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Sonate aux mille et un parfums

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Message posté : Jeu 16 Oct - 20:51 Message
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Sonate aux mille et un parfums


De retour de conférence, j’étais sur la route au volant de ma voiture, dans le district Ouest, jeudi soir, lors de mes échanges de sms avec Louis. Ces derniers avaient apporté le doux et délicieux arôme de l’imprévu dans la fadeur de mon agenda de fin de semaine, au grand damne de Kate, mon assistante dont le visage pris encore cette petite moue sévère et caractéristique de son désappointement, lorsque je lui annonçais mon changement de planning le lendemain. Elle était coutumière de mes remaniements de dernière minute et redoutait sans doute de plus gros chamboulements que le décalage d’une seule journée de travail. Je devais avouer que j’avais pris un malin plaisir à la faire mijoter quelques instant dans son jus, avant de lui avouer que mon indisponibilité ne concernait que la journée de samedi et que, hormis une entrevue avec le directeur du musée, j’avais simplement prévu de travailler sur l’analyse et la restauration des dernières œuvres que nous avions reçues cette semaine, chose que je pouvais aisément remettre à plus tard, par conséquent.

Quant au chef d’orchestre, nous n’avions pas vraiment eu l’occasion de nous revoir depuis l’incident du 30 août, hormis quelques messages échangés via nos mobiles respectifs, nous avions tout deux eus un agenda plutôt chargé. Je m’étais rendu à l’opéra de Beaudrie une fois, depuis, courant septembre si je ne m’abusais, à la représentation d’un concert orchestré par monsieur d’Ax lui-même, mais nous ne nous étions qu’entre aperçus, parmi la foule mondaine qui était venue le solliciter et le complimenter ce soir là. De plus, j’avais moi-même fait quelques rencontres de visages connus, contraint de céder à quelques bienséantes mondanités, avant d’être abordé par la très charmante Mélissande Beaudrie en personne, avec qui je m’étais amusé à échanger quelques politesses courtoises qui auraient duré plus longuement, à n’en point douter, si je l’avais désiré et si je ne m’étais pas habilement éclipsé. De ce fait, le temps de mon entrevue publique avec Louis en avait été fortement réduit et nous n’avions échangé que quelques mots, tout au plus. En ajoutant à cela que je n’avais pu m’éterniser, car j’avais reçu un appel de la plus haute importance, qui m’avait contraint d’écourter ma visite.


Samedi 11 octobre 2014


Cela faisait un certain temps que je ne m’étais rendu sur la Colline aux Lanternes. Ce quartier m’était toujours aussi agréable et offrait un beau panorama d’habitations inspirées de l’architecture européenne d’apparat, à la recherche du gracieux, typique du XVIIIè et plus tourmentée du XIXè siècle.

Nous avions la chance de bénéficier pour l’instant d’un temps radieux, d’un ciel à peine voilé de nuages épars et d’une température tout à fait convenable pour un mois d’octobre. J’avais opté pour un style plus sobre que celui que j’arborais habituellement au musée, laissant au placard mes costumes haut de gamme, leur préférant pour le jour, un simple t-shirt gris clair surmonté d’une veste en cuir noir, jeans et chaussures classiques.

A travers mes lunettes de soleil, je n’eu aucun mal à trouver le domaine Beaudrie, qui s’érigeait pourtant fièrement derrière d’immenses arbres bordant la propriété, et que je ne découvris qu’après avoir suffisamment avancé mon véhicule. Le palais rappelait à l’architecture française en vogue au XVIIè siècle. Je suivis la route menant à l’entrée du parc entourant le palais, jusqu’au portail devant lequel je stoppais ma voiture. J’abaissai la vitre à quelques centimètres de l’interphone par le biais duquel je m’annonçai, comme il était coutume de le faire, après avoir jeté un coup d’œil satisfait à ma montre qui indiquait très précisément treize heure et une minute. Je ne voyais pas comment être plus ponctuel !


Puis lorsque l’entrée me fut permise je laissai ma Bugatti à l’endroit destiné aux véhicules puis terminai ma progression à pied, après avoir pris soin de récupérer mon sac dans le coffre.
Je pris le temps de me délecter du paysage que constituaient les jardins à la française, parfaitement entretenus, tout en remontant l’allée menant aux quelques marches de pierre. Louis avait un goût certain et raffiné pour les belles choses, à n’en point douter.

Ce fut avec un sourire radieux que je me présentai à la porte de son domicile. « Bonjour, je viens pour une livraison, j’ai en ma possession quelque chose appartenant à certain monsieur d’Ax. Il est ici ? » annonçai-je sur un ton léger.
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Message posté : Jeu 16 Oct - 20:59 Message
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De Principatibus

ϟ Âge : 28
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 7709
ϟ Nombre de Messages RP : 761
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Crédits : Cookie
ϟ Doublons : /
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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Louis attendait quelqu'un. Il n'avait aucune idée de l'heure que choisirait Raphaël pour venir chez lui. Il espérait vigoureusement qu'il se présenterait là au plus tôt, désireux qu'il était de profiter de sa présence le plus longtemps possible. Il s'était levé tôt, comme à son habitude, et avait donné des consignes pour que l'ensemble des pièces à vivre de son nouveau domicile fussent accessibles, propres et bien ordonnées. Il n'avait pas encore tout à fait achevé son emménagement. Il y avait ici et là quelques cartons qui restaient à déballer et dont le contenu restait à ranger à sa juste place, mais cela pourrait attendre. Louis était tout seul, après tout, et il ne pouvait confier à ses deux laquais de pacotille le soin de monter et déplacer des meubles bien plus gros et lourds qu'eux. Leur frêle carcasse n'y aurait pas survécu ! Certaines pièces paraîtraient donc bien vides, mais quelle importance ? Louis savait qu'à très court terme, cette demeure aurait retrouvé tout de sa gloire d'antan. Il y veillerait, encore une fois, avec toute la diligence et l'attention que l'exigeait ce projet. La matinée s'annonçait douce et clémente, Louis jugea donc bon d'en profiter pour achever de meubler son bureau. Avec l'aide empressée et joviale de Châtaigne, il s'y prit après avoir pris un petit-déjeuner des plus sains. Pendant ce temps-là, il avait confié à Torgnole le soin de préparer la cuisine pour une expérience alchimique dont Louis avait rêvé quelques temps plus tôt. Le rougeaud avait accepté sans fléchir ni rouspéter : s'il ne l'enchantait guère de manipuler les ingrédients parfois dangereux dont Louis avait besoin pour ses expériences, il n'en demeurait pas moins toujours très enthousiaste quand il s'agissait d'obéir à son maître. Il apprêtait donc la cuisine tandis que Louis et son valet terminait la construction d'une bibliothèque qui devait couvrir l'intégralité d'un mur de ce bureau où le musicien, d'avance, savait qu'il prendrait plaisir à travailler. À l'issue de leur labeur, Louis félicita Châtaigne et l'enjoignit de combler les étagères avec l'ensemble des livres qu'il avait disposé tout autour, dans un ordre précis, afin qu'ils ne dépareillassent point dans la bibliothèque – l'obsession de Louis pour l'ordre contaminait bien des aspects de sa vie et y compris les plus insoupçonnés. Il quitta donc le bureau pour regagner la cuisine, ce qui exigea de lui qu'il gagnât, depuis l'étage où il se trouvait, le rez-de-chaussée. Il songea qu'à la longue, cette grande maison lui paraîtrait bien vide, s'il ne la peuplait pas d'ici là.

