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Plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle. | Ezio & Louis

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Message posté : Mar 28 Oct 2014 - 1:53 Message
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Il y avait, dans l’air, comme un goût de Noël. Le temps s’était peu à peu paré de son sculptural manteau de feu, Reine laissant glisser sa traîne rousse et humide sur la ville des supers. De son souffle, elle avait glacé les corps encore dénudés de ses habitants, laissant fleurir sur leurs peaux dorées de soleil, les charmes de pulls de grosse laine, d’écharpes chamarrées ou de collants épais. Car de soleil il n’y avait plus, sinon le malingre rayon qui, taquin, venait jouer de temps à autre sur les courbes d’un visage endormi, et le ciel nimbé d’azur s’était depuis peu efforcé de céder la place aux éclatantes boules de coton qui se suspendaient au ciel comme autant de flocons aux branches des arbres. Un vent joueur venait lécher les jambes des femmes qui s’horripilaient sous leurs impers colorés, éclatant en gerbes d’embruns fades les gouttes d’eau qui commençaient doucement à s’abattre sur des têtes pressées. Oui, il y avait, dans l’air, comme un goût de Noël. Un goût d’automne et un goût d’hiver. Ça sentait le pain d’épice et le vin chaud, les agrumes et le chocolat noir. Et laissait naître au plus profond d’elle-même une mélancolie euphorique, qu’elle avait à cœur de transmettre autour d’elle.

C’est pourquoi elle avait raccroché, sourire aux lèvres. Pourquoi, alors qu’elle s’était dénudée de sa chemise beaucoup trop ample, c’était en chantonnant qu’elle s’était faufilée sous le jet d’eau brûlant. Pourquoi elle avait pris soin de prendre son hideux parapluie jaune canard et d’enfiler des bottes, et un trench savamment élimé. Pourquoi, plutôt que de prendre sa voiture ou d’emprunter un taxi, elle avait décidé de s’y rendre à pied, et avait même gratifié Matembe d’une journée de libre. Journée qu’elle avait décidé de mettre entièrement au service et au profit des œuvres caritatives qu’elle aimait tant, et ce en la meilleure des compagnies. Elle avait convié ses deux indéfectibles soutiens – ou plutôt, avait convenu avec eux – de se rendre dans un salon de thé réputé en périphérie de Little Italy, afin de pouvoir discuter en toute quiétude de très prochain projet qui allait, sans nul doute, accaparer toutes leurs attentions pour les semaines à venir.

Elle avait poussé la porte en secouant ses cheveux frisés par l’humidité, fronçant le nez lorsque les exhalaisons épicées, fortes et enivrantes, vinrent chatouiller la courbe délicate de ses narines. Une chaleur étouffante la saisit à la gorge, et tandis qu’elle tentait de se dépêtrer de la large écharpe qui ceignait son cou, délaissant à même le sol son parapluie détrempé, l’ombre d’un serveur venait la débarrasser de son blouson et l’entraînait à une table un peu en retrait où – disait-il – elle pourrait profiter du calme tout en appréciant le décor qu’offrait la si pittoresque Little Italy sous une giboulée d’automne. C’était un petit salon modeste, mais les mets y étaient de qualité et c’était surtout sa proximité avec l’église du quartier, qui rendait l’accès facile pour le Père Ezio dont elle n’était pas certaine qu’il dispose d’un véhicule, qui l’avait faite pencher pour l’établissement. Et qu’il soit le siège d’une exposition contextuelle de l’un des plus grands naturalistes américains de ce siècle était une coïncidence tout à fait fortuite.

Bon allez, peut-être pas tant que ça.

Giulia consulta l’heure qu’affichait sa montre, et soupira. Elle avait près d’une bonne vingtaine de minutes d’avance sur l’heure qu’elle avait annoncée, et savait pour les connaître que ses invités étaient d’une ponctualité exemplaire. Prenant son mal en patience et son téléphone en main, la Sicilienne alterna entre regards jetés nonchalamment par les baies vitrées, regards sur l’écran de son téléphone dernière génération, et regards sur la carte, où s’étalaient des thés parmi les plus grands crus. Alors qu’on l’approchait pour prendre commande, elle opta distraitement pour un Himalayan Ice et pour un gâteau au citron et remercia le serveur qui s’éloignait déjà, la carte sous le bras. Quatre minutes s'étaient écoulées.

Quant au reste… Ce n’était qu’une question de temps.
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Message posté : Mar 28 Oct 2014 - 14:46 Message
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Depuis qu'il était arrivé à Star City, Ezio avait cherché des soutiens et des personnes motivées pour l'aider à organiser des événements durant les fêtes. De la bouche des sœurs, il avait appris que son prédécesseur se débrouillait pour mettre en place une distribution de repas chauds pour les personnes sans endroit où passer les fêtes, mais il n'avait jamais pu – ou voulu ? – faire davantage. L'Italien ne le connaissait pas assez pour juger de ses actions, mais il ne comptait pas se contenter de si peu. Très naturellement, sa rencontre avec la jeune Giulia l'avait poussé à songer à elle pour ces événements et peu-à-peu, d'autres noms étaient apparus. Certains s'étaient effacés avec le temps et d'autres étaient restés. Toujours est-il que lorsque la demoiselle Mancini l'avait contacté pour lui proposer de pouvoir discuter de leur projet, elle avait aussi fait état d'un certain Louis d'Ax qui n'était pas un inconnu pour le prêtre. Ezio avait souvent entendu parler de sa famille – celle-là même qui gérait l'opéra Beaudrie – et avait déjà pu croiser sa route. Sans qu'ils n'aient réellement approfondi les choses pour autant, le jeune homme était apparu comme quelqu'un d'honnête et de sérieux aux yeux clairs de l'Italien. C'était donc une réelle satisfaction que de le compter parmi eux.

Le rendez-vous avait donc été fixé dans un petit salon de thé qui se situait non loin de l'église où Ezio officiait – et vivait. Une attention appréciable étant donné que le prêtre ne possédait aucun véhicule personnel, ni même le permis en réalité. Lorsque vous appreniez à vous déplacer en sautant de toit en toit et en escaladant les murs, passer votre permis de conduire vous semblait bien secondaire. Il avait bien évidemment informé les sœurs de son absence à venir et celles-ci s'étaient toutes réjouies de la raison qui le poussait à quitter provisoirement l'église. Les religieuses appréciaient réellement la dévotion et la personnalité de la jeune Giulia et par conséquent, savoir qu'elle était en train d'aider à organiser quelque chose pour les fêtes avait de quoi réjouir n'importe qui.

Habitué à respecter les horaires, l'Italien avait quitté l'église suffisamment tôt pour arriver un peu en avance. Il avait troqué sa soutane contre la tenue « civile » habituelle des prêtres, à savoir un pantalon et une chemise noire dont le col était orné du fameux « col romain » censé représenter l'humilité et la pureté de leur rôle. Ni manteau, ni parapluie ne l'embarrassa : même s'il était habitué au climat plus clément de son pays natal, Ezio avait toujours considéré le froid ou la chaleur comme des « épreuves » à accepter. C'était pour cette raison qu'il refusait d'installer un radiateur dans la chambre qui lui était réservée au presbytère.

Il arriva donc rapidement dans la ruelle menant au fameux salon et repéra sans peine la jeune Giulia qui était déjà installée à l'intérieur. Son regard était dirigé vers l'écran du téléphone qu'elle tenait à la main et lorsqu'il pénétra dans le bâtiment, le prêtre constata qu'il était le deuxième à arriver. Pas étonnant, il avait une dizaine de minutes d'avance et leur troisième compagnon était donc loin d'être en retard. Saluant poliment le serveur qui passa à ses côtés, le trentenaire se dirigea vers la table occupée par la jeune femme qui sembla remarquer sa présence.

« Bonjour, j'espère que vous n'attendez pas depuis trop longtemps. »

Cela ne l'étonnait pas réellement de la voir déjà là alors même qu'il avait pensé arriver largement en avance. Giulia était une femme digne de confiance et c'était justement ce qu'il appréciait chez elle – en plus de sa dévotion à l'église et de beaucoup d'autres choses, bien évidemment.

Se joignant à la jeune femme, le regard clair du prêtre se porta à son tour vers la baie vitrée pour vérifier si monsieur d'Ax arrivait. Quelques secondes de vérification, puis ses yeux se portèrent sur sa voisine de tablée qui semblait avoir vêtu quelque chose de bien plus chaud – et élégant par ailleurs. Même si elle était née en Amérique, la jeune femme partageait de nombreux points communs avec les Italiennes, dont une coquetterie certaine. Avec sa neutralité habituelle, Ezio la gratifia finalement d'une phrase que les sœurs lui avaient transmises.

