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La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu ▬ Libre

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Message posté : Ven 10 Oct 2014 - 21:26 Message
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10 octobre 2014

Depuis sa dernière discussion avec Charlie, Jay avait de nombreuses questions qui défilaient dans son esprit. Le Circus Maximus commençait sérieusement à lui prendre la tête. Il avait toujours obéi aux ordres comme le gentil homme de main qu'il était, toutefois cela ne l'empêchait pas aujourd'hui de se retrouver avec une garce agressive sur le dos et bien évidemment, celle-ci s'amusait à menacer sa famille. Compte tenu du fait que sa célèbre frangine ignorait qu'il trempait dans des affaires louches – ou du moins elle en ignorait la gravité – la perspective de voir ces deux mondes se rencontrer avait de quoi l'inquiéter. Et bien sûr : il ne pouvait pas accepter qu'une tarée puisse s'en prendre à sa famille, c'était aussi simple que cela. Ajoutez à cela que sa vie de civil était aussi insipide que les plats préparés par la mégère qui lui tenait lieu de génitrice, puis vous compreniez rapidement pour quelle raison le texan commençait à se demander s'il n'était finalement pas préférable de toute plaquer pour recommencer à zéro.

De telles réflexions n'étaient pas dans ses habitudes : Jay était un sanguin, il devait rentrer dans le tas lorsque quelqu'un ne lui convenait pas, ou se barrer si quelqu'un le saoulait trop. Mais analyser la situation pour en tirer des conclusions efficaces, ce n'était vraiment pas son genre. La preuve : même après plusieurs semaines de profonde réflexion, il ne voyait toujours pas quoi dire, ou faire. Il fallait juste attendre que les choses se passent et éventuellement que la situation se règle d'elle-même. Mais ce n'était pas très courageux.

Il venait un moment où il fallait réagir et se bouger les fesses, le tout était de trouver le déclic et de pouvoir enfin faire le premier pas. C'était comme tout, non ? La première fois était la plus douloureuse et compliquée, après quoi ça passait comme dans du beurre ! Quelle expression de merde, quiconque l'utilisait n'avait jamais essayé d'utiliser celui qui traînait depuis des lustres dans leur réfrigérateur : chez les Lane même le beurre pouvait être utilisé pour assommer quelqu'un.

Jay avait décidé d'aller faire un tour pour s'aérer un peu l'esprit, estimant que la fumée dégagée par les pétards d'Earl – son frangin – n'aiderait pas franchement à y voir plus clair. Seth, le chef de famille lui avait demandé si tout allait bien, non parce qu'il s'inquiétait pour lui, mais simplement parce qu'il avait peur de ne pas avoir sa paye du soir si Jay n'allait pas au Circus comme prévu. Il avait été jusqu'à lui demander s'il était malade, comme quoi réfléchir lui donnait vraiment une sale tronche – pas qu'il avait besoin de ça pour en avoir une, cela dit. Le texan avait pris le pick-up pour s'éloigner du quartier et aller ailleurs, dans un endroit où il ne risquait pas de rencontrer quelqu'un de sa connaissance au moins. Parfois, changer d'air aidait à voir les choses différemment et peut-être qu'il aurait l'inspiration subite ?

Malheureusement, la poisse ou l'inattention semblait le poursuivre même ici. Alors que son esprit était occupé par ces soliloques, il laissait son regard vaquer sur les environs et lorsqu'il le reporta sur la route, ce fut pour constater – trop tard – qu'une bagnole s'était arrêtée en plein milieu de la route. Apparemment, personne n'était présent à l'intérieur vu qu'il n'apercevait aucune personne derrière le volant. À moins qu'il ne s'agissait d'un nain de jardin en fuite ? Quoi qu'il en soit, le texan pressa la pédale de frein un peu trop tard et son précieux pick-up qui était déjà dans un sale état, percuta l'arrière du véhicule. Pas trop brutalement, mais suffisamment pour le faire un peu avancer dans un bruit de tôle froissée. Il n'y avait pas le frein à main : mais où était donc passé le conducteur ?

Pestant à voix haute, le trentenaire sortit de sa voiture pour jeter un coup d’œil vers la portière du conducteur et c'est à ce moment qu'il vit une personne sortir d'un magasin à côté pour s'approcher de la voiture. Le propriétaire ? Quelqu'un qui faisait ses courses, avait vu l'accident et voulait vérifier s'il n'y avait pas de blessé ? Pour le coup, Jay s'en contrefoutait. Il était passablement de mauvaise humeur et même si c'était sa faute – quelle idée de conduire le nez en l'air ! – il fit preuve de son culot habituel en admonestant la personne qui se tenait à côté de la portière.

« Ça va là ? ! Ça t'emmerde pas trop d'laisser traîner ta caisse au milieu de la route ? Bordel, y'a des parkings pour ça, si tu connais pas, faut t'acheter un dico ! »

Parce qu'il était évident qu'en agressant les gens, les choses allaient mieux dès le début ! Et c'était sans compter qu'avec sa manière de parler, il était évident que le texan n'avait pas souvent ouvert le dictionnaire qu'il conseillait d'acheter. Et puis, Charlie ne lui avait-elle pas conseillé de se montrer un peu plus diplomate et moins bourrin avec les gens ? Mauvaise pioche. Bon, nouvelle résolution : si la personne ne face était capable de lui répondre sur un ton mesuré, il ferait un effort de politesse. Et si ce n'était pas le cas... et bien... il aviserait ! Après tout, la réflexion ce n'était vraiment pas pour lui.

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Message posté : Jeu 23 Oct 2014 - 17:56 Message
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Je suis un peu du genre imprévisible. Il faut dire que bon, ma vie de super-héros, elle est du genre machinale. Croyez pas qu'il n'y a pas une forme de routine dans la vie d'un super ! Quant à celle du citoyen, hé bien j'édite au Daily Star. Il paraît qu’il y a un Dragon à Star City. Rien que ça ! Canular ou pas, il y a eu du feu, et donc, j’imagine, quelqu'un qui en a été à l'origine. Nous voilà de retour à l’époque médiévale à Star City. Pourquoi pas. Mais c'est trop facile l'histoire de la créature. Et même si c'était vrai, elle devait bien avoir un propriétaire. Il y a toujours un propriétaire, non ? Un propriétaire en colère lorsqu'on abîmait sa propriété...

La colère, ce n’est pas un truc qui me sied. Je suis plutôt quelqu’un de calme et avec un bon sang-froid. Il faut dire que lorsque l'on a passé des années à tirer à l'arc depuis son plus jeune âge, on fait preuve d'une certaine rigueur d'esprit. Mais il m’arrive aussi d’être impatient, et je suppose que, l’impatience est une forme de colère. On a tous notre petit caractère. Être dans le camp des gentils ou des méchants, cela ne suffit pas, car, surtout et avant toute chose, on est et on reste humain. Enfin, là je parle pour les humains, mais, je veux dire, un être vivant. On veille chaque jour et chaque nuit à rester bon si on veut prétendre être bon. Un jour on est lâche comme demain on fait preuve de courage. Rien n'est immuable sauf l'humain qui se répète dans ses actes. Oui, ça veut dire que je crois que quelqu'un peut changer, mais que je ne suis pas trop naïf non plus à ce sujet. Je ne sais pas où je puise mon courage, celui de pourchasser des criminels alors que je n’ai aucun pouvoir. Il faudrait demander cela à tous les Malcolm. C'est instinctif chez eux. Je pense que l'on n’est pas obligé d’avoir un pouvoir pour agir, faire quelque chose, et se sentir concerné par le monde, ce qui s’y passe. On peut tous agir à notre échelle. On veut toujours agir, et on choisit son camp. Choisi-t-on son camp de façon immuable...? Moi oui !

En général, je ne suis pas du genre à trop m’appuyer sur les apparences, se fonder sur elles, mais bien percevoir derrière. Je n’aurai jamais pu croire que des extra-terrestres pourraient être paisibles avec les humains si je m'étais arrêté qu'à mon premier contact belliqueux avec eux. L'Unité Grue. Ils ont beau paraître robots de chair, certains font preuve de ce qu'on pourrait appeler de chaleur. Est-ce une faiblesse que de donner le bénéfice du doute ? Je m'en pose des questions, hein ? On s'en pose toujours, même ceux qui ont le sang chaud. Tiens, comme je vous le disais, il faut se méfier des apparences ! Les personnes un peu brutes ont des états d'âmes eux aussi. Tout le monde.

Toujours est-il qu'en sortant du Daily Star, je monte dans mon Audi presto dès qu’un journaliste m’en apprend plus sur cette histoire de Dragon qui me taraude. Je roule et me dirige vers des restes d’incendies et, en fin de compte, un peu plus loin. Il est toujours bon de s’attarder autour d’un casse. Surtout si c’est un Dragon. C’est qu’il doit être gros le machin, non ? Plus je roule, plus je me dis que ça devait bien être un canular. J’avoue que m'étais laissé embarqué dans mes songes, devenant trop pensif, tiraillé entre l’éditeur à la recherche d’une UNE et le super, à se demander si derrière toute cette affaire, il ne pourrait pas y avoir un criminel d’envergure. Ça m’inquiétait, avouons-le. Je me suis alors arrêté là, sur la route, pour y sortir alors que j’avais vu un truc qui m’avait interpellé...

On conduit de temps à autre sans se rendre vraiment compte jusqu’où. Je connaissais cet endroit du centre-ville. C’était comme un flash-back. L’invasion en 93. Cet endroit avait été ruiné et, j'ai cru un moment que c'était bien là que j’avais vu plus jeune le Bâtisseur. Je sors du véhicule, comme interpellé. Je sais, ce n’est pas top pour un "super-héros", et c’est un comportement dangereux mais…

Où étais-je passé ? Bonne question ! Ne devais-je pas rester attentif à chaque instant ? Attentif à ce qui m’entoure… ? C'était ce que mes mentors m'avaient appris. Le Sagittaire et l’Archer III. Mon oncle et mon vieux pour faire moins pédant. Pas question d'avoir une seule minute d’inattention Michael ! Il arrive qu’on soit son meilleur ennemi, vous savez, que nos erreurs soient une opportunité servie sur un plateau pour nos adversaires. C’est pour ça qu’on ne fait aucun écart et qu’on ne tolère aucun écart. Je dois rester vigilent. Enfin, là, en l’occurrence, ça ne restait qu’une voiture que j’avais mise sur le bas-côté tout de même… ! Oui, ok, j’avais oublié les warnings !

Je suis rentré dans un magasin, ce même magasin où mon vieux m’avait acheté de l’eau lorsque j'avais 17 ans ?! Oui, sérieux, il avait refait un magasin au même endroit. Un magasin dévasté et pillé en 93, lors de la destruction de la ville. Les pillards se font en général nombreux lorsqu’un évènement perturbe en masse toute la population. Voilà pourquoi l’attention est importante. Il suffit de la détourner pour commettre très facilement un délit. Alors, moi, je dois rester attentif coûte que coûte, pour éviter que ceux qui détournent leur attention se fassent avoir. Bref ! J’ai alors acheté - non pas un soda – puisque je devais faire attention à ce que je mangeais et buvais – mais – bon allez bordel ! J’ai acheté un coca !

Et je suis ressorti pour…

Je me fige. On était rentré dans mon Audi ?! A l’arrière. Je regarde en direction d’un pick-up. Il était dans un état plus que déplorable ce pick-up. Avait-on idée de ne pas entretenir sa voiture à ce point...? Ma petite gueule d’ange de 38tard avait laissé approcher son conducteur alors que j’étais resté près de la portière de mon Audi.

« Ça va là ? ! Ça t'emmerde pas trop d'laisser traîner ta caisse au milieu de la route ? Bordel, y'a des parkings pour ça, si tu connais pas, faut t'acheter un dico ! »

Non. J’ai préféré acheter un coca tu vois. Il devrait s’en payer un de dico ! Il sait qu’il parle à un éditeur de presse là…? Il avait comme un ton agressif, que je n’ai pas pu m’empêcher de sourire presque insolent voire carrément insolent. Moi et mon ironie…

« Ça va. Mis à part que tu as amoché ma voiture. Il faut peut-être t’acheter des lunettes à toi ? Ton pick-up, tu l’emmènes à la casse ? Tu veux que je te tracke ? »

Si les mots le paraissent, je n’ai pas du tout un ton agressif. Je reste très calme et posé, léger et décontracté, relativisant les choses. Il n’y avait pas d’innocents à sauver et personne n’avait été blessé. Mes deux dernières questions, même si elles sentaient l'ironie, elle restaient prononcées sur un ton doux. J’ouvre ma canette de coca, projetant d’en boire le temps qu’il me réponde… toujours dans la volonté d'occuper mes mains, enfin... s’il ne me m’agresse pas… J'ai toujours été comme cela, je tâte un peu le terrain, je réponds comme on me répond, avec un ton malgré tout un peu plus coulant. Je suis plutôt du genre à apaiser les gens, j'ai une aura de ce genre, mais mes propos sont de temps à autre insolents. Avec mes pensées de super, je me demande déjà si cette personne est au courant pour le Dragon et s'il pourrait m'apprendre quelque chose. C'est être un peu calculateur, non ? Je ne crois pas qu'on soit du bien ou du mal. On est juste humain. Penser trop pour le bien commun, ça peut rendre mauvais si on ne fait pas gaffe. Je ferme mon esprit à mes pensées et reste attentif à l’écoute du type. Dois-je lui demander de faire un constat… ? C’est ce que je devrai faire, hein ? Je voulais voir d'abord s'il se calmerait un peu... Il avait l'air un peu colérique comme type... au pire je finirai par m'excuser... Allez ! Je suis du genre gentil après tout... Au final, je lui tends donc la canette comme pour offrir à boire.

