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Un Dieu compréhensible ne serait pas un Dieu ▬ Raphaël

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Message posté : Jeu 28 Aoû 2014 - 19:44 Message
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Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
16 juillet 2014

Entre Star High – et la rentrée prochaine – ainsi que ses occupations d'Archimage, Adrian n'avait pas énormément de temps libre pour exercer son métier principal. Enfin, celui pour lequel il avait fait des études, financées par ses parents qui s'étaient saignés aux quatre veines pour lui permettre de réussir dans la vie. Celui pour lequel il avait risqué sa vie et avait finalement réussi à se faire enfermer dans un tombeau où il avait rencontré les esprits qui avaient fait de lui l'Archimage, en bref : son métier d'archéologue. Ses visites au musée s'étaient passablement espacées, surtout depuis qu'il avait croisé la jeune femme blonde, née en Afrique et ayant requis son aide – ou plutôt à qui il l'avait proposée. Oh, ce n'était pas contre elle, bien au contraire, mais disons simplement que le centenaire voulait aider trop de monde et que malgré son vieillissement ralenti, il n'avait pas assez de temps pour mener à bien tous ses projets. C'est donc avec une légère gêne qu'il avait contacté le conservateur du musée d'histoire pour lui demander s'il était possible qu'ils se croisent dans les jours qui venaient. Adrian avait besoin d'une petite mise au point à propos d'une exposition qui pourrait potentiellement être amenée à perdurer. Elle avait été présentée au début de l'année, c'était d'ailleurs à ce moment qu'il avait rencontré la jeune femme blonde, mais n'avait pas été prévue pour durer bien longtemps. Toutefois, au vu du nombre de visites qu'il y avait eu, certaines personnes avaient émis l'hypothèse qu'ils pourraient relancer un peu la machine pour ajouter de nouvelles informations pouvant intéresser le public.

Bien entendu, le fait que le conservateur n'était nul autre que le dieu Hermès permettait aussi à Adrian d'exercer son rôle d'Archimage, car il tenait bien à vérifier que la divinité respectait leur accord. Le dieu des voleurs était-il capable de se tenir sagement aux côtés des humains sans nourrir l'envie de donner des coups de pouce à droite et à gauche ? Peut-être que son expérience avec les dieux n'était pas très positive, car Eldoth avait du mal à imaginer qu'une personne bénéficiant d'un tel pouvoir puisse effectivement se montrer à la hauteur des attentes du Pacte. Pourtant, lui-même avait des capacités comparables à celle que possédaient ses « protégés » et il n'en usait pas à tort et à travers. Prudence est mère de sûreté, voilà ce que n'avait de cesse de se répéter Adrian.

C'est donc dans l'idée de rencontrer Raphaël Mercury que le mage était arrivé au musée alors qu'il n'y avait rien de spécial à noter ce jour-là. Avec un certain amusement, il avait relevé que le patronyme dont Hermès s'était affublé faisait un bon clin d’œil à sa véritable identité. Cela dit, qui irait soupçonner que cet homme était une divinité qui préférait passer son temps à travailler sur Terre plutôt qu'à rester dans son monde entouré de ses semblables ? Personne, mis à part des individus sensibles aux auras divines. En entrant dans le bâtiment, Adrian constata qu'il n'y avait pas grand monde. Quelques personnes isolées qui contemplaient les expositions d'un air plus ou moins intéressées, des groupes d'enfants plutôt agités qui effectuaient certainement une sortie pédagogique, puis des habitués avec qui Adrian avait déjà échangé quelques mots par le passé. En somme, rien de bien inhabituel. Le tout était désormais de mettre la main sur le conservateur et, après avoir interrogé une employée du musée, Adrian apprit où il pouvait le trouver. Logiquement. Fort heureusement, l'Archimage bénéficiait d'un avantage puisque le conservateur dégageait une aura particulière qu'il lui était difficile d'ignorer. Aussi, Eldoth le sentit-il arriver avant même de l'apercevoir. Lorsque son regard croisa celui de la divinité, Adrian esquissa son habituel sourire avant de le saluer, empruntant un ton toujours aussi détendu et avenant qu'à l'accoutumée.

« Bonjour monsieur Mercury. Désolé de vous déranger, j'imagine que vous devez avoir beaucoup de choses à faire. Son regard balaya les environs avant d'en revenir à son interlocuteur.
Mais vous avez certainement entendu parler de la réflexion faite à propos de l'exposition sur l'Afrique ? Son interlocuteur au téléphone lui avait assuré que le conservateur recevrait un communiqué.
Vu que j'ai en partie participé à sa mise en place, ils ont estimé que je serais le plus apte à vous aider à décider de ce qu'il est préférable de faire dans cette situation. En partie seulement, parce qu'il ne tenait pas à attirer trop l'attention sur ses travaux.
Mais je me rends compte que j'ignore si vous connaissez bien ce domaine. Nous n'avons pas vraiment discuté de ce côté-là de votre personne la dernière fois que nous nous sommes parlés. »

Tu m'étonnes ! Ils avaient juste abordé le fait qu'il était une divinité et que s'il faisait une connerie, l'Archimage – donc lui – débarquerait avec un martinet pour l'expédier illico presto chez son paternel. En plus diplomate évidemment, sans quoi la situation aurait certainement dérapé. Le tout était d'espérer qu'Hermès avait bien compris où était son intérêt ! Mais, fidèle à lui-même, Eldoth ne put s'empêcher de poser une question, subtile, il l'espérait, à ce propos.

« J'espère que les choses vont bien de ce côté. »

Du côté de ses liens avec les Terriens et de son probable retour sur l'Olympe, donc. Et oui, avec Adrian ces sujets-là prenaient l'apparence de discussion anodines, ce qui ne l'empêchait pas d'être pétrifié à l'idée de devoir bien reprendre les cours pour enseigner des trucs lambdas à des adolescents boutonneux à Star High !
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Message posté : Ven 29 Aoû 2014 - 14:18 Message
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Cette journée avait commencé comme beaucoup d’autres : un levé de soleil sur la mer dont les rayons étaient venus caresser le visage afin de me tirer du lit. Je ne m’étais pas encore complètement lassé de la monotonie de mes journées en tant que simple conservateur de musée, un civil immergé dans le monde des mortels. Je me plaisais à jouer de cette nouvelle couverture qui me donnait l’occasion de satisfaire mon envie insatiable de voyages et de faire nombre de rencontres intéressantes. Oui, je m’amusais à jouer les mondains, cherchant à fondre mon épithète, Raphaël Mercury, dans la masse des personnalités de Star City. Je commençais à me faire une petite renommée dans le milieu des historiens et je savais comment surprendre mes pères par le savoir et l’expérience qu’il était peu commun de dénoter chez un jeune homme de mon âge, bien que cela ne soit plus si surprenant que cela à l’époque des « supers » où nombre de mutants, méta-humains et que sais-je encore, se voyaient dotés de capacités intellectuelles surnaturelles similaires.

Hormis cela, je faisais pour l’instant tout ce qui était en mon pouvoir pour ne pas trop attirer l’attention sur moi ni révéler ouvertement ma nature de « super » afin de pouvoir jouir de ma liberté comme cela me chantait. J’avais déjà bien assez de ce sale gosse, le Dr Otaku et de ses soupçons à mon égard. Et puis il y avait l’archimage aussi, qui veillait au grain et me filait l’arrière train. Cela faisait un moment que je n’avais pas croisé ce cher professeur Pennington d’ailleurs. Et en parlant du loup… Mon assistante m’avait informé ce matin de la venue de ce dernier. Il souhaitait visiblement m’entretenir au sujet de l’exposition temporaire sur l’Afrique qui avait eu lieu en début d’année. Soit ! Il était aussi archéologue en plus d’être le « messager » de l’Archimage. Cette idée me fit sourire. Cela nous faisait un drôle de point commun.

J’étais parti travailler dans l’aile de recherche du musée et j’avais demandé à mon assistante de me tenir informé de son arrivée. Je planchai avec un autre collègue sur un nouvel agencement de la salle dédiée à la Corée afin de pouvoir accueillir les nouvelles pièces que nos homologues asiatiques projetaient de nous faire parvenir début septembre. Mon téléphone vibra sur le bureau, je n’eus pas besoin d’entendre la douce voix de mon assistante pour savoir ce qu’elle me voulait. « Merci beaucoup Kate, j’arrive. » Je raccrochai, griffonnai un crobar sur un coin de feuille à l’intention de mon collègue et lui tendis la feuille. « Désolé, mon rendez-vous est arrivé. Essayez-voir comme cela. On en rediscute demain. » Je récupérai ma veste de costume que j’enfilai tout en quittant les locaux réservés au personnel. Je terminai de l'aboutonner lorsque j’empruntai l’escalier menant au premier étage et je tombai nez à nez avec lui.

« Professeur Pennington ! Bien le bonjour ! » m’exclamai-je avec le sourire. Je lui tendis une main engageante afin de le gratifier d’une poignée de main chaleureuse, comme il était de rigueur de le faire entre deux simples collaborateurs.
« Non, vous ne me dérangez pas. Et oui, Kate m’en a parlé succinctement. Vous aimeriez la reconduire de ce qu’elle m’en a soufflé ? »
Je descendis une marche supplémentaire afin de me mettre à sa hauteur.
« Naturellement ! De plus, si je ne m’abuse, cette exposition a eu un franc succès. En effet, il pourrait être envisageable de la prolonger.»
A nous entendre comme cela, notre discussion semblait des plus naturelles et des plus professionnelles. Je prenais un malin plaisir à me prêter à ce petit jeu, affichant une attitude on ne pouvait plus détendue et détachée, on pourrait même croire… désintéressée.
« Il est vrai. Et bien, il n’est jamais trop tard. Voulez-vous converser dans la salle d’exposition ? Si vous avez des suggestions à propos de l’agencement, de la thématique ou encore de nouveaux éléments à apporter… A moins que… Nous serions peut être plus tranquilles dans mon bureau. » suggérai-je l’invitant tantôt à monter au deuxième, tantôt à descendre au premier.

