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Le coupable est celui à qui le crime profite [Andrea & Jake]

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Message posté : Lun 3 Nov 2014 - 3:02 Message
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Le Hasard

ϟ Sexe : Masculin
ϟ Arrivée à Star City : 07/04/2012
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ϟ Nombre de Messages RP : 3227
ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Crédits : © Renan
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
ϟ Métier : Hasard
ϟ Liens Rapides : Star City Heroes
Il n’y avait qu’un seul – plusieurs en réalité – problème avec le Gang des Fables, aux yeux des autorités qui se trouvaient dans l’incapacité que de mettre la main sur ses membres. Il s’agissait principalement de leur imprévisibilité, sachant qu’il n’y avait peu de liens entre leurs différents crimes, si ce n’était que d’épater la galerie et de faire entendre parler d’eux. Certes, le vol semblait être une activité à laquelle ils s’adonnaient à cœur joie, mais nul ne savait où pourrait avoir lieu leur prochain méfait et en quoi est-ce que cela pourrait retourner, ce qui s’avérait être un problème de taille : personne ne savait comment mettre fin aux actes qu’ils commettaient. Et, aujourd’hui, lesdites autorités allaient se retrouver avec le Gang des Fables sur les bras alors qu’ils entraient, armés et prêts à en découdre, dans un des endroits les plus huppés de la ville, où se tenait un gala de charité pour tous ceux se trouvant dans les hautes sphères de la société. Un endroit de choix, donc, pour Wildcard, chef du Gang, alors qu’ils entraient sans crier gare pour semer une pagaille paniquée chez les richissimes personnes s’y trouvant, rapidement mis sous contrôle alors qu’ils se retrouvaient avec es canons d’armes pointés sur leur tête.

Cependant, si tout semblait être sous contrôle et suivre un plan qui était à la hauteur du génie criminel de celui qui faisait de plus en plus parler de lui, au plus grand damne des forces de l’ordre, la situation dérapa rapidement lorsqu’un coup de téléphone eut la chance d’être fait par l’une des demoiselles vêtue d’une longue robe et de souliers aux talons vertigineux était partie se repoudrer le nez dans la salle de bain, ayant eut la chance de ne pas se trouver au centre de l’action alors que les hommes du Gang des Fables avaient fait leur entré et avaient rapidement fait de la foule leurs otages. La SCPD envoya donc rapidement une équipe d’intervention pour tenter de calmer le jeu et limiter les victimes, amenant donc le Gang des Fables à un retrait stratégique alors que les sirènes des voitures policières s’approchèrent de l’endroit où ils se trouvaient. Comble de malchance – ironique pour Wildcard – l’un des membres se retrouva par être rapidement rattrapé par les forces de l’ordre, l’obligeant à se barricader dans une salle, avec quelques otages en prime, pour assurer ses arrières. Force était de constater que les policiers avaient besoin de renfort et que le Gang des Fables se devait de trouver un moyen de sortir leur collègue de cette situation précaire.

La SCPD si tôt contactée, l’agent en charge de la prise d’appel communiqua directement avec l’UNISON, sachant que ces derniers s’étaient inquiétés de la popularité montante de ce criminel qui apparaissait trop souvent sur la première page des journaux à leur goût. Rapidement, une équipe d’intervention fut mise sur pied, avec à sa tête l’agente Parker, n’ayant bien malheureusement pas eut la chance que de réunir l’escouade Silver et sachant qu’il fallait déployer des forces dans les plus brefs délais. La petite équipe ainsi montée, avec comme consigne que de communiquer si les choses se corsaient et s’ils avaient besoin de renfort, ils purent rapidement filer au travers les rues de Star City pour se diriger vers l’importante banque de Star City, se préparant à un rencontre qui menaçait de ne pas être des plus calmes alors qu’ils allaient devoir se confronter à des criminels dont l’expérience et le talent n’était plus à prouver.

*** *** ***
Voilà pour vous, chers Enfants du Hasard !

Nous vous offrons une rencontre du Destin sur le thème de l'Héroïsme où vous allez avoir la chance de vous affronter. La situation est très basique et vous êtes évidemment libres de l'agrémenter à votre guise tout en justifiant votre présence sur les lieux de la manière qui vous sied le plus. Que va-t-il se passer ? Difficile à dire ! Mais pour le savoir, il n'y a qu'une chose à faire, vous lancer ! Votre avenir est entre vos mains, à vous de décider

Ceci n'est qu'une introduction pour vous et à partir de là, vous entrez dans un sujet à mener vous-mêmes, selon vos envies ! N'hésitez pas à communiquer entre vous, si vous le souhaitez et surtout, ne tardez pas trop à répondre à votre partenaire ! Je me réserve toutefois le droit d'intervenir à un moment que je jugerais opportun, si besoin est, pour vous servir une belle surprise...

Prenez garde aux caprices du Destin !
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Message posté : Mar 4 Nov 2014 - 15:01 Message
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Jake, on a perdu le Valet.
Qui ça ?
Le Valet.

Pendant quelques secondes, plus aucun mot ne fut échangé sur la ligne. Maléfique poussa un léger soupir avant de reprendre :

Un de nos hommes est resté à l’intérieur, il s’est barricadé dans une salle avec des otages.
Un de nos… putain ! Tu pouvais pas commencer par-là, plutôt que de me parler du Valet ?
C’est le pseudo qu’il a choisi.
Ouais, ben si tu crois que je vais retenir tous les noms… Fiabilité ?
Je dirais 35%.

Nouveau silence. Wildcard pestait intérieurement contre ce crétin de « Valet ». Un putain de larbin, oui. 35%, ça signifiait que l’homme, s’il était pris, avait de grandes chances de balancer tout ce qu’il savait. Et même si la localisation exacte de l’As de Pique ne faisait pas partie de la liste, il existait tout de même un risque. Un investigateur zélé pouvait à partir de peu d’informations remonter la piste. Pourtant, tout s’était déroulé sans accroc…

***

Mesdames, messieurs, ceci n’est pas un exercice, c’est la réalité ! Je vous demanderais, s’il vous plaît, de ne rien tenter de stupide et de vous rassembler au milieu de la pièce, à genoux, les mains sur la tête.

