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La Félicité, nouveau nectar des indigents

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Message posté : Lun 3 Nov - 0:42 Message
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30 octobre 2014, la nuit

Sous un ciel d’encre noire et piqueté d’étoiles argentées, l’autre visage de Star City se révélait. A la faveur de la nuit, tout ce qui n’était pas vanté par les agences touristiques s’animait. Et la ville grouillait, comme en plein jour, d’habitants vivant, aimant et travaillant lorsque l’astre blanc trônait parmi la voie lactée. Certains spot publicitaires, vivement éclairés, semblaient vouloir rivaliser avec l’éclat même des étoiles. Certains quartiers brillaient tels des phares, attirant les nécessiteux et les voleurs comme le ferait une lampe pour des moustiques. Paradoxalement, tout devenait plus clair la nuit. Les couleurs s’affadissaient dans l’obscurité. Mais les sons, eux, n’étaient jamais autant perceptibles que la nuit. Il devenait aisé de reconnaître le timbre d’une sirène de police, se répercutant en centaines d’échos, à son approche. Il devenait facile de deviner les allusions charmeuses ou les menaces. L’obscurité masquait la plupart du temps les visages, empêchant quiconque de réellement imprimer l’image de son vis-à-vis dans son esprit. Les yeux mentaient avec plus de conviction que les intonations de voix.

Perchée sur le toit d’un immeuble, se confondant avec les ténèbres dans son costume improvisé, le regard perdu sur l’immensité de la ville, Lightning Girl se demanda si elle n’avait pas regardé trop de polars. Mentir était un jeu d’enfant, qu’elle-même pratiquait peu. Et mentir avec des mots se révélait bien plus facile qu’on ne croyait. Une citation d’un obscur Français, vu en Histoire au lycée, lui revint en mémoire : « La parole a été donnée à l’Homme pour dissimuler sa pensée ». Ou quelque chose comme ça. L’apprentie héroïne était prête à le croire. Le seul réel avantage, qu’elle trouvait à errer la nuit dans les rues de Star City, s’avérait être la facilité déconcertante avec laquelle on pouvait faire la distinction entre les bons et les méchants. Entre un citoyen lambda sortant ses poubelles et un voleur de sac-à-mains armé d’un canif. Peut-être était-ce trop simple pour être vrai. Peut-être était-ce elle qui, en implacable démiurge, érigeait cette distinction entre le citoyen et le criminel, pour se simplifier la vie et ne pas se poser trop de questions.

Peut-être ne faisait-elle que courir après une inaccessible et inavouable satisfaction personnelle… Lightning Girl éprouvait le besoin – viscéral, urgent – de se rendre utile. Elle se moquait éperdument du fait de rester une héroïne anonyme, sauf pour ceux qu’elle sauvait inopinément. Que le monde ne pose jamais ses milliers d’yeux numériques sur elle ! Qu’importait, au final, la reconnaissance de la Terre pour une énième super-héroïne, noyée dans l’ombre de célébrités et de grandes victoires. Sous le masque de Lightning Girl se cachait une lycéenne à peu près comme les autres. A ceci près que Prudence Carter ne partageait qu’une partie de son ADN avec les habitants de cette planète. L’autre appartiendrait toujours à l’infinité de l’espace. Un pied sur Terre, l’autre dans les étoiles, tel semblait être son destin…

Un cri résonna longuement. Prudence sursauta. Elle se morigéna en silence pour sa distraction. Quelle idée de s’assoupir en pleine patrouille ! C’était bien le genre de test qui vaudrait son élimination lors d’un possible recrutement dans la Team Alpha. Après s’être rapidement frotté les yeux, l’adolescente s’envola. D’une pulsion électrique dans les talons, elle se propulsa dans les airs, s’accrocha au lampadaire et se laissa doucement glisser jusqu’au sol. Cette petite rue commerçante paraissait désertée de toute âme qui vive. En apparence, seulement. Tandis que Prudence balayait les environs du regard, plusieurs volets claquèrent brusquement sur leurs gonds, se fermant derechef. La jeune fille grimaça. Les voisins n’avaient pas l’air particulièrement concernés par les problèmes des uns et des autres ici.

Un grognement suivis, suivis d’un grondement de plus mauvais augure encore, s’éleva et s’amplifia dans le silence sépulcral de cette rue. Prudence s’avança aussi silencieusement que possible. L’entrée d’une ruelle encombrée de poubelles attira son attention. Son instinct la poussait à s’approcher. S’élevant légèrement au-dessus du sol, pour ne pas attirer l’attention, elle alla se percher sur le faux balcon juste à l’angle. Elle espéra y gagner un meilleur point de vue. Et ce fut le cas.

Il était là. Dressé fièrement dans son impeccable manteau noir, drapé par sa suffisance, tel un vampire de mauvais feuilleton, il se tenait juste là, sous ses yeux éberlués, encadré de trois hommes de mains – sans doute – et de deux gros chiens aux babines retroussées en un rictus belliqueux. Tante Emery aurait été fière de sa rebelle de nièce, si elle avait su comment Prudence passait ses nuits depuis la fameuse mission du 1er octobre… Quoique, non, sa tante n’aurait pas été aussi ravie qu’elle l’escomptait. Elle lui arracherait probablement la tête, avant de lui passer un sermon digne du meilleur évangéliste !

Pourtant, il était là ! A sa merci ! Le dealer de drogue, qui se faisait modestement appelé la Main d’Or dans son milieu, contemplait avec délice l’un de ses sbires broyer la main d’un malheureux. Prudence retint un frisson de dégoût. Le pseudo Main d’Or se passait une langue avide sur les lèvres, tel un prédateur alléché par l’odeur du sang. En l’occurrence, ici, l’odeur de l’argent sale, facilement gagné et de la souffrance engendrée. Ce dealer faisait parler de lui auprès du SCPD pour ses frasques, ses ventes fréquentes et la particularité curieuse de sa drogue. Son poison ne vous faisait pas voir des éléphants roses, ni danser la gigue sans se fatiguer. Point du tout, l’incroyable recette de ce mystérieux dealer vous rendait heureux. Tout simplement, c’était de la félicité liquide, à s’injecter directement dans les veines, à faibles doses. Une euphorie grandiose ! Si aucun accro n’avait eu la mauvaise idée de s’injecter toute une fiole dans le sang, avant de mourir d’une crise cardiaque – suffoqué par son propre bonheur -, la Main d’Or et son poison auraient encore eu de beaux jours devant eux sans être importuner.

- Pourquoi tu ne vends plus, Gregor ? susurra la voix nasillarde du petit dealer. Tu sais pourtant ce que tu dois faire…
- Patron, j’vous jure qu’j’fais ce que j’peux ! pleurnicha l’autre. Mais… Mais les gars croient qu’un type d’la Légion vous surveille, ils veulent plus travailler. Et y’a la police aussi, elle a des yeux partout… Je suis venu vous prévenir !

Cela faisait plusieurs semaines que Prudence le pistait, écumant les bars où se vendait la drogue, traquant les informations lâchées par sa tante au téléphone. La chance y était aussi pour beaucoup. Quelles probabilités avait-elle eu de croiser sa proie, ce soir, dans ce quartier ? Cette fois, elle était sûre que c’était bien lui. Elle serra les poings et les chargea d’électricité.

C’est moi que tu dois craindre, Main d’Or.

Evidemment, c’eut été trop simple car rien ne se déroula comme prévu…


* Citation de Talleyrand
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Message posté : Mar 4 Nov - 14:45 Message
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Sur Terre, il y avait les humains, les mutants, les sorciers, les extraterrestres ... Et puis il y avait Anna LeBlanc.

Anna LeBlanc, elle aussi, était à Star High. Une lycéenne, une lycéenne que d'aucun aurait qualifié de brillante, de bonne élève sans histoire, dont l'acharnement avait même réussi à lui ouvrir les portes de la prestigieuse équipe interne connue sous le nom de Team Alpha. Les meilleurs, ce qui intégreraient plus tard la Légion des Etoiles pour faire régner la Justice et permettre au plus grand nombre de vivre avec la certitude qu'ils sont là, dans l'ombre, à surveiller le crime pour que la paix continue de régner.
Mais ça, c'était avant.

Si Talleyrand avait été prompt à déclamer que l'homme camouflait sa pensée derrière la parole, c'est que ce diable boiteux avait de fortes raisons de le penser, et autant de le prouver. Anna, dans cette catégorie, avait été une représentante de choix, car il avait fallu quatre années de travail et d'abnégation pour que tout le stress, toute la peine accumulée se relâche, et lui coûte une place chèrement acquise au sein des Alphas. Anna, maintenant, si elle n'était pas étrangère à ce monde, était étrangère à ses pensées. Trop de temps passé à fantasmer sur une Légion qui lui servait d'attache et de phare face à un paternalisme d'une rigueur terrifiante l'avait rendu, à l'épreuve de la réalité, terriblement désillusionnée ... "Instable", "Incapable de travailler en équipe", voilà ce qu'on avait à cœur de lui reprocher ...

La vérité pouvait être proche, car en effet, Anna n'était pas une figure monolithique de vertu et d'incorruptibilité. Elle était orgueilleuse, désespérément aussi sûre d'elle-même et de ses convictions en son for intérieur que fébrile face à chaque rapport social, et se complaisait à donner une image sombre et torturée d'elle-même pour se rassurer quant à sa propre valeur. La mutante se voyait comme une personne spéciale, quand elle n'était finalement qu'une adolescente comme il en existe des millions, tout juste pesait-elle des zéros du compte en banque de son père qui, du reste, se montrait beaucoup plus sympathique à son égard qu'il ne l'avait été par le passé ... Et le plus dramatique dans cette histoire, c'est que, bien qu'elle s'en rendait compte, elle se refusait à l'admettre.

Elle se sentait véritablement spéciale, assurément, et elle se présentait dans cette allée, couverte de noir, un cache-nez sur le visage, un masque sur les yeux et quelques mèches blanches dépassant à peine d'une capuche relevée pour le montrer. La Main d'Or était son affaire. Son coup. Elle avait passé trop de temps à se pencher sur le sujet, à vouloir lutter contre ces satanés dealers qui pourrissaient par trop les bas-fonds comme les lieux aisés de la ville, à la recherche de pauvres âmes à détruire, en quête de quelques billets de plus.
Ils n'avaient aucun état d'âme, et la Police comme la Légion semblaient décider à traquer ce qui serait plus "dangereux", plus médiatique, peut-être.

Anna, non. Si elle n'avait plus sa place à la Légion, elle n'en demeurait pas moins persuadée qu'elle pourrait faire la différence. Si elle ne pourrait faire carrière au sein de celle-ci - Et elle ne le voulait plus, à vrai dire ... Ou du moins s'en persuadait-elle avec une vigueur étonnante. -, alors elle tracerait sa propre voie.

Un dealer à la fois.

Alors qu'on se chargeait d'électricité, de l'autre côté, au sol, derrière une benne à ordures, on se signait. Une curieuse habitude, d'ailleurs, un réflexe presque inconscient, que de recommander son âme à Dieu. Les signes d'une jeunesse de bonne famille, assurément.

Et puis, sans se déverser en palabres, la Vigilante jeta un regard par-dessus sa poubelle : les dealers semblaient occupés à quelque autre affaire bien plus subtile que de surveiller leurs arrières, assurément. Grossière erreur.

Elle glissa de son couvert et se mit à piquer un sprint, les pans de son long manteau battant le vent au rythme de ses foulées, dévoilant en dessus une combinaison noir de cuir renforcées avec des protection composites légères et des renforts : des pièces glanées ça et là, en attendant de mettre la main sur une véritable tenue de combat, mais une tenue qui serait suffisante pour affronter trois dealers.

