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Une cible dans l’axe de la rose [Louis d'Ax]

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Message posté : Mar 2 Sep 2014 - 13:22 Message
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    Il est des aventures que nul ne peut éviter...

    C’est le cas de celle-ci, minutieusement préparée depuis plusieurs mois grâce à la collaboration d’une collègue de SHADOW qui s’était infiltrée dans une agence gouvernementale. Pourquoi attendre aussi longtemps ? Par précautions... l’organisation de l’ombre aimait les précautions au point peut-être de friser l’excessif. Mais la prudence avait été sage, il valait mieux la conserver afin de voir si l’ennemi allait amorcer un mouvement. Mais rien... nada... silence totale. S’en aurait été angoissant s’ils n’étaient pas eux-mêmes experts en la matière. Pourquoi elle ? Pourquoi lui ? Parce qu’ils étaient bien placés, tout simplement. Lorsque l’ombre a associé le nom d’Ernest Travik au Trident Noir, des recherches ont automatiquement été lancées. Il fallait trouver un angle d’approche, voyez vous. Et malheureusement, peu de choses ont été découvertes. A cela près que la cible se révéla être un grand amateur d’opéras... Cette preuve de goût était d’ailleurs la seule piste exploitable si on voulait mettre la main sur lui. Ses autres activités, professionnelles ou personnelles, demeuraient inconnues. Ce fut donc naturellement que Rosamund et Louis ont été désignés pour cette mission, même si, bien évidemment, toutes les mesures allaient être prises pour préserver leur couverture civile. Accompagnés à distance par une équipe de soutien prête à intervenir à leur signal, les deux musiciens avaient un objectif sur le long terme : guetter l’arrivée de l’homme d’affaire et avertir leur équipe afin de permettre à la mission de débuter. C’était la première partie. Elle commença le mardi 2 septembre au soir.

    Comme à son habitude depuis qu’on lui avait assigné cette tâche, Rosa avait entamé sa soirée de travail en envoyant un de ses corbeaux surveiller le grand hall d’entrée de l’opéra. Cela n’avait rien d’agréable, mais c’était un mal nécessaire. Parce qu’il était hors de question de se fier aux sens d’un simple clone. Et ce soir là, à 19h41, monsieur Travik fit son entrée à l’opéra. Du haut de son arbre, l’œil de corbeau de Rosamund vit l’homme qui correspondait aux photos fournies suite aux recherches et aux informations de l’agent en infiltration. Il sortait d’une limousine noire suffisamment classique pour se fondre dans le décor hautement sophistiqué du quartier. Mais ce qu’elle remarqua rapidement, ce fut le petit détaché d’hommes qui arrivèrent, sortis de nulle part, pour l’accueillir une fois hors de sa voiture et l’accompagner dans le bâtiment. Trois hommes le collaient. Deux étaient sans conteste des gardes du corps, le troisième... semblait être un simple mélomane, élégamment vêtu, mais sa façon de regarder les alentours, en tournant trop rapidement la tête, laissait entendre que lui aussi participait à la protection de Travik. En plus de ces trois hommes, deux autres finissaient apparemment l’escorte. Rosa mit un moment avant de les repérer car une bonne distance les séparait de sa cible, mais les deux individus en costumes prenaient bien soin de maintenir une distance beaucoup trop régulière pour que ce soit entièrement naturel. Cinq hommes... Avant que la limousine de Travik ne s’éloigne, Rosa prit soin de poser son regard perçant sur la plaque d’immatriculation tandis que, de ses mains humaines, elle inscrivit le code sur son téléphone.

    La musicienne se trouvait avec ses collègues, dans les loges, en train de se préparer pour le spectacle. Elle portait une robe noire, sobre, qui suivait de près sa silhouette naturellement gracieuse mise en avant par une paire d’escarpins dont la discrétion pouvait se disputait avec leur élégance. Curieusement pour une musicienne, elle avait gardé ses longs cheveux détachés de manière à ce qu’ils ondulent légèrement autours de son visage. Rosa portait un minimum de maquillage afin de rester sobre et d’éviter d’attirer l’attention avec des couleurs trop voyantes. La seule qui pouvait attirer le regard provenait de sa broche, fixée en dessous de son épaule gauche. Sa broche prête à se transformer en arme mortelle... mais rien ne l’y obligerait ce soir... du moins certainement pas ici. L’arrivée de ces proies interrompit sa préparation, la poussant à changer ses priorités. Une fois qu’elle eut prévenu l’équipe de soutien, la jeune Allemande termina rapidement sa mise en beauté avant de quitter les loges pour retrouver son acolyte du soir. Un allié de taille avec qui elle avait l’habitude de collaborer, aussi bien en musique qu’en mission. Elle savait que pour lui, la discrétion et la réussite de leur objectif étaient encore plus vitale que pour elle. Il était donc naturel qu’ils se concertent au préalable, même si leur stratégie avait été réfléchie depuis bien longtemps. Leur tactique n’avait, pour tout dire, rien de sorcier et elle découlait naturellement de leurs capacités et de la situation. Tout allait se passer en musique. Aussi, Rosamund avait pris soin, depuis que leur manœuvre avait été adoptée, de préserver ses malédictions en vue de cette soirée. Par conséquence, la première partie de leur plan reposait beaucoup sur elle, mais elle avait promis à Louis de le laisser prendre la seconde partie en main.

    Ce fut donc une fois sa rapide toilette terminée que la musicienne se mit en route pour retrouver son compagnon d’armes. Du haut de ses petits escarpins, elle parcourut les couloirs afin de se rendre sur la scène, là où elle était à peu près certaine de trouver le chef d’orchestre qui devait certainement être en train de fignoler les préparatifs pour le spectacle.

    Il ne faisait aucun doute que, comme l’équipe de soutien qui n’allait pas tarder à entrer par l’arrière du bâtiment, dissimulés sous une apparence d’équipe d’entretien en électricité, Louis avait été prévenu de l’arrivée tant attendue de monsieur Travik, l’homme qui semblait tenir un rôle si important pour ce mystérieux Trident Noir. Il était donc superflu de préciser qu’il avait pleinement conscience de l’importance de leur mission. Rosa voulait tout simplement vérifier qu’il n’y ait aucun souci de dernière minute. Après tout, chaque représentation était unique, et comme Louis était particulièrement investi dans la vie de l’opéra, Rosamund préférait prendre ses précautions afin d’éviter de froisser cet allié de choix. Elle s’approcha donc de lui d’un pas de velours jusqu’à ce qu’elle soit à son niveau, assez près pour pouvoir lui parler à l’oreille, donnant ainsi l’air de discuter simplement de détails concernant le spectacle de ce soir.

    – L’oiseau est arrivé dans notre nid avec cinq de ses amis. Devons-nous lui réserver un accueil particulier ou bien le traditionnel tapis rouge suffira-t-il ? demanda-t-elle avec une pointe de malice dans son chuchotement.

    Elle savait que Louis apprécierait ce genre de dialogue mêlant une légère pointe de poésie au langage presque militaire inhérent à leur tâche. Leur plan initial était simple : profiter de la représentation pour ensorceler Travik via la musique de Rosamund, puis le laisser retourner chez lui où il se ferait un « plaisir » d’inviter les agents qui alors n’auront qu’à explorer les lieux afin de récupérer tout élément utile, Travik inclus. Rien de sorcier n’est-ce pas ? Bien sûr, ce plan pouvait se voir modifié, selon les besoins de Louis. On ne savait jamais, il pouvait y avoir à l’opéra un élément qui pourrait compromettre leur tâche et donc exigerait des modalités différentes. Mieux valait donc faire un petite briefing, au cas où. Se tenant droite et souriante, Rosa attendait la réponse de son acolyte. L’excitation pouvait se lire dans le regard de la jeune femme, mais on pouvait également y voir une certaine froideur, propre à la rigueur qu’on lui connaissait. Il s’agissait là sans doute de la mission la plus importante qu’elle eut à réaliser depuis l’enlèvement de son grand oncle Feuerbach. Il était donc hors de question de laisser quoique ce soit au hasard. Et, par extension, il était primordial de s’assurer que les conditions étaient optimales.

    Pendant ce temps, à travers son corbeau et en attendant l’arrivée des renforts, Rosamund prenait soin de surveiller la progression de leur objectif en volant de manière à se placer derrière les fenêtres les plus adaptées. Ernest se trouvait encore dans le hall d’entrée, à discuter avec telle ou telle personnalité dont l’identité était plus ou moins connue. Etrangement, le fait d’avoir son objectif sous les yeux rendait la tâche moins désagréable qu’à l’accoutumé. Mais il était évident que Rosa rappellerait son corbeau avant le début du spectacle. Accomplir une tâche aussi importante en étant incomplète était hors de question.


