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La nuit, tous les criminels sont gris.

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Message posté : Ven 29 Aoû 2014 - 12:38 Message
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Je ne parlerai pas.
Je n’ai aucune envie de t’y forcer. La violence, ce n’est pas mon truc.
Alors détachez-moi et partez. Je n’appellerai pas la police, c’est promis.

Wildcard éclata de rire… intérieurement. Son visage demeura parfaitement impassible, alors qu’il se redressait pour s’approcher du coffre encastré dans le mur. Kenneth Jamieson, vêtu d’un simple caleçon, était assis sur une chaise, les mains et les pieds attachés par des chemises trouvées dans son placard. Clochette, perchée sur un abat-jour, observait la scène qui se déroulait dans le bureau de l’homme d’affaires, dans son duplex au dernier étage d’une des tours du centre-ville.

Comme c’est généreux, je n’en attendais pas moins de toi, répliqua le conteur, qui passa un doigt le long du clavier numérique.

La veille, il avait reçu une information alléchante, qui l’avait conduit ici ce soir. Quelques-unes des femmes de ménage les plus efficaces de Star City avaient une double-casquette. Elles travaillaient pour les familles les plus aisées et renseignaient les criminels sur les bons plans. Chez Jamieson, c’était un bon plan pour plusieurs raisons. Premièrement, sa femme était absente, partie quelques jours se ressourcer en thalasso avec une bande d’amies. Deuxièmement, il dépensait sans compter pour elle, et il était plus qu’improbable qu’elle ait emporté tous ses bijoux avec elle. Troisièmement, parmi ces bijoux se trouvaient des pièces très rares. Mais surtout, quatrièmement, Jamieson possédait une très vieille édition d’un recueil devenu quasiment introuvable : Histoires ou Contes du temps passé, de Charles Perrault, sorti en 1697. Évidemment, c’était en français, mais qu’importait ?

Comment êtes-vous entré ? demanda l’otage, pour la troisième fois.

Et pour la troisième fois, il n’obtint aucune réponse. Jamieson avait simplement laissé la fenêtre de la salle de bain ouverte, permettant à Clochette de s’introduire dans le duplex et de déverrouiller l’accès à la terrasse. Et le voletant Wildcard n’avait plus eu qu’à flotter jusqu’à la chambre pour neutraliser le propriétaire des lieux. Ce mode opératoire était bien plus simple que de contourner tous les problèmes logistiques liés à une intrusion « par le sol ».

Tu es plutôt beau mec, ta femme a de la chance, lâcha le criminel en pivotant vers sa proie. Il serait dommage de t’abîmer… Changeons de méthode.

À la lumière d’une unique lampe, sur le bureau, Wildcard s’approcha, tout près, jusqu’à ce que leurs visages ne soient plus qu’à quelques centimètres.

Ta date de naissance ? Trop facile… Ta femme ? Votre mariage ? Votre rencontre ? Votre premier baiser ? Le jour de vos fiançailles ?

Jamieson avait brièvement tressailli, sans être vraiment clair. Jake répéta les mêmes propositions, plus lentement, et sut. C’était la date de la première rencontre. Un léger changement dans le regard… Il se recula et sortit son téléphone, pour retrouver la série de dates que lui avait dégotée Maléfique. Puis il s’approcha du coffre et appuya sur les touches. La porte se déverrouilla.

Bingo. Il s’adressa à Clochette. Trouve le livre.

Il s’empara des bijoux pour les mettre dans son sac à dos et consulta rapidement les quelques documents qui étaient là. Rien de bien palpitant pour lui. Il prit également l’arme à feu, qu’il montra à Jamieson avant de l’empocher.

Je n’ai jamais saisi l’intérêt de posséder une arme si c’est pour la mettre dans un coffre. En cas d’urgence, c’est probablement l’endroit le moins pratique…

La fée fit son retour pour indiquer qu’elle avait repéré le livre. Il alla donc le chercher dans la bibliothèque puis il revint pour détacher son hôte. Qui tenta, désespérément, de se jeter sur lui, mais ne réussit qu’à s’étaler comme un sac.

