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Les charmes d'une famille unie - ou pas.

 
Message posté : Sam 10 Mai 2014 - 20:57 Message
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Elle avait mal. Terriblement mal, à vrai dire, bien qu’elle n’ait pas osé le dire. Non, elle avait préféré gueuler comme une tarée, s’emporter et user de son don. Mais cela n’empêchait en rien le fait que, pour le moment, assise sur sa moto, elle doutait être en mesure de se rendre chez Adrian vivante. Ou, tout du moins, si elle était en mesure de s’y rendre. Elle avait l’impression que tout son corps lui faisait mal et c’était bien l’une des premières fois où elle utilisait son don par crainte de mourir. Il n’y était pas aller de main morte et elle aurait presque cru entendre tous ses os se briser. Ce ne fut bien heureusement pas le cas, mais elle avait mal aux côtes, elle avait très certainement un coquard et sa lèvre inférieure saignait. Elle ignorait à vrai dire si elle souhaitait réellement se rendre chez Adrian. Ce n’était pas une bonne idée. Il allait sûrement s’inquiéter et chercher des réponses qu’elle ne pourrait pas donner sans s’enfoncer dans un mensonge quelconque qui ne serait pas des plus crédibles. Elle était tombée dans les escaliers, voilà. Ce n’était bien évidemment pas une espèce de brute du Circus Maximus qui lui avait flanqué une correction qu’elle n’oublierait certainement jamais. Soupirant, elle accéléra sa conduite pour arriver le plus rapidement possible, sa tête lui faisant aussi terriblement mal. Si ce n’était pas de son don et du frère complètement dingue d’elle de ce dernier, elle aurait très bien pu y passer. Sérieusement, elle devrait apprendre à mieux choisir ses ennemis, elle, petite et menue qui était incapable de se défendre si elle en venait aux mains.

Elle gara le deux roues face au manoir, elle prendrait la peine de le mettre à la bonne place lorsque sa tête arrêterait de faire des siennes et qu’elle n’aurait pas l’impression que tout son torse se retrouvait mutilé. Portant un bras autour de son ventre, elle grimaça de douleur alors qu’elle frôlait l’une de ses côtes endoloris. Elle boitait légèrement, pas nécessairement à cause d’une douleur à la jambe mais bien parce que bouger lui arrachait un grognement mécontent. Tout en classe et en finesse, ou presque. Elle avait retiré ses escarpins, l’un s’étant de toute façon brisé. Elle avançait donc pieds nus jusqu’à la grande porte du manoir. En temps normal, elle aurait toqué, simplement pour voir le visage de Sallah se décomposer à sa vue. Mais aujourd’hui, elle avait d’autres priorités et préféra donc ouvrir la porte qui, à cette heure pas si tardive, ne se trouvait pas verrouillée. Elle aurait préféré entrer et se diriger directement à sa chambre, où elle se serait délicatement poser sur son lit pour éviter d’avoir encore plus mal.

Mais non, elle savait – avait compris du moins – que le propriétaire des lieux semblait lié d’une quelconque façon à son manoir. Elle n’en avait pas grand-chose à faire, mais elle suspectait qu’il s’agissait du même principe que ce qui l’empêchait de quitter le manoir avec des objets s’y trouvant. Sans compter le gémissement de douleur qui s’échappa de ses lèvres alors qu’elle oublia la position des meubles et se retrouva à en frapper plus ou moins délicatement un. Décidément, elle aurait peut-être du revoir l’idée d’aller proposer un combat à un des plus forts du Circus Maximus. Elle ne serait pas en train de lamentablement tenter de s’avancer dans le manoir alors que tout son corps lui était terriblement douloureux. Elle poursuivit sa route, regardant avec horreur les escaliers qui menaient à l’étage, où se trouvait sa chambre. Elle doutait désormais être en mesure de gagner sa chambre. Et elle ne pouvait tout de même pas demander à Adrian de la traîner jusque là haut. Si elle pouvait éviter de le voir, ce serait bien. Alors qu’elle se traînait vers l’escalier, elle réalisa que, si elle avait son téléphone dans la poche de ses minishorts, son sac Prada était bien malheureusement rester au Circus Maximus. S’en était presque décevant. Elle l’aimait bien, ce sac à main qu’elle avait volé dans une boutique de luxe. Ginger aurait voulu hausser des épaules, car, malgré tout, elle en avait bien d’autre, mais elle craignait la douleur que ce geste pourrait amener. Elle continua donc sa marche.

Bien malheureusement pour elle, une silhouette connue se découpa alors que le propriétaire des lieux, un cousin éloigné de la Pennington, descendait les escaliers. Il avait sûrement dut se trouver dans son bureau – ce n’était pas comme s’il en sortait réellement, pour tout dire. « Tu peux retourner à tes affaires, j’vais bien. » Sa voix cassée, l’ecchymose qui s’étendait autour de son œil droit, le bras qu’elle avait passé autour de son ventre pour ne pas trop en souffrir, le sang sur le bord de la lèvre et sa posture ne faisait que prouver le contraire. Elle secoua doucement de la tête et se mordit la lèvre inférieure – brillant comme idée – pour retenir une grimace alors que sa tête faisait, semblerait-il, encore des siennes.

S’appuyant finalement contre le mur, sentait une douleur lui vriller les oreilles, elle eut un soupire avant de relever un regard qui se voulait confiant vers l’homme. « J’te jure, c’est rien de grave. » Ouai, bon, niveau persuasion, elle allait repasser, Sans compter que ce n’était pas particulièrement crédible vu l’image qu’elle renvoyait. Elle, toujours soignée, les cheveux bien coiffés et les ongles parfaitement manucurés se voyait désormais avoir trois ongles de brisés – l’horreur ! – et les cheveux en pagaille, peut-être tâcher de sang, elle n’en était pas sure. Vu ses blessures, elle ignorait si elle n’avait que saigner de la lèvre ou s’il y avait autres places. De toute façon, elle avait l’impression de n’être qu’une ecchymose ambulante, ne sachant plus où spécifiquement elle avait mal. « J’suis tombée dans les escaliers. » Intelligent et crédible à souhait. « S’tout. » Elle hocha vigoureusement de la tête. Tenta-t-elle du moins, alors que dans son regard se lisait qu’elle n’aurait peut-être pas dut se surestimer. « J’suis sérieuse. R’tourne bosser. » Non, il n’allait certainement pas s’inquiéter pour elle et décider de voir ce qu’il pouvait faire pour l’aider. Hors de question.
 