« Les sœurs me chargent de vous remercier de tout ce que vous faites. » Une légère pause. « Et moi aussi, bien évidemment. »

Mais il lui avait déjà indiqué cela à de très nombreuses reprises, aussi devait-elle s'en douter, même s'il était toujours bon de rappeler ce genre de choses.
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Message posté : Mar 28 Oct 2014 - 19:48 Message
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ϟ Âge : 28
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 7867
ϟ Nombre de Messages RP : 817
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Crédits : Cookie
ϟ Doublons : /
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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 « Little Italy, s'il vous plaît. » Ton sec. Mots brefs. Inutile de s'attarder en vaines et folles palabres. Ce chauffeur de taxi, il ne le reverrait pas de si tôt, et lui laisserait quelques billets, bien assez pour qu'il gardât de lui un bon souvenir. Louis n'était pas d'excellente humeur. Il avait bien des raisons d'être content mais sans qu'il sût se l'expliquer, mais les contrariétés s'accumulaient devant lui, éclipsant les sujets de réjouissances. Il est des jours où la pluie et le soleil importent peu, l'esprit lui-même se fait les questions et les réponses. La musique, dans le véhicule, était insupportable. Trop forte. Criarde. Louis songea un moment à exiger du chauffeur qu'il baissât ou coupât le volume, mais s'abstint – charbonnier est maître chez soi. La journée avait mal commencé. Le réveil n'avait pas sonné à cause d'une vilaine coupure d'électricité. Plus le temps passait, et plus Louis détestait tout ce qui avait trait à cette forme d'énergie produite par le déplacement de particules élémentaires de la matière et qui se manifestait par différents phénomènes tels que l'attraction et la répulsion calorifiques, chimiques, lumineux, magnétiques, mécaniques. Il avait bien retenu sa leçon ! Considérant la facture imposée par l'électricien qui vint chez lui pour gérer le problème, il regretta de ne pas avoir plus tôt adopter un mode de vie... disons à faible coût énergétique. La bougie et l'eau froide ! Que n'y avait-il pensé plus tôt ! Hélas, cette lubie traversait l'esprit de tous ceux qui connaissaient des déboires domestiques avec l'électricité, mais perdurait rarement jusqu'à conduire une personne à renoncer tout à fait à son petit confort. Plus il y a de confort, moins il y a de courage, cette équation mathématique était si vrai qu'elle s'imposait à tous, même à Louis qui n'avait pas fait des sciences le cœur de sa vie. Quand ils firent le tour de la grande place du Centenaire, Louis songea avec amertume qu'il haïssait la science.

Heureusement, le taxi ne le conduisait pas au Sommet international des prix Nobel de sciences-physiques. Il n'eut pas toléré d'entendre parler des liens entre la tension, l'intensité et la résistance d'un circuit électrique avant Noël au moins. Et du reste, c'était bien Noël qui motivait son trajet en taxi jusqu'au charmant quartier de Little Italy où il retrouverait bientôt la très charmante Giulia Mancini et le très estimé père Valentino. Louis connaissait mieux la première que le second mais il ne doutait pas de parvenir à s'entendre avec lui, notamment autour du sujet qui allait tous trois les réunir dans le salon de thé choisi avec goût par la jeune demoiselle. Louis d'ailleurs se réjouissait déjà d'y être : il avait plusieurs fois vu la devanture de cette échoppe sans jamais prendre le temps d'en franchir le seuil. L'occasion, fort belle, ferait le larron. La gourmandise n'était pas la seule raison à la venue de Louis et tous les trois ne se retrouveraient pas autour d'une table de cet établissement pour jouer à la dînette comme le feraient trois enfants d'un même voisinage. Un motif très précis les y réunissait : Noël. À l'initiative de Giulia Mancini, qui connaissait déjà avec quel enthousiasme Louis pouvait s'impliquer en faveur des plus pauvres et des plus nécessiteux, ils allaient tous les trois tenter d'élaborer un projet en vue d'offrir au plus grand nombre l'occasion de festivités et réjouissances gratuites et chaleureuses. Quel meilleur moment que les fêtes de fin d'année pour se montrer charitable et généreux ? Louis, qui connaissait désormais une certaine opulence, avait en mémoire le souvenir de ses jeunes années en France, d'abord à Paris puis dans les environs de Bayonne, quand il n'était qu'un enfant, un adolescent et un jeune adulte, à vivre heureux mais chichement. Il savait les vertus de la charité et s'il faisait aujourd'hui, à tout rompre et en de nombreuses occasions, c'était peut-être pour rendre un peu de la fortune que le hasard – ou l’Éternel – avait eu la bonté de lui donner.

Peut-être était-ce aussi une façon pour lui de s'exonérer de certaines vilaines actions – certains péchés, même – qu'ils commettaient par arrière en toute conscience et bonne volonté ? Il refusait cette question et sa réponse. Quand il franchit la porte du salon de thé, il venait de la balayer d'un revers de la pensée. Dans l'échoppe, il ne tarda pas à reconnaître la délicieuse Mancini dont le sourire éclipser les loupiotes qui pourtant éclairaient la pièce. À ses côtés, le religieux parut bien pâle, comme toute étoile aux côtés du soleil. Il se dirigea vers eux en ôtant sa verte veste de velours.

Musicien, Louis s'était montré peut-être le plus ponctuel des trois. Mais il les vit déjà présents et installés. Il crut donc être en retard. « Mon père, mademoiselle Mancini, excusez mon retard, le taxi roulait vite, mais la circulation était dense. J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre. » Avenant, et parce qu'il se sentait quelque peu coupable, il tendait la main vers eux pour les saluer.
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Message posté : Mer 29 Oct 2014 - 1:47 Message
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La dernière bouchée. La meilleure. Celle qui semblait contenir dans sa modeste taille tous les arômes de la sucrerie, de la plus infime exhalaison d’orange de la génoise à la touche de cardamone de la crème au citron, de la meringue dentelée qui courait le long de sa cuillère à l’acidité rafraîchissante qui claquait et collait au palais. Une gorgée d’eau pour rincer les saveurs immédiates, et le sucre laissait de bonne grâce place aux arômes fruités, puis à la vanille qui s’accordait le privilège du bouquet final. Giulia était formelle : c’était un délice. Ah, elle en aurait bien demandé un autre, si elle avait pu. Mais c’était pêché, et il fallait quelque fois savoir résister à la tentation. Au moins le salon de thé n’avait-il pas usurpé sa réputation et, ça allait s’en dire, la belle y reviendrait désormais avec un plaisir certain. Sans parler du fait qu’elle venterait autour d’elle, et à ses clients, les mérites de l’établissement, avec l’espoir d’apporter un petit coup de pouce aux patrons du salon. Lorsque l’on ouvrait un nouveau commerce, toutes les aides étaient bonnes à prendre, y compris – surtout – les anonymes.

Dix minutes à peine s’étaient écoulées depuis qu’elle s’était installée, et déjà la silhouette sévère du Père Ezio se profilait à l’horizon, la laissant oublier ses gustatives considérations. Une gorgée de thé finit de rincer le goût, et un coup d’œil à l’écran de son téléphone lui apprit qu’il était largement en avance. Comme elle le savait d’ores et déjà, ses invités étaient d’une ponctualité irréprochable et elle devait s’avouer bien heureuse de ne pas avoir à patienter seule les dix minutes suivantes. Elle observa la haute et sombre stature pénétrer dans l’établissement au son d’une clochette cristalline et s’avancer à sa table d’un air impérieux, saluant au passage le serveur qui sembla un instant impressionné par l’air à la fois doux et revêche de l’ecclésiastique. Prenant place auprès d’elle, il s’inquiéta qu’elle n’ait attendu trop longtemps qu’il n’arrive ce à quoi elle répondit par la négative, alors qu’un sourire fleurissait à ses lèvres. « Nullement, mon Père. » Avec autant de verve, et alors que son regard sombre perçait les baies embuées au travers desquelles il devenait de plus en plus difficile d’apercevoir quelque chose, elle répondit à ses compliments le regard fuyant. « Il n’y a pas de plus belles récompenses que de faire prévaloir le bien autour de soi. » Pas de remerciements. Ce serait approuver qu’on la congratule pour quelque chose qui lui était le plus naturel du monde.

