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Docteur ? Le patient prend feu

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Message posté : Mar 7 Oct 2014 - 17:27 Message
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    7 octobre 2014

    Cela faisait plusieurs jours que Vincent était dans le coma. Les docteurs avaient dit que les premiers jours seraient déterminants. Les docteurs étaient également les premiers à avouer que c’était la première fois qu’ils avaient affaire à un tel cas. Certes, à Star City, les médecins étaient relativement « habitués » à ce genre de chose. Des expositions à des radiations inconnues... des contaminations mystérieuses... des technologies qui affectaient le corps humain... et encore, Holly ne savait pas tout.

    Depuis le fameux soir... celui de son anniversaire qu’elle envisageait de ne plus jamais célébrer, la jeune étudiante avait pris l’habitude de venir rendre visite à Vincent. Au moins une fois par jour. Parfois, elle venait faire ses devoirs ici. C’était moins bien que la bibliothèque, bien sûr, mais au moins c’était tout aussi tranquille. Plus ou moins. Ils la laissaient rentrer sans trop l’embêter, ses amis se sont mis d’accord pour dire qu’elle était la petite amie de Vincent, et comme elle avait menacé de faire courir la rumeur comme quoi l’hôpital était attaqué par un mystérieux virus si jamais ils ne la laissaient pas rendre visite au jeune homme, le personnel la laissait prendre ses aises. Elle était pour sa part, plutôt optimiste, en écoutant les observations des médecins, elle avait appris que le corps de Vincent semblait reprendre une activité « normale » mais ils avaient bien pris la peine de nuancer ce mot car il n’y avait RIEN de normal chez ce patient. Si cette information avait rassuré Holly, cela n’a pas eu le même effet sur les parents de Vincent qui étaient également présent lors de l’annonce.

    Ils sont arrivés à Star City deux jours après que leur fils soit hospitalisé. Dès le début, ils affichaient une mine sinistre, comme si on leur avait dit que leur enfant avait perdu ses deux bras et ses jambes. Quelque chose dans la façon dont ils regardaient leur fils comateux disait à Holly qu’ils auraient préféré que ce soit le cas. La mère avait les yeux constamment rouges, quand elle ne pleurait pas, et le père ne desserrait pas sa mâchoire ce qui lui donnait l’air de vouloir cogner tout ce qui bouge. Ils s’étaient montrés plutôt polis avec elle mais n’avaient pas cherché à établir le dialogue. Les premiers temps, ils venaient rendre visite quotidiennement à leur fils, mais ils avaient arrêté quand les médecins ont annoncé que le corps de Vincent était en train d’assimiler les changements génétiques lancés par... l’exposition au corps étranger – les spécialistes cherchaient encore une dénomination plus exacte pour désigner ce qui était arrivé. Holly eut l’impression que les dents de monsieur Nash allaient se briser... Maintenant, ils se contentaient de téléphoner au médecin une fois par jour mais ne se donnaient plus la peine de se déplacer. L’étudiante avait envoyé Gareth les voir à l’hôtel et il lui dit qu’il avait eut l’impression qu’ils se préparaient à partir... Cela renforça la détermination de la jeune femme. Elle passait presque tout son temps libre dans cette chambre. Il fallait dire que Vincent avait reprit des couleurs récemment. Au début, il donnait l’impression d’être malade, son teint était verdâtre et il transpirait comme s’il avait de la fièvre – ce qui était totalement le cas, par ailleurs – et parfois, Holly l’avait vu trembler comme s’il souffrait de la morsure du froid... Mais maintenant, ça allait mieux... Vincent faisait toujours exploser le thermomètre, mais au moins il n’avait plus l’air de souffrir de son état. Ce soir, il donnait même l’impression de dormir paisiblement ce qui amusa la jeune femme qui l’imagina en Belle au Bois Dormants. Mais elle n’alla pas essayer de le réveiller avec un baiser pour autant. Les spécialistes lui ont dit qu’il valait mieux éviter les contacts tant qu’ils n’auraient pas déterminé l’ampleur des changements qui ont opéré en lui... Du coup elle se contenta de lui faire la lecture, vautrée sur deux fauteuils qu’elle avait rapprochés et ensevelis de coussins et d’oreillers pour les rendre confortables. Allongée sur le dos, les jambes posées sur le dossier d’un des fauteuils, une tablette dans les mains, la jeune femme fit de son mieux pour informer son ami des dernières nouvelles.

    – Les Lakers ont gagné contre les Nuggets, mais c’était serré. Dommage, avec un nom pareil, j’aurais aimé que les poulets l’emportent... Il y a une pétition en ligne pour demander à tous les membres de la Légion des Etoiles de participer au Ice Buckett Challenge... je l’ai signée tu penses bien. Eve essaie encore d’organiser une soirée pour remonter le moral de Lisa... Personnellement, je crois qu’elle a surtout besoin d’un autre mec, mais Eve pense qu’une ou deux saisons de Sex and the City feront l’affaire. Gareth a flirté avec une fille du HIT, il devait encore essayer d’organiser un plan à trois mais c’est mort. Eve est intransigeante, tu la connais, elle est partante pour un plan avec une autre fille seulement si ELLE a SON plan à trois EN PREMIER... vu la gueule que tire Gareth à chaque fois qu’elle en parle, c’est pas gagné. Bon... les décapitations d’otage on va passer parce que ça risque de casser l’ambiance... Oh un nouveau bracelet numérique est sorti ! Attends, il ressemble beaucoup à celui de Samsung... pfff y a sûrement un « emprunt » de plans dans cette histoire... On ne sait toujours pas qui sont les individus qui ont essayé de faire un perpétuer un massacre dans la 40° cet été... les « experts » disent qu’ils feront sûrement reparler d’eux très prochainement. Tiens il y a une photo... Urgh... Sexy dans le genre Tom Jedusor... A pardon, t’es pas fan d’Harry Potter. Ah oui, y a eu du nouveau vers la Zone 21... *snifsnif* c’est quoi cette odeur ?

    La jeune femme leva le nez de sa tablette pour essayer de voir d’où pouvait bien venir cette odeur. Car effectivement, la chambre commençait à être envahie par une odeur forte qui faisait penser à du brûler. Mais c’était impossible, l’hôpital était non fumeur... Un patient qui avait maladroitement essayé de combler son manque de nicotine peut-être... Mais quand même, il aurait dû allumer sa clope avec un lance-flamme pour en arriver à un tel stade ! Holly se leva et posa son appareil sur un fauteuil avant d’aller ouvrir la porte pour voir d’où pouvait venir cette odeur. Mais lorsqu’elle passa le nez dans le couloir, elle se rendit compte que cela sentait beaucoup moins que dans la chambre. Réalisant que cela venait de la pièce, elle se retourna immédiatement pour voir si Vincent allait bien et réalisa que de la fumée sortait de sous ses draps. Paniquée, la jeune femme ne pensa pas à appuyer sur le bouton d’urgence et se contenta de sortir de la pièce et d’hurler :

    – Au secours ! Au feu !!! Vincent est en feu !!!

    Tandis que les couloirs se chargeaient de diffuser l’écho de ces cris, les paupières de Vincent commencèrent à remuer, comme si son inconscient était en proie à une lutte acharnée, comme si la voix de Holly avait activé quelque chose. Soudain, les paupières s’ouvrirent pour laisser place à des yeux qui flamboyaient... tout comme les draps, couvertures, matelas et oreillers du lit puisqu’ils venaient de prendre feu.


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Message posté : Jeu 9 Oct 2014 - 15:43 Message
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De Principatibus

ϟ Âge : 28
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 8161
ϟ Nombre de Messages RP : 863
ϟ Crédits : Hedgekey
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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Louis avait rarement l'occasion de visiter l'hôpital central de Star City. Il n'était pas familier des urgences, ne connaissait pas ou trop peu de médecins, et n'avaient là-bas personne à qui porter des fleurs ou des friandises – la plupart des gens qu'il fréquentait qui se blessaient étaient ses coreligionnaires de Shadow, qui se soignaient toujours ou presque dans la base de Mannheim. Lui-même n'avait jamais été introduit dans l'hôpital, pour une quelconque opération, pour quelques soins que ce fût. Il n'y allait donc pas de gaieté de cœur, et ne savait trop à quoi s'attendre, puisqu'il était contraint de s'y rendre : son grand-père Cole Beaudrie y avait été admis plus tôt dans le mois, pour y procéder à quelques rappels de santé ainsi qu'à un contrôle général, qui avait révélé quelques soucis propres aux personnes d'un certain âge et de faible constitution. Il s'était donc mis en tête d'aller le voir pour honorer son devoir filial, en dépit de tout le mépris que lui inspirait la figure de cet aïeul toujours vivant et qu'il aurait bien aimé précipiter dans la tombe. Louis avait le goût et l'esprit de famille, mais il ne pardonnerait jamais à cet homme de l'en avoir exclu, et de ne l'avoir toujours point accepté comme il se devait en dépit de tous les gages qu'il avait donné de dévouement et de respect des siens. Après donc une matinée de travail à la Star School for the Arts ainsi qu'un après-midi passé à l'opéra Beaudrie pour une répétition de quelques uns des morceaux du Conte du Tsar Saltan, dont la première était prévue pour le douze novembre. Il quitta le sanctuaire des arts lyriques avec un large sourire et quelques compliments – ces répétitions étaient ouvertes à un public de connaisseurs, d'habitués, ou de passants venus tromper l'ennui.