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Message posté : Dim 11 Mai 2014 - 0:18 Message
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Adrian Pennington
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Personnage
Eldoth
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
Joueur
Eldoth
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
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Ginger était toujours une source d'inquiétude latente pour Adrian. Depuis qu'elle était apparue dans sa vie et qu'il avait cru comprendre qu'elle n'était pas celle qu'elle donnait l'air d'être, le mage s'imaginait beaucoup de choses à son sujet. Avait-elle un comportement auto-destructeur ? Pouvait-elle se mettre en danger pour obtenir ce qu'elle voulait ? De nombreuses interrogations qui restaient, malheureusement, sans réponse. Eldoth avait beau ne pas être psychologue, il savait tout de même comment se comportaient les humains en difficulté. Au cours de sa vie passée, Adrian avait vu de nombreuses vies s'éteindre stupidement. Que ce soit en tentant de jouer les héros, en se croyant invulnérable ou simplement par envie de défier la mort, certaines personnes finissaient mal et tout le monde les oubliait. Peut-être qu'il était pessimiste, mais l'Archimage se demandait sincèrement si sa petite-petite-nièce n'était pas dans le même cas. Autant Aishlinn avait un instinct de survie qui lui permettait de croquer la vie à pleines dents, autant Ginger avait l'air de se mettre en danger pour n'importe quoi. Un sac à main lui plaisait ? Même défendu par un garde armé, elle tenterait de le voler. Enfin, c'était ainsi qu'Adrian ressentait les choses et donc, forcément, il s'inquiétait différemment pour les deux voleuses. Pour Ginger, c'était d'autant plus compliqué que la jeune femme le repoussait clairement. Il l'insupportait. C'était évident, mais le mage ne faisait pas ça pour qu'elle lui soit redevable, c'était juste... parce qu'ils étaient de la même famille. Et parce que c'était dans sa nature de vouloir aider les autres. Voilà tout.

Ce jour-là, Adrian était en train de travailler sur une nouvelle découverte lorsque la sensation familière d'une intrusion dans le manoir se fit sentir. Ce n'était pas Sallah, ni June, ni Aishlinn. Il n'y avait pas trente-six autres solutions sachant qu'il n'avait pas autorisé grand monde à pénétrer la barrière sans qu'il ne soit là pour s'en assurer. Quittant son siège, Eldoth gagna donc l'escalier pour commencer à le descendre avant de jeter un coup d’œil au hall d'entrée. Il fut franchement surprit en posant les yeux sur une Ginger débraillée, les cheveux en bataille et portant plusieurs bleus et blessures accompagnés d'hémoglobine. Et bien ? Qu'est-ce qui était arrivé ? Descendant les escaliers pour de bon, de manière à se mettre à sa hauteur, il eut droit à l'excuse lambda des femmes battues : elle était tombée dans l'escalier. Il fronça les sourcils devant ce mensonge particulièrement facile à remarquer, puis ignora tout simplement ses « ordres » pour lancer une réponse qui prouvait qu'il n'allait pas lâcher l'affaire aussi facilement.

« Les escaliers blessent rarement comme ça. C'est toujours des bleus du même côté, sur les bras et les jambes à la rigueur, mais certainement pas comme ça. En soulignant son mensonge, il l'empêchait de continuer dans cette voie.
Jusqu'à preuve du contraire, je suis chez moi, donc je suis encore libre de faire ce que je veux. Le ton était calme et posé, comme toujours.
Mes affaires, c'est toi maintenant. »

Et, comme pour appuyer ce qu'il venait de dire, Adrian croisa ses bras sur son torse, signe qu'il ne bougerait pas. Le centenaire détourna son regard du visage de Ginger pour regarder le reste, essayant de dénombrer et relever les blessures qu'elle pouvait avoir. Rien d'extrêmement grave en apparence, mais c'était suffisant pour être désagréable. Sa magie lui permettait normalement de soigner les plus légères et il pourrait lui donner quelque chose pour le reste, mais encore fallait-il que la jeune femme accepte de le laisser l'approcher. Relevant son regard jusqu'au visage de la descendante de son frère, l'Archimage reprit la parole d'un ton toujours aussi maîtrisé et rassurant. Mais suffisamment pour réussir à apaiser Ginger ? C'était une autre question !

« Ginger, je ne suis pas là pour te causer des ennuis. Ça ne sert à rien de me mentir, de toute manière je vais t'ennuyer jusqu'à ce que tu me dises ce qui t'es réellement arrivé. Autant que tu me lâches le morceau dès maintenant, non ? Et il apparaissait clair qu'il ne plaisantait pas.
Est-ce que c'est.... un homme que tu as fréquenté qui t'a fait ça ? Tu sais, s'il t'a maltraitée ou fait autre chose, tu peux me le dire. Ce n'est pas un comportement acceptable, encore moins à l'égard d'une femme. »

Même si ça ne l'était pas davantage vis-à-vis d'un homme ! Mais disons que c'était l'idée principale : les femmes devaient être correctement traitées et certainement pas frappées ou pire. Adrian n'arrivait même pas à imaginer que certaines personnes puissent se comporter ainsi.

Une autre question se posait désormais. La soigner avec sa magie et ainsi lui faire savoir qu'elle était en présence d'un mage, ou la laisser se débrouiller seule ? S'il souhaitait que Ginger lui fasse confiance, il devait tout d'abord lui prouver que lui voulait faire de même avec elle. Le mieux était donc que la jeune femme comprenne qu'Adrian souhaitait vraiment instaurer une relation basée sur la confiance avec elle. Et cela passait pas l'aveu de ses compétences. Après une petite pause, bras toujours croisés devant lui, Eldoth reprit.

« Tu sais.... je peux te soigner. Les blessures légères, je peux les faire disparaître maintenant. Je pourrais te donner quelque chose pour atténuer la douleur des autres. Mais pour ça, il faudra que tu me dises la vérité. Entière. »

Son regard ne déviait pas de celui de la Pennington, il décroisa finalement les bras, attendant de savoir quel serait son verdict pour la suite de la discussion.
 
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Message posté : Ven 16 Mai 2014 - 0:11 Message
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Bon, il n’allait pas la laisser crever dans les escaliers comme une misérable. Si cela pouvait être rassurant, c’était particulièrement embêtant compte tenu que la brune ne souhaitait pas s’expliquer. Lui dire qu’elle venait de se faire démonter par une brute parce qu’elle l’avait provoqué ? Non, c’était une mauvaise idée que de lui dire qu’elle traînait au Circus Maximus. Autant lui dire du même coup qu’elle était une ancienne membre du Gang des Fables, désormais membre de la Triade, qu’elle était la secrétaire personnelle du Mandarin et que, de surcroît, elle avait enlevé l’enfant d’une agente de l’UNISON dans le simple but de la revendre au Circus Maximus. Voilà, elle allait lui dire toute la vérité, rien que la vérité, qu’il comprenne à quel point elle était un cas désespéré, quelqu’un qu’il ne pourrait jamais sauver, quand bien même y mettait-il toute l’énergie dont il était capable. Lui faire réaliser qu’elle était une cause perdue, que rien n’arriverait à la ramener dans le droit chemin ni même ne pourrait la sauver. Elle avait trop d’ennemis, trop de personne à l’extérieur qui lui voulait très certainement du mal. S’enfoncer dans le crime, se protéger derrière la Triade était un moyen comme un autre de s’assurer sa survie. Et provoquer un mec au Circus Maximus était un moyen comme un autre de se divertir et, surtout, de faire comprendre aux autres à quel point elle leur était supérieure. Parfois, l’intimidation était la meilleure défense et une chance quasi assurée de survivre. Ginger souhaitait survivre, voilà.

