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Même s'il semble fragile, mieux vaut craindre le renard

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Message posté : Sam 10 Mai 2014 - 18:35 Message
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Il y avait qu’une seule chose qui motivait réellement Ginger. Une seule chose qui la poussait à s’y donner réellement pour la cause. L’argent. S’il y avait une promesse de butin au bout de la ligne, vous pouviez être certain d’y voir la belle brune qui ne vivait que par envie de richesse. Et donc, en voyant qu’une demoiselle à la force herculéenne était recherchée et que, en récompense, il allait être possible d’avoir un bon montant d’argent, Ginger y avait vu là une invitation des moins subtiles. Se basant sur les descriptions physiques qu’elle avait été en mesure d’avoir, elle avait décidé d’enquêter sur le cas de celle qu’elle avait appris se nommer Lucrèce Feuerbach. À première vue, elle semblait être une personne banale, ayant une belle petite vie banale, mariée avec un mioche. Agente de l’UNISON, elle avait cependant bien sut choisir ses amies, comme elle semblait particulièrement proche de la princesse Atlante. Elle avait, en fait, une vie bien trop calme pour que Ginger puisse comprendre comment pouvait-elle accepter de vivre dans une telle monotonie. Une chance qu’elle était là, la Renarde. Elle allait lui montrer ce que c’était que d’avoir une vie presque palpitante, où tout ne se déroulait pas comme la mère de famille pouvait l’envisager.

En cette sombre soirée, Ginger avait finalement décidé d’exécuter le plan qu’elle travaillait depuis quelques jours déjà. Sortant de la chambre qu’elle occupait chez son cousin éloigné, seulement vêtue d’un soutien-gorge en dentelle noire et d’une culotte du même modèle, elle descendit les escaliers pour se rendre jusqu’à la cuisine, où elle tomba bien évidemment sur Sallah. Le pauvre, il n’allait sûrement jamais s’habituer à voir la jeune femme arrivée à moitié nue. Elle attrapa une canette de soda pour retourner à sa chambre comme si de rien n’y était, alors que l’intendant avait préféré fuir la salle plutôt que de supporter celle qui aurait très bien pu vouloir lui adresser la parole. La jeune demoiselle opta pour sa toute nouvelle tenue de combat, en cuir moulant renforcé au niveau de la poitrine et du torse, comme un gilet pare-balle à vrai dire. Mieux valait éviter la mort alors qu’elle avait encore beaucoup à faire. Elle enfila une paire de botte aux talons vertigineux et une légère veste, au cas où le vent de fin de soirée serait dérangeant. Puis, elle quitta le manoir sans rien dire, Adrian s’étant sûrement habitué de voir la jeune femme disparaître pour ne réapparaître qu’au petit matin. À la différence que, cette fois-ci, elle ne sortait pas pour embobiner un homme et l’attirer dans ses filets. Non. Elle allait faire quelque chose qu’Adrian ne pourrait sûrement jamais tolérer. Comme enlever un enfant, par exemple.

Ouvrant le coffre de sa moto, elle en sortie sa ceinture utilitaire et ses armes. Sa ceinture vint s’attacher autour de sa taille alors que deux pistolets s’y trouvaient et un revolver se trouvait attacher au niveau de sa cuisse, mode Lara Croft. Elle enfourcha sa toute nouvelle moto pour parcourir les rues de Star City. Ce soir, le petit Ead-Gar – quel nom ringard – se faisait garder par une voisine du petit couple. C’est donc tout naturellement qu’elle rejoignit le quartier où ils vivaient. Coupant le moteur, elle débarqua de sa moto pour aller toquer à la porte. Ainsi vêtue, nul doute qu’elle pourrait effrayer la vieille dame. C’était dans ces cas-là qu’elle pouvait remercier son don. Ayant enfiler son masque qui couvrait entièrement son visage – mesure de précaution – mais laissait ses longues boucles brunes cascader sur ses épaules, il rappelait les masques de renards japonais, alors que sa tête était surmontée de deux oreilles. La Renarde. Tel était son surnom. La porte s’ouvrit finalement alors que la dame manqua de la refermer aussitôt. Bien malheureusement, elle croisa le regard de la belle qui était protégé de lentilles – des lunettes flash, toujours utile ! Mais il était toujours possible de se perdre dans le regard d’un bleu profond et surnaturel de la belle. Rapidement, la femme alla chercher l’enfant enroulé dans ses couvertures et elle le tendit à la brune sans qu’elle n’ait rien à dire. Lui adressa un sourire qu’elle ne pouvait pas voir, elle retourna à sa moto et s’enfonça dans la nuit alors qu’elle avait suggérer à la gardienne d’aller dormir quelques heures.