Pétri de cette pensée, il retrouva Torgnoles qui alignait sur la table et les plans de travail les divers ingrédients que Louis avait réclamé. Une fois de plus, le magicien n'eut rien à redire du travail accompli par le gobelin. « C'est très bien, oui, mais tu aurais pu prévoir l'ordre d'emploi de chacun des ingrédients, Torgnole. Depuis le temps, tu sais bien que les têtards fumés s'utilisent toujours après les ergots de chat-huant, sauf à vouloir provoquer des explosions de mélasse visqueuse... enfin ! » La rouge bestiole maugréa quelques mots mais approuva de la tête en un geste d'infini soumission. Louis s'affaira donc. Il avait revêtu, en prévision, un pantalon de toile noire, une chemise blanche couverte d'un gilet de laine aux couleurs de l'Irlande. Il portait des chaussons inspirés des traditionnelles charentaises de son pays natal, par-dessus de grandes chaussettes blanches. Il avait passé sur son nez des lunettes de protection et s'était couvert finalement d'une grande blouse blanche récupérée auprès d'un médecin parti finir ses jours dans les Antilles après avoir délibérément choisi d'abandonner le stéthoscope. Ainsi équippé, Louis put débuter ses travaux, assisté de Torgnole qui le secondait toujours en semblable occasion. Il était contraint d'user de sa cuisine à cette fin car le laboratoire alchimique dont il voulait se doter n'était pas encore installé là où il avait prévu de le placer. Il devait bien faire avec et se contenter du peu, pour le moment. « Fais bouillir de l'eau. Trois litres. » Il préférait voir large. L'ordre était direct, Torgnole savait ce qu'il avait à faire. Louis lui avait bien montré comme faire usage des plaques à induction. Il s'en débrouillerait. Deux heures durant, le mage et son valet s'activèrent dans la pièce, triant les ingrédients, les préparant, les ajoutant à la préparation dans un ordre précis et selon des gestes rituels très scrupuleux. Tout écart aurait fait courir le risque de ruiner la préparation.

Quand les douze coups de midis sonnèrent, Louis s'accorda une pause et, avec ses deux laquais, il partagea un repas des plus courts et drôles. Puis, chacun retourna à ses affaires, à ses occupations. L'horloge affichait treize heures. Il avait du retard. Sur lui d'ailleurs, Louis portait les stigmates de l'intense activité alchimique de la matinée : éclaboussures et autres taches redécoraient sa blouse et même le col de sa chemise jusque là immaculée. Louis fut pris de court toutefois quand la sonnerie de l'interphone retentit. Raphaël venait donc si tôt ! Les deux gobelins s'inquiétèrent auprès de Louis de savoir ce qu'ils devaient faire. Ce dernier leur donna les consignes :  « Discrétion maximale, il ne doit pas avoir la moindre idée de votre présence ici. Châtaigne, tu vas finir de meubler les pièces de l'étage. Torgnole, tu restes en cuisine, et tu nettoies. N'oublie pas que la préparation doit cuire à doux feu pendant sept heures, et que cela fait déjà vingt-six minutes. » Et quand les deux gnomes se furent mis en route, Louis se précipita vers la porte d'entrée du palais qu'il ouvrit sur un Raphaël décidément plus enthousiaste qu'il ne l'était lui même. À ses mots éclatants, Louis répondit par un sourire de circonstance tandis qu'il s'essuyait les mains.

 « Il est ici et arrive du jardin où il... jardinait, justement. D'où la tenue que tu excuseras, n'est-ce pas ? Entre, je t'en prie. »
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Message posté : Jeu 16 Oct - 21:21 Message
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Le sourire rayonnant de Louis ne fit qu’égayer un peu plus cette journée qui s’annonçait déjà radieuse, et j’osais espérer qu’aucun orage ne viendrait couvrir le ciel de ses sombres nuages cette fois-ci. Du moins, il ne m’avait pas semblé noter la prévision d’un quelconque changement climatique à Star City aujourd’hui.

Je ne pu m’empêcher de laisser transparaître ma surprise lorsque je découvris l’accoutrement que portait le musicien, qui s’empressa de devancer une quelconque question ou remarque de ma part en me servant l’excuse du jardinage.
« Bien-sûr. » que je l’excusais. Je lui répondis d’un sourire amusé, le regard brillant de cette lueur mutine qui me caractérisait habituellement.
« Tu ne m’attendais pas si tôt, sans doute ? » Je l’avais pris au mot, et au dépourvu, visiblement, étant donné qu’il m’avait sommé d’être ponctuel sans me donner d’autre indication plus précise que ‘après treize heures’. Il avait peut être été audacieux de ma part de débarquer une minute après l’heure préconisée, car j’avais le sentiment de l’avoir interrompu dans quelques travaux… d’aménagement ?

Je n’avais pas manqué de détailler la blouse blanche qu’arborait le chef d’orchestre, tâchée à divers endroits, tout comme le col de sa chemise d’ailleurs, et qui me faisait d’avantage penser à celle du parfait petit chimiste que du jardinier. De plus, j’avais remarqué qu’il portait des charentaises et que celles-ci n’étaient pas maculées de terre. Soit il avait eu le temps de changer de chaussures avant de venir m’ouvrir, soit il était extrêmement méticuleux et soigneux, ce qui était fort probable le connaissant, ou encore il était plutôt jardinier d’intérieur. Soit il me menait en bateau, ce qui ne me dérangeait pas outre mesure, hormis le fait qu’il ne ferait qu’attiser un peu plus ma curiosité car je serais naturellement tenté de chercher à découvrir ce qu’il mijotait.
« Une chance que tu aies entendu la sonnette alors ! Sinon j’aurais été contraint de faire le tour. » répliquais-je, l’air de rien. J'avais opté pour faire mine de croire à son excuse de jardinage en plein air. « Tu réalises toi-même l’entretien de tous ces massifs ? » m’étonnais-je avec amusement. J’avais noté un certain nombre d’arbres et d’arbustes à l’extérieur, ainsi que de somptueux parterres de fleurs et j’étais en train de me demander où il trouvait le temps de faire tout cela tout seul, compte tenu de la charge que présentait son agenda. Je m’abstins de lui faire part de mes soupçons cependant, préférant le laisser me donner l’explication qui lui siérait, s’il le souhaitait.

Après être entré, j’avais rapidement balayé du regard le hall d’entrée. La pièce était somptueuse et composée de beaux volumes, mais elle me semblait étrangement vide et si... impersonnelle. Quelques cartons étaient entreposés ça et là, ainsi que quelques toiles déposées dans un coin, ne demandant qu’à être apprêtées pour être accrochées... ou au contraire, emballées. « Tu déménages ? » supposai-je après avoir reporté mon attention sur Louis, qui s’essuyait toujours les mains dans un torchon portant le même genre de taches que sa blouse.

J’attendis qu’il me réponde avant de laisser glisser la hanse du sac de mon épaule. « J’ai apporté quelques petites douceurs, qui je pense sauront te ravir. Du moins, j’ose l’espérer. Du aurais un endroit pour les entreposer au frais ? De type… réfrigérateur de préférence ? » Connaissant le gout prononcé de Louis pour la bonne chère et en ayant été le témoin également, je ne pensais pas m’être trompé de beaucoup en apportant quelques pâtisseries originaires de son pays natal, duquel j’étais revenu en fin de matinée avant de passer prendre une douche, me changer et de récupérer ma voiture pour venir jusqu’ici.

« Je m’en voudrais de t’interrompre dans ce que tu faisais, si tu as quelque chose à terminer, fais-donc ! » dis-je avec un sourire amène.
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Message posté : Jeu 16 Oct - 21:22 Message
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♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
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 « Je ne t'attendais pas, en vérité. Je savais que tu viendrais. » Il avait espéré après sa venue, mais n'allait pas s'étonner de le voir débarquer si vite, à la manière d'un petit soldat premier au combat. Cela flattait son orgueil et caressait l'estime qu'il avait de soi – puisqu'il interprétait l'empressement de Raphaël comme un témoignage d'affection gourmande et zélée. Ce n'était pas pour lui déplaire – il partageait les appétits du conservateur du musée historique de Star City. Louis observa d'ailleurs la dégaine de celui-ci et s'étonna de le voir si peu formel. Mais lui-même était en tenue de travail domestique et même dominical. Il était original de les croiser tous deux hors des sentiers battus de l'univers professionnel.