Cette fois, ce ne fut pas un taxi, mais ses propres pieds qui le conduisirent jusqu'à l'hôpital central – il avait pris goût à ces marches à travers la ville. Il se promenait ainsi parmi la foule indifférente et lui-même observait sans les voir ces gens qu'il croisait, touchait presque, puis oubliait. Ces courses à pied d'ailleurs mirent en lumière pour lui un phénomène étrange : sur son chemin, les quelques chiens et chats qu'il rencontrait sur sa route se montraient avec lui étonnement dociles et amicaux. Certains mêmes parmi ces bêtes domestiques le suivaient jusqu'à en devenir pénibles, mais il savait chaque fois s'en défaire. Il ne s'expliquait pas encore cette nouveauté, lui qui était sensible à la protection des forêts de toutes les régions boisées du monde, mais qui n'éprouvait qu'une inclination modestement sensible pour la cause animale. Un chat persan aux yeux clairs et au pelage de jais le poursuivit d'ailleurs jusqu'à l'hôpital mais, sur la fin, effrayé par la sirène d'une ambulance, il détala comme un lapin de Garenne à l'ouverture de la chasse. Louis entra donc dans l'hôpital, se présenta à l'accueil où l'attendait d'ailleurs sa tante Melissande. Ils échangèrent quelque mot avec une infirmière qui assurait la réception des visiteurs et, après avoir reçu un badge qui devait leur permettre de se rendre jusqu'à la chambre de leur père et grand-père, elle et lui gagnèrent les escaliers – la chambre de Cole Beaudrie n'était qu'au deuxième étage, il était superflu de prendre l'ascenseur. Ils y arrivèrent et trouvèrent le vieil homme alité, comme ils s'y attendaient, et hébété devant la télévision, comme ils le redoutaient. C'était à cette seule activité que s'adonnait le patriarche, où qu'il fût, chez lui comme à l'hôpital, de toute évidence... Melissande ne put que soupirer d'exaspération tandis que Louis souriait d'aise : c'était une fois de plus la preuve que cet homme qui le méprisait n'était qu'une loque, ce qui donnait à ce mépris toute la valeur de l'or !

Ils discutèrent un peu et Louis se souvint très vite qu'il avait mieux à faire. Toutefois, il ne pouvait décemment abandonner sa tante si promptement, il n'était là que depuis dix minutes... il trouva cependant un excellent prétexte pour s'enfuir : ils avaient apporté des fleurs, mais aucune friandise, il n'y avait donc ici rien à manger, et la cafétéria de l’hôpital offrait certainement de quoi se sustenter... et un refuge sûr et lointain à l'abri des regards fielleux du grand-père. « Je reviens, je vais nous chercher de quoi passer le temps... je veux dire, de quoi manger. » Le regard de Melissande se fit plus percutant que deux obus tirés depuis la Grosse Bertha. Louis feignit l'amusement, mais n'éprouvait en vérité qu'une relative indifférence. Il savait son grand-père irréconciliable avec l'idée qu'il n'était pas qu'un bon à rien. Autant aller noyer l'ennui dans une tasse de thé, et un petit sandwich, non ? Louis prit donc le chemin de la cafétéria, s'y rendit, s'y trouva, acheta quelques victuailles, salua, en partit, et jugea préférable de prendre cette fois l'ascenseur, car il avait les bras chargés. Il trouva l'ascenseur du rez-de-chaussée, s'y introduisit, appuya pour gagner son étage, mais quelqu'un avant lui avait touché le sixième, et Louis y vit l'occasion de perdre encore du temps, alors il n'hésita pas un seul instant et appuya tel un gamin sur plusieurs boutons et notamment sur celui guidant jusqu'au dernier étage. L'autre personne dans la cabine d'ascenseur le toisa d'un regard furibond et réprobateur, mais Louis se contenta de lui sourire avec l'air des enfants qui se croient les plus malins.  « Il faut bien justifier les tarifs exorbitants pratiqués dans cet hôpital, madame... un cookie vous tente-t-il ? » Mais elle ne répondit pas et attendit patiemment son étage, tandis que la cabine poursuivait son ascension. Louis guetta de même les dernières hauteurs et, quand il fut parvenu au sommet de l'édifice, il se dit avec malice qu'un petit passage dans le couloir ne lui ferait guère de mal et retarderait considérablement son retour au chevet de grand-papa... surtout s'il s'arrêtait auprès d'une infirmière pour demander son chemin en prétextant avoir perdu le sien...

Toutefois, il n'en trouva qu'une à cet étage, mais elle ne parut guère sensible à sa requête, et le laissa là comme le cadet de ses soucis. Il n'avait qu'à regarder un plan ! C'est ce qu'elle avait dit. Louis la prit au mot, et s'éloigna des portes de l'ascenseur pour trouver contre un mur une affiche rappelant schématiquement le plan de l'édifice. Il l'étudia scrupuleusement, tout en piochant allègrement dans les victuailles qu'il portait dans la petite poche qu'on lui confia plus tôt. C'est à ce moment là qu'il entendit les cris d'une jeune fille qui hurlait non pas au loup, mais au feu. D'abord quelque peu sceptique, il n'y prêta pas attention, mais quand il entendit qu'un dénommé Vincent se trouvait en feu, il tourna la tête vers la source du tapage, et s'étonna de constater que la demoiselle criait sans attirer l'attention de qui que ce soit et pour cause, le couloir était désert. Les docteurs et les infirmières sans doute avaient pris leur quartier dans les chambres des patients des environs, mais un tel raffut les ferait sortir de leurs redoutes à coup sûr. Pouvait-il néanmoins se tenir coi et ignorer l'événement ? La demoiselle ne feignait pas la panique et ses yeux témoignaient de son état d'effroi... Louis regretta presque aussitôt l'élan compassionnel qui le poussa à intervenir, ou bien était-ce encore pour lui une nouvelle raison de tarder à revenir au chevet de son grand-père ? La poche à la main, il courut vers la demoiselle et s'écria, autoritaire :

 « Taisez-vous donc, pauvre sotte, et allez plutôt chercher du secours, s'il y a vraiment un incendie ! » Il la poussa sans ménagement pour entrer dans la chambre dont elle venait tout juste de sortir, et son odorat fut aussitôt assailli par les parfums reconnaissables entre mille de la fumée qu'il voyait d'ailleurs s'échapper de sous les draps qui couvraient le malade qui se trouvait là. Et quel spectacle ! Il ne distinguait pas très bien la personne alitée, mais ne pouvait manquer les flammes lascives qui dansaient sur ce lit ardent où le feu avait pris. La gamine n'avait pas menti ! Louis ignorait tout du bouton d'urgence, il ne connaissait pas très bien les hôpitaux, alors il réagit avec toute la spontanéité dont il était capable. Il abandonna la poche et les douceurs qu'elle contenait, laquelle chut au sol avec volupté, puis il se rua sur un gros vase dont il jeta les fleurs au sol avant de vider l'eau croupie sur le corps du patient qui semblait indifférent à son immolation. Cette brève saucée ne suffisant pas à taire l'incendie qui progressait, Louis se mit en quête d'une couverture pour étouffer les flammes...
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Message posté : Ven 10 Oct 2014 - 17:47 Message
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    Dans sa chambre, chez lui, chez ses parents dans le Kansas. Vincent est en caleçon, allongé sur son lit. Il dort. Soudain il ouvre les yeux. Le jeune homme se redresse afin de se tenir assis sur le bord de son lit. Les murs de sa chambre étaient pour la plupart couverts de posters de diverses équipes de sport. Baseball, football et même basket. On pouvait également y trouver des photos, de famille pour la plupart. Son frère en uniforme militaire. Ses amis de lycée pour le bal de fin de dernière année. Son père et lui sur une barque en train de pêcher. Sa sœur qui essaie de l’initier au tir à l’arc... Un crucifix. Ses parents avaient tenu à ce que chacune des chambres soit ornée d’un crucifix. Interdit, un peu perdu, Vincent balaya la pièce du regard, il essayait de comprendre quelque chose... mais il n’arrivait pas à déterminer ce dont il s’agissait. Son regard se posa sur le crucifix. Soudain, l’objet symbolique prit feu. Sans paniquer, le jeune homme se leva et s’avança pour mieux voir. Une fois qu’il se trouva devant le symbole en feu, il réalisa que toute sa chambre brûlait également.

    ...

    Vincent se trouve ensuite dans la salle à manger, en costard cravate. Personne d’autre n’est là. Pourtant la table est mise. Une dinde rôtie orne le bout de la table. Thanksgiving. Le vent souffle fort dehors. Il décide de voir par la fenêtre et constate que tout le jardin est en feu... c’est pire que ça. Le ciel lui-même est incandescent. Cette fois, la surprise frappa l’étudiant qui éprouva de la peur et eut un mouvement de recul qui le fit cogner quelque chose. Un bruit de verre briser le força à se retourner, lui permettant ainsi de constater qu’un incendie ravageait la salle à manger. Il entend également ses parents discuter. Ses frères et sœur aussi. Bizarrement, leurs voix ne trahissent aucune peur. Ils discutent normalement comme ils le faisaient pendant un repas de famille... mais aucun d’eux ne se trouvait dans la pièce. Vincent était seul... au milieu des flammes. Il reçoit alors un flash de lumière qui l’aveugle.

    ...

    Lorsqu’il recouvre la vue, Vincent réalise qu’il se trouve sur le terrain de football de l’université, à Star City. Il est au milieu du terrain et se trouve être le seul joueur présent. Le jeune homme porte sa tenue de sport, mais il n’a pas son casque. Lorsqu’il réalisa qu’une foule l’acclamait il se tourna en direction des gradins mais constate qu’ils sont vide. Au moment même où son regard s’est posé dessus, le silence revînt aussitôt. Un silence de mort, pas un brin de vent. Il reçut quelque chose dans le dos, quelqu’un venait de lui lancer un objet. Encore une fois il se retourna et chercha le responsable des yeux, toujours personne. En baissant la tête, il vit ce qui l’avait touché : un ballon de football. Détail étrange : le ballon était calciné. Mû par un instinct qu’il ne comprit pas, tel celui que l’on manifeste pendant un rêve, Vincent se baissa pour ramasser le ballon. Quand il se redressa, il vit que l’herbe du terrain était devenue sèche, grillée et que le terrain en entier était encerclé par un feu. Nouveau flash de lumière.

    ...

    Vincent est assis sur un canapé dans le salon... Le fameux salon de cette soirée, dans la maison de la fraternité étudiante. Il n’est pas seul. Tous les invités de cette soirée son là en train de danser. Holly avec le barman qu’elle appréciait tant. Eve et Gareth en train de s’embrasser contre un mur. Lisa discutait avec Bobby qui, un casque de DJ sur la tête, s’occupait de la musique. Electro. Déconcerté, Vincent se leva et voulut s’approcher de ses amis lorsque son regard capta une lumière étrange qui venait de dehors. Ses pas le conduisirent vers la fenêtre, comme si un marionnettiste les actionnait à distance. Dehors, le quartier en entier était en feu. Le paysage qui se trouvait devant lui était tout simplement apocalyptique. En fait, la rue avait été détruite et elle semblait flotter dans un océan de flammes. Vincent leva les yeux, mais le ciel aussi était embrasé. Par endroits, il parvenait à voir des espèces de rochers... des montagnes ? Mais alors qu’il essayait d’interpréter cette vision, il remarqua que le volume de la musique baissait progressivement... jusqu’à ce que le silence règne de nouveau dans le salon. L’étudiant était seul dans la pièce et le feu l’avait rejoint. En regardant autours de lui, il se rendit finalement compte qu’il n’était pas si seul que ça. Une femme se tenait debout au milieu de la pièce. Elle lui tournait le dos. Elle avait des cheveux blonds qui brillaient en harmonie avec le reflet des flammes qui dansaient sur les murs. Elle était nue. Elle... Le jeune homme la reconnut. Et en dépit de la terreur qui s’était emparé de lui il s’approcha d’elle et tendit une main vers son épaule, pour la forcer à se retourner. Mais avant même qu’il ne la touche, elle pivota...


