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On dit que le sang veut du sang... [Siobban]

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Message posté : Mar 2 Sep - 2:44 Message
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ϟ Âge : 28
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 7703
ϟ Nombre de Messages RP : 761
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Crédits : Cookie
ϟ Doublons : /
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
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ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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On dit que le sang veut du sang...




Sornettes. Balivernes. Foutaises ! Louis ne se trompait pas. Il savait qu'à l'intérieur de cet immeuble, au numéro 17B, deuxième étage, dans un appartement cossu et baigné d'obscurité, il trouverait un objet d'une grande valeur pour ses supérieurs – au sein de l'organisation SHADOW – car cet objet se voyait pétri d'une magie ancienne et digne d'être étudiée par ses coreligionnaires, ainsi qu'ils nommaient ses pairs au sein du groupe. L'objet en question ne lui était pas inconnu : la clef de Margoutine. Que l’appellation ne trompe personne, il ne s'agissait pas d'une clef destinée à une quelconque serrure, à une quelconque porte même ! Cette clef là se présentait sous la forme d'un long sceptre argenté, de base cylindrique, nanti d'une poignée de bronze et coiffée d'un anneau du même métal gravé de runes compliquées. Cet objet, d'apparence pompeuse, n'intéressait que les historiens et encore, seulement ceux que la maison de Wittelsbach intéressait un minimum, car la clef se trouvait liée à cette famille depuis des lustres. En effet, la sœur du père fondateur légendaire de cette auguste dynastie aurait pu être Margoutine, une sorcière aux pouvoirs mystérieux. Aux yeux de Louis, ce n'était pas qu'une légende ! Et s'il voulait le prouver et que profitât à l'organisation la puissance mystique de cet artefact, il devait dérober cette clef, la ramener et la faire étudier. Fort de cet objectif, Louis s'y était longtemps préparé et, sans surprise, avait attendu patiemment que l'appartement fût libre de toute présence gênante et malencontreuse : cette nuit là, nulle âme qui vît ne viendrait troubler la pénombre, car les propriétaires, en vacances, avaient choisi pour lieu de villégiature les prés de la Toscane. Un choix que Louis lui-même avait recommandé – en effet, ils connaissaient ces propriétaires, deux aficionados de l'opéra qu'il rencontrait donc assez régulièrement. Travail, plaisir et emplois jamais ne firent meilleur ménage, car Louis connaissait les lieux : il avait quelques fois reçus et acceptés les invitations à dîner. Sur place, il prit soin chaque fois d'observer les quelques pièces qui s'offraient à sa vue et, par chance, la clef tant convoitée trônait dans une vitrine décorant la salle à manger. Autant dire qu'il avait eu largement le temps de préparer sa manœuvre pour s'en emparer ! « Ce devrait être facile. »

Il se répétait ces quelques mots sur le trajet qui, cette nuit, le conduisait jusqu'aux lieux du futur crime. L'appartement qu'il rejoignait se trouvait au bout d'une rue tranquille et modeste, paisible à l'ombre de l'opéra Beaudrie – autant dire qu'il connaissait bien le quartier. L'heure tardive promettait le couvert d'une nuit sans lune et sans étoile, car d'épais nuages enveloppaient le ciel. Habillé comme il convient à la circonstance, tout de noir et prudemment équipé, Louis s'apprêtait à ne rencontrer aucune résistance pour cette mission qui s'annonçait facile et routinière, peut-être même la plus facile depuis qu'il s'était installé à Star City. Rendu devant l'immeuble, il en considéra l'architecture endormie. Quelques yeux d'or aux façades alentour, mais rien devant lui, le haut mur avait les paupières closes.  « Non più andrai, farfallone amoroso... » Louis franchit sans hâte l'escalier qui menait à la porte qu'il sut ouvrir sans peine – les propriétaires en vacances lui avaient, par le passé, pour qu'il pût monter les rejoindre à dîner, confié le code qui ouvrait la grande porte vitrée et prétendue sécurisée. Du vestibule, il gagna non pas l'ascenseur, mais le grand escalier de service, qu'il choisit pour monter jusqu'au premier étage, pour plus de discrétion et de fluidité. « Notte e giorno d'intorno girando... » Sans surprise, il ne trouva personne sur son chemin – personne ici ne semblait avoir la permission de minuit ! Sur le pallier, il prit le temps d'atteindre le numéro 17B et, sans se précipiter, il fit tourner un double des clefs dont il s'était muni pour faciliter la progression de son affaire – qu'il eût été stupide de se trouver coincer sur le seuil de l'appartement, dans l'incapacité d'ouvrir la porte !

 « Delle belle turbando il riposo... » La porte d'entrée céda sans coup férir. Une fois à l'intérieur, Louis choisit de la refermer, mais omit de la verrouiller – un défaut de zèle qu'il ne se permettait qu'à l'aune de ses prévisions. Il n'était toutefois plus question de perdre du temps. Le petit hall d'entrée, très étroit, ne retint guère longtemps Louis qui se précipita jusqu'à la salle à manger où, sans surprise, il retrouva la clef de Margoutine que rien ne garantissait du larcin qu'il préparait. Du moins, Louis le croyait. Mais quand il porta sa main à la poignée de l'artefact, une force invisible l'en détourna sans violence mais résolument, comme s'il fléchissait sa course à mi-parcours. Absurde, grotesque ? Il se concentra mais rien n'y fit et sous son masque de tissu noir, son visage affichait les travers de l'inquiétude. Ces complications étaient imprévues. Il n'avait pas connaissance que ces gens qu'il connaissait pourtant très bien trempaient dans la magie... il l'aurait senti, à la longue, et pourtant...  « Narcisetto, Adoncino d'amor... » Louis essaya divers procédés pour parvenir à s'emparer de la clef mais rien n'y fit décidément. Il comprenait qu'une magie puissante était à l’œuvre et percevait dans son propre sang qu'elle ne serait pas facile à neutraliser. Il y avait là un mystère qu'il devait résoudre, et à mesure que les minutes passaient et qu'il croyait se rapprocher de son but, c'était comme si ce dernier ce dérobait. C'était d'autant plus frustrant qu'il commençait à percevoir les rouages du maléfice qui protégeait cet objet de ses mains avides. Une heure peut-être lui suffirait à percer le secret de cette protection magique, mais... disposait-il seulement d'une heure pour ce faire ?

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Message posté : Mar 2 Sep - 21:34 Message
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Je travaillais de plus en plus tard ces jours-ci. La nuit était un tel cauchemar à vivre depuis que j’étais tombée sous l’emprise d’un démon, que je retardais le moment de me coucher le plus possible. Toute mission était la bienvenue. Ce soir là, je n’étais donc pas chez moi, mais installée dans … avec mon employeur du moment, une demoiselle si effrayée que j’étais étonnée qu’elle ne soit pas encore évanouie, et une carte de Star City. Le frère de la jeune femme avait essayé de doubler Asher, et étant donné qu’il faisait partie de mes informateurs, j’exerçais ma magie bénévolement pour le retrouver. Les liens du sang pouvaient être si utiles.

C’est en plein milieu de mon office que je sentis un tiraillement dans mon esprit. Déconcentrée, je faillis perdre le contrôle du sortilège, que je terminais bien vite. Je me concentrai sur la sensation de gêne en moi, qui me signalait qu’une de mes gardes était en péril. Etant donné que seules trois gardes permanentes m’appartenant existaient en ville, ce fut vite vu.

Une garde permanente était un sort de garde empêchant quiconque si ce n’est moi d’en pénétrer le périmètre. Enfin, moi, ou mon sang. Cependant, je n’en lançais que rarement, car pour rester toujours solide et impénétrable, elle était liée directement à ma magie. Certes, ça lui permettait de s’adapter au fur et à mesure que les tentatives d’effraction se présentaient, et j’étais ainsi au courant quand quelqu’un tentait de défaire mon ouvrage, mais en cas de dégâts majeurs, la garde se contentait de puiser la magie nécessaire pour se rétablir. Je vous laisse imaginer tout le bien que ça pouvait me faire. Cependant, pour le sort de protection actuellement en danger, les propriétaires de l’objet ainsi gardé m’avaient payée une petite fortune pour que je lance « ce que j’avais de mieux ». Et continuaient de me payer régulièrement pour que je ne la brise pas. Je savais reconnaître les bonnes affaires, alors je faisais avec.

Je plantais donc rapidement Asher là, après lui avoir expliqué en quelques mots comment marchait ma petite carte de localisation – rien de bien sorcier. Le quartier des Théâtres, si je ne m’abusais. Je me pressais pour rejoindre l’appartement concerné, mais il me fallut tout de même une petite vingtaine de minutes au cours desquelles je ressentais la moindre tentative d’ouverture du sort. Toutes infructueuses, cela dit. C’est donc avec une mine satisfaite que je montais les marches qui menaient au premier étage, ma cape noire ayant été dûment passée, la capuche dont elle était pourvue dissimulant mes cheveux flamboyants, que j’avais pris soin d’attacher. Oui, ce genre de vêtements était affreusement cliché. Mais je m'en moquais dans la mesure où ça me permettait de me dissimuler efficacement. Sur le palier, je marquais une pause, le temps d’entailler ma peau largement, avec la dague qui ne me quittait jamais. Quitte à faire, autant être prête à toute éventualité.