L'homme de main fut le premier à réagir, voyant venir l'ombre sur lui, il poussa sa victime sur le côté, portant sa main vers son pantalon. Le temps de soulever sa veste et son t-shirt pour dévoiler une arme, il était trop tard : Anna - ou Vadóc, ou Jezebel, selon les points de vue. - était sur lui, et avait dégainé sa matraque télescopique, placée plus judicieusement à sa ceinture. Le premier coup porta au tibia, le deuxième au bras, et le troisième au visage. Ce n'était certes pas professionnel, pas particulièrement précis, mais le contact du métal avec les os permit de comprendre que c'était efficace : le pauvre homme hurlait et jurait comme un goret, le poignet vraisemblablement hors d'état d'opérer une arme.

La Main d'Or, lui, n'eût le temps que d'usiter une vague expression de surprise frappé de déplaisir, avant de recevoir lui aussi un coup de matraque à l'épaule, qui déboucha, au profit de l'effet de surprise, sur un coup de genou dans les parties génitales : les rudiments du combat de rue. Efficacité, violence, rapidité.

Ce fut d'ailleurs pour la même raison que le troisième dealer, qui tenta de placer une réplique précisant qu'il n'était pour rien là-dedans et qu'il se posait en victime, reçut lui-aussi une solide correction.
On était jamais trop sûrs.

    Jet de dé n°1

  • Réussite : Alertés par le vacarme, des "gardes du corps" de Main d'Or, qui surveillaient la rue, accourent sur la scène.
  • Échec : Les dealers étaient seuls.


    Jet de dé n°2 (Si réussite au n°1)

  • Réussite : L'Oncle Boris avait lancé une opération "Tout doit disparaître !" sur ses Kalashnikovs, et les dealers sont des clients assidus du marché noir ...
  • Échec : Les hommes de Main d'Or sont des vieux de la vieille, qui préfère les battes de baseball.
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Message posté : Mar 4 Nov - 14:45 Message
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Le Hasard

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Le membre 'Anna LeBlanc' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard

#1 'Jugement du Hasard' :


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#2 'Jugement du Hasard' :
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Message posté : Mer 12 Nov - 21:35 Message
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Celui qui réussit tout du premier coup n’apprend guère grand-chose. Il paraît que l’expérience vient avec le temps, à force d’échecs – mais surtout en vivant. Il n’y a pas d’échecs. Les choses se passent, et si l’on croit que, par l’expérience, on réagit mieux, c’est oublier qu’il est aussi important de déconstruire ce que l’on sait pour ne pas agir de manière erronée et trop rapide face à des évènements, juste parce que l’on croit qu’ils nous sont familiers. L’âge n’apprend, en fin de compte, qu’une seule chose : savoir prendre du recul sur les choses.

Enfin, je dis ça je ne dis rien ! Peut-être est-ce une excuse pour moi, l’instinctif, qui ne me méfie pas de la simplicité comme je m’en méfie. Le problème des « gentils », c’est qu’ils ne se doutent pas que quelque chose, d’impensable pour eux, pourrait en fait bien arriver, parce qu’ils ne pensent pas comme des « méchants ». La science de la criminalité apprend à glisser dans la peau des « méchants » mais, là encore, elle se trompe parfois, à vouloir « comprendre » le criminel. Il faut laisser cela aux juges… pour conclure aux peines à infliger au coupable. Les super-héros se contentent de constater un acte qui est hors la loi et livre son auteur comme colis à cette justice. C'est d'une certaine froideur, mais c'est comme ça. Il arrive qu’il soit bien de la dépasser, cette froideur, de chercher à « comprendre » celui qui défie les lois et de tenter de le raisonner. Est-ce naïf ? Le criminel pourra toujours prétendre qu’il respectera les lois à l’avenir, rien n’est moins sûr quant à ses gestes à venir. Mais, j’ai envie de dire, c’est le cas aussi du justicier… Il pourra toujours prétendre agir au mieux jusqu'à ce qu'un jour ou une nuit, il ait des actes un peu limites. Et quelle est, au final, la motivation du justicier ? Protéger ? Être reconnu ? Agir pour le « bien » ? Se sentir spécial ? Qu’est-ce que j’en sais moi ! Je n’ai pas de pouvoirs…. Enfin, j’ai mes petites idées.

Celle des dealers est facile à deviner de motivation : le business. Gloire à la poudre blanche qui rend ses consommateurs plus qu’addicts pour que ce commerce se perpétue des plus florissants. Il y a tout un tas de moyens de couper les veines du réseau : convaincre les consommateurs de ne plus acheter – peine perdue - tant les dealers savent sélectionner avec soin et appâter les âmes perdues – ou aller à la source, prendre en flagrant délit ceux qui vendent. Un justicier aura beau livrer un criminel, la police, ce qu’elle veut aussi, c’est des preuves du forfait pour pouvoir coffrer les types. Vous croyez vraiment que la police va me croire sur parole la bouche en cœur ? Mais bien sûr ! Donc, j’observe et, croyez-le ou non, dans mon costume de l’archer aux couleurs sombres dans les marrons et violets très foncés, j’ai arc, flèches, mais aussi appareil photo sur certaines affaires. Bref. Je prends tranquille des photos là…

Main d’Or est un gros poisson. Lorsqu’on touche à un réseau de dealers, il faut faire attention sur qui on décide de lâcher son dévolu : c’est un réseau. Il arrive qu’on laisse les petits poisons pour mieux remonter sur les gros, ou qu’on ne prévoit pas assez en quoi un gros poisson ne se trouve qu’être un petit poisson d’un autre gros poisson. Vous me suivez ? Tant mieux. J'ai la flemme de dessiner !

Et puis… Et puis je me rends bien compte que je ne suis pas seul sur le terrain. A vrai dire, voilà depuis un petit temps que je l’avais observé… Une justicière qui avait choisi les voies du ciel et, une autre justicière, les voies de la terre. Je récupère la carte SD de mon appareil photo et jette ce dernier dans une poubelle. Je suis dans l’entre-deux : un appartement squatté pour l’occasion, avec bonne vue sur ceux dont je viens de faire des clichés. Si ce n’est pas abusé de jeter un appareil photo avec des objectifs de fou ? Je le récupérerai peut-être qui sait ! Il y avait plus urgent… La justicière des voies terrestres venait de se déclarer et entamer le combat. Comment je les avais repérées les justicières ? Je surveillais toute la zone avec plusieurs objectifs de différents zooms d'ici. J’étais en filature. J’échange mon appareil photo pour mon arc… la fenêtre est déjà ouverte et je prends des flèches tranquillisantes. Mes préférés. Je pose une flèche et la tire aussitôt dans la Main d’Or. Puis, j’enchaîne aussitôt et machinal sur deux autres volées pour les deux autres dealers. Autant les endormir...

Je grimpe sur le rebord de la fenêtre ouverte pour m'y jeter dans un saut et atterrir dans la rue en me réceptionnant sur le sol avec la roulade adéquate de parkour en raison de la hauteur qu’il fallait bien amortir. J’atterris donc au le sol et, j’en fais exprès, c’est volontaire, lève les yeux vers la justicière sur son balcon plus en haut de ce même bâtiment d'où je suis sorti. Je lui fais signe de la main de venir. L’affaire est loin d’être terminée... Je le crains ! Déjà, parce que Main d’or n’est à coup sûr qu’un pantin. Ça fonctionne toujours comme des hydres ces réseaux là ! Je me dirige vers l’autre justicière, la justicière des voies terrestres, et j’arrive à son encontre. J'observe son petit « désastre » puis la regarde.

- Et s’il veut baiser en prison ?

Je croise les bras pour constater de nouveau les résultats de son style de combat très urbain et assez violent - rustre. Bref, je parlais là du fait qu’elle lui avait trucidé ses parties. C'est un peu ironique de ma part. Je me dirige en fin de compte vers les dealers et en particulier le « supposé » Main d’or. Je guette son visage et ses traits, que je dévoile un peu plus en le bougeant un peu d'une main, étant près de son corps endormi.

- Génial... Ce n’est pas lui.

Je redoutais un peu ça... J'avais repéré depuis quelque temps que la Main d’or usait d’un double, un sosie très convaincant, qui lui ressemblait, copiait son parlé etc., pour certaines de ses transactions ou tout simplement comme porte-parole. Il n'y avait d'ailleurs là sûrement aucun pouvoir à l’œuvre. Il suffit de trouver quelqu'un qui vous ressemble et de jouer un peu la comédie. De mes observations et nombreux clichés, j'avais peiné à jouer au jeu des erreurs, mais j'avais trouvé des signes distinctifs de la vrai Main d'Or. Cela pouvait paraître à certains comme des détails : arcades sourcilières un peu différentes, ce genre de choses. Je m’accroupis et je commence à le fouiller toutefois, ce double, histoire de, sait-on jamais, à la recherche d’indices sur la véritable Main d’Or… Je prends le portefeuille… rien, nada… comme c’est étonnant… ! Je trouve un portable, non verrouillé, et c'est un coup de chance pour le coup, sans numéros dans le carnet d’adresse, forcément, mais un numéro dans la liste d’appel… Je me redresse bien droit et tourne le smartphone sur lui-même entre mon pouce et mes doigts. Je réfléchi. Au final, je le remets bien à sa place dans la poche de la doublure de la Main d’Or, et je commence à retirer mes flèches à plumes jaunes et noires des corps des dealers. Ils en avaient pour un petit sommeil. Les tranquillisants n’étaient pas très chargés dans le dosage. Dans l’idée… Non, je ne vous dirai pas mon idée ! Parce que, j’avais d’abord affaire à deux justicières, c’est bien ça ? Enfin, si la justicière des voies des airs nous avait rejoints. Et je me disais alors : Hé ! Elles ont l’air jeune et sont peut-être en formation. Profitons-en ! Je garde mes pensées pour moi. Et ça pourra toujours me permettre de voir un peu à qui j’avais affaire…

- Des idées ?

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Message posté : Lun 24 Nov - 22:44 Message
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Les plans parfaitement calculés, fait bien connu, ça se complique souvent.

Tout d’abord, il fallut que le portable – malheureuse technologie éternellement maltraitée par l’apprentie justicière – vibre. Prudence sursauta, relâcha l’énergie qui illuminait ses poings, porta la main à sa poche et baissa les yeux sur l’appareil. Le numéro affiché trahissait un appel de son père. Un élan de rage douloureuse la poussa à raccrocher brutalement. Ce n’était ni le lieu ni le moment d’engager une conversation père-fille.

Cette seconde d’inattention suffit pour bouleverser toute la situation en contre-bas. Une jeune femme masquée venait de surgir, une matraque en main et s’occupait déjà de donner une correction aux gros bras du dealer. Il y eut un instant de flottement désagréable. L’adolescente s’ébroua, émergeant de sa stupeur, vit les dealers se faire battre comme des fillettes et les chiens s’enfuir en hurlant. L’invraisemblable spectacle se poursuivit sous ses yeux ébahis. Elle n’eut ni le temps d’admirer l’efficacité – quoique violente – de l’inconnue, ni de savourer sa colère d’avoir été doublée, car un nouveau protagoniste entra en scène. Des flèches fusèrent des airs, pour venir se planter dans le corps des dealers. Prudence étouffa un cri. Est-ce qu’on les avait tués ?

Tendue dans l’attente, le cœur battant à tout rompre et ne sachant que faire, elle observa la suite. L’archer dévoila sa présence auprès de l’inconnue masquée. Tous les super-héros de Star City n’étaient pas aussi médiatiques que Thunder ou le Commander mais il était possible – et même probable – qu’il ait été un membre de la Légion des Etoiles. On n’aimait guère les justiciers indépendants et les vigilants déviants dans les grandes villes comme celle-ci. Mais si les trois dealers étaient morts… L’archer lui fit signe. Prudence sursauta à nouveau. Comment avait-il su qu’elle se trouvait là ? D’abord vexée d’avoir été découverte si facilement, elle se rendit à l’évidence. Il ne servait plus à rien de se cacher. Elle était venue, elle avait vu et elle n’avait strictement rien fait. Sa fierté en prenait un coup. Ravalant une bouffée de colère, elle quitta son poste depuis l’escalier de secours et se laissa planer jusqu’au sol. Vérifiant que son mince masque noir tenait bien en place, elle s’approcha à pas prudents des deux inconnus. Elle ne put s’empêcher de poser un regard teinté d’effroi sur les criminels à terre.

