AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 

Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Dim 20 Juil - 15:10 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici
Légion des Etoiles

avatar
Légion des Etoiles
Afficher le profil
Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?


" …et en ce jour de fête nationale, la Maison Blanche a communiqué que le partenariat visant l’armée à Veidt Enterprise était renouvelé pour une période de cinq ans. Une série de contrat ont été paraphés par le Secrétaire d’Etat à la Défense en compagnie d’Hans Walter Veidt, Directeur de Veidt Entreprises, et Adriel Morgan Veidt, Propriétaire légal du conglomérat. Le montant du contrat n’a pas été communiqué, mais des sources internes à la Maison Blanche affirment que c’est le plus gros montant jamais signé par un gouvernement des Etats-Unis… "

" Je passe quand même bien à l’écran, non… ? " Lança t’il à destination d’Ashley, l’officieuse Vice-Présidente de la compagnie qui jouait plus ou moins le rôle de conseillère en communication pour le petit fils de son mentor. De retour de Washington, y ayant abandonné son Grand-Père pour des mondanités qu’il ne goutait que trop peu, Adriel se retrouvait cloitré dans son bureau à enfiler un smoking hors de prix pour la fête qui serait donné sur les deux premiers étages de la tour Veidt. Il y aurait du beau linge ce soir, venu d’horizons divers et variés mais plus ou moins tous liés à l’industrie de l’armement ou bien à l’utilisation. Bon, il doutait voir présents quelques membres de gangs amateurs de ses équipements obtenus sur le marché noir, mais il y aurait pas mal de Généraux 4 étoiles, de réprésentants des diverses agences fédérales ou encore des forces de police des plus grandes agglomérations du pays. Après tout, il leur fournissait une bonne partie de leurs principaux outils de travail. " Non mais, regardes, c’est flagrant ! J’attire à moi toute la lumière, j’en serais presque désolé pour mon grand-père… " Enonça t’il à la belle blonde en terminant de lier son nœud papillon, les yeux rivés sur l’écran de télévision incrusté dans un des murs de son luxueux bureau. La chaine d’information passa immédiatement sur un autre sujet alors qu’Ashley se faisait un plaisir de réduire cette nuisance au silence en appuyant sur le « mute » de la télécommande. Elle semblait exaspérée par les facéties multiples de son patron et ancien amant. " Il se dégageait un certain magnétisme, c’est vrai. Jusqu’à ce que tu ne te décides à trop en faire… " Il sourit. " Fut un temps, tu ne t’en plaignais guère… " " Fut un temps tu n’étais pas enfermé dans un couple ridicule… " Question de point de vue. Il en sourit toutefois, prenant soin d’hausser ostensiblement les épaules pour montrer à quel point la remarque lui était indifférente. Ce n’était pas vraiment le cas, mais il préférait ne pas trop en faire devant la jeune femme. Il avait beau ne plus partager quelques-unes de ses nuits –et pas son sommeil- il l’estimait suffisamment pour ne pas chercher à remuer un hypothétique couteau dans une hypothétique plaie. Une nouvelle fois, son couple ne serait pas représenté lors de cette soirée, Sydney avait ses propres affaires à régler en ce soir de fête nationale. Et puis, voir la présidente d’une entreprise pharmaceutique renommée dans pareille association de tueurs à la rigueur militaire… C’était probablement préférable pour sa réputation comme pour celle de la moralité affichée par son conglomérat. " Pour la montre ? " La jeune femme se présenta à lui avec une série de chef d’œuvre d’horlogerie tous plus hors de prix les uns que les autres. " Au vue de ta tenue, un cadre en or serait pour le moins ostentatoire… " " Moi qui suis toujours si discret… " Ironisa t’il dans un sourire qui en arracha un à l’angélique faciès de la jeune femme. Quelques hésitations plus tard, Adriel avait fait son choix, enfilant une montre Omega au cadre argenté et au bracelet du même métal. Dans le bureau, la voix de V.I.S.I.O.N lui indiqua que l’ensemble des invités s’était déjà presque amassé sur les deux étages où se déroulerait la petite sauterie. En gros, on n’attendait plus que lui… " Ce sera tout monsieur Veidt… ? " " Ce sera tout, mademoiselle Fleming… "

" …c’est une fête aux accents Patriotique que propose ce soir Veidt Enterprises. Les couleurs de la nation sont à l’honneur et la rumeur veut que la famille Veidt ait dépensé sans compter pour ce qui devrait s’apparenter à un « must see » de l’année 2014. Bon nombre de personnages importants se sont déplacés des quatre coins du pays et l’on m’informe que des délégations étrangères seraient également attendues. A signaler que des convives de milieux professionnels divers seront également… "

Adriel finit par éteindre la retransmission, se dirigeant d’un pas lent vers l’ascenseur qui le mènerait à la soirée . Ashley s’était envolée pour aller enfiler une robe échancrée qui ne manquerait pas de la mettre en valeur et le capitaine d’industrie se trouva seul dans la boite de métal à attendre d’arriver sur les lieux. Les portes s’ouvrirent, dévoilant le dos imposant de DeAndre, un ancien joueur de ligne offensive des Aggies reconverti en garde du corps par les aléas de la vie. Le service d’ordre quadrillait bien la zone alors qu’un semblant de fête commençait à se dérouler dans le grand hall. Un rapide coup d’œil suffit au Golden Boy pour comprendre que les sbires de son aïeul n’avaient pas lésiné sur les moyens. A dire vrai, il n’avait pas participé à la conception de la soirée –le pôle évènementiel de l’entreprise s’étant vu attribué carte blanche- mais bon nombre de personnes ne manqueraient pas de souligner un décor comme une ambiance à la démesure de son personnage. Tant mieux, il avait d’autant moins de mal à jouer son rôle de fieffé connard quand les éléments roulaient pour lui. Du coup, les couleurs de la nation étaient présentes au possible. Bannières rouges, blanches et bleus accompagnées de leur lot d’étoiles, nuées de ballons tricolores et autres pans de décorations allégoriques de l’oncle Sam suffisaient à clairement indiquer ce que l’on célébrait. Aux murs, quatre portraits des successifs propriétaires de la firme leader mondial de l’armement. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père et lui-même. Deux n’étaient composés que de nuances de gris, au contraire des deux autres criants de couleur. Une superbe représentation de l’art. Ne manquait plus que quelques statues de lui en bronze…

Désormais dans la place, le sempiternel rituel des salutations ne tarda guère à s’engager. Il saluait avec autant de chaleur que lui autorisait son dégout profond de bon nombre des convives, empoignait des mains et adressait quelques compliments aux convives. Des sourires répondirent à des questions sur l’absence de sa petite-amie, que ce sujet pouvait bien le gonfler… Comme si ça pouvait paraitre irréalisable pour lui de tenir un semblant de relation stable. Bon d’accord, beaucoup le voyaient encore comme le Golden Boy s’affichant avec un mannequin différent chaque soir, certains même comme celui qui avait pu coucher avec leur femme. Femmes qu’il ne manquait pas de flatter à sa manière pour pimenter un peu les festivités. Après tout, le Veidt avait la réputation de tout prendre à la légère, comme si son existence n’était que la composante d’une éternelle plaisanterie. " La prochaine fois, je ferai un discours… " Grogna t’il à Ashley quand il la croisa au détours de la foule alors qu’elle irradiait dans sa robe rouge. Une couleur que l’on retrouvait dans les tenues pour le moins courtes et rétro des serveuses triées sur le volet. Et pas forcément pour leurs capacités au niveau du service d’ailleurs. Serrées dans leur tenues rappelant celles que portaient les « danseuses » chargées de remonter le moral des troupes lors de la seconde guerre mondiale, elle affichaient un semblant de tenue militaire au couleur de la nation. Bon, au moins on pourrait croire que s’était lui qui était à l’origine de cette fantaisie. Une poignée de main échangée avec un autre général quatre étoiles plus tard, Adriel en vint à se demander s’il n’avait pas déjà fait le tour de toutes les corporations. Et ce sans boire une seule goutte. Il pouvait bien manquer quoi… L’ONU ?
Revenir en haut Aller en bas




Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mar 29 Juil - 13:39 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

avatar
Invité
Invité
Afficher le profil
L’agitation qui s’était faite était sans équivoque : l’homme de la soirée était là. Elle plongea ses prunelles dans les siennes, d’un bleu translucide, et une moue de mécontentement tordit ses lèvres. D’où elle se trouvait, Andrea pouvait presque apercevoir son air hautain, tandis qu’il dominait la salle de son promontoire haut-perché et laissait planer son regard vide sur la foule dansante. Elle devait admettre que ç’en était une superbe représentation, rehaussée – il fallait là encore l’avouer – par des aïeules dont les effigies austères transpiraient, en plus, d’un charisme magnétique. Cependant, dans sa contemplation, elle peinait à y retrouver l’homme qu’elle avait connu, celui dont elle avait partagé la vie, celui qu’elle n’avait plus jamais aperçu que dans la rubrique people du Daily Star. Mais le portrait devait être flatteur, tant il traduisait à merveille l’arrogance et l’insolence qu’on pouvait voir dans son regard… Délaissant les toiles du regard, elle balaya rapidement la salle bondée. Les deux derniers étages de la tour Veidt avaient été remplis par les sommités de l’industrie de l’armement, généreusement conviées en ce jour de fête nationale. Quoi de mieux qu’une célébration ultra-patriotique pour arroser le renouvellement et la consolidation des contrats entre Veidt et le gouvernement américain ? C’était assurément un coup marketing, mais elle devait avouer que ç’en était un beau, que de valoriser le marchand de mort comme défenseur de la nation. Elle plongea les lèvres dans sa coupe, déglutissant une gorgée de champagne.

Dans la foule, des visages lui revenaient en mémoire, qu’elle avait pour la plupart aperçu dans les médias. Les hommes, formaient une marée noire parfaitement homogène de smokings cintrés, tandis que les femmes, dont les robes aux couleurs criardes éclataient telles des pétales de fleur dans la nuit, apportaient au gala la touche chamarrée qu’il lui manquait. Sans grande originalité, pour faire écho à la bannière étoilée, on notait une claire dominante blanche, noire et bleue dans les apparats de ces dames, particulier dans celles des serveuses court vêtu qui déambulaient parmi les invités pour assouvir leurs besoins. Elle-même, par provocation peut-être, avait opté pour un vert profond. Alors que l’orchestre avait intenté une reprise jazzy de l’hymne américain, elle s’était mise à observer le gigantesque buffet qui courait le long des murs, et auprès duquel elle aperçut d’ailleurs son supérieur en grande conversation avec un Général des armées. Quand il tourna les yeux vers elle, elle leva sa coupe à son encontre. C’était bien la peine de la traîner ici…

« C’est un ordre ! » Avait-il vociféré, martelant du poing le bureau qui trembla sous le choc. La bouche contestatrice qu’elle avait ouverte s’était aussitôt refermée, coupant court aux protestations de la jeune femme bien qu’au fond de ses yeux, la lueur courroucée s’était ravivée de plus belle. De ses mains tremblantes, il avait ramassé les feuilles qui s’étaient éparpillées sous l’impact et lui avait lancé un regard où poignait l’exaspération. Après quoi il s’était levé, et avait sorti du placard qui jouxtait le bureau deux enveloppes élégamment calligraphiée qu’il lui avait lancé avant de se rasseoir. « Vous n’avez pas le choix Parker, sa voix s’était rassérénée quelque peu, nous avons besoin d’agents pour représenter l’UNISON et de par vos… liens avec l’organisateur, vous avez été le choix le plus logique. » Elle avait ouvert la bouche pour infirmer entretenir un quelconque lien avec Veidt, mais les mots moururent à l’orée de ses lèvres quand le regard de son supérieur se durcit sensiblement. « Écoutez, avait-il soupiré, ça ne me plaît pas plus qu’à vous. Mais le Commandant Colt est en déplacement, et l’Escouade est la plus directement concernée par les accords entre l’armée et Veidt Enterprise. Je ne peux y aller seul, vous comprenez ? » Bien entendu, elle comprenait. Elle avait un instant baisé les yeux sur l’enveloppe ivoire sur laquelle se dessinait son nom en lettre carmines et avait tendu la main pour la cueillir entre ses doigts, signe qu’elle capitulait. « Un enquêteur nous accompagnera. Vous pouvez disposer. Elle avait tourné les talons pour quitter le bureau du Capitaine Jensen quand il l’avait hélée. Dernière chose Parker. Il va y avoir du beau monde là-bas alors… Habillez-vous… En conséquence. »

Moulée dans sa robe émeraude, Andrea peinait à ne pas croiser les regards qui s’arrêtaient sur elle. Bien que son supérieur ne l’ait gratifiée que d’une onomatopée de mécontentement après l’avoir observée des pieds à la tête, on l’avait déjà abordée à plusieurs reprises au cours de la soirée. Parfois d’une œillade, parfois d’un compliment, toujours par flagornerie, et le défilé avait d’ailleurs parfaitement irrité Jensen qui avait décidé de la laisser seule pour mieux goûter à la compagnie du buffet à volonté, élaboré par les meilleurs traiteurs de Star City, avec l’interdiction formelle de le suivre. Avec pour seule compagnie sa coupe de Clos d'Ambonnay année 98, elle s’était mise à observer la foule. Si bien d’ailleurs qu’il lui avait semblé que la foule s’était mise à l’observer, elle aussi. La jeune femme était mal à l’aise, à l’étroit dans sa robe de cocktail hors de prix, à l’étroit dans cette immense salle de réception pleine à craquer. La cacophonie de l’orchestre, le verbiage incessant des serveuses pseudo-militaire lui vrillait les tympans, de même que les rires, gras ou stridents, des invités n’avaient commencé à l’agacer. Elle aurait voulu pouvoir ouvrir une fenêtre et s’envoler. Elle aurait voulu pouvoir disparaître.

Malheureusement pour elle, on l’avait investie d’une mission. Une mission qui, à son grand désespoir, venait d’émerger, seul, d’entre deux costumes trois pièces. Une première depuis le début de la soirée. L’espace d’un instant, Andrea se figea, le cœur affolé imperceptiblement, les mains moites, le souffle court. Une raideur froide lui parcourut l’échine tandis qu’elle le suivait des yeux. Car elle savait que le moment était venu, et elle aurait honnêtement préféré ne pas être seule pour cela. Fâcheusement, son supérieur avait décidé qu’il préférait de loin se goinfrer de petits fours que de rester en sa compagnie, et ce qui aurait pu se solder par une froide, mais polie, poignée de mains allait sans conteste se muer en un échange embarrassant et, à n’en pas douter, pénible pour tous les deux. Alors, autant en finir au plus vite.

Prenant son courage à deux mains, Andrea délaissa sa coupe sur le plateau d’une serveuse qui passait devant elle et se dirigea d’un pas déterminé vers la haute stature d’Adriel Veidt. La question de savoir comment l’aborder se posa après coup, quand il ne lui sembla plus possible de reculer, pour se fondre de nouveau dans la masse, pour attendre que le Capitaine la rejoigne. Basiquement, quand l’odeur de son eau de Cologne commença à lui chatouiller les narines. Prenant une grande inspiration, elle estima que la meilleure des façons de l’aborder était aussi la plus simple. « Adriel ? » Demanda-t-elle d’une voix qui traduisait avec une innocence parfaitement feinte, une surprise tout aussi simulée.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Mer 30 Juil - 19:58 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici
Légion des Etoiles

avatar
Légion des Etoiles
Afficher le profil
Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?


