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Un mythe auquel croire...

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Message posté : Sam 25 Oct 2014 - 1:35 Message
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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2617
ϟ Nombre de Messages RP : 244
ϟ Crédits : MySelf
ϟ Célébrité : Chris Pratt
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ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (80.000T)
• Super-résistance (80.000T)
• Super-vitesse (6.600.000km/h)
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• Eveil au Qi (champs protecteur)
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Un mythe auquel croire...


Assis dans son vaste bureau à la décoration contemporaine avec une touche de vintage, Adriel discutait affaires avec l’un des membres de son Conseil d’Administration bien trop véhément à son goût. Accablé par des négociations de rachat d’une manufacture d’explosif dans l’Est de l’Europe, le Golden Boy se voyait également las de devoir rendre des comptes suite au Conseil d’Administration qu’il avait récemment présidé. Une horreur à son sens. Au moins son Grand-Père avait-il cessé de se montrer envahissant à ce sujet, attendant que le petit fils prodige ne vienne de lui-même à aborder le sujet lors de leurs rares diners en tête à tête dans des restaurants hors de prix… Il était fatigué d’avoir à justifier sa volonté de ne pas opérer de plans sociaux pour diminuer la masse salariale de l’entreprise et ainsi favoriser l’apparition de bénéfices. Ca et la contestation permanente de l’augmentation du budget en Recherche et Développement suffisait à le laisser dans une position seul contre tous face à des requins de la finance comme de la productivité ne cherchant qu’à faire plus de marge pour leurs actionnaires… La matinée passée dans les cordes à encaisser comme à esquiver les piques l’avait proprement vidé et il trouva tout juste un peu de réconfort dans la voix sévère et rauque de son aïeul l’appuyant à demi-mots. Gérer un vaste empire industriel comme commercial relevait parfois du parcours du combattant.

Son coup de fil touchant à sa fin, Adriel se sentit pris d’une profonde lassitude et en vint à masser ses tempes pour chercher à chasser le voile passé devant ses yeux. Le conflit comme le combat permanent usait son énergie, vidait sa passion et attaquait sa confiance. Il en avait assez de cette vie de fou pour un temps et n’aspirait qu’à fuir pour quelques heures… Simplement pour s’offrir un semblant de parenthèse dans cette existence accablant ses nerfs. Du haut de la Tour Veidt, il pouvait voir le soleil inonder de ses doux rayons le Star Park à la verdoyante couleur qui ne subirait que trop vite les premiers froids de l’automne. Spectacle des plus enchanteurs. Spectacle des plus reposants. Un mot suffit pour que V.I.S.I.O.N fige les images enregistrées par les caméras de sécurité et le jeune homme en profita pour se dédoubler. C’est qu’il tenait à l’intégralité de son secret ! Face à sa parfaite copie impeccable dans son costume trois pièces hors de prix, il lui tint un semblant de discours aux allures de directives que le double appliquerait par devoir plus que par plaisir. En gros, il serait chargé de travailler sans que personne ne puisse pénétrer son bureau alors qu’il s’en retournerait vers de bien plus doux projets, de bien plus belles rencontres… Et voilà que, déjà, il dénouait sa cravate et retirait sa veste en prenant la direction d’un placard.

Soupirant d’aise à la bise chaude qui lui caressa le visage, il prit la direction du Parking où il avait ses habitudes en cherchant vaguement des clés dans une des poches de son jean. Il n’avait plus rien du Capitaine d’industrie comme du Riche Industriel désormais, si bien que personne ou presque ne faisait attention à lui. Ses vêtements étaient amples, Jean et chemise de la même matière passée sur un T-shirt blanc quelque peu bariolé ne suffisaient pas à atténuer le mordant de l’astre du jour. Il avait, également, passé par-dessus une lourde veste de cuir au dos frappé d’une représentation de la faucheuse entouré d’un ruban à la phrase cinglante désormais réduite à l’incompréhension par les outrages du temps. Souvenir de ses années à vagabonder sur les routes du continent américain. Casquette New Era des Philadelphia Eagles sur le crâne, ses traits finissaient d’être atténués par l’ombre de son couvre-chef, ne dévoilant que sa barbe blonde broussailleuse. Des rangers dénoués finissaient de peindre un portrait à l’opposé du Golden Boy qui avait tenu un Conseil Administratif houleux en début de matinée. Il ne mit pas longtemps à enfourcher l’une de ses cylindrées préférées : son Harley-Davidson Dyna-glissent, plus spécifiquement une Super Glide Sport, noire. Vérifiant qu’il disposait d’un casque de plus, il mit rapidement sa tête à nue pour enfiler le sien et sentit son cœur se soulever au simple rugissement du moteur enfin en marche. Il appréciait cette mélodie comme la liberté qu’elle était à même d’offrir. Bon nombre de souvenir refaisaient surface, au point d’étirer ses lèvres en un sourire alors qu’il entamait sa route, vers le Brett Building où il espérait bien pouvoir enlever quelqu’un l’espace de quelques heures. Un rapide crochet par un restaurant Italien où il avait ses habitudes et le voilà chargé d’une sacoche qu’il passa à flanc de moto pour reprendre sa route. Avec un peu de chance, il pourrait presque lui faire croire qu’il avait réussi l’exploit de cuisiner tout cela… Fort peu probable : il ne savait pas vraiment lui mentir. Les minutes passèrent à une vitesse folle alors qu’il s’approchait de sa destination. Ralentissant l’allure, il finit par se stopper tout à fait devant le bâtiment de l’UNISON. Chaque fois qu’il cherchait à la retrouver en ces lieux, il avait un semblant de pincement au cœur. Adriel se figurait ne pas vraiment être apprécié en ces lieux pour le rôle qu’il jouait sur l’échiquier de la Guerre Mondiale, mais c’est surtout car il n’avait pas réellement de nouvelles de l’Agent Lim depuis les évènements du San Theodoros. Il espérait sincèrement qu’elle allait bien… Mais elle n’était pas franchement la personne essentielle à son existence en ces lieux.

[17/09/2014 11:47:55] Adriel : Tu sais… Tu commences à énormément me manquer !


Ainsi furent les premiers mots que le jeune homme pianota sur son smartphone modifié à sa guise à l’attention de celle qui partageait à nouveau sa vie. Elle avait fait irruption dans son existence il y a de cela près de six semaines, alors qu’il célébrait une fête nationale à sa façon, à son image… La voir de nouveau envahir son existence avait fini de le changer, fini de lui faire prendre conscience à quel point elle avait pu lui manquer. A quel point elle lui était essentielle… Se faisant discret, il déambula dans le premier niveau du Brett Building, cherchant à se trouver sur le chemin menant au réfectoire ou bien à ce qui s’y apparentait le plus. Les murs lisses et fades avaient au moins le mérite de ne pas l’éloigner de ses doux souvenirs, des agréables pensées peuplant sa mémoire immédiate. La relation qu’il entretenait de nouveau avec la jeune femme était très certainement ce qu’il lui était arrivé de mieux ces derniers mois. Chaque instant passé avec Andrea était marqué d’un sceau tendre dont il ne se priverait pour rien au monde. Sentir son parfum, la serrer dans ses bras, sentir sa chaleur réchauffer sa peau comme l’admirer sommeiller étaient autant de plaisirs à même de soulager ses troubles comme atténuer ses failles. Dans son quotidien, rien n’avait véritablement changé. Mais pourtant, tout était différent… Et le voilà donc de nouveau adolescent amouraché désireux de surprendre comme de ravir sa petite-amie en attendant qu’elle approche pour la gratifier d’une surprise dont il avait le secret.

[17/09/2014 12:04:31] Adriel : Regardes derrière toi…


Avait-il adressé à la jeune femme après l’avoir vu approcher, entourée de quelques collègues. Il aurait bien pu rester là, bras croisés et main refermée sur son téléphone à l’admirer, aérienne et lumineuse. Il lui suffit d’un instant, cet instant où elle lui fit face et où il crut deviner un sourire sur ses lèvres pour que son cœur ne saute un battement. Il espérait qu’elle pourrait se libérer, qu’elle n’aurait aucun mal à se défaire de ses collègues. Il s’avança lentement en sa direction, prenant soin de rester assez loin des Agents de l’UNISON dans l’hypothèse où la jeune femme n’aurait pas souhaité que l’on puisse le voir pleinement en sa compagnie. " Hey… Sexy ! " Murmura t’il avec un sourire badin, s’amusant de ce mot pour moquer une situation qu’ils avaient tous deux rencontrés il y a quelques semaines de cela. Ses doigts se nouèrent tendrement aux siens et il lui souffla sur ce ton qu’il ne réservait qu’à elle : " Puis-je me permettre de t’enlever pour déjeuner… ? " Déjà, son mauvais début de journée semblait pleinement oublié. Il avait furieusement envie de tendrement l’embrasser.
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Lun 27 Oct 2014 - 21:43 Message
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La routine avait pris le pas sur la nouveauté.
Son travail, bien sûr.

Voilà des mois qu’elle avait rejoint l’Escouade d’intervention, et elle ne comptait pas plus d’une dizaine de missions à son actif ! Trois d’entre elles avait failli lui coûter la vie, de deux plus l’avaient mises dans une très fâcheuse position. Pourtant, Andrea n’en démordait pas : elle adorait son métier, et n’avait pas une seule fois regretté son choix. Jamais ? Pas tout à fait. La jeune femme se piquait quelque fois de mélancolie quand elle passait devant son ancien bureau – attribué successivement à sa parente Lucrèce, puis à un agent qu’elle ne connaissait pas – et en venait alors presque à regretter la cadence affolée des deadlines qui se profilaient au loin, des indices qui s’accumulaient, des témoins qui disparaissaient, alors que l’enquête n’avançait pas et que l’ombre des fédéraux planait au-dessus d’eux. Travailler sous pression, être à trois-cent à l’heure lui manquait, son travail à l’investigation lui manquait. Mais pas assez pour faire marche arrière. Aussi, par distraction, la jeune femme prêtait-elle main forte au FBI, pour laquelle elle agissait encore ponctuellement en tant que consultante. Ce qui, en plus de lui assurer de quoi arrondir ses fin de moins – et quoiqu’elle n’en ait pas besoin, entre son salaire largement correct et ce que lui avait laissé son père – lui permettait de tromper l’ennui lorsque la ville se faisait trop calme.

Allongée sur la moquette de son bureau, les bras en guise de coussin et son pied battant la mesure, Andrea scrutait scrupuleusement le tableau de liège qui lui faisait face. Des feuilles éparses, piquées de punaises, nimbaient sa surface de couleurs, tandis que des fils rouge vif, largement tendus, se chargeaient de matérialiser les connexions entre les différents éléments de l’enquête. Malgré tout, malgré le protocole scrupuleusement suivi, malgré les connexions établies et les heures qu’elle avait passé à se tourmenter, elle ne voyait pas le lien. Car ça faisait déjà plusieurs semaines qu’elle planchait sans relâche sur l’affaire à la demande d’une de ses connaissances du FBI, plusieurs semaines et pourtant elle n’arrivait toujours pas à voir ce qui motivait le tueur dans le choix de ses victimes. Physique ? Écarté. Métier ? Idem. Origines ? Non. Sexe ? Certainement pas. Aucun schéma décent ne se dessinait, et il lui semblait avoir épuisé toutes les possibilités, même les plus improbables. Soit il s’agissait d’une toute nouvelle génération de meurtrier, qui travaillait hors des sentiers battus, soit le FBI lui faisait une mauvaise blague. Et la jeune femme n’avait pas encore décidé quelle hypothèse avait sa préférence lorsque son téléphone avait vibré, balayant en un instant la migraine qui avait commencé à s’enraciner à ses tempes et à courir le long de sa moelle épinière déjà mise à mal par la dureté du sol.

Tâtonnant frénétiquement le dessus de son bureau pour mettre la main sur son smartphone, Andrea manqua d’emporter dans sa précipitation la lampe de bureau qu’elle ne sauva qu’in extremis. Pourtant, l’incident fut oublié sitôt qu’elle posa son regard sur l’écran Quelques mots, égrainés noirs sur fond blanc, d’un expéditeur qu’elle ne connaissait que trop bien, voilà au moins une chose dont elle ne savait pas se lasser. Depuis qu’il était de nouveau entré dans sa vie, son quotidien avait changé sensiblement sans pour autant être tout à fait différent. C’était peut-être les petites attentions, les messages impromptus, peut-être les souvenirs d’une soirée passée la veille, ou l’impatience d’une soirée à venir. Elle était sur un petit nuage, un nuage dont lui seul pourrait la faire redescendre. Car au fond, une crainte sourde la rongeait toujours. Elle ne pouvait nier qu’il était irréprochable sur bien des points, mais les vieilles habitudes ont la peau dure, et les vieux ressentiments le cuir tenace. Elle savait que ce n’était qu’une question de temps, avant que ses doutes ne s’effacent, et s’efforçait au mieux de faire taire cette Andrea méfiante et intransigeante qui lui hurlait de prendre la fuite.
Ce qui n’était pas toujours une mince affaire.