Quelques instants plus tard, la porte était une nouvelle fois poussée et émergea cette fois d’entre les gouttes de pluie – plus crachin qu’averse – un visage qu’elle connaissait bien. Gratifiant le nouvel arrivant d’un sourire, la jeune femme serra la main de Louis sitôt qu’il fut parvenu auprès de leur table, l’invitant d’un même mouvement à s’asseoir en leur compagnie. « Oh vous n’êtes pas en retard Louis, tenta-t-elle de le rassurer. C’est nous qui sommes bien trop en avance ! » Dans un rire doux, elle ajouta : « Avez-vous au moins fait bon voyage ? Toutes mes excuses, par ailleurs, je vous ai conviés un peu à la dernière minute. » Et elle s’adressait à Louis, comme au Père Ezio qu’elle avait également prévenu par téléphone moins d’une heure avant de leur donner le lieu du rendez-vous. Ce n’était, certes, pas très professionnel, mais son emploi du temps allait être particulièrement chargé, dans les jours à venir, et elle désirait profiter du répit qui lui était accordé pour se consacrer pleinement à l’idée qui avait germé il y avait des jours de cela.

Comprenant que tous étaient réunis, le serveur s’approcha de nouveau de leur table. Si la jeune femme précisa qu’elle ne prendrait rien – sa théière était, après tout, encore pleine – elle tourna vers ses invités un regard interrogateur : « Vous prendrez quelque chose ? » Tout serait payé par ses soins, bien entendu.
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Message posté : Mer 29 Oct 2014 - 18:04 Message
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Ils n'eurent pas à patienter bien longtemps avant que le troisième protagoniste n'arrive. Étant assez physionomiste, le prêtre le reconnut sans peine et le salua avec franchise et sincérité d'une poigne de main ferme et honnête – dont la force et les cales pouvaient donner des indications sur ses activités secondaires. Ce n'était peut-être qu'un détail, mais Ezio avait souvent entendu dire que les gens honnêtes avaient tendance à se montrer plus francs dans leurs poignées de main. Vérité ou simple rumeur ? Au fond, l'Italien s'en moquait : il agissait comme son instinct lui disait d'agir. Une fois qu'il fut installé à leur table, Giulia rassura le nouvel arriva qui, au final, était le seul à arriver à l'heure. Ce sera bien la première fois qu'on s'excusait d'une telle politesse !

Et conformément à son comportement habituel, la jeune Italienne s'inquiéta du voyage de Louis – étant donné qu'Ezio n'avait pas eu à se confronter à de gros problèmes pour venir à pied – avant de s'excuser sur le délai qu'elle leur avait accordé. Ma foi, c'était l'avantage d'être un homme d'église : vous n'aviez pas de patron insupportable qui refusait de vous laisser quitter le travail – et de toute manière il agissait pour l’église en venant ici – puis vous n'aviez pas non plus d'obligations familiales qui vous retenaient chez vous. Ni femme, ni enfants, ni même parents ou frères et sœurs étant donné que le prêtre ne les avait jamais connus.

Laissant là ses pensées sans intérêt, le prêtre offrit l'ébauche d'un sourire à son interlocutrice. Il ne souriait que rarement, mais cela ne l'empêchait pas de se montrer chaleureux d'autres manières – du moins l'espérait-il.

Mais, avant qu'il ne puisse la rassurer, le serveur s'approcha d'eux pour se renseigner sur ce qu'ils souhaitaient prendre. Ma foi, Ezio ne se sustentait que d'eau en temps normal, mais au vu de l'endroit où il se trouvait, il décida de changer ses habitudes. De plus, il aurait été malvenu de refuser de consommer quoi que ce soit compte tenu du fait qu'il occupait une place de la salle. Il opta donc pour un thé basique dont une sœur de l'église parlait souvent – et qu'elle consommait en grande quantité, embaumant la cuisine du presbytère de son parfum.

Lorsque Louis eut choisi à son tour et que le serveur s'en-alla pour transmettre la commande et préparer le tout, Ezio porta donc ses yeux sur Giulia – pour commencer.

« Ne vous inquiétez pas pour le délai, c'est les avantages d'une vie calme comme la mienne. »

Même si Louis devait avoir un emploi du temps beaucoup plus chargé que celui d'un simple prêtre catholique ! Quoi qu'il en soit, ce sujet semblant réglé, le trentenaire jugea qu'ils pouvaient se concentrer sur la raison de leur venue ici. Il s'agissait donc de ce qui serait organisé pour Noël. Bien sûr, Ezio ne s'intéressait pas vraiment à la partie qui réjouissait généralement les enfants sages, à savoir de voir le Père Noël, mais c'était bien le côté religieux de la fête qui semblait important à ses yeux. Cependant, ce n'était pas pour autant qu'il se montrait fermer au reste, au contraire ! Au contact des jeunes, le prêtre acceptait souvent de revoir un peu ses positions pour se montrer moins austère.

Il alterna du regard entre les deux jeunes gens.

« Avez-vous déjà abordé ce sujet entre vous ? » Il ignorait s'ils se voyaient beaucoup le reste du temps. « Je vous avouerais que mes connaissances au sujet de cette période de l'année sont principalement basées sur l'aspect religieux. » Ce qui n'était certainement pas une grande révélation. « Je suis donc certain que votre expérience de ce côté sera d'une grande utilité, je m'en voudrais que ce moment devienne une corvée pour les gens que nous souhaitons aider. »

C'était une légère plaisanterie, mais il était aussi sérieux. Ezio ne sous-entendait toutefois pas que ses deux comparses du moment ne seraient pas capables d'aider sur le reste, au contraire, mais c'était une manière de s'excuser à l'avance des problèmes qu'il pourrait avoir dans certains sujets. Après tout, ils n'étaient pas censés savoir qu'il n'avait jamais connu un mode de vie « normal ».
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Message posté : Mer 29 Oct 2014 - 23:13 Message
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Louis fut rassuré, il n'était pas en retard. Quelle joie ! Le musicien sévère et rigoriste qu'il était n'aurait pas toléré d'ainsi se soustraire à l'obligation de ponctualité. Louis serra de bon cœur la douce main de Giulia et celle, plus virile, d'Ezio, avant de prendre place à leur côté. Il se délesta de sa veste qu'il suspendit au dossier de sa chaise. Sa belle chemise blanche sommeillait sous un tranquille gilet gris. Le serveur s'était approché. Il fallait commander et Louis prit l'initiative à l'invitation silencieuse du prêtre. Il était tenté de partager le thé qu'avait choisi Giulia mais il s'abstint de demander sous l'impérial diktat d'une pudeur coquette. Alors il opta pour un autre breuvage et, parce qu'il avait faim, choisi de lier à la boisson un peu de nourriture plus... substantielle.  « Choisissez pour moi le thé russe qui vous paraîtra le mieux convenir à un duo de medovick et d'éclair tvorog que j'ai vu dans la vitrine de votre comptoir en passant. »

Il espéra que le serveur avait tout compris et de toute évidence, ce fut le cas – il n'était pas le premier client quelque peu gourmand à venir traîner ses guêtres dans l'établissement. Louis n'était pas particulièrement glouton, mais il avait un faim de loup et n'entendait pas laisser glisser la belle occasion qui s'offrait à lui d'examiner de plus près les prestations servies par ce salon de thé qu'il ne connaissait pas encore. Comment résister à l'appel de ces biscuits au miel de sarrasin montés en mille-feuille de crèmes sgouchonka et smetana ? Comment résister à cette pâte à choux goinffrée de crème légère au Tvorog et parfumée à la vanille ? La bouche de Louis occupait une place de choix dans sa vie, et s'imposait à lui parfois, alors il n'était pas question d'opposer quelque obstacle à l'envie soudaine qu'il avait de croquer à pleines dents les quelques pâtisseries slaves qu'il avait repérées dès son entrée dans la boutique. Quand le serveur partit, le prêtre glissa une remarque sur le calme de sa vie et Louis ne put réprimer une réplique à son attention :  « Une vie toute entière dévouée aux autres n'est pas ce que j'appelle une vie calme, mon père, mais une vie exemplaire. »

Le prêtre d'ailleurs continua par une question et quelques réflexions sur le projet qu'ils comptaient mener ensemble. Il parut craindre que sa religiosité fût peut-être un obstacle aux réjouissances que Giulia et Louis souhaitaient mettre en œuvre pour les festivités de la fin de l'année. Louis comprenait la réticence du clerc autant qu'il la réprouvait, car à ses yeux la fête de Noël, avant d'être une grand-messe commerciale dont la quête allait aux poches des marchands de jouet, était justement l'occasion pour tous de communier autour de la naissance de Jésus et d'ainsi ouvrir son cœur et son âme à la générosité, à la charité, à la gentillesse et au pardon. Il convenait volontiers que la myrrhe et l'encens seraient insuffisants sans les rires et les chants, mais ils n'en demeuraient pas moins indispensables à ses yeux.  « Nous n'avons qu'évoqué le sujet sans jamais l'approfondir. C'est à présent que nous allons en tracer le dessin. »

