voulait se justifier… Est-ce qu’il y avait réellement cinquante hypothèses pour qu’il réagisse de cette manière ? La Texane ne préféra pas s’interroger plus en avant.

« Non, je n’ai rien amené, j’aimais bien l’idée de t’imaginer seul et déprimé pour la soirée. Je n’allais quand même pas te ramener un truc pour t’occuper. » Evey secoua la tête comme si l’idée était impensable. « Mais bon on dirait bien que je me mets le doigt dans œil en t’imaginant de cette manière. » Sous-entendu : la présence de Charlie avait de quoi le ravir et qu’il était loin de s’ennuyer assis dans son coin, en bouffant de la bouffe emportée. « Cela dit, on n’est pas tous en arrêt maladie alors j’récupère mes affaires et je me sauve. Puis sérieux, ça serait dommage d’interrompre votre petit repas. »

Rester dans la provocation, tout en laissant entendre qu’elle les imaginait dans un repas en tête à tête. Libre à Charlie de croire, ou non, que Renan avait pu parler d’elle en envisageant de la voir autrement que comme une simple connaissance ou amie. Deux minutes plus tard, Evey avait quitté l’appartement avec sa tenue que, l’air de rien, elle avait laissé entrevoir pour que Charlie comprenne bien qu’ils n’avaient pas menti : elle était vraiment revenue chercher une tenue de travail. La porte de nouveau close, Charlie décida de reprendre rapidement la parole pour ne pas laisser un malaise s’installer.

« Alors c’est elle la fameuse Evey. » Bref mais intense. « Sérieusement, il n’y avait pas à se justifier, il n’y a pas de problème. Enfin, d’accord, ça laissait surement supposer tout un tas de choses mais… » Mais ce n’était pas supposé être son problème. Elle secoua la tête pour éviter de s’enfoncer dans ce genre d’explications où elle finirait fatalement par s’embrouiller toute seule. « En fait, je suis assez étonnée, pas dans le mauvais sens du terme mais, je t’imaginais plus… Euh, je ne sais pas… Plus sérieux ? » Moins enclin à faire de l’humour avec une personne. « Mais, en fait, tu n’es peut-être pas si… » Coincé ? Psycho-rigide ? Insipide ? « Euh, on peut oublier cette dernière phrase, peut-être ? »

Ce qui était préférable que de dire qu’elle le voyait comme un type complètement droit dans ses bottes incapable de faire des écarts, même si ce n’était que de l’humour.
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Renan Le Guerec

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Lun 8 Déc - 2:08 Message | (#)

Evey avait évidemment rapidement compris qu'il fallait continuer sur leur relation habituelle – en occultant les sous-entendus bien entendu – pour que Charlie ne se mette pas à soupçonner quelque chose de totalement injustifié. Elle mentait d'ailleurs comme une arracheuse de dents en prétendant qu'il aimait bavarder, mais au moins la jolie blonde – pas la femme de ménage, l'autre – comprendrait qu'ils étaient bel et bien amis et rien de plus. Un peu comme des meilleures amies, sauf qu'il y avait un gars dans le tas cette fois-ci – et non, le tas n'était pas Evey. Renan nota d'ailleurs que Charlie avait confirmé qu'il n'avait pas à se justifier, mais se demanda toutefois si elle avait compris ce qu'il sous-entendait par là. Certainement. C'était une avocate, elle devait prêter attention à ce genre de détails ! Un léger sourire ourla les lèvres du Breton tandis que sa meilleure amie s'amusait à le remballer comme à l'accoutumée, jouant le jeu jusqu'à laisser entendre qu'il était réellement ravi d'avoir la visite de la jolie avocate. Ce n'était pas faux, mais pas pour les raisons imaginées par Charlie – si du moins elle s'autorisait ce genre de pensées. Bref, c'était une parfaite réponse qui allait certainement leur permettre de s'en tirer avec des points en avance. Retourner une situation gênante à son avantage, le leitmotiv des agents SHADOW !

Lorsque la porte se referma sur Evey – qui avait pris soin de montrer la tenue de travail – Charlie ne laissa pas le silence s'installer et relança la discussion sur un terrain qui pourrait, encore une fois, grandement l'aider. C'est lorsqu'elle commença à ne plus trouver ses paroles pour se sortir de l’impasse dans laquelle elle était, que Renan décida de répondre. Après s'être autorisé un franc sourire accompagné d'un léger rire – plus risquait de devenir douloureux.