Alors que ses doigts agiles s’apprêtaient de répondre à Adriel, trois coups secs avaient résonné à la porter, alors que la voix étouffée de l’un de ses collègues lui laissait savoir qu’ils allaient manger, et que si elle désirait les accompagner c’était le moment. Sans plus d’hésitation, la métisse Ultime se saisit de ses affaires, glissa son téléphone dans la poche arrière de son pantalon et sortit rejoindre les agents de son escouade. Depuis quelques semaines, le climat s’était sensiblement réchauffé au sein de l’escouade Silver, et ce n’était pas pour lui déplaire ; Il n’y avait rien de pire que de travailler en équipe, lorsqu’il n’y avait pas d’équipe. Rien de pire, et rien de plus dangereux. Docilement, la jeune femme suivait ses coéquipiers dans le dédale des couloirs du Brett Building direction la cafétéria, prêtant une oreille distraite aux sujets de conversation quand son téléphone vibra de nouveau. Regardes derrière toi… Faisant brusquement volte-face, le cœur affolé, Andrea mit un temps à reconnaître l’impérieuse silhouette d’Adriel – en civil – mais, lorsque ce fut fait, un sourire amoureux étira ses lèvres jusque-là closes. Sans même prendre le temps de prévenir ses collègues, elle s’était dirigée vers son petit-ami d’un pas impérieux.

Avant qu’elle ne se dresse sur la pointe des pieds, avant que ses lèvres ne se scellent aux siennes, avant qu’elle ne se blottisse entre ses bras, il lui avait vaguement semblé entendre parler d’enlèvement et de déjeuner. Levant son visage épanoui pour darder ses prunelles des siennes, la jeune femme murmura dans un soupir « Avec joie… ». Puis, consciente des regards qui s’étaient appesantis sur elle, se décolla du corps d’Adriel, non sans regrets. « Jolie casquette, sourit-elle en lui adressant un clin d’œil. Je suis étonnée que tu aies réussi à te dégager un créneau pour venir me rendre visite ! La Veidt Tower n’était certes pas loin. Visible, même, depuis les derniers étages du bâtiment de l’ONU. Petite matinée ? » Ah, si elle avait su ! Alors qu’ils se dirigeaient vers la sortie du Brett Building, une nouvelle question se fraya spontanément d’entre ses lèvres : « Et comment as-tu réussi à te faufiler dans le bâtiment ? » Car, jusqu’à preuve du contraire, les indigents n’étaient pas autorisés au sein du prestigieux établissement de l’UNISON.
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Message posté : Mar 28 Oct 2014 - 19:25 Message
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Un mythe auquel croire...


Elle le réchauffa de son sourire, lui faisant dans le même temps comprendre qu’il trouvait se spectacle plus beau chaque jour qui passe. Facétieux et badin, Adriel avait toujours aimé à se montrer surprenant comme entreprenant. Il n’avait toutefois pas le souvenir de l’avoir été autant pour la jeune femme qui avait de nouveau envahi sa vie. Il aimait à se souvenir combien le spectacle de son sourire lui était allègre et ce n’est qu’une nouvelle fois qu’il se promit de tout faire pour peindre de permanente manière ses traits d’allégresse.

Son propre sourire envahit ses lèvres alors qu’elle s’approchait de lui. Il enserra tendrement ses hanches alors qu’elle soulevait son cœur d’affection en se hissant sur la pointe des pieds pour atteindre l’union de leurs deux êtres. D’un sensuel contact, elle réussit à lui faire clore les paupières pour que n’existe désormais plus que leurs lèvres s’unissant à nouveau. Il savoura son baiser, y répondant avec un semblant de fougue intimant la passion alors que son bras libre terminait d’épouser les courbes de la belle texane pour la serrer plus encore tout contre lui. Il entendit au loin de vagues sifflements, mais ils étaient sans importance. Le monde alentours ne semblait plus être qu’un monceau de nuances de gris là où leur découverte respective se faisait dans de chaleureuses couleurs éclatantes. Dès l’instant où leur baiser prit fin, Adriel sut immédiatement… Il avait tant envie de voir la chose recommencer… Ses océans se perdirent dans les pupilles sinople d’Andrea et il ne manqua pas de sourire à sa remarque sur sa casquette. Il était plutôt New England Patriots dans le civil, mais il n’aurait pas détesté être drafté par l’équipe de Philadelphie. Un sourire conquis et une boutade soufflée sur ce sempiternel timbre amouraché : " Vraiment ? Oh… J’oubliais que tu étais plus Texans que Cowboys… " Il lui adressa l’un de ses sempiternels portraits badins, ne prenant pas la peine de recommencer à moquer les performances sportives de la franchise basée à Houston. A défaut, il se noya une nouvelle fois dans son regard… Il se mordit l’intérieur de la lèvre pour ne pas immédiatement céder à la tentation d’embrasser à nouveau la jeune femme. Mia s’il avait noté les regards que lui portaient les collègues d’Andrea et ne souhaitait pas mettre sa belle dans une position inconfortable. Les badauds ne semblèrent, toutefois, qu’un vague souvenir quand les doigts des deux amoureux –du moins l’espérait il- se nouèrent et qu’ils prirent à deux la liberté d’arpenter les sentiers de la liberté.

La retrouver était un enchantement et elle sut une nouvelle fois provoquer son sourire en montrant son étonnement face à sa venue. " Je peux toujours dégager du temps pour te voir. " Palabre sincère. Mais comme souvent, Adriel jugea bon d’en rajouter à sa manière : " Après tout, c’est mon nom qu’il y a au-dessus de la porte… Je peux bien m’autoriser quelques fantaisies ! " Il lui offrit un sourire sincère. Des fantaisies, il s’en était autorisé plus que de raison ces dernières années. Pour autant, il ne les échangerait désormais guère contre celles qu’il s’intimait pour offrir à sa belle quelques agréables moments. " Pas vraiment petite non… Tout le contraire même. " Elle pourrait sentir dans sa voix une forme de lassitude comme un semblant de colère latente face à la situation. Il lui était des plus difficile de dissimuler quoi que ce soit à la jeune femme de toute façon… Mais comme souvent, il chercha bien vite à balayer ses troubles comme ses problèmes en questionnant la belle : " Et pour toi ? Toujours à essayer de sauver le monde ? " Il ironisait mais ses propres réflexes le trahirent quand il serra un peu plus fort la main de la texane dans la sienne. L’idée de savoir Andrea en Danger – il avait vu mourir quelques agents de l’UNISON sur les champs de bataille du San Theodoros et n’en gardait pas de souvenir agréable – lui était toujours difficile. De l’inquiétude ? Oui… Mais il savait à quel point elle aimait son travail et ne souhaitait pas l’en dissuader. D’autant qu’au plus profond de lui, il admirait sincèrement ce qu’elle faisait. Et cela avait un progressif impact sur sa propre façon de voir les choses, de voir le monde… Comme les activités de sa société.

" J’ai fais du charme à la réceptionniste ! " Murmura t’il avec un sourire badin. Ca l’amusait, mais ce n’était probablement pas le cas de la jeune femme et il se fit fort de rapidement passer outre sa plaisanterie en avançant : " J’ai dis que je venais voir ma petite amie, que je lui faisait une surprise… J’imagine qu’elle a trouvé cela mignon et qu’elle m’a facilement laissé passer. " Dans un sens, il avait probablement eu énormément de chance en tombant sur pareille fleur bleue, mais il ne s’en plaindrait guère. Après tout, cela lui permettait de retrouver sa belle et c’était très certainement le meilleur moment de sa journée jusqu’alors !


Rapidement, le petit couple se trouva devant le Brett Building et purent profiter de ce soleil ardent pour une fin d’été. Des passants pressés les dépassèrent alors qu’ils semblaient déambuler au ralenti dans ce monde de fou. En vérité, il était pour Adriel particulièrement agréable de savourer le moindre instant en compagnie de la jeune femme ! Tous deux se trouvèrent rapidement près de la Dyna-glissent du Golden Boy et ce dernier prétexta une recherche de clés pour rompre –douloureusement- le contact avec la jeune femme. En réalité, il profita de leur arrête pour se tourner vers sa belle et lui murmurer : " Viens par là… " Tendrement, ses paumes entourèrent le visage d’Andrea et il se pencha vers elle pour voir leurs souffles se mêler juste avant que leurs lèvres ne se frôlent et qu’il ne lui offre un baiser passionné. L’instant lui apparut aussi tendre qu’éthéré alors que son cœur battait de concert au sien. Sa tendre attention terminée, Adriel récidiva en l’accablant d’une semblable attention plus courte, plus fugace, de ce court baiser qui semblait suivre chacune de ses plus douces attentions. Rouvrant les yeux pour plonger son regard pétillant comme des saphirs dans les émeraudes de sa petite-amie, Adriel lui souffla un tendre phonème : " Tu m’as manqué... " Vérité sincère pour un Golden Boy plus conquis que jamais. Il déposa tendrement son front contre celui de la jeune femme, la serrant dans ses bras avec une certaine force mêlée de tendresse. Comme s’il ne souhaitait pas la voir s’éloigner, comme s’il ne souhaitait guère la perdre… Il pouvait sembler possessif et amouraché, s’était très probablement le cas. Eloigner son visage de celui d’Andrea eut presque paru difficile à quelques observateurs, mais cela fut nécessaire pour que le jeune homme ne lui déclame une hypothétique suite de programme : " J’ai apporté de quoi déjeuner… Je pensais que l’on aurait pu aller au Star Park, histoire d’être…" Ensemble ? Comme tout le monde ? Les deux à la fois ? En effet… Il avait conscience de ne pas véritablement être monsieur tout le monde mais il ne boudait pas les efforts pour offrir à la jeune femme une relation « normale ». Normale mais bien aidée par une fortune colossale, il faut bien l’avouer… Il lui sourit, laissant ses doigts gratifier le dos de sa main de quelques caressés tendres. Et le jeune homme de poursuivre : " Enfin… L’on peut très bien aller ailleurs si tu le souhaites ! " Il lui sourit avec franchise, il ne s’en formaliserait pas. Déjà, il hésitait à lui demander s’il leur était possible de passer la soirée ensemble. De la contenance Adriel, de la contenance… Puis, il se sentit totalement désarmé en constatant à quel point la jeune femme était belle. Et à quel point elle lui était précieuse !
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Message posté : Mer 29 Oct 2014 - 0:22 Message
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Comme toutes les femmes, Andrea aimait qu’on la surprenne. Et à ce petit jeu, force était de constater qu’Adriel excellait. Il y avait déjà excellé quand ils étaient encore sur les bancs de l’école, et quand le jeune joueur prometteur qu’il était n’hésitait pas à se plier en quatre pour la ravir de toutes les façons possibles. Il se surpassait d’autant plus depuis que le quatre juillet avait donné aux les braises de leur amour déchu un souffle nouveau, et qu’il sentait devoir lui prouver qu’il pouvait être un homme de bien et la rendre heureuse. De nombreuses fois, la métisse Ultime avait songé à lui dire qu’il n’avait pas besoin de faire tout ça pour qu’elle sache qu’elle comptait à ses yeux, mais elle devait se l’avouer : son attention était un plaisir coupable dont elle ne se départirait qu’à grand peine. Elle aimait à se sentir aimée, quoi de mal à ça ?

Mais lointaines étaient ces considérations quand ses lèvres étaient scellées aux siennes. La chaleur du creux de sa bouche contre le sienne, leurs souffles qui se mêlaient en une danse suave et humide, la pression de ses bras forts dans la courbe de ses reins, tandis qu’il la tenait fermement contre lui. Ces geste de tendresses infinie qu’il lui semblait redécouvrir à chaque fois, comme s’il lui était impossible de s’y habituer. Quand ses talons touchèrent le sol, quand son étreinte se desserra autour d’elle, quand ses prunelles s’ouvrir pour s’offrir à celles d’Adriel, la jeune femme reprit corps avec la réalité. Une réalité qui lui sembla d’autant plus belle qu’il l’illuminait de son sourire amouraché. Une remarque amusée ses préférences sportives et ils s’étaient dirigés vers la sortie du Brett Building pour une escapade gustative à deux.

Lorsqu’il lui avoua avoir toujours du temps pour elle, un sourire attendri se dessina sur les lèvres de l’agente. Contrairement à beaucoup de femmes, elle ne pouvait décemment pas se plaindre du temps qu’il lui accordait, loin de là ! Parfois même, la belle en venait à se demander comment il parvenait à concilier ses responsabilités au sein de la Veidt et son histoire avec elle. Mais ses songes se retrouvèrent bien vite balayés lorsqu’il annonça de but en blanc que, son nom surplombant la ville des supers, il avait bien la possibilité de s’accorder du bon temps quand il lui en prenait l’envie. À cela elle n’ajouta rien, se contentant de lever les yeux au ciel d’un air de dire « Ah, si seulement j’avais cette chance ! » Mais non, tout le monde n’était pas le digne héritier d’un empire financier colossal, et ne pouvait se permettre fausser compagnie à un conseil d’administration ou aux études de marché qui en découlaient.

Le ton sur lequel son petit-ami évoquait sa journée lui laissa comprendre qu’elle ne s’était pas passé le mieux du monde. Une lassitude notable commençait à poindre dans sa voix, à laquelle la jeune femme allait s’empresser de répondre lorsqu’il lui demanda avec une ironie teintée de crainte si elle avait passé sa journée à sauver le monde. Andrea éclata d’un rire clair en repensant à ce que cette journée avait pu lui apporter. « Oh oui, depuis mon bureau, en faisant des châteaux avec mes stylos. Et elle de rire de plus belle. Tu me parleras de ta si grosse matinée ? » Lui demanda-t-elle en passant le portique de sécurité, faisant signe au vigil qu’il était avec elle. Si ce début de journée lui avait été un tel fardeau, elle ne voulait nullement l’obliger à lui en faire part. Toutefois s’il lui venait l’envie de s’épancher auprès d’elle, elle serait bien entendu tout à son écoute.