Effectivement, la dernière fois que nous nous étions parlés, la discussion avait été tendue si l’on peut dire, bien qu’aucun mot n’ai été plus haut que l’autre. Je n’aimais pas être pris au dépourvu et encore moins contraint par une autorité quelconque tant que je n’avais pas moi-même décidé de m’y soumettre. Cependant, j’avais pris sur moi. Mon intérêt n’était pas de me mettre l’Archimage à dos et de devoir répondre de mes actes devant mon père. Car même si je ne redoutais pas vraiment le courroux de ce dernier que je savais être en mesure de désamorcer, je ne souhaitais pas particulièrement me voir fermer les portes de la Terre Prime, tout comme mon oncle Hadès. L’Archimage avait une longueur d’avance sur moi, car il connaissait mon identité mais je ne comptais pas en rester là. J’avais bien l’intention de découvrir où il se cachait.
Je n’avais pas donné mon dernier mot, même si je m’étais plus ou moins plié à sa volonté. Je me tiendrais à carreaux, dans une relative mesure. Je n’avais pas exactement la même notion du bien et du mal que lui, mais je n’étais pas venu ici avec de « mauvaises » intentions. Il fallait comprendre par là que je n’étais pas ici pour faire de mal aux humains, pas volontairement du reste, ni ne nourrissais de dessein de domination quelconque.

Je me retins d’esquisser un sourire en coin à l’entente de la dernière remarque du professeur. J’avais parfaitement saisi le sens de sa question et je m’amusai intérieurement de la situation. Cependant, je préférais jouer les naïfs, aussi répondis-je un : « Plait-il ? »
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Message posté : Ven 29 Aoû 2014 - 17:06 Message
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ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
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L'accueil de la divinité était on ne peut plus chaleureux, mais Adrian ne s'y trompait pas : il avait affaire à une personne qui savait comment s'y prendre avec les gens, mentir ne lui poserait pas la moindre difficulté. Après la poignée de main, Eldoth conserva une expression avenante et positive comme à son habitude, laissant son interlocuteur réagir à ses paroles et rebondir dessus pour engager la suite de la discussion, mais c'était sans compter son manque de coopération concernant... le dernier point. Le regard du pseudo-trentenaire se posa sur le visage du conservateur tandis qu'il se demandait s'il n'avait pas été assez clair ou si l'autre se jouait simplement de lui. La seconde possibilité était la plus logique compte tenu du fait que la divinité avait gros à perdre en oubliant l'existence de l'Archimage. N'était-ce pas inhérent aux personnalités « originales » que de vouloir se moquer un peu de l'autorité ? Bien sûr, pour Raphaël, Adrian ne représentait qu'un simple messager chargé de propager la bonne parole de l'Archimage, mais la vérité était bien différente. Il fallait croire qu'il avait vraiment l'air d'un incapable ou d'un ingénu pour que les gens ne puissent pas le soupçonner d'être cette personne. Tant mieux, il n'allait pas s'en plaindre !
Un sourire ourla les lèvres d'Adrian qui décida de laisser son interlocuteur jouer son petit jeu.

« Oh, navré. Je pensais que vous vous souveniez de notre dernière discussion. Elle avait été assez... animée si je puis dire. Mais vous êtes certainement bien assez grand pour vous débrouiller seul à ce sujet. »

Autrement dit, il ne reviendrait plus là-dessus tant qu'Hermès ne daignerait pas relancer le sujet. Des deux, c'était la divinité qui avait le plus à perdre puisque, techniquement, Adrian n'était qu'un simple message qui s'amusait à transmettre les ordres ou conseils d'une autorité supérieure. Si le conservateur décidait de ne plus aborder ce sujet et bien... Eldoth se débrouillerait pour se rappeler à son bon souvenir sans passer par le biais de son identité civile. Enfin, sans se faire voir surtout étant donné qu'il tenait à conserver son rôle secret pour le moment.
La proposition de changer d'endroit fut donc acceptée.

« Et va pour le bureau, ce sera peut-être plus simple pour en discuter effectivement, ce serait dommage que d'autres personnes puissent apprendre ce que vous préparez avant que ce ne soit officiellement annoncé. »

S'il voulait jouer les ingénus, Adrian pouvait parfaitement poursuivre sur ce registre-là. Bien sûr, ses connaissances en matière d'agencement et de choses de ce genre étaient plus que limitées et encore, c'était un euphémisme. Lui, il était doué pour emmagasiner les connaissances, pour les trier et pour les présenter à leur avantage. Cependant, ce n'était que sur le papier, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il suggère de présenter tel texte sur un panneau en bois recyclé d’antarctique parce que ça plairait aux visiteurs écologiques et que ça ajouterait un peu de cachet au tout. Son attention se détourna brièvement sur les environs pour vérifier si d'autres personnes se trouvaient dans le coin, mais il ne semblait pas que ce soit le cas. Au final, l'Archimage reporta son regard sur son interlocuteur, lui laissant le loisir d'indiquer le chemin étant donné qu'il n'avait jamais eu le plaisir de visiter le bureau du conservateur – l'actuel ou les précédents. Ce n'est qu'après quelques instants de silence qu'il reprit finalement la parole.

« Par contre, il y a une légère méprise sur mon rôle dans cette décision. Je suis simplement ici parce que j'ai participé au don des informations ou des objets qui sont utilisés pour l'exposition, mais la décision de tenter de la reconduire vient des actionnaires de ce que j'ai cru comprendre. La femme qu'il avait eue au téléphone avait été plutôt expéditive.
Et je ne vous cacherais pas que je ne suis franchement pas doué pour ce qui est de l'agencement et des choses de ce genre. En fait, j'ai même un peu de mal à comprendre pourquoi est-ce que l'on m'a demandé à moi d'en parler avec vous. Vu qu'il y avait quantité d'autres employés dans ce musée.
J'ignore ce que vous connaissez de la culture Africaine, mais il y a de nombreuses choses à exploiter. Tout dépendra du ton que vous voudrez donner. Il y a toujours moyen de parler de l'Afrique du Sud qui est assez particulière à sa manière, mais c'est aussi prendre le risque d'aborder le racisme et je ne voudrais pas engager politiquement le musée. Un léger sourire s'était dessiné sur ses lèvres à cette idée.
J'imagine que vous connaissez pas mal de choses à propos des interdictions ? »

Il parlait de celles dont avaient soufferts les noirs qui vivaient en Afrique du Sud, mais il était aussi possible de penser à quelque chose qui était lié au Pacte qui unissait les dieux à l'humanité. Bien sûr, toute comparaison était parfaitement fortuite.
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Message posté : Mer 3 Sep 2014 - 10:52 Message
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Il n’était donc pas uniquement question de cette exposition africaine, ce qui ne me surpris aucunement. Il s’agissait de l’assistant de l’Archimage après tout, et ce dernier venait naturellement s’informer au sujet de mes autres « activités » afin de rappeler à mon bon souvenir l’ascendant que son maître avait sur moi.

« Comment aurais-je pu l’oublier ! » répondis avec amusement, sans me défaire de mon sourire angélique. Adrian était venu me rappeler les règles de la partie et s’imposer à moi comme étant le maître du jeu, ou plutôt le second de celui-ci. Les règles, je les avais toujours en tête, qu’il soit sans crainte. Je ne pouvais pas encore affirmer que je les maîtrisais sur le bout des doigts, mais je m’y employais afin de pouvoir jongler avec. Je connaissais plus ou moins les limites à ne pas franchir, et, comme je le lui avais dit lors de notre dernière entrevue, il n’était pas dans mon intention de les enfreindre délibérément et de prendre le risque d’être expulsé de la partie. J’étais là parce que j’aimais être au contact des terriens, et que j’affectionnais cet endroit tout particulièrement.

Je devais avouer effectivement, que je savais plutôt bien gérer mes affaires seul, contrairement à l’Archimage qui lui, se sentait obligé de déléguer certaines de ses tâches à un assistant. Loin de moi l’idée cependant, de dénigrer les qualités de ce brave Professeur Pennington, qui devait être quelqu’un de relativement puissant si l’Archimage se reposait sur lui, mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il était légèrement insultant de la part de quelqu’un de son rang, de ne pas s’être directement présenté à moi, à moins qu’il ne me considère pas vraiment comme une menace, ce qui dans ce cas, était plutôt bon pour mes affaires. « On ne peut pas en dire autant de tout le monde. » lâchais-je à bon entendeur. J’observais les réactions de mon interlocuteur, car si lui cherchait à me jauger, ce dont je n’avais aucun doute, je cherchais également un indice qui le trahirait, tôt ou tard. En plus d’être le messager des dieux, j’étais également voleur, trublion et manipulateur.

Adrian accepta ma proposition et nous rejoignîmes bientôt l’aile gauche du premier étage du musée où se trouvait mon bureau. Je lui ouvris la porte sur mon antre, une pièce relativement grande du reste, habillée d’un mobilier simple : mon bureau était situé en face de la porte, sur la gauche, proche de la fenêtre, deux sofas, disposés l’un en face de l’autre étaient séparés par une table basse en verre sur laquelle reposaient quelques dossiers que j’avais consultés plus tôt dans la journée et que je n’avais pas fini d’étudier. Je l’invitai à prendre place après les avoir débarrassés et empilés sur mon bureau puis m’installai confortablement dans le divan opposé. Les affaires pouvaient reprendre.

« Bien entendu. De ce fait, avez-vous de nouvelles pièces ou informations à rajouter à l’exposition existante ? Ou au contraire, y a-t-il des choses que dois savoir concernant celles qui sont déjà en place ? » s’il avait besoin, le cas échéant, d’en récupérer certaines afin d’apporter des choses nouvelles.

« Ne vous en faites pas pour cela, l’agencement, j’en fais mon affaire. » Il était de mon ressort de m’assurer que ces pièces d’un autre temps soient bien mises en valeurs dans les salles d’exposition et de faire en sorte de la bonne diffusion de l’information destinée au curieux visiteur.
L’exposition actuelle regorgeait de trésors provenant de quelques tribus anciennes d’Afrique, relatant les histoires des diverses peuplades, pour la plupart inconnue de toutes.
« L’Afrique est un vaste continent, vous avez raison, il y aurait tant à dire ! Quant à l’Afrique du Sud, il s’agit très certainement de l’un des pays africain le plus chargé en évènements historiques depuis sa découverte par les Européens en 1488. De l’époque coloniale jusqu’à l’abolition de l’apartheid, il y a effectivement nombre de choses à narrer. J’imagine que vous avez déjà réfléchi au sujet puisque vous en parlez. Le racisme fait également partie de l’histoire, c’est une chose dont nous pouvons parler sans engager politiquement le musée tant que nous nous contentons de relater des faits sans partis pris. Tout dépend de la manière d’exposer les choses je présume. Il faudra cependant faire valider cela auprès du conseil d’administration, ce qui est effectivement de mon ressort. Je me chargerais personnellement du dossier. Qu’auriez-vous à apporter à ce propos ? » J’étais confiant et je parlais avec assurance. Je siégeais dorénavant au conseil d’administration et c’était à moi qu’il incombait la tache de défendre les expositions présentées au musée historique. Il ne m’avait pas été difficile de mettre la direction dans ma poche et cela m’apportait quelques distractions dont je ne me lassais pas. Je prenais beaucoup de plaisir à jouer mon rôle de conservateur.