« Bon, je m'excuse, je suis en tort, on fait le constat ? »

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Message posté : Sam 25 Oct 2014 - 17:48 Message
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Il ne fallait pas grand-chose pour que Jay parte au quart de tour. Une chose était certaine : s'il avait été une bagnole, le diesel serait à exclure, il entrerait plutôt dans la catégorie des véhicules de démolition vu le tact qu'il possédait. Et vu l'état de la caisse qu'il venait d'emboutir. Jetant un regard à la voiture en question, le texan constata qu'il s'agissait d'une connerie allemande, à croire que les gens étaient incapables d'acheter des trucs faits dans leur pays. Et après ça se disait patriotique ! Pour un gars raciste comme lui, il était inutile de préciser que le conducteur de cette caisse était directement classé dans la catégorie des « gosses de riche », parce qu'elle valait un sacré paquet de fric, mais aussi dans celle des « je me la pète », parce que c'était sacrément tape-à-l’œil. En fait, il était surtout considéré comme quasiment toutes les personnes qui croisaient la route de Jay : un indésirable.
Dire qu'il s'était juré de faire un effort. Il y était presque arrivé, mais ce type avait eu besoin de lui sourire d'une manière qui ne lui plaisait pas du tout – comme quasiment toutes les interactions humaines – en insultant son pick-up, son précieux et adoré pick-up. Connard.

Jay avait la mauvaise habitude de s'énerver pour un détail, il était très susceptible et même si ce type lui avait parlé d'un ton qui était loin d'être désagréable, le texan s'énervait. Ou pas. En fait il n'en savait rien. Habituellement, il avait l'habitude de se calquer sur le comportement de son interlocuteur et vu qu'il avait une propension à énerver tous les gens à qui il adressait la parole, disons que ses discussions se terminaient souvent en pugilat. Verbal du moins, vu que peu de monde pouvait rivaliser avec sa force améliorée. Bref, pour le coup, le combattant du Circus ne savait plus sur quel pied danser : remballer ce type avec sa gueule de star Hollywoodienne, ou faire preuve de self-control et essayer de mesurer ses paroles ? Manque de bol, il n'avait jamais été doué pour se contrôler et encore moins pour danser. Sa réponse fusa dès que l'autre inconscient eut l'idée de parler d'un constat.
Y'en avait qui croyaient au Père Noël.

« Un constat ? T'as fumé ou quoi ? ! » La question était sincère. Jay lui jeta un regard agacé. « T'avais pas à garer ta caisse là, c'est une route, pas un parking. T'es en tort alors tu payes tes dégâts et tu fais pas chier avec ta paperasse. »

Ça, c'était le Jay diplomatique. Même si ce n'était pas forcément très visible, le trentenaire avait pour habitude de répondre un peu plus... brutalement lorsqu'ils 'énervait vraiment – ce qui arrivait très souvent. Du coup, tant qu'à faire, autant continuer sur cette lancée et faire piger au guignol face à lui qu'il avait tout intérêt à ne pas jouer les abrutis avec lui.

« Et j'te conseille de garder tes remarques de merde pour toi. Moi au moins j'vais pas acheter ma caisse chez les Boches pour dire que j'ai du fric. » La note était donnée. « Alors, t'avise pas de la ramener encore une fois sur ma bagnole ou je m'en repaye une nouvelle avec tes dents. »

Parce que c'était évident qu'un type pareil devait avoir des plombages en or et des conneries du genre.
Et, oups, le côté diplomatique avait légèrement été oublié. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé, mais Jay devenait très susceptible lorsqu'il était question de son pick-up. Même si ce pauvre vieux était dans un sale état, le texan l'entretenait comme il pouvait et ce n'était pas avec le peu de fric qu'il gagnait qu'il allait pouvoir lui payer un ravalement de façade. Mais bien sûr, il était hors de question de jouer sur cette carte, il était bien trop fier pour qu'un péquenot le prenne en pitié, si du moins quelqu'un pouvait éprouver un pareil sentiment à son encontre.

Le texan s'approcha finalement de l'avant de sa bagnole pour voir dans quel état il était. Le résultat n'était pas très encourageant, le pare-choc avait rempli son office et risquait de lâcher d'un moment à l'autre. En gros, rentrer comme ça risquait de poser problème, à moins d'attacher le tout avec de la corde pour avoir réellement l'air d'un redneck sorti du fin fond du Texas. Mais non monsieur, il venait de Houston et pas d'un bled paumé dans le trou du cul du monde ! Comme cette constatation l'agaça, il décida de s'en reprendre au type à la canette – même pas de la bière qui plus est.

« Et puis merde, t'as appris à conduire où ? C'est en option les feux de détresse sur les caisses étrangères ? ! »

Et alors qu'il s'apprêtait à invectiver encore davantage le pauvre type qui n'avait rien demandé, une voiture s'arrêta derrière eux – parce qu'ils bouchaient cette voie de la circulation – et décida de klaxonner copieusement pour leur faire comprendre qu'ils gênaient. Fidèle à lui-même, le texan se retourna pour faire un magnifique bras d'honneur au concerné – qui était une concernée en vérité – et lui lancer quelques mots d'amour.

« Change de voie et fais pas chier, bordel ! »

Ça aussi, c'était le Jay diplomatique.
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Message posté : Sam 25 Oct 2014 - 21:51 Message
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Il se pourrait que j’ai affaire à une essence. Et je ne parlais pas du pick-up. Peut-être même que j’ai affaire à un Monster Truck ! Je vais le surnommer comme ça, tiens, dans mon esprit. Ça lui allait si bien comme petit surnom, que je garde un sourire en coin toujours à cette idée. C’est vrai que je suis du genre Audi, et j’aime bien son système de sécurité anti effraction pour enfermer des gens dedans, ça m’a en tous cas bien été utile contre des agents de l’Unité Grue. Au-delà de ça, les allemandes sont des voitures fiables, et je ne prends que du fiable. On ne devrait prendre que du fiable. Je ne comprenais tellement pas pourquoi il roulait dans ce truc, ce taco(t) pourri, que je n’avais pas pu m’en empêcher d’y mettre mon grain de sel et mon insolence là-dedans. Mais peut-être qu’il manquait de thunes. J’ai été élevé dans une famille bien riche. Ça doit laisser des traces malgré moi, pour que je n'y pense pas de prime abord... Je trouvais que, il avait l’air paumé, et ça m’avait un peu calmé en moi alors. Il n’avait l’air, comme de ne pas être sûr de ses paroles, agité, instinctif. Fallait pas croire que je n’avais que côtoyé des gens de bonnes familles, même si j’avais fait, pour sûr, les meilleures écoles, car je m’ennuyais tant en cours, et les gens de bonnes familles m’ennuyaient tout autant, que je n’ai pas entretenu beaucoup de relations parmi eux. Je crois toujours, un brin léger naïf mais pas trop, qu’on peut faire revenir les gens dans le bon sens. C’est peut-être bien débile ceci dit, mais pourquoi ne pas essayer.

« Un constat ? T'as fumé ou quoi ? ! »
« Faut bien donner du travail aux assureurs »

« T'avais pas à garer ta caisse là, c'est une route, pas un parking. T'es en tort alors tu payes tes dégâts et tu fais pas chier avec ta paperasse. »

« Même si je suis en tort, l’assurance me couvre. On appelle ça, attention, écoute bien, l’assurance tout risque. » J'écarte les mains comme pour annoncer un titre de Une, bref, la news du mois à afficher partout et à tous les coins de rues.

« T’as une assurance, au moins, sur ton machin ? Ça pourrait te le remettre à neuf tu sais. Même si je paye, ça n’empêche pas qu’il faut faire la paperasse pour être en règle. Avoir de la thune ça ne donne aucun droit et encore moins celui d’être au-dessus des lois monsieur. ».

Je joue encore aux abrutis avec lui ? Ouais, il se pourrait bien, car il me dit tout de suite d’arrêter mes remarques « de merde ». J’avoue que j’ai le don d’énerver par moments, alors que, avec sa carrure, il pourrait très bien me mettre une mandale. Je ne répliquerai même pas, en bon patron du Daily Star, qui ne connaît donc rien au combat du corps à corps au contraire de l’Archer.

« Et j'te conseille de garder tes remarques de merde pour toi. Moi au moins j'vais pas acheter ma caisse chez les Boches pour dire que j'ai du fric. Alors, t'avise pas de la ramener encore une fois sur ma bagnole ou je m'en repaye une nouvelle avec tes dents. »

« Oh ! C’est petit… » Je rigolais un brin léger. « Et si je te disais que j’achète du fiable ? Garde tes stéréotypes à la con pour toi, tu ne te feras rien sur mes dents. » Et je mis un doigt dans ma bouche pour tirer l’intérieur de la peau d’un côté, l’autre main occupée à tenir ma canette « Regarde bien. T’en vois, toi, de l’or ? » Puis je retire mon doigt. Si une belle gueule d'ange faisait ça ? Euh, non, mais bon, je ne suis pas un latin lover. « En revanche…avec un constat… avec un constat tu peux te la refaire retaper gratis puisque JE suis en tort. »

Est-ce que je cherchais à le convaincre du bien-fondé de la chose ? Est-ce que c’est un peu manipuler quelque qu’un que d’user de suggestions ? Non mais, sérieux, avec un constat, s’il était assuré, il pouvait la refaire faire sa bagnole, et tout le monde serait alors content !

« Ah moins que tu ne sois attaché au fait qu’il soit dans cet état… »

Ça donne son style !

Le Monster Truck, mon interlocuteur quoi, s’était approché en fin de compte. Il se pourrait alors, qu’il ne soit pas si je-m’en-foutiste qu’il prétendait tant l’être dans ses mots. Moi, je le regardais regarder, je l'observais constater les dégâts. Bref, je jouais celui qui n’y connaissait rien en bagnole, le « gosse de riche » qu’on m’accusait d'être, toujours ma canette de coca à la main. J’avais l’impression de voir un œil expert chez lui, ce même regard que mes mentors avaient en tous cas au tir à l’arc, en tirant des flèches.

« Et puis merde, t'as appris à conduire où ? C'est en option les feux de détresse sur les caisses étrangères ? ! »

« Non, ce n’est pas en option… »

Il marquait un point, et je devais bien l’admettre, que ma voix s’était faite beaucoup moins ironique voire mélancolique un brin. La nostalgie m’avait piégé. Je m’étais alors moi-même coupé dans cette réponse, histoire de ne pas rentrer dans des justifications inutiles : j’avais eu tort. Point barre. Et je ne sais pourquoi, je commençais à me dire que, peut-être, comme mon vieux avait arrêté la bière, je devrai arrêter de conduire, ou du moins, me ressaisir, tant, jamais, je n’avais pas le droit à l’erreur et une seule erreur. J’ai eu comme un soupir alors, face à cette idée noire, mais non de découragement, d’élan plutôt, toujours optimiste. Ok. Je ne le ferai plus. Merde. Que m’arrivait-il ? Je ne savais plus quoi dire face aux faits bien tranchants...

Une voiture venait alors de s’arrêter et klaxonner. Je m’éveille enfin, plus alerté, délaissant le Michael pour l’Archer. Voilà où avait été le problème ! Je venais de saisir. Le Monster Truck alors, avait fait un bras d’honneur et lui avait conseillé, sage conseil au final, de changer de voie. J’avais roulé les yeux sur le côté et vers le haut, pour au final, avec mon agilité d’Archer, saisir son bras, de mes deux mains car je venais alors de poser la canette sur le haut de la voiture, pour un peu le descendre, son doigt d’honneur, mais le lâchant aussitôt, d’un geste au final très amical et non offensif. Je n’en avais rien à faire qu’il me mette mandale ou pas quant à cette initiative. On ne faisait pas un doigt d’honneur comme ça, sans raison, et tout court d'ailleurs, ça appâtait juste le client ! C’était comme, avec la rapidité de chacun, je m’étais précipité à poser cannette et attraper son bras, pendant à lui ou presque, car je savais quand même garder équilibre.

« Non. Non. Ne fais pas ça.

Mais oui. Tu as raison. Il devrait changer de voie…
»

Je vais voir le chauffeur qui ouvre sa fenêtre alors qu’il avait commencé ses jurons... « Changez de voie s’il vous plaît ». On dirait un flic... Je n'aime pas trop faire ça sur ce ton là, mais je ne voulais pas dire : « voulez-vous changer de voie ? » parce que, je souhaite me montrer là très directif et intransigeant, histoire que la situation ne dégénère pas. Alors, je suppose avoir réussi à convaincre, enfin, j’espérai, que je repars aussitôt sans laisser l’opportunité au chauffeur de répondre et discuter.

« Je vais mettre un triangle de signalisation… » Je dis à Monster Truck en revenant vers lui. Et j’espère que le chauffeur a changé de voie… que j’entends encore quelques grommellements et jurons de sa part. Éveillé et revenu à moi-même, non le chieur et emmerdeur insolent Michael, je vais pour ouvrir mon coffre mais…. j’oublie que ma caisse est amochée…

« T’en as un ? »

J’imagine que j'allais devoir appeler une dépanneuse, et rentrer en transport en commun. Non, parce que, hors de question de reprendre le volant pour moi, je m’en voulais trop à ce moment-là précis, et, je suppose que ça se voyait quelque peu. Et, de toute façon, pouvais-je reprendre le volant ? Avec l’œil expert qui avait examiné mon pare-choc, j'avais bien saisi que ça risquait d'être compromis. On n'avait pas trop le droit de rouler avec des véhicules en décomposition ! Faut dire qu'un pick-up, ça fait son effet dans un pare-choc ! Mais, de toute façon, je n’avais pas affaire à quelqu’un d’empathique, je suppose, qu’il était mieux que je cherche déjà à lui tendre la perche et le rassurer ainsi à pouvoir partir une fois que j’avais ma « paperasse », comme il le disait si bien. Eh oui, j’allais bien le remettre sur le tapis, ce fichu constat.

