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Le vrai héros d'une fête est toujours celui qui paie ▬ Rosammund

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Message posté : Mar 23 Sep 2014 - 14:06 Message
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30 août 2014

Beaucoup de choses se produisaient depuis quelques temps et Jonas commençait à avoir du mal à savoir vers quelle direction il se dirigeait. Les fiançailles annoncées de sa jumelle avaient été un point assez difficile à accepter pour lui et il avait encore du mal à se demander si c'était bien en train d'arriver. Oh, depuis leurs naissances les deux jeunes gens savaient parfaitement qu'ils allaient finir par se séparer, faire leur vie chacun de son côté et grandir, tout simplement. Mais à force de se dire que cela arriverait « plus tard », vous finissiez par ne plus vous souvenir que ce jour arriverait bel et bien. Le fait que cette nouvelle concernait sa jumelle chérie compliquait grandement les choses : si ça avait été Casey qui était sur le point de se marier, Jonas prendrait les choses avec plus de distance, mais là.... c'était Heather. La logique n'avait plus de prise.

Ajoutez à cela que récemment, la jeune femme lui avait laissé penser qu'elle n'était plus aussi motivée par cette idée – et cela même si elle avait prétendu le contraire – et vous compreniez ses hésitations. Jonas n'avait pas besoin que sa jumelle lui dise les choses pour qu'il sente ce qu'elle pensait réellement, c'était intuitif. Tout simplement.
Bien sûr, le fait qu'Heather avait été déçue par les nouvelles que Jonas lui avait rapportées à propos d'une personne à qui elle était attachée – et qui se servait honteusement d'elle – n'avait en rien arrangé les choses. Lorsque vous étiez lié à quelqu'un, c'était difficile de faire fi des sentiments que l'autre ressentait et le trouble de la demoiselle avait forcément un impact sur lui.

En bref, il était un peu largué.

Dans ces moments-là, Jonas n'avait pas énormément de solutions, il s'isolait pour potasse toutes ses informations et essayer de trouver une issue, mais c'était sans compter les occupations qu'il avait à côté. Bruce lui avait aimablement demandé s'il pouvait assister à une sorte de fête d'honneur donnée en raison de je-ne-sais-quoi. Une espèce de fête de quartier où les habitants d'un endroit – et d'ailleurs – pourraient se réunir pour passer un bon moment. C'était censé aider un futur candidat politique à se faire connaître des habitants de la ville et que les Cooper soient sur place ferait de la bonne publicité. Le trentenaire de son côté voyait plutôt cela comme une autre raison pour se faire insulter ou aborder par des détracteurs, mais bon...si Bruce ordonnait, il fallait s'exécuter !

C'est pour cette raison que Jonas se retrouvait dans un quartier de la ville qu'il ne côtoyait pas souvent. La journée était déjà bien avancée, c'était le début de l'après-midi et pas mal de monde se promenait dans le coin. Les vacances arrivaient à leur fin et tout le monde avait des raisons pour passer une bonne journée ! Enfin, presque. Il fallait avouer que l'humeur du trentenaire n'était pas au beau fixe, surtout compte tenu du fait que Bruce avait demandé à ce que Jonas sorte seul comme la politique était une affaire d'hommes – semble-t-il. Fidèle à lui-même et à ce qu'il avait toujours fait, Jonas avait obéi, mais le faire devenait de plus en plus difficile.

L'agitation se faisait autour de lui, il était habillé comme n'importe quel citoyen et mis à part les fans du Herald et ceux qui s'intéressaient au cas des supers à Star City, il n'y avait pas de raisons pour qu'il soit reconnu. Non loin de lui, un groupe de plusieurs personnes passa bruyamment et Jonas s'apprêtait à s'éloigner lorsqu'une femme lâcha un cri. Visiblement, quelqu'un venait de lui arracher son sac et s'enfuyait en courant dans l'autre sens – pas celui de Jonas. Ce dernier s'approcha instinctivement de la femme tombée au sol et lui tendit la main pour l'aider à se relever.

« Vous allez bien ? » Son regard se redressa pour aviser un policier qui courait après le voleur. « Votre sac sera bientôt retrouvé. »

Après tout, c'était à ça que servaient les policiers, non ? Déjà, d'autres personnes commençaient à vérifier si rien ne leur avait dérobé, un peu comme s'ils craignaient que l'agression d'une femme aurait fait disparaître leurs précieux biens. Après avoir aidé la femme à se relever, Jonas récupéra sa main et lui jeta un rapide coup d’œil pour vérifier qu'elle ne s'était rien cassé, mais il semblait que ce ne soit pas le cas. Heureusement, ça aurait été d'assez mauvais goût de voir une ambulance débarquer alors que c'était censé être le moment de se détendre et de faire la fête. Histoire de compléter le tableau du rôle du bon garçon, Jonas lâcha une dernière question.

« Il n'a pris que votre sac ? On peut appeler quelqu'un ? »

Pour l'aider à rentrer chez elle, ou tout ce qu'elle voulait.
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Message posté : Mar 23 Sep 2014 - 17:46 Message
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    L’été touchait à sa fin... En tout cas, c’était ce qu’on pouvait penser en voyant les mines plus ou moins ternes des jeunes personnes qui étaient venues à cette fête de quartier. Les adultes semblaient plus joyeux eux, même si, bien évidemment, leur âge leur offrait un peu plus de retenu dans leurs expressions. Du moins dans la majorité des cas, car on pouvait trouver de tout à ce genre de rassemblements. Y compris une sorcière comme elle.

    Rosamund était venue ici en repérage afin d’en apprendre plus sur la politique locale et sur la façon dont l’ordre pourrait l’exploiter, même s’il s’agissait là seulement de la raison officielle. En sous objectif, elle devait aider une jeune recrue de l’ordre à se familiariser avec les lieux. Le jeune homme était un débutant et on voyait au premier coup d’œil qu’il n’avait jamais vraiment accompli de mission par lui-même, en fait Rosa doutait même de la participation du bleu à la petite mission à laquelle il avait apparemment participé. Mais bon, le jeune homme était doué de certains talents, alors il était préférable de le mettre dans sa poche. Cela dit, il y avait une autre raison à sa présence ici, plus importante encore que ce simulacre de babysitting : Rosamund avait besoin de se libérer l’esprit. Sa cible était partie en Europe pour un voyage d’agrément, Rosa a donc simplement demandé à quelques membres de l’ordre locaux de garder un œil sur lui et ne s’est pas déplacé elle-même. Peut-être qu’elle laissait passer là sa chance, mais elle avait une autre mission de grande importance sur le grill et comme cette mission s’appliquait également à son travail à l’opéra elle se retrouvait donc avec une belle montagne de travail. S’intéresser à autre chose lui ferait le plus grand bien. La politique serait un excellent remède.

