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Dieu aime ceux qui persévèrent ▬ Giulia

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Message posté : Mer 8 Oct 2014 - 21:20 Message
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08 octobre 2014

Si les occupations nocturnes d'Ezio mangeaient beaucoup de son temps libre, ses journées restaient entièrement consacrées aux personnes dans le besoin. Récemment, sœur Marie-Clarence avait fait savoir au prêtre qu'un jeune garçon de leur église ne venait plus à la messe depuis près de deux semaines. L'inquiétude de la quinquagénaire était légitime compte tenu du fait que le prénommé Mike – typiquement Américain – avait toujours fait preuve d'une certaine instabilité. Ezio s'était donc débrouillé pour contacter le commissariat, dont les policiers réagissaient toujours plus agréablement et rapidement lorsqu'il s'agissait d'un homme de foi, puis avait pu apprendre que l'enfant en question avait visiblement fugué de chez lui. Il semblait qu'il entretenait des relations tendues avec son beau-père qui se révélait être une sorte de tortionnaire n'appréciant guère le fils de sa nouvelle conquête. Les familles recomposées... bien souvent elles étaient plus problématiques que les traditionnelles et il n'était pas rare qu'Ezio entende des choses inhabituelles et surprenantes à leur sujet, lors des confessions.

De retour à l'église, il avait donc informé les sœurs de ses trouvailles et elles avaient promis de se renseigner lors de leurs sorties auprès des jeunes et des sans domicile fixe. En résumé, l'église s'organisait pour essayer de trouver une solution qui permettrait au jeune Mike de regagner son domicile en toute quiétude.

L'horizon devint plus clair lorsqu'une jeune femme répondant au nom de Giulia Mancini se présenta à l'église. Ezio la connaissait bien puisqu'elle et sa famille étaient des fidèles de son église et qu'il l'avait donc déjà reçue en confession. De plus, la demoiselle était altruiste et pensait aux gens qui n'avaient pas eu sa chance en naissant : elle n'hésitait pas à tendre la main aux gens en difficulté et c'était un geste que l'Italien appréciait véritablement. Ils avaient souvent « travaillé » en collaboration afin de récolter des fonds pour une association pour les jeunes, ou tout simplement pour organiser des journées pour ces derniers. Autant dire qu'il la connaissait assez bien et qu'en la voyant, Ezio eut dans l'idée de lui demander son aide pour le pauvre Mike. Elle bénéficiait de moyens que lui-même n'avait pas à sa disposition et toute aide était bonne à prendre.

Lorsqu'elle arriva dans la maison de Dieu, Ezio alla l'accueillir en personne. Il mettait un point d'honneur à connaître toutes les personnes qui passaient cette porte et c'était d'autant plus vrai lorsque les individus en question étaient dotés de pareilles qualités. Arrivant à ses côtés, le prêtre la salua comme son rang lui demandait.

« Ma fille, je suis heureux de vous voir en ce jour. »

Le ton de sa voix était franc et sincère, quant à son accent Italien, il persistait malgré les deux années passées dans cette ville. Fort heureusement, la population de Little Italy était essentiellement composée d'immigrés ou de personnes ayant un lien avec son pays d'origine et, par conséquent, l'accent passait quasiment inaperçu. Il lui arrivait de s'exprimer dans sa langue natale avec laquelle il était forcément plus à l'aise, cependant comme les sœurs et le reste du personnel de l'église n'étaient pas de familiers de l'Italien, Ezio se concentrait plus souvent sur l'Américain.

Le prêtre l'invita d'un geste à s'éloigner de l'entrée où des fidèles passaient quasiment sans cesse. Même s'il s'agissait d'une petite église, les visites étaient relativement fréquentes : il n'avait pas à se plaindre du manque de piété des habitants du quartier ! Quoi qu'il en soit, ils s'éloignèrent un peu de l'entrée de manière à être tranquilles. Ezio était calme et posé, son visage affichait une expression avenante, car malgré sa tendance à être parfois un peu extrémiste dans sa foi, le prêtre ne souhaitait que le bonheur de ses semblables. Bras placés devant lui tandis qu'il se tenait à côté de la jeune femme, l'Italien reprit la parole.

« C'est un heureux hasard que vous nous rendiez visite aujourd'hui. Sœur Marie-Clarence m'a porté une nouvelle peu réjouissante : il semblerait que l'un de nos jeunes soit actuellement en difficulté. Il s'agit du jeune Mike. » Même si ce nom était courant, il était connu dans l'église. « Il a visiblement fugué de chez lui, mais sa famille n'a rien signalé et les autorités me disent qu'elles ne peuvent rien faire dans un pareil cas de figure. Je vous avoue que ma connaissance du système judiciaire Américain est encore un peu précaire. » Il n'était pas comparable à celui d'Italie et même là, Ezio ne le connaissait que très peu. « Mais je ne puis imaginer rester sans rien faire. J'espérais pouvoir compter sur votre aide pour parer à ce problème. »

Son regard bleu se posa sur le visage de la jeune femme. Il savait que c'était une femme qui souhaitait aider son prochain et se montrait quasiment persuadé qu'elle n'allait pas tourner le dos à un enfant qui n'avait pas eu sa chance.
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Message posté : Ven 10 Oct 2014 - 21:40 Message
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Jongler entre affaires et associations caritatives n’était jamais une mince affaire et Giulia Mancini se le tenait pour dit, en partageant précisément son emploi du temps entre ces deux occupations. Pourtant habile équilibriste, il arrivait bien souvent que la jeune femme plie l’échine face à ce subtil jeu d’adresse, malheureusement bien vite dépassée par ses propres dispositions. Il n’était pas rare qu’elle daigne – ou plutôt ait besoin de – lâcher du lest en se penchant sur des ouvrages qui lui permettait d’oublier ses obligations, l’espace d’un instant. L’un de ceux-là était l’art, l’art dans sa forme la plus brute, auquel elle se livrait entièrement, égoïstement, dans le sein de son atelier. Elle pouvait s’enfermer des soirées entières chez elle, avec pour seule compagnie des morceaux classique, un verre de vin et l’inspiration, seule devant ses toiles à laisser libre cours à ses frustrations, ses envies, ses besoins et ses ressentis, et ce qu’il en ressortait était alors soigneusement emballé et caché à la vue de tous. Non qu’elle ne soit pas une artiste accomplie, loin de là. Mais contrairement à d’autres, la Sicilienne peignait avant tout pour elle, et non pas pour une quelconque reconnaissance, car de reconnaissance elle n’avait besoin.

L’autre des instants d’abandon chers à son cœur était le recueillement. Car il était dit que la Mancini était une femme pieuse, et personne n’en aurait pu douter. Ainsi, ses dimanches matin étaient scrupuleusement consacrés à la messe dominicale, à laquelle elle assistait drapée d’un ensemble blanc liturgique et le visage couvert d’un voile de tulle immaculé. Une fois par mois, elle venait se confesser auprès du prêtre de garde, pour recevoir le pardon et s’acquitter de ses amendements auprès du divin. Et, une fois par an, elle se rendait au diocèse pour sa donation, que l’archevêque accueillait avec béatitude. Mais quand les temps se faisaient durs et le poids des responsabilités trop pesant, Giulia aimait se rendre à l’église catholique de la Little Italy pour goûter à un moment de paix et de contemplation. Là, elle priait pour les disparus, les siens et les inconnus, et pour les malheureux qui n’avaient pas eu sa chance, elle priait pour la prospérité de leur avenir. Mais surtout, elle aimait à croire que dans ces instants le voile de Dieu la drapait de félicité, et qu'elle n’avait à craindre des temps troubles passés et à venir, car Il était bon et miséricordieux.