Jusque là, la conversation était restée purement professionnelle, c’était sans compter les perches que le professeur me tendait de temps à autres, et je ne doutais pas une seconde qu’elles soient intentionnelles. C’était un homme intelligent et je le pressentais joueur également. Du moins, je voyais en lui un camarade de jeu qui me divertissait déjà. « Pas autant que vous je présume ! Je ne suis pas LE spécialiste en culture Africaine et même si je pense posséder de bonnes connaissances en la matière, je ne doute pas que vous soyez capable de me surprendre. » Je jouais parfaitement son jeu et je maîtrisais tout aussi bien le langage crypté que lui. Bien que la conversation tournait autour d’un sujet objectif et professionnel, il allait sans dire que mes propos se transposaient parfaitement au sujet sous-jacent que nous étions en train d’aborder.
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Message posté : Mer 3 Sep 2014 - 15:02 Message
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ϟ Liens Rapides :
Le bureau du dieu était comme ce que l'on attendait d'un conservateur et Adrian nota sans surprise qu'Hermès n'avait pas jugé nécessaire de faire son apologie. C'était ce que la prudence dicterait à n'importe qui, pourtant les dieux n'étaient pas très... logiques lorsqu'il était question de leur ego. Enfin, c'était ce que l'Archimage avait pu remarquer au cours de ses brèves rencontres avec eux. Sur l'invitation de Raphaël, Adrian s'était donc installé sur l'un des sièges, se contentant de poser son regard sur son interlocuteur pour écouter ce qu'il avait à répondre. Est-ce qu'il y avait quelque chose à savoir sur les pièces actuellement en place ? Non. Enfin, pas qui puisse intéresser le public du moins, même si pour le mage, elles restaient bien plus intéressantes que ce que l'on pouvait en lire sur les panneaux placés à leurs côtés. Lorsque vous aviez vous-mêmes déniché et apporté ces reliques sur le sol américain, les choses prenaient une autre dimension ! Mais pour le coup, c'était les prétendus ancêtres du mage qui étaient responsables de cela. Adrian se faisait passer pour un simple trentenaire et n'allait donc pas s'amuser à raconter qu'il avait mis la main sur une pièce qui avait été enregistrée sur le sol américain au cours des années quatre-vingts.

Quant à ce qui concernait l'Afrique du Sud, Adrian avait moins de matière que pour certaines autres régions du continent, mais il avait aussi dans l'idée de parler de la jeune sud-africaine rencontrée au musée. Apparemment, elle faisait des recherches intensives à ce propos et avait accepté l'aide du trentenaire, il espérait bien que l'idée de pouvoir en découvrir davantage en aidant à la mise en place de cette exposition, allait lui plaire. Mais encore fallait-il en parler au conservateur et que celui-ci accepte. C'était assez fréquent que de simples étudiants mettent la main à la pâte en ce qui concernait les recherches ou les expositions, mais la jeune femme en question n'était qu'une simple visiteuse si Adrian se souvenait bien.
Quoi qu'il en soit, le centenaire reprit finalement la parole lorsque son interlocuteur parla du fait de pouvoir être surpris.

« Je suis loin d'être un expert moi aussi, il y a beaucoup d'archéologues bien plus anciens que moi dans ce musée. Enfin, que son identité actuelle du moins.
Disons que ce qui pourrait éventuellement surprendre, c'est que mes recherches sont plus axées sur la magie et tout ce qui s'en approche. Elle est très présente au sein du peuple Africain et surtout, beaucoup plus acceptée. Étant donné les superstitions qu'il y a là-bas, je me disais que ce serait un bon lien. Et c'était déjà plus son domaine.
Puis ça aura un lien avec l'esclavagisme ou l'apartheid étant donné qu'il n'était pas rare que des chamans essayent de jeter des sorts à ceux qui leurs nuisaient, même si une bonne partie de la population blanche n'y croyait pas, bien évidemment. Parce que si les gens acceptaient de croire aux gènes mutants, ce n'était pas la même chose avec la magie.
C'est éventuellement les ajouts qui pourraient être intéressants, si tant est que cela vous intéresse bien sûr. L'exposition actuelle était plus axée sur le mode de vie, mais survolait le sujet des croyances ou de leurs religions. Peut-être parce que c'était un sujet épineux ?
Mon père et mon grand-père ont fait pas mal de recherches à ce sujet, alors je pourrai toujours vous confier certaines de leurs pièces ou de leurs carnets si ça peut étayer l'exposition. Enfin, à condition que leurs noms ne soient pas cités, ils ne tenaient pas vraiment à étaler ça devant un public. »

Enfin, disons surtout qu'il n'avait aucune envie de voir son nom être exposé à la vue de tous, parce qu'il avait conservé le même tout au long de ces années – l'avantage que la tradition familiale demandait de redonner le nom du père au premier-né masculin. Au pire, Raphaël penserait que les Pennington avaient eu ces pièces de manière illégale, au mieux il penserait qu'il avait affaire à des archéologues humbles.
Histoire de ne pas s'exposer à trop de questions, Eldoth reprit la parole quelques secondes à peine après avoir terminé sa dernière phrase.

« Et tant que j'y pense : j'ai rencontré une jeune femme au musée, elle est apparemment sud-africaine et fait des recherches actives sur ses origines, je me disais que ce serait peut-être intéressant pour vous d'avoir son aide ? À vous de voir, je peux vous donner ses coordonnées si jamais. »

Enfin il ne ramassait pas toutes les coordonnées des jolies blondes qui se présentaient à lui, mais là c'était un cas exceptionnel et Hermès s'en douterait pertinemment.
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Message posté : Sam 6 Sep 2014 - 16:59 Message
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Il était un peu osé et amusant de demander au dieu de la fraude, son degré de connaissances en matière d’interdictions quand on savait que le domaine dans lequel il excellait relevait surtout de les contourner et de les enfreindre. Mais soit ! Il était question ici, d’archéologie, d’Afrique, et plus particulièrement d’histoire. Et monsieur Pennington, archéologue, trentenaire ici présent, jouait les modestes.

« La magie, naturellement… Quoi de plus normal pour l’assistant de l’Archimage. » lançai-je avec un soupçon d’ironie dans la voix. Je me gardai cependant de l’interrompre durant le reste de ses explications.
« Peut être serait-il plus judicieux de commencer par examiner les recherches de vos ancêtres de prime abord, afin de trouver une thématique cohérente entre les différentes pièces exposées, ainsi que les récits racontés. » Il s’agissait tout d’abord de faire un état des lieux de la matière à notre disposition en somme. « Quel genre de pièces ? Serait-il possible les lister, ou encore de les voir ? »

Je rejoignais son avis sur le fait qu’une deuxième partie de l’exposition basée sur la magie saurait conquérir une nouvelle cible de visiteurs.
« Je pense qu’il est possible d’établir un lien entre les croyances et religions évoquées dans l’exposition actuelle - qu’il faudrait sans doute approfondir au préalable - et le chamanisme, entre autre, ce qui nous constituerait une transition pour l’ouverture sur le mysticisme, tout en faisant un parallèle avec l’histoire, bien entendu. »
Le fait qu’il tienne à l’anonymat du nom de ses ancêtres piqua ma curiosité. Il était plutôt surprenant qu’un archéologue ne souhaite pas voir la mention de son nom sur ses travaux. « Et pourquoi donc ? » Il pouvait y avoir maintes raisons pour lesquelles le grand père et le père de monsieur Pennington ne tenaient pas à rendre publics leurs écrits, quand bien même ces carnets leur appartiendraient vraiment, ce qui faisait une raison de plus de ne pas les nommer. Certes, les humains n’étaient pas tous façonnés à mon image, mais ce genre de secret éveillait forcément mes soupçons. Cependant, il ne pris pas la peine de me répondre et ne me laissa pas le temps de poser d’autres questions qu’il enchaîna sur un tout autre sujet. Je louais cette magnifique tentative de noyer le poisson en tentant d’attirer mon attention sur un autre terrain.

« Oui, pourquoi pas. Je serais ravi de faire sa connaissance et d’échanger avec cette jeune femme… » je laissai ma phrase volontairement en suspend afin de l’inciter à la compléter par le nom de la belle. « S’agit-il de l’une de vos collaboratrice ? A moins qu’il ne s’agisse plutôt d’une admiratrice ! » répondis-je sur un ton léger accompagnant un regard appuyé ; une boutade en somme, visant cependant à déceler chez l’archéologue un quelconque signe susceptible de trahir ses émotions.

Puis, malgré sa tentative habile afin de détourner la conversation, je revins sur le point précédemment abordé.
« Pour en revenir à l’exposition en elle-même, puisque nous parlions de règles monsieur Pennington, vous n’êtes pas sans savoir que le musée ne peut pas se permettre d’exposer des pièces sans s’assurer de leur provenance, ni sans l’accord de leurs propriétaire. Je ne me permettrais pas de remettre votre parole en question, mais vous êtes bien placé pour savoir ce que l’on encoure en enfreignant les règles. » et pourtant... c'était exactement ce que j'étais en train de faire. Un sourire amusé ourlait mes lèvres. C’était l’hôpital qui se foutait de la charité. Bien que mon discours soit des plus professionnel, quiconque serait au courant du lien qu’il y avait entre Monsieur Pennington et moi, y verrait sans doute une once de provocation.

« Il s’agit d’une simple question juridique, mais la direction va sans doute exiger des autorisations écrites de la part de leurs propriétaires. Comme vous vous en doutez, je ne suis pas un fervent partisan de l’administration et ce genre de procédure m’ennuie, mais c’est une question d’assurance, dans votre intérêt et celui de vos prédécesseurs, vous comprenez ? » repris-je sur un ton formel, le regard brillant d’une étrange lueur de défi.