Ce fut un plaisir de traiter avec toi, fit Jake, avant de repartir par où il était venu, c’est-à-dire la terrasse.

Quelques minutes plus tard, sifflotant un air bien connu issu de Peter Pan de Disney, tout en suivant la Wading, il bifurqua vers l’est au niveau du pont McKinley. Évidemment, il y avait plus court, mais il aimait bien profiter des soirées tranquilles dans les airs. À l’approche de minuit, il changea de mélodie, passant à Cendrillon, quand son regard fut attiré, alors qu’il atteignait Little Italy, par une silhouette qui s’agitait sur un toit. Il pila et resta à flotter là quelques secondes, Clochette à ses côtés.

Gling gling gling.
Ouais, je vais aller voir de plus près.

Et plus près, finalement, on ne voyait pas mieux. La silhouette noire restait une silhouette noire : un homme vêtu d’une sorte de combinaison noire plutôt moulante s’entraînait à faire des mouvements compliqués, comme s’il affrontait des adversaires invisibles. Wildcard se posa à proximité, assis sur un rebord, et se mit à observer en silence. Clochette, elle, avait décidé de rentrer directement à l’As de Pique. L’inconnu avait le visage masqué, et la seule certitude qu’on pouvait avoir sur lui, c’est que c’était bien un homme.

Je ne sais pas si tu imagines vraiment être entouré d’adversaires, mais ils ont l’air de prendre une sacrée dérouillée, laissa finalement tomber Wildcard.

Tout en étant prêt à s’envoler, au cas où la silhouette le prenne pour une menace et lui tire dessus à l’aide d’une arme quelconque. C’était de toute façon un risque à prendre. Jamais il n’aurait manqué l’occasion de prendre un risque.

En tout cas, sympa, le costume, ajouta-t-il, en levant un pouce.

D’ailleurs, il profita du moment pour retirer les gants qu’il avait portés pour son méfait du soir.
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Message posté : Ven 19 Sep 2014 - 17:49 Message
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Ces derniers temps, Lorenzo avait une vie plus que remplie, c’était le moins qu’on puisse dire. En journée, son activité professionnelle l'occupait pleinement, ne serait-ce qu'en raison des nombreux contacts qu'il devait nouer pour tenter de gagner en importance. Il lui fallait aussi gérer tous les aspects purement administratifs, sans compter qu'il fallait parfois refuser certains candidats potentiels parce qu'ils ne correspondaient pas forcément aux critères souhaités. En plus de cela, le jeune mafieux devait aussi développer d'autres activités. Parfois, il agissait comme le représentant de son père ou de la Famille, se rendant auprès de certaines personnes dans le but d'établir des partenariats profitables aux deux. Cela était loin de fonctionner à chaque fois, mais ça permettait à Lorenzo de faire ses preuves. D'autres fois, il cherchait simplement à développer son propre réseau, rencontrant des gens prometteurs dans le but de les jauger. Il recherchait en effet des individus de talent à recruter pour ses propres affaires, cherchant à mettre toutes les chances de son côté.

Au contraire, une fois la nuit venue, Lorenzo alternait entre les sorties diverses et variées – mais toujours sans alcool ! – et son autre activité. Selon les principes de sa famille, il évitait soigneusement de se retrouver dans des situations déshonorantes et il n'abusait donc jamais de l'alcool, comme il ne consommait jamais la moindre drogue. S'il était jeune, il tentait toujours d'être aussi présentable que possible et dans une certaine mesure, cela faisait partie de son charme. Quant à elle, l'autre activité consistait simplement à faire connaître petit à petit le Phantom Noir. L'idée était de lui créer une petite réputation dans le but d'attirer l'attention de certains individus, de préférence des supers. Cela n'était toutefois pas très facile... Il aurait pu agir comme un justicier, mais cela n'aurait pas nécessairement eu l'effet escompté. En effet, il aurait alors pu attirer davantage la haine de ses pairs et ces derniers n'auraient plus accepté de le rejoindre. Toutefois... Little Italy lui appartenait – et elle appartenait à sa Famille – et de ce fait, il pouvait toujours s'en prendre aux autres criminels... Ailleurs dans la ville, la question pouvait être un peu plus complexe.