Suivant les méandres de ma pensée, un filet de sang se détacha pour venir tracer sur mon épaule une rune composée de trois oghams entrelacés, rune qui me permettrait de me dissimuler pendant un petit instant aux yeux de la personne qui s’était crue assez compétente pour me doubler. Le sort fonctionnait comme une espèce de garde couplée à un sort d’illusion, mais fixé de la sorte, il ne tiendrait pas bien longtemps. Pas assez de prise sur l’esprit de mon visiteur indésirable.

Je m’arrêtais devant la porte avec un froncement de sourcils. Je n’avais pas la clé, et je n’étais pas douée d’un pouvoir permettant de manipuler des objets inanimés. Une porte, jusqu’à preuve du contraire, ça ne saignait absolument pas. Néanmoins, quand je fis jouer la poignée sans trop y croire, j’eus la bonne surprise de voir la porte s’ouvrir dans le plus grand silence. Bénis soient les gonds bien huilés. Et les personnes assez stupides pour laisser la porte ouverte. Amen.

Je me faufilais en toute discrétion jusqu’à la salle à manger. Je connaissais les lieux, j’y venais régulièrement pour contrôler l’efficacité de mon sort. Un peu de zèle n’avait jamais tué personne, et les propriétaires des lieux n’en étaient que plus prompts à me payer à la fin du mois. Le bon plan, quoi. Je savais donc quels endroits évités pour ne pas faire de bruit susceptible d’alerter le petit voleur. A l’entrée de la dite salle, je m’accroupis et laissais calmement mon sang goutter sur le sol, jusqu’à en avoir une quantité que je jugeais suffisante. Puis je me redressais, et m’appuyais de l’épaule contre le cadre de la porte donnant sur la salle à manger, l’image même de la nonchalance.

Pendant ce temps je tendais ma sensibilité magique vers le pouvoir de mon petit voleur. J’étais curieuse de voir ce que manipulait celui-ci. Ce fut ma garde qui m’apporta la réponse... puisque je ressentais comme directement tous les assauts que la pauvre petite avait subi. Son pouvoir était absolument délicieux, par ailleurs. L’homme était un praticien d’une variante un peu étrange de magie du sang. Intéressant. Etant donné que je doutais qu’il ne se rende pas compte de ma présence, je lançais d’un ton serviable :

« Si vous voulez mon avis, vous vous y prenez mal. »

Oui, j’étais le genre à chercher les ennuis parfois, malgré mon sens pratique. Il fallait bien s’occuper, dans la vie. Et puis, j’étais curieuse de voir ce qu’il pouvait faire, ce mage étrange.

« Je peux même aller jusqu’à dire que vous n’arriverez à rien en continuant dans cette voie là. »

J’aurais bien offert un sourire aimable à mon inconnu du jour, mais je restais plus ou moins dissimulée dans l’ombre. Le dit sourire resta donc discret, malheureusement.
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Message posté : Mar 2 Sep - 23:27 Message
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♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
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Le commentaire jailli du néant lui fit l'effet d'une douche froide, mais Louis ne perdit rien de sa contenance. Il se raidit mais ne sursauta point. Il allongea ses bras le long de ses flancs mais ne fit point volte-face. Il n'était pas un voleur de souche basse qui s’émouvait de la moindre contrariété dans la conduite de ses larcins. Le deuxième commentaire lui arracha un sourire amusé. Qui était donc cet intrus qui venait troubler la conduite de ses petites affaires nocturnes ? Lentement, Louis se retourna. Avec un calme olympien, il balaya du regard la salle à manger et découvrit, appuyé contre l'encadrement de la porte une silhouette noire comme le poil d'un chat d'Irlande. Un curieux voile dissimulait le visage de cet intrus, mais le bref examen de la voix et de la silhouette suffit à Louis pour considérer que, peut-être, l'intrus était en vérité une intruse. Il pencha la tête de côté, pour mieux voir, mais dut se rendre à l'évidence : il n'était pas nyctalope, et ne percerait rien dans la pénombre tant qu'il ne s'approcherait pas de cette personne importune. Pour le moment, il décida qu'il demeurait préférable de ne pas écourter la distance qui le séparait de cette... nouveauté. Quelle surprise, d'ailleurs, cet intruse lui réservait ? Il s'attacha néanmoins à bien comprendre le sens des propos qu'elle venait tout juste d'exprimer et en déduisit sans effort qu'elle devait être la source de cette protection qui garantissait l'objet de ses convoitises contre toutes ses tentatives, jusqu'à présent. « J'attendais justement quelqu'un pour... m'expliquer. Êtes-vous venue pour m'aider à neutraliser les protections qui couvrent cet objet ? »

Louis mentait, évidemment. Il n'attendait personne, et ne comptait pas faire appel à quiconque pour percer le secret de ces gardes magiques qui préservait la clef de Margoutine. Il n'était pas dans son habitude d’œuvrer de conserve avec quiconque, sauf dans le cas très particulier de missions organisées pour le compte de l'organisation SHADOW, pour lesquelles il ne décidait pas du nombre ou de l'identité des participants. L'avantage de sa position était bien sûr le défaut de responsabilité dans le choix de ses partenaires. Mais ce soir, il agissait seul et même s'il ne l'avait pas manifesté, sa surprise était grande d'avoir vu intervenir une tierce personne – cette intruse bizarrement introduite. « Je travaille seul, alors ce n'est sûrement pas le cas. » Il n'était pas inutile de glisser quelques informations ici et là en vue de semer dans l'esprit de la demoiselle les graines de l'inquiétude qu'elle devrait nourrir d'entendre dans la voix de Louis nulle surprise, nulle crainte, et rien qu'une sobre détermination. Louis ne craignait rien pour son identité, pour le moment. Mais il évaluait toutes les possibilités et peut-être devrait-il éliminer cette personne qui, d'une certaine manière, en savait déjà trop. Mais serait-ce facile ? Tant qu'il ignorerait ce qu'elle faisait là, il ne pourrait le savoir, ou en tout cas estimer l'ampleur de l'éventuelle menace... Il ne fallait toutefois pas aller si vite en besogne... peut-être l'intruse choisirait-elle de partir sans demander son reste, après tout...

Mais Louis n'était pas naïf et il se doutait bien que pareille présence n'était pas le fruit du hasard. Il s'appuya, nonchalant, sur le meuble où trônait l'objet fétiche de cette nuit.  « Êtes-vous venue vous-même pour le dérober ? C'est une possibilité. » Une éventualité qu'il ne pouvait balayer d'un revers de la main comme on chasse un moustique en été. Si cette personne était venue, elle aussi, pour voler l'artefact, alors elle était par défaut un ennemi qu'il devenait impératif d'éliminer... fût-ce après qu'elle eût enfin levé les protections entourant l'objet, dans l'hypothèse où elle saurait comment y parvenir. Il suffirait de la tuer et de disposer de son cadavre une fois le service rendu. Pouvait-il seulement lui proposer de collaborer sans bien sûr lui préciser la triste fin qu'elle connaîtrait à l'issue de leur ponctuel contrat ? Louis ne devait s'y résoudre, trop jaloux qu'il était de ses libertés et de sa marge de manœuvre en tant que voleur solitaire. De plus, plus il y réfléchissait et plus il lui semblait improbable qu'elle fût là seulement pour voler l'objet. Si tel avait été le cas, elle n'aurait pas risqué de se montrer et aurait attendu que Louis se lassât d'essayer en vain de briser les protections entourant la clef... Non, tout au contraire, elle s'était spontanément manifestée, et même si elle demeurait à couvert, elle lui avait parlé et avait commenté non point sa présence sur les lieux mais bien ce que faisait Louis or dans la pénombre, et dans son dos, comment aurait-il pu deviner ce qu'il faisait, sauf à connaître d'avance l'objet et les sauvegardes s'y rattachant ?

Cette déduction le conduisit à considérer finalement les choses sous un angle nouveau. « Ou bien vous êtes la source de ces protections et d'ici quelques minutes, j'obtiendrai de vous les réponses à mes questions... » Louis croisa les bras devant lui. Sans être tout à fait menaçant, le ton qui modulait ses paroles ne pouvait qu'indiquer la tournure que prendrait très vite les événements s'il ne changeait guère d'avis dans l'instant. Mais pourquoi s’embarrasserait-il de subtilités, après tout ? Il n'allait pas l'attaquer de front : elle était capable de protéger un objet à distance, elle était sans doute capable de se protéger donc elle-même. Mais Louis n'était pas dénué de pouvoir. Il suffisait donc d'attendre une ouverture, et puisqu'elle semblait désireuse de parler...

