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Oublie ce qui t'a blessé dans le passé, mais n'oublie jamais ce qu'il t'a appris

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Message posté : Mar 21 Oct 2014 - 13:16 Message
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    21 octobre 2014

La lune descend. La nouvelle lune approche. Je n’aime pas ces périodes où je suis plus faible. Un tout petit peu plus faible, mais tout de même. C’est désagréable. Dérangeant. Dans ces moments là, je peine à rester humaine. La louve hurle dans ce corps trop étroit, trop raide, trop pauvre en sensations. La louve veut sa liberté. Je veux ma liberté. Mais il faut que j’apparaisse suffisamment, que je travaille – je suis sur le tournage d’un film où je joue une louve-garou, c’est assez amusant – que je rassemble des informations pour SHADOW, encore et encore. C’est très, très, très pénible. Fatiguant.

Depuis que le petit démon a retrouvé une nouvelle enveloppe, en plus, je ne l’ai plus vu. Je suis jalouse de voir à quel point son petit jouet se débrouille bien, et est attachée à lui. Même en fouillant un peu dans ses émotions, je n’ai pas trouvé de faille dans l’attachement que Raphaël, ce petit traître de Raphaël, a créé dans l’esprit de la rousse. Il a bien appris ses leçons, ou bien elle était particulièrement sensible, que puis-je en savoir ? La magie est chose obscure pour moi. Je ne veux pas les voir tous les deux. Et je ne veux pas la tuer moi-même. Trop facile, bien trop facile. Je préfère quand c’est le démon qui est obligé de mettre fin à leur vie de ses propres mains. Quand il se voit forcé de laisser tomber son jouet.
J’adore ressentir sa colère et sa frustration, et je ne peux pas le faire cette fois. Parce qu’elle est trop liée, mais aussi parce que je crois qu’il a besoin d’elle et de sa magie.
Je déteste la magie.
Alors je rumine, je cultive ma jalousie et ma colère en sachant qu’elle ne trouvera pas d’échappatoires cette fois. C’est malheureux. Ennuyant.

Ce soir, j’ai enfin un moment de libre. Un moment à moi. Sköll est en mission, lui. Je suis seule, mais pour une fois, peu m’importe. Même si je trouve que nous ne nous voyons pas assez. Depuis nos débuts dans notre organisation, nous avons tant et tant de choses à faire. Mon frère, mon ami, le soleil de mes nuits est au loin, et je dois faire avec.
C’est ce que je fais, alors que je sors de la ville. J’ai besoin de courir, besoin d’être moi, pour de vrai. Pas une pâle imitation de ma puissance, pas un déguisement de chair qui devient prison à force de m’être trop imposé. Non, non, non. Cette nuit sera une nuit de chasse, une nuit où je pourrais cesser de faire semblant. Normalement.

Je me fais déposer par un des membres de mon équipe de sécurité. Equipe qui m’est peu utile en réalité – je peux veiller sur moi – mais il faut bien sauver les apparences. A la lisière de la ville. Je leur ai bien appris à ne pas poser de questions, et que toute fuite d’informations à mon sujet, ou à celui de mon frère, pouvait coûter cher. Je n’ai jamais été réputée pour ma tendance à la miséricorde, loin de là.
Une fois dehors, je m’enfonce dans la forêt de Watson, silencieuse. J’ai l’impression d’être enfermée dans mon corps, et de vouloir en fuir. Plus je m’approche de la libération, plus j’ai hâte de pouvoir changer. Je trouve un coin calme, enlève la robe que je porte. Un instant, j’ai froid, puis je m’accroupis au sol et cesse de me concentrer pour rester humaine. Je lâche prise sur mon enveloppe

Douleur, douleur physique associée à une joie sans limites alors que mes membres se modifient, que mon visage se remodèle, que je laisse la louve surgir. J’en souffre toujours, mais cela fait longtemps que ça ne me dérange plus. Surtout dans ce sens là. C’est l’affaire d’une minute, peut-être deux. Et puis je suis pleine et entière de nouveau. Aux anges, je m’étire, étendant mes pattes avant loin, loin devant moi. Ça ne fait pas de mal. Je lève le museau dans le vent, hume l’air doucement. Lapins, biche, oiseaux, tous sont calmes et veulent se faire oublier. Amusée, je me redresse, et je hurle mon bonheur. Je sais que personne ne me répondra, enfin, je doute que ce soit le cas. Les loups ne vivent normalement pas si près de la ville. Mais qu’importe.

Je vérifie que mes vêtements sont bien dissimulés, et puis je m’élance. Une course au hasard, sans but autre que de me dégourdir les pattes. Je cours à la vitesse d’un loup normal, ce soir, je n’ai pas de lune pour me rendre plus forte et plus rapide. Mais c’est déjà tellement plus que ce que l’humaine peut faire. Je ne sais pas combien de temps je cours au hasard, jusqu’à arriver à l’ancienne nécropole lénape. Je m’arrête sous les arbres et j’observe. Un petit gémissement m’échappe. Je suis toujours malheureuse quand je pense au temps joyeux de notre vie avec les petits indiens. J’appréciais d’avoir leur respect, j’appréciais d’être accueillie, de pouvoir protéger. Mais les autres hommes ont détruit cela aussi. Petites créatures bornées, sans pitié, engeance maudite gouvernée par la soif de conquête et de pouvoir et de sang. Lamentables êtres que cela. Et l’on s’étonne que je les méprise. Jamais un loup ne chasserait un autre loup, pas sans être désespéré. Nous nous battons pour des luttes de dominance, mais ceci établit, nous sommes solidaires. Les humains vivent pour eux mêmes uniquement. Seuls, si seuls.