En effet, Louis n'avait pas le souvenir d'avoir déjà, par téléphone, abordé avec Giulia le détail de ce qu'ils allaient préparer. Ils avaient déjà, par le passé, en d'autres occasions, parlé ensemble de l'idée de profiter des fêtes de fin d'année pour répandre un peu de joie et de bien parmi les plus pauvres et les plus démunis, mais leurs discussions n'avaient jamais dépassé l'étape de la seule manifestation de principe. Ils étaient là ce jour pour transformer les idées en projet concret et réalisable.  « Pour ma part, je suis persuadé que votre présence nous sera bénéfique, mon Père, et je compte sur vous pour nous empêcher de devenir les chantres de festivités dédiées à la jouissance, à la gloutonnerie et à la voracité. Nous laisserons cela aux publicitaires pour n'être que les blanches lumières qu'avant d'être la fête des cadeaux et des présents, Noël est une période taillée pour la bonté et la générosité. Je crois que sur ce point, nous nous retrouvons, Giulia ? » Il l'observa et l'imagina quelques instants dans une tenue de Mère Noël, au sommet d'une fontaine de chocolat à laquelle boiraient des enfants obèses aux bras chargés de présents si lourds qu'ils se noieraient dans le chocolat fondu... Une vision d'horreur qu'il désirait à tout prix bannir du projet qu'ils élaboreraient tous les trois.
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Message posté : Ven 31 Oct 2014 - 22:06 Message
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Giulia fut heureuse de constater qu’ils ne lui tenaient pas rigueur de la précipitation de l’invitation quelque peu cavalière dont elle leur avait fait part. C’était déjà ça de pris, car elle craignait de les avoir dérangé dans leurs occupations. Si bien d’ailleurs qu’elle avait un instant hésité à repousser à une autre fois leur entrevue. Lorsque le serveur leur tourna les talons, le Père Ezio avait opté pour un thé noir floral, tandis que Louis avait penché pour un thé russe qu’accompagneraient les délices slaves qu’offrait à ses clients le modeste salon de thé. Sans surprise, par ailleurs, parce qu’elle le savait pour être un homme de goût, un épicurien qui ne boudait jamais les plaisirs de la vie, et certainement pas ceux de la bouche. Comme elle le comprenait ! Un sourire en coin que doublait une œillade appuyée en avait dit long sur ce qu’elle en pensait, mais le sujet pâtisserie avait rapidement été balayé par la véritable raison de leur entretien.

Le prêtre leur demanda s’ils avaient déjà eu l’occasion d’en discuter, ce que Louis dénia. À dire vrai, leur conversation téléphonique n’avait guère duré longtemps, car ils avaient rapidement établi que le mieux à faire était encore d’en discuter en face-à-face. Lorsqu’il avança qu’il pouvait manquer de connaissance en ce qui concernait l’aspect le plus festif de la célébration, et qu’il n’osait se risquer à ennuyer les personnes qu’il voulait, par-dessus tout, aider – par une vision trop prosaïque de la fête, comprenait-elle – un sourire affable ourla les lèvres de la jeune femme. Une crainte qui, quoique justifiée, fut rapidement balayée par le musicien ; Dégorgeant une lampée tiède, la Sicilienne approuva silencieusement ses allégations et, tandis qu’il tournait vers elle ses prunelles sinoples cherchant son approbation, la jeune femme ne put qu’offrir à son assistance une risette complaisante et posa sa tasse à moitié vidée. « C’est tout à fait vrai, avança-t-elle. Je ne me veux pas non plus le héraut du mercantilisme exaspérant que précèdent les festivités. Je n’ai rien contre le caractère profane que peut revêtir cette période, mais l’aspect commercial me donne des boutons. Sans vouloir vous sembler frustre. » Ajouta-t-elle en dardant ses prunelles sur chacun de ses convives. Un peu tenue tout de même !

La jeune femme s’apprêtait à enchaîner lorsque serveur les interrompit ; Apportant leurs commandes, il dissipait derrière lui une exhalaison florale et sucrée qui lui mit aussitôt l’eau à bouche. La jeune femme attendit néanmoins que le serveur ne parte, pour reprendre le cours de sa conversation. « Je pense que d’un point de vue organisatio-contextuel – néologisme de son cru – nous devrions nous axer avant tout sur le partage, et sur la générosité. C’est, à mon sens et reprenez-moi si je me trompe, l’essence même de l’esprit de Noël. » Y compris au sein d’une famille comme la sienne, où la religion prédominait, le partage se faisait la part belle. Et Giulia avait à cœur de faire perdurer cette tradition, et de la faire perdurer d’autant plus qu’elle avait trouvé des personnes de confiance, sur qui s’appuyer pour mener à bien ses projets. Des projets qui lui tenaient particulièrement à cœur. « Pour régler d’ores et déjà les questions triviales du financement de quelques activités que ce soit, je suggère que Louis et moi nous chargions de faire des campagnes de récoltes auprès de nos… proches collaborateurs ? Elle interrogea le concerné du regard, espérant obtenir son aval quant à l'idée. J’ai pour ainsi dire des connaissances qui me doivent quelques fières chandelles, je ne pense pas avoir trop de mal à soutirer quelques menues participations financières pour régler les petits excédents qui découlerait de notre projet. Qu'en dites-vous ? » Pièce de théâtre ? Liturgie ? Repas chaud ? L’argent serait, malheureusement, le moteur de leur entreprise et quoique limité par l’appel au bénévolat, il y aurait nécessairement des frais. Des frais qu’elle entendait bien limiter au strict minimum.
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Message posté : Sam 1 Nov 2014 - 1:57 Message
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Ezio hocha légèrement la tête pour remercier Louis de ses paroles à propos d'une vie de dévotion. Personnellement, il ne doutait guère de l'intérêt de son existence, toutefois il était vrai qu'elle était bien plus paisible que celle d'un homme d'affaires. Durant la journée du moins, ses nuits restant très animées. Il apprit ensuite que les deux jeunes gens n'avaient donc pas parlé de tout cela auparavant. Très bien, la discussion allait donc être facilitée s'ils partaient tous du même point ! Louis prit ensuite la parole pour rassurer le prêtre sur ce qu'il pourrait apporter à ces réjouissances. Ma foi, même s'il était né et avait été élevé dans l'amour de Dieu et de la religion, il savait parler d'autre chose. Aussi, même s'il n'occulterait bien évidemment pas cette partie, l'Italien pouvait sans problème atténuer sa propension à aborder les sujets religieux.

Le fait qu'ils ne goûtaient pas au côté « commercial » des Noëls que la plupart des Américains connaissaient, était agréable à entendre et surtout, très rassurant ! Ezio avait toujours été navré de voir que la plupart des habitants de cette ville – ou ailleurs – ne se souvenaient pas que cette période était avant tout censée représenter la naissance du Christ et non un échange de cadeaux sans lien avec la religion.

Le serveur arriva alors pour poser les commandes avant de disparaître sans perdre davantage de temps, laissant Giulia enchaîner sur la suite. La générosité était extrêmement importante, surtout à une pareille période et Ezio était assez heureux de savoir qu'il pouvait non seulement compter sur les deux jeunes gens, mais aussi sur de nombreux commerçants des environs qui étaient aussi des fidèles de l'église. Et bien sûr, à côté de cela il y avait Giulia et Louis qui bénéficiaient de bien plus d'influence qu'un simple prêtre de banlieue. Leur aide allait s'avérer très précieuse, tout comme leur présence.

« Que c'est une excellente idée. »

Elle allait permettre de réunir un peu d'argent pour acheter ce qui ne pourrait pas être obtenu par le biais de la générosité des gens – après tout, ils devaient aussi faire fonctionner le commerce – et qui plus est, cela permettrait de montrer que des jeunes – assez célèbres dans leurs milieux respectifs – s'investissaient dans la religion. Ce serait bénéfique pour tout le monde en somme. Son regard croisa celui de l'Italienne.

« Nous avons déjà beaucoup de promesses de participations de la part des commerçants du quartier ainsi que de plusieurs familles qui viendront aider, mais il n'y a jamais trop. » Les gens dans le besoin étaient très nombreux. « Mais faire appel à la générosité est effectivement la meilleure chose à faire. C'est le but principal de ces regroupements ; permettre à ceux qui ont de donner et à ceux qui ne possèdent rien, de recevoir un peu. Si cela nous permet aussi de tisser des liens entre ces deux partis, ce sera d'autant plus réjouissant. »

C'était un problème récurrent : après les fêtes, les gens avaient tendance à se reposer sur leurs anciennes habitudes et à oublier les personnes dans le besoin, celles qui ne rentraient pas chez elles le soir pour se reposer devant la télévision. Même si Ezio ne demandait pas à chaque citoyen de donner la moitié de son salaire à une œuvre caritative, adresser un sourire ou une parole à un sans abri était déjà beaucoup. Peut-être que cette proximité leur ferait comprendre ce genre de choses ? Il l'espérait réellement !

