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En dépit du mépris que nous voue l'univers.

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Message posté : Dim 20 Juil 2014 - 13:28 Message
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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
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• Super-résistance (80.000T)
• Super-vitesse (6.600.000km/h)
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• Eveil au Qi (champs protecteur)
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En dépit du mépris que nous voue l'univers.


La journée avait été étouffante, la chaleur s’étant même payé le luxe de s’instiller jusqu’au confins de son atelier où il avait passé le plus clair de son temps à plancher sur un nouveau modèle d’armure. Les différents plans et concepts qu’il avait pu extraire du San Theodoros ainsi que bon nombre d’informations grattées –de manière plus ou moins légales- ici et là lui fournissaient le matériel suffisant à des améliorations drastiques de ses équipements. Combien de concepts d’armure avait il planifié déjà ? Il en perdait le compte mais se consolait en se disant que tous ces sacrifices allaient dans le sens du plus grand nombre. A la réflexion, il ne lui restait plus qu’à faire main basse sur quelques éléments propre à l’invasion Grue et il aurait presque fait le tour des différentes sources de technologie présentes sur terre pouvant améliorer ses équipements. La recherche comme tout le pognon qu’il pouvait bien injecté dans le développement se chargerait, probablement, de faire le reste. Du moins c’est ce qu’il espérait… Une grande partie de son temps s’était donc trouvé sacrifié à porter des ronds de verre fumé sur les yeux pour opérer à des soudures sur des circuits de son armure pendant qu’une véritable armée de ses doubles s’afférait alentours pour donner toujours plus de corps, toujours plus de vie à son projet. Un temps, il eut un sourire en se figurant tous les progrès qu’il avait fait depuis le brouillon imparfait employé lors de son premier vol, lors de sa rencontre avec Megastar. Il s’était demandé comment allait le Super avant de s’en retourner à ses travaux toujours plus pointus. Mais comme il ne dispose pas encore de capacités lui permettant d’ajouter des heures à une journée, vint l’instant où il se trouva coincé par l’horaire et où il fut contraint d’égrener les directives à ses parfaites copies avant de s’en retourner vers les étages de sa luxueuse Villa pour prendre une douche et se préparer. Il avait beau ne plus trop apparaitre dans les affaires de Veidt Enterprises sans pour autant les délaisser, ce n’était pas vraiment le cas des soirées mondaines qu’il arpentait plus que de raison. Lui ou l’un de ses doubles d’ailleurs. Il prenait toujours soin de se déplacer quand elles concorder avec un des rendez-vous prévu avec sa petite-amie. Il faut dire que leurs emplois du temps plus que chargés n’offraient pas beaucoup de temps à leur relation s’épanouissant au fil de l’eau. Ce soir, il était supposé retrouver la jeune femme lors d’un Gala de Charité pour la Paix dans le Monde. A moins que ce ne soit contre le Faim ? Bref, typiquement le genre d’endroit où l’on s’attendait à croiser celui que la presse aimait à affubler du sobriquet de « Marchand de Mort »…

" Direction Roosvelt Avenue, Gustavo… " Lança t’il à l’homme à tout faire de son Grand-Père qui lui servirait ce soir de chauffeur. Ayant grandi au côté du chilien, il n’imaginait pas que ce dernier puisse être chargé de surveiller ses faits et gestes en l’absence de l’autorité familiale. Bien sous tous rapports, portant un costume hors de prix ainsi qu’une montre Omega, Adriel chaussa sur son crâne blond le dispositif qui lui permettrait de tenir la réunion « commerciale » que venait sommairement de lui rappeler V.I.S.I.O.N. après sa douche glacée. Une extrémité était terminée par un ensemble de micro plongeant vers la « bouche » de l’utilisateur et d’une oreillette épousant parfaitement le lobe. L’autre se passait sur l’oreille comme une monture de lunettes et amenait un « verre » fin au-devant de l’œil en singeant un semblant de monocle. Sur l’armature courrait de lumières bleutées alors que deux « capteur » semblaient désireux de se poser sur les tempes. A partir de l’instant où il le portait, une interface dynamique cyan vint entourer tout ce qui passait dans son champs de vision, déclamant un incroyable nombre d’informations sur toute chose qu’elle viendrait à fixer. Mais surtout, un semblant de projection en trois dimensions assurée par la technologie de l’Holoveidt le projeta face aux clients avec qui il avait rendez-vous. Quand on est à la tête d’une boite comme Veidt Enterprises, on repousse un peu plus chaque jour les limites du possible ! " Et ça vous envoie à 15 kilomètres un amour de petit obus nickelé… " Enonça t’il à ses interlocuteurs dans un vague mouvement de manche vers un plan des plans qu’affichait le dispositif de haute technologie permettant cette réunion au beau milieu du trafic routier, avant de porter son verre de scotch à ses lèvres. Ce genre de transaction avait toujours le don de le faire boire ou de lui faire prendre conscience qu’il préférerait se trouver en Californie pour une session surf. Mais bon, les affaires sont les affaires… " Un article de première qualité. Souple, maniable, robuste… " Il était un excellent commercial quand il s’agissait d’écouler la marchandise familiale. Derrière les vitres fumées de sa limousine, Adriel pouvait voir défiler les quartiers le séparant de l’immeuble où se trouvait la petite sauterie du jour. Comme toujours, il s’y rendait pour cultiver sa différence au bras de Sydney. Ce qui n’était pas désagréable en soi ! " Je vous offrirai 5 de ces jouets pour chaque tranche de commande de 20 millions ou plus. " L’attention de ses clients fut attirée et alors qu’il s’envoyait une nouvelle lapée, Adriel en eut la certitude : ils étaient définitivement ferrés ! Il se garda de sourire, conscient que dans le tas ses armes tueraient probablement des innocents. Au moins, ils ne se tourneraient pas vers des vendeurs sans scrupules qui leur refourgueraient des bombes sales et des armes chimiques dégueulasses. La mort qu’il proposait était assez propre finalement… Les discussions se terminaient quand la voiture emprunta la dernière avenue menant vers le parvis des festivités. Adriel en profita pour reboutonner sa veste et rajuster son nœud de cravate alors que ses clients prenaient congés en le remerciant. Et le golden boy de conclure : " A la paix ! "

Se débarrassant de son dispositif tout personnel qu’il enferma dans un de ses sempiternels caissons sécurisé, le Marchand de Mort finit son verre –le premier d’une longue série dans cette soirée- avant de sentir quelque chose vibrer dans sa poche. Un message. Immédiatement, il sentit qu’il n’allait pas apprécier. Sydney. Il appréciait. Elle ne pouvait pas venir. Il n’appréciait pas… Tout d’un coup, sa motivation à participer aux festivités s’envola… Ce n’était pas la première fois qu’elle lui faisait le coup, retenue par quelques comités dont il ne comprenait pas vraiment l’intérêt ou bien par des problèmes dans son école. Il était très loin de s’imaginer la vérité. D’un côté, retourner chez lui plancher sur son armure et envoyer un double se faire lyncher par les regards des autres invités. De l’autre, y aller et taper dans la bouffe comme l’alcool en moquant quelques vielles connaissances, flirtant avec quelques jolies filles –dans sa tête seulement, sa fidélité le refreinerait bien assez vite- et investiguant les aspects politiques propre à sa fonction. Bon, autant aller faire un tour sur le grand échiquier mondain de Star City. Pourvu qu’ils aient du bon Whisky…

Soupirant une dernière fois, il ouvrit la portière pour emprunter l’allée menant vers le hall de réception. A sa manière, avec une certaine morgue propre à son rôle qui le rendait des plus détestables aux yeux d’un bon nombre des invités de ce genre de fastueuses représentations. Quelques poses pour la forme et une superbe ignorance à l’encontre de ceux cherchant à questionner sa vie sentimentale plus tard, le jeune homme déballait son carton d’invitation pour le présenter au premier « officiel » venu. C’est que l’on n’entrait pas dans ce genre de soirées comme dans un moulin. Jetant un coup d’œil à sa liste pour la forme plus que pour autre chose, le bonhomme autorisa le Veidt à entrer dans la place, ne manquant guère de l’encourager à se montrer des plus généreux envers l’association dont le nom lui échappa vite. Accompagné d’une tape sur l’épaule, le Marchand de Mort répondit en souriant : " Tu peux compter là-dessus ! " Généreux, il comptait bien l’être mais sans pour autant savourer la compagnie des autres convives. L’on chuchota sur son passage alors qu’il saluait quelques vieux potes de golf de son Grand-Père. Il perdit vite le compte du nombre de fois où il dut expliquer que ce dernier était à l’étranger pour un voyage d’affaire. Progressivement, un bouillonnement désagréable vit le jour en lui, à mesure qu’il constatait tout le respect comme la crainte que pouvait bien inspirer son aïeul là où il ne semblait soulever que le mépris et le dégout. La discussion qu’il eut avec Gregory Williams lui revint en mémoire et il se fit violence pour donner visage agréable à sa fonction. Dans ce but, il aurait besoin d’un verre… Si ce n’est de plusieurs. Prenant la direction du bar, il y commanda un double Scotch sans glace et se perdit dans la contemplation des autres convives. Trop peu de visages connus. Puis, sans grand ménagement, il s’adressa à l’homme qui venait d’arriver à ses côtés : " Vous aussi vous avez perdu de vu votre petite-amie ? " Belle entrée en matière !
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Jeu 24 Juil 2014 - 22:33 Message
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« Gala de Charité pour la Paix dans le Monde ». On ne pouvait trouver plus ridicule, plus dérisoire pour désigner un tel événement. Et pourtant, dès qu’il s’agissait de se montrer généreux, on voyait y accourir les grandes fortunes. Non par bonté de cœur, mais parce que faire des dons humanitaires avait toujours un bon écho auprès du public. C’était donc par souci pour leur image que les millionnaires affluaient. Il leur était donc assez peu ardu d’obtenir une invitation, le précieux sésame permettant de franchir les portes du lieu apprêté pour l’occasion. Et avec les différents événements dramatiques qui animaient l’actualité à travers le monde, beaucoup trouvaient que le gala arrivait fort à propos.

Parmi les invités, se tenant devant l’entrée, se trouvait Konstantin. Le carton à la main, il hésitait à pénétrer à l’intérieur. Est-ce que réunir des fonds considérables résoudrait les conflits en Ukraine et apaiserait la situation ? Bien sûr que non. Il était impensable qu’il puisse en ressortir une quelconque influence. Évidemment, le diplomate et son compagnon avaient contribué, même si tous deux savaient pertinemment que rien ne changerait. D’ailleurs, Aaron avait refusé de venir. Konstantin n’avait même pas essayé de le convaincre, et il avait même manqué d’être persuadé de décliner. Et d’ailleurs, l’envie de rentrer chez lui était encore présente quand il remit son invitation.

Bonne soirée, professeur.
Oui, merci, merci, répondit-il distraitement à l’homme qui lui rendait le carton.

Un regard circulaire lui permit de reconnaître l’habituel gratin. Il chercha Sydney Stevens, rencontrée lors d’une occasion semblable, mais elle ne paraissait pas être arrivée. À moins qu’elle ne vienne pas du tout. Avec un soupir, il se dirigea vers le bar. Au passage, il fut plusieurs fois arrêté par les personnalités qui le connaissaient. Des élus, des magistrats, des notables de tous horizons. Beaucoup se montrèrent désolé de la situation en Ukraine, en faisant parfois un peu trop d’ailleurs. Mais le professeur parvint à garder une expression polie jusqu’à ce qu’enfin, après une vingtaine de minutes, il arrive enfin jusqu’à destination. Il ne fit pas attention à son voisin, jusqu’à ce que ce dernier ne s’adresse directement à lui, ce qu’il réalisa avec un temps de retard.