« Tsss », persiffla-t-elle. Elle avait détourné ses yeux de lui, tandis qu’il lui disait de quelle façon il était parvenu à pénétrer dans le bâtiment sans se faire arrêter par la sécurité. La réceptionniste, bien sûr. Tellement prévisible. Faisant mine de bouder – elle n’allait tout de même pas se vexer pour si peu, surtout lorsqu’il s’agissait ouvertement d’une blague –, la jeune femme se complut néanmoins à se fendre d’un rire et à lui asséner une tape sur le ventre en lui laissant savoir qu’il était bête. Une chance pour lui que la femme qui s’occupait de l’accueil se permette d’outrepasser ses prérogatives, sans quoi il aurait été bon pour lui passer un coup de fil et l’effet de surprise serait retombé comme un soufflé.

Un rayon de soleil bienvenu accueillit le visage fatigué d’Andrea. Elle en profita l’espace d’un instant, alors qu’Adriel s’était mis à chercher les clés de sa bécane. L’instant d’après ses lèvres s’était posées sur les siennes et elle avait fermé les yeux, savourant le contact comme s’il s’agissait de la première fois. Entre deux souffles elle lui avoua qu’il lui avait manqué, lui aussi, et qu’elle était heureuse qu’il soit venu la cueillir pour l’enlever entre midi et deux. Puis il mit fin à leur étreinte. Si déjeuner au Star Park lui convenait ? Un large sourire illumina ses traits. Bien sûr que ça lui convenait ; Elle n’avait pas fait de pique-nique depuis un temps immémorial ! Si bien qu’elle se demandait même si la dernière fois n’était pas en compagnie de ses parents. Il fallait dire qu’elle n’avait pas grand monde, dans son entourage, avec qui partager de tels instants. En tout cas, pas jusqu’à présent. « Le Star Park, ce sera parfait. Je n’y suis pas allée depuis… Elle réfléchit. Non, en fait j’y suis allée vendredi. » Pour courir. Sous le regard amusé de son petit-ami, Andrea passa le casque qu’il lui tendait et l’enfila, serrant la boucle double D pour le maintenir en place. Intérieurement, à chaque fois qu’elle se prêtait à ce petit manège, quelque chose au fond d’elle se fendait d’un éclat de rire à l’idée que, s’ils avaient un accident, ce serait son crâne qui fendrait le casque. Mais, ça, Adriel n’en savait rien aussi le passait-elle sagement, et enfourcha à sa suite la Harley vrombissante.

Un instant plus tard, ils s’élançaient sur la 64ème. Les bras passés autour du corps du Golden Boy, la métisse Ultime s’octroya le loisir de se laisser bercer par la conduite de son petit-ami et ferma les yeux le temps de profiter du voyage. Un voyage malheureusement de courte durée puisque moins d’une poignée de minutes plus tard, ils foulaient du pas le parvis du gigantesque parc de Star City et pénétraient dans son enceinte à la recherche de L’endroit, celui dont ils pourraient profiter pour les heures à venir. Le Star Park n’était que fourrés buissonnants et prairies verdoyantes, quelques plans d’eau et une poignée de monument ponctuait de gris et de bleu la tâche sinople que le parc formait dans le paysage urbain. Malgré les trois-cent hectares que composait l’espace vert, il leur fallu – ou plutôt lui fallut à elle – tout de même près de quinze minutes pour trouver où poser leurs bagages. À sa décharge, le parc était bondé – soleil oblige – et il n’était pas aussi évident que ça d’éviter les gamins qui jouaient et les mères de famille trop bruyantes. Mais lorsque ce fut enfin fait, ah ! Quel bonheur ! Délaissant nonchalamment ses affaires à même la pelouse, Andrea s’allongea dans l’herbe en soupirant de quiétude. Puis dardant de ses prunelles opalines les yeux de son petit-ami, un sourire taquin aux lèvres, elle saisit la manche de son chemisier en jean et l’attira sèchement à lui – Assez pour le faire tomber sur elle, pas assez pour le lui arracher. « Donc… Tu es à moi pour tout ce temps, si je comprends bien ? » Sourit-elle sans rien cacher de sa badinerie.

Elle l’espérait bien. Mais elle avait faim aussi, ce qui l’empêchait tout à fait de penser à quel point elle avait de nouveau envie de lui croquer les lèvres. Chaque chose en son temps disait-on !
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Message posté : Mer 29 Oct 2014 - 12:53 Message
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Black Arm

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ϟ Célébrité : Chris Pratt
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ϟ Pouvoirs : • Super-force (80.000T)
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• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

Un mythe auquel croire...


Légère, entière, sincère… Passionnée ! Leur relation renaissant de ses cendres ne semblait pas réellement avoir souffert des erreurs passées comme des affres du temps. Certes, Adriel savait qu’elle ne lui pardonnerait probablement pas immédiatement son abandon passé, mais il ne perdait guère l’idée de voir les doutes de la jeune femme disparaitre sous les assauts de ses attentions amourachées. Le simple fait de pouvoir tenir sa main et s’envoler vers une parenthèse enchantée le ravisait au plus haut point. Il aimait à la voir sourire, aimait l’entendre répondre à ses plaisanteries, aimait la voir simuler des bouderies pour lui offrir un séduisant visage espiègle en lui disant à quel point il pouvait être bête. Il l’avait suffisamment été pour la faire disparaitre de son existence par le passé… Qu’elle soit assurée qu’il ne renouvellerait pas son erreur tant elle s’imposait progressivement comme un élément essentiel à son existence.

Il garda en tête le fait de devoir raconter sa journée à la belle quand l’occasion se présenterait. Il garda également l’image de la jeune femme s’amusant à créer un joli petit château de stylos dans le cloaque de son bureau. Lui proposer de rejoindre son entreprise ? Non. S’eut été magnifique mais il avait pris conscience de l’importance de ce travail pour la texane et il ne pouvait pas la priver de ça par pur égoïsme. Comme par pure peur de la voir disparaitre dans une des dangereuses missions qu’elle pouvait bien rencontrer jours après jours… L’embrasser de nouveau relevait de ces plaisirs coupables dont il ne saurait plus se passer et il suffit de quelques mots à la jeune femme pour entièrement enflammer la passion du Golden Boy. Il lui avait manqué. Elle était ravie de l’avoir vu ainsi débarquer pour l’emporter lors de sa pause déjeuner. Il se promit alors de chercher à rendre l’évènement exceptionnel. Elle le méritait tant ! : " Ah oui… Une véritable éternité, en effet ! " Rétorqua t’il avec un brin de moquerie à la jeune femme quand elle lui indiqua depuis combien de temps elle ne s’était guère rendue au Star Park. A croire que tous deux faisaient tout particulièrement la paire tant ils pouvaient se fendre de réparties pour le moins drôle et surprenantes ! Il aimait leur complicité… Un sourire conquis quand elle passa le casque sur ses cheveux et son étreinte tendre alors qu’il la menait vers le parc où ils pourraient s’accorder un tendre moment, une douce parenthèse. L’idée de s’enfuir avec elle sur les routes aurait bien pu germer en son esprit alors qu’il savourait le vent sur son visage comme l’étreinte des bras de son tendre amour autour de sa silhouette. Il se sentait tellement bien… Tellement qu’il en vint à regretter le fait de parvenir si vite à leur destination !

Destination qu’il n’avait pas soupçonnée si peuplée en ce jour ! Il y avait foule dans le parc et le couple eut un peu de mal à trouver un endroit tranquille où se poser. Empruntant les pas de sa belle, Adriel étira quelques sourires en la voyant soupirer devant la foule comme les endroits bondés tout autant qu’elle se montrait agitée dans la recherche d’un petit bout de paradis. Elle semblait bien être le mirifique incarné ! Finalement, ils parvinrent à trouver leur bonheur et un sourire plus enjoué encore peignit les traits du Veidt en voyant la jeune femme s’écrouler d’aise sur l’herbe verte. Il déposa rapidement leur bagage mais ne la rejoignit pas immédiatement, laissant porter son regard bleu sur les alentours. Tout semblait si simple alors… Il aurait aimé que ce soit toujours le cas. Ses rêveries s’heurtèrent alors aux désirs immédiats de la turbulente texane qui empoigna un bras de chemise pour le faire chuter en sa direction. Surpris, Adriel ne manqua toutefois pas de manifester son burlesque caractère en exagérant volontairement le déséquilibre de possédés mouvements de son bras libre. Finalement, il finit par s’étaler de tout son long sur la jeune femme –ayant toutefois pris le soin de se réceptionner de ses poignets pour le pas l’écraser de sa masse musculeuse- répondant au sourire taquin de la jeune femme par une moue conquise. S’il était à elle pour tout ce temps ? Elle connaissait déjà la réponse… " Assurément ! " Un sourire puis la caresse de son nez frôlant celui de la jeune femme. Son souffle se mêlant au sien alors que ses yeux s’étaient depuis bien longtemps perdus dans ce singulier regard opalin. " Je suis tiens… Autant que je puisse espérer te savoir mienne… " Il déposa tendrement ses lèvres sur celles de la jeune femme, scellant son aveux de la plus tendre des façons qui lui était donné de connaitre. Il eut du mal à en terminer avec ce baiser, en déposant un second sur les lèvres de la belle, de sa sempiternelle manière. Il admirait son visage, le dévorait du regard alors qu’il s’allongeait à ses côtés sur l’herbe fraiche. Le chant du parc alentour rendait la scène aussi simple qu’agréable. Il avait l’impression de trouver la plénitude en toute circonstance au contact de la jeune femme. " Tu sais que je pourrais bien faire ça toute la journée… N’est-ce pas ? " Avança t’il dans un sourire complice, alors que ses doigts dégageaient une mèche de cheveux rebelle pour la replacer derrière l’oreille de la texane. Malheureusement, il leur faudrait très certainement se conformer aux obligations des hommes modernes pour chercher à simplement vivre d’amour comme d’eau fraiche et attendre le week-end… Aussi, il se fit fort d’ironiser avec une pointe d’amertume toutefois : " Mais j’ai bien peur que nous soyons tous deux tenus de retourner travailler… " Pas immédiatement toutefois… Ils auraient, entre temps, le plaisir de partager un déjeuner ensemble. Singeant la maitre d’hôtel délicat, Adriel laissa un bras libre passer sur leur bagage pour en extirper un premier met. " J’espère que tu aimes toujours autant l’Italien… ! " Il se redressa tant bien que mal pour dévoiler un premier met enfermé dans une petite boite en carton et venue d’un des restaurants où il avait ses habitudes. " Je me suis donné beaucoup de mal pour cuisiner ça… " Avança t’il avec un semblant de fierté, dévoilant de nouveau plats où ils pourraient allégrement picorer. La feinte aurait peut-être pu marcher s’il n’avait pas immédiatement mis sous les yeux de la belle le logo du restaurant gravé sur le carton. Il haussa les épaules dans une attitude coupable. " Plus pour le garder au chaud en fait… ! " Ce qui, mine de rien, pouvait relever du petit exploit ! Les deux jeunes gens finirent donc par s’assoir et ils ne tardèrent pas à profiter de cette délicieuse cuisine européenne. De temps à autres, Adriel proposait à Andrea de gouter son propre plat, dans l’espoir de lui donner la becquée. C’est qu’il aimait ces touchantes attentions, même si elles ne rendaient pas vraiment honneur à son image virile… Que voulez-vous, le Golden Boy craquait littéralement pour la Texane ! Sans toutefois parvenir à très clairement le lui dire en prononçant deux mots… Deux mots extrêmement forts.

" C’est Salé ! " Non, pas ces deux-là ! Ils eurent toutefois le mérite de le faire tousser et de lui intimer de leur sortir de quoi étancher leur soif. Dans le ciel, quelques nuages épars semblaient s’accumuler, délivrant sur leur couple quelques ombres fraiches par intermittence. Il se figea tout à fait, conquis par le spectacle de sa petite amie se débattant avec quelques pates. Il la trouvait tellement craquante… Si bien qu’il se sentit obligé de lui murmurer : " Je suis tellement bien… Avec toi. " Ce qui, pour l’heure, s’approchait le plus d’un « Je t’aime » déguisé. Prononcer ces mots-là lui avait toujours été difficile, relevant de la rareté. Mais une rareté qui ne leur donnait que plus de force… Leur expérience commune rendait simplement la prononciation plus difficile car, après tout, il l’avait précédemment laissé tomber… Semblant soudainement fasciné par son plat –son moyen de se protéger des conséquences de ses mots- il eut un sourire avant de rebondir sur un propos précédent : " Je me suis toujours demandé… Quel style d’architecture donner un château de stylos ? " Il l’imaginait bien assez méticuleuse pour reproduire Chambord mais doutait qu’elle en ait véritablement le temps. Et le Golden Boy de finalement conclure sur ce sujet : " Je ne serais pas contre bénéficier de quelques cours de construction... " Une façon détournée de lui demander si elle faisait quelque chose ce soir… A croire qu’il ne pouvait plus se passer d’elle. Absolue vérité !
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Ven 31 Oct 2014 - 21:59 Message
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Andrea ferma un instant les yeux, se livrant toute entière à la sensation de son visage si près du sien, à la sensation de leurs souffles apaisés, entremêlés. Pressant son front contre celui d’Adriel et son corps contre le sien, glissant ses longs doigts fins dans l’épaisse masse blonde du Golden Boy, la jeune femme soupira d’aise. Le malaise des premiers jours avait rapidement laissé place à une extase salvatrice, alors qu’elle reprenait peu à peu ses marques dans ce qui avait un jour été leur quotidien. Ce faisant, et une fois les troubles les plus immédiats balayés d’un revers de main, elle avait remarqué non sans étonnement que cette place qu’elle avait un jour occupée lui seyait toujours parfaitement, ce qui avait fini de souffler les craintes qu’elle ressentait à l’idée de se tromper en s’engageant de nouveau avec lui. Ces mêmes craintes, qui l’auraient contrainte d’une manière ou d’une autre à avouer à Adriel qu’elle avait fait une erreur, et à la corriger instamment. Par chance, ce n’était plus le cas. Et même si de sombres appréhensions continuaient de s’instiller en elle, elles n’étaient plus qu’ombres immatérielles flottant sur leur idylle renaissante. Des broutilles en comparaison du bonheur qu’elle éprouvait dans cette relation.