Assise là, songeuse alors que je contemple les lieux, perdue dans des souvenirs doux et amers tout à la fois, je me laisse surprendre jusqu’à ce qu’un bruit me surprenne. Craquement de brindilles, ou peut-être un bruissement de feuilles mortes qui détonne dans les sons familiers de la forêt. Je ne sais pas. C’est une impression confuse plus qu’une alarme claire. Mes oreilles se dressent, j’ai la tête penchée comme pour mieux entendre, mais pour le moment seul le silence – relatif – me répond. Etrange. Je me redresse, m’ébroue, et entame une marche attentive à la lisière entre forêt et monuments. L’intrus, qui qu’il soit, a intérêt à avoir une bonne raison d’interrompre ma rêverie.
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Message posté : Mer 22 Oct 2014 - 21:45 Message
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ϟ Âge : 28
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 7867
ϟ Nombre de Messages RP : 817
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Crédits : Cookie
ϟ Doublons : /
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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Le temps avait passé depuis quelques temps, déjà. Louis n'était plus revenu dans la forêt pour s'y ressourcer. Le besoin s'était fait sentir aussitôt après avoir quitté la compagnie de l'archidémon. Dès l'après-midi de ce jour-là, il s'y était donc rendu, sans égard pour ce qui était prévu à son agenda. Aucune représentation ni répétition prévue à l'opéra. Aucune classe à la Star School for the Arts. Aucun rendez-vous important avec qui que ce fût. Quant au reste, il se décommanda. Cette liberté retrouvée ne lui déplaisait guère, et il s'interrogea d'ailleurs : pourquoi ne pas disparaître pour quelques semaines, au prétexte de quelques vacances imprévues et arbitraires ? Envoyer paître tout le monde, cracher à la figure de ses partenaires, ne plus penser qu'à soi... tout un programme, et quel programme ! Louis avait lu les journaux ces derniers jours, et devant l'impitoyable train de vie qu'il menait – travail, travail, travail – il avait fini par envier ces renégats au ban de la société qui ne vivaient que d'après leur propre loi, ou plutôt justement en contradiction avec la loi de tous les autres. Louis s'était laissé séduire par cette idée folle et tentatrice, mais il n'y avait pas cédé, comme jamais d'ailleurs il n'y avait cédé, car elle n'était pas nouvelle. Son refus d'y souscrire venait de ce qu'il savait que suivre ce chemin ne serait viable qu'à la condition de renoncer à toutes les facilités offertes par la servitude volontaire à laquelle il se soumettait de sa propre initiative. Comme prix de son travail acharné, il connaissait le succès, le confort et même, récompense suprême, la reconnaissance de ses pairs et la gloire, toujours éphémère, d'un firmament où son étoile brillait des feux de son talent.

Allait-il se plaindre ? Bien sûr que non, et certainement pas alors qu'il venait d'arriver sur le site de la Colline des Lénapes, monument historique qu'il n'avait jamais vraiment pris le temps de visiter depuis son arrivée à Star City. Cette lacune comblée, il se réjouissait d'ailleurs des quelques heures passées à suivre les pas, les indications et les explications d'une guide peu intéressant mais très informé sur son sujet. Cette nécropole était d'après lui le joyau de la forêt et Louis aurait volontiers approuvé ce qu'il disait, s'il n'avait été par ailleurs si peu respectueux des lieux qu'ils fréquentaient. Le magicien ne partageait pas l'enthousiasme de ce guide pour la culture lénape, mais il n'était pas non plus indifférent à ce qu'il apprenait de ce peuple amérindien. Il s'amusa notamment de la curieuse coutume matrimoniale qui voulait qu'un jeune homme ne pût épouser qu'une vieille femme tandis que cette même tradition exigeait qu'une jeune fille épousât un vieil homme. Cela n'était pas sans lui rappeler certaines des pratiques matrimoniales de l'ancienne Navarre, où les règles successorales faisaient la part belle à tous les héritiers, quel que fussent leur sexe et leur âge. Louis évita de s'engager dans une discussion éminemment politique sur le sort réservé par l'Histoire aux peuples amérindiens, que le guide voulut initier quand ils arrivèrent au cœur de la Nécropole mais, par politesse, il confia compatir à la souffrance de ce grand nombre d'innocents qui périrent des mains de l'Homme blanc, sacrifiés sur l'autel de la conquête et de la cupidité.

La visite s'acheva et Louis, prétextant vouloir se recueillir et profiter de la quiétude sereine qui planait sur le lieu historique, ne revint pas sur ses pas avec le guide, et déclara qu'il pourrait retrouver son chemin tout seul. C'était bien vrai, d'ailleurs – il avait avec lui son téléphone portable, après tout. Quand il fut certain d'être bien seul, Louis s'éloigna du sentier tracé au sol pour se rapprocher de la forêt, et s'y enfoncer. Il savait n'y avoir rien à craindre, les dangers étaient rares. Et dans tous les cas, il n'était pas démuni, face à eux. La solitude retrouvée lui fit tant de bien qu'il marcha indifféremment, sans réellement se soucier de sa destination, mais en gardant toujours à l'esprit le trajet qu'il faisait, afin de pouvoir s'en revenir sur ses pas, au besoin. Contrairement à la délicieuse Amber qu'il avait rencontré ici-même quelques temps plus tôt, il n'avait pas la faculté de parler avec les plantes... elles n'auraient donc pu lui indiquer la route à suivre pour quitter la forêt.

En revanche, il s'était découvert une certaine affinité avec les animaux qu'il put encore une fois constater. En effet, il s'était installé dans un petit hallier tranquille, qu'il avait aménagé en nid douillet, pour une courte sieste à l'abri des regards, ses affaires bien cachées sous lui, dans un coffre végétal. Sa magie était là aux cimes de son utilité. Quand il s'éveilla, le crépuscule tombait, et tout autour de lui, il découvrit quelques lapins, deux blaireaux et une biche qui l'observaient, comme soucieux de veiller sur un malade alité. La scène aurait pu inspirer ceux qui, des années auparavant, dessinèrent certaines des planches de Blanche-Neige et les Sept Nains pour le compte de Walt Disney.  « Et que faites-vous là ? »s'entendit-il dire à un petit lapin. « Vous croyez peut-être que j'ai sur moi une botte de carottes ? » Mais évidemment, les animaux ne répondirent pas. Ils ne le comprirent pas, d'ailleurs, sauf si ces animaux-là n'en étaient pas vraiment... Louis ne s'expliquait pas cette affinité nouvelle et si particulière, qui le liait davantage aux mammifères. Ainsi, quand il se reprit et se remit en route, ces quelques animaux le suivirent. Certains finirent par l'abandonner, d'autres les remplacèrent. Louis parlait avec eux, mais il monologuait. Toutefois, quand il comprit que la nuit s'abattrait bien vite sur la forêt, il reprit le chemin de la nécropole amérindienne. Il en retrouva les monuments et les ruines. Il décida de ne pas précipiter son départ. À quoi bon ?