 « La protection est efficace. Que venez-vous faire ici ? »
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Message posté : Sam 6 Sep - 12:23 Message
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Je regardais mon petit voleur se figer. Je l’avais tout de même surpris, finalement. J’attendais patiemment qu’il daigne se retourner, mais rien n’y fit dans la pénombre ambiante : je ne parvenais pas à discerner ses traits, apparemment dissimulés derrière un masque. Je ne me rapprochais pas pour autant. J’étais audacieuse, mais rarement imprudente. En fait, la seule et unique fois où je l’avais été, guidée par la curiosité et la magie, j’avais été punie plus que je n’aurais pu l’imaginer. J’apprenais bien ma leçon. Prudence était mère de sûreté.

La voix du voleur me confirma que j’avais bien affaire à un homme. Un homme qui mentait comme un arracheur de dents. Je l’écoutais me débiter ses petits mensonges avec un sourire en coin. Pour qui me prenait-il, la première venue ? La petite débutante que l’on peut abuser pour mieux s’en débarrasser par la suite, peut être. C’était… amusant.

« Je ne m’amuse pas encore à dérober ce que je protège à mes clients, petit voleur. »

Je souriais toujours largement, mais ça, l’homme ne pouvait pas le savoir. Je n’avais pas bougé d’un pouce, l’observant calmement en tentant de jauger la puissance de son pouvoir. J’aimais bien savoir un peu à quoi je m’attaquais, habituellement. Mais son petit talent était à la fois familier et étranger. Je ne parvenais pas à en prendre la mesure de façon précise. Et ça me dérangeait. Beaucoup. Je me redressais tout à coup et fit quelques pas prudents dans la salle à manger, m’arrêtant à une distance respectable. Le calme dont il faisait preuve me laissait perplexe. Soit il était idiot, soit il avait quelques atouts cachés dans sa manche. Allez savoir pourquoi, je penchais plutôt pour la deuxième option. Ville de fous.

L’assurance qui ne le quitta pas alors qu’il affirmait qu’il obtiendrait les réponses qu’il convoitait fut suffisante pour me pousser à poser ma main droite sur ma peau entaillée, utilisant mon sang comme focus alors que je murmurais en gaélique le sort à même de me protéger d’intrusions psychiques… et autres :

« Trois fois liés,
Trois associés,
Trois fois entremêlés,
Luis, gardien de la magie,
Fearn, bouclier psychique
Duir, protecteur des corps,
Veillez, protégez, gardez.
»

C’était loin d’être ma spécialité, mais je parvenais à dresser des boucliers tout à fait corrects grâce à mon pouvoir. Et puis, ce genre de Garde faisait office de bouclier physique et stoppait la plupart des manifestations magiques aussi. Toujours appréciable dans une situation potentiellement dangereuse. Et je pouvais affirmer que l’on avait dépassé le stade « potentiellement » depuis un moment. De plus, de là où il était, et avec ma tenue, il aurait simplement l’impression que je croisais les bras… Et peut être que je marmonnais un peu. Sans doute que je marmonnais un peu. Nous n’étions pas non plus à dix kilomètres de distance l’un de l’autre.

« Je suis ici parce que je suis payée pour réagir en cas de problèmes. Et même si vous auriez pu essayer longtemps de briser la Garde qui vous empêche de mener à bien vos petits larcins… » Quoi ? Un peu d’arrogance n’avait jamais tué personne. Enfin, pas moi, en tous cas. « … Même en sachant cela, je n’aime pas qu’on tente de dérober ce que je protège. J’irais même jusqu’à dire que je déteste ça. »

Non, ce n’était pas de la susceptibilité. Simplement de la conscience professionnelle. Tout à fait.

Mes boucliers dressés, attendant gentiment de voir ce qui se tramait dans la tête du voleur, je me disais que peut-être, il déciderait d’aller voir ailleurs. Ça arrangerait mes affaires. De une, je n’aimais pas trop être dans la pénombre ambiante (ça me passait partout, me mettait sur les nerfs, mais j’avais une sacrée bonne excuse, alors…), et de deux, j’avais autre chose à faire que de corriger les criminels masqués. Mais où était Volt quand on avait besoin d’elle, finalement ?
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Message posté : Sam 6 Sep - 13:19 Message
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Les mots de la demoiselle se gravèrent dans l'esprit de Louis. Protection. Client. Il ignora la provocation pour ne retenir que l'essentiel : elle était donc sorcière et faisait commerce de ses pouvoirs qui lui permettaient de couvrir certains artefacts de gardes magiques. C'était plus qu'il ne désirait en savoir, mais l'abondance d'information ne serait pas de nature à lui nuire. Au contraire, à présent qu'il savait ceci, Louis savait quel était son prochain objectif : obtenir de la demoiselle qu'elle levât sa garde volontaire, l'y contraindre, ou espérer que sa mort entraînerait la dissipation des protections entourant l'objet qu'il convoitait. Sa future victime commit l'imprudence d'avancer dans la salle à manger, prenant le risque de s'exposer à un geste fâcheux de sa part. Elle s'arrêta au milieu de la pièce et Louis, qui ne souriait plus, se réjouit de constater qu'elle n'avancerait pas plus dans sa direction. Il y avait bien assez de plantes vertes dans l'appartement pour l'assurer de certaines garanties, mais il ne désirait pas pour autant agir inconsidérément. Louis la vit gesticuler comme pour croiser les bras, mais ne put déterminer ce qu'elle faisait, pas plus qu'il ne crut devoir comprendre les raisons de se planter là au beau milieu de la pièce, exposée à la moindre des tentatives d'agression... elle était donc soit très imprudente, soit très sûre d'elle. Dans un éclair de lucidité des plus inappropriées, Louis vit en elle un avatar de l'incomparable Pomone, ce qui le fit sourire. Elle poursuivit. Il ne s'y attendait pas : elle expliqua les raisons de sa présence ici. Louis nota qu'elle insistait sur le prix qu'elle touchait pour protéger les objets qu'elle couvrait de gardes magiques. Il y perçut peut-être une ouverture, mais se doutait bien qu'elle refuserait la proposition qu'il s'apprêtait à faire. Mais pour mieux savoir à qui il avait à faire, il ne coûtait rien d'essayer. Les résultats, dans tous les cas, seraient profitables.

 « Je comprends. J'éprouve moi-même du déplaisir quand on touche à mes créations. Les gens n'ont plus aucun respect pour rien de nos jours, et certainement pas pour la peinture miniature. Si vous êtes intéressée, je peux vous laisser ma carte... toutes mes œuvres sont originales ! Je peux faire aussi des reproductions sur commande, mais le tarif est légèrement plus élevé... il faut bien vivre, non ? » Louis se détourna de la demoiselle et jeta son regard, à nouveau, sur l'objet qu'il convoitait. Celui-ci était là, disponible, à quelques mouvements de bras... s'il n'y avait eu cette protection magique, il aurait pu déjà avoir quitté les lieux avec son butin ! L'ironie qui lui vint à l'esprit le fit sourire. « C'est drôle, car j'ai chez moi des objets que je voudrais bien faire protéger de la sorte... Vous devez absolument me laisser vos coordonnées, que je puisse vous contacter, plus tard. » Le plus curieux était sans doute qu'il ne plaisantait pas, il pourrait véritablement avoir besoin de tels services afin de protéger certains objets chez lui, et pas seulement les protéger des mains lestes des petits voleurs de bas étage. Il avait bien sûr en tête l'intolérable Ginger Pennington, mais pas seulement : il connaissait en ville d'autres personnes qui faisaient du vol leur profession habituelle. Ce jeune homme rencontré par hasard lors d'une soirée ratée en été, mais bien d'autres encore. Star City abritait de toute évidence une grosse communauté de bandits, et lui-même était bien placé pour le savoir.

 « Il est inutile de s'énerver. Mes commanditaires disposent de larges moyens financiers. Accepteriez-vous de toucher une part de la prime qu'ils m'ont promise ? Cela représente beaucoup d'argent. » La proposition était là, il ne restait plus à la demoiselle qu'à répondre. Et tandis qu'il disait cela, Louis se mettait en tête de résister à l'envie pressante qu'il avait de faire usage de ses sortilèges les plus offensifs contre la demoiselle. Il n'était pas encore tout à fait d'humeur à se battre. Toutefois, si pareille extrémité venait à être atteinte, il s'y ouvrirait volontiers, car ce serait l'occasion d'exercer l'étendue de ses talents. Il y avait à craindre, toutefois, qu'à la colère succéderait l'emportement qui entraînerait l'inexorable transformation qu'il ne contrôlait point encore tout à fait. Voilà qui aurait de quoi surprendre la demoiselle mais aussi tout le quartier.
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Message posté : Mar 9 Sep - 23:07 Message
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Dans le genre étrange, il en tenait un bon bout, celui là. Je lâchais du bout des lèvres un laconique « pas intéressée » alors qu’il déblatérait sur ses peintures. J’y ajoutais quelques mots par la suite sans le quitter des yeux alors qu’il tournait son regard vers l’artefact qu’il convoitait.