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Message posté : Mar 2 Sep 2014 - 22:31 Message
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 8286
ϟ Nombre de Messages RP : 905
ϟ Crédits : Hedgekey
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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Dès qu'on parlait en ville de musique et plus précisément d'art lyrique, Louis n'était jamais bien loin, et pour cause, en cette rentrée fort mouvementée, il était partout où le nécessitaient les besoins de l'opéra Beaudrie, car il fallait mettre en mouvement la nouvelle saison musicale, qui s'ouvrait sans surprise par de brillants concerts.

La musique slave et notamment russe était à l'honneur, comme il l'avait annoncé quelques mois auparavant lors d'une conférence au Collège de Providence, mais il n'avait pu échapper à certaines représentations plus académiques, comme ce récital devant un public conquis par la divine machine à coudre d'un Jean-Sébastien Bach au mieux de ses facétieux tricotages. Il n'avait pu se soustraire à d'autres concerts moins intéressants encore, mais que ne ferait-il pas pour la noble cause qu'il défendait ? Balivernes absurdes. Cette rentrée musicale commençait à l'agacer tendrement et s'il n'avait pu s'absorber dans la préparation des grandes représentations lyriques de novembre et de décembre, sans doute eût-il fini par devenir fou – l'excès du peu rend bête.

La musique classique le suivait partout comme une ombre noire et complice, jusque dans les alcôves de Mannheim où, de toute évidence, une prochaine mission l'attendait déjà. L'enthousiasme le guettait mais il n'y cédait point encore. Et quand le jour – en vérité, le soir – tant attendu arriva, Louis avait la mine contenue qu'il réservait à sa profession véritable, à savoir la direction de l'orchestre philharmonique de l'opéra Beaudrie. Mêler sa profession à ses activités illégales et clandestines ne lui posaient aucun problème d'aucune sorte – au contraire, il y éprouvait quelque plaisir véritable, sans qu'il sût tout à fait s'expliquer pourquoi. Il s'était préparé au concert comme il le faisait d'ordinaire, vaillamment et avec tout le sérieux dont il était capable. Cette fois-ci, toutefois, il se permit quelques indulgences, car les œuvres qu'ils présenteraient ce soir ne lui étaient, depuis longtemps, plus étrangères, et il savait que ses prestations gagneraient en souplesse s'il laissait à ses musiciens la liberté qu'il se refusait à lui-même. Qu'aucun d'eux toutefois ne s'avisât d'y voir un signe de grand laxisme, car Louis ne tolérerait aucun écart de conduite, aucune fausse note.

Il serait comme d'ordinaire le tyran despotique régnant au royaume de l'orchestre. De tous les musiciens, une seule était, du reste, concernée par la mission de ce soir, qu'il conduirait avec elle pour le profit de l'organisation SHADOW. Il ne fut pas surpris, d'ailleurs, de la voir venir à lui avant la représentation, tandis que lui-même, sur scène, achevait les derniers préparatifs et procédaient aux corrections de dernière minute. Voir Rosamund était, comme à chaque fois, un plaisir d'une fraîcheur indubitable.

C'est aux oreilles de Louis qu'elle glissa ces quelques mots qu'il n'eut aucun mal à comprendre. Hochant la tête, il détourna le regard des décors qu'il voyait se déployer devant lui pour jeter son regard à la lueur des prunelles de la demoiselle. « J'imagine que le traditionnel tapis rouge devrait suffire, mais ce quintette improvisé me paraît devoir retenir notre attention. » En effet, s'il n'était pas une véritable surprise de constater que ce Travik prenait des précautions ou partageait avec d'autres la passion de la musique classique, Louis ne pouvait s'empêcher d'éprouver quelques doutes à l'idée que ce surcroît de nuisances autour de leur cible ne causerait aucun souci. Il avait toute confiance en la magie de Rosamund, qu'il avait déjà vu à l’œuvre, tout comme il ne doutait point de l'efficacité de l'équipe qui les secondait sur cette mission.

De plus, il se faisait une idée assez précise du rôle de chacun des accompagnateurs du malheureux Ernest : cinq membre de la soldatesque, là pour préserver l'empereur d'éventuels assassins, larcineurs ou autres ennemis de sa Majesté. Un sourire étira les lèvres de Louis qui constatait que ses dernières lectures affectaient particulièrement l'usage qu'il faisait d'un certain vocabulaire, y compris quand il pensait pour lui-même ! Un psychanalyste aurait eu fort à dire de cette manie mais Louis n'avait pas de temps à perdre en vaines introspections, il devait garder la tête froide et se concentrer sur deux objectifs : la réussite de la mission et la conduite de la représentation.

Cette dernière ne serait qu'une routine presque honteuse. En revanche, la mission, déclinée en deux parties, prenait déjà des contours plus originaux. « Je ne crois pas nécessaire de gérer ce soir ces cinq ladres, ce serait prendre le risque de nous exposer. Il me paraît plus judicieux, car plus discret, d'évaluer la menace qu'ils représentent tous, et de l'anéantir, quand le ver sera dans le fruit. » Autrement dit, quand le dénommé Travik serait sous le charme des sortilèges musicaux de la délicieuse Rosamund – si tout allait pour le mieux, bien sûr. Était-il impensable que leur cible ne fût, d'une façon ou d'une autre, protégé du sort que la demoiselle lui réservait ?

L'hypothèse revêtait un caractère d'infime probabilité, mais après tout, nul n'était infaillible, et les quelques missions déjà conduites par Louis à Star City lui avaient bien enseigné que pour les mener à bien, il devait se préparer à tout. Mais la mission n'avait pas été décidée la veille autour d'une tasse de thé, ce soir-là n'en était qu'un premier aboutissement. Une longue et minutieuse préparation avait précédé tout cela, aussi Louis se sentait-il confiant. Lui-même n'aurait à véritablement entrer en scène que plus tard, car les devants de la scène s'offraient, pour l'heure, à Rosamund qui, dès lors, aurait en main les clefs de cette première partie de leur mission. Après un bref silence dont il usa pour se ménager quelques réflexions, Louis ajouta encore à voix basse, de sorte qu'elle fût la seule à pouvoir l'entendre.

 « S'il est préférable d'intervenir dès ce soir pour régler la question de l'escorte de notre oiseau, les neutraliser ne devrait pas être trop difficile, ni même trop compliqué. Ils ont certainement partagé un repas ou deux ces derniers jours, quelques douleurs gastriques particulièrement aiguës n'éveilleront les soupçons de personne, ne croyez-vous pas ? » Louis devinait que Rosamund comprendrait l'allusion aux talents cachés de Louis qu'il ne pouvait, hélas, point exhiber en virtuose à l'occasion de récitals ou de concerts. Il est des passe-temps qu'il vaut mieux garder secrets.
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Message posté : Mer 3 Sep 2014 - 13:21 Message
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    Comme elle pouvait s’y attendre, Rosamund reçut en guise de réponse le beau parlé de Louis qui résonnait divinement avec l’analogie qu’elle avait lancée. Le musicien rebondit dessus pour aller plus haut, vers des hauteurs qui frisaient la poésie, le tout en apportant des informations qui concernaient de près la tâche qui les attendait. Un tel professionnalisme mêlé à autant de délicatesse enlevait indubitablement le désagréable du moindre effort. Rosa se demanda une nouvelle fois pourquoi elle n’avait toujours pas demandé à ce que leur binôme soit officialisé. Minutieux, le Français lui proposa de s’occuper du contenu gastrique des cinq gardiens de monsieur Travik. Un excès de zèle qui avait de quoi séduire tout bon agent du SHADOW et qui ne manqua pas de charmer la sorcière, pour une fois plus mesurée.

    – Voilà une attention des plus charmantes. Mais je ne crois pas que cela soit nécessaire, à moins bien sûr que les premières notes de ce soir ne soient pas à leur goût.

    Autrement dit, cette précaution n’était pas nécessaire tant que la première partie de leur plan se déroulait de manière attendue. Si, pour une obscure raison, le pouvoir de Rosamund ne fonctionnait pas sur Travik... ou, au cas échéant, sur un de ses proches accompagnateurs, les talents de Louis seront les bienvenus en guise de deuxième levé de rideau. Le but étant d’amoindrir les défenses des appartements de Travik afin de pouvoir les envahir avec un minimum de difficultés. Mais bien évidemment, si tout se passait comme prévu, et Rosamund n’avait aucune raison de croire que cela n’allait pas être le cas, l’agent d’Ax n’aurait pas à rendre visite aux estomacs de ces gorilles. Il était extrêmement rare de tomber sur quelqu’un dont l’âme restait hors de portée du pouvoir de Rose. Et rien, dans les rapports préliminaires, n’associait Travik à la moindre protection mystique. Il n’y avait aucune raison.