Bien entendu, Lorenzo aurait aussi pu agir comme un vrai criminel, mais cela n'était pas non plus dans son intérêt. D'une part, il avait été élevé dans le respect de certains valeurs et il n'était donc pas prêt à s'en prendre à une femme, comme il n'était pas prêt à tuer pour le simple fait de tuer. Il aurait pu recourir au vol, mais seul, cela était compliqué, d'autant qu'il n'avait pas nécessairement les capacités pour le faire... Il lui fallait trouver autre chose. Un domaine qu'il pourrait faire sien et qui lui permettrait enfin d'atteindre son but. C'était pour cette raison qu'il était sorti, cette nuit-là. Lorenzo avait en effet décidé de profiter de la nuit pour arpenter les rues de Little Italy, attendant de trouver une opportunité tout en faisant voir le Phantom. Tel un esprit errant, il espérait que sa simple présence ferait parler, les rumeurs ayant tendance à enfler d'elles-mêmes. Peut-être devait-il trouver un moyen d'apposer son sigle un peu partout ? Cela serait plutôt bien ! En effet, avant de pouvoir espérer être connu, il lui fallait d'abord trouver le moyen d'être reconnu. Agir alors que personne ne connaissait son existence, ça ne risquait pas de lui apporter de la renommée ! Mais plus on parlerait de lui, plus on assimilerait ses actes à sa personne.

Après une ou deux heures à déambuler dans les rues de cette manière, Lorenzo avait finalement décidé de monter sur les toits. Là, il reprit certains mouvements que ses professeurs lui avaient enseigné, se doutant que combattre dans sa tenue n'aurait rien à voir avec le fait de se battre dans les entraînements. Il subirait plus de contrainte et il devait apprendre à faire avec. Une voix attira finalement son attention, mettant fin à ses mouvements. Lorenzo fit volte-face vers la direction de laquelle elle était venue. Un individu était installé non loin de là, ce qui n'avait rien de commun. Il portant un sac à dos et son visage était grimé. Il ne fallut pas longtemps pour que le jeune Italien ne le reconnaisse. Wildcard, un criminel plus que connu. Faisant face à ce dernier, le Phantom ne sut pas vraiment comment réagir. Il ne s'était pas attendu à ce genre de choses...

« Il y a peut-être vraiment des ennemis, mais tu ne les vois simplement pas. »

C'était idiot, comme remarque, mais c'était au moins un début. Maintenant, il fallait continuer et ça, ce n'était pas forcément plus simple...

« Tu es Wildcard. Je me trompe ? » Non, il ne se trompait pas et il le savait. « Sympa, le maquillage. » Et comme une imitation, il leva à son tour le pouce. « Qu'est-ce que tu viens faire par chez moi ? » Parce que oui, Little Italy, c'était chez lui. « Une randonnée ? Un pique-nique ? » Ou comment reporter son attention sur le sac à dos, l'air de rien...
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Message posté : Sam 11 Oct 2014 - 11:37 Message
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Wildcard était plutôt satisfait de son petit effet : l’homme costumé ne l’avait pas entendu arriver et avait rapidement pivoté pour lui faire face. Mais s’il s’était montré surpris, il le masqua rapidement avant de faire une remarque sur la potentielle présence d’ennemis invisibles. Jake pencha la tête légèrement sur le côté, avant de hausser les épaules. Un moyen pour lui de dire qu’il aimait bien ce genre d’humour, même si ça n’était pas évident pour ceux qui n’y étaient pas accoutumés… Et clairement, il faisait face à quelqu’un qui ne le connaissait pas. Du moins, il ne le connaissait que de nom, et sûrement de réputation, ce qui était déjà pas mal, pour un criminel chef de gang. Mieux valait avoir un minimum de reconnaissance dans le milieu, sinon, ça ne valait pas la peine de faire ce métier…