Le vent de panique qui s’était emparé du gratin de Star City fut rapidement contenu alors que des individus masqués ou maquillés, chacun muni d’une arme à feu, pénétrait les lieux. Peu de véhicules avaient été utilisés : la plupart des membres du Gang des Fables avaient surgi des bouches d’égout juste à l’extérieur du bâtiment. Wildcard, vêtu d’un long manteau de cuir, demeurait immobile, les mains dans le dos, faisant face au groupe d’otages.

Mes hommes vont passer parmi vous. Vous serez bien aimables de leur remettre tous vos objets de valeur. Argent, bijoux, cartes de crédits, montres, clés ou cartes de voitures… Quiconque tentera de résister y perdra quelques dents. Dans un premier temps…

Pendant plusieurs minutes, le petit manège tourna sans souci. Jake regarda ses recrues faire leur travail. Il avait fallu plusieurs semaines pour rassembler une bande suffisamment nombreuse et compétente, ce qui changeait des habituelles petites mains du Gang, plus aptes à réaliser des vol à la tire que de vrais holdups.

Je capte un signal… Le SCPD arrive.

Maléfique, depuis son appartement à l’As de Pique, contrôlait tout ce qui se passait. Et ce qu’elle venait juste de découvrir fit grincer des dents à son chef.

Un petit malin, ça… Combien de temps on a ?
Moins de trois minutes.

Trois minutes, c’était largement suffisant pour que tout ce petit monde s’évanouisse dans la jungle urbaine. Jake jeta un œil à sa montre avant de lancer :

Merci de votre coopération, il est à présent temps pour nous de tirer notre révérence. Messieurs, on lève le camp !

En un rien de temps, la vingtaine d’hommes du Gang, chacun chargé de son butin, quitta les lieux pour s’en retourner vers son point d’extraction. Wildcard fut le dernier à disparaître, prenant son envol pour passer par une des fenêtres hautes de la salle où s’était déroulée la réception. Jusqu’à ce que, parvenu sur le toit, il ne reçoive la mauvaise nouvelle.

***

Ok. Si on peut pas l’extraire…
… on l’enterre. Reçu.

Jake coupa la communication et balança un grand coup de pied contre le muret le plus proche. Tout en contrôlant son geste et sa force, pour ne pas se faire mal, évidemment. Porter de grosses bottes n’était pas une garantie suffisante pour garder ses pieds intacts. Après quelques secondes à tourner en rond sur le toit, un petit bip lui indique l’arrivée d’une communication. Encore Maléfique.

Ils ont mis l’UNISON sur le coup.

Wildcard s’arrêta. L’UNISON… Voilà qui allait mettre du piment ! Les agents de l’Organisation allaient devoir gérer à la fois la prise d’otages et la menace du Gang rôdant autour pour, au choix, sortir le « Valet » de là, soit l’abattre. La solution la plus simple aurait été de faire péter la salle des otages, mais ça aurait fait des pertes civiles, et Jake n’avait pas envie de tuer des gens.

Dis ma belle, tu as un visuel sur les otages ?
Non, mais j’ai un visuel sur la porte de la salle. La police est déjà là.
Je me doute… Envoie l’image.

Sur son smartphone, le chef du Gang des Fables vit apparaître les images des flics se pressant autour de l’issue. Derrière laquelle un homme vociférait.

Je vous préviens ! J’hésiterais pas à les descendre ! Tentez rien ! J’en ai huit ! Faites pas de conneries !

Le preneur d’otages était acculé et, si la fiabilité était aussi faible, il était bien capable de péter les plombs, de tuer tout le monde et de se faire prendre ensuite… Un beau gâchis en perspective.
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Message posté : Dim 9 Nov 2014 - 1:04 Message
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« Parker, bordel de merde, vous allez me sortir cette puterelle de là et plus vite que ça ! Sortez-le par la peau du cul s’il faut ! » La communication coupa net, ne laissant dans le sillage du silence que grésillements inaudibles. Derrière l’opaque de sa visière, Andrea esquissa un sourire amusé, teinté d’amertume. Elle imaginait sans mal le visage violacé du Capitaine Timoral Jensen postillonner et vociférer derrière sa moustache fournie, sa grosse poigne refermée sur le combiné du téléphone, tandis que ses doigts gourds de colère s’activaient sur le pavé et composait le numéro interne de la cellule négociation du SCPD pour connaître l’avancée de la situation. Lui passer un savon était son moyen à lui de la motiver, elle en était bien au fait, et elle préférait ça de loin à la compassion et à l’apitoiement. Car il savait – et tout le monde savait – les retombées que les événements de la prise d’otage de l’Eastern Seaboard Bank avaient eues sur elle, et aucun n’avait à cœur de les lui rappeler. C’est pourquoi elle remerciait silencieusement les membres de son équipe de ne lui accorder aucune pitié. Cette mission ne devait pas souffrir de ses erreurs passées. « Parker, nom de Dieu, vous allez faire un miracle et plus vite que ça ! » persiffla Dereck sur le canal privé, dans une imitation tout à fait convaincante du Capitaine Jensen. Au moins une chose qui avait le don de lui mettre un sourire aux lèvres.