« J’ai déjà un nombre de clients suffisant pour m’occuper un moment. Navrée. »

Vrai. Et un pieux mensonge aussi. La vérité, c’était que je réservais mes services à une clientèle un peu particulière. A savoir, les membres du Cartel Rouge. Eviter de travailler à l’extérieur, c’était limité les risques de fâcher quelqu’un du groupe. Eviter un déplaisant retour de flammes. J’avais mes principes, quelle que soit la vie que je menais et ce qui pouvait bien m’arriver. Des principes que j’avais intégré à ma personne de façon si solide que même Raphaël aurait du mal à m’en détourner. Du moins je l’espérais, à mes heures perdues. Le démon avait étendu son influence sur moi sans que je m’en rende compte à force de persécutions assidues. J’avais fini par comprendre que je ne rêvais pas, la nuit, quand je sentais ses ombres infiltrer ma chambre. Et plus le temps passait, plus j’avais envie de retourner supplier pour qu’il m’accorde grâce. Je ne savais pas combien de temps je tiendrais encore avant de devenir prête à faire n’importe quoi pour lui.

Mais je m’égarais. L’ombre avait toujours tendance à me ramener à mon enfer personnel.

Je revenais au voleur qui en était à me faire une contre-offre. Je lui jetais un regard ahuri. Il était vrai que mon milieu n’était pas réputé être celui de l’honnêteté, mais tout de même, il y avait des limites. Et qui plus est, je me serais méfiée de ce genre d’offres même si elle avait été faite dans une situation plus tranquille. Autant dire que là, je n’y accordais même pas une seconde d’attention.

« Aussi étonnant que ça puisse paraître… ça ne m’intéresse pas. Je ne trahis pas un contrat comme ça. »

J’hésitais un moment. S’il ne m’avait pas paru agressif jusque là, notre petit voleur, il restait un problème sérieux. J’avais horreur des cadavres, même si je ne rechignais pas à tuer quand ça s’avérait nécessaire, loin de là. Mais il y avait d’autres solutions plus douces. Qui nécessitaient juste un peu du sang de ma victime. C’était de la magie noire, une forme dévoyée de manipulation de l’esprit, que j’avais déjà pratiqué à l’occasion.

Avec un soupir, je décroisais les bras. Je m’étais découvert une extension de mon pouvoir intéressante, une semaine auparavant. Grâce à Raphaël, d’ailleurs. J’étais aux abois ce soir là, et j’avais réagi de façon instinctive. Si je ne maîtrisais pas encore parfaitement ce petit talent, je m’étais suffisamment entraînée pour qu’il ne me fasse pas défaut. A moi, à présent, de faire en sorte que tout se passe pour le mieux, même si j’étais un peu fâchée par l’idée de me rapprocher de l’homme mystère. Cela dit, je n’avais pas vraiment le choix.

Je fis quelques pas prudents vers l’inconnu, espérant qu’il ne se sentirait pas trop menacé. Mon sang, jusque là inerte à l’entrée de la salle à manger, s’anima tandis que j’y concentrais ma volonté. Machinalement, je fis un petit geste de la main. Sale habitude que j’avais prise alors que ce n’était pas nécessaire – j’avais bien une idée de qui m’avait passé le tic en question, mais je préférais ne pas y penser. Je ne me sentais pas trop menacée, cachée derrière la Garde que j’avais lancée. J’en avais fait usage avec Prudence, et elle avait pour effet d’arrêter toute manifestation physique à quelques centimètres de ma peau. Le problème, c’est que la magie pouvait contourner la magie. D’autant plus quand le mage en face jouait dans la même catégorie que moi.

Je détestais y aller à l’aveuglette, mais je n’avais pas d’autres choix. J’attirais l’attention de ma cible vers moi en avançant un peu plus vers lui. J’étais à deux ou trois pas au grand maximum. Pendant ce temps, un peu de mon sang avait atteint la peau de l’inconnu. Je ne voulais que le désorienter, c’est pourquoi je lançais un sort destiné à l’aveugler, l’hémoglobine traçant la rune dont j’avais besoin, à savoir Streif, tout bêtement.

« Streif, maître de la discorde,
Aveugle et manipule,
Qu’à sa vue, tu dissimules. »

J’avais agi vite en espérant que ça fonctionne. Avec un peu de chance, je parviendrais à récupérer un peu de son sang facilement… Mais bien sûr. Je m’avançais de nouveau, ma petite dague sortie.
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Message posté : Mer 10 Sep - 13:49 Message
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ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
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ϟ Nombre de Messages : 7703
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ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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Elle n'était donc pas intéressée par ses propositions. Comme il fallait s'y attendre, Louis ne s'étonna point d'un refus tel qu'il étrécissait le champ des possibles. La demoiselle ne lui laissait malheureusement guère le choix, il devait se défaire de cette protection et donc se séparer d'elle en des termes définitifs. Il n'y avait là rien de personnel. Louis n'avait pas ce soir prévu de faire usage de sa magie, mais il s'y voyait contraint par les circonstances. Appelant à toutes les forces mystiques que ses veines et ses artères charriaient à travers son corps, il insuffla dans les tiges, les feuilles et les racines des trois plantes vertes qui décoraient la salle, et celles-ci répondirent avec  chaleur et enthousiasme à cette soudaine sollicitation. S’éveillèrent ainsi les roses, les lys et ce bougainvillée d'intérieur que Louis, s'il avait pu le voir de jour, aurait trouvé somptueux. Ces plantes lui rappelaient les délices de la campagne, quand il s'y jetait corps et âme à cheval sur le vieux vélo qu'il avait eu pour un anniversaire. Les pensées de Louis s'occupaient bien loin de ces bucoliques réminiscences, car sa réflexion tout entière se tournait vers l'intruse. Ses intentions ne pouvaient qu'être hostiles. Il fallait donc agir et déjà les branches quittaient  le joug de l'immobilisme et les racines la tyrannie du pot. La demoiselle, de son côté, n'était pas en reste et s'agitait, mais Louis n'en avait cure. Il ne craignait pas d'être blessé, bien au contraire, et ne redoutait ni l'envoûtement ni même la possession psychique depuis qu'il s'était découvert l'esprit maléfique et noir comme le fut celui d'Armide, figure tutélaire de la famille. Mais loin de céder à l'imprudence d'un geste hardi, Louis prit délibérément la décision de ne pas encore s'attaquer à elle, préférant laisser croître dans l'obscurité ces trois plantes qu'il jetterait à l'assaut de tout ennemi trop offensif. Elle n'en disait rien mais Louis s'interrogeait : quand donc tomberait le masque ? Quand serait déchiré le voile si léger d la patience attentive qu'ils affectaient tous deux ?

Quand la demoiselle lui déclara ne jamais trahir un contrat, il ne l'écoutait déjà plus. La main leste et vive, il s'empara d'une babiole fort utile qu'il avait toujours sur lui depuis plusieurs mois et qui viendrait pimenter quelque peu la situation ou en tout cas l'éclairer. Et justement, à la lueur de cette bougie magique dont il était seul à profiter, Louis put faire la lumière sur quelques inconnues. Il découvrit notamment une partie de ce que complotait la demoiselle - il confirmait ainsi une part de son identité mais la capuche et la distance empêchèrent Louis de la distinguer assez pour bien la reconnaître. En revanche, à la vue du sang qui rampait jusqu'à lui sur le sol de la salle à manger, jusqu'à très vite lui être contigu, il laissa échapper un sourire que la demoiselle ne put sans doute voir à travers la pénombre... 《Du sang, vraiment ?》 Voilà qui ne laissait présager rien de bon, mais Louis, s'il demeurait surpris, se réjouissait malgré tout.Si la demoiselle devait se blesser pour l'attaquer, alors la Peau de chagrin se révélerait bientôt dans tout l'éclat de son néfaste potentiel. De plus, si le sang était aussi le vecteur de la magie des gardes protectrices dont la sorcière faisait commerce, cela expliquerait la rapidité de sa réaction à l'intrusion de Louis. En dépit de leur situation présentement critique et conflictuelle, Louis découvrait ainsi qu'elle et lui partageaient quelques points communs intéressants.