Lorsqu’il roula près d’elle, non sans lui avoir déposé un nouveau baiser au creux des lèvres, la jeune femme s’était tournée vers lui pour mirer son visage, arborant un sourire conquis alors qu’il replaçait une mèche folle derrière le creux de son oreille. Si elle était sienne ? Sans hésiter. Mais seuls ses yeux sinoples savaient transmettre la profondeur de son attachement, car il y avait des sentiments qui transcendaient les mots. Celui d’appartenance en était un. Son regard alors tourné vers l’immensité du ciel, lequel se nimbait doucement de nuages cotonneux, Andrea esquissa un sourire lorsqu’il lui avoua pouvoir faire ça toute la journée. Avant de procéder à un brutal retour à la réalité, sans même lui laisser le temps de répondre, quand il concéda toutefois qu’ils ne disposaient pas de ladite journée comme il l’entendait, et qu’il leur faudrait retourner tôt ou tard à leurs occupations respectives. À ses mots elle roula sur le ventre, le dardant avec rancune et amusement, alors qu’un sourire mi- frustré, mi- taquin fleurissait au creux de ses lèvres. « Tu es d’un optimisme Adriel, ça me met en joie. » Et elle d’éclater en se redressant en tailleur, alors qu’il commençait à sortir les plats en mimant exagérément les mimiques d’un hôtelier raffiné, comme si elle était incapable de lui tenir rigueur de ses galéjades.

Des plats italiens. Au fond d’elle, elle peinait à croire qu’il se souvenait de ce genre de détails, d’une relation qui datait d’il y avait plusieurs années, et touchée par l’attention ne put que souffler un « Oui. Comment tu t’en rappelles ? » ému et attendri. Après quoi, précautionneusement, Andrea dévoila les plats que lui tendait son petit-ami. Elle n’avait même pas relevé sa pseudo tentative de lui faire croire qu’il avait effectivement cuisiné tout ça par ses propres soins, bien au fait que le milliardaire était un cuisinier déplorable – alors qu’elle-même était un chef hors-pair, c’était bien connu –, se contentant d’un haussement de sourcil circonspect et d’un sourire en coin qui en disait long sur ce qu’elle en pensait de ses talents de marmiton. Il l’amusait. « Ils n’ont pas trop soufferts du voyage, je suis assez étonnée », s’exclama-t-elle en soufflant sur sa bouchée d’aubergines à la parmesane, pourtant tiède. Laissant s’exprimer l’extase gustative que lui offrait le plat en râlant de plaisir, Andrea eut tôt fait de tendre sa fourchette à Adriel au bout duquel reposait, piqué, un morceau de mozzarella dégoulinant de tomate. Et de la reculer un peu plus à chaque fois qu’il tentait de recueillir le morceau entre ses lèvres.

« Mais non c’est pas salé ! Enfin… Si un peu mais… Petite nature. » Conclut-elle en enfournant une nouvelle, et dernière, lippée d’aubergine. Tendant une main gourmande pour s’emparer d’un autre Tupperware, la jeune femme saisit au vol le regard entiché du Golden Boy, qu’elle lui retourna par un tirage de langue indument mérité. Et alors qu’il lui glissait sur le ton de la confidence à quel point il était bien avec elle, elle lui rendait son aveu en souriant amoureusement. Difficile eut été de lui répondre, de toute façon, – et tout aussi peu charmant – la bouche pleine de crème et de lardons, et alors même qu’il avait de toute façon détourné le regard de l’objet de sa confession pour trouver en son plat un intérêt nouveau. Les petites déclarations avaient la vie dure, comme s’ils se redécouvraient une timidité émotionnelle, alors qu’ils n’avaient jamais réellement été avares de démonstration. En tout cas, pas dans son souvenir. Sautant du coq à l’âne, sûrement pour faire oublier ce petit écart de réserve, son petit-ami s’enquit rapidement de ses prouesses en matière de châteaux de stylos, lui demandant – sous couvert de lui proposer de passer la soirée avec lui – si elle était prête à lui donner quelques cours particuliers. Éclatant d’un rire léger, et les yeux plein de malice, la métisse Ultime s’entendit lui répondre que « Les châteaux de stylos, c’est du sérieux attention » et que « au niveau de l’urbanisme, on doit plus tendre vers du Modernisme avec une touche de Déstructuralisme » avant de se pencher vers lui pour lui coller un baiser dans le cou. « Ma classe est complète, mais si tu as du temps après les cours… On doit pouvoir s’arranger. » Une façon commode de lui dire qu’elle était tout à lui pour la soirée.

À la faveur d’un nuage qui projetait sur eux une ombre rafraîchissante, Andrea lança sur le parc un regard interrogatif ; Sans qu’ils ne le remarquent vraiment, le Star Park s’était peu à peu vidé de sa foule si bien qu’il ne subsistait désormais plus qu’eux et quelques couples et familles lointains qui formaient çà et là sur l’herbe des tâches colorées. Il fallait dire que, subrepticement, de lourds nuages avaient commencé à s’amonceler au loin, qui semblaient avoir fait fuir les badauds alors même que le parc était toujours inondé de soleil. « Ils ont prévu de la pluie aujourd’hui ? » Demanda-t-elle en enroulant méticuleusement les pâtes autour de sa fourchette en plastique – Un exploit en soi. Au fond, elle espérait que ça ne soit pas le cas. Il aurait été décevant que leur petit rendez-vous ne soit écourté à cause d’un déluge impromptu.

Pourtant, c’était une possibilité qu’il leur faudrait envisager, tandis qu’un souffle frais s’était levé sur la ville, glissant sur eux un voile frais. Il leur semblait presque pouvoir entendre le grondement lointain d’un coup de tonnerre, subrepticement précédé d’un flash de lumière. Avec un peu de chance, l’orage resterait à distance du centre-ville, et ne viendrait pas perturber leur pique-nique. Au pire des cas il s’abattrait sur eux, et quoi ? Ce n’était jamais que quelques gouttes de pluie. Ils survivraient. Au fond d’elle, Andrea ne voulait sacrifier cet instant pour rien au monde, et si ça passait par essuyer un nouveau déluge, elle le ferait : Par chance, a métisse Ultime était une excellente nageuse.

Ces considérations mises de côté, la jeune femme repensa à un sujet qu’ils avaient abordé un peu plus tôt dans la journée, et auquel elle n’avait pas encore eu d’éclaircissements. Loin d’elle l’idée de l’ennuyer avec ça, mais elle aimait tout particulièrement savoir ce qu’il faisait quand elle n’était pas là car c’était, à ses yeux, un moyen comme un autre de partager son quotidien. « Tu ne m’as pas dit au fait, lui demanda-t-elle entre deux bouchées, à quoi as-tu occupé ta matinée finalement ? » Saisissant la bouteille d’eau qui gisait près d’Adriel, la jeune femme tourna son regard clair vers lui, attendant patiemment qu’il lui réponde.
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Message posté : Sam 1 Nov 2014 - 1:21 Message
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Un mythe auquel croire...


Il aurait bien pu rester des heures figé dans ces émeraudes, dans ce regard où il lisait un attachement semblable au sien, une passion semblable à la sienne… Un regard de sinople où il devinait que le lien les unissant se renforçait à chaque seconde passée ensemble, à chaque seconde où tous deux oubliaient leurs solitaires conditions pour se faire un tout, pour devenir eux deux. Il aurait pu rester des heures ainsi figé à la dévorer de ses pupilles azuréennes. Pourquoi ? Peut-être parce qu’il prenait conscience que ce lien qu’ils bâtissaient progressivement était très probablement sa plus belle création, son plus grand chef d’œuvre. Son bien le plus indispensable…

Par malheur, les contraintes de leurs vies moderne ne lui offrait guère le luxe de se perdre dans une éternelle contemplation et il dut, sauvagement, leur faire toucher terre en appuyant sur le plus grand facteur limitant dans leur idylle renaissante : le temps qui pouvait bien leur être imparti ! Il eut un sourire à mi-chemin entre la désolation et l’amusement quand elle pointa son aspect réaliste de sa voix cristalline. Il aurait aimé rétorquer qu’il lui suffisait d’un mot pour qu’ils ne s’envolent tous deux vers quelques destinations paradisiaques pour consumer le feu de leur passion dans des eaux turquoise comme sur des sables de plage fin. Mais elle ne serait pas Andrea si elle n’avait pas ce profond sens du bien comme de la justice lui intimant la protection des autres dans des fonctions qui ne semblaient que trop antinomiques de celles de son homme. Il préféra jeter un regard gourmand sur la sensuelle posture qu’elle prit alors qu’il lui présentait les plats de ses manières ampoulées. Il peinait à croire que son attention la touche à ce point mais en était foncièrement ravi. Il lui adressa un sourire nostalgique en accompagnant sa réponse : " Et bien… J’imagine que je garde d’excellents souvenirs de nos premières sorties. " Un sourire, encore. A croire que la jeune femme était à même de les déclencher par la simple magie de sa présence. Alors qu’ils étaient encore au campus de Texas A&M, le jeune couple aimait à se rendre dans un semblant de bistrot italien. De fil en aiguille, le Golden Boy en avait déduit que sa belle avait un faible pour la cuisine de ce pays méditerranéen et le souvenir ne l’avait pas réellement quitté, bien rangé dans ses pensées comme ses mémoires les plus délicieuses.

A la constatation de la jeune femme sur le fait que les plats n’avaient pas réellement souffert du voyage, Adriel lui adressa une moue exagérément boudeuse, marmonnant dans sa barbe qu’il était toujours au petit soin avec ses affaires… La suite finit par s’écrire sur le rythme de la complicité alors que les deux amants s’adressaient des bouchées gourmandes entre deux propos taquins comme amourachés. Un regard vers le faciès lumineux de la belle texane et Adriel d’étirer un maigre sourire en constatant qu’il appréciait sa vie pour avoir le privilège de partager pareils instants. Les alentours ‘étaient fait sourds à son attention, ne lui importait plus que le couple ravi qu’il formait avec celle qu’il espérait voir très longtemps partager sa vie… Une remarque sur sa présumée petite nature et le monstre de fierté vivant en Adriel de se manifester par un bougon grognement clamant l’inverse. Qu’est ce qu’il pouvait aimer ces instants… Il était bien avec elle et, de son aveu, s’était tout autant le cas. De quoi faire envisager un avenir radieux à ce Golden Boy souffrant de quelques peur de l’abandon… " Tu ne te souviens donc pas à quel point je pouvais être un étudiant sérieux par le passé… ? " A leur rencontre, il était le parfait cliché du talentueux Footballeur pour qui tous se pliaient en quatre. Il n’était pas rare de le voir arriver encore ivre de la veille aux entrainements alors qu’il multipliait les coucheries çà et là quand des Cheerleaders se faisaient un devoir de préparer devoirs et dissertations qu’il rendait sans sourciller. En entrant dans sa vie, Andrea y avait mis un ordre incroyable mais il y avait fort à parier qu’elle garderait longtemps en mémoire ce portrait de bien piètre apprenti pour son petit-ami. " Je libère donc ce créneau dans mon agenda… " Conclut-il dans un sourire. Il savait déjà que le reste de sa journée ne serait que la morne attente de leurs retrouvailles !

Il accueillit la remarque météorologique de sa compagne en aspirant vivement un spaghetti qui – se débattant comme un beau diable dans sa course- vint lui fouetter le nez. Un rapide brin de toilette plus tard, le Golden Boy portait son regard scrutateur sur l’horizon pour y constater l’amoncellement de nuages à l’inquiétant profil. Avec un peu de chance, ils n’arriveraient à eux qu’une fois terminée leur parenthèse amoureuse. Fort peu probable à en juger par le vent qui commençait à se lever… " Je n’en ai pas le souvenir… " Avança t’il avant de reporter l’attention sur son plat presque terminé. Ce ne serait pas la première fois que les prévisions météos se tromperaient… Et puis, cela pouvait toujours être le fait de quelques histrions de la Légion des Etoiles ou tout autre hurluberlu en collants. A leur vue, il se félicitait toujours du look agressif de son armure… Bien qu’il soit fort peu probable qu’il eut à l’utiliser ce jour, le Golden Boy songea qu’il pourrait toujours laisser son double œuvrer à sa place pour la journée alors qu’il rejoindrait l’armée de parfaites copies œuvrant sur son équipement de haute technologie. L’absence d’Andrea lui serait beaucoup moins désagréable dans la création ! " Oh… Des réunions, sans grand intérêt… " Répondit-il au questionnement de la belle qui ne manquerait pas de noter que quelque chose n’allait pas vraiment dans la voix d’Adriel. Il garda le silence en prenant soin de terminer son plat mais fut bien forcé de constater qu’il ne restait plus que le fond vide de son Tupperware après quelques coups de fourchette… Un soupir alors qu’il posait récipient et ustensile au sol et rivait son visage vers la cime de la Tour Veidt émergeant, au loin, derrière le faîte des arbres du Star Park. " Je me suis violement accroché avec un membre de mon Conseil d’Administration… " Pour celui que l’on décrivait comme un requin du monde des affaires, la chose semblait relativement importante. Une certaine forme de lassitude pointait dans sa voix quand il poursuivit : " C’est toujours la même histoire… Depuis le San Theodoros, ils savent tous que je ne leur fait plus une confiance aveugle, alors tous tentent d’entrer de nouveau dans mes faveurs. " Il arracha un long brin d’herbe, s’étalant de tout son long aux côtés de sa petite amie gourmande. " Et une nouvelle fois, l’un deux est revenu à la charge pour faire passer ses idées et, par la même occasion, contester les dernières actions que j’ai intenté… Toujours la même rengaine… Toujours ce désir de me voir prononcer des licenciements pour dégager plus de bénéfices à reverser aux actionnaires, toujours cette volonté de me voir diminuer les investissements en matière de recherches et de développement… " La tige verte valsa entre ses doigts. Aussi accablé que pouvait sembler son discours, Adriel adorait son boulot. Tous ses choix, aussi douteux et amoral en apparences, étaient motivés dans l’intérêt du plus grand nombre. Cependant, il se devait de dissimuler le tout sous une inflexible image rigide et dure, devant passer pour le mal absolu là où il se voyait simplement comme le mal nécessaire. Favoriser l’embauche alors qu’on lui intimait le licenciement pour offrir à des foyers une situation stable, favoriser la recherche car, si quelqu’un d’autre l’avait fait avant lui, ils auraient mis au point plus tôt des technologies de brouilleur qui auraient sauvé la vie de son « frère » en Irak…