Puis, je changeai habilement de sujet, sur le ton de la conversation comme s’il s’agissait du sujet le plus banal qui soit : « Vous n’êtes dont pas uniquement chargé du babysitting Divin à ce que j’ai cru comprendre. L’Archimage vous envoie également traquer les artefacs magiques ainsi que les mystiques par delà le monde. C’est une lourde tache qui vous incombe dites-moi ! Vous embrassez à vous seul l’entièreté de l’office d’Eldoth ! » lui fis-je remarquer, affichant un air innocent contrastant légèrement avec le sourire en coin qui ne quittait point mes lèvres.
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Message posté : Dim 7 Sep 2014 - 0:21 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Adrian n'avait pas relevé le propos au sujet de son prétendu rôle d'assistant. Pour le coup, l'assistante de l'Archimage c'était June, enfin jusqu'à ce qu'elle décide de prendre un petit congé pour se changer les idées. Il ne souhaitait pas détromper son interlocuteur à moins d'y être un jour obligé – et ce moment n'était pas encore arrivé. Le mage resta silencieux lorsqu'il fut question de l'étrangeté de sa requête consistant à demander à ce que les recherches de ses ancêtres ne leurs soient pas associées. Pour le coup, il préféra garder le silence sur ce point, réfléchissant à la manière dont il se dérouillerait pour se sortir de là. Son attention resta dirigée vers le conservateur qui semblait avoir réfléchi à pas mal de questions, préférant le laisser dire tout ce qu'il avait en tête avant de répondre. Toutefois, le centenaire n'eut pas l'occasion de garder la conversation orientée sur l'exposition puisque l'homme face à lui en profita pour aborder le sujet de l'Archimage. En entendant le surnom qu'il portait jadis – et encore aujourd'hui – Adrian ne put s'empêcher d'afficher une expression de profonde surprise.

« Eldoth ? Qu'est-ce qu'il vient faire là-dedans ? Le ton de sa voix était sincère.
L'habitude de s'intéresser à la magie remonte à bien des années plus tôt monsieur Mercury, je ne fais donc pas cela pour le bon plaisir de l'Archimage contrairement à ce que vous semblez croire. Adrian tenta de retrouver son ton naturel.
Mais je me doute que vous auriez préféré avoir une charmante demoiselle pour vous... baby-sitter. Navré de vous décevoir. »

C'était une manière de lui rappeler qu'il n'avait pas le choix et de lui faire comprendre qu'il ne gagnerait rien à agir comme il le faisait. Adrian n'aimait guère les provocations et les sous-entendus lancés sous couvert de questions innocentes – même s'il ne s'était pas privé pour le faire – et apparemment son interlocuteur les appréciait. Ce qui l'ennuyait, c'est qu'apparemment Hermès avait assimilé Eldoth à l'Archimage et qu'il pouvait donc remonter sa trace jusqu'à ce jour. Quelques individus, comme le Commander ou le Commandant Colt, étaient au courant de son surnom de héros. Le plus ennuyant serait que ce détail arrive aux oreilles du Dieu. Le pseudo assistant reporta son attention sur la table qui semblait l'inspirer avant de reprendre sur un autre sujet qui l'intéressait davantage.

« Concernant la jeune femme dont j'ai fait état, il s'agit d'une personne rencontrée par hasard. Elle s'intéressait à l'exposition alors je lui ai proposé mon aide. Je n'ai pas votre chance en ce qui concerne les admiratrices. Le ton de sa voix était mielleux, comme pour le railler un peu.
Elle s'appelle Evey Shapley, je vous ai noté ses coordonnées ici. »

Il lui tendit une pochette avec des documents à l'intérieur : des informations sur la jeune femme en question, juste ce qu'elle lui avait donné, puis le reste qui concernait les pièces qu'il avait trouvées intéressantes pour une éventuelle nouvelle exposition. Mais il restait encore beaucoup de sujets à éclaircir, aussi Adrian enchaîna-t-il pour ne pas risquer de nouvelles questions – déplacées ? – de la part de son interlocuteur.

« Je pourrai vous lister les pièces qui sont issues d'une même origine, mais ce sera assez long et fastidieux. Je veux dire, il y en a vraiment beaucoup, donc le mieux serait peut-être que vous me disiez ce qui vous intéresserait comme période, voire zone d'Afrique et je pourrai davantage vous aider. Il ne lui proposa pas de venir les voir au manoir.
Et si vous craignez que les pièces en ma possession soient arrivées ici par voie illégale, rassurez-vous : ce n'est pas dans mes habitudes de voler. Mais vous devez le savoir, j'imagine que vous reconnaissez vos... hommes. Il faisait référence à son statut de dieu des voleurs.
Si je tiens à ce que le nom de mes ancêtres reste anonyme, c'est parce qu'ils ne considéraient pas ces trouvailles comme des pièces obtenues pendant qu'ils exerçaient leur métier. C'est des cadeaux offerts par les représentants de différents peuples. Je vous les prête comme des souvenirs et non des pièces issues d'une collection destinée à vanter le talent des Pennington. Et là, il disait l'entière vérité.
Alors, ne vous inquiétez pas monsieur Mercury : vous n'aurez pas le moindre problème avec les pièces que je pourrais vous prêter. Mais si vous doutez de mon honnêteté, nous pouvons aussi bien nous en passer. »

Il restait très calme et très poli, sans changer de ton, un peu comme si l'idée de passer pour quelqu'un de malhonnête ne l'inquiétait guère. Baissant les yeux vers la pochette qu'il avait préparée au préalable – en prenant soin de masquer son écrire habituelle en la transformant pour éviter que le lien ne soit fait avec les carnes – Eldoth reprit, toujours du même ton.

« Il y a de nombreuses possibilités pour lier toutes ces histoires. Je sais qu'il y a eu des périodes de l'histoire où les chamans ont été considérés comme la cible prioritaire des autorités. Les politiciens cherchaient à maîtriser le peuple en leur enlevant leurs croyances prétendument... stupides. Peut-être que cela permettra même aux gens de voir la magie et l'existence des dieux sous un autre angle. »

Et, cette fois-ci, son regard accrocha celui d'Hermès.
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Message posté : Mer 10 Sep 2014 - 1:44 Message
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Mon savoir et mon statut contrastait diablement avec mon comportement peu conformiste et déstabilisant. Mon goût prononcé pour le jeu m’amenait indéniablement à manier habilement le verbe, à le moduler dans le simple but de taquiner et de provoquer, au plus grand damne de mon entourage. D’ailleurs, monsieur Pennington ne fit pas exception à la règle. D’autant plus qu’en ce qui le concernait, j’avais une idée bien précise derrière la tête. J’usais habilement de double sens courtois afin d’égratigner petit à petit la surface de la carapace qu’il arborait et je fus plutôt satisfait de l’avoir atteint lorsque je lu la surprise sur son visage. Bingo !

Je constatai donc avec ravissement qu’Eldoth était un sujet sensible. Pennington n’avait jamais nommé l’Archimage en ces termes devant moi, mais ce n’était pas pour autant que j’ignorais complètement qui il était. A quoi s’attendait-il ? Je n’étais pas venu sur terre les mains dans les poches uniquement pour faire du zèle. Je m’étais établi ici en toute connaissance de cause et je n’avais pas attendu après son intervention pour savoir en quoi consistait le Pacte que mon père avait passé avec l’Archimage un ou deux milliers d’années auparavant. J’avais cependant été le seul à être autorisé à fouler le sol terrien, en tant que messager des dieux. Certes, j’avais profité de ce privilège que j’avais détourné à mon avantage afin de m’établir ici pour un séjour prolongé. Mais que représentaient une dizaine, une vingtaine voir même une cinquantaine d’années sur une éternité ? D’autant plus que je n’estimais pas avoir de « mauvaises » intentions, comme le goût prononcé de mon oncle Hadès pour la conquête de la terre, par exemple.

« L’Archimage ? Il doit avoir une bonne centaine d’années maintenant, cent quatorze ans, si je ne m’abuse ? Le temps s’écoule tellement vite ! » répondis-je sur le ton de la conversation, une lueur de malice étincelante dans les yeux. J’étais bien mieux avisé qu’il ne semblait le croire. Je m’étais tenu informé auprès de mon père quant à la succession des Archimages et à ma connaissance, le dernier en date était toujours en vie. Il devait s’agir d’un vieillard aujourd’hui et je supposais que c’était une des raisons qui l’avait poussé à m’envoyer son "assistant".

« Oh je n’en doutes pas. Il s’agit simplement d’une heureuse coïncidence. » ou pas. J’avais de bonnes raisons de penser que monsieur Pennington ne me disait pas tout.
J’éclatais de rire. L’idée d’avoir affaire à une demoiselle comme garde fou était au moins aussi séduisante que celle d’avoir affaire à un homme, j’étais capable de me satisfaire de l’un ou l’autre pourvu que sa compagnie me soit agréable. « Effectivement, quelle déception ! » répondis-je, me prenant au jeu, sans néanmoins dissimuler mon amusement.

Ma réputation n’était plus à faire et je ne m’en cachais pas du reste. J’avais parfaitement conscience du charme dont la nature m’avait pourvu et du pouvoir d’attraction que j’exerçais. J’en usais dans la démesure afin de parvenir à mes fins. La raillerie de l’archéologue ne fit que flatter un peu plus mon égo en la matière, et je ne me privais pas de lui adresser un sourire angélique afin de confirmer ses dires. « Fort bien ! » répondis-je, me saisissant de la pochette, que j’ouvris afin de jeter un coup d’œil sur les documents qu’elle comportait.

« Vous faisiez état de l’Afrique du sud tout à l’heure … si nous restons dans cette optique, nous pouvons peut être tabler sur des reliques Khoïsans, ou provenant d’autres tribus avant l’arrivée de Vasco de Gama. Je pense que le sujet mériterait d’être approfondi. Même si j’ai des notions historiques sur l’Afrique du Sud, je ne suis pas expert absolu en la matière, il nous faudra donc travailler en collaboration sur le sujet. »

Un nouveau sourire étira mes lèvres lorsqu’il mentionna mes « hommes », comme si j'étais du genre à travailler avec une armée de voleurs à ma botte. « Oui, je sais reconnaître un voleur quand j’en rencontre un monsieur Pennington. Je n’ai aucune crainte quant à la provenance de vos pièces. Je vous parlais simplement de formalités administratives, qui, de vous à moi, constituent le passage obligatoire le plus pompeux du métier de conservateur, j’en conviens ! Le musée n’est pas à l’abri de se voir cambrioler par des amateurs. C’est déjà arrivé, et je vous arrête tout de suite, je n’étais pour rien dans cette affaire. J’ai moi-même surpris l’un d’entre eux.» Une habile goupil dont les charmes n’ont pas pris sur ma personne et qui a du prendre la fuite, délestée de son butin.