Elle était mal partie, cependant, vu la dégaine qu’elle avait, alors qu’elle souffrait plus que ce qu’elle n’avait jamais connu. Et puis bon, non, elle n’allait pas avouer la vérité à Adrian. Elle avait besoin du manoir, d’être ici, pour s’assurer d’être intouchable. Elle avait besoin d’un lieu au crécher, car des amis, elle n’en avait pas. Ginger n’était qu’une pauvre fille un peu perdue qui n’avait qu’appris à faire le mal autour d’elle sans jamais se soucier des conséquences. Le mensonge était son quotidien, tout comme l’univers de la pègre. Difficile de l’en sortir sans lui retirer tous ses repaires qui faisaient qu’elle tenait encore debout. Sans eux, il y avait de fortes chances que la brune s’écroule sous le poids des années, tant ses épaules de jeune femme brisée étaient faibles. Donc non, quand bien même voulait-il savoir, quand bien même comprenait-il qu’elle lui mentait impunément, il n’obtiendrait rien d’elle. « Ouai bah, j’suis tombée du fois. Des deux côtés. » Explications nulles mais bon, elle ne comptait tout de même pas lui dire ce qu’il en retournait réellement. « J’suis aussi chez moi j’te rappelle. » Bon, le mode chieuse était activé. « Donc j’fais aussi ce que je veux. Donc j’veux que tu dégages pour rejoindre ma chambre. » Elle n’en avait rien à faire de savoir si ses affaires c’était elle ou pas. Elle avait autre chose à faire, comme aller se laver et dormir jusqu’à ne plus avoir mal. Qu’il retourne jouer avec son corps – ou faire tout autre chose qu’un vieux célibataire moche peut faire – et qu’il la laisse tranquille. C’était tout ce qu’elle demandait, ce n’était donc pas bien sorcier.

Il était chiant. Voilà, il n’y avait pas d’autres explications. « J’ai mal à la tête » tenta-t-elle dans l’espoir de le voir se la fermer. Mais non, il fallait qu’il en mette encore plus. Quoique, cette fois-ci, elle s’intéressa presque à ce qu’il disait. Il avait une idée intéressante, là. Oui, elle s’était fait battre. Par un homme. Une fréquentation. Voilà. Il venait de lui tendre un mensonge parfait sur un plateau d’argent. Jay allait morfler. « Non mais tu comprends rien ! » s’insurgea-t-elle. N’étais-ce pas ainsi que devait réagir une femme battue ? S’opposer, nier la réalité et ne pas chercher d’aide ? C’était ainsi qu’elle allait agir. De toute façon, elle en avait l’habitude. Et puis, ne pas se montrer conciliante alors qu’il venait tout juste de lancer l’idée. Si elle n’oserait pas l’admettre, il n’était pas stupide. Il allait comprendre la supercherie. Non, il valait mieux attendre, un peu, le temps qu’il insiste. Puis, elle se mettrait à pleurer comme une conne, comme ça, devant les escaliers. Le plan était bon. Elle tenta d’avancer, de le repousser même avec son bras. Or, elle se retrouva à faire un aller simple vers le sol. Son cousin éloigné eut cependant l’idée de la rattraper à temps. Elle hoqueta donc, un léger gémissement de douleur s’échappa de ses lèvres. « Je vais juste m’assoir » grommela-t-elle, sachant qu’elle n’arriverait pas à rejoindre sa chambre. Elle prit donc place au sol, grimaçant de douleur, ramenant ses genoux contre elle. Ses yeux bleus se dirigèrent vers l’homme alors qu’elle soupira. « Me regarde pas comme ça. »

Son regard se fit suspicieux. Il pouvait la soigner ? Réellement ? « Ah, parce que tu vas m’apprendre que t’es médecin aussi ? » Son ton se voulait sec. Mais il passa outre pour y mettre des conditions. Voilà qu’il insistait de nouveau. « Parce que tu mets des conditions, pour venir en aide aux gens ? » Elle eut un reniflement dédaigneux. « T’es qu’un pauvre type. » Voilà, ça, c’était dit. Toutefois, elle inspira profondément, tentant de cacher la douleur que cela amenait alors que ses côtes faisaient des siennes. Elle secoua doucement de la tête. « C’est pas bien grave, tu sais. » Ouai, voilà, la pauvre petite victime qui défend l’agresseur. Un peu plus et elle était bonne pour le syndrome de Stockholm ! « On s’est un peu engueulé, parce que je suis arrivée en retard et ça lui a pas plu. » Après tout, les mecs violents l’étaient pour aucune bonne raison apparente. Autant le faire passer pour un gros connard aux yeux d’Adrian. « J’ai gueulé aussi un peu, parce que bon, c’était pas d’ma faute, si je trouvais pas mes clés. » Ses yeux s’emplirent de larmes. Plutôt que criminelle, Ginger aurait dut opter pour une carrière d’actrice. Elle aurait été excellente dans son domaine. « D’habitude, ça va, il frappe, mais peu et pas trop fort. J’arrive à te le cacher. » Après tout, elle ne s’ouvrait pas à Adrian. Elle déglutit donc péniblement. « Mais là, il avait dut passer une mauvaise journée, je sais pas… » La pauvre petite victime qui ne comprenait rien mais dont l’homme ne pouvait pas être coupable. Elle éclata en sanglot, cachant habilement un sourire satisfait, espérant que son petit rôle attire la sympathie de son cousin éloigné. « J’ai dut user de mon don, pour partir. » Elle lui affichait même une mine désolée à son encontre, comme il lui avait fait clairement comprendre que c’était illégal. Voilà, elle était la victime, mais aussi la coupable. Ouai, peut-être aurait-il pitié d’elle.
 
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Message posté : Ven 16 Mai 2014 - 12:07 Message
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ϟ Âge : 30
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ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
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Le fait que Ginger le repousse et lui mente ne perturbait pas vraiment Adrian. Il commençait à prendre l'habitude de se faire remballer à chaque fois qu'il avait le malheur de s'adresser à elle. Fort heureusement, l'Archimage n'était pas du genre à se sentir délaissé ou vexé par un pareil traitement et son inquiétude était entièrement dirigée vers la demoiselle. Allait-elle bien ? Pas seulement physiquement, mais aussi mentalement ? Les excuses lancées ne convainquaient, évidemment pas, Adrian. Il fixait la descendante de son frère d'un air peu convaincu en attendant qu'elle daigne lui dire la vérité, mais tout ce qu'il récolte fut des critiques et des tentatives de fuite. Oui, elle était aussi chez elle, mais ce n'était pas pour autant qu'elle ne lui devait pas quelques explications ! Bien entendu, le mage fut incapable de l'expliquer pour la bonne et simple raison que le caractère très « rentre-dedans » de la jeune femme ne lui donnait pas envie de la contrarier. En bon pacifiste qu'il était, Adrian ne souhaitait pas provoquer une dispute avec la demoiselle et encore moins en arriver à une pseudo-bagarre.

