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Notre méfiance justifie la tromperie d’autrui ▬ Siobhan

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Message posté : Jeu 2 Oct 2014 - 19:18 Message
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02 octobre 2014

Ces derniers temps, Raphaël l'archidémon avait beaucoup occupé Renan. Pas forcément en raison de son goût pour la discussion pleine de sous-entendus, mais tout simplement parce qu'il avait dû se débrouiller pour trouver un moyen de pouvoir le contrôler. Tout bonnement. Le démon était beaucoup trop versatile et impulsif, Tesla ne tenait pas à le voir tout à coup provoquer une catastrophe parce qu'il aurait finalement décidé que les choses étaient trop monotones à son goût. Certes, Renan aimait le pouvoir et Raphaël en avait beaucoup à offrir, toutefois il préférait l'ordre et un démon survolté risquait donc de mettre à mal cette maniaquerie.
Il devait donc s'assurer que les choses se passeraient bien et qu'il n'allait pas se retrouver avec plus d'ennuis que d'avantages. Raphaël était une « personne » qui l'intéressait beaucoup, mais il tenait davantage à conserver sa place d'Officier de la Pénombre et s'il devait « sacrifier » un allié pour ça, ma foi....

C'était pour toutes ces raisons que Renan se retrouvait à Little Italy ce jour-là. Il avait prévu de tomber « par hasard » sur une jeune femme aux cheveux roux, répondant au nom de Siobhan O'Reilly. Il s'agissait de la sorcière de Raphaël, celle qu'il avait manipulée et soumise sans prendre la peine d'essayer de le faire par la parole. Il avait juste utilisé ses pouvoirs, rien de plus. Renan en avait été pas mal déçu, mais il espérait que les choses seraient un peu différentes une fois qu'il serait face à la jeune femme.

Il savait qu'elle devait traîner dans les environs pour la bonne et simple raison qu'elle vivait dans le quartier. Depuis que Louis lui avait communiqué les informations sur cette femme, Renan avait potassé tout ce qu'il pouvait trouver sur elle de manière à pouvoir la manipuler comme il le souhaitait. Contrairement au démon, il aimait mériter sa récompense et ne comptait pas utiliser le moindre pouvoir sur cette femme. Juste son talent naturel pour la parlotte de manière à l'embobiner. Oui, le trentenaire ne doutait de rien et avait l'absolue certitude qu'il allait réussir ce qu'il s'était confié comme mission pour atteindre son but.

Tesla attendait patiemment dans le quartier, appuyé contre le mur d'un bâtiment quelconque. Son regard se posa sur une silhouette située non loin de là : Siobhan vaquait à ses occupations un peu comme si elle était une personne parfaitement normale alors même que tout le monde savait parfaitement que ce n'était pas le cas. Enfin non. Seuls eux deux étaient au courant, les autres citoyens qui les entouraient devaient penser qu'ils avaient affaire à une jeune femme quelconque. Elle passa d'un étal à un autre et c'est là que le plan de l'Officier se mit en route. Il avait demandé à un agent de l'organisme de jouer les pickpockets et de tirer quelques affaires du sac de la jeune femme sans qu'elle ne s'en rende compte. La personne en question étant dotée du pouvoir d'intangibilité, il était plus que difficile de sentir lorsque sa main agrippait quelque chose ! Et dès que cet objectif fut rempli, le jeune homme se dirigea vers son supérieur pour lui confier ce qui se trouvait être un porte-feuille. Renan se contenta de l'ouvrir pour jeter un coup d’œil dedans et déranger les cartes jusqu'à trouver quelque chose indiquant l'identité du propriétaire, puis il s'éloigna de son mur.

Afin de ne pas trop se faire remarquer, au fil de sa surveillance le Français avait alterné entre plusieurs « tenues ». Un chapeau et un blouson ôtés et remplacés par une casquette et un gilet afin de finalement se retrouver en simple pull et sans couvre-chef lorsqu'il s'approcha de Siobhan afin de lancer la suite du plan. Renan se glissa aux côtés de la rouquine avant de leur effleurer le bras pour attirer son attention.

« Mademoiselle ? » Lorsqu'elle posa les yeux sur lui, il enchaîna. « Je crois que vous avez perdu quelque chose. » Joignant le geste à la parole, Tesla lui montra le porte-feuille. « Je l'ai trouvé par terre devant un étal à-bas. » Il désigna la zone où elle s'était arrêtée avant. « Vous l'avez peut-être mal remis dans votre sac. Par contre, je suis désolé, mais je l’ai ouvert pour chercher des papiers et comme j'ai vu votre photo, je suis venu vous le rendre plutôt que de le renvoyer. » Il lui tendit sa propriété. « Vous pouvez vérifier que rien ne manque si vous voulez. »

Même si ce serait ô combien malvenue de le soupçonner d’avoir cherché à la voler alors même qu'il venait si aimablement lui rendre ce qu'elle avait malencontreusement perdu. Maintenant, il ne restait plus qu'à voir si elle allait se laisser bluffer ou s'il allait devoir enclencher la vitesse supérieure.
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Message posté : Jeu 2 Oct 2014 - 19:58 Message
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Je ne voyais Raphaël qu’en pointillé ces temps-ci. Apparemment, le démon avait trouvé une nouvelle et passionnante occupation. J’avais eu le surprenant plaisir de le croiser vêtu de manière tellement… tellement coincée récemment, que j’en étais restée muette de surprise. Mais j’évitais de poser trop de questions dont les réponses étaient susceptibles de me déranger – et j’appliquais prudemment la méthode de « moins j’en sais, moins je peux en dire ».
Petit à petit, au gré de l’alternance de sévices et d’apprentissages, j’avais fini par développer un attachement aussi malvenu qu’étonnant vis-à-vis de mon tortionnaire. Oh, j’avais toujours peur de lui, je n’avais simplement plus envie de fuir. Pire encore, j’en venais parfois à rechercher sa compagnie – instant d’égarement que j’essayais de réprimer tant bien que mal. Je m’étais bien proclamée libre, et voilà que je rempilais volontairement auprès d’un véritable tyran. Bourreau. Et formidable… Non.
Par moment, cet état de fait me dérangeait, comme si quelque chose ou quelqu’un venait me murmurer à l’oreille que ce n’était pas normal. Et pourtant, cette gêne n’était toujours que passagère. Evanescente. Ç’aurait été immensément perturbant si seulement j’en avais eu conscience.

En tous cas, j’avais eu le droit à deux ou trois jours de tranquillité qui touchaient visiblement à leur fin. Depuis que j’étais sortie de chez moi, j’avais la sensation que mon cauchemar personnel traînait ses guêtres dans le coin. Sensation diffuse, effacée, qui me poussait à me demander si c’était un test tordu dont l’archidémon était friand – j’avais payé pour savoir à quel point – ou s’il dissimulait sa présence pour des raisons que je n’étais apparemment pas digne d’entendre. Elle était associée aux avertissements répétés du Corbeau de mon illustre ancêtre – en gros, c’était super chiant à supporter, et j’avais donc fini par le faire taire. Visiblement, quelqu’un me suivait, quelqu’un de puissant. Joie.
Si la peur m’avait parcouru l’échine au départ, j’avais fini par faire avec. Si démon il y avait, il finirait par se montrer. Et encore une fois, je n’avais pas la moindre envie de fuir. J’avais retenu quelque chose de capital, petite chose bien dressée que j’étais : fuir son bon vouloir, c’était m’exposer à des sanctions pour le moins inventives et qui me laissaient avec un sentiment de terreur chevillé au corps des jours durant.
Mauvaise idée, donc.

C’est dans avec calme et patience à défaut de joie que je continuais donc mes petits achats, retenant mon envie de hurler ma frustration sur tout un chacun. Bien, Siobhan, le contrôle des nerfs. C’était du beau. La dite frustration me parut atteindre son comble quand, alors que je désirais acheter quelques fruits, je me rendis compte que mon portefeuille c’était fait la malle. Je détestais cette fichue journée.
J’en étais là de mes réflexions d’une gaieté à toute épreuve (non) quand quelqu’un m’effleura le bras. Quelqu’un dont la proximité chatouilla mes sens magiques d’une façon terriblement familière. Je retins un sursaut, même si une réaction d’évitement légère eut le temps de se manifester – un petit mouvement de recul, une petite montée d’adrénaline. Qu’est ce que c’était que ce bordel, pour parler poliment ?
L’homme était poli. Et tout à fait adorable, regardez moi ça, il m’avait ramené mon portefeuille.
J’avais la vague impression qu’on me prenait pour une conne.

Je récupérais mon bien malgré tout et vérifiais rapidement que rien ne manquait. Un type qui trouvait comme par hasard mon portefeuille, qui décidait comme par hasard de me le rendre et pas de le garder pour lui, et qui, toujours par hasard, avait une trace de Raphaël en lui quelque part.
Traitez moi de parano si vous voulez, mais je sentais le piège à dix kilomètres. Surtout quand on s’appelait Siobhan et qu’on se traînait une poisse d’ordre légendaire depuis des lustres. Voilà, voilà.

« Merci. »

Lâché du bout des lèvres et avec réticence, mais, eh, on ne savait jamais. Peut-être que ce n’était vraiment que des hasards. Peut-être aussi que j’allais bientôt apprendre que Raphaël était amoureux de moi. Bah, tiens.