Ma petite amie ? Oh ! fit-il, en regardant l’homme. Croyez bien que je suis navré pour vous, mais ça n’est pas mon cas.

Adriel Veidt, de l’entreprise du même nom. Un golden boy avec une réputation mitigée, en raison de ses activités… Konstantin se demanda brièvement si son interlocuteur avait déjà vendu des armes en Europe de l’est… Mais de toute manière, si c’était le cas, il n’en était sûrement pas le seul décisionnaire, et puis les « Marchands de mort » exerçaient certainement la profession la plus « protégée » du monde. N’était-ce pas lui qui sortait, justement, avec Sydney Stevens ? Ainsi, elle était donc bien absente. Avant de poursuivre, l’Ukrainien se tourna vers le barman qui attendait patiemment qu’il commande quelque chose.

Donnez-moi… une vodka martini, par exemple.
Au shaker, et non à la cuillère, monsieur ?
Très bien, faites donc ça.

La référence lui fit immanquablement penser à Aaron, mais il chassa l’image de son compagnon de son esprit. Ce n’était pas le moment. Puisqu’il était lancé, et que de toute manière il préférait faire connaissance avec quelqu’un de nouveau plutôt que de subir encore les condoléances des autres, il tendit la main vers Adriel.

Konstantin Terendt. Diplomate, professeur de droit… je suis consultant à Star High, également, se présenta-t-il.

La référence à Star High ferait sûrement glisser la conversation sur Sydney, mais il préférait ne pas être le premier à citer son nom. Après tout, il ne la connaissait pas plus que ça, en dehors du cadre strictement professionnel. Attrapant son verre, il le leva en direction d’Adriel. Lui d’ordinaire si calme, si sérieux, sentait que se lâcher un peu pouvait lui faire du bien, quitte à le faire sans Aaron.

À la paix dans le monde, puisque c’est ce que nous tâchons de célébrer, avec nos petits moyens, dit-il, sans chercher à masquer l’ironie de son ton. Et je ne dis pas ça pour vous, chacun gagne sa vie comme il peut.

La dernière phrase avait été dite sans aucune méchanceté, mais pas non plus pour désamorcer une possible gêne. Ainsi, Adriel pouvait bien prendre l’ensemble comme il le voulait. La diplomatie, ce soir, Konstantin s’en moquait. Il n’était pas là pour ça. Et puis, au pire, ça mettrait un peu d’animation, même s’il ne voulait pas que quelqu’un se batte non plus. Son entraînement avec l’équipe Argos lui permettrait de résister, mais n’importe qui d’à peu près aussi bien exercé pouvait le retourner.

La paix dans le monde… murmura-t-il, en secouant légèrement la tête, avant de boire une bonne gorgée de son verre.

La soirée promettait. Du moins, il l’espérait.
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Message posté : Lun 28 Juil 2014 - 15:13 Message
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Accoudé au bar, il se plaisait dans la muette contemplation de cette foule assemblée en pareil endroit pour une cause dont il semblait bien être l’exact opposé. Pour autant, cela ne semblait guère l’empêcher de savourer son scotch, faisant tourner le verre au creux de sa main en laissant son regard bleu acier vogue sur la foule des courtisans. Pas de glace dans son Whisky, une vieille habitude héritée de Leonel. Quelques manies de ses doubles restaient tenaces après leur absorption. Une absorption bien involontaire dans le cas de ses deux jumeaux, malheureusement. S’il avait cherché à engager la conversation avec le nouveau venu à ses côtés, force fut de constater que ce dernier ne semblait guère pressé de lui répondre. Si bien qu’Adriel se fit à l’idée que la conversation ne se trouverait pas engagé de ce côté-ci du bar. Portant son verre à ses lèvres, il arqua un sourcil en entendant finalement la voix de son compagnon d’infortune lui indiquer qu’il faisait fausse route. Intrigué, le Golden Boy jeta un regard en biais à son interlocuteur. Il s’émanait de ce dernier un charme indéniable et une prestance cultivée dans les plus grands principes de l’étiquette. De prime abord, Adriel aurait pu parier pour une nationalité britannique s’il n’avait pas tant côtoyé les filles de l’Est pour trouver à son interlocuteur quelques traits communs à ces dernières. Quelques vagues souvenirs d’articles écrits par une des journalistes qu’il avait troussé associaient le visage du trentenaire à une information relative à ses mœurs sans qu’il ne puisse véritablement lui attribuer un nom. Il avait également la vague impression d’avoir discuté de ce sujet-là avec Sydney et finit par se souvenir que les articles tournaient plus autour de l’homosexualité du personnage que sa maitrise des sciences politiques. Foncièrement, Adriel s’en foutait éperdument mais il n’aurait pas été lui-même sans lâcher dans un sifflement :

" Vraiment…? " Il se plut à dévisager le diplomate de haut en bas, comme s’il en examinait la moindre couture avant de conclure sur un ton qui n’appartenait qu’à lui : " J’espère que vous ne vous trouverez pas offensé si je vous dit que je ne l’aurais jamais deviné… " Ironie ou propos véritable, il était particulièrement ardu de percer le trouble jeu auquel se livrait l’industriel de l’armement. En vérité, il trouvait pour le moins passionnant que cette soirée lui offre le luxe de pouvoir discuter avec une pointure du domaine. Quand bien même il ne se souvienne pas de son nom… A croire que le diplomate lisait dans ses pensées car après s’être fait fort de commander une boisson qui n’aurait pas fait tâche dans les aventures de James Bond, il se montra aussi courtois que poli pour décliner son identité ainsi qu’une partie de ses titres. Konstantin Terendt ! La lumière finit par revenir à l’esprit du Golden Boy et il se souvint maintenant ce qu’il avait pu lire sur l’Ukrainien. Un cerveau brillant et qui côtoyait sa petite amie également. Au moins n’avait-il pas à le considérer comme un rival sur ce point du fait de… Enfin, voilà ! Sourire ourlant ses lèvres, le propriétaire de Veidt Enterprises lui adressa une franche poignée de main, accompagnant le tout de sa propre présentation qui se fit à son image : " Adriel Morgan Veidt. J’imagine que vous devez être au courant de la façon dont je gagne ma vie… " En produisant les outils de mort que beaucoup s’échineraient à condamner tout au long de leurs discours du soir. Il n’était pas une contradiction près du fait de sa présence… Notant dans un coin de son esprit la référence à Star High, il se promit d’aborder la sujet un peu plus tard, présentant que la référence n’était pas innocente. Après tout, il était face à une pointure du monde des négociations et se fit à l’idée que ce charmant personnage devait peser chacun de ses mots avec plus de prudence que quiconque. Aussi, il n’était probablement pas du genre à avancer quelques sujets que ce soit sans un but précis, construisant la conversation comme un joueur construit une partie d’échecs. Adriel aimait bien jouer aux échecs. La suite pouvait bien être des plus intéressantes. Il s’envoya une petite lampée de son verre, éternel sourire en coin ourlant ses lèvres. " Oh… Ne vous en faites pas, j’essuies des critiques bien moins courtoises d’ordinaire ! " Il n’y avait qu’à voir le peu de personnes désireuses de se trouver dans sa sphère d’influence, comme si bon nombre des convives ne souhaitaient guère se trouver sur le même cliché que le marchand de mort. A la longue l’on s’y faisait et l’on en appréciait que plus les simples discussions avec des personnes comme le diplomate, capables de passer outre ces jugements des yeux. Il adressa donc un sourire au professeur, faisant une nouvelle fois tourner son verre au creux de sa paume avant de le lever vers son compagnon pour partager son semblant de toast. Et sa voix de s’élever à nouveau pour déclamer : " A la paix donc ! Ouais, j’aime la paix. La paix me foutrait au chômage… " Non pas que la perspective lui était viscéralement désagréable mais elle aurait le mérite de considérablement réduire son train de vie. D’un autre côté, il avait toujours pensé que la paix ne serait viable que tant qu’il y aurait des armes pour effrayer ses voisins. Dans un sens, on aurait toujours besoin de lui… Enfin, ces considérations mises à part, il vida son verre et s’adressa directement au barman. " Vous nous remettre la même chose. J’insiste pour vous payer ce verre, vous m’êtes des plus sympathiques ! "

Pas besoin de chercher la moindre trace d’ironie dans ces propos, il n’y en avait pas. Adriel trouvait le personnage sincèrement intéressant et il avait le mérite d’offrir une alternative intéressante à la troupe de quidam assemblée autour d’eux. A les voir ainsi jouer les piliers de comptoir, on aurait bien pu croire qu’ils se connaissaient depuis des lustres. Pas besoin d’autant de temps pour percevoir le semblant de désespoir hystérique dans la voix du diplomate alors qu’il mentionna une nouvelle fois la paix dans le monde. Un point sur lequel le marchand d’armes ne tarda pas à rebondir : " Non pas que la chose soit des plus hilarante, mais pensais bien être la seule personne assez cynique pour relever l’inutilité de pareils rassemblements pour célébrer la paix comme l’utopie de la voir durablement s’installer. Dans un sens, vous me rassurez… " Ces grandes démonstrations de charité ne lui étaient pas particulièrement agréables et servaient, tout au plus, à renforcer certaines de ses positions commerciales en travaillant au corps quelques investisseurs ou clients potentiels. Foncièrement, il avait toujours pensé que ce genre de rassemblement se tenait pour satisfaire l’égo de la rombière qui l’avait organisé. Puis il avait rencontré Sydney et son point de vue avait légèrement changé sans qu’il ne se montre idéaliste pour autant : pour lui la paix tenait surtout dans le maintiens de l’équilibre de la terreur et il était le plus à même de participer à son maintiens. L’on vint à déposer leurs verres sur le comptoir, l’occasion pour le Golden Boy de faire de nouveau face au Professeur Terendt. " Je suis désolé de ne pas vous avoir reconnu plus tôt, professeur… Votre réputation vous précède et j’ai déjà eu le plaisir de lire certains de vos travaux. Et si je ne partage pas totalement le point de vue que vous soulevez dans votre ouvrage « La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : une utopie ? » j’en ai trouvé la lecture aussi édifiante qu’agréable. " Fut un temps, il avait lu énormément d’ouvrages aussi divers que varié pour se préparer à la direction de l’entreprise familiale. Bon, à dire vrai s’était surtout des doubles qui se collaient à la lecture pensant qu’il arpentait les fêtes en compagnies de mannequins mais toujours est-il qu’il avait lu une partie des œuvres du professeur. Et maintenant qu’une partie de son cerveau associait l’Ukrainien à des mannequins : " Vous êtes Ukranien, n’est-ce pas ? Vous me voyez désolé de ne pas pouvoir converser avec vous dans votre langue maternelle. Si seulement vous eusses été tchèque ou hongrois… Des dialectes que j’ai beaucoup pratiqués par le passé. " Au contact de mannequins surtout. Si le diplomate s’était attendu à voir le Veidt venir sur le terrain de l’actualité Ukrainienne, il aurait facilement déchanté. Comme souvent, Adriel semblait tout prendre à la galéjade, usant de son sourire pour donner libre court à bon nombre de plaisanteries. A dire vrai, cela lui était beaucoup plus agréable que de s’enfermer dans les gangues mornes et sérieuses qui semblaient bien accabler tous les autres convives. Sirotant un peu de son verre, il jugea finalement le moment propice au retour d’un sujet évoqué précédemment : " Ainsi donc, vous êtes également consultant à Star High… Je me suis toujours imaginé les étudiants de ce campus comme étant des plus… Jeunes. N’ont-ils pas quelques réticences à vous voir leur exposer des sujets si sérieux ? " A cette époque-là de sa vie, il n’allait que rarement en cours, avait un Nerd pour faire ses devoirs et se contentait de vivre de sa bourse de footballeur. Autant dire que sa vision des études était surement très différente de celle qu’avait Sydney pour ses chères têtes blondes.
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Message posté : Mer 30 Juil 2014 - 15:11 Message
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S’il y avait une chose que l’on ne pouvait nier concernant Adriel, c’était qu’il ne faisait pas vraiment dans la discrétion. Ce n’est qu’après avoir lâché un sifflement et observé Konstantin de la tête aux pieds qu’il lâcha une formule assez ambigüe. Compliment ou non ? L’homme accordait-il une oreille attentive aux rumeurs qui circulaient dans certains milieux sur le diplomate ? Ce dernier décida de ne pas s’attarder sur la réplique avant de commander à boire. Puis il put avoir confirmation de l’identité de son interlocuteur, qui n’évoqua son activité lucrative que du bout des lèvres : évidemment, l’Ukrainien savait très bien en quoi elle consistait. Connaître les différents « marchands de mort » mondiaux était en quelque sorte une prérogative quand on faisait dans les relations géopolitiques internationales.

