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Être à l'heure, c'est déjà être en retard [Amy & Edward] Categorie_1Être à l'heure, c'est déjà être en retard [Amy & Edward] Categorie_2_bisÊtre à l'heure, c'est déjà être en retard [Amy & Edward] Categorie_3
 

Être à l'heure, c'est déjà être en retard [Amy & Edward]

 
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Message posté : Lun 3 Nov 2014 - 3:05 Message
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« S’il te plait » geignit une voix au téléphone qui se voulait implorante alors que la journaliste Amy Davis était au volant de sa voiture et semblait très certainement rentrée chez elle après un détour par une scène de crime qui, au final, ne lui avait rien apporté de biens pertinents, ne lui permettant ainsi pas de monter un article sur le sujet, si ce n’était que quelques brefs détails que toute la ville connaissait déjà. « Amy, tu serais la meilleure si tu acceptais » renchérie la voix féminine, cherchant à insister pour amener la brune à accepter sa demande. « Je te promets de te rendre la pareil ! » La situation était bien simple, Cynthia Iov, une journaliste pour la chaîne WCOC, collègue d’Amy Davis, se trouvait à avoir attrapé le rhume qu’amenait la chute de température d’une arrivée tardive de l’automne. Or, aujourd’hui, elle avait rendez-vous avec un propriétaire d’une maison de production, Edward LeBlanc, pour une entrevue qu’elle attendait depuis un bon moment déjà. « Et puis, il semble bien sympathique, et il est plutôt pas mal. Écoute, je te rends service en t’offrant cette entrevue ! » insista la demoiselle, usant de tous les arguments qui lui passaient par la tête pour convaincre celle qui, d’ordinaire, ne s’occupait aucunement de ce genre d’entrevue, étant plus souvent sur le terrain qu’autour d’une tasse de café à interviewer quelqu’un. « Merci, t’es la meilleure ! » déclara finalement Cynthia Iov alors que la Davis acceptait finalement sous l’insistance de sa collègue. « Promis, la prochaine fois, je t’offre le café ! » Et c’est sur ces paroles qu’elle raccrocha, donnant au préalable l’adresse de l’endroit où la journaliste devrait rencontrer l’homme en question.

Et c’est donc pour cette raison qu’Edward LeBlanc, ancien membre d’un groupe Rock désormais recyclé en propriétaire d’une maison de production dont il n’était pas peu fier, se trouvait assis à une table du Star Perk à l’attente de la journaliste rousse qui lui avait donné rendez-vous deux semaines plus tôt. N’ayant pas été prévenu du changement de dernières minutes quant à celle qui allait effectuer l’entrevue, il se retrouvait donc à devoir patienter alors que, de toute évidence, la journaliste semblait être en retard – le trafic routier, qui sait. Mais, une chose est sure, cela donnait une réputation peu géniale à la journaliste qui semblait manquer cruellement de professionnalisme de part ce retard imprévu et très certainement peu désiré de l’artiste qui avait sûrement mieux à faire que de voir son café refroidir sous ses yeux.

Une fois arrivée au Star Perk, la journaliste Amy Davis passa en revu le message que venait de lui envoyer sa collègue, quant aux questions qu’elle aimerait bien qu’il réponde, concernant sa précédente carrière et la vie qu’il menait aujourd’hui, ce par quoi il est passé et tout ce qui entourait sa vie de musicien et d’artiste à vrai dire. Plus qu’à savoir si ledit artiste allait essuyer ce léger retard ou si l’entrevue menaçait que d’être tendue et à couteau tiré de par cet imprévu que ni l’un, ni l’autre, n’aurait pu prévoir.

*** *** ***
Voilà pour vous, chers Enfants du Hasard !

Nous vous offrons une rencontre du Destin sur le thème de la Vie Quotidienne où vous pourrez discuter autour d'un café (et pourquoi pas une pâtisserie). La situation est très basique et vous êtes évidemment libres de l'agrémenter à votre guise tout en justifiant votre présence sur les lieux de la manière qui vous sied le plus. Que va-t-il se passer ? Difficile à dire ! Mais pour le savoir, il n'y a qu'une chose à faire, vous lancer ! Votre avenir est entre vos mains, à vous de décider Être à l'heure, c'est déjà être en retard [Amy & Edward] 3458505197

Ceci n'est qu'une introduction pour vous et à partir de là, vous entrez dans un sujet à mener vous-mêmes, selon vos envies ! N'hésitez pas à communiquer entre vous, si vous le souhaitez et surtout, ne tardez pas trop à répondre à votre partenaire ! Je me réserve toutefois le droit d'intervenir à un moment que je jugerais opportun, si besoin est, pour vous servir une belle surprise...

