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Prenez garde à la fermeture automatique des portes. Attention au départ !

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Message posté : Jeu 18 Sep 2014 - 11:29 Message
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Prenez garde à la fermeture


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Attention au départ !







Mercredi 17 septembre 2014


Cette journée avait été d’une banalité sans précédente, une journée de travail, en somme. J’avais passé la majeure partie du temps au musée, à plancher entre autre, sur les derniers préparatifs de la nouvelle exposition Africaine, en plus des tâches habituelles qui m’incombaient. J’avais encore quelques petites choses à mettre au point avec monsieur Pennington de qui j’attendais encore un retour, ainsi qu’avec le conseil d’administration qui devait nous donner son aval avant de l’ouvrir au public. Mais je n’étais pas trop inquiet. Je devais m’entretenir avec le directeur du musée demain à ce propos, dont je savais avoir le soutien, c’est pourquoi j’avais pris les devants afin de faire avancer plus vite les choses.

J’avais quitté le musée historique en milieu d’après-midi afin de me rendre chez un de nos prestataires dans le quartier du Front de Mer pour faire effectuer des tests d’impression de kakemono pour ladite exposition. D’ordinaire, nous avions plutôt l’habitude de nous faire livrer les échantillons, mais j’avais décidé de déroger à cette règle pour aller moi-même les chercher. Kate, mon assistante, n’avait pas longtemps cherché à m’en dissuader. N’étant plus à une de mes excentricités près, elle ne m’avait pas m’interrogé outre mesure, et m’avait préparé tous les documents nécessaires.
Je n’étais pas venu en voiture aujourd’hui, et même si mon propre moyen de locomotion était plus rapide, je ne pouvais prendre le risque d’en faire usager sans voir tous mes précieux documents réduits à néant. J’avais bien entendu, une fois de plus, décliné le taxi que mon assistante m’avait proposé. Prendre la route à cette heure de la journée était une pure folie, et je ne tenais pas à rester coincé deux heures dans les embouteillages.

Après être repassé dans mon bureau et avoir troqué mon costume chic contre un jeans, t-shirt, veste plus classique, j’avais donc opté pour les transports en commun. Bien plus logique, me direz-vous ! Je ne me lassai pas de les emprunter, car il me plaisait d’observer les humains et c’était l’un des meilleurs endroits où je pouvais mener à loisir mes études sociologiques.

Un peu en avance m’octroyai un peu de temps pour flâner dans une boutique d’électronique, attiré par les derniers smartphones à la mode. Je décidai d’en acheter un que je négociai pour un bon prix. Ces petits bijoux de technologie avaient une certaine utilité sur terre, surtout dans le monde des affaires. Celui-ci me servirait à prendre contact avec mes prochains clients potentiels susceptibles d’être intéressés par les plans de ce projet d’armement que j’avais dérobés en Corée.
Mon nouveau mobile en service en poche, je me rendis ensuite chez l’imprimeur. Les essais étaient plutôt concluants. Je validai le bon à tirer, passai commande, puis quittai les lieux, une sacoche contenant mes rouleaux de conférence ainsi que quelques tirages, sur l’épaule.

Je me joignis à la foule, gagnant la bouche de métro la plus proche, bondée à cette heure-ci. Je comptais ensuite repasser au musée historique, déposer mes échantillons et peut-être boucler un dossier ou deux avant de m’envoler vers Marina. Je jetai un œil à ma montre. Le prochain métro devait arriver dans cinq minutes, et déjà le quai se remplissait de monde.

J’avais pour habitude d’observer les gens autour de moi, discrètement, et je m’amusais à imaginer leur histoire, rien qu’à les détailler du regard. Le comportement humain, pour la plupart, en plus de trahir leurs émotions, recelait d’un nombre d’informations passionnantes à leur sujet. Par exemple, mon regard se posa successivement sur une jeune femme aux escarpins vertigineux qui semblait s’impatienter de l’arrivée du métro ; de par son état de nervosité avancé, je songeai qu’elle avait du avoir une rude journée, où qu’elle était en retard à un rendez-vous galant sans doute ; un homme vêtu d’un costume bon marché attendait là également, son attaché-case à la main, il devait probablement travailler dans une petite PME du coin et lançai des regards lubriques peu discret à la jeune femme aux talons hauts ; un jeune homme passa dans mon champs de vision, accrochant mon regard au passage. De dos, il avait l’air plutôt bien bâti et sa silhouette me disait vaguement quelque chose.