Cette veste en cuir n'aurait pas mieux revêtu Adonis.

 « J'étais à l'intérieur. Je préparais quelques semis pour le printemps, et j'apprêtais certaines plantes pour l'hiver. C'est un travail exigeant et je ne peux le faire seul, non, pour la maison peut-être, mais pour le parc... Je songe à engager un jardinier. » Il était tout à fait sérieux et envisageait très honnêtement de prendre à son service quelques personnes pour l'aider à entretenir cette grande maison qu'il venait d'acquérir depuis quelques semaines. La transaction avec les Mancini n'avait hélas entraîné que l'achat de la propriété, sans la cohorte de valets pour le service de la maison d'Ax ! Raphaël entra, Louis ne se fit pas prier pour clore derrière lui la haute et lourde porte. Il remarqua les regards inquisiteurs et curieux que le convive jetait autour de lui. Il ne put s'empêcher de sourire : c'était là une réaction si courante, si commune, si banale ! Nul n'y échappait, à chaque endroit nouveau son lot de coups d’œils fureteurs. Raphaël nota sans doute les cartons, sinon, pourquoi aurait-il suggéré... « Non, j'emménage. Tu es là pour m'aider à tout déballer, à tout installer, à tout monter. » Il éclata de rire. Louis disposa sur son épaule le torchon dont il n'avait plus besoin.  « Blague à part, je suis tout seul pour tout mettre en place, alors si tu connais des gens sympathiques... ou des prestataires peu coûteux... je prends volontiers leurs coordonnées. » Il ne faisait là qu'alimenter la conversation, car après tout, il lui eût suffi de quérir de sa tante l'aide qu'elle se serait empressée de lui fournir, par montagnes de muscles interposées.

Tandis que Louis promenait son regard sur les murs vides et les doux plafonds, Raphaël lui dévoila qu'il avait apporté quelque chose. Des douceurs ? Le sourire de Louis s'élargit jusqu'à toucher la pointe basse de ses oreilles. « C'est très gentil à toi d'avoir pensé à moi. » Et c'était très aimable à lui de prévenir les rancœurs de l'estomac de Louis. Louis le délesta du sac contenant ces trésors de gourmandise dont il espérait déjà le meilleur, mais l'étonnement se fit voir sur son front et sur ses joues. « Mais je ne crois pas que le frigidaire soit le lieu le plus adapté pour conserver du chocolat. » Louis était formel. Un lieu sec et frais, sans être froid et confiné, conviendrait mieux à ces douceurs que Raphaël avait ramenées.

 « Et te laisser sans surveillance ? Quel hôte misérable je ferais ! Viens plutôt par ici, j'ai quelque chose à te montrer. » Et portant devant lui le sac et les friandises, Louis guida Raphaël jusqu'à la pièce qui succédait à ce grand vestibule. Il s'agissait d'un grand salon... vide, sans aucun meuble, à l'exception d'un fauteuil élimé et d'un guéridon. Aux murs, quelques toiles oubliées, des portraits. Et loin, contre le mur boisé, une impressionnante cheminée. Qu'est-ce qui retint le premier l'attention de Raphaël ? Le lourd manteau marmoréen, poli comme le nacre, et incrusté des armoiries familiales, peut-être. Ou l'âtre nu comme la bouche de Charybde. Ou les deux piédroits formés d'un triplet de colonnes ioniennes ? Ou le contrecoeur représentant une allégorie fantastique ? Louis posa sur le guéridon le sac donné par Raphaël. L'air frais de la pièce devrait suffire à maintenir à bonne température les chocolats qu'il ne manquerait pas de déguster plus tard.

 « N'est-elle pas magnifique ? »
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Message posté : Ven 17 Oct - 11:51 Message
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Mon visage afficha un sourire tout aussi charmeur que charmé. « De toute évidence ! » répliquais-je, puisque j’avais naturellement répondu par l’affirmative à son invitation. Pour sûr que je n’allais pas manquer pareille occasion, d’autant plus que j’en avais moi-même émis la demande au préalable ! Sous le couvert d’un cours de harpe, soit ! Mais ce n’était pas l’unique raison qui avait motivée ma venue.

Louis éclaira ma lanterne curieuse sur ses activités de jardinage et conforta la pertinence de ma remarque sur l’entretien du parc extérieur ainsi que son souhait d’engager un jardinier. « Cela serait peut être plus judicieux en effet. J’imagine qu’il ne doit pas être aisé d’entretenir seul, pareille demeure en plus de tes activités à l’opéra. » Moi-même, étant un dieu, je ne prenais pas le temps de m’occuper pleinement de ma propre propriété que je n’occupais que très peu par le fait, préférant laisser la gestion de cela à mon major d’homme qui se débrouillait comme un chef, du reste. Il aurait sans doute quelques bonnes adresses à me communiquer, au besoin.
A la réflexion, il me semblait avoir déjà entendu parler de cet endroit… « N’est-elle pas appelée le Palais Beaudrie d’ailleurs ? » demandais-je d’un air presque sérieux avant d’achever ma remarque sur une taquinerie : « Tu m’avais caché tes origines princières ! » Une telle demeure rappelait la féérie d’un palais au moins digne d’un prince ! Aussi, m’empressais-je d’ajouter pour couper court à la plaisanterie : « Cela dit, j’ignorais que tu avais la main verte. » Et bien que je ne sois pas expert en botanique, je trouvais toujours étranges les taches figurant sur le col de sa chemise, même pour un jardinier d'intérieur. Mais soit ! Je n'insistais pas.

Contrairement au regard que j’avais posé sur lui, l’ayant détaillé des pieds à la tête, je ne me montrais pas discret sur l’inspection du hall d’entrée qui ne me paraissait pas pleinement investis pour l’instant. Et à juste titre, car Louis m’avouait tout juste prendre possession des lieux et quérir de la main d’œuvre pour parfaire son installation. « Oh ! vraiment ? » répondis-je amusé, tandis qu’il explosait de rire. « Je connais déjà au moins une personne qui pourrait éventuellement faire l’affaire, dont tu as déjà les coordonnées du reste. Quant à sa sympathie, je te laisserais le soin d’en juger par toi-même. » répondis-je sur un ton léger sans me défaire de mon sourire en coin, accompagné toutefois d’un regard appuyé, reflétant une lueur de défi. Même si cela avait la consistance et la légèreté d’une plaisanterie, j’étais on ne pouvait plus sérieux, et c’était véritablement mon aide que je lui proposais. Monter des meubles ne me semblait pas être le bout du monde, excepté le fait que je devrais modérer certaines de mes aptitudes sous le regard inquisiteur de Louis… ou pas. L’idée m’amusait. « Je dois reconnaître que cela tombe plutôt bien, n’avions nous pas à convenir d’un deal à propos de certains cours de harpe ?» Nous étions plus ou moins tombés d’accord sur le fait de reparler ultérieurement de la monnaie d’échange de ses services, lors de notre précédente entrevue. « Toutefois, si tu préfères t’entourer de prestataires anonymes, j’en conviendrais, et je jetterais un œil dans mon carnet d’adresse pour voir si j’ai quelques bonne adresses… A ta guise ! »

Je me réjouissais de satisfaire Louis dont la gourmandise n’avait visiblement d’égal que la gloutonnerie qui caractérisait l’ogre qui lui faisait office d’estomac, et qui s’empressa de récupérer le sac me récompensant au passage d’un sourire rayonnant. Je ne pu toutefois m’empêcher de laisser échapper un rire amusé, m’étonnant moi-même de son interprétation du contenu qu’il supposait être du… chocolat, alors que je n'avais rien mentionné de tel. Il avait visiblement mal soupesé l’ensemble, à moins qu’il n’eut cru que celui-ci contienne autre chose que des friandises, ce qui était vrai du reste, et qui n’était autres que du thé vert Sencha de chine ainsi que mes partitions. Je ne démentis pas cependant, amusé de sa crédulité et me contentais d’insister avec le sourire : « Je t’assure, il serait préférable de mettre au moins les boîtes au frais, sauf si tu comptes te laisser tenter par une collation de suite. »