Prenez garde aux caprices du Destin !
 
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Message posté : Lun 10 Nov 2014 - 14:28 Message
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« Tu crois qu'il faut que je mette un costume ? »

Le ton inquiet d'Edward LeBlanc pouvait paraître comique. Il détestait les costumes, c'était contre sa religion dont la principale pensée philosophique était « les cravates craignent ». Quitte à toujours se faire remarquer, voire à être totalement devenu célèbre dans le milieu musical pour ses blousons toujours bizarrement improbables mais qu'il adorait, Ed LeBlanc n'était pas considéré comme banal à défaut de faire propre sur lui. Dans tous les cas, il était toujours étrangement provocateur, jamais dans les normes, capable de se pointer à une soirée de gala avec un blouson en cuir et un jean : ça passait bien dans les cérémonies de remises de prix – même s'il n'en avait pas eu depuis longtemps – alors pourquoi pas dans la vie de tous les jours ? Julian Landstar, son associé de toujours, lisait un dossier à coté de lui en fumant un cigare, et releva les yeux simplement pour constater :

« Ils te prendront bien comme tu es, non ? Après tout, tu es une rock star à la retraite, un producteur de musique, s'ils voulaient interviewer un type qui ne soit pas destroy, ils feraient un sujet sur Jonas Cooper... 

-Oh, non, pitié, me parle pas du Herald, ils m'énervent. » Ed se contenta d'une veste en jean usée, comme d'habitude, par des années de scènes. Pour le Herald, il avait en effet de bonnes raisons d'être en colère : leur article était à son sens, incendiaire et profondément injuste, totalement immérité. Même si totalement basé sur un argumentaire économique solide, LeBlanc ne l'avait pas digéré, et évidemment, lorsque quelque chose ne lui allait pas, il faisait un scandale. En bon rocker, quoi. « Bon, j'y vais. Je repasse tout à l'heure pour les maquettes.
-Bien sur. Ne leur raconte pas n'importe quoi, Ed.
-Non. Pas du tout mon genre. Tu m'imagines faire ça ? »


Il ferma la porte du bureau en levant les yeux au ciel. En réalité, c'était tout à fait son style. Edward LeBlanc adorait raconter à peu près n'importe quoi aux journalistes : plus c'était farfelu, plus il trouvait ça amusant et intéressant, et il ne se privait donc jamais de le faire. Il ne détestait pas les journalistes ; en tout cas, il ne les détestait plus. A la grande période, les paparazzi l'avaient harcelé à mort et comme il était complétement camé, se défendre, faire quelque chose, virait toujours au cauchemar ou au glauque, faisant immanquablement la une du Sun, éclipsant peu à peu ses succès et son talent jusqu'à ceux ci soient noyés par cet image déplorable qu'il s'était forgé. Mais il était revenu de l'enfer. Il marchait d'un pas décidé vers son destin, prêt à l'affronter. Dans ses souvenirs, la journaliste de WCOC qui l'avait abordé était une rouquine du nom de...euh...une minute, il avait du le noter. Il fallait dire que des gens, il en voyait beaucoup, entre les collègues, les producteurs, les artistes, les agents, les journalistes. Comment s'appelait-elle, donc ? Il marcha un moment en réfléchissant à la question et c'est en entrant dans le café qu'il finit par se rappeller de son nom, Cynthia Iov...qui n'était pas là. Pas de rouquine en vue au lieu de rendez-vous, à savoir le Star Perk.