Le métro arriva, le peuple se bouscula aux portes. Je profitai de la descente des passagers pour me rapprocher de lui avant qu’il ne disparaisse happé par cette foule d’anonymes. Je le bousculai légèrement, sans doute moi-même poussé par d’autres, du moins, je n'avais aucun doute de la crédibilité de pareille action étant donné la foule qui nous entourait, puis lui adressai un sourire amène. A croire que lui faire du rentre dedans allait finir par devenir une manie.


« Veuillez m’excuser Monsieur Laïos ! »
l’interpelai-je après l’avoir reconnu. Je ne me souvenais pas l’avoir croisé au musée aujourd’hui, sans doute avais-je été trop pris par mon travail et lui par le sien, à moins qu’il n’ai été en déplacement… tout était envisageable dans ce monde.
« Bien le bonsoir ! »

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Message posté : Sam 27 Sep 2014 - 15:05 Message
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Mercredi 17 septembre 2014


La transaction semblait sur le point d'aboutir. Cela venait adoucir la mauvaise humeur de Keran qui n'avait pas joué de chance la veille au soir et n'avait malheureusement, pas fait de miracle au poker. Cela n'arrivait pas souvent, mais quand les cartes n'étaient pas avec lui et qu'il tombait avec des têtes brûlées, il pouvait bluffer tout son saoul, il perdait immanquablement quand les autres ne se dégonflaient pas. C'était regrettable, mais c'était aussi ce qui faisait le charme du jeu. Il se pensait totalement maître de la situation, mais la vérité était qu'il était totalement drogué au jeu. Il avait toutes les peines du monde à s'en passer et y revenait toujours. Il avait plongé là dedans très jeune et se découvrir doué, remporter des sommes faramineuses quand on a rien, ça grise. Et Keran était avide de ce genre de pouvoir. La gloire et la reconnaissance, très peu pour lui, mais pouvoir tenir en sa main le destin d'une poignée de personnes lui plaisait infiniment. Pouvoir terroriser quelqu'un ou même mettre un terme à sa vie lui offrait un plaisir indicible que peu de choses pouvaient égaler.

Pour se consoler de sa malchance de la veille, il avait entraîné une jolie rousse dans son sillage, passant les quelques dernières heures de la nuit à se consoler dans ses bras et à tout oublier. Il lui arrivait souvent de découcher et Lysandre ne devait plus s'en inquiéter. Le lien qui les unissait était assez puissant pour que Lys sache quand son jumeau allait bien. Et même plus que bien songea-t-il en esquissant un sourire en se remémorant ces heures de sexe débridé. Il s'était montré un poil goujat en priant la demoiselle de quitter la chambre d'hôtel le matin venu. Goujat, mais tellement irrésistible. Elle avait tempêté, lui avait balancé la chemise qu'elle lui avait emprunté pour se faire une chemise de nuit en plein visage, s'était rhabillé en vitesse en fulminant et claqué la porte, tandis qu'il commandait un petit déjeuner et un café bien corsé après ce trop peu de sommeil.

Mais la nuit était le domaine de Keran quand le jour était celui de Lysandre. Au vu de ses activités illégales, les ténèbres se prêtaient à son rythme de vie. Un rythme effréné et débauché. Des deux frères, il était le vilain petit canard, celui qui commettait les pires exactions. Pourtant, Lys lui avait prouvé par le passé qu'il était capable de tuer pour sauver son frère, révélant ainsi à Keran un côté sombre qu'il n'avait pas soupçonné chez son angélique jumeau. Lysandre était le plus intelligent, le plus érudit, celui qui avait fait les études, le plus sensible. Il évoluait dans la lumière et Keran craignait parfois de l'entraîner avec lui vers l'ombre. S'il s'y sentait à l'aise, il voulait conserver la pureté de son frère. Elle lui était précieuse, sans cela, il aurait déjà basculé depuis belle lurette. Grâce à son jumeau, il se maintenait. Sans être un enfant de chœur (il ne se souvenait même pas l'avoir jamais été), il n'était pas non plus un salopard sans foi ni loi. Il conservait quelques valeurs et quelques limites... peu, mais c'était déjà ça.