Démultipliant les poignées de mains aux différentes personnalités présentes, Adriel supervisait d’un coin de l’œil le bon déroulement de la fête. Pour l’heure, tout semblait se dérouler pour le mieux et il trouvait une satisfaction certaine à entendre les bribes de conversations à son sujet comme à celui de son entreprise. Il se trouvait, dans la bouche des convives, auréolé d’un manteau de défenseur de la nation comme d’important patriote à même de sauvegarder les intérêts de leur grande nation par ses productions industrielles. Il en vint à se demander si quelques influents notables ne finiraient pas par coucher son nom sur la liste des personnalités de l’année pour qu’il se voie récompensé d’un prix quelconque. Entre deux généraux quatre étoiles, un vétéran du conflit en Afghanistan lui adressa une sorte de culte dans ses mots, ne manquant pas de faire ses louanges tant les armes sorties de ses manufactures du Texas lui avaient –selon ses dires- sauvé bien des fois la vie. Aussitôt, les discrets gorilles faisant office de garde du corps –et qui furent majoritaire des joueurs de ligne offensive comme défensive contre ou avec lesquels il avait eu le plaisir de joueur lors de sa glorieuse période universitaire- vinrent gentiment éloigner le « fan » en délire. Il hurla sa fascination pour les créations du Golden Boy avant de s’en retourner sur la piste de danse. Adriel en étira un sourire. S’il avait seulement vu ce qu’il dissimulait dans son atelier personnel…

Après les représentants des forces armées, vinrent donc les opportunistes toujours à l’affut d’une occasion d’approcher les plus grosses fortunes de Star City pour leur soumettre quelques excentriques projets destinés à leur faire faire encore plus d’argent. Dans le tas, énormément de charlatans mais dans cet amoncellement de misère pouvait bien se trouver une perle des plus rare. Aussi, le propriétaire de Veidt Enterprises répondant invariablement sur un timbre des plus courtois : " Oui, oui. Nous verrons cela, nous verrons cela… " Avant d’irrémédiablement renvoyer le colporteur vers le joli minois d’une Ashley qui pourrait bien finir par le maudire. Quelques fréquentations de son grand-père vinrent achever de faire tomber ce début de soirée dans l’ennui le plus profond, si bien que l’ancien receveur vedette des Aggies ne manqua pas d’arrêter une serveuse pour faire main basse sur un verre de scoch. Elle lui adressa un sourire équivoque qui le fit se questionner sur la nature des relations qu’ils pouvaient bien avoir entretenu à une certaine période de son existence. Des pensées qui s’évacuèrent quand il trempa ses lèvres dans le liquide ambré. Glen McKenna single malt 18 ans d’âge. Décidément, il avait vraiment dépensé sans compter pour cette soirée. Terminant de se débarrasser des encombrants camarades de golf de son grand-père, Adriel s’apprêtait à trouver compagnie plus agréable –en l’absence de Sydney- avant de s’entendre héler par une voix pour le moins chevrotante. L’emploi de son prénom le fit sourire et il ne manqua pas de présenter un visage rieur en se retournant vers ce nouvel interlocuteur.

" Si je vous impressionne tant, vous pouvez m’appeler plus simplement… " Ses mots se figèrent dans sa gorge alors que ses yeux se posaient sur la silhouette de la jeune femme lui faisant face. Bouche toujours ouverte, il eut un temps mort d’une seconde avant de la reconnaitre. Une seconde de répit avant que son cœur ne saute un battement et qu’il se retrouve projeté des années en arrière, qu’il se revoit enlevant son casque pour libérer ses longs cheveux blonds alors qu’il courait vers les gradins pour bondir en sa direction et déposer ses lèvres sur les siennes. S’était bien le dernier endroit au monde où il s’était attendu à la voir… A dire vrai, il avait totalement abandonné l’idée de la revoir, son nom n’ayant récemment servi qu’à Charlie pour instiller un semblant de morale dans ses actions de fieffé salopard. Andrea Parker… Sans qu’il ne sache véritablement pourquoi, il en vint à se souvenir d’une conversation qu’il avait eu à l’occasion du divorce de son meilleur ami –désormais derrière les barreau- et ancien collègue de l’attaque des Aggies. Ryan lui avait affirmé qu’il pourrait bien détester sa femme autant qu’il le voudrait, il en resterait toujours quelque peu amoureux au fond de lui car elle avait été la première… Bizarrement, Adriel goutait peu la démonstration de ses propos en semblant une chaleur agréable naitre dans sa poitrine. Finissant par se rendre compte que sa bouche était toujours ouverte dans une élégance rare, il mua son expression de parfait demeuré en un sourire alors qu’il achevait son propos d’un souffle… : " Monsieur Veidt... "

Ce qui se voulait de prime abord être un semblant de plaisanterie finissait d’assoir son rôle de parfait connard. Dans un sens, ce n’était pas vraiment plus mal… Il aurait beaucoup plus de facilité à ne pas replonger dans les douceurs du passé si elle le voyait comme le froid salopard que sa face publique exhibait. D’un autre côté, ils avaient un trop lourd passé à deux pour qu’elle ne soit pas à même de percer son manège. Tout pendant qu’elle le souhaite, bien sûr. Ses lèvres ourlées en un sourire se virent rapidement croquées par les dents blanches du Golden Boy alors qu’il laissait son regard bleu acier glisser sur le faciès de la mirifique jeune femme et descendre le long de son cou avant de courir sur toute sa silhouette. Il n’avait aucun mal à deviner ce qui pouvait se cacher sous le doux tissu émeraude. C’était finalement une bonne chose que Sydney ne soit pas là…

" Tu es superbe… " Finit-il par souffler avant de porter son verre à ses lèvres et trouver un peu de courage dans le breuvage ambré. L’épreuve aussi inattendue que soudaine avait au moins le mérite de faire remonter à sa mémoire des souvenirs plus qu’agréables. Des souvenirs toujours emprunts de la présence de ses frères. Il adressa un sourire à Andrea, de ses sourires qu’il avait l’habitude de lui adresser jadis alors qu’il savait avoir fait une bêtise… Invariablement, la situation dériverait sur leur tumultueuse séparation et il se retrouverait à affronter situation similaire à celle qu’il avait connu en compagnie de Jonas comme de Charlie. Autour d’eux, quelques curieux jetaient un regard intrigué à la scène, Adriel en venait à maudire l’aspect grandiloquent de sa personnalité qui lui offrait un véritable théâtre pour un semblant de scène conjugale… Pour une fois, il aurait aimé ne pas avoir à se donner en spectacle. " J’ignorais que tu faisais partie de ce… " Il se stoppa, cherchant un temps ses mots avant de reprendre en écartant légèrement les bras pour désigner l’ensemble des convives occupés à savourer le moment. " Milieu… ! " Il aurait pu s’en douter du fait du cursus universitaire qu’elle avait suivi à l’époque… Mais ce genre de détail avait eu tendance à fuir sa mémoire dès l’instant où ses yeux s’étaient posés sur sa silhouette. Si s’était un moment gênant ? Quelque peu… Mais dans un sens, s’était une agréable surprise de retrouver quelqu’un qui avait tant compté pour lui. Bien qu’il n’ait aucune idée de la raison de sa présence en ces lieux. Et comme à chaque fois qu’il se trouvait confronté aux problèmes de l’ignorance, Adriel se réfugiait derrière un masque taquin comme des attitudes d’histrion : " Ne me dis pas qu’il y a, quelque part ici, un gamin de neuf ans qui attends et que je suis son père… " Cette manie de tout prendre à la galéjade quand il n’avait pas un total contrôle sur les évènements… Cela dit, au vue de la silhouette qu’elle arborait il doutait que la jeune femme n’ait eu à souffrir d’une quelconque grossesse. Et étrangement, cela lui fit adresser un sourire à la Texane…
Revenir en haut Aller en bas




Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mar 5 Aoû - 1:14 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

avatar
Invité
Invité
Afficher le profil
La foule s’ébattait autour d’eux, dansante et extatique, dans des gerbes bigarrées aux couleurs de la Nation. Le gala au sommet de la tour Veidt battait son plein, et l’alcool coulant à flots avait si bien aidé à délier les langues et la réserve, que la formelle célébration s’était peu à peu muée en un jubilé exultant. Andrea, elle, peinait à prendre part à l’allégresse collective. Non qu’elle n’ait pas le cœur à fêter l’Independence Day, loin de là. Mais, à dire vrai, elle n’entendait plus grand chose des bribes de conversation, de la musique patriotique ou bien des rires des invités. Elle n’avait plus eu conscience de ce qui se passait autour d’elle dès l’instant où il avait plongé ses prunelles dans les siennes, et se plaisait à ignorer les murmures, et les regards en coin qu’on leur lançait. Il n’y avait plus qu’eux, et le passé qui s’était soudainement dressé en décor de ces retrouvailles teintées d’amertume. Les plaines infinies qui bordaient Houston et le drapeau claquant des Texas A&M lui revenaient par vagues et réminiscences, qui venaient s’éclater à l’orée de ses souvenirs en fagots doucereux. Un passé sur lequel elle avait fermement décidé de tirer un trait, considérant la page définitivement tournée. Elle se pensait en paix avec elle-même ; En paix avec le divorce de ses parents, en paix avec son enfance, en paix avec son amour de jeunesse et en paix avec sa disparition. Non, elle n’entendait plus rien que son propre cœur, qui lui murmurait au creux de l’oreille le trouble qui agitait son âme, ce même trouble par lequel elle s’était promis de ne jamais plus se laisser envahir. En vain, il fallait croire.

La jeune femme avait souvent songé à cet instant, noyé entre un passé révolu et un futur à peine ébauché. Cet instant suspendu dans le temps, au creux duquel tout se figeait. Elle aurait préféré qu’il se fasse en d’autres temps, en d’autres circonstances, qui leur auraient peut-être permis un semblant d’intimité, ou qui aurait laissée froide la flamme passionnelle qui les avait un jour animés. Elle aurait préféré qu’il ne se fasse pas du tout, en définitive, s’il l’avait fallu. Pourtant la confrontation se profilait, sous les sourires et l’affection, elle en était certaine, et elle ne pouvait qu’espérer qu’elle ne soit pas trop dure, ou trop résolument impitoyable car, après tout ce temps, ce n’était pas ce dont elle avait envie.

Andrea put sentir les prunelles du Golden Boy s’appesantir sur ses traits, sur les courbes de son corps, sur sa silhouette, enfin qu’il couva du regard dans un sourire mordu qu’elle ne connaissait que trop bien, et auquel elle ne pouvait jadis pas résister. Elle sentit qu’il regardait par-delà les apparences, par-delà le carcan de soie qui drapait ses formes, il regardait dans les yeux du Passé. En était-elle gênée ? Absolument pas. Andrea ne se sentait pas le besoin de rougir du regard d’un ex-amant sur le corps de son ex-amante, surtout pas lorsqu’il était aussi flatteur, même après tant d’année. De plus, elle aussi voyait – Ou tout du moins voulait-elle voir – par-delà le masque qu’il voulait porter, par-delà la figure emblématique du yuppie ambitieux qu’il se voulait être et que le monde voulait qu’il soit. Cynique, faire-valoir du capitalisme dans sa version la plus inégalitaire, obsédé par l'argent et la réussite, amoral, matérialiste à l'extrême. Superficiel. Peut-être se trompait-elle, peut-être pas. Elle s’en fichait au fond ; Adriel pouvait bien être qui il voulait, tant qu’elle ne parvenait pas à voir la fausseté de son jeu. Tant qu’il ne la blessait pas intentionnellement.

Monsieur Veidt. Le regard fuyant, la métisse Ultime encaissa tout à la fois la boutade et le compliment d’un simple sourire, entendu, mais lorsqu’elle prit enfin la parole, sa voix n’était plus incertaine et chevrotante, mais claire et assurée, et son air exsudait d’assurance. « Merci… » Elle laissa quelques instants ses yeux glisser sur les dalles de la salle de réception, tandis que le jeune homme manifestait sa surprise de la croiser dans ce qui était, à n’en pas douter, la réception mondaine de l’année, captant cependant instantanément son regard quand il laissa sous-entendre qu’elle ait pu venir le voir à profit. Un enfant. Ce qu’il ne fallait pas entendre ! Céder à la gêne la badinerie, voilà une chose, au moins, dont il n’avait pas départi après tant d’années. S’il s’était agi de quelqu’un d’autre, en d’autres lieux, en une autre compagnie, la réponse aurait été cinglante et significative : pour qu’elle ait eu un gosse, il aurait fallu qu’il ait des couilles. En lieu et place de quoi elle laissa un sourire carnassier ourler ses lippes givrées, et ses paupières se refermer sur le vert anis de ses prunelles.

« Tant de choses que tu ignores ! » Sourit-elle en plongeant délicieusement ses yeux dans les siens. Cependant, c’était un point qu’il avait raison d’ignorer et pour cause : Andrea ne faisait nullement partie du milieu de la haute société. Elle avait été, était et resterait une anonyme siégeant occasionnellement et officiellement parmi les grands pontes en sa qualité de représentante des Nations Unies, mais ça s’arrêtait là. Mais Adriel devait bien le savoir, puisque c’était en partie pour cette raison qu’on l’avait conviée à rester éloignée de lui ! Elle porta le rebord de la flûte en cristal à ses lèvres, déglutissant une gorgée de champagne, lequel vint claquer le fond de sa gorge d’un baiser pétillant, pour passer la bile qui lui montait aux lèvres. « J’ai été conviée (forcée eut été un terme plus exact, en réalité) par mon employeur à venir célébrer le partenariat entre l’armée et Veidt Enterprise. Ces contrats sont d’une réelle importance (et là c’était un euphémisme) pour le développement de notre infrastructure, alors on se devait d’être là. Andrea jeta un œil vers le buffet, où son regard croisa celui du Capitaine Jensen, qui comprit rapidement qu’il était l’heure pour lui d’intervenir. Enfin, il te dira beaucoup mieux tout ça lui-même. Je n’ai jamais été très douée pour les ronds de jambe. » Rit-elle doucement. Avec délicatesse, la jeune femme mira le regard de son ancien amour et sourit, laissant son visage même s’empreindre de douceur. « Ça fait si longtemps… Comment vas-tu Adriel ? » Et par là, elle voulait dire, comment il allait réellement. Elle n’avait que faire de l’image qu’il s’efforçait à donner à la presse à scandales. Elle n’était pas de ces rapaces, tout juste bons à remplir des tabloïds douteux, qui s’abreuvaient du vice et de la désinformation.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Mer 6 Aoû - 0:25 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici
Légion des Etoiles

avatar
Légion des Etoiles
Afficher le profil
Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?


S’était comme sentir le vent d’un jour nouveau venir lécher les braises d’un feu éteint par la longueur de la nuit pour faire naitre une nouvelle chaleur sous la cendre. La voir de nouveau, être suffisamment près d’elle pour pouvoir la toucher comme se perdre dans la contemplation de ses yeux avait le mérite de renvoyer Adriel à une époque révolue où il se sentait étonnement complet. En lui-même, il savait que plus jamais il ne pourrait caresser le rêve de cette vie, de ces sensations entières car il était éveillé à la nature de véritables capacités, car il avait reçu la lumière de la vérité. Mais sans qu’elle n’en soit probablement au fait, Andrea venait là lui offrir un semblant de parenthèse que le Golden Boy pourrait bien chercher à qualifier d’enchantée si ce n’est inattendue. Il trouva un semblant de réconfort dans la voix claire que lui offrit la belle à son maladroit compliment. Son esprit en concluait qu’elle ne gardait pas à son encontre des griefs qu’il aurait eus bien du mal à lui reprocher. Comme de coutume face à une situation dont il ne contrôlait pas tous les tenants et tous les aboutissants, le jeune homme se réfugia dans la galéjade. Elle lui offrit visage charmant et timbre équivoque dans sa réponse. Une réponse qui ourla les lèvres du Propriétaire de Veidt Enterprises d’un sourire qui se voulait presque désolé. Il souffla comme l’initiative d’un rire en l’observant porter à ses lèvres sa flûte translucide. Il n’aurait jamais imaginé que le moindre de ses gestes aurait eu cette faculté à le plonger des années en arrière, à lui remémorer l’ensemble des moments complices qu’ils avaient pu partager et auxquels il avait pris grand soin de ne guère penser durant cette éternité que fut le reste de son existence sans elle. Un souffle aux allures de confession et le Golden Boy d’initier la sienne :

" Oui… Tant de choses en effet. " A son tour de porter un semblant de son attention sur le verre qui occupait l’un de ses mains, à son tour de trouver un semblant d’apaisement dans la valse répétée du verre au bout de ses doigts comme la danse du liquide ambré dans son écrin de cristal. A son tour de porter son verre et ses lèvres et de trouver dans le feu de l’alcool un semblant de renfort comme une potion de courage. Il était un véritable requin dans le monde des affaires, probablement le meilleur dans sa catégorie –sans quoi son entreprise ne trusterait pas la place de Leader Mondial- et se trouvait presque démunie face à son premier véritable amour. Face à elle il avait peur. Peur de voir son masque de froid salopard voler en éclat. Non pas qu’il ne souhaitait pas lui dévoiler les meilleurs aspects de sa véritable personnalité. Une donnée toute particulière venait en effet troubler cette charmante équation : ils se trouvaient en présence d’un public trop nombreux constitué d’une foule de gens qui avaient plus appris à le craindre qu’à véritablement l’apprécier. " Je m’en réjouis d’avance... " Avanca t’il avec une ironie non feinte dans la perspective d’avoir à échanger avec un nouveau courtisan. Il jaugea du coin de l’œil l’homme qui se dirigeait vers eux, imaginant qu’il était question d’un collègue de la mirifique jeune femme. Il s’apprêtait à la questionner sur l’identité de son employeur quand elle le prit de court avec sa question. Une question simple et coulant sous le sens qu’il n’avait plus véritablement entendu dans la bouche des figures de son passé qu’il fut maintes fois amené à croiser. Aussi loin qu’il s’en souvienne, Charlie ne s’en était jamais préoccupé lors de leurs échanges passés. La surprise passée, il se contenta simplement de souffler : " Ça va. " Sans qu’une conviction profonde ne puisse se lire dans ses mots comme dans son timbre. " Vraiment... " Un mot de plus ajouté à la lumière de la douceur qu’affichaient les traits de son ancien de amour. Il lui avait toujours été difficile de lui mentir et il faut croire que les années n’avaient pas atténué cet étrange pouvoir qu’elle exerçait sur lui. Un regard bas mirant le fond de son verre et un soupir plus tard, il plongeait de nouveau ses yeux d’un bleu profond dans les émeraudes de la belle, un étrange sourire pinçant finalement ses lèvres : " Disons que j’ai connu des jours bien plus mauvais... " Face à quiconque, il aurait fanfaronné sur ce jour qui assurait la pérennité de sa société pour bien des années. Mais face à elle, et sans que rien n’ait véritablement changé, tout lui apparaissait comme différent… Qu’il aurait aimé pouvoir conserver cet instant comme leur seule propriété. Malheureusement…