La conversation démarrait en effet telle une partie d’échec, chacun avançant un pion sans réellement le protéger. Mais peut-être à un moment arrêteraient-ils d’user d’ironie, qui en fait n’était pas précisément dirigée vers l’autre. Konstantin termina son verre plus rapidement qu’il n’aurait cru. Il n’avait pas l’habitude de boire ce genre de cocktails, tout comme il profitait rarement de ce type de soirées en buvant plus que de raison. Et là, le « vodka-martini » était descendu un peu rapidement. Ce qui ne dut pas échapper à Adriel, qui insista pour payer leurs prochaines consommations. Konstantin n’avait pas prononcé le moindre mot, et se contenta d’hocher la tête en direction du barman.

Eh bien, avec plaisir ! lança-t-il.

Ensuite, l’industriel releva la répétition du semblant de désespoir émis par Konstantin concernant cette grande et belle utopie que l’on appelait « paix dans le monde ». Le professeur haussa les épaules. Il côtoyait de trop près les conflits et leurs diverses causes pour savoir que jamais la Terre ne serait entièrement pacifiée. La nature humaine allait à l’encontre de la notion-même de « paix dans le monde ». On pouvait signer des accords, observer des trêves, arrondir les angles, mais jamais contenter chacun suffisamment pour qu’il n’ait par la suite plus l’envie d’aller de nouveau étriper son voisin. La vie était ainsi faite. Adriel surprit ensuite Konstantin en lui annonçant qu’il avait lu son ouvrage sur la Déclaration des Droits de l’Homme. C’était typiquement le genre de livre à n’être lu que par certaines personnes, et jamais il ne l’aurait placé dans cette catégorie.

Agréable ? Vous êtes bien le premier à me dire que c’est une lecture agréable. Je n’ai jamais eu la fibre romancière, aussi je n’aurais jamais pensé qu’on puisse prendre du plaisir avec mon œuvre… mais je vous remercie. Je me plais à penser qu’elle est toujours d’actualité…

Et qu’elle le serait toujours. Qu’elle l’aurait même été dès la création de la fameuse Déclaration. On pouvait bien théoriser sur ce qui était le mieux pour tous, la pratique avait à peu près autant de chance d’aboutir qu’Arnold Schwarzenegger de devenir Président des États-Unis. Adriel aborda ensuite la question de sa nationalité, déplorant de ne pas parler ukrainien, seulement tchèque et hongrois. Ce qui fit sourire Konstantin.

Si vous tenez particulièrement à parler ces « dialectes », je les maîtrise autant que ma langue maternelle. Ou beaucoup d’autres, dit-il, avant de boire une gorgée de son verre, puis de reprendre en tchèque : Qu’est-ce qui vous a amené à pratiquer ces langues ?

Puis Adriel embraya sur Star High. En soulevant le potentiel manque d’intérêt des étudiants pour les matières qu’enseignait le diplomate. Ce dernier, de nouveau, haussa les épaules. Il s’était posé la question avant de s’adresser à Sydney Stevens, mais s’était vu rapidement rassuré : il y avait suffisamment d’élèves pour qu’une poignée au moins assiste à ses cours.

J’y suis assez peu. J’alterne entre conférences, qui abordent des thèmes généraux, en général sur l’actualité, et attirent nombre d’étudiants, et cours plus intimes, qui me permettent de me concentrer sur des points plus précis avec ceux qui sont réellement intéressés. Et comme j’ai toujours eu le contact facile avec la jeunesse, je n’ai aucun mal à faire naître un minimum d’attention chez ceux qui n’en ont pas vraiment.

Après tout, il avait enseigné à Oxford. Mais il ne regrettait pas cette période révolue de sa vie. Il était passé à autre chose, sur un autre continent, et vivait désormais dans une ville qui abritait une quantité incalculable d’individus comme lui, dotés de capacités hors du commun. S’adossant au comptoir, Konstantin avisa un coin où se trouvaient des sièges. La plupart des convives se pressaient autour du buffet et certains attendaient près de l’estrade que les quelques intervenants prennent la parole.

Que diriez-vous d’aller nous asseoir ? À moins que vous ne comptiez jouer les piliers de bar jusqu’au bout de la nuit. Non que je désapprouve, c’est peut-être l’une des solutions les moins pénibles pour survivre à la soirée, mais j’entrevois surtout le confort que nous offrirait le déplacement.

Et sur ces mots, il vida son verre d’un trait, avant d’en commander un autre. Déjà le troisième.
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Message posté : Mer 30 Juil 2014 - 23:34 Message
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Il étira l’un de ses sempiternels sourires quand le diplomate accepta de se voir offrir ce verre. Sa compagnie lui était de plus en plus agréable et si, de prime abord, il avait cru que le sujet de tarderait pas à dériver vers le côté quelque peu amoral de ses activités, force fut de constater que le Professeur Terendt se montrait un compagnon de soirée pour le moins aimable et avide de bonnes choses. Quelque chose dans l’esprit du Golden Boy lui indiqua que ce verre-là pourrait bien être le premier d’une très longue série. Et cette perspective n’était pas vraiment pour lui déplaire. Le sujet de l’ouvrage revint sur le tapis et Adriel ne manqua pas d’afficher une moue surprise face aux propos de l’Ukrainien. Dans son souvenir –ou plutôt dans celui d’un de ses doubles désormais retourné dans le néant- la plume était aussi agréable que le propos. Bien sûr, il n’avait rien d’un critique littéraire et aimait les lectures allant vers l’essentiel. De fait, quelques Pulitzer pourraient bien ne pas partager son avis mais il n’en avait, pour ainsi dire, rien à foutre… En revanche, il ne manqua pas de rebondir sur l’ultime propos du diplomate. " Sur ce point, je ne peux que partager votre point de vue… En revanche, je serais bien mal placé pour condamner ce constat… " Après tout, une bonne partie de son chiffre d’affaire se faisait par des contrats d’équipements d’armées de pays pour le moins laxistes sur la question des droits de l’homme. La Chine Communiste en tête de liste et quelques Etats de leur grand Pays également… Mais mentionner ce point aurait bien pu finir par écorner sa douce image de protecteur de la nation. En parlant de nations, il fut bien vite question de dialectes de l’Est et Adriel fut à moitié surpris de voir l’Ukrainien s’adresser à lui en Tchèque. Ce fut suffisant pour qu’il se rende compte de la pointure lui faisant face. Evidemment qu’il devait parler bien des langues… Un sourire étira les lèvres du Golden Boy à la lumière de la dernière question. C’était bien la première fois que l’on ne faisait pas directement le rapprochement et ça l’amusait. Aussi, il ne manqua pas d’avancer dans un Tcheque hésitant :

" Vous ne lisez pas vraiment la presse à scandale, je me trompe…? " Ce qui n’était pas une critique en soi. En effet, Adriel en avait quelque peu assez de deviser avec des gens qui arrivaient avec des idées toutes faites sur lui et se comportaient comme des grenouilles de bénitier moralisatrices à la lumière de leur propre existence chiante au possible. Oui, il avait profité plus qu’à son tour et il ne regretterait jamais cette époque de sa vie. D’autant qu’elle avait fini d’assoir son image de détestable personnage qui le rendait semblable à l’Apex Predator de son milieu d’affaires. Une gorgée de whisky plus tard, le propriétaire de Veidt Enterprises poursuivit en Hongrois. Il n’avait pas pratiqué depuis longtemps, le ton était donc quelque peu heurté : " Disons que j’ai longtemps eu un faible pour les mannequins des pays de l’Est… " Pour quelle autre raison que les femmes aurait-il bien pu chercher à parler ces dialectes après tout ? Dans son esprit, parler leur langue était un moyen d’attirer leur regard sur son caractère comme son porte-monnaie de façon à lui autoriser quelques escapades de plus agréable. La capacité de se dédoubler et d’assimiler les progrès de parfaites copies placées devant des méthodes assimile n’avait été qu’un moyen d’industrialiser un brin la chose et d’élargir son terrain de jeu. Sur bien des aspects de son existence, le Golden Boy avait beaucoup songé à des techniques d’optimisation. Et il ne s’en était pas trop mal sortis. " Cela m’a autorisé quelques conquêtes… En plus de me permettre d’aborder quelques clients dans leur langue maternelle, ce qui n’est guère inutile lors d’un premier contact ! " Susurra t’il en russe cette fois ci. Face à un Ukrainien dont le pays était morcelé par ce peuple, cela serait très probablement du meilleur effet… La conversation finit par aborder le point Star High et Adriel se montra comme fasciné par le propos. Il n’avait jamais foutu les pieds sur ce campus alors qu’il était le petit-ami de la directrice mais cherchait un peu à s’intéresser à ce qui semblait une vocation pour la mirifique eurasienne. Nul doute qu’elle avait fait un excellent choix en dépêchant les enseignements du diplomate, chose que releva le Golden Boy en réponse aux propos de son camarade de boisson. " Oh… Il semble même que votre contact facile n’opère pas que sur la jeunesse ! " Adriel lui adressa un sourire avant de boire de nouveau. Il trouvait l’Ukrainien fort intéressant et, dans l’hypothése où leurs convictions comme domaines d’activités ne soient pas antinomique, auraient pu prendre un grand plaisir à échanger sur le monde comme d’autre sujet autour d’une bonne bouteille de vin. Il en vint même à se demander si le Professeur Terendt jouait aux échecs…

" Mais avec grand plaisir! " Répondit-il à la proposition visant à les voir conquérir l’une des nombreuses tables de l’assemblée. Adriel marqua néanmoins une pause. " Il reste, cependant, un important détail à régler. " Tournant son faciès vers le barman occupé à essuyer un verre, le Marchand d’Armes ne manqua pas de le héler à sa manière tout particulière : " Cher ami, j’attends de vous lorsque vous me verrez avec un verre vide, vous accouriez pour me servir un nouveau godet de merveilleux nectar... " L’hypothèse de voir sa petite amie arriver dans cette soirée semblant plus qu’improbable, il pouvait bien s’autoriser un écart gargantuesque. D’autant que ses travaux sur l’armure ainsi que la gestion de son conglomérat avec le mérite de l’épuiser. Et ce malgré une armée de doubles… Son attention se porta sur Konstantin pour le questionner : " Souhaitez-vous subir le même traitement ? " Un verre vide immédiatement remplacé et une réponse de l’Ukrainien plus tard, leur improbable duo finit par prendre ses aises sur l’une des tables vacantes. Bien plus confortable, en effet. Adoptant une pose que n’aurait pas reniée son grand-père et faisant tourner son verre au creux de sa main, Adriel laissa un temps ses yeux glissé sur le liquide ambrée avant d’entonner :