Quand il la vit s'approcher, la dague menaçante, Louis réagit promptement. Il ne pouvait reculer pour s'éloigner, mais rien ne l'empêchait de divertir l'attention de celle qui s'attaquait à lui. À son seul désir, le bougainvillée vint dresser devant lui une paroi végétale qui s'épaississait de ses branches noueuses, de ses feuilles persistantes et de ses bractées violettes. De l'autre côté, dans l'ombre, les roses et les lys s'unirent pour tresser un rideau de verdure de fleurs et d'épines que Louis pensait, au besoin, éployer sur la sorcière afin de l'y neutraliser. Il aurait préféré plus de discrétion mais ces braves soldats floraux firent bien du raffut. Louis fit pour terminer mine de s'éloigner du sang qui glissait jusqu'à lui, mais sans y mettre plus de conviction que nécessaire : il était curieux de voir jusqu'où la demoiselle serait prête à aller et se réservait la possibilité de réagir en conséquence, usant au beau de la Peau de chagrin.
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Message posté : Mer 10 Sep - 21:28 Message
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« Du sang, vraiment. »

Je confirmais avec un sourire. Je masquais ainsi ma déconvenue, étant donné que je n’aurais jamais été imaginer que l’homme serait capable de voir dans le noir. Artefact ou pouvoir, peu m’importait. Seul comptait à mes yeux le résultat. Et le résultat, c’était que mon voleur d’un soir avait au moins conscience de la façon dont je comptais le combattre. Au moins un peu.

Pour moi, le sang représentait beaucoup. La lignée, le pouvoir, sur moi et sur les autres. Mon meilleur allié, et aussi, je l’avais appris à mes dépends, mon pire ennemi. Si mon sang et la magie qui s’y nichait me permettaient de grandes choses – j’aurais pu, théoriquement, plier des démons à ma volonté, j’étais capable de manipuler l’esprit des autres, et sur un homme dépourvu de toute protection psychique, j’avais pu prendre le contrôle de son âme elle même – ils étaient aussi les éléments qui me rendaient vulnérables aux êtres capables de les retourner contre moi.

Dans le cas qui m’intéressait, cependant, je doutais fortement que le voleur soit pour moi un nouveau Raphaël. Néanmoins, je prenais le temps d’évaluer la situation quand les plantes de la pièce commencèrent à s’animer, comme de leur propre volonté. Je pris soin de suivre les mouvements des plantes du coin de l’œil, et redirigeais le sang que j’avais destiné au voleur vers ce qui me semblait être une sorte de rideau végétal. Un mouvement du poignet plus tard, le sang formait un cercle impénétrable que je scellais d’une phrase prononcée dans une langue aux consonances gutturales – le genre de langage qu’on avait du mal à imaginer dans la bouche de l’être humain. Un claquement sec retentit, se découpant avec netteté sur le délicat bruissement des plantes, enfermant le rideau dans une bulle qui serait impossible à briser, dans l’immédiat. Je ceinturais de la sorte la totalité des pots et autres extensions végétales de la pièce, en quelques secondes. Je n’avais qu’à penser, mon sang obtempérait, et la formule en gaélique primaire était vite prononcée.

Je regardais donc l’homme tenter de se protéger. La plante qu’il avait commencé à déployer devant lui était enfermée dans un espace clos par une paroi inviolable et invisible, et je n’eus donc qu’à contourner ce début d’édifice pour le moins original et intéressant. Je ne voulais pas paraître trop agressive, je ne voulais pas arriver à ma dernière extrémité sans savoir de quoi était capable l’inconnu, mais j’avais besoin de pouvoir accéder à sa chair. Au delà de faire mumuse avec les plantes vertes de la planète, ça, je m’en contrefichais. J’étais intéressée par le pouvoir du sang, parce que j’étais capable de le détourner à mon avantage avec les rituels adéquats.

« Bon, vous êtes une sorte de phytokinésiste, d’accord. Et que savez vous faire d’autre, petit voleur ? »

J’observais avec une attention distraite les plantes, toujours agitées par le pouvoir de l’inconnu, comme s’il n’avait pas encore réalisé qu’elles étaient solidement enfermées à présent. Que n’aurais-je pas donné, à cet instant, pour avoir mon démon personnel sous la main, près à coopérer avec sa petite sorcière. Cela dit, s’il avait été là, ç’aurait forcément fini de manière désagréable pour moi. Mais il aurait pu immobiliser ma future victime pendant que je lui prélevais un peu de sang. Dommage. A l’arrêt, perplexe, j’observais l’inconnu reculer, pour se mettre hors de portée de ce liquide que j’avais déjà détourné pour un autre usage. Ce geste sonnait faux, sans que je ne sache pourquoi.

J’avais juste un mauvais pressentiment, une sensation de danger persistante que je connaissais par cœur. Je levais ma dague pour porter un coup, décidée à en finir si besoin était… Et stoppait net mon mouvement, avant même de l’avoir toucher. Le corbeau que je portais au poignet venait d’accentuer son alarme. Apparemment, je n’avais pas intérêt à blesser cet étrange mage.

« Pourquoi j’ai la ferme impression qu’il ne faut surtout pas que je coupe votre peau ? »

Quitte à faire, autant poser la question directement, ça ne me tuerait probablement pas, et je me savais protégée. Les sorts que j’avais jeté jusque là ne requerraient que peu d’énergie, je n’avais même pas encore touché à celle qui était emmagasinée dans mon pendentif. J’étais largement à même de me défendre. Et largement à même d’attaquer.

En attendant, ma cible du soir allait bien devoir réagir, puisqu’elle était à présent immobilisée entre un mur, un mur végétal, et mon humble petite personne. Je lui jetais un regard scrutateur, attendant une réaction qui tardait à venir avec une curiosité mêlée d’une pointe exquise de peur. L’adrénaline courait dans mes veines, et j’en appréciais toujours les effets. Je n’étais jamais plus heureuse que quand je travaillais, quand je sollicitais mon héritage.
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Message posté : Ven 12 Sep - 22:07 Message
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Louis ne fut guère insensible aux agissements de la demoiselle. Il perçut son trouble quand elle comprit qu'il pouvait voir dans la proche pénombre comme si la clarté du jour baignait la pièce de ses rayons solaires. Il nota également qu'elle passait à la vitesse supérieure quand il remarqua les enveloppes de magie sanguine qui venait entraver la progression des plantes qu'il animait à distance. Ce geste l'amusa. Elle ne lésinait sur aucun moyen pour parvenir à ses fins, mais Louis savait qu'il était en mesure de lui réserver quelques surprises de son crû. Au prix d'un effort, il aurait pu par exemple agiter les plantes prisonnières d'un courroux si terrible que l'intruse se serait vue contrainte aux dernières extrémités pour maintenir active cette paralysie magique. La curiosité, ce vilain défaut qui tue les chats et provoquent tant de grossesses prématurées, poussait Louis à se lancer dans cette voie. Provoquer la sorcière pour qu'elle fît la démonstration de tous ses pouvoirs. La perspective le séduisait. Elle flattait en lui les pires instincts et peut-être aurait-il dû s'en prémunir, mais qu'y pouvait-il ? Il savourait la situation. Louis adorait tutoyer les ténèbres. Il se grisait des dangers d'une proximité mortifère. Cela le rendait parfois imprévisible, peut-être même imprudent, mais il s'en était bien sorti jusque là et n'avait guère à se plaindre. Quand elle s'approcha encore de lui, il se réjouit et crut l'affaire terminée. Il ne restait plus qu'à fêter ce franc succès et à cueillir la fleur offerte. 《 Et me voilà fait comme un rat... 》 Hélas, il ne croyait pas si bien dire. La demoiselle qui l'attaquait déjà le menaçait dans son espace vital quand elle s'interrompit aussi brutalement que se taisent les oiseaux au jour finissant. Quelle sombre pensée avait donc retenu son bras ? Quel funeste imprévu l'empêchait d'accomplir son méfait ? Louis se demandait quelle mouche la piquait mais tout se passa si vite qu'il crut que le temps s'arrêtait. Était-ce un des effets de la magie qu'elle pratiquait ? Mais le temps ne se figeait en rien, Louis entendit même le carillon d'une vieille pendule qui sonnait dans le salon à la fois si proche et si lointain. Et durant ce très infîme laps de temps, Louis l'entendit le questionner à demi-mots, et manifester ses doutes. Cette nouveauté l'agaça autant qu'elle le réjouissait. Il n'était pas rare de le voir confronté à ce genre de paradoxe émotionnel qui faisait la fortune des chocolatiers partout où il rencontrait ce genre de troubles intérieurs.