" Monsieur Veidt, permettez-moi de me présenter: Capitaine Timoral Jensen, commandant en chef de l'Escouade d'élite de l'UNISON ! " Face au titre ronflant, le Golden Boy ne sut refreiner ses habitudes de détestable connard en sifflant d’admiration, comme pour moquer le trop grand sérieux du bonhomme. Néanmoins, Adriel ne tarda guère à hausser un sourcil face à cette information qu’il jugeait pour le moins surprenante. Il tourna un visage surpris vers Andrea, finissant d’étirer un sourire en la regardant. L’UNISON donc… A force de persévérance, le Milliardaire excentrique finirait par connaitre l’ensemble des effectifs de la base de Star City. Intime de Dana, il avait également fait la connaissance d’un groupe de leurs soldats –et plus particulièrement d’une coréenne semblant lui vouer un intérêt tout particulier sous son armure- en appliquant sa notion de la justice au San Theodoros ainsi qu’il agent d’origine allemande suite au piratage des comptes de son entreprise. A croire que tout ce beau monde se démultipliait plus rapidement que lui ! " Monsieur, je tiens à excuser le fait que le Commandant Colt n’ait pas pu venir en personne. La situation… " Il décrocha des dires du type à ce moment-là pour orienter de nouveau son visage vers celui d’Andrea, Animant ses lèvres pour silencieusement décomposer : « L’UNISON ? Vraiment ? ». " Je vous adresse mes félicitations pour cette soirée, elle est des plus réussie… " Il raccrocha tant bien que mal au wagon, se demandant ce qu’il avait bien pu manquer. Ses traits affichaient de plus en plus la mine burlesque qu’il pouvait adopter face à des situations barbantes où le trop de sérieux l’ennuyait particulièrement. " Je tiens également à vous remercier, au nom de l’UNISON, pour ces accords qui assurent à nos force une parfaite dotation en matériel militaire et je… " " M’ennui… ! " Finit par cracher Adriel sans prendre de gants, le monologue commençant à se faire un tantinet trop longuet. De toute évidence, le Capitaine ne savait pas vraiment comment prendre la répartie de son hôte, aussi Adriel se fendit-il d’un rire avant de reprendre. " S’il vous plait… Appelez-moi Adriel ! Oon ne donne du Monsieur qu’à mon Grand-Père et j’espère être encore loin de lui ressembler ! " Il sourit, se demandant si Andrea abonderait dans son sens sur ce point. " Je vous remercie, pour vos compliments sur la fête. J’ai dépensé sans compter… En revanche, il n’y a guère besoin de remerciement pour ces accords. Nous ne faisons que notre devoir avec la volonté de ne jamais oublier pour qui nous travaillons. Je déplore encore les incidents du San Theodoros et soyez assuré que je m’acharne à faire de mon entreprise un allié sûr pour les défenseurs du monde libre. " Il avait toujours en travers de la gorge cette ventre d’arme opérée par un membre véreux de son conseil d’administration et passait encore quelques nuits à cauchemarder des corps qu’il avait vu au travers l’interface holographique de son armure. Depuis cet évènement malheureux qui lui avait fait revêtir son armure pour réparer les erreurs de son entreprise –et qui avait soulevé bien des questions dans la communauté internationale sur la nature des évènements comme les rumeurs de robot sophistiqué ayant participé aux chaotiques évènements sur place- Adriel tentait d’instiller toujours plus de moralité comme de rigueur dans son entreprise, de façon à ne plus jamais franchir la ligne jaune. En coulisse, majoritairement. " Ashley ! " Il fut tenté de questionner sur l’état de santé des agents de l’UNISON impliqués dans les combats sur place –et qu’il avait appris à estimer au cours des affrontements- mais il préféra profiter du passage de la superbe blonde à la robe rouge pour chercher à se débarrasser du perturbateur : " Vous serez plus à même d’indiquer au Capitaine Jensen notre plan en cinq étape pour la nouvelle génération d’équipement des forces armées. Ce fut un véritable plaisir pour moi… " Il abandonna l’idée de se souvenir du prénom de son interlocuteur alors que déjà l’agent se voyait emporté par Ashley. Cette dernière ne manqua pas d’adresser un regard langoureux à son patron en s’éloignant. Adriel s’en mordit l’intérieur de la joue, il n’avait pas vraiment besoin de ça en présence d’Andrea. Se tournant vers elle, il petit sourire aux lèvres, il chercha à mettre derrière eux cet intermède gênant : " Donc… Tu travailles pour l’UNISON. " A peu de choses près, ça devait être ça oui…
Revenir en haut Aller en bas




Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Ven 22 Aoû - 21:25 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

avatar
Invité
Invité
Afficher le profil
Lorsqu’il avait disparu de sa vie, une profonde amertume était née au fond de son cœur. Aussi loin qu’elle s’en remémore, le souvenir d’Adriel n’avait jamais fait qu’accroître le noyau de colère dont les graines perfides s’étaient instillées en elle il y avait de ça des années. Incompréhension, mélancolie, colère, haine, oubli. Les passions qui s’étaient succédées n’avaient jamais été qu’à la hauteur de l’espoir qu’elle avait placé en eux, et son désespoir n’était qu’à la hauteur de ce que le chagrin avait causé en elle. Profond, inaltérable. Les souvenirs d’un temps plus simple avaient fini par s’étioler, se ternir, s’effacer partiellement. Elle avait fini par en oublier la teinte exacte du creux de ses prunelles, le son de sa voix, ou son odeur qui l’enivrait. Il avait fini par s’effacer de son univers. Et jusqu’à ce jour, jusqu’à cet instant précis, où elle avait posé ses yeux sur lui, et où le temps s’était arrêté, elle avait réellement cru, au plus profond d’elle-même, qu’il était bien devenu l’étranger qu’elle avait tenté de faire de lui. Et voilà que ressurgissaient les souvenirs, avec leur netteté cruelle et exaltante. Voilà qu’elle se souvenait de la couleur de ses yeux comme si elle n’avait jamais cessé d’y plonger son regard. Voilà que sa voix lui était familière et évoquait de tendres et intimes moments. Et voilà qu’elle pouvait presque sentir, sous l’eau de Cologne hors de prix, l’infime exhalaison de sueur qu’elle lui connaissait après qu’ils aient fait l’amour. C’était comme sentir la subtile brise du passé caresser l’orée de son cœur et faire se fracasser l’écume passionnelle sur les écores de sa volonté. Laissant de côté sa rancœur du passé, Andrea se plongea dans le délice de l’instant présent.

Le ton songeur d’Adriel esquissa un sourire sur les lèvres de la jeune femme qui profita du moment d’absence du Maître de Cérémonie pour signer une serveuse, laquelle s’empressa de lui apporter un nouveau verre de champagne avant de décamper satisfaire les désirs d’un autre invité. Elle jeta également un regard son supérieur, qui s’était fait intercepter par un gradé et s’était plongé dans une discussion, semblait-il, animée. L’espace d’un instant, elle se demanda ce qui pouvait bien passer par la tête blonde de son ancien amant, idée qu’elle balaya en se disant qu’en définitive, cela ne devait pas avoir beaucoup d’importance ; Lui qui n’avait jamais cherché à savoir ce qu’il était advenu d’elle ne devait pas plus s’en préoccuper aujourd’hui. Andrea porta la nouvelle coupe à ses lèvres et déglutit une gorgée, espérant subtilement que l’alcool emporterait avec lui la rancune surnageant qu’elle portait en son cœur. L’amour, si ténu soit-il, était une ironie cruelle. Un curieux paradoxe. Son Capitaine approchait d’eux à grands pas quand elle porta de nouveau son regard sur lui, ignorant la remarque sourdant d’ironie du Golden Boy, et ne lui porta de nouveau attention que lorsqu’il dénia répondre à la question qu’elle lui avait posé quelques instants auparavant. Sans surprise, Andrea ne crut pas réeellement à ses allégations, quoiqu’elle n’en dise rien, préférant garder son doute profondément enfoui et se contenta de lui offrir un sourire réservé. Pourquoi en était-elle persuadée ? Inexplicable. Elle le sentait, c’est tout. Quoiqu’elle ne s’attarda pas trop sur la question, l’agent se demanda tout de même ce qu’il pouvait bien manquer à un homme qui possédait tout ce qu’il était possible de posséder. Après quoi elle balaya ses songes et se reporta sur le visage d’Adriel, estimant que ça ne la regardait nullement. Lorsqu’il lui assura avoir connus de plus mauvais jours, elle ne s’entendit répondre qu’un « Je pense bien oui… » évasif. Même elle, qui n’y connaissait goutte dans la gestion d’entreprise, comprenait que le contrat qui venait d’être signé allait assurer la pérennité de son entreprise. Mais elle n’eut guère le temps de s’appesantir sur la question ; Timoral Jensen venait de faire son entrée, et en grande pompe.

Dès l’instant où elle avait saisi l’ennui dans les yeux de son ex-compagnon, la jeune femme avait compris que l’entretien ne se passerait pas bien. L’Adriel qu’elle avait connu était déjà comme ça, à l’époque, la modestie en plus. L’Adriel qu’elle ne connaissait plus passait, en outre, pour être un connard exécrable et arrogant qui savait appuyer là où ça faisait mal. Ici, droit dans l’orgueil de son supérieur, qui, elle n’en doutait guère, le lui ferait tôt ou tard payer. Par chance, la mention de l’UNISON le stoppa net dans sa morgue et Andrea, devenue blême à l’idée de ce qui pouvait bien se dire Timoral Jensen en cet instant, eut tout loisir de reprendre quelques faiblardes couleurs. Mais il fallait croire que la nouvelle avait entièrement captivé le milliardaire qui ne daigna même pas faire semblant d’écouter ce que le notable tentait de lui dire. « Tu vas me faire virer » Articula-t-elle silencieusement, ne pouvant cependant pas nier le fait que la situation l’amusait quelque peu. Le Capitaine était, au fond, une bonne personne. Elle n’en doutait pas un seul instant, ses intentions étaient bonnes et il aimait ses hommes aussi incompétents soient-ils. Pour ce divorcé de presque cinquante ans détesté par ses enfants, l’Escouade était tout ce qui comptait. Mais l’homme était aussi doté d’un caractère revêche – à des années-lumière de ce qu’il était ici –, avait des méthodes douteuses et un penchant pour la bouteille. Il détestait qu’on ne le respecte pas, mais savait aussi pertinemment qu’il n’avait pas le droit de foirer cet entretien. Et oui ! Car son supérieur avait des supérieurs, et ils ne toléraient pas d’écarts. Pour essayer de se faire entendre, le quinquagénaire força le ton. Peine perdue, l’exclamation du Golden Boy mit fin à toute possibilité d’entente. Adriel dut se rendre compte du visage – non plus blanc, mais translucide – du gradé, puisqu’il changea aussitôt de ton pour adopter une posture plus franche et plus enthousiaste. Aussitôt la pression retomba dans la poitrine de la métisse qui observa le milliardaire appeler et confier le Capitaine aux soins de son assistante, leur laissant de nouveau tout le loisir d’un entretien intimiste. Un sourire amusé étira ses lèvres quand, s’éloignant, il bougonna dans un grognement « Tant mieux, je suis trop vieux pour ces conneries de toute façon… »

Elle laissa coulisser son regard du dos de son supérieur – accroché au bras d’une femme qu’elle était persuadée d’avoir déjà croisé, sans qu’elle sache réellement en quelles circonstances – aux prunelles d’Adriel qui dardait son visage. Une curiosité sourdait du creux de ses prunelles céruléennes. « C’est ça, oui. Un sourire mutin étira ses lèvres : Ça t’étonne tant que ça ? » Avec le cursus universitaire qu’elle avait suivi, il aurait en effet été plus logique qu’elle prenne part à des organisations type FBI ou CIA, où le recours aux analystes comportementaux était de routine. L’UNISON, quant à elle, jouissait plus d’une réputation interventionniste ou consultante, de leur fait de ne pouvoir intervenir sur des affaires qu’à la demande d’autres organismes. Mais elle ne pouvait nier que la place qu’elle occupait actuellement au sein de l’organisation internationale, si elle était à des années-lumière de sa formation initiale, lui convenait parfaitement. Sa contribution ponctuelle pour le bureau fédéral d’investigation lui apportait tout juste la touche de diversité dont elle avait besoin, sans les inconvénients de porter le poids d’une affaire, en plus de lui apporter une solde des plus respectables. « J’y travaille depuis quelques années, continua-t-elle, je suis dans l’Escouade d’intervention, du coup... On est assez dépendants des produits Veidt. » Et c’était peu de le dire ! La société ne jouissait certes pas d’une excellente réputation, mais s’il fallait leur concéder quelque chose, c’était la qualité de leur marchandise. Et en intervention, rien n’était plus rassurant de pouvoir faire confiance à l’arme qu’on tenait entre les mains. « Et toi, à part plastifier tes mannequins et te vautrer dans l’argent, à quoi occupes-tu tes journées ? » Le pic était acerbe, mais le ton évoquait sans conteste une taquinerie tout à fait assumée. Si l’on avait voulu tenir compte du fait qu’elle ne le connaissait pas du tout, c’était à peu près tout ce qu’aurait pu lui apprendre les tabloïds à scandales de lui. Andrea savait que ce n’était pas entièrement faux, même si, au fond d’elle continuait d’espérer qu’il ne s’agissait que d’une façade. Alors qu’elle fuyait volontairement son regard, un sourire mordu au creux des lèvres, l’orchestre entamait un slow, en réponse de quoi les invités s’élancèrent sur la piste, et délaissèrent les rires et les conversations pour goûter à un instant de quiétude et d’apaisement.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Lun 25 Aoû - 20:50 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici
Légion des Etoiles

avatar
Légion des Etoiles
Afficher le profil
Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?


Il eut un pauvre sourire quand elle sembla comprendre sa réplique sur le fait qu’il eut connu des jours plus désagréable. Un sourire qui exprimait sa satisfaction de savoir qu’elle n’avait pas réalisé à quel point elle représentait le phare de bon heur dans cette journée passée dans un milieu qui ne le rongeait qu’un peu plus chaque jour. Rien n’avait véritablement plus été similaire depuis les évènements du San Theodoros, depuis qu’il avait horriblement pris conscience de tout ce que son entreprise pouvait bien représenter de mauvais. Depuis, il pesait chacune de ses décisions avec la balance de la moralité tout en se gardant bien de l’indiquer. Il devait rester ce froid salopard sans scrupule, ce requin des affaires que l’on n’aimait pas imaginer dans sa mare… La chose avait un aspect destructeur qui écourtait ses nuits et le faisait rester de plus en plus longtemps éveillé devant son armure. Devant ses armures… Alors la retrouver, se perdre dans la coupable contemplation de ses yeux mirifiques avait le don de lui rappeler un temps où tout fut bien plus simple, où il savourait chaque éphémère plaisir en compagnie de quelqu’un qui le comprenait et qui l’épaulait dans la moindre de ses décisions. Il sentit ses entrailles se nouer alors que le sourire d’Andrea avait le don de faire remonter bien des attitudes amourachées et il dut se faire violence pour ne rien laisser paraitre au-delà ses traits drapés d’un masque neutre.