« Tu sais, si on fait ce constat, je te lâche aussitôt que c’est signé. »


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Message posté : Dim 26 Oct 2014 - 0:50 Message
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Encore un type qui le prenait pour une demeuré, à croire que c'était écrit sur son front pour que tout le monde décide de tabler sur ce registre. Et après ça, Charlie voulait lui faire croire que non, il n'était pas débile ou attardé ? Bref, s'il acceptait sans rechigner ce genre de critiques de la part de ses frangins, venant d'un gosse de riche qu'il ne connaissait pas, le texan avait plutôt envie de lui faire ravaler ses paroles à grand renfort de coups – donnés à force maximale, je vous prie. Mais il n'en eut pas l'occasion comme l'autre emmerdeur enchaîna de plus bel pour lui faire une leçon sur « pourquoi assurer sa bagnole ». Bordel, il bossait dans une compagnie d'assurance ou avait acheté des actions dans ce milieu-là ou quoi ? Inutile de précise que toutes ces explications entraient par une oreille et ressortaient aussi sec par l'autre, lorsqu'elles ne lui passaient pas mille lieues au-dessus de la tête.... en fait il entendait vaguement un brouhaha du genre « blablabla » et voyait les lèvres de son interlocuteur bouger, puis ça s'arrêtait là.
La concentration n'était pas son fort....

Ce type l'énervait avec ses manières. En bon susceptible qu'il était, Jay était persuadé que cet emmerdeur était en train de se foutre ouvertement de sa gueule parce qu'il avait du fric à foison alors qu'au final, ce n'était que son caractère semble-t-il. Malheureusement, ses bonnes intentions ne feraient pas long feu face à ce genre de comportement et il y avait de fortes chances pour que tout dérape si les choses continuaient de la sorte.

Et visiblement, c'était ce que le gus voulait vu qu'il ne trouva rien de mieux à faire que de s'agripper au bras de Jay lorsque ce dernier fit preuve de la politesse texane avec l'inconscient qui les klaxonnait. S'il y avait une chose que le trentenaire détestait plus que de se faire insulter, c'était que des inconnus se permettent de poser la main sur lui. En fait non. Il ne supportait pas que qui que ce soit pose la main sur lui, frangins comme frangine ou péquenot qui passait par là. Sa première réaction fut de serrer le poing pour en coller une bonne dans la tronche du parasite qui l'empêchait de vivre sa vie, puis il se retint. Frapper un inconnu au milieu de la rue, ça allait encore lui attirer des emmerdes et il en avait bien assez ! Il ne tenait pas à voir Charlie débarquer en lui hurlant qu'il devait être moins impulsif parce qu'elle n'allait pas lui sauver les miches à chaque fois qu'il frappait un riche – parce que tant qu'à faire, autant bastonner un type qui pouvait lui rendre la vie impossible !

« Bordel, m'emmerde pas avec tes sermons à deux balles ! »

Mais ça ne servait certainement à rien étant donné que mister « je parle bien » était allé converser avec le conducteur pour essayer de régler ça pacifiquement. Tu parles, ces emmerdeurs ne comprenaient jamais rien ! Son irritation grimpait en flèche lorsque le gars-à-la-canette revint vers lui pour lui demander un triangle de signalisation... non, mais franchement. Est-ce qu'il avait une gueule à avoir le moindre système de sécurité à bord de sa bagnole ? Même les ceintures de sécurité ne fonctionnaient plus, cela dit elles devenaient obsolètes lorsque vous aviez un pouvoir comme le sien. Il termina son intervention par une remarque qui ne fit qu'ajouter à l'agacement du texan qui ne le dissimula guère.

« Va te faire voir avec ton putain de constat. J'en ferai pas, alors lâche-moi les baskets ! » Et ça, c'était la version polie. « Et j'ai pas ton truc. Tu crois p't'être que j'ai une gueule à baliser la zone lorsque je m'arrête quelque part ? » Déjà qu'il n'utilisait pas les clignotants – et oui, il reprochait aux autres de ne pas le faire ! « Les bagnoles américaines tombent pas en rade comme ça, j'en ai pas besoin. »

Une petite remarque pour lui faire piger qu'il pouvait se mettre son constat dans un endroit sombre et peu visible de son anatomie. Jay n'était pas franchement patient et si ce type continuait à lui prendre le choux, il risquait de se laisser déborder par son côté impulsif. Il restait encore à régler le problème de l'insulte à son précieux pick-up, ainsi que de ce geste qu'il avait osé avoir à son encontre.
Oui, ça se présentait mal.
Remonté, le trentenaire pivota à nouveau en direction du gars pour s'approcher de lui avant de lever la main pour le repousser assez brutalement au niveau de l'épaule. Sans enclencher son pouvoir cela dit.

« J'sais pas pour qui tu t'prends, mais j'te déconseille de recommencer à jouer les chaperons avec moi ! » Il le repoussa une nouvelle fois. « Retiens-moi encore une fois et j't'assure que ça se finira mal. » Et Jay ne menaçait jamais en l'air. « Alors va faire chier quelqu'un d'autre, j'me tire ! »

Et sans lui laisser le temps de répondre, le texan fit volte-face pour s'approcher de son pick-up, ouvrir la porte et s'installer sur le siège passager. Il tourna la clé, mais bizarrement aucun bruit ne se fit entendre, même lorsqu'il tenta de démarrer. Bon, finalement peut-être que les américaines n'étaient pas toutes si solides que ça ? Il fallait avouer que le vieux avait fait son temps et que le trentenaire le maintenait en vie à grand renfort de rafistolages faits avec les moyens du bord. Forcément, un jour où l'autre ça allait lâcher. Et pour ne rien arranger, l'autre guignol dans sa voiture n'était pas parti et recommença son concert de klaxon. Il n'en fallait pas plus à Jay pour perdre patience et sortir de sa caisse pour la contourner, approcher de la voiture de l'emmerdeur, puis lui expédier un beau coup de pied dans le côté du capot, y laissant une belle trace et un beau creux. Le propriétaire se mit bien évidemment à râler et comme Jay s'attendait à voir Zorro-à-la-canette venir l'emmerder encore une fois, il se retourna pour le pointer du doigt – oui, c'est malpoli.

« Essaye de m'en empêcher et c'est sur la tienne que j'le ferai. »

Ou sur lui, au choix.
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Message posté : Dim 26 Oct 2014 - 20:19 Message
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Et si au final, à force de parler on décourageait un type à frapper ?
Mhh… valait peut-être pas mieux tenter le diable mais pourquoi pas !

« Bordel, m'emmerde pas avec tes sermons à deux balles ! »

Ouais… valait mieux ne pas tenter ! Ok, alors, lui, ne pas lui donner des leçons. Quoi qu’en fin de compte, les sermons n’ont pas l’air tant que cela de l’énerver, enfin, physiquement toujours est-il. Je veux dire : il m’avait laissé parler en fin de compte. Un vrai bougon plus qu’autre chose ? Bon, je vais l’appeler Truck. Monster Truck, c’est trop long.

« Va te faire voir avec ton putain de constat. J'en ferai pas, alors lâche-moi les baskets ! »
« Charmant. »

« Et j'ai pas ton truc. Tu crois p't'être que j'ai une gueule à baliser la zone lorsque je m'arrête quelque part ? Les bagnoles américaines tombent pas en rade comme ça, j'en ai pas besoin. »

J’imagine qu’il n’a pas non plus le fameux constat que je lui demande du coup…. Je le regarde avec un sourcil froissé. Bah quoi sa gueule ? Faut avoir une gueule particulière pour avoir un triangle de signalisation dans son coffre ? Je roule de nouveau les yeux en coin. Non, c’est sur, ça suffit que tu te mettes là de toi-même pour arrêter quelqu'un. Bulldozer !! La chance à moi d’être l’inconnu qu’on ne frappe pas, même lorsque le type est de sang chaud… ! J’avais bien vu qu’il n’avait pas du tout apprécié que je le retienne en serrant son poing, que j’ai bien cru qu’il allait me donner un pain. Allons-bon… ! Il m’avait repoussé en poussant mon épaule. J’avais préféré rester malléable et le laisser faire. J’avais juste lâché une réaction par un « Wouoh ! » Histoire de signaler qu’il dépassait une limite, du genre : wouah on se calme !! Ok, je l’avais touché, et ça ne se faisait peut-être pas de la part d’un inconnu, mais de là, me repousser agressif alors que je n’avais pas été agressif… ? Je crois qu’en fait, il s’exprimait genre puissance 10 000 par rapport à une réaction « normale ». Je n’aimerai pas être un moustique qui se pose sur lui… avec folie de tenter de le piquer !

« J'sais pas pour qui tu t'prends, mais j'te déconseille de recommencer à jouer les chaperons avec moi ! Retiens-moi encore une fois et j't'assure que ça se finira mal. Alors va faire chier quelqu'un d'autre, j'me tire ! »
« Bah voyons… »

Il part donc vers son pick-up que j’en croise les bras et ne le lâche pas du regard. Il met contact et tourne la clef. Je souris avec dents visibles. Un beau sourire. Les yeux rieurs aussi et plissés quelque peu. Je sais. Ce n’est pas bien blablabla. Mais, allez, c’est drôle quand même. C’est même très drôle. Je prends mes clefs à moi de mon allemande, et ouvre portière à moi passagère. J’ouvre la boîte à gant et sort le papier : le constat. J’imaginais bien me pointer à sa voiture, son pick-up chéri, le coller ce document à la vitre et lui dire : « Alors, les bagnoles américaines ne tombent pas en rade, c’est bien ça ? ». Je suis du genre assez déterminé et obstiné. Mais lorsque je ressors, Truck avait déjà pris le temps de sortir de la sienne, de voiture, et commence à agresser l’autre emmerdeur. Je dis l’autre, parce que, j’imagine que pour lui, j’étais le premier des emmerdeurs, ou du moins aujourd’hui. Et encore, il avait pas tout vu ! Si je devais faire attention à ma tronche ? Je préfère qu’il me frappe moi qu’un pauvre innocent… J’arrive donc. Mais avant, j’avais pris soin de plier le constat, pour le glisser dans ma poche arrière de mon jean Levis, en bon américain « richard » quoi que Levis soit une marque assez répandue pour toutes les classes sociales. Enfin, loin de moi l’idée de vous faire un cours de sociologie. Bref, je dissimule le papier dans mon froc : faut pas trop le pousser le gars. Chaque chose en son temps ! Celui-là, il me détrône en matière d’impatience !!! Moi qui me pense impatient ! J’ai trouvé le maître en la matière ! J’arrive donc à son encontre, à Truck, histoire de lui empêcher de faire une nouvelle et plus grosse boulette. Sur le coup, je ne sais même plus si c’est le justicier ou la nounou en moi qui m’incite à intervenir !

« Essaye de m'en empêcher et c'est sur la tienne que j'le ferai. »

Je lève les paumes en l’air pour bien montrer que je ne m’apprêtais pas du tout à le toucher et comme pour dire par les gestes « Wouoh du calme du calme ». Un geste proche d’un haut les mains face à son pointage du doigt ! C’était comme si j’esquivais déjà ce petit Hulk de mon agilité et baisse en fin de compte mes bras de nouveau. Je finis par hausser les épaules pour enchaîner.

« Fais-le sur la mienne alors. Ça ira plus vite. Mais pas sur celle-là. »

Et moi, je ne pointe pas de manière impolie la voiture que je désigne là que par mes mots, bien que je sache faire preuve d’impolitesse, mais, je n’ai pas envie avec lui. Je ne le touche pas donc. Je respecte sa petite manie à ne pas vouloir être touché. Il m’a dit de ne pas le toucher, je ne le touche pas. Je ne me contente que de quelques mots. Et pas trop de mots. Et, je ne lui fais en rien la morale. Je lui propose juste une autre voiture à défoncer. Je ne suis pas matérialiste. Ça devrait aller là, non ? Je parle son langage, hein ? S’il ne veut toujours pas faire ça sur ma voiture, au pire, je lui sortirai de ma poche le constat avec un sourire et un : « Constat ? » juste pour l’emmerder plus que tous les emmerdeurs pour qu’il ait envie de toucher à ma voiture à moi. Cependant, j’enchaîne très vite sur autre chose, en réfléchissant un instant, et ayant une idée qui me vient.

« Mais… la mienne de voiture…elle démarre. Alors, ne l’abime pas trop, tu auras peut-être besoin de ma batterie pour recharger la tienne. Ça doit être ta batterie, non ? Ton problème de démarrage. »

Je suis sincère. Pour une fois, je ne déconne pas. Pas d’ironie rien du tout. Si elle ne démarrait pas, sa voiture, pick-up ou pas, je ne voyais pas autre chose que la batterie… M’enfin, moi, je pose juste la question, je ne m’y connais pas plus que cela en mécanique ! Tentative de désamorcer aussi sa colère…. Bon, le problème, c’est que mes pinces étaient dans mon coffre…. et que, comme il part du principe que sa voiture ne tombe jamais en rade, je suppose très vite que lui n’en a pas… Il avait l’air d’être très confiant en sa force… peut-être avait-il beaucoup de force.

« Tu ne voudrais pas... essayer d’ouvrir mon coffre… ? Comme ça, moi je récupère mon triangle et toi, les pinces pour ta batterie… ? Laisse-moi m’occuper de la circulation ici et, pendant ce temps, tu pourras démarrer ma voiture lorsque tu auras récupéré les pinces et, faire tous ces trucs pour redémarrer une voiture... bref, ça te va ? »

Je lui tends donc les clefs de mon Audi. Si je prends un risque de me la faire chourer ? Je n’y crois pas vraiment. Truck a l’air hyper attaché à son pick-up et n’aime pas mon « allemande ». Sans compter qu’il n’y a rien de bien préjudiciable dans mon Audi si jamais il la volera. Je n’ai pas traîné mon arc avec moi et il n’est pas dans le coffre de ma caisse. Et, même s’il voulait se barrer avec, il se doute bien que je porterai plainte contre lui pour vol de voiture et que j’ai eu le temps de mémoriser son visage. Non. Bonne poire peut-être, moi j’ai confiance et, au pire, ce n’est pas très grave s’il me plante. Je m’en remettrais ! Ça pourrait même m’arranger puisque, alors je n’aurai plus à faire la nounou avec lui. Je lui tends bel et bien les clefs de ma voiture donc, et compte bien faire la circulation ici jusqu’à ce que j’aie accès au triangle. Peut-être bien même je poserai mes fesses à l’arrière de son pick-up en tendant les bras sur le côté comme panneau indicateur disant « changez de voie » par les gestes. Je m’en réjoui d’avance ! Bon, enfin, s'il n'a pas d'autres idées ou s’il ne décide pas d'en faire qu'à sa tête... Ouais ! Quel casse-tête !