- J’espère que vous ne les avez pas tués, dit-elle en guise d’introduction, d’une voix qui se voulait aussi ferme que possible.

On lui avait appris à désapprouver les mises à mort. Et ses récentes expériences en la matière la confortaient dans cette idée. Elle reporta son attention sur les invités surprises de cette mascarade nocturne.

- Comment ça, ce n’est pas lui ? Il enverrait quelqu’un d’autre pour ses transactions ? Je croyais pourtant que Main d’Or ne faisait confiance à personne ? Et comment on va les faire parler ceux-là, maintenant, hein ? Qu’est-ce que vous faites là, d’abord ? C’était ma patrouille, ma mission ! Ça vous arrive souvent de manger dans l’assiette des autres ?

Prudence croisa les bras sur sa poitrine dans une attitude de défi. Elle préféra se taire, plutôt que de provoquer davantage ses vis-à-vis. L’adolescente avait toujours eu le mérite d’être franche et insupportablement agaçante. Dissimulée sous l’identité de Lightning Girl ou en tant que lycéenne, cela ne changeait que peu de choses. Elle s’habituait encore mal à l’idée de se cacher sous une identité fictive – et un masque. Si elle respectait le choix d’autrui, elle peinait à assimiler tout ce qu’une double-identité pouvait impliquer de subtilités. L’archer et la justicière spécialiste des combats de rue ne paraissaient pas aussi incommodés qu’elle. Faisant fi des regards ou des remarques, Prudence s’approcha du corps du prétendu Main d’Or et, surmontant son dégoût, s’accroupit près de lui. Elle étudia les traits de son visage. Il correspondait à la description officielle. Après avoir gravé ce visage dans sa mémoire, son regard aigu aperçut un objet métallique dont la présence était trahie par la lumière des lampadaires. Cela lui parut d’abord trop facile. Etait-ce un test, ou un piège ? Extirpant un téléphone portable de la poche de l’imperméable noir, elle se redressa et se tourna vers ses compagnons d’infortune. D’un geste vif, elle lança l’appareil à la grande fille brune à la matraque.

- Tiens, attrape ! J’suis pas une experte mais ça devrait aider. A toi l’honneur, puisque tu as cogné la première.

Cette fille lui disait inexplicablement quelque chose. Une impression familière émanait d’elle. Elle ne parvenait pas à remettre un nom ni une date sur cette personne. Elle ne parvenait pas à distinguer son visage, dans le contre-jour du lampadaire et l’ombre d’une ample capuche. Prudence se promit d’y revenir plus tard.

C’était sans doute présomptueux de sa part mais elle estimait que la moindre des politesses était de s’annoncer lorsqu’on entrait dans le territoire de chasse de quelqu’un d’autre. Prudence n’avait pas le monopole de cette zone. Et les deux « héros » de cette nuit était peut-être beaucoup plus expérimentés qu’elle. Cependant, elle n’aimait pas être mise de côté, ou tout simplement ignorée. Elle n’apprendrait rien en restant en retrait. La Main d’Or était sa partie de chasse. Elle accepterait de partager, à condition que ses partenaires fassent preuve de bonne foi… Et que personne ne meurt, si possible.

- Je suis Lightning Girl.

Bien sûr, elle attendait des présentations en règle. Pas un beau discours, non ! Mais un nom serait déjà un bon début.
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Message posté : Mar 25 Nov - 2:27 Message
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" Ses pratiques sexuelles ne regardent que lui. " souffla une justicière encore haletante, sous l'effet de l'adrénaline.

L'Archer, quatrième du nom. Il n'était qu'une personne pour afficher une telle contenance et une telle répartie, alors même que la seule opposition à sa verve aussi acérée que la pointe de ses traits vengeurs n'avait été que les coups d'Anna sur une poignée de dealers.
La jeune femme se remémorait un temps, pas si lointain, où elle admirait encore tout ces hommes, tout ces combattants de la Légion, toutes ces "sentinelles de la liberté". Elle avait - et caressait encore sans nul doute, dans quelque recoin torturé d'une psyché trop occupée à combattre les influences extérieures. - l'espoir de les rejoindre à nouveau, après une exclusion qui lui avait paru aussi injuste que prématuré. Qu'avait-elle fait, sinon protéger son chef ? Non, cela n'était certainement pas juste, et cela avait ancré en elle un rejet si profond de l'"autorité héroïque" qu'elle ne pouvait même envisager, à vrai dire, qu'elle ne supportait plus tout ce qui l'avait fait rire, tout ce qui l'avait fait frissonner, fut un temps, en lisant toutes ces bandes-dessinées et en se fantasmant moderne paladine, garante de la Liberté, de la Veuve et de l'Orphelin. Elle n'était plus que blasée, désillusionnée.

Voir qu'elle n'était pas la première "sur le coup" n'était finalement que ce qui l'a surpris le plus, et pas tant qui était sur le fameux coup. L'Archer, elle avait eu l'occasion de le voir en personne, en de rares occasions, à la Tour de la Paix, et le côtoyer directement, dans cette situation précise, était décevant ... C'était même dégradant, dans un sens. C'était un peu comme se faire sermonner par un aîné qui vous retrouvait avec un magazine de charme et le pantalon baissé, dans les toilettes ... Anna était certes bien incapable de tel cochonneries, mais il était certain qu'elle prenait un plaisir coupable à ces excursions justicières sauvages. Ce n'était pas tellement la violence qu'elle exerçait, car elle ne tuait finalement pas, c'était l'aventure. L'aventure et le danger. C'était pour elle la vie, la vraie, qu'elle s'était mise à suivre uniquement depuis sa sortie de la Team Alpha.

Et avoir l'impression d'être surveillée, "babysittée" de la sorte, était extrêmement désagréable. Une marque des plus urticantes sur l'âme et l'esprit, autant que de regarder un homme jouer comme un chat avec sa proie, autant avec les dealers qu'il a lui-même endormis qu'avec les filles qu'il se sent obligé de chapeauter. Oui, les filles, puisqu'il était aussi une seconde jeune dame à chasser les oiseaux nocturnes. Une dame planante toute d'électricité auréolée.

" Il y a une raison à la matraque, plutôt qu'au couteau Bowie : c'est bien moins létal. " souffla-t-elle à l'allégation de meurtre qui portait sur elle, autant que sur le porteur de carquois, " Maintenant, chère, si tu pouvais intervenir, tu aurais dû le faire en temps voulu. N'espère pas trouver de file d'attente ou de guichetier pour appeler ton ticket. "

Critique acerbe et sécheresse de ton. On avait ici affaire à la justicière, un rôle que la jeune femme prenait d'autant plus sérieusement et efficacement au sérieux qu'elle pouvait convertir sa rancœur en atout de personnage, elle aussi, portait un masque. Un masque psychologique.

Un masque qui, tant qu'elle plongeait l'émeraude de ses yeux dans l'orbite de ceux de la nouvelle arrivante, en juge sévère, l'empêcha de considérer les magouilles d'un Archer facétieux sur ceux qu'il avait prestement transformé en porcs-épics.

Elle ne la quitta pas des yeux, en fait, recevant même le portable sans ciller. Elle porta l'appareil prépayé à ses yeux, et la logique lui fit évidemment fouiller le répertoire : on ne faisait pas grand chose avec un téléphone prépayé, et la simple présence d'un tel appareil confirmait la théorie du sosie. Un seul numéro, probablement leur contact, celui qui relayait les ordres du supérieur, peut-être du vrai Main d'Or, sûrement de quelque chose de plus gros ...

Un regard négligent à celle qui se présentait comme "Lightning Girl", un autre, blasé, à l'Archer, et elle marcha calmement vers le sosie, retirant ses longs gants avec manière pour les faire pendre à sa ceinture. Elle se pencha sur lui, et lui toucha les joues, faisant apparaître pour l'occasion toutes les veines d'un visage dont la teinte tourna bien vite au cireux maladif, alors que la jeune femme n'affectait pas le moindre grossier début d'attention accordée à sa victime, et elle recommença à deux reprises, sur chacun des autres malfrat, avec le même flegme.

Quand elle eût fini, elle se releva, secoua la tête en émettant un "Brrrr..." étonnant, et ressortit le téléphone, en même temps qu'un petit carnet, qu'elle ouvrit à une page où, de loin, on pouvait discerner de longues lignes de textes précédées d'un tiret.
Anna tira sa capuche en arrière, dévoilant son visage entier, sans guerre de masque pour le cacher, et elle se racla la gorge en composant le numéro.

" Avant que vous ne disiez quoi que ce soit. " énonça-t-elle comme pour les mettre en garde, brandissant le combiné vers l'un et vers l'autre comme pour s'octroyer un air accusateur, " Ce n'est pas pour la drogue. C'est pour faire passer un message. "

Elle reporta ensuite son attention sur son carnet, portant le bout de plastique à son oreille, alors que l'on décrochait.

" Travis ? " demanda-t-elle, avant de froncer les sourcils et d'éloigner le téléphone de ses oreilles à une réponse qui devait sûrement être moyennement satisfaite. Il y avait fort à parier qu'il n'attendait pas une jeune acadienne porteuse du lourd accent Néo-Orléanais de ses ancêtres en lieu et place de son envoyé.
Elle laissa quelques secondes encore s'écouler, avant de reprendre, les yeux vissés sur son carnet, comme si elle suivait un script.

" Vous ne me connaissez pas. Vous ne savez pas ce dont je suis capable, mais je peux vous assurer d'une chose : je vais vous chercher, je vais vous trouver, et je vais vous tuer. "

Et, impériale, elle raccrocha au nez de son interlocuteur, balançant le téléphone négligemment dans les bras de la foudroyante justicière, en claquant son carnet et en le rangeant.

" Enchantée, collègue, " siffla sarcastiquement la Louisianaise, passant du coq à l'âne pour référencer cette journée où elle s'était faite passer pour membre de la Team Alpha, pour infiltrer une opération militaire pour Dieu savait quelle raison, " Vadóc, ex-Team Alpha, ex-Future Légionnaire. J'espère que ma place te plaît. "

Et puis elle se retourna à nouveau vers l'Archer, toujours aussi blasée de l'importance que sa petite enquête - qu'elle considérait sienne malgré tout ce qu'on pouvait en considérer - revêtait pour faire venir un aussi gros bonnet de la Légion.

" Travis est vraisemblablement dans son "quartier général", une barre d'immeubles à bas coûts à deux pâtés de maisons d'ici. Il se méfiait suffisamment de la Légion pour savoir que vous alliez vous pointer d'ailleurs, d'où Benny, ici présent. "

Elle offrit un léger coup de pied démonstratif au sosie, qui lui avait gentiment octroyé tout ce savoir providentiel. Cette réplique avait toutefois un double-sens : en s'intéressant à un tel cas, la Légion compliquait le travail des petits indépendants, car Main d'Or était vraisemblablement trop fier de son business et trop sûr de lui pour se laisser aller à la simple considération que quelque chose de moins que la Légion pouvait réellement lui porter atteinte. Les échelons locaux de la Police n'osait pas se frotter à lui, et il paraissait qu'il avait des contacts dans les bons milieux pour que les vagues ne tapent pas trop violemment les pilotis de la hutte branlante qu'il osait appeler un "commerce florissant". Il était doué, certes, mais il restait du menu fretin, et Anna, pour sa part, n'avait pas espéré s'attaquer à grand chose de plus.