L’homme en noir, que Jake aurait qualifié de « jeune », à la voix et au gabarit, à peu près son âge, certainement, l’avait en effet reconnu, et non, il ne se trompait pas. Nul besoin de répondre à ce genre de choses, si ce n’était pas un petit trait d’humour, et Wildcard n’avait pas vraiment envie de faire un trait d’humour. Pas à chaque fois. Il eut droit à un effet miroir, pouce levé, concernant le maquillage. Décidément, ce type-là lui plaisait. Puis vint une information qu’il jugeait assez capitale : il était « sur le territoire » de l’homme en face de lui. Ce qui était étrange, c’est qu’il n’avait jamais entendu parler d’un criminel en noir à Little Italy. À moins qu’il n’y ait d’autres aspects, qui n’étaient pas évidents au premier regard. Wildcard laissa quelques secondes avant de répondre aux questions, non sans remarquer le coup d’œil porté à son sac. Il sauta de son perchoir.

Je profite de l’air nocturne, figure-toi. Et il n’est pas plus désagréable chez toi qu’ailleurs, répondit-il, avant de lever le sac à dos qu’il tenait au bout du bras. La randonnée, pas mon truc. Pourquoi marcher quand on peut voler ? Mmmh ?

Il était à quatre ou cinq mètres de son interlocuteur, et avait encore suffisamment de poussière de fée sur lui pour pouvoir repartir en volant, au cas où.

Et il est un peu tard pour un pique-nique, même si c’est vrai, il n’y a pas vraiment d’heure pour se faire un casse-croûte.

De sa main libre, il ouvrit le sac, avant de la plonger à l’intérieur. Quitte à se mettre à parler plus que d’habitude, autant aller jusqu’au bout des choses.

Mais puisque tu tiens à le savoir, je reviens tout juste d’une petite visite de courtoisie chez un homme un peu trop riche à mon goût… D’ailleurs, maintenant qu’il l’est un peu moins, je me sens mieux. Il sortit un collier de perles, le genre qui valait plusieurs milliers de de dollars. Pas mal, hein ? T’en veux ?

En vérité, sa proposition était sincère. Il était loin d’être dans le besoin et ça n’était pas deux ou trois bijoux qui allaient lui manquer à la fin du mois. Il remit le collier dans le sac, et secoua un peu. Un bruit léger s’échappa, résultant de l’entrechoquement de la joaillerie. Il afficha un grand sourire intérieur, qui aurait pu se lire dans son regard s’il ne faisait pas si sombre.

Au fait, reprit-il, en fermant le sac avant de se le remettre sur le dos. Toi, tu m’as reconnu. Mais moi, je ne te connais pas. Pas encore. Tu te fais appeler comment ?

Une chose en particulier avait attiré l’attention de Wildcard, qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de détailler : un anneau. Il attendait le bon moment, mais sans brusquer son camarade du soir. Sa curiosité s’étant éveillée dès l’instant où il avait aperçu la silhouette sur le toit, c’était désormais sûr qu’il ne lâcherait pas le morceau avant d’en avoir appris plus sur celui qui jouait à domicile. Apparemment.
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Message posté : Mer 5 Nov 2014 - 20:41 Message
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Comme Lorenzo avait pu s'y attendre, Wildcard ne répondit aucunement à ses questions, du moins, dans un premier temps. En même temps, pourquoi un criminel tel que lui aurait révélé des informations à un parfait inconnu ? Il ne suffisait pas de porter un costume pour devenir un super-criminel, le jeune homme le savait. Il allait devoir faire ses preuves pour être accepté dans ce monde de la nuit et une première occasion lui en était donné, cette nuit-là. La question restait encore de savoir s'il allait pouvoir être à la hauteur. Après tout, Wildcard venait de faire référence à sa capacité à se déplacer dans les airs, rappelant à Lorenzo qu'il n'avait de son côté pas la moindre capacité surnaturelle. Est-ce que cela lui suffirait ?