« Oh non, je crois qu'on devrait en profiter pour en parler justement. » Il la regarda droit dans les yeux. « Bon, on va être honnêtes, je sais que je suis un type... coincé. Ou insipide. Bref, le genre d'individu que personne n'a vraiment envie de côtoyer. » Le ton de sa voix montrait qu'il n'était pas vexé. « On me le dit souvent. Que je suis plat, sans intérêt et tout ça. » Il haussa légèrement les épaules. « Mais pour être franc.... ce n'est pas vraiment moi. C'est bizarre à expliquer. » Il retrouva un air un peu plus sérieux. « Sans entrer dans les détails ou le mélodrame, on va dire que j'ai pas mal changé après avoir rencontré Kailee. Je ne sais pas si vous aviez discuté toutes les deux et ça ne me regarde pas, mais disons que j'ai modifié mon comportement pour m'adapter à elle. » Il la fixa. « Tu sais, Kailee n'est pas comme toi. Vous avez toutes les deux de forts caractères, mais elle avait besoin de se sentir au-dessus, de tout contrôler. Moi aussi. Si je voulais que ça marche, il fallait que l'un des deux change et j'ai décidé de le faire. Puis après tout ça... » Le bébé, le divorce. « …. je ne sais pas, c'est resté. Les gens que je côtoie aujourd'hui me connaissaient comme ça, alors je le suis resté. Il n'y a qu'Evey qui me connaissait tel que je l'étais réellement. »

Il avait dit la vérité à beaucoup de niveaux, mais menti à d'autres. Le tout était d'espérer que Charlie trouverait l'explication valable et qu'elle ne se contrarierait pas de l'entendre parler de son ex-femme. Allez savoir, les femmes étaient imprévisibles et il y avait des sujets plus joyeux et séduisants lorsque vous tentiez d'approcher une femme qui vous intéressait. D'ailleurs, peut-être que c'était le moment de sous-entendre que c'était le cas ? Il sourit d'un air plus désinvolte.

« Enfin bref, tout ça pour dire que je ne suis pas si insipide que ça. Et puis de là où je viens, on est spécialisés dans le beurre salé, ce serait plutôt ridicule que je sois si fade. » Un peu de mot sur les plats qui manquaient de sel. « Plus sérieusement, je suis loin d'être le type coincé que tu as l'air d'imaginer. Je te rappelle quand même que j'ai un passé de délinquant juvénile derrière moi ! Normalement ça plaît aux filles, enfin, sauf pour une avocate, j'en conviens. » Le coup du « bad boy », évidemment. « Ça m'embêterait que tu me vois comme ça. J'essaye de faire des efforts, mais apparemment, ça ne s'est pas trop remarqué. Enfin, maintenant que tu as eu un échantillon, je vais me débrouiller pour travailler là-dessus. » Il esquissa un nouveau sourire. « Jusqu'à présent, je t'avoue que je me moquais pas mal de ce que les gens pouvaient penser de moi, mais venant de toi, ça m’ennuierait que tu penses comme tous les autres. » Et si elle ne comprenait pas ce sous-entendu... qu'elle entre au couvent. « Enfin, sauf si tu me dis que tu es au régime sans sel. Pas que tu en aies besoin, mais les jolies filles sont toujours insatisfaites de ce qu'on dit. »

Il était temps de passer à la vitesse supérieure et de vérifier pour de bon qu'elle était ouverte à une relation plus qu'amicale, sinon Renan allait devoir opérer un changement de mission pour coller quelqu'un d'autre là-dessus. Il n'était pas là pour s'amuser et cela même si certaines missions étaient beaucoup plus agréables que d'autres. Il fallait aussi récolter le fruit du dur labeur – et pour ça, jardiner à coup de pelle, mais certainement pas de râteau !
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Lun 8 Déc - 15:33 Message | (#)

Elle aurait mieux fait de se taire parce que, dans un premier temps, elle culpabilisa un peu en l’entendant dire ce qu’elle n’avait pas osé énoncer. Bien sûr, Renan ne semblait pas vexé en parlant de l’impression qu’il pouvait laisser aux gens mais ça n’empêcha pas Charlie de se dire qu’elle aurait dû se taire. Le but n’était pas de faire le procès de l’homme, encore moins de le critiquer ouvertement. Mais, en fait, très rapidement, la discussion prit un tournant qu’elle n’avait pas envisagé. Renan laissa d’abord entendre qu’il n’était pas comme ça, pas en temps normal, pas avant la rencontre avec Kailee. Bon, forcément, ça mettait un peu mal à l’aise parce que la journaliste était une personne appréciée de la part de la texane. Difficile pour elle de confirmer, ou non, le fait de comprendre qu’il ait pu changer pour Kailee afin de mieux correspondre aux attentes de la femme.

Charlie trouvait ça un peu triste de se restreindre juste pour essayer d’être compatible avec une personne. Finalement, ce n’était peut-être pas si étonnant que cela de voir que leur histoire n’avait pas fonctionné, renier ce qu’on était, ça ne durait qu’un temps. Evey était donc l’exception à tout cela, celle qui le connaissait d’avant, celle avec qui il était resté lui-même après le divorce avec Kailee. Tu m’étonnes que la journaliste ait vu un danger dans la blonde proche du Français.