Il songea de nouveau aux propos de Ryan, songea que bien malgré lui il devait encore ressentir quelque chose pour la jeune femme. Il s’en mordit la lèvre, ressentant la bénéfique chaleur qu’elle lui prodiguait par sa simple présence et savourant le moindre de ses phonèmes. Il ne devait pas songer ainsi, ne pouvait pas se permettre de raisonner d’une telle manière après tant d’années. Et pourtant… Il avait de plus en plus l’impression que le livre de leur histoire ne s’était pas encore pleinement refermé. Une lampée de son Whisky et il retrouva un peu du courage qu’elle dissipait à grand renfort d’œillades. Vint finalement l’instant où son supérieur vint temporairement briser la magie de ces retrouvailles. Temporairement seulement car il fut, bien malgré lui, l’objet de survenue d’attitudes passées quand Adriel échangea des mots muets avec la belle Texane. Ca eut le don de le faire sourire autant que souffrir en son être. Il avait oublié. Oublié combien il aimait leur complicité et leurs échanges murmurés, leur manière de se comporter quand ils formaient un tout et qu’ils se dévoilaient à la face du monde. Bien malgré lui, il en oublia le supérieur de sa belle pour se remémorer la foule de celles qui avaient tâché de la remplacer. Bon nombre de visages s’étaient effacés, bon nombre de noms s’étaient étiolés car aucune n’avait triomphé. Pourquoi ? Peut-être simplement car elles n’étaient pas elle. Qu’elles n’étaient guère Andrea. Son échange avec le Capitaine ne dura guère et ce dernier sembla ravi d’avoir la fort désirable Ashley pour compagnie. Une ultime tirade de la part du gradé arracha un sourire au Golden Boy qui le regarda s’éloigner. Puis, son ton badin de déclamer :

" J’ai comme l’impression qu’il m’aime bien… " Fort peu probable au demeurant, mais Adriel aimait à endosser le rôle de l’homme qui se goberge d’illusions. Fou pouvaient bien être ceux qui prenaient ce rôle au pied de la lettre. Cependant, il avait le plus grand mal à se complaire dans ce personnage en l’instant. Andrea semblait disposer de cette étrange faculté à même de fissurer toutes ses barrières pour extirper les plus lumineux aspects de sa personnalité qu’il prenait grand soin de dissimuler sous une gangue suffisante et détestable. Lui apparaitre comme un connard arrogant apparaissait au Golden Boy comme étant des plus détestables. Comme si un semblant de feu pouvait bien encore couver sous la cendre. " Pas vraiment... " Répondit-il à la réplique d’Andrea visant à questionner son potentiel étonnement sur sa profession. Il n’avait jamais réellement oublié ses études et ce pour quoi elle les menait. La voir dans l’UNISON semblait quelque chose de parfaitement logique, bien qu’il ne connaisse pas franchement par cœur son curriculum. Il eut un sourire franc en lui indiquant : " Tu n’as donc jamais changé de voie... C’était vraiment ta vocation. " Tout son contraire en vérité, bien que les raisons qui l’eurent forcé à prendre les rênes de Veidt Enterprises étaient bien plus complexes que ce qu’il voulait bien avouer. Ces quelques mots furent prononcés avec un semblant de nostalgie. Son sourire se fit un peu plus conquis quand il lui adressa : " Je suis content de savoir que ça marche pour toi. Vraiment. " Vraiment… Mais comme bien souvent avec Adriel, il ne fut guère aisé de garder un sujet sérieux très longtemps : " Même si ce n’est pas très agréable de savoir que tu es souvent en danger... "

Au moins, ça le rassurait un tantinet de savoir qu’elle pouvait compter sur ce qui se faisait de mieux en matière de technologie d’armement. Et qu’elle n’était pas dans le camp de ceux que pouvaient bien cibler ses créations… Il eut une sueur froide, se demandant si elle aurait pu se trouver au San Theodoros, si elle aurait pu se trouver aux côtés de l’Agent Lim face à ce qui fut l’une de ses plus magistrales erreurs. Il comprit qu’il était un brin inquiet et en vint à une constatation des plus troublantes. Il tremblait. Plus encore quand elle en vint à questionner ses mœurs légères comme ses activités peu morales. Il se rendit alors compte à quel point il pouvait receler de secrets… Et cela ne lui fut guère des plus agréables quand il prononça : " Rien de plus que ce que tu as déjà l’air de savoir... " Il eut envie de vomir suite à ses mots. Lui dire qu’il n’était pas cet être sordide qu’il affichait à la face du monde était exclu. Pourtant, qu’est ce qu’il aurait aimé en avoir l’opportunité. " Je joue au Golf… " Je travaille sur ses énergies nouvelles, je bosse sur une armure révolutionnaire, je tente de prendre le contrôle du marché mondial de l’armement pour contrôler l’offre et ne plus la voir se courber face aux plus sombres demande. Tant et tant d’autres choses qu’il se contentant de souffler dans un bien étrange : " Je travaille pas mal sur un projet assez... Personnel. " Quelque chose qui, dans ses mains, pourrait peut-être changer le monde… Vider son verre alors qu’une mélodie nouvelle se voyait déclamée par cet orchestre hors de prix qu’il avait sollicité. Puis dans ses yeux se noyer. En ces pupilles sinoples où s’étiolaient ses doutes.

" Tu… Tu aimes toujours danser? " Souffla t’il sans faire attention à dévoiler ses failles comme ses doutes. Lui n’aimait pas ça. Il n’avait jamais aimé ça… Mais du temps de leurs amours il avait toujours redoublé d’efforts pour qu’elle n’ait jamais honte à son bras et qu’ils puissent tous deux savourer ce moment de parfaite unité à la mesure de la musique. Une serveuse passa tout près, il déposa son verre sur son plateau avant de tendre la main en direction de la nymphe. Il craignait un peu le ridicule mais s’offrir un instant en sa compagnie était un luxe qu’il avait longtemps pensé ne jamais pouvoir connaitre de nouveau. Leurs doigts se nouèrent et leurs hanches s’unirent pour débuter un ballet qui demanda toute la concentration du Golden Boy. C’est alors qu’il se rendit compte. Alors qu’il respirait son parfum, alors qu’il savourait le toucher du moindre de ses mouvements et qu’il voyait défiler un petit bout d’éternité dans son regard. Elle lui avait affreusement manqué… " Pas de petit ami jaloux dont j’aurais à me méfier… ? " Un sourire, taquin, puis le masque instantané. Par quel tortueux jeu le hasard s’était-il permis de le faire passer alors qu’il déclamait à l’identique les quelques mots qu’il lui adressa à l’origine de leur première rencontre. Il y a fort longtemps c’est vrai, aussi le Golden Boy chercha t’il à se raccrocher à l’idée qu’elle pourrait très bien avoir oublié. Oublié les origines de leur semblant d’idylle. De toute évidence, ce n’était guère son cas tant son cœur avait sauté un battement sous cette constatation avant de subitement galoper pour battre la chamade. Il prit soin de ne pas laisser ses yeux se perdre sur son visage alors qu’il murmurait, comme s’il cherchait à s’excuser pour le vilain tour qu’il venait de lui jouer : " Tu as su ? Pour Ryan… " Evacuer le sujet de leurs origines et ne plus laisser le sujet revenir de sitôt sur le pré de leur discussions. Mais comme aimanté par ses pupilles, il ne put très longtemps se priver de perdre son regard bleu acier dans ces émeraudes mirifiques. Puisse se suspendre le temps et faire que cette danse s’égrène pour un semblant d’éternité.
Revenir en haut Aller en bas




Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Dim 31 Aoû - 21:44 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

avatar
Invité
Invité
Afficher le profil
« Oh oui, il t'adore. » La jeune femme s’était exclamée d’un air exagérément cynique. Il devait connaître cet air, celui qu’elle aimait à prendre lorsqu’il venait son tour de le piquer dans le vif. Le taquiner. Semi-plaisanterie, cependant, car au fond, elle doutait réellement que son supérieur l’apprécie un jour, et s’affairerait sûrement à ne plus jamais recroiser sa route, préférant de loin déléguer cette charge à ses collaborateurs. Elle posa le regard sur son ex-compagnon l’espace d’un instant, observant ses traits obséquieux d’orgueil et se demanda que pouvait réellement cacher le mystère de ses yeux bleu acier. Au fil de leur conversation, elle avait su percevoir derrière le masque de l’homme qu’il voulait paraître, l’homme qu’elle avait aimé. Des instants brefs, qu’elle appréciait à sa juste valeur. Pourtant, quelque chose au fond d’elle lui disait que cet homme-là, avant ce soir, n’était pas reparu depuis longtemps. Depuis un temps qu’elle avait relégué au passé. Cette voix qui murmurait au fond d’elle l’incitait aussi à croire que le portrait qu’il s’était évertué à construire toutes ses années était devenu son vrai visage, et à se demander s’il restait en réalité autre chose de l’Adriel qu’elle avait connu que les infimes réminiscences qu’elle avait goûté tout du long de cette soirée. Elle se demanda aussi ce qu’il en était de ses connaissances, s’il se comportait de cette façon avec tout le monde, puis réalisa qu’il n’y avait qu’une seule catégorie de personne qui pouvait accepter de souffrir un tel caractère : les opportunistes. Instantanément, Andrea ressentit une peine profonde envers son ex-petit-ami qui, dans sa tour d’or et d’ivoire, devait se sentir bien seul.

Le jeune homme infirma rapidement le fait d’avoir jamais douté de son appartenance à la célèbre organisation, insistant sur le fait que ce ç’eut été une bonne chose pour elle de n’avoir jamais changé de voie, y voyant là la preuve qu’elle était toujours restée fidèle à sa vocation, ce qu’elle accueillit d’un sourire comblé. À dire vrai, l’escouade d’intervention n’avait pas été réellement sa vocation ; Andrea avait très tôt préféré se tourner vers l’aspect le plus psychologique des forces de l’ordre, c’est pourquoi elle continuait, aujourd’hui encore, de travailler de concert avec le FBI. Cependant, il lui semblait qu’elle ait trouvé sa voie au sein de l’Escouade d’intervention et elle était pleinement satisfaite de ce que son métier lui apportait. À dire vrai, depuis qu’elle l’avait rejointe, tout semblait aller pour le mieux dans sa vie et, après ce qu’elle avait traversé, c’était une bénédiction. La roue tournait. Le Golden Boy ajouta qu’il était content qu’elle soit épanouie dans son travail, précisant toutefois qu’il n’aimait pas savoir qu’elle se trouve si souvent confrontée au danger, ce qui lui arracha un sourire attendri. Le milliardaire philanthrope s’inquiétait-il pour elle ? Peut-être bien, en définitive. « C’est pour ça que je gagne aussi bien ma vie », lui répondit-elle avec une œillade entendue. Bien entendu, Andrea se garda bien se précise qu’elle ne risquait, en réalité, par grand-chose, et que les équipements qu’il lui fournissait ne lui assurait guère plus de protection ou de puissance d’attaque que ses capacités naturelles. Et surtout pas depuis qu’elle avait commencé son entrainement avec Jay. Certes, sa dernière intervention en date avait failli la tuer mais c’était un détail et une exception qu’elle espérait ne voir jamais se reproduire.

Le sujet sur lequel glissa ensuite la conversation, elle aurait préféré ne jamais l’aborder. À dire vrai, ce qu’elle avait glissé innocemment sur le ton de la plaisanterie la mettait très mal à l’aise, et elle le remercia silencieusement de ne pas s’être appesanti sur le sujet, probablement par respect pour elle. Andrea trempa ses lèvres dans la coupe de champagne, qu’elle finit en quelques gorgées, et essuya bout de la langue une goutte mordoré qui perla au creux sa bouche. Se faisant elle laissa rouler sa coupe entre ses doigts, dardant ses prunelles irisées dans celles de son interlocuteur. Son sourire se mua en une risette en coin, empreinte de réserve. « Je suis heureuse de savoir que tout se passe bien pour toi alors. » Pour le lui glisser, elle s’était penchée vers lui, en profitant pour déposer sa coupe vide sur le plateau d’une serveuse de passage. Consciente que le sujet avait laissé tomber une chape lourde de gêne sur leur conversation, la métisse Ultime décida qu’il était temps de détendre l’atmosphère. « Je n’ai jamais eu l’occasion d’essayer le golf, sport de riche, paraît-il ! Tu m’y emmèneras ? » Elle appuya sa remarque d’un clin d’œil et d’un éclat de rire tintant comme du cristal. Ils furent interrompus quelques instants par l’une des serveuses qui lui proposa quelque chose à boire, ce qu’elle refusa poliment. Au même instant, elle perçut les premières notes du slow dans lequel s’était lancé l’orchestre recruté pour la soirée, et posa son regard sur le Golden Boy.

Avait-elle réellement entendu ce qu’il venait de lui demander ? L’espace d’un instant, les yeux de la jeune femme s’écarquillèrent de surprise. Adriel détestait danser. C’était déjà le cas à la fac et, quoiqu’il ne lui dit jamais dit, ni ne s’en soit jamais plaint, elle l’avait toujours plus ou moins supposé. Elle doutait que ça n’ait jamais changé. Il avait également toujours pris sur lui-même pour lui offrir les instants dont elle rêvait, et vouloir leur faire partager de nouveau un tel instant était un cadeau inestimable. D’autant plus inestimable que rien ne les rattachait désormais sinon les souvenirs. Il n’attendit cependant pas sa réponse. Avec une infinie délicatesse, le jeune homme laissa glisser une main hasardeuse le long de son flanc et l’attira à lui. Si près qu’elle pouvait la chaleur qui émanait de son corps, le léger relent d’alcool qui sourdait du souffle chaud qui caressait sa joue. Tandis qu’il nouait ses doigts aux siens, qu’il la gardait près d’elle, dans une étreinte pure et charnelle, Andrea se sentait projetée en un instant très précis de leur relation. Un point central, celui où tout avait commencé. Et comme en réponses à ses songes rêveurs, la question qu’il lui posa lui laissa un goût aigre doux en bouche. Un sourire ourla ses lèvres, qu’elle tenta vainement de cacher en se laissant choir dans le creux de son épaule. « Il n’a pas pu venir », articula-t-elle simplement.

La jeune femme se laissait porter par le rythme de la musique, comme bercée par les bras forts de son cavalier. Qu’il était bon, parfois, de se sentir vulnérable. Ça ne lui était pas arrivé depuis tellement de temps, qu’elle en avait oublié combien la sensation pouvait être agréable… « Oui j’ai appris pour lui… C’est terrible ce qui s’est passé. L’un des mauvais aspects de la justice… Le genre de choses pour lesquelles j’ai quitté l’investigation. » Murmura-t-elle lorsqu’il lui demanda si elle avait appris ce qui était arrivé à son ami. Il lui avait fallu quelques instants pour se souvenir de la personne qu’il avait mentionné, mais sitôt que ce fut le cas, l’affaire lui revint en mémoire. L’homme avait été emprisonné après avoir assassiné le meurtrier de son enfant, battu à mort. Triste histoire, et souvenir douloureux. Il était de ceux qui avaient été près d’elle lors de la disparition d’Adriel, et dans l’instant, Andrea ne voulait pas s’en souvenir. C’est pourquoi, désireuse de changer de sujet de conversation, la jeune femme voulut revenir sur un détail qu’avait mentionné le milliardaire et sur lequel elle n’avait pas eu le temps de rebondir. « Et tu travailles sur quel genre de projet, au fait ? »

En espérant n’avoir pas été trop abrupte, la jeune femme plongea ses yeux mélancoliques dans ceux de son ancien amant.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Jeu 4 Sep - 13:08 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici
Légion des Etoiles

avatar
Légion des Etoiles
Afficher le profil
Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?


Il eut un sourire quand son ex-petite amie avança que son supérieur devait, effectivement, l’adorer. C’était faux. Adriel n’était pas du genre à se goberger d’illusions sur l’apparence qu’il dévoilait à la face du monde, conscient que cette dernière lui interdisait l’affection de bon nombre tout en lui garantissant une certaine aura de réussite dans un milieu professionnel ou l’échec signifiait trop souvent la disparition. Mais il apprécia les mots pour ce qu’ils étaient comme pour ce qu’ils furent, jadis. L’attention d’une femme aimée à toujours vouloir présenter à la face de tous le plus lumineux de ses aspects. Jamais il ne la remerciera assez pour cela et ne tarderait guère à se rendre compte combien la chose avait bien pu lui manquer au cours de toutes ces années. Est-ce qu’il s’en rendit compte à cet instant ? Qu’elle avait sur lui le pouvoir d’agir comme un baume, de soulager ses maux comme ses tourments par sa simple présence comme par son mirifique sourire ? Peut-être bien… Peut-être bien que ce fut l’instant où son cœur commença à, de nouveau, diffuser ces doux sentiments dans son corps, dans son sang… Dans son être tout entier.