Quoi qu'il en soit, le criminel finit néanmoins par faire part de ses activités nocturnes, annonçant avoir délesté quelqu'un d'un peu trop riche à son goût, faisant la preuve de ses dires en tirant un collier de perles. Soit, il était donc un voleur. Mais... Il lui proposait sérieusement un bijou ? Le visage abrité derrière son masque, Lorenzo scrutait le maquillage du criminel, sans pour autant parvenir à saisir la moindre expression. Restant un instant silencieux, il finit toutefois par répondre à la question posée, jugeant que c'était le moment de gagner en réputation.

« Phantom Noir. Mais, tu peux te contenter de Phantom. »

Tout en indiquant cela, Lorenzo cherchait aussi à percevoir les réactions de Wildcard. En effet, ce nom pouvait lui être familier, s'il s'y connaissait un minimum en histoire. Le Phantom avait fait parler de lui plusieurs années durant près d'un siècle plus tôt, avant de mystérieusement disparaître, assassiné par la famille Mancini. Mais au-delà du nom, c'était surtout l'anneau que portait Lorenzo qui l'unissait à cette figure du passé. Qu'en saurait le criminel, s'il en savait quelque chose ?

« C'était sérieux, ta proposition ? Tu donnes des bijoux à tous les gens que tu croises ? »

Il se doutait bien que ça n'était pas le cas, mais Lorenzo trouvait quand même étrange de faire une telle proposition. Est-ce qu'il y avait un piège quelque part ? Peut-être cherchait-il à se débarrasser d'une preuve compromettante ? Difficile à dire, mais s'il n'était pas décidé à accepter, l'Italien cherchait malgré tout à comprendre ce que cela pouvait signifier.

« Ça te sert à quoi de voler si tu distribues ton trésor ? Tu veux faire comme Robin des Bois ? »

La question était légitime, surtout quand on connaissait la réputation de Wildcard et le lien qu'il avait avec les contes de fées et autres histoires de ce genre. Est-ce qu'il pouvait vraiment voler pour donner aux autres ? C'était quand même difficile à croire, sachant qu'il était quelqu'un de plutôt... Difficile à dire, mais on le voyait mal faire l’aumône. Il pouvait évidemment y avoir une autre raison derrière son acte, mais pour le moment, rien ne permettait de l'affirmer.

« Et donc, quand tu voles, tu décides d'aller faire une petite promenade pour prendre l'air ? »

Un moyen comme un autre de pointer du doigt l'étrangeté de sa présence ici, surtout qu'il n'avait pas encore répondu à la question. Qu'est-ce qu'il faisait là ?

« Tu ne serais quand même pas venu voler chez moi ? »
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Message posté : Ven 7 Nov 2014 - 14:20 Message
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« Phantom noir ». Le nom éveilla un vague souvenir à Jake, mais sans pour autant que l’évidence s’impose. Il se promit d’en parler à Prof, qui lui rafraichirait sans doute la mémoire. Le petit homme devait bien avoir des connaissances là-dessus, surtout si le nom disait quelque chose à Wildcard. En guise de réaction, le jeune homme costumé ne perçut… rien. Même s’il avait tilté, Jake n’aurait de toute façon rien montré. Ce qui n’allait pas l’empêcher de retenir toutes les informations, ne serait-ce qu’en associant « Phantom noir » à l’uniforme. Il y avait autre chose, étrangement, qui le titillait : il avait l’impression d’avoir déjà entendu cette voix quelque part. Mais comme pour le nom, impossible de remettre les circonstances.

Son interlocuteur nocturne s’étonna d’avoir affaire à une sorte de Robin des Bois, un voleur qui redistribuait les richesses dérobées. La comparaison plut à Wildcard, évidemment, même si elle ne correspondait pas réellement. D’ailleurs, il se permit de le signaler à voix haute.