Mais tout ça n’était rien comparé à la suite. Maintenant que Charlie était toute attendrie par tout le laïus sur le fait de rester dans une image que les autres avaient de lui, sans réussir à redevenir lui-même, voilà qu’il attaqua sur un autre registre. Il ne voulait pas que Charlie le perçoive comme tous les autres. Hein ? Quoi ? Comment ? La fourchette de l’avocate resta figée entre son assiette et son visage. Mais pourquoi c’était important qu’elle puisse le voir comme il était réellement ? Ouais, non, question conne. Il n’y avait pas cinquante réponses possibles à cette interrogation. Sauf qu’elle n’avait pas du tout envisagé cette tournure. Ou, peut-être qu’elle y avait un peu pensé avant d’enfouir ce genre de pensées trop perturbantes. Renan était, il fallait le rappeler, l’ex-mari d’une amie à elle. Une situation qui n’était pas la plus saine possible pour sa conscience. D’ailleurs c’était peut-être le moment où elle devait répondre et s’animer à nouveau, plutôt que de rester figée comme une débile.

« Non, je ne suis pas au régime sans sel. » Le seul truc qu’elle avait trouvé à dire et, le pire c’est que, sur le coup, elle répondait au sens premier de la phrase, pas par le sous-entendu que ça impliquait. C’est en s’entendant qu’elle piqua un fard, reportant son regard sur son assiette. « Enfin, euh, ce que je veux dire c’est que, euh… »

Bravo l’avocate ! Même pas capable d’aligner deux mots correctement. Pour sa défense, généralement, elle avait le temps de préparer son angle d’attaque ou de défense, là, elle n’avait rien vu venir. Ou n’avait pas voulu le voir. Charlie reposa sa fourchette, avant de créer une catastrophe avec. Un geste malencontreux était si vite arrivé.

« Attends, je recommence. » Elle inspira. « Je ne sais pas trop comment je dois le prendre. Enfin, si, je suppose mais… » Recommencer ne l’aida pas vraiment à retrouver la parole de manière correcte. « Honnêtement ? » Autant lui demander s’il était sûr de vouloir l’entendre parler franchement. « Au début, j’ai beaucoup pensé que tu étais particulièrement insipide, enfin, du moins que tu étais un trop prompt à accepter les choses même si ça ne te convenait pas. » Trait de caractère avec lequel elle avait un peu de mal. « Mais tu as déjà changé sur ce point, en tout cas, ça en donne l’impression. »

Sinon, elle n’aurait probablement pas continué à le voir. Et là, elle parlait uniquement de son caractère. Le fait qu’il ne semblait pas se passer grand-chose dans la vie de Renan était plutôt une bonne chose. Franchement il y avait quelque chose de reposant à venir quelque part, juste pour manger quelque chose, sans qu’aucun évènement ne vienne perturber ces plans… Sauf la venue imprévue d’une blonde parfaite.

« Après, comme je l’ai déjà dit, si tu dois changer fais-le pour toi, pas pour quelqu’un d’autre. » Et encore moins pour elle, parce que ça n’avancerait à rien au final ou ça finirait comme avec Kailee – une pensée qu’elle effaça très vite. « Les changements, ça ne dure qu’un temps. » Elle laissa passer un sourire, cherchant à rendre les choses plus légères. « Hm, cela dit, je n’ai pas besoin de te rappeler que j’ai vécu avec une bande de délinquants alors, avocate ou pas, je crois que dois penser comme toutes les autres à ce niveau-là. » C’était de l’humour, elle n’était pas attirée par le côté bad boy mais, en même temps, c’était une façon de ne pas fermer de porte. « Bon, en réalité, c’est un peu bizarre comme situation. »

Presque plus bizarre qu’Evey débarquant en demandant sa tenue de soubrette. Bizarre mais pas forcément flippante puisqu’elle n’était pas partie en courant. Pas besoin d’expliquer en quoi c’était bizarre, le fait qu’il était l’ex de Kailee expliquait tout.
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Renan Le Guerec

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Lun 8 Déc - 17:03 Message | (#)

Bon, au moins sa déclaration produisait son petit effet s'il se basait sur la manière dont elle s'immobilisa suite à ses paroles. Cependant, ce n'est que lorsqu'elle piqua un fard suite au sous-entendu involontaire qu'elle lança, que Renan put en réduire qu'elle n'était pas totalement fermée à des avances de sa part. Tant mieux ! S'il avait dû envoyer quelqu'un d'autre pour l'approcher, la mission aurait pris beaucoup de retard, mieux valait éviter ce genre de choses surtout lorsque vous appreniez que la cible allait prochainement intégrer l'UNISON. Cela dit, quelque chose semblait bloquer. Quoi ? Certainement son statut « d'ex-mari de Kailee ». Renan l'avait dit à Evey lors de leur première discussion à ce propos, il soupçonnait que la conscience de la jolie blonde l'empêcherait d'aller plus loin qu'une simple amitié. Et apparemment, cela semblait être le cas, du moins de ce qu'il pensait interpréter de son comportement.