« La prochaine fois que vous le croiserez, dites lui bien que s’il veut s’amuser avec ses petits tests à la noix, il n’a qu’à venir en personne. Je ne vais pas partir en courant comme une perdue. »

Au mieux, il saurait de qui je parlais. Dans le cas intermédiaire, il saurait et jouerait les idiots. Dans le pire des cas, il n’était qu’un pauvre quidam comme un autre, et il n’aurait rien pigé à ce que je lui racontais. Tadam.
Sur ce, je pris donc mes cliques et mes claques, et continuais à avancer dans la rue sans plus prêter attention à l’autre. J’étais, allez savoir pourquoi, une sorcière occupée, une sorcière épuisée, et une sorcière qui ne savait plus quoi faire pour avoir le droit de ne plus être harcelée la nuit… et le jour, à présent. Mais quelle vie de merde, sérieusement.
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Message posté : Ven 3 Oct 2014 - 14:06 Message
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Il semblait que la petite sorcière n'avait pas l'air très enchantée de voir quelqu'un l'aborder. Et bien ? Il n'était pas son type ou c'était juste une habitude pour les Irlandais que de se montrer insupportables et désagréables ? Compte tenu de son expérience avec une Irlandaise intangible, Tesla penchait pour les deux solutions. Quoi qu'il en soit, il eut rapidement droit à une mise au point comme sa cible semblait avoir flairé qu'il avait quelque chose à voir avec son démon. Enfin, c'est ainsi que Renan interpréta la chose, sinon il ne voyait pas qui pouvait être ce « le ». Il la laissa s'éloigner comme si elle pensait que la question était réglée, mais c'était bien mal le connaître ! Tesla l'avait approchée en pensant avoir affaire à une sotte, mais il constatait qu'elle était un peu plus éveillée qu'il ne le pensait. Soit ! Il allait simplement se comporter avec elle comme s'ils savaient tous les deux de quoi il était question puisque cela semblait être le cas.

Loin de se laisser décourager par cette prise de contact plutôt spéciale, le Français s'approcha à nouveau de la sorcière pour se glisser à ses côtés et, avant qu'elle n'ait eu le temps de le remballer, il reprit la parole.

« Petite sorcière, je crois que tu n'as pas compris la situation dans laquelle tu te trouves. Ton cher Raphaël n'a rien à voir dans cette prise de contact, pas directement du moins. » Le ton de sa voix était suffisamment bas pour que seule Siobhan l'entende. « Contrairement à toi, je ne suis pas l'un de ses jouets ou serviteurs, alors ne fais pas la bêtise de le croire. »

Il y avait mieux comme entrée en matière, j'en conviens, toutefois son estime pour cette femme ne volait pas très haut. Une humaine, sorcière de surcroît, qui pouvait se laisser posséder de la sorte, c'était juste... risible. Renan avait bien vu la manière dont le démon essayait d'approcher les gens et à moins qu'il n'ait opté pour une solution plus radicale avec Siobhan, c'est qu'elle ne possédait pas une grande résistance pour avoir accepté de devenir sa propriété. Ce qui était certainement le plus humiliant pour elle, c'était qu'elle en redemandait. Du moins si Renan croyait les dires de l'archidémon et il n'avait aucune raison d'en douter, bien que la vantardise faisait partie inhérente de sa personnalité de ce qu'il avait remarqué.

Quoi qu'il en soit, Renan ne comptait pas perdre tout son temps à la laisser lui parler ou le fuir comme si elle croyait comprendre de quoi il était question : elle n'avait pas affaire à un pion de son cher démon et allait rapidement comprendre qu'elle gagnerait à ne pas le prendre pour un imbécile. Son expression restait toujours faussement avenante et il s'accorda même un sourire en coin comme s'ils étaient en train d'avoir une discussion tout ce qu'il y a de plus agréable.

« Ton petit ami a décidé que tu n'étais plus d'un divertissement suffisant étant donné qu'il s'est lancé dans une autre affaire. » Bien différente cela dit. « Il a mis les pieds dans la cour des grands et à faire la bêtise de trop parler. Il a lâché quelques informations à ton sujet et comme je n’ai jamais vu à quoi un jouet de démon ressemblait, j'ai décidé de venir jeter un coup d’œil par moi-même... »

Ce n'était pas exactement la vérité, mais peu lui chalait. Tesla avait retenu les conseils de Louis en ce qui concernait cette sorcière : il ne fallait pas lui faire confiance et encore moins croire qu'elle allait pouvoir les aider. Elle n'était que l'objet de Raphaël et Renan n'allait pas se trahir en lui disant des choses que le démon était censé ne pas savoir. Il y avait fort à parier qu'elle lui répéterait tout dès qu'elle en aurait l'occasion après tout et même si ce n'était pas forcément le cas, l'Officier de la Pénombre avait décidé de partir sur cette certitude.

En tous les cas, cette zone ne se prêtait pas trop à une discussion aussi spéciale, aussi le Français embraya-t-il sur une autre suggestion.

« Et maintenant comme je sais que tu connais bien la zone, tu vas nous trouver un charmant endroit où nous pourrons discuter en tête-à-tête, juste tous les deux. »

Parce qu'en effet, c'était un ordre.
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Message posté : Ven 3 Oct 2014 - 14:47 Message
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J’avais repris la route d’un bon pas, plutôt contrariée par la rencontre fugitive que je venais de faire. Bon sang, je ne pouvais pas être tranquille plus de deux jours ? Le karma allait m’entendre gueuler, à force. En tous cas, j’espérais vaguement que mon rejet suffise à dissuader l’inconnu, mais, allez savoir pourquoi j’en doutais. J’en doutais vraiment. J’irais même jusqu’à dire que ce souhait tenait plus de l’improbable chimère que d’une issue potentielle à notre prise de contact.
Et j’étais visiblement très lucide.

En effet, sans se décourager (pourquoi moi ?), l’autre se hissa de nouveau à ma hauteur tout en accumulant les mauvais points à vitesse grand v. Petite sorcière. Petite sorcière, petite chose, c’était les appellations que Raphaël utilisait à mon égard. Chasse gardée, donc, puisqu’encore aujourd’hui, ces qualificatifs tendaient à me stresser immédiatement… Quand j’avais plu au démon, je le savais. Et j’avais le droit à un adjectif derrière tous ces noms, histoire de me rabaisser encore plus au rang d’animal de compagnie… Et puis, merde, je n’étais pas si petite, je mesurais un mètre quatre-vingt. Connards.
Ensuite… Mon cher Raphaël. Certes, son contact tendait à me manquer, mais il ne fallait pas pousser. Le démon n’était mon cher rien du tout… Quand à sa dernière phrase… Elle ne manqua pas de me faire rire. Ah, il n’était pas son jouet, hein ? J’aurais parié beaucoup que ça, c’était ce qu’il croyait dur comme fer. Mais bon.

Ce qui me déplaisait souverainement, dans tout ça, au delà du fait que « mon petit ami » s’était bel et bien trouvé une nouvelle occupation, au delà du fait que j’allais forcément me prendre une raclée en allant râler auprès de lui sur le fait qu’il bavardait à tort et à travers (histoire de bien me rappeler l’étendue de mon insignifiance), c’était que l’inconnu me prenait indéniablement de haut. Putain de bordel de merde, qui était-il pour juger ? J’étais prête à parier que pas une fois dans sa vie il n’avait vécu ce que j’avais vécu, ce con. J’affichais un large sourire quand il me proposa – m’ordonna serait plus exact, mais j’essayais de rester calme – de trouver un endroit plus tranquille.

« Oh, avec plaisir, cher je-ne-suis-pas-un-jouet. Viens donc par là. »

Sans plus faire mine de m’intéresser à lui, je repris mon chemin. Quoi ?! Il me prenait de haut, je pouvais bien faire pareil. Il n’y avait pas de petit réconfort.
Je déambulais dans les rues de Little Italy, l’autre con à ma suite, jusqu’à rejoindre les vieux quartiers. Il y avait là une maison vieillotte à vendre depuis un certain temps, à laquelle personne ne s’intéressait plus depuis longtemps. Avant d’y arriver, je tendais ma main déjà légèrement ensanglantée vers mon stalker du jour, assortissant mon geste d’un :

« Du calme, c’est pour des raisons pratiques. Je ne vais pas te manger. »

Je murmurais un sort, puis sans rompre le contact, traversais la rue avec mon accompagnateur jusqu’à la porte de la dite maison sans que personne ne soit en mesure de nous voir. Discrétion, discrétion. Accessoirement, nous n’étions pas bien loin de chez Thomas Tarabotti, mais ce n’était qu’un détail que je ne souhaitais pas communiquer.

Dés que j’eus refermer la porte derrière nous, je lâchais le poignet de mon stalker, puis lui balançais un mouchoir en papier sorti de mon sac à main. J’osais espérer qu’il atterrirait sur sa tête, mais j’en doutais encore une fois. J’étais une créature de peu de foi. Mais une créature de peu de foi polie. Je lui fournissais de quoi essuyer mon sang. Vive moi.
Mais ce n’était pas le sujet. Je me retournais pour être face à l’inconnu, bras croisés, un brin agacée mais pourtant parfaitement calme. J’avais toujours eu un certain talent pour maîtriser mes humeurs, au niveau de l’expression corporelle du moins. J’avais l’air tout ce qu’il y a de plus posée. Au niveau des mots… C’était autre chose.

« Bien, mettons quelques petites choses au clair, stalker de mes deux. Primo, le jour où Raphaël aura des interactions avec un être humain sans le considérer comme un divertissement quelconque, je serais reine au pays des otaries. Ça te paraît assez clair ? Si t’as pas remarqué qu’il s’amusait avec toi, ça veut dire grosso modo que tu es un aveugle fini. »

Ah, je me sentais déjà mieux, tout à coup. Je n’allais pas jusqu’à lui signaler que s’il avait un lien métaphysique quelconque avec le démon, c’était forcément mauvais signe pour ses petites fesses. Si le démon avait des plans, la dernière chose que je souhaitais était de les ruiner.