 « Et si vous pouviez parler, hein ? Me diriez-vous des secrets sur ce lieu ancien ? »

Louis avait dit cela à une petite belette qui tournait autour de lui devant un public d'autres animaux que la nuit ne terrorisait pas.

 « Je me demande si ces histoires de fantômes sont vraies... »
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Message posté : Lun 3 Nov 2014 - 10:53 Message
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Une voix qui perce le silence relatif de la forêt. Je dresse les oreilles, les agite. Je suis méfiante, d’abord. Je me rapproche de la source de la voix. Et plus je m’en rapproche, moins la tension m’habite… C’est étonnant, je suppose. Je suis d’habitude aussi agitée que la nature en pleine tempête, toujours. Je suis vive, un peu trop parfois. Le calme artificiel qui m’envahit me déplaît. Comme si l’on me forçait à apprécier la présence d’un inconnu qui parle seul. Ou peut être pas si seul.

Assise bien tranquillement à la lisière de la forêt, les arbres projetant leur ombre bienfaisante sur moi, j’observe un petit humain, assez jeune, parler à des animaux divers et variés. Visiblement, je suis en présence de quelqu’un qui les attire… Probablement que si je ne suis pas déjà assise à ses pieds comme une petite chienne bien éduquée, c’est parce que mon essence est autre. Quasi divine.
Je ne m’approche pas de suite. Je sais que je suis visible – le blanc éclatant n’est pas le meilleur des camouflages – mais je ne veux pas bouger. Je suis bien, j’observe la scène.

Histoires de fantôme, dit-il. Pourquoi ne seraient-elles pas vraies ? Un grondement qui pourrait être un rire, grave, secoue mon poitrail puissant. Les dieux existent et se baladent parmi le peuple humain, des créatures féériques existent, pourquoi n’y aurait-il pas ici un fantôme, ultime vestige d’un âge malheureusement révolu ? Je m’approche doucement, à pas de loup, diraient-ils. Je contemple l’humain, regarde les proies fuir – elles apprécient sa compagnie mais craignent plus ma présence, moi qui n’ait pas d’égale dans ces bois autre que mon frère.

Mes yeux d’ambre retrouvent le contact avec les pupilles de l’homme. Il sent la nature, les plantes… une odeur reptilienne, et alors que je mets mon museau tout près de lui, je distingue une autre odeur. Connue, familière, rassurante, réconfortante – plus que tous les artifices qu’il peut mettre en œuvre, volontairement ou non. L’odeur de Mannheim. Mon chez-moi, mon fief, mes maîtres et mes esclaves tout à la fois. Finalement, ce n’est pas un impertinent méritant d’être puni. C’est bien. Je ne me sens pas l’âme vengeresse, ce soir. Du moins je ne crois pas… Je change d’avis si souvent, quand je laisse ma véritable nature s’exprimer.

Je m’assois en face de lui – mes yeux sont à hauteur des siens, à peu près… Le fait que je ne suis pas un loup normal est criant, percutant, absolument évident. J’espère lire un peu d’admiration dans ses yeux – réaction normale face à ma beauté et à ma puissance, même si trop peu d’humains font les choses ainsi. C’est souvent la peur qui prend le dessus. Peur ou colère ou haine, gratuites, incompréhensibles. Pourquoi me reprocher les chasses que je mène ? Ne se chassent-ils pas entre eux ? N’ont-ils pas chassés mes petits frères et petites sœurs lupins, encore et encore ? Je ne leur tiens pas rigueur, moi, de leurs chasses. Seulement de leurs excès.
Même si je n’aime pas ses comportements canins, je remue la queue. Une fois, deux fois. Histoire de signifier que je ne suis pas agressive. Je déteste faire ça, mais tant de fois on n’a pas compris mes intentions… J’ai appris ma leçon. Les humains, créatures un peu lentes, ne décryptent pas le langage corporel comme nous autres le faisons. Grossière erreur d’adaptation, mais qu’y puis-je ? Je ne compte pas refaire cette espèce déplorable.

Je penche la tête sur le côté, je me demande ce qu’il va faire et cela se voit. Il se demandait voilà un instant ce que ferait son petit public – disparu à présent, enfin… Il est en retrait et observe, attendant que je parte pour reprendre sa place auprès de son cher petit homme – s’il pouvait parler. Pas grand chose, j’imagine. Les animaux, tous, sont intelligents, mais ils ne vivent pas le monde de la même façon que l’inconnu de SHADOW. Ils ont des perceptions différentes. Le temps est chose abstraite pour nous autres, le temps et tant d’autres concepts encore. Des concepts que l’homme a inventé parce qu’il ressent toujours le besoin de tout codifier. Contrôler. Maîtriser. L’homme veut plier tout ce qui se dresse sur son chemin à sa volonté.
Tsss. Habitude ridicule s’il en est, mais je m’y suis faite. Je comprends même certaines de leurs idées saugrenues : les jours, les mois, les années. Tout ça pour compter le temps. Tout ça pour quoi faire, franchement ? Le temps ne s’arrêtera pas de passer pour autant.

Je me redresse avec des gestes lents. Je suis vraiment curieuse. Calme. Un peu trop calme par rapport au bouillonnement habituel de mes pensées. C’est artificiel, mais ça ne me dérange pas trop. Tant que j’en ai conscience, après tout. Sans attendre de permission j’approche ma truffe, je hume son odeur familière et inconnue, odeur de magie et de nature et de sang. Bizarre mélange. Pas désagréable. Pour l’instant, l’homme ne me déplaît pas. Quelle chance inouïe pour lui.