Il s'assit avec un café pour attendre...il aimait bien cet endroit. De temps en temps, il y venait juste pour écrire, dans l'espoir fou qu'il reprendrait un jour la chanson, ce qui n'était pas forcément bien parti, mais qui savait ? Il ressortit donc son carnet pour écrire, griffonnant deux ou trois paroles au hasard, les récitant à voix basse pour les éprouver :

«  Maybe I will never be / All the things that I want to be / But now is not the time to cry / Now's the time to find out why / I think you're the same as me...il manque un truc, un changement de rythme, quelque chose... » Une silhouette féminine vint d'un coup boucher son champ de vision : il releva la tête. Une brune. Les brunes amenaient toujours des imprévus. « Vous n'êtes pas miss Iov. » Constat élémentaire et manifeste. Il se leva pour lui serrer la main : « Mais vous êtes bien de WCOC ? Désolé, j'ai cru que vous m'aviez oublié, alors je me suis remis à travailler. » Il ne critiquait jamais le retard, parce qu'il était toujours en retard. « C'est comment, votre nom ? »

Il ne savait absolument pas ce qu'elle allait lui poser comme question. Si possible, des choses droles. Pour pouvoir raconter n'importe quoi. Il aimait mettre du surréaliste dans la vie de chacun.
 
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Message posté : Mar 11 Nov 2014 - 17:31 Message
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Amy raccrocha assez embêtée. Car, contrairement à Edward, elle, elle n’aimait pas du tout être en retard. Et sa collègue en plus de la prévenir tardivement, la mettait maintenant dans une position indélicate dont elle aura bien du mal à se sortir. Il était même fort probable que son invité n’attende pas éternellement et finisse par partir. Et puis, c’était quoi cet argumentaire choc ? « Tu serais la meilleure… ». Mais Amy est déjà la meilleure, justement. Juste que le monde entier ne le sait pas encore. Quoique. En tant que journaliste, elle n’avait jamais couvert ce genre de sujets. Tout ce qui touchait au People, à la mode, la musique et les stars, elle laissait ça à d’autres. C’était le genre de sujets qui l’ennuyaient. Et quand en plus, elle n’écoute pas de Rock. Autant dire que dans cette histoire, elle était parfaitement inculte. Dans le meilleur des cas, elle allait se ridiculiser. Dans le pire, mettre un bazar total et bousiller la réputation de WCOC.

Non, Amy n’aimait vraiment pas être en retard. Cela l’a stressait toujours, et la rendait du coup trop nerveuse pour faire correctement son travail. Elle balança le téléphone sur le siège passager, et fit demi-tour à la première occasion venue. Quitte à prendre des raccourcis, autant le faire rapidement. Pas étonnant qu’il y a quelques semaines elle ait eu un accident, si à chaque fois qu’il y avait changement de planning, elle violait le code de la route… Mais bon, comme elle disait toujours : elle le faisait que lorsqu’elle était sûre de ne mettre en danger personne. Humm…

Trouvant rapidement une place pour se garer dans le quartier, non loin du parc, elle marcha à toute vitesse sans réellement prêter attention aux pétions qui l’entourait. Cela faisait bien une dizaine de minutes maintenant que l’heure du rendez-vous avait été dépassée. Elle révisa au passage les questions que sa collègue aimerait qu’elle pose. En lisant tout ceci, cela lui semblait tellement… Niais. Et inutile. Mais qui avait réellement plaisir à lire la vie d’un autre ? Ou alors était-ce Amy qui était beaucoup trop terre-à-terre et sans humour ?

Probablement un peu de la faute des deux. Arrivant au café, elle poussa la porte. Et comme toujours, il y avait du monde. Mais l’intéressé était facile à repérer. C’était le point positif de l’histoire. Mais avant d’aller à sa rencontre, elle s’arma elle aussi d’un café. Vu qu’elle était en retard, il n’allait pas chipoter pour une ou deux minutes à attendre de plus… Une fois équipée, elle s’approcha de sa table. Sa vision était juste, c’était bien lui. Mais alors qu’elle s’apprêtait à le saluer, avec un beau sourire gêné en termes d’excuses officielles, celui-ci la coupa court. « Vous n’êtes pas miss Iov ». Ça met dans l’ambiance tout de suite. Amy sourit encore plus, et en hochant la tête d’un air négatif, confirma d’un petit rire.

« Non en effet, je ne suis pas mademoiselle Iov. Je m’excuse pour son absence, celle-ci est indisponible. Mais… Oui voilà, je suis tout de même de WCOC. »

Elle posa son café sur la table, prenant soin de ne pas mettre le dangereux liquide à portée des écrits du producteur. Elle s’assit en face de lui et tendit sa main dans sa direction.