Il s'était douché avant de quitter l'hôtel, repassant chez lui, alors que Lysandre devait travailler pour se changer, adoptant une tenue décontractée et ultra classique. Rien ne valait un bon jean, assorti d'un polo et de baskets. Il faisait l'effort de chemises quand il jouait, se la jouant élégant. Pour négocier ses contrats et effectuer ses transactions, il s'adaptait aux clients. Il était sur un gros coup concernant des armes, rencontrant son interlocuteur dans un lieu public, deux hommes communs discutant de milliers de dollars.

En fin de journée et en proie à une migraine débutante, Keran se glissa dans le métro. Allez, ce soir, il resterait chez lui, tranquillement. Avec son frère. Cela faisait un moment qu'ils ne s'étaient pas accordés plusieurs heures rien que tous les deux et Lys lui manquait. Il plia le nez de dégoût en se retrouvant dans la foule compactes et puante du métro. Ah les délicieuses effluves du métro, la promiscuité... Quel bonheur. Enfin, c'était pratique quand même. Keran repéra plusieurs portefeuilles et sac à mains tentants. Ah, il serait si facile de s'en emparer... Il l'avait fait maintes fois plus jeune. Dans cette foule, c'était si facile de dérober quelques objets. Il prenait d'ailleurs soin de ses propres effets, trop conscient de l'habileté des pick pockets.

Quand enfin le métro arriva, il y eu l'inévitable cohue, et le chaos entre ceux qui descendaient ceux qui voulaient monter avant qu'il ne reparte. Keran se fit bousculer un peu plus fortement par un homme qu'il ne connaissait pas, mais plutôt agréable à regarder. Très même. Ce dernier s'excusa alors en nommant Keran, ce qui le surprit. Il avait plutôt bonne mémoire, mais ce type ne lui disait vraiment rien. Conclusion logique : c'était une connaissance de Lysandre. Les jumeaux se ressemblaient bien trop pour qu'on puisse les distinguer, même leur propre sœur se faisait avoir. Monsieur Laïos... Donc pas un intime de Lysandre. Une relation de travail ? Le jeune homme fouilla dans sa mémoire, essayant de se souvenir de ce que son frère pouvait lui avoir dit de son boulot, des visiteurs du musées, de ses collaborateurs, de ses rencontres. En tous les cas, il en avait de la chance de compter cet éphèbe dans ses relations...

« Bonsoir. Il n'y a pas de mal, difficile de contrôler son corps dans cette foule d'excités. »

Le tout désormais était de discuter avec cet inconnu qui le prenait pour son frère, tout en n'éventant pas la supercherie. Keran allait pouvoir s'amuser. Il regarda autour de lui, ses yeux bleus épinglant une femme d'une quarantaine d'année à leur gauche, trop proche à son goût, avec un embonpoint certain, des mèches roses, un bustier noir moulant et un legging léopard qui permettait ainsi d'observer les trous que la cellulite pouvaient creuser dans sa peau. Appétissant... il fut nostalgique de sa rousse pour le coup.

« Il n'y a pas à dire, le métro est un vivier de specimens intéressants à observer. »

Il sourit en coin, parlant à mi voix avant de demander :

« Avez-vous passé une bonne journée ? »
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Message posté : Ven 3 Oct 2014 - 14:58 Message
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Bip ! Bip ! Bip ! Bip !

Une nouvelle vague de bousculade eut lieu alors que les derniers impudents tentaient de s’introduire dans le métro avant la fermeture des portes. Je n’y prêtai guère attention toutefois, hormis si l'on considérait le fait que cela avait d'avantage réduit la distance de proximité entre monsieur Laïos et moi-même. Les joies et plaisirs de l’heure de pointe !

Un sourire énigmatique, un soupçon complice, étira mes lèvres lorsqu’il m’excusa par simple échange de courtoisie. Je n’en attendais pas moins de sa part bien que sa spontanéité assurée me surprenait quelque peu. Monsieur Laïos d’habitude se montrait plus… timide et réservé en ma présence, et il lui fallait bien souvent quelques minutes d’acclimatation avant de trouver une attitude plus détendue.