" En toute franchise, je ne m’attendais guère à voir cette soirée débuter de telle manière. Vous me sortez d’une effroyable voyage au bout de l’ennui et je ne vous en suis que trop reconnaissant, Professeur. " Il ne manqua pas de lever son verre à l’attention de son providentiel sauveur. Une gorgée plus tard accompagnée d’un soupir de délectation, le jeune homme à la flavescente crinière ne manqua pas de poursuivre. " Vous m’êtes des plus sympathique. Si j’osais, je me permettrais de vous proposer quelques futures rencontres dans des cadres plus intimistes où nous pourrions bavaser de sujet aussi divers que sérieux. Je vous avouerai qu’il est de plus en plus compliqué de trouver d’agréables Rhéteurs de nos jours… " Surtout quand bon nombre voyaient en lui un demeuré d’ancien sportif avide de blanches fesses. Enfin, sur ce point, il ne pouvait que s’en prendre à lui-même… Et le Marchand d’Arme de poursuivre : " Il me serait, entre autre, des plus allègre de pouvoir converser en votre compagnie des croisements tumultueux qu’opèrent nos deux secteurs d’activité. Je reste persuadé que votre expertise me serait des plus profitables là où la mienne pourrait se montrer pour vous… Divertissante ! " Passer pour un joyeux drille avait toujours le mérite d’abaisser la méfiance des gens. Comme leurs attentes… Néanmoins, Adriel se ravisa bien vite, cherchant dans le même temps à susciter l’intérêt : " Je crains, hélas, que cela ne soit guère l’endroit comme le moment de planifier tels échanges. Laissons donc de côté les professionnelles préoccupation pour savourer l’instant. Etes-vous pris de passion pour les Echecs, Professeur ? " Jouer contre ses doubles commençait, un peu, à le lasser…
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Message posté : Jeu 31 Juil 2014 - 23:13 Message
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La presse à scandale, Konstantin n’y attachait qu’une importance très modeste. Il savait, comme tout un chacun, qu’on pouvait toujours trouver une part de vérité dans ce genre de journaux, lorsque l’on prenait la peine de déblayer les exagérations et les gros titres tape-à-l’œil, mais c’était perdre son temps que de faire ce tri-là. Aussi ne posait-il que rarement le regard sur les couvertures des magazines, même lorsqu’il se rendait chez un médecin. Les salles d’attente avait de toute manière plusieurs mois, voire années, de retard…

Je dois avouer que mes lectures s’orientent vers des ouvrages plus… intellectuels. J’ai du mal à considérer que ceux qui font vivre cette presse-là sont de véritables journalistes. Ce sont plutôt des fouineurs, avides de découvrir la moindre parcelle secrète de la vie privée des célébrités… Je sais bien que c’est un « package », on ne peut être connu et anonyme, mais ce n’est pas une raison pour encourager ces pratiques…

En ne lisant pas les magazines people, ainsi, il ne les encourageait pas. Ainsi, la pratique de langues d’Europe orientale n’était qu’une prétexte aux rencontres de ressortissants des pays concernés. Des clients, bien sûr, mais surtout des mannequins… Il devait être du meilleur effet de s’adresser à une potentielle conquête dans son idiome maternel. Cela devait faire partie du charme. Le principe de la séduction, Konstantin le connaissait, mais il ne s’était jamais intéressé à sa pratique. C’était bien Aaron qui l’avait abordé le premier… Après avoir touché au tchèque, puis au hongrois, tous deux quelque peu hésitant, mais parfaitement compréhensibles, Adriel enchaîna ensuite avec le russe. L’Ukrainien répliqua d’un haussement d’épaules modeste. Pour un contact facile, il fallait quelqu’un d’un minimum réceptif en face.

Puis l’industriel accepta avec enthousiasme la proposition de se déplacer. Non sans au préalable adresser une requête au barman : s’empresser de remplir son verre dès qu’il serait vide. Un moyen tout trouvé pour atteindre l’ivresse relativement rapidement et pour tâcher par la suite de ne pas la quitter. Konstantin eut une légère hésitation : devait-il accepter de voir sa soif sans cesse étanchée, au risque de perdre le fil de la soirée ? C’était exactement dans la lignée de ce qu’il avait décidé de faire : se lâcher un peu, voir un peu plus.

Volontiers. Cela nous fera gagner quelques déplacements.

Son verre à la main, le diplomate suivit Adriel jusqu’à l’une des tables libres, légèrement à l’écart, mais suffisamment bien placée pour qu’ils aient un aperçu de l’estrade et du public. Tout en rendant son toast à l’Américain, l’Ukrainien répliqua :

J’en suis ravi, mais si nous devons terminer ce voyage ensemble en chassant l’ennui de notre route, je vous en prie, appelez-moi Konstantin.

On lui donnait tellement souvent du « professeur » qu’il préférait laisser derrière lui les formalités. Leur rencontre n’avait rien d’officiel, et s’ils poursuivaient de manière aussi légère, mieux valait sans attendre mettre un peu de familiarité. D’ailleurs, Adriel ne manqua pas d’envisager de futures discussions, loin de tout le faste de ce genre de galas.

Oh, mais osez, osez. Ce serait avec plaisir que j’accepterais de manier les mots avec vous, de nouveau, sans que nous soyons entourés d’une foule bruyante de riches pique-assiette.

Était-ce l’alcool, ou bien avait-il la langue particulièrement déliée ce soir ? Pour un diplomate, Konstantin se trouvait un peu trop franc. Mais qu’importait. Les chances pour qu’un journaliste traîne et rapporte ses propos étaient plutôt faibles, dans le brouhaha ambiant. À moins qu’il n’attire plus l’attention que d’ordinaire, se trouvant le compagnon de beuverie d’un homme habitué des pages de la presse people.

Nos secteurs d’activité sont intimement liés, en effet. La diplomatie ne peut se faire sans prendre en considération les moyens de chacune des parties. Après tout, la paix est bien souvent menacée par des actes de force, même si les causes peuvent être très diversifiées. Économie, politique… Divertissante, vous dîtes ? Je n’ai eu que trop rarement l’occasion de voir vos activités comme une source de divertissement.

Il n’y avait aucun reproche. S’il avait déjà utilisé une arme, ça n’était qu’à l’entraînement avec Aaron. Le reste du temps, il avait vu les ravages directement sur place de tout ce que les fusils, les bombes et consorts étaient capables de faire. De l’intimidation à l’annihilation… Adriel préféra couper court pour parler ensuite d’échecs. L’Ukrainien demeura quelques instants silencieux, portant son verre à ses lèvres, se remémorant sa dernière partie.

Il m’arrive de jouer, mais je ne puis accorder à ce jeu un rang de « passion ». Voyez-vous, mon esprit a toujours plusieurs coups d’avance sur n’importe quel adversaire de bon niveau, et je ne peux réellement perdre que si je le fais volontairement.

Il ne se vantait pas, il énonçait un fait. Son cerveau avait mémorisé toutes les combinaisons possibles et lui proposait chaque fois le chemin le plus court vers la victoire. Aussi n’y prenait-il aucun véritable plaisir.

Il manque aux échecs une notion qui pourrait m’apporter un certain challenge : le hasard. Les aléas du jeu, sans routes tracées, mouvements prédéfinis. Mais je ne suis de toute manière pas un grand joueur. Enfin, si vous souhaitez un jour m’affronter, je ne le refuserai pas. Je ne peux en revanche garantir que vous ne m’en voudrez pas par la suite… Vous n’êtes pas mauvais joueur, rassurez-moi ?

Ses derniers mots avaient été quelque peu… taquins. Deux cocktails et demi sans avoir mangé, les effets de l’alcool se faisaient déjà ressentir.
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Message posté : Lun 4 Aoû 2014 - 20:17 Message
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Il ne pouvait pas donner tort au professeur sur le sujet de la presse à scandale. Il ne pouvait pas non plus les blâmer tant il s’était longtemps servi d’eux pour assoir une réputation qui lui serait favorable dans ses propres affaires mais partageait l’opinion selon laquelle ils n’étaient pas de véritables journalistes. La presse était, pour Adriel, remarquable par son aptitude à couvrir impartialement un conflit et en s’exposant au danger pour que tous sachent la vérité. Comme ceux qui avaient eu raison de son immobilisme pour le pousser à l’intervention sous les traits de « Megatron » au San Theodoros. Le diplomate montrait à quel point il représentait homme aussi lettré que sensé en avançant que cette presse allait de paire avec la célébrité. Adriel lui adressa un sourire. En tout point, sa compagnie était pour le moins agréable ! Un ravissement qui se fit le prolongement d’un semblant de gout du risque chez l’Ukrainien quand il accepta de suivre le rythme de boisson effréné de son camarade d’un soir. C’est qu’Adriel était un buveur plus que régulier –ce qui ne manquerait pas d’un jour lui causer des tourments- qui ne sombrait pas facilement dans les affres de l’ivresse. Au moins la boisson avait-elle le mérite de dérider son camarade de faire tomber une à une les barrières de la retenue. Si bien que le jeu de la diplomatie des mots semblait progressivement perdre de son intensité. Décidemment, Konstantin était d’une excellente compagnie ! Tous deux confortablement installés, le Golden Boy étira un sourire de plus à la remarque de son interlocuteur, ne manquant pas de réagir presqu’immédiatement :

" Si tel est votre souhait, pro… " Un temps de silence, une moue décontenancée qui se fissura dans un sourire maladroit et Adriel de corriger son erreur en rétorquant : " Konstantin. " Signe évident qu’un semblant de complicité, propre à de sémillants esprits, semblait bien se nouer entre les deux comparses, le diplomate ne l’envoya guère sur les roses, avançant qu’il lui serait agréable de pouvoir partager de nouveau quelques mots avec le Golden Boy sans être entouré du fouillis ambiant faisant office de public indifférent à leurs échanges. Au moins, le Veidt eut le mérite de comprendre que le Professeur portait un amour aussi modéré que le sien à ces réunions de charité qu’il l’arpentait que par des soucis de réputation. Quand bien même cela ne le rendait que plus trouble aux yeux de tous… L’on ne voyait pas souvent marchand d’arme mondialement reconnu faire des dons pour la paix dans le monde comme producteur de mines anti personnelles signer des chèques pour handicap international. De cet art si sournois visant à cultiver sa différence… Une différence qui passait par son familial secteur d’activité et il fut bien vite question de celui-ci dans la bouche du diplomate. Adriel ne répondit rien, laissant ces mots trainer dans un coin de sa tête comme il l’eut fait de l’avancée d’un pion dont il saurait tirer profit dès l’instant où il aurait à mouvoir son fou. Bien que les deux hommes puissent passer un agréable début de soirée, il y avait toujours un semblant de défiance frôlant le platonique conflit dans leurs échanges. C’est du moins ce que le Veidt pensait et ce que rassasiait ses instincts de joueur. Une descente de whisky plus tard et le Golden Boy accueillait désormais les remarques de l’Ukrainien sur le jeu d’échec. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il suffit de quelques mots pour piquer comme attiser la curiosité du marchand d’arme. Il ne tarda guère à rétorquer :