    Et Vincent se réveilla dans son lit d’hôpital.

    Sa vision était troublée par la fumée, si bien que la seule chose qu’il put distinguer clairement fut le feu : celui de ses draps qui s’enflammèrent soudainement, sans aucune raison apparente, peu après que le jeune homme se soit réveillé. La panique ne tarda pas à lui chatouiller les tripes. Vincent ne savait pas s’il s’agissait encore d’un rêve. Il ne reconnaissait pas cet endroit. En même temps, il ne prit pas la peine d’observer les lieux car il avait d’autres préoccupations : comme essayer de ne pas brûler. Soudain, il se sentit recevoir de l’eau et cela le força à lever la tête pour voir un homme qu’il ne reconnaissait pas et qui tenait un vase. Mais encore une fois, l’analyse de l’étudiant ne dura pas longtemps car son attention repartit presque aussitôt sur les flammes qui le couvraient, indifférentes aux éclaboussures. Les chipies s’étaient d’ailleurs attaquées à la chemisette généreusement offerte par l’hôpital. Mais elles disparurent toutefois pour de bon lorsqu’elles furent recouvertes par une couverture. L’homme au vase. Vincent s’immobilisa un instant. Pour reprendre son souffle. Pour laisser ce secouriste accomplir sa tâche. Pour vérifier que le feu était bien éteint. Plongé dans l’urgence et baignant encore dans la confusion générée par un réveil brutal, le jeune homme ne fit pas attention aux brûlures qu’il devait avoir sur lui, mettant cela sur le compte de l’adrénaline, et non sur le fait qu’il était désormais exempt de ce genres de bobos.

    Malheureusement, le repos fut de courte durée car la couverture s’embrasa. Adieu, heure de gloire, voilà qu’elle se retrouvait classée dans la rubrique menace. Mais son répit permit aux instincts de Vincent de se ressaisir et il eut cette fois le réflexe de s’extirper de cette prison de feu. Mais c’était sans compter sur des réflexes émoussés par plusieurs jours de coma. Le corps de Vincent était encore tout ramolli. Le jeune homme s’emmêla dans la couverture et son élan le fit tomber avec elle sur le sol de la chambre, hors des bras secourables de cet homme aux tentatives ignifuges, peut-être avait-il était brûlé dans le processus, mais Vincent n’avait pas le temps de penser à cela. Toujours empêtré dans la couverture, il se débattit maladroitement pour tenter de s’en extirper. D’un point de vue esthétique, cela ressemblait moins à une lutte qu’à un nourrisson qui remuait dans son couffin. Malgré tout, il parvint à s’en sortir, et son geste final fut de jeter la couverture vers le lit déjà en feu avec la main. Cependant la victoire ne sera pas tout de suite au rendez vous car les flammes de la couverture et du lit s’élevèrent soudainement et s’élancèrent joyeusement dans la direction indiquée par le bras tendu de Vincent. Une direction dangereusement proche de celle de l’homme au vase.


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Message posté : Ven 10 Oct 2014 - 21:38 Message
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Le surréalisme de la scène avait de quoi inquiéter Louis qui n'avait aucun goût pour les jeux pyrotechniques. Il n'appréciait guère d'en être la victime, et selon toute vraisemblance, quelque chose ici n'allait pas. Il ne comprenait pas pourquoi ses efforts pour disperser les flammes qui festoyaient sur le lit d'hôpital n'étaient pas couronnés de succès. S'il avait pu éparpiller ces vilaines fées brûlantes comme autant de feuilles mortes, il l'aurait fait sans hésiter ! Mais il n'était pas pyromancien. Nul n'est parfait, et rien parmi l'arsenal magique dont il disposait ne lui permettait de gérer la situation dans l'immédiat et sans réfléchir. Il détestait d'ailleurs les mages du feu, ces monstres d'émotions et d'ambitions qui se brûlaient toujours aux braises de leurs insuffisances. Et lui le dragon, d'ailleurs, toisait avec mépris ces insectes qui tutoyaient un art qui devait demeurer l'apanage des seuls maîtres. Louis voyait d'un très mauvais œil les flammes qui lapaient à loisir la peau du malade. Si le feu était le plus grand prédateur, c'était bien parce qu'il occupait le sommet de la chaîne alimentaire, et qu'il avait grand appétit. Louis savait que les cadavres détruits par le feu produisent toujours les fantômes les plus dangereux et ne tenaient pas à se trouver plus tard hanté par le spectre de ce jeune homme qu'il ne connaissait pas. Le feu ne meurt jamais seul. Louis ne désirait point suivre dans la mort cette malheureuse victime de l'incendie. Mais rien n'y faisait, plus il cherchait à éteindre les flammes, plus celles-ci se moquaient de lui et progressaient. Mais que faisait donc la gamine ? N'avait-elle donc alerté personne ? Dans la pièce, le feu répandait sa fumée. Bientôt l'air deviendrait irrespirable... Le malade remua soudain très vivement et Louis cessa d'agir pour l'observer – que ne hurlait-il ? Pourquoi ne criait-il pas sa douleur ? Louis n'avait jamais connu pareille situation, mais il se doutait bien qu'avoir le corps tout nimbé de flammes provoquait des douleurs inexpugnables... Mais s'il se débattait avec sa couverture, le jeune homme demeurait silencieux, en tout cas il ne vociférait point. Il ne semblait guère inquiet de sa situation, et à le voir ainsi se démener si piteusement, Louis crut voir un instant un adolescent ensommeillé qu'on venait de tirer d'un songe trop doux. Mais il tomba du lit, et le plus âgé des deux s'inquiéta de voir progresser l'incendie. Le gamin se débarrassa finalement de la couverture qu'il jeta sur le lit – sans que ses doigts ne parussent souffrir du contact des flammes. Louis fronça les sourcils, tant parce que la fumée l'agaçait que parce qu'il s'étonnait de ce qu'il voyait. Ce jeune homme encore tout engourdi du sommeil comateux dont il s'éveillait était-il bien humain pour ainsi survivre à l'immolation la plus violente dont Louis fût le témoin ? Il pointait du doigt la direction du plus âgé qui avait pris la sage initiative de reculer mais... quelque chose de terrible se produisit et les inquiétudes sceptiques de Louis autant que la crainte de l'incendie s'envolèrent bien loin de lui. S'il fronçait désormais les sourcils, c'était de colère, car il voyait les flammes qui s'élançaient vers lui. Elles suivaient manifestement le geste imprimé par la main du malade dont la chemise hospitalière s'était presque intégralement consumée. Le sang de Louis ne fit qu'un tour... il était trop vaniteux pour tolérer qu'un blanc-bec comme ce jeune homme... il ne souhaitait pas qu'une seule flamme ne le touchât au visage, il avait trop d'amour pour lui-même et les contours de sa figure !

 « Toi... » Mais à quoi bon finir sa phrase ? Si ce petit crétin entendait le réduire en cendres, il était inutile d'espérer palabrer avec lui ! À la violence répondrait la violence, mais à moins de vite se couvrir d'une couverture ignifugée, Louis risquait de perdre bien plus que ses beaux cheveux indisciplinés... Et toujours personne pour venir l'aider ! Mais étaient-ils donc seuls dans cet hôpital ? Il lâcha à contrecœur la poche contenant la nourriture, ce qui lui coûta, mais il n'eut guère le temps de se consumer de regrets. La fumée était si épaisse qu'il en pleurait presque. Louis ne songeait plus qu'à survivre à ces flammes conquérantes, qui le menaçaient directement. Sans réfléchir, il laissa sa magie lui porter secours, et n'obéit qu'à son instinct de survie. Son corps déjà se transformait, sa peau se couvrait d'écailles, ses bras s'allongeaient, ses yeux s'illuminaient, mais Louis fondit sur le jeune homme et l'emporta dans sa course, si fort qu'ils percutèrent la paroi de verre qui se brisa à cause de la chaleur, de l'élan et du dragon qui prenait forme. La chute fut profonde, mais Louis se moquait de la gravité. Quelle importance avait cette force d'attraction pour qui savait voler ? Hilare, il laissa ses ailes éployées le porter plus haut que l'hôpital tandis que les bris de glace tombaient en plus sur le sol, qui parut bien loin à la majestueuse créature qui s'éloignait. Entre ses pattes, le jeune homme incandescent qu'il tenait fermement, indifférent aux flammes, indifférent même à ses protestations qu'il ignorait. Louis s'aveuglait de la fureur qu'il laissait s'exprimer par ses cris et les flammes qu'il crachait au hasard. La pure expression de la rage avait du bon, et peu lui importait le public des citadins qui, depuis le sol ou leurs fenêtres, le verraient passer, l'entendraient hurler, le pointeraient du doigt en criant « Un dragon, un dragon ! » Sa vanité se flattait d'être ainsi le centre d'attention et de toute façon, rien ne lui importait davantage que de conduire celui qui n'était pas encore sa proie là où il ne serait un danger pour personne. Mais cet objectif premier ne l'empêcha guère d'incendier quelques-uns des toits qu'il frôla avec toute l'aisance de l'hirondelle qui s'en revient du printemps. Louis se hâtait néanmoins, car brûler toute la ville, pour punir l'audace d'un seul artificier fort malhabile et sans doute inconscient, lui parut quelque peu disproportionné, sans compter qu'il ne devait pas s'éterniser pour éviter de trop attirer l'attention. Ses ailes le portèrent par-dessus les toits de Star City, et son cœur palpitait d'un plaisir brûlant chaque fois que ses oreilles l'informaient des frayeurs populaires qu'il déclenchait dans les rues – ces clameurs autant que son vol à travers la ville feraient sans doute la une des bons quotidiens, dès le lendemain... une édition spéciale pour le dragon !