Je ne me fis pas prier pour emboîter le pas de Louis qui me conduisit dans une pièce adjacente au grand hall, dont les quelques meubles insignifiants n’avaient rien à envier au charisme de l’imposante et majestueuse cheminée qui s’érigeait fièrement contre le mur opposé, dont la composition était des plus intéressantes et quelques détails retinrent immédiatement mon attention, comme ces colonnes qui n’étaient pas sans rappeler quelques traits d’architecture antique qui m’étaient familiers. Mon regard s’attarda ensuite sur la scène représentée sur le contrecœur, pour remonter sur la hôte frappée des armoiries de la famille Beaudrie, du moins, je présumais. « Pour sûr ! Est-elle en état de fonctionner ?» demandai-je, en scrutant l’âtre afin de voir si elle disposait toujours d’un conduit ou s’il s’agissait simplement d’une cheminée d’apparat. « Tu as hérité cette merveille de miss Beaudrie ? » demandais-je reportant mon attention sur Louis.

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Message posté : Ven 17 Oct - 14:35 Message
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♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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Il serait évidemment plus judicieux d'engager un jardinier, Louis le savait et Raphaël se faisait fort d'enfoncer la porte ouverte des convictions du musicien à cet égard. Ainsi conseillé par si éminente figure, Louis n'avait plus qu'à s'incliner devant le souhait des dieux ! Il n'avait pas tort. Les activités à l'opéra, à la Star school for the Arts, ainsi qu'auprès de la délicieuse Giulia Mancini occupaient une large partie du temps hebdomadaire de Louis. S'y ajoutaient bien sûr les activités plus secrètes, plus illégales, plus clandestines menées pour le compte de l'organisation SHADOW. Le temps libre s'amenuisait comme peau de chagrin et malheureusement, ce n'était pas une denrée extensible... Quelques individus en plus, ici, ne seraient pas du luxe, pour entretenir si vaste domaine. Louis s'étonna d'entendre dans la bouche de Raphaël le nom d'origine de la propriété, mais sa surprise s'évanouit presque aussitôt : tout jeune qu'il fût, il était conservateur du musée historique de Star City, alors il devait bien connaître l'histoire de la ville sur le bout de ses doigts. Taquin, Louis n'avait fait qu'opiner de la tête pour confirmer, presque indifférent à l'emphase soudaine de son invité. À quoi bon disserter sur les origines de Louis ? Ce récit ne convenait pas à l'instant et Louis n'était pas sûr que Raphaël eût les oreilles assez solides pour tout entendre de l'épopée familiale, depuis la reine de Damas jusqu'au prince de la Colline. Et quand bien même il désirait s'ouvrir à son nouvel ami, il demeurait encore entre eux certains silences qui devaient demeurer.

Sans surprise, Louis entendit Raphaël lui proposer ses services comme déménageur. Il le vit soudain dans la tenue propre aux coursiers ou aux livreurs de ces organismes internationaux qui obligent leurs employés à revêtir certains uniformes. L'image lui empourpra le cœur, mon son visage demeura comme à l'ordinaire – Louis n'était pas de ces adolescentes aux joues béantes et aux cuisses moites à la moindre provocation. De plus, Louis s'indigna presque – en tout cas il le feignit du regard – quand Raphaël proposa de monnayer les cours de harpe contre sa participation à l'installation et au déménagement de Louis. C'était outrancier ! Un tel contrat aurait été d'office à la défaveur de Louis, le musicien de réputation internationale, et à la faveur de Raphaël, bricoleur du dimanche. Louis n'imaginait pas en effet qu'en plus d'être un historien, un mélomane, un sportif, et toutes ces autres choses qu'il lui avait jusque là révélées, il put être aussi habile de ses mains et bon bricoleur ! Il y avait des limites à la perfection d'un individu.

Ils quittèrent l'entrée de la demeure et passèrent dans une autre salle où Louis désirait montrer à Raphaël une cheminée particulièrement singulière. Là, Louis s'attendait bien à ce que cette merveille d'architecture domestiques fît son petit effet et à en juger par le regard intéressé du conservateur... Louis devina ou crut qu'il venait de faire mouche !  « Elle est en état de fonctionner, oui, mais je ne sais pas si j'en userais à cette fin... » Sa voix se fit douceâtre et ses yeux malins.

 « Hérité ? Oui, et non... C'est assez compliqué. C'est le Palais Beaudrie, et comme tu t'en doutes, il a été construit et habité par les premiers Beaudrie de Star City, qui plus tard offrirent à la ville son opéra éponyme. C'est là que vécurent mes ancêtres, dans cette pièce comme dans toutes les autres. Malheureusement, après quelques revers, ils durent se séparer de cette propriété pour ne plus vivre que dans leurs hôtels autour de l'opéra. Je te passe les détails, c'est une histoire qui ne passionnera que les notaires... Suis-je bête, vous ne savez pas ce qu'est un notaire, vous les Américains... Enfin ! Après plusieurs décennies d'exil, ce joyau est à nouveau retourné à son écrin originel, notre famille. J'ai acheté la propriété il y a quelques semaines, mon emménagement est donc tout frais. » Louis laissa à Raphaël le temps et le soin d'absorber ces courtes explications et d'observer plus encore la cheminée tandis que lui-même s'affairait auprès du guéridon. Il avait encore en tête les propos de celui qui porta jusqu'ici ce sac aux mille trésors. Louis prit l'initiative de l'ouvrir et d'en extraire le contenu.

Son visage ne dissimula rien de sa grande surprise.

Un assortiment de pâtisseries, un large sachet de thé et des partitions. Louis tourna vers Raphaël des yeux rond. Il passa, en un instant, de la déception à l'inquiétude, de la furie à l'amusement.

 « Je voulais du chocolat... »
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Message posté : Sam 18 Oct - 12:18 Message
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Au regard indigné du chef d’orchestre, j’en déduisis que ma proposition d’aide à l’emménagement ne semblait pas lui convenir. Soit ! Je ne m’en offusquai pas outre mesure et me contentai de hausser les épaules. Ce n’était qu’une proposition après tout, et je lui avais laissé la liberté d’en convenir à sa guise. Il n’avait pas l’air ouvert au dialogue concernant la négociation pour l’instant. Je ne me faisais pas d’illusions, nous aurions tout le loisir d’en reparler ultérieurement.

Il m’avait mené dans la salle voisine afin de me montrer une cheminée des plus originale et me certifia qu’elle était bel et bien en état de marche mais qu’il ne comptait pas en faire usage, ce qui ne me surpris guère. Ces âtres d’une autre époque disposaient d’un cachet certain, considérées comme un ornement luxueux au XVIIIè siècle, mais n’étaient pas réputés pour être un moyen de chauffage des plus rentables, à cause des pertes de chaleur conséquentes qu’elles occasionnaient, d’autant plus qu’elles apportaient leurs lots d’inconvénients à l’entretien, sans compter la fumée qu’elles libéraient dans la pièce.
Cependant, malgré cela, je devais avouer que je trouvais toujours aussi grisant de m’asseoir au coin d’un brasero ou d’un feu de cheminée et de sentir la chaleur dégagée par les flammes me réchauffer, aussi dissipée soit elle. « Il est vrai que pareil foyer doit être assez gourmand en bois. » attestais-je, purement pragmatique avant de croiser le regard mutin de Louis qui alluma d’autres feux qui m’auraient surement incité à contribuer à l’embrasement des buches si la cheminée en avait été pourvue. « Dommage… » laissais-je échapper avant que nous ne revenions à un sujet de conversation plus terre-à-terre.