« Secundo, bordel de dieu, ce n’est pas mon petit ami. Rien que la pensée me donne envie d’aller vomir. Tu n’appelles petit ami le type qui… »

Je m’arrêtais net en pleine phrase « qui a abusé de toi à répétition », ça sonnait vraiment pitoyable, tiens. Ce n’était que la vérité, et même si j’avais fini par accepter la manière d’être de Raphaël et même apprécier certains de nos… rapports, ça ne voulait pas dire pour autant qu’il ne m’avait jamais forcé la main. Bref.

« Tertio… J’ai une sainte horreur qu’on me prenne pour une conne alors qu’on ne me connaît pas. Et la prochaine fois que tu m’appelles petite sorcière, je te refais le portrait, et peu m’importe que le démon vienne me demander des comptes ensuite, au moins, je me serais amusée cinq minutes. »

Bon, d’accord, la dernière proposition était peut-être un peu outrée étant donné que je ne savais même pas à qui j’avais affaire. Mais ça avait le mérite d’extérioriser ma frustration. Assurément, mon interlocuteur en savait plus que moi dans cette histoire. Il savait qui j’étais, ce que j’étais et à qui j’étais lié, alors que la seule chose que je savais, c’était qu’il avait un léger lien avec Raphaël.

« D’ailleurs, d’où est ce que tu sors pour commencer ? »
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Message posté : Ven 3 Oct 2014 - 16:11 Message
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Apparemment, la petite sorcière de Raphaël avait aussi un certain ego vu qu'elle souligna sa remarque sur son côté « jouet ». Peut-être qu'elle n'avait pas apprécié ? Il s'en fichait totalement, Renan n'était pas venu ici pour la ménager de toute manière. Il lui emboîta donc le pas jusqu'aux vieux quartiers et décida de la laisser faire lorsqu'elle tendit la main vers lui. Le trentenaire n'aimait pas ne plus être le maître de la situation, cependant dans certains cas de figure il devait céder le pas. Ils purent donc pénétrer dans une maison apparemment inoccupée sans que personne ne puisse les voir et Renan eut droit à une « gentille attention » du jouet de l'archidémon. Récupérant le mouchoir qui avait manqué de peu de lui atterrir en plein visage, l'Officier de la Pénombre se débarrassa du sang présent sur sa peau avant de lever les yeux vers sa propriétaire lorsque celle-ci commença à l'admonester comme si elle était en position de force. Son expression avait beau être calme, ses paroles prouvaient que son état d'esprit était bien différent.

Tesla nota bien que la sorcière avait l'air de vouloir lui faire penser qu'il servait bel et bien de jouet à Raphaël. La bonne blague. D'un, ce dernier n'agissait pas d'une manière qui le poussait à penser qu'une telle chose était véridique, de deux, il avait des protections pour éviter d'être manipulé, puis de trois, si tel était le cas, le démon allait le regretter parce que Renan n'était pas n'importe qui. Enfin, c'était sa version de l'histoire et s'il était vrai qu'il occupait une place importante au sein de son organisme, Tesla était toutefois un humain sur le plan biologique – même s'il possédait un gène mutant. Que ce soit par aveuglement ou pas vanité, le trentenaire ne se comparait absolument pas à cette femme qu'il voyait comme un vulgaire mouton dominé par un démon trop possessif.

Renan resta silencieux, même lorsque l'imprudente sorcière s'amusa à le menacer. Lui refaire le portrait ? Vraiment ? Il demandait à voir. Sûr de ses capacités, le Français ne la craignait pas et savait bien que si elle parvenait – par miracle – à l'effleurer, les choses lui retomberaient dessus parce que Renan allait se débrouiller pour se venger sur Raphaël. Bref, c'était un cercle vicieux qu'il valait mieux éviter de déclencher.
Fidèle à lui-même, le Breton répondit d'un ton suffisant mêlé de provocation.

« C'est moi qui pose les questions. » Le ton était sans appel. « Tu es encore plus idiote que je ne le pensais. Pas étonnant que tu sois devenue le sex-toy d'un démon si tu t'amuses à insulter tous les types qui se présentent à toi. Un conseil : apprends à enclencher ton cerveau avant d'enguirlander les gens qui t'abordent, les suivants pourraient avoir moins de patience que moi. » Au moins, le ton de la discussion était donné. « Essaye de me refaire le portrait et je peux t'assurer que tu ne seras pas déçue du voyage. »

Que ce soit du bluff ou non, Renan était si convaincu de sa supériorité que son assurance devait forcément mettre le doute à son interlocutrice. Ou alors elle était franchement stupide, mais en général lorsque quelqu'un était aussi convaincu de pouvoir vous maîtriser, c'était qu'il avait bel et bien une raison de penser ainsi. Quoi qu'il en soit, le but du Breton était d'affirmer sa nette supériorité et de faire comprendre à cette gonzesse qu'elle avait intérêt à filer doux si elle voulait que les choses se passent bien. Renan n'était pas du genre à caresser dans le sens du poil lorsqu'il n'avait rien à gagner – comme avec Raphaël par exemple. Son regard resta diriger sur le visage de la rouquine avant qu'il n'enchaîne, toujours du même ton provocateur.

« C'est à mon tour de mettre les choses au clair : ce n'est pas parce que tu n'es pas capable de te protéger face à un archidémon que c'est le cas de tout le monde. Tu crois franchement que j'ai approché une créature pareille sans mon lot de protections et d’assurances ? » Il secoua la tête comme si cette idée était stupide – ce qui était le cas. « Même si ce cher Raphaël essayait de se divertir avec moi, il n'y arriverait pas. Et il a tout intérêt à ne pas se lancer là-dedans, sans quoi les choses pourraient rapidement mal tourner pour lui. » Une fois de plus, Renan était sûr de lui, signe qu'il devait avoir des moyens à sa disposition. « Alors, mets-là en veilleuse deux minutes et écoute. Ça t'évitera de dire des idioties. »

Elle avait beau avoir imposé ses exigences, Renan n'en tenait absolument pas compte. Il se fichait pas mal de heurter sa sensibilité : la jeune femme n'était rien de plus qu'un pion. Elle allait aussi servir dans le sien d'ailleurs, que cela lui convienne ou non. Il comptait d'ailleurs aborder ce point.

« Si je suis ici, c'est tout simplement pour avoir une nouvelle assurance. » Parce que c'était tout ce qu'elle était à ses yeux. « Raphaël a une certaine tendance au caprice et je tiens à m'assurer que si l'idée lui venait de pousser le bouchon trop loin, il se calmera pour éviter de perdre quelque chose. Ou quelqu'un. » Elle, donc. « Maintenant, le « comment ça se passera » dépendra de toi. Tu fais partie du plan, que tu le veuilles ou non, mais ça peut se passer en douceur ou brutalement. J'ai cru comprendre que tu avais un certain goût pour tout ce qui est forcé, mais ce n'est pas vraiment mon délire... » Une référence à son addiction au démon. « Alors, petite sorcière ? »

Oups, le mot interdit. Est-ce qu'elle allait lui démolir le portrait ? Il verrait bien.
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Message posté : Ven 3 Oct 2014 - 20:24 Message
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Ce fut littéralement plus fort que moi : j’explosais de rire. Ce n’était certainement pas l’effet voulu par l’autre abruti, mais sérieusement, il croyait vraiment que m’utiliser comme otage allait servir à quelque chose contre Raphaël ? Vraiment ? Et il disait savoir où il mettait les pieds. J’en pleurais de rire, en fait. Ridicule. Une idée stupide entre toutes.

« Tu crois vraiment qu’il en aura quelque chose à foutre ? »

La phrase sortie quelque peu hachée par mes hoquets qui interrompaient mon rire d’hystérique. Putain, je venais d’entendre la blague du siècle.

« Dis, pour un stalker et un soi-disant spécialiste, tu m’as l’air bien mal renseigné. »

J’avais repris mon sérieux, à peu près. Une assurance. Une assurance… mais bien sûr. Il avait fumé quoi avant de venir ? Je voulais la même chose pour me détendre, visiblement, c’était de la bonne.

« Alors, reprenons les choses au début, par le détail. Je me fous totalement de la patience que tu peux avoir. En fait, si tu veux tout savoir, au point où j’en suis, tu ne pourras rien inventer que je n’aie pas déjà subi. »

Quand l’être qui vous torturait avait accès à vos pires cauchemars, et pouvait utiliser votre propre pouvoir contre vous… Vous pouviez dire que vous aviez vu beaucoup, déjà. J’étais dans ce cas. J’écartais les bras, retenant un nouveau rire hystérique.

« Enfin, je suis la putain de poupée d’un putain de démon, tu crois vraiment que c’est arrivé parce qu’il a demandé la permission ? Ou que je l’avais cherché ? Je suis peut être un peu impulsive, mais je ne suis sûrement pas idiote. Enfin, passons. Au fond, peu importe l’image que tu as de moi, ce n’est pas le point intéressant. Maintenant…. »

Je le regardais d’un air de regret, un instant. En d’autres temps, en d’autres lieux, j’aurais été prête à faire n’importe quoi pour peu qu’on m’aide à me sortir de ce cauchemar. Mais ce temps là était révolu depuis longtemps. Je marchais avec Raphaël, envers et contre tout.

« Maintenant, j’imagine que ce n’est pas parce que je te dis que ça ne servira à rien que tu vas changer d’avis. Oh, attends ! On va parler par l’exemple. »

Je réfléchis un moment avant de reprendre en imitant les intonations de mon démoniaque tortionnaire avec une exactitude un peu perturbante (j’avais eu le temps, après tout, de les étudier en long, en large et en travers) :

« Je sens ta colère, je sens ta frustration et je n’en ai rien à foutre. Je me moque de te sortir de la merde. »

Certes, il y avait une suite à ces mots que je citais fidèlement, mais je ne tenais pas spécialement à la transmettre. J’avais trop peur que ce soit mal interprétée. En effet, le démon avait continué en signalant qu’il serait contrarié de me perdre. Et depuis, il m’avait appris comment me protéger. Je ne savais pas bien à quoi je lui servais, mais vu l’investissement qu’il faisait là, j’étais presque sûre que c’était quelque chose d’intéressant. C’est pourquoi je passais sous silence cette partie de l’histoire.