L’enfant n’arrêtait pas de chialer, ce qui donnait presque des envies de meurtre à la brune qui ne pouvait toutefois pas simplement le tuer. Sans quoi, elle n’aurait plus de monnaie d’échange. Elle se contenta d’un « ta gueule » qui eut tôt fait de faire taire l’enfant. Ils arrivèrent proche d’une petite cabane abandonnée perdue au sein d’une forêt non loin de Star City. Elle alla garer la moto à l’arrière, dans un endroit sombre où elle était presque impossible à remarquer. Et puis, en sachant que son enfant avait été enlevé, elle doutait que la première chose à laquelle pense Luka soit de voir s’il y avait un véhicule. Elle entra dans la cabane où elle avait amené un berceau pour y déposer l’enfant, le temps que la principale concernée arrive. Elle le laissa donc là pour prendre ensuite son téléphone et composer le numéro qu’elle avait trouvé : celui de la femme Feuerbach. « Miss Feuerbach ? » demanda-t-elle une fois qu’elle eue décrochée. « Dites-moi, reconnaissez-vous ce son ? » En croisant le regard de l’enfant, ce dernier se mit à hurler de toutes ses forces, assez pour que cela soit parfaitement audible au travers du combiner. « Je me demandais jusqu’où iriez vous pour récupérer votre fils. » Un sourire satisfait apparut sur les lèvres alors que la discussion était difficile par la faute des cris de l’enfant qui devait avoir tout au plus six mois. « Oh, et je préviens. Ton charmant mari est sous surveillance. Tu alertes qui que ce soit et il se prend une balle dans la tête. » Ce qu’elle pouvait être charmante et adorable, Ginger. « Et si tu le préviens, c’est joli petit Ead-Gar qui se prend la balle. » Puis elle raccrocha, attendant avec une impatience presque tangible la suite des évènements.
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Message posté : Dim 11 Mai 2014 - 13:37 Message
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Die était avec des amis et elle faisait un peu de shopping seule, on lui avait envoyé un bon d’achat pour une boutique, c’était encore à cause du fait qu’elle était amie avec Dana, mais elle s’en fichait à présent, elle ne l’avait pas choisi comme amie parce qu’elle était une princesse, mais parce qu’elle était une étrangère comme elle. Des heures elles pouvaient parler des étrangetés de ce monde et c’était grâce à Dana qu’elle avait pu revoir son père, cela n’avait pas de prix. Elle était partie de 0 dans ce monde et elle s’en était pas trop mal sortie, elle avait le droit de se faire plaisir, puis Die allait adorer cette robe, enfin pas au point d’être paralysé à l’idée de l’enlever elle espérait. L’idée qu’il serait toujours là pour elle était apaisante, s’il lui arrivait parfois de flirter pour savoir si elle était toujours jolie ou intéressante, elle ne se voyait pas aller plus loin.

Sa seconde étape à elle serait un second enfant, un petit frère ou une petite sœur pour Ead-Gar, mais il était trop tôt son mari était dans ses études et si pour le moment Ead-Gar était encore assez faible pour être gardé par Eliane cela ne durerait pas toujours. A quel âge pourrait-il contester physiquement l’autorité adulte ? Luka n’en savait rien et se serait un problème auquel il lui faudrait trouver des solutions. Pour l’instant elle n’en voyait qu’une, mais elle ne voulait pas vivre en Atlantide des années, la vie de Die était sur terre. Elle scruta d’un œil acéré une robe vert eau pâle, c’était tellement jolie. La sonnerie de son organiseur la tira de sa contemplation. L’Ultime répondait toujours au téléphone mis à part quand elle était au lit avec Die, là c’était sacré. Sans la moindre inquiétude d’être vu, l’Ultime ouvrit son sac et effleura l’étrange galet. Il avait déjà était pris en photo, ça ne servait plus à rien de le cacher.

La conversation débuta télépathiquement entre la machine et elle, il n’y avait pas moyen d’être plus discret, elle ne semblait pas parler et ses mains étaient libres pour continuer à rechercher la robe parfaite. La première chose qui l’a fit réagir dans la conversation amorcée fut le Miss qu’elle corrigea par un Madame. Mais elle ne pensa plus nullement à corriger son interlocutrice quand elle entendit les pleurs d’un bébé. Est-ce qu’elle reconnaissait le son, ça pouvait être Ead-Gar songea-t-elle soudainement glacée, pourvu que ce ne soit pas lui. Mais même si c’était un autre enfant, elle ne pouvait pas le laisser entre les pattes de cette cinglée ? Sa tête lui tournait elle remit sa robe en place et se força à respirer et à écouter la suite. Si c’était vraiment son fils c’était certain qu’elle ferait..