" Et bien… Nous devrions jouer tous deux... " A mesure que filait le temps, Adriel apprenait à contrôler les capacités propres à sa nature de Super et la réflexion lui offrait le luxe d’imaginer des alternatives intéressantes pouvant magnifier sa propre intelligence. Que l’esprit de Konstantin soit incroyable, il n’en doutait guère. Il espérait simplement avoir les moyens de rendre le sien plus incroyable encore… Compétiteur depuis l’enfance, le Golden Boy adressa un sourire à son compagnon d’un soir tout en agitant son verre d’alcool au creux de sa paume : " Il y a fort longtemps que je n’ai guère livré d’homérique duel… " Il lui était surtout difficile de trouver partenaire de jeu différent de ses propres doubles. Sa mauvaise presse avait le don de ne pas se faire se bousculer les amicales rencontres. Une gorgée et une écoute attentive plus tard, il fut déjà temps de répondre à la question de son délicieux camarade : " Ne vous en faites pas, je sais reconnaitre la supériorité d’autrui en cas de déconvenue. Cela m’intime juste le fait de fournir un travail acharné pour chercher à combler le vide qui me sépare d’une hypothétique victoire... " Ainsi en avait il toujours été. L’on n’asseyait pas une position de leader mondial dans une industrie concurrentielle en pensant être le meilleur mais bien en fournissant les efforts pour l’être. Jadis, Frères et Grand-Père avaient représenté des idéaux qu’il avait jugé bon de surpasser. Désormais qu’il estimait la chose faite, il ne lui était que plus profitable de se confronter à sensationnelles psychés. Décidemment, ce Konstantin lui plaisait et récoltait toute son amitié. Si bien qu’il pouvait confortablement continuer à deviser en sa présence :

" Je n’oublierais donc pas de vous inviter pour quelques agréables soirées autour d’un échiquier… " Bon hôte, il ne manquerait pas d’accommoder le tout d’une excellente bouteille. Restait à trouver l’opportunité. Et le débat de reprendre quand Adriel hasarda un index levé pour faire entendre son point de vue sur un point qui le chagrinait : " En revanche, je crains de ne pas partager votre affection pour le hasard comme pour ses aléas… J’aime à pouvoir évaluer comme contrôler l’ensemble des différents paramètres constituant le moindre échiquier face auquel je peux trouver place. " Etait-il encore simplement question de jeu ? Simplement question de pièces sur une succession de cases blanches et noires ? Non. Depuis qu’il avait refait surface après avoir pris conscience de la nature humaine dans son périple solitaire, le Propriétaire de Veidt Enterprises avait employé bon nombre des ressources à disposer d’informations, de technologies révolutionnaires comme d’argent. Tout ça pour quoi ? Pour continuer à garder le contrôle. " Sans que je ne sache véritablement pourquoi, j’ai la nécessité d’avoir un certain contrôle sur les paramètres du jeu. Tout du moins avoir la possibilité de les analyser, de les comprendre pour mieux les dompter et transformer les freins en levier… " L’alcool lui autorisait la faiblesse de commencer à se livrer alors qu’il terminait son verre et que, déjà, le serveur s’activait derrière son bar pour honorer le vœux qu’il avait formulé. Restait que le Golden Boy n’était pas suffisamment éméchée pour totalement se livrer. La raison pour laquelle il avait besoin de chercher à tout contrôler, il ne la connaissait que trop bien et elle se faisait l’écho de l’un de ses cauchemars : que ses armes deviennent superflues. Banales et remplaçables comme un portable, complétement quelconques. Ordinaire : ça casse, on jette. Et Adriel de poursuivre : " Quand vous disposez de tous les paramètres et que vous pouvez exclure toute intervention du hasard, vous êtes en mesure de réellement peser sur les débats… Comme de pouvoir les équilibrer si besoin est. " La situation de quasi-monopole construite de longue haleine leur permettait plus ou moins de maintenir l’offre comme la demande et de n’équiper du nec plus ultra de leur technologie que les véritables artisans de la paix. Si, d’aventure, d’autres parvenaient à créer des armes suffisamment efficaces pour s’établir comme une concurrence viable, alors ils seraient amenés à ne plus sélectionner leurs clients au nom du sacro-saint profit. Dans son cœur, Adriel savait que sans cette situation de monopole lui assurant une certaine moralité bien dissimulée, il ne saurait vraiment pas quoi faire… " Voyez-vous, pour en revenir à votre propos précédent, j’estime que l’existence ne peut être qu’un enchainement de causes logiques et avoir un semblant de contrôle est ma manière de combattre l’entropie comme le chaos. L’aspect divertissant de ma fonction vient plus de la façon dont je peux obtenir les éléments servant à ce contrôle que dans leurs malheureuses conséquences. " Et voilà qu’arrive à son esprit un nouveau cauchemar, bien pire : que celui qui rendrait ses armements bon marché, simples et banals, ce ne soit pas lui…
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Message posté : Mar 5 Aoû 2014 - 12:58 Message
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Adriel hésita brièvement au moment de remplacer « professeur » par « Konstantin », et s’en montra quelque peu gêné. Peut-être avait-il trop l’habitude des convenances dans ce genre de soirée, mais l’Ukrainien était prêt à le faire changer d’avis, surtout s’ils devaient rester là jusqu’au bout de la nuit. Personne d’autre n’était ne serait-ce que moitié aussi intéressant que l’industriel, qui commençait à se livrer un peu plus à mesure que l’alcool faisait naître en lui ses effets désinhibiteurs. Ainsi, Adriel aimait tant la défaite que la victoire, la première permettant de se surpasser par la suite pour atteindre la seconde. Et tant qu’elle demeurait juste et sans appel, certainement. Rien n’était plus frustrant que de s’incliner de peu, et d’autant plus si l’on avait cru l’emporter. Mais dans une partie d’échecs, Konstantin savait très bien qu’il lui était inutile de croire à la victoire : elle lui était déjà promise avant même le début. Cependant rien n’empêchait qu’en effet l’Américain tente sa chance.

Et alors que le diplomate rapprochait lentement son verre de l’état « vide », ou plutôt, « à remplir », le Golden boy parla du hasard et du peu d’affection qu’il lui inspirait. Globalement, l’Ukrainien approuvait. Il n’appréciait les aléas que s’ils faisaient partie du jeu. Sur le plan professionnel, ils survenaient parfois, et pimentaient ainsi les débats, les négociations, et ils étaient souvent contournés ou réglés. Rarement Konstantin avait été déstabilisé par un imprévu. Un imprévu insoluble n’était plus un imprévu : c’était le point de départ d’une nouvelle situation à appréhender. Si la main et le cerveau de l’homme étaient impliqués, cela marquait une circonstance autre, et le diplomate avait pour habitude de dénoncer les partis mettant en déroute la bonne tenue des négociations.

Adriel parlait de contrôle. En tant que patron à la tête d’un vaste empire présent à travers le monde, il savait l’importance de ne laisser que peu de place au hasard, au risque de voir l’ensemble s’effriter et s’échapper un peu plus chaque jour de son emprise. Sur ce point, Konstantin ne pouvait qu’approuver : lorsqu’il se rendait sur le terrain de la diplomatie, il connaissait tous les détails entourant le conflit et même les conjectures pouvant influer sur les débats. Le hasard n’avait pas sa place lors de ces discussions. On ne jouait pas aux dés l’avenir d’un territoire et de ses habitants. L’Ukrainien termina son verre et demeura quelques secondes silencieux, alors que le barman arrivait shaker à la main, pour honorer sa promesse. Puis il reprit la parole.

Je ne peux que concourir. Lorsque je parle de hasard, ce n’est que pour pimenter mes divertissements. Un peu de surprise ne peut faire de mal quand on passe son temps à savoir exactement ce qui peut se produire, et arrive d’ailleurs souvent. Moi-même, dans ma profession, je tâche d’avoir en main toutes les cartes qui me permettent d’observer puis d’intervenir, que ça soit pour renverser une situation, l’appuyer ou, comme vous dîtes, l’équilibrer.

Konstantin remercia le barman d’un signe de tête et leva son verre à l’adresse d’Adriel.

Par exemple, imaginons une soudaine explosion de violence en Afrique, ce qui a été plutôt monnaie courante ces dernières années. Si l’on m’appelle pour trouver une solution pacifique à la sortie de crise, je prendrai soin, si certains éléments me sont encore étrangers, d’étudier sans réserve chaque dossier, chaque détail… et j’évite ainsi toute surprise en arrivant sur place, car je sais exactement quelles directions peuvent prendre les négociations. Chacun apporte ses revendications, chacun apporte sa force…

L’Ukrainien posa son verre et joignit les mains, adossé dans son siège.

Si, potentiellement, vos produits sont présents, je saurai exactement dans quelle proportion, pour quelles conséquences, et j’aurai pris soin d’établir un… « contrepoids » pour en contrôler… peut-être pas l’utilisation en soi, mais l’implication. Certains chefs militaires ne pensent pas en termes politiques ou économiques, il peut être assez aisé de les déstabiliser en les attirant en dehors de leurs zones de confort.

« Si vous attaquez ce village, les entreprises occidentales implantées sur votre territoire partiront », c’était une méthode. Il y avait aussi des chantages qui sortaient un peu des limites de l’éthique. Comme par exemple menacer le fils d’un dictateur envoyé faire ses études dans une grande université britannique ou américaine… Tous les moyens étaient bons. La diplomatie était un grand jeu sans hasard, fin équilibre entre promesses et menaces.

Mais assez parlé de travail. J’attendrai donc votre invitation, et sachez que je ne manquerai pas de vous rendre la pareille, bien que mon propre domicile soit sans aucun doute plus modeste.

Et il faudrait aussi, sûrement, trouver un accord avec Aaron. Le Britannique n’était pas étranger aux soirées de gala, mais le couple n’avait pas l’habitude de s’y rendre ensemble. Même si le risque de faire montre du moindre signe d’affection en public était minime, il était pour l’ex-agent de la Brigade Six déjà trop important. Au grand dam de son compagnon, qui ne cessait de se demander si finalement il ne valait pas mieux abandonner la discrétion.

Tiens, le premier discours, constata l’Ukrainien, alors qu’un homme d’un certain âge d’approchait du pupitre sur l’estrade en chaussant ses lunettes. Il a pris un coup de vieux…

Philip Grant, président de la fondation qui organisait le gala, avait prêt de quatre-vingts ans, et était devenu le genre d’homme à s’endormir pendant les soirées. D’une voix quelque peu tremblante, il salua l’assemblée. Konstantin prit son verre et se détourna de l’homme.

Je vous souhaite de ne pas devenir comme lui. C’est à croire qu’il a oublié son propre passé…

En effet, Grant, fut un temps, avait exercé la même profession qu’Adriel. Et dans les mémoires collectives, ce passé en contradiction avec le principe même du gala pour la paix dans le monde s’était déjà estompé. L’hypocrisie de la haute société était si facile à acheter, pourvu que contre quelques gestes de générosité, on n’oublie pas de citer les noms des donateurs.