Robin des Bois prend aux riches pour donner aux pauvres. Toi, tu n’as pas particulièrement l’air d’être pauvre… Et puis tu es le premier que je croise, depuis… Il fit mine de réfléchir. Depuis le propriétaire de toute cette camelote. Et ce n’est pas comme s’il était courant de croiser des ninjas sur les toits.

Un homme en costume noir se battant dans l’obscurité, c’était une sorte de ninja. Un raccourci facile, mais pratique.

En fait, oui, c’était sérieux. Si tu veux quelque chose, c’est cadeau, ajouta-t-il.

Il regrettait qu’il fasse aussi sombre, il aurait pu détailler plus avant son interlocuteur. Qui ne perdait pas le nord : de façon détournée, il demanda ce qui lui valait la surprise d’une telle présence au milieu de la nuit. Wildcard haussa les épaules à la question sur la promenade, puis un sourcil à la suivante.

Pourquoi, il y a des choses intéressantes à voler, chez toi ? Tu habites dans un des appartements en-dessous ? demanda-t-il en pointant le sol.

Little Italy, Jake connaissait peu. Il savait que les Mancini contrôlaient le quartier, étant lui-même sous le coup d’un marché avec eux concernant une vague histoire de casino.

Ça m’arrive, parfois, de faire un tour, c’est plutôt agréable, mais en général, je ne rencontre personne. Finalement, c’est une bonne surprise.

Il laissa un blanc de quelques secondes. Juste le temps que ses idées se mettent en place, que ses questions se forment clairement…

Au fait, tu es là, sur un toit du quartier, en costume de « Phantom », et tu t’entraînes à te battre contre… des ombres, du vide. J’imagine que tu n’es pas un super-héros, ce n’est pas vraiment le coin idéal pour ça, quand on connaît un peu les patrons… Tu fais dans quoi ?

Il ne précisa pas « dans quel domaine du crime », ça semblait assez évident. La furtivité pouvait servir à plusieurs choses : vol, bien sûr, mais aussi assassinat. Quoique le jeune homme devant lui ne semblait pas réellement taillé pour tuer. Mais les apparences pouvaient aussi être trompeuses. Et puis, s’il y réfléchissait, le Phantom pouvait aussi se dire que ça faisait partie de la publicité. Il avait donné son nom, peut-être que donner quelques lignes de CV en plus pouvait aider pour le futur.

Jake sentit une vibration dans sa poche. Maléfique. Tout en gardant toute son attention sur son nouvel ami, il répondit brièvement, tout en demandant des détails sur le « Phantom noir ». Au moins recevrait-il des informations basiques avant que la conversation ne soit terminée. Parce qu’il était plutôt bien, là, sur son toit, à discuter.
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Message posté : Lun 8 Déc 2014 - 22:25 Message
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« Et qu'est-ce qui te fait dire que je ne suis pas pauvre ? »

La question pouvait se poser, parce que Wildcard semblait aller vite en besogne au niveau de ses conclusions. Certes, Lorenzo portait un costume qui était plutôt bien fait et qui montrait un certain investissement, mais il aurait très bien pu le voler à quelqu'un. Qu'est-ce qui lui permettait d'affirmer qu'il était riche ? Quoi qu'il en soit, le jeune homme évita d'accepter la proposition. De toute façon, il n'avait pas besoin de bijoux, surtout pas s'ils étaient volés, alors ça n'était pas la peine de répondre positivement.

« Tu crois vraiment que ça serait malin de m'entraîner juste au-dessus de chez moi ? »

Wildcard avait peut-être pris un peu trop au pied de la lettre le fait que Lorenzo parle de chez lui. Mais si ce quartier lui appartenait, du moins, dans sa vision des choses, il n'habitait pas du tout dans les environs. Ça lui laissait donc une certaine liberté d'action.