Un sentiment de crainte empreint de fierté quand elle lui mentionna qu’elle gagnait bien sa vie face à tant de dangerosité. Il admirait sa force, estimait son éthique et pouvait bien être conquis par son courage. Jadis, il n’avait qu’une opinion passable de l’UNISON, se les figurant comme des semblants de planqués là où son frère Randall avait sacrifié sa vie comme son avenir dans le corps des SEALS. Le San Theodoros et sa rencontre avec l’équipe enfermant l’Agent Lim avait radicalement changé la donne. Protégé par son armure, il avait réduit dans l’anonymat une menace importante au silence avec l’aide de ces agents qui affrontèrent l’adversité à ses côtés. Certains pour la dernière fois… Lui se réfugiait sous des plates blindées là où tous n’avaient pas hésité à s’exposer aux balles comme aux shrapnels dans le seul but d’accomplir leur mission, leur devoir… Il avait tiré une grande leçon de cet épisode sanglant qui modifia profondément sa perception de l’organisation internationale. Il ne put s’empêcher de regarder Andrea, de laisser ses yeux courir sur son derme pâle en peignant ses traits d’une expression tout autant séduite qu’inquiète. La perspective de la voir faire face à pareils dangers avait le don de l’effrayer… Le Golden Boy lui adressa un sourire quand elle se montra heureuse de sa situation. Un sourire plus faux qu’autre chose. Tout n’allait pas bien pour lui, tout ne tournait pas comme il le souhaitait et ses ambitions s’heurtaient progressivement à des barrières qu’il devrait progressivement abattre en usant de moyens… Pas forcément légaux. Mais peu importe leur violence comme leur légalité, chacune des actions qu’il entreprenait se faisait dans l’optique du bien du plus grand nombre. Pas certain, toutefois, que la masse ne partage son point de vue sur la nature de ses agissements.

" Oh… " Soupira t’il avec un semblant d’ironie accentuée par ses maigres talents de comédien. " Parce que tu m’imagines riche ? " De toute évidence, et à la lumière des chiffres figurant sur son compte en banque, il était. Mais Adriel était du genre à se donner en spectacle comme à user de quelques atours rhétorique pour se donner un côté burlesque. Il aimait son sourire et fondait face à son rire. Jouer au Golf… Ce n’était pas nouveau pour lui qui avait, dans le temps manié le club à l’Université, à cette époque où ils n’étaient guère deux mais bien qu’un. Il lui promit dans un sourire : " Si tu y tiens… Peut-être même que je te permettrai, cette fois, de taper dans une vraie balle… " Il lui adressa un sourire, espérant simplement que ses souvenirs ne se trouvaient pas de nouveau pollués par ceux de ses frères trépassés. A l’université, il n’avait pas franchement été l’élève le plus assidus ni même le plus sérieux qui soit. Voir ses dissertations rédigées par des Cheerleaders comme sécher les cours ou arriver bourré aux entrainements fut, pour lui, monnaie courante dans sa première année. On lui demandait d’être un bon joueur de football et il l’était une fois sur le pré. Autour, il pouvait déjà se comporter comme un parfait connard aux attitudes de Rockstar. Chasser ses doutes en descendant des bières puis en en cognant les cadavres à coup de club de golf fut l’un de ses rituels pour évacuer la pression comme sa mauvaise conscience. Il était persuadé avoir au moins une fois partagé pareille séance avec la belle. Avant qu’il ne succombe à ses charmes et que, pour elle, il ne commence à mettre un peu d’ordre dans sa vie comme dans ses habitudes.

Pourquoi donc tant de nostalgie dans ses pensées ? Simplement car leur danse avait le don de lui exprimer tout ce qui lui manquait. Elle. Il s’était longtemps figuré semblable à un squelette aussi décharné que fissuré mais Andrea avait ce don magnifique de l’inonder d’une lumière comme d’une chaleur à même de couvrir ses failles d’une chair assurée. Il aimait son contact, savourait son parfum et se perdait dans leur étreinte quelque peu complice au point d’en oublier le monde alentour. Assemblée, évènement comme orchestre avaient cessé d’exister pour les laisser seul dans cette douce éternité. Il sentait son cœur battre à l’unisson du sien alors qu’il inhalait sa présence avec bonheur, la laissant devenir le seul et unique fluide à même d’alimenter son être. Quelques mots de sa part. Son palpitant qui saute un battement, sa chair tremblant un court instant alors que son pas de danse se montre moins assuré. Puis, faible passade de s’estomper alors que sa voix lui murmure sur un ton quelque peu éraillé. " Ce type a beaucoup de chance… " Ou l’aveux de sa constatation désolée : Il l’avait perdue. Pas un seul instant il n’avait pensé que la jeune femme avait pu le balader sur ce point précis. Adriel savait combien Andrea était précieuse et ne fut guère surpris d’apprendre qu’un autre l’avait également constaté. Il souffrit simplement du fait de ne pas être celui-là, de ne guère savourer au temps présent tous les moments qu’ils avaient jadis partagés au temps passé. De ne plus être celui qui s’éveillait chaque matin à ses côtés. Sa constatation lui fit comprendre bien plus de choses qu’il ne voulait l’avouer et le minait bien plus qu’il ne le démontrait. Il avait envie de mentionner que jamais cet homme n’aurait dû la laisser seule, mais il se ravisa, se souvenant que c’est exactement ce qu’il avait lui-même fait, il y a de cela des années…

Il ne rebondit guère sur le sujet Ryan. Le détailler avait éternellement le don de lui rappeler combine son meilleur ami pouvait bien lui manquer. Combien il pouvait être seul en son absence… Il s’était juré de le faire sortir de cet enfer et avait mobilisé les meilleurs avocats pour réussir. Chaque jour qui passe l’approchait de son but. " C’est compliqué… " Souffla t’il dans un sourire. Il n’aimait pas lui mentir mais il ne pouvait pas lui avouer les véritables objectifs de son Projet Jaeger. " C’est un peu le foutoir, tu sais comme je peux être dissipé. " Le moins que l’on puisse dire. " Ce n’est pas vraiment en rapport avec l’armement... Enfin si, mais… " C’est une armure de haute technologie qui va faire passer l’ensemble des créations Veidt pour des Antiquités. Sauf que ça, il ne pouvait pas vraiment le lui dire. Il se mordit la lèvre. Dans ses yeux se lisait ce pétillement si caractéristique à sa passion pour un sujet donné. " C’est plus un ensemble de choses amenées à se regroupées pour donner quelque chose d’énorme… Je travaille sur de l’armement, des énergies alternatives, des télécommunications… Tant et tant de choses que je ne veux pas voir tomber entre de mauvaises mains. " Il avait dit tout cela avec la fougue de quelqu’un recelant un secret qu’il aurait aimé partagé sans réellement le pouvoir. L’étreinte de ses bras s’était raffermie autour de la gracile silhouette alors que ses pas étaient plus assurés. Il noua plus intimement ses doigts à ceux d’Andrea, plongeant du même coup son regard bleu acier dans ces attirantes pupilles de sinople. Et sa voix de conclure : " Entre les miennes, ça pourra peut-être faire bouger les choses… Changer le monde… " Tout du moins il l’espérait très sincèrement et il en avait l’ambition. Les notes du morceau leur offrirent une danse intime où le jeune homme finit de voir ses doutes balayés par tout ce que la jeune femme pouvait bien représenter. A mesure que le rythme s’écoulait, le jeune homme se montra toujours plus captivé. Il rendit son étreinte plus étroite encore, serrant tout contre lui la jeune femme avec une infinie tendresse. Comme s’il souhaitait la conserver, comme espérait ne plus jamais la voir s’envoler. Puis, l’orchestre en eut fini de ce morceau qui sembla bien durer une éternité. Alentour, la clameur des applaudissements se fit sourde à ses oreilles alors que ses mains glissaient sur la silhouette de la belle pour venir se nicher sur ses hanches. Ses yeux se perdaient dans les siens, son souffle se mêlait au sien alors que son torse épousait sa poitrine pour voir leurs cœurs se faire l’écho l’un de l’autre. " Je…" Il n’avait pas envie de parler, pas envie de voir cet instant se briser alors qu’alentour les convives recommençaient à danser sur un nouveau rythme singulièrement bien exécuté. Pour Adriel, il n’y avait guère plus qu’Andrea alors qu’il se tenait tout contre elle. Leurs fronts se touchèrent dans cette exquise façon qu’ils avaient jadis de partager un baiser. Il ne désirait plus que ses lèvres, ne ressentait plus que son souffle, n’entendait plus que son cœur et ne respirait plus que son parfum. S’emparer de ses lèvres… La retrouver et ne plus jamais la délaisser. S’emparer de ses lèvres… " Je suis désolé… C’est un peu… Bizarre. " Il s’était figé tout à fait alors que tout son être lui hurlait de céder. Il ne le pouvait pas. Elle avait quelqu’un, avait probablement refait sa vie et il ne voulait pas la faire souffrir plus qu’il ne l’avait déjà involontairement fait. Il aurait tant dû se battre plus pour à jamais la conserver. A la mélodie de leurs souffles, leurs pupilles se lièrent. Il aurait tant aimé qu’il ne fusse question que d’eux deux…
Revenir en haut Aller en bas




Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Ven 5 Sep - 1:57 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

avatar
Invité
Invité
Afficher le profil
Elle avait toujours chéri leurs petits jeux, même bien avant qu’ils soient ensembles. Ç’avait commencé il y avait des années de ça, par des œillades discrètes et sans réelles significations. Puis il y avait eu les sourires, que les paroles avaient accompagnées et avec elles, les demi-mots, la complicité aussi. L’étincelle que leur proximité allumait encore et encore. Était venu le toucher timide et insouciant, l’attirance et, enfin, la franche caresse. Sous ses longs cils, le creux de ses prunelles pétillait d’un émoi discernable tandis qu’il lui semblait revivre ces sensations à un rythme effréné. Si elle voyait alors ce qui se jouait entre eux en cet instant, ce que quiconque aurait pu comprendre, Andrea avait choisi de l’ignorer. Ils s’étaient aimés, et bien avant ça, ils s’étaient connus. Elle savait chacun de ses regards, il connaissait chacun de ses sourires. Elle devinait la signification de son hésitation, il comprenait les raisons de son trouble. Et quoiqu’aucun ne veuille vraiment se l’avouer, par crainte, par défiance ou par devoir, quoique tous les signes soient là pour le montrer, quoique leurs corps se ressentent mutuellement et s’appellent à l’étreinte qu’ils ont un jour connu, quoiqu’aucun d’eux n’ose, l’attraction, elle, était bien présente. Pourtant, la jeune femme s’efforçait pour l’heure de se fermer à ces raisonnements hasardeux pour se consacrer pleinement à l’instant présent. Leur instant. Le temps d’un rythme, d’une mesure suspendue dans le temps, il était de nouveau sien et elle était de nouveau sienne. Une occasion qui se présentait une fois dans une vie, et qu’elle ne voulait laisser s’échapper sous aucun prétexte.

Pour ça, elle se raccrochait à l’éclat qui brûlait au fond des prunelles céruléennes d’Adriel. Quelque chose sonnait faux, pourtant, sans qu’elle puisse bien mettre le doigt dessus. Peut-être était-ce l’absolue contradiction entre ce que ses yeux lui murmuraient au creux du cœur et ce qui s’échappaient d’entre ses lèvres que déformait un rictus ironique. Elle plissa ses paupières qu’une ombre pernicieuse alourdissait de malice, plongeant ses iris éclipsées dans les siennes, comme pour mirer les tréfonds de son âme. « Oh… Susurra-t-elle sur le ton qu’il avait adopté. Parce que tu comptes me faire croire le contraire ? » Croqueuse d’hommes ou de diamants, Andrea n’était rien de cela. Et le Golden Boy en était bien a fait, ce qui rendait la situation on ne peut plus cocasse. Mais s’il était une chose qu’Andrea pouvait être, c’était joueuse. Et quelque peu tentatrice, quand la situation s’y prêtait, comme c’était le cas en cet instant. « J’y tiens », ajouta-t-elle en étira un peu plus ses lèvres d’un sourire délicat. Ce qu’il lui glissa ensuite la laissa rêveuse quelques instants, faisant se fracasser sur les récifs de son esprit une image qu’elle pensait avoir effacé de son esprit. Une batte entre les mains, un coucher de soleil éclatant, dont les langues de feu viennent lécher les plaines texanes, l’éclat des bouteilles de bières brunes. Les éclats des bouteilles de bières brunes, explosées. La pluie de verre, la pluie de rire. « J’espère bien… » Sourit-elle doucement. Le souvenir lui avait, en définitive, tout enlevé de l’envie d’espièglerie. Pour le moment.

La nostalgie s’était en effet emparée d’elle, l’entraînant irrémédiablement dans une danse de souvenirs et de sentiment alors que, plongée dans les bras de l’homme qui avait partagé sa vie, elle vivait un instant à nul autre pareil. Elle avait savouré son étreinte, la chaleur de son corps contre le sien, de ses bras autour d’elle, de leurs doigts entremêlés de cette façon, cette façon qu’il avait de la plaquer contre lui quand… Quand ils étaient ensembles. Puis était venu son petit-ami, ou tout du moins celui qu’elle avait appelé ainsi, puisqu’il n’y avait rien de tel dans la vie de la métisse Ultime. Elle avait vu dans la question rhétorique de son ancien amant l’occasion en or pour recueillir délicatement le bâton qu’il lui tendait et le battre de la bonne et juste façon. Une pure vendetta à l’encontre de ce qui s’était passé des années auparavant, ce jour où il avait disparu de sa vie, laissant derrière lui un vide immense. Bien entendu, Andrea avait eu le temps de refaire sa vie, elle avait eu des amants clin d’œil, disparus le temps d’une nuit, mais aussi des relations plus sérieuses. Elle avait même failli se marier. La dernière relation de date remontait à ses premiers mois au sein de l’UNISON, et la jeune femme n’en avait plus connu depuis. Le changement de ton d’Adriel, à l’instar de ses prunelles nimbées de tristesse, lui laissèrent supposer qu’elle avait tapé juste, peut-être même un peu trop à son goût. Aussitôt, elle culpabilisa et chercha un moyen de revenir sur ses propos. Une idée lui vint alors spontanément. « Si l’on considère le temps qu’il a passé avec moi, oui il doit s’estimer chanceux, sourit-elle tendrement. D’ailleurs, tu dois te rappeler de lui. Je l’ai appelé Ted. » Oui, LE Ted. L’ours en peluche qu’il lui avait offert il y avait des années de ça, et qu’elle conservait aujourd’hui encore dans le coin d’une étagère poussiéreuse. Une façon judicieuse de refaire basculer la balance du spleen et des regrets.

Lorsqu’il reprit la parole, la douloureuse tension avait laissé place à une légèreté rafraîchissante, quoiqu’empreinte de gêne. Il tenta tant bien que mal de lui expliquer en quoi consistait le projet qu’il comptait mettre en place et qui semblait lui tenir tant à cœur. Tant bien que mal, puisqu’elle eut grand peine à saisir réellement les tenants et les aboutissants de ce qu’il essayait de lui faire comprendre. Qu’importait, au fond ? Andrea n’était pas tout à fait érudite en matière d’armement et si elle lui avait posé la question c’était avant tout par politesse, mais aussi parce qu’elle aimait l’entendre parler. Il y avait dans sa voix un vibrato enflammé quand il parlait de ses passions, et les braises affolées du creux de ses yeux lui laissait comprendre qu’il n’était pas seulement le Golden Boy avaricieux et intéressé qu’il semblait être. Cette simple idée avait don de noyer le cœur de la jeune femme d’une étrange félicité.

Adriel avait progressivement raffermi son enlacement sur sa silhouette gracile, l’attirant au plus près de lui, comme s’il voulait la perdre dans le creux de son étreinte… Alors les choses avaient commencé à sembler plus profondes qu’elles n’auraient dû l’être. Lorsqu’il lui avoua du bout des lèvres qu’il pouvait changer le monde, elle le cru, comme si la pesanteur de ses mots ne pouvait qu’être gage de vérité absolue. Elle plongea son regard hypnotisé dans le sien, sourde à la musique qui avait cessé et aux acclamations qui avaient éclaté autour d’eux, insensible – ou presque – aux mains qui avaient glissé le long de ses hanches, et les pressaient tendrement. Andrea s’était laissé bercer par la danse et par ses mots, par ses gestes et ce qu’ils lui narraient. Par la courbe de son visage et le mouvement de sa bouche. Elle remarqua à peine la soudaine proximité de leurs lèvres, qui avait pourtant fait s’embraser son visage d’une sublime façon. Elle sentit. Sentit leurs souffles chauds et humides s’entremêler, s’appelant à une caresse mutuelle du bout des lèvres. Sentit leurs regards se perdre dans un passé révolu. Sentit leurs fronts se coller, leurs corps ne former plus qu’un. Elle sentit chacun des battements de son cœur vibrer plus fort que le précédent, et l’ardeur brûlement glaciale naître dans sa poitrine. Elle sentit le frisson de l’envie lui parcourir l’échine.