Louis les conduisit jusqu'à une zone surélevée et dégagée au cœur de la forêt de Watson. Là où ils ne seraient pas dérangés. Il atterrit et posa au sol le jeune homme - sans trop de délicatesse - et s'adressa à lui de sa voix de créature légendaire :  « Tu as trois chances de me convaincre que tu avais une bonne raison de vouloir me brûler vif. »

    Jet de dé :
    Réussite : Et à l'hôpital, rien ne liera Louis au dragon.
    Échec : Et à l'hôpital, Louis sera lié au dragon.
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Message posté : Ven 10 Oct 2014 - 21:38 Message
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Message posté : Ven 10 Oct 2014 - 22:41 Message
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    Un rêve... oui Vincent était encore en train de rêver, c’était la seule explication possible. Sinon comment expliquer le mouvement inattendu de ces flammes ?! Le feu ne pouvait pas se déplacer comme ça, pas vrai ? Pas... Enfin... si... Il avait déjà vu cet élément se comporter d’une drôle de façon... mais cela avait eut lieu cette nuit là... et seulement cette nuit là... Alors comment ?

    Interdit, le jeune homme resta figé, au sol, bras tendu en direction de ce pauvre homme qu’il n’avait nullement l’intention de blesser. C’était impossible... les flammes ne pouvaient pas... Ce n’étaient pas les mêmes, ce n’étaient pas des flammes « vivantes » pas comme dans le salon... C’était Elle qui les avait amenées... Et Elle n’était pas là, si ? Perdu dans ces réflexions et complètement décalé par rapport à la réalité qu’il n’était même plus capable de reconnaître. Vincent ne vit pas l’homme au vase se transformer en dragon et se jeter sur lui avant de les jeter tous les deux par la fenêtre. Mais en même temps, c’était forcément cet homme... le dragon. Qui d’autre ? Les dragons ne pouvaient pas sortir de nulle part ! En tout cas, c’était la logique habituelle qui s’appliquait dans les rêves. Car il rêvait, n’est-ce pas ? Dire le contraire reviendrait à réclamer une camisole ! Non, Vincent ne pouvait pas REELEMENT se trouver entre les pattes d’un dragon ! Le brouhaha émotionnel, physique et mental dans lequel il se trouvait l’empêcha de « se réveiller » tout de suite, mais la conclusion finit par arriver à son cerveau. Trop de détails... trop de réalisme. Ces gens qui criaient... pourquoi ne se contentaient-ils pas de leur faire coucou de la main en leur proposant de venir allumer le barbecue ? C’est comme ça que les gens se comporteraient dans un rêve ! Et... et la ville. Pourquoi était-elle aussi réaliste, respectant les dimensions qu’elle possédait déjà dans la réalité ? Où se trouvaient les arcs en ciels et autres éléments architecturaux improbables qui n’existent que dans les créations oniriques et auraient, quelque soit leur nature, toutes une interprétation probablement sexuelle ? Et pourquoi ces pattes de dragon étaient aussi inconfortables ? Non... attendez... il avait mal en fait ! Et ce n’était pas parce que sa chemisette continuait de brûler ! Non à ce stade, de tels détails étaient sans la moindre espèce d’importance. En somme, Vincent s’était déjà bien éloigné de l’hôpital lorsqu’il comprit qu’il ne rêvait pas. Etrangement, cela ne l’empêcha pas de discuter avec le dragon... « discuter avec un dragon »... si sa mère voyait ça...

    – HEEEEEEY !!!! LÂÂÂCHEZ MOIIII !!!

    Et quelle intelligence ! Oui donc le cerveau lui était encore dans un état comateux. Finalement cette petite balade aérienne ne lui ferait pas de mal. Après plusieurs cris et coups d’aile, le dragon arriva là où il voulait aller. Où exactement ? Vincent n’avait pas eut le temps de le voir, mais il se doutait que ce n’était pas trop loin de l’hôpital. Oui parce qu’avec un peu de réflexion, et en observant les restes de son vêtement, il avait comprit qu’il s’était réveillé dans un lit d’hôpital. Le terminus fut annoncé lorsque Vincent retrouva la liberté de ses mouvements. Vincent fut lâché au sol et chancela avant de se retrouver au sol, une nouvelle fois devant un dragon qui n’avait pas l’air content. Passons sur le fait que le dragon était capable de parler, Vincent irait consulter un psy plus tard...

    – Quoi ?! Je... Désolé... je ne voulais pas...

    Mais que pouvait-il dire ? Que s’était-il passé exactement ? Vincent était incapable de le dire. Et ce dragon, qu’allait-il lui faire ? Les dragons, ça tue les gens dans les films et dans les livres... ou ça les mange. Oh Seigneur ! Il allait mourir !

    L’effet conjugué de la panique et de l’incompréhension lui fit perdre le contrôle de lui-même et de ses émotions... et de sa chemisette qui s’embrasa, cette fois sérieusement, recouvrant ainsi le corps du jeune homme de flammes. A nouveau, il tenta de se débattre en se frappant, essayant d’enlever l’habit, mais il n’en restait presque rien et le tissu – si on pouvait nommer cela ainsi – finit en lambeaux, ce qui rendit la prise très délicate. Mais ce n’était plus le premier des soucis de Vincent car le jeune homme commença à éprouver une sensation nouvelle, alarmante... il eut l’impression que son corps se désagrégé, le tout en ressentant, pour la première fois après de multiples rencontres avec des flammes assaillantes, une chaleur intense à l’intérieur de lui. Cette fois il ne frappa plus les flammes, mais sa poitrine. Cette sensation était vraiment horrible et elle l’envahissait, l’empêchant de respirer. Il cria de peur, de douleur, luttant pour forcer l’air à trouver le chemin de ses poumons. Mais il n’y parvint pas. Et pour la première fois, son corps se changea en cendres... et tomba en tas devant le dragon.


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Message posté : Sam 11 Oct 2014 - 0:59 Message
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ϟ Âge : 28
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ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
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ϟ Nombre de Messages : 8161
ϟ Nombre de Messages RP : 863
ϟ Crédits : Hedgekey
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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 « Il ne te reste que deux chances. » Les yeux du dragon, dorés comme des lingots que le soleil éclairerait de ses plus beaux rayons, se régalaient du spectacle qu'offrait le jeune homme dont le corps nimbé de flammes gémissait tous azimuts. Il s'agitait comme une araignée dans un bocal, et sa tenue s'émiettait à mesure que le feu consumait le tissu. Le dragon ouvrit grand sa gueule et un éclat de rire s'en échappa. Même s'il fut facile de percevoir l'hilarité du cri, il exhalait tant de cruauté qu'il fut peut-être au jeune homme difficile d'entendre que le dragon riait. S'il n'éteignait pas le feu rapidement, il finirait par se trouver cul-nu devant le grand reptile, et quand bien même ce dernier ne s'effaroucherait guère de la nudité d'un parfait inconnu, était-il bien raisonnable d'offrir sa viande crue à la vue de ce qui avait tout l'air d'être un grand prédateur ? D'un coup de mâchoire, Louis aurait pu dévorer ce malheureux. Mais il demeurait coi, silencieux, attentif. Ses ailes repliés, il avait tourné sa queue autour de lui, prêt à en faire usage pour repousser l'assaut stupide de quelque ennemi que ce fût. Sa tête s'abaissa pour mieux toiser le garçon.  « S'attaquer à moi est une erreur qu'on ne commet pas deux fois. Qui dragon cherche la mort trouve, dit-on. » Louis essayait de moduler le ton de sa voix pour ne pas avoir l'air trop menaçant, mais il n'y parvint pas. Il n'était pas encore tout à fait maître de son bel organe draconnique, et sans doute sonnait-il plus sinistre et redoutable qu'il ne l'était vraiment. Il n'avait pas pour projet immédiat de tuer le jeune homme, de le dévorer, ou d'en faire son jouet mais désirait simplement faire la lumière sur une situation qu'il craignait de ne pas comprendre. Mais il ne trouvait pas toujours les solutions à ses problèmes de manière pacifique et bienveillante. Le jeune alité de l'hôpital avait attaqué le premier, après tout, et qui saisit la queue du tigre, ou du dragon en l'occurrence, doit en affronter les conséquences. Louis était à cet instant d'ailleurs au cœur de sa nature sauvage, et entrait en phase avec la férocité inhérente aux dragons de toujours : le feu couvait dans ses yeux, et un hurlement enflait dans sa gorge. Il ne jugea pas toutefois opportun de crachait du feu sur le jeune homme – celui-ci se débrouillait très bien sans lui. Trop bien, manifestement, puisqu'il ne resta bientôt plus de lui qu'un tas de cendres et quelques lambeaux de vêtements.

 « Je ne l'entends plus crier, mais je n'ai plus le plaisir de le voir se tortiller... » Le tas fumait encore, et le dragon parut froncer les sourcils, à ceci près qu'il n'avait pas de sourcils. Comme tous les reptiles, il était privé de poils ! Il approcha sa tête du tas de cendres et s'interrogea... mais comprit bien vite qu'il n'y avait pas de trucage et que son agresseur gémissant n'avait pas disparu. Qu'était-il devenu exactement ? Louis n'était pas expert artificier ni ingénieur en pyrotechnie, mais... était-ce seulement possible ? Le jeune homme devait être un mutant, ou quelque chose de cet acabit... En tout cas il ne semblait pas avoir grande maîtrise de ses aptitudes, si c'était bien là le fruit de ses capacités. Que devait-il faire, à présent ? Vider les lieux et laisser la cendre à sa place, car elle fertiliserait ce coin-là de la forêt ? Ou devait-il d'un coup d'ailes balayer et disperser les scories de ce garçon trop tôt disparu ? Était-il bien mort d'ailleurs ? L'énigme semblait impossible à résoudre... voilà qui animait l'esprit du dragon au-delà de toutes les espérances ! Et même lui inspira le souvenir d'un vieux poème désormais tombé dans l'oubli, dont quelques vers s'évanouirent hors de sa gueule enflammée :

 « Les anges de la nuit traînent leurs lourds suaires ;
Ils ne suspendront pas leurs lampes au plafond ;
Mon âme, songe à ceux qui sans pleurer s'en vont !