- N’importe quoi… Non je ne dirais rien, laissez-le… Je…

La jeune femme avait raccroché, Luka pâlit. Et si c’était seulement un enregistrement, du bluff, on l’avait déjà eu ainsi, Johnny Allen l’avait roulé. Il n’avait jamais été attrapé, il courait encore dans la nature, parfois elle y songeait encore, lui et sa nuée de cadavre, un meurtrier complétement psychopathe. A une époque Luka n’aurait jamais cru qu’il était possible de faire de mal à un enfant si précieux et innocent, maintenant elle n’était plus certaine de rien. La jeune Ultime se dirigea d’un pas pressé et anxieux vers la sortie. Rapidement elle appela son conjoint expliquant qu’elle allait récupérer Ead-Gar, il ne tilta pas donc il ne l’avait pas, son cœur s’emballa et elle ne put lui dire qu'un je t’aime avant de raccrocher. Maintenant Eliane, pour vérifier rapidement elle allait appeler Aglaé et lui dire d’aller voir si Ead-Gar était encore chez Eliane (parce que Die était peut-être déjà passé, mais que son téléphone n’avait plus de batterie). Aglaé lui assura rapidement qu’Eliane dormait paisiblement, mais qu’Ead-Gar devait être avec son papa, Luka lui ordonna de rentrer immédiatement. Elle raccrocha le cœur sur le point d’exploser : son fils n’était nulle part, il avait bien été enlevé par cette tarée. Luka avait l’impression de suffoquer, s’il arrivait le moindre mal à son poupon elle s’en voudrait à jamais. Sans même hésiter une seconde elle rappela la kidnappeuse.

- N’importe quoi, répéta-t-elle, je ferais n’importe quoi je vous le promets, ne faite pas de mal à mon fils, supplia-t-elle avec dans la voix des sanglots retenus de mère au désespoir.

Sol’ukah ne pleurait pas encore car elle savait qu’elle devait garder un minimum son calme. Soudain elle songea à Will qui devait mener sa propre ballade, sans la moindre pitié elle l’enferma dans son amulette, le sylphe était têtu et n’en faisait qu’à sa tête, pour le moment il était distrait, mais son désespoir était trop grand pour qu’il ne finisse pas par s’en rendre compte. Maintenant elle était vraiment seule, personne ne saurait, son fils resterait en sécurité, parce que visiblement c’était elle qu’il voulait. Pourquoi ? Elle ne savait pas encore.

- Que voulez-vous de moi ?
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Message posté : Ven 16 Mai 2014 - 0:35 Message
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Mieux valait ne pas laisser le blonde voir son fils. Ce serait dangereux pour la vie de la Renarde. Elle s’approcha donc de l’enfant et croisa son regard. Ainsi, elle s’assurait qu’il ne pleure pas, qu’il ne fasse pas un bruit et qu’il dorme paisiblement jusqu’à ce qu’elle revienne le chercher. Elle sortie de la petite cabane et enfourcha sa moto. Puis, elle quitta les lieux pour s’enfoncer dans la forêt, toujours plus profondément, loin de la cabane abandonnée. Mieux valait être loin, trop loin pour qu’elle retrouve son fils. Ainsi, elle aurait besoin de Ginger en vie. Sinon, adieu fiston qui allait très certainement venir à mourir de faim. Jamais la brune ne s’était lancée dans une mission d’une telle envergure. Jamais elle ne s’en était prise à plus faible qu’elle et jamais elle n’avait osé porter la main sur un enfant. Mais finalement, elle était très certainement pire que ce qu’elle pensait, pire que ce qu’Adrian pouvait croire ou même Anthony.

Oh, elle était bien pire, un monstre presque, à enlever ainsi sans vergogne un enfant jeune et innocent dans le seul but de pouvoir vendre sa mère au Circus Maximus. Elle en viendrait presque à penser qu’elle était horrible. Or, tout n’était que quelqu’un de perspective et de point de vue. Elle voulait l’argent. Il y avait un gros pactole à amasser pour cette femme à la force qui, semblerait-il, était surhumaine. De ce fait, ce n’était pas si horrible, sachant qu’elle allait amasser beaucoup au bout de la ligne. C’était ainsi qu’elle calmait les potentiels cas de conscience qu’elle pouvait avoir, de temps à autre. De toute façon, l’insensible et détachée Ginger ne se souciait que trop peu de l’avis de la population. Si, à leurs yeux, elle était horrible, soit. Ils n’étaient simplement pas à son niveau, tout simplement.