Il resta donc silencieux, mais déterminé. Les ordres et reproches de Ginger ne le poussèrent pas à reculer et fort heureusement ! Alors qu'elle tentait de forcer le passage, la jeune femme perdit son équilibre et Eldoth s'empressa de la rattraper avant qu'elle n'aille aggraver ses blessures en tombant sur l'une des marches, par exemple. Comme la jeune femme s'installa finalement sur le sol, l'Archimage s'accroupit à ses côtés de manière à s'assurer qu'elle ne trouverait pas un autre moyen d'esquiver ses questions. Mais c'était sans compter sur l'hostilité de la brune qui commença à lui demander s'il était médecin. Non, mais cela ne l'empêchait pas de pouvoir la soigner. Le seul moment où le centenaire fut réellement ébranlé arriva alors. Ginger lui reprocha de poser des conditions pour aider les gens et il entrouvrit la bouche pour se défendre avant de la refermer sans rien dire. Elle avait raison, c'était un pauvre type : il osait profiter de la faiblesse de sa petite-nièce pour lui arracher des informations. Décidément, il était trop bonne poire pour jouer à ça avec une personne comme Ginger !

Cela dit, Adrian restait persuadé qu'il avait vu juste en parlant de l'un de ses petits-amis qui l'aurait malmenée. La réaction qu'elle avait eue le prouvait bien ! Et comme la brune reprenait, elle confirma cette hypothèse. Il était énervé parce qu'elle était en retard et ça avait tourné à la bagarre ? L'idée qu'elle puisse avoir déjà été victime de maltraitances agaça fortement le mage qui sentit son côté « papa poule » prendre le dessus. Il devait agir, faire quelque chose pour que cet homme ne puisse plus nuire à Ginger ou d'autres femmes. L'expression d'Adrian s'était muée en inquiétude et lorsqu'elle éclata en sanglots, il fut un peu largué. La consoler n'était pas vraiment dans ses attributs : il ne savait pas comment s'y prendre, loin de là même ! Instinctivement, sa main se leva pour se poser sur l'épaule de la demoiselle et y effectuer une légère pression qui se voulait rassurante. Il fallut que la culpabilité étreigne sa descendante pour qu'Eldoth reprenne la parole.

« Ginger, tu as bien fait. Tu n'allais pas te laisser battre comme ça alors que tu pouvais te défendre. Ce n'est pas comparable à ce que je te reprochais l'autre fois et je suis content que tu te sois défendue. Le ton se voulait rassurant.
Qu'il ait effectivement passé une mauvaise journée ou non n'excuse en rien ce qu'il t'a fait ! Tu n'es pas son défouloir, aucun homme ou aucune femme n'a le droit de s'en prendre à une autre personne sous prétexte qu'il ou elle n'est pas de bonne humeur. Il secoua la tête et sa contrariété était visible.
Il ne faut plus que tu le vois. Cet homme est dangereux et il est hors de question que je te laisse te remettre en danger comme ça. Et imagine s'il s'en prenait aussi à une autre personne ? Il faut qu'il soit arrêté, ou au moins que son comportement soit signalé à la police. Parce qu'Adrian aimait beaucoup la police.
Donne-moi son nom et son adresse, je m'occupe du reste. »

Adrian gobait la totalité du mensonge et les pleurs de la demoiselle lui serraient le cœur. Aishlinn avait parfaitement raison, il était trop bonne poire pour vouloir aider une personne comme Ginger. C'était une chance qu'elle ne soit pas là, sans quoi la jeune femme aurait très certainement fini par s'arracher les cheveux à voir la facilité avec laquelle « la garce » comme elle l'appelait, manipulait le mage. Ce dernier baissa les yeux vers le bras de Ginger où plusieurs bleus étaient visibles et il en approcha finalement sa main pour l'attraper.

« Ça va picoter un peu, mais ne t'inquiète pas, je sais ce que je fais. »

Joignant le geste à la parole, il posa sa main à l'endroit où l’hématome était visible, puis utilisa ses compétences en magie pour faire disparaître la coloration. C'était comme la fois où il s'en était servi pour « soigner » les blessures d'Abban : pas très agréable, mais efficace ! Le soin consistait à accélérer la régénération des cellules qui se « soignaient » donc d'elles-mêmes, mais c'était épuisant pour l'Archimage et pas très agréable pour son cobaye. Après quelques secondes, il retira sa main du bras de la jeune femme et révéla une peau immaculée.

« J'ai quelques compétences, oui. Pas forcément en médecine, mais c'était pareil.
Mais je ne peux rien faire avant qu'on soit allés au poste de police, il faut que tu portes plainte pour que cette affaire soit réglée et tu dois montrer tes bleus. »

Parce que lorsqu'on inventait un mensonge, il fallait aller jusqu'au bout. L'inventivité de Ginger allait être requise.
 
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Message posté : Ven 16 Mai 2014 - 17:55 Message
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Alors qu’un sanglot amer – elle aurait vraiment dut se lancer en théâtre – secouait ses frêles épaules, elle espérait qu’il croit à son éhonté mensonge, ce qui l’empêcherait ainsi d’avoir à expliquer qu’elle s’était fait battre comme une débutante – ce qu’elle était – au Circus Maximus. Ce qui lui évitait, en réalité, de devoir dire la vérité à Adrian en ce qui concernait son mode de vie et combien pouvait-elle être une cause perdue. Non. Elle avait besoin du manoir, besoin d’un endroit où crécher, besoin de quelqu’un pour prendre sa défense, surtout. Et qui d’autres que la bonne poire Pennington pourrait lui assurer tout ceci sans qu’elle n’ait autres choses à faire que de pleurer un peu en accusant la brute Lane de tous ses maux ?Elle jeta ensuite un regard désolé à l’homme devant elle alors qu’elle avouait d’une voix faible qu’elle avait dut user de son don. Elle était certaine qu’il allait l’excuser, lui assurer qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire. Il était tellement prévisible. Elle hocha doucement de la tête alors qu’elle avait ramené ses genoux contre elle et y avait croisé les bras pour y appuyer sa tête et dévisager d’un air incertain l’homme, semblant avoir peur de ce qu’il pourrait lui dire.

La suite manqua de lui arracha une expression incertaine qui ne parut toutefois pas tant son visage était baigné de larme. Connaissait-elle le nom de famille de Jay ? Si, bien malheureusement pour ce dernier. Toutefois, elle avait d'autres plans pour le Lane. Elle ne souhaitait donc pas y mêler la justice. Et puis, il n’avait toujours pas compris, qu’elle détestait tout ce qui s’appelait force de l’ordre ? Et que, de ce fait, aller voir la police serait une mauvaise idée compte tenue qu’elle était une voleuse recherchée. Si en plus elle prenait en compte qu’à son insu, une détective privée cherchait à la traquer, elle avait toutes les raisons du monde de ne pas chercher à porter plainte. Elle fit donc ce que toutes femmes dans son état feraient. Elle secoua de la tête, sa respiration s’étant accélérée. Elle leva un regard presque apeuré sur la silhouette de son cousin éloigné. « Non » affirma-t-elle d’une voix tremblotante. « Non » répéta-t-elle avec un peu plus de conviction, alors qu’elle tentait de se soustraire du regard d’Adrian. Elle recommença à pleurer de plus belle, enfouissant son visage dans ses bras, se soustrayant ainsi du regard presque scrutateur de l’homme. « J’peux pas. » Non, elle ne pouvait pas. Surtout parce qu’elle allait très certainement se trahir, en donnant des informations possiblement erronées sur l’homme. Mais elle ne s’était pas doutée qu’il allait monter aussi rapidement sur ses grands chevaux.