Andrea attendait le signal, recroquevillée dans l’ombre de l’un des murs de l’édifice abritant la soirée de gala – ou devait-elle plutôt dire la prise d’otage. Car c’était bien ce dont il était question, et c’était bien la raison pour laquelle la métisse Ultime s’efforçait de garder son sang-froid alors pourtant qu’une angoisse profonde lui tenaillait les entrailles. Et si elle ne pouvait pas gérer la situation ? Et s’il y avait encore des pertes, malgré tous ses efforts ? Sa carrière ne le supporterait pas, et elle non plus. Quand bien même le célèbre Gang des Fables n’était-il pas réputé pour les tueries qu’il occasionnait, jusqu’à preuve du contraire, ils n’étaient pas non plus familiers des prises d’otage, et c’est pourtant parfaitement ce qu’il était en train de se passer. Wildcard n’avait peut-être pas parié sur le bon cheval en recrutant le malade qui jouait maintenant avec les vies d’innocentes personnes. Un regard sur la façade nimbée d’éclats rouges et bleus et ses craintes se dissipèrent l’espace d’un instant ; C’était dans la salle centrale que s’était réfugié le forcené, fort heureusement seul. Les autres membres du Gang s’étaient semblait-il volatilisés, mais la jeune femme n’était pas dupe. Qu’il soit l’un des siens ou un simple pion dans leur jeu, il n’allait pas être laissé derrière. Et même si le bâtiment était parfaitement cerné, il fallait rester prudent ; Ils ne faisaient pas face à n’importe qui.

« On y va. » Le coordinateur avait sèchement craché l’ordre dans le micro. Dans un mouvement synchrone, mille fois répété, les deux groupes se mirent en marche. Longeant les façades du bâtiment, ils se postèrent de part et autre de l’entrée principale, attendant qu’une tierce équipe ouvre la porte à grand coup de bélier. Lorsque la voie fut dégagée, l’agente fit signe à ses hommes de pénétrer dans l’enceinte du bâtiment et leur donna l’ordre de se déployer d’un signe du poing. Rapidement, les membres de l’Escouade d’intervention terminèrent d’évacuer les derniers employés, afin de s’assurer qu’il ne reste plus d’autres civils dans l’enceinte du bâtiment que les otages, et la cible. Lorsqu’ils furent certain que les deux premières ailes de l’édifice étaient sécurisées, l’ordre fut donné d’attendre le retour de la cellule de négociation.

« La cible refuse la négociation. Je répète. La cible refuse la négociation. Attendez signal. » Échangeant un coup d’œil avec Darell, Andrea déporta rapidement son regard sur la double porte qui donnai accès à la seconde partie antérieure du bâtiment. Il n’était pas rare que les preneurs d’otage refusent dans un premier temps de négocier avec les forces de l’ordre, une chose qu’elle avait apprise dès ses premiers cours de criminologie. Ils se savaient en position de force, et voulaient l’affirmer en déclinant les offres lors de négociations de crise ; Ils finissaient par accepter, car l’attrait du gagnant-gagnant l’emportait souvent sur la motivation principale de la prise d’otage. Mais dans de rares cas, comme c’était le cas ici, la panique et la sensation de puissance étreignait le forcené de telle façon qu’il lui était impossible de raisonner correctement. Soit que ses motivations ne soient pas matérielle, soit qu’il refuse tout simplement le contact avec les forces de l’ordre. Le refus de négocier témoignait bien souvent d’un comportement instable dont les premiers à payer étaient toujours les otages. Aux yeux d’Andrea, à n’en pas douter, ils avaient affaire à un novice.

« Putain, soupira-t-elle en changeant de canal. Ici alpha. Demande autorisation d’accéder à la seconde partie du bâtiment. » Autorisation en cours. Les yeux clos, Andrea resserra doucement sa poigne sur la crosse de son arme. S’ils voulaient s’en sortir, il allait leur falloir un petit coup de pouce du destin, ou un énorme coup de chance.


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Message posté : Mer 12 Nov 2014 - 12:00 Message
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Wildcard cherchait la solution la plus simple pour mettre fin à cette situation qui l’ennuyait beaucoup, quand soudain, il entendit le bruit caractéristique d’un appareil volant à rotors : un hélicoptère approchait. Apparemment, le SCPD allait débarquer quelques hommes sur le toit. Le criminel poussa un soupir et secoua la tête. Il allait devoir se trouver un autre point d’observation. Pourtant, il ne bougea pas du tout, attendant d’être repéré par les flics. Ce qui ne tarda pas à arriver. L’engin se mit en vol stationnaire le temps que les troupes d’intervention descendent en rappel. Mais à peine eurent-ils touché le sol, tourné leurs armes vers lui et crié « Freeze ! », il avait déjà décollé et partait en arrière, pour passer par-dessus le bord du toit.

Bouge pas ! Bouge pas ! Ou tu seras la première à crever !

Le « Valet » perdait son sang-froid, à mesure qu’il comprenait que ça ne pourrait pas se finir sans au moins un mort. Parce que si jamais il se faisait prendre par la police, le Gang des Fables n’allait pas le laisser parler. Une femme en superbe robe rouge avait tenté discrètement d’envoyer un message depuis son téléphone, qui avait apparemment échappé à la razzia des criminels. Sans ménagement, il s’en saisit et l’expédia directement contre le mur, où le mobile se disloqua.

Faites les malins, hein, faites les malins ! Tu vas voir, je rigole pas, moi !

Pour l’instant, personne n’avait vraiment cherché à savoir ce qu’il voulait. Il s’était contenté de crier qu’il était prêt à tout. Les négociations n’avaient pas encore commencé… Peut-être parce que les négociateurs n’étaient pas encore arrivés… Pour se calmer, l’homme décida d’aller s’asseoir sur une table, avant de lancer à ses otages, tout en allumant une cigarette :

Quelqu’un connaît une blague ?

Sur le toit, un officier de la police racontait aux agents de l’UNISON qu’ils avaient vu Wildcard sur le toit, mais qu’il s’était volatilisé en se jetant dans le vide. Ce dernier, avec un peu d’élan, avait cassé une vitre d’un des étages supérieurs et s’époussetait un peu la tenue tout en écoutant le rapport de Maléfique.

L’UNISON est là pour prendre le relai, équipe d’intervention. Une femme est en charge sur le terrain… Andrea Parker. Pas mal, les états de service.
Ah ? Elle a fait quoi ?
Texas Rangers, FBI.
Texas Rangers ? Comme les cowboys ?
Oui, si on veut.

Rien que cette information-là avait changé un petit truc chez Wildcard. Il ne voulait plus seulement s’assurer que son imbécile d’employé ne parlerait pas, il voulait aussi rencontrer cette Andrea Parker.