Son téléphone sonna. Avec un sourire satisfait, elle décrocha. Ce devait bien évidemment être la mère de l’enfant qu’elle avait enlevé en toute impunité. La réponse de la blonde ne se fit pas attendre. « N’importe quoi, c’est intéressant tout ça. » Elle eut un léger rire bien sarcastique, alors qu’elle conduisait toujours sa moto au travers la forêt. Elle coupa toutefois le moteur une fois qu’elle fut sure d’être assez loin pour ne pas que la femme remonte jusqu’à son fils. Précaution, tout ça, tout ça. Il fallait qu’elle ait besoin d’elle. C’était le seul moyen pour la brune de s’assurer d’être encore envie le lendemain matin. « Serais-tu prête à sacrifier ton si charmant mari ? » demanda-t-elle en souriant malicieusement, bien qu’elle ne puisse pas le voir. Bon, ce n’était pas ce qu’elle souhaitait d’elle, mais laisser planer la peur était quelque chose de particulièrement jouissif. Ainsi comprenait-elle mieux les petits jeux de Colin, même si, à tous les coups, elle en venait à piquer sa crise. Mais maintenant qu’elle était du côté du prédateur, et que Lucrèce était sa proie, elle y trouvait un amusement sans nom qui contribuerait certainement à son côté clairement dérangé.

Elle laissa quelques secondes passées. « Non, plus sérieusement, ton mari n’est pas en danger. » Pas encore, du moins. Ça, c’était à Lucrèce de décider si elle mettait son si charmant mari en danger pour pas. Ce n’était donc, par conséquent, par du ressort de la brune, si quelque chose venait à lui arriver. La mère de famille n’avait qu’à éviter de faire une connerie et tout irait bien dans le meilleur des mondes. « Ce que je veux, c’est que tu viennes me rejoindre. Je sens que toi et moi, on pourrait faire de grandes choses ensemble. » Du genre, l’entraîner pour qu’elle devienne une combattante du Circus Maximus. Elle aurait pu de base user de son don, sans s’encombrer d’un môme chiant et pleurnichard. Toutefois, c’était une précaution à ne pas prendre.

Elle comptait jouer gros, faire un gros coup et, de ce fait, elle ne pouvait pas se permettre d’échouer. En ayant l’enfant avec elle, elle ne laissait ainsi plus aucun doute quant à l’issu de la rencontre. Elle allait réussi à enrôler la blonde et, ainsi, à amasser le gros paquet d’argent qui l’attendait. « Je vais t’envoyer les coordonnés de où je suis. » Après tout, elle avait son numéro et pouvait toujours faire une recherche satellite pour lui dire exactement où est-ce qu’elle se trouvait. « Ne t’inquiète pas s’il fait sombre. C’est voulu. » Elle eut un léger rire qui se voulait mauvais avant de raccrocher. Puis, elle descendit de sa moto pour s’appuyer contre un arbre. Prenant son téléphone, elle envoya par message les coordonnées exactes de où est-ce qu’elle se trouvait. Au beau milieu d’une forêt sombre et lugubre. C’était le lieu parfait pour la rencontre qu’elle souhaitait avoir. Appuyée contre un arbre, elle regarda autour d’elle, attendant presque impatiemment la jeune femme. Si cette dernière croyait ravoir son enfant rapidement, elle se mettait le doigt dans l’œil.