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Message posté : Lun 3 Nov 2014 - 20:34 Message
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Louis vit, autour de lui, s'enfuir les animaux. Il n'avait pourtant pas eu l'impression d'être grossier. Avait-il dit quelque chose de particulièrement odieux pour susciter réaction si bizarre ? Il n'en était pas la cause. Il le savait et en aurait bientôt la confirmation. Un bruissement non loin, Louis se tourna vers ce qu'il devina être la source qu'il cherchait pour justifier le comportement des bestioles – ces fuyards hypocrites. Se tenait devant lui un loup. Un grand loup et encore, l'adjectif paraissait faible pour décrire la réalité de ce qu'il voyait. C'était donc lui que fuyaient les autres pensionnaires de la forêt ! Cela ne surprenait guère Louis qui, s'il avait été lui-même une proie, aurait fui sans demander son reste la proximité d'un tel prédateur. Il n'était pas zoologiste, mais ce loup lui parut plus grand que la normale. Était-ce un loup... naturel ? La question était sotte. Était-ce un fantôme alors ? Lénapes, lupus, lupin, loup... était-ce l'esprit protecteur des lieux ? Louis n'aurait su l'affirmer, il semblait si réel, ce gros loup blanc... Même gros était insuffisant à le décrire.

 « Oh. On dirait la mère de Balto. »

Jamais la colline des Lénapes n'entendit remarque plus impertinente ou ridicule, sans doute, mais Louis, disant cela, n'avait en rien l'intention d'être désagréable ou désobligeant. Il fallait puiser au plus profond de ses souvenirs d'enfance pour comprendre la référence cinématographique, et y percevoir donc un compliment. À ses yeux, ce gros loup était un animal, donc un mammifère, donc un ami ce soir, puisqu'un lien ténu le liait à toute la faune terrestre. La bête d'ailleurs vint jusqu'à le renifler. Un geste... pour saluer ?

 « En mode géante, cela dit. »

C'était encore... non, il n'y avait pas là un euphémisme, ce grand loup blanc n'était pas non plus de l'envergure des Titans qui tutoyèrent l'Olympe. Louis hésita à baisser la tête pour examiner sous le flanc de la bête un indice pour déterminer s'il avait devant lui un mâle ou une femelle. Il s'abstint – non point tant par crainte que par respect. Loup ou louve ? Figure de la sauvagerie ou de la débauche ? Louis se souvint alors de ce témoignage entendu de la bouche d'un vieux turc qui, peintre de son état, ne peignait que des loups, car il croyait ce faisant mener le combat pour retrouver l'identité de son peuple, menacée par la décadence commencée sous l'Empire ottoman, et croyait ainsi reproduire une très ancienne image, celle de l'ancêtre mythique Gengis Khan, loup bleu, cratophanie de la lumière ouranienne, la foudre, et dont l'union avec la biche blanche, ou fauve, représentante la terre, plaçait à l'origine de ce peuple la hiérogamie terre-ciel. Louis ignorait toutefois que les peuples de la Prairie nord-américaine semblaient avoir interprété de la même façon la signification symbolique de l'animal, comme l'énonce un de leur chant de guerre : « je suis le loup solitaire, je rôde en maints pays » …

Il vit le loup s'asseoir devant lui, remuer la queue, et la grâce de ses mouvements l'impressionna. Que voulait-il, cet animal-là ? N'avait-il pas quelque chasse à mener quelque part ? Ou avait-il compris que Louis attirait à lui les mammifères, et espérait-il qu'ils coopérassent ? Louis était trop respectueux de l'ordre naturel des forêts pour y prendre sa part, et peser dans la balance de l'harmonie universelle en quelconque façon. Le loup pencha la tête sur le côté et Louis fit de même.

 « J'espère que tu n'es pas venu pour me dévorer. »

La voix de Louis n'exprimait aucune crainte. Il s'était sorti de situations bien pires, et bien plus effrayantes que cette rencontre inexpiable et surtout, semblable à aucune autre. Il la vivait comme un privilège et se demandait si ce loup et la nécropole lénape étaient liés. Peut-être même le loup avait-il un lien avec la forêt de Watson toute entière ? Que n'avait-il révisé son archéologie locale avant de venir ! Mais louvart, ou vieux loup ? Louis comprit à cet instant à quel point ses connaissances de la faune étaient limitées. Il aurait pu décrire les différences entre les deux brins d'herbe qu'il piétinait, mais se voyait incapable de mieux caractériser la bête qu'il avait sous les yeux. C'était révoltant.

 « En tout cas, si tu es le gardien de ces lieux et le protecteur de cette forêt... » Le loup en avait l'allure et, sans doute, les moyens. « … sache que je t'en sais gré. Elle m'est aussi précieuse que te le sont tes yeux et tes dents. » L’œil pour distinguer la proie et la dent pour y mordre, duo d'atouts indispensables au prédateur qu'était sans doute ce grand loup.
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Message posté : Mar 4 Nov 2014 - 21:59 Message
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Balto ? Je ne sais pas qui il est. Elle est ? Mes oreilles s’agitent légèrement, je suis interrogative. Je ne sais pas si c’est un compliment, une simple remarque, ou au contraire une insulte, et ça me déplaît souverainement. Ah, ces humains. Ne peuvent ils pas parler clairement de temps à autre ? C’est trop demander ?
Mais l’homme, déjà, continue et recommence à parler. Il dit que je suis géante, et je comprends cela. S’il avait vu Fenrir… Notre père était bien plus grand, et avait surtout le pouvoir de changer sa taille à volonté. Je me demande comment il vit son emprisonnement. Si long, si interminable. Toutes ces lunes passées sur Terre, alors que ma famille est décimée. Presque. Sköll est avec moi, et c’est le plus important.

Un jappement amusé m’échappe. Un son que je produis parfois quand je suis louve et que je voudrais rire. Non, je ne suis pas venue le dévorer. Il le saurait, dans le cas contraire, je suppose. Je suis venue honorer la mémoire et la forêt et la terre, je suis venue retrouver ce que je suis pour me distancier de cette enveloppe humaine qui me pesait, mais il ne le sait pas. Il ne peut le savoir, pauvre petit être. Même certains mentalistes ont parfois du mal à lire en moi car je ne pense pas à l’identique des hommes.