" J’étais fatigue de leur contestation permanente, fatigue de leurs manœuvres sournoises… Alors je suis monté dans les tours et… Il a pris pour tous les autres ! " L’accrochage avait été violent, direct, immédiat… La colère avait su révéler toutes leurs pensées immédiates et celles de son proche collaborateur ne furent pas particulièrement douces aux oreilles du Golden Boy. " Ce n’était pas franchement beau à entendre... " Souffla t’il alors que ses doigts animaient le brin d’herbe pour qu’il ne glisse d‘un tendre contact sur la peau d’Andrea, remontant lentement le long de son bras. " Finalement, après avoir affirmé que je ne changerai pas d’avis, il m’a énoncé que je faisais honte aux enseignements de mon Grand-Père, que mon Père devait se retourner dans sa tombe et que serais à l’origine du déclin de cette entreprise… " Un silence de la part d’Adriel alors qu’il continuait à explorer les formes de la belle Texane de son outil sinople. Il peignit ses traits d’une intense réflexion, comme s’il cherchait dans ses plus anciens souvenirs alors que ses yeux portaient au loin. " Ceci dit, j’imagine que je l’ai mérité pour avoir moqué son horrible moumoute… " Mais étais ce sa faute si c’était un vieillard dégarni ? Il souhaitait tant injecter du sang neuf dans les hautes sphères de sa société. Son regard bleu acier se releva pour chercher le faciès de son tendre amour alors qu’il glissait sur son épaule de la pointe de son brin d’herbe. " En plus d’être un optimiste, il semble que je puisse me montrer fataliste… Désolé pour… Tout ça. " Il lui adressa un menu sourire après sa confession mêlée d’ironie face à un précédent propos de la Texane. Dans le ciel, les menaçants nuages approchaient. Coupable d’avoir un peu cassé l’ambiance, Adriel chercha à y remédier d’une façon toute particulière : " Dessert ? " Il n’avait pas oublié combien elle aimait le sucré…
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Le cœur empli d’une amère douceur, Andrea écoutait Adriel mentionner des événements de leur passé. D’infimes détails qui, s’il n’avait pas pris le soin de les appuyer, ne lui seraient probablement jamais revenus en mémoire. Pourtant, maintenant qu’elle y songeait, Andrea se demandait comment elle avait jamais fait pour oublier ces instants, infimes moments suspendus dans le temps où il lui avait semblé que son univers n’avait jamais été plus brillant ? La réponse, aussi simple qu’évidente, la jeune femme refusa instamment d’y penser ; Oublier pour moins regretter. Un sourire léger flottait à ses lèvres, à n’en pas douter, mais son cœur n’était pas tant à la joie de replonger dans le passé. Pourtant, malgré elle, les senteurs et les goûts, l’ambiance et les sourire lui revinrent, de ce bistrot qui, éternellement figé dans un souvenir flou, devenaient de nouveau vivaces. Cette cuisine italienne de piètre qualité, qui leur semblait alors le summum du luxe, descendue avec du soda au goût d’Amérique, ou les arcanes d’une culture européenne distillée par des décennies d’émigration. Et comment ne pas se rappeler de lui à vingt ans ? Comment ne pas se rappeler de l’aversion qu’elle avait pour le talentueux Footballeur autour de qui gravitaient toutes les attentions et vers qui se tournaient tous les regards ? Ce sportif plein d’avenir qui n’hésitait pas à utiliser sa popularité pour faire plier quiconque à sa volonté et qui, malgré ça, n’arrivait pas à faire chavirer le cœur de la discrète texane qui continuait de repousser ses avances ? À croire que ce côté un peu m'as-tu-vu lui avait toujours plu.

Le sujet de leur rendez-vous du soir s’étant clos sur une note pour le moins positive – après cette journée à mourir d’ennui, Andrea n’avait pas forcément l’envie de goûter à une nouvelle soirée seule – et le Golden Boy lui ayant assuré que la giboulée se voulait lointaine car aucune prévisions n’impliquant des orages n’avait été faite, les jeunes amants purent reporter leur attention sur leur plats, et Andrea sur la journée de son petit-ami. Aussitôt, elle regretta d’avoir posé la question. Le ton de sa voix en disait assez long pour qu’elle n’ait pas envie de connaître la suite, car elle craignait de n’avoir que trop appuyé sur la corde sensible. Le nez dans son plat, lequel refroidissait à chaque coup de fourchette, la jeune femme l’écouta d’une oreille distraite mais ne releva aucun de ses propos. Il lui expliqua qu’il s’était heurté à un membre du conseil d’administration – dont elle savait qu’il ne les portait plus dans son cœur depuis les événements du San Theodoros et quoiqu’elle n’en sache pas fondamentalement la teneur ; Adriel s’étant toujours montré discret et sensible sur le sujet, elle n’avait jamais à approfondir réellement. Elle n’en savait que ce qu’il avait bien voulu lui dire, et s’était toujours empêchée d’aller fouiller dans les dossiers de l’UNISON. Il avait ensuite ajouté que, contestant ses récentes prises de décisions, l’homme avait pris sur lui la colère du Milliardaire. Andrea ne doutait pas un seul instant que l’altercation n’avait pas dû être belle à voir, car elle savait ses colères pour être ravageuses. Et la conclusion de leur échange n’en était pas plus douce. Elle ferma les yeux au contact du brin d’herbe le long de son bras, puis de son épaule.

D’un signe de tête, elle accepta de passer au dessert, mais face au désappointement notable de sa moitié, Andrea décida qu’il était temps de lui changer les idées. Un sujet d’une importance capitale, qui balayerait en un instant les doutes et la maussade humeur d’Adriel. Elle tendit un doigt accusateur sur les circonvolutions grisâtres du ciel, et fronça les sourcils. « Tu as vu ? Ce nuage à une forme de pénis. » Et de rire de sa propre absurdité. Mais, soyons réaliste. La journée de son petit-ami aurait pris une tournure bien plus dramatique s’il était un nuage phallique – ou un phallus nébuleux, à peu de choses près, c’était la même chose –, et nul ne pourrait le contester. Après quoi elle réceptionna nonchalamment le Tupperware froid entre ses mains et fit comme si de rien n’était, sa façon à elle de changer de sujet. Soulevant le couvercle, l’agente poussa un gémissement de plaisir en découvrant la poudre amère de chocolat qui parsemait la mousse au mascarpone d’un authentique tiramisù. « Tu sais que je tuerais pour ça, n’est-ce pas ? » glissa-t-elle dans un sourire mutin, en saisissant la cuillère en plastique qu’il lui tendait. Qu’il le sache ou non, c’était un fait. Avec délectation, la métisse Ultime plongea l’objet du délit dans le corps crémeux de sa victime et en arracha un large morceau dégoulinant de café. « À nous ! » Le toast porté, la belle accueillit en geignant la bouchée de dessert, et toussota.

Ils goûtèrent à la fin du repas en échangeant quelques badineries, indifférent aux bourrasques de vent qui avait commencé à souffler leur pique-nique ou aux derniers badauds qui avaient commencé à quitter le parc. Finalement, ils ne levèrent les yeux que lorsqu’un coup de tonnerre craqua au-dessus d’eux et roula au loin dans un grondement sourd. « Tu as vu ça ? » S’exclama-t-elle en écarquillant les yeux. Difficile aurait été de ne pas le remarquer, alors même que l’œil de l’orage se déplaçait au-dessus d’eux. De plus, si elle s’était rapidement résolue à conclure qu’elle l’avait rêvé, Andrea aurait juré que la foudre qui avait un instant illuminé le ciel était d’un vert éthérique. Comble du comble, une goutte de pluie venait de s’écraser et de rouler le long de l’arête de son nez. « Tu veux qu’on aille se mettre à l’abris ? » Souffla-t-elle. Si la jeune femme n’était pas le moins du monde gênée d’une petite intempérie – fou comme le fait de ne plus travailler dans un bureau rendait tolérant aux petits caprices météorologiques – peut-être n’en était-il pas de même pour son petit-ami.
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Message posté : Dim 9 Nov 2014 - 19:28 Message
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• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

Un mythe auquel croire...


Il n’avait pas franchement pour habitude de parler de son travail, de parler des évènements qui le faisaient douter de lui comme du bien fondé de ses actions. A la faveur du temps, il pensait s’être forgé une carapace assez épaisse et complète, à la manière d’une métaphorique armure de plates, pouvant le préserver de toutes les quotidiennes situations qui avaient le don de ravager sa belle détermination. Seulement, Adriel n’avait que trop sous-estimé le caractère érodant des sempiternelles répétitions amenées par le temps qui passe… Chausser un masque de froid salopard détestable avait autant d’avantages que d’inconvénients et il se surprit à trouver un certain réconfort dans le conte de sa détestable journée à sa douce moitié. Il trouva un semblant de satisfaction dans la mine conquise de la jeune femme alors qu’il laissait glisser son outil sinople sur le soyeux de sa peau. Son exposé terminé et son semblant d’excuses délicatement amené, il se surprit à espérer quelques douces attentions de la part de la jeune femme. Au plus profond de lui-même, il savait qu’il en avait besoin mais n’était pas franchement du genre à les quémander par charité, estimant qu’il imposait déjà bien des choses à la belle texane.

Il laissa alors son regard prendre la direction indiquée par le doigt de la jeune femme, observant l’objet en question d’un regard circonspect, tout nimbé de ses mauvaises humeur encore, alors qu’elle le laissait dans une vague interrogation quand à cette forme mal identifié. Avait-il duré longtemps ? Son silence face à la plaisanterie de la jeune femme… Probablement pas, mais il suffit à indiquer un semblant de « déception » chez le milliardaire, comme s’il avait espéré plus un semblant de soutiens de la part de la jeune femme qu’une blague graveleuse qu’il ne gouta pas immédiatement à sa juste valeur. Sa façon toute personnelle de chercher à lui faire évacuer ses mauvaises pensées ? Probablement… Mais il avait espéré autre chose. Une attention douce, un propos aimant ou quelques paroles réconfortantes. Il chercha à ne rien laisser paraitre, estimant qu’il n’avait –après tout- pas le droit de se montrer exigeant comme le plus fieffé connard que la presse décrivait. Il eut un sourire, enfin, et laissa ses yeux bleus se perdre sur la forme hasardeuse. Puis quelques mots, prononcés sur un ton qui se voulait entre deux eaux : " Ne me dit pas que le mien ressemble à ça quand même… ? " Et un simple sourire de conclure cette parenthèse moqueuse. D’ordinaire, l’on aurait bien pu attendre du fantasque personnage qu’il n’accompagne son propos d’une mimique outrée avant d’aller jeter un coup d’œil dans son pantalon avant d’argumenter à corps et à cris qu’il n’y avait là rien de comparable. Quand bien même le questionnement initial ne portait pas le moins du monde sur son… Enfin, vous aurez compris ! Mais pas cette fois… Il avait encore en tête quelques impressions contraires à évacuer. Le temps de présenter le dessert savoureux à la jeune femme et le Golden Boy de retomber à la renverse sur l’herbe verte, s’appuyant sur ses coudes alors qu’il porter son brin d’herbe à sa bouche en contemplant la jeune femme qui avait, de par sa nature, faire sienne le territoire de son cœur. Un sourire alors qu’elle lui avouait tout l’amour qu’elle avait pour ce dessert et Adriel de rétorquer : " J’en ai une vague idée, oui… " Il eut un sourire, abandonnant sa part à la texane gourmande. Il n’avait plus franchement faim mais se montrait toujours conquis face au mignon spectacle de sa petite amie éternuant sous l’effet de la fourbe poudre de chocolat.