« Mais je vous rejoins tous deux pour l'aspect commercial de cette fête. Je ne l'ai jamais personnellement vécue, mais je puis comprendre qu'elle prédomine dans l'esprit des habitants de cette ville. Nous pourrions en profiter pour rappeler quelques vraies valeurs ? Pas uniquement religieuses j'entends, même si elles me semblent aussi importantes, mais faire participer les visiteurs qui viendront pourrait leur faire ouvrir un peu les yeux. » Il alterna du regard entre les deux jeunes gens. « J'espère que ces instants de partage pourront donner à d'autres l'idée d'agir de même, à moindre échelle. Le but est bien de permettre à la charité de devenir de moins en moins vitales pour les plus démunis. »

Et donc, de leur permettre de devenir plus indépendants et de pouvoir à nouveau se considérer comme des humains, car malheureusement ces personnes perdaient souvent toute estime d'eux-mêmes.
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Message posté : Sam 1 Nov 2014 - 14:51 Message
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ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
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♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
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♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
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♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

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Louis se réjouit de voir revenir le serveur avec l'intégralité de leur commande. Ils étaient de plus en plus rares, ces employés de café ou de bar qui accomplissaient leur travail avec sérieux et application. Louis ne comptait plus les erreurs commises ici ou là par un serveur distrait ou une serveuse plus intéressée par la belle tronche d'un autre client à une autre table. Et non, je n'ai pas commandé de café, je n'en bois pas ! Et non, je ne voulais pas la tarte aux pommes, mais le gâteau aux amandes ! Je ne peux pas avoir demandé l'addition, voyons, je n'ai pas encore été servi ! Louis avait en mémoire quelques anecdotes fort drôles. Heureusement, il n'en ajouterait aucune à sa mémoire aujourd'hui puisque le serveur avait déposé devant lui à la fois la théière, la tasse, et une grande assiette portant l'assortiment de pâtisseries. Tout ce qu'il avait demandé ! Il modéra toutefois son enthousiasme, et n'eut donc pas l'air d'un gamin qui reçoit l'intégralité du contenu de sa liste pour le gros bonhomme rouge au matin de Noël. Louis ne pouvait perdre son sérieux alors que le sujet qu'abordait Giulia requérait toute son attention. Il écouta cette dernière avec d'ailleurs tant de gravité qu'il en oublia de verser un peu du contenu de sa théière dans la tasse devant lui. Il se rattrapa en croisant le regard de la demoiselle. « Tout à fait, » avait-il dit simplement, d'un ton qui d'ailleurs ne laissait aucun doute sur la certitude qu'il avait de pouvoir rassembler des fonds en vue d'alimenter leur projet. Et si lui-même, seul, n'y suffisait pas, il pourrait toujours intéresser à leur projet, à la marge, sa tante Melissande Beaudrie, qui avait construit sa vie autour de ces événements mondains. Elle était de toutes ces soirées de gala servant à la collecte de fonds pour des œuvres de charité. Elle avait même, parfois, prêté sa figure publique à des collectes organisées lors de campagnes électorales. Ce genre de manœuvres, elle les connaissait donc très bien. Quand Giulia s'interrompit pour demander plus précisément leur avis, Ezio fut le premier à répondre, et Louis hocha de la tête pour bien montrer qu'il pensait comme lui. Il le laissa toutefois poursuivre d'abord, car il lui donnait un merveilleux prétexte pour conserver le silence – et boire un peu du thé qui réchauffait la porcelaine de la jolie tasse, et manger un peu de ces friandises qui n'attendaient que lui.

Il écouta donc avec grande attention, et devait bien dire s'honorer de cette rencontre plus substantielle avec le père Ezio. En effet, les propos de cet homme d’Église dénotait une foi sûre et sereine. De ces forces de conviction qu'on ne rencontrait qu'aux rivages des yeux de ces gens que le monde touchait sans corrompre. Il lui rappelait un peu la brave dame qui, plus jeune, enseignait à lui et à d'autres enfants de la campagne le catéchisme. Ce doux souvenir d'ailleurs ne lui revenait pas sans raison ni par hasard : les séances s'achevaient toujours par des chants religieux... et des goûters gargantuesques. Louis prit la parole aussitôt après le prêtre, quand sa bouche fut vide et libérée de tout obstacle à son élocution. Il avait pris la serviette pour essuyer le coin de ses lèvres. « Nous réunirons les fonds nécessaires, cela ne fait aucun doute. » Louis d'ailleurs en était d'autant plus sûr qu'il était prêt à mettre la main au porte-feuille, car l'enjeu était grand, et l'occasion trop rare – et trop belle.  « Et puisque nos avis se rejoignent sur ce qu'est devenue la fête de Noël et sur ce qu'elle devrait être, je crois important de construire notre projet autour de ces vraies valeurs. Elles seront notre guide, et nous prémunirons contre les dérives commercialistes, si j'ose dire, qui pourraient venir gangrener notre action. J'emploie des termes forts, mais vous savez comme moi dans quel pays nous vivons. » Il ne faisait aucun doute que ni Giulia, ni Ezio n'ignoraient que les États-Unis étaient la terre d'asile d'une religion nouvelle, née au siècle précédent. Ses fidèles, l'extrême majorité de la population, ne vénéraient qu'une idole, la consommation outrancière, et ne suivaient qu'une liturgie, la publicité. Leurs origines à tous les trois, quoique distinctes au possible, les préservaient de ces travers consuméristes.  « Alors si nous pouvons faire le bonheur des plus démunis sans avoir recours aux blanches ficelles qu'on trouverait dans n'importe quel wallmart, nous aurons vraiment agi dans le respect et l'esprit de ce qu'est vraiment la Nativité. » Autrement dit, Noël. Mais une question pratique parut s'imposer.

 « Avant de savoir ce que nous pouvons proposer, peut-être devrions-nous déterminer quel lieu ou quelle zone notre projet devra concerner ? Little Italy est un quartier qui n'a rien à envier aux autres en terme de population pauvre, si j'en crois ce qu'on m'en dit, mais vous mon Père, qui êtes au contact du public, qu'en pensez-vous ? Voyez-vous un autre endroit plus intéressant où nous pourrions agir efficacement ? » Louis savait bien qu'ils ne suffiraient pas, tous trois, à éradiquer la misère et la pauvreté où qu'ils choisissent d'intervenir pour ces réjouissances de fin d'année, mais ce n'était pas à l'appui d'un pessimisme malsain qu'ils parviendraient à se coordonner. Autant donc considérer qu'ils agissaient, même ponctuellement, pour le plus grand Bien, et tout s'enchaînerait en bonne intelligence.
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Message posté : Dim 9 Nov 2014 - 1:05 Message
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Sourire aux lèvres, Giulia fut heureuse de constater que son idée était unanimement approuvée. Elle avait craint de ne que trop parler au nom de Louis, mais fut rassurée de voir qu’il n’en était rien, et qu’il entérinait l’initiative de bonne grâce. Les voix unies du prêtre et du chef d’orchestre approuvèrent unanimement le plan d’organiser des campagnes participatives pour financer leur projet. Point sur lequel le Père Ezio fit fort de rebondir ; Les promesses de participation étaient – disaient-ils – nombreuses, et la Sicilienne s’en voyait ravie, car il s’agissait avant tout de commerçants et de particuliers – d’actes de foi et non d’actes de bonne foi – et la preuve qu’il subsistait dans le cœur des habitants une parcelle de bonté.

Mais elle n’était pas dupe quant à la prétendue générosité des gens auxquels elle comptait extorquer – par des moyens bien sûr tout à fait légaux – quelques chèques grassement remplis. C’était bien sûr, et avant tout, pour faire bonne figure qu’ils signeraient, et s’ils n’avaient que faire du devenir des malheureux les trois-cent soixante-quatre autres jours de l’année, c’était toujours flatteur d’être encensé plus gros donateur pour une œuvre caritative de fin d’année. Aussi, lorsque l’ecclésiastique déclara que c’était peut-être l’opportunité rêvée de tisser des liens entre les pauvres, et les riches, Giulia ne dit rien. Non qu’elle n’en ait pas envie, loin de là, et quoique l’optimisme du prêtre était communicatif, mais elle côtoyait bien trop ce genre de milieux pour savoir comment ils fonctionnaient. Et c’était toujours au détriment des plus fragiles.

Le sujet dériva rapidement sur l’aspect commercial que revêtaient de plus en plus les fêtes de Noël. Aux États-Unis, tout du moins comme ne tarda pas à le faire remarquer Louis, car la Sicile était encore un de ces endroits où la religion était encore vue comme une doctrine et non comme une fatalité. Rapidement, ils convinrent qu’il était nécessaire d’exclure de leurs projets les dogmes capitalistes, en revalorisant notamment les valeurs vraies, telles que la générosité, la charité et le partage. L’idée de pouvoir faire participer les visiteurs la marqua par ailleurs tout particulièrement, et elle l’ajouta mentalement à la longue liste d’idées qui lui venaient tandis qu’ils continuaient de parler.