    – Sur ce, je vais vous laisser. Je ne voudrais pas perturber votre concentration. conclut-elle d’un air légèrement provocateur. Elle connaissait assez bien Louis pour ne pas douter de son professionnalisme, mais elle avait l’habitude, avec son frère et sa sœur, de taquiner les complices de ses méfaits afin de les stimuler et de mettre un soupçon de piquant.

    Sur cette note de camaraderie, Rosamund reprit la direction de ses loges afin de finir ses préparatifs. A vrai dire, elle était déjà prête, mais il lui restait quelque chose à récupérer. Un petit détour s’imposait.

    ...

    Tout en prenant bien soin de se retrouver seule, Rosa se rendit dans une ancienne salle de réception, une pièce qui n’était plus utilisée car elle était jugée vétuste. Question de point de vue. La musicienne la trouvait plutôt raffinée, dans un style sobre et ancien qui n’était pas sans rappeler Versailles. Cela étant dit, Rosamund ne pouvait qu’apprécier la solitude qui y régnait. Elle alla ouvrir la porte vitrée qui donnait sur un balcon avant de revenir se ses pas et de se diriger vers la sortie. A peine eut-elle approché le seuil de la porte, un croassement se fit entendre, résonnant dans toute la salle. La jeune Allemande s’arrêta un instant et eut un sourire, puis elle retourna en direction des loges, son corbeau la suivit jusqu’à ce qu’il décide de se fondre en elle, à l’abri des regards. Ainsi Rosamund était de nouveau complète et entièrement prête pour mener à bien sa mission.

    ...

    Revenue dans l’univers des artistes, plus ou moins excités par la représentation à venir, Rosamund se dirigea d’un pas calme vers son emplacement. Comme à son habitude à l’opéra, elle répondait poliment à ceux qui lui adressaient la parole ou qui se contentaient d’un simple signe de tête. Ici comme ailleurs, Rosa croisait des gens qu’elle intimidait. Mais pour être honnête, ici, à l’opéra Beaudrie, le taux d’imbéciles était nettement plus bas que la moyenne. Sans doute l’amour de la musique arrangeait énormément les choses. Elle appréciait particulièrement l’espace que les gens lui accordaient ici, surtout avant un spectacle, et comme ce soir, le spectacle était à double rideau, la préparation était de mise.

    ...

    Quelques minutes avant le levé de rideau. Tous les musiciens étaient installés. Certains gardaient les yeux fermés. D’autres les levaient au ciel pour adresser une prière à leur dieu ou à leur chat. Certains avaient noyé leur stress sous une épaisse couche de maquillage et d’anti transpirant tandis que d’autres affichaient un calme que Rose reconnaissait comme étant réel. Il y en avait pour tous les genres. Et puis il y avait Rose qui attendait un message de son équipe. Une partie des renforts s’était fondue dans le public et avait pour mission de repérer les cibles, mais Rosa aurait préféré qu’on la prévienne un peu plus tôt. Ah. L’écran s’illumine enfin. Un message. Le visage fermé, Rosa s’empara de son portable, soigneusement posé sur son pupitre de manière à ne pas déranger sa prestation – tout un art – et lu le message que ses équipiers lui avaient envoyé ; la position de Travik dans la salle. Voilà qui allait rendre la tâche de Rosamund extrêmement simple. Un frisson d’excitation s’éleva parmi ses compères... Ca allait commencer.

    Le rideau se lève. Rosamund, comme les autres musiciens, regarde dans la même direction, attendant le chef d’orchestre. Celui-ci, en la magnifique personne de Louis, arrive ce qui déclenche une salve d’applaudissements polis. Le maître prend place, il arme ses mouvements puis commence à bouger et les premières notes s’élèvent. Rose n’utilise pas tout de suite ses pouvoirs, elle se laisse d’abord prendre à la magie de la musique. Une introduction en douceur, afin de laisser son pouvoir s’éveiller doucement ce qui allait assurer un meilleur contrôle. Il fallait faire les choses bien. La jeune femme laissa son corps et son esprit plonger dans la musique, ses doigts appelaient progressivement sa magie, ses mains la contenait fermement. L’air se chargeait d’une force artistique, celle qui semblait donner un si doux arôme à cette scène musicale... à tout cet opéra. Une ambiance qui avait presque façonné chacun de ses murs, chaque siège, chaque centimètre carré... Finalement, après quelques minutes d’ouverture, Rose jugea qu’elle était prête et qu’il était temps d’agir. Pas question d’attendre de voir Ernest se lever pour assouvir un besoin quelconque. Lentement, elle leva le visage vers l’assemblée. Le public ne la regardait pas spécialement, ils étaient majoritairement concentrés sur les acteurs et non sur les musiciens. Elle sut immédiatement où regarder, connaissant presque la salle sur le bout des doigts. Il était bien là, concentré sur le spectacle comme tout bon spectateur. Silencieusement, les lèvres de la sorcière remuèrent pour former un nom. Mais elle ne s’adressait pas à un humain... elle parlait à son instrument, lui désignant la cible qui était bien à portée d’oreilles.

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Message posté : Mer 3 Sep 2014 - 13:21 Message
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Message posté : Mer 3 Sep 2014 - 21:36 Message
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La plaisanterie sonnait comme une évidence dans les propos de Rosamund et fort heureusement, car Louis n'aurait pu concevoir qu'on pût venir à l'opéra tout en sachant qu'on s'y ennuierait. Il y avait quelque insulte pour les musiciens dans ce geste, et le jeune français n'eût pas su trouver en lui la patience de pardonner pareil affront. La demoiselle, dont dépendrait tant de choses ce soir, le quitta et il hocha la tête, une fois de plus, en l'observant qui s'éloignait. Louis demeura quant à lui quelques moments encore sur la scène afin de donner les dernières recommandations et les dernières consignes, puis il gagna sa loge où, tel un Stanislas Lefort, il s'offrit une petite collation qui le préparerait mieux qu'aucun autre exercice à la représentation de ce soir. Sans grande surprise, le goût de Louis pour les bonnes choses le suivaient jusqu'à l'Opéra, et rien n'accompagnait mieux les concerts qu'un plein ventre. L'informe cri de l'estomac ne convenait guère au rôle du chef de l'orchestre, alors ce dernier devait s'en prémunir autant que possible – grignoter jamais n'était une option, car Louis en connaissait les méfaits. Il mangea donc avant la représentation et se promit, lors de l'entracte, de ne pas manquer au tacite rendez-vous qu'il prenait toujours avec les restes qui demeuraient, paisibles, dans sa loge. Il la quitta néanmoins pour se rendre sur scène, lorsque le rideau leva sur la salle où le public, patient, ou trépignant, attendait. L'orchestre était là, prêt.

Louis n'eut pour les musiciens aucun mot d'encouragement, aucun discours d'introduction. Tous les connaissaient et avaient déjà reçu ses bénédictions lors des répétitions. Néanmoins, il leur accorda, à tous, un regard bienveillant, car il savait qu'aucun d'eux, ce soir, ne le décevrait. De l'estrade qu'il occuperait, Louis aurait la vision d'un Olympien sur toute la Grèce et en quelque sorte il se sentait tel Zeus ou Jupiter veillant sur le panthéon gréco-latin. Rosamund, à sa place, eut toutefois droit à un traitement particulier, puisque Louis appuya sur elle un regard entendu – qu'elle devait tant à son premier rôle ce soir qu'au second. Sans rien craindre des vicissitudes de la soirée, Louis savait quel était le sien pour le moment : conduire le concert et attendre patiemment un signe de sa complice, qui le renseignerait sur l'état et le développement de la première partie de leur mission. Il saurait alors s'il lui fallait intervenir, ou s'il pouvait se concentrer sur la représentation.