Puis, son téléphone sonna. Et merde, Anthony. Levant les yeux au ciel, elle décrocha. « Oui ? » Il l’invitait. Bien évidemment. C’était sûrement qu’il ne s’était sûrement pas trouver une fille avec qui passer la nuit. « Tu me déranges, tu le sais ça ? Pour le moment, je suis occupée dans une forêt sombre. » Elle eut un rire, qu’il comprenne ce qu’il voulait. Ce n’était plus son problème à ce niveau là. « Mais je crois que je peux toujours passer un peu plus tard. » Ah bah oui, après tout, elle aurait bien besoin de se détendre et de fêter pour une mission réussie. Car elle était certaine de son coup. « Je te dis donc à plus tard » minauda-t-elle au téléphone avant de raccrocher. Puis, son regard parcouru les lieux sombres. Elle s’assura que son masque était toujours en place, couvrant ses traits, bien que laissant voir deux prunelles d’un bleu irréel, d’une profondeur surprenante. Un regard où l’on avait envie de se noyer, à vrai dire. Bien que, en cette sombre nuit, elle ne comptait pas sur ses talents d’hypnose pour enrôler la jeune femme, mais bien sur les instincts maternels de cette dernière.
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Message posté : Lun 26 Mai 2014 - 10:56 Message
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Luka réfléchissait à une allure folle comme elle avait appris à le faire depuis qu’elle avait quitté son havre de paix, l’Hyperborée, ça lui semblait si lointain, si irréel, si il n’y avait pas eu Dana, l’Atlantide elle aurait perdu tout contact avec son passé. Que Die ne se souvienne en rien de l’époque où il était venu avait un côté rassurant (à cause de Klaus), mais aussi mélancolique. Si Dana n’avait pas été là elle aurait été comme l’unique survivante de son espèce dans un monde sans l’être vraiment. Enfin une réponse lui parvint au bout du tel, la jeune femme profitait impunément de son désespoir. Son fils était l’être qu’elle aimait le plus au monde, elle l’aimait sans la moindre restriction, pour lui elle savait qu’elle n’hésitera pas à se jeter sous une météorite de 100 tonnes (et ce n’était même pas du littéral).

Ead-Gar était un morceau d’elle et il était aussi un peu celui de Klaus vu que Dieter était son frère. Klaus sa seule passion, Die était bien trop ancré fermement sur terre malgré ses rêves d’espaces pour la faire rêver, il était tendre, loyal, patient avec elle ça lui suffisait, il était un bon père, elle voulait le rendre heureux il avait tellement souffert, mais son frère était revenu pour lui. Elle il l’avait oublié jusqu’à ce qu’il soit mort et cela l’avait blessé. Die avait reçu tout l’amour qu’on pouvait espérer d’un autre venant de son frère qui l’avait cherché toute sa vie, elle s’était languie d’une passion inutile et oubliée pendant des décennies. Quelle idiote.

Elle chassa ses pensées sombres, son fils était sa priorité, elle écouta la suite des propos de la folle furieuse qui avait s’en prendre à un innocent petit enfant. Les extérieurs étaient des monstres et ils ne cessaient de lui prouver tous les jours, même les atlantes étaient des menteurs, il n’y avait guère Adrian qui gardait un peu de son estime. La femme au bout du fil lui parla de son mari. Etait prête à le saccrifier ? Même pour son fils non, Luka avait fait des vœux, devant des dieux, des vœux de protection, elle n’allait pas les sacrifier, la jeune femme était d’une loyauté sans faille.

- Non, non ne touchez pas à Dieter, j’ai déjà dit que je ferais tout ce que vous vous voudrez, vous m’entendez… tout, répéta-t-elle une seconde fois le ton ferme mais la voix vide.

Luka fermait son cœur, elle s’enfermait dans la carapace qu’elle avait commencé à se forger en arrivant. L’Ultime envisageait le pire. Allait-elle vraiment revoir son fils ? N’allaient-ils pas l’utiliser comme moyen de pression éternelle pour faire d’elle ce qu’ils voulaient ? Luka savait qu’elle n’avait pas la valeur d’une princesse elle était parfaitement sacrifiable. Die avait été relâché quand il avait été enlevé, mais rien au fond ne lui garantissait un sort semblable, elle s’engageait dans l’inconnu. Son interlocutrice la rassura sur le sort de son mari, mais le ton sous entendait bien que cela le resterait uniquement si elle se montrait docile comme un agneau. Luka grimaça, elle était une souris au prise d’un félin, on jouait avec elle. Elle avait envie d’hurler, mais elle n’en fit rien.