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Message posté : Dim 26 Oct 2014 - 23:31 Message
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Le type avait l'air d'agir comme face à un chien qui montrait les dents vu sa manière de lever les bras pour « rassurer » Jay et ce dernier d'en agaça un peu. Oui, il s'énervait pour un rien et c'était justement pour cette raison que tout le monde lui répétait qu'il avait un caractère exécrable ! Bref, au moins le richard avait pigé qu'il ne fallait pas la jouer tactile avec lui et après ce court passage d'irritation, le texan retrouva un peu de son calme. Comme on lui proposait gentiment de se défouler sur une autre caisse, il n'en avait plus aucune envie : esprit de contradiction oblige ! Ce fut donc à son tour de hausser les épaules pour indiquer qu'il n'en avait strictement rien à foutre de sa caisse allemande, puis de se retourner vers l'autre conducteur pour lui faire signe de se barrer. Cette fois-ci, le gus ne demanda pas son reste et démarra, tout en insultant copieusement le membre du Cartel.
Pauvre type.

Pivotant pour revenir sur ses pas, avec dans l'idée de planter l'emmerdeur ici et de faire démarrer son pick-up coûte que coûte, Jay eut la désagréable surprise de constater que le concerné ne semblait pas décidé à lâcher la grappe. Super. Il était tombé sur un altruiste qui prenait son pied en apportant son aide aux paumés dans son genre. Sans chercher à dissimuler l'agacement que provoquait ce type de comportement, le trentenaire lâcha un profond soupir en détournant son regard vers sa bagnole. Pauvre vieux pick-up, il en avait vu des vertes et des pas mûres, mais sur le coup, Jay se demandait si ce n'était pas le coup de trop. Un problème de batterie ? Peut-être pas. C'était le choc qui avait dû déplacer un truc, mais elle fonctionnait très bien avant qu'il ne percute l'arrière de l'allemande – la caisse, pas une touriste. Cela dit, la perspective d'ouvrir le coffre de cette bagnole l'amusait assez. Des clés ? Pas besoin. Il ne le connaissait pas ce type, sans quoi jamais cette idée ne lui aurait effleurée l'esprit. S’il avait été du genre à sourire, Jay l'aurait certainement fait de manière moqueuse, mais ce n'était pas son genre, aussi se contenta-t-il de soupirer une nouvelle fois en glissant ses mains dans ses poches, signe qu'il ne comptait pas prendre les clés.

« Si ça v'nait de la batterie, elle aurait pas démarrée du tout. Mais si tu crois qu'c'est ça... »

Non, il n'était pas conciliant, c'était juste la perspective d'emmerder un peu ce gars qui le galvanisait et le poussait à accepter de faire preuve de compréhension. Dans deux minutes, ce type allait regretter de lui avoir proposé son aide et se barrerait seul sans revenir lui casser les burnes avec son foutu contrat. Poliment.

« Pas besoin des clés. »

Sans étayer davantage ses paroles, le trentenaire s'approcha du coffre de la caisse de luxe, sortit ses mains de ses poches avant d'activer le flux d'adrénaline qui lui permettait de bénéficier de sa force améliorée. Avec une aussi élevée que la sienne, pas besoin de clés ! Un simple petit coup sur la serrure et tout sautait ! Mais Jay opta pour une autre solution : il glissa sa main sous le coffre, puis le souleva comme s'il était déverrouillé. Un craquement sonore se fit entendre, attirant l'attention de quelques passants qui ne s'arrêtèrent pas, puis le coffre s'ouvrit sans poser la moindre difficulté. Goguenard, le texan jeta un coup d’œil vers le type à la cannette.

« T'es assuré tout risque t'as dit, nan ? »

Question rhétorique, parce que de toute manière, les dégâts étaient déjà faits. Bien sûr, cela indiquerait clairement qu'il avait des pouvoirs, mais pour être franc, Jay s'en contrefoutait. Il n'avait jamais dissimulé ça et l'utilisait assez souvent pour tout dire. Il n'avait frappé personne avec – aujourd'hui du moins – qu'on ne vienne pas l'ennuyer avec ça. Après avoir ouvert le coffre, le trentenaire jeta un coup d’œil dedans, repéra le fameux triangle qu'il choppa avant de le balancer au gars – sans vérifier s'il était assez attentif pour ne pas se le payer dans la tronche. Puis il se retourna une nouvelle fois pour attraper les pinces citées juste avant et reculer de quelques pas pour s'approcher de son pick-up et en ouvrir le capot défoncé. La tôle avait été pas mal touchée et ne retrouverait certainement plus sa courbe d'origine, mais le texan s'en fichait pas mal. Installant les pinces, le trentenaire reporta finalement son attention sur l'autre emmerdeur – même s'il perdait peu-à-peu ce surnom.

« J'te laisse connecter à la tienne, ou tu veux que je déverrouille aussi ? »

Oui, il se foutait de sa gueule. Il était peu probable que le gars acceptât de lui laisser remettre les mains sur sa belle bagnole après ce qu'il venait de lui faire subir. Lui laissant le choix d'agir ou non, Jay reprit finalement sur un sujet plus... calme. Du moins le pensait-il.

« Tu devrais p't'être en profiter pour changer de caisse. Une américaine ça rend toujours mieux. Ça fait plus patriotique, tu vois le genre. »

Pas qu'il le soit. Au contraire même. À part le Texas, tout le reste du monde était pareil à ses yeux !
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Message posté : Lun 27 Oct 2014 - 20:18 Message
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J’agissais peut-être aussi pour le coup moi aussi à puissance 10 000 vis-à-vis de lui. De bien lever les paumes en l’air. De parler sans écarts. De manière concise. Tout ça. De là, à dire que fréquenter ce type me ferait peut-être du bien… On ne va pas exagérer… hein ?! Mais, c’est vrai que je dois bien avouer qu’il gomme toute mon insolence et ma propre impatience par la force des choses ! Il avait fait signe à l’autre conducteur de se barrer. Waouh ?! Sérieux ? Sans doigt d’honneur ni rien ? Sur le coup j’en aurai presque sauté de joie si je n’avais pas 30 piges bien passés et révolus pour ne pas dire 40. Je n’en revenais pas moi-même qu’au final, il s’était calmé. Je ne l’espérai plus que voilà qu’il l’était bel et bien. Soulagé en moi. Oui. Un peu. Il avait haussé les épaules.

Il avait soupiré puis regardé son pick-up. Je crois que le défi d’ouvrir le coffre lui avait plu davantage pour se défouler que vraiment rendre service… Peu importe. Il avait fini par le faire. Rendre service. Bien malgré lui. Enfin… à sa manière bien à lui ! Il soupire et mets ses mains dans les poches pour refuser mes clefs que, aussitôt je les range dans ma poche bien vite. Je suis quelqu’un d’assez réactif et vif.

« Si ça v'nait de la batterie, elle aurait pas démarrée du tout. Mais si tu crois qu'c'est ça... Pas besoin des clés. »

J’avais un mauvais pressentiment… Truck se dirige vers mon Audi. Il lève le coffre et fourre sa main dedans pour le soulever. Et là je constate que… J’ai affaire à un super avec une super force !! La tôle grince. Je scrute quelque peu en alerte si le bruit attire des gens ou pas… Génial ! Ce type use de ses pouvoirs devant tout le monde, comme ça ! J’avais envie de le retenir et de lui dire « MAIS QU’EST-CE QUE TU FOUS BORDEL ???! » mais, là, il m’aurait envoyé jusque dans le magasin derrière moi, d’une mandale et, en plus, ça ressemblait plus à un comportement de l’Archer que du patron du Daily Star… Ça aurait été de me laisser porter par une forme de colère, qu'au final, je décide de prendre sur moi et garder sang-froid… Je me gratte l’arrière de la tête et affiche un air quelque peu gêné en gardant cette main derrière la tête un instant. « Qu’est-ce que… ? » Truck me regarde. Je le regarde. Bref, on se regarde.

« T'es assuré tout risque t'as dit, nan ? »

Je roule les yeux sur le côté ainsi que mon visage pour au final poser ma main sur mon visage, les doigts sur les tempes. Non. Je n’en croyais pas mes yeux. Je mets au final cette main dans ma poche et soupire pour souffler à mi-voix en une petite raillerie, presque peu perceptible sauf si on a une méga ouïe de la mort qui tue ou qu’un silence s’installe...

« Ouais… enfin… si on fait un constat oui… »

Enfin ! Je peux toujours prétendre que les pompiers ont dû m’ouvrir le coffre… Les mains dans les poches je les retire soudain. Il prend alors le triangle et me le balance. Je le réceptionne à temps. Réflexe de l’Archer ! J’ai longtemps été éduqué à rester attentif. Je le récupère comme par instinct, sans réfléchir, sans me demander si ça pourrait étonner quelqu’un ou pas de ne pas être trop maladroit pour le louper. J’ai trop été éduqué à certains automatismes. J’ai juste eu un léger recul par rapport à la force de poussée du machin. Je vais aussitôt placer ce triangle de signalisation. Tant qu’à faire. Autant le faire tout de suite. Je suis du genre efficace. Je l’installe donc un peu plus loin de l’arrière du pick-up, afin que soit prévenus à temps les usagers sur la route. Pendant cette manœuvre de ma part, j’entends au loin Truck ouvrir son capot. Je reviens vers lui. De là,

« J'te laisse connecter à la tienne, ou tu veux que je déverrouille aussi ? »
« Bof. Laisse. Je vais le faire tant que je suis là… »

Avant de dire ça, je lâche un petit sourire lèvres scellées et en un seul coin, me disant qu’il avait l’air de se moquer un peu de moi mais ça restait gentillet. Je hausse les épaules au Bof. Je prends donc en passant les pinces. J’aime bien m’occuper les mains. Et, je n’aimerai pas qu’il utilise de nouveau ses pouvoirs et alerte du monde. J’avais décidé de ne pas le sermonner d’ailleurs là-dessus tant c’était inutile avec lui… Plus de sermons je m’étais dit. Et c’était moi après tout qui lui avait dit d’ouvrir le coffre…Il me répondrait « J’ai fait ce que tu m’as dit de faire » à sa façon donc du genre « j’t’emmerde » ou je ne sais quel juron… !? Je lui réponds donc ça sur un air de type qui a juste envie de le faire, et pas dans un tonde reproche ou de peur à l’idée que Hulk touche de nouveau à ma voiture… même si, bon, il en a assez fait sur celle-ci à mon avis ! Je pars avec le matos et j’ouvre ma porte côté conducteur pour déclencher la trappe et ouvrir le capot. Comme je suis là, je mets la clef sur le contact pour faire démarrer la voiture. Oui, moi je le fais de manière un peu plus propre et « classique ». C’est que je suis un bon citoyen modèle il parait. Et j’ouvre donc le capot de mon Audi, installe le crochet sur le côté pour le laisser ouvert, et connecte les pinces sur la batterie, le moteur tournant et pouvant donc donner énergie. Je sais faire ça. On a tous passé le code et le permis. Enfin… n’est-ce pas ? Même Truck, le « sans constat, sans triangle », a dû le passer, le permis ? Je reviens vers ma portière pour un peu la mettre entrouverte afin de ne pas gêner ceux qui nous doublent. Je ne suis pas très loin de Truck au final et, interpelé, je reviens un peu vers lui, en décidant de m’appuyer sur le reste de pare-choc arrière de ma voiture et du coffre défoncé. Je mets quelque peu mains dans les poches puisqu’elles ne sont plus occupées.

« Tu devrais p't'être en profiter pour changer de caisse. Une américaine ça rend toujours mieux. Ça fait plus patriotique, tu vois le genre. »

« Ouais peut-être… Je vois très bien. Celle-là elle n’était pas si mal. Elle avait un bon système anti effraction. Un bon moteur. Elle prenait bien vitesse… même si on est obligé de rouler de moins en moins vite…

Tu me conseillerais quoi comme américaine ? Je ne suis pas très Ford. La tôle me paraît pas costaud… enfin... Les Ford Mustang ont l’air pas si mal.
»

Est-ce que j’arriverai à reprendre le volant déjà… ? Et à quoi ça sert d’avoir une voiture qui monte en flèche sur le conteur alors que je dois respecter les vitesses autorisées ? Ford Mustang. Bah, en même temps, je reste le gosse de riche, non ?

« Cadillac ? »

Faire patriotique. C’est sûr que ça pourrait ne pas être mal en fin de compte… pour le patron que je suis au Daily Star. Il n’a pas tort. Ça gonflerait un peu ma popularité. J’irai tweeter la photo de ma nouvelle caisse et les gens pourront commenter « il achète américain », « il fait tourner notre pays » ou je ne sais quoi… ! Ce qu’ils veulent de toute façon… Les opinions vont et viennent. Alors, je pense que je ne mettrai pas de statut. Juste une photo. Chacun en aura bien son avis…

J’avais l’impression qu’il avait comme un accent, certes, américain, mais un accent quand même, et, je ne parlais pas de sa manière de parler, non, au-delà de ça, surtout pour un natif de Star City comme moi.

« Tu viens d’où ? »

J’espère qu’il n’allait pas prendre ça pour du racisme… ! Les bras croisés, je reste aux aguets d'une esquive de mandale. Juste au cas où. Non, parce que, comme il n’aime pas être touché, sait-on jamais, peut-être qu’il ne va pas aimer non plus qu’on lui pose des questions « perso ». Enfin, peut-être que sa voiture allait redémarrer… !?