Toutefois, comme Renan avait plusieurs fois constaté que la texane pensait différemment des autres femmes qu'il côtoyait, mieux valait s'en assurer avant de partir dans cette direction et de se planter ! Le trentenaire la regarda donc poser sa fourchette avant d'enchaîner pour lui avouer qu'elle l'avait trouvé particulièrement insipide et obéissant. Pas très étonnant, il avait du mal à se supporter dans ce rôle, autant dire que cela avait été une véritable torture avec Kailee. Vivre pendant un an avec cette identité-là... au moins lorsqu'il rentrait pour se retrouver seul le soir, Renan pouvait se comporter normalement. Cela dit, c'était plutôt mauvais signe pour la suite, car même si elle trouvait qu'il avait changé, son discours restait mesuré, voire un peu distant. Apparemment, il ne s'était pas trompé : quelque chose coinçait réellement.

Il resta silencieux, la contemplant d'un air neutre, un léger sourire au coin des lèvres, signe qu'il ne se vexait pas de ses paroles. C'était l'essentiel, qu'elle ne se sente pas obligée d'être gentille ou de répondre positivement, il voulait que les choses se fassent naturellement, cela éviterait qu'elle le soupçonne de quoi que ce soit si jamais ses pas la menait sur la piste de SHADOW. Ce n'est donc que lorsqu'elle déclara que la situation était bizarre qu'il offrit un sourire plus franc et amusé.

« Plus que ma meilleure amie qui débarque en parlant d'une tenue de soubrette ? » Le ton était léger. « Plus sérieusement, j'en conviens, c'est un peu bizarre. Mais je ne suis pas sûr qu'on emploie ce mot pour la même raison. » Il la regarda dans les yeux avant de changer provisoirement de sujet. « Tu sais, je ne compte pas changer pour qui que ce soit. C'est plutôt... un retour aux sources. J'ai un peu perdu pied ces derniers temps, je ne savais plus trop comment réagir, mais ça s'arrange. Je crois. » Il avait tout de même eu son divorce et le décès de son oncle, ça plaidait en sa faveur. « Alors, non, je ne compte pas changer pour quelqu'un. Je ne fais pas deux fois la même erreur : ça été stupide de vouloir changer pour Kailee et ça ne sera pas plus probant si je recommence avec quelqu'un. »

Là, ce n'était qu'une question de logique : Renan parlait comme lorsqu'il était en Tesla, reproduire deux fois la même chose dans l'espoir que cela fonctionnerait, c'était parfaitement stupide. Et puis si cela lui permettait de prouver qu'il avait du caractère et qu'il ne se calquait pas sur le comportement des gens avec qui il traînait, c'était une bonne chose. Du moins, à condition que les choses se passent comme il l'escomptait. Mais avant, il était peut-être préférable d'en revenir au sujet « problématique » qui risquait de tout faire capoter.

« Et sinon, qu'est-ce qui rend cette situation si bizarre ? Que quelqu'un te fasse des compliments, sincères, ou que ce soit moi qui les fasse ? » Il ne parlait pas d'un ton vexé, au contraire, il était plutôt compatissant. « Tu sais, je n'ai pas vocation à te mettre mal à l'aise, au contraire. Si ça t'ennuie, tu as simplement à le dire et j'arrête. Je n'ai pas envie que ça devienne une corvée de devoir me parler. Surtout maintenant que tu sais que je peux avoir un minimum d'humour. » Il esquissa un sourire amusé. « Ça me fait plaisir de te voir, tu es d'une compagnie agréable, mais je n'ai pas envie de t'imposer quoi que ce soit d'embarrassant. Que ce soit pour ton travail ou pour tout le reste. »

Par là, il sous-entendait que c'était peut-être gênant de côtoyer un civil laveur de vitres lorsque vous étiez une avocate renommée, bientôt membre de l'UNISON. Bon, ce n'était pas le style de la jeune femme, il le savait parfaitement, mais Renan voulait aussi parler du fait qu'elle n'avait pas forcément envie que les gens sachent qu'elle devenait amie avec l'ex-mari de sa meilleure amie. Il haussa légèrement les épaules.

« Il suffit de le dire, j'ai bien appris la langue et je comprends du premier coup. »

Le ton de sa voix était léger, signe qu'il ne s'en vexerait pas. Même si sa mission serait pas mal perturbée, soyons honnêtes.
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Sagesse, beauté et gentillesse ne font bouillir aucun chaudron ▬ Charlie

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