« Amy Davis. Enchantée de vous rencontrer. »

Bon. Elle ne faisait que son boulot après tout. Mais au fond, elle était quand même bien contente de le rencontrer. C’était l’occasion de rencontrer quelqu’un de connu. Bien qu’elle soit une très mauvaise groupie. Les stars avaient cet effet sur les gens qu’elle ne comprenait pas, mais qu’elle ressentait tout de même sans le vouloir. Elle sortit un calepin, et un crayon.

« Ne vous en faites pas, je comprends parfaitement. Et d’ailleurs, sur quoi travaillez-vous ? »

Dit-elle d’un air curieux, en louchant sur le carnet où tout un tas d’écritures étaient inscrites dessus. Elle n’arrivait pas à lire grand-chose, surtout depuis sa position, mais il lui semblait bien que c’était des paroles. Ou au moins des idées. Buvant une gorgée de café, avant de se rendre compte que celui-ci était encore bien trop chaud. Cachant rapidement une grimace, elle reprit car était plutôt du genre à poser quarante questions d’un coup sans attendre de réponses…

« J’imagine qu’un homme avec une carrière musicale comme la vôtre, il est déjà plus facile pour vous de travailler comme producteur. Vous avez des contacts, vous savez ce qu’il faut faire, ce que le public attend… N’est-ce pas ? »

Elle espérait qu’il lui parlerait un peu de sa précédente carrière, justement. Elle n’avait eu que rapidement les grandes lignes par le biais du message de sa collègue. Mais ça s’arrêtait là. La culture musicale d’Amy était bien trop limitée. Alors connaître la biographie d’un artiste qu’elle ne connaissait que de noms. Il faudrait juste qu’il ne se rende pas trop compte de son ignorance des plus flagrantes.
 
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Message posté : Jeu 13 Nov 2014 - 17:29 Message
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La relation qu'Ed LeBlanc pouvait avoir avec les journalistes avait longtemps été pour le moins conflictuelle. D'une manière générale, si on y regardait de plus prêt, on pouvait dire, et lui même l'admettait, qu'il avait longtemps été dans un mode de relation conflictuelle avec la majorité des gens. Les journalistes bien sur, parce qu'il ne supportait pas qu'ils se mêlent de sa vie privée : pourtant, sans s'en rendre réellement compte, Edward faisait étalage de celle ci. A chaque fois qu'il cassait la figure à quelqu'un, à chaque fois qu'il se ramenait camé ou bourré sur un plateau télé, à chaque fois qu'il faisait un concert, chaque fois, c'était la même chose. Il avait une grande gueule. Vraiment. Ca lui jouait des tours et il le savait, et faire des conneries, même si c'était marrant, ça ne pouvait qu'être dangereux. Les gens aimaient bien les punk. Ils laissaient rapidement tomber ceux qui avaient une tendance massive à l'auto-destruction, même et surtout de manière totalement inconsciente. Maintenant Edward était un peu sorti de ce système là ; il allait mieux, mais n'empêchait, cet état d'esprit, il l'avait gardé longtemps. Il y avait eu peu de gens qu'il supportait. July, son beau-père, était de ceux là, car il voulait depuis toujours une amitié confiante et loyale : c'était un homme bon, quelqu'un qu'il ne pouvait que respecter et à qui, sans raison, il s'était profondément attaché. Il y avait eu sa copine, bien sur, mais elle était morte, maintenant, tout ça c'était du passé. Il ne restait que sa fille. Juliet était un ange et il lui devait tout. Il essayait d'être un bon père.

Mais pour en revenir aux gens qu'il avait pu détester, il pouvait répondre, sans hésiter, les producteurs. Curieux pour quelqu'un qui en était devenu un, mais LeBlanc connaissait un les rouages du métier, oui. Il savait bien ce qui se cachait derrière la pseudo-gentillesse de ces gens, quand ils lui tapaient sur l'épaule. Des mammouths de quarante ans, qui étaient dans le business pour le business et pas pour la musique. Il connaissait le discours : ils disaient d'entrer, de prendre un cigare, qu'il allait aller loin, qu'il volerait haut, qu'il n'allait jamais tomber aux oubliettes, il suffisait d'essayer, les gens allaient adorer ! Ils avaient un profond respect pour vous, pour votre travail, c'était sincère, vraiment ce qu'ils pensaient – ah pendant qu'on y était, lequel des membres du groupe était Straight ?

