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Commander à la nature, c'est obéir.

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Message posté : Mar 29 Avr 2014 - 22:05 Message
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De Principatibus

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
ϟ Nombre de Messages : 8286
ϟ Nombre de Messages RP : 905
ϟ Crédits : Hedgekey
ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
ϟ Statut : /
ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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Commander à la nature, c'est obéir.


Sa tante, ayant remarqué depuis plusieurs jours sa mine déconfite, lui avait conseillé, avec ce ton de plaisanterie qu'elle avait presque constamment, d'aller se mettre au vert. Se mettre au vert ? Était-elle sérieuse ? Il avait trop de travail. Trop de responsabilités. Il ne pouvait s'accorder une minute de répit. Et pourtant s'il continuait ainsi, il finirait par s'user trop vite. Il le comprit, fort heureusement, d'autant plus vite et facilement qu'il entendait sans cesse parler des splendeurs monotones de la forêt bordant Star City. Il la connaissait, il y était déjà allé. Et ce matin-là, peu après l'aube, alors qu'un clair soleil perçait de ses rayons audacieux l'azur d'un ciel sans honte, il s'y rendait, bien décidé à puiser dans la verdure sauvage cette sérénité que la vie citadine, peu à peu, ruinait. Après tout, quand les villes et les breloques tomberaient en poussière, ne resterait-il pas toujours, silencieuse et puissante, la nature ? Louis le savait. Il le percevait au fond de lui-même, comme un appel venu du plus profond de son être. Chaque goutte de son sang s'enthousiasmait à l'idée du prochain contact avec l'immensité verte et luxuriante. La forêt de Watson n'avait rien d'un jungle tropicale, mais elle conviendrait néanmoins tout à fait. Il n'y reconnaissait rien de semblable aux forêts du Pays basque, mais le changement n'était pas déplaisant. Elle était par ailleurs suffisamment vaste pour qu'il s'y découvre des endroits où se reposer paisiblement, et ou pratiquer son art en toute tranquillité. Car Louis se considérait, non sans humour, comme un artiste, même s'il s'agissait plutôt de sorcellerie. « Vile créature ! » se disait-il en lui-même avant d'éclater de rire, quand il y repensait par exemple à l'issue d'une répétition avec l'orchestre, ou au commencement d'un cours à la Star School for the Arts.

Louis marchait depuis près d'une heure dans la forêt, insensible à l'oppression que la canopée étendait sur lui. Tout autre aurait certainement vu d'un mauvais œil ce plafond de verdure, mais lui ne le craignait pas. Au contraire, il l'admirait. Les merveilles se cachent là où les arbres sont les plus denses. C'est là qu'il savait les trouvait. Nul autre besoin qu'un vif contact avec le tronc, la tige, la feuille, la fleur. Les autres n'y voyaient sans doute que des arbres. Lui y voyait bien davantage. La puissance, la vie, l'harmonie. L'ordre naturel sous sa forme d'expression la plus parfaite, car la forêt ne gaspille rien, il n'est pas un os ou un bout de chair qu'elle ne laisse de côté. Riche de la proximité végétale qui s'épaississait autour de lui, Louis s'aventura jusqu'au hallier tranquille où il avait l'habitude de s'abandonner au ridicule de l'exercice. Il saisit dans la poche de sa veste une poignée de graines qu'il jeta au sol. Rubus Fruticosus ! C'est la ronce, aux fruits si doux. Il ne lui fallut guère de temps pour se mettre à l'oeuvre. Louis agita les mains, murmura quelques mots, et ce qui n'était que des graines devint bientôt un buisson épineux et mouvant. Il le maintint en l'état quelques secondes, puis son sourire s'élargit. Il leva une main et, mimant ce qu'il faisait si souvent face à l'orchestre, feignit d'ordonner l'ouverture d'un opéra qu'il connaissait bien. La musique jubila dans sa tête, et le buisson prit des formes au gré des fantaisies de l'imagination de Louis. Extatique, il s'amusa ainsi pendant quelques minutes, le temps que dure en lui la mélodie et au rythme de la musique, la ronce s'élança dans les airs, étendant tout autour de Louis ses lianes clairsemées d'épines rieuses. S'il avait pu, il aurait mis entre les mains de cette entité végétale un violon et son archet pour accompagner sa récréation !