« Ça te paraît assez parlant ? »

Je l’observais avec un dédain à peine dissimulé. Chercher à maîtriser Raphaël, c’était comme chercher à dompter un ouragan. C’était impossible. Point barre. Chimères, rêveries de gosse, espoirs futiles. Je n’étais pas dupe au point d’ignorer qu’il y avait des êtres plus puissants que moi. Vu la certitude qu’il y mettait, peut-être bien qu’il l’était, lui. Mais peu importe sa puissance, j’étais certaine que le démon aurait toujours le dessus en cas de problème… Sauf à impliquer de la magie noire, et encore. Jamais encore un humain n’avait réussi à maîtriser un archidémon. Un démon, oui, mais un être de la puissance de Raphaël. C’était pure folie que de s’y essayer, à moins d’être prêt à y perdre la vie et l’âme. Ambiance.

Accessoirement, toutes ces histoires de petite sorcière commençaient à me pomper l’air. J’allais finir par m’énerver. J’avais beau avoir proposer de lui offrir une séance gratuite de chirurgie esthétique, je ne pouvais en pratique pas faire grand chose à l’heure actuelle. Rien si ce n’est que par précaution, je rajoutais une couche supplémentaire à mon bouclier grâce au sang qui goûtait sur ma main, histoire de faire en sorte qu’en plus d’arrêter toute attaque visant ma petite personne, il essaye de les renvoyer. Ça ne mangeait pas de pain. D’autant plus que quoi que je dise, je ne pouvais pas me laisser faire si c’était susceptible de causer des ennuis à mon démon.
Oh, bon sang, j’étais tombée bien bas. J’étais prête à abjurer jusqu’à ma fierté pour celui qui m’avait détruite.
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Message posté : Ven 3 Oct 2014 - 21:46 Message
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Même si son ego était surdimensionné, Renan ne se vexa pas devant l'hilarité de la jeune femme. Il se contenta de la fixer avec un calme non feint, attendant qu'elle retrouve son calme pour lui expliquer pour quelle raison il pouvait se recycler en clown. Les explications un peu anarchiques qui arrivèrent alors ne manquaient pas... d'originalité. Le démon n'en avait rien à faire d'elle pauvre petite chose qu'elle était, Raphaël la laissait se débrouiller seule... Renan avait du mal à y croire. Franchement. Vu la manière dont il en avait parlé et après ce que Louis lui avait expliqué, Tesla était convaincu que l'archidémon prendrait très mal le fait que quelqu'un d'autre s'en prenne à sa précieuse sorcière.

Il la laissa tout débiter avant d'esquisser un sourire amusé, la regardant du même air qu'il réservait aux animaux ou créatures curieuses. Elle n'était rien de plus qu'un divertissement, même pour lui.

« Tu as le sens du spectacle. Je ne suis pas étonné qu'il te trouve divertissante. » À rire comme une hystérique, elle jouait bien le rôle de la bouffonne. « Tu espères vraiment me faire croire que tu ne représentes rien pour lui. Va savoir... c'est peut-être comme les histoires d'amour : la première concernée est la dernière au courant. » Il inclina légèrement la tête sur le côté. « Mais son discours a été très différent. Et je sais comment les démons perçoivent leurs jouets. Alors, les archidémons, je ne t'en parle pas. »

Louis avait assez longuement abordé le sujet. Il avait mis en garde Renan, lui précisant que s'il s'amusait à jouer avec le divertissement de Raphaël, ce dernier risquait d'avoir du mal à l'accepter. Tesla ne se sentait pas comme un jouet aux mains de l'archidémon et par conséquent, il pensait que si ce dernier devait faire un choix entre eux deux, l'hésitation ne serait pas de la partie. Son regard resta posé sur le minois de la jeune femme. Il se demanda si elle pensait bel et bien ce qu'elle disait. La créature qui « les unissait » avait clairement laissé entendre qu'il s'amusait beaucoup en compagnie de la jeune femme et vu l'accord qu'il avait fait avec Renan, ce dernier imaginait aisément qu'il ne la lâcherait pas de sitôt.

« Raphaël aime s'amuser. Vu ce qu'il m'a dit, tu le divertis beaucoup. J'ai du mal à imaginer qu'il va te lâcher si facilement. Je suis même quasiment certain qu'il n'appréciera pas s'il apprend que je suis venu te parler.... » Il sonda son regard. « Tu ignores ce que j'ai entendu et vu avec lui. Il n'agit pas pareil avec moi qu'avec toi, comment est-ce que tu peux penser que tu as la vérité absolue et moi l'erreur ? Peut-être que j'ai juste une partie complémentaire à la tienne ? »

Après tout, rien n'était impossible. Il voulait lui mettre le doute, la pousser à penser qu'elle avait plus de valeur que cela aux yeux de « son » démon. Cette pensée le ramena d'ailleurs à ce qu'elle avait dit juste avant : elle n'était pas d'accord avec ce qui lui avait été infligé, mais ça n'enlevait rien au fait qu'elle était désormais dépendante de lui. C'était ce qu'il lui reprochait. L'Officier de la Pénombre secoua la tête d'un air toujours chargé d'incompréhension.

« Je te crois bien lorsque tu dis que tu n'as pas choisi ce qu'il t'a fait... mais tu n'as pas l'air de vouloir t'en séparer pour autant. Tu pourrais fuir. Tu pourrais t'épargner de nouvelles rencontres avec lui, mais je n'ai pas l'impression que c'est ta priorité. » Elle ne pourrait pas dire le contraire. « Alors, même si c'est parti d'une mauvaise expérience, j'ai le sentiment que ça s'est amélioré entre vous... »

Renan baissa les yeux vers la main de la jeune femme. Elle saignait. C'était une sorcière de sang. Quelque chose lui effleura l'esprit, une manière de lui montrer qu'elle avait intérêt à ne pas trop le titiller sous peine d'avoir une désagréable surprise. Récemment, son pouvoir s'était amélioré et il pouvait stopper la coulée du sang avec le magnésium qu'il contenait et cela ne se limitait pas au sien. Utilisant son don, Tesla s'arrangeait donc pour que la plaie de la jeune femme cesse tout à coup de saigner et cela même si elle était encore ouverte. Son regard remonta jusqu'au minois de la rouquine.

« Tu aimes peut-être te faire du mal ? Une sorcière de sang, c'est plus sensible aux démons que les autres, je crois. » De manière à ce qu'elle fasse le lien entre l'arrêt du sang et lui. « Tu as une bien piètre vision de toi ma chère Siobhan. » Il utilisa son prénom pour la première fois. « Tu es une jolie fille, je suis sûr que même un démon peut y être sensible. Ou pas. En tous les cas, tu es dépendante de Raphaël et rien que ça, je suis certain que ça lui suffit. » Il sourit doucement. « Tu devrais te valoriser un peu. Je ne marche pas. »

Et, histoire de la provoquer un peu, Renan leva la main pour frôler le bras de la jeune femme et poussa le vice jusqu'à oser tenter de lui toucher la joue, mais il était certain qu'elle n'allait pas se laisser faire.
Il ne s'appelait pas Raphaël.
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Message posté : Ven 3 Oct 2014 - 22:21 Message
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A deux pas de l’inconnu, je l’écoutais déblatérer. Bien sûr que Raphaël serait fâché si j’en venais à mourir. Mais delà à ce que menacer ma petite personne serve de carotte… Il y avait un gouffre. Un fossé. Une faille énorme. Bref. Et puis, quand bien même, je n’avais pas l’intention de me laisser faire. Il était même hors de question que je sois un danger quelconque pour ses petits plans.
Quelque chose en moi voulait prendre la défense du démon, mais cette conversation était dérangeante. Trop de vérités, trop de rappels de ce qu’était devenu mon quotidien – une succession de terribles nuits peuplées de cauchemars, et des journées bien trop courtes pour contenir mes terreurs, les apaiser. J’étais perdue, damnée, sans échappatoire, et cet idiot s’amusait à remuer le couteau dans la plaie.

Il me coûta de maîtriser mon corps pour ne pas laisser voir l’étendue de ma peur, de ma colère ou encore de mon petit grain de folie – mon esprit avait tout de même fini par perdre un peu de raison sur certains points, à force, même si je restais quelqu’un d’assez maîtrisé en règle générale. En règle générale seulement, puisque l’autre me faisait sortir de mes gonds. Lentement mais sûrement.
Le summum fut atteint quand d’une part, cet enfoiré réussit à faire coaguler mon sang – heureusement que le sort que j’avais voulu lancer était déjà bel et bien actif – et en plus, appuya juste là où ça faisait mal… Ah, ma nature de sorcière de sang qui m’avait trahie. Jetée en pâture à une créature cruelle et sans pitié. Mon propre pouvoir avait été ma perte… quelle ironie, après ce que j’avais fait pour le garder.

Mais ce qui me désarçonna un instant, ce fut son contact, un effleurement à peine… Sa main se leva pour venir toucher ma joue. Et avant même que je n’aie eu le temps d’y penser, ma main gauche jaillit pour intercepter la sienne… Tandis que ma droite lui collait une gifle retentissante. Pas un instant je n’avais réfléchi, moi qui mettait un point d’honneur à toujours être maîtresse de mes moindres mouvements, d’autant plus depuis que j’avais perdu tant de contrôle sur ma propre vie.
Je ne supportais les contacts que très mal depuis que Raphaël avait abusé de moi. En fait, j’avais jeté celui qui me servait de petit ami à la porte, j’avais évité toute expérience corporelle trop intime, à une exception près… Alors que lui se permette de me toucher quand nous ne nous connaissions pas, se permette de juger ce que j’étais, ce que j’avais fait et continuais de faire pour survivre… C’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase.
Je reculais d’un pas, puis deux, reprenant mes esprits. J’avais fait une connerie ?
Pourtant, ce fut d’une voix atone, factuelle que je repris la parole.