Un hoquet franchit ses lèvres. « Il sait où j’vis, j’en suis sure. » Elle arborait l’expression de la proie terrifiée à l’idée que son prédateur lui mette la main dessus. Alors que, en règle générale, elle avait le rôle du prédateur. « Si j’porte plainte, il va savoir à coup sur que c’est moi. » Sa voix se faisait presque cassée alors qu’elle fut prise d’une pseudo quinte de toux. Sa gorge était sèche, elle avait soif, elle avait mal et sa tête lui tournait encore plus maintenant. « Ouai, y va l’savoir, si c’est moi. » Elle secoua de la tête. « J’peux pas porter plainte. T’imagines ? T’imagines s’il apprend ? » Elle releva deux prunelles terrifiées vers l’Archimage, alors que ses mains s’étaient resserrées et que ses ongles lui entraient dans la peau de ses bras. C’était un moyen pour oublier la douleur lancinante qui lui déchirait la tête, en fait. « Si j’fais ça, la prochaine fois qu’il me voit, il va me tuer, c’est sur. » Elle pleura de plus belle. « Il va m’arracher la tête. » Elle rebaissa son regard. « Ou j’sais pas. Mais si j’porte plainte, c’est sure que d’main matin, j’suis morte. » Sa voix se fit blanche, vide de toute émotion, alors que son regard ne reflétait qu’une peur sincère.

Le mieux, si elle avait envie de jouer ses cartes de comédiennes, c’était d’avoir l’aire sincère. Et puis, Adrian avait déjà eu affaire à une Ginger hystérique, lors de leur première rencontre. Alors l’entendre s’exprimer alors que son ton montait dans les aigus ne devait pas être quelque chose de bien surprenant. « J’veux pas, non, il va savoir. » Elle répétait, encore, d’une voix paniquée, presque pressante, comme pour faire réaliser l’urgence de la situation à Adrian. Elle ne pouvait pas, c’était une question de vie ou de mort. « J’ai peur » geignit-elle finalement d’un ton qui se voulait déchirant, alors qu’elle enfouissait de nouveau son visage dans ses mains, un léger sourire venant se dessiner sur ses traits que ne pouvaient pas voir son cousin éloigné. S’il ne gobait pas ça, c’est qu’il était insensible à la douleur d’une membre de sa famille. Finalement, elle n’avait pas eu tort, en affirmant qu’il n’était qu’une bonne poire attendant patiemment que quelqu’un se serve de lui à des fins peu nobles. Un peu plus et Ginger le catégorisait directement dans la case masochiste.

Alors qu’il tendait une main vers elle, disant que cela allait picoter, elle haussa un sourcil sceptique, le visage toujours en larme. Certes, ce n’était pas agréable. Mais elle remarqua bien vite que son ecchymose était disparue. Elle leva donc un regard surprise vers l’homme. Si elle avait compris qu’il avait quelque chose de louche lorsqu’une protection – magique ? – l’avait empêché de voler le manoir, elle ne s’était sûrement pas attendue à ça. La suite aurait pu paraître un peu plus compliquée, si Ginger n’était pas devenue, au fil des années, une manipulatrice dont la vie était basée sur des mensonges et des chimères. « Je… Non. » Elle avait déjà exprimé qu’elle ne souhaitait pas s’y rendre. Elle ne changerait pas de position. Pas maintenant, alors que son regard reflétait toujours une peur indescriptible maintenant qu’elle était passée outre la surprise du soin – elle aurait bien entendue d’autres occasions de lui demander des réponses à ce sujet. « J’veux pas, j’peux pas… » Non, elle ne pouvait pas et n’en éprouvait pas le moindre désir. « Et s’il me retrouvait ? Et s’il réussissait à s’enfuir ? » Dès qu’elle abordait le sujet, elle voyait ses épaules secouées d’un nouveau sanglot amer. « Il va me tué. J’te jure, si j’fais ça, il va me tuer… » Elle murmura ses paroles, presque inaudibles, laissant tomber sa tête sur ses frêles bras. « J’peux pas faire ça. » C’était au-dessus de ses forces de jeune femme battue, bien évidemment.

« Tu peux pas comprendre. » Ça, elle le lui avait déjà dit. Il ne pouvait pas comprendre, non. Il ne pouvait pas comprendre ce que c’était que d’être une femme battue. Elle non plus, à vrai dire, mais elle jouait sur l’ignorance présumée de l’homme pour se contenter de pleurer, d’hausser le ton, de monter dans les aigus et de pleurer encore. « Il… Il est malade, ce mec. » Une brute, une vraie, de celles qu’elle se disait qu’il aurait mieux fait qu’elle ne se confronte pas à lui. « J’suis sure que s’il avait pu, il m’aurait tué ce soir. » Elle releva son regard vers Adrian, croisant le sien. Oh, elle ne comptait pas essayer son hypnose. Il lui avait plus ou moins fait comprendre que ce serait inutile. Du moins, c’était ce qu’elle avait supposé à son commentaire. Elle se contentait simplement de lui transmettre une détresse qui se voulait sincère. « Il.. Je… Tu pourras rien faire contre lui. Ils ne pourraient rien faire. » Le ils étant la police, bien évidemment. Non, ils ne pourraient rien, définitivement rien. Doté d’une force clairement surhumaine, ils se feraient écraser au premier coup dans la gueule. Mais ça, elle ne le dirait pas, bien évidemment. « J’veux pas porter plainte. Si j’le fais, ça va sûrement aller en cours. Et va falloir que j’le revois. Que j’plaide contre lui. » Elle frissonna. « Non, j’peux pas faire ça. J’serai pas capable. J’veux pas. Non, j’veux pas. » Elle se répétait, un peu comme si elle était perdue, désespérée à tenter de lui faire comprendre quelque chose. Pauvre jeune femme qui abusait sans vergogne d’un bon samaritain qui n’avait sûrement pas demander d’avoir une fille comme Ginger sur les bras.
 