Maintenant, toutefois, avec l'implication de la Légion, elle avait devoir affronter un repaire rempli de fous-furieux armés et bien destinés à protéger leur bien. Ils étaient paranoïaques, enfouraillés, et n'avaient plus rien à perdre ... Ils étaient un peu comme ces fanatiques qui espéraient devenir des martyrs, en cela qu'ils savaient pertinemment que quelque soit l'issue de la confrontation, la Légion n'allait pas les laisser partir. Elle les retrouveraient, et les mettraient sous les barreaux. Autant, dès lors, partir dans un apothéose !

Cela aurait peut-être du effrayer Anna, mais il semblait que, pour sa part, la caresse des balles soit devenu plus une drogue qu'une alerte de risque. Elle aimait le danger, maintenant qu'elle avait goûtée à l'aventure.
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Message posté : Ven 5 Déc - 3:23 Message
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La fille « des terres » me rétorque qu’elle s’en fiche bien de lui abimer ses burnes. Pauvre de lui. Je compagnie. Je me retrouve bien trop vite en minorité sexuelle dans cette affaire pour suggérer que quand même – c’est petit que de viser cette partie du corps.

Et genre je tue ! Je croise les bras à la fille « des airs » lorsqu’elle me suspecte de l’avoir fait. Tu ne connais pas les flèches tranquillisantes ? Depuis quand une flèche ça tue quelqu’un ? Surtout là où je les ai visé… Vérifie par toi-même ou observe mieux, avais-je envie de lui dire. Blablabla. Elle va même finir par les réveiller si cela continue – à force de bavarder. Elle revendique aussi que c’est, je cite, « sa mission ». Ah bon ? Je ne vois pas de marquages de territoire moi. Oh que oui : j’adore cela que de manger dans l’assiette des autres !! Cela ajoute un petit goût très plaisant. Je remarque qu’elle croise les bras comme moi, que donc je décroise les bras, et elle fait sa petite fière en prime. Elle est franche celle-là ! Ça me va pour le moment. Inutile de lui répondre quoi que ce soit. Chaque chose en son temps. Self control. Self control – d’autant plus que – la fille « des terres » commence à justifier sa matraque, accuser le couteau de je ne sais quoi de l’autre – et enchaîner sur la réflexion du létal pas létal – pour au final reprocher à la fille « des airs » son timing. OOOkay ! Oh je sens que ça va être une chouette ambiance ici !

La fille « des airs » se dirige vers la fausse Main d’Or pour balancer le portable à l’autre fille « des terres ». Quel esprit de groupe… Quel duo ! Je passe ma main et mes doigts sur les temps un instant face à ce très beau sens de tact ! Ce geste n'est que très bref. Car, en fin de compte, la fille « des terres » ne rechigne pas au portable. Une bonne chose. C’est un début. C’est toujours ça. Inutile donc d’intervenir plus que cela pour ma part. Restons avec le drapeau blanc de Paix. Restons silencieux et neutre. Elle se présente en fin de compte, la fille « des airs ». Lightning Girl. Hum… quelqu’un qui raffole des éclairs ? Je ne parle pas de ceux au chocolat ou au café ! Eh bien, il faut croire que ce genre pouvoir est affilié à des personnes de caractère !

- L’Archer. Que je lui réponds aussitôt. En réflexe. Voix directive. – Ils sont endormis. Pour lui répondre à ses allégations précédentes de manière brève. Cependant, je dévie le regard et ne le maintient plus trop sur Lightning : il se tourne et suis la fille « des terres » – et franchement ça m’arrangerait bien d’avoir son nom pour ne plus avoir recours à ce surnom – et je guette aussitôt cette dernier pratiquer – surement son pouvoir – sur les malfrats – et dévoiler son propre visage. Hum. Elle me dit quelque chose. On en entend parler à la Tour de la Paix. Elle a eu quelques histoires fâcheuses à Star High. J'ai vu une photo de cette étudiante. Ce qu’elle avait fait sur les malfrats ne les avaient pas réveillés pour le moment. Elle démentie le fait qu’elle allait agir pour ses propres intérêts – net d’entrée. Je lance un bref regard sur Lightning – histoire de voir si elle allait réagir quant à cela – elle et sa fermeté. Allait-on l’accuser de ne pas être digne de confiance, et de ne pas agir en justicière ? J’observe pour autant de nouveau celle qui, à mon avis, se prénomme Anna. Anna LeBlanc. Elle joue un jeu très dangereux – de dévoiler ses traits – ou peut-être faut-il y voir un appel de sa part, un appel au secours et à l'aide. Que ce soit dans n’importe quel camp : on ne dévoile pas son identité – excepté peut-être si on décide de consacrer son existence qu’à une seule des deux. Si c'est celle du justicier ou du vilain, c’est impossible, autant signer son arrêt de mort, pour tout un tas de raisons. Elle est entre les deux. Ça se sent et s'entend. Sa décision est la suivante : elle appelle – menace et raccroche – et rend le téléphone à Ligh’ en déclinant ses camps en transit. Aah oui, préviens donc nos malfrats qu'on arrive... ...

Vadoc donc – je vais respecter son pseudonyme - nous informe que le dénommé Travis est dans son QG les fesses bien au chaud bien loin de la Légion. Elle finit sur par un coup de pied dans le sosie – ce qui est non seulement un petit manque de tact, mais aussi un risque à le réveiller qu’elle ne s’en doute peut-être pas encore ; vu que je n’ai pas eu le temps de trop développer à ce sujet. Elle sous-entend par-là que l’existence même de la Légion complique les choses. Oh mais tu m’en vois désolé ma petite choupinette. J’ignorai qu’il était plus important de faciliter le travail des super-héros que de perturber celui des criminels et de leur rendre leurs tâches de criminalité plus impossibles chaque nuit et chaque jour – On complique leurs affaires comme on complique les nôtre. Mon ton est bienveillant. Il est calme et posé. Il tente de désamorcer. Moi ça me va : de compliquer la vie des criminels par notre seule présence – en tant que supers - Indépendants ou Légionnaires. J’en ai que faire si cela rend mon travail plus dur. Je ne suis pas devenu Archer pour faire des colliers de pâtes. On ne s’ennuie pas au moins ! Il faut être sans relâche imaginatif pour déjouer les plans des criminels. Et de là aussi, par mes paroles succinctes, je l’inclue encore dans une potentielle voie de la Légion en tant que super – à envisager encore – puisque j’ai bien dis « nôtre ». Je dis nôtre au sens de : nous sommes trois super qui poursuivent un criminel. Je ne vois pas en quoi le fait que je sois un Légionnaire y change quoi que ce soit. On est juste assuré de mon alignement. Ce qui n’est pas le cas des deux supers avec qui je suis à présent dont on peut encore douter de leur moralité. Voilà où est notre seule différence : l’engagement ferme et presque absolu. Je suis peut-être inconscient de déjà suggérer dans ce « nous » le groupe de trois que l’on pourrait former sur le terrain à l’heure actuelle dans un premier temps. Cela fait partie de ma personnalité que de m’obstiner à faire traits d’union entre les personnes. J’ai, il semblerait, affaire à deux supers sur les voies de l’indépendance et de l’indécision. Je n’ai pas de méfiance à y voir l’opportunité de s’associer pour tirer cette affaire au clair – et cela paraît profitable à tous. Il ne sert à rien de se battre pour une « cible » : c’est diviser pour mieux régner. On donne une zizanie à nos adversaires et par là de quoi s’en tirer. Il est temps que je revêtisse le costume de l’aîné – au risque de déplaire. Entre-temps, j’ai été vérifié que les malfrats dormaient bien toujours. Ils en avaient pour un petit temps de sommeil. Ils n’avaient rien entendu de ce qu’on avait dit – pas plus que quelqu’un dans les vapes. Ça devrait le faire. Je reviens vers les filles. Je m’adresse aux deux supers. Mon ton compte bien se dévoiler comme quelqu’un qui parle d’égal à égal : ce n’est pas parce que je suis l’aîné que je dois avoir de l’ascendant. Ce n’est pas mon style. Le ton est en revanche un brin directif – je reste un Archer qui vise droit au but – bien que conciliant et diplomate. Je laisse toujours liberté à suggérer malgré mes propres suggestions.

- Bien. Trêve de joutes verbales. On va s’y rendre.
Eux ils en ont pour un moment à dormir. On viendra les chercher plus tard.


Lightning, hein ? Je dois en déduire que les éclairs n’ont plus de secrets pour toi ? Je suis persuadé que tu feras mieux qu’une flèche bombe IEM pur perturber leurs installations électriques ? Qu’en penses-tu ? T’es capable de faire ça ? Vadoc, on dirait que le corps à corps c’est ton truc, c’est ça ? C’est vrai que la matraque ce n’est pas létal. Ça me va.

Light - je vais t'appeler Light si ça te va - t’as l’air d’apprécier les voies aériennes, et c’est un atout ; tu vas pouvoir faire de la reconnaissance, repérer les entrées et les sorties du bâtiment, tu vas pouvoir aussi veiller sur nous lors d’une infiltration, et sur les sorties du bâtiment, nous prévenir s’ils s’enfuient ou pas et par où, presque à tout moment, pour peu que tu trouves une fenêtre une fois à l’intérieur. Suis-nous avec distance. Prends cette oreillette. C’est une oreillette de la Légion. On aura un canal sécurisé ensemble. Ouvre bien les yeux et les oreilles.


Je lui tends et lui donne une oreillette de secours. J’ai instinct, peut-être erroné ceci-dit, de me dire que des deux, elle me semble la plus engagée dans les voies du « bon » chemin. Pour autant, je ne vais pas me reposer sur des préjugés et des premières impressions, je pars en me disant que je leur fais confiance à toutes les deux, de manière égale, et tiens à le préciser.

- Je n’en ai qu’une de secours. C’est pour ça que je vais rester avec Vadoc. Je vais te couvrir Vadoc, avec mes flèches, et te suivre au corps à corps. On va faire de l’infiltration et les embusquer. Il nous faut un timing impeccable pour la coupure de courant Light. Une fois à l'intérieur, ça pourrait être bien que tu trouves leur compteur électrique. Si on perturbe leurs installations électriques trop tôt - cela risque de nous nuire et de nous annoncer plus qu’autre chose. Il faut qu'on communique Light. Il faut que tu me dises tout ce qu'il se passe pour toi. Je balancerai des flèches flash pour qu’on ait de la lumière Vadoc. Ça vous va ? On part là-dessus ? Autres idées ? Light, tu partiras devant pour de la reconnaissance et Vadoc et moi, on arrivera discrètement sur les lieux pour ton premier rapport, ok ? Vadoc, l’infiltration, tu gères ? Que de se faire discret ? Il nous faut une entrée discrète, et, après, pourquoi pas une bonne bagarre, ça me va, ok ?

Et, une dernière chose : on ne tue pas bien sûr.


J'attends leurs réponses et, pourquoi pas du mouvement vers les lieux pour le début des hostilités. Je ne fais pas exprès de pointer par les mots leurs failles, à demander à l'une d'avoir meilleur timing qu'à l'instant et à l'autre, une meilleur discrétion qu'à l'instant. J'ai confiance que, sur le moment fatidique, elles doivent bien l'être, non ? Je ne peux guère que suggérer cela, en fin de compte, à une fille des voies aériennes et une fille des voies terrestres - timing et discrétion. Encore faut-il qu'elles acceptent le duo et trio... Pour la dernière chose, je le dis avec un ton léger, bienveillant, adouci par le bien sûr. Il n'y a pas de reproches dans mes mots. Juste que, en justicier, je ne peux que dire cela.

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Message posté : Sam 6 Déc - 2:11 Message
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- Ben c’est pas l’amabilité qui t’étouffes, on dirait, rétorqua l’électrokinésiste en réponse à la désobligeante remarque de Miss Capuche.