Mais la texane n’avait pas le droit de la sentir. Quelque chose au fond d’elle lui hurlait d’arrêter tant qu’il était encore temps, de se préserver et de croire qu’elle valait mieux que ça. Elle le savait, mais au fond d’elle, tout sonnait dissonance si ce n’était pas pour vivre pleinement cet instant. En dépit de tout, c’est lui qui prit l’initiative de briser l’instant, et secrètement, elle l’en remercia ; Quoique quelque part au fond d’elle, la déception faisait rage, Andrea devait admettre qu’elle n’avait vraiment pas besoin de faire la une de la presse à scandale, et certainement pas quand la moitié des États-Unis savait que le milliardaire entretenait une relation – qui se voulait sérieuse – avec la riche philanthrope Sydney Stevens. Oh non, elle n’avait vraiment pas besoin de ça. L’horreur de la situation lui sauta alors au visage, d’une si cruelle façon que des larmes de fureur nimbèrent ses prunelles prasines. Intérieurement, elle enrageait. Le visage d’Andrea se ferma alors, et elle voulut clore les yeux pour s’empêcher d’exploser, ce qui saurait être vain. Elle détourna le regard et se détacha brusquement du corps d’Adriel, puis, les lèvres pincées, cracha un « Oublions ça… » avant de se raviser. Pourquoi oublier, pour quoi passait-elle après tout ? Elle, elle n’avait rien oublié semblait-il. « Ça ne t’a pas suffi de m’arracher le cœur il y a des années de ça, tu veux recommencer ? Persiffla-t-elle. C’était quoi ton but exactement ? Me mettre dans ton lit puis me jeter, encore, et retourner à ta petite vie romantique avec ta richarde ? » Des larmes brûlantes avaient commencé à couler le long de ses jours, comme pour évacuer un trop plein de colère, et de frustration. Si elle se contenait pour ne pas hausser le ton, elle aurait été bien incapable de contenir ses propos. « Tu sembles oublier que je ne suis pas comme ça moi, pas comme ces filles que tu jettes comme des mouchoirs. J’ai pas besoin de faire la une des journaux pour me sentir exister. Pas besoin de ton fric, ni de toi. » Elle s’arrêta brusquement, prenant conscience des regards qui commençaient à s’appesantir sur eux, et particulièrement sur elle. Elle se tourna quelques instants, sortit de sa pochette un mouchoir en tissu pour essuyer ses yeux humides cernés de noir, du maquillage qui avait coulé le long de ses pommettes. Si elle regrettait ses mots ? Oui et non. Ce qu’elle regrettait, c’était d’avoir perdu sa contenance, d’avoir montré que ça la touchait. Mais elle n’y pouvait rien, c’était ainsi, si elle avait un cœur, et lui pas.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Ven 5 Sep - 12:39 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici
Légion des Etoiles

avatar
Légion des Etoiles
Afficher le profil
Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?


A la danse de leurs corps s’unissait également celle de leurs souvenirs. Sans malice aucune –bien que sa réputation puisse laissé penser au contraire- Adriel se plongeait avec délice dans ce qui avait fait de leurs deux individualités un couple. Il observait le retour de leur jeu taquin, de tout ce qui jadis les avait unis dans un semblant d’amour qu’il croyait sincère, dans une passion qui irradiait progressivement son être. Tel un Phénix, son amour pour la mirifique texane renaissait de ses cendres. Il aurait tant aimé pouvoir, à nouveau, se consumer dans son feu… Un sourire à sa réplique sur sa richesse, conscient que les biens matériels qu’il possédait ne l’avaient jamais véritablement intéressé. Contraire à toutes les bimbos qu’il avait bien pu imbiber au champagne pour des soirées charnelles dont il ne tirait qu’un simple plaisir immédiat, qu’un simple plaisir de l’instant avant de retourner à son lot de tourments. Un sourire, encore, alors qu’elle semblait gouter à son invitation et qu’il pensait partager les souvenirs à l’origine de son apparente tendresse. Ils furent jeunes et amoureux, personne ne pourrait leur enlever cela… Pas même eux deux. Il ne goutta pas vraiment le retour de son petit ami sur le tapis de leur conversation. Il avait beau ne pas connaitre cet homme, il ne l’aimait pas. Mais il pouvait, néanmoins, se montrer reconnaissant à son endroit, satisfait de savoir qu’Andrea trouvait son bonheur dans les bras d’un autre. Après tout, n’étais ce pas ce que l’on pouvait souhaiter pour la personne dont l’on était… Cette pensée fut la bascule de bien des choses, l’instant où son cœur sauta un battement et où il déglutit avec difficulté, sentant sa gorge se serrer. Il la regarda, posant son regard sur son fin visage alors que ses lèvres égrenaient des paroles qui avaient le mérite de s’enfoncer dans son âme comme l’eut fait une multitude de lames. Cet instant lui apparut décomposé, éthéré comme étiré si bien qu’il en vint à se demander si le destin ne le gratifiait pas là d’une juste punition pour ce qu’il avait fait… Il fut réchauffé par son tendre sourire mais refroidit par le propos suivant. Il le connaissait, il en grinça des dents. Il se nommait Ted, il en fut soulagé…

" Après tout ce temps, tu l’as gardé… " Il ne l’aurait pas pensé, ne l’aurait pas soupçonné. Adriel accueillit la chose avec un certain soulagement qu’il ne s’expliquait que trop bien et qui commençait à rendre perverse sa démarche. A ses yeux tout du moins. Qu’est ce qu’il pouvait bien espérer après tout ? Il l’avait abandonné. Et même si il avait pour lui la plus affreuse des excuses, il ne pouvait pas s’attendre à voir pardonner pareille action. D’autant qu’après toutes ces années, la jeune femme était forcément passé à autre chose. Le fait qu’elle n’ait personne dans sa vie s’imposait aux yeux du Golden Boy comme un concours de circonstance. Il concevait sans concession qu’elle ait pu lui en vouloir mais n’imaginait pas que ce puisse encore animer ses actions. Après tout, elle n’avait jamais véritablement cherché à le retrouver, c’est du moins ce qu’il se figurait. N’étais ce pas là la preuve qu’elle ne tenait pas à lui plus particulièrement que ça ? Une pensée qui eut le don de le faire souffrir, une nouvelle fois. Il fallait qu’il cesse ce jeu tortueux auquel ils se livraient tous deux.

Mais comment l’envisager ? Comment chercher à réaliser cette pensée quand leur seule étreinte sur la tendre mesure avait le don de lui offrir tout ce qu’il avait jamais cherché ? A son simple contact, rien ne semblait avoir changé mais tout avait pourtant l’air si différent… Ses sourires comme ses soupirs avaient le don d’affirmer sa sérénité comme de lui intimer le devoir de la protéger. Il l’étreignit comme l’on étreint celle qui partage vos jours et vos nuits, comme l’on étreint celle qui sait provoquer votre féliciter comme soulager vos tourments. Il l’étreignait comme si ils n’avaient jamais cessé d’être eux deux. Il s’en voulut d’avoir brisé le moment sous les applaudissements d’une audience à laquelle il était désormais plus qu’indifférent. Mais il regretta plus encore ses réactions. Oublier ça… Il ne le souhaitait pas. Il ne le voulait pas. Il n’avait aucune envie d’oublier, aucune envie de la délaisser ni même le moindre désir de la voir s’envoler. Il souffrit de son propos, plus encore de son courroux. Tout le ressentiment de la belle texane lui explosa alors à la face, le laissant seul face à ses remords, à ses regrets comme désemparé face à toute la souffrance qu’il avait pu engendrer. Il ne le savait que trop bien, qu’elle n’était pas comme ça. Peut-être étais ce même la raison pour laquelle il s’en était amouraché. Pas besoin de son fric. Pas besoin de lui. Quatre mots qui eurent le don de la sonner, de le laisser aussi seul et abandonner qu’il le fut dans les plus sombres instants de son existence. Tous les mots qu’elle avait bien pu lui balancer tournaient désormais dans sa tête comme douloureuse symphonie. De tout son propos cinglant, le plus douloureux fut celui où elle lui confessait avoir vu son cœur arraché par son départ.

" Ma petit vie romantique… Avec ma richarde… ? " Il prononça lentement ses mots, ne prêtant pas la moindre attention aux regards qui pouvaient bien converger sur le semblant de spectacle qu’ils offraient. Il restait Adriel Veidt : il s’en foutait ! En l’instant, il n’y avait qu’Andrea qui lui importaient. Qu’Andrea et ce dos tourné comme ces larmes chaudes inondant son visage et qui lui intimaient l’ordre de la serrer tout contre lui. Pulsion protectrice qu’il eut le plus grand mal à refreiner alors que sa voix se mit à rétorquer : " Tu ne sais rien du tout, Andrea… " Cela pouvait apparaitre aussi brutal que violent et immédiat, mais c’était la triste réalité. Elle ne savait rien de lui. Elle se gobergeait de toutes les illusions qu’il jetait à la face du monde pour apparaitre comme l’effroyable salopard que la société voulait voir en lui. C’était de son fait et il regrettait la chose désormais. Il grinça des dents face à la référence à Sydney, elle ne pouvait pas savoir que tout ce pan de son existence s’était soldé par un nouvel échec. Comme il le fut de sempiternelle façon dans les affaires du cœur. Il posa ses yeux sur sa nuque, laissant le silence s’installer alors que ses bras tremblaient de ne guère pouvoir l’enlacer pour la soulager des tourments dont il était le fait. Il comprit dès lors, laissant choir le masque détestable dont il se drapait pour offrir à Andrea ce qu’elle méritait : toute sa sincérité. Il comprit très clairement tout ce qu’il avait sur le cœur, tout ce qu’il ne pouvait plus garder pour lui et tout ce qu’il voulait qu’elle sache. Il garda le silence, ne prêtant pas la moindre attention à ceux qui leur portaient encore un semblant d’intérêt. Puis, il rompit le silence que la situation avait d’elle-même imposé :

" Tu veux savoir le nombre de femmes avec qui j’ai couché ces dix dernières années… ? " Souffla t’il sans morgue, avec une pointe de rage qui ne s’adressait qu’à une seule personne : lui-même. " Des centaines. Peut-être même plus… " Pas de mensonges, pas de faux semblants. Il se voulait sincère bien qu’abrupt, renouant avec le jeune qui avait autrefois partagé son existence. " C’est tout juste si je me souviens leur visage… " Sans forfanterie, sans zèle. Simplement de la désolation. " Je suis sorti avec Sydney parce que j’étais seul. Terriblement seul… Parce que j’étais fatigué d’être continuellement déconnecté de tout… " Déconnecté des affaires du cœur, déconnecté des sentiments. Fatigué de ne plus pouvoir vivre à l’unisson d’une autre, de ne plus partager de tendres et complices moment. " C’était juste… Une parenthèse plus sombre encore ! " Il ne s’en rendait compte que maintenant et le constat serra son cœur. La Stevens l’avait abandonné ou bien l’avait-il laissé tomber dès l’instant où il s’en était rendu compte. Rendu compte de ce qu’elle n’était pas. Et Adriel de poursuivre sa confession en drapant ses traits d’une masque de dégout envers lui-même, envers cette situation qui le faisait souffrir comme elle faisait souffrir les autres alentour. " Parce que quand je suis avec quelqu’un…" Pour ne pas dire dans quelqu’un. " …Il n’y a qu’un seul visage que je vois ! " Le sien. Jamais il n’avait véritablement cessé de penser à elle. Jamais elle ne l’avait laissé. Charlie s’était même amusé à user de son nom pour le tourmenter. Ca l’avait rendu malade, lui avait fait perdre les pédales et l’avait fait prendre la route à toute vitesse pour croiser le chemin d’un putain d’androgyne irlandais. Pas une seule fois il n’avait haussé la voix dans sa confession, ne la réservant qu’à elle. Il comptait bien poursuivre sur ce ton, bien que ses phonèmes soient accablés d’une certaine tristesse. " Quand je t’ai vu, ce soir… C’était comme autrefois. " Sur tous les plans. Absolument tous. " Comme si le passé resurgissait pour me redonner une chance de revivre tout ça différemment. De tout refaire… Mieux. " La formulation était maladroit autant que mal habile. Mais comment est ce que l’on peut exprimer avec des mots la volonté de donner son cœur comme son âme pour racheter ses fautes et retrouver une passion qui vous fait tant défaut. Il serra les dents, témoignant ainsi toute la colère qu’il éprouvait et qu’il dirigeait à son propre encontre. Et ses mots de conclure dans l’indifférence totale du monde alentour : " Et maintenant… Cette chance me tourne le dos. " De façon definitive selon ses mots.
Revenir en haut Aller en bas




Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Ven 5 Sep - 16:28 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

avatar
Invité
Invité
Afficher le profil
Il s’appelait Ted, et c’était une peluche. Il n’était pas bien grand, tout juste une quinzaine de centimètres et exhalait un relent de cigarette froide, du temps où elle avait succombé à la tentation du plus grand nombre. Le soleil sur ses étagères faisant son office, son pelage chocolat s’était éclairci au fil des années jusqu’à n’être qu’un cannelle terni, ces mêmes années qui avaient eu raison de l’un de ses yeux et de l’essentiel des strass qui parsemaient jusqu’alors son t-shirt carmin. Du cœur qu’il formait alors ne restait plus qu’un misérable vestige, à l’instar de cet amour dont elle avait longtemps pensé qu’il ne restait rien. C’était le premier des nombreux présents qu’il lui avait offert quand ils étaient encore ensemble, un misérable ourson en peluche qu’il avait gagné dans une fête foraine qu’elle ne remettait pas tout à fait. Mais il était le premier, donc il était précieux. Un peu comme le souvenir d’Adriel, qui à sa manière, avait lui aussi été son premier véritable amour. Alors bien sûr, elle l’avait gardé. Bien sûr, puisque Andrea était une sentimentale, qui s’attachait aux choses et aux gens, un peu trop parfois. Qui ne savait oublier que derrière les objets, il y avait des souvenirs, et derrière les souvenirs, un passé qui ne la rattraperait pas. Le milliardaire lui-même avait semblé surpris d’apprendre qu’elle l’avait conservé après tout de temps, puisque lui – supposa-t-elle – ne devait guère être du genre de personnalité qui accordait beaucoup d’importance aux bien matériels. Non qu’il ne soit pas matérialiste ! Comme beaucoup de ses semblables de la haute-sphère, il devait être un collectionneur – et pas seulement de femmes ! Ce dont elle doutait, c’est qu’il collectionne par sensiblerie et non pas par simple paraître. Elle s’était bien gardée d’ajouter quoi que ce soit, se contentant d’offrir un sourire entendu à son interlocuteur, avant de s’en retourner à la danse intimiste qu’il lui avait tendrement concédé.

Tout avait l’air d’aller pour le mieux, pris dans l’univers de sentiments et de sensations qu’ils s’étaient créés. C’est pourquoi elle s’était étonnée de la tournure qu’avaient pris les événements, qui avaient basculé du tout au tout en l’espace d’un instant, d’une phrase. Leur fragile échafaudage de désir, de plaisir, d’exhalaison d’amour et de mélancolie, s’était effondré sous leurs yeux comme un château de cartes. Comme si son merveilleux souvenir, implacablement rattrapé par le temps, était de nouveau tombé en poussière entre ses doigts crispés sans qu’elle tente même de le retenir. Les choses avaient dérapé, échappant à tout contrôle, et tout particulièrement au sien. Oui, elle était en partie fautive, elle se devait de l’admettre ; Elle avait eu l’audace de ne pas reléguer les choses du passé au passé, la culpabilité de se laisser entraîner dans le sillage du bonheur et des souvenirs. Mais lui, lui… Le dos toujours tourné, honteuse de sa réaction et de ce qu’elle lui avait craché au visage, Andrea se mordit les lèvres et la langue. La rage l’avait sans doute aveuglée, sans qu’elle n’ait pris réellement compte de ce qu’elle disait et surtout de la façon dont elle le disait – puisqu’au fond, elle pensait une grande partie de ce qu’elle lui avait dit. Peut-être parce qu’elle ne savait pas tout, peut-être parce que c’était ce qu’il essayait de lui faire croire. Toujours était-il que pour elle, dans une certaine mesure, il était aussi en parte responsable du théâtre des passions qui se jouaient ce soir.

Elle ne tourna pas le regard vers lui tandis qu’il lui parlait, se contentant de lui tourner le dos, campée sur ses positions. Lorsqu’il parla, sa voix était éthérée et posée, empreinte d’une froideur qu’elle ne lui avait que rarement connue, et qui ne présageait rien de bon. Lorsqu’il prétendit qu’elle ne savait rien, un rictus mauvais ourla ses lèvres encore rouge de ses pleurs ; Elle ne savait que ce qu’il laissait entendre d’elle, la vérité était simple. Elle ne croyait que ce qui était tenu pour acquis et aurait pu ne jamais cesser de le connaître s’il n’avait pas soudainement disparu de sa vie. Lorsqu’il était reparu, il n’était plus que cet abject et outrancier milliardaire, s’affichait avec des mannequins qui pouvaient bien passer pour des prostituées et s’était enlisé dans une pseudo-relation avec une héritière à laquelle il ne semblait pas tenir outre-mesure. Il revenait et tentait de raviver la flamme qui les avait un jour embrasés tous les deux. Qu’y avait-il à savoir qu’elle ne sache pas déjà ? Que pouvait-elle comprendre de ce qu’il essayait de lui dire, quand les faits étaient là ?