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Message posté : Sam 17 Mai 2014 - 16:23 Message
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Adrian Pennington
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
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Une chose était sûre : Ginger avait vraiment peur de cet homme. Forcément, Adrian en venait à se demander pourquoi est-ce qu'elle continuait de le voir. La jeune femme avait été plutôt claire à ce sujet : elle collectionnait les hommes pour se faire plaisir de temps en temps, mais sans avoir d'attache sentimentale pour autant. Alors pourquoi ? Elle était une mentaliste habile, elle pouvait sans difficulté faire croire à cet homme qu'il n'avait plus envie de la fréquenter et elle se retrouverait seule et tranquille. Forcément, la question le taraudait sérieusement et il essayait de trouver une explication qui puisse justifier ce changement de comportement. Peut-être que malgré tout ce qu'elle prétendait, Ginger était aussi une jeune femme sentimentale ? Adrian avait du mal à croire qu'il soit possible de côtoyer des gens, de partager des moments très intimes avec eux et de ne rien ressentir à leur égard. Ce n'était pas logique, ça n'entrait pas dans sa conception d'une relation et il avait beaucoup de mal à suivre la logique de la vie de sa petite-nièce. Cela dit, si Ginger était aussi ébranlée aujourd'hui, c'était forcément qu'il y avait anguille sous roche et qu'elle devait être entichée, ou au moins attachée, à ce mystérieux inconnu.

Cela dit, pour le moment il n'était pas envisageable qu'il lui posât la question : elle était beaucoup trop perturbée pour répondre correctement ou même pour avoir un semblant de logique et lorsqu'il la voyait trembler et lui offrir des regards perdus, son cœur se serrait forcément. Une bonne poire ? Non, le roi des bonnes poires plutôt ! Le mage ne cessait de réfléchir rapidement tout en écoutant ce qu'elle avait à lui expliquer et à chaque fois, ses questions revenaient au premier plan. Elle ne pouvait pas, elle était même catégorique avec son refus, mais elle craignait qu'il puisse savoir que c'était elle qui l'aurait dénoncé. Si Ginger n'avait jamais été arrêtée jusqu'à ce jour, c'était parce qu'elle était capable de faire croire aux gens qu'ils lui donnaient volontairement ce qu'elle désirait, alors en quoi faire croire à cet homme qu'il souhaitait être dénoncé était différent ? À chaque fois, ces interrogations le poussaient à penser la même chose : elle était liée, affectivement parlant, à cet homme et se refusait à l'idée d'abuser de ses pouvoirs sur lui. En un sens, Adrian en était contrarié parce que l'individu en question la battait et qu'elle était visiblement incapable de se défendre face à lui, mais à côté il était rassuré. Pourquoi ? Parce que c'était le signe évident du fait que Ginger était capable d'aimer quelqu'un et qu'elle pouvait donc changer de comportement, il faudrait juste trouver le moyen de l'y pousser.

Toutefois, avant d'envisager de la convaincre d'arrêter ses vols et autres choses peu recommandables, il fallait s'occuper de ses problèmes actuels. Elle était littéralement terrorisée et les pleurs, quintes de toux et regards terrifiés qu'elle montrait apparaissaient comme parfaitement sincère à l'Archimage. Naïf, il n'arrivait pas à croire que la jeune femme puisse se jouer de lui et il la croyait sur parole alors qu'elle disait ne pas vouloir porter plainte pour sa propre sécurité. Maintenant, Adrian allait juste devoir la convaincre qu'il ne la retrouverait pas parce que lui-même était capable de la sécuriser et qu'elle devait le faire sous peine de finir à la morgue. N'ayant aucune expérience en la matière, le mage allait devoir improviser et lorsque la descendante de son frère avança qu'elle n'était pas capable de faire ce qu'il lui suggérait, Adrian leva la main pour frôler le bras de Ginger dans un geste qui se voulait rassurant.

« Ne pense pas comme ça, si tu pars défaitiste, c'est normal que tu penses échouer. Il en était venu à la tutoyer sans s'en rendre compte.
C'est normal que tu aies peur, mais comprends bien que la peur n'évite pas le danger. Ce n'est pas parce que tu refuses de le dénoncer qu'il va cesser de te maltraiter. Je ne veux pas t'effrayer Ginger, mais s'il n'a pas hésité à te brutaliser comme ça, il recommencera à la prochaine contrariété et peut-être que cette fois-là, tu n'arriveras pas à te défendre. Et qu'elle finira à la morgue donc.
Il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Tu es en sécurité ici, le manoir est protégé et personne qui te voudra du mal ne pourra y entrer. Et si tu ne veux pas finir par passer tout ton temps ici, le seul moyen que tu as, c'est de t'assurer qu'il finira en prison et qu'il n'y a aucun risque pour qu'il en sorte. Là, tu seras sûre d'être enfin tranquille. Il effectua une pression sur le bras de la jeune femme.
Fais-moi confiance. Je ne te suggérais rien qui puisse te mettre encore plus en danger, tu as ma parole. »

Le pire, c'était qu'Adrian avait l'impression d'être le méchant dans l'affaire, à vouloir persuader la jeune femme de porter plainte contre un homme auquel elle était apparemment attachée. Ginger ne se rendait pas compte à quel point son lointain ancêtre était réellement désireux de l'aider, voire de la protéger tout bonnement. S'il devait aller à la rencontre de cet homme pour régler le problème et bien il le ferait. Mais la question habituelle se reposa et Adrian décida donc de profiter de l'accalmie pour la poser à Ginger.

« Je me posais une question... pourquoi est-ce que tu ne le convaincs pas tout simplement qu'il veut te laisser tranquille ? Je présume que c'est ainsi que tu t'y prends avec les gens que tu voles, donc pourquoi pas avec lui . Voilà qu'il l'encourageait à faire des choses illégales....
Je sais que ce n'est pas honnête, mais très franchement, plutôt que de te laisser battre comme ça, ce serait normal que tu cherches à te défendre ! Il inspira longuement.
Tu es amoureuse de lui ? La question était sincère, il la regarda dans les yeux avant de terminer.
Parce que si c'est le cas, je peux essayer de trouver une autre solution pour que les choses se règlent pacifiquement, sans qu'il ne puisse être au courant que ça vient de toi. »

Peut-être qu'elle avait peur qu'il n'ait des ennuis parce qu'elle était sincèrement éprise de lui . Ou peut-être qu'Adrian croyait trop à ce sentiment qu'était l'amour et n'avait-il pas compris que les jeunes de cette génération n'en connaissaient même plus la définition.
 
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Ven 23 Mai 2014 - 3:52 Message
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Franchement, il le faisait exprès ou quoi ? Elle pleurait, elle semblait terrorisée, elle ne cessait de répéter qu’elle ne voulait pas en parler parce qu’elle craignait pour sa vie, et lui, tout ce qu’il trouvait à lui dire, c’est que rien ne lui arriverait ? Normal qu’elle soit défaitiste ! Après tout, elle n’était que la malheureuse victime d’un homme violent. La belle blague. Et puis, ce n’était pas comme s’il y allait avoir une prochaine fois. Car la prochaine fois, elle serait préparée, prête à soumettre le bâtard du Circus Maximus. Plus jamais il n’oserait lever la main sur elle. Et si jamais il osait, elle allait s’arranger pour qu’il n’atteigne pas sa cible. Ou alors elle enverrait son frère. Détruire une famille, il n’y avait rien de plus jouissif pour la brune que de savoir qu’elle avait pu détruire quelque chose. Mariage, famille, couple, amitié… Si elle ne pouvait pas être heureuse, pourquoi les autres le seraient-ils ? Le frère de Jay, de toute façon, semblait se pâmer devant elle, à tenter de bien paraître pour ses beaux yeux. Le manipuler était d’une facilité déconcertante et Ginger n’allait bien évidemment pas se privé d’une cible aussi facile et stupide que ce dernier. Les hommes, pour la majorité, ne sont que de faibles créatures. Ils se disent forts, dominants, alors qu’au final, ils ne font que courber l’échine pour les beaux yeux d’une femme agréable à regarder. Pathétique. Même que, souvent, elle n’avait pas à utiliser de son don pour obtenir ce qu’elle voulait. Pathétique.