Les paupières respectueusement closes, la Sicilienne se signa brièvement, embrassa le chapelet qu’elle tenait entre ses mains et pénétra dans la maison de Dieu. Comme un jour de grande affluence, le hall de l’église ne désemplissait pas, ce qui ne l’étonna guère car elle était habituée des bains de foule des fidèles. Beaucoup en étaient, par ailleurs, que Giulia reconnaissait sans mal et à qui elle adressait sourires polis et des signes de tête évocateurs, mais nombre étaient également des touristes venus probablement pour admirer la remarquable architecture de l’église. Mais aussitôt avait-elle passé la porte qu’une voix aussi familière qu’appréciée l’avait interceptée. Il s’agissait du Père Ezio, prêtre italien qui s’occupait des offices avec d’autres de ses pairs et qu’elle savait pour être un homme de foi et un homme de bien qui se préoccupait autant qu’elle de ceux qui n’avaient pas eu à qui la vue n’avait pas fait de cadeaux ! Ils avaient travaillaient de concert à de nombreuses reprises, et la Sicilienne n’était pas sans apprécier sa compagnie et son esprit. « Mon Père ! S’exclama-t-elle alors qu’un large sourire était né au creux de ses lèvres. C’est également un plaisir de vous voir. » Intriguée, elle le suivit alors qu’il tenait à l’éloigner de la foule.

Rapidement, il la mit au courant d’une affaire qui semblait le troubler, et à son évocation, Giulia ne pouvait que comprendre le tourment qui l’agitait. « Je connaissais le petit Mike, un enfant de bien. Malchanceux. Son ton se fit sombre. Ce n’est pas rare que des jeunes en difficultés familiales fuient leurs foyers. Ce qui est plus étonnant, c’est que sa famille ne l’ait pas signalée. Et vous êtes sûrement le premier vers qui il se serait tourné… Elle en était intimement convaincue. Je suis étonnée qu’il n’en soit pas ainsi, inquiétée aussi. Elle fit une pause évocatrice. Vous avez bien entendu tout mon soutien, et toute l’aide que je puis apporter. En quoi puis-je vous aider par ailleurs ? »
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Message posté : Ven 10 Oct 2014 - 23:29 Message
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De part sa nature de prêtre, Ezio était forcément optimiste. Comment aurait-il pu combattre pour le Tout Puissant sans croire à la victoire du bien sur le mal ? Alors, bien évidemment, toutes ses actions étaient guidées par cette pensée positive. Cependant, même avec un pareil état d'esprit, l'Italien doutait légèrement du fait que Mike aurait pu se tourner vers lui en cas de difficulté. Bien évidemment, le trentenaire avait tissé un certain lien avec le jeune homme, mais malheureusement la foi et ses représentants n'étaient pas aussi charmeurs qu'un groupe d'autres jeunes qui violaient les lois – divines comme humaines. Tout cela pour dire qu'Ezio doutait franchement du fait que le malheureux allait soudain faire son apparition sur le parvis de l'église afin de demander l'aide de Dieu pour s'en tirer. Toutefois, la positivité de son interlocutrice était réconfortante et agréable à entendre : il était sincèrement heureux de pouvoir compter sur elle.

Comme la jeune Giulia s'interrogeait sur la manière dont elle allait pouvoir l'aider, Ezio s'accorda quelques secondes de réflexion. Il avait une idée assez précise de la chose, mais ne souhaitait pas imposer sa volonté à la demoiselle. C'était à elle de faire ses propres choix, puis elle serait dûment récompensée dans sa prochaine vie.

« À dire vrai, j'avais songé que votre connaissance du quartier pourrait m'être utile. Les sœurs m'ont proposé leur aide, mais je crains que leur vision ne soit tronquée par le fait qu'elles ne sortent que rarement de l'enceinte de notre église. »

Après tout, même si Giulia était de bonne famille et qu'elle ne fréquentait certainement pas le même genre de lieux qu'un jeune homme comme Mike, sa vision devait être plus juste que celle de femmes qui avaient dédié leurs vies à Dieu et ignorait ce que les jeunes d'aujourd'hui pouvaient faire dans une ville comme Star City. Les mains jointes, il détourna son regard le temps de regarder l'entrée de l'église où de nouveaux fidèles apparaissaient, puis il reporta son attention sur l'Italienne. Elle était plus petite que lui d'une bonne trentaine de centimètres, ce qui l'obligeait à baisser les yeux. Cela dit, il y était habitué vu sa stature.

« Je suis conscient que la piété n'est pas commune à tous les habitants de cette ville. J'en conviens que le quartier comporte bien plus de fidèles que les autres, toutefois je ne suis pas aveugle : mes sorties en ville m'ont permis de comprendre que, malheureusement, les jeunes sont plus souvent intéressés par les autres activités à portée de main. » Il soupira légèrement. « Par là, j'entends les activités peu légales. »

Le ton de sa voix restait calme et posé : il ne perdait pas courage ou patience, se contentant d'énoncer tout haut ce qu'il pensait de la situation. Malheureusement, les autorités étaient incompétentes du moment que personne ne portait plainte ou ne signalait la disparition du jeune homme. Ce qu'Ezio craignait, c'était surtout qu'au moment où la police allait réagir, les choses ne finissent par être bien trop graves pour être résolues pacifiquement. Combien de fois l'homme avait-il recroisé d'anciens fidèles de l'église, éloignés de Dieu pour épouser la carrière de malfrat, lors de ses sorties en tant que Trinité ? Il avait été contraint de les châtier pour purger Star City de sa mauvaise graine et regrettait encore aujourd'hui de ne pas avoir été capable d'éviter cela. Après tout, c'était son rôle en tant que prêtre.
Ses réflexions furent coupées par sa reprise de parole.

« Je soupçonne notre jeune Mike de s'être laissé attirer les sirènes de la criminalité. Sœur Edwige m'a rapporté qu'elle l'avait vu discuter avec les membres d'un gang d'un autre quartier. Elle les a remarqué, car leur tenue détonnait relativement avec le quartier. » Et qu'elle surveillait le jeune homme. « Je sais que les relations entre Mike et sa famille n'était pas au beau fixe et je crains qu'il n'ait vu là sa seule planche de salut. » Son regard se porta vers la croix non loin d'eux. « Je crains que les jeunes du quartier n'aient pas encore compris que les portes de l'église leur sont ouvertes en cas de besoin. Et même au quotidien. »

Même s'il n'allait pas le faire dormir sur les bancs, Ezio avait des contacts avec plusieurs centres pour les jeunes, les femmes battues ou dans le besoin, ou les autres personnes en difficulté. Il lui suffisait d'en contacter un pour essayer de dégotter un lit pour permettre à Mike de dormir en toute sécurité. Ce qui l'inquiétait aussi, c'était que le jeune homme avait aussi disparu de l'école – et de l'église évidemment. Il reprit une dernière fois.