C’est comment, jusqu’en bas ? Ils sont partout ?
Non, juste sur le toit et au rez-de-chaussée. Ils sont passés au centre de surveillance, le bâtiment est désert de toute façon.
Ok, je descends. Touche pas aux caméras, ils peuvent me voir s’ils veulent !
Ok… je te couvre.

En sifflotant, les mains dans les poches, Jake prit la direction du couloir, avant de trouver les escaliers. Il jeta un œil vers le haut, puis vers le bas. Avant d’entendre un bruit au-dessus de sa tête. Les flics du toit descendaient. L’inconvénient de ces cages d’escalier, c’est qu’il n’y avait pas de conduit central, qui aurait permis de descendre d’une traite… Tant pis.

Ouais, tant pis… fit-il pour lui-même.

Il sortit les mains de ses poches. Dans l’une, il tenait de la poussière de fée, qu’il se saupoudra sur la tête. Et puis il entreprit sa descente, sans toucher les marches. Même si Maléfique le couvrait, il avait presque envie de tomber nez-à-nez avec des flics, ou des agents de l’UNISON. Surtout qu’à présent, tout le monde devait être au courant qu’il n’avait pas quitté les lieux. Les bruits de pas plus haut dans l’escalier s’estompèrent, à mesure qu’il semait ses poursuivants. Il finit par arriver sur un palier près du rez-de-chaussée. Il devait être à peu près au niveau du haut plafond du hall. Il tendit l’oreille. Il entendait de l’agitation, mais personne ne paraissait encore vraiment s’intéresser à lui.

Une prise d’otages, c’est une opportunité énorme si ça se termine bien. Mais imaginez un peu, m’attraper, moi… fit-il, en allant se mettre pile dans le champ d’une caméra de surveillance. Je vais au… mettons, troisième étage. Si jamais quelqu’un se sent de négocier, je suis disponible. Et ça se passera certainement mieux qu’avec celui qui détient en ce moment plusieurs otages…

Sur ces mots, il salua la caméra avant de grimper quelques marches et de passer une porte pour aller dans le couloir du troisième étage. D’un pas tranquille, il chercha un bureau sympa pour aller s’installer. La première chose qu’il fit, c’est ouvrir une fenêtre. Ou plutôt, casser la structure qui l’empêchait de s’ouvrir complètement. Mieux valait se ménager une issue. Et il prit place dans le fauteuil. Pour attendre. La porte était restée grande ouverte.
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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 0:13 Message
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« Accès autorisé. Accès à l’aile est autorisé. En attente d’autorisation pour l’aile ouest. » Andrea se tourna vers ses hommes, leur fit signe de pénétrer la double porte ouvragée qui séparait le luxueux hall d’entrée de la partie est du bâtiment, clear elle aussi. Le building était écœurant de luxe et d’ostentation, et elle peinait à croire que derrière l’apparente charité du gala, il n’y avait autre chose que du m’as-tu-vu et du tape-à-l’œil. De la communication, en somme, pour bien se faire voir des médias et des classes moyennes en caressant les pauvres dans le sens du poil, en leur jetant des miettes de pains tout en les poignardant dans le dos. La jeune femme n’avait jamais eu grand égard des familles puissantes et des influents ; Un comble quand on savait qu’elle sortait précisément avec le #16 du top vingt des personnalités les plus riches et les plus influentes de Star City, et qu’elle avait personnellement connu le #2 du classement. Elle se surprit même à penser, l’espace d’un instant, que c’était déjà assez étonnant qu’ils ne se soient pas fait braquer plus tôt, et surtout que quelque part c’était bien fait pour eux. La générosité n’avait pas besoin de l’aval des médias et des spots, et afficher sa richesse de façon aussi ostentatoire était une invitation au crime. Pour vivre heureux, vivons cachés ? Pas exactement ; Andrea, si elle ne condamnait pas les agissements du Gang des Fables (et non pas de l’énergumène qui menaçait la vie d’innocents), n’était pas non plus pour essayer de les justifier et elle restait une fidèle servante de la justice. Mais elle savait aussi que tout n’était pas toujours tout blanc ou tout noir.

C’est pourquoi lorsqu’elle entendit Son nom dans l’oreillette, Andrea se figea l’espace d’un instant. L’opératrice qui avait brièvement pris la relève de son collègue était d’ordinaire chargée des vidéosurveillances. Avec d’autres, elle avait assisté à l’intervention particulière du célèbre Wildcard et s’apprêtait, en substance, à lui en expliquer les tenants et les aboutissants. Qu’elle apprenne que le Chef du Gang en personne était encore dans le bâtiment ne l’étonnait guère ; Pour un groupe aussi réputé que le sien, il ne devait pas être appréciable que la situation échappe à tout contrôle. Le forcené était une épine dans son pied, un grain de sable dans l’engrenage parfaitement huilé de la machinerie. Ce qui l’étonnait, à dire vrai, ce n’était pas qu’il se mouille personnellement pour essayer de sortir – ou de faire taire, pour ce qu’elle en savait – son homme. Ce qui l’étonnait réellement, c’est qu’il décide de s’offrir aux autorités pour négocier avec elle. En ça, il l’intriguait assez pour qu’elle accepte de le rencontrer, et parce qu’elle voyait dans son intervention le coup de chance qu’elle avait espéré.

« Vous le trouverez au troisième étage, aile ouest – vous pouvez y accéder depuis l’endroit où vous vous trouvez – la porte sera ouverte. » Et la communication coupa net. L’agente pénétra dans le long couloir est où se trouvait son équipe, laquelle attendait ses ordres. Brièvement, elle leur fit part de la situation ; Si Darell se montra revêche à coopérer avec un criminel notoire, les autres membres de l’équipe relativisèrent en envisageant la possibilité que ce soit tout particulièrement dans l’avantage des otages. Leurs doutes mutuels dissipés et après concertation, c’est finalement d’un commun accord qu’ils gravirent les marches de l’aile est en direction du troisième étage où, si tout se passait bien, les attendrait Wildcard. Bien entendu, la jeune femme ne savait pas à quoi s’attendre, mais il était évident que chacun de ses actes était motivé par le seul objectif de sauver les otages.
Aussi aviserait-elle le moment venu si les choses tournaient en leur défaveur.