    Vêtue d’une robe blanche simple et chaste (ne prenons pas le risque de choquer les plus conservateurs de nos concitoyens) d’une paire de sandales assorties et un petit sac qui contenait sa petite monaie ainsi que de quoi se faire une petite beauté, au cas où. Aujourd’hui, elle avait arrangé sa broche personnelle en barrette à cheveux placée délicatement de manière à écarter quelques mèches vers sa tempe gauche. Son jeune collègue, lui était vêtu comme un adolescent débraillé, mais elle n’allait pas lui en vouloir, le but étant d’être le plus discret possible, ses habits collaient bien à son physique. Pour sa part, la jeune Allemande s’était tellement retenue sur le maquillage que son visage restait très discret. Seuls les « prédateurs » les plus attentifs faisaient vraiment attention à elle... les hommes. Les deux magiciens discutaient tranquillement dans leur coin tout en parcourant les lieux. Rose essayait de lui montrer telle ou telle personnalité, mais le jeune homme ne montrait pas beaucoup d’intérêt pour la politique et n’était manifestement pas d’accord avec la méthode passive / observatrice de sa guide.

    Elle lui expliqua qu’elle préférait prendre son temps et réunir le maximum d’informations possibles avant d’agir. Pour lui montrer, elle les fit rester quelques instants près d’un cercle de personnes qui discutaient des problèmes d’entretien des immeubles et d’une potentielle rénovation. Malheureusement, cet acte hautement pédagogique ne servit qu’à frustrer davantage le jouvenceau. Il lui déclara alors avoir une idée pour approcher ce beau monde et voir de quelle matière ils sont faits. Intriguée, Rosamund l’observa d’un air curieux en attendant de le voir agir. Elle ne s’était absolument pas préparée à le voir tendre la main sur son sac et l’arracher brutalement en la faisant tomber avant de prendre la fuite. La surprise rendit la voix de la sorcière particulièrement aigue, ce qui donna à son interjection une intonation désespérée.

    – Nooooon !

    Choquée, elle resta sur les fesses quelques secondes le temps d’assimiler ce qui venait de se passait. L’avorton l’avait mise là sous le feu des projecteurs ce qu’elle voulait à tout prix éviter, même si cela allait certainement lui attirer la sympathie et le discours des têtes politiques les plus engagées. Si jamais on lui demandait de répondre à une interview, elle allait se servir de cet abruti pour accomplir un rituel de sacrifice. Mais avant qu’elle ait choisi la nature de ce sacrifice, Rosa se vit secourue par un chevalier sans armure qui l’aida à se lever. Jonas Cooper, un des membres les plus connus du fameux CODE.

    – Je euh... je vais bien merci... J’ai surtout été surprise.

    Heureusement qu’on lui avait appris à conserver son sang froid, sinon ses envies de meurtre seraient encore affichées sur son visage. A la place, elle fit de son mieux pour jouer les demoiselles en détresse. Heureusement qu’elle avait les habits pour.

    – Oui juste mon sac... il n’y avait pas grand chose dedans. juste de quoi tuer ce misérable, avec un peu d’imagination Non merci, je me débrouillerai. Je garde mes clés... elle s’interrompit pour ne pas dévoiler l’emplacement secret de ses clés, genre pudique, timide et gaffeuse... il ne manquait lus qu’elle sache rougir sur commande, un talent qu’elle ne possédait malheureusement pas. Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait des voleurs ici...

    Cette remarque allait peut-être faire réagir les politiciens ici présent. En attendant, Rose conservait un air dépité, essayant tout de même de se remettre de son choc, tandis que quelques agents revinrent vers eux et lui apprirent que le voleur avait disparu. En même temps, la sorcière n’aurait pas donné cher de sa peau si cet idiot s’était fait attrapé par de simples policiers.


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Message posté : Mer 24 Sep 2014 - 14:45 Message
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La femme en question avait l'air d'une personne relativement « normale » d'après les critères des Cooper. Initialement, Jonas n'avait pas prévu d'aller taper la discute avec d'autres personnes. Il était là pour faire acte de présence et se contenter de donner l'impression que sa famille soutenait effectivement les politiciens ici présents, mais il semblait que le hasard avait décidé de s'en mêler et de modifier ses projets. Son regard quitta brièvement le visage de l'inconnue pour vérifier qu'elle n'était pas blessée – et sur une robe blanche, c'était aisé de repérer des traces de sang – puis constata que c'était bien le cas. Tant mieux, il pourrait lui fausser compagnie plus rapidement comme ça. Après tout, ce n'était pas parce qu'il l'avait aidée à se redresser qu'il allait lui demander sa main la seconde d'après. Le tout était de rester poli et d'avoir l'air de s'intéresser aux malheurs des autres alors que c'était loin d'être le cas. Le trentenaire se moquait pas mal de savoir si cette femme allait ou non devoir appeler un serrurier pour rentrer chez elle. Il avait des choses plus importantes en tête à cet instant précis.
Comme elle terminait de lui répondre, Jonas esquissa un sourire de façade pour la rassurer.

« Habituellement il n'y en a pas, mais certains sont prêts à tout, vous savez. »

Il n'était pas exclu que ce soit des jeunes envoyés par les criminels du coin histoire de montrer que c'était eux qui dominaient Star City et non la police. C'était toujours dans de pareils instants que les gens devenaient des cibles de choix et si l'on tenait comptait de la robe blanche et de l'air juvénile de la femme face à lui, Jonas considérait qu'elle était la cible idéale. Enfin, s'il avait été une petite frappe, ce qui était bien loin d'être le cas.

Il s'apprêtait à la rassurer une fois de plus sur le sort de son sac à main, mais les agents lancés à la course du délinquant revinrent vers eux pour les informer de l'échec de leur tentative. Super ! Quoi de mieux pour faire de la mauvaise publicité que de louper une mission aussi simple ? Remettre la main sur un délinquant qui avait essayé de se faire la malle, c'était à la portée de n'importe qui logiquement ! Enfin, n'importe qui d'entraîné du moins, Jonas n'en aurait certainement pas été capable.
Un peu étonné par l'issue rapide de cette tentative, il se renseigna directement à la source.

« Comment est-ce qu'il a fait ? Il courait plus vite que vous ? Vous n'avez pas l'air de débutants pourtant. »

Les agents étaient en assez bonne forme, ils n'avaient pas l'air d'avoir abusé des donuts et devait certainement être capable de courser des suspects pendant un moment avant de perdre haleine. Mais ça n'avait pas été le cas. L'idée qu'ils puissent s'être trouvés face – ou plutôt derrière – à un super lui effleura l'esprit, mais il ne le formula pas : ça passerait bien mieux si c'était eux qui l'annonçaient.

« Je crois pas que c'était un simple gamin des rues. Il courait largement plus vite et il a pu sauter drôlement haut, plus que nous en tous les cas. » Son collègue acquiesça d'un hochement de la tête.
« Certainement un métahumain ou un Super. »

Voilà, c'était dit ! Cette annonce provoqua un léger murmure dans la foule proche du quatuor, bien que Jonas ne parvint pas à identifier si c'était une bonne ou une mauvaise chose pour eux. Plusieurs personnes avaient l'air de se désoler d'une pareille situation – un vol en plein rue – tandis que d'autres semblaient agacés par l'origine du voleur. De toute manière, quelles que soient les raisons qui animaient les gens ici, ce petit incident fut rapidement relégué au second plan et les premiers spectateurs commencèrent à s'éloigner pour vaquer à des occupations plus intéressantes. Le regard clair de Jonas se reporta sur la femme. Elle lui inspirait plutôt confiance, enfin avec une certaine limite bien sûr ! Le Cooper n'avait jamais accordé sa confiance à qui que ce soit, Heather mise à part. Disons que cette inconnue avait l'air d'une mademoiselle tout le monde et que c'était donc le genre de personnes qu'il côtoyait au quotidien, ou presque.