Après le bref silence – dont elle pensait qu’aucun d’eux deux ne se départirait jamais – Adriel reprit la parole. Et lorsqu’il le fit son air avait changé du tout au tout. Sa voix basse semblait lui chanter au creux du cœur et de l’oreille, ce même ton qu’elle avait employé pour lui faire savoir tout ce qu’elle avait sur le cœur. Ce ton qu’il utilisait maintenant pour ce qui sembla bien rapidement la vérité. Sa vérité, tout du moins. Les choses qu’il lui glissa étaient dures à entendre, douloureuses parfois (comme la mention du nombre de femmes qu’il avait bien pu mettre dans son lit), mais elle les écouta sans broncher – non qu’elle ne lui fasse rien, loin de là, mais elle ne voulait plus lui offrir l’once d’une réaction avant qu’il n’ait mis un terme son laïus, et dit ce qu’il voulait lui dire. L’intonation de sa voix, fut-elle assurée, lui laissa rapidement comprendre la mélancolie et la noirceur qui imbibait son cœur. L’espace d’un instant, la jeune femme voulu se fermer à la discussion, ne plus entendre, ne pas comprendre ce qu’il tentait de lui dire, de lui avouer, de peur d’être blessée, encore. Puis, à la lumière ce qu’il lui avouait – alors même qu’ils étaient entourés de centaines de dignitaires – le cœur d’Andrea se radoucit, jusqu’à ce qu’enfin, elle s’ouvre de nouveau à lui, et au dialogue. Alors elle poussa un long, long soupir et se retourna, dardant ses prunelles rougit par les larmes dans celles du Golden Boy. « Je n’aurais pas dû m’emporter ainsi. C’était la dernière chose que je voulais… Même si ça faisait du bien, elle devait en convenir. Sans une excuse, la texane se garda d’en expliquer les raisons, se contentant juste de laisser un silence morne s’établir avant de reprendre la parole. Je me fous de savoir ce que tu as fait, pourquoi tu l’as fait et avec qui tu l’as fait. Ça ne me regarde pas. En plus de quoi elle n’avait vraiment pas envie d’en entendre parler. Ce que je ne peux pas accepter, par contre, c’est la duplicité, la fausseté, le mensonge. Tout ce que tu sembles incarner aujourd’hui. Tes paroles me rassérènent, en sont-ils pour autant vrais ? Dois-je te croire aveuglément et prendre le risque de souffrir, encore ? Les mots sont des mots, et tu as toujours su les manier avec une perfection proche de l’insolence. Consciente de la fermeté de ses mots, la jeune femme essaya de modérer ses propos. Tu veux cette chance ? La voilà, là, je te l’offre. Saisis t’en si tu penses que ça en vaut la peine, si tu penses que tu n’es pas devenu ce que tu prétends être, si tu penses pouvoir me faire croire en ce que tu dis – peut-être pas ce soir, ni demain. Mais sois en certain, parce qu’il n’y en aura pas d’autre. » Andrea essuya du bout des doigts les revers de larmes résiduelles qui avaient parlé au creux de ses yeux. Simultanément, elle prit conscience des regards qui se posaient sur elle, et s’en sentit aussi tôt mal à l’aise. Qu’il n’en ait que faire, c’était un fait, mais elle n’avait ni l’habitude, ni l’envie de se retrouver sous le feu des projecteurs et surtout pas pour cela. Tournant son regard vers lui, elle murmura avec morosité : « Ça te dérange si on va ailleurs ? »
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Sam 6 Sep - 19:50 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici
Légion des Etoiles

avatar
Légion des Etoiles
Afficher le profil
Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?


Il avait laissé son cœur parler, laissé ses mots exploser pour se faire le prolongement direct de sa pensée. Alentours, beaucoup s’étaient déjà désintéressés de l’apparent accrochage avec la jeune femme pour s’en retourner vers leurs nationales célébrations quand quelques-uns se fendaient de rires gars pour moquer le comportement du propriétaire des lieux. Adriel n’en avait rien à faire, se montrait sourd au monde alentours et ne voyait plus que sa vie résumée au dos gracile lui faisant face. Ses mots avaient étés rudes, la réalité le fut suffisamment pour qu’il n’ait guère besoin de l’exagérer. Tout ce qu’il avait pu faire depuis qu’elle avait disparu de son existence lui apparaissait désormais comme autant d’éléments à la charge de sa stupidité. Il en avait maintenant la certitude absolue : il n’avait jamais réellement réussi à l’oublier. Et pourtant, il s’était comporté comme le plus affreux des séducteurs tout comme le plus volage des célibataires. Un paradoxe qui ne lui intimait, bizarrement, aucun regret tout en lui procurent la nausée. La peur d’avoir perdu sa chance, la peur de la voir définitivement s’envoler comme s’éloigner étreignait désormais ses entrailles alors qu’il tentait tant bien que mal de conserver la face aux yeux du monde. Il y eu un long silence au sortir de sa brutale confession. Un silence qui aurait bien pu avoir des airs d’éternité si le jeune homme avait abandonné le sentiment qui le rendait passablement humain : l’espoir. L’espoir d’avoir, par la force de sa sincérité, réussit à regagner son univers. Ou du moins l’avoir touché…

Il l’entendit. Ce long, ce très long soupir… Un simple souffle qui suffit à le faire frémir tant il avait pour habitude de reconnaitre en ce genre d’exhalation la marque du mépris comme celle de l’agacement. Il trembla à l’idée qu’elle l’abandonne définitivement, qu’elle n’ait eu cure de ses mots et qu’il n’ait que trop bien construit le personnage de froid salopard qu’il servait à la plèbe au quotidien. Ses poings se serrèrent l’espace d’un instant, indiquant toute la profonde détestation qu’il éprouvait envers lui-même. L’espace d’un instant… Vint alors le phonème à l’allure de libération, les mots prononcés qui apparurent plus doux que jamais à ses oreilles mais qui n’eurent guère le don de lui étirer un sourire. Point de quoi fanfaronner, point de quoi manifester un contentement coupable autant qu’abusif. Andrea n’était pas et ne serait jamais semblable à toutes ces femmes qu’il envoyait dans son lit en les imbibant de belles paroles comme d’un magnum de champagne. Elle était tellement, tellement plus que cela…

" Tu n’as pas besoin de t’excuser… " Il regarda de biais, laissant ses yeux parcourir le sol alors qu’il plongeait dans ses pensées. Qu’elle s’emporte était tout à fait son droit tant il avait été des plus détestable à son endroit. Tant ses gestes comme ses mots avaient pu se faire l’écho d’une réputation de Don Juan avide de la mettre dans son lit comme de la jeter une fois le matin venu. Pour tout cela, il aurait bien pu comprendre qu’elle le gifle plus qu’elle ne l’assaille de son propos. Et si ses pensées n’avaient rien à voir avec ce qu’elle avait pu soupçonner, il se contenta d’indiquer dans un souffle : " Je l’ai mérité… "

Reconnaitre ses fautes n’était pas réellement dans ses habitudes. Pas vraiment dans les habitudes du personnage de composition dont il chaussait le masque pour traiter de ses affaires. Qu’elle le perçoive ou non, Adriel avait pris la décision de cesser de jouer. De ne plus prendre les traits du maitre de cérémonie rompu aux négociations comme aux coups fourrés sur le marché de l’armement pour laisser à jour ses traits tous personnels. Pour laisser apparaitre ses failles, ses doutes comme ses aspects lumineux aussi bien que sombres. Elle avait beau lui dire que ce qu’il avait pu faire avant ne lui importait pas, le Golden Boy se figura le contraire… Il accepta tant bien que mal les accusations, prenant sur lui de ne pas immédiatement répondre à ses propos sur son apparente fausseté, sur ses apparents mensonges… Il l’écouta sans piper mot lui indiquer qu’elle accepter, tant bien que mal, de lui donner une chance mais qu’il n’aurait le plaisir d’en avoir une autre. Un poids secoua ses entrailles face à cette nouvelle mais il ne montra pas d’apparente réaction. En son for intérieur, il commençait à redécouvrir la définition de la félicité. Il fut désolé de voir ses larmes, désolé de lui avoir causé tant de troubles. Tant de souffrances… Puis, elle le questionna.

" C’est ma fête… Je ne peux pas vraiment… M’en absenter. " Il eut un sourire, un peu désolé. Il jouait de ses airs dont il se drapait par le passé, dont il se drapait à l’ordinaire pour montrer le peu d’emprise que pouvait bien avoir sur lui le monde autour. Comme un signe du destin, le morceau joué par l’orchestre semblait toucher à sa fin. " C’est ma fête… " Les lumières se mirent à décroitre, plongeant progressivement la vaste assemblée dans une pénombre énigmatique. De blanches tentures descendant des hauts plafonds se virent alors illuminée dès l’instant où sonna un air patriotique dans les airs. Les convives portèrent leurs regards sur le début d’un film soigneusement monté, là où les yeux d’Adriel ne quittaient guère la silhouette de son ex-compagne. Il s’empara doucement de ses doigts et lui adressa un sourire. " Je peux bien aller où je veux ! " Tous semblaient hypnotisés par les documents d’époque retraçant la fulgurante ascension du conglomérat Veidt, par ce film faisant l’éloge des immigrés allemands à l’origine de sa création tout en faisant l’éloge de la profonde collaboration entre les industriels comme les gouvernements successifs des Etats-Unis d’Amérique. Il connaissait ce conte par cœur, savait qu’il traiterait bien vite de son grand-père avant de s’appesantir sur ses actions. Plus personne ne semblait réellement leur prêter attention. Alors, il l’emporta à ses côtés, serpentant entre les successives décorations comme les convives hétéroclites pour finalement se figer devant les portes d’un ascenseur. Dans son dos, Ashley lui jeta un regard mauvais. Il l’oublia dès l’instant où il se retrouva seul avec Andrea, enfermé dans le cube de métal.

" Tu sais… Il n’y a jamais eu de duplicité, de fausseté, comme de mensonge… " Souffla alors que la mécanique s’activaient pour les soulever jusqu’à l’étage de son bureau. Il s’était éloigné, pensant qu’elle souhaiterait respirer. Mais il ne pouvait pas s’empêcher de la regarder. " Pas avec toi… " Une façon toute particulière de lui dire qu’il ne s’était jamais montré faux avec elle par le passé et qu’il n’entendait pas changer cette belle habitude. Une façon de lui dire qu’il avait été parfaitement sincère avec elle et qu’il continuerait à l’être. Quoi qu’il puisse bien leur arriver désormais. " Tout çà… " Il accompagna son propos d’un mouvement de bras avant de chercher à dénouer son nœud papillon. " Ce n’est pas moi… Et je suis certain que tu le sais au plus profond de toi. Mais c’est le moi qu’ils ont besoin de voir… " Elle lui avait commandé de l’honnêteté, il y en avait foule dans ce semblant de confession. " Je suis né dans ce milieu et je mentirais en disant qu’il ne m’a pas façonné... C’était déjà le cas quand tu m’as rencontré. Je n’ai découvert le monde qu’à l’âge d’homme, et alors, il m’a juste paru… Effrayant. " Lors de son périple qui avait suivi la mort de ses frères, qui avait suivi sa disparition… Qui avait tout autant suivi son regrettable abandon. " Je fais tout ça car, si je ne le faisais pas, d’autres le feraient à ma place... " Il soupira. " Crois-le ou pas… Je n’ai confiance qu’en moi sur ce domaine-là. Je sais que je ne suis pas parfait, mais je sais aussi que jamais je ne franchirai la ligne jaune dans ce domaine. Alors que d’autres… D’autres utiliseraient les rouages de notre domaine pour à la fois contrôler l’offre et la demande, générant des bénéfices que mon Conseil d’Administration souhaite en rêve. " La vérité était brutale et cruelle mais Adriel savait qu’il faisait partie d’un système qui n’éprouvait aucunement le besoin de se justifier. Un système qui vouait un culte aux saints dollars et qui n’avait cure de la destination des armes qu’il produisait. Son entreprise s’en souciait. Autant qu’il le sache du moins. Et elle faisait tout pour phagocyter des marchands isolés afin de les absorber et mettre fin à leur tortueux marché. A son sens, la croissance de son entreprise était la meilleure chose qui pouvait arriver au secteur de l’armement et qui lui donnait une raison de se regarder avec une once de fierté dès lors qu’il se forçait à contempler son reflet. Une raison de justifier son plus détestable portrait. " D’aucun disent de moi que je suis le mal absolu... " Par extension, ce propos s’appliquait à son entreprise. Si ce n’est à elle uniquement. Adriel haussa mollement les épaules avant de marmonner : " Mais j’imagine que je suis un mal nécessaire… " S’était sa vision du monde comme sa vision des choses, une conviction profonde et détestable qui permettait encore de se regarder dans un miroir. Il commençait à ressentir le profond besoin d’un verre. " Je sais ce que je suis... " Murmura t’il en posant ses pupilles azurées sur sa gracile silhouette. " Et je veux que tu le saches également. Que tu le saches pour me redonner cette chance… " Il aurait pu passer des heures à la regarder. " Une chance que je veux saisir… Plus que tout au monde. " Jamais il n’aurait dû la laisser partir, jamais il n’aurait dû l’abandonner et il aurait tant dû se battre bien plus vaillamment pour la conserver. Tant de choses qu’il aurait souhaité lui énoncé mais qui se trouvèrent prisonnières de sa gorge alors que les portes s’ouvraient sur son bureau. " Ne fait pas attention au désordre... " Il eut un sourire. La décoration mêlant l’ancien comme le contemporain avait le mérite d’offrir une mosaïque des expériences que le jeune homme avait pu traverser au cours de son existence. Surplombant le tout, un portrait le représentant en compagnie de ses deux frères trépassés. Ca et là trainaient quelques dossiers. Ca et là trainaient quelques babioles à même de lui donner un visage nostalgique. Comme quoi…
Revenir en haut Aller en bas




Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Dim 7 Sep - 2:15 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici

avatar
Invité
Invité
Afficher le profil
Elle avait laissé son cœur parler, laissé les mots jaillirent du plus profond de sa rancœur pour lui exploser au visage en gerbes de mépris. Et de douleur. Le temps avait semblé s’arrêter pour elle, alors même qu’elle lui tournait le dos, et par là tournait le dos à la situation, désormais inapte à supporter le fardeau de son regard. Les yeux des invités s’étaient progressivement tournés vers eux, vers leur altercation, avant de les délaisser pour se concentrer sur la soirée qui, elle, continuait à battre son plein. Qui, ici, pouvait bien avoir cure des histoires de cœur du Golden Boy ? Ce n’était qu’une de plus. Rapidement, l’accrochage ne fut plus qu’une rumeur lointaine, une braise sous la cendre, qu’aucun vent n’aurait su ranimer, et l’on se désintéressa d’eux. Pourtant, le poids sur les épaules d’Andrea, lui, n’avait cessé de s’appesantir de tout le temps qu’était tombé le silence sur leur conversation. Ce n’était pas, en définitive, le poids des regards qui avait assailli ses frêles épaules d’une chape de contrariété – elle se fichait bien de ce que les gens pouvaient penser, même si elle n’aimait pas être le centre des attentions – mais celui des regrets. Elle regrettait ce qui venait de se produire, regrettait d’avoir perdu son sang-froid, regrettait d’avoir laissé le passa la rattraper, regrettait de ne pas simplement avoir mis fin à la danse et avoir quitté le gala. Tout aurait été tellement plus simple ; Mais Andrea était une impulsive, une sentimentale et surtout, une révoltée.

Il l’avait mérité. La phrase avait tourné dans son esprit encore et encore, alors même qu’ils se faufilaient à travers la foule plongée dans le noir. Oh, elle ne pouvait pas vraiment dire le contraire, elle-même ayant pensé chacun des mots qu’elle lui avait crachés au visage, si durs soient-ils. En revanche, qu’il prenne sur lui-même, qu’il avoue ses fautes, fusse à demi-mot, qu’il lui admette qu’elle n’avait pas besoin de s’excuser parce qu’il était responsable de ce qui était advenu, c’était inattendu de sa part. De la part du personnage hautain et sûr de lui qu’il affichait, tout du moins. L’Adriel qu’elle avait connu savait reconnaître ses fautes quand il le fallait, preuve qu’il subsistait peut-être quelque chose de vrai sous le masque dont il avait fait son visage. Preuve que ce qui était arrivé plus tôt dans la soirée ne résultait peut-être pas seulement d’un désir mal placé. Main dans la main, leurs doigts entrelacés, ils s’étaient insinués dans la foule pour se diriger vers son ascenseur personnel, lui offrant le repos qu’elle lui avait demandé. Se faufiler dans le noir, fuir les gens pour se payer le luxe d’un instant à deux, voilà une chose qu’elle n’avait pas eu l’occasion de faire depuis longtemps. À la lumière de la projection qu’illuminait spasmodiquement son visage, Andrea eut une moue douloureuse.