Une fois à sa place, Louis, les oreilles baignés de l'eau vive des applaudissements, se tourna vers le public devant lequel il s'inclina avec toute la grâce que les années d'expérience lui avaient acquise. D'un œil captif, Louis remarqua dans le public quelques têtes qu'il crut reconnaître, mais il ne fit que glisser çà et là son regard afin de ne point donner l'air de scruter quelqu'un en particulier. Il savait que sa tante était là, dans l'une des loges principales, mais quelle importance ? Avant de commencer la représentation, d'un geste large du bras, Louis présenta l'orchestre au public et les applaudissements s'émerveillèrent tandis que les archets frappaient le bois des instruments. Puis, après s'être incliné une dernière fois devant le public tout en prenant garde à ses lombaires – qui ne lui pardonneraient ce soir aucun écart de conduite, Louis imposa d'un geste le silence et le concert put débuter.

Mais comme la tradition française l'exigeait depuis Berlioz, et que le public américain en fût averti ou non, Louis ne commença point par les premières mesures du concert en lui-même. Il introduisit la soirée par un morceau choisi arbitrairement par lui, afin d'ouvrir les oreilles dans la salle à ce qui allait suivre. Un peu comme on offre, à l'entrée des parfumeries de Grasse, un échantillon pour mieux s'ouvrir l'odorat aux enchantements qui suivent. C'est un très bref rondeau qui ouvrit donc la soirée, grâce en soit rendue à la perruque étonnante de Purcell. Brève minute, plaisir fugace.

Puis, le concert lui-même put commencer, et la baguette de Louis se fit impériale. Il n'était plus question de plaisanter, le plaisir devait naître de la perfection des interprétations conjuguées. Que le public se rassure ! La prestation serait d'excellente qualité. Les premières mesures donnèrent d'ailleurs le ton. Ces accords lourds, impériaux, despotiques qui inauguraient l'ouverture de la Fiancée du Tsar annonçaient une intrigue qui prendrait place au soleil doré et famélique de la sinistre cour d'Ivan le Terrible. Que chacun s'accroche à son siège, car à la magie de la musique se mêlerait la fantaisie d'un conte historique revu et corrigé par les soins d'une vision fantasque de la Russie du seizième siècle ! L'ostinato rythmique allait bon train quand Louis perçut les renseignements que Rosamund lui communiqua de manière à ce qu'il fût le seul à comprendre les informations qu'elle transmettait – la pirouette était habile, pour ne pas dire virtuose, car il fallait diviser alors son attention, tout comme la demoiselle devait se partager entre la musique et leur mission. Indifféremment, il hocha la tête, et poursuivit. Le code employé par Rosamund lui avait fait comprendre que de toute évidence, Ernest Travik avait résisté à la magie d'envoûtement, pour des raisons encore obscures. Louis garda cette information en tête et, quand les dernières notes de l'ouverture s'élevèrent, il décida de prendre une précaution supplémentaire... s'il testait à son tour sa magie sur Ernest, peut-être découvrirait-il l'étendue des protections dont ce crétin s'était manifestement nanti.

Ces questions trottaient dans la tête de Louis à une vitesse folle, mais son faciès de porcelaine à la lumière des projecteurs n'en montrait rien. Il s'inclina devant l'orchestre, appuya son regard sur Rosamund qui comprendrait très certainement, se tourna pour accueillir les applaudissements du public, qui devrait ensuite se retenir jusqu'à l'issue de l'acte premier, et balaya la salle du regard jusqu'à trouver la tête d'Ernest Travik que Louis reconnut sans trop de peine, car l'homme était toujours à sa place et non loin d'une source lumineuse.

Lancer de dé a écrit:
Lancer de dé n°1
Réussite : Louis parvint à projeter sur Ernest Travik des douleurs dentaires et en déduisit donc qu'il n'est pas protégé contre toutes les magies.
Echec : Ernest Travik se révéla insensible à la magie de Louis, qui en déduisit donc que le bougre n'avait pas lésiné sur les moyens pour garantir sa protection.
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Message posté : Mer 3 Sep 2014 - 21:36 Message
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Message posté : Jeu 4 Sep 2014 - 13:09 Message
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    Rosamund n’était pas habituée aux échecs, loin de là, mais elle était assez professionnelle pour conserver son calme. Un habitué pouvait cependant percevoir son mécontentement à travers un froncement de sourcil qui, fort heureusement, pouvait facilement passer pour un signe de concentration artistique. Sachant que la musicienne serait presque capable de jouer avec les dents, tous ses collègues ne seraient peut-être pas dupes, mais ils avaient certainement d’autres chats à fouetter dans l’immédiat. Rose pour sa part se demandait pourquoi son pouvoir n’avait pas fonctionné, après tout, c’était là un fait rarissime, synonyme, en l’occurrence, de mauvaises nouvelles pour leur opération. Néanmoins, elle avait bien réussi à prendre un des hommes de Travik en son pouvoir, c’était déjà ça. La jeune femme se concentra donc sur cela, et sur la représentation, bien évidemment, mais elle prenait également soin de suivre le chef d’orchestre du regard. En voyant la réaction de Louis lorsqu’elle l’avertit de l’avancée de sa malédiction, elle remarqua qu’il avait une idée derrière la tête et il ne fallait pas être un génie pour établir le bon lien et deviner ce qui se tramait dans cette tête pensante française.

    Ce fut, finalement, de bonne grâce, que Rosamund laissa son compère tester sa théorie. Il était hors de question de refuser de nouvelles données. En faisant mine de parcourir l’assemblée du regard, Rosa guetta la réaction de leur cible. Louis allait très certainement lui faire quelque chose dont la réaction serait visible. Et le résultat fut là. Ernest Travik montra soudainement les signes d’une rage de dents. Tout en s’abstenant de sourire – car oui, elle trouvait ces pouvoirs fort amusants – Rosamund tourna gracieusement la tête vers Louis et lui fit un imperceptible signe d’approbation pour lui signifier qu’elle avait vu. L’ouverture était maintenant terminée et le spectacle pouvait commencer. Après avoir reçu les applaudissements du public, Rosa fit comme tous ses compères et se prépara à entrer dans le cœur du spectacle. Elle réinstalla son violon sur son épaule et entra dans l’histoire en espérant que les hommes postés en surveillance garderaient bien un œil sur leur cible.

    ...

    L’entracte était là pour permettre au public de se détendre, de répondre aux divers appels de la nature. Pour les musiciens, c’était l’occasion de laisser leurs muscles se reposer, de permettre à d’autres de se dégourdir ou encore de donner une pause à leurs oreilles, car on pouvait vivre de musique, mais comme pour toute chose, l’excès apportait son lot de souffrances. En temps normal, Rosa profitait de cette occasion pour marcher un peu, si possible prendre l’air, se refaire une beauté, boire quelques centilitres d’eau (oui, limiter la quantité de liquide absorbé était très important lors d’un concert). Mais ce soir, elle préférait s’entretenir avec Louis quant à la suite des opérations. Tout avait beau être prévu depuis des mois, l’excès était toujours le bienvenu en termes de communication. Et puis, peut-être que l’agent d’Ax aurait des hypothèses concernant l’échec de la malédiction de Pan... La musicienne alla donc rejoindre son chef d’orchestre.

    – J’ai vu que vous avez illuminé le sourire de certains spectateurs, monsieur D’ax. Une amorce simple qui entrait dans le vif du sujet sans pour autant perturber les éventuelles oreilles non concernées. Pourrions-nous nous entretenir un instant ? J’ai quelques problèmes d’interprétation au sujet de la lecture que vous m’avez conseillée.

    Une fausse excuse qui devrait éviter les commérages, même si les deux musiciens étaient connus pour leur sérieux et leur amour de l’art. Rose savait parfaitement que le célibat de Louis en faisait jaser plus d’une ici. Heureusement qu’elle passait pour une coincée obsédée uniquement par les livres et la musique. Même si sa réputation entre ces murs était le cadet des soucis de Rosamund, elle restait fidèle à sa philosophie de toujours : faire les choses bien. Elle attendit donc que Louis se libère et les mène dans un endroit plus privé, le temps d’une rapide mise au point.

    – Vous n’avez rencontré aucune difficulté à l’ensorceler ?


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Message posté : Jeu 4 Sep 2014 - 22:11 Message
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ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

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L'ouverture achevée, l'acte premier pouvait se dérouler sous l’œil déjà conquis d'un public qui, pourtant, ne manquerait de lézarder le ciel de l'opéra des foudres de son mécontentement, si ni l'orchestre ni la scène ne lui offrait un concert agréable. La trame de l'opéra s'annonçait dès les premières scènes de cet acte qui, comme la tradition l'exigeait, exposait le thème et jetait l'ombre sur l'intrigue que les suivants noueraient et dénoueraient au gré de la plume qui rédigea le livret.