Songe aux échos muets des anciens sanctuaires.
Sépulcre aussi, rempli de cendres jusqu'aux bords,
Mon âme, songe à l'ombre, au sommeil, songe aux morts !  »

Voilà qui devrait convenir, comme oraison funèbre, pour le malheureux imbécile... Louis remarqua tout près une pousse d'ancolie non loin, et décida qu'elle ornerait à merveille la tombe qu'il s'apprêtait à dresser par-dessus le tas cendreux. Il usa de sa magie pour la déplacer jusqu'aux côtés préservés des flammes et des résidus, et la fit croître avec tant de vigueur que la jeune pousse devint bien vite un pied fleuri et vigoureux.

 « Franchement, c'était bien la peine de m'attaquer, à l'hôpital, pour finir de la sorte... à croire que le ridicule tue, en fin de compte...  »
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Message posté : Dim 12 Oct 2014 - 15:16 Message
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    La transformation soudaine fut tellement violente que Vincent eut l’impression d’être tombé dans les pommes. Ce n’était cependant pas le cas et il lui fallait juste quelques instants pour s’habituer à cette forme ainsi qu’aux perceptions qui lui étaient accessibles dans un tel état. C’était étrange. Il était capable de voir et d’entendre... sans que cela soit réellement le cas. Le jeune homme avait l’impression d’être dans une sorte d’aquarium, de cage en verre qui altérait ses sens... Et c’était sans compter sur sa capacité à bouger la tête afin d’orienter sa vision. Ce mouvement, si basique pour tout individu épargné par les torticolis et autres douceurs handicapantes, lui était maintenant impossible. Ou bien si... mais pas en tant que tel. Vincent était capable de voir autre chose, de changer d’angle, mais sans bouger ou en tout cas sans faire de mouvement correspondant. Il pouvait braquer sa vision sur le ciel, sur les arbres de la forêt, sur le dragon, sur la gueule du dragon, sur ses pattes, sur l’herbe, sur la terre, sur la plante que le dragon avait mystérieusement fait pousser près de lui. Le jeune homme pouvait également voir son corps... ou plutôt ce qui en restait : des cendres. Ce constat affligea tellement l’étudiant qu’il ne fit pas attention aux paroles du dragon. Paroles qu’il parvenait à entendre pourtant. Mais entre la voix particulière de la créature, l’ouïe altérée des oreilles cendrées de Vincent, et l’état émotionnel dans lequel il se trouvait, il ne fut pas sensible aux propos tenus par le monstre. Car si ses sens étaient émoussés, il n’en n’était pas de même pour ses sentiments qui n’avaient pas disparus. Vincent était bien conscient de son état et cela le plongea dans une panique et une perplexité sans précédent. Etait-il mort ? Etait-ce cela la vie après la mort ? Une conscience désincarnée attachée aux restes de son enveloppe charnelle ? Ou était le paradis ? L’enfer ? L’étudiant ne pensait pas mériter ce dernier, mais cela restait une éventualité à laquelle il avait parfois pensé. Après tout, sa croyance n’était pas sans faille, contrairement à celle de ses parents. Jamais il n’avait songé à Dieu autrement que par simple respect de la tradition. La quête d’une évolution spirituelle de l’âme n’avait jamais vraiment fait partie de ses activités, même s’il suivait à la lettre les principes moraux qu’on lui dictait dans sa vie. Il aurait peut-être dû se montrer plus vertueux encore...

    Non... ce n’était pas ça. Il n’était pas mort. Les sensations qu’il éprouvait étaient toujours trop... humaines, trop vivantes. Certes il n’éprouvait pas de douleur spécifique, même après avoir été brûlé. Ok les sensations qui l’assaillaient n’étaient pas très agréables... mais elles étaient surtout inédites. Sans savoir pourquoi, elles lui faisaient penser à la première fois qu’il s’était retrouvé dans l’eau à nager. Sa mère avait une peur phobique de l’eau, si bien que la première fois que Vincent c’était retrouvé immergé autrement que dans un bain, ce fut à l’école. Etre sous l’eau, incapable de respirer, incapable de se déplacer autrement qu’à l’aide de mouvements spécifiques... C’était à cela qu’il pensait alors qu’il se trouvait dans cet état. Il était incapable de bouger, de tourner la tête ou de lever les bras, mais c’était parce qu’il n’en n’avait plus... Pourtant, d’une certaine façon, il avait encore conscience de son corps, de ces cendres... En essayant de toutes ses forces de bouger, il vit que certaines cendres se mettaient à trembler.

    D’un point de vue extérieur, le tas de cendres demeura immobile un moment. Mais après quelques minutes, on pouvait voir les cendres remuer, comme si elles recouvraient un insecte qui essayait de s’en extirper. Petit à petit, les mouvements se firent de plus en plus importants jusqu’à ce que le tas entier se mette à vibrer. D’un coup, une partie s’éleva verticalement dans un nuage de poussière cendrée. Le nuage commença à prendre la forme d’un corps humain : celui de Vincent. Telle une sculpture de sable, le corps du jeune homme se forma en gardant sa composition et sa couleur de cendres. Le corps se tenait à quatre pattes, recroquevillé sous un effort apparent, la tête baissée vers le sol, près de la fleur déposée par le dragon. Petit à petit, ce corps gris reprit des couleurs... des couleurs humaines, la texture d’un corps humain, les cheveux reprirent leur éclat et leur forme originale. Lorsque Vincent termina sa transformation, il était de nouveau humain, vivant... et nu. Exténué par l’effort, il s’écroula sur le ventre et entreprit de reprendre sa respiration. Un exercice qu’il savoura avec un plaisir tout particulier car il avait craint de ne plus pouvoir le faire. Il alla même jusqu’à tousser, mais cela ne le dérangea pas du tout, au contraire, cela lui prouvait qu’il était toujours vivant. Non pas qu’il ait souffert de son absence de respiration, mais le décalage entre ces deux états était trop important et le jeune homme avait du mal à s’en remettre. Cependant, avec toutes ces émotions et tous ces efforts, Vincent en avait presque oublié la présence d’un gros dragon qui parle. Cela dit, lui n’était pas encore capable de parler...


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Message posté : Dim 12 Oct 2014 - 16:56 Message
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 « Oh ? Voilà autre chose... » Les cendres s'animaient. C'était curieux. D'ordinaire, les cendres des morts se mélangent à la terre jusqu'à ne faire plus qu'un avec elle. Elles demeuraient immobiles. Elles étaient mortes, en somme ! Et là, voilà qu'elles remuaient comme si de petits insectes s'étaient débattus en elles. C'était très bizarre. Ne pouvaient-elles demeurer en place ? Dans les plus noires cendres poussaient les plantes les plus robustes, alors Louis aurait bien aimé que ce tas-là restât en position pour recevoir bientôt les racines d'une plante qui ferait office de pierre tombale. De toute évidence, les volontés du dragon ne seraient pas prises en compte, puisqu'il se savait indifférent à ce petit événement qui pourtant le perturbait, fût-ce faiblement. Car cette nouveauté était à Louis ce que la mouche est à la montagne. Ses yeux dorés observaient avec intérêt l'élévation cendreuse qui se dessinait devant lui. Sa tête reptilienne afficha un regard des plus nonchalamment sceptiques.  « Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre... » Jamais citation dramatique ne fut plus juste ! Mais le dragon n'avait pas dit son dernier mot et si le jeune homme était encore là, quoique bien déformé, Louis n'entendait pas lui laissait l'occasion de sévir à nouveau. Le feu en ces lieux était le pire des fléaux, et Louis, très attaché à ces forêts, ne tenait pas à laisser provoquer un nouvel incendie. Il haussa haut sa tête et déployé ses ailes. Un coup bien placé balayerait d'un trait cette poussière fumante ! Mais le dragon s'interrompit avant d'avoir envoyé aux quatre vents ces vétilles calcinées. Était-ce des couleurs qu'il voyait apparaître tandis que les formes imprécises d'un corps à quatre pattes se distinguaient devant lui ? Craignant un mauvais tour, Louis replia ses ailes et songea à frapper le corps cendreux d'un coup violent, comme on écrase une moucheron sous un dictionnaire. La dernière chose qui traverserait l'esprit du jeune homme serait donc la queue de Louis, qu'il pensait abattre sur lui. Mais avant que la massue géante et improvisée ne fit son œuvre, le corps de l'inconnu avait repris tous les attributs de sa forme initiale et s'écroulait au sol, à plat, comme un vieux tapis élimé des deux bouts. Louis s'interrompit, car s'il tenait à disperser les cendres d'un défunt, il n'était pas à l'aise à l'idée de fracasser le corps d'un jeune homme qui, tel une cerise sous le coup du maillet, aurait sans doute... Alors était-il enfin mort ? Louis l'entendit tousser, reprit une posture défensive et approcha sa gueule de la chevelure du jeune homme.