Ils parcoururent rapidement le chemin qui les conduisit à Wildcard. Contre l’avis de ses agents, la métisse Ultime décida d’aller le rencontrer seule ; Premièrement, parce qu’elle était sans doute celle qui risquait le moins au cas où il s’agissait d’un traquenard, ensuite parce qu’il n’était jamais bon de se présenter en supériorité numérique lorsqu’il était question de négociation. Elle dut finalement jouer d’autorité pour les contraindre à lui obéir et leur laissa même ses équipements pour prouver au criminel sa bonne foi. Et puis après tout, ce n’était pas comme si elle était dénuée d’armes, si ? Après quoi elle s’avança d’un pas décidé le long du couloir jusqu’à trouver la fameuse porte. Une porte blanche, immaculée, grande ouverte sur un large bureau de merisier. Et derrière le bureau, une silhouette dont l’identité n’était pas à prouver. « Je suis étonnée que vous ayez proposé que nous négociions, avança-t-elle en faisant un pas dans l’embrasure. Andrea Parker, se présenta-t-elle, et j’aurais deux questions pour vous. Les otages courent-ils un risque, et pourquoi vouloir coopérer ? »
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Message posté : Dim 16 Nov 2014 - 21:38 Message
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En attendant une quelconque réaction de la part des forces de l’ordre, qui pouvait être une arrivée massive, une soudaine attaque par la fenêtre, une négociation en solitaire ou une bombe qui ferait sauter le plancher, Wildcard sortit son téléphone pour jouer à Candy Crush. Il n’était pas un adepte, mais il avançait rapidement, sa chance naturelle semblant dérouter l’algorithme du jeu. Après plusieurs minutes, il fut interrompu par un appel de Maléfique, qui lui signala l’approche d’une brigade de l’UNISON. Ainsi, ils venaient à plusieurs… Ils n’étaient donc pas joueurs. Mais alors que Jake soupirait et envisageait déjà une retraite stratégique, sa complice lui indiqua que, finalement, il allait avoir affaire à une seule personne. Et pas n’importe qui : Andrea Parker elle-même ! Wildcard eut un léger sourire de satisfaction, sourire qui disparut dès qu’il entendit les pas.

En un seul regard, il la détailla. Équipement classique d’intervention, à l’exception notable d’un manque d’armes… Elle avait donc choisi de se présenter sans s’encombrer d’objets pouvant nuire à la bonne tenue des négociations… Car c’était sûrement ce qu’elle venait faire. Il avait proposé des négociations, et les circonstances semblaient bien réunies pour qu’elles aient lieu. Après avoir rangé son téléphone, Jake fut assez surpris qu’elle prenne sans attendre la parole, avant même d’être entrée. Et après avoir fait un pas en avant, elle se présenta –inutilement, mais elle ne pouvait pas le savoir, puis posa deux questions tout à fait légitimes.

Comme à son habitude, Wildcard ne répondit rien. Lentement, il posa ses deux mains sur le bureau. Au moins voyait-elle qu’il ne tenait aucune arme, même s’il disposait d’autres moyens moins visibles… Il lui fit signe de s’approcher, toujours sans un mot, et désigna le fauteuil en face de lui. Ainsi, s’asseoir à la table des négociations n’était plus seulement un symbole, c’était bien une réalité. Jake n’avait pas oublié les questions, mais il préféra, avant de répondre, lancer un petit « avertissement ».

Je vois que vous êtes seule, mais les autres ne sont pas loin. S’ils tentent quoi que ce soit, je disparais, et vous vous retrouvez à gérer la situation sans moi. Ce qui est pratiquement une garantie d’échec…

Le ton était tout à fait neutre, mais dans son regard brillait une lueur… mélange d’amusement et de détermination. Il joignit les mains puis reprit :

Andrea Parker… Sacrés états de service. Pas étonnant que vous en soyez arrivée là. À vrai dire, je n’aurais pas accepté de négocier avec quelqu’un d’autre.

Il laissa quelques secondes, le temps qu’elle assimile ce qu’impliquait tout ce qu’il venait de dire.

Les otages courent évidemment un risque, puisque ce sont des otages. Quel intérêt, sinon ? La vraie question serait plutôt : quel est le risque ? Et la réponse : sur huit, quatre ou cinq morts. À la moindre initiative de votre part, le preneur d’otages perd les pédales et tire. Dans la panique, il n’a pas le temps de tuer tout le monde. Mais qu’importe, s’il y a des morts, c’est tout de même un échec pour vous, non ?

Le ton était toujours d’une neutralité exaspérante. Il poursuivit.

Pourquoi négocier ? Vous êtes sûrement une femme intelligente, vous avez du métier, de l’expérience, vous imaginez bien ce qui peut me pousser à demander une négociation. Je veux juste du donnant-donnant. Si vous connaissez la réputation de ma sympathique petite équipe de fauteurs de trouble, vous savez que nous ne tuons pas. Mauvais pour les affaires.