Enfin la kidnapeuse commença à se dévoiler, à dévoiler son plan, elle voulait qu’elle la rejoigne, elle voulait faire de grande chose avec elle, sous-entendre des activités probablement illégales. Luka frissonna et si on lui demandait de tuer quelqu’un d’important, elle était un tank la presse le savait. Moralement elle n’avait rien d’un assassin, mais techniquement, elle était plus forte, plus solide, plus rapide, plus endurante, magicienne, anti-télépathe et intangible (ou quasi). Serait-elle capable de ce genre de chose pour son fils ? Le sacrifice semblait si facile quand la souffrance d’une perte inestimable avait déjà fait ses ravages, mais le sacrifice d’un autre, c’était une limite qu’elle n’avait jamais franchi, qu’elle n’était pas certaine de savoir franchir. Will en serait capable, mais elle ne voulait pas l’impliquer dans cette histoire il était trop impulsif et elle ne voulait pas risquer la vie de son fils. C’était un petit bébé, plus solide qu’un bébé normal, mais on pouvait encore l’étouffer, l’empoissonner ou le torturer avec le feu et le froid. Une larme coula sur la joue de l’hyperboréenne rien qu’à l’évocation mentale de ses horribles images.

- Je vais vous rejoindre immédiatement, répondit Luka toujours atone en commençant à retirer sa bague de fiançailles et son saphir hyperboréen. Elle ne voulait pas qu'on lui vole ça.

Tout en écoutant la suite elle quitta le magasin où elle était et se dirigea vers un poste qui était juste en face (sa seule chance de la journée). Elle prit une enveloppe glissa ses bijoux et écrivit un mot sur une carte postale ramassé à la vas-vite « Je t’aime. Je ramènerais notre fils, ne fais rien, fais-moi confiance. Je m’en suis toujours sortie, je suis forte, c’est toi qui le dit. Je suis le Tank.». Elle voulait rassurait son mari, comme ça si elle ne revenait pas il aurait la certitude d’avoir été aimé. Elle ne voulait pas le laisser dans le noir, qu’il vive ce qu’elle avait vécu quand elle et Klaus étaient partis sans qu’elle n’ait eu le temps de leur parler une dernière fois. Le temps qu’elle finisse sa tâche la jeune femme lui avait expliqué qu’elle allait lui envoyer les coordonnés d’où elles devraient se retrouver et qu’il ne fallait pas s’inquiéter si il faisait noir. Les hyperboréens aimaient la lumière, Luka ne dérobait pas à la règle, mais ici les premiers mois elle avait appris à faire avec les pannes du disjoncteur. Un sms venait de lui être envoyé, elle la nota dans le gps de son organiseur, écrivit son adresse sur l’enveloppe qu’elle renferma, paya un timbre et la posta. Ca c’était fait.

Elle reprit sa voiture, cala habilement son organiseur et activa l’hologramme GPS. Luka lança ses musiques préférées, la musique détendaient les mœurs, elle en avait besoin, elle aurait besoin du plein de ses capacités et ne surtout pas se laisser trop troubler par son désespoir. Des larmes coulèrent sur ses joues, maintenant qu’il y avait personne pour la voir elle pouvait se vider un peu, laisser son émotion se décharger. Maudite journée ! Pourquoi fallait-il que tous les tarés du coin en ait après elle ou Die ? Peut-être parce qu’elle tentait de faire le bien, peut-être que Die avait raison, qu’il fallait mieux être égoïste et invisible. Si elle s’en sortait trop de dégât qu’allait-elle faire ? Ca c’était une putain de sacré bonne question. Luka grilla un feu rouge, sans doute le premier de sa vie. Putain de règles ! Personne de toute façon ne les suivait avec zèle. Les extérieurs étaient moins dangereux que le peuple serpent, mais parfois au moins aussi vils.

Le chemin ne fut pas si long, mais il lui faisait quittait Star City pour pénétrer dans un coin de forêt dans lequel elle n’avait jamais mis les pieds, quand elle avait envie de se détendre elle préférait mettre les voiles avec tous le confort hyperboréen de son véhicule. Sa voiture prêté par l’UNISON était heureusement du genre tout terrain, il y avait un GPS intégré car ce n’était pas sa propriété, mais elle n’en savait rien, elle ne comprenait pas toujours la technologie terrienne, elle lui semblait si archaïque, tous ses rouages c’était d’un compliqué, si peu instinctifs. Il faisait nuit, plutôt sombre, mais les yeux de Luka étaient en parfaite santé, elle remarqua de suite la silhouette d’une jeune femme contre un arbre et s’arrêta bien avant de risquer de la blesser. Elle ouvrit la portière, la referma tel un robot et fit quelques pas en montrant bien ses mains en évidence. Luka ne portait qu’une robe blanche moulante près du corps et une veste en jean, ses cheveux étaient détaché, elle portait des sandalettes dorées, elle avait peu de place pour cacher quelque chose, mais Luka ne voulait surtout pas que la kidnapeuse panique, cela pouvait avoir des conséquences si funeste.