Il renifla bruyamment, pour humer les parfums du jeune homme dont la viande nue s'offrait à sa vue mordorée. S'il y avait un secret, il espérer bien le percer, car cette personne qu'il ne connaissait pas possédait des capacités étonnantes. Il l'avait donc vu manier le feu, se transformer en cendres et en renaître. Il avait tout d'un phénix, mais paraissait bien médiocre... et presque inconscient de ses propres aptitudes. Mais alors, pourquoi avait-il attaqué Louis, dans l'hôpital ? Pourquoi avoir incendié sa chambre ? Il fallait certainement accuser le jeune âge de ce morveux insolent et trop audacieux pour sa propre sécurité. S'il avait, comme la plupart des jeunes gens, lu les livres d'une certaine dame anglaise, il aurait eu à cœur de respecter l'auguste devise d'une certaine école de Magie : « Draco Dormiens Nunquam Titillandus ». Mais cela n'avait aucune espèce d'importance, le dragon était là, prêt à réagir, et face à lui ce corps nu s'agitait de spasmes. Il toussait encore. Il était bien vivant. Et qu'allait-il faire de lui ? Son dîner ? Hors de question, la viande était certainement faisandée, et s'il venait à se changer en cendres à nouveau dans sa gueule, Louis écoperait d'une brutale indigestion !  « Voilà ce qui arrive, quand on fume un peu trop... » S'il avait tenté de s'exprimer en toussant, l'échec était cuisant puisque l'ouïe du dragon n'était pas assez fine pour distinguer, sous la quinte, les mots pour parler. Et content de lui, le magicien ouvrit sa large gueule et y laissa s'élever des flammes. D'un claquement de mâchoire, il les fit disparaître, et commença à se déplacer autour de l'éphèbe allongé au sol, inoffensif, offert. Ce mouvement circulaire fut rythmé par la cadence des pattes du dragon qui frappaient le sol à grand bruit, comme s'il avait tapé sur un gros tambour.  « Allez, parle, et sache qu'il ne te reste plus qu'une chance de me convaincre. Tu auras réussi à brûler les derniers lambeaux de ma patience... » Et tandis qu'il parlait ainsi de sa voix de stentor, dont chaque modulation s'honorait d'une flamme nouvelle, on put remarquer autour d'eux quelques mammifères qui s'attroupaient en gardant leur distance. Il y avait quelques lapins et autres rongeurs, tapis dans les fourrés, qui gardaient leur distance, mais venaient à la rencontre du scion des sylves, bien conscients qu'ils n'avaient rien à craindre du dragon.
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Message posté : Dim 12 Oct 2014 - 17:35 Message
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    Entre deux crises de toux, Vincent parvint à entendre la voix monstrueuse qui résonnait dans la forêt. Le jeune homme se retourna et la réalité lui revint en pleine figure : le dragon était toujours là. Donc, pour résumer : il venait de se changer en cendres et il se retrouvait face à un dragon qui n’avait pas l’air de nourrir une grande sympathie à son égard. Pourquoi ? Parce qu’apparemment, il lui aurait envoyé des flammes à la figure. Ce qui voulait dire que ce dragon... était l’homme au vase. Ou l’inverse... Le jeune pyromane en herbe commençait à regretter ses visions apocalyptiques...

    Le jeune homme se retourna, essayant de conserver la bestiole dans son champ de vision, mais elle n’arrêtait pas de bouger, comme ces prédateurs qu’il avait vus dans des documentaires animaliers. Allait-il lui aussi finir dans l’estomac de cette chose qui semblait bien en haut de la chaîne alimentaire ? Dans un tel contexte, la nudité du jeune homme lui passa bien au dessus de la tête, après tout il venait de vivre une sorte de résurrection. Le monstre voulait des explications, mais Vincent n’était pas capable de lui en donner une. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, mais il sentait qu’une telle explication ne satisferait pas le dragon. Pourtant il n’en n’avait aucune autre et il ne pouvait pas mentir. Pas devant un tel danger. Et surtout pas dans une telle perplexité. Vincent pensa à ses amis, Gareth, Eve, Holly, Bobby... Lequel d’entre eux serait capable d’expliquer les choses convenablement ? Eve était trop séductrice et il n’était pas question de faire du charme à cet amas d’écailles de griffes et de dents. Gareth serait beaucoup trop franc. La moindre phrase de sa part l’enverrait directement dans la mâchoire du colosse. Bobby... Bobby serait complètement défoncé et lui demanderait de monter sur son dos ou de le laisser le caresser... Holly saurait peut-être s’en sortir, elle était diplomate. Et surtout, c’était celle qui serait la plus susceptible de tenir une conversation civilisée avec une telle créature. Vincent fit de son mieux pour retrouver sa respiration et prit la parole.

    – Je... Je suis désolé. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Je ne comprends pas ce qui m’arrive. La dernière chose dont je me souvienne, avant de... de me réveiller... c’est cet incendie... Il fit une pause pour essayer de clarifier ses souvenirs, mais ce n’était pas facile, ses rêves enflammés rendaient le processus chaotique. Mais il eut peur que ce temps de silence énerve son interlocuteur, le jeune homme essaya de lever une main apaisant sans avoir l’air menaçant. Car selon lui, là tout de suite, il n’avait rien de menaçant, même s’il avait effectivement essayé de brûler celui qui avait essayé de l’aider. S’il vous plait, il faut me croire ! Je... je ne voulais pas vous faire de mal. Je ne le veux toujours pas d’ailleurs, je vous assure ! L’étudiant commençait à être à cours d’argument et sa réflexion s’appauvrissait à mesure qu’il sentait la fatigue monter en lui. Il se mit à haleter, assommé par la fatigue physique qui s’alliait contre lui avec la fatigue émotionnelle. Mais il essaya encore, espérant qu’une de ses tentatives parviendrait à convaincre le dragon. Il ne voulait pas mourir... Je suis vraiment désolé... je... il tenta de se ressaisir pour lutter contre les larmes qui lui montait aux yeux, il ne voulait pas pleurer. Un homme ne devait pas pleurer. Mais un homme devait savoir le reconnaître lorsqu’il avait un problème. Je ne contrôle pas ce qui m’arrive...


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Message posté : Dim 12 Oct 2014 - 19:20 Message
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De Principatibus

ϟ Âge : 28
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 8161
ϟ Nombre de Messages RP : 863
ϟ Crédits : Hedgekey
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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 « Tu me prends pour un idiot ? » Ce fut la réaction primaire du dragon. Il cracha ces mots à la figure du jeune homme qui hoquetait presque. Il suintait la peur, et ces exhalaisons terrifiées avaient dans la gorge en feu de Louis la saveur d'une friandise. Sa vanité s'en trouvait flattée à l'extrême. Et en réaction à cette caresse au poil de son orgueil, il s'adoucit presque aussitôt. Louis interrompit sa danse autour de l'homme et porta vers lui sa large gueule qu'il entrouvrit. Une langue fourchue en sortie pour inspecter les muscles tendus par l'effroi de ce jeune homme. L'image avait de quoi surprendre, de quoi donner le sujet d'un tableau des plus étonnants, un excellent sujet d'ailleurs pour les grands peintes. Où donc étaient les Botticelli, les Degas, les Rembrandt, les Rubens, les Vermeer et les Velazquez quand on avait besoin d'eux ? Louis se retira et referma ses mâchoires sur sa langue agitée. Cet homme empestait encore les cendres et la fumée. Le manger n'était définitivement plus au programme ! C'était comme tirer du grill un bout de jambon calciné, noirci des cendres de la combustion. Louis était de toute façon davantage incliné à observer une alimentation tournée vers les fruits et légumes, heureusement pour le jeune homme. Quelle ironie d'ailleurs, un dragon végétarien ! Si cela se savait, nul doute qu'il perdrait en crédibilité... mais c'était oublier que les choix qu'il faisait n'entraînait pas pour lui des privations exclusives... et s'il lui prenait l'envie de croquer la chair tendre d'une victime malheureuse et offerte, qu'est-ce donc qui l'en empêchait ?  « Mais tu trembles et tu perds le souffle... c'est très agaçant. » Il était sans doute inutile de préciser le triste sort qui attend le moustique qui se pique d'aller ennuyer le dragon. Mais la peur qu'il percevait dans la voix de cet inconnu devait déclencher en lui des torrents de cauchemars, et que craignait-il ? D'être dévoré ? D'être piétiné ? D'être bientôt le joueur d'un dragon ? Il y avait de quoi s'inquiéter, en effet. Louis prit sur lui d'apaiser, de son mieux, les ténèbres effrayées qu'il voyait passer dans les yeux du malheureux déshabillé. Il cessa de tourner, et se posta face à lui de sorte à – il l'espérait – paraître le moins menaçant possible. Mais était-ce seulement possible ? Il le verrait bien à l'usage...

 « Je t'en prie, assieds-toi. » En dépit des formules de politesse, l'ordre ne souffrait aucun délai, aucune négation possible. Car Louis était en position dominante, et régnait par la peur, à cet instant. Jamais il ne servirait personne, tant qu'il n'en craindrait aucune. Mais où devait-il s'asseoir ? Vincent put voir derrière lui se formait une chaise de verdure, de tiges, de feuilles et de fleurs entremêlées. Elle n'était pas assez solide pour supporter son poids, mais affaisserait doucement quand il y prendrait place, de sorte à lui offrir un trône confortable où reposer son corps autant que ses émotions. Louis baissa de côté la tête. Un chien qui eût fait de même aurait pu paraître mignon, mais ce qualificatif semblait inapproprié pour une créature si terrifiante. Louis attendit qu'il fît son choix, et reprit d'une voix qui marquait chaque mot, comme s'il désirait être bien compris d'un interlocuteur un peu lent. « Ta peur parle pour toi. Il est manifeste que tu ne contrôles rien des capacités qui sont les tiennes. C'est dommage, elles sont pourtant intéressantes. » Louis considéra un instant le jeune homme. Il paraissait déboussolé. Allait-il pleurer ? La situation n'aurait pu devenir plus étrange... devait-il le consoler ? L'idée lui donna la nausée. Il n'allait pas si vite abdiquer ses réticences et ses derniers doutes. Peut-être le jeune pyromane espérait-il ruser le dragon avec des larmes de crocodile ?  « Dis-moi plutôt ton nom, et ce qui t'arrive. Je suis curieux de savoir ce qu'un incendiaire tel que toi faisait à l'hôpital. » Louis songea brièvement à sa tante, à son grand-père, à la jeune fille hystérique, et à tout le personnel du bâtiment public... S'inquiétaient-ils de sa disparition ? Avaient-ils maîtrisé l'incendie ? Cette pensée fugace disparut et il se concentra à nouveau sur l'inconnu dont il scrutait le visage et le corps avec toute l'attention dont il était capable. Ses yeux dorés perçaient peut-être même la chair offerte et nue.
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Message posté : Dim 12 Oct 2014 - 21:09 Message
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    La question / insulte qui franchit la gueule du monstre eut des échos particulièrement pessimistes dans l’esprit du jeune homme qui s’imagina vivre ces dernières instants. Il n’essaya même pas de s’enfuir lorsqu’il vit la tête du dragon s’approcher de lui. Comment pourrait-il échapper à un tel monstre ? Surtout dans son état actuel... en temps normal, il aurait peut-être tenté sa chance, après tout, c’était un joueur de football compétent, il aurait pu se précipiter dans les bois et se mettre en quête d’une cachette convenable. Mais ce plan délirant était tout bonnement hors de question, Vincent se sentait complètement vidé. Il ferma donc les yeux, attendant la mort en priant pour que ce soit le plus bref possible... mais la mort ne vint pas, la douleur non plus. A la place, il sentit un objet humide effleurer sa peau. Il rouvrit les yeux et constata qu’il s’agissait de la langue du monstre. Il referma aussitôt les paupières et essaya de faire abstraction de ce contact. Cette langue qui lui parcourut le corps et laissait derrière elle des frissons de peur qui noyaient quelques teintes de dégoût. Que faisait cette créature ? Peut-être qu’il s’agissait là de la manière dont il se nourrissait... Mais non... la langue se retira et la tête de la bête s’éloigna. Le jeune homme rouvrit les yeux lorsque le monstre fit une constatation... ou émit une plainte. Difficile de définir les intentions d’une telle créature... surtout lorsqu’elle lui demanda de s’asseoir.