Toutefois, tandis qu'il poursuivait son jeu végétal et magique, Louis distingua dans l'air les bribes d'une conversation qu'il perçut très faiblement. Aussitôt sur ses gardes et sur le qui-vive, car il craignait beaucoup d'être découvert alors qu'il s'adonnait à sa très secrète activité, il fit volte-face tandis que les ronces, derrière lui, se réunissait en une boule des plus touffues et des plus grouillantes qui, peu à peu, perdait toute vie jusqu'à n'être plus qu'un nouvel ajout à cette forêt. Inquiet, Louis tendit l'oreille un peu plus, poussé par la curiosité autant que par la peur. Il ne savait encore d'où venait cette voix, mais après quelques pas de côté, il distingua, de l'autre côté 'un fossé de verdure, une demoiselle de taille moyenne, quoique ce fût très difficile à déterminer à cette distance. Par ailleurs elle était brune, et semblait perdue dans un long monologue. Un monologue ? Cela en avait tout l'air, car elle parlait toute seule, mais au prix d'un léger effort d'attention, Louis, qui ne tarissait plus désormais de la curiosité méfiante que faisait naître en lui la présence de cette personne qu'il vivait comme une intrusion, remarqua qu'elle semblait tenir une conversation. Mais avec qui ? Une personne invisible ? Ou bien peut-être ne voyait-il pas le téléphone... non, rien de tel. Et bizarrement, la demoiselle était... pieds nus. Quelle idée saugrenue ! Ne craignait-elle pas de se blesser ? Bah ! C'était probablement une de ces beatniks des quartiers branchés de la ville qui venait dans la forêt pour se croire en communion avec Mère nature. Il était inutile donc de s'attarder, mieux valait s'éloigner et aller poursuivre l'exercice plus loin. Louis aurait aimé que son raisonnement le pousse sur cette voie, mais c'était sans compter sa curiosité qui, loin de motiver un geste altruiste, lui suggérait d'aller à la rencontre de la demoiselle, au moins pour s'assurer qu'elle n'était pas une dégénérée égarée dans la forêt.

Et si c'était le cas, ne risquait-il pas de s'exposer à un vain danger ? Il verrait bien. Il s'avança donc en direction de la demoiselle, sans chercher à se dissimuler.  « Mademoiselle ? Est-ce que tout va bien ? À qui donc parlez-vous ? » Il la regardait d'un œil qui en disait long sur ce qu'il pensait, en dépit de la neutralité des paroles qui pouvaient laisser croire qu'il s'inquiétait. À la vérité, il était des plus sceptiques et s'interrogeait sur ce qu'il voyait.
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Message posté : Mer 30 Avr 2014 - 0:36 Message
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Elle ne travaillait pas ce matin, ni à l’université pour suivre un cours, ni à la Star High pour assister le professeur d’Histoire, pas plus qu’à la Légion des étoiles pour se pencher sur son projet. Amber avait sa matinée pour elle et, malgré cela, elle avait été debout avant les premières lueurs du soleil. Une habitude pour cette anglaise qui avait toujours besoin de faire quelque chose, qui avait toujours quelque chose à faire. Encore un peu endormie, malgré sa douche, elle avait pour projets de feuilleter les petites annonces afin de trouver un appartement en colocation et, aussi, de trouver un remède pour Bob. Pauvre Bob. Derrière ce prénom se cachait son rat qui, parce qu’il est bon d’avoir quelques clichés, servait de cobaye quand elle testait des potions avec des plantes. Depuis la vieille, le rat se retrouvait avec une queue de cochon, c’était, elle devait l’avouer, assez disgracieux sur l’animal. Bob, de son côté, n’aimait pas du tout ce nouvel aspect et comme Amber était capable de ressentir les sentiments des animaux, il ne se privait pas pour le faire savoir.