L'inénarrable Grigory Gryaznoi, fier guerrier et notable membre de la garde de Tsar, serait le tragique héros de ce soir. Il s'était épris de la belle Martha Sobakina, fille d'une riche famille dont le chef était un marchand de Novgorod l'indomptable. L'aimer toutefois ne se révélait point suffisant à lui acquérir sa main, car le père de la belle l'avait déjà fiancée au boyard Ivan Likov, lequel s'en revenait d'un séjour à l'étranger, dans les lointaines steppes de l'Asie centrale. Après avoir chanté sa peine et sa détermination à emporter le cœur de la belle – et sa dot, le rusé Grigory s'en alla quérir le médecin du Tsar, Bomely, auquel il demanda un philtre d'amour pour séduire la demoiselle, car il se savait de trop faible condition sociale pour rivaliser avec Ivan le boyard. Mais la secrète conversation du soldat et de l'apothicaire ne le fut pas tout à fait, car l'ingrate Lyubasha, ancienne maîtresse de Grigory, s'était dissimulée non loin et avait surpris ce dialogue d'intrigant. Désireuse de tirer vengeance de la belle Martha qui, bien malgré elle, lui dérobait le cœur de son ancien amant, la perfide jura de nuire à la future épouse et de tout faire pour que son ennemie jamais n'épousât Grigory.

Et au cours d'une fête traditionnelle, tout ce beau monde se rencontra pour les danses qu'un ballet mit en scène pour le plaisir et le confort du public – Louis avait pris un risque en n'adaptant point le livret, mais la langue russe était trop précieuse à la musique de Rimski-Korsakov pour l'en démunir. C'eût été pire qu'un acte de barbarie. Les américains venus ce soir devraient s'y faire, et avaler ce qui n'était une couleuvre, si par malheur le verbe de Moscou leur était déplaisant. Heureusement venait l'entracte. Le rideau tomba sur les applaudissements qui, peu à peu, se turent.

Profitant de ce répit, Louis quitta la place du chef d'orchestre, félicita les musiciens, invita le percussionniste à plus de vigueur dans l'exécution, et rejoignit les coulisses où il fut rapidement rejoint par Rosamund.

 « Je fais la fortune des dentistes, vous le savez bien. » Il avait dit cela en riant volontiers. L'ouverture et le premier acte l'avait pleinement satisfait. Même les quelques défauts qui échappèrent à sa vigilance ou à la rigueur des interprètes ne lui semblaient que très peu importants.  « Bien sûr, allons dans ma loge, j'y ai justement le livre en question. » Et d'un geste galant il invita Rosamund à le suivre, tandis qu'il la prenait par le bras. Ses origines françaises transpiraient dans ces moments-là bien plus que la sueur causée par le très physique exercice de la direction d'un orchestre. Une fois dans la loge, Louis n'alla chercher aucun livre, conscient qu'il était, depuis le début, qu'ils parleraient d'un tout autre sujet que la littérature.

 « Aucune, et j'en suis le premier surpris. Si votre malédiction n'a fait mouche, mon sortilège n'aurait pas dû pouvoir percer les protections qui entourent ce monsieur Travik. De toute évidence, il y a une faille dans les murs de la forteresse qu'il dresse autour de lui. Mes sorts les passent sans peine, mais s'il est insensible aux vôtres, c'est qu'il s'est entouré d'une personne dotée de certaines aptitudes pour la magie. » Ce qui constituait une surprise des plus fâcheuses, car en dépit de toute la préparation qui avait entouré de longues semaines cette mission, rien n'aurait pu les mener à cette conclusion. De toute évidence, Ernest Travik ne leur livrerait pas sans résister la victoire. Cela n'allait toutefois point fragiliser ni la détermination de Louis ni le sérieux qu'il déploierait pour mener à bien sa part de la mission. Louis réfléchit un instant. Peut-être Rosamund gagnerait-elle à essayer de nouveau d'envoûter leur cible ? Bien qu'obéissant à des lois inexorables parfois comme le sont les règles mathématiques, la magie et ses sombres arcanes échappaient souvent à la compréhension même de ceux qui la pratiquent avec assiduité. Essayer à nouveau permettrait, une bonne fois pour toute, de s'en tenir à un résultat précis. Louis crut bon d'émettre cette suggestion.

 « Vous devriez réessayer. Je peux même le distraire, en insistant sur cette rage de dent qu'il s'est découvert ce soir. Si les protections lui sont inhérentes, cela les affaiblira peut-être. Nous avons trois actes devant nous, et Ernest ne quittera pas l'opéra avant le rappel... Autant en profiter pour examiner toutes nos possibilités, non ? » Les besoins de la mission nécessitaient tant de rigueur, tant de pragmatisme, et fort heureusement Louis en avait à revendre. Il n'hésiterait pas ce soir à explorer tous les chemins susceptibles de les mener jusqu'à la réussite de leur plan.

Tout concentré qu'il fût, Louis ne perdait pas le nord : c'était l'entracte ! Alors tout en parlant avec la demoiselle, il s'était affairé pour disposer sur un guéridon de quoi se restaurer. Naturellement, Rosamund était libre de se servir, et Louis n'avait fait preuve d'aucune patience pour commencer à grignoter.
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Message posté : Ven 5 Sep 2014 - 13:33 Message
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    Ce fut donc à l’intérieur de la loge personnelle de Louis que les deux agents entamèrent leur mise au point. Et immédiatement, ils firent tomber leur masque, même si, dans le cas de Louis, son vrai visage conservait encore quelque chose de théâtral. Mais après tout, il n’avait aucune raison d’aller contre sa nature, et puis Rosamund trouvait ce trait de personnalité extrêmement rafraichissant. Le chef d’orchestre lui fit rapidement part de ses observations et de ses conclusions quant à ce qui venait de se passer sur scène, plus précisément, sur le plan mystique. Une bonne analyse, bien sûr, mais Rose préférait ne rien laisser au hasard, hors ce serait trop hasardeux de croire que les défenses de l’ennemis étaient tout simplement défaillantes. Elle préférait envisager le pire, quittes à surestimer son ennemi. On le lui reprochait souvent, mais dans la plupart des cas, une telle attitude ne lui avait jamais porté préjudice.

    – Admettons... Mais il se peut aussi que sa protection ne fonctionne uniquement contre un certain type de magie. Après tout, la vôtre et la mienne avaient des objectifs bien différents. Ou vouliez le tester, l’affecter... je tentais de contrôler son âme.

    Et c’était peut-être sur ce point que le problème résidait. Peut-être que les défenses de Travik ne protégeaient que l’intégrité de son âme... Ou peut-être simplement sa volonté, mais dans ce cas, quelqu’un aurait probablement remarqué la tentative de Rosamund. Prise dans ces réflexions, la sorcière observait sans vraiment le regarder un tableau qui ornait superbement la pièce, sans doute une scène d’une histoire romanesque que Louis affectionnait, mais la jeune femme était trop concentrée pour y porter l’attention que l’œuvre méritait sans doute. Et tandis qu’elle était plongée dans ses théories mystiques, Louis s’attelait à la tâche délicate qui consistait à remplir son estomac, le tout en continuant à s’investir dans la mission. Du professionnalisme à l’état pur. Rose considéra son opinion un instant avant de se tourner vers lui et de lui apporter une réponse.

    – Je suppose que cela ne nous coûte rien. Et un succès faciliterait grandement la mission. Cela dit, je ne pense pas qu’il soit lui-même responsable de ces protections. Il n’avait pas l’air de remarquer ma tentative, tout à l’heure. Mais loin de moi l’envie de rejeter votre offre. ajouta-t-elle avec un air mutin. Je ne manquerais pas de quémander votre aide. Sur ce, elle s’approcha de son complice et examina les mets qui n’attendaient qu’à rassasier les musiciens affaiblis avant de s’emparer d’une poire qui lui semblait assez rafraichissante.

    ...

    – Je sais que ce n’est pas ton genre et je m’en veux d’avance de te demander cela mais...
    – Je peux t’assurer que monsieur d’Ax et moi n’avons rien partagé de plus que quelques aliments. Et tu sais comment je suis avec la nourriture, il n’y avait rien de sensuel là dedans.
    – Je sais, je sais... Je suis désolé. Mais alors dis-moi, de quoi...
    – Tu devrais retourner à ta place, monsieur d’Ax n’aimerait pas avoir à te réprimander.
    – D’accord ! Mais est-ce que...
    – Pas ce soir, j’ai quelque chose de prévu après le concert. Demain en fin d’après midi, si tu veux.