Sans toutefois se laisser gagner par les tracas et les soucis, graines fétides qu'il gardait toujours hors des jardins de son coeur et de son âme, Louis se laissa guider par son instinct et répondit spontanément et avec un brin d'humour : 《 On ne peut rien vous cacher... 》 Mais il n'alla pas plus loin, savourant les quelques secondes qui s'enchaînaient. Louis savait qu'il disposait des pouvoirs appropriés à la situation et quand bien même ils n'étaient tout à fait taillés comme les parfaites répliques aux incantations de la sorcière, il n'était pas difficile de comprendre pour quelles raisons la Peau de chagrin serait très efficaces pour répondre par le feu au feu de ses agressions sanguinolentes. Une idée lui vint. Pourquoi ne pas saisir la dague si près de lui et provoquer la délicieuse blessure qui révélerait ce soir un peu des pouvoirs du digne filleul d'Armide ? Il dut y résister de toutes ses forces pour ne point céder. La tentation était si grande ! Il y parvint toutefois, mais moins au prix d'un succès de la raison sur la folie qu'à la faveur d'une surprise de taille que Louis lui-même n'aurait pu prévoir. La demoiselle était assez proche pour qu'il pût distinguer les contours d'un visage que les divers mouvements avaient soustrait à la discrétion de la capuche. Elle le savait désormais, Louis voyait à travers les ténèbres, et comme elle était tout près de lui, il commençait à la reconnaître. Ce fin menton, cette peau si fine, ces lèvres invisibles et persistantes abouchées à ce nez sans ombre... Ce portrait éclata aux yeux de Louis comme le bouchon oubliée d'une bouteille de champagne. L'heure n'était pas à la célébration, et pourtant...

《 Mademoiselle O'Reilly ? Vous, ici ? 》 Cette pesante virgule n'était pas anodine. L'étonnement de Louis atteignait de tels sommets qu'il redouta aussitôt une illusion et s'y prépara. Mais le froncement de ses sourcils ne pouvait dissimuler l'éclat de ses yeux qui se pâmaient de surprise.
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Message posté : Ven 12 Sep - 23:15 Message
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On ne peut rien me cacher, tu parles. Je nageais en plein brouillard, dans cette histoire. Je n’arrivais pas à déterminer le pourquoi du comment, et ça m’agaçait prodigieusement. Voire même plus que ça. Je préférais avoir toutes les cartes en main, quand je jouais ce genre de jeux. Malgré mon penchant prononcé pour l’action et les distractions.

Si je ne pouvais pas faire saigner mon voleur, comment diable allais-je…

《 Mademoiselle O'Reilly ? Vous, ici ? 》

Mes réflexions s’interrompirent aussitôt. Qui était capable de me reconnaître ainsi ? Cette voix me rappelait quelque chose. Je levais les yeux au ciel, retraversais la pièce en sens inverse, et trouvais à tâtons l’interrupteur permettant d’allumer le plafonnier. Eblouie par la lumière soudaine, je plissais mes yeux fragiles pour les protéger.
Bon. Qui était mon illustre inconnu pas si inconnu que ça.

Quitte à laisser tomber les apparences, je baissais mon capuchon, laissant mes cheveux flamboyants tomber dans mon dos, et retournais vers l’homme, l’observant avec attention, et le reconnaissant facilement en conséquence.

« Monsieur d’Ax. Moi, ici, en effet. »

J’associais le tout à un sourire masquant ma propre surprise à la perfection. Je n’avais pas pour habitude de montrer mes émotions à tout un chacun, loin de là, et la torture m’avait réappris le sens de l’expression « maîtrise de soi ». J’étais déjà une excellente comédienne auparavant, à présent, j’étais devenue maîtresse dans l’art de la dissimulation. C’est donc d’un ton tout à fait mondain que je repris la parole :

« Vous m’aviez caché que votre connaissance de la magie dépassait… la simple théorie. »

Je le regardais un moment, en pleine contemplation de l’étonnante révélation du jour. Puis j’ajoutais :

« Cela dit, j’ai fait de même, je peux donc difficilement vous en vouloir. »

Très, très difficilement. On aurait appelé ça de l’hypocrisie, j’imagine.

« Malheureusement, aussi agréable que soient nos petites discussions, je ne peux pas vous laisser dérober ce que je suis chargée de protéger, M. d’Ax. »

Je croisais les bras, aussi sérieuse que j’avais été souriante jusque là. Je ne plaisantais jamais avec le travail. C’était mauvais pour les affaires. Et au sein du Cartel, ce qui était mauvais pour les affaires avait vite une fâcheuse tendance à devenir mauvais pour la santé. J’aimais bien être en bonne santé. Plus ou moins. Etrange lubie que celle-ci, n’est ce pas ?

« Vous comprendrez aisément, je suppose, que je ne puisse pas vous faire de cadeaux. »

Je maintins prudemment mes gardes, attendant de voir si l’homme se montrait finalement agressif. Si je devais être honnête, il me fallait bien admettre qu’il avait surtout patienté, attendant que je prenne l’initiative. Avec un peu de chance, il déciderait, lui, de me faire une fleur et de laisser tomber. La clef ne bougerait pas d’ici, qu’il se montre coopératif ou non.

Je faisais déjà l’effort de retenir mon envie de tenter de tuer mon voleur, par égard pour lui. En temps normal, j’aurais effacé de la planète toute personne en mesure de relier mon identité nocturne à Siobhan O’Reilly. Mais la sympathie que j’éprouvais envers lui retenait ma magie. Peut-être était-il possible de parvenir à un accord décent entre nous ?
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Message posté : Sam 20 Sep - 15:20 Message
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♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

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Frappante coïncidence, hasard fortuné ! Un coeur put-il demeurer insensible à pareil coup du sort ? Qu'il fût de pierre, de marbre ou de granit, cela était impossible. Ces surprises dont les dieux seuls ont le secret sont des fissures, des lézardes, des crevasses qui ruineraient jusqu'aux plus puissantes murailles, qu'elles fussent théodosiennes ou de Babylone. Jamais un boulet de canon n'aurait causé plus de dégât dans la coque d'un navire qu'il fendrait de part en part. La demoiselle n'était plus cette inconnue, cette intruse, cette nuisance qu'il devait éliminer. Sioban O'Reilly. Il se souvenait d'elle, et désormais qu'il voyait son visage et notamment cette bouche délicate qui formulait ces phrases prudentes, ses oreilles chantaient les incongrues retrouvailles avec cette voix qu'il connaissait. Que n'y avait-il prêté attention plus tôt ! Lui qui avait depuis longtemps appris à distinguer dans son entourage les moindres nuances vocales offertes à son ouïe, il aurait très certainement pu prendre conscience qu'il avait déjà entendu cette voix-là quelque part. Bien assez de plus pour en garder un agréable souvenir. Mais tout exceptionnelle que fût la situation désormais, Louis, s'il affichait un air de surprise compassée, n'en demeurait pas moins plus que jamais sur ses gardes. Elle s'éloigna pour aller actionner un interrupteur. La grandiose lumière provoqua l'obsolescence de la bougie magique qu'il décida de remettre à sa place originelle. Sioban ôta son capuchon et révéla tout l'éclat du feu de ses cheveux, qui s'éployèrent sur ses épaules comme l'aurait fait un torrent de lave sur les pentes d'un volcan. Etna ou Vésuve, peu importe ! Mais la splendeur de cette chevelure, qui aurait pu susciter quelques-unes des plus belles pages de la littérature fantastique du XIXème siècle, ne détournait pas Louis de ses objectifs présents qui le poussaient à évaluer la situation sous un jour nouveau. La demoiselle ne lui laissa guère le temps, toutefois, de s'éblouir des lueurs épicées de la surprise. Sans avoir l'air d'y toucher, elle renouvelait ses menaces, tout en les assortissant néanmoins du voile de la plus pieuse courtoisie. Ne manquait là qu'une paire de tasses et leur carafe de chocolat chaud venu droit des Antilles ! Louis savait qu'il ne jouait pas sur du velours et croyait volontiers à la sincérité de l'avertissement de la sorcière. Il décida donc d'opter pour l'approche qui lui semblait le mieux convenir à la situation : une diplomatie inspirée et audacieuse que ne renieraient ni Mazarin ni Talleyrand.