« Vous devriez peut-être aller porter plainte au commissariat, mademoiselle... ? » La question avait vocation à apprendre son identité.
« Oui, on peut y aller maintenant si vous voulez. Ou vous passerez plus tard, c'est à vous de voir ! » Jonas regarda le policier.
« De toute manière, vous avez le signalement du voleur, non ? »
« Oh oui ! Vous en faites pas mademoiselle, on va le retrouver ! »

En espérant que ce ne soit pas une promesse en l'air, sans quoi ce n'était pas si étonnant que les policiers ne jouissent pas d'une meilleure réputation à Star City.
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Message posté : Mer 24 Sep 2014 - 17:55 Message
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    Et voilà que la comédie pseudo chevaleresque commença. Les gens s’indignèrent. Se plaignirent du manque de compétence des forces de l’ordre. S’apitoyèrent sur leur sort et sur leur avenir qu’ils jugeaient incertain. Se lamentèrent. Se mirent en colère. Entamèrent des débats et des protocoles fertiles. Le tout uniquement pour se rassurer mutuellement face à la grande anarchie de l’univers et de la vie. Oui Rosamund voulait porter plainte, mais contre toute l’humanité. Mais elle avait déjà entamé les démarches philosophiques avec l’Ordre. Cette simple pensée suffisait à lui donner du baume au cœur et à supporter la présence de ces individus qui se donnaient – et pire, qui parvenaient à acquérir – de l’importance. Cette fête avait tout d’un opéra grotesque auquel personne ne pouvait échappé. Pas même elle. Mais bon, tout cela elle l’avait compris il y a fort longtemps, ce n’était là qu’une amère piqure de rappel.

    – Richter. Il était inutile de mentir sur son nom, celui-ci étant déjà lisible pour tous les amateurs d’opéra de Star City depuis quelques temps. Oui je devrais porter plainte mais... l’hésitation n’était pas totalement feinte. je ne voudrais pas attirer les ennuis... c’était là son plus beau bobard.

    La jeune femme se fichait d’attirer les problèmes sur les policiers, ceux-ci avaient choisi de faire de leur métier la confrontation aux problèmes. Ce quartier ne représentait rien pour elle, en fait elle souhaiterait même que les ennuis s’y propagent pour lui donner une saveur moins fade. Quant aux politiciens présents... eh bien... c’était en situation de crise qu’on voyait de quel bois ils se chauffaient vraiment. Et concernant sa propre personne, la sorcière pensait que les difficultés forgeaient le caractère et l’expérience ; elle adorait les problèmes. Donc en théorie, Rosamund n’avait rien contre les ennuis, par contre, elle n’aimait pas du tout qu’ils lui tombent dessus à cause d’un évènement et d’un personnage aussi futiles.

    – Je ne voudrais pas risquer d’énerver la mafia juste pour un peu de maquillage... tenta-t-elle timidement de plaisanter pour masquer une peur aussi feinte que son innocence.

    Le mot mafia eut un effet tout particulier chez les agents des forces de l’ordre. Ceux-ci prirent un ton léger afin de rassurer la jeune femme et lui dire qu’il s’agissait certainement d’un simple pickpocket qui n’était probablement pas affilié au moindre groupe criminel. Rosamund elle voyait bien qu’ils étaient un peu gênés, même si elle n’en devinait pas encore la raison exacte. Du moins pas encore.

    – Mais... si c’est un Super... il pourrait faire partie d’un de ces groupes criminels dont on parle parfois ?

    Elle pensait notamment au Gang des Fables, la branche la plus tape à l’œil du Cartel Rouge. Ce dernier restait relativement discret, mais Rose ne doutait pas que les forces de l’ordre, en dépit de leurs évidentes incompétences, disposaient d’un minimum d’informations à ce sujet. Il serait intéressant de savoir ce qu’ils savaient vraiment et ce qu’ils étaient prêts à divulguer. Et puis, c’était un terrain sur lequel elle pouvait également tester ce politicien bienveillant. D’ailleurs, afin de pousser les charmants policiers un peu plus loin dans leurs retranchements, elle essaya de prendre son héros à parti.

    – Qu’en pensez-vous monsieur Cooper ? Est-ce vraiment dangereux ou bien je me fais simplement peur toute seule à force de suivre les actualités ?

    Là elle pourrait voir si cet homme avait un discours, donc une vision, unique et exploitable, ou bien s’il se contentait des banalités d’usages. La sorcière voulait jouer à la politique... ou plutôt s’amuser à lire la politique. Cela dit, elle avait conscience de ses lacunes en la matière. Rosa aurait beaucoup plus d’aisance dans une discussion portée sur les forces mystiques ou sur l’utilisation optimale des racines de gingembre, mais il fallait bien s’adapter à ses interlocuteurs.

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Message posté : Mer 24 Sep 2014 - 22:17 Message
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Jonas ne comprenait pas trop quel type d'ennuis elle pouvait craindre. C'était parfaitement habituel et logique de porter plainte après avoir été victime d'une agression ou d'un vol, il n'y avait aucune raison de prendre peur. Sauf si l'on avait quelque chose à cacher évidemment. Rien ne prouvait que cette jeune femme en apparence on ne peut plus respectable n'était pas mêlée à un trafic de drogue ou de quelque chose d'approchant. Combien de fois avait-il entendu parler de gentils petits vieux qui aidaient en réalité les jeunes du quartier à dealer ? Trop pour accorder sa confiance sur une simple apparence physique.
Le silence du Cooper perdura tandis que la demoiselle lâchait un mot pour le moins... inattendu. La mafia ? Qui s'amuserait à voler des sacs ? Il la contempla alors que les policiers tentaient de la rassurer assez maladroitement il est vrai, mais ces hommes n'étaient pas entraînés à jouer les agents de communication. Jonas ne croyait pas une seule seconde au discours plein de crainte de la demoiselle, ou plutôt il ne croyait pas à son hypothèse. De là à imaginer qu'il avait affaire une sorcière qui bossait pour un organisme censé être éteint depuis la guerre... il y avait une marge à sa paranoïa ! Le trentenaire ne reprit finalement la parole que lorsque la jeune femme s'adressa directement à lui, démontrant par là qu'elle connaissait son identité. Jonas ne se pressa pas pour donner son avis, se contentant au début d'arborer un sourire amusé.