Gardienne, protectrice… Le suis-je ? Je l’ai été, oui, il y a longtemps. Des lunes et des lunes et des lunes. Mais je ne suis pas de celles qui agissent de façon bénéfique, moi. Je préfère le chaos à l’ordre, la guerre et le sang et la mort à la paix. Combien de batailles ai-je déclenchées, en mon temps ? Combien de guerres, combien de conflits décidés par mon si doux pouvoir ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Trop pour que je puisse toutes me les rappeler, en tout cas. J’agite la tête, de droite et de gauche. Je garde la forêt, oui, parce que c’est mon royaume de tranquillité. L’endroit où je peux laisser tomber les faux semblants une bonne fois pour toute. Mais ce n’est pas par bonté d’âme. Non, non, non.
Mélancolique, je jette un dernier regard à la nécropole Lénape. Je lève mon museau vers le ciel désespérément vide, à l’exception des étoiles et d’un fin, si fin, trop fin liseré représentant ce qu’il reste de mon amie-ennemie la Lune. Et je hurle. Mon chagrin, la peine et les souvenirs trop vite partis.

Puis je me redresse, et je passe derrière le petit humain pour l’inciter à avancer d’une poussée maîtrisée dans le dos. Je prends garde à ne pas être trop forte, trop brutale. Je n’aime pas blesser involontairement. Oh que non. Quand je le fais, je veux que la personne sache que j’ai fait exprès, et que je veux qu’elle souffre, c’est une vengeance ou un simple jeu, mais ce n’est pas une erreur de louveteau qui ne connaît pas sa force. Hors de question. Il hésite, je crois, mais obtempère, alors je repars devant, silencieuse sur les feuilles mortes – à peine un crissement salue mon passage. Je trottine doucement, m’avance entre les arbres, puis me retourne pour vérifier que l’humain suit.

Curiosité ou inconscience, il suit. Il revient à ma hauteur, et je repars l’attendre plus loin, jusqu’à ce que nous ne soyons plus en vue de la nécropole. Je ne tiens pas à ce que n’importe qui voit ma métamorphose. Lui, il peut. Après tout, certains autres agents de SHADOW savent que je peux me métamorphoser, ce n’est pas pour autant qu’ils ont appris qui je suis.
Je me couche, et j’appelle l’image d’une humaine. Petite, menue, cheveux blonds légèrement ondulés, très très longs. De telle sorte qu’ils arrivent assez bas pour que je puisse m’en couvrir. Des fois que monsieur soit du genre gênés. Jolie visage, un peu enfantin. Je paraîtrais plus jeune qu’habituellement mais qu’importe. Je ne suis pas certaine de vouloir lui parler en tant qu’Ida. Alors je change pour cette forme là. Une longue, longue minute, et la douleur est presque insupportable pour mon pauvre corps. Je lutte pour reprendre forme humaine malgré mon pouvoir vacillant en cette presque nouvelle Lune.

Mais j’y parviens. J’y parviens, le souffle un peu court, mais apparemment indemne. Je déteste ce sens de transformation, définitivement. Enfin. Je suis couchée sur le dos, sur le sol de la forêt. Il fait un peu froid, je crois, mais je m’en rends à peine compte. Je suis nue. Totalement nue. Ça ne pose strictement aucun problème, à moi. C’est un état naturel. Si lui s’en offusque, et bien tant pis. Je ne peux pas parler en étant louve, et j’ai envie de savoir pourquoi il était là. Ce qu’il veut, ce qu’il fait. Je suis curieuse.

Je me redresse et cherche l’homme du regard, mes yeux brillant encore du feu ambré de la louve. Mes yeux sont souvent le reflet de ma véritable nature, et je ne réussis parfois pas à changer quand je ne me concentre pas. Ce n’est pas trop grave, pour lui, alors je ne me suis pas forcée à aller jusqu’au bout.

« Un loup qui veut chasser ne s’assoit pas devant sa proie pour la regarder, petit homme. »

Je souris largement. Un sourire un brin carnassier, peut-être, qui se lit jusque dans mes yeux d'ambre. Idée amusante. Un loup qui chasse court, court, court, puis utilise crocs et griffes pour faire couler le sang, mourir la proie. Il ne s'assoit définitivement pas.

« Gardienne… Peut être que j’en suis une, oui. Cet endroit est cher à mon cœur. Ici sont les souvenirs de temps plus heureux pour moi, alors je veille, quand je peux. Je me souviens. »

C’est important. Important pour que je ne m’ennuie pas trop, et aussi pour le bénéfice de ces gens qui sont morts et dont on doit se rappeler. Mais je reviens aux choses sérieuses, aux choses qui me perturbent plus que d’autres. A savoir…

« Qui est… Balto ? Je ne connais pas ce nom. »

Je sais me passer pour humaine à l’occasion. Mais je sais aussi jouer de mon étrangeté pour paraître différente. Anormale et inhumaine. Ce serait amusant de laisser croire à cet homme que je suis un quelconque esprit gardien.

« Plus important, que faites-vous ici ? Il est rare que je croise des hommes ici à cette heure. Ils craignent la forêt, ou ne lui trouve aucun intérêt, dans la plupart des cas, je crois. »

Ils ne savent pas ce qu’ils ratent, ai-je envie de dire, mais je me satisfais volontiers de ce manque criant d’intérêt. C’est mon fief, ici, mon domaine, et je ne tiens pas à le voir envie par le peuple humain. Je le toise, curieuse mais peut être un peu hautaine, je suppose. Immobile à quelques pas du petit humain, je suis toujours dévêtue, mes longs cheveux d'or faisant un peu écran entre ma petite personne et l'autre, cependant. Une marque flagrante de politesse, venant de moi, qui ne rate pas une occasion de chercher à mettre mal à l'aise habituellement.
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Message posté : Mer 5 Nov 2014 - 19:53 Message
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ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
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♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
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♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

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Le loup... la louve s'était transformée devant lui jusqu'à devenir une femme aux cheveux blonds, au visage d'ange et aux manières bizarres. Il ne s'y attendait pas et pourtant, il ne fut guère surpris de voir les choses tourner ainsi. En effet, la bête était trop grande pour être tout à fait ordinaire. Cette métamorphose soudaine, préparée par leur écart de la nécropole, laissait Louis pantois et silencieux. La magie ne l'effrayait pas. La demoiselle était de belle condition. Mais que voulait-elle ? Ses paroles étaient énigmatiques. La question qu'elle posa, en revanche, était claire, et Louis sut y répondre sans détour.  « Balto est un personnage, un animal de fiction. » Il parlait d'un ton très calme. Il l'avait écoutée avec la même tranquillité. Elle ne l'intimidait pas, ni ne l'effrayait. Au contraire elle l'intéressait et suscitait en lui de multiples questions. Était-elle humaine, animale, à la croisée de ces deux genres, ou tout autre chose ? La réponse ne s'imposait guère d'elle-même, et Louis aurait pu consacrer des heures à cette réflexion si cette nymphe, qui aurait pu être la compagne de chasse d'Artémis elle-même, ne lui avait posé une autre question.