« Comme il vous plaira, dans ce cas je verrais avec le conseil d’administration s’ils sont d’accord. Si tel est votre souhait, je ne pense pas que cela pose énormément de problèmes. » car ce n’était pas à moi d’en décider. J’avais beau être un dieu, ici, personne à par lui ne le savait et j’évitais, autant que faire se peut, d’outrepasser mes droits lorsque le jeu n’en valait pas la chandelle. Cela ne changerait rien à mon existence dans l’absolu, que le nom Pennington figure dans l’exposition ou non, hormis à rajouter du crédit aux témoignages qu’il apportait.

« Je n’en doute pas une seconde ! » au sujet du problème que pourraient poser les pièces. S’il ne m’était pas possible de faire confiance à un collaborateur, où allions nous ? Quant à son honnêteté, je me fichais bien qu’il en soit pourvu. Ce mot n’avait d’ailleurs que peu de sens à mes yeux. S’il me cachait quelque chose, je finirais tôt ou tard par le découvrir. « Loin de moi l’idée de mettre votre parole en doute. » répondis-je avec un sourire cordial. Il était difficile de savoir ce que j’en pensais vraiment car j’affichai toujours ce visage amène et bienveillant.

J’acquiesçais à l’idée de l’archéologue sur les croyances chamaniques « Il pourrait être en effet intéressant de parler de ces croyances… » Je soutins son regard lorsqu’il évoqua la magie et les dieux. Il avait captivé à présent toute mon attention. « Poursuivez ? »
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Message posté : Mer 10 Sep 2014 - 13:22 Message
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- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
La désagréable surprise liée à Eldoth ne passait pas. Définitivement pas. Adrian n'aimait pas se rendre compte que des personnes se souvenaient de l'existence de ce héros – et encore moins lorsqu'elles faisaient le lien avec lui, comme un jeune élève de Star High. Le pire dans cette histoire, c'était certainement qu'Hermès identifiait l'Archimage comme étant Eldoth et cela, mis à part des héros de la Ligue de la Liberté, voire de l'Alliance héroïque, il n'y en avait pas beaucoup qui le savaient. Peut-être que le père de la divinité avait glissé quelque chose à son fils avant de l'autoriser à débarquer sur Terre ? Adrian n'en avait aucune idée, après tout, il n'avait pas été en contact avec le concerné depuis fort longtemps. Le regard du mage ne quittait pas le visage de son interlocuteur, mais il haussa finalement les épaules pour porter son attention sur la table devant lui, qui semblait soudain hautement passionnante.

« J'ignorais que vous étiez au courant pour l'identité de l'Archimage. J'avais cru comprendre que ce n'était pas le genre d'information qu'il fournissait à tout le monde. Vous vous êtes déjà rencontrés ? Le ton était léger, comme si cette information valait une autre.
Et navré, mais je n'ai pas écrit sa biographie. Vous êtes apparemment bien plus au courant que moi des détails de sa vie. Puis, je n'ai pas votre aisance quant à l'immortalité. Cent ans me semble être très élevé. »

Là, il ne mentait pas. Adrian avait beau ne pas bénéficier de la même espérance de vie que le commun des mortels, il trouvait toujours les années aussi longues. Lorsqu'il se retournait pour constater combien d'années il avait au compteur, c'était toujours avec la même surprise qu'il les décomptait. En bref, son vieillissement ralenti ne lui permettait pas de jouir de la même aisance qu'Hermès quant au défilé des années.

Le sujet revint finalement sur l'Afrique du Sud après qu'Adrian ait fait son devoir civique en parlant de la jeune Evey. Il se montra plus professionnel et moins enclin à la plaisanterie. Même s'il n'était pas aussi coincé que les gens voulaient bien le croire, l'Archimage aimait que les choses soient sérieuses et bien réglées lorsqu'elles concernaient une affaire importante – ce qui était le cas. L'idée de collaborer avec monsieur Mercury ne l'enchantait pas vraiment. Oh, sa présence n'était pas désagréable loin de là. Il était souriant et avenant, intéressé et impliqué, de quoi satisfaire n'importe qui. Cela dit, Adrian avait l'impression que la divinité ne lui laisserait aucun répit avant de pouvoir rencontrer l'Archimage et il ne tenait pas à supporter cela au quotidien. C'était irritant lorsque son rôle mystique empiétait sur son métier originel. Il garda toutefois ces remarques pour lui, laissant le conservateur résumer ce qui venait d'être dit avant de s'intéresser à un autre sujet plutôt évident vu ses origines.

« Vous l'ignorez peut-être, mais la magie ne jouit pas d'une grande popularité dans notre pays. Elle est souvent interprétée comme... surnaturelle. Pourtant, les gens n'hésitent pas à croire à l'existence des pouvoirs génétiques. Je me disais que montrer qu'en Afrique, la magie fait partie intégrante de la vie quotidienne, nous permettra peut-être de faire comprendre aux Américains que c'est aussi le cas ici. Mais là, il ne parlait que de la magie.
Et bien sûr, qui parle de magie pense aussi aux démons et à tout ce qui y est lié. Les anges, les divinités... c'est sur le même chemin. Bien sûr, ce serait axé sur l'Afrique, mais nous avons de nombreuses preuves de l'existence de telles créatures. Le regard d'Adrian se posa sur le visage d'Hermès.
Je suis sûr que vous ne me contredirez pas sur ce point. »

Sans quoi, ce serait comme de nier sa propre existence. Et puis monsieur Mercury avait lui-même parlé de la religion, ce qui signifiait que le lien serait facilement fait. Le regard du mage se détourna une fois de plus du visage de son interlocuteur pour se poser sur le dossier qu'il avait donné juste avant. En ce qui concernait la collaboration, ce sujet l'ennuyait toujours. Pendant un instant, il regretta que June ne soit plus à ses côtés, avant de revenir là-dessus. Non, lui envoyer son assistante timide serait la meilleure solution pour que tous ses secrets soient éventés, surtout qu'elle en savait un rayon sur lui ! Après quelques secondes, l'Archimage releva la tête.

« J'ignorais que vous vous investissiez autant dans les expositions. Je n'ai rien contre vous aider, bien évidemment, mais je ne bénéfice pas d'autant de temps libre que je le souhaiterais. Mais nous pourrons toujours collaborer sans forcément se croiser. Oui, il n'avait pas trop envie de le revoir avant un petit moment.
Est-ce que vous avez une préférence pour les pièces à présenter ? Plutôt celles qui peuvent être considérées comme « décoratives », ou plutôt le reste ? »

Autrement dit, plutôt des statuettes ou des choses de ce type, ou plutôt des carnets et des pièces moins « représentatives ».
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Message posté : Lun 15 Sep 2014 - 9:25 Message
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Je ne quittais le mage des yeux, observant le moindre de ses faits et gestes, étudiant la moindre de ses expressions. Cela m’amusait toujours autant de jouer avec les sentiments humains. J’étais assez satisfait d’avoir quelque peu déstabilisé mon interlocuteur, mais pas uniquement. Sa réaction m’intriguait d’autant plus qu’elle était inattendue. J’ignorais pourquoi il semblait si surpris que je me sois renseigné au sujet de l’Archimage et cela me poussait à vouloir en savoir d’avantage. Sans doute que ce dernier semblait vouloir garder son identité secrète, tout comme moi. Et bien voilà qui nous ferait au moins un point en commun.

« Pourtant vous n’êtes pas sans savoir qui je suis. » répondis-je, arquant un sourcil, faisant allusion à mon statut divin, en profitant au passage pour noyer le poisson. Je m’abstins de répondre clairement à sa question. J’aurais très bien pu inventer n’importe quelle menterie, mais quelque chose me disait de ne pas sous-estimer le professeur Pennington. J’étais convaincu qu’il en savait bien plus qu’il ne le laissait croire et qu’il n’était peut être pas des plus judicieux de jouer au plus malin avec lui.

Je me contentai d’un sourire quant à sa réflexion sur l’âge. Les mortels avaient l’esprit étriqué par leur condition et leur espérance de vie bien que certains d’entre eux jouissent d’une certaine longévité. Ce qui me contraignait à espacer mes séjours sur terre entre autre. Cent ans n’était pour moi qu’une bagatelle sur l’échelle du temps, et mon éternelle jeunesse éveillait très vite les esprits les plus suspicieux.

« Pour cela, faudrait-il encore que vous le soyez… » répondis-je d’un ton mielleux. Mais cela ne constituait nullement une vantardise de ma part, contrairement à ce que je pouvais laisser penser. « Je comprends que cela soit difficilement concevable pour un humain. » Il pourrait paraître facile pour moi de dire cela, et pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, mes propos pour une fois, étaient sincères. Ce n’était pas mon premier séjour sur terre, bien qu’il s’agisse du plus long jusqu’alors. Et cela faisait un moment que j’observais les semblables de monsieur Pennington, que je les étudiais, qu’ils me fascinaient et ne cessaient de me surprendre. Je m’étais pris d’une sorte d’affection bienveillante à leur égard, et je me plaisais à me fondre parmi eux, même si mes actes pouvaient parfois paraître discutables à leurs yeux. C’était pourquoi je me montrais si méfiant envers l’Archimage, car je savais qu’il était en son pouvoir d’interagir avec mon père à mon encontre. Et comme lorsque je traitais avec des personnes de ma trempe, je n’aimais pas avoir affaire à un intermédiaire et préférais mener mes négociations en direct avec le principal intéressé afin que nous sachions tout deux à quoi nous en tenir.