« Je crois que vous vous montez la tête toute seule mademoiselle Richter. » Le ton de sa voix n'était pas moqueur, juste sincère. « Si la mafia avait réellement envie de se mêler de cette fête, je pense qu'ils feraient quelque chose d'un peu plus bravache que de voler un sac à main avec du maquillage et de la petite monnaie. » Si tant est qu'elle avait effectivement ceci dedans. « Ils essayeraient de tuer quelqu'un ou de déclencher un mouvement de panique. Ou alors ils ne méritent pas franchement d'être taxés de groupe criminel ou de mafia... »

Jonas croyait ce qu'il disait. La mafia ne s'amusait pas à faire de petites esclandres de la sorte, ce serait totalement stupide par ailleurs. Le voleur n'était pas censé être au courant des capacités des policiers présents sur place et il n'était pas exclu qu'ils soient aussi dotés de capacités sur-humaines, ils auraient donc parfaitement pu suivre sa fuite et l'arrêter. Si cela s'était produit, il aurait certainement été possible de faire le lien entre cet individu et le reste du groupe qui se retrouverait alors incriminé pour un simple vol de sac à main. En bref, ce serait ridicule et particulièrement brouillon. Jonas avait suffisamment vu de quoi les véritables supers-vilains étaient capables lorsqu'ils attaquaient le bâtiment du Daily Herald, ce serait donc plutôt surprenant de voir qu'ils aient changés à ce point.
Son intonation était toujours franche et teintée de ce qu'il voulait être un ton rassurant.

« Ils ont assez souvent attaqué les locaux du Daily Herald pour que je sache de quoi je parle et croyez-moi, la mafia n'agit pas ainsi. » Les Cooper étaient réputés pour s'appuyer sur des faits, sa parole avait donc un certain poids. « Je crois qu'il ne s'agit que d'un voleur isolé. Vous savez, il y a bien plus de pickpockets à Star City que de supers-vilains désireux de dominer le monde. Ou de voler des sacs. » Et visiblement les policiers étaient d'accord avec ce point. « De plus, ce n'est pas parce qu'une personne est dotée de pouvoir qu'elle est forcément liée au crime. À tous les coups, il s'agit simplement d'un jeune qui a essayé de profiter de cet avantage pour se faire de l'argent rapidement. »

Techniquement, personne n'irait s'amuser à le contredire sous prétexte qu'il avait dit quelque chose de déplacé ou d'injustifié. Jonas avait appuyé ses dires sur des faits bien réels et des exemples et connaissait assez le public qui se trouvait autour d'eux pour savoir que c'était ce qui marchait. Au même titre que les jurés d'un procès attendaient des preuves médico-légales depuis le boom des séries télévisées policières, à ce jour les habitants de Star City avaient besoin d'exemples provenant de leur quotidien. Son regard sonda quelques instants celui de la jeune femme au patronyme apparemment allemand et histoire de terminer sur une note qui éviterait qu'elle n'en remette une couche et tente de semer la zizanie et la panique ici, Jonas reprit la parole.

« Je ne vois donc aucune raison à ce que la mafia s'intéresse à votre sac à main. À moins que vous n'ayez autre chose que du maquillage dedans, dans ce cas-là, ça changerait la donne. Mais à ce moment, vous auriez effectivement tout intérêt à ce que la police ne retrouve ni le voleur, ni le sac. »

Et il appuya le tout d'un sourire faussement amusé, un peu comme s'il n'était pas sérieux, mais c'était surtout une technique pour s'assurer que cette femme n'allait pas déclencher de remue-ménage avec son esprit paranoïaque. Sauf si tout était prévu. Jonas aussi pouvait se montrer paranoïaque à ses heures.
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Message posté : Jeu 25 Sep 2014 - 16:18 Message
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    Elle avait beau avoir l’habitude de guider les opéras et autres tragédies avec sa musique, Rosamund n’en n’était pas pour autant une grande actrice. Tragédienne de second plan, dans le meilleur des cas, mais jamais au point de remporter un césar. Mais quoiqu’il advienne de sa crédibilité, elle devait restait dans son rôle. Après tout l’humanité avait bien largement pondu son lot d’imbéciles alors pourquoi ne pas en être une pour l’occasion ? Alors qu’elle donnait l’impression de boire ses paroles, Rosa observait le bon sens dont cet homme faisait preuve. Un homme politique raisonnable, donc... Logique, un peu froid, mais bien moins que la moyenne de son espèce. Et puis il s’appuyait sur les faits, sur son expérience. La jeune Allemande comprenait le succès de cet homme. Elle se mit presque à plaindre les Super héros qui étaient la cible de ce politicien et de son groupe. Quant aux Supers aux buts moins louables, elle s’en inquiétait beaucoup moins. D’après ce qu’elle savait, le CODE ne s’intéressait qu’à ceux qui faisaient trop parler d’eux, qui jetaient leur supériorité aux visages des honnêtes citoyens. Un comportement qui était bien loin de celui de SHADOW. Après avoir écouté poliment les deux premières tirades de monsieur Cooper, Rosa décida de jouer la carte de la modestie... et de la bêtise.

    – Je vois... Dit comme ça, je devrais peut-être arrêter de me faire des films et cesser d’écouter tous les récits rocambolesques de mes collègues.

    Et là elle pouvait invoquer des témoins. Certaines de ses collègues n’en finissaient pas de la marteler d’histoire fantasques qui impliquaient leurs supers héros ou parfois même leurs super criminels favoris. Bien sûr, il était inutile de préciser qu’elle n’était absolument pas du genre à se laisser entraîner dans ces tornades imaginaires. Elle était plutôt du genre terre à terre. Un peu embarrassée, la jeune femme baissa les yeux et les posa sur sa robe. Peut-être qu’un commentaire stylistique apporterait une nouvelle ambiance dans la conversation. Quoique, Jonas Cooper ne donnait pas l’impression, que ce soit par sa réputation ou par son apparence, d’être un coureur de jupons. Même si, les apparences ne voulaient jamais rien dire et que, dans ce domaine, c’était majoritairement les personnes dites « ordinaires » qui cachaient le plus de vices.

    – Je vais peut-être arrêter les robes blanches. dit-elle d’un air gêné mais léger qui réussit à ravir quelques sourires de la part de ces officiers.

    Mais monsieur Cooper avait un autre humour.

    Rosamund laissa passer une toute petite seconde avant de se mettre à rire. Ce temps était nécessaire pour ne pas lui faire croire qu’il avait affaire à une folle hystérique, mais attendre trop longtemps pourrait créer un malaise. Au final, elle n’attendit pas tant que cela, car même si elle voulait bien passer pour une gourde sur certains niveaux, il était hors de question de passer pour une débile complète.

    – Je crains de ne pas offrir de grandes surprises à cet Arsène Lupin... Je n’avais que du maquillage et vingt dollars. Cela ne devrait...

    Elle ne termina pas sa phrase car le brouhaha du rassemblement venait d’augmenter en volume, si bien qu’elle ne s’entendit plus parler. Un des policier cria « qu’est-ce qui se passe maintenant ? » avant d’aller voir. Le bruit venait surtout d’une table où s’étaient réunies quelques figures locales. Mais dans l’immédiat, elle ne parvint pas à voir l’endroit en question ni ce qui s’y passait. Les gens se rapprochaient, d’autres s’éloignaient. Et maintenant que les policiers les avaient quittés, elle faillit être bousculée une ou deux fois. En y prêtant attention, la musicienne entendit quelques voix bien alarmées.

    – A L’AIDE ! QUELQU’UN S’EST EVANOUI !
    – Mais qu’est-ce qu’ils font !?
    – Hey ! Arrêtez !