 « Je me promène. Je m'informe. J'apprends. » Car l'espérance mène plus loin que la crainte. Louis ignorait ce que la louve... ce que cette femme comprendrait de sa réponse, mais il n'ajouta rien et se contenta d'observer sans fléchir celle qui l’interpellait. Sa nudité ne le gênait aucune, pas plus qu'elle ne suscitait en lui de notables réactions. Il y demeurait indifférent, il en avait vu d'autres et n'avaient jamais été, de toute façon, un grand sensible de la chose. Il poursuivait ses observations et ses réflexions. Si la demoiselle l'avait attirée loin de la nécropole, c'était sans doute qu'elle n'avait pas voulu qu'un visiteur tardif la vît sous cette forme, et pourtant, elle n'avait pas hésité à se métamorphoser devant Louis. Pourquoi lui accorder ce qui pouvait s'entendre comme un privilège ? Assurément Louis comprenait qu'elle n'avait pas fait ce choix sans raison, cette gardienne, ainsi qu'elle se décrivait, devait ou nourrir un dessein précis à son égard, ou avoir conçu pour lui un intérêt spontané quand elle le vit. Quelle qu'en fût toutefois la raison, Louis était désireux de la connaître. Louis remarqua qu'en dépit de sa transformation, aucun des animaux qui tantôt le côtoyaient ne revinrent à lui : ils devaient percevoir l'aura de la demoiselle, et la craindre.

Ils se tenaient à proximité, mais à l'abri – du moins sans doute l'espéraient-ils.

 « Je viens souvent dans cette forêt, depuis que je me suis installé à Star City. C'est un lieu enchanteur. » Elle n'avait bien évidemment rien à voir avec les belles forêts d'Europe qu'il avait pu traverser et connaître en profondeur, mais Louis ne doutait pas de se creuser ici une tanière où nourrir ses affinités pour la flore et la faune. Il s'abaissa pour saisir une pierre et la soupesa quelques instants, pour ensuite la jeter et la rattraper comme l'aurait fait un enfant.  « Et vous le connaissez sans doute mieux que moi, ce lieu, s'il est cher à votre cœur. M'en conterez-vous le récit ? » La question était simple, et peut-être Louis aurait-il dû l'entourer de plus de forme. Mais il se croyait face à un esprit primordial, et savait qu'en leur présence, il était vain de s'entourer des vicissitudes civilisationnelles que sont l'hypocrisie ou la politesse. Des questions et des idées simples comme la feuille ou le bourgeon, voilà ce qui convenait à ces êtres. Il n'irait pas chercher ailleurs qu'auprès de cette demoiselle les réponses qu'il désirait avoir. Il n'allongerait pas leur échange de vaines palabres – car il le percevait comme une opportunité formidable.

On put s'étonner de l'imperturbable assurance de Louis qui persistait à ne point considérer la louve comme un danger potentiel. Pourtant, s'en étonner, c'était faire fi du lieu où ils se trouvaient : la forêt de Watson lui avait toujours paru être le lieu où s'exprimerait toute la puissance des ses capacités. Il n'était donc pas si surprenant de le prendre à croire qu'il n'y craignait rien ou si peu. Cette confiance à chaque instant renouvelée par le contact des végétaux nuirait-elle à ses intérêts ? L'avenir seul pourrait le détromper.
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Message posté : Mer 12 Nov 2014 - 10:56 Message
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Immobile, attentive, je le contemple d’un air serein. Je note qu’il me faudra me renseigner sur ce Balto. Si celui-ci, ou plutôt sa mère, ne constituait pas une comparaison suffisamment flatteuse pour moi, je pourrais toujours retrouver mon offenseur et lui faire payer ses médisances. Une occupation comme une autre. Très agréable. Pour un peu, j’aurais souhaité que ce soit effectivement insultant. Bonne chasse en perspective.

Pensive, tandis qu’il continue à parler, je contourne mon petit inconnu. Je me demande pourquoi il avait cette odeur reptilienne… et un quelque chose de la nature, de la forêt et de la vie. Agréable au possible. Mais aussi très étrange. Avant même que je n’aie le temps de m’informer plus avant, l’homme était déjà en train de me poser des questions. Je lèverais bien les yeux au ciel, mais ça gâcherait sûrement mon petit jeu. Je me replace face à lui, croise les bras sur mes cheveux d’or, le regarde d’un air définitivement peu avenant cette fois ci.

« Que veux-tu que je te raconte. Ce sont toi et les tiens qui avez fait cela. »

Je désigne la direction de la nécropole d’un geste sec.

« Il n’y pas plus personne pour vous raconter parce que votre folie des grandeurs vous a poussée à détruire ce qui existait pour construire ce que vous vouliez. »

Je fais volte face, lui tourne le dos, le temps de reprendre contenance. Ce n’est pas lui, pas lui, pas lui que j’ai vu tué mes amis, mes petits protégés, alors que j’étais impuissante. Impuissante face au nombre, même alliée à mon frère si fort. Amers souvenirs. Et puis juste comme ça, ma colère s’apaise. Mon aura agitée se calme, s’adoucit.

« En ce temps, les choses étaient différentes pour nous. »

De quel nous je parle, il ne peut sans doute pas le savoir. Tant pis pour lui.

« Les Lénapes, ceux qui ont construit la nécropole, ils respectaient la terre et la vie. Ils nous respectaient pour ce que nous étions. Et puis le sang et la mort, le fracas des armes et le feu ont fait leur œuvre. »

Une fois de plus, je me retourne pour lui faire face. Je cherche son regard, mes yeux d’ambre pétillant d’une lueur amusée.