- Je suis là, seule, sans arme et je ferais tout ce que vous voudrez si vous ne faites rien à mon fils ou à mon mari, je vous le promets…

Sa promesse valait de l’or, mais comment son interlocutrice pouvait le savoir, les extérieurs mentait si facilement. Luka garda les mains en l’air le souffle presque coupé. Seul son regard se baladait par réflexe pour chercher son trésor, mais rapidement elle comprit qu’il n’était pas là et son regard se reposa donc de nouveau sur la criminelle qui lui faisait face, elle était masqué, mais l’Ultime pouvait distinguer deux extraordinaire yeux bleu à l’éclat envoûtant.
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Message posté : Sam 9 Aoû 2014 - 17:30 Message
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C’était long. La mère du charmant jeune fils qu’elle venait d’enlever mettait un temps fou à rejoindre l’endroit où elle se trouvait. Et, bien malheureusement, la parfaite Ginger n’était pas reconnue pour sa patience légendaire ni même pour sa compassion à toute épreuve. Terriblement égoïste, elle ne pensait qu’à elle, sans même se soucier de la souffrance de son voisin. Et puis, elle avait appris, avec les années, à se montrer aussi froide que la glace, insensible. Elle avait appris que faire confiance mènerait à sa perte et que les émotions étaient pour les faibles. Si Ginger avait été faible, si elle avait passé des jours à pleurer ou encore à se balader sans but en cette grande ville pour se changer les idées, aujourd’hui, la Renarde était forte. Elle savait faire face à la vie. Ou, du moins, c’était ce qu’elle essayait de se faire croire, alors qu’au final, elle ne bernait qu’elle-même. Tout ce qu’elle avait à faire, c’était d’afficher ce sourire moqueur et cet air confiant. C’était si facile, que de jouer la comédie et les humains étaient tellement égoïstes que peu ne cherchaient à voir plus loin que ce qu’elle souhaitait leur montrer. Elle n’échappait pas à cette généralisation, elle aussi était terriblement égoïste, narcissique, nombriliste et égocentrique. Son voisin ne l’intéressait peu et il pourrait bien souffrir à ses côtés qu’elle n’en aurait rien à faire. Alors qu’elle se trouvait appuyée contre l’arme, elle attendait, l’impatience commençant lentement mais sûrement à la gagner, ce qui serait mauvais pour l’enfant, bien évidemment.

Une voiture pointa finalement le bout de son nez alors qu’une jeune femme blonde en sortait. Parfait, elle était là. Elle parcouru la silhouette des yeux et eut un sourire mesquin quant à son commentaire. « Déjà, tu aurais pu opter pour une entrée moins remarquée. » Elle désigna la voiture qui se trouvait non loin dont les lumières auraient pu aveugler la jolie brune si ce n’était que des verres spécialisés. « Car tu sais, si une personne vient nous déranger, que tu la connaisses ou non, c’est ton fils qui y passe. » Voilà, les choses étaient dites. Ginger n’éprouverait aucun remord quant à sacrifier la vie d’un si petit et innocent être. Elle n’était pas reconnue non plus pour avoir des remords. La seule personne qui lui importait, c’était elle-même. Les autres, ils pouvaient bien aller brûler en enfer qu’elle ne ferait que laisser échapper un rire moqueur de ses lèvres. Dans le milieu où elle baignait, mieux valait éviter que d’éprouver des remords, cela menait souvent à la perte des plus grands. La carrière de la Renarde ne faisait que commencer, hors de question qu’elle se finisse déjà. « Et puis, que tu ais une arme ou non, j’en ai un peu rien à faire. » Accrochée à sa frêle taille se trouvait deux armes. Un pistolet avec silencieux et un pistolet paralysant, au cas où tenterait-elle quelque chose. Contre sa cuisse, à la mode Lara Croft, se trouvait un pistolet tranquilisant. Certes, paraissait-il que les balles ne pouvaient rien contre le monstre qui se trouvait sous ses yeux, mais elle n’était jamais trop préparée. Et puis, elle pourrait toujours usée de ses grenades flash et fumigènes. « Si tu décides de me tirer, là, maintenant, n’oublie pas qu’il n’y a que moi qui sait où se trouve ton fils. »