« Je suis ravie de voir que nous nous retrouvions sur ces points. » Rit-elle doucement. Car certes, ce n’était que le début, mais comme disait Henry David Thoreau, peu importe si le début paraît petit. « Et je pense en effet que l’idée de faire participer les visiteurs, peut être une bonne opportunité pour leur faire toucher du doigt ces valeurs qui nous tiennent à cœur. J’avais pensé à organiser une collecte de jouets pour les enfants défavorisés – car malgré tout, si ce n’était pas dans la tradition catholique, ça restait inhérent à l’esprit de Noël – mais peut-être serait-il plus marquant de faire en sorte que les enfants qui donnent les offrent eux-mêmes aux enfants qui reçoivent. Enfin, c’est une idée. Mais peut-être la trouverez-vous par trop apitoyée. » Elle douta soudain. Car il n’était bien sûr pas entendu question de créer la pitié de situations parfois difficiles, mais bien de faire naître au cœur des plus jeunes comme des plus grands le goût de l’altruisme. « Enfin, nous aurons l’occasion d’en rediscuter. »

Car le sujet que venait d’aborder Louis était, lui, d’une importance capitale. Et la Sicilienne se demandait comment elle n’avait pas pu y penser avant ! Mais elle était ainsi, parfois tellement accaparée par ses bienheureux desseins qu’elle en oubliait souvent le principal. Et c’était pourquoi elle était heureuse de pouvoir compter sur le soutien ineffable du Père Ezio et de Louis. Louis qui venait d’apostropher le prêtre pour lui demander s’il n’avait pas idée de quel lieu pourrait accueillir leur action caritative et le beau monde qu’elle allait soulever. Alors qu’elle avait détourné son regard du visage du franco-américain pour le porter sur celui de l’Italien, Giulia porta à ses lèvres la tasse de porcelaine dont elle déglutit quelques gorgées de thé désormais presque froid.
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Message posté : Dim 9 Nov 2014 - 14:07 Message
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Oh, oui, Ezio avait bien compris dans quel pays ils vivaient. Assurément l'Amérique était très différente de son Italie natale et le quartier où il avait ses pénates ne ressemblait en rien aux églises où il avait grandi. Ses années de séminaire lui avaient toutefois fait comprendre que les gens étaient souvent matérialistes et qu'ils pensaient que leur bonheur était proportionnel à leurs possessions : plus elles étaient nombreuses, plus heureuse serait leur vie ! Pour cette raison, le prêtre ne pouvait pas leur reprocher quoi que ce soit : ils avaient presque tous été éduqués ainsi et il était donc parfaitement normal qu'ils suivent le même chemin. Après tout, ce serait comme de lui reprocher à lui d'être trop pieu alors qu'il avait toujours vécu dans un environnement où la religion était omniprésente. En bref, pour toutes ces raisons Ezio ne souhaitait pas priver les gens de leur vision de Noël, mais plutôt l'ajouter à celle de l'église. Ce n'était pas en enlevant à un enfant le plaisir d'avoir un cadeau à déballer qu'ils parviendraient à leur faire aimer ce genre de moments de partage, au contraire. Le but n'était pas d'apporter le moindre sentiment négatif, mais plutôt de leur donner une autre raison de se réjouir.
Enfin, c'était ainsi que l'Italien voyait les choses.

Il écouta attentivement les deux jeunes gens avant de répondre. Little Italy était devenu son nouveau chez lui depuis son arrivée en ville il y a deux ans et même s'il avait déjà été dans d'autres coins de la ville, il restait tout de même plus « à l'aise » dans ce coin-là. Ses fidèles les plus fervents étaient originaires d'ici et, de plus, Ezio savait que les autres églises du quartier ne prévoyaient pas de pareille chose pour les fêtes de fin d'année. Tout cela pour dire que tout semblait pencher en faveur de ce quartier.

« Non, pas vraiment. Little Italy me semble l'endroit le plus adapté. J'y ai beaucoup plus de fidèles que dans les autres quartiers, de plus je sais que nombre de ses habitants ne demandent qu'à aider et m'ont déjà proposé une main secourable en cas de besoin. » Ce serait donc plus respectueux et aimable de le faire dans ses rues. « De plus, certains commerçants ont d'ores et déjà expliqué qu'ils allaient nous aider si nous décidions d'organiser quelque chose. »

Le trentenaire l'avait déjà précisé quelques instants plus tôt, mais c'était toujours bon de rappeler les détails de ce genre. Il marqua quelques instants de pause, avant de repenser à ce que Giulia avait suggéré à propos des cadeaux qui pourraient être apportés par d'autres enfants. En vérité, c'était une excellente idée : ce serait un moyen de faire comprendre aux jeunes qu'il n'était pas nécessaire de posséder beaucoup pour se sentir bien et en plus, qu'en offrant aux autres, le plaisir de partager s'éveillait aussitôt. Ezio était certain que la plupart de ces enfants allaient recevoir de nouveaux jouets à Noël et ne toucheraient plus aux précédents, il valait donc mieux qu'ils les offrent à d'autres petits qui n'en auraient pas.

« Je trouve votre idée excellente. » Son regard se posa sur Giulia. « Je suis certain que nombre des enfants de cette ville possèdent quantité de jouets qu'ils n'utilisent plus. Autant les faire partager et les offrir à d'autres enfants qui n'auront pas la chance d'avoir de cadeaux à Noël. Ce sera une manière d'apprendre le partage et de permettre aux jeunes de comprendre que ce n'est pas les possessions qui rendent le plus heureux. » Il hocha la tête, comme pour confirmer ses paroles. « Nous aurons certainement plus de succès qu'avec une collecte auprès des magasins. »

Bon, ce n'était pas très difficile pour Ezio et parler d'une absence de possessions étant donné que lui-même avait fait vœu de pauvreté et qu'il ne possédait rien – même ses vêtements étaient prêtés par l'église. C'était un mode de vie sain et qu'il souhaitait faire découvrir à autrui, cependant il se doutait que son côté « extrémiste » ne conviendrait pas aux jeunes de ce pays et plutôt que de les convaincre de tout donner, un ou deux jouets par enfant permettrait de rendre beaucoup d'autres jeunes dans le besoin, heureux. Il marqua une nouvelle pause, ordonnant ses pensées avec méthode comme chaque fois qu'il s'apprêtait à parler avec quelqu'un.

« Je crois qu'il faut aborder la religion d'une manière plus... pédagogue. Je sais qu'elle peut sembler parfois ennuyante aux yeux des plus jeunes et je pense que leur montrer que le partage n'est pas... ennuyant, pourrait permettre de les pousser dans cette voie à l'avenir. »

En somme, qu'il fallait trouver une solution pour que les jeunes comprennent que l'on était récompensé même en en donnant sans attendre quoi que ce soit en retour.
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Message posté : Lun 10 Nov 2014 - 18:53 Message
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Louis partageait avec ses interlocuteurs de nombreuses pensées communes. Ils étaient d'accord sur le sens à donner à la fête qu'ils honoreraient de leur projet, de leur action, de ce projet qu'ils dessinaient tous trois avec la même conviction, remettre la charité et la générosité au premier plan d'une fête qui trop souvent se résume à la gourmandise et à la gloutonnerie exaltées par les écrans publicitaires de papier ou numériques. Tout ne serait bientôt qu'incitation à la consommation, à l'accumulation, à l'acquisition nouvelle et permanente. Qui n'a pas sa lessive, ses rollers, ses savons, ses coussins, ses rideaux, ses marteaux, son frigidaire, sa voiture, sa nuisette, son fard à paupière ? Le tout, au besoin, dernier cri et hors de prix ! Les grands centres commerciaux de la ville revêtiraient tous bientôt leur parure de Noël, pour mieux attirer les clients dans la toile de leur stratégie commerciale. Louis se rassurait d'être aux côtés de deux personnes qui savaient cela, le comprennaient et manifestaient le désir de s'en détacher pour offrir au public des modestes, des honteux, des miséreux et des simples une parcelle de la divine joie qui, à chaque Noël, revient en chacun de nous. À d'autres les paillettes, les débordements et les voracités lascives : eux se contenteraient de partager autourde valeurs éternelles et salutaires. Ce n'était pas de l'orgueil, mais le constat était clair : leur projet ainsi conduit surnagerait et s'il ne ferait sans doute pas la une des quotidiens internationaux, il laisserait dans le coeur des gens un souvenir qui jaunirait sans disparaître, au contraire de ces grandes messes de la consommation qu'animeraient les vedettes et les égéries, ces nouvelles étoiles fulgurantes montées de la boue jusqu'au ciel pour en obscurcir les clartés. Loin de vouer aux gémonies ces cérémonies perpétuelles que la télévision ne manquerait pas de retransmettre en direft et en haute définition, Louis préférait les considérer avec hauteur, distance et, osons-le dire, dédain. Il n'apprécierait pas que la charité et la générosité que tous trois prétendaient défendre devînt l'instrument d'une mise en scène odieuse destinée à simplement brosser les chaussures des quelques notables qui s'inviteraient peut-être à leurs festivités. Les réjouissances seraient la chose des gens et ne réjouiraient que ceux-là, les oubliés, les petits, les infortunés que la vie des villes poussent dans ces quartiers où les autorités trop peu souvent regardent. L'oeil se tourne plus volontiers vers l'or que la charogne. Cette vérité ne changerait jamais.