Je connaissais l’histoire de l’opéra de Beaudrie, et par conséquent, de cette branche là de sa famille, dans les grandes lignes, comme tous ceux qui s’étaient un tant soit peu intéressés à l’histoire de Star City. Certes, j’avais pris le temps d’approfondir certains détails qui avaient retenu plus amplement mon attention que d’autres. Cependant, j’écoutais attentivement et ne pu m’empêcher d’esquisser un sourire amusé lors qu’il m’interpella avec son ‘vous, les Américains’. J’avais effectivement choisi de prendre la nationalité américaine, et même si je me plaisais à jouer mon rôle à la perfection, j’avais toujours du mal à me considérer pleinement comme tel. « Je sais ce qu’est un notaire, je te remercie. » Pour ma couverture, j’avais également l’habitude de traiter avec la France, et je connaissais hélas, les méandres de sa complexité administrative, bien que je préfèrais laisser cela à mon assistante. J’avais particulièrement affaire aux commissaires priseurs dans mon métier, notamment, mais il m’était arrivé de rencontrer des notaires également, récemment, lors de mondanités typiquement françaises. De plus, j’avais déjà habité l’hexagone, à une autre époque où les notaires existaient déjà.

« Oh ! Je vois ! » répondis-je, constatant l’emménagement récent de Louis, ce qui expliquait effectivement les cartons de l’entrée ainsi que ce vide ambiant. « C’est une fort belle acquisition. Du moins, pour ce que j’en ai vu pour l’instant. » dis-je avec le sourire. « Cela risque de prendre un peu de temps à tout installer, si tu comptes investir toutes les pièces de ce palais ! » fis-je remarquer. De l’extérieur, la demeure m’était apparue assez imposante.

Devant mon insistance, Louis s’était affairé à déballer le sac. Mon sourire était resté prégnant, autant devant son air surpris que devant toutes les autres émotions qui traversèrent ensuite son visage. Mais j’arquai tout de même un sourcil d’incompréhension, cherchant à décrypter son attitude, en vain. Louis n’était pas vraiment facile à cerner, et ses réactions étaient toujours aussi surprenantes qu’inattendues. Lorsque son verdict tomba, tel le couperet d’un caprice puéril, sans me défaire de mon sourire, je me mordis l’intérieur de la lèvre, puis détournai le regard, posant dans le même temps mes mains sur mes hanches, secouant la tête d’un air faussement agacé. La situation m’amusait plus qu’autre chose, et le comble était qu’il avait le don de me prendre au dépourvu. Ce qui n’était pas pour me déplaire.
Puis, reposant sur lui un regard en coin qui n’avait rien perdu de son éclat mutin, je répondis : « Il y en a ! » avec défi. Je laissai s’installer quelques secondes de silence avant d’ajouter : « C’est un assortiment, tu trouveras forcément ton bonheur parmi les éclairs, succès et autre … » Je m’abstins cependant de mentionner leur provenance d'une des meilleures boulangeries française que je connaisse, préférant lui laisser le loisir de le découvrir par lui-même. Il ne trouverait certainement pas de pâtisseries plus délicieuses que celles là à Star City, dont toutes n’étaient que de pâles copies sans saveur.

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Message posté : Sam 18 Oct - 18:42 Message
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 « Gourmand en bois, oui, mais tout à fait fonctionnel, grâce aux travaux de restauration entrepris par les propriétaires précédents. Ils ont fait de ce palais un havre de confort moderne, comme on dit. » Quand Raphaël exprima son désappointement, Louis crut bon de le détromper. « Des feux brûleront dans l'âtre de cette cheminée, mais... un autre usage pourra en être fait. Je te montrerai. »

S'il se faisait sage, comme une image, évidemment ! Louis se demanda s'il existait des images à l'effigie du conservateur du musée. Il était loin de se douter que la peinture, la sculpture et même la musique lyrique avaient offert au dieu des voleurs et du commerce un nombre considérable de portraits et autres figures différentes. Mais ils devraient patienter tous deux. Louis comptait bien révéler à Raphaël un des premiers secrets de ce palais, mais il devait pour cela mériter cette insigne récompense. Il n'était pas question de lui livrer sur un plateau d'argent, enrobées de sucre, et nappées de miel, toutes les facéties dont il pouvait encore espérer le divertir.

Raphaël d'ailleurs fit un beau compliment sur le récent achat de Louis. Ce dernier se félicitait de cette transaction immobilière rondement menée, et n'en attendait pas moins de la part d'un individu dont il estimait les avis et les conseils – quoiqu'il l'ignorât encore. Il n'avait pas tort toutefois, quand il disait qu'investir l'intégralité du domaine prendrait du temps, de l'énergie et, était-il besoin de le préciser, de l'argent. Peut-être d'ailleurs que Louis gagnerait à s'entourer d'une vraie maisonnée ? Quelques personnes pour l'entretien des jardins et des intérieurs, cela ne serait pas du superflu. Il en était persuadé. Mais pourquoi s'obliger à employer des humains ? Quelques gobelins de plus...

Louis venait de déballer le sac. Il n'avait pas vu les manifestations physiques de la réaction de Raphaël à sa propre réaction. Mais son invité lui assura qu'il y avait bien là du chocolat. Et il apporta quelques précisions qui déridèrent Louis, dans la mesure du possible et du négociable.

 « Très bien, attends-moi ici, je vais mettre ceci dans un endroit plus adapté. Je m'en vais également préparer du thé. » Après quoi Louis emporta les pâtisseries et laissa Raphaël seul avec les partitions et l'imposante cheminée. Il gagna la cuisine après avoir repassé le vestibule d'entrée, un autre salon d'apparat – vide comme le cercueil d'un mort-vivant – et un couloir. Une fois dans la cuisine, où Torgnole veillait encore sur la préparation qu'ils avaient tous deux conçue plus tôt, Louis posa l'assortiment sur la table, et s'affaira pour préparer le thé.

De chine ? Sencha ? Il savait quoi faire, cette variété-là ne lui était pas inconnue. Il en reconnut d'ailleurs les rondeurs parfumées ainsi que la prévisible couleur. Sans surprise, il opta pour une bouilloire – afin de ne point trop faire attendre Raphaël. Il disposa les feuilles, en quantité généreuse, dans la théière de fonte qu'il posa sur un plateau de bois, où une assiette, quelques instants plus tard, accueillit quatre pâtisseries, tandis que les autres allèrent sommeiller dans le frigidaire. Un éclair au chocolat, un jésuite, un parfait aux amantes et une aumônière de chocolat.

 « Ça sent bon ces trucs-là ! » C'était Châtaigne qui venait d'apparaître inopinément.

Louis était familier de ces interruptions. Il n'en fut guère surpris. Ces deux-là n'étaient pas les derniers pour se mêler de tout, surtout l'intrus aux poils soyeux.

 « Ce n'est malheureusement pas pour toi... » dit-il avec autorité et bienveillance. Louis avait à l'égard de ses deux laquais une attitude qui tenait d'un paternalisme amical et doux. Mais Torgnole déjà intervenait :

 « T'as du travail, crétin ! Retourne à ton poste ! » Mais le magicien s'interposa à temps pour éviter qu'une si petite étincelle ne déclenchât un bruyant incendie.