J’avais affaire à un « super ». Enfin un type « à pouvoirs ». Faudrait être débile pour de ne pas s’en apercevoir… Qu’est-ce que je devrai en penser ? Pfff… je n’arrive plus à penser face à lui… Je ne préfère pas ! Je risquerai de me faire frapper si je pensais et que je parlais de toute mes pensées qui passent par la tête tant il n’avait pas l’air d’aimer les long discours… Les télépathes doivent me haïr en fin de compte.


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Message posté : Lun 27 Oct 2014 - 22:08 Message
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Le type-à-la-canette décida de s'occuper seul de connecter sa caisse, bonne option. En effet, Jay n'aurait pas cherché à ménager l'allemande, ne serait-ce que pour vérifier ce qu'elle avait dans le ventre. Cela dit, il n'était pas insupportable au point de volontairement abîmer des véhicules : si le gars ne lui avait pas demandé d'ouvrir ce coffre, Jay ne se serait pas amusé à le casser juste pour son bon plaisir. Disons que c'était son esprit contradictoire qui l'obligeait à faire le contraire de ce que l'on attendait de lui – ou à s'exécuter, mais en faisant des dommages collatéraux au passage.

Il attendit donc que les deux batteries soient reliées avant de s'intéresser au futur achat du mec dont il ignorait toujours le nom. Un gosse de riche, c'était tout ce qu'il y avait à savoir. De toute manière, même si le type lui avait récité tout son passeport, Jay n'aurait rien retenu : il n'avait ni la mémoire des prénoms, ni celle des visages – ce qui expliquait qu'il ne remarquait pas qu'il avait une célébrité en face de lui. De toute manière, les personnes célèbres, c'était surfait. Sa frangine était bien devenue l'avocate vedette, cible favorite des journalistes qui lui avaient inventé une vie privée trépidante alors que tout le monde savait qu'elle finirait seule avec des chats – enfin il comptait bien dégager tous les crétins à deux pattes qui s'approcheraient d'elle. Tout cela pour dire que même si le texan avait su qu'il avait affaire au propriétaire du Daily Star, son comportement n'aurait pas été différent.

Lorsqu'il fut question de la marque de bagnole qui pourrait avoir de l'intérêt, Jay ne fut guère surpris d'entendre celles de caisses qui devaient valoir plus que certaines maisons de son quartier – largement plus que la ruine où sa famille créchait en tous les cas. Et lorsque ses origines furent amenées sur le tapis, le trentenaire commença par jeter un coup d’œil suspect au gars. Il était en train de le traiter d'étranger là ? Reniflant – peu élégamment – pour marquer sa désapprobation, le texan songea un instant à lâcher quelque chose du genre « de l'utérus de la mégère qui me sert de mère », mais se ravisa finalement. Même pour lui, c'était trop dégueulasse – surtout lorsqu'on connaissait la tête de la mégère en question. Au final, il haussa les épaules.

« De mon pick-up, t'as pas vu quand je suis descendu ? »

Autrement dit : tu m'emmerdes avec tes questions, on a pas gardé les cochons ensemble. Copiner ce n'était pas son genre. En général il se contrefichait d'avoir le prénom ou la moindre information sur ses interlocuteurs et s'en tenait au strict minimum, mais bon... il avait décidé de prouver à sa frangine qu'il n'était pas si insupportable que ça en se montrant civilisé avec de parfaits inconnus. Bon, c'était plutôt mal parti pour le moment, mais vu que le type avait l'air d'avoir pigé qu'il valait mieux éviter de trop le titiller, peut-être que la discussion pouvait prendre un tour plus positif ? Pourquoi ne pas essayer après tout ! C'est pourquoi, malgré sa réponse et quelques dizaines de secondes de silence, le texan reprit la parole pour modifier ses dires.

« De Houston. » Il leva les yeux vers le gars. « C'est au Texas, vu qu't'as l'air de plus connaître l'Allemagne. »

Oui, il revenait souvent sur les mêmes reproches. Personne n'avait prétendu qu'il était original dans ses remarques, son intellect était limite après tout. En prononçant ces paroles, Jay nota d'ailleurs qu'il n'avait pas répondu au sujet de la marque conseillée.

« Les Mustang et les Cadillac c'est pour ceux qu'ont un truc à compenser. » Et vu le ton moqueur, pas besoin de préciser de quoi il parlait. « Ou pour ceux qui veulent montrer qu'ils ont un paquet de fric. Mais t'as pas besoin d'une caisse pour ça, y'a qu'à te voir pour le piger. » Compliment ou insulte ? Allez savoir. « GMC trucks fait des trucs sympa. Pas du genre à aller à 300 à l'heure, mais franchement, j'doute que tu sortes de la ville alors ça te manquera pas. » Et d'ajouter d'un air goguenard. « Ici, les pares-buffle et toutes ces conneries ça sert pas à grand-chose, sauf si tu considères que les dindes qui se dandinent sur le trottoir peuvent jouer le rôle du gibier. » Il baissa les yeux sur le moteur de son véhicule. « Puis le système anti-effraction, j'espère que tu plaisantais ? Ici c'est de la pisse de chat. Je te braque ta caisse dès que je veux, système anti-effraction ou pas. » Et il n'avait pas honte de le dire. « Le meilleur moyen de pas te la faire tirer, c'est de conduire une poubelle. » Il posa la main sur son véhicule. « Personne a jamais essayé de me la tirer. »

Peut-être aussi parce que c'était risqué de s'en prendre à la voiture d'un type qui pouvait transformer votre crâne en une espèce de bouillie. Un élément à ne pas négliger, mais de toute manière, Jay était convaincu d'avoir raison : pour ne pas attirer les voleurs, il suffisait de ne rien avoir de valeur, un leitmotiv qu'il suivait parfaitement, même contre sa volonté. Et comme il allait encore devoir patienter un peu avant que la batterie ne soit rechargée :

« T'as peur de moi ou quoi ? ! »

Question basée sur la manière dont le type se tenait, Jay avait suffisamment combattu pour remarquer la méfiance chez ses interlocuteurs et ce type n'avait pas l'air sûr de lui ! Mais comme si ce n'était pas important, il enchaîna sans lui laisser le temps de répondre.

« Puis toi t'es un gosse de riche de la ville j'paris. Le genre qui a dix générations de riches avant lui et qu'a participé à la fondation de la ville, un truc du genre ? »

Oui, il avait des idées reçues sur les riches. Et alors ?
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Message posté : Mar 28 Oct 2014 - 18:41 Message
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A mesure que je côtoie Truck, je me dis que, au-delà de réagir au quart du tour et à sa puissance maximale – qui se trouve être un force surdimensionnée en l’occurrence – comme pour montrer ce qu’il a sous le capot, il aime bien donner de son grain de sel. Grosso modo : demandez lui un jus d’orange, il vous en fait un bien pressé et peut-être même qu’il vous casse le robot avec. Hum… je me trompe peut-être… Il veut ajouter son grain de sel quoi.

Jamais à aucun moment il avait présupposé me reconnaître. Il arrive souvent qu’au bout d’un moment, les gens me reconnaissent par le faciès parce que je passe aux petits écrans des foyers. Le grand écran étant réservé, comme pour les planches de comics, à un Archer qui m’interprète. Je n’ai jamais regardé qu’elle tronche il avait celui-là. Je crois que certains dessinateurs le faisaient aux cheveux bien plus brun que moi, parce que, c’est bien connu, les bruns attirent davantage la gente féminine, ça fait ténébreux. J’apprécie ce fait, qu’il était vrai, et qu’il avait l’air de s’en fichtre pas mal à qui il avait affaire, et que peut-être même qu’il ne le savait pas, et la suite des évènements allait m’en dévoiler plus qu’en à cela. Toujours est-il, ça faisait du bien !

Il me renifle à ma question « tu viens d’où ? ». J’avais eu un léger recul quand même en réaction, aux aguets avec lui et prêt à tout. Je fronce un sourcil en me demandant si je pus ou quoi. J’avais dû mettre du parfum masculin quoi que ça ne m’arrivait pas toujours tant j’oubliais par moments en sortant de ma douche. En général, je mets des eaux de toilettes pour mâles assez discrètes et, toujours soucieux de mettre que des trucs à odeurs fraiches. Je hais les parfums soutenus et qui vous inondent les narines comme tout ce qui touche de près ou de loin au patchouli. Il finit par hausser les épaules en fin de compte et, moi, voulant me faire discret, je tire le col de ma chemise un peu et le sent. Oui, bon, ok, pas si discret que cela… tant j’ai mon interlocuteur en face de moi… Je n’avais pas l’air de sentir mauvais.

« De mon pick-up, t'as pas vu quand je suis descendu ? »

Ah ! Mais il a de l’humeur en fait !!! Je grimace un peu mais tire quand même comme un léger sourire dans celle-ci. Mais combien de fois vais-je rouler les yeux avec lui ? J’en finirai par me retrouver à l’ophtalmo ! J’en suis convaincu. Il n’a pas l’air d’apprécier qu’on s’intéresse à lui et jette une petite pique comme pour s’en défendre. Mais elle est marrante plus qu'autre chose. Quant à moi, je reste quelqu’un de très sociable voire trop. Hé oui ! Pas de chances !!! Je me dis que derrière Truck, il devait bien avoir une bonne conversation à tenir, il avait l’air d’avoir de la jugeote, plus qu’il en avait l’air, persuadé quant à cela pour l’avoir entendu conseiller – à sa façon certes – un usager de changer de voie face à notre « accident » ... enfin, je dois dire « mon » bordel… que j’avais mis là. Ouais, je ne savais vraiment pas si j’étais prêt de reconduire de sitôt… Bref ! Il me répond qu’il vient de Houston. Texas. Oui, t’as bien fait de me le préciser, je ne connais guère que l’Allemagne et Saint Nicolas. J’ai même été là-bas pour arrêter le Père Fouettard en lui mettant une flèche dans les miches pour qu’il sente ce que ça fait de mettre une fessée impunément à des gamins. Merci Truck pour cette leçon de géographie. Je t’en suis très reconnaissant et avec sincérité. Je garde ma nature souriante.

Et au final, il me répond sur les marques de voiture. Ah bah voyons ! Les Mustangs et les Cadillac compensent le manque de longueur à… enfin vous savez quoi. Le manque de longueur ou de performance, je ne sais, mais un truc de ce genre, qu’il prétendait là. Ça ou, montrer de manière ostentatoire qu’on avait de l’argent. Hummm. Je prends un air réflexif. C’est pas faux comme dirait l’autre. Il ajoute que loin de là j’en ai besoin, soi-disant de mon apparence. « Hé...! Je n’ai pas fait de chirurgie esthétique... » Ah moins qu’il ne parle de mes fringues, de manière d’air, de tout cela… et je ne sais d’ailleurs si c’est un compliment ou une insulte, mais je préfère prendre ça pour un compliment. Je tire le bas de ma chemise et me regarde quelque peu. Ah ouais ? Ça se voit tant que cela ? C’est vrai que, malgré mon jean passe partout, j’ai une chemise assez bien taillée et j’évite de lui dire, d’une grande marque italienne, sinon il me parlerait encore de geste patriotique…

Il me parle de GMC trucks que j’ai un sourire à ces mots. Je l’avais après tout surnommé Truck dans ma tête depuis un petit moment que c’était comme si j’avais l’impression que ce n’était plus un inconnu pour moi mais quelque peu encore. « Pourquoi ne sortirai-je pas de la ville... ? » Avais-je soufflé en traduisant mes pensées. Mais, pas plus mal si le véhicule est limité au compteur… Et si je me mettais au pick-up ? Il me vendait pas mal le truc ! Et j’oublie un instant que j’ai affaire à quelqu’un qui possède un pick-up, je le crains (je réfléchis trop vite et dis trop vite mes pensées...), pour demander…

« Ça fait pas type qui cherche un compenser, ça aussi ? » Mais je me redresse et me reprend en m’agitant vite, très vite, comme aux aguets - peut-être même trop comme un Archer prêt au combat... « Euh… je veux dire… ils font des gammes écologiques sur ces bolides ? Je pourrai faire un choix patriotique et écolo à la fois, tu vois ? »

Il râle un peu sur des histoires de pares-buffle que je tire un plus grand sourire encore et les yeux plissés quelque peu rieurs. Je suis de nature souriante. Il me fait sourire. Il regarde son moteur. Je le regarde et regarde son moteur. Il enchaîne sur le système anti effraction. Hu ! Il a l’air de s’y connaître pour prétendre pouvoir me braquer sur mon Audi. En quoi ça m’étonnerait… si je m’en tiens au stéréotype du zonard qui a un franc-parler bien à lui… ? Il développe son argumentaire en mettant l’hypothèse que, pour se garder d’être volé, il suffit de s’habiller comme le pauvre, un peu du style : « l’habit de fait pas le moine ». C’est cohérent. J’acquiesce. Il pose la main sur son véhicule et dit, comme fier de son pick-up quelque part, que personne n’a essayé de le voler. Ouais, depuis, mon sourire s’était effacé, bien que j’avais un air toujours souriant, je me doute bien que personne n’essaye de te voler… Je ne sais pour autant si c’est parce qu’il conduit une poubelle ou si parce que… il a une certaine carrure et, une certaine force, bien plus encore fatale qu’on ne le croit ! Et, d'ailleurs, il me lance...