Prudence ne perdit rien des manœuvres de sa rivale. Elle s’intéressa particulièrement à la nature de ses pouvoirs. Il lui était impossible de deviner de quoi ils retournaient sans des explications. A l’œil nu, il s’agissait d’un contact peu agréable. Son effet ? L’inconnue en fit démonstration sans tarder. Interdite, Prudence la regarda brandir le téléphone, appeler un certain Travis et proférer des menaces dignes d’un polar en noir et blanc. Mille et une théories envahirent son esprit pour tenter de comprendre en quoi consistaient ces fameux pouvoirs. Mais, surtout, elle venait de dévoiler leur existence. Même si les dealers n’étaient en général pas des flèches – il fallait taper dans le haut de la hiérarchie pour avoir une conversation intelligible d’après sa tante -, il ne leur faudrait pas longtemps avant de se rendre compte que quelqu’un s’était lancé sur leur piste. Le portable atterrit dans ses mains. Qu’en faire ?

J’pensais pas qu’il y aurait autant de monde à se disputer Main d’Or…

A l’instant où l’inconnue dévoila son identité, Prudence sut pourquoi son visage et son allure lui paraissaient familières. Vadòc. Evidemment ! Elle se souvint des quelques mots de Jace à son égard. Et elle avait eu vent d’une querelle assez grave avec son ami. Celui-ci n’ayant pas voulu s’étendre sur le sujet, l’adolescente allait devoir se faire une idée de son hypothétique alliée par elle-même. Elle tiqua face à la remarque sarcastique. Elle n’allait pas se laisser parler sur ce ton sans répliquer ! Si Vadòc était jalouse et déçue, elle ne devait s’en prendre qu’à elle ! Néanmoins, Prudence tut son ressentiment et prêta une oreille attentive aux informations que l’ex-Légionnaire en devenir délivra. Voilà qui s’avérait précieux.

L’archer inconnu, dont le costume lui rappelait inévitablement quelques récits, confirma ses soupçons : il faisait bel et bien partie de la Légion des Etoiles. Elle avait l’Archer IV sous les yeux ! Si elle n’avait qu’une fan parmi tant d’autres, la demi-alien se serait pâmée devant pareil héros. Elle aurait soupiré, demandé un autographe, viré à l’hystérie… Lightning Girl n’en était pas à son premier super-héros. Même si elle demeurait peu familière du milieu, et n’ayant rencontré au final que peu d’entre eux, elle ne se tournerait pas pour autant en ridicule. L’Archer IV méritait tout son respect et son admiration. Evidemment qu’il ne tuait pas, il était Légionnaire ! Cachée sous son masque d’héroïne, Prudence se retint de laisser transparaître tout son soulagement. Au moins, avec lui à ses côtés, elle risquait moins de se quereller ouvertement avec Vadòc.

- Je suis électrokinésiste, confirma Prudence en installant l’oreillette. Je saurais me débrouiller.

Elle enregistra les directives du Super, prit le temps de noter d’être discrète et silencieuse. Après tout, elle serait l’éclaireuse. Elle releva des yeux gris d’orage sur l’Archer et croisa son regard sans ciller. Fière et assurée, elle ajouta :

- Je sais suivre des directives, Archer. Et j’ai appris, y’a quelques temps, qu’un travail en équipe est souvent plus efficace face au crime organisé. Mais ça ne marche que si on se fait confiance, pas vrai ? Et on n’apprend jamais mieux à faire confiance que dans les situations de crise ! (Bref regard méfiant vers Vadòc.) L’union fait la force.

Sur cette très kitsch réplique, Prudence plia les genoux et se propulsa dans les airs avec une légère impulsion électrique dans les talons. Elle maîtrisait mieux sa vitesse et son altitude depuis qu’elle prenait enfin le temps de s’entraîner. Cet aspect de ses capacités avait été trop souvent mis de côté. Tandis qu’elle s’élevait, elle calcula un semblant de trajectoire et se laissa doucement planer au-dessus des toits. Elle ne tarda pas à apercevoir le fameux QG de Main d’Or. Rien de laissait présager qu’il y avait âme qui vive à l’intérieur. L’endroit se révélait si peu éclairé que, avec la distance, il devenait aisé de croire à une montagne noire surgissant du bitume. Certaines fenêtres semblaient condamnées. Lightning Girl se posa sur le toit de l’immeuble d’en face. Elle s’approcha jusqu’au rebord, plissa les yeux pour tenter de percer l’obscurité. Une fenêtre s’illumina subitement. Des cris de femme furieuse en fusèrent, jusqu’à ce qu’on entendit un objet chuter et se briser. Le silence retomba.

- Il n’y a personne dehors pour surveiller, annonça-t-elle à voix basse. Je m’approche.

Sautant par-dessus le rebord du toit, elle plana jusqu’à celui de l’immeuble ciblé le plus proche. Elle manqua son atterrissage, retint un juron et se mit à boiter sur sa jambe gauche jusqu’à ce que la douleur passe. Allait-elle jamais réussir un atterrissage ? Quelle honte ! Heureusement que personne ne l’avait vue. Se penchant par-dessus le rebord, sa main gauche luisant d’étincelles, elle scruta les parois et les fenêtres sous elle. La faible luminosité qu’elle produisait accrocha un objet noir et métallique. Plusieurs, même.

- Il y a des caméras de surveillance sur les murs, presque à chaque étage. Pas de doute, c’est ici. A priori, y’a rien sur le toit… Attendez ! Je vois quelque chose.

En effet, quelque chose bougeait en contre-bas. Un homme emprunta bruyamment l’escalier de secours le long du bâtiment. Sitôt à terre, il alluma une cigarette. Il ne semblait pas particulièrement attentif à ce qu’il se passait autour de lui, tout entier consacré à son nuage de fumée.

- Y’a un type en bas, près du deuxième escalier de secours en partant de la gauche. Il ne vous a pas vu.

L’adrénaline courait dans les veines de Prudence comme le ferait du feu grégeois s’enflammant brusquement. L’adolescente s’éveillait sous la peur. Même en conservant au maximum son sang-froid, elle ne pouvait pas nier cette délicieuse sensation de flirter avec le danger. Une vraie mission, aux côtés d’une ancienne membre de la Team Alpha et d’un Légionnaire, pour coincer un dealer au surnom douteux. Ça, c’était de la mission ! Prudence ne perdait pas de vue l’objectif. N’empêche, pour reprendre ses propres mots, c’était cool !

Lightning Girl frissonna dans la froideur nocturne. Elle s’obligea à prendre de grandes inspirations d’air glacé. Il lui fallait museler son impatience et son impétuosité.

- Prévenez-moi quand vous êtes prêt, pour que j’ai le temps de trouver le compteur électrique du coin.

    Lancé de dé n°1
    Réussite : Personne ne repère Prudence, tout va bien, RAS ! Elle attend les ordres bien sagement.
    Échec : Prudence se fait repérer. Le toit aussi possède son réseau de caméras de surveillance.
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Message posté : Sam 6 Déc - 2:11 Message
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Message posté : Sam 6 Déc - 18:48 Message
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Evidemment, sa prestation ne plaisait pas à tout le monde. Elle ne semblait plaire à personne, d'ailleurs. Prévenir les forces ennemies, pour quoi faire ? Anna elle-même ne le savait pas trop, en fait. Peut-être présageait-elle de manière beaucoup trop opportuniste de ses forces, peut-être pas. A vrai dire, elle était fort bien comme elle était. De toutes façons, qu'est-ce que cela allait bien pouvoir changer pour un homme aussi expérimenté que l'Archer, quatrième du nom ? Après tout, qu'ils soient prévenus ou pas, une bande de gangsters de bas-étage, aussi bien chapeautés qu'ils furent, ne serait-ce jamais que du menu fretin pour lui, non ?

Pour cette "Lightning Girl" ? Pour tout ce que l'ex-Vadóc était concernée, elle pouvait mourir. Elle ne représentait rien, une nuisance tout au plus, pas grand chose de plus que l'Archer, pour tout dire.
A la réflexion, si, elle représentait un éventuel bonus en puissance de feu, car elle avait des pouvoirs, elle.

On en était arrivé là, oui. A un tel stade de rejet du travail en équipe, de la notion même de coopération, que la jeune Anna ne voyait en ces deux personnages hauts en couleurs rien de plus que des outils de plus à sa disposition, d'utilisation plus ou moins évidente. Lightning Girl ? Elle semblait générer sa propre électricité, et de fait, être sa propre batterie - sans mauvais jeu de mot. -. L'Archer ? La situation était tout de suite plus épineuse. Anna ne savait pas trop à quoi s'attendre en le touchant, et dans l'hypothèse où elle récupérait une incroyable maîtrise de l'archerie, elle aurait à le délester de son arc et de ses munitions, ce qui ne serait sûrement pas chose aisée.
Oui, la jeune fille évaluait réellement la possibilité de racketter un Légionnaire, elle qui aurait, pas si longtemps que cela auparavant, réellement pensé avoir une place en leur sein.

Peut-être serait-ce un jour le cas, qui sait ? Toujours était-il que, dans l'instant, c'était le pragmatisme qui jouait, plus certainement que n'importe quelle considération idéaliste. Anna était devenue par la force des choses une aventurière, une aventurière embarquée bon gré, mal gré dans une aventure en équipe. Ce qui, précisément, lui avait valu d'être renvoyée de la Légion. Qu'espérait-on de sa part ? De la joie ? De l'humilité ? De la bonne volonté ? Ciel ! Elle avait accompli par elle-même plus de choses en un mois seul qu'elle n'en avait fait en plusieurs au sein de l'équipe d'une institution considérée par bon nombre de Héros comme prestigieuse, l'antichambre de la Légion. Il n'y avait pas vraiment à se poser de questions sur sa capacité presque affolante à rechigner travailler en équipe.
Et puis, il y avait simplement le fait que Lightning Girl, comme son pseudonyme l'indiquait, était électrique. Comme Jace Roberts, comme le Commander. En clair, le tonnerre était pour elle une raison de plus de ne pas considérer sérieusement l'aide de cette jeune camarade tombée du ciel.

" Vous vous trompez, " lâcha la sarcastique lycéenne, dans un souffle blasé qui illustrait une fois de plus ce que d'aucuns auraient vu comme de la mauvaise foi, " La matraque peut être létale. Il suffit de taper suffisamment fort. C'est juste plus dur qu'avec un objet tranchant. C'est précisément parce que je ne "gère" pas le corps-à-corps que j'en ai une. C'est beaucoup moins risqué à utiliser qu'un couteau. "

Elle lança sa matraque en l'air pour lui faire faire un demi-tour aérien, la rattrapant par le manche, à l'envers, et la rétractant contre son genou.