    Après l’avoir vivement et chaleureusement remercié, Anne, grande et plus ou moins secrète admiratrice de Louis (comme un certain nombre d’employées à l’opéra), flûtiste de sa profession, se retira de l’espace vital de Rosamund pour filer à sa place. La jeune Allemande était un peu exaspérée par ce comportement, même si Anne et elle s’entendaient plutôt bien. Le seul défaut que Rosa lui trouvait était l’admiration exagérée que sa collègue vouait à son autre collègue. Mais ce soir, ce simple défaut l’ennuyait plus qu’autre chose, après tout, elle avait d’autres préoccupations en tête. Essayant de profiter des quelques secondes qui lui restaient avant que le spectacle ne recommence, Rosa se concentra sur ses objectifs, sur Travik. La situation était embêtante pour elle. La mission comptait beaucoup sur sa malédiction, hors celle-ci avait refusé de fonctionné. Cela ne lui était pas beaucoup arrivé depuis qu’elle avait appris à maîtriser ce pouvoir et ses limites. La plupart du temps, lorsque ses tentatives échouaient, c’était lorsqu’un autre mage lui avait demandé de tester ses capacités. Dans de tels scénarios, elle s’était toujours plus ou moins attendue à un échec. Mais ici, ce n’était pas vraiment une option. Néanmoins, Louis avait eut raison de la pousser à réessayer. Il y avait une chance, même infime, pour que la protection de Travik ait des lacunes et autres limites. Peut-être même ne fonctionnait-elle qu’une seule fois. Mais alors, cela pourrait vouloir dire qu’une de leurs cibles serait au courant... Non, ce n’était pas le moment d’imaginer le pire. Il le fallait oui, mais pas tout de suite, là elle devait se concentrer sur sa magie, sur sa musique, car le spectacle recommençait.

    Lancé de dé a écrit:

    Lancé de dés
    Réussite : Cette fois, le pouvoir de Rosamund fonctionne et prend possession de l’âme de Travik. Silencieusement, elle en informe son chef d’orchestre.
    Echec : L’âme de Travik reste hors de portée. Rose partage cet échec avec Louis qui décidera peut-être d’essayer une approche combinée (je te laisserai décider du résultat via un lancé de dés ou autre).


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Message posté : Ven 5 Sep 2014 - 13:33 Message
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Message posté : Sam 6 Sep 2014 - 18:41 Message
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L'affaire était faite, Rosamund tenterait à nouveau d'envoûter l'âme du pauvre Ernest Travik. L'entracte s'acheva donc dans la bonne humeur. Louis se rassasia, tous les musiciens y trouvèrent leur compte et bientôt, la sempiternelle cloch de l'opéra Beaudrie sonna pour signaler la fin de cette période réservée au repos des ventres et des oreilles.

On vit dans les couloirs la foule qui regagnait sa place, tandis que des coulisses partaient les musiciens et les chanteurs qui, eux, regagnaient la leur. Louis, bien sûr, attendit que tout le monde fût bien installé pour revenir sur scène, le pas rythmé par les éclats de voix et les applaudissements. Bien décidé à poursuivre dans les meilleurs conditions, Louis prit place à nouveau sur l'estrade et ne manqua pas de jeter un coup d’œil à la fois sévère et bienveillant – un art subtil – en direction des percutions : que ceux-ci sussent tenir compte des remarques que le chef prit soin de leur faire durant l'entracte ! Et quand revint le silence, divin passager clandestin du concert, Louis leva sa baguette, et reprit la musique.

Et quelle musique ! La partition, pour débuter l'acte deuxième, se faisait bien plus sombre, et cédait parfois à un lyrisme que ne connaissait que très rarement la musique russe de l'époque de Rimski-Korsakov. Sur la scène, éclairée des mille feux de la grande salle, le décor avait changé grâce à l'intervention propice des machinistes qui, dans l'ombre, agissait. Ceux-ci comptaient autant aux yeux de Louis que les musiciens qu'il dirigeait, aussi était-il admiratif de ce décor qui donnait à voir un monastère orthodoxe, avec ses couleurs chatoyantes et ses bulbes dorés, d'où une poignée de fidèles chrétiens sortaient à l'occasion des vêpres. Dans la foule qui s'échappe du saint lieu, tout le monde évoquait en des termes divers le prochain rituel de la « présentation », quand chaque bonne famille de la région et parfois de plus loin irait jusque devant le souverain présenter ses jeunes filles. Parmi elles, l'empereur choisirait sa future épouse, et comblerait de biens et d'honneurs la famille de sa fiancée.

Sous l'arche ouvrant sur l'intérieur du monastère, Grigory reçut le philtre d'amour de Bomelius, le médecin du tsar. Au cours d'une scène des plus touchantes, la belle Martha s'éloignait des fidèles pour raconter à sa suivante un peu de sa délicieuse enfance. Elle ne reconnut toutefois pas le Tsar venu à sa rencontre, et prit peur car ce dernier, pris pour elle d'une fascination coupable, ne cacha rien de ses intentions de prédateur en chasse. Ce fut sur elle qu'il jeta son dévolu, mais il n'en déclara rien à personne.

Et toujours là pour nuire au bonheur des autres, la sournoise Lyubasha, cachée dans un buisson, put constater de ses yeux la beauté de Martha et jura de la détruire, pensant que la ruine des charmes de la demoiselle lui regagnerait le cœur de Grigory. La vilaine s'offrit au médecin du Tsar qui remit entre ses mains une potion persane destinée à ravager la beauté juvénile de Martha. La musique offrit aux spectateurs le contraste sanglant d'une partition douce et languissante pour l'héroïne Martha – dont le thème rappelait certainement aux plus fines oreilles quelques mélodies entendues dans l'ouverture, et d'une écriture plus féroce pour la ténébreuse Lyubasha, qui put au gré de quelques passages a cappella exprimait toute la force et toute la sauvagerie de son amour pour Grigory.

Ainsi s'acheva le deuxième acte, qu'un nouvel entracte séparait du suivant. À cette occasion, Louis put recevoir de Rosamund la confirmation de ce qu'il avait déjà compris : Ernest Travik n'avait pas résisté à une deuxième tentative, et se trouvait sous l'empire de la demoiselle, qui sut l'envoûter cette fois-là. Louis lui paya son compliment et déjà l'acte troisième s'annonçait, toujours au son de la cloche de l'opéra. Cette fois, la scène se passait dans la riche demeure des Sobakin où se préparait le mariage de la jeune Martha et de l'époux que ses parents lui avaient choisi, nul autre que le boyard Ivan Likov.

Par une curieuse ironie du sort, Grigory fut choisi pour être le témoin du marié, lequel n'accordait plus un instant de son temps libre à sa future épouse. Mais le brave soldat, que les événements ne déconcertaient point, porta à la fiancée un verre à boire, dans lequel il avait pris soin de verser en secret le philtre d'amour que le médecin de tsar lui avait fourni. Celle-ci le but ! Une fête fut ordonnée pour célébrer la future noce et, tandis que des filles venues de toute la Russie dansaient en rythme, les futurs époux furent conduits l'un à l'autre pour une présentation plus intime.

Mais soudain, le chef de la garde du tsar, Malyuta, interrompit les célébrations pour annoncer que le Tsar, Ivan IV, que la postérité retiendrait comme Ivan le Terrible, avait jeté son dévolu sur Martha qui deviendrait donc bientôt son épouse. La surprise autant que la consternation retentit dans l'orchestre comme dans les cœurs de tous les présents chez les Sobakin. Martha la malheureuse, qui chercha du regard un soutien, un appui, un sauveur pour échapper à son sort malheureux, ne trouva rien autour d'elle que des lâches pétris d'horreur et agenouillés devant leur future impératrice.

Tandis qu'elle cédait à un malaise musical, le rideau s'abattit sur la scène, pour mettre fin au troisième acte.

Nouvel entracte. Louis en profita, comme à son habitude, pour aller manger, mais aussi pour questionner Rosamund. Une question de pure routine, dont il connaissait d'avance la réponse : « L'oiseau est-il toujours dans sa cage ? »
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Message posté : Sam 6 Sep 2014 - 21:57 Message
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    – Oui, et il est sage comme une image.