Bien sur, ils hochaient la tête avec leurs cigares, ils disaient qu'ils étaient abasourdis par les ventes, ils en avaient entendu parler. Et là, le leitmotiv devenait qu'il fallait sortir un autre album, il le devait aux gens, est-ce qu'il avait vu les charts ? Oui, il les avait vu. C'était un départ ahurissant, mais bien sur, il pouvait être encore meilleur, mais pour ça il fallait qu'ils forment une vraie équipe. Ils ne disaient jamais le nom du jeu auxquels ils jouaient, mais Edward lui l'appelait « exploiter le filon. ». Il n'avait pas besoin de ça. Bien sur, il était devenu producteur, bien sur, il aurait pu faire pareil, mais ça ne l'intéressait pas.

Il visait autre chose, il agissait autrement. Tiens, on allait donc parler sérieusement avec cette brune, puisqu'elle semblait partie sur cette question là. Apparement, ce n'était pas une fan. Le producteur aimait bien ses fans : jamais méchants, toujours coulants avec lui, jamais déçu. Les gens les plus indulgents au monde. Il ne les remercierait jamais assez pour cet état d'esprit si tolérant. Il serra la main à la journaliste : plutot mignonne, par ailleurs, plus son style que sa collègue.

« De même. Vous avez des questions précises, j'espère ? Sinon je raconte ma vie des heures, alors il faudra me dire stop. »


Il sourit : c'était un bavard, mais un bavard toujours à l'aise en tout circonstances, qu'il soit seul ou accompagné, Edward savait toujours quoi faire, même si c'était de vaines espérances, comme lorsqu'il écrivait.

« Oh, sur des paroles. Mais je divague, et je n'arrive pas à trouver la fin. Et plus je divague, plus ça ressemble à mes anciennes chansons. »
Il but une gorgée de café. « C'est dur de ne pas tomber dans ce travers là quand vous écrivez vous même. On a son univers et fatalement, on revient aux mêmes sujets. Mais de toute façon, je suis un peu utopiste. Reformer Straight, c'est un peu un serpent de mer : ça n'arriverait probablement jamais. On a tous tourné la page – même si mes fans ne seraient pas content de m'entendre dire ça, pour moi c'est fini. Ca m'empêche pas d'écrire. Mais ce n'est plus pareil. »

Il ne se camait plus. Il ne détestait plus les journalistes. Il s'était lancé de nouveaux défis. L'essentiel, c'était de rebondir. De continuer. Il sourit donc à sa question sur les producteurs, soufflant sur son café.

« Mouais. Je connais surtout les défauts de mes producteurs. Vous connaissez la chanson Have a cigar, de Pink Floyd ? Elle est vraie. J'essaie de ne pas reproduire cette façon de faire là. Je le fais pas pour l'argent, je le fais pour la musique. J'étais content qu'on me donne ma chance quand j'étais gamin ; je pouvais prouver que je savais faire de la musique. Je pouvais être connu à cause de ça, parce que j'avais du talent, je crois, et pas à cause de la télé-réalité comme maintenant. Il y a des tas de groupes qui n'ont pas cette chance. J'essaye d'aider. Je connais un peu la musique, alors c'est sympa. On est entre musiciens. On essaye de faire de la musique, et pas du fric – c'est peut être que ce que les grandes boites ont perdu de vue, maintenant. »
 