Il fit toutefois un effort quand la jeune femme profita de sa première bouchée pour porter un toast les honorant, si bien que son homme en fit de même. A eux… Eux qui semblaient si différents mais qu’Adriel espérait destinés à une vie de complicité dans un semblant de douce éternité. Au vu de leurs fonctions comme de leurs caractères, il était en droit d’en douter mais son esprit semblait imperméable à la moindre faille dans l’idée de voir leur couple s’étioler. S’il devait un jour être un couple, il souhaitait être eux deux… Ils étaient une pensées aussi douce qu’agréable, une utopie qui n’avait plus rien d’un mirage, un mythe auquel il souhaitait plus que tout croire… Plus que tout, il y croyait quand ils partageaient complices moments comme ils le faisaient en l’instant. Envolées ses failles, étiolés ses doutes alors que la jeune femme en fait terminé de ses expériences gourmandes et qu’ils échangeaient désormais plaisanteries comme mots du quotidien en partageant de tendres étreintes comme de délicates caresses. Sourd comme aveugle au monde alentours, Adriel n’avait plus d’yeux que pour elle et en avait oublié le parc dépeuplé comme la pluie approchant leur idyllique instant. Une frappe du tonnerre qui arracha à sa moitié une expression surprise comme un semblant d’alerte. Adriel ne questionna guère le semblant de teinte verdâtre qu’il crut discerner dans le ciel prenant de plus en plus la teinte de l’encre. Il y avait tant de choses aussi surprenantes qu’inconnues dans ce monde… " On va être bon pour un sacré orage… " Avança t’il la mort dans l’âme. Les affres climatiques sonnaient donc la fin de leur enchantée parenthèse et Adriel n’en éprouvait qu’une déception profonde ! Une première goutte de pluie vint accabler le visage d’Andrea, surlignant plus encore son regard à même de faire fondre sur place le Golden Boy. S’il souhaitait se mettre à l’abri ? " Ça semble plus sage… " Répondit-il en se relevant prenant la main de la jeune femme pour l’aider à se redresser. Chancela t’il à quelques fourmillements de ses jambes ou bien est-ce Andrea qui se trouva pris au piège de quelques hasards du terrain « accidenté » ? Toujours est-il que les deux amants se retrouvèrent intimement blottit l’un contre l’autre, les gouttes de pluie se faisant de plus en plus insistante. Adriel se perdit alors dans le regard de sa belle. Plus rien n’avait la moindre importance. Les secondes semblant de plus en plus s’étirer en une douce éternité alors que la pluie redoublait et, de ses affres, achevait de le détremper. Sa blonde crinière se collait à sa crâne, se lovait sur sa nuque mais ses yeux ne voyaient plus qu’elle. Il referma avec une infinie tendresse ses bras autour de sa taille de guêpe, la plaquant amoureusement tout contre sa musculeuse silhouette. Son souffle se faisant l’écho du sien, ses lèvres s’unissant aux siennes et la langue de chercher à livrer un amoureux ballet en compagnie de celle de sa bien-aimée. Autour d’eux, la pluie redoublait… " Je veux bien aller où tu seras… " Lâcha t’il dans la conclusion passionnée de son premier baiser, avant qu’il ne gratifie les lèvres de son amour de cette réplique brève mais intense demeurant sa sempiternelle signature, alors que ses mains glissaient sous la peau nue de la jeune femme. Il n’était plus question de petite intempérie pour l’heure, mais bien d’un orage immense. Adriel semblait s’en moquer alors que toute sa passion se trouvait dirigée à l’encontre de son tendre amour. S’il avait cherché à demeurer au sec, il aurait mené sa belle vers l’immense kiosque que l’on devinait au-delà la cime des arbres, là où la pluie semblait s’accompagnée de vagues volutes de brouillard…

* * * * * * *

Le Kiosque était bondé de ces gens aisés venus profiter du soleil qui se trouvaient prisonniers du mauvais temps immédiat. Bon nombre représentaient la réussite, transpirant le luxe et l’arrogance dans leurs costumes alors que leurs portes feuilles bien fournis renseignaient des activités fort lucratives. Quelques familles se trouvaient également là, offrant un saisissant contraste avec ces riches jeunes premiers. A croire que l’on avait à faire à une savante réunion… Ou alors que cette dernière n’avait rien d’un hasard. Soudainement, l’un des nombreuses silhouettes encapuchonnées de noir laissa choir la capuche couvrant ses traits, dévoilant une chevelure d’un roux enflammé. Puis une seconde l’imita, dévoilé un chevelure d’un blanc criard coiffée à la va vite alors que ses yeux d’un blanc laiteux rendaient plus inquiétante encore sa musculeuse silhouette. De concert, toutes les autres silhouettes se dévoilèrent, laissant apparaitre quatre hommes de main dévoilant des armes automatiques. Mais aucune panique ne parcourut la foule, rendue aphasique par quelques forces mentales sournoise. La rouquine, une mentaliste, étira un sourire en annonçant froidement : " Messieurs Dames, excusez-nous de vous déranger, mais… Nous allons vous délester de vos biens ! " En effet, cet attroupement n’était pas dû au hasard.
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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 0:14 Message
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La réaction d’Adriel n’était pas exactement celle qu’elle s’attendait à avoir. Son ton laconique et ses yeux sensiblement éperdus avaient très clairement exprimé sa déception, ce qui ne fit à Andrea pas loin de l’effet de coup de poignard en plein cœur. Les lèvres pincées fermement, le regard tourné vers le ciel qui s’apprêtait à laisser éclater sa rage, elle essayait de ne pas se maudire, alors qu’elle échappait pour un instant au regard de son petit-ami. Comment n’avait-elle pas pu comprendre qu’il avait besoin d’elle ? Comment n’avait-elle pas pu réaliser qu’il voulait son soutien ? Au lieu de quoi elle avait balayé sa détresse d’un revers de main, l’avait soufflé d’une blague idiote qui n’était pas même digne d’elle – le tout en pensant bien faire. Idiote. Il avait répondu à sa galéjade par une badinerie, mais il n’était pas besoin d’être devin pour comprendre que son rire était forcé, et que son cœur n’était pas prompt au rire. Elle l’avait déçu. Et elle s’en voulait.

Et elle s’en voulait toujours lorsqu’ils prirent, d’un commun accord, la décision de partir, alors que la pluie s’était notablement intensifiée autour d’eux. Il ne leur fallut pas longtemps pour regrouper leurs affaires – déjà largement imbibées d’eau –, leurs détritus – qu’ils abandonnèrent plus tard dans une poubelle du parc – et s’apprêter à partir. Il fallait dire que ce qui n’était au départ qu’une légère averse, ou quelque chose de tout à fait surmontable, s’était rapidement mué en un violent orage et ce n’était plus quelques gouttelettes rafraîchissantes mais de véritables trombes d’eau qui se déversaient désormais du ciel. Pourtant, lorsque le gré de ses pas hésitants d’être restée trop longtemps assise dans l’herbe la conduisit droit dans les bras du milliardaire, elle n’en partit pas immédiatement. Car il n'y avait pas de pouvoir plus fort, plus attracteur que celui de leurs corps accolés dans une éteinte tendre et amoureuse, et aucun contretemps ne savait jamais l’en arracher. Elle ne sentait plus le froid mordant qui avait lentement commencé à s’insinuer sous le revers de sa veste détrempée. Elle ne sentait plus les gouttes qui s’écrasaient sur son visage, insensibles à celles qui roulaient le long de ses cheveux ondulés et venaient se perdre dans le creux de son cou. Et lorsque leurs lèvres se frôlèrent d’un tendre baiser, c’est le monde entier qui s’effaça et se fondit dans la douceur de l’instant. Pour peu, elle en oublierait presque ses doléances.

Pourtant lorsque leur étreinte prit fin, la replongeant brutalement dans le monde réel, Andrea s’en voulait toujours un peu. Nul doute que son état d’âme passerait de lui-même mais, à moins qu’un événement d’ampleur ne l’en arrache, la jeune femme se contenterait d’un mutisme contemplatif. Par chance, le temps ne prêtait pas vraiment à discourir, aussi firent-ils la majorité du chemin dans un silence de plomb, un silence régulièrement fracturé par le roulement d’un coup de tonnerre ou par le klaxon d’une voiture. « Oh ! Adriel, regarde. » Au-delà des troncs d’arbre, au-delà des plein et des déliés du terrain, Andrea venait de voir se dessiner précisément ce qu’ils recherchaient ; Un Kiosque à musique panoptique leur offrirait un abri adéquat tout en leur permettant de continuer à profiter du Star Park et de ses environs. Tout du moins l’espérait-elle, et l’idée de ne finalement pas voir leur rendez-vous écourté de façon si abrupte lui suffit à accélérer le pas. Quelle ne fut pas sa déception lorsqu’elle réalisa qu’ils n’étaient vraisemblablement pas les seuls à avoir eu cette idée ! En effet, une foule dense et compacte s’attroupait déjà sous la structure en métal, sans doute eux-mêmes pris au piège et venus tromper la tempête à l’abri de ses salves ravageuses.

« Tu veux qu’on essaie de trouver un autre endroit ? Ça m’a l’air plein. » Car après tout, ne cherchaient-ils pas aussi – et surtout – à passer un peu de temps juste tous les deux ? Et au point où ils en étaient, ce n’était pas un peu de marche en plus ou en moins qui changerait quelque chose : ils étaient déjà des soupes. Pourtant, quelque chose attira indéniablement son regard vers le Kiosque. Était-ce les éclats roux et blanc des chevelures de deux des individus qui s’abritaient à l’ombre du pavillon ? Était-ce les silhouettes noires qui se fondaient dans la foule mais s’en démarquaient pourtant tellement ? Était-ce l’apparente aphasie et l’amorphie notable de la foule, des individus qui, comme des pantins dont on aurait coupé les fils, semblaient se mouvoir sans conscience ? « C’est étrange… Tu ne trouves pas ? Lui glissa-t-elle en indiquant le préau d’un coup d’œil. On dirait qu’ils sont… absents. » Absents, c’était le mot. Car rien ne surnageait le grondement de l’orage, et certainement pas les éclats de voix qui auraient pourtant dû leur parvenir. Même les enfants avaient cessé de s’agiter, et se trouvaient être aussi végétatifs que leurs parents. « On devrait peut-être aller jeter un œil, tu ne crois pas ? » Avança-t-elle en fronçant les sourcils. Bien qu’elle ne distingue réellement rien de ce qui se passait, la jeune femme sentait que quelque chose clochait mais elle ne voulait pas prendre le risque de les attirer – et surtout lui – dans des ennuis. C’est pourquoi elle décida de s’en remettre à sa décision – tout en sachant que s’il décidait de rester à distance, elle se rendrait quand même sur place pour être sûre que tout allait bien pour ces personnes.
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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 18:03 Message
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Un mythe auquel croire...


Aller là où elle sera… Aujourd’hui comme à jamais ! Leur relation avait beau renaitre de ses cendres, tous deux avaient beau ne pas savoir réellement comment parfaitement s’apprivoiser, tous deux avaient beau ne pas réellement comprendre comment parfaitement soulager les maux de l’autre comme exprimer toute la passion qui semblait les unir, leur semblant de couple n’était jamais aussi puissant que lorsqu’ils s’étreignaient amoureusement, tendrement... Alors il la suivit jusqu’à ce Kiosque à musique, ayant déjà presque oublié le semblant de déception qu’elle lui avait inspiré par sa plaisanterie qui ne l’était guère. Trempé jusqu’aux os mais réchauffé par tout l’amour qu’il lui portait, il fermait fortement ses doigts autour de sa main. Comme s’il avait peur de la perdre, une nouvelle fois… Il jura silencieusement quand il constata que le kiosque était bondé. Il s’était déjà imaginé à enlacer la jeune femme sous la voute métallique alors qu’ils observaient la pluie en échangeant de menus baisers. Ils devraient se passer de cet abri et la proposition de la jeune femme lui arracha un début de sourire avant d’intimer un début de réponse :

" Je ne sais pas trop… Je veux juste être avec toi. " Répondit-il avec sincérité alors que des gouttes de pluie parcouraient ses cheveux blonds et ruisselaient le long de ses traits pour se perdre dans sa barbe. I l laissa ses mains glisser sur le visage d’Andrea pour l’encadrer avec une certaine douceur, lui offrant par la même occasion son plus entier sourire et le ton badin qui l’avait précédemment quitté : " De toute façon, nous aurons du mal à être plus mouillés... " Il garda soigneusement pour lui une remarque sur le fait qu’elle aurait pu l’être un peu plus s’il se fendait des attitudes adéquates. Ce n’était pas vraiment le moment… Pour l’heure, il se montrait aussi tendre et amoureux qu’il pouvait l’être tout au long de leur relation. Il chercha ses lèvres du regard, souhaitant s’en emparer dans un baiser aussi fugace que tendre. Ses lèvres n’effleurèrent pourtant pas celles de la jeune femme. Du coin de l’œil, il observa les seules silhouettes se mouvant sous l’abri de métal. Une impression familière lui revint en mémoire alors qu’un éclat de cheveux auburn ne passe sur sa rétine. L’impression était lointaine, dérangeante et il ne parvint pas à refreiner une pulsion protectrice en serrant son tendre amour contre lui. " Si… C’est… Bizarre ! " Se contenta t’il de répondre à la question de sa petite amie. Aussi étrange qu’anormal. Il se projeta dans le passé, se figurant en compagnie de ses frères dans pareille situations et tous trois auraient montré une agitation comme une joie de vie folle dans pareille situation, au point de provoquer l’ire de leur mère. Alors, pourquoi même les enfants étaient-ils silencieux sous ce préau de métal ? Aussi détaché et insensible aux problèmes du monde pouvait il sembler, Adriel n’en demeurait pas moins quelqu’un d’assez sensible et inquiet… Alors, sa curiosité lui intimait de juger de la situation. Il s’heurta à la réalité lorsqu’Andrea sembla bien avoir la même idée. Un début d’inquiétude l’anima. Mettre en danger son existence ne l’effrayait guère. Les choses étaient bien différentes quand la sécurité des êtres chers à son cœur étaient en jeu. Il sembla hésitant, regardant le Kiosque et la jeune femme successivement. " Je ne sais pas… Ça pourrait être dangereux… " Il avait tendance à oublier que, dans leur couple, s’était la jeune femme qui pratiquait le métier le plus risqué. Mais n’étais ce pas son devoir que de se montrer protecteur à son endroit ? Un nouveau regard aux alentours. Personne d’autre qu’eux… Il se fendit d’un soupir désabusé avant de lui adresser dans un sourire : " Mais si l’on ne s’en charge pas, j’ai bien l’impression que personne ne le fera… "