Nous étions revenus ensuite à un sujet plus professionnel. Il m’était aisé de rentrer dans la peau de mon épithète terrien, mais étrangement, après ce petit aparté, l’archéologue semblait s’être légèrement refermé sur lui-même. Le sujet de la magie revint naturellement sur le tapis, vue que tel était le sujet que nous souhaitions aborder lors de cette exposition sur l’Afrique. C’était un point que je n’avais jamais vraiment compris d’ailleurs. « Il est surprenant de savoir la magie omniprésente sur la Terre Prime et les humains toujours aussi peu enclins à la tolérer. » fis-je remarquer. C’était un fait avéré, je n’étais pas sans l’ignorer.
Je laissai échapper un léger rire. « Essayez-vous de prêcher un convaincu monsieur Pennington ? »
Puis, reprenant mon sérieux : « Les humains, dans la plupart des civilisations, ont tourné le dos aux cultes anciens, aux divinités, diverses et variées ainsi qu’à tout ce qui relevait du domaine du divin et/ou du mystique, excepté quelques rares tribus, notamment en Afrique. Et je vous rappelle que concertant le domaine divin, les portails ont été celés… » je plongeai mon regard dans celui du mage, avant de poursuivre sur un ton égal et tout aussi professionnel : « Quelles sont les preuves que vous voulez mettre en avant ? Vous avez des spécimens de créatures magiques ? »

Je pris sa remarque sur mon investissement pour un compliment. Aussi me permis-je d’ajouter : « Vous me voyez flatté. J’en suis contrit également. J’ai moi-même un emploi du temps assez chargé je dois l’avouer. Vous savez ce que c’est, les déplacements pour des conférences et colloques à l’autre bout de la planète ! » avouai-je, un sourire juvénile aux lèvres. J’étais assez satisfait d’avoir trouvé une couverture qui me permette de sustenter mon goût prononcé pour les voyages, et mes autres activités plus ou moins légales.
« De plus, je ne gère pas moi-même mon emploi du temps. » C’était mon assistante qui s’en chargeait, et elle avait bien du courage, car je devais avouer que je lui donnais pas mal de fil à retordre. Car en plus de ma tendance à improviser des rendez-vous ou des absences de dernière minute quand l’envie m’en prenait, il m’arrivait assez fréquemment de modifier mes itinéraires ainsi que la durée des séjours qu’elle m’organisait. Je la tenais toujours plus ou moins informée de ma disponibilité, cela allait de soit, mais j’avais effectivement du mal à croiser certains de mes collaborateurs au sein même du musée. J’étais donc perçu comme un courant d’air par mes collègues, mais en contrepartie, professionnellement parlant, j’étais bigrement efficace, ce qui commençait à faire ma renommée dans le milieu.

« S’il vous est difficile de vous dégager du temps, et qu’effectivement nous n’arrivons pas à synchroniser nos agendas, nous pouvons effectivement travailler à distance. J’aurais voulu tout de même, pouvoir débuter le chantier de l’exposition avec vous, étant donné que vous êtes LE connaisseur, quitte à ce que nous terminions par correspondance ensuite. »
Je portais mon attention sur la pochette qui se trouvait également sur la table, que l’archéologue fixait à intervalles réguliers depuis un petit moment.
« Je pense qu’un mixe des deux types de pièces peut être intéressant. Il serait judicieux de sélectionner les plus représentatives du sujet que nous voulons aborder… Qu’y a-t-il dans cette pochette ? »

Je réfléchis un instant à notre problématique avant d’ajouter avec un sourire :
« Après, s’il s’agit d’un problème de déplacement… je dispose d’un moyen de locomotion défiant toute concurrence. »

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Message posté : Lun 15 Sep 2014 - 14:06 Message
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Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Bien sûr qu'il n'ignorait pas à qui il avait affaire. Même en tant que pseudo assistant de l'Archimage, Adrian avait déjà montré qu'il en connaissait un rayon en ce qui concernait les divinités et Hermès n'y faisait pas exception. Eldoth nota bien que son interlocuteur prenait soin d'esquiver ses questions et décida de lui montrer qu'il était dangereux de jouer à cela avec lui.

« Je suis convaincu que l'Archimage sera ravi de voir que vous essayez de vous documenter sur lui. À mon avis, il tentera certainement de fouiller dans vos relations, actuelles comme passées, histoire de voir comment vous avez pu apprendre cela.... »

Autrement dit, s'il s'amusait à détourner la discussion à chaque fois qu'Adrian le questionnait, il allait finir par se retrouver avec l'équivalent d'un contrôle fiscal sur le dos ! Si tant est que le dieu ait des relations peu recommandables, il s'empresserait certainement d'éclairer son comparse sur les zones d'ombre qui persistaient. Sinon... et bien Eldoth mettrait un point d'honneur à fouiller un peu dans la vie privée du prétendu conservateur afin de savoir avec qui il pouvait bien traîner. Si cet individu connaissant son identité de Super – et qu'il annonçait le lien qu'Eldoth avait avec l'Archimage – sa vie pourrait grandement se compliquer.

Quant au sujet de l'immortalité, Adrian le laissa passer, peu désireux de débattre à ce sujet alors que c'était justement quelque chose de très pesant pour lui. Visiblement, la divinité n'abordait pas l'immortalité avec autant de réserves – voire de réticences – que l'Archimage.
Eldoth préféra que la discussion glissa à nouveau vers un sujet plus professionnel qui se termina sur une note plutôt... embêtante. Oui, il avait des « spécimens » de créatures magiques, toutefois il ne comptait pas l'avouer et encore moins les utiliser pour une exposition. Il semblait que les deux archéologues n'avaient pas du tout la même vision des choses en ce qui concernait ces créatures et Adrian ne tenait pas à se lancer dans un débat à ce sujet. Il resta silencieux, réfléchissant à la manière de répondre sans se vendre, mais le conservateur avait déjà embrayé sur son emploi du temps et ses prétendus difficultés pour se déplacer. Le visage du mage resta neutre – alors qu'il souriait toujours en temps normal – et ne laissa rien transparaître de ce qu'il pensait de tout ceci. Le but était de ne pas être en contact avec Hermès plus qu'il ne le devait et visiblement le concerné ne semblait pas hostile à cette idée. La pensée qu'il puisse aussi le trouver dérangeant le soulagea étrangement, mais il l'oublia rapidement pour se concentrer sur la discussion actuelle.

« Je n'ai aucun problème en ce qui concerne les déplacements. Et à raison, il pouvait se téléporter en utilisant sa magie.
Mais comprenez bien que je ne m'invente pas de fausses excuses. J'ai d'autres obligations bien réelles. Il faisait référence à ce qu'Hermès avait dit à propos des déplacements prétendument longs – ce qui était évidemment faux.
Cela dit, nous devrions pouvoir faire comme vous le souhaitez. Bien que je tienne à répéter que je ne suis pas plus connaisseur que bien des archéologues qui travaillent ici. Enfin, tout dépendait du sujet concerné.
La pochette contient des documents concernant les pièces dont je vous ai parlé précédemment. Comme vos investisseurs avaient parlé de ça, j'ai jugé préférable d'emporter quelques renseignements dès le premier rendez-vous. Il n'y a pas de photographies par contre. »

Parce qu'Adrian n'avait pas d'appareil numérique chez lui – il n'avait même pas d'ordinateur pour stocker les images – et qu'il ne tenait pas à faire entrer la technologie chez lui. L'idée de demander à June de l'aider à ce sujet lui effleura l'esprit, puis il se souvint qu'elle était en congé sabbatique et qu'il était seul dans cette galère. Même pour gérer son emploi du temps. Après plus de dix ans passés à se reposer sur la jeune femme, ce retour à la solitude était assez compliqué à gérer ! Une raison de plus pour ne pas perdre trop de temps aux côtés d'Hermès – même si ce n'était pas du temps perdu vu qu'il pouvait le surveiller. En bref, Eldoth préférait garder ce temps pour essayer de s'organiser un peu plutôt que de le passer ici à subir les provocations d'une divinité trop taquine.
Restait un sujet à aborder.

« En ce qui concerne les créatures magiques, je ne pense pas que ce soit une excellente idée de les utiliser... Ce sont des êtres vivants et je doute que transformer le musée en zoo de la magie soit très valorisant. Et cela lui rappellerait trop les zoo « pour noirs » qui existaient pendant sa jeunesse.
Dans le pire des cas, vous pouvez toujours leur présenter une divinité, je suis certain que cela ne fera qu'augmenter votre popularité auprès de la gente féminine. Le ton était faussement mielleux.
Plus sérieusement, je n'imaginais pas des preuves aussi... flagrantes, je pensais plutôt à exploiter les cultes dont vous parlez. Il y a pas mal de preuves liées aux croyances des tribus africaines qui réussissaient à invoquer les esprits de la nature. Il en avait la preuve avec l'Aziza qui lui avait confiée.
Il y a de nombreux témoignages des personnages connus qui ont rencontré ces créatures, mais qui ont été raillés parce qu'il n'y avait aucune preuve à l'époque. Les gens ont du mal à croire à la magie parce qu'il n'y a pas de preuves scientifiques si je puis dire, mais en faisant le lien entre des rituels et les effets déclenchés, je suis certain que nous tenons quelque chose. »

Même si ce n'était que quelques jeunes qui décideraient de croire à l’existence de la magie, ce serait un bon début. Mais encore faudrait-il que cela soit suffisant pour Hermès.
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Message posté : Ven 19 Sep 2014 - 23:31 Message
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« Alors qu’il lui suffirait simplement de venir me poser directement la question. » répondis-je sur un ton léger, toujours avec le sourire.

Je ne voyais pas ce qu’il y avait de mal à se renseigner. Au contraire, je songeais qu’il devrait être flatté qu’une divinité s’intéresse à lui.
« Oh ! vous pensez ? Parce que cette information est confidentielle ? J’aurais donc peut être enfin le plaisir de le rencontrer dans ce cas… Je suis persuadé que nous aurions beaucoup de choses à nous dire. »

J’étais satisfait de ne pas être le seul à dissimuler mon identité et je pouvais en déduire qu’Eldoth n’était donc pas le véritable nom de l’Archimage. Pourtant, je n’avais jusqu’alors entendu parler de lui qu’en ces termes. Voilà qui me donnait une monnaie d’échange en cas de litige. Je ne cherchais pas volontairement à lui nuire. La seule chose qui m’incombait était de savoir qui il était afin de jouer à armes égales avec lui.
Et je ne tenais pas spécialement à ce qu’il vienne fourrer son nez dans mes affaires, comme monsieur Pennington le suggérait, bien que cela les compliquerait d’avantage, et serait peut être pour moi l’occasion d’un divertissement supplémentaire. Quand bien même il s’y risquerait, je ne tarderais pas à découvrir qui il était afin de lui rendre une petite visite de courtoisie.