« Pas sans que mes crocs ne prélèvent leur propre tribut, cela dit. »

Je ris doucement. Belles batailles, malgré l’amertume que je ressens. Nous avions renoués avec nos vieilles habitudes, nous avions chassé l’homme comme n’importe quel gibier, nous lui avions insufflé la crainte de nuit comme de jour. Harceleurs, vengeurs, tueurs apaisant leur rancune dans le sang.
Nous avions eu de la chance, au fond. Les Lénapes étaient un peuple pacifique, qui avait résisté plus longtemps car ses échanges avec les colons se faisaient de façon paisible et apaisée. Jusqu’aux révoltes. Là, les choses avaient changés. La guerre avait pris la place de la paix. Ce fut la première et unique fois que ce chaos nouveau me chagrina. Moi qui avait précipité tant et tant de conflits pour mon amusement. C’était ironique.

« Comment fais-tu pour attirer toutes ces créatures ? »

Je m’approche doucement de lui, mes gestes nerveux malgré tout. Je ne me gêne pas non plus pour renifler le creux de son cou, toute, toute proche… Avant de reculer d’un bond. Ce n’est que pour le décorum. Vu la phase lunaire où nous sommes, mon odorat est humain sous cette forme. Autrement dit terriblement faible, inutile.

« Tu sens le lézard. Et les plantes, et le feu. C’est très étrange, comme mélange. »

Je fronce mon petit nez. Etrange, et je n’aime pas ça. Je ne reconnais pas toutes les touches de ce que j’ai senti, et ça me perturbe. Après des siècles de vie sur Terre, je découvre encore de nouvelles choses. C’est étonnant.
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Message posté : Jeu 13 Nov 2014 - 20:51 Message
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Les paroles accusatrices de la louve auraient sans doute eu plus d'effet sur Louis si cette dernière n'avait été totalement nue devant lui, à peine couverte de l'indicible parure de cheveux d'or dont sa tête s'ornait, comme la crête d'écume au sommet des vagues. De quoi parlait-elle ? Lui et les siens ? Qu'entendait-elle par là ? Elle désignait la nécropole avec humeur. Faisait-elle référence à l'histoire coloniale de l'Homme blanc en Amérique du Nord ? À l'entendre, c'était le cas. Elle parla des morts, de la destruction des peuples, de cet autre temps d'aventure pour les uns et de malheur pour les autres. Elle mentionna les Lénapes, constructeurs de la nécropole, anciens maîtres des lieux, que l'Histoire balaya d'un revers de la manche et d'un coup de canon. Elle en parlait comme si elle avait été là, en chair et en os, présente et bien vivante, parmi ce peuple, pour partager ses luttes et ses chagrins, ses ultimes efforts et ses derniers instants. Elle semblait regretter son impuissance sans larmoyer pour autant. Ce temps-là était loin d'eux. Cherchait-elle à culpabiliser Louis ? Projetait-elle en lui le procès des colons qui massacrèrent les indiens Lénapes pour s'emparer de leurs terres et des richesses qu'ils croyaient y découvrir ? Louis garda le silence, plus sceptique que respectueux. Elle n'y parviendrait pas. Il ne connaissait guère en profondeur l'histoire coloniale du territoire américain. Il en savait assez toutefois pour savoir qu'il ne s'estimait point comptable des exactions de ses ancêtres européens et d'ailleurs, à entrer dans le détail de sa généalogie, ses aïeux demeurés en France ne prirent aucune part au massacre des Amérindiens et ceux ayant pris la mer pour s'installer aux Amériques le firent bien après les grands ravages perpétrés par les colons. Il n'avait donc à rougir de cette nécropole qui ne lui devait rien.

Il se tut donc dans un premier temps, pour mieux rebondir sur la seule question que posa l'entité que Louis devinait magique.《 Je ne saurais l'expliquer avec précision. C'est ainsi. Elles se sentent bien auprès de moi, je suppose. Elles savent que je ne leur suis pas nuisible et qu'au besoin, je suis là pour les protéger. 》 Et c'était la vérité. Louis avait rapidement compris cet empire qu'il serait amené à exercer sur le règne animal, mais il en ignorait encore l'étendue et les mécanismes. Il savait simplement qu'à son contact, les mammifères se pressaient et se rassemblaient. Il savait aussi qu'aucun animal ne le menaçait jamais naturellement. Louis s'était donc lié d'amitié avec la flore et la faune, depuis des lustres maintenant. L'ami des bêtes, c'est ainsi que parfois on le surnommait. Plus jeune, à la campagne, déjà, il s'était distingué par la relation très particulière qui le liait aux animaux de la ferme et aux plus rares échappés des forêts. Il avait toujours conçu beaucoup de tristesse à l'idée de tuer inutilement tout animal, et il fut difficile de lui enseigner les vertus de certaines pratiques alimentaires. Mais tout cela était fort loin. 《 Je ne les connais pas, ces animaux, mais je me sens proche d'eux, et responsable, sans doute. C'est dans mon sang. 》 Il n'y avait pas mille mystères à résoudre. La magie de Louis s'expliquait par l'héritage qu'il avait reçu. Elle était le fruit d'un apprentissage venu se greffer sur l'inné de sa naissance. Certaines capacités se développaient avec le temps, d'autres nécessitaient une prise en main. Rien de plus, rien de moins.

《 Il faudra que j'en parle avec mon parfumeur, car j'ai payé fort cher pour un mélange si peu élégant... 》 Louis n'était pas sûr que la louve serait sensible à son humour, mais il avait davantage cédé à la tentation pour lui-même que pour son public. Il égara ses mains dans ses cheveux pour les tirer vers l'arrière. Il hésitait encore sur la conduite à mener, aussi se laissait-il aller à l'improvisation. 《 Le mélange ne me paraît toutefois pas si étrange. Le lézard, les plantes, le feu. Oui, c'est tout à fait logique, mais il faut avoir le nez d'un fin pisteur pour distinguer cela... Car, soyons honnête, cette peau n'est pas d'écailles, ces cheveux ne sont pas des feuilles et ces yeux ne brûlent pas. 》
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Message posté : Ven 21 Nov 2014 - 8:28 Message
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Le respect sous-jacent laisse place à du scepticisme. Désagréable. Mais compréhensible, peut-être ? Je ne sais pas, je ne le connais pas. Pas mon problème. S’il veut jouer ainsi de mes mots, qu’il fasse. Tant qu’il ne m’offusque pas, tout ira bien pour lui. J’imagine. Je ne peux pas trop savoir quelle envie va me traverser d’ici quelques minutes, après tout. Je préfère vivre dans le présent que dans le futur. Ce genre de choses, c’est une attitude d’humain. Je ne suis pas humaine.