" Je vous vois venir, vous pensez me connaître plus ou moins, l'un et l'autre, vous me prenez pour une irresponsable, " s'offusqua-t-elle, sûrement un peu toute seule, " Et bien, gardez-le à l'esprit, y'all, ce n'est pas le cas, et je me fiche comme d'une guigne de ce que vous pensez sur moi. "

Dans l'esprit de l'Acadienne à mèches blanches, la situation lui donnait raison d'ailleurs. Plus que la seule logique de voir une personne pouvant voler et deux autres ne pouvant que se déplacer par voie terrestre, elle voyait surtout la décision de l'Archer de la "couvrir" comme la décision d'être son garde-chiourme. Son propre petit agent de la Gestapo privé, la surveillant pour qu'elle ne se livre à rien qui puisse choquer l'establishment et la nomenklatura qu'il ne manquait pas de représenter dans ces ruelles désolées . La Légion se réveillait, un peu trop tard, à ce qu'Anna trouvait. Ils n'assumaient leurs rôles de gardiens de la ville, de garants de la paix civile, que trop tard, quand d'autres s'étaient déjà voué à substituer à leur immobilisme un sens certain de l'efficacité et une réelle volonté d'aider. Une volonté pataude, dans les yeux de ceux qui n'avaient pas le courage de plonger leurs mains dans les endroits les plus salissants. Combattre le crime ordinaire, la drogue, sans nul doute, cela n'avait rien de très joli. On tombait sur des dealers, on s'enfonçait dans la nuit, on ne communiquait que par la violence dans un milieu qui ne connaissait qu'elle et l'argent ... Un combat qui, sans nul doutes, s'éloignait de très loin des idéaux de la Légion, car on ne pouvait logiquement rester dans les clous à tout moments avec le crime ordinaire : la loi elle-même ne voulait que vous mettiez votre nez dedans, trop d'argents, trop de pots-de-vin, trop de pourris. On n'affrontait pas ici un génie international ou une menace stellaire. Il ne fallait pas espérer voir débarquer la cavalerie, l'UNISON ou l'armée. La seule récompense était celle du travail bien fait, celle de savoir, en lisant le journal, que cet "inconnu" qui avait démantelé le réseau, c'était vous.

Un moyen pour Anna d'accumuler confiance en soi en plus d'expérience.

" J'imagine que je n'ai de toutes façons pas le choix, " souffla-t-elle à la fin de l'exposé, " je suivrais donc les ordres. "

Elle renvoya son regard, ses yeux d'émeraudes plus glacials qu'un bain de nuit de minuit dans une Volga hivernale.

" Ne t'excites pas trop cela dit, sugah. J'ai un très mauvais souvenir du travail en équipe avec la Légion, et eux, ils sont censés être formés au travail groupé. "

Le simple fait qu'elle ne s'incluait même pas dans cet ensemble dont elle était censé pourtant avoir fait partie en disait long sur son absence totale de confiance envers l'un ou l'autre des importuns qui étaient venus mettre le nez dans ce qu'elle voyait toujours comme son affaire.

" Il va me falloir une sacrée bonne raison pour te faire confiance ... Et une encore meilleure pour vous. Ne vous inquiétez pas pour l'infiltration, cela dit. Je suis suffisamment maligne et entraînée pour gérer une infiltration dans un repaire d'épaves toxicomanes excitées de la gâchette. "

Elle s'était tournée vers l'Archer, se penchant vers l'arrière comme si elle l'inspectait négligemment, presque avec un air de dégoût, que son emploi de vouvoiement semblait pourtant trahir ... Impossible de savoir cela dit si cela était par respect ou par convention.

Finalement, Lightning décolla, la laissant là, elle, Vadóc, seule avec l'Archer.

Il y en aurait beaucoup qui auraient sauté sur l'occasion pour demander un autographe, faire un selfie, ou tout un tas d'autres choses plus ou moins avouables, et Anna elle-même, quelques mois auparavant, aurait été de ces midinettes - peut-être moins, cela dit, que dans sa jeunesse. La jeune Anna LeBlanc était vraiment dingue, elle, de cette grande gueule de l'archerie. Elle ne manquerait pas de se baffer elle-même, si elle croisait son soi de cette période, d'ailleurs. -. Aujourd'hui ? Rien, sinon de l'irritation. L'irritation de devoir se traîner ce qu'elle ne voyait que comme un gardien de prison au-dessus de son épaule.
Un boulet de forçat particulièrement agile et débrouillard, mais un boulet de forçat tout de même.

" Bon, j'imagine que comme on doit travailler en équipe, on doit être honnête les uns envers les autres. Je préfère donc vous le dire tout de suite, si on doit combattre, je vous toucherais. Vous avez beaucoup plus d'expérience que moi dans ce qui est de latter des bonshommes, et j'en aurais besoin. "

Elle s'imaginait déjà le voir rétorquer quelque chose, et elle n'avait clairement pas envie de souffrir de la moindre injonction contraire, alors elle prit les devants.

" Ce n'est pas négociable, " continua-t-elle, sèchement, " j'accepte de me plier à vos règles et à vos directives. J'accepte, plus que de ne pas tuer, de revenir à vos sacro-saintes règles de "réponse équivalente à la menace" et de justice avant tout, alors ne pensez pas que je suis prête à me faire tirer dessus sans avoir de filets. "

Et elle ne lui laissa pas le temps de l'ouvrir plus avant, car sur le terrain du dialogue, elle avait sûrement de bonnes chances de perdre. Elle se mit à marcher, lui faisant signe de la suivre en direction du quartier général de la Main d'Or, en remettant au passage sa capuche et son cache-nez, qui camouflerait de manière juste suffisante son identité, au moins pour un temps.
Ils y parvinrent, assez vite, à pas de loups, la jeune femme ouvrant le chemin, exploitant sa "mémoire des mémoires" - si tant est que l'on put le décrire comme ça -, pour appliquer des principes de bases d'une progression en zone urbaine dense - et ennemie - en rasant les murs et en inspectant rapidement de l'œil toutes les fenêtres, tout les angles de tirs de potentiels, ne communiquant avec son collègue de circonstance que par des gestes professionnels qui trahissait un goût assez inattendue de la jeune Vadóc pour la chose paramilitaire, qu'elle ne tenait pas entièrement des mémoires qu'elle avait aspiré par le passé : aux angles de murs, elle levait un poing serré, s'arrêtant pour inspecter les croisements, avant de signaler l'absence de danger en tranchant l'air de son index et de son majeur joint vers la direction à suivre. Elle laissait l'Archer traverser, suite à quoi elle le suivait à son tour, après son passage, marquant son arrivée en lui tapant sur l'épaule.

C'est donc avec un certain professionnalisme qu'ils arrivèrent en vue du bâtiment sur lequel trônait leur troisième camarade d'infortune, qu'Anna pouvait vaguement discerner, en haut de son perchoir : a vrai dire, si l'on avait pas su qu'elle était là, il aurait été quasiment impossible de la discerner. Un bon point.

Elle en profita donc pour préciser un petit point à l'Archer, profitant du répit, la voix à peine au volume d'un souffle, mais bien plus sociable qu'auparavant, en se tournant vers lui :

" Vous savez, à propos de vous toucher, j'ai pensé ... Si c'est pour votre identité que vous avez peur, je peux tout de suite vous rassurer : je m'en fiche. J'ai clairement autre chose à faire que de vous faire chanter av ... "

Son intervention fut interrompue par un claquement métallique qui résonnait depuis les hauteurs dans tout le quartier, profitant du silence nocturne et de la structure rapprochée des bâtiments aux alentours. Des briques au goudron, on put discerner une porte claquer, et le bruit métallique d'une culasse revenant en place.
Les yeux d'Anna se plissèrent et son front se rida, tandis que d'autres parties de son visage que l'on ne pouvait apercevoir sous son masque adoptaient elle aussi l'air vif et sérieux qui avait été le sien durant toute la progression dans les ruelles, et qu'elle n'avait finalement perdue que pour quelques secondes.

" Merde, elle est grillée ! " pesta-t-elle avec une voix étouffée, " Contact à midi, juste en-dessous de Light. Un tango armé ... Correction, deux. Ils sont deux. Ils montent l'escalier de secours. "

Apparu seul, il semblait que le vigile allant vérifier le toit admonesta solidement le fumeur qui avait abandonné son poste le temps d'une pause cigarette dans la bise nocturne. Celui-ci ne se fit pas prier, et sortit un petit revolver ayant presque l'aspect d'un jouet de la poche de son sweat à capuche, répondant de manière plutôt proactive à ce que son compagnon - armé d'un fusil à pompe dont la "pompe" disposait d'une lampe torche - lui disait, avant de lâcher ce qui pouvait sûrement être un juron particulièrement grossier en se dirigeant à la suite de l'autre homme armé vers le toit en empruntant l'escalier.

" Putain d'amateur... " fit-elle en se retournant vers l'Archer, " J'ai rien à leur tirer dessus, c'est à vous de jouer, à moins que vous ne vouliez qu'on en profite pour piquer un sprint jusqu'à l'entrée ? "
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Message posté : Sam 13 Déc - 23:03 Message
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Je suis quelque peu d’accord avec Light : l’amabilité ne paraît pas être le fort de Vadoc. Mais Light non plus ne semble pas briller d’amabilité et du reste, moi non plus à ma connaissance. J’en déduis que les compteurs sont à zéro : on est tous les trois, pas du genre à faire des petites courbettes !!

Et pour sûr : Vadoc enquille sur de la mauvaise fois sur la matraque. Je me trompe nianiania. On croirait entendre la première de la promo me faire la leçon. La matraque peut en effet, voyez-vous, devenir une arme létale entre les mains de quelqu’un de létal. Grosso modo. Ah oui, c’est sûr, tout comme un stylo ou une agrafeuse. Je suis bien d’accord, du peu que je me souvienne de la rencontre avec un certain « Papillon », j’en ai bien conscience qu’une agrafeuse puisse bel et bien devenir létale entre certaines mains ! Bon, au moins, ça m’informe qu’elle n’est pas douée au corps à corps. La matraque est bien une arme de corps à corps, non ? Ca dit : on est au « corps à corps ». Peut-être que je suis trop terre à terre remarque ! Elle en rajoute en prime une couche sur le couteau. Le contraire m’aurait étonné. Elle a de l’humour la petite Vadoc. Elle aime surtout disserter. Elle démontre aussi ses petits tours par un kata – une démo - sous nos yeux « ébahis », à moi et Light. Je sens qu’elle a comme un besoin de reconnaissance – quelque chose de ce genre. « Oh mais excusez-moi ma petite demoiselle pour le raccourci. » sur le fait que la matraque n’est pas létale. Elle est employée par les forces de l’ordre en ce but – bien qu’on puisse en effet tuer quelqu’un avec. C’est vrai que n’importe qu’elle arme n’est qu’un objet, et que n’importe quel objet en théorie puisse devenir une arme, soulignant le fait que c’est bien son possesseur qui lui donne sa direction vers le bien ou le mal – exactement comme un pouvoir de super. « Tu as bien raison. C’est comme des flèches. C’est plus ou moins létale selon dans quelles parties du corps on les tire, c’est bien ça, hein ? » Et pour toi, il se pourrait dans ton petit derrière en surplus comme tout le monde ma petite. J’en fais exprès de lui demander confirmation, par humour déplacé, qui n’attends pas forcément réponse, puisque je conclus : « Heureusement que je suis un Légionnaire alors ! » Que je lui balane de pupilles à pupilles. Oui, je fais très mal le grand méchant loup, et alors ?! On en discutera après la mission dans le cadre d’un atelier de réflexion philosophique si tu le souhaites, Vadoc. Elle nous signale par ailleurs, qu’elle s’en fiche ce qu’on pense d’elle : oui et moi je m’en fiche ce qu’elle pense de moi. C’est logique. Pour le dire ouvertement, cela signifie que, quelque part, elle pense tout le contraire : allez, ne me la fait pas à moi, ça t’intéresse de savoir ce qu’on pense de toi.