Hormis les échecs, jouez-vous aux cartes ? Au billard, peut-être ?
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Message posté : Mer 6 Aoû 2014 - 19:54 Message
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Dire qu’il n’était pas franchement dans la nature du Golden Boy de se fendre d’autant de confidences en une seule soirée au profit de quelqu’un qu’il ne connaissait que trop peu relevait de l’euphémisme. L’alcool était pour l’heure un fabuleux vecteur de lien social qui permettait à deux brillants –dans le cas du professeur Terendt du moins- cerveaux de partager quelques authentiques moments. D’intéressants palabres en compagnie d’une délicieuse compagnie comme d’un scotch savoureux. Adriel eut bien pu considérer cela comme un semblant de paradis s’il ne plaçait pas plus haut encore son amour du beau sexe qui lui avait longtemps valu de se retrouver au bras de bimbos. Ses pensées prirent alors la direction du mirifique minois de sa compagne, se demandant quels tourments elle pouvait bien endurer dans son Ecole ou dans son Entreprise. Il était si loin de la vérité à son sujet… Mais il se promit de garder en mémoire le sujet de Star High, présentant que le diplomate ne l’avait pas avancé sur la table des débats avec une innocence virginale au début de leur courtois entretiens. Ils n’en étaient plus à avancer des pions sur l’échiquier du débat, discutant plus à cœur ouvert qu’à grand renfort de mots voilés. Et à mesure que filait le temps, Adriel d’apprécier plus encore les palabres de l’Ukranien. " Je vois que, bien qu’employées sur des terrains contraires, nos méthodes semblent pour le moins concordantes… " Réagit il aux propos de son camarade du soir, trempant vite ses lèvres dans le puissant liquide ambré pour en savourer le feu. Un brin d’agitation alentours lui indiqua que quelques curieux les miraient comme s’ils faisaient face à la pure opposition du blanc et du noir. La chose fit sourire le Marchand de Mort alors qu’il jetait un regard au serveur armé de son Shaker. AU moins, voilà quelqu’un qui prenait sa tâche à cœur. Konstantin de poursuivre sur l’aspect des loisirs et Adriel de rétorquer sur un timbre plus désabusé de sa propre condition que des mœurs de son protagoniste. " A croire que cela relève de la pathologie dans mon cas, j’aime à avoir un parfait contrôle de la majorité des choses que j’entreprends… Que voulez-vous, je dois y trouver un semblant de sécurité comme de réconfort. Mais j’entends votre point de vue autant que je puis le respecter. " De tous temps, il avait cherché à tout contrôler, n’ayant pas vraiment voulu laisser couler les choses… Même au temps de sa splendeur de sportif universitaire il avait toujours aimé avoir toutes les cartes en mains, préparant minutieusement les moindres aspects inhérents au sport de haut niveau. Il lui avait fallu la mort de ses deux frères, de ses deux doubles, pour profondément se remettre en question et laisser filer, abandonnant sa condition au cours d’un périple qui avait duré des années. Depuis son retour, il avait de nouveau fait main basse sur bien des variables de son existence, probablement car il ne souhaitait pas revivre pareils tourments à ceux vécus au crépuscule de son adolescence…

Par la suite, le Golden Boy prêta une oreille attentive aux propos de son camarade du soir. Faisant honneur à sa fonction, le diplomate savait manier les mots pour faire entendre ses pensées et Adriel lui trouvait un timbre des plus agréables comme des plus intéressants. Les mots chantants de l’Ukrainien furent accompagnés d’un bon nombre de levé du coude comme d’approbations polies du visage. A mesure que s’égrenaient les mots, le Marchand d’armes trouva plus véridique encore ses propos précédents. Tous deux usaient de méthodes semblables pour parvenir à leurs fins. Et bien qu’il ne puisse guère se permettre de l’avouer face à une si large assemblée, Adriel cherchait majoritairement à ce que ses produits soient employés pour la sauvegarde du genre humain. Peu importe leur violence, chacune des actions qu’il entreprenait n’avait pour final objectif que le bien du plus grand nombre. Les méthodes pouvaient bien être discutable, la finalité l’était beaucoup moins.

" Vous verriez ma Villa sur les hauteurs surplombant la côte… J’ai dépensé sans compter. " Avança t’il en achevant un nouveau verre, ne manquant pas de se dire à lui-même que le diplomate pourrait bien se montrer plus surpris encore lors de la visite de l’atelier serpentant dans les entrailles du sous-sol et qui commençait à enfermer ce qui se présentait comme le nec plus ultra de l’armement. Un gadget qui ne se faisait que le prolongement d’Adriel comme de sa volonté. " Je ne manquerai donc guère à mes obligations et me montrerai flatté de pouvoir répondre à l’une de vos invitation, Konstantin. " Un souffle pour déclamer son prénom et une manière propre à l’industriel détestable de sceller le semblant d’amitié qu’il commençait à porter au diplomate. Déjà, le barman s’activait pour accabler le bras d’Adriel d’une nouvelle lichette de ce délicieux nectar. Le jeune homme se questionna sur la potentielle venue de Sydney à pareil rendez-vous, ne manquant pas de penser que le brillant esprit de la jeune femme se complairait en compagnie du diplomate. Après tout, il connait la leçon dans son établissement, elle avait donc déjà dû profiter de son incroyable conversation. " Même la Joconde subit les outrages du temps… " Se contenta de répondre le milliardaire excentrique à la pique de son comparse. Effectivement, l’intervenant n’était plus de prime jeunesse et s’affichait clairement comme semblant en fin de vie. Un sourire vint ourler ses lèvres quand il répondit : " N’ayez aucune inquiétude à ce sujet, je ne compte guère me recycler de sitôt ! " La Guerre était encore un bon gagne-pain. Et puis, il avait appris que passer pour un faible comme un crétin n’amenait que les faibles et les crétins à vous suivre. En revanche, passer pour le diable intimait à tous de se soumettre. Aux yeux de tous, il était le mal absolu. Aux siens, rien d’autre qu’un mal nécessaire…

" Fut un temps, je maniais beaucoup les cartes… " A la faveur de ses errances sur le continent où il avait majoritairement gagné son argent au jeu comme dans des exhibitions de violence peu légales. " Mais c’est une habitude que j’ai délaissé au profit de la pratique du golf, sur les conseils de mon grand-père… " Le sport des décideurs par excellence pour tous ceux qui sont issus de la vieille école. Et un excellent moyen de nouer des relations d’affaire avec des personnages à la compagnie pourtant douteuse. " Je m’y défend pas trop mal et améliore progressivement mon handicap… " Ça lui permettait surtout de prendre l’air, de respirer comme de profiter d’un brin de nature. Le genre de luxe que ne lui autorisait que trop peu son emploi du temps démentiel. Gigotant sur son siège pour perdre de vue le discours barbant, il adressa son regard bleu acier à son camarade. " J’ai bien peur de me défendre beaucoup moins bien au billard. Néanmoins, ma petite amie se prétendait experte lors de notre second rendez-vous et je suis parvenu à en triompher. Peut-être ne suis-je, après tout, pas si mauvais. " Un sourire accompagna le souvenir de cet épisode tendre en compagnie de Sydney. Il nota de ne pas manquer d’aborder sous peu le sujet de sa petite amie quand il viendrait à se présenter. Un instant de pause dans le discours du vieillard et Adriel de déposer son verre pour initier des applaudissements. On le regarda de travers, il comprit que ce n’était pas terminé. Une moue exagérément désolée sur les traits ainsi que ses mains dressées accompagnèrent son confortable retour sur le dossier de son confortable fauteuil. Comme si de rien n’était, il reprit sa conversation avec le diplomate : " Je crois me souvenir que vous avez étudié ou bien enseigné sur le territoire de la perfide Albion… " Il n’aimait pas franchement les anglais. Mais en toute honnêteté, qui pouvait bien les encadrer hormis eux-mêmes ? " Je peux me bercer d’illusion, mais je vous aurais imaginé adepte de fléchettes. Leur pratique relève –parait-il- des obligations du monde étudiant… " On lui déposa un nouveau verre plein au creux de la main, prenant soin de relever celui qui était terminé. Décidément, la soirée avait le mérite de brasser des sujets aussi divers que variés !
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Message posté : Ven 8 Aoû 2014 - 19:28 Message
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La notion de contrôle dans la vie ou le domaine professionnel fut bientôt laissée de côté, sur un aveu d’Adriel, confessant qu’il y trouvait tant de réconfort et de sécurité que cela relevait sans doute de la pathologie. Konstantin émit un petit rire à cette remarque, avant de lever son verre à l’attention de l’Américain : c’était tout à son honneur d’en être ainsi conscient. Beaucoup des puissants de ce monde étaient dans l’exact même cas mais étaient aveugles à la situation. Puis l’industriel ne fit pas semblant de parler de sa villa : c’est sans modestie, aucune, qu’il évoqua le bâtiment. L’Ukrainien, qui en avait déjà vu des photos aériennes, voyait très bien ce que signifiait l’expression « dépenser sans compter », ne serait-ce qu’à l’extérieur. Il imaginait bien que l’intérieur était tout aussi à la hauteur de la formule.

Son verre à la main, Konstantin regardait distraitement le vieil intervenant, sans prêter attention à son discours. Du moins, il ne l’écoutait pas consciemment, son cerveau enregistrant tout de même les mots. Adriel répliqua en citant la Joconde, qui comme tout ce qui existait subissait les ravages du temps. Sauf que certains les subissaient bien plus rapidement et visiblement. Le Golden boy conclut sur la question en rassurant son interlocuteur : le risque de le voir suivre la même voie que Grant était quasi-inexistant, et le resterait sûrement pendant quelques décennies. C’était à lui souhaiter, le résultat n’étant pas particulièrement probant de toute manière.

La conversation dériva sur les jeux. Ainsi, la pratique la plus courante d’une activité par Adriel était celle du golf. Un « sport » de riches, prisé des plus aisés, et donc, l’héritier Veidt ne dérogeait pas à la règle. D’autant que, d’après ses dires, il s’améliorait. Konstantin, lui, n’avait jamais touché un club, mais il n’était pas plus tenté que ça. Le sport en général, même aussi peu exigeant en terme d’endurance, n’était pas sa tasse de thé. Même si Aaron avait entrepris de le faire se dépenser.

Je ne vous aurais pas vu jouer au golf, étrangement… Comme quoi… glissa-t-il, en terminant un nouveau verre.

Il fit signe au barman de ne pas accourir, il avait faire une brève pause dans sa descente. Lever aussi souvent le coude allait finir par lui jouer des tours, il préférait donc prévenir une soudaine ivresse que de se retrouver trop rapidement sous la table. Adriel évoqua par la suite Sydney, qui apparemment n’était si bonne qu’elle le prétendait au billard, puisqu’elle avait été battue par son petit ami.

Si j’ai l’occasion de disputer une partie contre elle, je ne manquerai pas de me rappeler vos paroles, répondit l’Ukrainien, en imaginant la directrice de Star High devant une table verte.

L’apparition dans la conversation de Sydney fut finalement très brève, mais il était à parier qu’elle ferait son retour un peu plus tard. Ils avaient toute la nuit. Adriel, en effet, embraya sur le passé du diplomate, celui laissé en Angleterre. Angleterre qu’il ne devait pas apprécier, puisqu’il employa une expression peu commune et pourtant peu ambigüe. « Perfide Albion »… L’Ukrainien n’avait que très rarement joué aux fléchettes, il n’y trouvait aucun plaisir, mais il pouvait comprendre que certains soit friands de ce jeu. Mettre dans le mille avait quelque chose de très satisfaisant.

J’ai enseigné à Oxford pendant huit années. Je n’ai jamais trouvé les Anglais « perfides », mais il est vrai qu’il n’est pas évident de prendre le pli quand on décide de vivre chez eux. Et je ne parle pas de la gastronomie…

Il poussa un soupir, se remémorant la première fois où on lui avait servi du gigot à la menthe. Pauvre bête. Par la suite, il s’était toujours efforcé de cuisiner lui-même, des plats basiques mais bons, ou de se rendre des restaurants étrangers. Au moins n’avait-il eu que très rarement des mauvaises surprises.

Si les fléchettes relèvent des obligations du monde étudiant, sachez que je ne me suis jamais senti concerné. Même si j’ai toujours été plutôt proche de mes élèves, je ne les ai jamais côtoyés au point de partager quelques divertissements avec eux. Il est de toute façon important de garder cette distance entre le professeur et les étudiants.

Levant les yeux, Konstantin vit que Grant avait fini son discours.

Si vous souhaitez applaudir, c’est maintenant, glissa-t-il, taquin, à Adriel, qui avait « gaffé » un peu plus tôt.

Puis ce fut au tour d’une femme de s’avancer. La dernière miss Monde, une philippine née aux États-Unis. Voilà qu’il allait peut-être éveiller l’intérêt de l’Américain. L’Ukrainien, lui, choisit ce moment pour, déjà, faire signe au barman. Il était temps de reprendre la tâche où il l’avait laissée.

La distance entre le professeur et les étudiants… reprit-il. Évidemment, cela dépend des cas. Peut-être votre compagne vous en parle-t-elle, de temps en temps ? Elle est si passionnée par son travail, il est assez peu probable que vous n’ayez pas droit, parfois, à quelques anecdotes.