« Je pourrais fuir ? Fuir comment ? Je suis liée à lui. Il ne me l’a pas dit clairement, mais je sens sa présence dés qu’il rôde, tu crois que c’est à cause des viols ? Tu crois que je lui cours après ? Je marche avec lui parce que marcher contre, c’est me condamner moi-même. Il y a un moment où je n’ai plus pu supporter ce qu’il me faisait, un moment où j’ai baissé les bras, et alors ? »

Une pause, et je repris d’une voix remplie d’amertume.

« Ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Ça t’évitera de dire des idioties. »

Je reprenais volontairement un peu de ses expressions. Ça pouvait être très pénible, et il l'avait bien cherché, tiens.
Et, oui, j’en redemandais parfois. Oui, j’étais accro. Oui, j’avais fini par décider de le servir, ce démon. Mais je l’avais fait contrainte et forcée. Même si aujourd’hui j’avais appris à composer avec, tant et si bien que j’avais cessé de me rebeller pour tout et n’importe quoi. C’était inutile. Une des premières « leçons » que Raphaël m’avait inculqué.

« Raphaël s’amuse comme un gamin capricieux. Et quand il en a assez, il détruit ce qu’il a tant apprécié. J’ai intérêt à filer doux, j’ai intérêt à chercher à lui plaire, et figures toi qu’il n’y a rien – rien – que je ne ferais pas pour survivre. Les choses se sont améliorées parce que j’ai renoncé à lui résister pour le contenter un peu plus. »

Un léger sourire, terriblement malvenu, se dessina sur mes lèvres. Douces justifications d’un irrationnel comportement. Mais il était vrai que je n’hésiterais pas à faire ce qu’il me demandait tant que je pouvais vivre. Même si je ne bridais pas totalement mes réactions parfois vives, ou mes refus. J’étais sûre qu’une poupée trop soumise n’amuserait pas autant mon tortionnaire, et je voulais qu’il s’amuse. Je voulais être auprès de lui à peu près autant que le contenter.

« Je n’aime pas à proprement parler me faire du mal… C’est une nécessité pour ma magie, c’est tout. »

Je regardais le sang coagulé avec un froncement de sourcils. Une nécessité indiscutable, en effet.

« Enfin, que tu marches ou pas, les faits sont les faits. Premièrement, notre démon ne bougera pas le petit doigt pour me sauver la mise. Il aime bien que je fasse mes preuves, je crois. Et deuxièmement, comme je te le disais, j’ai renoncé à fuir Raphaël. Je le… Je le sers. Et je ne vais pas te laisser te servir de moi. »

Un haussement d’épaules pour accompagner les mots.
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Message posté : Ven 3 Oct 2014 - 23:20 Message
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Il s'était attendu à ce son geste soit très mal perçu. Renan était au courant que les femmes abusées ne s'amusaient pas à aller se frotter contre tous les types rencontrés et même si Siobhan avait été forcée par un démon, le résultat revenait au même. Il était donc plus qu'évident qu'elle n'allait pas le laisser la « tripoter » sans rien dire. Cependant, s'il s'attendait à une éventuelle gifle, celle qu'elle lui colla fut bien plus forte qu'il ne l'avait imaginé. Lorsque la main s'écrasa sur sa joue, le trentenaire sentit une violente douleur avant que son oreille ne se mette à siffler horriblement. Puis forcément, la chaleur de l'impact se fit rapidement sentir alors que l'endroit l'élançait douloureusement, mine de rien, c'était que ça faisait mal ! Il fallait avouer que la surprise était de mise, il ne parvint pas à masquer la lueur qui passa brièvement dans son regard alors qu'il se retrouvait un peu étourdit pendant quelques secondes. Puis il se reprit. Siobhan avait relâché sa main et Renan l'avait instinctivement porté vers la zone d'impact, mais il la laissa finalement retomber le long de son corps avant de lui décrocher un regard noir.
Il s'y était attendu, mais pas comme ça.

Renan était agacé, c'était un fait. Raphaël allait certainement être mis au courant et il avait déjà l'impression de l'entendre ricaner à ce simple récit. Saleté de démon/ Siobhan avait reculé et elle avait bien fait de le faire, parce que son self-control lui échappa l'espace d'un bref instant. Il supportait mal que la situation dérape ainsi et il avait clairement sous-estimé sa force. Tesla entendit à peine ce qu'elle dit ensuite, son regard toujours posé sur elle, hésitant à réagir. Finalement, c'est lorsqu'elle termina sur un haussement d'épaules qu'il soupira. Elle ne méritait même pas qu'il s'énerve.

« Tu me fais pitié. »

Ou pas.
Sur une impulsion, Renan décida de lui montrer que lui aussi pouvait faire peur. Elle craignait son démon ? Il n'était pas qu'un stupide humain sans moyens, il pouvait se procurer tous les artefacts possibles pour soumettre Raphaël et cette femme le repoussait comme un vulgaire péquenot.
Levant la main, le Français ne lui laissa pas le temps de réagir. Ils étaient dans le hall, il y avait un escalier qui montait à l'étage et la rampe était composée d'une longue barre de métal raccordée aux marches par des tiges métalliques plus petites. Tout décrocher fut un véritable jeu d'enfant et rapidement, il utilisa sa nouvelle arme pour l'enrouler autour de la jeune femme en englobant ses bras. Elle se plaça de telle manière à les lui bloquer tout en descendant suffisamment bas pour lui écorcher toutes les cuisses si elle faisait la bêtise de lever la jambe.

« Tu me fais penser à ces chiens qui sautillent autour de leur maître en faisant le beau et en priant pour qu'il leur accorde un moment d'attention. Ils n'hésiteraient pas à se sacrifier juste pour avoir droit à une petite caresse. Tu es comme eux. Tu n'hésiteras pas à jouer la gentille sorcière pour que ton cher et tendre s'amuse un peu avec toi. » Le ton de sa voix était clairement dégoûté. « Tu devrais faire attention, ils ne vivent pas longtemps. » Surtout s'ils se faisaient écraser. « Tu pleurs sur ces viols, mais au final tu n'es rien de plus qu'un mouton. Tu subis, c'est tout. Tu ne cherches même pas à te défendre. »

Renan s'approcha d'elle et plaça son visage suffisamment près de celui de la jeune femme pour qu'elle sente son souffle lorsqu'il parlait – heureusement qu'il avait l'habitude de se brosser les dents après chaque repas. Elle pourrait bien essayer de lui envoyer un coup de boule ou un coup de genoux, mais ce serait en échange d'une belle blessure en retour. Pas sûr que cela en vaille la chandelle.

« Et si je te disais que moi aussi je peux te faire vraiment mal ? Te causer de gros ennuis ? » Il soupira. « Je ne suis pas un vulgaire petit indépendant, j'appartiens à un organisme qui possède des artefacts suffisamment puissants pour pouvoir prendre le contrôle d'une divinité alors ton archidémon.... » Il rigola doucement. « … c'est de la rigolade. Tu crois que je l'accepterais dans mes rangs si je n'avais pas les moyens de le neutraliser ? Tu t'es trop laissée monter la tête ma jolie, ton Raphaël n'est pas le plus puissant de la planète, sinon tu crois qu'il s'amuserait à se cacher dans le corps de cette fille ? »

Pour commencer : distiller le doute dans son esprit pour qu'il germe et qu'elle puisse ensuite comprendre que son cher démon n'était pas la seule chose qui pouvait l'aider en ce bas monde. Il la regarda, toujours aussi proche d'elle histoire de garder une certaine pression, avant de finir sur une note plus positive.

« Je ne te demande pas de le trahir. Je te dis seulement de réfléchir. Il y a des gens bien plus puissants que lui dans cette ville tu sais... mon organisme compte des semi-divinités qui ne feraient qu'une bouchée de lui. Tu te limites trop... » Renan secoua la tête. « Tu devrais voir plus loin. Moi par exemple, j'interviens lorsque mes hommes ont des ennuis. » Il plongea son regard dans le sien. « Je te l'ai dit. Il y a deux méthodes et là, tu expérimentes la douce.... »
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Message posté : Sam 4 Oct 2014 - 13:03 Message
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AH, je lui faisais pitié, moi, la petite sorcière, le jouet de ces messieurs dames ? Ça tombait bien, il m’arrivait d’avoir les mêmes sentiments à mon égard. Je n’étais pas totalement idiote, enfin. Néanmoins, je m’en moquais un peu, ou du moins essayais-je de me persuader que je m’en moquais, tant que je restais en vie.
L’avantage, c’était que tant que je respirais, j’avais l’espoir que la situation finisse par se tasser. Avec Raphaël dans le coin, évidemment. Je n’arrivais même pas à envisager mon existence sans son agaçante présence pour me pourrir la vie. C’était un peu malheureux, tout de même.
J’étais en train de me dire que, tout à ses sentiments de pitié, l’autre avait oublié que je venais de lui coller ma petite menotte dans sa jolie petite tête, mais c’était trop beau pour être vrai, définitivement.