Ah, mais Main d’or est populaire ma petite Light ! Les criminels, comme les supers, ont leurs réputations qui font accourir des fans – enfin en l’occurrence des adversaires dans notre milieu plus que des fans, c'est bien ça ? Light m’apprend qu’elle est électro kinésiste et installe son oreillette, attentive à la position de reconnaissance – éclaireuse - que je lui suggère. Elle est ok. Elle me certifie aussi qu’elle croît en le travail d’équipe pour l’avoir « appris ». Dois-je en déduire qu’elle est une étudiante de Star High ? Hum… Je jetterai un petit coup d’œil sur son dossier à la Tour de Le Paix à l’occasion. Il est vrai qu’on n’apprend pas du jour au lendemain à avoir l’esprit de groupe – et certains super n’auront jamais un esprit de groupe – il y a aussi une part de personnalité. Oui, l’union fait la force ! C’est ça. C’est ce que l’on dit. A condition d’avoir confiance les uns aux autres ? Mh, c’est juste, et intéressant comme conclusion – encore que voyez, je suis certain que chez les criminels, ils arrivent tout de même à travailler en groupe, peut-être pas toujours par des relations de confiance, peut-être davantage par des relations du genre : chantages, et ce genre de choses – qui ne relèvent pas vraiment de la confiance. Il est possible de s’unir sans l’Ombre d’une confiance peut-être bien ! Oui, chez nous c’est la confiance qui doit se tisser – chez les Légionnaires. C’est le plus sain des liens. Il est vrai que les « crises » mettent à l’épreuve – et de là, on se révèle. C’est valable aussi pour les criminels je suppose : la violence réveille les valeurs ; soit on est bon et on renonce à la violence et on la canalise ; soit on est mauvais et on commet soi-même violence et on la répand. J’entrevois le regard de Light soupçonneux envers Vadoc – presque accusateur. Vadoc lui répond. La règle d’or, c’est de ne jamais rentrer dans les débats entre filles !

Vadoc compte suivre les ordres elle aussi, mais précise bien non par volonté propre et démantèle l’intérêt de travailler en groupe – qu’elle refile volontiers à la Légion. Ah mais si tu savais choupette, Light vient de parler de crime organisé – ce qui veut dire de groupe aussi. Même de l’autre côté on y travaille en groupe. J’ai un éclat de rire. « Hum. Excusez-moi. J’étais en train de me représenter un quater back tout seul contre une équipe entière pour aller marquer des touchdown. » Je me retire cette image de la tête. Et celle du running back que j'ai été. « Il faut très souvent donner sa confiance le premier. » Pour qu’on nous donne confiance. Ça vaut le coup de tendre une joue même si on se prend une claque. On essaye. Ne pas essayer c’est renoncer déjà à une bataille. Les justiciers ne renoncent jamais à une bataille – même celle de la confiance et de donner confiance. Je refile ce constat de fait, par expériences, à Light, comme à voix soufflée, comme un vieux avant l’heure, juste avant qu’elle ne s’envole par une sorte d’impulsion que j’observe bel et bien électrique. Vadoc, à ce sujet, nous a bien dit qu’elle ne nous faisait pas confiance ? Je luis dis : « Je ne suis pas convaincu que la confiance soit une affaire de raison. » Avoir confiance c’est croire – croire n’a jamais été un acte de raison, hein ? Il est bien sûr possible de trouver mille et une justifications, quant à accorder sa confiance, mais on ne connait jamais vraiment l’autre de toute façon ! Avoir confiance est un pari. C’est prendre un risque. Enfin, selon moi toujours est-il. « Tant mieux pour l’infiltration. On y va ? »

En chemin, Vadoc me dit que, travailler en équipe, suppose d’être honnête. Oui je suppose. La base de la confiance. Je valide par mon silence. Qui ne dit mot consent ! Elle me parle de me toucher si on doit combattre. J’avais observé son touché qui mettait en exergue sur les traits des malfrats, leurs veines. Ça avait l’air très désagréable. Ça piquote ? - que j’avais envie de lui demander. De là, elle avait téléphoné et avait eu une confiance absolue dans ses dires : comme si elle avait fait partie de l’équipe des malfrats. J’en avais quelque peu déduis qu’elle absorbait de leurs « connaissances » ou « savoirs » - quelque chose de ce genre – pour mieux se fondre « caméléon » - « copier » peut-être. Le fait qu’elle enquille à justifier ce toucher sur moi, en précisant que j’ai plus d’expériences qu’elle, me le confirme et m'éclaire un peu plus sur son pouvoir. « Tu vas perdre du temps si tu le fais en plein combat, non ? Le temps est précieux. As-tu si peu confiance en toi et tes propres capacités pour envisager déjà de le faire ? » Elle me balance que ce n’est pas négociable. Ah, parce que, j’ai une tête à me laisser faire par une demoiselle de son âge ? Elle commence à radoter : c’est un effort pour elle que de déjà accepter mes règles. Quoi mes règles ? Elles te plaisent pas ces règles ? Je croyais que tu n’étais pas létal ! Il faudrait savoir ! Ah les femmes ! Elles changent tout le temps d’avis… ! Je souris un peu lèvres scellées. Ça ne se voit pas avec le masque. Les yeux pétillent pour autant. Je hausse les épaules « Si ça te fais plaisir, et si tu y arrives ! » Attrape-moi déjà ! Paraît que je suis quelqu’un de très vif. Que veux-tu que je te dise ? « Merci de m’avoir prévenu ! Je sais que tu vas essayer maintenant ! » Ah, tu me demandes peut-être mon accord ? Bah tu peux te brosser ! Tu n’as qu’à avoir confiance en toi d’abord ma petite. Je ne fais pas confiance en la mémoire – qui invente, embellit et dramatise les choses – elle est toute floue – elle s’écrit et se réécrit en permanence. Elle ne devrait pas faire confiance en elle plutôt ? Utilise ta matraque déjà et on verra, hein ! Si je ne suis pas partageur ? Je ne vais pas refiler des savoir-faire à quelqu’un que je ne connais pas ! En gage d’échange pour qu’elle garde une volonté de justicière ? Non mais puis quoi encore. Elle l’a dit elle-même que des savoirs faire ne font pas l’homme bon ou mauvais. Non, j’ai été éduqué autrement ! « Les savoir-faire, ça se mérite tu sais. »

J’entends Light me dire à l’oreillette, que personne ne fait ronde à l’extérieur. Elle m’annonce prendre l’initiative de s’approcher : « Ok. Fais attention ». Je lui dis alors brièvement en posant doigts sur l’oreillette un instant. En mon oreille, son rapport se poursuit quelques instants après : caméras de surveillance à chaque étage et rien sur le toit – et, soudain, m’annonce le repérage d’une première personne au deuxième escalier de secours sur la gauche : pas très loin de nous – mais qui ne nous aurait pas vu. « Bien reçu. » Je lui réponds. Elle me répond à son tour un peu après, qu’elle attend note signal pour infiltrer le bâtiment, à la recherche du compteur électrique. Mh... Doit-on passer par le toit... ?

Vadoc, je l’ai laissé prendre les devants. Directive, elle gère très bien la situation comme une ex-militaire. Je m’adapte bien à cette façon de faire. Au bon timing, je prends les devant et, par progression de deux commandos et leurs signes comme la tape d’épaule, on arrive sur place. Elle m’informe que si elle me touche et que mon identité civile est révélée – elle ne me fera pas chanter. J’apprécie vraiment l’attention, bien que cela ne risque pas à mon avis : je me regarde si peu dans le miroir, et je ne suis pas narcissique – je regarde très peu de photos de famille. Je ne vois pas en quoi elle aurait mes traits de visage. On est incapable de mémoire de se dessiner – de connaître nos propres traits avec précision. Je sais aussi faire le vide dans mon esprit – pour peu que j’aie fréquenté des télépathes et que je leur ai mené la vie dure. Ceci-dit, si elle pouvait sonder ma mémoire et y retrouver quelque chose que cette dernière y a effacé ; cette rencontre avec « Papillon », dont je ne me souviens de rien qu’une flèche renvoyée sur moi, ça me tenterait bien de me laisser toucher. Je suis reconnaissant au fait qu’elle ne souhaite pas me faire du chantage, bien que j’en suis persuadé, elle n’aura jamais mon identité. Trop dangereux pour moi ? Oui c'est certain, bien que surtout pour elle aussi et d'abord !

Bruits métalliques. Si tu veux tout savoir Vadoc, voilà ce qui m'inquiète le plus dans ma vie de super, les bruits métalliques ; mais je ne vais pas te raconter ma vie, et cet instant de vie, dont je ne me souviens de rien, un vrai trou de mémoire. Vadoc conclue fort bien que Light avait été repéré. « Light, tu as été repéré, ne quitte pas encore ta position. » Vadoc indique deux positions dans l’escalier de secours, de manière très précise, avec les codes militaires. Ça va me faciliter la donne. Elle a fait le travail de reconnaissance à son tour. Entre-temps, j’applique un viseur nocturne sur mon arc que je sors avec une flèche tranquillisante – alors que j’ignore autant que j’obéis aux ordres de Vadoc qui sont de toute façon logique : bien sûr que je vais les « neutraliser », puisque mon angle de tir est tout ouvert sur eux semblerait-il. Le timing avec ses dires et donc presque déroutant : hé non, je ne suis pourtant pas le Scarab ! J’ai déjà posé une flèche sur mon repose flèche, et tire la première flèche sur le type au fusil à pompe : sa portée de tir est plus longue qu’un révolver, et il a de la lumière, une lampe de torche – je me dois de protéger au maximum Light de tous projectiles potentiels. Aussitôt je reprends une flèche de mon carquois, machinal, et tire seconde flèche tranquillisante sur le type à révolver. Mes flèches touchent cibles. Les flèches sont comme mes pouvoirs – et j’ai de l'expérience. Je vise le système veineux pour des effets presque immédiats – de quelques secondes – et donc les bras – car la carotide me paraît trop délicate à cette distance. Si j’avais eu mon arc en métal… Archer IV : c’est du passé ! J’ai bandé l’arc par deux fois donc – geste plus que maîtrisé par des années de pratique depuis mon enfance – sang-froid et respiration coupée lors des tirs – avec tenue de la pose quelques instants pour que la flèche ne soit pas déviée lorsqu’elle décoche. Ton arc actuel est très bien l’Archer ! Il me faut tirer une autre flèche pour faciliter la fuite de Light : flèche bombe IEM dans une caméra que je n’ai pu voir que par l’intermédiaire de mon viseur. Je suppose qu’il n’y en avait pas qu’une seule, mais c’est la seule que j’avais dans mon angle de tir. « Light, tu peux quitter ta position. Évite les caméras. Si tu peux, brouilles-les, électro génie ! »

Une fois les deux gêneurs neutralisés, je reviens à Vadoc sur deux choses de ses dires. « Elle apprend, et on apprend toujours. » Je lui propose, calme, en réponse au reproche de l’amateurisme qu’elle venait de balancer à l’encontre de Light. Et, aussi « Je ne suis pas persuadé que ça te sera utile que de me toucher, car je n’ai aucun pouvoir à part mes flèches. Si jamais tu le fais, réfléchis à deux fois avant de le faire. Je pense que tu risques de souffrir. Tous mes savoirs faire n’ont été acquis que dans la souffrance. » Tirer et tirer à l’arc sans relâche, jusqu’à se brûler les doigts sur la corde, et qu’une couche de peau s’y forme. Pratiquer le parkour, jauger les distances, sauter, se casser la gueule, surpasser la peur instinctive du vide… Un verre d’alcool sur la table. Bouteilles vidées. Attitude irréprochable que j’en ai tirée. Kick-Boxing. Je ne suis pas né avec un don. Je ne dis pas que les supers ne souffrent pas non plus de leurs dons et de leurs usages. Au contraire. J'imagine bien qu'ils doivent beaucoup souffrir - et bien plus que moi. Je suggère là que j'ai acquis ce que je sais faire par un entraînement des plus intensifs - et que celui-ci n'a été une partie de plaisir ! De tels acquis sont très liés à des vécus - des morceaux de mon histoire - des émotions fortes. Peut-être comme tout le monde, me direz-vous, mais sait-on jamais, je préfère la prévenir, que je ne suis pas devenu quelqu'un de rigoureux pour rien... que mon existence n'a été que dureté « C'est un bien beau don que tu as Vadoc. Enfin, si j'ai bien saisi quel est ton don. Tu absorbes des trucs chez les gens ? » Un don empathique. Les plus destructeurs pour soi-même. « Ça ne doit pas être facile tous les jours, pour le quotidien, de toucher les gens ? Et comment fais-ton, pour que cela ne perturbe pas sa propre personnalité ? »