    Plus étonnée qu’alarmée, Rosa essaya de chercher l’origine de ce début de panique, mais elle était trop petite pour bien voir et les gens commençaient à bouger plus rapidement, si bien qu’elle ne pouvait pas trop se déplacer. L’inquiétude commença à monter en elle alors qu’elle pensait au mage qui lui avait ravit son sac. Elle espérait qu’il n’était pas revenu se donner en spectacle. Mais il n’y avait aucune raison, n’est-ce pas ? Il ne pouvait pas être aussi stupide. Il s’agissait très probablement d’autre chose. Mais Rosamund n’arrivait pas encore à voir quoi. L’ignorance était vraiment le pire des maux. En tout cas, une chose était sûre : pour le coup, ce n’était pas elle qui mettait la pagaille.

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Message posté : Jeu 25 Sep 2014 - 21:17 Message
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Jonas avait un humour bien particulier et très difficile. Jusqu'à aujourd'hui, personne dans ses souvenirs n'était arrivé à le faire rire franchement mis à part sa jumelle. Oh, il y avait bien les sourires de politesse, mais ce n'était rien de plus que des faux-semblants, comme le maquillage que les top-modèle utilisaient pour masquer leurs imperfections. C'était un peu de la sorte que le Cooper voyait les choses. Il laissa donc filer la remarquer sur la tenue vestimentaire de la jeune femme, se contentant d'une esquisse de sourire simplement destinée à faire savoir qu'il avait bien entendu, mais sans que cela ne l'amuse outre mesure.

Toujours est-il que, selon lui, la fin de leur discussion approchait. Il n'avait rien contre cette femme, mais sa personnalité semblait très plate et plutôt insipide si l'on se basait sur les réponses qu'elle lui avait faites jusqu'à présent. Jonas avait besoin d'être stimulé, d'avoir des conversations avec des gens qui provoquaient des réflexions ou des contestations et il doutait sincèrement de trouver tout ceci dans la discussion de la jeune femme. Cependant, les choses en décidaient autrement puisqu'au moment où le trentenaire attendait de glisser un « au revoir », une agitation se produisit non loin de là. Le Cooper tourna la tête en direction des cris et constata que plusieurs personnes étaient penchées vers le sol, comme si quelqu'un ou quelque chose s'y trouvait. Mais tout de suite après, la foule se déplaça, bouchant en partie le champ de vision de Jonas qui préféra reculer pour s'éloigner du passage et laisser la zone se libérer petit-à-petit. En général, les gens évitaient de rester dans les endroits où la menace grondait.

Les policiers s'intéressaient à la personne allongée au sol, mais furent rapidement interpellés par un mouvement sur le côté. Lorsque les spectateurs tournèrent la tête dans cette direction, ils purent constater qu'une silhouette avec une capuche qui dissimulait son visage, se trouvait légèrement en retrait, tenait le bras d'une enfant dans sa main gantée. La scène aurait pu sembler normale s'il n'y avait pas eu une femme en train de hurler à leurs côtés.

« C'est ma fille ! Empêchez-le de faire ça ! »

De faire quoi ? Jonas n'en savait absolument rien. L'homme n'était pas armé, mais il savait bien qu'à Star City ce n'était pas une obligation pour se révéler dangereux. Quoi qu'il en soit, l'individu recula de quelques pas – avec la gamine, évidemment – pour s'éloigner de la mère qui tentait de sauver son enfant. Un policier finit par intervenir pour calmer le jeu et certainement tenter de mener la situation à une issue pacifique.

« Calmez-vous madame ! » Puis, se tournant vers l'homme. « Laissez la petite partir. »

L'autre se contenta de souffler d'une drôle de manière, une espèce de soupir mêlé à un grognement. Peut-être qu'il gardait cette capuche sur la tête pour une bonne raison au final ? Dans tous les cas, Jonas était incapable de dire si l'individu en question était le jeune qui avait dérobé le sac. D'une part son haut n'était pas le même – mais il était aisé d'en changer – et d'autre part le Cooper n'avait pas eu beaucoup de temps pour le détailler auparavant. Quoi qu'il en soit, vu la situation il ne fallait pas être un génie pour comprendre que ce gars-là voulait faire quelque chose de mal. Les policiers tiraient déjà leurs armes de leurs holsters, mais avec une enfant entre eux et la cible, il était hors de question d'intervenir.

« Qu'est-ce que vous voulez monsieur ? »
« Rien. »
« Alors, laissez-là partir. »
« Non, ce sera un bon exemple. »

Un exemple pour qui ? Pour quoi ? Il n'en savait rien, mais Jonas n'était ni policier, ni négociateur. Il préféra donc rester silencieux et en retrait pour laisser les professionnels s'occuper de régler la situation aussi pacifiquement que possible. En attendant, histoire de se rendre tout de même utile, le Cooper s'était approché de la femme qui s'était évanouie juste avant, l'aida à se redresser avant de lui permettre de s'éloigner un peu de la zone de tous les dangers.
Il n'arriverait jamais à avoir la moindre sortie normale.
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Message posté : Ven 26 Sep 2014 - 15:20 Message
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    La discrétion étant un outil privilégié de l’Ombre et de l’Ordre, Rosamund s’en servait quotidiennement. Il était donc totalement compréhensible de la voir aussi désemparée que les autres au milieu d’une crise qui n’avait, semblait-il, rien d’anodin. La jeune femme se retrouva séparée de ses précédents interlocuteurs à cause de ce bain de foule improvisé. Aussi curieuse qu’il lui était permis de l’être, la sorcière fit de son mieux pour rester près du devant de la scène afin d’assister au spectacle. Une prise d’otage en l’occurrence. Il y avait plus original. Une gamine servait d’otage. On avait affaire à un super criminel de la vieille école. Visage camouflé, mains gantées, simples mesures de précaution médicolégales ou bien choix purement esthétique ? D’après le comportement de cet individu, Rosa penchait pour la deuxième possibilité. Il devait dissimuler une apparence peu discrète. En observant la jeune otage, Rosamund vit qu’elle était pétrifiée et qu’elle avait bel et bien peur en dépit de l’absence de sanglots. Mais il était difficile d’en déduire quoi que ce soit. Cela pouvait aussi bien venir des capacités – éléments très probables – de son agresseur que de l’état de panique dans lequel la situation l’avait mise.

    – Un bon exemple pour quoi, monsieur ? demanda l’agent qui semblait s’être mis au poste de la négociation.

    Bonne idée de le faire parler. Les méchants classiques adoraient parler devant un public passionné. Après ce n’était peut-être pas la meilleure stratégie que de poser cette question précisément, l’individu pouvait répondre en faisant appel à une démonstration en direct. Cela dit, si son but principal était de s’exprimer, il y avait une chance pour qu’il en soit autrement. Du coin de l’œil, car Rosa faisait de son mieux pour observer la scène dans son ensemble, elle vit que monsieur Cooper était affairé auprès de la personne qui s’était évanouie plus tôt. Sans doute un coup de chaud dû à au choc émotionnel. Rosamund ne serait pas surprise si on lui disait que la plupart des personnes ici présentes n’avaient jamais rien vécu de plus terrifiant qu’une annulation de dernière minute de leur programme télévisé préféré. C’est bien dommage car il semblerait que la soirée prenne un tour assez désagréable.