« Je comptais donc sur votre connaissance de Little Italy pour me permettre de savoir par où commencer si je cherche des informations sur Mike. »

Parce qu'Ezio comptait bien partir à la pêche aux données dans la ville et cela même s'il devait la parcourir en long, en large et en travers avec sa soutane.
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Message posté : Dim 12 Oct 2014 - 2:37 Message
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Giulia puisait dans la profonde injustice que lui accordait son rang, et dans sa foi d’airain, la volonté de tendre la main aux plus démunis. Elle n’était pas de ceux qui s’appauvrissaient sciemment pour se placer au niveau des bélîtres, car elle se savait chanceuse et avait à cœur de jouir de ce que la vie lui avait offert, mais se dévouaient néanmoins corps et âme à essayer de leur tendre la main et de leur apporter ce à quoi ils n’auraient pu prétendre. Une culture, une ouverture d’esprit, un horizon. Avoir les moyens de partager un peu de ce qu’elle avait pu avoir était ainsi une bénédiction. De pas pouvoir en faire plus, une infortune. Aussi lorsqu’elle entendait parler de telles histoires, tout particulièrement lorsqu’il s’agissait de l’un de ces pauvres hères à qui le destin n’avait pas toujours souri, la Sicilienne se sentait blessée au plus profond d’elle-même. Elle soupira. « J’entends bien, mon Père. Je pourrais le signaler à mes connaissances du quartier, elles sont légion. Pour ne pas dire que la plupart étaient de sa famille. S’ils l’aperçoivent, j’en serai aussitôt signalée. Un doute s’insinua cependant dans le cours de ses pensées. Mais l’enfant a-t-il l’habitude de traîner dans le coin au moins ? » Dans le cas contraire, ça ne serait guère utile.

Le père Ezio lui fit part de ses doutes et de ses craintes quant au devenir du jeune homme. Il commença à lui dire qu’il savait bien que les jeunes avaient tendance à se laisser embrigader dans des activités peu légales, ce qu’elle accusa d’un pincement de lèvres équivoque. Elle-même, bien qu’elle ne l’avoue jamais qu’aux yeux de Dieu, flirtait bien souvent à l’illégalité. Cependant, elle s’était fait un point d’honneur de ne jamais blesser quiconque, de ne jamais trahir son honneur et n’avait jamais touché quelques substances illicites que ce soit.

Si cette ligne de conduite, dont elle avait fait son modus vivendi, lui avait été inculquée dès son plus jeune âge, elle savait que ce n’était pas le cas de tout le monde, et était bien au fait que la violence et la drogue empoisonnaient les rues de la Little Italy en dépit des efforts de sa famille pour l’en bannir. Il s’agissait souvent de criminels multirécidivistes qui avaient choisi sciemment un destin de péché, et pour qui elle n’avait pas une once de respect. Mais parfois, il était question de gamins paumés qui voyaient dans le petit crime un moyen de garder la tête hors de l’eau, souvent à tort. C’était un mécanisme carnivore, qui vous dévorait entier sitôt que vous y aviez mis la main, et nombre étaient les pauvres misérables à s’y retrouver aspirés avant d’avoir dit ouf !

Aussi, il était clair que les doutes du Père Ezio étaient tout à fait fondés, et elle y accorda un crédit anxieux. Malheureusement, si Sœur Edwige disait vrai et que le petit Mike était bel et bien tombé aux mains de gangs peu respectables, la Sicilienne ne savait pas bien de quelle façon ils allaient pouvoir l’en faire sortir. Ce qu’elle s’abstint pourtant d’évoquer immédiatement. Le regard que le prêtre lança à la croix qui était suspendue au mur en disait long sur sa consternation, alors même que son ton n’avait jamais montré une once d’inquiétude. Elle posa une main compatissante sur son bras. « Ne vous en blâmez pas mon père, vous faites un travail merveilleux. Elle sourit. Votre foi peut être à même de reconduire sur le droit chemin la plus égarée des brebis, j’en suis convaincue. Nous le retrouverons. » Conclut-elle d’un note enjouée.

La suite de son exposé lui demanda plus de réflexion. Qu’il lui demande de l’aide à elle, ça tombait sous le sens ; Elle connaissait Little Italy jusque dans ses moindres recoins pour y être née et y avoir vécu. Chacun des habitants, chacune des familles, chacun des commerçants était comme un proche qui l’aurait vue grandir. Alors qui mieux qu’elle pouvait le conduire au travers des dédales tortueux de son quartier pour trouver les informations qu’il recherchait ? « Comme je vous l’ai dit, je pense que le mieux c’est de commencer par les commerçants. Ce sont ceux qui ont l’œil sur tout, intéressez-vous aux rumeurs et… Oh. Une idée lui avait soudainement traversé l’esprit. Peut-être voudriez-vous que je vous accompagne ? Je pense que je pourrais vous aider, comme vous savez je connais bien le quartier et ses habitants alors… Laissez-moi vous aider. » Conclut-elle enfin avec un sourire triste. Si elle pouvait au moins l’aider ainsi, c’était déjà ça de pris, non ?
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Message posté : Dim 12 Oct 2014 - 13:52 Message
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L'approbation de la jeune Mancini fut un soulagement pour le prêtre. Il était parfaitement conscient du fait que ses moyens étaient bien moindres que ceux d'une « simple » jeune femme. La religion avait beau être relativement présente dans ce pays – et plus particulièrement dans cette ville – il avait bien remarqué que la piété était davantage l'apanage des adultes, voire des personnes âgées. Les jeunes étaient bien plus charmés par les possibilités qui s'offraient à eux dans une ville considérée comme la capitale des héros. Malheureusement, la plupart d'entre eux se laissaient charmer par le côté obscur et, si Ezio pouvait admettre que défendre la veuve et l'orphelin aidait à gagner sa place au paradis, causer leur perte conduisait tout droit en effet.
Son regard se posa sur le visage de Giulia.

« Il venait assez souvent à l'église et a beaucoup de connaissances dans le quartier de ce que j'ai cru comprendre. »

Cependant, l'Italien n'avait pas assez côtoyé le jeune garçon à l'extérieur pour pouvoir en jurer. Il ne faisait que rapporter ce que les sœurs lui disaient, mais ces dernières n'avaient rien de détectives ou de commères, elles surveillaient plutôt les mauvaises fréquentations des jeunes qu'elles ne se mêlaient de leur vie privée.

Malgré tout, Ezio songeait que son interlocutrice allait certainement pouvoir obtenir des informations au sujet du jeune Mike. Elle était pleine de ressources et de bonté, une chose qui suffisait amplement à trouver le chemin de la victoire – selon lui du moins. Toujours est-il que la foi de Giulia avait quelque chose de plaisant et de rassurant. Il n'était pas dans les habitudes du prêtre de douter et depuis qu'il avait été ordonné, pas le moindre doute ne s'était insinué dans son esprit concernant sa foi. Mais concernant ses moyens... c'était clairement différent. Mêmes les policiers avec qui il avait discuté lui avaient fait savoir qu'il ne pourrait pas faire grand-chose pour aider ce jeune homme, comme si la religion était quelque chose de futile. Bien sûr, aucun d'entre eux ne lui avait manqué de respect, ils craignaient tout de même de froisser un homme de foi, mais le résultat restait le même : ils lui conseillaient d'attendre que les choses se règlent d'elles-mêmes. L'attitude positive de l'Italienne était donc encourageante, pour ne pas dire enthousiasmante.

« Il est agréable de savoir que vous avez autant la foi, mon enfant. J'espère que vous avez raison, je le souhaite aussi. »

À eux deux, ils arriveraient bien à faire quelque chose ! Quitte à demander l'aide d'une ou deux sœurs qui ne refusaient jamais d'écumer les rues de la ville. Toutefois, conscient du manque de piété et de respect de certains habitants de la ville, Ezio ne tenait pas à envoyer des femmes sans défense dans des endroits qui pouvaient se révéler dangereux. Lui, il pouvait parfaitement se défendre, même si la plupart de ses fidèles ne le soupçonnait certainement de posséder de pareilles capacités.

Giulia commença donc à lui suggérer quelques pistes pour débuter les recherches, parlant des commerçants et des rumeurs qui allaient bon train. Le prêtre hocha la tête d'un air approbateur : il avait songé au même point de départ lors de ses soliloques au sujet de l'aide qu'il pourrait apporter. Puis, naturellement, la jeune femme proposa son aide. Un sourire se dessina sur les lèvres du prêtre qui avait plutôt coutume de conserver une expression parfaitement neutre et de transmettre ses sentiments au travers de ses mots. Là, c'était un peu différent : il appréciait vraiment l'initiative de l'Italienne et était ravi qu'elle se propose d'elle-même.