« Une chance que vous ne soyez pas plongé dans l’un de vos passionnants ouvrages dans ce cas ! » répondis-je sur un ton légèrement moqueur, accompagné d'un sourire en coin, faisant référence à l’évènement de juillet, où il m’avait percuté, trop absorbé qu’il était par sa lecture, pour me voir débouler sur sa trajectoire. Certes, j'avais intentionnellement provoqué ce léger accident, mais il l’ignorait toujours.

La confidence de monsieur Laïos me fit sourire, car je partageai sa vision des choses, prenant moi-même les transports en commun afin d’observer les humains que je trouvais toujours aussi fascinants. C'était un endroit où je pouvais côtoyer une plus grande concentration d'entre eux, comme il me le fit si justement remarquer. Cependant, je ne saisis pas toute l’ironie de son propos lorsque je suivis son regard posé sur la dame à l’accoutrement des plus original. Je n'étais pas au fait de ce genre de moqueries. Aussi, le pris-je au pied de la lettre : « Alors comme cela vous poursuivez vos études anthropologiques jusque dans les dessous de la ville ? » me permis-je de lui faire remarquer, véritablement amusé par l’idée. Je ne pouvais qu’approuver.

« Excellente ! Je vous remercie ! Et vous-même ? » répondis-je avec le sourire avant d’ajouter sur le ton de la conversation : « Vos recherches avancent comme vous le souhaitez ? » Je n’avais plus en tête tous les sujets sur lesquels il travaillait actuellement, hormis celui pour lequel je l’avais sollicité dernièrement.

« Oh, d’ailleurs, puis que je vous tiens ! Je suis allé passer commande des Kakemonos pour l’exposition Africaine. Passez me voir à mon bureau demain matin si vous avez une minute, je vous montrerais. » dis-je, désignant d’un bref signe de tête le rouleau de documents que je portais en bandoulière. Je n’avais mis personne au courant de mon initiative, alors que le conseil d’administration ne les avait pas encore explicitement validés, mais qu’importait. J’ignorais si monsieur Laïos serait regardant sur ce genre de détails, d’autant plus qu’il n’avait pas participé à l’ensemble du projet mais qu’il m’avait plutôt aidé sur la partie anthropologique. J’avais également requis son avis sur l’agencement de l’exposition et de quelques uns des documents, d’où ma proposition de lui montrer le fruit de sa contribution. « A moins que vous ne vous rendiez présentement au musée ? » ce qui nous ferait gagner du temps si d’aventure nos emplois du temps ne nous avaient pas permis de nous croiser le lendemain, ce qui était hélas, souvent le cas.

« Je suis surpris de vous trouver ici, alors que nous ne nous sommes croisés de la journée. Quelle étrange coïncidence ! Vous ne trouvez pas ?» demandais-je, un sourire amusé au coin des lèvres. « Quel bon vent vous amène par ici ? »
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Message posté : Dim 2 Nov 2014 - 11:53 Message
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Hum... Il semblerait que quelques chose lui échappe concernant les relations entre cet homme et son frère. Sa remarque concernant l'ouvrage devait faire référence à une rencontre précédente. Il imaginait très bien Lysandre le nez dans un de ses bouquins assommants, distrait quant au monde extérieur. Sans doute avait-il croisé cet homme ainsi. C'était un exercice passionnant et délicat que de se faire passer pour son frère auprès d'une personne l'ayant déjà croisé. Il devait deviner leurs rapports, ce qu'ils savaient l'un de l'autre et jouer le jeu. En général, il s'en tirait très bien, Keran étant assez intuitif et surtout sachant très bien embrouiller les autres par quelques discours mensonger. Quand on lui posait une question trop directe à laquelle il ne pouvait pas avoir la réponse, il biaisait. Ou parfois, il bluffait, tentant un coup de poker. Il demeurait un joueur après tout. Keran connaissait suffisamment son jumeau pour savoir dans quel état il était quand il lisait, il ne lui fut donc pas très difficile de renchérir :

« En effet, il m'arrive d'être distrait. »

Le jeune grec fit alors part de son petit passe-temps dans le métro. Lysandre devait sûrement être un peu moins réjoui que lui d'observer les autres et de se moquer secrètement d'eux, mais ça, cet homme ne pouvait pas vraiment le savoir. Keran, puisqu'il était obligé de subir la foule, les odeurs et j'en passe, avait décidé de rentre ce moment un peu plus ludique. Entre les tête d'alcooliques, les drogués, les faux riches qui se donnaient de faux airs, les personnes sans complexes qui auraient pourtant du faire preuve de la plus élémentaire des retenus, il y avait de quoi s'amuser. Sans compter qu'il était terriblement aisé de se faire un peu de blé sans effort. Keran était agile et savait détrousser les voyageurs sans se faire remarquer. Il avait débuté adolescent et s'il ne le faisait presque plus, il lui arrivait encore de s'exercer, pour le sport et le plaisir.