« Et c'est quoi, un super-héros ? »

La question était légitime. Est-ce qu'un super-héros était quelqu'un qui faisait le Bien, avec un grand B ? Ou alors, est-ce que c'était quelqu'un qui apportait de l'aide aux citoyens ? Quoi qu'il en soit, Lorenzo ne se définissait pas comme un super-héros, c'était évident, mais est-ce qu'il devait malgré tout se voir comme un super-vilain ou un criminel en puissance ?

« Pour répondre à ta question, je ne kidnappe pas les hommes politiques. Je ne tue pas non plus les gens. Pour l'instant, je n'ai pas non plus volé de riches citoyens. Alors, selon toi, qu'est-ce que ça ferait de moi ? »

Le jeune homme afficha un sourire sur son visage, même si cela ne pouvait évidemment pas se voir. Wildcard venait de lui offrir une opportunité en or, d'ailleurs, alors pendant un instant, Lorenzo hésita à sauter dessus. Quel meilleur moyen de se faire connaître que de le faire par l'intermédiaire de quelqu'un comme lui ?

« Je te l'ai dit. Ici, on est chez moi et ce chez moi est important. Alors on va dire que je suis surtout là pour le défendre et le protéger. » Il haussa les épaules, avant de reprendre. « On pourrait s'imaginer que ça veut dire que je suis un super-héros, mais non, loin de là. Même les héros peuvent être un danger pour ce quartier et il faut les empêcher de nuire. Alors imagine-moi comme le Défenseur de Little Italy. Mais... Les patrons me connaissent. Sinon, je ne pourrais rien faire. »

Ou comment laisser entendre que les Mancini avaient un super à leur service. D'accord, ce n'était pas tout à fait vrai, pas encore, du moins, mais avec le temps, ça allait être le cas et ça, Wildcard pouvait le faire savoir. La question restait de savoir ce qu'il penserait de tout cela, lui qui était un vrai super-criminel. Trouverait-il les motivations de Lorenzo risibles ? Ou alors, trouverait-il cela intéressant ?

« Et toi ? Oh, bien sûr, je sais déjà tout un tas de choses sur toi. Il serait compliqué d'ignorer qui est le Grand Wildcard. Mais... Pourquoi tu fais tout ça ? Tu n'as toujours pas vraiment répondu à ma question, tout à l'heure, alors je serais curieux de savoir ce qui te motive. » Faisant un pas en avant, Lorenzo se rapprocha du jeune homme. « Ou alors, ça te branche de rester aussi mystérieux ? Aller, je suis sympa, moi, je réponds à tes questions, tu peux bien m'en dire un peu sur toi, non ? »
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Message posté : Mar 9 Déc 2014 - 16:35 Message
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Jake pencha légèrement la tête sur le côté à l’interrogation de Lorenzo. Sans pour autant y répondre. En général, il avait de la chance quant à ses intuitions, et la façon de soulever la question de la richesse montrait bien que le leader du Gang des Fables avait visé juste. Il ne releva pas, se contentant du même visage impassible, énigmatique. Et puis, si vraiment son interlocuteur jouait la comédie et était pauvre… qu’est-ce que ça changeait ? Ce dernier fit remarquer que ça n’aurait pas été très malin de choisir le toit de son propre domicile pour s’entraîner, et ça n’était pas Wildcard qui allait le contredire sur ce point. Mais ça n’était pas comme si certains oubliaient ce genre de détails : Star City était une ville comme les autres, avec son quota d’imbéciles.

Un super-héros. Selon la définition de Wildcard, c’était ceux qui, en usant de leurs capacités surhumaines ou équipements spéciaux, tentaient de l’arrêter, lui qui faisait dans le crime. L’histoire de rendre service aux citoyens devait bien se glisser quelque part dans le lot, mais ça ne le concernait pas. Pour ne pas changer, il resta silencieux. De toute façon, le « Phantom » était suffisamment bavard comme ça. Et ainsi, il n’était ni un kidnappeur, ni un meurtrier, ni un voleur. Si vraiment il n’était pas non plus un super-héros, ça faisait juste de lui un gus en costume. Il allait falloir faire mieux que ça.