« Je suis heureux de vous entendre vous proposer aussi promptement. J'espérais effectivement avoir un peu de votre temps, toutefois vous êtes venue ici pour prier, alors je vais vous laisser quelques instants, le temps de prévenir les sœurs. »

Ezio ne voulait pas l'empêcher de pouvoir communiquer avec le divin. Il s'assura qu'elle ne chamboulait pas tout son programme de la journée, puis la laissa tranquille quelques instants, le temps d'aller faire savoir aux sœurs qu'il allait chercher à retrouver la trace du jeune Mike. Sœur Edwige se montra tout d'abord réticente, insistant pour les accompagner afin de leur éviter de se retrouver dans des ennuis inextricables, mais Ezio lui souligna que la présence d'une sœur ne changerait certainement pas la donne. De plus, mieux valait être en nombre restreint, les gens réagissaient généralement mieux. Elles acceptèrent donc et après quelques instants, le prêtre se rendit à nouveau aux côtés de Giulia, s'assurant qu'elle avait terminé ses prières avant de l'importuner à nouveau.

« Si vous êtes prête, j'accepte volontiers vos conseils sur le premier endroit de notre... traque. » C'était le seul mot qui lui venait. « Recherche plutôt. » Il hocha la tête, pour lui-même. « J'imaginais que le débit de boisson du bout de la rue devait être un endroit relativement fréquenté. »

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Message posté : Lun 13 Oct 2014 - 0:41 Message
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Avec agrément, le Père Ezio avait accepté qu’elle l’aide à écumer le quartier à la recherche de Mike. Tel qu’elle le connaissait – depuis deux ans maintenant qu’il était arrivé à Star City – il ne lui aurait certainement pas demandé de vive voix, peut-être pas demandé du tout. Mais la vie d’un enfant était en jeu et qu’importait qu’elle ait eu d’autres choses à faire en ce jour, rien n’importait plus à ce jour que de ramener à la chapelle la brebis égarée. Agir autrement n’aurait, il est vrai, pas été très chrétien et Giulia se refusait même d’y songer. Même si elle doutait que l’affaire soit aussi sordide que l’on le laissait entendre – après tout il s’agissait d’un gamin paumé comme il en existait tant d’autres, et la Sicilienne en avait fait sortir de la rue plus d’un qui travaillaient aujourd’hui pour elle – voilà qui, au moins, l’occuperait et lui ferait oublier un instant les désagréments de sa vie de femme d’affaire. Mais allez savoir… Dans les bas-fonds de star City les choses pouvaient dégénérer rapidement. Heureusement, elle ne sortait jamais sans son garde du corps. Ni sans son taser.

Le Prêtre l’avait laissée seule, le temps disait-il, de la laisser se communier avec le divin, et de prévenir les sœurs de leur escapade pour le moins imminente. Quelques instants seulement, et dans le bruissement sourd de sa soutane, il était reparu aussi vite qu’il s’était évanoui dans le flot de ses fidèles. S’il est vrai qu’elle aurait aimé accorder plus de temps au recueillement – qui ne devait être chose pressée – des affaires plus impérieuses l’attendaient désormais, et il était bien entendu hors de question qu’elle ne le fasse attendre. Aussi mit-elle un terme bref à son Peter Noster pour retourner vaquer à ses occupations. « Quia tuum est regnum, et potentia, et gloria in saecula saeculorum. Amen. » Se signant brièvement, la jeune femme ramassa ses affaires et se leva du prie-Dieu contre lequel elle s’était agenouillée, alors même que la voix douce et ferme de l’italien s’élevait déjà dans le chœur de l’Église, lui demandant si elle était disposée à entamer les recherches. Ce qu’elle approuva d’un signe de tête.

« Nous pouvons commencer par-là, oui. Vous avez une photo de lui ? » Elle se retint de dire que ce serait le plus pratique pour donner une signalisation aux commerçants du quartier, estimant que ça tombait sous le sens. S’il n’en avait pas, ils se contenteraient d’une description succincte, mais qui ne serait jamais aussi parlante qu’une véritable représentation. Alors qu’elle mettait un pied hors de l’église, un froid rayon de soleil d’octobre vint caresser la courbe de son visage, dont elle profita en fermant les yeux l’espace d’un instant. Après quoi elle reprit : « Si un gang traîne dans les environs, ça se sera vu. Il nous suffira de suivre minutieusement le chemin jusqu’à eux. Tels Hansel et Gretel semant les mie de pain sur leur route. Par contre, il se pourrait que nous ayons à… Vous savez… Les confronter. Elle s’arrêta l’espace d’un instant. Ça ne vous posera pas de problème ? » À elle, en tout cas, ça n’en poserait aucun. Après tout, n’avait-elle pas près de vingt ans de close combat derrière elle ? Sans parler de Matembe. En outre, elle ignorait quel genre d’enseignement était donné aux Prêtres, mais elle doutait que la self-defense en fasse partie (Si elle savait !), alors autant pallier à toutes les éventualités.

En quelques enjambées, son garde du corps les avait rejoints, passant sur les épaules de Giulia le manteau et le chapeau qu’elle lui avait confié en entrant dans l’église, car il n’y avait nul lieu saint où on pénètre coiffé et drapé. Elle les présenta brièvement : « Mon Père, voici mon garde du corps Matembe. Matembe, je te présente le Père Ezio. » Faisant route vers le débit de boisson, elle lui expliqua que l’Africain était issu d’une ancienne tribu Maasaï du Sud-Ouest du Kenya. Brièvement, elle ajouta que contrairement à de nombreux Maasaï à l’heure actuelle, chrétiens, Matembe continuait de croire aux ancestrales forces du dieu créateur unique et bienveillant Enkai se manifestant à travers la pluie et le ciel. Ce qui expliquait qu’il ne l’ait jamais rencontré auparavant, contrairement au reste des proches de sa famille.

Alors même qu’elle finissait sa phrase, la Sicilienne poussait la porte du commerce. Là, le tenancier, un italien pure souche, l’accueillit avec un grand sourire, les bras largement écartés pour l’enserrer d’une accolade fort amicale. « Giulia, c’est si rare de te voir ici. Qu’est-ce qui t’amène ? » S’exclama-t-il dans un italien accentué. La jeune femme sourit franchement, se tournant à demi vers le Père Ezio resté en retrait. « Mario, tu dois connaître le Père Ezio, lui répondit-elle dans sa langue natale, nous sommes à la recherche de quelqu’un, peut-être pourras-tu nous renseigner sur quelques petites choses. L’homme inclina sa tête joufflue, signe qu’il était à l’écoute. Mon Père ? » Demanda-t-elle en se tournant vers le prêtre.
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Message posté : Lun 13 Oct 2014 - 13:27 Message
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Avant qu'il ne les quitte, les sœurs avaient donné une photographie à Ezio. Elle faisait apparaître plusieurs jeunes – dont Mike – aux côtés de l'ancien prêtre de la paroisse. Elle datait donc de plus de deux ans, mais c'était malheureusement le mieux que l'Italien avait à proposer. La famille avait obstinément refusé de le recevoir, quant à la police elle n'avait fort heureusement qu'un casier judiciaire le concernant – et donc pas de photo d'identité qui y était liée. Étant donné que l'adolescent n'avait pas encore atteint l'âge adulte, disons qu'il ressemblait assez à l'enfant présent sur le cliché, puis c'était toujours mieux que rien.