《 À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. 》 Quelques mots tirés d'une citation biblique parurent appropriés et tout à fait dans le thème de leur discussion. Louis partageait plus que jamais la vision du père Ezio en matière de religion et de catéchisme : pédagogie et dialectique seraient les meilleurs atouts, les meilleurs vecteurs de ces valeurs portées par la foi chrétienne.《 Little Italy est un quartier que je connais peu. Mais je suis persuadé que vous avez raison de vouloir y mobiliser notre projet. Nous pourrons y toucher les gens au coeur, alors laissons à d'autres lesoin de les toucher ailleurs au porte-monnaie. 》 Il songeait en disant-cela à tout le programme de Noël que la ville diligenterait pour divertir le bon peuple de Star City. Comme toujours, les beaux quartiers et les zones centrales de la ville en profiteraient et verraient l'affluence de la foule dont les poches percées feraient les choux gras des commerces et du marché de Noël, en plus des retombées économiques en matière de tourisme... Un point pour l'argent et le luxe, zéro pour la charité et m'amour du prochain... 《 Et si localement les gens sont déjà acquis à votre cause, mon père, alors il sera d'autant plus facile pour nous d'y conduire notre projet. D'ailleurs, quel est le profil de la population dans votre paroisse et dans les environs ? 》 Sa question allait autant au religieux qu'à la demoiselle. Il avait bien sûr entendu parler de Little Italy et prêté l'oreille aux diverses rumeurs courant sur ce quartier, mais il préférait entendre de leur bouche ce qu'ils avaient à en dire - car il leur accordait pleine confiance pour le renseigner.

《 Et maintenant que nous avons une idée de l'endroit, avez- vous une idée du temps que nous devons impartir à notre projet ? Pensez-vous qu'une ou plusieurs dates conviendraient ? Ou faut-il déterminer un créneau étendue dans le temps avec Noël pour date clef ? Je suis d'avis de déterminer une période, pour ma part, peut-être deux semaines ou même plus, au cours desquelles nous pourrions vraiment agir au mieux... et marquer plus durablement les esprits du message de générosité que nous voulons transmettre. 》 Mais Louis n'était nullement fermé à la discussion et c'était pourquoi il avait posé ces deux questions. Selon lui, les dates arrêtées et précises convenaient mieux aux événements faits pour donner une Une facile aux journaux et papiers du lendemain ou de la veille. Les concerts et les réunions politiques s'en accommodaient très bien. En revanche, pour un projet sans aucune ambition d'attirer l'oeil de la presse, mais inscrit dans la volonté de partager et de faire oeuvre charitable... n'était-il pas préférable de mobiliser le temps long pour durablement imprimer les coeurs et les esprits de l'envie d'aimer et de donner ?
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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 0:13 Message
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Constater que son idée était approuvée lui mettait du baume au cœur. La raison en était simple ; Elle avait escompté, en laissant naître le projet d’organiser une célébration pour les défavorisés, faire de la générosité et du partage le maître mot de la célébration. Mais elle ne voulait pas d’un altruisme anonyme et impersonnel, elle ne voulait pas d’une bienfaisance passive. Non. Ce qu’elle voulait, c’était rendre les gens actifs de leur propre don, et en plus de voir s’allumer une lumière d’espoir dans les yeux de ses protégés, sentir le cœur d’un donateur sensibilisé aux problèmes d’écarts de richesse qui divisait leur pays. Elle voulait sensibiliser la jeunesse, leur apprendre la charité, et la bienveillance, leur apprendre l’injustice et comment la combattre. Car elle savait que ça, c’était possible.

Ils s’attardèrent brièvement sur le lieu qui allait se charger d’accueillir leur célébration ; Unanimement, ils avaient décidé que Little Italy serait un endroit adéquat pour cela, en raison principalement de sa population modeste, mais aussi des promesses de dons qu’ils avaient réussi à obtenir des commerçants du quartier. Ce qui, à n’en pas douter, les aiderait considérablement dans leur projet. Ce que la Sicilienne ne précisa pas, mais n’en pensa pas moins, c’était que ces mêmes commerçants étaient tous – de près ou de loin – affiliés à sa famille, et qu’ils étaient coutumiers des actions sociales qu’entreprenait Giulia depuis des années – encore qu’aucune n’ait jamais eu cette ampleur. Ils étaient aussi, pour la grande majorité, immigrés ou fils d’immigrés, et avaient à cœur de transmettre et de faire vivre les traditions pieuses et le savoir familial. Quant à ceux qui refuseraient de coopérer, il restait toujours la pression et la contrainte. Qui, les poches pleines et la panse grasse, oserait refuser quelques boîtes de soupes quand les plus modestes épiciers donnaient ce qu’ils pouvaient pour le bien des miséreux ? Inconcevable. Pas sur le territoire des Mancini.

Lorsque Louis s’avança de savoir quelle était la population qui peuplait Little Italy, un sourire léger ourla les lèvres de Giulia. « Hé bien – corrigez-moi si je me trompe…, avança-t-elle en jetant un regard en coin au Père Ezio. Mais c’est une population pour le moins modeste, je dirais. Principalement issue de l’immigration, récente ou plus ancienne. Certaines familles, comme la mienne, sont là depuis des décennies et ont profité de l’exode massif du XIXème siècle pour s’implanter et prospérer. Car il était bien entendu de notoriété publique que les Mancini étaient aisés. Population pieuse, car issue de l’immigration italienne, assez typique. Je crois avoir fait le tour… » Peut-être l’ecclésiastique saurait-il ajouté quelque chose, lui qui côtoyait au plus près le cœur des habitants et vivaient leur quotidien ? Elle aurait pu ajouter que le quartier était peu à peu rongé par la criminalité, alors que des gangs émergeaient pour concurrencer l’influence de sa famille, mais ç’eut été hors propos. « Si il vous plaît, nous pourrions ultérieurement essayer de trouver un endroit propice à la tenue de notre projet. J’ai quelques pistes. » Et d’agrémenter sa proposition d’un sourire, en dégorgeant une lampée de thé froide et trop infusée. Elle grimaça.

L’endroit ayant été décidé d’une voix commune, il crut bon à Louis de les faire s’attarder sur le choix de la date. Pour cela, il leur proposa deux alternatives ; Se contenter d’une date clé, un point fixe dans leur calendrier qui réunirait tout le monde pour un instant de partage et de célébration, ou lui préférer une période où l’unité et le partage serait au cœur de leur entreprises. Giulia ne savait qu’en dire ; Une date fixe avait l’avantage de frapper, d’offrir un instant de célébration, une période distillait la magie. Une date était un éclat de lumière dans la pénombre, une période offrait d’avantage d’opportunité et permettait d’offrir plus, à plus de personne. Chacune des options avait ses avantages et ses inconvénients, et aucune n’avait sa préférence. C’est pourquoi elle laissa au Père Ezio l’avantage de la suggestion.
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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 14:36 Message
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Ezio n'y était pour rien, quant à la dévotion des habitants de Little Italy. Ils étaient déjà pieux et ouverts au partage bien avant son arrivée, certainement en raison d'origines qui poussaient à prendre la religion avec plus de sérieux qu'en Amérique – par exemple – mais aussi parce que son prédécesseur avait été un excellent prêtre. Juste un peu moins ouvert et à l'aise avec les jeunes de ce que les sœurs avaient expliqué à l'Italien, mais ce n'était guère étonnant compte tenu de l'âge de l'homme qui avoisinait la soixantaine au moment de son décès – et cela même s'il était encore un membre actif de l'Opus Dei. En bref, il était relativement bien tombé et Ezio se sentait parfaitement chez lui dans cette ville étrangère. Nombre de ses paroissiens étaient d'ailleurs heureux de pouvoir converser avec lui dans leur langue natale, comme quoi le choix du remplaçant avait été fait avec soin.