Elle ne répondit rien, ne faisait qu’enfoncer son visage dans ses bras, les épaules secoués de lourds sanglots. Elle voulait sembler démunie, terrifiée, face à un Adrian qui devait très certainement essayer de trouver un moyen de l’aider alors qu’elle refusait en bloc celle qu’il venait de proposer. L’idée d’attirer les forces de l’ordre chez Jay n’était pas une si mauvaise idée en soit. Toutefois, elle ne souhaitait pas elle-même s’y impliquer, et puis, l’homme pouvait avoir son utilité, vu le mode de vie actuellement dangereux de la descendante Pennington. Les deux frères lui avaient semblés particulièrement proche, et donc, si elle avait Earl de son côté, ce passerait peut-être bien. La brune n’ajouta rien, ne faisant que tenter de rester immobile, la douleur étant bien malheureusement persistante. Adrian semblait voir ce silence comme une invitation à poser des questions. Questions qui manquèrent de faire s’étouffer la brune. Elle garde cependant le silence, cherchant surtout à réprimer un rire sarcastique. La croyait-elle sincèrement capable d’aimer ? Elle ? Elle en avait été capable, une fois. Une seule fois. Ce fut la pire erreur de sa vie et elle s’était promis que plus jamais cela n’allait arriver. Toutefois, mieux valait jouer le jeu. Il semblait déjà y croire, l’en persuader ne serait pas bien difficile. « Je… Eh… Non » hoqueta-t-elle, sans grande conviction. Elle tenta de secouer de la tête, bien que ce fût d’un geste faible, presque résigner face au regard inquisiteur du propriétaire du manoir.

Un haussement d’épaule plus tard, elle releva un visage baigné de larme vers Adrian, passant une main sur ses joues humides. Elle faisait mine de se sentir pitoyable, pathétique. Si ces larmes avaient été sincères, c’était sûrement ainsi qu’elle se serait sentie. Malheureusement, il ne s’agissait que d’un éhonté mensonge dans le but d’attendrir l’homme – et éviter de parler des réelles circonstances de ses blessures. « C’est gentil Adrian. » Pour la première fois depuis qu’elle s’était installée au manoir, depuis leur rencontre, elle avait adopté un ton doux. Elle l’avait même appelé par son prénom. Un léger sourire, un brin triste, vint se dessiner sur son visage. « J’apprécie. » Et cela lui en coûtait beaucoup que d’essayer de se montrer aimable. Mais elle savait qu’elle obtiendrait plus de lui en se montrant agréable qu’en se braquant à tout instant. Si d’ordinaire elle ne s’embêtait pas avec cela, en cette sombre nuit, elle avait besoin de son soutient. Ou, tout du moins, voulait-elle le faire croire. C’était le seul moyen qu’elle avait pour éviter une intrusion dans sa vie privé. « Mais tu sais, au final, c’est pas si mal. » Bien que son œil viré noir et sa lèvre fendue prouvaient le contraire. « J’veux dire, il ne me tuera pas. » Elle eut un léger sarcastique. « Du moins, tant que je n’intente pas quelque chose contre lui. » Et même là, elle fit mine de ne pas trop y croire. Parce que, au final, elle croyait que Jay pouvait avoir bon fond. Ou pas, bien qu’il devait certainement être mieux que Ginger, et ce, sur bien des points. Elle avait arrêté de pleurer, ou, du moins, le tentait-elle. « Il n’est pas bien méchant. » Non, presque pas. « Il avait simplement eu une mauvaise journée. » Ah, la belle excuse.

Assise sur le sol, les jambes repliées vers elle, son regard se posa sur celui de l’Archimage. Elle ne tenterait pas de le convaincre par l’hypnose, cela ne servirait sûrement à rien. Elle souhaitait simplement qu’il croit en elle. Ou, du moins, qu’il voit comment pouvait-elle être une femme blessée. Une femme prise dans le cercle vicieux qu’était la violence conjugale. « La prochaine fois, ça ira mieux. » Oui, elle avait tout l’air de la femme battue. Celle qui pleurait en s’exclamant avec véhémence qu’elle ne pouvait pas l’attaquer. Non. Parce qu’au final, il avait bon fond. « C’était de ma faute. » Parce que, justement, elle n’était que l’horrible coupable dans l’histoire. « Oui, c’est ça, la prochaine fois, j’ferai plus attention. » Laissant sous-entendre qu’elle comptait le revoir, sans intenter de poursuite contre lui. Elle adressa un faible sourire à Adrian. « J’crois pas que c’était contre moi qu’il en voulait. » Mais c’était elle qu’il avait frappé. Ginger se trouvait elle-même pitoyable, de devoir s’abaisser à jouer la femme faible, celle soumise à son homme. Toutefois, elle était presque fière de son jeu d’actrice. « Tant que j’me comporte bien, rien de bien grave devrait arriver. » Le conditionnel signifiait qu’elle manquait cependant de confiance. Sans compter qu’elle insistait de nouveau sur le fait qu’elle ne pouvait pas s’élever contre lui, aller voir les forces de l’ordre pour espérer le remettre à sa place.

« Tu peux pas comprendre. » La troisième fois en si peu de temps. Mais, après tout, Adrian ne jouait pas le rôle de la femme esseulée, amoureuse d’un homme violent et mauvais. Ce qu’elle pouvait haïr se rôle, en plus. « En fait, c’est que… » Elle inspira un bon coup, baissant le regard, désormais honteuse. Oui, voilà, c’était le sentiment qu’elle devrait normalement éprouver. La honte. Le regard rivé sur le sol, elle fit mine de chercher ses mots. « J’veux pas aller le vendre à la police. » Non, elle ne voulait pas. Mais pas pour les raisons cités plus hauts. « Tu comprendrais pas pourquoi, d’toute façon. » Signe qu’elle lui avait possiblement menti, un peu plus tôt, lorsqu’elle avait dit craindre pour sa vie. C’était bien vrai, mais il ne s’agissait pas de ses seules motivations. « J’veux pas qu’il lui arrive quelque chose. » Et voilà qu’elle se remettait à pleurer. Elle était la pauvre femme attachée à son homme, celle qui le défendrait contre mers et marées, envers et contre tous. Comme ce pouvait être mignon, adorable et dévouer de la part de la belle brune. « J’essaierai d’être plus sympa, la prochaine fois. » Avec lui, bien évidemment. « D’être à l’heure, surtout. » Oui, c’était nécessaire, si elle voulait éviter de se retrouver comme dans l’actuelle situation. Elle passa de nouveau une main sur ses joues redevenues humides. « J’te jure, il est pas bien méchant. » Alors qu’elle avait affirmé qu’il la battait plus ou moins quotidiennement, un peu plus tôt, mais que, d’ordinaire, elle arrivait à cacher les blessures. « C’est d’ma faute, c’est tout. J’dois sûrement le pousser à bout. » Prendre le blâme, il n’y avait rien de mieux pour faire pitié. « S’pas de sa faute à lui. » Non, jamais. Elle soupira, laissant tomber sa tête sur ses bras, bien que regardant toujours l’homme à ses côtés. Il y avait fort à parier qu’il allait s’opposer à cette mentalité. « Mais c’est gentil. » Ouai, il en était presque sympa. Quoique terriblement pathétique de se montrer aussi naïf. « J’veux dire, que tu t’inquiètes comme ça alors que, au final, y’a rien. » Non, elle avait sûrement une côte de cassée, elle souffrait sur son corps en entier, elle avait la lèvre fendue et un œil viré noir, mais il n’y avait rien, du tout.
 