    Avec stupéfaction, le jeune homme vit des plantes s’élever pour former un fauteuil. Son premier réflexe était de demander comment il avait fait cela, mais il se retint. Poser une telle question à un dragon reviendrait sans doute à demander à un oiseau comment il pouvait voler. Ce serait inutile. Et surtout, cela pourrait ennuyer le monstre qui se raviserait peut-être et finirait de le goûter. Malgré tout, Vincent ne s’installa pas tout de suite sur ce siège pour le moins original. Quelque chose lui disait que cela serait peut-être dangereux.

    – M... merci... mais... j’ai peur d’y mettre le feu.

    L’étudiant préférait ne pas penser à la façon dont le dragon réagirait si jamais il venait à brûler accidentellement le fauteuil qu’il venait gracieusement de lui offrir. Dans le doute, le jeune homme préféra attendre une confirmation de la part de cette impérieuse créature. Au pire, il s’installerait simplement en tailleur.

    Le grotesque de la situation ne lui apparaissait pas encore à l’esprit. Un immense dragon qui conversait avec un jeune homme en tenue d’Adam dans un paysage champêtre et observés par des animaux. Ce genre de vision, qui ferait mourir de plaisir les amateurs de fantasy ne parut pas particulièrement magnifique aux yeux du jeune homme car celui-ci en était encore à se demander quand l’animal allait se mettre à le tailler en pièce. Mais malgré sa peur et son ébahissement, Vincent arriva tout de même à comprendre les propos du monstre. Celui-ci semblait en connaître un peu sur la condition dans laquelle semblait se trouver le jeune homme. Il parlait de « capacités qui étaient siennes »... Tel un naufragé apercevant une île, l’apprenti pyromane se jeta en direction de ce signe de salut, ou dans son cas, de réponse.

    – Vous savez ce qui est en train de m’arriver ?!

    Mais il s’interrompit rapidement dans son élan, craignant d’énerver la bête par sa question un peu hâtive. Il essaya de se reprendre et de clarifier son esprit, un peu comme lorsqu’il devait écrire une dissertation. Il fallait se mettre en condition pour y arriver. Sauf qu’aujourd’hui, l’examinateur était d’un tout autre niveau. Le dragon posa ses propres questions et Vincent, après un court instant d’hésitation, décida d’y répondre.

    – Je m’appelle Vincent. Allez savoir pourquoi, même après quelques échanges, il se sentait un peu bête de se présenter ainsi à un dragon. Je ne sais pas ce que je faisais à l’hôpital... Je suppose qu’on m’y a amené après l’incendie. Et c’est la première fois que... que j’incendie tout ce qui est autours de moi. Ca ne m’était jamais arrivé avant.

    C’était sans doute un cul de sac, mais il se surprit à penser que ce dragon l’aiderait peut-être à y voir plus clair. A comprendre ce qui lui arrivait. Après tout... c’était un dragon. Il devait donc forcément avoir une certaine expérience de tout ce qui est... bizarre. Enfin, s’il ne se décidait pas à le dévorer vivant. Dans tous les cas, cette conversation inattendue permit au jeune homme de faire le tri dans ses pensées. Il commençait notamment à comprendre que les multiples visions qu’il avait eues avant de se retrouver à jouer les lance flammes n’étaient que des rêves... sauf peut-être...

    – C’est Elle... C’est Elle qui m’a fait ça ! déclara-t-il amèrement.

    Vincent entreprit ensuite de raconter au dragon ce qui s’était passé le soir de l’anniversaire de Holly. Cette curieuse femme qu’il avait rencontrée et qui avait fait apparaître un feu bizarre dans la maison. Le salon dans lequel il fut coincé... Ces mêmes flammes qui lui avaient paru se comporter de façon étrange... Ce truc qu’Elle lui fit respirer... La douleur et la sensation de se perdre au cœur d’un océan de feu... et d’y prendre plaisir. Tout cela il le racontât à se dragon, qu’il ne connaissait pas mais qui exigeait de tout savoir. Peut-être que Vincent ne se serait pas dévoilé autant s’il avait eut plus de temps pour se remettre de son réveil ou même s’il ne se trouvait pas en face d’une créature qui pourrait certainement massacrer Godzilla, mais rien ne servait de penser aux « si ».

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Message posté : Dim 12 Oct 2014 - 22:35 Message
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♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
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Le dragon sourit de satisfaction, mais à le voir, on aurait pu croire qu'il souriait d'une pensée maléfique et brutale. À la vérité, il ne nourrissait aucun noir dessein, il était simplement heureux de constater qu'en dépit des vraisemblances, le jeune homme gardait la tête à peu près sur les épaules, et son souci pour les plantes dont le fauteuil était construit était un argument en sa faveur, dans l'idée que Louis se faisait du jeune homme. Et que cette considération fût née de la crainte de mourir ou d'une réelle inquiétude importait peu au dragon qui, loin de lorgner sur le bourgeon, considérer la jeune pousse en face de lui dans son entier. Il tremblait encore, dans sa nudité. C'était charmant.  « Sois sans crainte. Ton feu ne m'effraie pas. » N'était-il pas un dragon ? Il précédait et succédait à toute flamme. Il répéta donc son invitation.  « Assieds-toi. » Et cette fois-ci, il n'assortit son exhortation d'aucune menace particulière. Le jeune homme semblait déjà bien conscient des risques qu'il encourait à chaque instant, car ceux-ci pouvaient devenir ses derniers moments. Le dragon palabrait. L'humain répondait. Et la question qu'il déclara sans crier gare surprit Louis qui porta sa large patte jusqu'à son cou qu'il gratta sans grande conviction. Ce jeune garçon était-il ignorant de son propre état ? Et attendait-il du dragon qu'il en sût davantage et l'éclairât de son savoir ? Louis prit la décision de ne rien répondre à cette hâtive question. Il tenait d'abord à ce que certaines choses fussent claires entre eux. Ainsi le jeune homme se nommait Vincent. Charmant prénom, en effet ! Vincentius. Vaincre, victoire. De toute évidence, ce Vincent là n'était pas bien victorieux... encore que... à le voir ainsi, il devait faire la fierté de son entraîneur, car ce jeune homme pratiquait un sport, peut-être même plusieurs, mais c'était une certitude. Louis ignora un instant la nudité du garçon et s'intéressa de plus près à ce qu'il racontait. Il évoqua un autre incendie. Encore un ! À croire que l'histoire de ce pyromane brûlait de mille feux... Et alors que Louis s'apprêtait à parler, une nouvelle déclaration de Vincent incrimina une certaine personne, une fille, ou une femme, en tout cas, une dame qui était responsable de ce qui lui arrivait. Il lui fit alors un récit que Louis, à son corps défendant, jugea passionnant, et très instructif. Nul doute qu'en s'écoutant parler, Vincent lui-même comprenait qu'il mettait enfin des mots sur ce qui lui arrivait, et sur les causes de son... état si particulier.

 « Je vois que tu te décides enfin à nourrir ma curiosité. » Ce dernier mot s'acheva dans ce qui put passer pour un rire, pour un ronronnement. Louis s'affaissa sur lui-même et parut s'allonger. En vérité, il se plaçait de côté, de sorte à profiter d'un renfoncement de terre pour reposer ses pattes arrières. Il replia complètement ses ailes à ses côtés. Sa poitrine s'élevait au rythme de sa respiration apaisée.  « Tout s'explique à présent. Qui qu'ait été cette femme, elle est responsable de ce qui t'arrive. Il ne faut pas être un grand savant pour le deviner. Les médecins et les savants sauront te dire quelles causes entraînèrent quels effets, mais je vais te donner un conseil. Ta chance est grande, car je ne suis pas un sphinx. » Autrement dit, ses conseils ne seraient assortis d'aucune contrepartie, à l'inverse de ces félins ailés qu'il détestait. Toutefois Vincent devait bien comprendre que la générosité de Louis était un honneur qu'il devrait chérir et porter dans son cœur comme une médaille sur son plastron. La queue du dragon s'étendit derrière Vincent. « Quelle que soit l'origine de ces brutaux changements, si tu n'apprends pas à les contrôler, tu t'attireras des ennuis. Preuve en est, tu t'es attaqué sans le savoir à un dragon. » Vincent allait sans doute protester de son innocence, mais Louis leva une patte impériale pour le faire taire, secouant la tête avec dédain, sans raison peut-être.  « Et même si ce n'était pas là ton intention, songe aux dégâts que tu aurais pu causer dans cet hôpital, si je n'avais été là pour éteindre tes flammes ? » Louis songea avec beaucoup de plaisir au saut dans le vide qu'il osa risquer pour extraire le garçon de l'hôpital où, quelques étages au-dessous, son grand-père était admis. Le vieil homme lui était-il redevable ? Certainement ! Louis observa sur Vincent les effets de la culpabilité, se demandant s'ils prendraient. Sa voix se fit plus douce.  « En toi brûle un feu nouveau que tu dois maîtriser. Si tu n'y parviens pas, il te consumera et tes cendres ne pourront plus se relever. » Il ne disait pas cela parce que le jeune homme lui inspirait de l'affection, mais bien parce qu'il savait combien les premiers pas, dans l'apprentissage d'un art, pouvaient se révéler pénibles et frustrants, et même parfois dangereux, comme dans le cas présent. Sa méfiance, peu à peu et insensiblement, se dispersait : il avait bien compris que Vincent était la première victime de son état. Il n'éprouvait toutefois aucune compassion pour lui, pour le moment.
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Message posté : Lun 13 Oct 2014 - 0:08 Message
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    « Rassuré » par les propos de la créature, Vincent s’installa donc sur cet étrange fauteuil afin de converser avec le dragon. Cette scène était décidément des plus surréalistes pour un garçon dont la dernière grande préoccupation de sa vie était de savoir comment il allait parler à la fille qui lui plaisait.