Le « mieux que ça » n’en valait en définitive pas tant la peine. Protéger et défendre le quartier ? Little Italy ? Contre les super-héros ? Une sorte de vigilant anti-héros ? Le concept était particulier, et avait côté assez restreint, finalement. Wildcard savait que les Mancini contrôlaient le quartier, il avait eu affaire à eux assez récemment, et maintenant, il constatait qu’un jeune homme costumé, le Phantom noir, travaillait pour eux à la protection du quartier. Une information qui le laissait en fait quasiment indifférent. Il n’avait jamais eu d’intention particulière vis-à-vis de Little Italy, il n’avait donc aucune « crainte » à avoir de ce côté-là. Et puis, il était le « Grand Wildcard », comme il venait juste de se faire appeler.

La flatterie était un moyen comme un autre d’obtenir des informations, mais c’était typiquement le genre de choses qui pouvait glisser sur le leader du Gang des Fables. Le Phantom fit un pas vers lui, arguant qu’il avait répondu aux questions, et notant qu’il était de bon ton d’obtenir quelque chose en échange. Jake pencha de nouveau la tête sur le côté, avant de lever un sourcil, puis d’afficher un léger, léger sourire. D’un bond en arrière, allégé par les restes de poussière de fée, il prit place sur le rebord du toit.

Tu n’es pas un super-héros, sinon, tu aurais tenté quelque chose contre moi. J’imagine. Tu es le « protecteur de Little Italy », et tu n’as pas tenté de défendre le quartier contre mon arrivée soudaine. En plus de savoir qui je suis, tu es donc de mon côté. Logique. D’autant que les règles sont très claires, tout ce qui se passe ici ne me concerne pas. Mais en plus, je t’aime bien.

Il était plutôt rare que Wildcard soit aussi franc, pour une raison simple : il croisait trop peu de gens qui soient dignes de ce genre de franchise. Pour la plupart, les gens étaient tout bonnement ignorés. Mais là, la curiosité du début avait laissé place à un véritable intérêt. Il était regrettable cependant qu’il n’y ait pas plus de lumière. Il aurait bien aimé pouvoir détailler plus avant son interlocuteur, dans son costume noir.

Tu veux vraiment savoir ce qui me motive ? Le jeu ! Le défi ! La vie n’est pas un long fleuve tranquille, heureusement. Je fais tout pour ça. Sur fond de… contes, légendes, fables… Tu vois le lien ?

Wildcard leva les jambes et tourna sur lui-même, pour s’asseoir les pieds dans le vide, tournant le dos à Lorenzo.

Star City, c’est une ville pleine d’opportunités. Où rien n’est facile à acquérir, mais où on peut trouver tellement de choses intéressantes… Tu savais qu’il existait des dizaines d’objets liés aux vieilles histoires qu’on raconte aux enfants à travers le monde ? Ou aux adultes, parfois, bien sûr. Même si c’est tellement mieux avec une âme d’enfant…

Il se rendit compte que, tout ce qu’il disait, il ne l’avait jamais vraiment raconté en ces mots à… personne. Mais il s’en moquait, il ne révélait de toute manière rien de crucial.

Tu vois, par exemple, ce soir… les bijoux, c’est juste un bonus. En vrai, mon opération du soir visait à piquer un très vieux livre de contes, un truc assez inestimable pour les connaisseurs.

Cette révélation visait à bien définir ce qui le motivait. Il était prêt à prendre des risques pour certaines choses auxquelles la grande majorité des gens n’aurait même pas prêté attention.

Et toi, alors, ta motivation, c’est juste protéger le quartier ? C’est pas un peu léger ? C’est tout à ton honneur, bien sûr, mais tu crois vraiment pouvoir faire ça tout seul si un jour les héros débarquent ?
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