Il hocha la tête aux propos de l'homme. Le plus rageant, c'était de ne pas connaître son nom. Et impossible de le lui demander. Il allait devoir la jouer fine.

« C'est une façon comme une autre de passer le temps. Et je n'ai pas de livre sur moi. »

Il se permit un léger sourire. Pas de passionnant ouvrage comme l'avait dit l'autre homme. Keran s'informa de la journée de son interlocuteur, avant de se voir tout naturellement renvoyer la question. Il ne répondit pas de suite, permettant ainsi à l'autre de renchérir en parlant de ses recherches. Bien. Il savait donc ce que faisait Lysandre. Information importante et intéressante à exploiter. C'était bien parce que Keran endossait l'identité de son frère qu'il se montrait si courtois et poli. Un jeu d'acteur quand on le connaissait.

« Sûrement pas aussi rapidement que je le voudrais, mais il faut savoir faire preuve de patience. »

C'était bien un domaine que Keran ne maîtrisait pas. Il pouvait se montrer très patient, mais pas pour ce genre de chose. Le travail de fourmi, très peu pour lui. Mais Lysandre était l'intello du duo après tout. Et Keran, la racaille. C'est alors que l'autre homme lui parla d'une commande. Relation de travail... Au musée. Un collègue de Lysandre apparemment. Un supérieur ? Difficile à dire pour le moment. Mais Keran allait devoir dire à son frère de passer le lendemain. En espérant que Lysandre ne fasse pas une syncope en découvrant que son frère jouait sa carrière en se faisant passer pour lui auprès d'un collègue ou un patron. Bon le bémol, c'était que Keran ne savait absolument pas ce qu'était un Kakemonos.

« Excellente nouvelle. Je n'y manquerais pas. »

Mais quand l'autre homme lui demanda s'il se rendait au musée, Keran réfléchit à toute allure. Non trop dangereux. Et s'il croisait Lysandre là bas ? Et il ne connaissait pas assez le musée pour faire illusion bien longtemps. Mais si cet homme allait au musée, lui, il risquait de tomber sur Lysandre non ? Lysandre, habillé différemment. Et arrivé avant cet homme, alors qu'ils se seraient quittés quelques minutes plus tôt dans le métro. Hum... Vive les sms hein. Encore fallait-il que Lys l'ai avec lui.

« Non, je suis désolé. »

L'homme lui fit part alors de sa surprise de le croiser dans le métro et pas sur leur lieu de travail et Keran sourit légèrement en haussant les épaules.

« Le musée est tellement grand que cela n'a rien d'étonnant au final. Mauvais timing sûrement ! »

C'était plausible. L'un passait dans un endroit et loupait l'autre de quelques minutes et ainsi de suite. Et si Lysandre avait le nez dans ses ouvrages dans un bureau sombre ans un recoin du musée, cela n'arrangeait pas les choses.

« Une petite visite à des amis. Le passé est passionnant mais il ne faut pas en oublier le présent et les vivants pour autant, n'est-ce pas ? »

Keran jeta un regard aux documents que portait l'homme.

« Dois-je comprendre que vous retournez au musée ? »

Il avait parlé de ne pas s'être croisés de la journée. Sur leur lieu de travail donc. Conclusion : il avait passé la journée au musée, comme Lys. Et a priori, il y retournait après avoir effectué une course.
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Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 4:40 Message
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Pour avoir déjà été témoin du manque d’attention de monsieur Laïos, je ne pouvais qu’approuver. « C’est le moins que l’on puisse dire. » renchéris-je avec le sourire, enfonçant encore un peu plus le clou, ayant pertinemment conscience du malaise que j’étais susceptible de provoquer chez mon interlocuteur, si d’aventure il s’était agit de Lysandre. Pour le peu que je l’avais côtoyé, monsieur Laïos m’était apparu comme quelqu’un de brillant mais qui avait tendance à manquer quelque peu d’assurance et de confiance en lui. Je ne pu m’empêcher de le taquiner. Toutefois, je notais qu’il semblait plus décontracté en dehors qu’au musée.