    Cette même demoiselle qui, après avoir trouvé une infirmière occupée à changer les poches (mieux valait éviter les détails) d’un autre patient du couloir, s’était dépêchée de retourner dans la chambre de Vincent. Malheureusement, lorsqu’elle arriva, le dragon venait de faire le grand saut avec le jeune homme dans les pattes. Et Holly eut alors tout le loisir de s’approcher de la fenêtre pour voir l’animal s’élever dans les airs. Ce qui provoqua en elle un mélange de panique et d’ébahissement. L’infirmière, elle, eut la présence d’esprit d’appeler la sécurité... qui elle appellerait la police à son tour. Mais nous connaissons tous la lenteur légendaire de la cavalerie. Dommage... pour une fois que l’on trouvait une infirmière pas trop empotée.

    Retour dans la forêt.

    Focalisé sur son histoire, Vincent commençait à reprendre de la contenance. Attention, cela ne voulait pas dire qu’il allait mieux, pas du tout. La présence d’un dragon ainsi que sa prise de conscience par rapport à des supers pouvoirs non voulus et incroyablement dangereux lui donnaient la nausée. Toute cette histoire le rendait malade et s’il essayait de la comprendre, c’était avant tout afin d’y mettre fin. Stop. Point final. Conclusion. The end. On tourne la page. Et peut-être que, à la manière des histoires fantastiques et autres contes de fée, ce dragon l’aiderait à trouver une solution. Une hypothèse tellement farfelue qu’elle fondit comme neige au soleil au moment même où Vincent la formula dans son esprit. La vie réelle ne ressemblait jamais à ce genre d’histoire... La vie réelle... c’était de se retrouver assis dans un siège fait de plantes, à discuter avec un dragon qui vous assurait qu’il n’était pas un sphinx. Pour une fois, Vincent se mit sur une longueur d’ondes qui le rapprocha de la majorité de la population mondiale : la réalité craint. La bête lui apprit qu’il allait s’attirer des ennuis. SANS BLAGUE ! Le jeune homme faillit faire un commentaire, ou même s’excuser une nouvelle fois, dire quelque chose car ce rappel était trop puissant et amer pour le jeune Nash. Mais il fut interrompu. Or, lorsqu’une patte griffue de cette taille se lève devant vous, vous ne voulez surtout pas contrarier son propriétaire. En revanche, le colosse l’aida à réaliser quelque chose : tous les dégâts qu’il aurait pu causer. Les biens matériels. Les patients et médecins qui auraient pu être brûlé. Et si celui ou celle qui l’avait aidé avait été quelqu’un d’autre que cet homme au vase, dans quel état aurait-il fini ? En pensant à tout cela, la nausée de Vincent s’accentua et il alla même jusqu’à oublier son sort pendant un court instant. L’étudiant se sentit incroyablement mal. Et si déjà l’idée d’avoir des capacités pyrotechniques le dégoûtait avant, maintenant elle lui faisait regretter de ne pas être resté un simple tas de cendres.

    – Je n’y avais pas pensé avoua-t-il d’une voix blanche.

    Non il n’y avait pas pensé... il n’en n’avait pas eu le temps. Son esprit n’avait pas pu réfléchir à tout cela car il avait été trop occupé à gérer les conséquences immédiates de son corps... ou plutôt de son feu. Les draps du lit, la couverture, le dragon, sa chemise, sa transformation, le dragon... comment aurait-il pu y penser ? Et maintenant qu’il savait, comment pourrait-il ne plus y penser ? Tout ces gens qu’il pourrait blesser sans même le vouloir. Car il n’avait pas voulu tout ça. Il n’avait pas voulu brûler son lit, attaquer cet homme, finir à poil, se changer en cendres... Tout ça il ne l’avait pas souhaité... et pourtant il l’avait fait. Et ses parents... seigneur... ses parents !

    – Je vous remercie de m’avoir sorti de l’hôpital... Mais... j’aimerais savoir. Comment... comment est-ce que je peux y arriver ? Est-ce que... est-ce que vous pensez que je pourrais m’en débarrasser... ce feu ? Est-ce que je peux l’éteindre ?

    Ou même le donner. Tout mais pas vivre avec un tel fardeau. Le jeune homme sentait le désespoir le prendre dans ses bras. Car il ne pouvait pas être comme ça ! Il ne pouvait pas être un super ! Ca ne faisait pas partie de ses plans ! Non le but était de vivre une vie normale, le mieux possible et surtout sans blesser qui que ce soit. Malheureusement, le jeune homme sentait le gouffre du désespoir se creuser au fur et à mesure qu’il posait ces questions à la créature. Car en réfléchissant au problème, si on entendait souvent parler de naissances de supers, on entendait rarement des histoires sur des anciens supers qui auraient perdus ou abandonné leurs pouvoirs. Etait-ce seulement possible ?


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Message posté : Lun 13 Oct 2014 - 0:48 Message
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De Principatibus

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ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


    PrésentationRPLiens
    JournalDestinExploits


La blanche voix de Vincent arracha au dragon des éclats de rire qui firent s'échapper de sa gueule quelques étincelles, quelques fumerolles rougeâtres. Le constat qu'il formulait avait la couleur de l'évidence, mais Louis aurait volontiers prolongé son étendue : ce Vincent ne pensait pas beaucoup. Il pouvait comprendre que la peur le surprît à l'hôpital, mais qu'avait-il besoin de s'écharper dans son lit, et de menacer, par son inconstance carabinée, d'incendier tout le bâtiment ? Sans doute le jugement de Louis était-il sévère, voire injuste. Mais cette intransigeance est le propre des bêtes couvertes d'écailles. Le gamin finit par le remercier. Il était temps ! Mais les propos qui suivirent cette banale expression de gratitude enflammèrent les yeux de Louis qui vit la rage revenir au grand galop dans son cœur draconique. Il s'éleva de toute sa hauteur et jeta sur Vincent un regard plein d'une colère furibonde. Le magicien qu'il était ne pouvait tolérer pareille abdication. « Quoi ? Tu abandonnerais sans lutter ? N'as-tu donc aucune fierté ? N'es-tu donc qu'un ver de plus dans cette carcasse putréfiée qu'est Star City ? » L'idée que Louis se faisait de Star City n'aurait pu être plus sérieusement imaginée depuis qu'il avait appris qu'un archidémon y demeurait. Il n'y a que les de cadavres pour plaire au sommeil des bêtes infernales. « Le feu qui t'anime désormais est un don, ce n'est pas une malédiction. Pitié, si tu veux rester en vie, épargne moi tes jérémiades. Elles donnent à la viande un goût des plus agréables. » Louis espérait que cette menace suffirait à faire taire les gémissements de Vincent, qu'il ne supportait plus, tant ils indisposaient son ouïe. Qu'il se reprît, et tout de suite ! N'était-il pas un homme ? À en voir ce qu'il voyait, Louis ne pouvait en douter, et pourtant...  « S'il y avait une solution, les médecins l'auraient trouvé. Tu étais à l'hôpital depuis longtemps, non ? Et toujours dans le coma... C'est qu'ils cherchaient encore, et qu'ils ne trouvaient rien. Pourtant... » Le regard de Louis se fit plus dur encore, mais un sourire malicieux dépeignit sur son visage d'écailles le fond de sa pensée de jais. Il venait d'ourdir une machination terrible qui, il l'espérait, saurait tirer Vincent du marasme de sa psyché en chagrin. Il n'y songeait guère par compassion, mais bien parce qu'il vomissait les complaintes serviles et pitoyables. Sa gueule vint se poster si près du jeune homme que celui-ci put sentir sur ses cuisses le souffle chaud du dragon.

 « … il y a bien un moyen d'en finir. Je pourrais te tuer, et le feu qui t'anime mourrait sans doute avec toi. Tes cendres fertiliseront cette forêt et j'emporterai avec moi le souvenir de ta … plaisante compagnie. » Louis entrouvrit son sourire, pour révéler au garçon ces dents nombreuses, pointues, menaçantes. Nul doute qu'il comprendrait qu'accepter cette proposition signerait son arrêt de mort. Définitivement. Point de renaissance façon phénix. Vincent mourrait et Louis dresserait pour lui une sépulture digne de sa fugace existence – car il n'était plus vivant que depuis qu'il s'était vu investir par ce feu mystérieux.  « Réfléchis-y, et vois la paix que je peux t'offrir. La clémence du tombeau, le silence du repos éternel, et la froideur d'un sommeil dont on ne revient pas. Nul feu ne te tourmentera. » Sauf s'il achevait sa course en enfer, où les flammes de la damnation le tourmenteraient pour l'éternité... Louis, les yeux rivés dans ceux de Vincent, poursuivait, indifférent aux tracas que ses propos suscitaient peut-être dans l'esprit du jeune homme.  « Mais il y a peut-être une autre solution. Tu pourrais accepter ce feu, le faire tien, t'identifier à lui, et le contrôler, le maîtriser, l'utiliser. C'est un don précieux que de tels pouvoirs. Les gâcher... seraient une grande stupidité. » Louis eut alors une idée formidable. Il recula donc pour la mettre en œuvre, tout en poursuivant :

 « D'ailleurs, voyons si... » Et avant que le jeune homme put dire quoi que ce fût, il l'approcha tel un serpent, entrouvrit sa large gueule, et cracha son feu à la figure de Vincent. Les flammes qui jaillissaient hors de sa bouche brûlaient avec ardeur, vers les cieux, de sorte qu'elles n'étaient guère un danger pour la flore environnante, à quelques brandons près. Louis ne sut cacher sa surprise ni son enthousiasme quand il vit que les cheveux, les yeux, les lèvres, la peau même de Vincent demeuraient insensibles à cet embrasement ! Il claque des mâchoires et ses hissa haut pour mieux contempler le jeune homme.  « Prodigieux ! Et tu voudrais abandonner, refuser ces aptitudes formidables ? Es-tu seulement conscient de ton potentiel ? As-tu seulement idée d'où pourrait te mener l'entraînement adéquat ? Tu semblais soucieux de vouloir préserver ton entourage de tes pouvoirs... mais songes-tu que ces mêmes pouvoirs pourraient bénéficier à ton entourage ? » En effet, à première vue, Vincent aurait fait un pompier merveilleux, et pas seulement pour le mois d'août du calendrier.
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Docteur ? Le patient prend feu

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