Alors que l'archéologue m’expliquait le contenu de la seconde pochette, je m’en saisissais puis entrepris de feuilleter rapidement les documents, un peu trop rapidement peut-être. Les feuilles défilèrent à toute allure entre mes doigts. Et, en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, j’avais pris connaissance de la totalité du contenu de la pochette. Aussi avais-je pu constater par moi-même qu’aucune photographie ne venait illustrer le dossier. « Oui, je vois cela. » Etant donné la nature du lien que j’entretenais avec Monsieur Pennington, il n’y avait donc rien d’alarmant au fait que j’emploie quelques unes de mes capacités divines.

« Oh, biensûr, je ne pensais pas à des spécimens vivants - Comme vous dites, nous ne sommes pas un zoo.- mais plus à des photographies, films ou reportages animaliers dans leur milieu naturel, des notes, empruntes, fossiles, ce genre de choses qui puissent témoigner de leur existence. »

Je réfléchi un instant, triant mentalement sur le volet les descriptions des pièces dont j’avais déjà eu connaissance afin de voir ce qui pourrait se prêter au mieux au sujet de l’exposition. Nous éparpiller dans le sujet ne lui rendrait pas forcément hommage. J’étais en train de reconsidérer le sujet des créatures magiques quand l’archéologue me coupa dans ma réflexion. J’avais saisi l’ironie de son propos mais décidai de le prendre à son propre jeu. J’éclatai de rire.
« Oui bien sûr. Je vous rassure, je n’ai pas besoin de cela pour m’attirer des faveurs. »
J’avais d’autres atours pour cela, et l’art subtile de la séduction était comme une seconde nature et n’avait aucun secret pour moi. « Et puis je suis sûr que l’Archimage verrait cela d’un très bon œil que j’exhibe ma véritable nature en public. » Et mon père en serait très certainement ravi aussi ! Même si le ton était à la plaisanterie, c’était ironique, bien entendu, au même titre que la boutade de Pennington. Nous savions tous les deux que le Pacte m’interdisait d’interférer avec le monde des mortels. D’aucun ici, hormis l’Archimage, ne devait être à même de soupçonner mes origines divines et cela m’arrangeait pour de multiples raisons, aussi bien sur le plan personnel que pour les affaires.
La discrétion était donc de rigueur. Et je m'y tenais.
« En revanche, puisqu’il est également question de magie, je ne doute pas que vous gagneriez également en popularité à vous joindre à moi. » ajoutais-je sur le même ton mielleux avant qu’il ne mette lui-même un terme à la plaisanterie.

Je me remis à feuilleter le dossier, puis approuvai sur un ton plus sérieux : « Oui, j’ai déjà relevé quelques pièces intéressantes dans ce dossier. Les témoignages, cela me semble être une bonne idée de les confronter avec des preuves plus tangibles. Il y a sans doute des phénomènes historiques qui doivent pouvoir y être reliés. Je vais comparer toutes ces informations et recueillir l’avis de notre nouvel expert en anthropologie, monsieur Laïos. Et puis… je vais prendre contact avec cette jeune femme dont vous m’avez parlé. »

Je levais les yeux du dossier dont les feuilles défilaient toujours à une vitesse plus ou moins légale entre mes doigts, afin de fixer mes prunelles claire sur monsieur Pennington.
« Je vous tiendrais informé de l’avancement du dossier et je vous ferais envoyer des comptes rendus réguliers. Vous officierez en tant que consultant, référant, et gageur de ces pièces. » dis-je en lui désignant le dossier que j’avais fini d’éplucher.
« Est-ce que cela vous convient ? »
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Message posté : Sam 20 Sep 2014 - 14:28 Message
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Est-ce qu'il pensait réellement que l'Archimage allait se déplacer en personne pour avoir le plaisir de sa compagnie ? Bon, en un sens c'était le cas pour la bonne et simple raison qu'Adrian n'aimait pas sous-traiter les affaires importantes – et qu'elles l'étaient toutes en matière de magie. Mais c'était aussi parce qu'il voulait pouvoir jauger ses « protégés » et savoir à quoi s'attendre les concernant. Dans le cas d'Hermès, Eldoth avait le sentiment qu'il allait faire tout son possible pour lui mettre des bâtons dans les roues, voire pire. Ce n'était pas si surprenant en un sens, les divinités étaient rarement humbles et avaient une certaine propension à considérer les humains comme des moyens de se divertir, au mieux. Tout cela pour dire que le mage n'avait pas l'intention de se dévoiler à moins d'y être réellement obligé et il comptait tout faire pour que cela n'arrive pas.
Adrian préféra conserver le silence face aux provocations ouvertes de son interlocuteur, sachant très bien que ce dernier n'aurait pas ce qu'il prétendait sans que lui ne le décide. C'était l'avantage d'être le chaperon : vous pouviez décider des futures rencontres.

Le côté professionnel reprit le dessus et Adrian laissa son interlocuteur se lancer dans une petite démonstration de ses talents divins. En ce qui concernait les photographies, une fois de plus le mage ne pouvait rien faire pour le musée. Les rares qu'il pouvait avoir, avaient été prises pendant ses années en Afrique et il y figurait bien souvent – autrement dit que ce serait comme de se trahir tout seul. Bien évidemment, il avait de nombreuses relations avec diverses créatures magiques – dont une vivait sous son toit – cependant, il n'avait pas franchement envie de se lancer dans le métier de paparazzi – surtout qu'il devrait demander une aide extérieure. Il faudrait donc se borner à ses notes et des choses de ce genre.

« J'ai des notes prises par mon père et le sien. Pas de photographies ou de films par contre. Ils n'étaient pas vraiment adeptes de ce genre de choses, dans les années cinquante en Afrique, ce n'était pas extrêmement pratique. Et il parlait en connaissance de cause.
Mais les notes sont rarement très parlantes ou convaincantes. Les gens ont tendance à ne croire que ce qu'ils voient de leurs propres yeux. »

Donc ils en revenaient au problème des personnes vivantes, ce qui était tout bonnement impossible à envisager. En tous les cas, Hermès semblait avoir compris où était son intérêt : ne pas intervenir parmi les humains. Se présenter comme une divinité aurait été une grosse infraction aux règles du Pacte et Raphaël le savait parfaitement. Cependant, Adrian n'était pas convaincu qu'il soit très motivé par l'idée de le respecter dans sa globalité. Son côté « provocateur » le pouvait à penser qu'il ne se gênerait pas pour mettre un coup de pied dans la fourmilière histoire de faire sortir l'Archimage de sa cachette. Une idée plus que gênante par conséquent.

« Vous avez l'air drôlement sûr de vous. J'ignorais que le dieu des voleurs possédait aussi le don de contrôler les émotions des gens. Comme s'il mettait en doute le charme naturel de son interlocuteur.
Et contrairement à vous, je n'aspire pas à la popularité. Je vous laisse volontiers tous les avantages, apparemment vous savez quoi en faire. »

Adrian imaginait aisément le conservateur se servir de ces atouts pour appâter les jeunes femmes facilement impressionnables. S'il avait été avide de reconnaissance et de célébrité dans sa jeunesse, à plus de cent ans l'Américain préférait la tranquillité de son manoir. La simple idée de voir son nom figurer quelque part l'ennuyait lourdement. Ce n'était pas de l'humilité, mais plutôt un besoin d'anonymat : un jeune étudiant de Star High avait déjà manqué de le démasquer en faisant le lien entre les différents Adrian Pennington de l'histoire. En bref, sa discrétion lui éviterait des explications gênantes chargées de mensonges.

La discussion professionnelle semblait toucher à sa fin : Adrian n'avait jamais entendu parler de l'expert cité, mais faisait pleinement confiance au conservateur pour la mise en place de l'exposition et de tout ce qui s'y rapportait. Lui n'était là que pour apporter une aide légère et non pour décider des choses les plus remarquées. Ce n'est que lorsque le dieu termina par une synthèse de leur discussion qu'Eldoth reprit la parole.

« Du moment que l'anonymat que j'ai demandé est respecté, tout le reste me convient parfaitement. Il insistait lourdement, mais c'était pour la bonne cause – enfin la sienne.
Sur un autre plan... Il marqua une légère pause avant de reprendre.
Vous avez l'air de prendre votre situation très à la légère. Je veux dire, vous n'avez pas du tout l'air d'imaginer qu'il serait possible que vous puissiez être renvoyé chez vous. Ce n'était pas une menace, juste une constatation.
Même si votre comportement a l'air exemplaire... Et non « est exemplaire », subtile différence.
Le simple fait que vous soyez ici est déjà une infraction. Je vous trouve donc étonnamment détendu pour quelqu'un dans votre cas. C’est naturel chez vous, ou c'est juste que vous doutez des risques encourus ? »

Une fois de plus, il ne le menaçait pas, mais cherchait simplement à le comprendre. Après tout, c'était aussi son devoir.
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Message posté : Ven 26 Sep 2014 - 16:19 Message
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« Des notes, ce sera parfait ! Ce serait encore mieux s’ils avaient fait des croquis… »

Pour ce qui était des photographies ou autres supports multimédias, j’entendais bien que cela n’était pas possible, et je connaissais également les attentes du public qui relevaient d’avantage du sensationnel, de la nouveauté, des preuves tangibles à se mettre sous la dent. Une idée saugrenue s’égrenait déjà dans mon esprit retors.

Un sourire mutin étira mes lèvres. Si les créatures ne venaient pas à moi, j’irais à elles. Je comptais étudier personnellement les notes des ancêtres de monsieur Pennington avec la plus grande attention, afin d’aller dénicher moi-même le sujet de notre exposition. Et je venais par la même occasion, de trouver un excellent prétexte pour aller jouer les explorateurs en Afrique et il n’y avait rien qui puisse autant me ravir. Et bien que photographe ne soit pas mon métier, je n’étais pas à cours de ressources. J’avais les moyens de m’offrir les services d’une petite équipe de spécialistes, sous réserve de l’accord du conseil d’administration du musée, de surcroit. Mais cela n’était qu’un menu détail, une formalité dirais-je.

« Nonobstant, je pense être en mesure d’en tirer quelque chose de convainquant. Accepteriez-vous de le mes confier, disons... dès aujourd'hui ? »
Je m’abstins cependant de faire part de mon idée à l’archéologue pour l’instant, vu qu’il s’était montré quelque peu réticent à m’accorder du temps pour travailler sur cette exposition. Si son agenda était effectivement aussi rempli qu’il le prétendait, je doutais qu’il n’ai guère plus de temps pour une petite virée en Afrique en tête à tête avec moi, sur les traces de ses ancêtres, et si cette perspective était un tant soit peut susceptible de l’intéresser.