 « Eh, tous les deux, ne vous ai-je pas demandé d'être le plus discret possible ? Vous savez bien qu'une dispute entre gobelins est rarement muette... alors reprenez vos places ! Châtaigne, que viens-tu faire là ? File ! » L'ordre était direct. Châtaigne disparut dans un tourbillon d'éclats de rire – et dans une très faible détonation magique. Quelques instants plus tard, la bouilloire sonnait. Louis sut qu'il était temps de verser l'eau frémissante sur les feuilles de thé.
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Message posté : Mar 21 Oct - 0:54 Message
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En effet, à l’époque où nous vivions, il valait mieux pour Louis, que sa demeure fut remise au goût du jour. J’imaginais que les travaux de restauration dont il parlait devaient être ceux qui convenaient aux normes d’aménagement actuels, et que le sens qu’il accordait à la modernité, de par le cachet de la bâtisse, différait probablement de celui qui caractérisait ma propriété surplombant la baie de Marina, qui était une villa d’architecte tout ce qu’il y avait de plus contemporain du reste, soit le strict opposé du palais du chef d’orchestre. « C'est-à-dire ? » demandais-je toutefois, curieux de savoir si la restauration en question relevait simplement du pratique, comme la réhabilitation de la cheminée, l’électricité ou encore les travaux de plomberie par exemple, où si elle bénéficiait d’autres aménagements plus high-tech. Après tout, je n’étais pas expert en aménagement mais je voyais mal l’installation d’une commande vocale pour l’éclairage, le chauffage, ou encore l’automatisation des volets, faire de l’ombre au charme délicieusement désuet de pareil endroit. Tout cela dépendait des exigences du propriétaire par le fait.

Louis parvint une fois de plus à susciter mon intérêt lors qu’il affirma qu’il contait faire un usage particulier de la cheminée. Je l’interrogeai du regard, mais il ne daigna pas satisfaire complètement ma curiosité pour l’instant, et ne fit que l’attiser d’avantage par une promesse des plus floues mais pas des moins alléchantes. Mon sourire s’élargit et je ne pu m’empêcher de répliquer avec amusement : « Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous savez comment tenir votre public en haleine, monsieur le chef d’orchestre ! » prenant le risque de trahir mon impatience. Je ne m’en cachais pas.

Louis se laissa finalement convaincre par les pâtisseries qu’il finit par emporter me sommant de patienter là, pendant qu’il s’affairerait à préparer du thé. « Quelle riche idée ! » J’étais moi-même amateur de thé, cette délicieuse boisson à laquelle je m’étais le plus accoutumé et dont je me plaisais à savourer toutes les nuances de saveurs que je prenais encore plaisir à découvrir tant il en existait de variétés. Je n’allais donc pas bouder ce plaisir, surtout en si charmante compagnie.
J’esquissai un sourire satisfait, non content de voir finalement Louis céder à la tentation d’une éventuelle petite collation sur fond de thé. Il ne me laissa pas le loisir de l’accompagner cependant m'intimant de l'attendre sagement ici, et s’éclipsa rapidement. Je notais qu’il ne rechignait plus à me laisser seul à présent, contrairement à ce qu’il m’avait affirmé quelques minutes plus tôt. J’avais parfois du mal à le suivre, mais soit ! Je m’abstins de le lui faire remarquer pour l’instant.

Lorsqu’il eu quitté le salon, je parcouru une nouvelle fois la pièce du regard, avisant encore une fois la cheminée dans ses moindres détails, puis les toiles qui habillaient les murs. Je m’attardais sur les moulures du plafond, puis sur quelques autres détails architecturaux pittoresques.
Puis, j’enlevais ma veste que je posais sur le fauteuil élimé, révélant mon t-shirt à manche courte, col en V, qui mettait bien plus les formes athlétiques de mon corps en valeur que ne le laissaient entrevoir les chemises que je portais habituellement dans le milieu professionnel. Puis je m’avançais vers la fenêtre afin de jeter un œil au parc à l’extérieur, inondé de la lumière du soleil.

Impatient, je m'arrachai de ma contemplation évasive, puis avisais le hall d’entrée et me surpris moi-même de mon extrême sagesse et surtout du fait qu’il ne me soit pas encore venu à l’idée de m’octroyer une visite expresse des lieux pendant l’absence du chef d’orchestre. Certes, c’était dorénavant chose faite pour ce qui concernait l'idée, mais je n’éprouvais aucun intérêt à le faire seul cependant, préférant et de loin, découvrir cet endroit en compagnie du propriétaire des lieux.
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Message posté : Mar 21 Oct - 13:18 Message
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Jamais Louis n'aurait abandonné Raphaël plus de quelques minutes à la solitude. Il ne l'avait pas fait venir pour le laisser seul à lire, par exemple, pendant que lui-même irait jardiner, ou monter des meubles. Mais il pouvait bien s'échapper quelques instants pour apprêter les pâtisseries et préparer du thé ! Cependant, avant de s'éclipser, Louis apporta une réponse aux demandes de précision du conservateur du musée historique de Star City en vantant les mérites des travaux de rénovation entrepris par les propriétaires précédents. Ainsi le palais Beaudrie, s'il avait conservé l'entièreté de son charme ancien, n'avait rien à envier aux constructions parmi les plus récentes. Mutatis mutandis, bien entendu, mais aux yeux de Louis, il n'y avait pas meilleur endroit en ville que celui-ci, pour son logement, puisque ce château appartenait à l'histoire de sa famille, de sa lignée, et comptait presque parmi ses plus proches ancêtres. Il s'y sentait déjà chez lui. Et déjà il quittait Raphaël pour la cuisine. Y préparer le thé et les pâtisseries ne fut pas très long, et aurait été même plus rapide s'il n'avait dû régler leur affaire à Torgnole et Châtaigne, qu'il renvoya à leurs travaux en cours. Aidé du dernier, il disposa le tout sur très modeste plateau de bois : deux tasses, la théière chaude, l'assiette avec les pâtisseries qu'il avait choisies, à savoir l'éclair au chocolat, le jésuite, le parfait aux amandes et l'aumônière de chocolat. Il revint dans ce salon où attendait son invité, les bras chargés et à la bouche une chanson.

 « Au cabaret du Labyrinthe
Cette nuit, j'ai soupé, mon vieux,
Avec ces dames de Corinthe,
Tout ce que la Grèce a de mieux... »


Châtaigne fut le seul à reprendre les paroles du fameux air de la Belle Hélène. Torgnole n'avait pas l'ouïe musicale – rares étaient les formes d'Art qui trouvassent à ses yeux grâce. Mais Louis ignorait complètement ses gobelins désormais pour se mieux concentrer sur son invité, Raphaël. Allait-il lui servir le thé dans ce vieux salon complètement décousu, dégarni et démeublé ? C'était hors de question. Il voulait simplement lui montrer la cheminée et espérait que le conservateur et historien aurait eu le temps de l'examiner sous toutes les coutures pendant qu'il préparait le thé et la collation. Nul doute que son œil averti et aguerri y aurait vu quelques subtilités secrètes particulièrement intéressantes...

 « Tzing la la, tzing la la !
Oya Kephalè, Kephalè, oh la la ! »


Il découvrit Raphaël à la fenêtre, qui couvrait d'un œil patient le jardin qui environnait le château. Il fut ravi de le retrouver là, et s'avança vers lui, le plateau sur les bras. Il fredonnait encore ces quelques mots de grecs et d'argot quand il fut tout à fait à sa hauteur.

 « Bien, nous devrions aller dans un salon plus meublé. As-tu pu examiner la cheminée ? As-tu remarqué les aspérités curieuses qui entourent le contrecœur ? Je suis persuadé qu'il s'agit là de la serrure d'une porte secrète. Et je me disais qu'une personne comme toi... » Un historien qui fréquentait les musées, les archéologues, les sites de fouille... la vision de Louis ne connaissait aucune limite, et il n'y avait qu'un pas à franchir... voilà ! Il imaginait déjà Raphaël coiffé d'un chapeau et armé d'un fouet. L'aventure n'était pas loin derrière. « Bref, je me disais qu'il te plairait de découvrir avec moi les éventuels secrets de cette maison. On m'en a raconté quelques uns, mais je suis persuadé qu'il s'en cache encore d'autres. » Louis savait pertinemment que s'il espérait après des passages secrets, des trésors enfouis et des princesses cachées, ses espoirs se verraient anéantis bien vite. Mais il savait aussi que rien ne lui aurait plu davantage que la compagnie de Raphaël pendant l'exploration des lieux.