    Située à une distance raisonnable du policier qui discutait avec le preneur d’otage, l’agent se situant entre Rose et l’agresseur, la musicienne essayait de conserver une vision globale des évènements. Si cet individu avait pris le risque de se manifester ainsi en présence d’agents de police, il était soit très puissant, soit accompagné par des renforts qui ne s’étaient pas encore manifesté, soit il était fou, ou complètement stupide. Malheureusement, une seule de ses éventualités offrait de réelles chances de survie à cette pauvre enfant. Rosamund n’était pas spécialement sensible au sort des autres, elle-même n’hésitait pas à tuer lorsqu’il le fallait. Mais elle n’appréciait pas particulièrement les morts inutiles. Elle n’avait donc aucun mal à paraître indignée et cherchait des réponses à ses interrogations. Mais elle ne vit personne d’autre qui semblait associé à ce sinistre individu. Mais elle vit en revanche un autre mouvement étrange du côté de monsieur Cooper. La femme qu’il venait d’aider et qui avait commencé de s’éloigner de ce sombre tableau était prise d’une crise... d’épilepsie ? Silencieusement, ou du moins lui semblait-il à cette distance, la femme se contorsionnait, apparemment sujette à d’affreuses douleurs physique. Rose ne parvint pas à la quitter des yeux, d’autant plus que le corps de cette femme semblait se déformer... et surtout changer de couleur. Mais que lui était-il arrivé avant de s’évanouir quelques minutes plus tôt ? Tandis que Rosamund continuait de se poser des questions dans sa posture observatrice, le preneur d’otage, qui avait fait planer quelques secondes de silence, répondit au policier.

    – Pour vous prouver que nous existons...

    Il n’avait pas parlé bien fort, mais c’était comme s’il venait d’hurler. Sa voix et son timbre suffisaient à capter l’attention des personnes présentes, au point de leur faire ignorer – pour la plupart – les changements qui s’opéraient sur celle qui semblait être une première victime. L’homme prouva une nouvelle fois qu’il était en train de captiver son audience car, lorsqu’il leva sa main libre, celle qui ne tenait pas la petite, et l’approcha de sa capuche pour la soulever, tout le monde ou presque retenait sa respiration.

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Message posté : Ven 26 Sep 2014 - 17:22 Message
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Jonas avait beau ne pas se mêler à l'histoire de l'otage, il l'écoutait avec attention. Son regard s'était posé sur la femme allongée au sol : son teint était cireux comme une poupée de porcelaine ayant mal vieilli et elle ne bougeait plus. C'était à peine si elle respirait – chose qu'il avait vérifiée en se penchant vers elle pour percevoir son souffle.

Mais les choses dérapèrent lorsqu'elle fut tout à coup prise de soubresauts, puis de secousses beaucoup plus violentes. Les rares personnes proches du Cooper lui jetèrent des regards interloqués et même ce dernier ignorait quoi faire. Il n'était pas infirmier, pas qualifié pour ce genre de situations. La seule chose qu'il tenta de faire, ce fut de saisir le poignet de la femme pour tenter de la réveiller, mais sa peau était chaude comme la braise et il fut contraint de la relâcher aussi rapidement qu'il l'avait touchée. Il apparaissait évident qu'elle n'avait plus rien de réellement humain puisque ses membres commencèrent à se déformer tout doucement et sa peau changeait de couleur comme s'il s'agissait de la mue d'un serpent. Ne pouvant rien faire, Jonas recula d'un pas. Il n'était pas stupide : cette femme était apparemment sous le contrôle de quelqu'un ou quelque chose et il se mettrait simplement en danger à attendre que les choses lui tombent dessus.

Puis la voix de l'homme reprit. Jonas tourna la tête vers lui au moment où il levait la main pour se débarrasser de sa capuche et révéler un visage au teint aussi blafard que celui de la femme au sol. Il était chauve et ne possédait ni barbe, ni cils, ni sourcils. Il avait l'air d'un grand malade en phase terminale, mais il apparaissait clair que ce n'était pas la raison de son apparence vu la facilité avec laquelle il se mouvait. Seule chose remarquable : un tatouage sombre à son cou et qui rappelait étrangement quelque chose au Cooper. Ce dernier jeta un coup d’œil à la femme au sol pour constater qu'elle portait le même, mais de l'autre côté de son cou. Inutile d'être un génie pour comprendre qu'ils étaient liés et que l'évanouissement n'était qu'un prétexte pour attirer l'attention des autres.

Comprenant cela, Jonas se redressa avant de s'adresser à l'homme – ce qui n'était pas forcément une excellente idée.

« Que qui existe ? ! »

Certainement pas les Supers ou les métahumains, cela faisait belle lurette qu'ils étaient considérés comme normaux dans ce monde. Plus les gens contemplaient l'apparence pour le moins « originale » de l'homme et plus elles pouvaient constater qu'il était en parfaite santé. Ses yeux brillaient d'une lueur qui n'avait rien à voir avec la folie ou la maladie, c'était plutôt de la détermination en vérité.
Quoi qu'il en soit, son identité avait l'air d'indifférer l'homme qui lui répondit sur le même ton qu'au policier.

« Les démons, les mages, tout ce que vous refusez de comprendre. »

Pour le coup, Jonas se mit à douter sérieusement de la santé mentale de l'homme. S'il n'avait aucune peine à imaginer que les métahumains existaient – logique me direz-vous – il ne croyait pas une seule seconde à l'existence d'un Enfer un d'un Paradis. Ce n'était que des débilités balancées par les prêtres et les curés pour tenter de persuader les mortels du bien-fondé de leurs actions. Au final, ils ne valaient pas mieux que les politiciens qui cherchaient à dominer les autres en utilisant leurs droits pour s'imposer comme des dictateurs.

Et visiblement, le Cooper n'était pas le seul à penser ainsi vu qu'un rire éclata dans la foule comme si le type était totalement fou.

La réaction ne se fit pas attendre : la femme, qui ne ressemblait plus à une femme, se redressa brutalement avant de s'élancer vers la malheureuse qui avait eu l'audace de rire, bousculant mademoiselle Richter au passage, puis entreprit de la saisir à la gorge pour l'empêcher de rire une nouvelle fois.
Et pas seulement.
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Message posté : Ven 26 Sep 2014 - 20:40 Message
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    Monsieur Cooper semblait avoir remarqué les changements qui s’opéraient sur la personne qu’il venait d’aider et le politicien avait apparemment envie de comprendre la situation. Il devança le policier en interrogeant lui-même le suspect. Rosamund assistait à cet échange sans se faire remarquer, intérieurement fascinée et extérieurement curieuse et un peu effrayé. Il fallait bien donner le change à son « rôle » de jouvencelle en détresse. Comme tout le monde, elle attendit patiemment la réponse de ce sombre individu, tel le suspense provoqué par un match de tennis passionnant. La réponse vint.