Un nouveau sourire espiègle étira mes lèvres : « Et il y a sûrement nombre d’autres choses que vous ignorez encore. Vous croyez que je suis homme à dévoiler mes divins secrets au tout venant ? » S’il le pensait, il se trompait lourdement !
Je n’avais assurément aucun doute quant au pouvoir de mes charmes naturels qui avaient fait leur preuve depuis ma naissance. Nouveau né, j'avais su déjouer le courroux de mon père grâce à mes précieuses armes, et je ne comptais plus le nombre de personnes sur qui cela prenait encore. La séduction était un art subtil et précis qui pouvait s’user à différents degrés, visant à s’attirer toutes sortes de faveurs et pouvant relever parfois de la manipulation suivant les différents interlocuteurs à qui j’avais affaire. C’était entre autre pour cela qu’il courrait bien des rumeurs sur mon comportement parfois qualifié de quelque peu désinvolte. Mais malgré ce que Pennington semblait penser, je n’étais pas un tombeur, quand bien même j’en aurais largement la possibilité. J’étais un voleur né, et à juste titre, je savais habilement m’emparer des biens les mieux gardés, mais également des plus intimes secrets ou encore des cœurs les plus hermétiques. J’aimais les défis et par conséquent, les proies faciles n’avaient aucun intérêt à mes yeux. Les apparences étaient parfois trompeuses.

Les propos de l’archéologue étayèrent ce que je venais de dire à la perfection. Je laissai échapper un nouveau rire. « Vous m’en direz tant ! » Je ne cherchai pas explicitement à le contredire, m’amusant plutôt de voir l’opinion qu’il se faisait à mon sujet. J’aimais par-dessus tout brouiller les pistes et je n’aspirais pas plus que cela à la popularité, contrairement à ce que je laissais croire, même si la fonction que j’occupais m’incitait à être mondain, chose que je ne me refusais pas du reste, car j’aimais être au contact des autres. J’aimais séduire et charmer mon auditoire, ce que je faisais naturellement, du reste, sans arrière pensée aucune, mais il était rare que je parte en chasse et cela ne concernait généralement qu’une infime poignée de personnes ayant réussi à susciter mon intérêt. La plupart du temps, je me montrais plutôt discret et je ne tenais pas spécialement à attirer l’attention des gens sur moi. Je prenais d’ailleurs un malin plaisir à feindre mon ignorance sur certains sujets, et contrairement au centenaire, je n’éprouvais aucun scrupule à mentir.

Bien que je ne comprenne pas vraiment les raison de sa méfiance, l’archéologue se permit d’insister une fois de plus sur l’anonymat de sa famille, comme s’il craignait une quelconque entourloupe de ma part. « J’entends bien. Ne vous en faites pas ! Il en sera fait selon vos désirs. » lui répondis-je sur un ton mielleux.

Puis la conversation reprit une tournure plus officieuse. Nous y voilà ! Je ne manquais pas de noter les subtiles précautions qu’il prenait pour aborder le sujet. J’accordais moi-même une attention toute particulière aux mots qui étaient employés, en toutes circonstances. De surcroît, j’avais parfaitement conscience du peu de confiance que ce jeune impertinent m’accordait.
« Et vous, vous m’avez l’air de prendre votre rôle un peu trop au sérieux monsieur Pennington. » me permis-je de lui lancer afin de le remettre à sa place, sur un ton légèrement plus incisif, sans me défaire toutefois de mon sourire. Après tout, s'il n’était que le second de l’Archimage ! Que pouvais-je craindre de lui ?
Je m’étais montré jusque là, très conciliant et plutôt coopératif, à mon sens. Mais je n’avais que faire de ses menaces. J’avais précisément conscience des risques que j’encourais, et c’était en toute connaissance de cause que je m’étais établi ici, à Star City. Et la seule personne capable de me renvoyer sur l’Olympe n’était autre que l’Archimage lui-même, après mon père à qui je devais allégeance.
« Vraiment ? » commençais-je avec ironie. J’étais le seul olympien à être autorisé à fouler le sol Terrien compte tenu de ma condition de messager des dieux. Et comme Pennington semblait être soucieux du respect des règles, il ne devait pas ignorer celle-ci. Certes, comme tout dieu des voleurs qui se respecte, j’étais partisan du fait que toute règle ne demandait qu’à être contournée, j’avais juste profité de ce léger avantage pour m’octroyer un séjour un peu plus long qu’à l’accoutumée. Nous passerons sous silence le fait que je n’avais donc pas de missive à transmettre cette fois-ci, mais cela était un détail sans grande importance.
De plus, je montais régulièrement sur l’Olympe et je tenais parole quant au fait de ne pas interférer dans le monde des mortels, justement, dans le souci du respect de ces maudites règles. Je n’avais pris part à aucune cause et vivait ma vie comme bon me semblait, et je m'en contentais. Il n’y avait pas plus exemplaire comme conduite ! L’Archimage avait très certainement des êtres moins dociles que moi à surveiller !
« Voyez cela comme un optimisme naturel. De quoi devrais-je m’inquiéter au juste ? » répondis-je avec un calme insolent. Je partais du principe que tant que je n’aurais pas affaire à l’Archimage en personne, je n’avais aucun souci à me faire, quand bien même son sbire m’avait à l’œil.
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Message posté : Ven 26 Sep 2014 - 18:03 Message
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L'empressement soudain du conservateur pour les notes d'Adrian – ou de ses prétendus ancêtres – étonna un peu celui-ci. Est-ce qu'il comptait se mettre à les lire dès aujourd'hui ? Il avait imaginé qu'un homme comme lui devait avoir un bon paquet d'autres affaires à régler avant de s'adonner à la lecture d'anciens journaux, mais s'il n'y avait que cela pour lui faire plaisir, ma foi.... Eldoth n'avait pas de problèmes à se réserver quelques heures pour trier les journaux et se débrouiller pour retirer les parties les plus dangereuses pour lui. S'il n'avait pas de problèmes à laisser Heather les lire dans leur intégralité, avec quelqu'un comme Raphaël c'était autre chose. Le mage avait de nombreux secrets à dissimuler et rien que le fait que l'écriture des carnets soit similaire à la sienne à ce jour – normal puisque la même personne les avait rédigés – était une raison pour en retirer certains. Les plus récents notamment. Et ceux qui abordaient des sujets trop explicites sur ses activités là-bas – la magie à l'état pur.

« Aujourd'hui c'est possible. Je les ai dans un endroit accessible, mais il me faudra quelques heures pour tout préparer par contre. »

Même s'il ne précisa pas les raisons de ce délai. Le mage se montrait parfois avare de précisions pour la bonne et simple raison qu'il ne souhaitait pas mentir. Malheureusement, lorsque vous aviez un rôle comme lui et que, de surcroît, vous étiez amené à côtoyer des gens pour le moins curieux, mieux valait se montrer discret.
Adrian nota par ailleurs que le conservateur semblait le percevoir comme quelqu'un de lambda. Tant mieux. S'il estimait que le pseudo assistante de l'Archimage n'était qu'un gamin sans intérêt, ce n'était pas le premier concerné qui allait s'en plaindre ! Moins Hermès l'aurait à l’œil, mieux il s'en porterait. Parfois, Eldoth se demandait s'il devait se sentir vexé ou ravi que les gens le considèrent comme incapable d'occuper un rôle aussi important. Soit il était drôlement bon acteur, soit il l'avait l'air faible et insipide. Dans les deux cas, seul le résultat importait.
Malgré tout, le centenaire s'autorisa une remarque légèrement moqueuse.

« Je suis ravi de savoir que vous me classez dans la catégorie des gens lambdas. »

Vu le ton de sa voix, il ne s'inquiétait pas vraiment de ne pas revêtir la moindre importance pour une divinité. Comme le conservateur lui faisait savoir que l'anonymat de sa famille serait assuré, Adrian ne vit aucune raison de revenir sur ce sujet et se contenta de hocher la tête pour le remercier en silence.

La discussion sérieuse arriva d'elle-même. Apparemment, le manque d'estime du dieu des voleurs allait plus loin que le centenaire ne le pensait : il lui fit clairement savoir qu'il s'y croyait un peu trop. Eldoth ne pouvait pas lui en vouloir, il devait donner l'impression de profiter de la célébrité de son « patron » pour se faire mousser. Quiconque le connaissait comprendrait à quel point c'était à l'opposé de la vérité, mais seul le silence répondit. L'Archimage se contenta de fixer Hermès tandis que ce dernier reprenait pour lui demander pour quelle raison est-ce qu'il devrait s'inquiéter. Cette fois-ci, ce fut au tour d'Adrian d'esquisser un sourire vaguement amusé. Le ton de sa voix restait très calme et posé lorsqu'il formula sa réponse.

« Nous savons l'un comme l'autre que la nature de chacun pousse dans une direction bien précise. Il observa le regard de son interlocuteur.
Au même titre que votre sœur Aphrodite a tendance à user de ses charmes pour séduire de nombreuses personnes.... Pas qu'il l'avait testé personnellement, évidemment.
... votre nature vous poussera à approcher les gens qui vous sont liés. Et par là, je ne parle pas des marchands. De nos jours, vous devez être plus proches des véritables voleurs que des marchands antiques. »

Adrian savait bien qu'Hermès était initialement dieu des marchands et que ces derniers étaient considérés comme des voleurs en raison des prix pratiqués, mais à ce jour les marchands n'existaient plus vraiment. Plus au sens ancien du terme du moins, il était donc normal que l'Archimage se demande si son interlocuteur n'allait pas décider de se rapprocher de ses adorateurs – ou des voleurs lambdas.

« Par là, je veux dire que vous allez forcément être amené à vouloir côtoyer des personnes peu recommandables. Mais nous savons tous les deux que votre accord avec votre père et l'Archimage impose que vous ne nuisiez pas aux humains. Même s'il n'avait certainement pas besoin de le répéter.
Je m'en voudrais de ne pas pour prévenir que, de par votre condition, vous êtes davantage dans le collimateur de l'Archimage qu'un autre. Comprenez bien que les tentations sont nombreuses ici. Star City est connue comme une ville... où le crime influence la vie de tout le monde. Et, comme une provocation.
Ce serait dommage que vous vous laissiez avoir par une impulsion typiquement humaine. »

Parce que les dieux aimaient rarement se faire comparer aux mortels.
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt




Un Dieu compréhensible ne serait pas un Dieu ▬ Raphaël

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