    Jet de dé n°1 :
    Réussite : Les gobelins savent se tenir.
    Échec : Un grand bruit se fait entendre dans la cuisine.


Louis garda l'oreille ouverte en direction de la cuisine, soucieux d'être bien obéi de ses valets. S'ils venaient à déclencher un incident, voire pire... il aurait du mal à justifier leur présence sous son toit. Fort heureusement, il n'entendit rien de ce côté-là du palais, alors il se rasséréna. D'un regard malin, il invita Raphaël à contempler le contenu de son plateau.

 « Je prends l’aumônière et le jésuite. Te reste le parfait et... je veux te voir manger cet éclair au chocolat. »
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Message posté : Mar 21 Oct - 13:18 Message
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Message posté : Mer 22 Oct - 1:28 Message
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Un œil extérieur aurait pu croire que c’était le bruit de pas qui résonna dans l’immense hall d’entrée vide, qui m’avait extirpé de ma contemplation, mais cela n’était qu’une heureuse coïncidence. Au moment où mon regard s’était posé sur l’ouverture du salon alors que je commençais à envisager l’éventualité d’aller à sa rencontre, je vis débouler le chef d’orchestre, l’air guilleret, un plateau dans les mains, fredonnant les paroles d’une chanson dont quelques mots ne m’étaient pas inconnus. Le regard pétillant, un sourire étira mes lèvres, et je ne pu m’empêcher de répliquer dans un grec ancien fluide, comme s’il s’était agit de ma langue maternelle : « Quoi ma tête ? tu sais parler grec ? » Certes, il s’agissait effectivement de ma langue natale, enfin, plutôt un dérivé de l’olympien que les humains s’étaient approprié, mais ce n’était pas la seule langue que je maîtrisais, et Louis avait déjà été témoin de la perfection de mon anglais, au point qu’il me prenait probablement pour un natif américain, sans compter le français, dans lequel j’étais tout aussi à l’aise que lui. Et il y en avait encore bien d’autres ! J’avais une certaine facilité à apprendre de nouvelles langues, et ma longévité m’avait permis d’en assimiler un certain nombre. J’avais eu tout le temps pour cela ! Cela dit, je me garderais bien de m’en vanter d’avantage. Il y avait des choses qu’il valait mieux taire pour l’instant.

« Tu veux que… » avais-je repris en anglais, alliant le geste à la parole afin de me rendre utile et de le délester du plateau, lorsqu’il me coupa la parole et me proposa d’aller prendre le thé dans une autre pièce. C’était sans compter sur le fait qu’il ré-attira mon attention sur les aspérités du contrecoeur, que j’avais effectivement notées, et qu’il mentionna un éventuel passage secret dissimulé dans l’âtre de la cheminée. « Oui. Je les ai vues. D’ailleurs, lors de la rénovation de la cheminée, ils rien n’a été signalé à ce propos ? Si un passage se trouve là, et qu’il est à ce point visible, quelqu’un a déjà du chercher à l’ouvrir non ? Il doit y avoir des prises d’air lorsqu’un feu est allumé, si c’est creux derrière. » Bien plus que l’historien, c’était l’explorateur qui parlait cette fois-ci. Certes, j’étais conservateur et vu comme le Docteur en costard qui présente bien et ne met jamais le nez en dehors de son bureau, mais il m’arrivait régulièrement de troquer mon habit de ville contre une tenue plus adéquat pour rejoindre mes archéologues sur les sites de fouilles où je ne me privais pas de mettre le pied à l’étrier, sans compter les explorations que je faisais à titre personnel. Bref, s’il s’agissait d’une serrure, comme il l’affirmait, il ne me faudrait probablement pas longtemps pour en venir à bout. Excepté si elle était verrouillée par une quelconque puissance susceptible de rivaliser avec celle d’un dieu.
Un sourire angélique et enchanté illumina mon visage lorsqu’il suggéra pouvoir me ravir de l’accompagner dans la découverte des secrets du palais Beaudrie. « Et tu as vu juste ! » répondis-je, le regard brillant.
Cependant, je me devais de me montrer méfiant et me renseigner sur l’histoire de cet endroit au préalable. Cela me ravissait de jouer les aventuriers avec Louis car je ne craignais pas grand-chose, mais je ne pouvais pas en dire autant pour lui et je devrais faire montre de prudence afin de ne pas trahir ma couverture.

Le chef d’orchestre attira de nouveau mon attention sur le plateau, et par la même, sur le thé qui était en train de refroidir pendant que nous parlions. « Si tu veux. » répondis-je du tac-o-tac, sans vraiment réfléchir, alors qu’il était déjà en train d’assigner les pâtisseries. Pour cela, je n’étais pas contrariant même si j’avais le goût des bonnes choses, et je savais Louis bien plus exigent que moi en la matière. Et puis, toutes les douceurs que j’avais choisies étaient susceptibles de satisfaire mes papilles. J’avais toutefois noté le soin qu’il avait accordé à la parité la répartition.
Cependant, mes prunelles claires croisèrent le regard mutin du musicien alors que ses derniers propos résonnaient encore dans mon esprit. Quoi que, pour le coup, exigent n’était peut être pas tout à fait le qualificatif approprié à la situation. Mon éternel sourire aux lèvres, je lui répondis d’un air faussement innocent : « Tiens donc ! Y a-t-il encore autre chose que tu veux me voir faire ? » Sans même attendre sa réponse à ma provocation, je lui pris le plateau des mains cette fois-ci, et m’aventurais déjà en direction du hall, à la recherche dudit salon plus meublé qu’il avait mentionné quelques instants plus tôt, l’incitant à me guider jusqu’à l’endroit où nous pourrions passer aux choses sérieuses, éventuellement. « Mais oui, tu as raison, buvons le thé pendant qu’il est encore chaud ! Nous aurons tout le loisir d’examiner cette cheminée dans le détail après, et comme cela, tu pourras me conter un peu ces … secrets. »

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Message posté : Mer 22 Oct - 17:02 Message
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De Principatibus

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♦️ Voyage dimensionnel (III)
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♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
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♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

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Raphaël lui adressa quelques mots dans une langue que Louis ne sut reconnaître. Il n'en perçut qu'un seul mot, la « tête », et en déduisit donc qu'il lui parlait en grec, ce qui l'impressionna quelque peu. Ce n'était pas une langue qu'on parlait en dehors de certaines zones du monde et de certaines localités particulièrement ciblées des grandes métropoles mondiales à la forte communauté grecque.  « Je n'ai rien compris de ce que tu as dit. » Autant être honnête, n'est-ce pas ? Louis n'était pas polyglotte, il ne maîtrisait que quelques langues, celles qu'il utilisait le plus, dans son métier, et malheureusement, le grec ne comptait pas parmi elle, en dépit d'ailleurs des apports considérables de l'Antiquité grecque à l'opéra depuis que l'art lyrique existe. L'air qu'il fredonnait à l'instant, d'ailleurs, en était une belle preuve, puisque la Belle Hélène, opéra-bouffe composé en 1864 par Jacques Offenbach, prenait pour décor la Grèce antique, du temps des prémices de la Guerre de Troie. On ne faisait pas plus hellène ! Raphaël lui confia avoir remarqué les quelques étrangetés de la cheminée. C'était parfait ! Ils gagnaient un temps précieux, et pourraient ensemble se donner un peu de bon temps en singeant les archéologistes d'autrefois, partis à l'assaut des secrets de la Vallée des Rois, de l'Eldorado ou du Sìchuān. Sauf qu'ils demeureraient à Star City et se contenteraient d'exhumer des couloirs oubliés, probablement envahis par la poussière et les toiles d'araignées. Et pour tout trésor, point de momies, point de lingots d'or, point de statuette de jade... mais de vieux cadres, d'anciennes toiles et peut-être un fauteuil éventré ? Une toilette de la Belle époque ? Un tabouret râpé ? Et pourquoi ne pas se permettre quelques fantaisies ? Une armure enchantée, une collection de têtes réduites, ou même un nain immortel qui exauce les souhaits ! C'étaient ce que Louis désirait trouver, et comme un enfant il s'impatientait déjà. Mais il savait raison garder. Le conservateur l'avait délesté du plateau et Louis n'avait pas refusé cette politesse, trop content qu'il était de retrouver l'usage de ses deux mains. Liberté ! Il se dégourdit les doigts. Il venait de choisir avec tout l'arbitraire d'un roi à qui irait quelle pâtisserie, et Raphaël semblait avoir saisi la perche tendue pour lui.