« T'as peur de moi ou quoi ? ! »

Il ne m'avait pas laissé le temps de répondre que je me détends au final. Eh bien ! Mine de rien, je m’étais fait bien silencieux, à part un constat et une question, à l’écouter attentif et très réactif, vif d’esprit et qui le montre de corps, comme je le suis de manière sincère et honnête. Mais peut-être avais-je montré de la peur sans le vouloir. La peur, hein ? Un effort de l'imagination... comme me l'avait appris mon vieux, l'Archer III. J’envisageais trop peut-être qu'il me mette une mandale. Il m'avait posé une drôle de question je trouve. J'étais étonné. Mais peut-être avais-je eu un comportement trop aux aguets pour qu'il se pose la question. Si j'avais peur de lui ? Non. Et pourtant, j'avais bien dû montrer un certain protectionnisme vis à vis de lui. « Non » Pour le coup alors, je me détends face à cette question, qui me rassure. C'est paradoxal mais ça me rassure. Ça veut presque dire que je n'ai pas à avoir peur de lui. Disons que j'ai conscience que je mérite des claques par moments... et, venant de lui, je dois dire que je n'avais pas trop envie... ! Je me gratte l'arrière de la tête. « Désolé » Être un justicier de signifie pas qu'on n'a pas besoin d'être recadré de temps en temps, et je songe à cet accident, exigent envers moi-même, pas prêt à me pardonner... Je ne tolère aucun écart envers moi... mais, par moment, je suis trop insolent, je fouine trop, et, peut-être que je risque ma vie - ou du moins des coups -, mais, aujourd'hui, au-delà de ça, je me rends compte aussi, que je pourrai entraîner avec moi des innocents. Et ça, ça c'est hors de question !! Pas la même erreur que mon vieux ! Et, en fin de compte, il me pose une question perso, que j'oublie un peu mes états d'âmes inutiles, très brefs vu qu'il enchaîne très rapide. Je reprends nature souriante.

« Puis toi t'es un gosse de riche de la ville j'paris. Le genre qui a dix générations de riches avant lui et qu'a participé à la fondation de la ville, un truc du genre ? »

Le pire, c’était qu’il n’avait pas tort ! Les Malcolm tenaient le Daily Star depuis des générations. Sur ce coup-là, je ne pouvais pas lui démonter son stéréotype ! Pas celui-là. Alors, je souris et lâche un petit éclat de rire. Je joue le jeu, j’admets, quitte à ce que peut-être, il change de comportement vis-à-vis de moi d'ailleurs… mais je ne pense pas !

« C’est ça. La génération Malcolm. Moi c’est Michael. Fondation de la ville… je ne sais pas… en ce qui me concerne, pas à ce point quand même. Disons que je gère le Daily Star. C’est déjà pas mal. » J’espérai qu’il n’avait pas une dent contre les journalistes… Mais, depuis qu'il m'avait comme rassuré, je n'avais plus à surveiller en quoi que ce soit mon langage et mes attitudes, non ? J'en suis que l'éditeur mais bon... Il arrivait qu'on fasse souvent des raccourcis sur le journaliste.

« C’est quoi ton nom ? Tu bosses dans quoi ? » Histoire que je ne l'appelle plus Truck dans ma tête ! J’ai bien compris qu’il n’avait l’air de ne pas avoir trop l’habitude de parler de lui et de laisser les autres s’intéresser à lui. Je ne sais pas pourquoi pourtant, j’ai envie de parler avec lui. Je suis de nature sociable de toute manière. Et, je ne sais pas, ce type-là, il s’en fiche que je sois le patron du Daily Star ou pas, enfin, je crois. Les gens n’apprécient pas trop ceux de la presse, mais, au moins, il va très vite comprendre pourquoi je suis de nature à être emmerdant… ! Si je devrai me poser des questions sur est-ce qu’il fait des trucs mauvais ou pas, pour m’avoir dit que ma voiture pouvait être tirée easy ? Laissons les stéréotypes à la porte pour le moment… Je ne le trouve pas « méchant »… juste il use de ses pouvoirs devant tout le monde... non, pas de sermons !! Mais je ne pouvais résister à une petite question ouverte en décrottant mes dessous d'ongles un instant.

« T'as une force peu commune... »


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Message posté : Mar 28 Oct 2014 - 21:00 Message
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Jay n'avait pas trop compris ce qu'il était censé compenser en ayant un pick-up. Oui, il n'était pas toujours – voire rarement – dégourdi. Dans son bled d'origine, quasiment tout le monde se baladait au volant d'une voiture pareille alors pour lui, c'était la norme. Comme les insultes qui servaient de mots de liaison ou de ponctuation. Ou encore les armes et la violence qui étaient inhérentes à la vie en société. Bref, pour le texan, sa personnalité et sa manière de vivre étaient parfaitement normales et c'était le reste du monde qui était à côté de la plaque. Ça lui évitait de douter ou de se remettre en question : tout bénef !

Quoi qu'il en soit, le trentenaire ne fut pas étonné d'entendre le gus parler de trucs écologiques. Bah voyons. L'écologie, c'était comme le jardinage : un truc de hippie. C'était pour faire chier les honnêtes citoyens comme lui en leur faisant croire que la planète était dans un sale état et que c'était leur faute parce qu'ils préféraient rouler pour aller au boulot plutôt que de prendre les transports en commun. Bah voyons. Encore une fois. Sur le coup, le type apparut à Jay comme une espèce de hippie qui prônait l'amour des plantes et fumait des joints pendant ses heures de libre – ce qui expliquerait qu'il oubliait de mettre les feux de détresse vous me direz. Et oui, la logique de Jay était spéciale : d'une discussion sur les voitures écologiques, il arrivait à se représenter l'inconnu comme un fanatique de la défense de la nature qui allait s'enchaîner aux arbres et prévoyait de se marier avec son pétunia.
Pas vraiment son délire, vous l’aurez compris.

Cela dit, avant qu'il ne puisse la ramener à ce sujet, le gars avait déjà embrayé sur la suite pour confirmer que c'était un gosse de riche issu d'une grosse famille. Super. Et lorsqu'il fut question du Daily Star, Jay prit quelques instants avant de situer le nom. Oui, il s'agissait du journal de la ville. Ou d'un journal. Il y en avait plusieurs semble-t-il. De toute manière, ce n'était pas comme si Jay était du genre à les lire, donc autant dire qu'il se fichait pas mal d'être face à un journaliste, chef-indien ou que sais-je encore. Au final, ça ne changerait strictement rien à sa manière d'agir. Mais bien sûr, non content d'avoir obtenu une réponse de la part du texan, ce qui était déjà énorme lorsqu'on le connaissait, le type au journal se lança dans une nouvelle série de questions qui lui valut un regard blasé de l'interrogé.

« Et bah, t'es sûr que t'es pas détective pour remarquer un truc pareil ? » Sarcasme détecté. « Et t'as en projet de faire ma biographie pour poser autant de questions ? » Oui, il n'avait pas spécialement envie de s'étaler sur ce sujet. « Les gens posent toujours trop de questions.... » Surtout à lui. « J'vois pas en quoi ça va t'avancer de savoir tout ça. »

À part lui faire perdre sa salive et son temps, bien sûr. De toute manière, Jay n'avait aucune envie de lâcher son nom de famille, sinon il sentait venir la nouvelle série de questions. Si ce gars-là était réellement en lien avec un journal, il aurait forcément entendu parler de sa frangine qui était tout de même devenue l'avocate vedette – et la petite amie présumée de Chase Neutron-Grey. Bref, tout cela pour dire qu'il ne souhaitait pas que le lien soit fait entre eux parce que leur relation était aussi claire que de l'eau de marécage – et sentait à peu près aussi bon. Il préféra donc glisser sur un autre sujet.

« Le Daily machin, c'est le journal c'est ça ? J'l'ai acheté une fois. Pour boucher un truc qui fuyait dans le moteur. »

Ce n'était pas une moquerie, mais juste la stricte vérité. Jay ne cherchait même pas à écraser ou humilier son interlocuteur, c'était juste une manière pour lui de situer le journal en question. En parlant de moteur, il en profita pour tripoter quelques petites choses à portées de main tandis qu'il continuait la « conversation », à sens unique pratiquement, avec le prénommé.... merde, c'était quoi déjà son prénom ? !

« J'lis pas ces trucs. Puis j'aime pas les journalistes. C'est des fouilles-merdes. » Il leva les yeux vers le type. « Et ils posent trop de questions. » Au moins ça, c'était dit. « Mais t'en fais pas, j'frappe pas les filles. » Là par contre, c'était une moquerie. « Enfin quoique.... »

Quoique, il s'était battu plein de fois avec des femmes au Circus Maximus, mais ce n'était pas le genre de choses qu'il pouvait dire au premier type croisé. Parler de femmes l’amena très logiquement à se souvenir du sujet de l'écologie – parce qu'en effet, tout était lié ! Soupirant apparemment sans raison, le texan décrocha un regard légèrement moqueur à son interlocuteur – dont le prénom s'était déjà envolé loin de ses souvenirs – pour lancer quelques mots d'un ton clairement baigné de sarcasme.

« L'écologie c'est pour la gonzesses. C'est des conneries. J'vois pas ce que ça changera d'acheter une bagnole soit-disant écologique... si tu veux pas faire de pollution, tu t'achètes et un vélo : ça coûte moins cher et ça évite de passer pour un hippie. » Même si sa logique était – parfois – difficile à suivre. « T'es bizarre.... » Venant de lui, c'était presque un compliment. « C'est un truc de riches de vouloir faire des trucs qui servent à rien ? » Il secoua la tête. « Puis t'es pas censé bosser si t'es l'patron d'un gros truc ? Ou c'est justement le principe d'être chef : tout déléguer ? »

Si jamais quelqu'un cherchait des stéréotypes, Jay en avait toute une collection !
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Message posté : Mar 28 Oct 2014 - 23:05 Message
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On dirait que Truck n’avait pas saisi pour le pick-up. Merde quoi : grosse voiture… gros… ? Il fallait croire que c’était sa normalité. Il est un peu dans son monde… alors ?

J’y repensais, à mon oubli sur les feux de détresses. J’avais été trop préoccupé à fouiner par ici, que j’en avais oublié comme le train-train quotidien. Ça pouvait paraître débile de se dire que je jugeais direct que j’avais fait là un écart, alors que, pendant ce temps, des gens se torchaient à la boisson ou aux pétards. Et moi, le type « bien sous tous les rapports », qui n’avait jamais touché à une cigarette… hé oui hé oui…

Face à mes questions, Truck me balance un regard blasé et me lance un petit sarcasme, voire, plusieurs petites ironies. « Allez, au moins ton prénom quoi… » J’avais conscience qu’on pouvait ne pas vouloir dire un nom de famille, tant, moi-même, on me disait « Ah, t’es le fils Malcolm ? » et autres trucs de ce genre avec la totale qui va avec, vous voyez. Mais bon, sinon, je continuerai à l’appeler Truck et – de toute façon – continuerai à l’appeler Truck. « Et pourquoi pas pour ta biographie ! J’ai déjà un titre : Les aventures du Texan à Star City. » Et j’imaginais alors un genre de Walker Texas Ranger. « Si ça se trouve, t’es plus photogénique que tu ne le penses ! La plupart des gens se tartinent de maquillage pour les photos ou les écrans. » Je ne sous-entend pas par là qu’il a une sale gueule, juste que, on a tous des têtes « normales » et que les « stars » ou autres célébrités, dissimulent leurs défauts de toute manière pour paraître « parfaits ».

Il me demande alors à quoi ça sert tout cela, ce à quoi je lui réponds cash « Ça m’avance pas. C’est pour faire connaissance. » Je soupire « Et c’est bien de mettre un nom sur un visage… C’est une forme de respect… » Je suis si sûr qu’il va commenter (enfin je crois) que je le regarde déjà… « C’est, en gros, pour qu’on ne soit pas n’importe qui, n’importe quel gugusse dans la rues. » N’importe qui pour qui ? Pour l'autre. Bah, en l’occurrence, pour moi pour le coup. J’en avais marre d’avoir dans la tête que, de ce type, « le Texan », « Truck » ou encore « Hulk », qui, en soit, étaient des surnoms certes marrants, mais irrespectueux, parce que ça le réduisait à un truc. Ouais, j’aurai du faire option philo à l’université. Je sais je sais. Je ne précise pas tout cela pour ne pas qu’il me traite de tafiole ou je ne sais quoi… même s’il allait finir par le faire… par la suite ! Je fronce les sourcils « T'as déjà oublié mon prénom... hein...? »

Il change de voie. Enfin, de sujet de discussion, et direction le Daily. « Daily Star ». Je lui dis en entrecoupant sa parole, par soucis de précision, telle une flèche, mais il enchaîne bien sûr. «Oui ». Oui, c’est le journal je lui réponds là. Il me dit qu’il l’a acheté une fois pour un usage bien atypique. J’avais les bras croisés. Je souris et baisse la tête et la nuque se baissant pour se relever au final et le regarder de nouveau, avec un petit geste de tête négatif. Du genre « je n’y crois pas »… mais ça m’amuse. J’ai un petit côté bon enfant, même si je devrai d’ailleurs grandir un de ces jours ! « Et ça a fonctionné au moins ? » Mais sans doute il ne s’en souvient plus si cela avait fonctionné pour son moteur ou non ? C'était plus une remarque comme ça qu'autre chose. Mais, qui sait, on avait peut-être la meilleure épaisseur de papier ?! Il ne fallait pas le négliger ! J’ai donc pris ça avec légèreté, il n’avait pas l’air de vouloir m’attaquer en disant ça, il était vraiment, comme, dans son monde et ses expériences personelles, très loin du surfait. Il fourre ses mains dans le moteur, que je me contente d’observer. Je le laisse parler. Il est bavard en fin de compte, hein ?