Il hésita à continuer, mais décida qu’il valait mieux ne pas tout délivrer d’un coup. Après tout, il avait répondu aux questions. Il était la clé de la réussite de deux opérations : celle du Gang des Fables et celle de l’UNISON. Dans la première, il devait s’assurer que personne ne reste derrière et soit susceptible de parler. Dans la seconde, il pouvait empêcher une fusillade qui ferait la une des journaux. Son intervention pousserait l’affaire dans les pages intérieures de la presse. Même s’il espérait un peu plus, il préférait que ça soit sans verser une seule goutte de sang.
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Message posté : Sam 22 Nov 2014 - 3:05 Message
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L’ambiance semblait quelque peu tendue. Non qu’Andrea ne soit particulièrement stressée par la tournure que prenaient les événements – loin s’en fallait, ils étaient mêmes plutôt à son avantage –, mais les états de négociation témoignaient toujours d’un conflit latent qui pouvait émerger au moindre faux pas, à la moindre parole interprétée de travers. Au fond, elle ne connaissait Wildcard que de réputation et si elle connaissait les prouesses du criminel, elle ignorait qui était véritablement l’homme. Peu pouvaient s’en vanter. Le fait qu’il ait lui-même demandé à rencontrer les forces de l’ordre – et à la rencontrer elle, ce qu’elle comprit plus tard – aurait dû lui suffire à comprendre quel genre de chef il était. Pourtant, malgré tout, quelque chose au fond d’elle lui disait de se méfier, et lui intimait la prudence. En ça rien de mal ; Après tout, la jeune femme savait faire la part des choses et ne se laissait que très rarement influencer par ses sentiments. La bonne tenue de leur entretien tiendrait donc essentiellement de leur capacité à communiquer. Sans un mot de plus, tandis qu’il lui faisait signe de venir prendre place à la table qu’il occupait, l’agente obtempéra.

À son avertissement, elle n’avait pas cillé. Jamais il ne lui serait venu à l’idée un seul instant d’impliquer ouvertement ses hommes dans la négociation, ç’aurait été une décision irréfléchie qui les aurait tous mis dans une position fâcheuse. Car, bien entendu, il aurait été indélicat d’imposer une position de faiblesse à Wildcard et, sans en douter, le Chef du Gang des Fables se serait évaporé en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, ce qui leur aurait nécessairement desservi. Néanmoins, elle préférait avoir ses hommes à proximité au cas où les choses dégénèreraient. Lorsqu’il enchaîna en la félicitant de ses états de service, Andrea entendit instantanément qu’il avait accès à des données sur les agents impliqués dans la mission. Au fond, ce n’était pas une fatalité ; À dire vrai, ça faisait même partie des aléas à travailler à visage découvert, ce dont les héros n’avaient pas à souffrir. Il n’était pas le premier, et certainement pas le dernier. S’en trouvait-elle en danger pour autant ? Pas réellement. Mais c’était bon à savoir. Elle hocha la tête, le laissant continuer.

Et puis, le sujet des otages l’intéressait infiniment plus. Selon ses dires, le risque était sévère de voir la situation tourner au vinaigre ; L’homme était instable, acculé et paniqué. Au moindre faux pas, il y aurait des pertes humaines, quelque chose qu’Andrea refusait même d’envisager. Car il avait sans conteste raison sur un point, quelques otages c’était déjà une défaite en particulier pour l’agente qui avait – il y avait encore trop peu de temps – eu à subir les retombées d’une prise d’otage qui avait mal tourné. Il leur fallait neutraliser l’homme avant qu’il ne puisse intenter à la vie de qui que ce soit, une chose sur laquelle ils semblaient s’être concertés ; Si elle avait jamais douté de ce qui pouvait le pousser à négocier avec elle, les choses étaient maintenant éclaircies. Il voulait du donnant-donnant.

« Mes hommes n’interviendront pas à moins que je ne leur en donne l’ordre. Et je ne leur en donnerai pas l’ordre avant que nous ne l’ayons convenu. » Répondit-elle simplement. Dans un battement de cil, elle enchaîna : « Il serait tout à fait déplorable que votre nom soit entaché par les débordements d’un homme que je devine être du sang neuf. Un homme rôdé aux rouages du Gang se serait replié lorsqu’on lui en avait donné l’ordre. Mais quelque chose me dit que ce n’est pas la seule raison qui vous pousse à nous aider, je me trompe ? » Ç’en était une, certainement. Dans le cas contraire, il aurait été beaucoup plus simple, et beaucoup moins dangereux, pour lui de simplement laisser l’homme se faire neutraliser. Le fait qu’il tente quand même de passer par la voie de la négociation prouvait que le sort des otages lui importait d’une certaine manière. Lui laissant le temps de répondre, elle reprit. « Si nos estimations ne sont pas biaisées – corrigez-mois si je me trompe, c’est votre homme alors vous le connaissez sûrement mieux que nous – nous disposons d’un peu moins d’une heure avant que la situation ne devienne critique. » Au sens propre du terme, dans un peu plus d’une heure, l’instabilité du forcené mettrait la vie des otages en jeu. C’était une cocotte sous pression, au bord de l’explosion. « Comment pensez-vous que nous devrions agir ? »
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Message posté : Mer 26 Nov 2014 - 15:26 Message
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Andrea restait maîtresse de ses pensées et de ses émotions : ne rien montrer à son interlocuteur. Tout comme Jake. Ce qui donnait lieu à un dialogue au cours duquel personne ne donnait d’information qu’il aurait voulu garder, un signe de faiblesse, de doute. Elle établit clairement qu’ils étaient seuls à gérer la situation, que son équipe ne bougerait pas tant qu’elle ne le lui aurait pas ordonné, et que ce même ordre ne serait pas émis tant que Wildcard n’était pas d’accord. Des circonstances qui plaisaient au chef du Gang des Fables. Curieux de découvrir un peu plus l’agent de l’UNISON, il n’était pas déçu. Elle avait les épaules pour diriger sa propre escouade et pour mener elle-même des négociations.

Andrea nota ensuite, à juste titre d’ailleurs, que le preneur d’otages était une recrue, et que cette « petite erreur de jugement » risquait d’entacher la réputation du Gang, qui faisait toujours les choses proprement. Pas de victimes. Là, les probabilités pour que certaines personnes perdent tragiquement la vie étaient assez élevées, surtout s’il n’y avait aucune intervention de la part de Wildcard. Elle l’avait compris, mais elle savait aussi que, si jamais il se retrouvait acculé, il préférerait disparaître, quitte à laisser s’écrire avec du sang une nouvelle ligne à l’histoire de son Gang… Elle avait besoin de lui. Et lui devait forcément compter avec elle.

Jake resta quelques secondes silencieux. Il avait déjà établi dans sa tête la marche à suivre, et il savait que Maléfique avait fait à peu près la même chose de son côté, aussi pourrait-elle facilement anticiper ses déplacements et ses actions. Il avait l’initiative. Il se leva, lentement, pour bien montrer qu’il n’avait pas d’arme à portée de main.