« Pour les protéger ? Pourquoi donc les protègerais-tu ? Quel intérêt pour toi ? »

Je suis réellement curieuse, parce que les hommes autour de moi ont toujours des intentions liées à leur profit. Rarement, ils font quelque chose de bien, de gratuit. C’est malheureux. Ça veut généralement dire que j’ai mal joué de leurs émotions, d’ailleurs.
Je note cette expression « dans mon sang », en silence. Je ne doute pas que son sang soit absolument délicieux. Pour un peu, j’aurais envie de donner la chasse à mon hôte de ce soir. Il ferait certainement un gibier intéressant. Je souris doucement tandis que me viennent à l’esprit des images de cette poursuite. Mais je ne suis pas venue ici pour ça, malheureusement.

L’inconnu continue à parler pendant que je pense à d’autres choses. Il plaisante, je suppose. Je ne goûte pas vraiment cette esquive de mes questions. Ne peut-il pas répondre sans détour ? Pourquoi toujours faire en sorte de détourner mes interrogations… C’est agaçant, cela aussi. Je reste pourtant de marbre, je ne ris pas plus que je ne parais m’énerver. Je ne tiens pas à me gâcher la nuit sur des bêtises.

« Les apparences ne valent rien. »

Je souris légèrement, mes yeux d’ambre semblent scintiller sous la lueur de la lune. J’étais louve il y a quelques minutes, je suis humaine maintenant. Je me cache dans mes petits corps depuis si longtemps, je suis bien placée pour savoir à quel point ce que l’on voit peut tromper. Des loups dans des corps d’homme, des démons au milieu de la noblesse, et des fous au milieu de la haute société… On trouve de tout, partout, et parfois certains dissimulent leur véritable nature. C’est ainsi.

« J’ai bien l’air humaine sans l’être, non ? Alors tu peux dissimuler quelque chose derrière ton corps de chair, je suppose. »

Je hausse les épaules, déjà lassée. Il n’est pas très amusant. Trop sérieux, trop en retenue. Je préfère les gens qui sont portés sur les éclats de voix et les émotions fortes, sur une forme de folie plus ou moins douce, ceux qui vivent chaque seconde de la façon la plus intense possible. Ce n’est pas pour rien que j’adore Raphaël, quand il n’est pas en train de batifoler avec des salopes rousses, du moins. Cet agent est trop… calme.

« Et puis, c’est facile à repérer quand on chasse. »

A nouveau, je hausse les épaules. Cela fait un moment que je n’ai plus souri, je remarque. Et je devrais bientôt repartir sur ma chasse. L’inconnu ne me retiendra sûrement pas bien plus longtemps.

Spoiler:
 
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Message posté : Sam 22 Nov 2014 - 15:08 Message
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 « Quel intérêt pour moi ? » Louis ne s'attendait pas à cette question. La réponse lui apparut sans délai mais il hésitait à comprendre les causes de cette interrogation. Sans doute lui échapperaient-elles. Il s'étonnait déjà de voir demeurer là près de lui l'entité lupine qui avait sans doute bien mieux à faire que de l'écouter parler.

 « J'ai toujours eu un rapport particulier à la flore et à la faune. Bien que je sois comme beaucoup d'autres très à l'aise dans les centres urbains et dans la société des villes, je ne peux toutefois me mentir : la proximité de la nature m'est essentielle, car sans elle je dépéris. Si je protège la feuille et la fleur, si j'ai cette inclination pour les proies et les prédateurs de ces forêts, c'est sans doute parce que je sais que sans eux, je ne serais plus rien. » Pas plus que l'homme ne serait l'homme sans eux, une réflexion trop souvent oubliée ou ignorée par ceux qui prennent au jour le jour des décisions catastrophiques pour l'ensemble de la planète à plus ou moins long terme.

 « C'est l'instinct qui me pousse à descendre parmi eux, à m'approcher d'eux, à goûter leurs peines et partager leurs joies.  » C'était un peu comme retrouver le chemin du paradis perdu des origines, de la Genèse.  « Et c'est aussi parce que mon souhait le plus cher et le plus intime serait de voir toutes les civilisations urbaines englouties sous les gueules impitoyables de Mère Nature. » Qui reprendrait ainsi ses droits originels à l'existence, jetant à bas la négation primordiale dont elle était devenue la victime de la part d'une humanité aveugle à ses propres balbutiements originels. Louis n'était pas un écologiste militant jusqu'à l'activisme révolutionnaire. Il était sage, retenu et poli jusque dans l'intimité de ses rêves, mais n'en demeurait pas moins animé de cette flamme particulière.

Aux autres la grande révolution, à lui la révolte intérieure.

La louve parut soupçonneuse. Louis s'en amusa. Il était évident que le flair de celle-ci ne la trompait guère, et qu'il y avait plus sous cette peau blanche, ces boucles brunes et ces yeux verts qu'un simple magicien de pacotille. Louis s'avança vers la louve mais s'en détourna bien vite, pour couver du regard la colline aux Lénapes qui dessinait les environs.

 « Je ne suis pas qu'un magicien, en effet, les apparences sont trompeuses. Si je sens le lézard, c'est peut-être que j'en suis un à ma manière. Mais le temps passe, ma chère, et je me dois de prendre congé. Il y a ici des trésors qui ne demandent qu'à être découverts, exhumés et dérobés. » Il rit tout doucement et, cette fois-ci, se détourna sans accorder un dernier regard à la jeune femme dont les blonds cheveux resteraient pour longtemps gravés à sa mémoire. Louis se rapprocha donc du site amérindien pour y déployer ses recherches, accompagnés par les quelques animaux demeurés cois jusque là qui ne tardèrent pas à le rejoindre et à se mettre en tête de le suivre avec assiduité. Et d'un ton taquin, il ajouta :

 «Au revoir, et que votre chasse soit glorieuse. »
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Oublie ce qui t'a blessé dans le passé, mais n'oublie jamais ce qu'il t'a appris

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