    Il était vrai que Travik n’émettait aucun signe de résistance, son âme demeurait calmement dans sa cage magique. Devant Louis, Rosamund se montra confiante et satisfaite tandis qu’en son fort intérieur, la demoiselle continuait de s’interroger et d’appréhender les raisons qui avaient réduit sa tentative initiale à l’échec. Elle n’aimait pas ne pas savoir mais se gardait bien de partager ses craintes car même en élaborant tous les scénarios possibles, le fait que cette protection surprise ne se soit manifesté qu’une seule fois laissait deviner une certaine incompétence en matière de mysticisme. A moins bien sûr que l’on ne sombre dans la paranoïa et que l’on soupçonne le / les responsables d’avoir délibérément abaissé leur défense pour leur tendre un piège. Heureusement, ce n’était pas le genre de SHADOW. Bien sûr elle fit part de sa fantasque hypothèse à son associé du soir, ne serait-ce que par mesure de précaution... ce n’était pas la première fois qu’il travaillait avec elle, il était habitué.

    Ce fut donc avec l’esprit relativement léger que la jeune femme replongea dans la galaxie musicale même si elle savait qu’une partie du public s’amuserait certainement à comparer l’histoire contée ce soir à une adaptation russe des Feux de l’amour. Elle s’abstint cependant de maudire ces ignorants, ce qui lui coûterait sans doute trop d’efforts en vue de la soirée qu’elle allait passer. En parlant d’efforts, il en fallut encore pour esquiver l’interrogatoire qu’Anne voulait lui faire passer. Mais la tâche s’effectua aisément en prétextant vouloir répéter quelques mouvements délicats. C’est que Rose tenait à faire honneur à cette famille impériale. Une habitude qu’elle conservait depuis très longtemps déjà. C’est donc en se laissant complètement aller dans ce tourbillon de mésaventures, complots et drames magnifiés par une musique à laquelle elle contribuait sans retenue. L’avantage d’être une musicienne à la fois passionnée et perfectionniste, voyez-vous, est de pouvoir ensuite profiter pleinement de son art le moment venu. Et sachant que le reste de la nuit serait beaucoup moins libre en termes d’expression, Rosamund se laissa aller, ce qui, naturellement, ne voulait pas dire qu’elle laissait la place à l’erreur ou pire à la fausse note. C’était là impensable, pour ne pas dire impossible lorsque l’orchestre était dirigé par Louis. Le musicien partageait avec Rosamund le goût de la perfection et cela donnait à la sorcière l’impression qu’il suffisait d’être dans la même pièce que lui pour abandonner la simple possibilité de s’écarter de cet idéal qui devenait dès lors un art de vivre. Ou un art de raconter en l’occurrence, afin d’exprimer fidèlement la folie dans laquelle Martha sombrait, la confusion qui en découlait et dans laquelle il fallait plonger le public, et la puissance du courroux de la justice qui répondait à la fin tragique de Grigory. Un malheur qui fort heureusement, ne parvint pas à refroidir le contentement du public qui ne manqua pas d’acclamer la fin de la représentation.

    Rosamund, qui pouvait remercier les entraînements rigoureux que son appartenance à l’Ordre et à SHADOW la poussait à suivre, lui évitant ainsi d’être dans un état exténué, était comblée. Le sourire qu’elle arborait était parfaitement sincère, même s’il ne l’empêchait pas de se rappeler sa mission, et il lui valu peut-être même d’être la cible de certains admirateurs et de leurs fleurs. L’opéra était un succès, mais Rosamund était déterminée à ce que cette salve d’applaudissements ne soit pas le clou de la soirée.

    ...

    La musicienne avait directement filé après les saluts d’usage. Comme elle l’avait déjà dit à ses collègues, elle avait un rendez-vous. Sans perdre de temps, elle s’était dirigée vers le point de rendez-vous avec l’équipe de soutien qui allait les accompagner, Louis et elle pour cette mission. Ils se trouvaient donc dans un ancien couloir de service et Rosamund venait de troquer sa tenue de soirée pour son costume de Rose. Il ne restait plus qu’à débuter la mission qui, jusque là, en dépit d’un petit contretemps, se déroulait à merveille. Les hommes qui étaient arrivés suite à l’appel lancé par les deux agents avaient réussi à poser un traceur sur le véhicule qui avait transporté Travik. Et à moins d’une prudence paranoïaque, leurs cibles allaient certainement utiliser la même voiture. Ce qui tombait à pic, car Rose allait emprunter un moyen de transport plus pratique qui lui permettrait de rester discrète tout en gardant un œil sur leur proie... Non, plusieurs yeux en fait.

    – Je vous retrouverai lorsqu’ils seront arrivés à destination. Le temps que vous arriviez, je devrais pouvoir jeter un œil sur le terrain que nous allons aborder ainsi que sur ses défenses. A moins que monsieur d’Ax ici présent soit déjà inspiré par une stratégie de son cru. conclut-t-elle d’un air complice à l’intention de son collègue qu’elle connaissait suffisamment pour le savoir capable d’improviser un plan d’action de dernière minute lorsque la situation l’exige. Et puis, il pouvait également avoir à sa disposition des atouts dont Rosamund n’avait pas encore conscience et qu’il déciderait de déployer ce soir.

    Une fois les ultimes préparatifs achevés, la jeune femme changea de forme, donnant l’impression de se contorsionner sous son costume avant que celui-ci ne laisse place à des plumes... puis se sépare en plusieurs morceaux qui ne tardèrent pas à former des corbeaux. Ceux-ci ne perdirent pas de temps et s’envolèrent afin de traquer leur proie. D’abord l’entrée, afin de la voir prendre la voiture. Puis la filature. Le secret pour poursuivre quelqu’un sous cette forme était de disperser ses corbeaux le plus possible, car cela paraîtrait trop suspect, surtout pour un homme qui semblait bénéficier d’une sorte de protection magique, même défaillante. Même le plus aguerris des conducteurs ne fera pas attention si un ou deux oiseaux suivent sa voiture. En particulier des oiseaux noirs et silencieux, en particulier la nuit dans un quartier aussi animé...

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Message posté : Sam 6 Sep 2014 - 23:28 Message
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De Principatibus

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♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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Le concert s'achevait, le public applaudissait. Tourné vers lui, Louis savourait ce succès qu'il partageait avec l'ensemble de l'orchestre. Les musiciens pouvaient éprouver ce soir de la fierté, ils avaient fait du bien beau travail. Les vents, les cuivres, les cordes, les percutions, les voix, tous pouvaient s'honorer d'avoir contribué au grandiose résultat de ce soir ! Louis était d'autant plus soulagé qu'il avait craint que le choix de l’œuvre désorientât le public. Tandis que s'élevaient encore les salves d'applaudissement dans la grande salle, Louis songeait avec une certaine tendresse à cet homme russe qu'il avait rencontré quelques mois plus tôt au Collège de Providence. Il se demanda ce qu'il aurait pensé du concert et espéra au fond de lui qu'ils avaient accompli là quelque chose qu'il aurait approuvée et peut-être même applaudie ou acclamée. Louis se retira, reçut les félicitations de la direction de l'opéra ainsi qu'un charmant bouquet offert par l'ensemble des musiciens. Puis, il reçut quelques doux billets de certains membres du public. Cela lui plut, évidemment, et il regretta presque qu'aucune réception ne fût donnée après la représentation. Mais il saurait mettre à profit ce surcroît de temps libre, puisque la deuxième partie de la soirée serait consacrée à une mission de la plus haute importance pour le groupe clandestin et terroriste auquel il appartenait. Louis alla donc retrouver Rosamund et l'équipe qui les accompagnerait là où il savait qu'ils attendraient. Il avait pris soin, auparavant, de quitter le frac et le nœud papillon pour une tenue plus appropriée à leur programme. Quand Rosamund les quitta, il ne dit mot, et prit soin d'orienter le véhicule qui devait les conduire jusqu'au domicile d'Ernest Travik. Du moins, à l'aide du traceur implanté sur la voiture de leur cible, ils devraient réussir à se rendre là où cette dernière irait. Louis ordonna d'ailleurs qu'ils prissent la route sans attendre : Rosamund partie de son côté, il n'y avait plus aucune raison d'attendre ici. « Suivez-le et ne perdez pas sa trace. »