Ainsi y penserait-elle sûrement à deux fois avant d’en venir à lever la main sur la jeune criminelle qui lui faisait face. Elle fit quelques pas vers l’avant, détaillant l’hyperboréenne qui se trouvait sous ses yeux. Elle osa même glisser une de ses mains gantées sur le visage presque apeurée de la demoiselle. « Oh, que suis-je impolie » lui dit-elle finalement, se reculant de tout au plus un mètre. « D’abord les présentations, non ? » Son ton se faisait mielleux, doucereux, s’en était presque terrifiant, venant de celle qui avait capturé sans vergogne un enfant innocent. « Je suis la Renarde. Pendant longtemps, je ne me suis occupée que de petits vols. Puis, un jour, j’ai décidé de vouloir voir plus loin. De voir plus gros. » Typique du criminel qui se croit invincible et supérieur. Or, en ce qui concernait la Renarde, rien ne pouvait l’atteindre. Elle seule savait où se trouvait l’enfant et elle seule pourrait donc le ramener chez lui, si l’Ultime ne souhaitait pas apprendre qu’il était mort de faim. « Donc j’ai commencé à monter. M’occuper de plus gros vols. Des objets de valeurs. Des missions de récupération. C’est toutefois par hasard que je suis tombée sur la rumeur te concernant. » Un large sourire, un sourire presque félin, apparut sur celle qui avait opté pour un masque de renard. « Une grosse somme d’argent pour le Tank. Je me suis donc dit que j’avais les moyens et les atouts pour réussir une telle mission. » Elle eut un léger rire, toujours aussi mauvais et moqueur. « C’est excitant, n’est-ce pas ? » Elle hocha doucement de la tête. « Je l’ai dit, toi et moi, nous allons faire de grandes choses. »

D’une démarche féline, fière et droite, elle fit le tour de l’hyperboréenne, comme si elle admirait un prix. Ou encore comme si elle cherchait à trouver un défaut dans le produit qui venait de lui être livrée. « As-tu déjà écouté des films historiques ? » lui demanda contre toute attente l’américaine alors qu’elle se repositionnait devant elle et qu’elle lui attrapait un bras pour le lever et le soupeser. « Ne trouves-tu pas que la scène ressemble à celles que l’on voyait, concernant les ventes d’esclaves ? » Elle eut un sourire espiègle. Ginger était folle, complètement tarée et elle le savait. Il fallait avoir une case en moins pour accepter d’enlever un enfant pour réussir à obtenir la mère. Mais elle le savait, ce qu’il lui manquait. Ce qui lui avait toujours manquer, c’était quelqu’un pour lui dire ce qui était bien et ce qui était mauvais. C’était simplement quelqu’un pour lui apprendre ce qu’était la vie. Elle avait donc été élevée par les lois de la rue, sans jamais personne pour l’encadrer. Il ne fallait donc pas s’étonner qu’aujourd’hui, elle considérait l’hyperboréenne comme un objet qu’elle allait prendre et revendre à très bon prix.

« Tu es dotée d’une force incroyable. Mais ça, je me doute que tu le sais déjà. » Elle se recula de nouveau, réajustant son masque qui laissait voir deux prunelles d’un bleu incroyablement profond, presque surhumain. Ce qui n’était pas faux, car quand bien même était-elle humaine, elle possédait des capacités mentales qui la rendait bien supérieur à cette race minable sur laquelle elle crachait avec dédain. « Voilà donc ce que je te propose. Le Circus Maximus serait bien heureux que de te compter parmi leurs combattants. » Elle rapporterait un maximum d’argent de par sa force incroyable que de par son allure de jeune femme fragile. Ginger croisa les bras sur sa poitrine qui attirait bien des regards tout en hochant doucement de la tête. « Et ils sont prêts à payer cher pour t’avoir avec eux. Et c’est là que moi, j’entre en jeu. » L’argent. Elle ne fonctionnait que pour et par l’argent. Les richesses. C’était pour cette raison qu’elle s’était surprise à un jour tenter de voler le manoir où elle était désormais hébergée à l’œil du propriétaire. Ingrate, c’était bien ce qu’elle était. « Donc, c’est simple. Je t’amène à eux, j’empoche une bonne somme d’argent et toi, tu te bas pour eux. » C’était bien simple, comme plan. Il était dommage que les brutes du Circus Maximus n’avaient pas pensé à attaquer la jeune femme là où elle était le plus faible : en s’attaquant à son fils. Elle faisait peur, détenait une force hors du commun, mais elle ne pouvait rien contre Ginger, compte tenu que la vie de son fils était entre ses mains. « Une fois que c’est fait, verrai si je ne garde pas ton fils plus longtemps. Il semble adorable. » Elle eut une légère pause. « Des questions ? »
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Même s'il semble fragile, mieux vaut craindre le renard

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