    « Scheisse »

    Un mystique, c’était tout ce qui manquait à cette soirée. Le hasard faisait vraiment mal les choses. Rosamund aurait peut-être dû prendre des vacances. Revenir à Düsseldorf, peut-être. Heureusement, l’hilarité provoquée par cette révélation détendit l’atmosphère. Rosa se permit même de sourire. Ces abrutis ne pouvaient pas le croire, ils ne pouvaient pas comprendre, pas même si on leur collait le nez dessus. Mais ce constat avait aussi quelque chose d’alarmant : cet homme en manque d’attention allait rapidement tenter de les convaincre. Ou plutôt... sa complice ? Celle qui devait avoir attiré l’attention plus tôt en faisant mine de perdre conscience s’approcha de la première personne qui rit. Une femme d’origine manifestement bourgeoise qui venait de manifester tout le mépris qu’il était possible d’exprimer vis à vis de ce qu’elle considérait comme étant des sornettes et autres superstitions de gueux incultes. Sa propre bêtise allait lui être fatale. Tout en bousculant Rosamund – la projetant sur un policier plus dégoûté que décidé à intervenir – la créature s’empara de la gorge de la femme et... et le bruit qui suivit fut assez éloquent. Le corps de la victime dont le rire avait bien disparut de son visage tomba comme une poupée, provoquant ainsi quelques cris dans la foule. Les plus sains d’esprits commencèrent à évacuer les lieux. Et honnêtement, vu la nature de ces individus, Rosamund avait bien envie de faire de même. La jeune Allemande se retourna pour prendre la poudre d’escampette lorsque, se faisant, son regard tomba pile sur celui du ravisseur d’enfant. L’expression de Rosa se voulait effrayée, mais son regard était froid et calme, et elle savait qu’il s’en rendait compte. Etrangement, il l’ignora et retourna à ses occupations de mystique mégalo.

    – Les impies et les ignorants seront punis.

    Cette fois il se tourna vers la petite fille et approcha sa main valide du visage de l’enfant. Le visage de Rosamund prit une expression franchement horrifiée. Non, ce n’était pas le moment. En faisant ça il attira l’attention des humains sur les forces obscures et l’expression chasse aux sorcières serait de nouveau courante. Heureusement, ce sombre individu n’eut pas l’occasion de terminer son action car quelqu’un s’était jeté sur lui pour l’éloigné de l’enfant. Rosa n’eut pas le temps de voir de qui il s’agissait. Un policier ? Un citoyen lambda ? Un Super héros ? Elle eut juste le temps de remarquer qu’il s’agissait d’un homme, mais rien d’autre car elle sentit une main se poser sur son bras et tourna immédiatement la tête pour voir qui osait la toucher. C’était la créature qui venait de tuer la femme bourgeoise. D’aussi près, Rosamund pouvait voir la pâleur de son teint et la difformité de son visage, creux, sans le moindre cheveu, cil ou sourcil. Le seul détail qui pouvait affirmer que l’on avait affaire à un être vivant était le regard. Ses yeux étaient animés d’une rage silencieuse et profonde qui étonna Rose au point de l’immobiliser quelques instants. La sorcière ne se rendit pas tout de suite compte qu’un voix résonnait dans son esprit, celle de cette femme.

    * Qui es-tu sorcière ? Et que viens-tu faire ici ? *

    Le problème avec la magie, c’est qu’elle attirait la magie. Il avait apparemment suffit d’un regard pour que ces individus reconnaissent la sorcière qui était en elle. Elle aurait dû les détecter, mais en une telle occasion, elle n’avait pas pensé à éveiller ses sens mystiques. Mais il était hors de question pour Rose de les laisser révéler sa vraie nature. Si seulement il y avait moins de monde, elle pourrait les tuer avant de s’en aller. Mais dans l’état actuel des choses, ce ne serait pas approprié. Elle choisit donc de conserver des valeurs sûres.

    – Mais LÂCHEZ-MOI ! cria-t-elle comme une effarouchée !

    Le cri avait fait son effet. Tel un chevalier à la rescousse de sa princesse, un policier arriva à ce moment là et interpella la créature, prêt à se servir de son arme de service. Ce ne serait probablement pas la première fois, pas pour un policier de Star City, mais ce serait peut-être la dernière, après tout cette femme venait de tuer un être humain sans le moindre effort. Sautant sur l’occasion, Rosa tira son bras de toutes ses forces afin de se libérer et s’éloigner de son interlocutrice. Sans accorder le moindre regard à son « sauveur », elle se détourna et vit la petite fille maintenant libérée se tenir debout, immobile comme un lapin prit entre les phares d’un camion. Prise d’un extraordinaire moment de bonté, Rosamund amorça un mouvement pour approcher la petite.


    Lancé de dés
    Réussite : Rosamund parvient à aborder la petite et la convainc de la suivre pour retrouver sa mère dans la foule.
    Echec : A peine eut-elle avancé d’un pas, Rosa vit avec effroi une autre silhouette blafarde mettre la main sur l’enfant. Mais combien étaient-ils ?

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Message posté : Ven 26 Sep 2014 - 20:40 Message
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Message posté : Ven 26 Sep 2014 - 23:36 Message
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L'action n'était pas le quotidien de Jonas et, très honnêtement, il songeait de plus en plus à imiter les autres citoyens qui s'éloignaient de la zone de danger. Il n'était pas trouillard ou pleutre, se retrouver face au danger ne le dérangeait pas, toutefois il préférait laisser ça aux professionnels, à savoir les policiers. Mais visiblement les choses ne se passaient pas ainsi : à peine se recula-t-il pour quitter la zone qu'une femme s'agrippa à son bras, visiblement pétrifiée par ce qui se passait autour d'eux. Le mieux aurait été de l'aider à se mettre à l'abri, cependant la manière dont elle se crispait rendait toute tentative impossible. Le regard clair du Cooper se dirigea alors vers l'homme au crâne rasé qui passait à côté de la femme à la robe blanche. Finalement, son sac serait un moindre mal par rapport à ça, elle pourrait s'estimer heureuse si elle ne se retrouvait pas à la morgue ce soir – et lui aussi.

Pendant un bref laps de temps, Jonas dût se concentrer sur la femme accrochée à son bras. Ses jambes se dérobaient sous elle et il fut contraint de l'aider à s'asseoir par terre, un peu plus loin. La foule s'éclaircissait alors que quasiment tous les spectateurs fuyaient vers une autre zone plus calme et plusieurs policiers appelaient à l'aide dans leurs talkies-walkies, certainement par espoir de voir débarquer des renforts.
Le temps qui puisse se redresser pour regarder autour de lui, le Cooper se rendit compte que la jeune femme au sac s'approchait de l'enfant qui semblait pétrifiée. Et où était sa mère d'ailleurs ? Le regard de Jonas se promena sur les environs, à la recherche de la silhouette de celle qui avait déclenché l'intervention des policiers quelques instants auparavant.

      Lancer de dés #1 :
      RÉUSSITE : la petite se laisse faire.
      ÉCHEC : la petite part.

      Lancer de dés #2 : (Si échec au lancer #1)
      RÉUSSITE : Jonas la rattrape.
      ÉCHEC : la créature la rattrape.

      Lancer de dés #3 :
      RÉUSSITE : personne n'attaque.
      ÉCHEC : le magicien s'en prend aux personnes présentes.