Il déposa rapidement ses lèvres sur celles de la jeune femme. La chose n’avait rien d’excitante mais… Il avait besoin de ça, allez savoir pourquoi. Et voilà le Golden Boy prenant la direction de ce kiosque définitivement muet en prenant soin de profiter du maximum de couverts que pouvait bien leur offrir le parc alentours. A croire que les attitudes de Navy Seal de son frère Randall avaient la vie dure lors qu’il se trouvait dans ses situations peu commodes… Il prenait grand soin de toujours se trouver devant Andrea, ne lâchant guère sa main. Un moyen pour lui de la protéger, même si elle n’en avait pas besoin. Mais ça, il ne le savait pas. Finalement, le couple de pseudos espions finit par arriver à flanc de kiosque. Nez à flanc de sol en béton, le milliardaire jeta un regard à l’assemblée immobile. Il put constater que des « mercenaires » armés déambulaient entre les personnes figées pour les dépouiller de leurs biens. Il grinça des dents quand il vit un des béhémots enfourner dans un sac sombre le petit porte-monnaie d’un garçonnet. Il lui semblait désormais obligatoire de donner l’alerte. Puis, il vit enfin le visage de la rouquine qui se tenait au centre de ce chaos. Il ne manqua alors pas de souffler avec un chevrotement dans la voix :

" Je la connais… " S’il n’avait aucune idée de son nom, il avait déjà eu à faire à ses méthodes… L’affaire était vieille de près d’un an, le soir de sa rencontre avec Sydney Stevens. Cette femme avait déjà usé de pareil stratagème pour forcer les riches participants à une soirée de charité à se soumettre à sa volonté pour les dépouiller de leurs biens. Un vol d’une bien moindre envergure en ce jour, mais pas des moins inquiétants. En effet, Adriel n’avait pas la moindre idée de qui pouvait bien être le grand type aux cheveux cendrés l’accompagnant. " On devrait prévenir la Police… " Souffla le jeune homme en prenant la main d’Andrea, cherchant à s’en retourner vers la sécurité des bois. " Vous le devriez en effet… Monsieur Veidt ! " Il écarquilla les yeux alors que son regard croisait celui de la mentaliste. Merde, ils étaient faits… La foule se fendit sur le passage de la jeune femme à l’allure supérieure, alors qu’Adriel se plaçait devant sa belle pour chercher à la protéger. Quelques-uns des mercenaires se tournèrent également vers eux, mais c’est finalement la rouquine qui pencha vers eux un faciès amusé. Goguenarde, elle persiffla : " Une nouvelle conquête ? Différente de la dernière fois… " Coups bas. Il trouva quand même le temps de murmurer à Andrea un : " Je t’expliquerai… " Comme à chaque fois que revenait sur le tapis son caractère d’invétéré coureur de jupons passé. " Je garde de notre précédente rencontre quelques désagréables souvenirs… " Et probablement quelques menues cicatrices du fait de la bouteille qu’il fut forcé de lui exploser sur la tête. Pour quelqu’un qui ne frappait pas les filles… " Je ne m’attendais pas à remonter pareil poisson dans mes filets… " " Oh… La dernière fois cela ne vous avait pas franchement réussi ! " Lâcha t’il dans une bravade à son image. Andrea lui ferait peut être payé sa langue trop pendue. Si elle ne sursautait pas à l’éclair zébrant le ciel dans un vacarme ahurissant se faisant l’écho du rire de la mentaliste. " La dernière fois, je n’étais pas si bien accompagnée. " Il haussa les épaules avec une nonchalance affligeante. " Vous échouerez quand même… " Elle haussa un sourcil dubitative et avança : " Il n’y a point de Corbeau pour vous sauver cette fois ci… Pourquoi n’aurais-je point l’avantage ? " Il lui adressa un de ses sempiternels sourires moqueurs en nouant plus fort encore ses doigts à ceux d’Andrea. " Parce que je ne vous trouve absolument pas attirante… " Dans leur commun passé, elle avait usé de ses charmes pour manipuler le monde alentour. Suffisamment pour ne pas gouter la bravade du Golden Boy et vociférer à son endroit : " J’ai bien d’autre moyens de vous briser ! "

Il se contenta de sourire dans un premier temps, se pensant rompu à toutes les douleurs. Mais il n’en était rien alors que la puissance psychique de la jeune femme envahissait son esprit avec la ferme intention de le détruire, de le réduire en pièce… Aucun désir de lecture, aucune intention de le percer à jour. Simplement le désir ardent de le faire souffrir. Il ne sourit plus du tout quand sa tête lui sembla prise dans un étau, quand son cerveau lui apparut lacéré par une multitude de lames et alors que tout son être semblait lui être progressivement arraché. Il se crut destiner à y rester, regrettant de laisser Andrea avec cette stupide dispute larvée comme dernier instant partagé. Il aurait aimé lui montrer ses regrets mais il trouva simplement la force de prendre son propre visage dans ses mains. Et Adriel d’hurler… Hurler à s’en déchirer les cordes vocales alors que, dans son esprit, quelque chose venait de se briser.

* * * * * * *

Il chuta à la renverse alors que son crâne lui donnait l’impression de voler en éclats. Dans la seconde, tous les doubles qui s’affairaient à ses côtés disparurent à leur tour. Des instruments de mesure, des objets comme des feuilles de note tombèrent au sol. Etalé de tout son long sur le carrelage de son atelier, Adriel souffrait, hurlant sa douleur avant de la voir s’atténuer soudainement. Que faisait-il dans son atelier ? Que faisait-il chez lui alors qu’il se trouvait au Star Park en compagnie d’Andrea ? La voix de V.I.S.I.ON. vint à questionner son état de santé, mais il ne répondit pas. Haletant, il cherchait à reprendre son souffle, jetant un œil au chaos alentour. Puis, il comprit… Comprit que sa conscience avait migré vers le corps d’un de ses doubles pour y cohabiter et se préserver des trop grandes souffrances qu’il rencontrait. Seulement… Depuis quand pouvait-il faire ça ? " Activation de l’exo-squelette mark II V.I.S.I.O.N. Maintenant ! ! " La voix de l’intelligence artificielle ne broncha pas alors que cet Adriel de substitution virait ses chaussures en toute hâte. Ce n’était pas le moment de se poser plein de questions : Andrea était en danger. Et son corps véritable aussi, accessoirement ! Il passait un débardeur sombre sur ses muscles saillants alors que, devant lui, une partie du sol se retourna pour laisser place à deux semblants de sabots couleur d’acier qu’il enfila sans broncher. Du plafond comme d’alentour, des bras mécaniques terminés par des pièces d’un métal sombre étincelant se mirent à danser sous la mélodie désordonnée des différents vérins leur donnant vie. Une à une, les pièces composant son armure de haute-technologie vinrent épouser son corps dans une précision des plus chirurgicale. Enfermé dans sa protection de haute technologie, le corps de substitution laissa exploser ses répulseurs pour fendre l’air et prendre la direction du parc. Dans son champs de vision, quelques épisodiques images d’une herbe proche… Il ne savait pas réellement ce qui lui arrivait mais voyait son cœur enserré d’une inquiétude immense : Andrea !
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Sam 22 Nov 2014 - 3:07 Message
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Comment aurait-elle pu croire que les choses se passeraient ainsi ? Ses yeux mortifiés ne lâchaient pas un instant le corps recroquevillé et secoué de spasmes douloureux d’Adriel, ne pouvaient cesser de s’attarder sur ses mains crispées de part et d’autre de son crâne, sur ses cheveux blonds plaqués par la pluie. Elle ne savait ignorer la douleur lancinante qui lui dilacérait la poitrine, et quoique tout la pousse à s’élancer vers elle, à la contraindre à relâcher son emprise sur lui, son cri de douleur qui la déchirait jusqu’au plus profond de son être l’avait littéralement figée sur place. Comment aurait-elle pu savoir à quoi ils avaient affaire, lorsqu’elle lui avait suggéré d’aller jeter un coup d’œil sur ce qui se tramait du côté du kiosque ? Comment n’avait-elle pas deviné qu’ils allaient au-devant d’ennuis, à la vue de cette foule aphasique et asthénique ? Comment avait-elle pu sciemment l’entraîner là-dedans alors que tout poussait à croire que quelque chose d’inhabituel était en train de se produire ?

Tout était si rapidement devenu hors de contrôle. La verve de son petit-ami l’avait poussé, dans un effort vain de lui tenir tête, à s’en prendre à la mauvaise personne, une personne dont les capacités psychiques ne semblaient plus à démontrer et qu’il avait de toute évidence sous-estimé. Une personne qu’il disait connaître, une personne qui semblait éprouver une tenace rancœur contre lui. Une femme. Une femme blessée dans son amour propre, donc une femme dangereuse. Pour quelle raison en avait-elle après lui ? Elle l’ignorait. En quelles circonstances s’étaient-ils connus et qu’est-ce que le célèbre Corbeau avait-il avoir à faire là-dedans ? Là encore, un mystère qu’Adriel avait tout juste pu lui promettre d’éclaircir avant de s’effondrer, terrassé par les pouvoirs de la mentaliste. Et maintenant elle était seule.

Une bonne nouvelle, en soi, qui voulait dire qu’elle pouvait laisser libre cours à ses capacités. Dardant de ses prunelles sinoples le rictus tordu de la mentaliste, la métisse Ultime puisa au plus profond d’elle la rage, la colère et la peur que lui instillait la femme pour trouver la force de l’affronter ; La volonté de se mouvoir, elle, n’était jamais qu’induite par la colère qui avait rongé ses entrailles, et par le désir ardent de lui faire ravaler sa jubilation. Andrea ferma les yeux l’espace d’un instant, plongeant à corps perdu dans le flot d’énergie qui la baignait, et se laissa imprégner de lui. Elle visualisa l’endroit où elle désirait se rendre, et le temps d’un souffle, son corps n’était plus devenu qu’intangibilité qui se mouvait au travers du flux cosmique. Lorsqu’elle reprit consistance, quelques mètres plus loin, elle avait échappé aux yeux des preneurs d’otage.

Canalisant dans le creux de ses mains une salve de plasma, la jeune femme déchargea deux longues projections d’énergie cosmique ; L’une atteint péniblement la rambarde de fer qui entourait le kiosque, attirant soudainement l’attention des forcenés et de l’homme qui accompagnait la rouquine. Malheureusement trop tard pour eux, car un deuxième tir venait d’atteindre la mentaliste, au bras qu’elle tendait en direction d’Adriel. Au cri de douleur qu’elle poussa, il ne fit aucun doute qu’Andrea avait fait mouche. Tout ce qu’elle espérait, c’était que ç’avait contribué à relâcher son emprise sur l’esprit de son petit-ami, la détourner de lui le temps de faire diversion.

Les canons des automatiques s’étaient tournés vers elle d’un mouvement synchrone, et avaient – sur ordre de leur chef – commencé à décharger leurs munitions sur l’agente, demeurée impassible. Que pouvaient quelques balles de petits calibres, après tout ? Focalisant l’essentiel de ses capacités pour en tirer la puissance nécessaire, Andrea décupla sa vitesse pour approcher le kiosque sous le feu des armes. La leader décida alors de se charger elle-même de l’importune qui l’empêchait d’exercer sa prompte vengeance sur le milliardaire. L’agente sentit la vague d’énergie psychique s’élancer vers elle et l’assaillir, cette même vague d’énergie qui se dissipa aussitôt ne laissant derrière elle qu’un trouble léger. « Inhumaine ! », s’exclama la mentaliste en constatant que si les balles demeuraient sans effet sur le cuir de la métisse, les prouesses psychiques n’avaient pas plus d’impact. Une nouvelle.

Profitant de la surprise générale, la métahumaine se téléporta auprès d’Adriel, et le saisit à bras le corps pour le mettre à l’abri. Ne pouvant user de téléportation sur autrui, la jeune femme dut se résoudre à le déplacer à la main jusque dans les fourrés avoisinant, un mouvement qui se révéla anormalement fastidieux. Il ne lui fallut que quelques instants pour comprendre qu’elle avait atteint sa limite et ne pourrait plus lutter pour le moment. Elle allait avoir besoin d’aide. Saisissant son téléphone, Andrea composa le numéro de l’un de ses équipiers en toute hâte, les yeux toujours rivés sur le kiosque et les preneurs d’otage, dont la plupart commençaient déjà à partir à leur recherche. « Darell, souffla-t-elle précipitamment. Prise d’otage au Star Park. Préviens-les. »
Il allait falloir qu’elle tienne jusque-là.

Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’elle ne serait pas seule.
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Message posté : Dim 23 Nov 2014 - 15:14 Message
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• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

Un mythe auquel croire...


Enfermé dans sa gangue de métal de très haute technologie, le Double Habité par la conscience du milliardaire excentrique fendait les cieux de la Cité des Supers pour s’en retourner vers les lieux de l’affrontement, les lieux de sa chute. La peine causée à sa psyché ne cessait de lanciner son crâne, se faisant plus pressante encore alors que de ses yeux bleu acier il partageait la vue de son corps d’origine. Comment décrire par des mots ce qu’il était en train de vivre ? Partager les sens de son corps en habitant un autre, partager sa conscience avec celle d’un double battant à l’unisson de sa volonté… Pour l’heure, Adriel n’avait pas réellement saisi la plénitude de ce qui pouvait bien se passer. Nul doute qu’il parviendrait, plus tard, domestiquer le phénomène… Pour l’heure, il se hatait de rejoindre la belle texane partageant son existence, restant dans l’ignorance de ses extraordinaires capacités alors qu’il voyait ses tripes se nouer d’une inquiétude grandissante.