Et de là, il me dit qu’il n’aime pas les journalistes et tout le blabla qui va avec. Je garde un sourire en coin. Je l’attendais celle-là ! Je n’ai pas courage à lui dire que je ne suis pas journaliste mais éditeur. Ça ne sert à rien. Il conclue au final sur le fait qu’il frappe pas les filles me désignant de sexe féminin donc. Ça y est, je craque, je roule les yeux sur le côté une nouvelle fois depuis un bon moment pourtant, car j’avais réussi à résister. Mais le fait qu’il dise « quoi que » pour les femmes me fait froisser un sourcil en revenant à lui. Je chope tout du discours de mes interlocuteurs. Une manie chez moi. Une manie d’Archer. « T’as déjà frappé des nanas ? T'es sérieux là...? » Le justicier en moi espérait qu'il ne parle pas d'une relation conjugale ! Enfin, ça arrivait, en fin de compte, moi-même l’ayant déjà fait contre des « méchantes ». Je vous avais dit, au fait, que le membre de l’Unité Grue que j’avais chopé en 2010, c’était une représentante extra-terrestre de sexe féminin ? Comment ça les aliens n’ont pas de sexe ? Bah si, un peu quand même ! Si ça se trouve, on peut même coucher avec. Enfin, pour les plus humanoïdes mais, qui sait, pour les autres... Enfin bref ! Je me pose aussitôt ma question suivante qui coupe presque la précédente. « T’as déjà croisé des nanas plus fortes que toi ? » Là ça m’intrigue !! Parce que, il y avait de quoi se moquer s'il avait déjà pris une dérouillée ! Il y aurait de quoi faire une Une si je bossais dans un potin entre supers ! Le Texan à la super-force s'est pris une super-dérouillée ! Oui, je suis capable de bosser au Daily Herald, mais j'ai certaines valeurs pour ne pas le faire.

Il avait repris ses sarcasmes. On aurait dit qu’il ne savait parler que comme ça. Je m’en demande un instant si c’était un masque ou son réel lui. Enfin, vous voyez ce que je veux dire, que si, on creusait, on aurait toujours des sarcasmes ou pas. Mais, je crois que c’est sa brute personnalité, son lui bel et bien. Il ne se cache pas derrière l’ironie. Enfin, je ne le connais pas assez pour savoir ! Mais, ce que je veux dire, c’est que ce n’est pas mon cas... Je me cache moi derrière les ironies. Bref ! Il parle d’écologie. Faut croire que je lui ai vendu un sujet sur le plateau avec lequel il va exprimer toute sa science infuse. Sans rire, sur le moment, je l’imagine avec un costard dans ses épaules trop larges, à me conseiller sur ma réputation et ma communication, venant dans mon bureau, faire chier tous mes free-lances, et à se moucher dans leurs papiers. Je ne pouvais pas faire ça comme ça pour le coup. J'avais toujours fait preuve de diplomatie à leurs égards… même si je venais de les envoyer un peu sur les pâquerettes en partant cet après-midi…

« Un vélo et un pick-up… » Il n’empêche que le pick-up, ça pourrait être très utile pour transporter du matériel. Il me fallait pas mal de matériaux pour fabriquer mes flèches. Je n’avais pas des flèches magiques illimitées. Je passais beaucoup de temps à les confectionner moi-même. Je prends soin aussi de continuer à m’entraîner. Bien sûr, la Tour de la Paix est idéale pour cela. Mais il m’arrive de m’entraîner de nouveau dans le jardin de mon vieux. Il m’a toujours laissé un double de ses clefs. Il a un jardin bien barricadé. C’est sécurisé pour pratiquer, autant pour le tireur que pour le voisinage. Personne ne connaît l'endroit excepté oncle Ethan, mon vieux et moi. « … et le vélo à l’arrière du pick-up » pour la photo tweeter ! Tout le monde sait qu’on y balance des photos avec une mise en scène. Toujours ! « Je regarderai quand même s’ils en font des anti-pollution. » J’y tiens !

Et Truck me balance que je suis bizarre. Mais je sens que ce n'est pas un critique négative (pour une fois!) voire peut-être, qui sait, positive « Ça ne sert pas à rien… faut pas dire ça comme ça… enfin, si, ça sert à rien, mais ça sert quand même. On va dire que, à l’heure actuelle, il faut entretenir une certaine image, souvent bien fausse, qui est plus belle que la réalité. Et ça passe par… être comme le gendre parfait et bon à marier grosso modo. Enfin ça, c'est vis-à-vis des nanas et des ménagères, mais vis-à-vis des gars, c’est sûr qu’il ne faut pas trop faire précieux... » Je rebondis là volontiers sur sa moquerie de me statuer comme une fillette. Mais, au-delà de cela, pourquoi je lui raconte ça ??! Ça ne sert à rien de lui raconter ça, à lui, non ? Ouais… je suis bizarre…! J'ai fais effort de simplifier le discours en lui donnant une image stéréotypée du gendre parfait, bon à marier. Ça n’empêche pas ceci-dit, que j’avais une vie sentimentale déplorable et catastrophique, qui me permettait toutefois d’enchaîner les conquêtes féminines facilement. Je veillais pour autant à piocher dans des célibataires. Hors de question de m'attirer les foudres d'une tierce personne ! Pas le temps pour cela. Ça se devait de ne pas être trop compliqué. Sinon. Salut ! Si bien que, trentenaire passé, ça devenait compliqué, tant beaucoup était en couple autour de moi. Mais, à l'époque actuelle, les couples se déchiraient facilement que bon, ça se faisait bien. Est-ce qu'un super doit songer à sa descendance...? Je veux dire, faire un gosse...? NOOOON ! Pourquoi je pense à ça...

« Si, t’as tout compris, c’est bien ça. Je délègue et moi je me dore la peau au soleil ! » Ce qui n’était pas très crédible. C’est de l’ironie. Étant donné que je n’avais pas du tout la peau hâlée, et que j’avais même de grosses cernes pour me lever tôt en tant que patron justement, et passer nuits blanches à tirer des flèches. « Je vais sur le terrain pour fouiller dans la merde comme tu dis. Il se passe des trucs bizarres avec ce canular de Dragon et ce truc qui s’est écrasé. Les gens disent que c’est un OVNI. Je suis certain que tu as un avis sur la théorie des OVNIS ou encore la théorie du complot, toi, hein ? T’en pense quoi ? » Je précise ce que je fais ici, tant qu'à faire. Enfin, de manière un peu vague. « T'étais là en 93 ? Ici, il y a eu des trucs qui se sont écrasés... » Mais je m'étends pas là-dessus plus que cela.

« Ouais, je délègue, les photos surtout, et les articles, que mes gars écrivent, mais j’édite et je fais publier. Je continue encore à aller sur le terrain. Rester trop dans le bureau, ça sert à rien… la presse de chambre c’est nul… c’est disserter sur rien… ce n’est pas informer. Si on me ramène des papiers qui parlent de faits que je n’ai même pas moi-même vérifié… pas que je ne fais pas confiance en mes gars, mais… » Aïe… Est-ce que je fais confiance en mes gars… ? « ils n’ont pas le même recul que j’ai, et c’est bien pour ça que je suis le patron. » Ouais. Voilà tout. Si je pète plus haut que…, comme on dit ? Non, pas vraiment, j’ai fait mes études et mes preuves pour être à ma place. « Ils concluent trop vite… un peu comme toi sur les stéréotypes ! » Ouais. Je lui lance une pique. Et alors ? Il n'arrête pas lui ! Il reste aussi que c'est mon instinct en tant qu'Archer de fouiner un peu... et enquêter.



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Message posté : Mer 29 Oct 2014 - 1:02 Message
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Pourquoi les gens insistaient toujours pour avoir son prénom. Genre, ça allait lui changer la vie de savoir qu'il s’appelait Jean-Claude ou Marcel ? Jay était comme ça : plus vous insistiez pour avoir quelque chose, moins vous aviez de chances de l'obtenir ! Puis, au final, ça l'amusait assez de faire mariner les gens en gardant ce genre d'information pour lui. De toute manière, il était peu probable qu'ils soient amenés à se recroiser à l'avenir, donc le texan ne voyait pas l'intérêt de lâcher l'information. Peut-être que si le hasard voulait les remettre sur la même route un jour.... en fait non. Même là il n'aurait rien. C'est donc avec un profond soupir de lassitude qu'il répondit à l'argumentation visant à lui faire lâcher le morceau.

« Bah appelle-moi comme tu veux alors. J'vois pas ce que ça va changer. J'peux t'en filer un faux. » La logique inébranlable de Jay. « Parce que... ouais. J'ai oublié le tien. En fait, j'en ai rien surtout à faire. » Il haussa les épaules. « Ça sert à rien les prénoms. Surtout qu'la plupart du temps, ils vont pas du tout à la tronche de leur propriétaire. Les surnoms si ! » Ses paroles n'étaient pas méchantes ou hostiles, juste franches. « C'est comme ça pour tout le monde, t'es pas le seul. »

Oui, en fait dans la vie du trentenaire, il n'y avait pas grand-chose qui servait réellement. De toute manière, il y avait fort à parier que s'ils ne se revoyaient pas pendant plusieurs mois – voire simplement quelques semaines – Jay oublierait même à quoi il ressemblait. En vérité, son cerveau fonctionnait de manière très simpliste : il supprimait tout ce qu'il jugeait secondaire, soit quatre-vingt-dix pour cent de ce qu'il mémorisait au quotidien. Au final, il n'y avait que sa frangine et quelques rares individus qui réapparaissaient souvent dans sa vie qui pouvaient se targuer d'avoir droit à une place d'honneur dans ses souvenirs. Et vu la manière dont il se comportait avec eux... ce n'était pas forcément une place enviable.
En bref, le type trop curieux ferait mieux d'aller taper la discute aux passants du coin.

Si Jay n'avait pas beaucoup d'amis... non, si Jay n'avait pas d'amis, c'était tout simplement parce qu'il était un peu trop franc. Si quelqu'un l'emmerdait, il le disait, mais ne pensait pas forcément à mal. C'était la même chose avec les confidences : si ce gars lui avait confié son prénom, le texan s'en moquait éperdument. Il ne les retenait pas, donc à quoi bon chercher à faire croire que ça l'intéressait alors que ce n'était pas le cas ? On pouvait lui reprocher son manque de subtilité ou de savoir-vivre, mais certainement pas sa franchise. Il mentait rarement, voire jamais.

Et peut-être que le gus l'avait pigé vu qu'il n'avait pas l'air de se vexer à l'idée que son journal puisse avoir servi à boucher un trou dans le moteur du pick-up cher au cœur de Jay. Tant mieux pour lui : les gens susceptibles n'allaient pas loin dans la vie ! De toute manière, les petites vieilles s'en servaient pour la litière de leurs chats, alors qu'on ne vienne pas le faire chier parce que lui admettait ce qu'il faisait avec ! D'ailleurs il avait totalement zappé si ça avait donné quelque chose ou pas et se contenta d'un haussement d'épaules dubitatif pour toute réponse. Pas la peine de perdre de la salive pour rien. Et en parlant de salive, le gosse de riche n'était jamais en rade vu qu'il rempilait pour une série de questions. Le problème avec Jay, c'était qu'à trop en poser, il décidait de ne répondre qu'à une sur deux.... ou trois, voire plus.

« J'vois pas pourquoi j'les frapperais pas si elles viennent pour se bastonner. »

Parce que celles qui débarquaient dans les arènes du Circus venaient pour se battre et non pour montrer leur dernier costume. De toute manière, il n'avait pas l'intention de s'étendre sur ce point étant donné que ça touchait une zone « secrète » de sa vie et qu'avouer qu'il se bastonnait avec des filles largement plus fortes que lui – avant qu'il ne s'améliore du moins – c'était admettre que des méta-humains pouvaient se rencontrer pour des combats. En bref, il évitait soigneusement le sujet.

De toute manière, il suffisait de le laisser enchaîner et les choses se réglaient d'elles-mêmes ! Même si Jay se serait volontiers passé d'apprendre que le gugus cherchait à acheter et rouler écologique pour pouvoir se trouver une gentille épouse. Super. Un obsédé du mariage et des conneries de ce genre. Pour quelqu'un d'aussi réfractaire et fermé aux relations amoureuses – ou aux relations tout court – que l'était Jay, c'était un véritable sacrilège. Du coup, tout ce qu'il trouva à répondre fut :

« Tu me fais pitié. »

Le tout lâché sur un ton sincère. Ouais, il lui faisait vraiment pitié. Mais pas dans le mauvais sens du terme, Jay le plaignait simplement de s'imaginer que c'était cool de vivre avec une nana. Elles n'apportaient que des emmerdes et servaient uniquement à faire le ménage, la vaisselle et à vous faire la fête lorsque vous rentriez le soir ! Autant acheter un chien, un lave-vaisselle et investir dans des surgelés. En plus, ça faisait tourner l'économie américaine : tout bénef !

Cela dit, le texan n'était pas certain que son interlocuteur puisse comprendre de quoi il était question vu qu'il n'était pas dans l'esprit de Jay – fort heureusement pour lui – il n'était donc pas exclu qu'il se sente vexé par ce qu'il venait d'entendre. Tant pis pour lui. Ce serait une véritable gonzesse à ce moment : il n'y avait qu'elles pour se vexer comme ça. Et bien sûr, comme ça faisait environ deux minutes qu'il n'avait pas posé de question, le gosse de riche lui en lança une nouvelle flopée qui fut accueillie par un profond soupir. Les aliens, les dragons, c'était quoi encore ces conneries ? ! Déjà qu'il n'avait pas hésité à se bastonner contre un combattant du Circus qui prétendait être un dieu – et qui l'était réellement en fait – simplement parce que Jay n'y croyait pas, ce n'était pas pour prêter foi à d'autres débilités du genre. Il croyait aux pouvoirs mutants – vu qu'il en avait – mais le reste.... Bref, ce n'était pas bien compliqué de le cerner au final. Le texan laissa le type débiter tout ce qu'il avait en tête avant de le regarder.