Le métal qui constituait l’escalier décida tout à coup de s’enrouler autour de moi, pour m’immobiliser et laisser le temps à l’inconnu de me faire son petit speech de « moi aussi je peux faire peur ». Passée la réaction de surprise que je n’avais pu contenir, ma seule réaction fut pourtant un ennui profond. L’inconnu, toujours pétri de sa prétendue supériorité, s’était approché, comme pour appuyer son petit effet. J’étais impressionnée. Ou pas.
Je le regardais d’un visage inexpressif, notant pourtant avec attention tout ce qu’il me disait – autant que le principal intéressé soit au courant, y compris du fait que son acolyte tentait de me débaucher. Nul doute que ça lui plairait.
Je prenais soin de me souvenir qu’il faudrait que je pose quelques questions. Une organisation susceptible de tenir un démon en laisse, soit disant, du moins ? Ça me paraissait le genre de choses difficiles à cacher, et pourtant, je ne voyais pas de quoi il parlait. Comme c’était étonnant.

Immobilisée comme je l’étais, j’avais en tête les souvenirs obsédants de ce que j’avais pu subir pendant ma première semaine aux mains du démon. Autant dire que prendre sur moi pour ne pas montrer que quelque part, la sensation était immensément dérangeante – pas effrayante, j’étais sur un terrain trop connu pour cela – n’était pas si facile. Mais j’y parvenais une fois de plus. Et puis, son dispositif me fournissait une arme. Il était arrangé de telle sorte que je ne puisse pas bouger sans me couper assez profondément… Si je tentais de me libérer. Si je bougeais légèrement… Je fis mine de vouloir tenter quelque chose, et retins un sourire de satisfaction en sentant le sang couler sur une de mes cuisses.
Je profitais du petit speech de l’inconnu pour ce faire, me disant qu’il était tellement occupé à me menacer qu’il ne verrait peut être pas ce qui se passait juste sous son nez.
Quand il eut fini, je répondis d’une voix très calme, ne me faisant pas l’affront de seulement réagir à ses assertions sur ma nature de mouton. Je ne jouais pas la gentille sorcière pour qu’il s’amuse mais pour qu’il me martyrise un peu moins, idiot.

« Oh, et donc, parce que tu m’assures que ta petite sauterie est toute puissante et pourrait éventuellement mater Raphaël, parce que tu me dis que tu frayes avec des semis-divinités, je devrais laisser tomber le démon et venir avec toi gentiment ? »

Je l’observais d’un air désabusé. Décidément, il avait dû fumer la moquette avant de venir. Je ne voyais plus que ça.
Ses soupçons quand aux ennuis de Raphaël me dérangeaient, en revanche. Le fait était que, ayant surpris une conversation entre Azazel et Raphaël, je savais très précisément pourquoi il occupait le corps de Cornelia. Mais motus et bouche cousue. Ça ne concernait pas mon interlocuteur, loin de là.

« Imagine toi que, contrairement à d’autres, je suis loyale. Je ne retourne pas ma veste à tout bout de champ. Je n’irais même pas réfléchir à ce que tu proposes, navrée. »

Je n’allais pas tourner autour du pot quatre cents ans non plus. Et puis, c’était plutôt utile de mettre les choses au clair. Pendant ce temps, je mobilisais de plus mon pouvoir sur le sang pour qu’il se mette au contact de mon stalker. Chose qui fut rapidement faite, le liquide dessinant une rune complexe que j’avais inventé à partir de ce que m’avait révélé Louis d’Ax sur son propre talent…
Avant que l’autre réagisse – à moins d’être totalement déconnecté de son corps, il allait forcément se rendre compte que quelque chose venait de s’installer contre sa peau – je lui jetais un regard sans âme et articulais distinctement :

« Straif. »

Le mot servait juste à véhiculer ma volonté, à m’aider à me focaliser, mais au final, le pouvoir passait par le glyphe tracé sur la cheville de l’autre. Une rune qui avait pour effet de faire souffrir celui qui en était la cible. Techniquement, elle reliait les perceptions de la victime aux miennes, et les dieux savaient que je connaissais un rayon sur la douleur. Je choisis soigneusement ce que je laissais circuler, des expériences toutes issues de mon passé violent avec le démon. L’acier qui déchirait la chair, encore et encore, les ombres qui m’apposaient une contrainte telle que certains de mes os avaient fini par se briser, la faiblesse qui vous saisissait quand votre corps ne pouvait pas, ne pouvait plus suivre, et que vous aviez l’impression et que pas une seule partie de vous n’était encore intacte. Et la sensation dérangeante d’être violé, souillé par un pouvoir étranger.
Qu’il tâte un peu de la médecine que Raphaël m’avait administrée. Tout ça sans qu’une seule trace ne marque son corps, c’était dans sa tête. Et puis, juste comme il avait commencé, le supplice du stalker cessa.
Ce qu’il avait ressenti n’était jamais qu’une insignifiante partie de ce que j’avais pu subir pour ma part. Et pourtant, c’était déjà beaucoup. Je ne voulais pas sa pitié, je voulais simplement qu’il cesse de porter de précieux petits jugements de valeur, alors que lui autant que moi n’avait qu’une partie de l’histoire.
Je le défiais du regard, et c’est un sourire narquois que je signalais d’une voix doucereuse :

« Et si je te disais que je ne suis pas une pauvre petite sorcière sans défenses ? Tu as tes petits jouets, et bien, j’ai les miens. Je me fous des petits plans qui mijotent dans ta petite tête, ça sera sans moi. »

Je n’étais pas une potiche, une greluche que n’importe qui pouvait menacer à sa guise… D’autant plus qu’à présent, je travaillais pour la famille Mancini, et que je savais que si on me causait trop de gros ennuis, je pouvais toujours demander la protection de Lorenzo. Néanmoins, j’avais une tendance très poussée à vouloir régler mes problèmes seules, et l’idée ne m’effleura qu’un court instant.

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Message posté : Sam 4 Oct 2014 - 18:20 Message
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Elle le décevait. Certes, Renan s'était attendu à tomber sur une femme dominée et sans vraiment d'ambition, mais là... c'était carrément pire que tout ce qu'il pouvait imaginer. Elle n'était bonne à rien et trouvait en plus le temps de se plaindre de ce que le démon avait pu lui faire. Pauvre chou, elle croyait être la seule à avoir été victime d'un abus physique ? Même si « l'homme » en question n'était pas commun, les faits restaient les mêmes et elle n'éveillait qu'une profonde lassitude mêlée à du dégoût. Cette fille le dégoûtait, elle ne se rendait pas compte de ce qui était à sa portée pour la bonne et simple raison qu'elle était trop aveuglée par son lien avec Raphaël. Petite chose, c'était exactement ça.

« Pas éventuellement. »

Il n'était pas sûr qu'elle l'ait entendu ou écouté, mais Renan était absolument certain que les agents actuels de SHADOW pouvaient mater l'archidémon. Sinon, à quoi bon se coltiner le caractère de cette garce d'Ida si elle ne pouvait pas lui rendre un petit service de temps en temps ? Puis il semblait qu'ils avaient un lien particulier, ce serait amusant de lui demander une telle chose. Ou pas. Elle serait encore capable d'exiger quelque chose de bien chiant en échange et il serait parti pour se compliquer la vie. Mais bref, Siobhan n'avait pas besoin d'entendre parler de ces fameuses créatures et il resta donc silencieux pour le reste alors qu'elle déclinait pour de bon sa proposition. Elle était trop froussarde pour changer ses habitudes. Renan se demandait encore ce que Raphaël pouvait bien trouver à cette petite sorcière sans envergure.

Tesla songeait à quitter les lieux après lui avoir fait comprendre qu'il n'en avait plus rien à faire d'elle, mais Siobhan le coupa dans son élan. Une sensation étrange et désagréable se fit sentit et Renan n'eut pas le temps de tenter de couper un éventuel lien que déjà une violente douleur se fit sentir. Pourtant, lorsqu'il baissa les yeux vers la zone douloureuse, rien ne fut visible. Et bien ? ! Il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre qu'il s'agissait sans aucun doute d'une technique employée par la sorcière pour lui faire ressentir ça, peut-être sa propre douleur, allez savoir. Il est vrai qu'il fut impressionné, mais il n'en montra rien. Tesla serra les dents jusqu'à ce que la sensation cesse. Il avait appris à souffrir en silence et pouvait le faire, même face à ça. Enfin, sa fierté l'y obligeait, peut-être qu'en temps normal il n'en aurait pas été capable, il n'en avait aucune idée.

Elle reprit la parole pour se vanter en essayant encore une fois de se moquer de lui. Renan soupira.

« Tu n'es qu'une idiote. Tu n'en vaux pas la peine. » Il se détourna d'elle. « Un souvenir de ma part... »

La barre de métal se déroula avant de se glisser autour de la gorge de la jeune femme et de serrer un petit coup sec. Pas dans le but de l'étouffer, uniquement pour laisser une trace clairement visible, puis elle se déroula à nouveau pour retomber inerte au sol.
Renan ne quitta pas la zone par la porte avant, il emprunta l'arrière en déverrouillant la serrure avec son don et sans laisser la moindre empreinte, puis il quitta Little Italy avec l'idée de ne plus jamais revoir cette garce.

---------------------------------

Enfin, c'est ce qu'il croyait jusqu'à ce qu'un soir, alors qu'il s'apprêtait à quitter son lieu de travail pour rentrer chez lui, ses collègues commencèrent à ricaner entre eux. Renan n'était pas très liant, mais les autres employés avaient compris qu'ils pouvaient parler et être écoutés sans qu'il ne réponde. L'un d'entre eux – un quinquagénaire ventripotent – s'approcha de lui pour l'informer de ce qui les amusait tant.