 « Il y a bien des choses que j'aimerais te voir faire. » Et Louis vit Raphaël s'échapper vers le hall, les mains chargés du plateau et du ravitaillement. Hors de question qu'il s'en allât avec la nourriture en le laissant derrière ! Louis emboîta son pas. Le torchon tomba de son épaule et glissa sur le sol, dans l'encadrement de la porte qui séparait ce salon vide du hall d'entrée.

 « Viens, allons par là. » Et il mena Raphaël à travers un bref couloir qui ouvrit sur un autre salon, cette fois-ci, heureusement, meublé de pied en cap. Il y fleurait d'ailleurs la bonne odeur du neuf, quoique les meubles fussent, pour la plupart,d'ancienne facture. Mais Louis, aidé de ses domestiques si particuliers, avait pris soin de les bien entretenir, et donc chaque pan de bois avait reçu sa dose de cire des antiquaires. Ce parfum toutefois n'avait plus rien d'étouffant à présent, puisque la fenêtre ouverte sur le jardin assurait un courant d'air léger et protecteur des nasaux trop sensibles.  « Tu n'as qu'à installer le plateau sur cette table. » Il désignait du doigt une jolie table basse. Il s'en approcha et, d'un sous-tiroir, tira quelques dessous de verre de cuir qui seraient parfaits pour accueillir les tasses et leur coupelle. En dehors de la table, il y avait dans ce salon un grand piano, un large canapé, deux fauteuils, et, dans un coin, un superbe échiquier monté au sommet d'une belle athénienne dans le style très français de la fin du XVIIIème siècle. Au mur, quelques bibliothèques, quelques vitrines et, au centre, un emplacement vide. Un tableau en avait été retiré... très récemment, de toute évidence.

    Jet de dé :
    Réussite : Les gobelins se tiennent toujours à carreau.
    Échec : Un grand raffut se fait entendre ailleurs dans le château.


Et pendant ce temps-là, ailleurs dans le palais, nul bruit ne se fit entendre. Louis s'étonnait de l'incroyable docilité servile des gobelins qui, pour une fois, semblaient avoir à cœur de ne pas se faire remarquer.
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Message posté : Mer 22 Oct - 17:02 Message
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Le Hasard

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Message posté : Jeu 23 Oct - 0:02 Message
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La spontanéité de Louis donna instantanément réponse à ma question. « De toute évidence non. » repris-je en souriant, dans une langue plus commune. « Je t’ai simplement demandé si tu parlais grec. » Il n’avait pas spécialement été dans mon intérêt de frimer devant le chef d’orchestre, mais cela n’était nullement une vantardise de ma part, et m’était venu aussi naturellement qu’instantanément. J’étais polyglotte et ce n’était pas un secret, dans mon travail, tout du moins. L’alibi de ma profession et de mes études aidant, le mystère, dans mon entourage professionnel, résidait d’avantage sur le nombre de langues que je maîtrisais. « Tu chantais en grec, si je ne m’abuse. » Cela relevait plus du constat que de la simple question. Je n’attendais pas spécialement de réponse, hormis peut être quelques précisions sur la provenance de ce chant grec. Mais nous aurions amplement le temps de discuter autour d’une tasse de thé, qui refroidissait à vue d’œil, qui plus est.

Après m’être emparé du plateau, j’avais amorcé le mouvement, à la recherche de l’autre salon, sans même savoir où il se trouvait. Une chose était sûre, il m’était impossible de me perdre, où que ce soit. Enfin, tout n’était question que de relativité, mais je n’avais rien à redouter dans une maison comme celle-ci, à priori. J’avais toujours eu le don divin de trouver instinctivement le bon chemin. On ne m’appelait pas Dieu des voyageurs pour rien ! Je savais donc être parti du bon côté, mais je comptais tout de même sur Louis pour m’orienter et me guider pour la suite de l’expédition.

Comme je l’espérais, il ne me laissa pas en reste, et sa réponse, bien que je fis mine de ne pas y réagir, ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. Je n’avais rien rétorqué, mais mon sourire en disait long et, déjà, mon esprit retord s’était mis à divaguer pour se perdre dans des délires fantasques, qui m’amusaient tous autant les uns que les autres. Cependant, je gardais à l’esprit que j’avais un plateau entre les mains, et qu’il aurait probablement été très mal venu de chahuter lorsque de la nourriture était en jeu, surtout vis-à-vis de Louis auprès de qui j’avais découvert qu’il y avait bien un sujet sur lequel il ne plaisantait pas, et c’était bien celui là. Quoi que…

Dé 1:
Réussite : Je vis choir le torchon de l’épaule de Louis et fis un écart afin de l’éviter. « Il semblerait que tu aies laissé tomber quelque chose. »lui fis-je remarquer.
Echec : Le torchon chut de l’épaule de Louis lorsque nous franchîmes le seuil commun au hall et au salon que nous quittions, et atterrit sous mon pied. Je me sentis perdre l’équilibre, les tasses tremblèrent, mais je me stabilisai avant même que le thé n’ai eu le temps de déborder, faisant visiblement preuve d’une agilité déconcertante.


Puis, je lui emboîtais le pas, l’air de rien, lorsqu’il me devança. Il me mena dans le fameux petit salon où, sur ses recommandations, je déposai le plateau sur la petite table basse avant de laisser vagabonder mon œil expert sur la pièce décorée avec un goût certain, dont l’ameublement n’était pas sans rappeler quelques pièces de musée. Je ne fus pas surpris d’y trouver un piano. J’identifiais d’un rapide coup d’œil le style et l’époque de l’athénienne et il ne me faudrait qu’un examen légèrement plus approfondit pour affirmer s’il s’agissait d’une pièce d’époque ou d’une reproduction. Ce qui me troubla d’avantage fut l’espace vide sur le mur central. « Tu as prévu de mettre quelque chose là ? » demandais-je en désignant le mur du doigt. « Ou cette pièce est-elle finie d’être aménagée ? »

Pendant ma petite inspection des lieux, Louis avait déposé les tasses de thé sur les sous tasses en cuir. « Merci. » m’enquis-je avant de me diriger vers le canapé, m’arrêtant à la hauteur du chef d’orchestre, au passage, les yeux pétillants de malice. J’accrochai son regard, avec le sourire, et au moment où je m’apprêtais à ouvrir la bouche pour lui lancer une énième provocation,…

Dé 2:
Réussite : Rien, la conversation suit son cours
Échec : Un grand bruit retentit soudain

Mon sourire s’estompa et la lueur badine qui avait enflammé mon regard s’était atténuée également. Cependant, je continuais de fixer les prunelles du chef d’orchestre dont je cherchais à jauger la réaction afin de savoir s’il allait s’alarmer ou non. Puis, affichant un nouveau sourire en coin, je ne pu m’empêcher de demander avec ironie : « Cela fait partie des secret de la maison aussi ou bien… ? » Ce n’était qu’une boutade destinée à détendre l’atmosphère, mais je ne croyais pas si bien dire.

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Sonate aux mille et un parfums

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