《 Rassurez-vous, je ne vous tiens nulle rigueur de ces cachoteries. Pour tout vous dire, je regrette que nous nous révélions l'un à l'autre dans ces... étranges conditions, mais le hasard a parfois la témérité des plus hardi. 》 Louis se tut, sourit en silence, et observa un moment la clef de Margoutine, source de toutes les péripéties de cette nuit. Nulle frayeur ne retenait ses mots. Il ne doutait pas une seconde de la dangerosité de Sioban, mais savait aussi qu'il lui restait quelques cartes à jouer, voire à défausser, quitte à se voir contraint de fuir. Il avait donc la possibilité d'attaque, d'éprouver sur l'enclume de son obstination le fer des résistances de la sorcière. Mais il y avait davantage à espérer d'une négociation : obtenir la capitulation de l'ennemi n'est pas toujours le résultat le plus fructueux et profitable. 《 Je comprends qu'à emporter pour moi cet artefact, je nuirai à votre réputation auprès de vos clients. Toutefois, si je reviens bredouille, il me sera reproché mon défaut de zèle, et mon incompétence... Je pourrais consentir ce sacrifice, si vous saviez me convaincre... Je suis raisonnable et je crois que vous l'êtes. Que m'offrez-vous si j'accepte d'oublier purement et simplement cet endroit ? 》 Pour donner des preuves de sa bonne foi toute relative, Louis abandonna les plantes à leurs forme et immobilité originelles. Elles retrouvèrent donc les contours voulus par la nature et la main du jardinier. Loin toutefois de demeurer sans défense, livré au seul bon plaisir de la sorcière, Louis se préparait à faire appel à toutes les ressources de sa noire magie pour répliquer à tout geste hostile de sa part. Heureusement, ils n'en arriveraient pas là. Une main vint même tomber définitivement le masque qu'il portait, ce qui était encore un signe de bonne volonté. Louis ne tenait pas à perdre ses habitudes dans le charmant café où Sioban travaillait. Il eût été bien bête qu'une telle broutille nuisît à ses assiduités...
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Message posté : Dim 21 Sep - 13:30 Message
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J’observais les plantes reprendre leur forme originelle avec satisfaction, mais laissais ma garde en place. Par précautions, oui, mais aussi et surtout parce que je ne tenais pas particulièrement à montrer à un voleur potentiel comment ouvrir ce qui protégeait l’objet convoité. Du bon sens basique, donc.
Ainsi, Louis d’Ax voulait que nous trouvions un accord. Ma foi, ça me paraissait plus sensé que de s’affronter, bien sûr – même si au final, je sortirais gagnante de cet arrangement, bien sûr. En aucun cas je ne pouvais accepter le vol, ma réputation en dépendait – et était suffisamment fragile pour que je veuille la garder sans accrocs. Je me trouvais tout à fait raisonnable pour ma part.

« Me voilà rassurée, en effet. »

J’étais un brin sarcastique. Malgré la politesse exquise dont j’enrobais mes paroles, je devais être honnête : son avis m’importait peu. De toute façon, il ne changerait pas ma façon de voir les choses. En revanche, sa volonté de trouver un arrangement à l’amiable n’était pas pour me déplaire. Encore une fois, si je pouvais éviter de devoir utiliser des moyens plus… violents de faire valoir mon point de vue, je n’allais pas me plaindre. J’avais pour habitude d’aller au plus simple, au moins contraignant, ce qui, à cet instant, voulait dire tenter de régler ça calmement.

Ce que j’avais à proposer… sans savoir ce dont il avait besoin, c’était difficile à dire, et je rechignais quelque peu à lui faire la liste de mes possibilités – d’autant plus que cette liste n’était pas gravée dans la pierre, et évoluait au fur et à mesure que je faisais de nouvelles découvertes.
Néanmoins, nous étions sur un terrain connu. Dans le Cartel, on n’avait rien sans rien, et j’étais habituée à devoir négocier à gauche et à droite. Je n’étais peut-être pas une experte, mais je me débrouillais. Même si en général, j’avais une bonne idée de ce qui pourrait intéresser mon vis à vis.

« Je peux vous offrir des choses et d’autres. J’ai quelques capacités qui me sont propres et bien utiles. Je peux vous prémunir de tous vols. Je crois pouvoir dire que je suis assez efficace, sans arrogance aucune. »

Je jetais un coup d’œil presque ennuyé à la garde autour de la clef.

« Etant donné le sacrifice que vous seriez près à faire pour m’éviter quelques ennuis… Je pourrais même envisager de vous céder un peu de mon sang, si vous en aviez l’utilité. »

Les mots m’écorchaient presque les lèvres. Je détestais proposer ça. Mon sang, ma magie, c’était ce que j’avais de plus précieux. C’était bien la première fois que je l’engageais dans un marché par ailleurs.

« Ou plus simplement, au vu de la magie que je sens en vous, je pourrais vous aider à entraîner vos capacités. Nous avons une certaine… comptabilité à ce niveau. »

Je n’inventais rien. Il aurait été malhonnête de ma part de prétendre que j’étais déçue de croiser un autre praticien de notre sombre magie du sang. Quelle que soit la façon dont il l’utilise, en fait. C’était rare. Je n’avais croisé qu’une autre sorcière du sang, des années auparavant, aussi inexpérimentée que moi. Un peu plus morte que moi, aussi. Elle avait voulu prouver sa supériorité, elle s’était royalement plantée. L’humilité pouvait avoir une certaine valeur, parfois.
En tous cas, je n’allais pas cracher sur ce le hasard m’envoyait si obligeamment. Loin de moi cette idée.

« En fait, il serait plus simple de me dire ce que vous attendez de moi. Si votre demande est accessible, je n’aurais aucun problème à la réaliser. Un prêté pour un rendu, en quelque sorte. »

Finalement, je décidais de prouver ma bonne volonté à mon tour. Ça ne pouvait pas faire de mal. Je rejoignis la garde qui faisait écran entre les plantes et moi, et tendais ma main ensanglantée à travers le rideau de magie en murmurant [color=#4B0082]« Uaigh ». Techniquement, ça ne servait à rien. Mais je préférais éviter de révéler à un certain voleur de ma connaissance, qu’un peu de mon sang pouvait suffire à faire tomber certains de mes sorts.
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Message posté : Lun 22 Sep - 20:30 Message
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Du sang ? La proposition était surprenante. Louis n'était pas du genre à s'émouvoir d'un rien, mais il allait de surprises en surprises avec la charmante Siobhan, qu'il redécouvrait cette nuit comme s'il la rencontrait pour la première fois. Et pour cause, le visage qu'elle affichait devant lui différait tant de celui de son souvenir qu'il pouvait croire avoir devant lui une tout autre personne. Mais qui était cette demoiselle, et qu'avait-elle fait de la si douce et fraîche O'Reilly ? Pourquoi proposait-elle d'offrir à Louis un peu de son sang ? Le sang n'était-il pas ce que tout être avait de plus précieux ? Plus que la chair, plus que les os, plus que le reste ? Louis ne jurait que par son sang. Solidaire du feu, de la chaleur, de la vie, comment accepter de s'en défaire ? Soleil de tout individu, beau, noble, élevé, généreux, le sang ne serait pour elle qu'une vile monnaie d'échange ? Creuser la question était sans doute nécessaire, mais Louis n'en avait hélas guère le temps pour le moment. Mais tout de même ! Gaspiller ainsi le véhicule de la vie, la vie même ! Principe générateur par excellence, le sang n'était autre que le creuset de la magie de Louis et ce dernier sentait bien qu'il en allait de même pour la demoiselle. Tout comme d'après la tradition le sang divin, mêlé à la terre, donna la vie aux êtres, aux plantes, et même aux métaux, c'est le sang qui coulait dans ses veines qui animait sa magie d'une puissance que le temps faisait croître et grandir. Louis se souvenait très bien du récit d'un sage du Cambodge, qui lui raconta que l'effusion du sang au cours de joutes ou de sacrifices donnait la fertilité, l'abondance, le bonheur, et présageait même la pluie après les semailles. Les flèches tirées vers l'outre céleste par Cheou-sin n'en faisaient-elles pas pleuvoir du sang ? Le sang, mêlé à l'eau, qui coule de la plaie du Christ, recueilli dans le Graal, n'était-il pas par excellence le breuvage d'immortalité ? Si même la transubstantiation eucharistique en assurait l'éminente valeur, pourquoi donc consentir à s'en défaire si facilement ? L'offre de Siobhan fascinait Louis. Elle révélait un océan de mystères qui nimbaient davantage la demoiselle dans les volutes d'une brume confuse et merveilleuse. Il en avait appris beaucoup sur elle, dans les dernières minutes, et pourtant une seule phrase d'elle avait suffi pour noircir son portrait d'un brouillard dense et nouveau.