Ils se retrouvèrent donc à l'extérieur du bâtiment tandis que le soleil pointait le bout de son nez. Levant les yeux vers le ciel, le prêtre regretta un instant le climat de son Italie natale, mais se re-concentra bien rapidement sur des préoccupations plus importantes. C'est au moment où Giulia s'inquiéta de l'éventuelle résistance qu'ils pourraient rencontrer qu'Ezio lui offrit un sourire rassurant.

« Ne vous inquiétez pas mon enfant, les hommes de foi ne sont pas sans défense. J'ai l'espoir de pouvoir les raisonner en cas de problème. »

Elle était bien évidemment loin de se douter que le prêtre à ses côtés se transformait la nuit en traqueur de criminels. Il devait certainement avoir châtié bien plus d'individus que Giulia n'avait fréquenté de personnes malhonnêtes. Et là, c'était lui qui se trompait, car il ne prêtait pas foi à la réputation de la famille Mancini – celle qu'ils avaient maille à partir avec la mafia – et il ne soupçonnait pas davantage qu'elle puisse tremper dans des affaires illégales. Au moins étaient-ils sur un pied d'égalité en ce qui concernait l'ignorance des activités secondaires de l'autre.

Rapidement, un homme à la peau sombre les rejoignit et Giulia l'identifia comme son garde du corps. Qu'il ne soit pas chrétien ne posa pas franchement problème au prêtre qui, bien qu'extrémiste dans sa foi, respectait celle des autres. Même s'il jugeait la sienne plus « juste », il savait ce que c'était que d'être soumis à la méfiance des autres et ne faisait donc pas la même chose de son côté. Après un rapide salut – il aurait tout de même droit à « mon enfant » ou « mon fils » comme qualificatif – Ezio emboîta le pas à la jeune Mancini. Ils pénétrèrent rapidement dans le fameux début de boisson où l'Italien n'avait jamais mis les pieds, mais cela ne semblait pas être le cas de Giulia qui avait l'air d'être une familière des lieux vu l'accueil réservé par le tenancier. La conversation se fit en Italien au grand soulagement d'Ezio qui maîtrisait bien mieux sa langue natale que l'Américain. C'est lorsque la conversation se centra sur ce qu'il avait à dire que le trentenaire extirpa la photographie des plis de sa soutane.

« Il s'agit d'un jeune garçon du coin, il s'appelle Mike Lupo. » Tendant le cliché, il désigna l'un des enfants. « Cette photographie est vieille de deux ans, mais il n'a pas beaucoup changé depuis le temps. » Le ton de sa voix était très posé, mais plus à l'aise qu'avec l'autre langue. « Sa mère est une jeune veuve et elle vit actuellement avec un homme qui est un habitué de votre établissement si je ne m'abuse... » Mike lui avait souvent parlé de l'argent dépensé ici par son beau-père. « Il a disparu et nous le soupçonnons d'avoir été attiré dans les filets de certains gangs peu fréquentables. »

Le tenancier sembla hésiter quelques instants, un peu comme s'il ignorait ce qu'il devait dire ou non. Il était évident qu'il voyait qui était le Mike en question, mais la question à mille dollars était : est-ce qu'il savait aussi où le trouver ? Ezio patienta, fidèle à sa nature calme et obéissante, attendant que l'homme décide de se lancer. Finalement, il leur tendit à nouveau le cliché qu'Ezio récupéra, avant de répondre.

« Je l'ai vu plusieurs fois ici, oui. »
« Est-il majeur ? » L'homme secoua la tête, alors que le prêtre connaissait déjà la réponse.
« Non, mais des fois je fais des exceptions vous voyez. » Ezio ne répondit rien et ne sembla pas le juger, ce qui poussa l'homme à continuer. « Son beau-père m'a dit que c'était de la graine de délinquant et qu'il voulait le coller en pension pour être débarrassé de lui. J'ai aussi entendu des jeunes qui parlaient de lui et des mauvaises fréquentations qu'il semblait avoir. Des gars qui trempent dans le trafic de drogue et tout ça, vous voyez... »
« Originaires du quartier ? »
« Pas que je sache, non. C'est assez calme à ce sujet ici en fait. » Son regard glissa vers Giulia avant de revenir sur le prêtre. « Je ne sais pas où ils sont, mais je sais juste que parfois ils vont acheter des trucs à la supérette du coin. La propriétaire ne les aime pas trop d'ailleurs. »
« Je vous remercie, Dieu vous bénisse. » Le propriétaire se détourna pour s'occuper d’un client impatient et Ezio porta son regard sur Giulia. « Auriez-vous entendu parler de ce gang ? »

Après tout, elle était jeune et devait être plus au fait que lui des rumeurs à ce sujet.
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Message posté : Jeu 16 Oct 2014 - 0:59 Message
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Silencieusement, respectueusement, elle laissa l’homme de foi prendre la parole, et exposer les raisons de leur venue. Il lui tendit la photographie vieillie, précisant l’identité du jeune homme qu’ils recherchaient, et la raison pour laquelle c’était auprès de lui qu’ils avaient commencé leurs démarches. C’est ainsi que Giulia apprit que le beau-père de l’enfant, que le père Ezio avait mentionné peu de temps auparavant, était un client régulier du débit de boisson. Ainsi donc, les difficultés que traversait le jeune homme étaient exacerbées par la consommation d’alcool du beau-père ? Rien d’étonnant, en ce cas, à ce qu’il cherche à fuir un environnement aussi nocif. L’alcool était une plaie, une plaie béante dans le cœur des hommes qui les rendait mauvais, et le plus respectable des hommes n’était rien de plus qu’une bête sous son emprise. Rien d’étonnant à ce que le code d’honneur le bannisse ; Ne pas boire excessivement de l'alcool. Un homme d'honneur doit conserver son calme, son sang-froid et sa dignité en toute circonstance.

L’homme sembla hésiter l’espace d’un instant, se reposant d’un pied sur l’autre mal à l’aise. Bien entendu, comme tous les gens du quartier, il était soumis à l’omertà, la loi du silence, et le temps ‘un souffle, Giulia craint que ce ne soit la raison pour laquelle il refusait de parler. Que sa famille soit impliquée d’une façon ou d’une autre la mettrait dans une situation problématique. Encore que le choix, en définitive, soit d’une simplicité étonnante : la famille passait avant tout. Fort heureusement – et elle devait avouer en être rassurée – la langue de l’italien finit par se dénouer, et il se prêta bien volontiers à l’interrogatoire du Prêtre. Au bout de quelques minutes, il tendit de nouveau la photo et leur expliqua ce qu’il savait. Oui, le gamin était un habitué des lieux. Oui, il connaissait le beau-père, et ce dernier avait déjà songé à se débarrasser de son beau-fils. Oui, il avait de mauvaises fréquentations, de personnes qui trempaient dans un trafic de drogue. Il ajouta qu’ils n’étaient pas originaires du quartier, glissant un regard à Giulia en déclarant que le quartier était calme à ce sujet, ce à quoi la Sicilienne répondit d’un discret sourire, et d’un signe de tête. Il ajouta enfin que le gang en question était habitué de la supérette du coin, dont la propriétaire serait plus à même de les renseigner. Après quoi il se détourna d’eux, les laissant vaquer à leurs occupations. Lorsque le Père Ezio lui demanda si elle avait déjà entendu parler de ces jeunes, la jeune femme répondit par la négative : « Je n’ai jamais entendu parler d’eux, non. Je suis même surprise de leur présence dans leur quartier pour tout dire. C’était d’autant plus étonnant qu’ils soient passés entre les mailles du filet des pseudo-milices des Mancini. Mais la propriétaire pourra sûrement mieux nous renseigner. »