Lorsqu'il fut question du profil des habitants du quartier, le prêtre laissa Giulia répondre en première. Il n'était là que depuis deux ans, environ, tandis qu'elle était originaire de cette ville et s'y connaissait beaucoup mieux que lui en la matière. Les paroles de la jeune femme exprimaient ce que le trentenaire avait en tête. Une population essentiellement composée d'immigrés et qui avait une nature au partage – certainement à cause de l'ambiance dégagée par la communauté soudée. Il hocha la tête à la fin des précisions apportées par la Mancini et se contenta quelques apports supplémentaires.

« Tout a été dit. Si ce n'est que la jeune population est légèrement plus... dispersée. Les adolescents ont moins souvent tendance à se tourner vers l'église lorsqu'ils rencontrent des difficultés et je pense que ce genre d'action pourra les y aider. » Même si ce n'était pas le but premier de cette fête. « Ce sera aussi le moment de réunir les familles, c'est un élément essentiel en cette période de l'année. »

Enfin, c'était ce qu'il pensait. Après, chacun voyait les choses différemment, mais la famille semblait être une chose importante dans la vie de tout humain. Celle d'Ezio, c'était ses fidèles. Il n'avait ni parents, ni frères et sœurs, ni enfants, exceptés ceux donnés par Dieu. Ainsi donc, cette journée se déroulerait bien en présence des enfants de Dieu.

Le prêtre avait d'ailleurs imité Giulia en passant sous silence le fait que la criminalité était assez développée à Little Italy, comme dans toute la ville en vérité. Ils avaient eu le temps de le constater lorsqu'ils s'étaient lancés à la recherche d'un jeune adolescent qui avait fugué et l'avaient finalement trouvé aux mains d'un gang où il y avait été poussé par un flic corrompu. Il fallait espérer que leur idée améliorerait un peu la situation.

Mais pour y arriver, ils devaient déterminer la période ou la date la plus appropriée. Giulia sembla cette fois-ci laisser le prêtre prendre les devants et ce dernier soupesa la question avait d'y répondre. Une date précise, c'était s'assurer la venue de personnes et moins de travail, entre guillemets. Cependant, un jour déterminé, c'était aussi prendre le risque de voir les gens avoir un autre programme de prévu, ou encore devoir refuser ce simple plaisir à des personnes qui étaient en difficulté bien avant ce jour. De plus, Ezio consacrait déjà toutes ses journées aux personnes dans le besoin, les délais ne lui importaient donc que très peu. Mais ce n'était sans doute pas le cas des deux jeunes gens qui avaient tous deux un travail et des obligations qui ne pouvaient certainement pas leur permettre d'être disponible aussi souvent que lui.
Après cette petite analyse, il répondit donc d'une voix claire, mais teintée de son accent.

« Je penche pour la même idée que vous. » Son regard clair se posa sur Louis. « Une daté clé aurait comme avantage de marquer le coup de manière plus prononcée et de réunir un plus grand nombre de personnes en même temps.... cependant une période plus large permettra de mieux faire passer notre message et de toucher des individus qui seront peut-être occupés le jour J. » Il marqua une légère pause. « Si nous partons sur une période de deux semaines comme vous le suggérez, cela laissera à tout le monde le temps d'accorder quelques heures aux autres en venant faire un saut pour partager ce moment. Et qui sait, peut-être que cela leur donnera aussi envie de revenir plus tard. » Son regard alterna entre les deux jeunes gens. « Et si nous nous décidions pour cela, sachez que je bénéficie de largement plus de disponibilité que vous. »

Une manière de leur faire comprendre qu'ils n'avaient pas à s'inquiéter de devoir trop se bloquer au point de ne pouvoir aider d'autres personnes. Ils avaient beaucoup à faire dans leurs univers respectifs et si donner était très apprécié, ils devaient tout de même songer à eux aussi.
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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 18:43 Message
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De Principatibus

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ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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Louis écouta très attentivement les précisions de la délicieuse Giulia qui l'éclaira de sa lumière, pour qu'il pût mieux cerner la population du quartier de Little Italy. Il ne se montra guère attentif en revanche aux compléments du religieux, trop occupé qu'il était à mordre dans les dernières bouchées d'une des pâtisseries qu'il avait commandées. Un pur délice, contre lequel les paroles sérieuses d'Ezio ne pouvaient rien. Les mots simples et vrais du prêtre ne pouvaient rien contre les mensonges sucrés et crémeux de cette composition pâtissière exquises et redoutables. Le prêtre parla donc et Louis feignit d'écouter. Il ne pouvait trahir sa nature gourmande et inclinée à toujours profiter de la moindre occasion de combler les appétits de cet estomac. Il ne put toutefois se soustraire au clair regard du père Valentino quand celui-ci déclara approuver son idée – concernant la temporalité de l'événement. Ce qu'il entendit le ravit. Mais il dut balayer d'un revers de la main la dernière remarque à propos des disponibilités de chacun.  « Soyez sans crainte, mon père, pour l'événement, je pense que nous saurons trouver le temps nécessaire. » Il y veillerait de son côté et rien ne l'en détournerait. Les concerts qu'il devrait diriger auraient lieu à Star City, et rien ne l'appelait à l'étranger pour le mois de décembre. Quant à l'organisation SHADOW, il comptait prendre ses distances et faire le nécessaire pour qu'on le tînt tranquille, au clair et loin de l'agitation pour un temps. Il en avait assez fait et mérité bien quelque répit et autant de repos.

 « Deux semaines me paraissent bien maigres toutefois, à la réflexion. Pourquoi ne pas y consacrer vingt-et-un jours ? Du cinq au vingt-six décembres. C'est un éventail plus large, qui nous permettra d'étaler au mieux les actions charitables que nous serons amenés à conduire, ponctuellement ou sur la durée, qu'en pensez-vous ? » Louis fixait Giulia du regard. Puisque le prêtre disait être disponible au-delà du raisonnable, c'était à elle de trancher cette question. De son côté, l'affaire était faite, il se trouvait plus que disposé à offrir de son temps entre ces deux dates, et pas seulement pour donner des concerts dans les rues ou les bonnes salles de Little Italy. Il ne verrait aucun inconvénient à être employé à d'autres tâches, comme la distribution de nourriture aux démunis et miséreux, ou la tenue de jeux et divertissements pour les enfants pauvres du quartier. Cela aurait d'ailleurs été comme renouer avec une tradition qu'il tenait de son enfance à la campagne, au Pays Basque, où ces choses étaient courantes et ne concernaient pas que les populations misérables. Louis but encore un peu de son thé – la pâtisserie et la conversation lui laissait la gorge sèche. Il reposa la tasse sur sa coupelle. « Nous devrions à présent parler du contenu de notre projet, non ? Dans le détail, afin de pouvoir au plus tôt préparer le nécessaire et s'épargner de mauvaises surprises... »

  • Jet de dés :
    0 réussite : Un appel urgent interrompt Louis.
    1 réussite : Le pied de la chaise de Louis rompt.
    2 réussite : La pâtisserie était corsée, Louis s'étouffe.
    3 réussite : Le serveur ramasse un billet tombé de la poche de Louis.

  • Jet de dé – la chaise :
    Réussite : Louis se rattrape à temps.
    Échec : Louis se blesse.

  • Jet de dé – la pâtisserie :
    Réussite : Un verre d'eau passe le morceau.
    Échec : Louis bleuit.


 « Monsieur ? Vous avez fait tomber ça... »

Louis tourna son regard vers le serveur qui venait de l'interrompre. Il n'appréciait guère d'être ainsi coupé mais... quand il vit le joli billet vert que lui tendait l'employé, il se contenta de sourire et de le remercier avec politesse. Après avoir remis la précieuse devise dans son portefeuille, il reprit.

 « Eh bien, quelle chance ! Il faut croire que les Anges se penchent sur moi ces temps-ci... si vous me permettez cette remarque, bien sûr, mon père. » Louis lui intima un regard pointu d'une insolence toute juvénile. Ce petit événement venait de le mettre en joie durablement.  « Mais alors, reprenons ! Qu'est-ce qui se fait, aux États-Unis, pour fêter Noël ? En dehors des sentiers battus par le consumérisme et le mercantilisme outrancier, bien sûr. Concerts, fêtes ? Banquets gratuits, foires aux bonnes actions ? Je me souviens avoir vu faire, à New-York, une crèche vivante et interactive, afin non seulement d'amuser les passants mais aussi de leur apprendre un peu les symboles de cette scène de la Nativité que tout le monde connaît. » Son regard se tourna vers Ezio. « Nous pourrions faire cela, qu'en dites-vous mon père ? Avec vous, nul doute que cette crèche sera conçue dans la justesse et le respect de ce qu'elle représente. »
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Plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle. | Ezio & Louis

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