Je repose mains sur l’oreille « Light, rejoins-nous à l’arrière du bâtiment. » « Vadoc » Je lui fais signe de me suivre. Cette fois-ci, je vais ouvrir le chemin avec Vadoc : on se fait discret et on progresse sur l’arrière. Il y a pas mal de fenêtres condamnées. Oui mais, avec une forte majorité de malfrats que je suppose de sexe masculin, j'en espère une fenêtre ouverte : celle des toilettes des femmes. Toutes mes excuses pour le stéréotype, mais il faut bien avouer que la criminalité est un réseau à dominante masculine, il n’y a qu’à voir les statistiques des enfermés en prison, ou de ceux qu’on soupçonne dans le Cartel Rouge ! Je garde les yeux ouverts vers les hauteurs, afin de vérifier qu'on ne rentre pas dans des angles de caméras. Je repère une fenêtre, je m’avance vers elle en faisant signe à Vadoc de rester en arrière, je m’y hisse et en déduit déjà sur quoi elle donne. Eh non, je ne faisais même pas cela à l'université ! Je pose un genou au sol et je préviens à la fois Vadoc et Light en posant mains sur l’oreillette et regardant Vadoc « On va passer par la fenêtre des toilettes des femmes. » Light ne devrait peut-être pas tarder à nous rejoindre ? Je prends un flèche glus et casse la pointe pour en récupérer la pâte gluante qui fera guise de scotch cette fois-ci : je me hisse à l’appliquer sur la fenêtre. En cet endroit précis, je tire une flèche coup-de-poing dans la vitre. La pâte de glus empêche à la fenêtre de se briser d’un seul coup, cela devrait en atténuer le bruit, et éviter que des morceaux de verre volent trop en éclats dans tous les sens, d’autant plus que la flèche devrait se planter dans les intérieurs des toilettes, elle et le morceau de verre englué. Du trou percé dans la vitre, je passe une main et l'avant-bras, pour ouvrir la fenêtre, en prenant la poignée. J'ouvre la fenêtre. On n'a plus qu'à y passer.





Bâtiments à 3 étages et sous-sol avec escaliers. Entre les immeubles on a affaire à un ancien pub/night-club désaffecté sur plusieurs étages avec bureaux au dernier étage (3ème) où se cache sûrement notre grand manitou ?! Rez-de-chaussée avec un hall, toilettes, bar-comptoir et sa réserve (où il y aura peut-être qu’autre chose que de l’alcool !), piste de danse désaffectée au centre, et remplacée par une piscine intérieure (parce que ouais les malfrats ça aiment ça – surtout qu’ils ont de la thune à dépenser avec la drogue !) et tables de poker (peut-être réutilisées) et une table de billard avec ses boules de billards en cours de jeu, banquettes un peu entretenues mais pas plus que cela – bref : la totale de ce qu’il reste d'un gros pub. Il y a même une plante verte qui est restée dans le coin. Il y a aussi deux portes avec les écriteaux « staff only » : des anciens vestiaires. Lumières timides. Fenêtres condamnées. Premier étage avec mezzanines et vues plongeantes sur le rez-de-chaussée : pas plus classe pour surveiller des négociations – tu meures ! Étage accessible comme les autres par escaliers à l’autre extrémité des toilettes. Premiers étages à mezzanines avec des pièces à banquettes vitrées ; donnant sur un second étage de mezzanines – de la même esthétique que le premier étage, avec un autre escalier à l’autre extrémité reliant les deux étages. Une mezzanine du premier étage au même niveau en hauteur du bar-comptoir du rez-de-chaussée, où on doit pouvoir sauter de la mezzanine jusqu’à ce comptoir. Troisième étages : les bureaux. Sous-sol accessible par un escalier près du hall, vers les installations électriques et réserve avec un coffre-fort – et certainement pas que de l’argent dedans !


Je fais signe à Vadoc en lui pointant la zone de banquettes, vers l'arrière, et moi je me désigne et désigne le bar à comptoir. De là, j'envisage déjà de tirer des flèches - mais surtout me placer en position centrale (certes la plus exposante quoi qu'avec le comptoir ça rééquilibre) - pour avoir le temps de réagir sur les deux flancs. Je fais signe à Light d’aller fouiner vers le hall. Il est clair que l’escalier que l’on peut voir en sortant des toilettes, ne mène qu’à l’étage supérieur, et donc pas vers un compteur électrique a priori. On devrait se rabattre tout doux avec Vadoc sur les deux malfrats qui jouent au billard. Il y a sûrement d’autres malfrats qui font des rondes ; il faudra rester vigilent… comme un malfrat qui fait quelques pas entre le hall et l’intérieur du rez-de-chaussée jusqu’au niveau de la piscine – avec d’éventuel levés de yeux vers les hauteurs de mezzanines. On devrait éviter de se faire voir dans un premier temps par les mezzanines, qui donnent surtout vue sur le centre du rez-de-chaussée. Il y a des malfrats postés aux mezzanines : c’est tout l’intérêt du bâtiment.


Malfrat « petite-vessie » :
Réussite : il y a un malfrat dans les WC hommes
Échec : il n’y a pas de malfrat à petites vessies !

Si Réussite :
Réussite : le malfrat est alerté (par la vitre brisé - bruits de pas des WC femmes ou autre)
Echec : le malfrat pisse (ou pose une pêche qui sait !) et n’est pas alerté





HRP : Le plan est un simple support.
Je vous laisse vous approprier le truc bien sûr ^^

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Message posté : Sam 13 Déc - 23:03 Message
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Message posté : Ven 16 Jan - 14:06 Message
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Prudence entendit l’escalier de secours grincer, créant des dizaines d’échos dans la nuit, avant de comprendre ce qu’il se passait. Son rythme cardiaque s’emballa. Elle se pencha à nouveau. Croisa le regard franchement hostile d’un type armé. Retint un juron et se recula avec précipitation du bord du toit. Repérée. Elle s’était faite repérée comme une débutante ! L’adolescente obéit à l’injonction de l’Archer autant par réflexe que par respect envers son autorité. Etant le plus âgé et le plus expérimenté de leur improbable trio, elle devait lui accorder sa confiance. Elle perçut le sifflement et le choc sourd précédent toute flèche tirée. Lorsqu’une flèche vint frapper une caméra dans son dos, tout près de la sortie de secours menant sur le toit, elle comprit que la voie était libre avant même qu’on ne l’en informe. Le premier faux pas venait d’elle. Elle s’attendait presque à ce que Vadòc la sermonne. Elle n’avait guère le temps d’argumenter, aussi se précipita-t-elle ventre à terre vers la porte métallique.

Il faudrait sans doute quelques minutes avant qu’on ne se rende compte de l’absence des hommes de main. Pour ce qui était de la caméra de surveillance, en revanche, le signal d’alarme avait dû déjà être déclenché. Main d’Or – s’il était réellement ici – devait maintenait savoir qu’on le pourchassait. Cela ne laissait pas beaucoup de temps au trio pour intervenir.

Prudence était prête à passer la porte et se précipiter dans le bâtiment lorsque l’ordre suivant lui parvint. Elle s’apprêta à faire demi-tour avant de jeter un coup d’œil à la porte avec une pointe de déception. Récupérant la tige de la flèche, celle ayant détruit la caméra, elle la coinça dans la poignée verticale, en espérant que cela ralentirait – ou emmerderait suffisamment – leurs adversaires. S’élevant d’une poussée dans les talons, elle plana jusqu’à terre, à l’arrière du bâtiment. Du coin de l’œil, elle repéra le scintillement caractéristique de quelques caméras bien placées, qui reflétaient la faible luminosité des lampadaires. Elle se coula contre le mur jusqu’à parvenir au sol.

- Les toilettes des femmes ? chuchota la demi-alien avec une grimace de dégoût. Vraiment ? Ça pue le cliché !

Dans tous les sens du terme, d’ailleurs.

Accélérant le pas pour les rejoindre, Prudence se glissa à leur suite par l’ouverture et atterrit sur la cavette – heureusement fermée – d’une cabine des toilettes. Elle crut sentir le regard de ses comparses peser sur elle. Réprimant une réplique acerbe, elle se contenta de baisser les yeux. Elle refusait de croiser le regard de Vadòc pour y lire de la déception ou du mépris. Elle n’avait pas besoin de ça pour se sentir honteuse. Elle préféra se concentrer sur les indications de l’Archer. En matière de discrétion et de stratégie, ce Légionnaire savait y faire. Retrouvant une gravité de circonstances, l’adolescente acquiesça silencieusement. Elle savait ce qu’elle avait à faire.

Son corps s’éleva silencieusement jusqu’au plafond, tout en prenant soin de ne pas le frôler de trop près. L’électricité que l’apprentie héroïne dégageait naturellement pourrait faire s’emballer des caméras ou des capteurs de fumée. Il n’était pas question de commettre deux fois la même erreur ! Lorsqu’elle quitta la relative sécurité des WC, son attention se porta sur la porte des toilettes pour hommes. Quelqu’un urinait. Prudence ne se fit pas prier pour passer son chemin. Sitôt qu’elle émergea du couloir, ses yeux ne surent plus où se poser. L’espace était grand, haut de plafond et les étages du dessus dotés de mezzanines sous surveillance. Ces malfrats avaient bien choisis leur planque. Plaquée contre le mur, Prudence plana juste au-dessus des quelques caméras et parvint sans trop de difficultés jusqu’au bar. A partir de là, elle redescendit au sol, se faufila derrière ce qui devait être une pièce privée et put contempler le hall d’accueil… Ou ce qu’il en restait. Elle ne perdit pas une seconde pour redécoller.

Les événements s’enchaînèrent rapidement. Prudence avisa trois caméras pointées sur la porte d’entrée principale. Alors qu’elle volait vers elles pour les brouiller, son regard fut attiré par un escalier menant au sous-sol. Bonne nouvelle : il y avait un sous-sol. Elle trouverait probablement le compteur électrique là-dessous. Sa tâche la plus cruciale était de se débarrasser des caméras et des systèmes d’alarmes. Plonger l’édifice dans l’obscurité, aveugler leurs adversaires, voilà quel était l’objectif. Un homme passa à cet instant par la porte d’entrée, arme et téléphone en mains. Prudence se plaqua aussitôt contre le haut du mur.

- Nick, qu’est-ce tu fous ? Répond ! Pourquoi t’es pas à ton poste ? Le patron a dit qu’il ne fallait pas bouger jusqu’à la fin des négociations, bordel ! J’en ai marre de te couvrir à chaque fois !

L’homme gênait sa sortie. Prudence ne pouvait pas espérer atteindre l’escalier sans se faire remarquer. La jeune fille retint son souffle. Et se laissa tomber sur lui. Sa main s’écrasa contre la bouche du malfaiteur. Elle envoya une brève décharge. Le cri de l’homme s’étrangla sous la pression des doigts étrangers. Il s’affaissa aussitôt. La respiration de la demi-alien retrouva peu à peu un rythme normal. Elle récupéra le téléphone, réprima un frisson en se saisissant du révolver et fila sans attendre vers l’escalier. Comme elle en franchissait le seuil, elle informa :

- Je descends au sous-sol. Faites gaffe, y'a un homme évanouis devant l’entrée principale du bâtiment, dans le hall.

Et elle ajouta avec des accents déterminés de guerrier partant au combat :

- Je vais désactiver ces caméras.

Ce à quoi répliqua le téléphone volé en vrombissant dans sa poche. Prudence se figea sur la première marche, tous ses sens aux aguets. Tétanisée, elle reconnut la sonnerie : Mission Impossible. D’un bon en avant, elle s’empressa de descendre l’escalier et de raccrocher immédiatement.

Spoiler:
 
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La Félicité, nouveau nectar des indigents

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