Adressant un signe de main au patron, et d’un accord tacite avec le Prêtre, ils quittèrent l’établissement. La supérette se trouvait un peu plus bas sur la rue, il ne leur fallut donc que quelques minutes pour d’y rendre à pied. Au passage de plusieurs commerces dont elle connaissait les gérants, la jeune femme distribua sourires et signes de main, exclamations, parfois. Dire qu’elle était connue dans le quartier était un euphémisme, dire qu’elle n’était qu’appréciée était une aberration. C’était le territoire de sa famille, et le sien par conséquent. Au bout de quelques minutes, ils étaient parvenus au commerce dont ils poussèrent la porte. La femme, accaparée par un autre client, ne leur accorda pas tout de suite son attention, ce qui donna tout loisir à la Sicilienne de l’observer. Et ce qu’elle nota en premier, c’était qu’elle ne la connaissait pas. Ce qu’elle nota ensuite, c’est qu’elle n’était ni Sicilienne, ni Italienne. Deux mauvais points pour elle. Lorsque vint leur tour de passer entre les mains de la gérante, Giulia exposa brièvement ce qui les amenait auprès d’elle, n’omettant aucun des détails. C’est alors que le sourire de la femme fondit comme neige au soleil. « Oui je les connais. Ces sales petits rats traînent dans ma boutique au moins deux fois par semaine. Elle jeta à la jeune femme un regard mauvais. Pourquoi vous les cherchez ? Puis s’arrêta, ses yeux s’étant réduits à deux fentes au creux de son visage bouffi. Vous êtes qui d’ailleurs. »

Giulia n’eut guère besoin de répondre pour savoir que la femme se doutait de son identité. Son style vestimentaire, son accent, tout portait à croire qu’elle faisait partie de ceux qui tiraient en secret les ficelles des commerces du quartier. Le sien excepté. Elle ne devait pas bénéficier de la protection dont les autres jouissaient, ou n’appréciait pas équitablement le racket dont elle était victime. Dans les deux cas, son avis sur la Sicilienne était fondé, de même que l’était sa méfiance. La jeune femme décida qu’il était temps de faire jouer la carte de la culpabilité. « Nous de l’église du quartier, l’un de nos jeunes a disparu. On le soupçonne de s’être fait embrigader par l’un des gangs, ses parents se fichent de savoir ce qu’il est advenu de lui, et les autorités ne peuvent rien pour lui. Nous sommes sa seule chance. Nous aiderez-vous ? »

Citation :
Réussite : La femme se laisse convaincre par le plaidoyer de Giulia et consent à leur donner des informations au sujet du gang.
Échec : Elle n’a que faire de l’avenir du gamin. C’est un rat, comme les autres.


Non. La propriétaire des lieux ne voulait rien savoir. À ses yeux le gamin était un délinquant comme les autres, et ne valait pas le coup d'être sauvé. Ajouté à ça, l'agressivité latente qu'elle éprouvait à l'égard de la Siclienne ne la poussait pas à se montrer coopérative. La jeune femme lança un regard désespéré au Prêtre ; Peut-être que lui, homme de foi, saurait lui faire entendre raison.
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Message posté : Jeu 16 Oct 2014 - 0:59 Message
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Message posté : Jeu 16 Oct 2014 - 13:52 Message
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Que même une native du quartier ne connaisse pas le gang dont il était question inquiéta assez le prêtre. Ce n'était pas bon signe, car il était possible qu'il s'agisse de jeunes qui n'avaient peur de rien. Peut-être un plus gros morceau que les revendeurs de drogue que Trinité avait l'habitude de châtier durant la nuit ? Ce n'était pas impossible ! Toujours est-il qu'ils décidèrent d'un commun accord de quitter le débit de boissons pour se rendre à cette fameuse supérette. Encore une fois, Ezio n'y mettait jamais les pieds, mais les sœurs si, notamment pour demander des denrées périssables dont la date était bientôt dépassée afin de les utiliser pour servir des repas aux sans abris. De ce qu'il avait cru comprendre, lors de derniers passages des religieuses, la propriétaire du magasin avait changé et la nouvelle semblait beaucoup plus intéressée par le confort de son porte-feuille que par le salut de son âme ! Quelque chose lui disait donc que les choses n'allaient pas être aussi simples qu'il l'avait espéré. Mais qu'était la difficulté, si ce n'est un moyen pour Dieu d'éprouver la volonté de ses enfants ?

Dans tous les cas, il semblait que Giulia était une célébrité locale étant donné que tous les habitants du quartier semblaient la connaître. Tant mieux. Et cela n'avait rien de très étonnant, après tout la jeune femme faisait beaucoup de choses pour ses semblables et il était donc normal qu'elle soit acceptée et encensée partout où elle se rendait. Ces pensées mises à part, le trio déboucha dans la supérette en question et l'Italien put constater que le visage de la femme ne lui disait rien : elle n'avait jamais mis les pieds à l'église, c'était certain ! Laissant la jeune femme présenter les choses, le prêtre fut étonné de voir la manière dont la propriétaire se fichait éperdument de ce qui pouvait arriver à un jeune garçon dans le besoin. Il capta rapidement le regard de Giulia et hocha la tête d'un air qui se voulait rassurant.
Approchant de la femme pour attirer son attention, il s'adressa à elle de son habituel ton calme et reposant. Les mains jointes comme bien souvent, il ne la quittait pas des yeux.

« Je conçois que vous soyez très occupée, mais ces quelques minutes que vous nous accordez pourront sauver une vie. » Et il parlait sérieusement. « Cet enfant n'est pas un délinquant, c’est une âme égarée. Il a une vie difficile et ne sait pas quel chemin suivre. À l'heure actuelle il hésite entre deux voies : celle du bien et celle du mal. Il a simplement besoin d'assistance avant qu'il ne soit trop tard. » Et que ce soit Trinité qui doive intervenir dans quelques années. « Si vous pouvez nous renseigner sur l'endroit où les trouver, nous nous assurerons qu'ils ne viennent plus vous... ennuyer. Dieu vous en remerciera. »

Mais il n'était pas certain que cet argument soit valable sur une femme qui ne semblait pas vraiment être croyante. Quel dommage, mais ce ne serait pas la première fois qu'Ezio tomberait sur une hérétique. Ni la dernière à n'en pas douter.

      Lancer de dé #1 :
      RÉUSSITE : la femme est croyante et dit tout.
      ÉCHEC : elle ne croit pas en dieu et les envoie paître.


Et il semblait qu'ils aient affaire à une hérétique vu le regard qu'elle lança au prêtre lorsqu'il osa parler de Dieu et de sauver une âme égarée. La réponse ne se fit guère attendre par ailleurs !

« J'm'en fiche de dieu et de vos âmes égarées, je crois pas toutes ces conneries ! Fichez-moi la paix, puis au passage, vu que vous venez certainement de cette église là-bas, dites à ces bonnes sœurs de plus venir quémander de la bouffe chez moi ! Si les gens veulent manger, qu'ils bossent ! » Elle leva alors son balai d'un air menaçant. « Et maintenant : dégagez le plancher ! Oust ! »

Il eut la vague impression d'être un rat ou une vermine de ce genre à la manière dont la femme agita son instrument et le prêtre préféra s'éxécuter, se détournant d'elle pour gagner la sortie de la supérette. Il apparaissait évident qu'elle n'allait pas accepter de leur dire quoi que soit et ils devraient se débrouiller autrement ! Lorsqu'ils se retrouvèrent dans la rue, le trentenaire se tourna vers Giulia.