La jeune femme savait bien dans quelle position l’arracher à la célébration le mettait, et elle le remerciait pour ça, autant qu’elle en était profondément désolée. Depuis leur dispute, et même si la plupart d’entre eux étaient désormais absorbés par le documentaire qu’on avait lancé, la jeune femme avait senti une sorte de malaise naître au creux de sa poitrine, soudainement oppressée par l’attention qu’on leur avait porté et l’écho de ses propres paroles en elle. Soudain, elle avait eu envie de fuir, et avait dû se faire souffrance pour ne pas s’excuser et leur fausser compagnie à tous, en sautant dans le premier taxi qu’elle avait déniché. Ce qu’elle aurait dû faire. Face à quoi, sa seule issue, c’était de quitter la salle, de s’arracher au regard des invités le temps de retrouver son calme et sa contenance. Et lorsque les portes de l’ascenseur s’étaient refermées en silence sur le film ventant la réussite du Conglomérat Veidt, le faix qui pesait sur les épaules d’Andrea s’était déjà un peu relâché.

Elle n’avait pipé mot, et ne le fit pas avant qu’ils soient à destination, écoutant ce qu’il avait à lui dire de la même façon qu’il l’avait écoutée écouler son venin sur une plaie vieillie mais jamais vraiment refermée. La jeune femme s’était adossée à l’une des parois de l’ascenseur tandis qu’il s’appuyait sur celle qui lui faisait face, sans doute dans le but de leur laisser un peu d’espace, mais alors même qu’il lui parlait, ses yeux opalins suivaient chacun ses gestes et elle buvait chacun de ses mots. Il lui expliqua qu’il n’y avait jamais eu de mensonge, ni de duplicité entre eux, et de ce qu’elle savait, c’était vrai. Il n’avait jamais fait que de la laisser, comme ç’avait été le cas d’innombrables femmes avant elle, mais n’avait dit qu’il lui partagerait sa vie. Il n’avait pas menti. Pour la première fois, en se plongeant dans ses prunelles d’acier, elle pouvait y lire quelque chose de clair – en dehors de la douleur qui continuait d’y sourder – et ce quelque chose était la sincérité. Ses troubles se dissipèrent doucement, alors qu’il lui expliquait ce qui avait fait de lui… Ce qu’il était devenu. Quant à ses craintes, sans doute lui faudrait-il encore quelques temps. Leur faudrait-il du temps.

Les portes de la cage de fer s’ouvrirent enfin sur l’immense bureau du Golden Boy, à des lieux de ce qu’elle aurait pu imaginer. Ce qui attira en premier lieu son regard fut les trois portraits qui les surplombaient et dont elle détourna bien vite le regard, douloureusement touchée par les regards qu’elle ne connaissait que trop bien - rien n’aurait été pire en cet instant que de mêler à leurs souvenirs ceux de ses frères disparus – pour s’attarder sur le patchwork de vie qui s’étalait sous ses yeux. Lorsqu’elle se tourna vers lui, Andrea prit la parole pour la première fois depuis qu’ils avaient quitté la salle du gala. « Il n’y a pas de problème… » Elle-même ayant une conception très personnelle de ce qu’était le rangement, il lui aurait été difficile de lui en tenir rigueur. « Tu sais Adriel… Elle prit un instant pour agencer ses pensées, toujours confuses et gênées par la situation. Je comprends. Du moins je peux comprendre… Le besoin de se protéger. Je le comprends même très bien. » Ce même besoin ne l’avait-il pas, plus tôt, poussée à s’arracher à l’emprise qu’il avait sur elle ? Il fallait croire qu’ils ne réagissaient juste pas de la même façon. L’agent s’approcha de la haute stature de son ex-petit ami, tendant une main délicate pour épouser la courbe de sa mâchoire carrée. « Je n’ose imaginer le monde dans lequel tu vis. Je n’ose, ni ne veut le faire, mais je peux imaginer… Imaginer ce qui peut pousser un homme à se vêtir d’un masque pour visage. Et je peux en comprendre les raisons. » Dans un sens, elle trouvait ça triste et un bien grand sacrifice. Un sacrifice qu’elle-même n’aurait jamais pu faire ; Immoler tout ce qui faisait qui elle était pour se voir porter le visage d’une autre, au quotidien, être connu et jugé pour ça. C’était inconcevable, elle était bien trop entière. Bien trop honnête, et bien trop juste. Ce que lui n’était pas avec le monde dans lequel il évoluait, ce qu’il prétendait être avec elle. « Mais ne me demande pas d’approuver les actions de ton entreprise, fussent-elles pour la bonne cause que je ne les accepterai jamais. » C’était dit. Le problème avec les trafiquants d'armes en guerre, c'est qu'ils n’étaient jamais à court de munitions. Il y en aurait toujours pour détourner ce que d’autres tentaient de faire bien, et pour elle qui était confrontée à cette violence clandestine, c’était les seules personnes qui avaient un réel poids sur le marché des armes. Elle laissa retomber sa main et lui tourna le dos, se déplaçant à travers le bureau jusqu’à la baie vitrée qui donnait une pleine vue sur Star City. Une vue à couper le souffle. La jeune femme, sans qu’il puisse le voir, sourit alors tristement. « Je veux croire que tu sais qui tu es et, pour ça, j’ai décidé de t’accorder de nouveau ma confiance. Peut-être est-ce une erreur, peut-être pas, dans tous les cas j’en aurai retiré une leçon. » Deux fois, mais pas trois. Le soupir qu’elle poussa ensuite laissa une traînée chaude sur le verre qui la séparait du balcon. « Tu penses vraiment qu’il peut y avoir un avenir pour nous ? » Murmura-t-elle enfin.
Revenir en haut Aller en bas

Voir le profil de l'utilisateur
Message posté : Dim 7 Sep - 14:05 Message
Obtenir l'URL : Cliquer ici
Légion des Etoiles

avatar
Légion des Etoiles
Afficher le profil
Black Arm

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2514
ϟ Nombre de Messages RP : 198
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : DreamCatcher
ϟ Âge du Personnage : 29 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?


Dans ce sempiternel réflexe, dans cette tortueuse habitude ayant le mérite de lui rappeler un passé doré où la solitude lui était étrangère, Adriel laissa son regard courir sur les portraits de ses frères. Chaque fois qu’il pénétrait en ces lieux, la tentation de poser ses froides pupilles sur leurs trois visages radieux était trop forte. Il avait beau savoir désormais, avoir tout compris de leur nature véritable, ils restaient ses frères à jamais… Il se souvint l’espace d’un instant leurs frasques, eut un sourire en laissant son regard glisser sur la photo où il portait l’uniforme des Aggies de Texas A&M, tentant de capter une passe défendue par son frère Randall drapé des atours des Black Knights de l’Army. Aucun des deux n’avait jamais réussi à prendre le dessus sur l’autre, aucun des deux –comme des trois- n’avait jamais cherché à se trouver supérieur par rapport aux autres. Ils lui rappelaient ce passé doré où il n’avait pas besoin de feindre comme de simuler pour vivre. Passer ce masque sur ces traits lui offrait le luxe de jouir de quelques situations appréciables que son caractère espiègle prenait plaisir à exploiter. Cela avait, également, le don de multiplier les liens futiles comme de voir s’envoler les amitiés. Il eut une pensée pour Jonas, se rendant finalement compte qu’un type à même de vous abandonner ainsi n’avait finalement rien d’un ami et qu’il devait plutôt voir cette désertion comme une douce bénédiction. Pas besoin de faux-cul comme de pédants dans son cercle d’intimes. Il y en avait déjà bien assez dans son cercle professionnel… Ryan apparut à son esprit, il se jura de bientôt lui faire retrouver la liberté. Puis, il posa ses yeux sur sa silhouette, alors qu’elle arpentait doucement les lieux…

La voir ici avait le don de changer le cours de son existence… D’aucun rirait probablement de ce qu’il pouvait bien penser, mais Adriel trouvait en Andrea le plus merveilleux des échos à ses doutes, la lumière à même de dissiper ses ombres. Des années après qu’ils ne se soient consumés d’une passion dévorante, la voir de nouveau si près de lui était déjà inespéré. Alors, qu’elle lui offre la possibilité d’une chance, d’une opportunité de ne pas foiré une nouvelle fois tout ce qu’il avait jamais cherché à entreprendre avec elle… C’était comme… Comme si le destin l’avait, jadis, condamné à mort et qu’elle lui rendait la vie. Théâtral ? Possible… Mais quand il est question des affaires du Cœur, quand il est question de la passion… Bien des choses perdent de leur rationalité. Il resta figé quand elle se tourna enfin vers lui, étirant un petit sourire comme autrefois quand elle répondit à son propos sur le bordel ambiant. Il avait l’impression de revivre quelque situation du passé où elle pénétrait pour la première fois dans sa chambre à l’université. Il lui vouait mille tendresses alors qu’il se débarrassait définitivement de son nœud papillon et déboutonnait son col pour plus de liberté. Sa façon d’exprimer qu’il ne retournerait pas en bas. Elle s’approcha et déposa sa main sur son visage. Il en frémit, sentant doucement ses yeux ce clore à ce toucher qu’il n’avait pas connu depuis… des années.

Elle lui affirmait comprendre. Ce fut un début de soulagement, le début d’une pensée visant à lui affirmer qu’elle ne le percevait pas réellement comme le froid et létal salopard qu’il aimait à paraitre. Il trouva néanmoins son propos des plus dramatiques, y percevant presque un soupçon d’inquiétude. C’est du moins la façon qu’il eut de l’interpréter. Peut-être qu’il ne percevait pas réellement les dangers de son environnement pour y avoir toujours vécu ? Ou peut-être que sa manie de vouloir tout contrôler lui avait intimé une évaluation de tous les risques encourus suffisamment poussée pour qu’il estime n’avoir plus grand-chose à craindre en réalité… Il comprit alors qu’une nouvelle donnée s’ajoutait à l’équation globale. Un risque qui pourrait bien l’effrayer plus que tout autre : celui de la perdre une nouvelle fois. Vint finalement l’instant où elle mentionna ne pas pouvoir approuver ce que faisait son entreprise. Il le comprenait. La chose était difficilement discernable pour un profane. Aux yeux de tous, il représentait simplement l’archétype du Marchand de Mort se faisant de l’argent sur le commerce de la guerre. En l’état actuel des choses, il ne pouvait pas réellement leur donner tort… Mais avec ses propres talents comme sa volonté, il ne désespérait pas pouvoir changer progressivement les choses. Après tout, il œuvrait déjà bien assez en secret. Mais tout était encore sous couvert du sceau du secret, justement… Elle stoppa sa douce attention et finit par se détourner de lui, exposant une fois de plus son dos à son regard. Un silence désormais, et Adriel d’éprouver la sensation que tout était bien trop dramatique à son gout.

" Tu sais… Ce n’est pas aussi désagréable que ça en a l’air… " De porter ce masque froid en public, de passer pour quelqu’un d’autre à la moralité douteuse comme à l’alignement quelque peu indéterminé. A sa manière, le Golden Boy tentait de rendre la chose moins insupportable, par ces traits d’humour dont il pouvait ravir son audience même dans les situations les plus sombres comme les plus désespérées. " Passer pour un vrai démon, c’est l’assurance de ne pas souffrir de conversations inutiles avec des gens inintéressants qui n’auront pas même le courage de venir me parler… " Ce point là était véridique et lui assurait un semblant d’excitation dans la moindre de ses escapade. Le suivant fut beaucoup plus léger, destiné à arracher un sourire à son ex-compagne alors qu’il ourlait ses lèvres d’un air badin : " C’est aussi décider de ne pas partager des chocolats qu’on vous offre en plus de pouvoir les manger juste avant les repas… " Ce que les spot interdisant le grignotage pouvaient le gonfler. Il eut un soupir désabusé par son propre propos avant de simplement murmure : " Tu as raison. C’est plutôt pathétique en fait. "

Il eut un pauvre sourire, s’animant enfin pour s’approcher doucement de la grande baie vitrée surplombant la ville. Ainsi illuminée, elle était magnifique. Il aimait à contempler l’immensité du Star Park la journée tout autant que ces milliers de lueurs une fois la nuit tombée. " Je ne te demanderais jamais ça… " Accepter ce que pouvait faire sa société. Il avait beau paraitre brut et détestable, il n’était pas vraiment du genre à imposer aux autres un point de vue. Mais ça ne l’empêcha guère de continuer : " J’ai juste besoin que tu saches que tout ce que je fais n’est pas marqué du sceau de l’horreur… Que j’œuvre bien plus pour le bien de tous que d’apparents philanthropes restant à l’abri des médias comme des souillures qu’ils imposent… " Il planchait sur tant et tant de choses, explorant tant et tant de domaines pour offrir au plus grand nombre un semblant de vie meilleure. Son projet Jaegger l’avait lancé sur la voie d’énergies propres qu’il entendait bien développer sous peu alors qu’il zieutait quelques compagnies de soda pour un but qui apparaitrait obscur à tous. Tous n’avaient guère sa vision globale. " Quand on passe pour un faible seul les faibles vous suivent… Mais si tu passes pour le diable... Tout le monde se soumet ! " Quelque chose qu’il avait appris lors de ses errances, dans une favelas au Brésil. Il se montrait des plus francs avec la belle, estimant que sa franchise ne lui fermerait pas à jamais les portes de son cœur. " Si c’est le prix à payer pour aider le plus grand nombre… Je suis disposé à le payer. " Sans une seule fois sourciller. Il voulut répondre, quand elle lui manifesta clairement sa confiance. Mais il ne le fit pas. Il aurait pu se fendre d’une phrase sucrée. Mais il ne le fit guère. Tout lui serait alors apparu comme le cliché d’un cliché et ce n’était pas ainsi qu’il voyait les choses. Il se contenta de rester silencieux et de se figer dans le dos de la mirifique jeune femme. Le meilleur moyen d’honorer sa confiance serait en lui démontrant que ce n’était pas une erreur de lui avoir de nouveau offerte…

" J’en suis sûr… " Lui murmura t’il après un silence. Il laissait ses yeux voguer sur l’horizon illuminé alors que ses paroles se faisaient l’écho de ce qu’il ressentait, au plus profond de son être… " Tu n’imagines pas combien tu m'as chamboulé et combien tu m'as changé… " Au point qu’il en était venu à la détestation de sa vie faite de rencontres éphémères, au point qu’il en était venu à chercher un semblant de substitution dans sa relation avec une riche philanthrope eurasienne. Au point qu’il constate que rien de cela ne marcherait car rien de tout cela n’était… Elle. " Etre avec toi… Fait de moi un homme meilleur. " A un point qu’elle ne pouvait soupçonner. " Et pour ça je te serai éternellement reconnaissant… " Au sens littéral. " C’est une chance immense. Et je ne souhaite pas la laisser s’échapper… " Sa façon de lui signifier qu’il l’aimerai toujours. Il avait envie de la serrer dans ses bras, de l’étreindre pour se perdre dans sa chaleur et s’abandonner à son aura faisant s’étioler ses failles comme ses doutes. " Avec toi… J’entrevois un futur radieux. " Il sourit tendrement. Peut-être percevrait-elle dans le reflet de la vitre le mouvement de son bras alors qu’il approchait l’un de ses mains. " Alors oui… Je suis persuadé qu’il y a un avenir pour nous deux. " Et il s’en voulait de ne pas l’avoir constaté avant, d’avoir laissé s’écouler ces années. Du bout de ses doigts, il effleura sa main, timide comme un adolescent flirtant pour la première fois. " Et toi... ? Est-ce que tu le penses ? " Il l’espérait…
Revenir en haut Aller en bas




Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"



Cette bannière étoilée flotte-t-elle encore ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant


Sujets similaires

-
» Elle est admirable cette haitienne.
» Que pensez vous de l'oeuvre en elle-même?
» Quelle est cette étrange sensation ?... |Pv Vivaldi [Hentaï]
» Veut voir Abdel mais tomber sur Nirina (Pv elle)
» La «frontière» est-elle carrément fermée entre Haïtiens et Dominicains même au Q

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Star City Heroes :: Administration :: Archives :: Archives des Rencontres-