Très simple. Je veux un chemin ouvert jusqu’à la porte de la salle où « mon homme » s’est enfermé. Je ne veux pas voir dépasser une seule tête, un seul pied, le canon d’une arme, rien.

Ça, c’était la partie non-négociable. Quant à la prise d’otages, il avait bien moins l’habitude qu’elle, aussi allait-il se fier à ses estimations.

Si vous dîtes une heure, ça doit être à peu près ça. Je pense pouvoir trouver les mots justes pour raccourcir considérablement le temps d’attente. Si je réussis à le calmer et le convaincre de sortir…

Il se pencha par-dessus le bureau, mains posées à plat, le regard droit dans celui d’Andrea.

Je repars avec lui. En laissant les otages où ils sont, prêts à être récupérer par votre équipe et confiés aux bons soins des médecins. Vous n’aurez attrapé personne, mais au moins, vous aurez évité un bain de sang. Ce qui reste, en fin de compte, l’essentiel, n’est-ce pas ?

Wildcard lui adressa un très léger sourire, tout en se redressant. Il ne précisa en rien les risques qui entouraient sa future sortie avec « le Valet ». Si jamais l’UNISON tentait de les arrêter, ce qui était quelque part été logique, puisqu’ils n’auraient à ce moment-là plus d’otages, il faisait confiance à Andrea pour savoir qu’il y aurait des conséquences. Ces conséquences pouvant prendre la forme d’un soudain débarquement massif d’hommes armés, ou bien d’un futur braquage, une potentielle autre prise d’otages…

Je vous aime bien. Évidemment, vous pouvez m’accompagner. On ne sait jamais, vous pourriez vous aussi trouver les mots justes pour apaiser « mon homme ». Après tout, ça fait partie de votre métier.

Il contourna le bureau et indiqua la porte, signe qu’il était prêt à la suivre dès que ses désirs seraient respectés. Un trajet tranquille dans des couloirs déserts jusqu’à la porte. À la moindre petite alerte, l’UNISON paierait cher d’avoir voulu doubler le Gang des Fables sur ce coup-là…
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Message posté : Dim 21 Déc 2014 - 14:18 Message
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Assise dans le creux de sa chaise de cuir rembourrée, Andrea se détendit imperceptiblement. La négociation n’était jamais un exercice simple, et si elle y avait été préparée depuis de nombreuses années, elle appréhendait toujours le premier contact avec le négociant. Il fallait savoir jongler avec les provocations, jongler avec les angoisses qui pouvaient faire basculer la situation du tout à tout, parfois de façon dramatique, jongler avec les demandes aberrantes. Il fallait savoir se montrer ferme, mais souple. Il fallait savoir dire non mais le faire de façon modéré. Un travail d’équilibriste qui ne tolérait que rarement l’échec, car c’était toujours les otages qui en payaient le prix. S’il était vrai que Wildcard n’était, à proprement parler, pas un forcené, la négociation qui se jouait à leur table n’en était pas moins d’une importance capitale, car Andrea n’était pas dupe : ils avaient besoin de lui. Fort heureusement, ils semblaient tous les deux sur la même longueur d’onde, ce qui allait être un avantage considérable pour la tenue prochaine de leur intervention.

Elle l’avait lentement observé se lever – désarmé – à la fois inquiète et intriguée par ce qui allait suivre, et avait accroché le regard qu’il plongeait dans le sien. Comme elle s’en était douté, l’envie d’éviter un bain de sang n’était pas le seul moteur qui animait le Chef de Gang mais il avait rapidement compris que c’était ce qui lui importait à elle, et que c’était la clé par laquelle il allait obtenir ce qu’il désirait réellement : son homme. Andrea, elle, l’avait écouté avec attention, sans esquisser un seul mouvement, ni un seul mot. Elle avait consciencieusement noté ce qu’il avait exigé d’elle, de ses agents et des forces de police, inclinant la tête quand il mentionna le fait de repartir avec son homme, en échange des otages sein et saufs. Du donnant-donnant tout ce qu’il y avait de plus correct.

Lorsqu’enfin, il l’invita à le suivre, arguant que ses capacités en négociation pourraient être utiles à tout deux, l’agente se leva finalement de son siège. « C’est entendu, je vais transmettre tout ça à mes supérieurs », annonça-t-elle en sortant son oreillette, qu’elle avait consciencieusement rangé et mise sous silence pendant toute la durée de l’échange. « L’UNISON respectera sa part de l’engagement, enchaîna-t-elle, mais soyons clairs… Ses prunelles sinoples s’étaient frayé un chemin vers celles de Wildcard. Si votre homme attente à la vie d’un otage, nous considèrerons l’échange caduc. On ordonnera aux snipers de faire feu et il perdra la vie. » Ce n’était pas une menace, simplement un état de fait. État de fait qu’elle avait par ailleurs signé le plus naturellement du monde d’un grave froncement de sourcil. Des tireurs d’élite étaient postés sur chacun des toits environnants et n’attendaient qu’un ordre pour faire feu. « Si les choses tournent mal, n’essayez pas de l’extraire. » Conclut-elle enfin. La suite, elle, était tacite ; Elle l’invitait à disparaître dans l’agitation. Quoiqu’il soit un criminel, Wildcard lui semblait quelqu’un d’assez droit pour qu’elle l’apprécie, et s’il avait été assez intègre pour se proposer à collaborer, elle s’estimait en droit de lui offrir le plus simple moyen de repli : fermer les yeux.