« Il semblerait malheureusement que tout le monde ne possède pas votre altruisme. Je crains que nous ne devions nous débrouiller autrement. » Mais le ton de sa voix n'était pas défaitiste. « Je m'y attendais un peu, les sœurs m'avaient parlé du manque de compassion de cette femme. » Puis de conclure sur un ton navré. « Dommage. »

Son attention se détourna de la jeune femme pour se promener sur les environs. Il y avait pas mal de monde dans les environs, mais des boutiques qui n'intéressaient certainement pas des jeunes comme eux : magasins pour faire sa liste de mariage ou préparer une grande occasion comme un baptême ou une naissance, en somme rien qui n'avait vraiment de valeur pour eux. Se remémorant ce que sœur Edwige lui avait dit, Ezio reprit la parole.

« L'une des sœurs m'a parlé d'un parc qui aurait leur intérêt. J'ai cru comprendre qu'il se vendait parfois des choses sous le manteau, mais j'ignore si une heure pareille se prête à ce genre de trafic. » Il désigna la zone d'un geste de la main. « Il se trouve au bout de la rue si je ne m'abuse. Nous pourrions tenter le coup et voir si d’autres jeunes peuvent nous renseigner si nous ne les trouvons pas sur place ? »
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Message posté : Jeu 16 Oct 2014 - 13:52 Message
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Message posté : Sam 18 Oct 2014 - 15:36 Message
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Giulia s’était volontairement mise en retrait tandis que le Père Ezio s’était avancé pour plaider en la faveur de l’enfant égaré. Son discours était vrai, touchant, mais visiblement pas suffisant pour faire pencher la balance intérieure de la commerçante qui restait campée sur ses positions. Pas croyante pour deux sous, la mention de la religion sembla au contraire attiser la fureur de la femme qui, soudainement, décida que les importuns étaient de trop dans son établissement. Rejetant Dieu et toute notion de charité, la mégère les chassa de sa boutique sans détour, les défiant de remettre un jour les pieds dans son magasin. Mais Giulia Mancini ne l’entendait pas de cette oreille, non. Alors que le Prêtre avait déjà détourné les talons et se dirigeait vers la sortie, la Sicilienne resta quelques instants devant le comptoir un léger sourire aux lèvres. Puis, sous le regard mauvais de la tenancière, quitta les locaux sans se retourner, retrouvant le Père Ezio sur le parvis de l’établissement. Ah pauvre folle, songea Giulia en refermant derrière elle la porte de la boutique, profite bien de ton commerce, demain n’en restera qu’un tas de cendres. Ne pas provoquer un Mancini, pas sur son propre territoire.

Si le message n’était aujourd’hui pas assez clair pour la commerçante, elle l’apprendrait rapidement, et à la dure. Le prêtre se tourna alors vers elle, déplorant que tout le monde ne soit pas aussi dévoué qu’eux à la juste cause, et considéra qu’ils devraient se débrouiller autrement pour mettre la main sur le gang, ce qu’elle ne pouvait malheureusement qu’approuver. Il ajouta que c’était dommage, mais pas un seul instant son visage ne sembla exprimer le désappointement, ce qui mit du baume au cœur de la Sicilienne. Le plus important était qu’ils ne perdent pas l’espoir. « Dommage oui… Surtout pour cette femme. » Et elle était la plus sincère du monde, en disant cela, éprouvant pour elle une profonde pitié, de ne jamais connaître la glorification de tendre la main pour autrui.

Après quoi, le Père Ezio ajouta que l’une des sœurs avait mentionné que le groupe se plaisait à traîner dans un parc un peu en dehors de Little Italy où, disait-il, les jeunes s’adonnait à toutes sortes de trafic. Elle inclina la tête tandis qu’il ajoutait qu’ils pourraient peut-être y trouver quelques informations et sourit. « C’est une bonne idée oui. Elle réfléchit quelques instants, une moue contrariée aux lèvres. Je ne sais pas si le parc sera très fréquenté, je crois savoir que ce genre de trafic s’opère plutôt la nuit. Et surtout quand sa famille ne pouvait pas le voir. Mais ça ne coûte rien d’essayer. » D’un commun accord, ils suivirent la route indiquée par le prêtre pendant quelques minutes, discutant humblement de tout et de rien. À mesure qu’ils quittaient le cœur de la rue pour s’enfoncer dans la périphérie, les passants se raréfièrent pour n’être finalement plus qu’une poignée aux abords du parc. « Ce n’est pas très rassurant », confia-t-elle au clerc. Parce que la population aux abords du parc était ponctuelle, mais aussi parce qu’elle était marginale et très hétéroclite ; Des punks à chien, quelques rares couples et famille, des jeunes à l’air voyou… Et eux, bien entendu. Un relent de bière flottait dans l’air, se mêlant aux reflux des plantes fraîchement arrosées et à celui de l’humidité ambiante.

Au bout de quelques minutes de marche, la jeune femme repéra exactement ce qu’ils recherchaient. Un homme – plutôt jeune – seul et qui semblait attendre quelque chose. Ou quelqu’un. En soit, rien d’anormal, mais quelque chose dans son air, dans sa posture, lui disait qu’il n’était pas le genre de personne à vouloir simplement profiter de l’air embaumé du parc local. « Regardez mon Père, glissa-t-elle à Ezio. Je crois qu’on a trouvé notre homme. Elle planta ses prunelles dans celles du prêtre. Laissez-moi quelques instants, je vais essayer d’en apprendre plus. » Peut-être que ça passerait mieux si c’était de jeune à jeune, ou de femme à homme ? Ou plutôt de mafieuse à trafiquant ? Qu’importait au fond, car elle s’éloignait déjà de la haute stature du prêtre pour approcher l’homme qui, sitôt qu’il eut posé les yeux sur son élégante silhouette, siffla en la déshabillant du regard. « Yo beauté ? Qu’est-ce que j’peux faire pour toi ? »

« Vous me reconnaissez ? » Lança-t-elle en haussant un sourcil circonspect.

Citation :
Lancer de dé #1
Réussite : Il la reconnaît comme faisant partie de la famille qui a la main mise sur ce territoire. Ses lèvres deviennent blêmes et il est tout prêt de parler.
Échec : Il ne la reconnaît pas. Elle veut quoi cette grognasse ?

Lancer de dé #2 (Si échec au #1)
Réussite : Les menaces fonctionnent. Elle a pas l'air de rire la mégère.
Échec : Les menaces ne fonctionnent pas. Elle se prend pour qui celle-là ?


« Oh putain oui j’te reconnais. » Ses yeux s’étaient écarquillés, ses lèvres soudainement exsangues s’étaient ouvertes en un o de surprise. « Vous v’lez quoi ? S’il faut qu’j’me casse j’le ferai hein, y’a pas de soucis, j’veux pas d’embrouilles moi yo. » Un sourire satisfait étira les lèvres de la jeune femme. Si elle avait pu utiliser pareil stratagème pour la commerçante, ça aurait pu leur faciliter la tâche.
« Je cherche un jeune homme. Il s’appelle Mike, il a été récemment embrigadé dans un gang qui n’est pas d’ici. On m’a rapporté qu’ils traînaient dans le coin, tu dois les connaître non ? » Elle écarquilla les yeux, l’invitant à parler sans plus d’ambages.
« Ouais j’les connais… C’est des clients réguliers. Z’avez pas de chance, vous venez de les rater… Y’avait le gamin avec eux. » Elle se tourna vers le Père Ezio resté en retrait, lui souriant pour prouver que tout se passait bien.
« Ils ont dit où ils allaient ? Il répondit par la négative. Y’a un endroit où ils se retrouvent ? » L’homme sembla soudainement hésitant, le regard fuyant comme s’il craignait quelque chose. Quand le regard de la Sicilienne se fit insistant, il avoua tout de même : « Un local désaffecté plus au Nord. Ils s’y retrouvent. Mais dites pas d’où vous avez une cette info j’suis mort », ajouta-t-il précipitamment.
« J’emporterai ton secret dans ma tombe, sourit-elle. Maintenant barre-toi, je veux plus te voir ici. » Il n’en fallut pas plus à l’homme pour déserter la place. Après quoi la jeune femme retourna auprès du prêtre et lui communiqua ce qu’elle avait appris. « Pensez-vous que ça vaille le coup d’y jeter un coup d’œil ? S’ils étaient là il y a peu de temps, peut-être qu’ils ne s’y rendront pas tout de suite. »

Peut-être avaient-ils un autre endroit à visiter avant ? Peut-être qu'ils ne s'y retrouvaient qu'à la nuit tombée ? Partagée, la jeune femme attendit les directives du prêtre.