Pour l’instant, le sujet abordé était Star High, et restait en périphérie du sujet « Sydney ». Mais s’il y avait une chose que Konstantin espérait bien apprendre en tissant des liens avec Adriel, c’était ce qui avait pu mettre le couple ensemble. Parce que de l’extérieur, l’union pouvait paraître improbable.
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Message posté : Lun 11 Aoû 2014 - 13:35 Message
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" Oh… Croyez-moi, je suis plein de surprises… " Comme de secrets. Son propos fit sourire le Golden Boy qui ne manqua pas de renvoyer à Konstantin l’une des attitudes dont il le cinglait fréquemment : il leva son verre à son endroit, accompagnant le ton d’un des sourires malicieux dont il avait le secret. Tout ne semblait paraitre que jeu pour l’industriel, le monde semblant se faire galéjade au travers de ce sourire ourlant ses lèvres. Comme s’il était le seul à gouter une plaisanterie particulièrement drôle. Adire vrai, lui-même se trouvait surpris parfois surpris de trainasser sur un green, club à la main. Il fut longtemps façonné pour un sport où l’agressivité se fait religion et où l’on ne respecte et n’admire que le plus fort. Il fut longtemps le meilleur à son poste, l’on le promettait au plus grand avenir qui soit et l’on le voyait déjà à la base des succès homériques d’une des trente-deux équipes de la National Football League. Les tourments de l’existence l’avaient privé de tels succès pour le voir se diriger vers des formes bien différentes de reconnaissance comme de célébrité. S’il en venait à regretter le temps jadis ? Parfois oui… Mais guère plus de quelques instants. " Vous devriez vous joindre à moi à l’occasion. Les Greens sont magnifiques en cette saison… " Et tant pis si l’Ukrainien ne se montrait pas capable de toucher une balle du bout de son club. Pareil exercice ne se pratiquait pas moins pour l’effort que pour les interactions sociales qu’il soulevait. Et de toute évidence, le Professeur offrirait conversation bien plus intéressante que la majorité des vieillards grabataires formant son principal cercle de jeu. Pour bon nombre, des relations de travail propre à son grand père qui s’étaient fait courtisan de son attention et qui cajolaient de la même façon le petit-fils dans l’espoir de continuer à profiter de leur part du butin. Ils étaient mal tombés tant l’héritier Veidt ne supportait guère la flagornerie propre aux courtisans. Inévitablement revenait le sujet dont les deux hommes avaient précédemment discuté : tout n’était affaire que de contrôle comme de politique. " Elle ne manquera pas d’apprécier… "Rebondit il sur le propos de son camarade d’un soir. Son propos ne manqua pas d’étirer plus encore son sourire. Evoquer la jeune femme dans des situations indélicates avait le don de l’amuser tant il n’appréciait guère son absence. " Et ne manquera pas de réagir. Je la suspecte de tout particulièrement haïr la défaite…. " Un peu comme lui en somme… Ils se rejoignaient sur ce point et la chose semblait logique tant les deux amants partageaient des traits communs. La direction d’un conglomérat florissant ne pouvait passer que par une certaine volonté de victoire et bien qu’Adriel pense que le secteur d’activité de sa compagne était autrement moins agressif que le sien, il respectait au plus haut point la moralité qu’elle employait dans ses affaires comme la diversité de ses implications. La Stevens comme Star High ne manquaient pas d’apparaitre comme des gages de réussite comme d’intelligence. Tout cela ne le rendait que plus épris de la belle eurasienne. Sans qu’il ne l’avoue pleinement.

Sous couvert de discussions suivant le fil des divertissements comme des jeux, les deux hommes semblaient se sonder comme se révéler l’un à l’autre. Ainsi, le Golden Boy ne manqua pas de démultiplier son sourire lorsque son comparse mentionna les discutables gouts culinaires de leurs camarades anglais. Pour le peu qu’il eut à savourer, Adriel ne pouvait que partager son scepticisme. Il se garda, toutefois, de réagir sur l’aspect perfide des hommes de la rose. Pour lui, s’était le résultat des expériences de son frère trépassé comme des souvenirs de ce dernier du temps où il servait dans le corps des SEALS. Bien des fois il s’était accroché avec des soldats de sa majesté lors de manœuvres comme d’interventions sur le sol iraquien et il gardait un semblant de rancune pour ces derniers. Sans parler du fait que l’héritage familial tout germanique ne portait pas vraiment la grande résistance anglaise dans son cœur. Mais s’était là remonté bien des décennies en arrière…

" Sur ce point, nos avis concordent… " Indiqua t’il suite aux propos du professeur au sujet de la distance qu’il convenait de maintenir entre enseignant et étudiant. Il lui arrivait parfois de penser que les absences nocturnes de Sydney l’amenaient dans le lit comme la chambre d’un jeune éphèbe côtoyant son établissement. Une hypothèse qu’il balayait bien souvent d’un revers de main comme d’un verre d’alcool mais qui revenait à son esprit depuis que la Stevens lui avait clairement mentionné l’évolution de sa relation avec Dana Taylor. Il n’était pas exclu qu’il en soit de même avec un élève. Jaloux le Veidt ? A ce sujet, quelque peu… A la remarque taquine de son comparse, Adriel étira un sourire et bondit de son siège pour se fendre d’un véritable tonnerre d’applaudissement. Un peu plus et il aurait pu hurler comme siffler. Son attitude souleva des regards presque outrés. Il ne leur répondit que d’un haussement d’épaule avant de retomber mollement sur son siège. " Intéressant… " Souffla t’il après une longue lampée, laissant son regard bleu acier courir sur les courbes de la dernière miss monde. En d’autres temps il se serait fixé l’objectif de finir la soirée en sa compagnie. Il aurait très probablement échoué pour se réveiller aux côtés de quelque autre bimbo, mais ça avait le mérite de tuer son ennui. " Voilà un discours auquel je pourrais bien prêter le plus grand interet… "

Il sourit, distinguant du coin de l’œil que déjà l’Ukrainien en terminait avec un autre godet. La légende selon laquelle les hommes de l’est tenaient foutrement bien l’alcool n’avait pas réellement l’air d’un mythe en l’instant. Heureusement pour lui qu’Adriel avait un certain passif avec l’alcool, un passif qui pouvait bien être à l’origine de quelques problèmes… Associez une nature jalouse avec un peu trop d’alcool et vous obtenez la possibilité de voir un compagnon un tout petit peu trop violent envers quelques soupirants. Heureusement, Sydney ne se trouvait guère en leur compagnie et Konstantin n’était guère le genre de créature capable de faire chavirer son cœur. A défaut il était camarade de soirée idéale et s’imposait progressivement comme un semblant d’amitié à fidéliser. Il prit soin de l’écouter parler en vidant son verre, faisant à son tour signe au barman de s’activer. Puis, une fois le propos digéré, il ne manqua guère de rétorquer :

" J’ai en effet eu droit à quelques anecdotes. Et si je ne partage pas sa vocation, je reconnais aimer toute cette passion qui l’habite. " Le Barman ne tarda guère à survenir, proposant aux deux convives de poursuivre sur le rythme effréné qu’ils entretenaient. Il était plus que probable que tous deux ne profiteraient guère des mets gastronomiques qui leur seraient tantôt proposé. " Disons qu’elles ne me sont pas particulièrement plaisantes. J’imagine que, de par la nature de mes relations, j’ai une immense propension à voir un semblant de mal partout… " Référence explicite au fait qu’il avait plus ou moins couché avec la moitié de Star City et qu’il avait quelques difficultés à concevoir un semblant d’amitié franche avec les représentantes du beau sexe. L’exemple de Dana Taylor était là pour lui indiquer le contraire mais le fait que la jeune femme entretienne un lien presque maternel avec sa compagne ne lui était pas non plus des plus agréable tant ses premières intentions envers l’Atlante n’étaient pas des plus louables. " J’imagine qu’il est plus ou moins normal de s’inquiéter des activités de son conjoint. D’autant plus quand vous pouvez, par les vôtres, jeter un semblant d’ombre sur les siennes. J’imagine qu’il peut en être de même pour vous. " Dit-il en se rendant compte qu’il ne savait finalement rien de ce que faisait le conjoint de son interlocuteur. Une nouvelle rasade d’alcool fort et l’industriel de poursuivre : " Quoi qu’il en soit, je vous avoue que j’aimerai la voir bien moins émotionnelles impliquée dans tout ce qu’elle peut bien entreprendre. " Dans son intérêt comme dans le sien. " …et que je trouve ce discours bien plus inspiré que le précédent. " Le fait qu’il soit accompagné d’une robe fendue jusqu’aux aisselles ne devait pas le moins du monde jouer… L’on se livra à une nouvelle série d’applaudissements et ce fut au tour d’une sommité du monde des sports de venir prendre la parole. Adriel eut un sourire en constatant qu’ils étaient sensiblement de la même génération, se souvenant qu’ils avaient partagé une soirée à l’occasion d’un match des Aggies en Terrain hostile. A l’époque déjà, le Veidt n’avait pas son pareil pour nouer des amitiés dans le partage de quelques alcools. Il eut un sourire en avançant, moqueur : " J’ai bien peur que celui-ci ne soit plus à l’aise sur un terrain que face à un podium. " Euphémisme. Les premiers mots volèrent dans un semblant de silence alors que le Veidt savourait un peu plus de son alcool ambré. Il sentait peu à peu la boisson briser ses retenues et finit par questionner : " Je vous avoue que je ne sais pas comment vous en êtes venu à rencontrer Sydney. Ni même quelle sorte de lien vous entretenez… "
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Message posté : Jeu 21 Aoû 2014 - 0:44 Message
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L’homme plein de surprises lança une invitation, à saisir, à se rendre sur les greens pour titiller un peu la petite balle blanche. Konstantin n’était pas plus tenté que ça : il voyait surtout le golf comme une occasion pour les hommes d’affaires de se réunir loin des salles prévues à cet effet. Il était toujours plus agréable de conclure des affaires en plein air tout en charriant ses confrères sur leurs performances un club à la main. Ce sujet fut ensuite laissé de côté, non sans revenir un bref instant sur le goût peu prononcé de Sydney pour la défaite. Les activités ludiques laissèrent la place à la carrière de l’Ukrainien, et notamment les quelques années passées en Angleterre, la « perfide Albion », comme l’avait nommée Adriel. La conversation s’interrompit le temps que l’Américain s’empresse d’applaudir comme il se devait le vieillard, juste avant l’entrée de Miss Monde, qui ne manqua pas d’éveiller son intérêt.

Adriel exprima ensuite ce qui ressemblait à s’y méprendre à une forme de… jalousie. Ainsi le Golden boy s’imaginait-il des choses quant aux fréquentations de sa compagne, même avec ses étudiants. N’étaient-ils pas pourtant trop jeunes ? N’y avait-il pas une réglementation sur ce genre de relations ? À moins qu’elle ne parle aussi de ses collègues. Que ça soit à Star High ou au sein de son entreprise… Konstantin n’avait jamais connu ce genre de méfiance. Aaron et lui avaient une sorte d’accord tacite, chacun avait son petit jardin secret, mais aucun de deux n’allait voir ailleurs. La fidélité était quelque chose d’important, pour l’un comme pour l’autre. Le diplomate haussa les épaules aux dires de l’industriel sur les potentielles conséquences du travail d’un conjoint sur celui de l’autre.

Il n’en va pas de même pour moi, pas réellement. Nous travaillons tous deux dans des domaines… semblables, qui cohabitent. Pas de risque de vraiment nuire à l’autre, ou du moins lui faire de l’ombre.