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Message posté : Dim 16 Nov 2014 - 14:21 Message
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Non seulement Amy n’était pas une journaliste, mais en plus, côté people & stars, elle avait un peu de mal à suivre le rythme. D’autant plus qu’elle n’écoutait que très peu de musiques. A part quelques sons à la radio, en voiture, qu’elle écoutait sans trop connaître l’auteur ni le titre parfois. Ca ne l’avait jamais intéressée. Evidemment, elle aime comme tout le monde écouter de la musique. Encore fallait-il en avoir le temps. La jeune journaliste passait son temps dehors, à parcourir les rues en large et en travers. Les rares moments où elle était chez elle, c’était pour se reposer, dormir ou manger. Et elle ne sortait que très peu souvent avec des amis, en soirée ou simplement à un café. Donc, tout faisait qu’elle n’était pas un véritable accroc à la musique. Quant aux stars, elle ne voyait pas l’intérêt de s’intéresser à leurs vies privées. Tous les magazines qui sortent régulièrement avec les derniers scoops sur les célébrités, quel intérêt d’acheter ça ? Quel intérêt de savoir qu’un tel a fini bourré ? Qu’un tel a trompé celle-ci avec celui-là, tout en insultant l’autre là-bas, pendant que ceux-ci se battaient avec des coussins volés à ce dernier ? Simplement aucun. Si ce n’est abrutir la foule. C’était contre ce genre de dérive qu’Amy se battait. Elle n’était pas devenue journaliste pour cela. Ça devait probablement se ressentir sur l’interview, car malgré la sympathie dont pouvait vouloir faire preuve son interlocuteur, Amy n’arrivait pas à enlever cette distance et neutralité qui la caractérise trop.

« J’espère ne pas avoir à vous dire stop, en fait. Plus vous parlerez, plus il me sera facile de réécrire un article réaliste et correct sur vous. Je n’aime pas les approximations, et encore moins l’invention dans ce genre d’entretien de la part des journalistes. J’attache peut-être beaucoup trop d’importance au détail, mais au moins, c’est la vérité… »

Pendant qu’il répondait, elle crayonnait d’ailleurs le maximum d’informations et de mots-clés sur son petit calepin, qui finirait dans quelques dizaines de minutes totalement illisible. Cela ne dérangerait pas la jeune femme qu’il parle toute la journée. Au moins, durant cette entrevue, elle serait détachée du monde réel. Pas de morts. Pas de situation glauque. Pas de détails horrifiant. Seulement de la musique, rien que de la musique. Et la vie d’un homme. C’était une perspective qu’elle n’avait jusqu’alors que peu approchée. Sans doute se sentait-elle mal à l’aise face aux autres, à la vie dite « sociale ». Mais cette impression nouvelle ne lui déplaisait pas tant que ça au final.

Elle hochait la tête d’un air compréhensif, par moments, au fil de ses paroles. Elle nota à nouveau quelques mots clés, comme le fait qu’il ne comptait pas reformer son groupe, ou qu’il avait une vision bien à part du monde de la musique. Elle avait d’ailleurs du mal à discerner s’il le pensait vraiment, ou si ce n’était qu’une de ces célébrités de plus, snobinarde et beaux-parleurs ? Elle ne voulait pas le juger, au risque de le froisser et de se faire ensuite maudire par sa collègue. Mais on pouvait voir tellement de discours à la télévision ou entendre à la radio, de starlettes soi-disant émues alors qu’en réalité c’est un discours écrit par quelqu’un d’autre, qu’elles récitent comme un soldat récite un manuel militaire. Tout dans la discipline, rien dans la pensée : en quelque sorte. Mais celui-ci semblait parler avec une telle expérience vécue, qu’elle voulait pour une fois bien y croire. Comme pour se le rappeler, elle souligna deux fois ce passage.

« Je comprends parfaitement. Certaines chansons peuvent faire peur, quand on voit à quel point les paroles volent… Bas. Elles ne volent pas en fait, elles creusent… »

C’était sorti tout seul. Elle avait pensé à voix-haute, comme cela lui arrivait souvent. Son cerveau devait se croire parfois tout seul… Amy fut quelque peu embarrassée sur le coup, et agita sa main d’un air confus une nouvelle fois.

« Désolée. Vous vous en fichez probablement de ce que j’en pense. Je connais cette chanson de Pink Floyd. Oui. C’est une bonne métaphore. Quels défauts des producteurs ? J’imagine que vous ne voulez pas leur ressembler. Comment se sentent les artistes avec vous ? Et comment vous les ‘dénichez’ surtout ? Il y a beaucoup de jeunes talents, de ce qu’on peut voir sur Internet. Je serais curieuse d’en connaître un peu plus, non pas sur l’homme que vous êtes, mais sur votre vision de ce que devrait être le monde de la musique, et de ce que vous faites. »
 
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