« Tu t'arrêtes jamais ? T'es pire qu'une gonzesse, toujours en train de parler. » Bon, il se moquait un peu de lui. « Tu poses vraiment trop de questions. C'est bien un truc de journaliste. » Secouant la tête, il répondit tout de même à quelques-unes. « Je m'en fous des théories, des trucs qui s'écrasent ou des dragons. Y'a des tarés partout, j'vois pas pourquoi j'me ferais chier à écouter ce qu'ils ont à raconter. » Il lui jeta un regard. « J'suis pas journaliste. » Un soupir. « Je vais être honnête : j'en ai rien à carrer de ce que les autres font. J'suis ici pour vivre ma vie et pas pour me prendre la tête à écouter les conneries des autres. Du coup, tout ce qui se passe ici, du moment qu'ça me concerne pas directement, j'ai pas d'avis dessus. »

Mais il lui suffisait de deux minutes pour s'en forger un cela dit ! Combien de fois Charlie lui avait dit qu'il jugeait trop vite les gens ? Et qu'il était de mauvaise foi ? Puis trop borné aussi. En fait elle devait souligner tous ses défauts chaque fois qu'ils se causaient, puis après elle s'étonnait que toutes leurs conversations virent à la dispute ? Jay secoua la tête en reportant son regard sur la batterie du pick-up qui risquait elle aussi de rendre l'âme d'ici peu.

« Alors, en gros, t'es en train de raconter que tu vas chercher un dragon et un truc d'extraterrestre qui s'est écrasé quelque part dans le coin ? » C'était ce qu'il avait compris du moins. « Et après, c'est moi que les gens trouvent bizarre. » Pour peu, il en aurait rigolé, mais ce n'était pas son genre. « Oh, puis un truc pour ton information : si j'avais vraiment des stéréotypes, j'serais pas là en train de te causer. »

Ce qui était totalement vrai. Mais ça ne l'empêchait pas d'en avoir quand même !
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Message posté : Mer 29 Oct 2014 - 2:07 Message
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Je n'arriverai pas à avoir ne serait qu’un morceau de prénom ou de nom. Je hausse les épaules. « Ok. Ça tombe bien. Je t’en ai déjà donné un ». Il peut se brosser pour savoir lequel. Au pire il n’a qu’à me questionner j'imagine, s’il veut le savoir, ou je finirai peut-être par l’interpeller avec. Truck donc. Truck ça lui va bien. C’est vrai qu’il peut me donner un faux de toute façon. Ça veut dire alors que, quelque part, Truck n’a pas l’air de trop mentir de manière générale peut-être. Les surnoms, ça va à la tronche du client qu’il disait, mieux que les prénoms ? S’il connaissait le mien dans mon esprit à propos de lui… Je ne sais même pas s’il apprécierait. Mais on appréciait peu les surnoms de toute façon, enfin, de manière générale. Là n'est pas la question. J’avais une expression neutre, mais à la fin de son argumentaire, à dire que ça marchait comme ça pour tout le monde, j’ai eu un petit sourire.

« Tu sais que… sur un constat… faut marquer son nom et prénom… ? » Mais je me disais déjà que remettre le constat sur le tapis était inutile. « Enfin… laisse tomber je me rachèterai une voiture. »

Et je dirai quoi ? Que j’ai pris un truc en faisant une marche arrière. Un genre d’arbre ou de poteau sur un parking ou je ne sais quoi. Ils vont se demander dans la succursale Audi ce qu’il s’est passé… ils vont bien rigoler ! Vu l'état de mon coffre.

Pour les nanas, il justifie le truc en disant que c’est une sorte de… légitime défense ? Je me demande bien quel genre de fille irait lui chercher des noises sans un motif valable ou y être contrainte ou un truc ce genre ou peut-être… non là je sèche ! Et ça se voit sur mon visage je suppose…

« Tu me fais pitié. »

Ça m’éveille et me réveille alors. Euh… ? Carrément. Ouais. Peut-être. Je ne suis pas très susceptible. En fait je ne comprends pas pourquoi il dit ça. « Pitié ? » Je hausse les épaules. Je ne cherche pas à comprendre. Ça doit lui faire pitié tous ces trucs de gosses de riches et de surfait. Le fait de surjouer et de se prêter à une image. Ce qui n'est pas faux en soit. J’avais eu pire de sa part jusqu’ici. Entre guillemets. Je veux dire, son langage ne changeait pas, son franc-parler. Je laisse passer. Et face à mes questions suivantes, il me souligne que je suis un moulin à vent et que je n’arrête pas de parler, que je pose – il insiste sur le vraiment – trop de questions. Un moment, je me dis, il va dire que c’est un truc de gonzesse mais non, il dit journaliste. Bah voyons. Et de là, j'apprends que, en fait, tout ce qui ne le concernait pas : poubelle. J’avais envie de bailler. En fait. Ouais. J’avoue. Une esquive peut-être. J’avais vraiment envie de bailler. J’aurai bu mon coca, j’aurai sûrement eu un hoquet ou roté. Je saisissais tout ce qu’il disait avec les sourcils levés. Wouooooh. Ouais. C’est confirmé. Il était dans son monde. Mais, comme ça, il ne devait pas se prendre la tête tous les jours au moins. Je m'attache soudain à un détail : il regarde sa batterie et j’avais l’impression que c’était comme mauvais signe… Il enchaîne sur des paroles plus conciliantes entre guillemets. Ce n’est pas un mot qui est à associer à Truck, enfin, je ne crois pas, donc j’hésite à l’employer mais, si si, c’était plus conciliant, j'avais l'impression.

« Ouais. C’est ça ouais. » Je lui réponds mains dans les poches, confiant et sûr de moi. Bah oui, c’est bien ça. Ça avait l'air de lui faire rire mais il ne rigole pas. Tiens, je n’avais pas trop remarqué, qu’en fait, il ne sourit pas souvent, peut-être même jamais ? Et il enchaîne sur soi-disant que les gens le trouvent bizarre blablabla, que je m’attends encore à de la descente et à ce qu’il enchaîne les répliques, bien à lui, avec son sarcasme habituel. Je roule les yeux, encore!, sur le côté, les mains dans les poches toujours. Et il m’a dit quoi déjà ? De ne pas l’emmerder avec des sermons ???!! Et lui alors ? Il faisait quoi là ? Et puis, tout d'un coup, un truc vient qui tranche avec tout le reste, que je reprends regard vers lui. Une parole comme plus ouverte.

« Oh, puis un truc pour ton information : si j'avais vraiment des stéréotypes, j'serais pas là en train de te causer. »

J’ai eu un temps. « C’est pas faux. » Et je me souviens de son observation juste avant sur sa batterie. Je plante mon regard dans son moteur et le regarde de nouveau « Ça marche pas ? Tu penses pouvoir le réparer ou pas ? » Je parle du pick-up du coup. Ne me dites pas que je dois le ramener… ?! « Je vais peut-être finir par te tracker… » Je croise les bras avec un sourire. Jusqu'ici, j'avais repris un air bienveillant que je n'avais pas trop lâché d'ailleurs. Je m'étais trop habitué au franc-parlé de mon interlocuteur désormais. Je montre donc un peu obstiné et indécrottable. Je ne sais même plus comment il va prendre ça par contre, tant il venait de me rembarrer pour au final me dire - voire avouer - qu'il faisait comme effort de me causer derrière le gosse de riche. Mais, à vrai dire, ce qui me préoccupe le plus, c'est bien que je ne sais pas trop comment le tracker, vu que mon coffre est dans un sale état, mais bon, on doit pouvoir trouver une solution pour rattacher les deux voitures ensemble. « Si je te dépose chez-toi Truck, toi et ton pick-up, tu vas me rembarrer parce que je rentre trop dans ta vie perso, ou je peux te le proposer ? » Je ne me reconnais pas trop à lui demander ça cash mais bon… Ça vient de l’instinct on va dire ! De tout ce que j’ai pu retenir de Truck que j’ai en face de moi. D’ailleurs, je n’ai même pas remarqué moi-même que j’ai lâché mon surnom quant à son égard. Je parle plus vite que je ne le pense par moments. En disant ces mots, j’ai une main qui accompagne mes mots, en se levant, un air disant « bon », et l’autre dans ma poche. Ça me semblait une piste à proposer selon moi. Il va me falloir reconduire… tout de suite ?! Je ne peux pas le laisser là… Enfin, si ça l’enchante, pourquoi pas. « On peut aussi appeler le dépanneur mais ils vont t’emmerder encore plus que moi avec la paperasse… »


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Message posté : Mer 29 Oct 2014 - 19:48 Message
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Il lui avait déjà donné un surnom ? Tant mieux pour lui ! La logique aurait certainement voulu qu'il questionnât son interlocuteur pour savoir quel était ce fameux terme, mais Jay ne le fit pas. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il ne s'intéressait pas à l'avis des gens autour de lui. Enfin, à celui des gens qui ne représentaient rien à ses yeux et mis à part ses frangins et sa sœur, personne n'entrait dans cette catégorie. C'était d'ailleurs pour cette raison que le texan se montrait aussi peu liant, à refuser de donner des informations sur lui : parce qu'il se moquait des autres. C'était purement égoïste, oui, mais c'était aussi ce qui lui permettait de vivre aussi librement sans se demander ce que ses voisins allaient penser de lui s'il sortait de chez lui en insultant sa génitrice. Finalement, le je-m’en-foutisme apportait beaucoup plus de plaisir que d'ennuis.
Enfin, quoique... ça dépendait des moments.

Et, bien évidemment, lorsqu'il fut question d'écrire son nom sur un constat, Jay se contenta de balancer un regard d'avertissement au gosse de riche. Son foutu machin, il ne l'aurait pas ! Déjà qu'il n'avait pas réussi à obtenir son prénom, franchement, il avait encore l'espoir de réussir à lui faire remplir et signer de la paperasse ? Apparemment non. C'est du moins ce que le texan déduisit en voyant son interlocuteur lâcher qu'il allait s'acheter une nouvelle caisse. Bon choix mon gars. Finalement, il était moins con qu'il n'en avait l'air ! Contrairement à la majorité des gens avec qui Jay discutait, celui-là ne cherchait pas à tout prix à le plier à sa volonté.
De toute manière, c'était peine perdue, même sa frangine n'arrivait pas à lui faire entendre raison et pourtant, c'était la seule personne qui comptait pour lui.

La discussion glissa donc sur la voiture qui n'avait pas l'air de vouloir démarrer. Ce n'était pas la batterie, Jay en était quasiment certain. Certes, elle n'était pas neuve, cependant le véhicule n'avait pas calé après l'impact, c'était lui qui avait coupé le moteur et si elle avait été déchargée, il n'aurait pas démarré pour quitter le « jardin » de la ruine où il vivait. Non, quelque chose avait dû être déplacé par le choc, ce qui signifiait qu'il devait mettre le nez là-dedans pour régler tous les problèmes lui-même puisqu'il n'avait ni le fric, ni l'envie de demander l'aide à un garagiste ou à un dépanneur. Encore un truc qui lui était propre : refuser l'aide des autres, que ce soit celle de parfaits inconnus ou de membres de sa famille – et Charlie en savait quelque chose pour s'être mangée plusieurs vents en voulant les aider, juridiquement parlant. Bref, tout cela pour dire que ce qu'ils faisaient actuellement ne servait strictement à rien, si ce n'est perdre leur temps. Bon, ce n'était pas comme si le trentenaire avait grand-chose à faire de ses journées d'un autre côté.

C'est à ce moment que le gosse de riche lui proposa de remorquer son pick-up. Non, mais il avait vu la Vierge lui ? Jay n'était pas du genre à accepter ça, mais bien sûr le gus ne pouvait pas le deviner – quoique.... D'ailleurs le texan avait bien entendu le surnom glissé dans la discussion, mais il n'y porta pas vraiment attention. Même s'il l'avait traité de redneck ou de crétin, Jay n'aurait pas cillé. Les insultes le laissaient de marbre, il en avait déjà tellement entendu.... C'était limite assez gentil, puis donc étonnant, venant d'un gars comme truc-dont-il-avait-oublié-le-prénom ! Restait donc à régler le problème du remorquage...

« Nan. » Pour le dépanneur, puis aussi le tractage tant qu'à faire. « J'ai pas besoin de ton aide. Ni de celle de qui qu'ce soit en fait. » C'était dit sur un ton posé, aucunement hostile. « De toute manière, j'ai pas envie de payer qui qu'ce soit. » Et même si le tractage était gratos, ça ne l'intéressait pas. « J'peux me démerder seul, j'ai passé la majorité y'a un moment.... »

Ça résumait assez bien sa manière de penser : il n'y avait que les femmes et les enfants pour accepter les mains tendues ! Lui n'entrait dans aucune catégorie, ça réglait donc le problème ! Il s'occupait d'ailleurs de défaire le système destiné à recharger la batterie, décrochant les pinces de la sienne pour les tendre au type, mais sans un remerciement. Ce n'était pas par manque de reconnaissance, au contraire : Jay lui était redevable d'avoir fait ça sans rien demander. Mais disons que ce n'était pas dans son mode de fonctionnement. Il n'avait pas été éduqué à dire « s'il te plaît », « merci », ou même à être poli. En vérité, qu'il lui parle presque aimablement revenait à des remerciements, il fallait juste savoir l'interpréter.

« J'vais le laisser là. On va pas me le tirer de toute manière. » Il haussa les épaules. « J'le pousse juste pour pas qu'il se fasse embarquer. » Il y avait des places où se garer non loin de là. « Puis j'rentre à pied. Ou je tire une caisse pour rentrer, j'hésite encore.... »

C'était juste de la provocation : Jay avait cru remarquer que le gars était pas mal stressé en le voyant utiliser ses pouvoirs en public. Certainement un coincé qui estimait qu'il fallait les dissimuler, à moins que ce ne soit un mec effrayé par les métahumains ? Il s'en foutait pas mal en fait. C'était une marque de « gentillesse » qu'il lance des vannes de la sorte. D'un geste de la main – qu'il agita comme s'il voulait chasser une mouche – le trentenaire reprit.

« Tu peux te barrer, t'as fait ta BA du jour en me refilant le jus de ta batterie, t'iras au Paradis t'en fais pas ! »

Et ça, c'était les remerciements à la mode jayienne.
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La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu ▬ Libre

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