« Y'a un canon dehors, une rouquine avec tout c'qui faut où y faut. » Joignant le geste à la parole, il plaça ses mains en coupe au niveau de sa poitrine.
« Super pour vous. »
« Je me demande ce qu'elle attend. »

Une rouquine, bizarrement cela l'incita à jeter un regard dehors et quelle ne fut pas sa surprise en reconnaissant le minois de la femme ? Son cœur rata un battement : la vie privée ne devait pas côtoyer la vie cachée. Plus qu'irrité, le trentenaire planta ses collègues sur place et sortit du bâtiment pour s'approcher de Siobhan. Il était différent de la fois dernière, habillé en civil là aussi, mais en civil « passe-partout ». S'arrêtant devant la sorcière, son ton ne chercha même pas à être aimable.

« Qu'est-ce que tu fous là ? »
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Message posté : Dim 5 Oct 2014 - 0:02 Message
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Oh, encore un qui m’avait classé au rang des choses, des petites idiotes sans cervelle qui n’avaient aucune valeur. C’était étrangement familier, comme sensation, et ça ne me faisait ni chaud ni froid. En revanche, le fait que le métal se resserre autour de ma gorge me déplut souverainement. Déjà, l’inconnu était parti. Et j’étais presque sûr que l’acier à présent inerte avait marqué ma peau. Je portais la main à ma gorge, soupirais, puis décrochais mon téléphone. Brave petite chose que j’étais, j’avais une histoire à raconter à quelqu’un.

« Raphaël ? J’ai quelques petites choses à te rapporter. »

Je sortais de la maison après avoir pris soin de vérifier que je ne laissais pas trace de moi, tout en discutant avec le démon. En sortant, je ne réfléchis même pas avant de prendre le chemin de la maison des Tarabotti. J’espérais que mon tortionnaire ne passerait pas ses nerfs sur moi. A n’en pas douter, les nouvelles que je lui transmettais n’allait définitivement pas lui plaire.

---------

Quelques jours plus tard, j’étais appuyée contre un mur, fixant avec un ennui démesuré l’endroit où Tesla travaillait. Non seulement ça ne lui avait pas plu, à Raphaël, mais il avait en plus décidé que c’était l’occasion de m’envoyer travailler un peu, à la pêche aux informations. J’avais donc gagné le droit de rejouer un nouveau tour avec le stalker… Je ne me sentais plus de joie, tiens.

C’est vaguement amochée que je me pointais là où on m’avait dit de me pointer pour attendre. Mes espoirs avaient été une fois de plus déçus – je commençais à en avoir l’habitude, ceci dit – et le démon avait quand même un peu passé ses nerfs sur moi. Il avait aussi décidé que ça faisait trop longtemps qu’il n’avait pas bu mon sang, et m’avait encore massacré le cou, ce qui expliquait que je portais un foulard d’un bleu sombre, assorti à la couleur de mon slim. Le tout était associé avec un t-shirt blanc tout ce qu’il y a de plus simple, même si je portais quelques bijoux et que j’avais une veste légère par dessus le tout.

Quand ma nouvelle cible désignée arriva, j’attendais, toujours appuyée sur mon petit bout de mur, et les bras croisés, depuis une bonne vingtaine de minutes. Chacun son tour de stalker l’autre. Ah, ah, ah. Je fus accueillie avec toute l’amabilité du monde, déjà que les mecs présents avaient passé leur temps à me reluquer avant de se détourner en ricanant… Pas de doute, ça mettait de bonne humeur.

« Comme on dit si joliment, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. »

Je marquais une pause, et avec une grimace, j’ajoutais :

« Notre connaissance commune a passé sa colère sur moi à l’issue de notre dernière rencontre. Comme quoi, la fidélité ne paye pas toujours. »

Je soupirais profondément avant de conclure :

« Je vais pas rester là comme un agneau qu’on mène à l’abattoir en attendant qu’il me fasse ma fête. Donc, je me suis dit que je pouvais bien réfléchir à ce que tu m’avais dit. Ce que t’aurais à dire ? »

J’avais évidemment baissé d’un ton pour énoncer ce fait, et je m’étais même redressée, bien que mes bras soient toujours croisés, dans une attitude qui se voulait défensive. J’étais réticente à être là – parce que la femme que j’étais l’aurait été de toute façon, de trahir la confiance donnée, et parce que je n’aimais pas du tout servir de pion à mon démon. Encore une fois, je n’étais qu’un objet dont il disposait à sa guise, un rappel dont je me serais passée bien volontiers.
Et puis, pour être honnête, j’avais peur. Peur que ce petit jeu se retourne contre moi à un moment ou à un autre. Mais je n’avais pas trop le choix. En attendant, c’est avec une lueur interrogative dans le regard que je scrutais Tesla. Il se méfierait forcément, mais Raphaël avait pris sur lui de fournir des preuves éventuelles de l’étendue de sa colère. Il avait besoin de rassurer sa paranoïa galopante, ce cher démon…
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Message posté : Dim 5 Oct 2014 - 13:55 Message
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Les soupçons de Renan étaient clairement visibles et perceptibles : Siobhan n'avait pas pu débarquer ici sans avoir parlé à Raphaël étant donné qu'elle ignorait où il travaillait, c’était donc qu'elle devait avoir eu l'aide de quelqu'un ! Cela dit, le trentenaire était parfaitement certain qu'il ne s'agissait pas de certains de ses autres agents : jamais ils ne prendraient le risque de se mettre l'Officier de la Pénombre à dos ! Non, si la petite sorcière de l'archidémon était devant lui à cet instant présent, c'est que son maître devait l'avoir renseignée. Tesla soupçonnait fortement son nouvel « employé » de ne pas avoir apprécié l'approche qu'il avait osé faire et qu'il cherchait à savoir s'il comptait réellement débaucher sa petite protégée. Enfin, c'était ainsi que le Français aurait agi si les rôles avaient été inversés, ce qui le poussait donc à déduire que c'était l'idée qui trottait dans la tête du démon.

Renan resta silencieux, la scrutant avec attention tandis qu'elle lui expliquait qu'elle avait eu droit à une belle correction de la part de son amoureux. Et bien ? Qu'est-ce que c'était censé prouver ? Elle était totalement masochiste, à retourner auprès d'un type qui abusait d'elle, elle s'imaginait qu'il allait croire que juste à cause d'une légère brutalité elle allait voir ailleurs ? Bon, sa vanité et son arrogance le poussaient à imaginer que ses paroles avaient atteintes leur but : Siobhan avait réfléchi suite au doute qu'il avait distillé dans son esprit et elle avait compris qu'il était autrement plus intéressant que l'archidémon.
Ou pas.
Il n'en savait plus rien.

Lorsqu'elle eut terminé, Renan détourna brièvement le regard de son minois pour observer les environs comme s'il s'attendait à voir Raphaël camouflé parmi la foule à les contempler. Puis son attention se reporta sur Siobhan avant qu'il ne lui réponde enfin, d'un ton bas évidemment.

« Alors, tu vas me dire que sous prétexte qu'il t'a fait mal, tu as soudain décidé que tu n'avais plus envie de lui obéir. Et tout cela alors même qu'il y a quelques jours, tu refusais obstinément, ne serait-ce que d'imaginer pouvoir le trahir ? » Il croisa ses bras sur son torse. « J'ai un peu de mal à y croire. Les imbéciles ne changent pas d'avis, mais là c'est moi que tu prends pour un crétin, je crois. » Si Raphaël était paranoïaque, il partageait ce trait de caractère avec Renan. « Et je suis certain que tu as adoré qu'il te remette à ta place. »

Après tout, elle n'avait jamais reculé devant lui alors qu'avec ce qu'elle lui avait fait sentir la dernière fois, Renan avait compris que Siobhan avait subi une douleur bien plus importante. Ce serait comme si une femme battue et bourrée de coups sans arrêt décidait tout à coup de divorcer parce que son mari lui aurait fait une pichenette. Il n'y avait aucune logique dans ce changement de direction et Tesla n'avait pas l'impression de se faire baiser par Raphaël. Ce dernier n'allait pas l'avoir avec sa jolie sorcière, il fallait bien plus qu'une femme en détresse pour le pousser à se mettre en danger ! Enfin, tout cela dépendait bien évidemment du fait qu'il avait – ou non – raison. Rien ne lui prouvait pas que Siobhan avait finalement envie de changer de vie. Si ce n'est sa paranoïa, mais elle n'était pas toujours la plus fidèle ou logique qui soit.
Il subsistait un dernier point ayant besoin d'être éclairé.

« Et je suis bien curieux de savoir comment tu as fait pour me retrouver si tu n'as pas eu l'aide de Raphaël. Il n'y a que lui qui a pu te donner cette adresse et je doute qu'il ait accepté de le faire pour que tu le trahisses. Du coup ça sent l'arnaque à plein nez. C'est quoi l'idée ? Tu dois me faire croire que tu veux accepter mon offre pour regagner la fidélité de ton petit ami ? »

Alors qu'il parlait avec Siobhan, dos tourné à la porte par laquelle il était sorti, Renan eu finalement la désagréable surprise d'entendre quelqu'un se rapprocher d'eux. Certainement l'un de ses collègues qui devait avoir décidé de tenter sa chance avec la jolie rouquine. Tous des animaux en chaleur, dès qu'une gonzesse passait, ils devaient la siffler ou essayer d'avoir son numéro ! Et cela ne ratait pas : l'un des autres employés, un gars dans la quarantaine et plutôt bien conservé, s'approcha du duo pour se poster aux côtés de l'Irlandaise.