Je m’amusai tout autant que lui d’observer les individus en présence, bien que j’eusse sans doute un regard bien différent du sien car j’étais, en effet, plus observateur que critique, du moins, en matière d’étude anthropologique. « Certes. En effet, il vaut peut être mieux être attentif, dans un endroit comme celui-ci. » insinuais-je, baissant d’un ton, jetant un regard à un homme absorbé par son journal, dont j’avais malgré moi avisé les poches, en toute discrétion, bien entendu. Déformation professionnelle. Il était de notoriété publique qu’il valait mieux garder un œil sur ses effets personnels dans les lieux bondés, surtout dans les transports en commun. La proximité avait en soit cela de grisant, procurant un terrain propice à n’importe quel pickpocket un tant soit peu agile et peu scrupuleux désirant se faire un peu de blé. J’étais plutôt au fait de ces choses-là, il allait sans dire. J’avais moi-même un téléphone portable dans la poche arrière de mon jeans, celui que je venais d’acheter en l’occurrence, un autre dans la poche extérieure de ma veste de costard. Mon portefeuille quand à lui était situé dans la poche intérieur de ma veste et ne contenait que quelques papiers d’identité, une carte de crédit et quelques centaines de dollars. Un butin qui ravirait n’importe quel voleur en herbe ! Mais j’étais plutôt serein et je mettais quiconque au défi de me faire les poches.

Les lumières du métro se mirent à vaciller, mais personne ne sembla y prêter la moindre attention. Il était courant que les transports en commun subissent parfois quelques défaillances.
Après avoir jeté un coup d’œil aux éclairages, j’avais branché le supposé anthropologue sur son travail, sur le ton de la conversation, mais à ma grande surprise, il ne m’aiguilla pas d’avantage sur son sujet d’étude. « De persévérance dirais-je plutôt. » corrigeai-je avec le sourire. La patience ne faisait pas tout. La dernière fois que monsieur Laïos et moi nous étions vu, il s’était empressé de me parler de ses recherches approfondies sur la Grèce Antique, non sans un certain enthousiasme. « S’il y a quelque chose que je puisse faire pour vous aider, n’hésitez pas à me solliciter. Vous le savez, ma porte est ouverte. » ajoutai-je, avec un clin d’œil. Je le lui avais déjà dit, mais je tenais à le repréciser, au cas où. Je ne lui confierais pas tous les véritables secrets de la Grèce Antique, il ne fallait pas rêver, mais je pouvais l’aiguiller, dans une moindre mesure. C’était sensé être mon travail ‘officiel’.

Étant donné que le hasard avait bien fait les choses, j’avais proposé à Monsieur Laïos de lui montrer les documents tout fraîchement sortis de chez l’imprimeur auxquels il avait fortement contribué. Mais il déclina ma proposition. De toute évidence, il ne se rendait pas au musée, mais je ne m’en offusquai pas outre mesure. « Très bien, nous verrons cela demain alors. » Il était peut être en route pour son domicile après tout. Je n’étais pas très regardant sur les horaires de mes collaborateurs, et encore moins sur les miens, ce qu’on me reprochait souvent d’ailleurs. Certains m’avaient surnommé ‘le courant d’air’, en raison de mes nombreux déplacements qu’il s’agisse de donner des conférences à Star City ou à l’étranger. De ce fait, il était fréquent que je ne croise pas tous mes collègues, même lorsque je passais ma journée au musée, chacun des docteurs ou professeurs ayant tout comme moi, un agenda bien rempli.
Présentement, je m’amusais simplement de la situation et de l’étonnante coïncidence. J’adressai un sourire complice à monsieur Laïos, pour toute réponse.

« Biensûr. » répondis-je. « Oui. Je voulais aller déposer cela avant de me consacrer moi aussi aux vivants. » ajoutai-je avec le sourire, pour reprendre son propos.

Les lampes vacillèrent de nouveau, puis s’éteignirent, provoquant quelques réactions parmi les voyageurs. Puis la rame se mit à ralentir, avant de freiner brusquement.
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