Il n’en serait bien entendu pas de même pour les autres agents, mais ça, il devait être bien en mesure de s’en douter ; Avant d’être un négociateur, il était surtout un criminel reconnu, et recherché. Andrea glissa l’outil de communication dans le creux de son conduit auditif et demanda le contact avec le Commandant Timoral Jensen. Une poignée de minutes – et quelques injures – plus tard, l’ordre avait été donné d’évacuer le bâtiment de ses forces de police, et la non-intervention avait été exigée. « La voie est libre pour nous, on peut y aller » glissa-t-elle en se tournant vers l’homme. Elle prit les devants en sortant de la pièce, se dirigeant d’un pas déterminé dans le couloir qui jouxtait le bureau qu’elle venait de quitter.
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Message posté : Ven 26 Déc 2014 - 12:10 Message
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Wildcard, impassible, écouta Andrea accepter le marché. Il aurait difficilement pu croire qu’elle refuserait : c’était une trop belle occasion pour tout le monde de s’en sortir sans le moindre mal, même si le prix à payer pour elle était de laisser échapper un grand nom du crime. Mais à choisir entre la capture d’un chef de gang et la survie d’otages, il n’y avait en général aucune hésitation, à moins d’être sans scrupules et de considérer les dommages collatéraux comme faisant partie des risques du métier. Mais Andrea avait une conscience, il avait senti tout de suite qu’elle ne pouvait pas envisager que le moindre mal soit fait aux innocents détenus par le forcené. Forcené qui n’allait pas s’en tirer à si bon compte, une fois extrait…

L’agent d’élite enchaîna, le regard rivé dans celui de son interlocuteur, qui gardait une expression toujours neutre, en précisant que si le « Valet » passait à l’acte et s’en prenait à l’un de ses otages, l’accord ne tiendrait plus. Et la conséquence serait tout simplement la mort de l’homme. Wildcard haussa mentalement un sourcil. S’il ne parvenait pas à convaincre l’autre imbécile d’arrêter ses bêtises et de le suivre, il le verrait être abattu… S’il rechignait à envisager qu’un otage pouvait aussi mourir dans le feu de l’action, la conséquence ne portait finalement aucun préjudice au Gang des Fables, puisque l’individu susceptible de parler en interrogatoire ne serait plus à même de prononcer le moindre mot… Mais en termes de réputation, ça n’était pas formidable : l’opération devait se passer sans effusion de sang.

Elle ajouta ensuite qu’en cas de retournement de situation défavorable, il valait mieux que Wildcard abandonne son homme. Il comprit qu’elle le laisserait disparaître, certainement en gage de bonne foi vis-à-vis de la négociation qu’il avait menée. Il adressa un signe de tête à Andrea, qui entra alors en contact avec ses supérieurs. Pendant les quelques minutes animées qui suivirent, Jake contacta Maléfique, qui suivit alors l’évacuation des lieux, et qui confirma que le bâtiment était désert au moment où l’agent de l’UNISON l’invita à prendre le chemin de la salle des otages. Il lui emboîta le pas, les mains dans les poches, sifflotant « Un homme comme vous » du Livre de la Jungle. Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent à proximité des lieux. À quelques portes de la pièce où s’était enfermé le Valet, Wildcard se tourna vers sa camarade provisoire.

Restez là, je vais établir le contact, dit-il, en levant un doigt.

Puis il combla les derniers mètres qui le séparaient de son point d’arrivée. Il colla son oreille au battant et écouta pendant quelques secondes. Il semblait régner un silence de mort à l’intérieur. Il frappa.

C’est quoi ? C’est qui ? Reculez, j’en bute un ! s’écria alors le preneur d’otages, de la panique dans la voix.
Le Valet, c’est bien ça ?
Ouais ! C’est moi ! Le… Hein ? Comment vous savez ça ? Qui vous…
Arrête tes bêtises, le Valet. Tu te rends compte de ce que tu es en train de faire ? Tu réalises que les chances de t’en sortir sont très faibles ?
Vous êtes qui, d’abord ?
Celui qui va te sortir de là, si tu acceptes de libérer les otages. Sinon, je serais celui qui n’aura aucun remord à te laisser mourir, parce que tu as ruiné notre opération.
Non… Wildcard ?
T’es long à la détente… Pas étonnant qu’on se retrouve dans cette situation.
J’y suis pour rien ! J’ai eu peur ! J’ai paniqué !
Bien. Maintenant, calme-toi. J’ai négocié avec l’UNISON. Nous pouvons partir tous les deux, sans mal, si tu laisses les otages en bonne santé.
J’y crois pas ! Ils vont nous arrêter, ils vont me torturer ! … Bouge pas, toi !

Wildcard soupira. Il se doutait que parler avec son homme serait compliqué, mais il était tombé sur un vrai guignol. Il se promit de faire le tri dans ses recrues, mais aussi dans ses recruteurs. Il reprit :

Chers otages, je suis navré que vous vous retrouviez dans cette situation, mais sachez qu’il ne sert à rien de jouer au héros, vous risqueriez d’être blessés ou, pire, d’être tués. Aussi, restez calmes, immobiles, ne tentez rien. Le but est que tout le monde s’en sorte vivant.

Il pivota pour faire signe à Andrea de s’approcher. Le contact ayant été établi avec le preneur d’otages et les otages, peut-être pouvait-elle s’assurer auprès de ses derniers qu’ils resteraient dociles. Après tout, ils étaient plus à même de faire confiance à un agent de l’UNISON qu’à un criminel. À cet instant, un cri retentit, suivi d’un coup de feu.

    Lancer de dé
    Réussite : Le preneur d’otages a tiré en l’air et maîtrisé celui qui l’a attaqué : aucun blessé
    Échec : Le preneur d’otages a tiré, blessant l’otage qui l’a attaqué


Wildcard resta totalement impassible, mais intérieurement, il bouillait. Il lança à travers la porte :

Qu’est-ce qui s’est passé ?
Il s’est jeté sur moi ! Je voulais pas, mais c’est parti tout seul ! Il est blessé à la jambe !

On entendant les gémissements de douleur du blessé. Une blessure. Pas un mort. Comment est-ce qu’Andrea allait considérer la situation ? Fin de l’accord, ou y avait-il encore moyen de continuer comme prévu ? Si elle estimait que le forcené était trop dangereux, Wildcard se tenait prêt à disparaître.
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Message posté : Ven 26 Déc 2014 - 12:10 Message
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Le coupable est celui à qui le crime profite [Andrea & Jake]

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