" Plus vite…. " Marmonna t’il à l’intelligence artificielle régentant bien des fonctions de son équipement de très haute technologie. A ces yeux, des images du parc, des images décousues qu’il ne saurait pleinement interpréter. A chaque fois, sa tête le faisait souffrir mais il parvenait à voir le sinople de cette herbe qu’il mordait sous le coup de la douleur, redressant tant bien que mal son regard pour apercevoir des flashs, percevoir des hurlements. " Plus vite... ! " Il avait peur pour sa petite amie… Peur alors qu’il ignorait, foncièrement, tout de ses activités… Il savait son emploi des plus dangereux à l’UNISON, savait qu’elle courait mille danger dans ses activités de terrain. Probablement quelque chose de semblable, si bien que la situation pouvait ne pas lui être étrangère. Mais il ne pouvait pas accepter de la laisser en danger, surtout dans une situation qu’il avait provoqué… Oui, Adriel s’en voulait et enrageait de l’avoir amené au-devant du danger. Et cette rage d’expulser bien des douleurs dans un cri animal : " PLUS VITE ! ! ! ! ! "

Enfermée dans cette gangue de métal de très haute technologie, sa musculeuse silhouette se tendit plus encore pour fendre les airs. Au loin, la verte masse du Star Park et le Golden Boy d’en serrer la mâchoire tant il pensait s’en être éloigné depuis une éternité. Déjà, V.I.S.I.O.N projetait d’un arc de lumière bleuté une trajectoire idéale pour que le milliardaire amoureux ne puisse se porter plus vite au secours de sa belle. A son esprit, le résultat de son dernier périple semblable et l’arrivée de Megastar pour l’intercepté. Peut-être que son vol effréné se solderait par l’arrivée d’un Légionnaire ? Peut-être que ce dernier serait à même de l’aider dans son entreprise salvatrice. Un grincement de dents et le Golden Boy en armure de pousser plus encore sur ses répulseurs pour gagner en vitesse. Il touchait au but, fondant à une vitesse de près de 1300 km/h qui ne manquerait pas d’alerter tous les malfrats. Il y comptait. Résultat ? C’est dans un barouf sonique qu’il pique tout près du Kiosque, explosant par la même le mur du son dans une onde de choc projetant à terre civils comme bandits. Face à lui, un Mercenaire a su résister. Adriel l’attrape de sa poigne de fer, le projetant au sol et l’y enfonçant presque alors qu’il atterrit de toute sa masse en labourant la terre d’une rectiligne trajectoire.

" Ca va…? " Adressa t’il tout naturellement à Andrea. Elle n’avait probablement aucune idée de qui il pouvait bien être ni même de ce qu’il pouvait bien faire. Toutefois, Adriel eut un sourire sous son masque d’acier en constatant que sa petite amie s’agrippait à son corps endolori. Etait-il encore besoin de préciser qu’il aimait cette femme ? " Je m’en occupe… Protégez-vous ! " Souffla le jeune homme depuis son armure vers la texane animant son cœur. Une certaine distance dans ses propos, de celle qu’il employait maladroitement lorsqu’il rencontrait des personnes de la vie de ses frères qu’il n’avait eu nul loisir de connaitre dans sa propre existence. Et l’armure de se retourner pour faire face au chaos provoqué dans le kiosque. Quelques civils semblaient reprendre pied dans la réalité alors que la pluie sourdait plus fort encore. Décoiffée, la mentaliste se redressa en s’agrippant à une rambarde. Megatron lut toute la haine qu’il lui inspirait dans son regard de braise : " Qui êtes-vous ? " Un mercenaire de le mettre en joue, non loin de là. Paume ouverte en sa direction Adriel l’accabla d’un de ses sempiternels blasts blafards, dans un tir semblable à une décharge de plasma… Un de moins et l’armure de reporter toute son attention sur la rouquine. " Aucune importance… " Grommela le Super de sa voix robotique. " Aucune en effet ! " Et la Mentaliste de chercher à l’accabler de ses pouvoirs. Mais de façon surprenante, un cri inattendu vint témoigner de la douloureuse entreprise. Le cri d’Adriel, dans les bras de la belle Andrea, qui prit une nouvelle fois son crâne entre ses mains. Inattendu… Et la rouquine interdite de se voir accablée du cri de cette armure soulevée du sol pour en finir avec elle : " Il faudra bien plus que vos jeu d’esprit pour me stopper ! " En effet, le tonnerre serait bien plus utile… C’est ainsi qu’il éclair le frappa de plein fouet, clouant au sol l’armure alors qu’à la pluie se mêlait le vent. Soulevé du sol par quelques sorcelleries, l’homme aux cheveux d’argent et aux yeux révulsés se présenta face à l’armure. Une nouvelle fois, la mentaliste se montra goguenarde alors qu’Adriel était inquiet. Il aurait du mal à tous les affronter… " Je m’occupe de lui… Ne faites rien d’inconsidéré ! " Lâcha t’il à l’attention de sa petite amie. Son corps d’origine semblait calmé, inconscient… Il n’avait aucune idée de tout ce qui se passait avec ses pouvoirs. Ses répulseurs explosèrent pour le soulever de terre alors qu’il se plaçait entre Andrea et ce joueur de foudres. La pluie claquait contre le métal de son armure dans une cacophonie qui n’avait rien de mélodieux… " Amènes toi ! ! ! "

Son adversaire jouait les fils de l’air en usant des vents pour se soulever, alors que la foudre auréolait ses poings comme son corps d’une aura de puissance terrifiante. Et voilà les deux hommes partis pour un semblant de ballet aérien. Aux éclairs projetés d’une surprenante façon par ce Super Criminel, Adriel répondait de ses frappes propres à ses répulseurs. L’orangé s’opposait au blafard, le métal s’opposait à la chair. La foudre ne semblait guère inquiéter l’armure, gonflant au contraire ses aptitudes en décuplant la puissance de ce réacteur enchâssé dans la protection du poitrail. Mais à trop accumuler du pouvoir, la surchauffe guettait l’équipement et le Golden Boy souhaitait en finir par inquiétude pour Andrea, pour son corps, pour tous ces civils… Il n’avait plus connaissance de tout ce qui pouvait bien se passer au sol et entre deux explosions de répulseurs pour tenter de frapper son adversaire, le jeune homme d’ordonner à l’intelligence artificielle l’accompagnant : " Contacte le 911 ! Décris la situation ! " A ce demander pourquoi il n’y avait pas pensé plus tôt… La situation se faisait plus chaude, les deux hommes s’élevant plus encore dans les cieux alors que la pluie battait l’armure de plus en plus fort. Le malandrin dans son dos commençait à l’accabler de ses foudres alors qu’Adriel cherchait une ouverture. Penser moins linéaire, penser plus pratique… Arrêter de penser moderne, passer au old school : " Coupe l’alimentation ! " Et l’amure de choir sous son poids comme une pierre. Emporté par son élan, Monsieur Météo lui passa par-dessus. Adriel hurla alors : " RESTAURES ! " Et son armure d’être de nouveau parcourue de courant alors qu’il joignait ses deux mains au-devant de son corps, en direction de son adversaire. Au creux de ses paumes, une lueur blafarde et un rayon de plasma gargantuesque d’enveloppé le malandrin. En vol stationnaire, Adriel haletait désormais. Un coup d’œil au sol pour voir comment la situation évoluait. Mais son attention d’être attirée par la brulée silhouette de son propre adversaire. Putain, que ce mec pouvait être résistant !
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Message posté : Dim 21 Déc 2014 - 14:18 Message
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Quand le ciel s’était fendu d’un éclair noir, quand la terre sous ses pas avait frémit, puis tremblé. Quand ses bras s’étaient mécaniquement resserrés autour du corps d’Adriel, toujours plongé dans l’inconscience. Quand ses tympans avaient sifflé, et un vent chaud et chargé s’était engouffré dans ses cheveux humides, collés à la courbe de son visage. Quand la terre avait volé et que l’onde de choc les avait couchés au sol. Quand l’air s’était raréfié dans ses poumons, et qu’elle avait observé se dresser la lourde silhouette sombre. Quand son sang n’avait fait qu’un tour. Le souffle court, Andrea avait porté son regard au-delà de son abri de fortune, guettant du coin de l’œil les silhouettes des preneurs d’otage ; La force du choc les avait atterrés, forcenés comme otages, et tous peinaient encore à reprendre pieds. Entre elle et eux se tenait une muraille de fer battue par la pluie.

D’une voix caverneuse, la chose – homme ou robot ? – s’était tournée et adressée à elle, lui sommant de se protéger, et de lui laisser prendre les choses en mains. Si elle avait un instant douté de l’alignement du nouvel arrivant – elle aurait pu en gérer deux, trois eut été plus compliqué –, ses craintes étaient désormais tout à fait balayées ; Elle avait un allié à ses côtés, et ça n’allait pas être de trop. L’utilisation de ses capacités l’avait brusquement vidée de ses réserves et énergétiques, et savoir qu’elle pouvait compter sur un héros le temps que les renforts arrivent la rassérénait, quelles que soient ses capacités. Elle avait d’autant plus besoin d’appui qu’elle pouvait difficilement laisser Adriel sans protection. Il aurait été facile de l’emporter loin du conflit, de le confier à n’importe quel inconnu en attendant que les secours arrivent pour le prendre en charge, mais au fond d’elle l’Ultime ne pouvait s’y résoudre : après tout, n’était-elle pas la mieux placée pour le protéger ? Et elle n’osait pas même imaginer le tollé qu’aurait suivi la découverte du corps inconscient du célèbre milliardaire ! La situation semblait inextinguible… Son seul espoir était que la neutralisation de la mentaliste libère finalement l’esprit d’Adriel.

Aussi c’est en simple spectatrice qu’elle observa la confrontation ; Le colosse de métal s’était dressé face à la mentaliste, neutralisant rapidement l’un des forcenés d’un coup de blaster. L’échange qui suivit, elle ne le perçut pas, pas plus qu’elle ne comprit le lien qui unissait le nouvel arrivant à l’homme qu’elle tenait entre ses bras. Les choses étaient trop lointaines, se passèrent trop vite pour qu’elles ne comprennent ce dont il était fondamentalement question. Quand le cri d’Adriel lui vrilla les tempes, ça faisait déjà longtemps qu’elle avait délaissé le combat des yeux, craignant pour la santé de son petit-ami. Si bien que, lorsqu’elle leva de nouveau le regard, les silhouettes de l’armure et de l’homme aux cheveux d’argent s’était envolée au creux des nuages bas, dans un ballet d’éclats de lumière et de grondements sourds. En quelques secondes, ils n’étaient plus que des points dans l’immensité, et elle se retrouvait seule.

Seule ? Pas tout à fait. La mentaliste restait, elle aussi, en compagnie d’otages dont elle avait perdu le contrôle suite à l’onde de choc, et qui pouvaient céder à la panique d’un instant à l’autre. Le groupe hétérogène était toujours ponctué d’hommes armés, contrariés par la neutralisation d’un des leurs. Sentant que les choses commençaient à tourner en sa défaveur, à lui échapper, et se doutant que le vacarme occasionné par la confrontation allait, tôt ou tard, attirer l’attention des forces de l’ordre ou d’autres supers, la rouquine avait continué de dévaliser les civils rassemblés sous le Kiosque. Une chose qu’Andrea ne pouvait se permettre de laisser arriver.

Avec une infinie délicatesse, mais la mort dans l’âme, la jeune femme se contraint à délaisser le corps de son petit ami, prenant soin de replier sous sa tête, sa veste de l’UNISON. Puis elle se dirigea vers le kiosque. En quelques instants, elle en avait gravi les deux premières marches et faisaient face aux preneurs d’otage. « Arrêtez. » Le son de sa propre voix sonna faux à cette injonction, mis elle ne cilla pas. Pas plus que lorsque les canons des armes s’étaient tournés vers elle. Andrea ressentait toujours les effets de son précédent assaut, aussi préféra-t-elle avancer le dialogue qu’une confrontation frontale. Et c’était d’autant plus vrai qu’un otage en pleine possession de ses moyens était un otage imprévisible. « Je suis de l’UNISON. Dans l’espoir que ça permette de rassurer les otages. Arrêtez tant qu’il est temps et je suis sûre que nous trouverons un arrangement. » Les yeux de la mentaliste, qui venait de demander à ses hommes de baisser les armes, s’étrécir jusqu’à n’être plus que deux fentes haineuses. « Un arrangement ? Siffla-t-elle. Un arrangement pour les protéger ? Parce qu’ils sont riches ? Parce qu’ils contribuent à faire valoir votre utilité. Ses yeux s’étrécirent un peu plus. Je ne crois pas, non. » À ses mots, elle tendit le bras devant elle et, aussitôt, une force sembla comprimer l’esprit d’Andrea, comme si elle était prise dans un étau. Elle sentait les vagues successives se fracasser à l’orée de sa mémoire, mais quelque chose en elle résistait. Au bout de quelques secondes, elle cessa. « Un bouclier mental ? Cracha-t-elle. Qu’importe, j’ai d’autres atouts dans ma manche. » Il ne fallut qu’un instant à Andrea pour comprendre que son corps venait de quitter le sol, un instant de plus pour sentir qu’il venait d’être brutalement fracassé contre les barrières du Kiosque dont l’acier forgé plia sous la force du choc. À n’en pas douter, cette femme était forte.

Mais croire qu’Andrea était sans reste était une erreur grossière.

Prenant appui sur ses jambes, la métisses Ultimes s’élança sur son ennemie, bien décidée à la neutraliser.
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Un mythe auquel croire...

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