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Message posté : Ven 23 Mai 2014 - 20:46 Message
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ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4863
ϟ Nombre de Messages RP : 1664
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec, Mikhaïl Lesovsky, Ezio Valentino
ϟ Âge du Personnage : 119 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours bien coiffés, yeux marrons. S'habille en costume trois pièces.
ϟ Pouvoirs : Maîtrise de la Magie. Liste détaillée ici.
ϟ Liens Rapides :
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Bon. Il n'était pas encore au point pour réussir à consoler les femmes battues. Une chance qu'il n'ait pas eu l'idée de se lancer dans une carrière de psychologue ! Quoi qu'il en soit, il semblait qu'elle n'était pas prête à répondre à ses questions, se contentant de hoqueter et de lâcher quelques mots d'un ton plus qu'hésitant. Rien de très probant en somme. Fort heureusement, Adrian était doté d'une grande patience et il attendit qu'elle retrouve un peu de son calme pour répondre plus efficacement. Qu'elle le trouve gentil ou non n'avait pas vraiment d'importance : il n'agissait pas ainsi pour entrer dans ses bonnes grâces, mais uniquement pour pouvoir l'aider. Malheureusement, elle avait l'air de refuser de voir les choses comme lui : selon elle, tout rentrerait dans l'ordre à condition qu'elle fasse un effort. C'était typique des femmes battues, elles s'imaginaient que l'erreur venait d'elle alors qu'en réalité, elles n'étaient en rien responsables. Enfin si. En refusant de dénoncer l'homme en question, elles se rendaient complices de leur propre malheur et Adrian refusait que Ginger soit dans cette situation. Quel genre d'homme et de « protecteur » serait-il s'il la laissait continuer à voir quelqu'un qui lui faisait mal ? Adrian lui avait proposé de venir vivre au manoir pour veiller sur elle, même s'il ne l'avait pas dit, il était donc impensable qu'il reste bêtement assit à regarder la descendante de son frère en train de souffrir.

Il écouta toutefois ses explications au cas où elle pourrait dire quelque chose qui puisse expliquer cette situation, mais ce n'était pas le cas : Ginger était à la merci d'un homme qui abusait de sa force physique sur elle et c'était tout. Il n'avait aucune excuse et l'Archimage avait donc décidé d'intervenir personnellement dans cette affaire. Son regard ne quittait pas le minois de la jeune femme alors qu'elle terminait sur une note plutôt positive. Ce n'était pas gentil, c'était juste normal. Eldoth s'anima enfin lorsqu'elle retomba dans le silence et il secoua la tête.

« Ça n'a rien de gentil, c'est juste normal Ginger. Il inspira profondément.
Écoute, je sais qu'on ne se connaît pas vraiment et que tu n'as certainement pas envie que je me mêle de ta vie, mais je ne peux pas te laisser dire ça sans réagir. Je veux dire, il n'a pas hésité à lever la main sur toi sans aucune raison. Et ne me dis pas qu'il en avait une, être énervé ou avoir une mauvaise journée, ce n'est pas une excuse pour lever la main sur quelqu'un. Son ton était devenu plus sévère et moins caressant comme s'il essayait d'imprimer l'idée dans son esprit.
Tu n'as pas à considérer que c'est normal qu'il agisse comme ça, parce que ça ne l'est pas. Ce n'est pas ta faute, tu n'as strictement rien fait et s'il s'en est pris à toi, c'est parce qu'il a un sérieux problème, voilà tout. »

L'essentiel était qu'elle comprenne bien que le souci ne venait pas d'elle. Mais après, Adrian était face à un dilemme : d'un côté il voulait dénoncer cet homme pour éviter qu'il ne soit aussi brutal avec d'autres femmes, mais de l'autre, Ginger ne voulait pas qu'il ait des ennuis avec la police. Le mieux serait donc de faire les deux en s'occupant lui-même de ce cas, comme par exemple en demandant quelques conseils à Charlie Lane sur ce qu'il pourrait faire, juridiquement parlant, pour éviter des ennuis à la jeune femme, mais sans le coller en prison pour autant. Sauf que pour ça, il avait besoin de son nom et de son prénom. Une information qu'elle n'avait pas encore donnée, mais il ne se laissa pas abattre et reprit la parole.

« Je ne comprends pas tes raisons en effet, mais si tu ne veux pas le dénoncer, d'accord. Je ne dirai rien à la police. Mais je ne vais pas te laisser faire n'importe quoi avec ta vie pour autant. Écoute Ginger, cet homme n'arrêtera jamais seul s'il t'a déjà frappée avant, il a besoin d'une mise au point. Sauf qu'il ne pouvait pas lui dire qu'il avait les moyens de le faire.
Il n'a pas besoin de savoir que c'est de toi, je pourrai m'arranger pour que ce soit présenté comme quelqu'un qui s'inquiète pour sa santé, mais à qui tu as refusé d'en parler. C'est le cas d'ailleurs. Il marqua une pause.
Dis-moi simplement comment il s'appelle. Je te promet que je n'irai pas le rencontrer et que je ne parlerai pas de lui à la police, ce sera simplement pour me renseigner un peu sur lui, rien d'autre. Il ne saura pas que ça vient de toi, en fait, il ne saura pas qu'il est surveillé. Mais peut-être qu'il s'en est pris à d'autres personnes avant toi. Sans doute même. Après tout, les hommes violents n'arrêtaient jamais, non ?
Et peut-être qu'elles de leur côté elles pourront essayer d'aider à le raisonner. Il soupira avant de terminer.
S'il te plaît. Juste son nom et je ne t'ennuierai plus à ce sujet. »

Mais il aura toujours à s'occuper de ses bleus, enfin, si elle le voulait. À moins qu'elle ne préfère sortir en boîte avec cette dégaine, ce qui ne serait pas pour le gêner : ça ferait fuir les potentiels partenaires d'un soir !
 
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


 
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