 « Nous allons nous entendre. » Depuis le temps qu'il pratiquait et étudiait la magie, et notamment la sienne, Louis s'était persuadé et même convaincu que le sang n'était pas seulement le siège de la puissance mystique de son lignage, mais aussi le véhicule de l'âme de l'être magique qu'il était. Il ne doutait pas un instant qu'un tel accord entre eux, cristallisait dans cet échange, serait porteur de conséquences qui, pour l'heure, les dépassaient, mais leur serait, à long terme, très profitable. Enfin, il ne savait pas très bien ce qu'espérait en obtenir Siobhan, mais il savait, lui, ce qu'il en pourrait faire. Et les perspectives le séduisaient assez pour qu'il acceptât sans trop faire la fine bouche.  « Cochons qui s'en dédit, chien qui tape sans tenir. J'accepte. Un peu de votre sang suffira à me faire oublier cet endroit, et j'ajouterai même tous les autres qui, dans cette ville, sont sous votre garde. Ce sera comme un traité de non-ingérence, qu'en dîtes-vous ? » La formulation dépassait un peu le cadre très informel de leur échange, mais n'était-elle pas appropriée ?  « Et si vous le désirez, nous pouvons tout à fait nous revoir pour nous... entraîner ensemble. Je suis toujours désireux de perfectionner mes capacités et je suis sûr que vous ne mentez pas, quand vous parlez de compatibilité. » Le mot avait hameçonné l'esprit de Louis à bien des possibilités qu'il était désireux de développer, mais il ne voulait guère se précipiter pour le moment. Il avait bien conscience que la situation n'était pas tout à fait désamorcée. Un seul faux pas de l'un ou de l'autre pouvait dégénérer en lutte à mort, ce qu'il souhaitait à tout prix éviter, bien entendu. Il n'était pas question pour lui de babiller sans s'interrompre non plus, car il voulait plus que jamais en apprendre davantage sur la demoiselle. Mais il devrait se taire pour le moment, sachant que sa curiosité serait plus tard satisfaite, d'une façon ou d'une autre. Il tendit la main, pour offrir à Siobhan le geste éternel des contrats informels. Qu'elle la prît, et leur accord serait immédiat.
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Message posté : Lun 22 Sep - 22:55 Message
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Apparemment nous avions trouvé un terrain d’entente. Et ce cher Louis d’Ax avait le goût des bonnes choses. Il avait vite retenu ce qu’il y avait d’intéressant dans mes propositions. Je masquais soigneusement ma déconvenue. Néanmoins j’avais quelques conditions à poser. Je regardais sa main avec un léger sourire en coin, la serrais pour le geste… et secouais la tête doucement.

« Oh non, Monsieur d’Ax. Je ne conclus pas un marché d’une telle importance par des rituels humains sans aucune valeur. J’ai besoin d’une assurance plus certaine que vous ne trahirez pas notre petit accord. »

Mon sourire s’agrandit. Je pouvais être un vrai requin, quand je m’y mettais. Cela dit, ma proposition l’arrangerait probablement lui aussi. Ou peut-être pas. J’avais tendance à oublier que tout le monde ne voyais pas le monde par le prisme de la magie du sang.

« Non pas que je doute spécialement de vous, mais l’expérience m’a appris que deux précautions valent mieux qu’une. »

Moi, méfiante ? Jamais. Cela dit, la paranoïa avait quelques avantages certains. Elle évitait notamment de charmants problèmes qu’on pouvait qualifier de « coups de poignard dans le dos ». Par exemple. A tout hasard.

« Il se trouve qu’en tant que sorcière du sang, je peux faire prêter des serments de sang. Lancer un geis, en fait. Je ne sais pas si le terme vous est familier. Pour résumer, nous prononçons nos serments, je scelle le tout avec mon pouvoir… Et ensuite, la magie s’auto-entretient. Si l’un de nous manque à sa parole, l’autre sera au courant. Immédiatement. Je m’engage tout comme vous par ce procédé. »

Je pouvais aussi faire en sorte que la trahison se solde par la mort du traître, mais je n’allais pas aller jusque là pour un marché comme celui-ci. De toute façon, je doutais que Louis soit d’accord pour s’engager dans un serment qui entraînerait éventuellement son décès. Un geis ne pardonnait jamais. Il n’était pas fait pour ça, de toute façon.

« Vous offrir mon sang, c’est offrir un peu de ma puissance magique. Ce que vous proposez en contrepartie me paraît acceptable. Mais j’ai besoin d’avoir une certitude. Pas un vague engagement. Beaucoup d’êtres humains sont prompts à oublier la parole donnée. »

Vrai de vrai. Nous n’allions pas nous mentir et tourner autour du pot des heures, le monde était peuplé d’escrocs, même si je n’en avais pas souvent fait partie. Etrangement, respecter sa parole vous aidait à vous faire bien voir. On me demandait d’autant plus de contrats que j’avais la réputation de n’avoir jamais trahi. Tous bénéfices pour moi, donc.

« En revanche, je serais ravie de pouvoir partager avec un autre praticien. Je n’ai pas eu la joie d’en croiser beaucoup dans… » la paix ? La joie et la bonne humeur ? Sans effusions de sang à la fin ? « … d’heureuses circonstances. »

Je lui adressais un sourire aimable, maintenant la couverture de la politesse avec une constance exemplaire. Nul besoin d’alerter un de mes clients favoris. Je finis par ajouter finalement :

« Il faudra que nous échangions nos coordonnées toutefois. Je ne travaille plus au Little Hope. »

Mon sourire s’effaça un temps, mais je me repris aussitôt. Je n’avais pas envie de parler des raisons de mon départ.
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Message posté : Lun 22 Sep - 23:28 Message
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 « Je me doutais bien que le bât blesserait quelque part. » Une assurance plus certaine ? La parole de Louis ne suffisait-elle pas ? Il pouvait le comprendre, mais était-elle sérieuse de proposer qu'il se liât à elle d'un pacte magique tissé des fils mystérieux d'un art sombre qu'il ne connaissait point ? Il avait été jusque là très prudent, pourquoi irait-il à présent se jeter à corps perdu dans la gueule du loup ? Ce n'était peut-être pas un piège qui lui était tendu, mais Siobhan aurait à justifier de sa proposition avant de le voir accepter les termes ainsi présentés. Louis ne souffrait guère d'aucune psychose particulière, mais il savait reconnaître les ennuis quand ceux-là pointaient le bout de leur nez crochu. Et il n'était pas du genre à les accueillir à bras ouverts comme on reçoit le Messie ou les cousins trop longtemps absents du domaine familial. Il était comme tous ces braves gens qui, autant que faire se peut, les évitent et se tiennent éloigner des soucis et des tracas. Une saine prudence, non ?  « Pardonnez-moi, chère amie, mais pourquoi m'engagerais-je auprès de vous en trempant dans un serment dont vous pourriez manipuler les termes à mon insu ? Je connais la magie des druides, mais je ne la pratique pas, d'où mon surcroît d'inquiétude. Il en faudra plus pour me convaincre d'être la cible volontaire d'un rituel dont les conséquences peuvent être funestes à qui n'en respecte pas les closes, même par ignorance. » Il ne pouvait être plus clair. Peut-être était-il temps de revêtir sa parure d'écailles, de brûler tout autour de lui et de s'envoler vers d'autres cieux ? Ce n'était pas la colère qu'il sentait croître en lui, mais l'impatience. Cette demoiselle qu'il connaissait si avenante se révélait des plus imprévisibles, et des plus confuses dans ses propositions, mais sans doute voyait-il de la confusion là où se dissimulait tout simplement un sens suraigu des affaires. C'était à la fois rassurant et pénible. Que n'avait-elle exposé plus tôt toutes les conditions des offres qu'elle formulait ?  « Vous dîtes avoir besoin d'une certitude. De quoi s'agit-il ? Quel serment allez-vous exiger de moi contre quelques gouttes de votre sang, mon concours pour exercer vos capacités et la promesse de ne pas m'attaquer aux objets et lieux sous votre garde ? » Elle avait bon dos de critiquer les êtres humains trop souvent inconstants avec leur parole, mais étaient-ils tous deux bien humains ?

La question demeurait en suspens.  « Mes coordonnées n'ont pas changé, il vous suffira de me contacter pour partager les vôtres. » Bizarrement, la platitude de ces considérations ajoutèrent à l'exaspération irascible qui s'imposait en Louis comme le colosse aux portes de Rhodes, autrefois. Il se tut et n'ajouta rien. Il ne dirait rien de plus tant qu'elle n'aurait pas précisé avec acuité ce qu'elle attendait précisément de lui. Tant qu'il demeurerait ignorant de ses doléances, Louis avait décidé de garder le silence, et d'ailleurs qu'aurait-il pu ajouter ? Il s'éloigna de la clef de Margoutine et s'installa à la table de la salle à manger, sur l'une des chaises où il prit place, heureux du confort que le siège lui apportait. Il ne se sentait pas comme chez lui, mais ne tenait pas à attendre debout plus longtemps. Il aurait bientôt quitté les lieux, et n'emporterait sans doute avec lui que les vagues échos de la frustration qui naissait au creux de ses reins tandis qu'il écoutait les réponses de Siobhan. Inutile de dire, donc, qu'un brin de repos sur cette chaise serait inutile à le calmer. Il n'était pas encore tout à fait énervé, cependant, mais il n'était pas improbable de lire dans ses yeux que le déroulement des événements lui déplaisait. Il s'en détachait même au point qu'il en oubliait les raisons initiales de sa présence ici, et songeait que partir et rentrer chez lui bredouille serait un moindre mal. Pourquoi était-il là déjà ? Ah, oui ! La clef. Peste ! Il pourrait toujours venir la chercher plus tard, quand il aurait découvert un moyen de briser les gardes de Siobhan. Si cette dernière et lui-même ne parvenaient à un accord, par exemple.
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