Il avait été tout à fait honnête, lui qui ne parlait jamais de son compagnon, mais avait préféré rester évasif. Sydney était donc du genre à s’impliquer un peu trop émotionnellement dans ce qu’elle entreprenait. Konstantin l’avait remarqué, sans vraiment y prêter attention : la jeune femme était déterminée, qu’importait à quel niveau elle s’engageait, tant qu’elle parvenait à son objectif. Le professeur se joignit aux applaudissements qui saluèrent la fin du discours du mannequin, laissant place à un sportif qui se montra relativement peu à l’aise, les yeux rivés sur son discours.

Que voulez-vous, on ne peut être bon partout… commenta l’Ukrainien en buvant une première gorgée du verre qu’on venait de lui apporter.

Il fit signe à un des nombreux serveurs qui circulaient dans la foule, alors qu’Adriel l’interrogeait sur la relation qu’il entretenait avec Sydney, et sur la manière dont ils s’étaient rencontrés. Konstantin fit tourner un instant le cocktail dans sa main, avant de répondre.

J’ai rencontré Sydney lors de la cérémonie de commémoration aux événements de la zone 21, juste avant le nouvel an. Nous avons eu l’occasion d’échanger sur nos carrières respectives, et c’est parce que j’ai discuté avec elle que j’ai pu si facilement obtenir un poste de consultant à Star High. Elle se demandait si vous viendriez… tout comme vous semblez vous demander si elle viendra ce soir.

L’alcool le faisant se lâcher un peu, il se permettait quelques remarques, pas méchantes, mais totalement gratuites. Après avoir de nouveau bu, il leva une main pour indiquer au serveur appelé d’attendre un peu.

Aujourd’hui, nos relations sont purement professionnelles, nous n’avons pas eu l’occasion de nous recroiser en dehors du lycée, que ça soit à une soirée de ce genre ou dans un autre cadre. Il s’adressa à l’employé. Apportez donc un assortiment de ce que vous trouverez sur le buffet, je vous prie.

Et alors que l’homme s’éloignait, il se justifia auprès d’Adriel. Non qu’il en ressente vraiment le besoin, mais il était d’humeur bavarde, quitte à parler pour ne pas dire grand-chose.

Si je continue sur ce rythme, mieux vaut ne pas oublier d’ingurgiter quelque chose de solide. Vous devriez faire de même, ne serait-ce que par acquis de conscience. Votre organisme vous remerciera certainement demain matin.

Sur un dernier balbutiement, le sportif quitta l’estrade, sous les applaudissements. Heureusement, son discours ne s’était pas attardé. Le porte-parole de la mairie vint au pupitre à son tour, recevant quelques sifflets de probables opposants politiques. Même lorsque la politique n’était pas invitée, elle trouvait toujours le moyen d’être présente.

Puisque la question me trotte dans la tête, je vais la poser. Enfin, vous la retourner, en quelque sorte… Et vous, comment avez-vous rencontré Sydney Stevens ? Était-ce lors d’une soirée de ce genre ? Ou bien aviez-vous un lien professionnel qui s’est concrétisé de manière… différente ?

Le serveur revint, avec deux assiettes débordantes d’un assortiment de petits fours salés et sucrés. Konstantin le remercia avant de commencer à grignoter. Il préférait être un minimum raisonnable, pour ne pas regretter le lendemain. Il n’avait pas l’habitude de boire en quantité, même en si bonne compagnie.
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Message posté : Ven 5 Sep 2014 - 18:16 Message
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En dépit du mépris que nous voue l'univers.


Dire que la plastique de la Miss Monde se pressant vers le podium avait soulevé son intérêt relevait de l’euphémisme le plus complet. Portant son verre à ses lèvres, Adriel se reput spectacle avec un semblant de sourire qui ne laissait planer aucun doute sur ces pensées actuelles. S’il n’était pas supposé être en couple ? Disons que la situation était bien plus compliquée qu’il n’y paraissait et qu’elle provoquait progressivement son détachement tout en aiguisant ses appétits extérieurs. Sa jalousie ? Elle relevait plus du fait qu’il n’avait aucune idée de ce que pouvait bien faire la belle eurasienne de son temps libre et qu’il n’était pas rare qu’elle passe des nuits entières loin de son lit. Ne figurant pas la donzelle comme étant du genre à se nimber de cuir pour aller cogner de la vermine –que l’ironie pouvait être douce à quiconque se trouvait dans la confidence- le milliardaire excentrique en vint à soupçonner un semblant de liaison extérieure à leur couple. De là à imaginer qu’elle avait pour origine un bel éphèbe fantasmant sur son professeur, il n’y avait qu’un pas que l’alcool aidait à franchir. L’ivresse avait le don d’aider à éclaircir les problèmes les plus insolubles. D’une manière pas vraiment désirée comme désirable toutefois…

" C’est une chance pour vous… " Il pensait sincèrement et l’exprima dans un sourire, terminant de vider son verre à l’occasion. Il ne comptait plus le nombre de godets qu’il avait fini par s’envoyer derrière la cravate ! " Malheureusement, je ne peux pas dire que nos domaines ne soient pas impactés l’un par l’autre. " Il fit tourner son verre vide au creux de ses doigts. " Si nous n’entretenons pas le moindre lien commercial, il y a fort à parier que beaucoup peuvent jaser de l’union d’un fabriquant d’arme et d’un industrielle pharmaceutique. Après tout, je suis à même de concevoir des agents pathogènes extrêmement puissants là où elle a le don d’en trouver les antidotes comme les vaccins. " Il cessa le mouvement de balancier exercé par ses deux bras, prenant conscience de cet état de fait. Wahou, mais c’est qu’il aurait pu se faire énormément d’argent en contrôlant à la fois les maux et les remèdes. L’idée vint à se greffer dans un coin de son esprit. Sydney n’était, de toute façon, pas vraiment du genre à envisager ce genre de commerce. Il se contenta d’hausser les épaules avant de conclure : " A la vérité, j’ai bien peur que ces supputations n’aient sur nous un aspect des plus destructeur... "

Il n’en soupçonnait même pas la portée ! Il gouta la répartie de son compagnon d’un soir à propos de son comparse sportif, notant également que le verre suivant avait du mal à arriver. Il faut dire que tous deux jouissaient d’une descente assez impressionnante pour le coup. " Un bien bel évènement j’imagine… " Rétorqua t’il quand le professeur lui indiqua le lieu de sa rencontre avec la Stevens. Ce pays avait un véritable don pour les commémorations, faisant presque passer le tout pour un semblant d’art… Lui n’aimait pas vraiment ça. Le Golden Boy était un homme d’avenir, un technocrate cherchant à devancer comme à prédire les évènements pour les soumettre et non pas quelqu’un de trop ancré dans le passé. Sur l’aspect professionnel de sa vie, s’entend. Il eut un sourire assez morne quand l’Ukranien mentionna les propos de sa petite amie de l’époque. Il ne tarda guère à lui rétorquer : " Je pense que vous n’aurez à subir que ma compagnie pour ce soir… " Aussi désagréable soit elle. Et le fantasque milliardaire de poursuivre : " J’imagine qu’elle doit –encore- avoir énormément de travaill… " Si ce n’est autre chose de prévu.

" Vous êtes la voix de la sagesse… Autant que celle de la raison ! " Prononça t’il en jetant un coup d’œil vers le buffet au loin. C’est vrai qu’il commençait à faire faim et que tous deux ne tournaient pas véritablement à l’eau. S’ils continuaient sur ce rythme sans véritablement se remplir la panse, il y avait fort à parier qu’ils ne tarderaient guère à rouler au sol. Au moins, cela finirait de sceller un semblant d’amitié… En effet, le professeur apparaissait de plus en plus intéressant aux yeux du marchand de mort et il n’aurait pas craché sur quelques nouvelles anecdotes en sa compagnie. " L’ami… J’aimerai que vous me trouviez des choses assez… Petites ! " Il mima une minuscule taille de deux doigts. Avant de totalement changer d’attitude, se redressant pour applaudir à tout rompre la sortie du sportif. Quelques hurlements çà et là ainsi qu’un « Go Spurs ! Go ! » qui arracha un sourire amusé au basketteur de Star City. Adriel avait passé son université au Texas et était un grand fan de l’Amiral en son temps. Puis, il reprit le fil de la conversation avec le serveur, comme si tout ce qu’il venait de faire n’avait proprement jamais existé : " Donc ! Si vous pouviez me rapporter des mini-quiches, mini-pizzas ou bien des mini-burgers… Bref, toute sorte de nourriture qui pourrait me faire me sentir comme étant un géant ! " Et très probablement le genre de choses que l’on ne trouvait pas facilement dans un buffet gastronomique. A croire que le Golden Boy aimait bien se trouver en contradiction avec son monde alentour. Il se fendit d’un rire tout personnel avant d’adresser à son compagnon d’infortune : " Heureusement que vous êtes diplomate et non point psychologue… J’imagine vous avoir offert suffisamment de comportement à même de solliciter une thérapie complète. " C’était plus ou moins toujours comme ça. Adriel restait Adriel et se fichait bien de son comportement à la face du monde de par son insondable aptitude pour le mépris. Il jeta un coup d’œil vers l’estrade, soupirant à la vue du représentant de la mairie. L’alcool avait le don d’exagérer ses traits comme ses attitudes burlesques.

" Ce n’est pas pour lui que j’ai voté… " Souffla t’il d’un ton boudeur. Encore une fois, il se révélait sous tous ses aspects, témoignant même de sa couleur politique. Quand bien même l’on pourrait sérieusement penser qu’un homme comme lui souffrait d’un alignement particulier… Une assiette de petits fours ne tarda pas à lui être présentée. Elle manquait un brin de ce qu’il avait spécifié. Grognon, il exagéra volontairement : " J’étais sûr qu’il s’en ficherait… " Avant de faire main basse sur un premier met. Plutôt délectable qui plus est. Un mouvement de main et déjà de nouveaux verres leurs étaient présentés. Il lui faudrait bien ça pour dégager de sa bouche la saveur salée. " Plus ou moins oui… " Déclara t’il en s’essuyant la bouche de feutrés contacts à l’aide d’un serviette. " Je mentirai en vous disant me souvenir de l’objet du gala en question… Cela devait avoir un rapport avec l’Afrique. Les organisateurs avaient cru bon de nous doter de masques vénitiens. J’imagine que c’est ce qui a permis à Sydney de ne pas s’enfuir face à mon détestable faciès. " Très clairement au vu de la manière dont elle avait décampé à la mention de son nom. " Profitant de l’anonymat, nous avons discuté et nous sommes dévoilés, si bien que nous nous sommes plus et que nous avons fini par nous revoir… C’était plutôt une belle soirée. " Si l’on exceptait l’attaque d’une mentaliste et ses élans d’héroïsme pour venir en aide au Corbeau qui s’étaient soldés par des blessures. Se saissisant d’un verre, il entreprit de commencer à en descendre le contenu. Un œil sur le discours, il ne tarda pas à lâcher de voix assez forte : " Ennuyeux…" Cela ne manqua pas de faire se retourner quelques convives courroucés à son endroit… Il leur servit un faciès farceur comme s’il moquait leur réaction puritaine. Bordel, ce que la haute société pouvait être coincée ! Affalé sur son fauteuil, il tourna son attention vers l’Ukranien pour avancer : " J’ignore comment vous voyez la chose, mais je doute que nous trouverons beaucoup d’amusement ici ce soir ! " Il faut dire que ce n’était pas forcément le but premier de ce genre de réception. Aussi, il tourna vers le Professeur un regard avide d’apprentissage face à quelqu’un qui ne souffrait que trop de ce genre de plates mondanités : " Quelques idées pour rendre plus agréables cette soirée ? " De là à ce qu’ils finissent dansant sur les tables et cravates sur le front… Le Veidt ne se gobergeait guère d’illusions !
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"



En dépit du mépris que nous voue l'univers.

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