Les agents de SHADOW connaissaient bien leur emploi, et Louis, pour être des leurs, ne doutait pas une seconde qu'ils exécuteraient les ordres avec toute la minutie d'une horloge suisse. Pour le moment, rester en liaison avec le véhicule de leur cible était le plus important, c'était même le nœud crucial de cette deuxième partie de leur mission car l'envoûtement réussie de Rosamund serait inutile s'ils ne parvenaient pas en temps et en heure au domicile d'Ernest Travik. D'ailleurs, Louis remarqua qu'ils quittèrent le quartier des théâtres pour longer le Star Park afin de mieux éviter le quartier des finances, car la destination finale du convoi se trouvait ailleurs. La voiture qui véhiculait Travik le conduisait de toute évidence au cœur d'un des plus vieux quartiers de Star City, et Louis, à travers la nocturne pénombre, distinguait déjà les contours sombres de la Colline aux Lanternes. Il s'amusa de cette coïncidence. Leur cible était un homme d'affaires réputé et probablement l'heureux possesseur d'une grande fortune : il ne fallait pas s'étonner de le voir également propriétaire d'un manoir parmi les plus anciens de la ville. Quid d'un appartement plus en vogue dans de plus luxueux quartiers ? Ce n'était de toute évidence pas au programme de ce soir. Louis le comprit rapidement, ils devraient pénétrer, peut-être par effraction, à l'intérieur d'une vieille bâtisse, probablement étudiée, construite et même améliorée dans le but d'abriter les activités criminelles d'un homme devant paraître aux yeux du monde « bien sous tous rapports », aussi était-il nécessaire de ne pas éveiller l'attention. Quand ils virent sur les écrans le traceur qui s'immobilisa, Louis et ses compères surent que leur cible était bien arrivée chez elle, et qu'il était temps d'entrer véritablement dans la deuxième phase de leur mission. Leur propre véhicule s'arrêta non loin du domicile de Travik, mais à une distance respectable, là où il n'attirerait point l'attention. Se garer juste sous les fenêtres de potentiels ennemis était une folie : mieux valait marcher un peu sous le couvert de la nuit. Toutefois, si Louis descendit de la voiture, il demeura à côté et questionna du regard les autres sbires qui lui confirmèrent que le véhicule porteur du traceur était toujours au même endroit, qui correspondait à un garage de taille moyenne tout proche d'un grand manoir aux allures victoriennes.

C'était donc cette forteresse qu'il serait nécessaire de prendre d'assaut. Avant d'ordonner quoi que ce fût et d'entreprendre ses premièrs manœuvres et ses premiers mouvements, Louis préféra avoir la politesse et la courtoisie d'attendre sa partenaire qui n'aurait aucun mal à les retrouver. Il eût été peu galant de commencer sans elle et de plus, elle leur porterait sans doute des informations qui s’avéreraient utiles lorsqu'ils tenteraient de pénétrer dans le domaine d'Ernest Travik. Tout envoûté qu'il fût, ce dernier n'en demeurait pas moins à l'intérieur d'une bâtisse bien protégé et sans doute bien gardée aussi. Les hautes grilles et l'épaisse clôture n'étaient pas les seuls obstacles à la réussite de leur mission. Louis jeta un coup d’œil rapide en direction du manoir, pour ainsi constater...

Lancer de dé :
Réussite : … que la clôture était un haut mur de briques rougissantes.
Échec : … que la clôture était une haute haie de laurier noble.
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Message posté : Sam 6 Sep 2014 - 23:28 Message
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Message posté : Dim 7 Sep 2014 - 16:56 Message
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    Des rues... des immeubles... des quartiers...Non leur mission n’allait pas les laisser dans le quartier des théâtres dont la géographie était plutôt bien maîtrisée de la par des agents d’Ax et Richter. A la place, elle les conduisit dans le genre d’endroit auquel ils devaient s’attendre pour une telle opération. Monsieur Travik, astucieusement renommé Travers, résidait donc dans une propriété qui n’avait rien à envier des repaires de la mafia dans les films de gangster. A n’en pas douter, les lieux étaient sous haute surveillance. DU haut de ses plumes de corbeau, Rose pouvait apprécier le nombre de gardes, qui eux-mêmes provenaient certainement du filme Le Parrain. La sorcière put en dénombrer une vingtaine, mais elle ne serait pas surprise de voir que le bâtiment en abritait encore. La sécurité de Travik a dû être décuplée à cause de ce qui s’est passé il y a quelques mois. Mais ce qui intrigua particulièrement la jeune femme, c’était un visage qu’elle crut reconnaître.

    Alors qu’elle faisait le tour de la bâtisse à l’aide d’un de ses corbeaux, elle vit que quelqu’un se tenait près d’une fenêtre dans une pièce du deuxième étage. Cela n’avait rien d’étonnant en soi car il s’agissait d’un grand manoir et qu’en plus Travik semblait bénéficier d’une sécurité digne d’un président. Mais ce qui l’intriguait le plus, c’était de constater que l’individu se tenait dans une pièce non éclairée. Poussée par sa curiosité, elle se posa sur une branche d’un arbre avoisinant et observa cet occupant avec plus d’insistance. C’était un homme dans la trentaine, peut-être plus, assez corpulent, mais plus en termes de musculature qu’en termes d’obésité. Il avait l’air de surveiller le parc. Et ce visage... elle l’avait déjà vu. Mais alors qu’elle associait un nom à cet homme, Rosamund le vit lever les yeux vers elle et elle eut l’impression que c’était bien elle qu’il regardait. Quelque chose dans ce regard noir poussa Rosa à se réfugier dans la prudence et elle reprit son envol pour rejoindre son équipe. Un à un, elle réunit ses corbeaux sur le toit du véhicule qui avait amené Louis et ses complice près du manoir, à une distance respectable. Petit à petit, les oiseaux se mirent à former une masse qui ne tarda pas à prendre l’apparence de Rose. La jeune sorcière descendit de son perchoir et fit part de ses découvertes à ses équipiers.

    – J’ai compté une bonne vingtaine de gardes, la plupart patrouillaient dans le parc et surveillaient les portes d’entrées. Mais j’en ai aperçu d’autres à l’intérieur... dont Fronhoff...

    Ce n’était certainement pas une coïncidence. SHADOW avait déjà associé Fronhoff à Travik. Mais avec le passif de l’ancien militaire et sa présence ici, on était en droit de s’interroger sur la nature du lien entre les deux cibles. Si ça se trouve, James Fronhoff n’était ici que pour assurer la sécurité de Travik... Mais encore une fois, il était malheureusement impossible de faire des suppositions plus précises. Pendant que ses partenaires digéraient cette information somme toute peu surprenante, Rosamund regardait Louis et songea à la clôture qu’elle avait remarquée lors de son retour.

    – Pensez-vous pouvoir nous faire traverser cette haie ?

    Par nous, elle voulait précisément parler d’eux, elle avait toujours accès à la voie des airs. Et puis il y avait toujours sa malédiction... Tandis que les autres préparaient leur entrée, Rosamund se mit légèrement à l’écart pour sortir son ocarina, l’instrument qu’elle emportait avec elle en mission. Elle prit une profonde et silencieuse inspiration afin de concentrer sa magie. Lentement, elle souleva son masque afin de libérer ses lèvres, puis elle porta l’instrument à elles et se mit à souffler. Aucun son ne sortit. Pour ses acolytes, cela revenait au silence, c’était comme si elle se tenait là immobile, sans faire le moindre bruit, laissant ses doigts manipuler l’objet dans lequel on la voyait pourtant souffler. Nul ne pouvait l’entendre, mis à part celui qui avait été maudit.

    ...

    Travik était dans son bureau en compagnie d’un de ses gardes, un de ceux qui avaient enfilé un costume cravate pour cacher leur rôle, et de son assistante qui avait veillé afin de lui faire par des nouvelles qu’elle avait reçut pendant l’absence de son patron. C’est que le monde n’arrêtait pas de tourner, pas même pour un opéra. L’homme d’affaire reçut les nouvelles d’un air fatigué, il aurait bien aimé se reposer, mais malgré cela, il savait que cela ne pouvait pas attendre, trop de choses étaient en jeu. Pendant que sa secrétaire déversait un flot ininterrompu d’informations et de recommandation, le garde qui l’avait accompagné ici était encore en train de récupérer les rapports de sécurité par le biais de son oreillette. Tout était calme ce soir, même Fronhoff ne faisait pas d’histoire. Vaguement atteint par l’ennui, Ernest tendit la main pour récupérer un document que lui donnait Janice. Mais son geste fut interrompu par un doux sifflement. C’était un son délicat qui avait l’air d’être couvert par des murs, ou simplement par la distance, pourtant on pouvait percevoir la beauté de cette musique, de ses notes lentes et hypnotiques dont le volume semblait monter. La mélodie était si agréable que Travik ne remarqua pas qu’il était le seul à pouvoir l’entendre.

    Spoiler:
     

    – Excusez-moi, j’ai besoin de me rafraichir un instant. On dirait que mon mal de dents est revenu. prétexta-t-il avant de partir tenter de neutraliser ses alarmes de sécurité.


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Une cible dans l’axe de la rose [Louis d'Ax]

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