« Ça va les jeunes ? »
« Ça irait mieux si tu nous laissais en paix. »
« Ah, j'espérais pouvoir parler à notre charmante amie. » Une idée traversa alors l'esprit de Renan.
« Tu perds ton temps.... » Et il savoura ce qu'il allait dire. « On est ensemble. » Ah, elle allait adorer devoir jouer le rôle de sa petite amie, c'était certain !
« Vraiment ? » Son regard se glissa jusqu'à Siobhan, comme pour vérifier si c'était bien la vérité.
« On allait y aller de toute manière. N'est-ce pas ma chérie ? »

Là, soit elle le faisait passer pour un menteur et se retrouverait toute seule avec ce type parce qu'il la planterait sans vergogne, soit elle jouait le jeu et lui montrait à quel point elle pouvait être bonne comédienne !
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Message posté : Dim 5 Oct 2014 - 17:26 Message
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Je ne m’étais pas vraiment attendue à ce que Tesla m’accueille à bras ouverts, surtout étant donné que je l’avais plus ou moins envoyé chier (pour dire les choses poliment) la dernière fois. Néanmoins, je n’avais pas particulièrement envie de payer un échec, et j’étais prête à faire ce qu’il fallait pour corriger le tir. Il fallait ce qu’il fallait. C’est avec un air imperturbable que je supportais son regard dubitatif. Attendant des objections qui ne tardèrent pas à venir. Immobile, très calme, je l’écoutais tout en montant mes réponses au fur et à mesure sans que rien ne paraisse sur mon visage ou dans mon expression corporelle.

Je m’apprêtais à répondre quand quelqu’un sortit du même endroit que mon stalker. Pourquoi ça ne m’étonnait même plus, franchement ? J’étais carrément blasée. J’acquiesçais alors que l’inconnu se plaçait à côté de moi en prenant de nos nouvelles. Ce n’était vraiment pas le moment, bon sang. Surtout pour ça. J’avais une touche avec quelqu’un à qui je n’avais jeté qu’un vague coup d’œil depuis qu’il était arrivé. La suite manqua de me faire m’étouffer sur place. Je masquais ma surprise tant bien que mal, suffisamment vite pour que le type ne la voit pas, pas assez pour que Tesla la rate.
Une fois ressaisie, j’affichais un large sourire et me rapprochais du stalker, tout en me promettant que j’allais lui faire payer ses conneries.

« On y allait, oui. »

Ma confirmation vint d’un ton guilleret. J’attrapais la main de cet idiot et l’entraînais à ma suite tout en lançant par dessus mon épaule :

« A une prochaine fois ! »

Nul doute que je reviendrais chercher mon tout nouveau petit ami (eurk) au travail, hein. Dieux tous puissants, pourquoi inventer un monde si pourri ? A un coin de la rue, j’attrapais mon accompagnateur et le poussais contre un mur, puis lui murmurais à l’oreille :

« Ma chérie, sérieusement ? »

Histoire de donner le change à l’autre qui nous observait toujours, je crois, et aussi pour l’emmerder, ce cher Tesla, je l’embrassais sans crier gare. Un sifflement retentit – encore – et alors que je me détachais de ma victime du jour (ah, ah) je marmonnais :

« Ils sont un peu lourds, tes collègues. Je compatis. »

Je jetais un coup d’œil pour voir si l’observateur était parti – c’était le cas, Dieux merci – et reprenais là où nous en étions.

« Il ne m’a pas fait mal, il a manqué de me tuer, ce salaud. Tu m’excuseras d’avoir changé d’avis dans ses conditions, mais comme je te l’ai déjà dit, ma survie passe avant tout. J’étais tout ce qu’il y a de plus loyale, et il se sert de moi pour passer sa frustration, au point de me laisser sur le carreau... Je ne… »

Je déglutis. Quitte à être comédienne, autant l’être jusqu’au bout… Je n’eus aucun mal à lui retourner un regard hanté. Un simple murmure, un peu rageur, finit par venir :

« Je n’ai jamais, au grand jamais, adoré qu’il me « remette » à ma place, comme tu dis. Alors j'aime encore moins de voir ma dernière heure arriver à cause des manigances des autres. »

J’avais l’impression d’être de retour un mois en arrière, quand tout ce qui prédominait dans ma façon d’être, c’était la femme traquée, meurtrie, blessée dans sa fierté en plus de sa chair. Ça ne m’avait pas manqué, tiens. Je reculais d’un pas, puis deux, maintenant que le public était parti. C’était bien mieux ainsi. Et une fois de plus, je me retrouvais les bras croisés à observer Tesla, tapotant du pied par terre avant de demander :

« On pourrait peut-être aller parler en privé ? Je ne connais pas le coin, mais je préfèrerais éviter de régler tout ça en place publique, si tu veux tout savoir. »

Quoi qu’il se passe, je préférais être au calme pour discuter. Finalement, j’ajoutais avec un air réticent, du bout des lèvres un petit :

« S’il te plaît. Je t’expliquerais pourquoi et comment je t’ai trouvé. »

Tiens, est ce que je disais la vérité ? Mais si je lui disais que Raphaël m’avait envoyé l’espionner, et que j’avais décidé de doubler le démon, est ce que Tesla me croirait ? Ou est ce qu’il se dirait que je lui disais la vérité pour qu’il croit que Raphaël croyait être maître du jeu, alors qu’en fait je le manipulais de bout en bout ? Paranoïa, quand tu nous tiens.
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Message posté : Dim 5 Oct 2014 - 20:46 Message
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Rien ne l'amusa plus que de voir l'expression de surprise qui s'afficha brièvement sur le visage de Siobhan. Un sourire se dessina sur les lèvres de Renan, ris qui pouvait parfaitement passer pour une expression d'admiration pleine d'amour alors qu'il contemplait sa charmante petite amie. Elle jouait le jeu et c'était assez surprenant : il s'était presque attendu à ce qu'elle le remballe et lui tourne les talons. Voire à ce qu'elle se contente de confirmer, mais sans opérer de rapprochement, pourtant Siobhan poussa le jeu jusqu'à lui accorder une attention propre à tous les couples si gnangnans : se promener en se tenant la main. Il la laissa donc prendre les devants et s'attendit à ce qu'elle se contente de reprendre ses distances lorsqu'ils auraient passé le coin de la rue, mais il fallait avouer qu'elle avait un souci du détail plus qu'appréciable – et agréable, soyons honnêtes. La surprise du « baiser » s'évapora rapidement et il ne put s'empêcher un léger sourire lorsqu'elle aborda la « lourdeur » de ses collègues. C'était un euphémisme : sous prétexte qu'ils bossaient ensemble, ils passaient leur temps à lui parler de femmes comme si c'était leur seul intérêt.
À n'en pas douter, le lendemain il allait avoir droit à des questions sur sa jolie rouquine de copine.

Puis la discussion reprit sur un ton plus sérieux. Le démon s'interposa à nouveau entre eux pour occuper toute la discussion. Les arguments qu'elle lança alors furent jugés comme crédibles par le trentenaire. Elle pouvait apprécier Raphaël à sa manière, mais de là à mourir pour lui... il y avait une marge. Renan agirait certainement de la même manière vis-à-vis de SHADOW si les choses devaient tourner de la sorte. Bref, il la croyait déjà un peu plus, même s'il n'était toujours pas totalement convaincu. Tesla la laissa s'écarter, croisant simplement ses bras sur son torse avant de détourner le regard lorsqu'elle lui demanda de continuer cette discussion en privé. C'était plus prudent en effet, mais il n'avait pas vraiment de zone « privée » ici, excepté... et bien excepté chez lui qui se trouvait être situé non loin de son lieu de travail. Bien.

« Très bien. J'habite juste à côté, c'est sécurisé. » Il se décolla du mur avant de prendre la direction de son immeuble, tournant brièvement la tête vers Siobhan. « Mais si j'avais su que tu étais à ce point investie dans ton rôle, j'aurais prétendu qu'on venait de se marier et qu'on allait fêter notre nuit de noce. »

Ce n'était qu'une provocation moqueuse, il ne parlait pas sérieusement.
Renan se détourna finalement d'elle pour se rendre jusqu'à son immeuble qui se situait à quelques pâtés de maisons de là. Cela prenait au maximum une dizaine de minutes, tout dépendait du rythme des marcheurs. Ils ne rencontrèrent personne sur le chemin, mais dès qu'ils arrivèrent au pied de son immeuble, ils eurent le plaisir de croiser une vieille femme qui les regarda d'un air suspect. Là, Siobhan put voir le Renan « civil » qui joua au parfait voisin en lui proposant de l'aider à porter ses courses – chose qu'elle refusa poliment – puis lança quelques gentillesses planplans pour conserver son identité de « type sympa ».

Ils montèrent quelques étages, sans ascenseur et lorsqu'ils arrivèrent devant l'appartement de Renan, celui-ci ouvrit la porte pour laisser entrer la jeune femme. L'endroit ressemblait à un appartement témoin digne des magasines : pas le moindre bibelot superflu, pas de photographies accrochées aux murs, tout était parfaitement immaculé et rangé à sa place. En vérité, il était difficile de savoir que quelqu'un vivait ici et encore plus difficile de cerner le caractère de son propriétaire – ce qui était le but recherché en fait. Tesla referma la porte avant de parcourir les quelques mètres qui les firent déboucher dans un salon toujours aussi immaculé, mais bien éclairé. Il se tourna vers Siobhan.

« Alors ? C'est assez privé pour toi ? Je n'ai pas de micros cachés, mais tu peux vérifier si tu veux. » Vu le peu de meubles, ce serait rapide. « Je me demande quelque chose : pourquoi est-ce qu'il a manqué de te tuer ? Je pensais plutôt qu'il s'en prendrait à moi étant donné que l'initiative vient de mon côté. Je n'imaginais pas qu'il allait abîmer son jouet fétiche en vérité. » Mais sa voix ne laissait passer aucune émotion. « Et j'attends l'explication qui t'a permis de me retrouver. Je suis certain que notre ami a eu la langue trop pendue. Je savais que je n'aurais pas dû lui donner cette information. »

Et il le regrettait déjà.
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Notre méfiance justifie la tromperie d’autrui ▬ Siobhan

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