Mais son regard capta plutôt la silhouette de la petite fille qui sembla prendre peur devant l'approche de mademoiselle Richter. Elle lâcha un cri de surprise avant de s'enfuir de l'autre côté et comme Jonas ne voulait pas la voir être en danger – et ici c'était le cas – il décida de laisser la femme abritée derrière le muret pour rattraper la petite. Il fallut seulement quelques pas pour la rejoindre de manière à ce qu'il se place sur son chemin pour l'attraper par la taille alors qu'elle s'apprêtait à se jeter dans la gueule du loup. En effet, la « créature » qui obéissait au type menaçant avait elle aussi repérée la petite et semblait désireuse de s'amuser avec elle.

Jonas n'avait pas envie de se retrouver dans des ennuis, mais il ne pouvait décemment pas laisser une enfant de seulement cinq ou six ans aux mains d'une pareille chose ! Malgré son côté égocentrique et égoïste, le Cooper avait un bon bon – en ce qui concernait les enfants du moins.

« Calme-toi ! Tu ne risques rien ! »

Mais la petite n'avait pas l'air d'accord avec ça puisqu'elle se débattit vigoureusement, sans que l'Américain ne la lâche pour autant. Celui-ci recula de quelques pas pour mettre la petite hors de danger, toutefois il ne pouvait pas aller bien loin sans attirer l'attention de l'homme et étant donné que le mage décida de s'en prendre aux personnes présentes ici, le trentenaire fut contraint de s'abriter derrière une voiture non loin de là, la petite toujours dans les bras. Visiblement celle-ci avait compris qu'il était plus prudent de rester docile puisqu'elle ne se débattait plus et comme les cris recommençaient non loin de là, Jonas jeta un coup d’œil autour de lui pour finalement repérer la femme à la robe blanche d'avant.

« Vous auriez vraiment dû aller porter plainte.... »

Elle ne serait pas là à risquer sa vie.
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Message posté : Ven 26 Sep 2014 - 23:36 Message
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Message posté : Sam 27 Sep 2014 - 17:36 Message
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    En théorie, Rosamund n’avait rien contre les enfants, ces frêles humains étaient souvent le réceptacle de l’innocence, un concept métaphysique qui pouvait avoir son importance dans certaines pratiques magiques. Cela dit, elle ne disposait pas non plus d’une aura maternelle particulièrement développée, chose qu’elle put constater avec cette petite fille qui refusa sa compagnie. C’était un comble pour une gamine qui venait de rester collée à une copie de Voldemort. Loin de le prendre contre elle et de se remettre en question, la musicienne pensait surtout à assurer la protection de l’enfant et commença à lui courir après lorsque Jonas Cooper la prit de vitesse. Lui avait peut-être une fibre paternelle qui ne demandait qu’à s’exprimer... Toujours était-il que monsieur Cooper démontrait les symptômes d’un bon samaritain, peut-être qu’une carrière de super héros allait débuter ? Mais ce n’était pas le moment de penser à un avenir hypothétique et fantasque.

    Dépourvu de sa poupée principale, le mage blafard commença à « montrer l’exemple » avec toutes les personnes qui étaient à portée de main. Sa complice difforme était toujours occupée avec le policier qui avait secouru Rosamund. Lui, s’il s’en sortait vivant, mériterait amplement une petite prime, ou au moins une semaine de congé en plus. Cependant, Rosamund n’eut pas le loisir d’observer le tableau plus en détail car un cri quasi inhumain vint accompagner ce chaos. Le mage engagé surplombait la silhouette d’un homme qui était en train de brûler à petit feu. Voyant que le sorcier cherchait à se défouler sur d’autres citoyens, Rosamund se glissa aussi discrètement et rapidement que possible derrière une table qui avait été renversée. Accroupie au milieu de gobelets en plastique en plus ou moins bon état, Rosa fut alors interpellée par Jonas Cooper qui s’était abrité non loin... avec la petite. Mais quelle idée ! Sachant que ces individus avaient cherché à s’en prendre d’abord à l’enfant, mieux valait la mettre en sourdine et se faire le plus petit possible, voire mieux : disparaître ! En tout cas, c’était là la stratégie que Rose emploierait si elle était dans une position vaguement héroïque. Cela dit, elle ne pouvait pas lui en vouloir, après tout ce n’était qu’un simple civil qui n’était pas sensé avoir de l’expérience dans ce genre de situation... Un peu comme ce qu’elle était supposée faire croire. La jeune femme s’abstint de lui répondre, décidant que l’heure n’était pas à la répartie.

    Prétextant le besoin de ne pas se retrouver seule et isolée, Rosa amorça un mouvement pour rejoindre le politicien et sa nouvelle protégée, mais elle se ravisa au dernier moment et se cala davantage contre sa barricade improvisée. Des coups de feu venaient de retentir.

    – STOP ! LES MAINS MAINS EN L’AIR

    « Oui, parce que cette phrase magique fonctionne tellement bien » se dit la jeune Allemande. Curieuse, la sorcière fit doucement dépasser sa tête pour voir de quoi il s’agissait. Le policier qui avait entamé une « discussion » un peu plus tôt se tenait à plusieurs mètres du sorcier au visage pâle et pointait son arme de service sur cette menace. La distance lui offrait un bel espace de sécurité sans pour autant être trop importante, même Rose, qui était probablement moins familiarisée au tir que l’agent, pourrait toucher sa cible. D’ailleurs, il l’avait touchée. Rosamund put constater que le mage arborait deux plaies fraîches au niveau de l’épaule. Mais ces blessures n’étaient pas normales. Il n’y avait que très peu de sang, et surtout le concerné ne semblait pas du tout souffrir de ces petits trous percés dans sa chaire. Et même si sa démarche était un peu saccadée, elle ne donnait pas l’impression de subir le foudroiement de la douleur, pas même lorsque d’autres petits trous, accompagnés de coups de feu, vinrent rejoindre les premiers.

    – N’AVANCEZ PLUS !

    Fascinée et horrifiée à la fois – car une telle magie avait de quoi effrayer les plus aguerris – Rosamund restait là à observer tandis que le sorcier aux sombres pouvoirs continuait d’approcher l’agent de police. Elle était tellement prise dans le spectacle qu’elle ne vit pas l’autre femme blême arriver sur le côté et se jeter sur elle. Sincèrement surprise, elle poussa un cri tout en se jetant en arrière. Prostrée au sol, Rosa essaya de se dégager en reculant à l’aide de ses mains et de ses pieds. Sans même y penser, elle se dirigeait vers l’endroit où s’étaient réfugiaient Jonas et la petite fille, mais on ne se déplaçait pas bien vite à quatre pattes et la femme assassine elle avait eut le réflexe de se lever. Par chance, sa main frôla un objet froid qu’elle reconnut rapidement : une bouteille en verre. Sans réfléchir elle s’en empara et la lança en visant le visage de son agresseur. Dommage, le vin ne semblait pas de mauvaise qualité.

    Lancé de dés
    Réussite : La bouteille explose à l’impact et des morceaux de verre entaillent le visage de la créature.
    Echec : La bouteille touche le front de sa cible mais cela ne fait que la ralentir...

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Message posté : Sam 27 Sep 2014 - 17:36 Message
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Le vrai héros d'une fête est toujours celui qui paie ▬ Rosammund

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