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Message posté : Sam 18 Oct 2014 - 15:36 Message
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#1 'Jugement du Hasard' :


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Message posté : Sam 18 Oct 2014 - 18:03 Message
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Le parc était plutôt fréquenté la nuit en effet, Ezio le savait. Ou plutôt Trinité. Il avait déjà « rencontré » certains pénitents sur ce territoire, même s'ils restaient tout de même beaucoup moins nombreux que dans d'autres quartiers. Le prêtre n'était pas naïf et il se doutait que certaines rumeurs de rigueur à Little Italy devaient avoir quelque chose à voir dans cette histoire. Ils se dirigèrent donc vers l'endroit concerné que le trentenaire connaissait assez bien. Il lui était déjà arrivé de venir ici avec les sœurs afin d'aider quelques SDF qui cherchaient un endroit où dormir la nuit.
Lorsqu'ils arrivèrent sur place, Ezio ne manqua pas de remarquer la silhouette qui semblait attendre quelqu'un : certainement un revendeur ! Il ne pipa mot à ce sujet, préférant laisser Giulia prendre les choses en main lorsqu'elle parla de l'homme en poste non loin de là. Il se contenta d'un hochement de la tête, agrémenté d'un conseil certainement inutile.

« Soyez prudente mon enfant. »

Tandis que l'individu ne se gênait pas pour détailler l'Italienne du regard, le prêtre en profita pour promener le sien sur les environs. Le parc n'était pas très joyeux ou attirant. Il aurait dû être ouvert aux familles et permettre aux enfants de se promener tout en s'amusant, malheureusement c'était loin d'être le cas à cet instant précis. Son visage restait parfaitement neutre, même lorsque son regard croisait celui de quelques passants à l'allure peu engageante. Il ne fallait bien davantage pour l'effrayer. À dire vrai, jusqu'à présent le trentenaire n'avait jamais réellement été soucieux de quelque chose, mis à part lorsqu'il était adolescent et en proie au doute quant à sa dévotion au Tout Puissant.
Mais cet épisode était loin derrière lui.

Son attention se reporta sur Giulia qui tourna la tête vers lui pour le rassurer d'un sourire avant de reprendre son entretien avec l'homme qui semblait – étrangement – la respecter. Était-ce le charisme naturel de la jeune femme qui le poussait à agir de la sorte, ou les rumeurs qui circulaient sur sa famille ? Peu lui chalait à l'instant présent : seul le résultat l'intéressait et lorsque l'Italienne revint vers lui pour lui résumer son entretien, Ezio hocha la tête avec gravité. C'était... risqué d'un aller seuls. Enfin, le prêtre ne se faisait pas de soucis quant à sa capacité à se défendre, toutefois il ne tenait pas à se dévoiler devant la jeune femme et encore moins à lui faire encourir des risques.

« C'est une bonne question. Je serais tenté de dire qu'il faut régler cette affaire tant qu'il est encore temps, toutefois je ne tiens pas à vous exposer au danger... » Il inspira. « Vous en avez déjà bien assez fait et nous ignorons quelles seront leurs intentions. Je doute malheureusement que votre statut de femme puisse vous préserver de leur violence. »

Il détourna son attention de la jeune femme avant de réfléchir. Le mieux était de tenter de voir s'ils ne pouvaient pas obtenir un appui de la police, voire simplement retrouver les jeunes en question ? Au milieu de la rue ils seraient certainement moins enclins à agresser un prêtre et une jeune femme – accompagnée de son garde du corps qui plus est. Son regard se reporta sur Giulia.

« J'aimerais que nous tentions notre chance auprès des agents de police. Oh, je ne me fais pas d'illusions, ils n'enverront personne, mais si un inspecteur acceptait de nous accompagner, le côté dissuasif serait renforcé... »

Cependant, Ezio doutait que cela soit possible, malheureusement ! En attendant, il invita Giulia et son comparse à le suivre : le bâtiment cité par l'individu était dans la même direction que le poste de police le plus proche, alors pourquoi ne pas essayer de tenter leur chance ?

      Lancer de dé #1 :
      RÉUSSITE : ils croisent les jeunes.
      ÉCHEC : ils ne les croisent pas.

      Lancer de dé #1 : (Si échec au lancer #1)
      RÉUSSITE : un inspecteur les accompagne.
      ÉCHEC : personne ne souhaite les aider.


Ils ne croisèrent malheureusement personne sur leur route et lorsqu'ils arrivèrent devant le bâtiment qui abritait quelques policiers, Ezio se demanda si la chance allait enfin tourner en leur faveur ou non. Ce serait une bonne idée... Pénétrant dans le bâtiment, le prêtre savait parfaitement qu'ils n'allaient pas passer inaperçus étant donné qu'il était déjà venu les importuner quelques jours plus tôt. Le responsable des lieux le repéra d'ailleurs très rapidement et s'approcha d'eux pour les accueillir.

« Mon père ? Nous vous avons déjà dit que nous ne pouvons rien pour cet enfant.... »
« Ne vous inquiétez pas, je ne viens pas vous demander de lancer une enquête. Grâce à l'aide d'une fidèle de mon église.... » Son regard se posa brièvement sur Giulia. « ... nous avons pu découvrir qu'il est face à de grosses difficultés. Nous comptions le retrouver pour le tirer de ces ennuis, mais nous espérions avoir votre soutien. »
« Mon père.... laissez la police faire son travail, ne vous mêlez pas de cela. »
« Attendre, encore et toujours. Faudra-t-il que cet enfant soit mort ou perdu pour que vous agissiez ? »
« C'est les règles vous savez... »
« Et bien elles devraient évoluer. Vous refusez donc ? »
« Navré. »

Ezio soupira et se détourna de l'homme qui les regarda quelques instants avant de s'en-aller pour retourner vaquer à ses occupations. Le prêtre s'apprêtait à reprendre la parole lorsqu'une voix se fit entendre derrière eux.

« Mon père ? » Il s'agissait d'une jeune inspecteur, dans la trentaine. « Je vous ai entendus parler tous les deux... je peux venir avec vous si vous voulez. »
« Vous désobéirez aux ordres ? »
« Techniquement, j'ai fini ma journée. Disons que ce sera du bénévolat. » Un sourire se dessina sur les prêtre qui hocha la tête ? L'homme regarda finalement Giulia. « On se connaît ? Votre visage me dit quelque chose. »
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Message posté : Sam 18 Oct 2014 - 18:03 Message
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Le Hasard

ϟ Sexe : Masculin
ϟ Arrivée à Star City : 07/04/2012
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ϟ Célébrité : L'Homme Mystère
ϟ Âge du Personnage : Tous et aucun
ϟ Statut : Tous et aucun
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Dieu aime ceux qui persévèrent ▬ Giulia

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