Amber alla pour poser son regard sur Bob et lui assurer qu’elle prévoyait de lui rendre son apparence quand, à la fenêtre, la branche d’un arbre tapota à la vitre. Le vent pour certain, rien de bien important pour la plupart des gens mais qui avait une signification pour elle. Rien n’était fait au hasard quand il s’agissait de la nature. Ouvrant la fenêtre, ses coudes appuyés sur le rebord, elle laissa son regard se perdre dans les mouvements des branches alors que ses yeux viraient dans un vert plus clair. L’anglaise ne savait pas comment ça fonctionnait mais, des mouvements qu’elle voyait ressortaient comme une sorte d’histoire. La divination était, probablement, le pouvoir le plus bordélique qu’elle pouvait avoir. Voir des choses : pas de problèmes. Comprendre ce qu’elle voyait : impossible. Là, par exemple, qu’est-ce qu’elle était supposée comprendre en voyant un buisson jouer du violon dans une forêt près d’un canapé en cuir ? Elle ferma les yeux, les ouvrit à nouveau de leur couleur habituelle et soupira en refermant la fenêtre de sa chambre à la Star High.

« Désolée Bob, tu vas devoir attendre un peu. Il faut qu’on aille dans la forêt. »

Aucune idée de pourquoi, ni même de l’endroit où elle devait se rendre mais, cette vision avait un rapport avec là-bas alors elle devait s’y rendre. Enfilant une petite veste en jean, par-dessus une robe aux couleurs claires, où Bob prit place dans la poche intérieure, Amber quitta sa chambre et la Star High pour s’engouffrer dans un taxi. 152 ans, 7 mois et 15h plus tard, elle arriva devant la forêt. Le temps de trajet n’était pas juste mais c’était l’impression qu’elle avait eu à patienter dans une boite en métal, en sachant qu’elle allait retrouver la nature. Avant même de quitter le sentier fait pour les randonneurs, Amber retira sa paire de converses et ses chaussettes qu’elle fourra dans ses chaussures.

Elle avait marché, sautillé, couru, … Le tout avec le sourire. Avec une branche ou deux sur le coin de la figure aussi mais, elle était née avec deux mains gauches et dix pouces alors, forcément, nature ou pas, elle devait toujours se gaufrer ou se prendre un truc sur la figure. Elle arriva quand même à bon port – façon de parler – et s’installa, en tailleur, dans un endroit qu’elle pensa désert. Devant elle, une petite fleur qu’elle avait appelée, sans grande originalité, Margueritte. Ça faisait plusieurs semaines qu’elle venait régulièrement la voir, sans trop savoir pourquoi. Disons qu’elle l’aimait bien parce qu’elle était toute seule, au milieu des herbes, sans aucune autre fleur à côté d’elle. Comme à chaque fois qu’Amber venait, elle se mit à parler de tout et de rien. Aujourd’hui, son discours tourna surtout autour de cette vision qu’elle avait eue un peu plus tôt, expliquant à Margueritte que ce pouvoir était tellement compliqué qu’elle n’en parlait pas à son entourage. L’anglaise essayait de faire ses preuves et balancer des prémonitions dont elle ne comprenait rien, ce n’était pas ce qu’on faisait de plus sérieux.

« … Déjà que je me foire trois fois sur quatre quand j’essaye de concocter quelque chose si, en plus, je… »

Elle se stoppa, pas certaine de comprendre ce qui était en train de se passer. Un changement évident dans les « ressentis » de la fleur se fit sentir mais comme elle ne s’exprimait pas comme un humain, Amber n’arriva pas à saisir ce qui venait de se passer. Bob, lui, il se fichait pas mal de ce qui pouvait bien se passer, courant non loin de sa maîtresse, en essayant de s’habituer au nouvel équilibre qu’il devait avoir avec son tirebouchon sur l’arrière train. Le regard plus clair d’Amber resta sur la fleur.

« Qu’est-ce qui se passe ? »

Évidemment ça aurait plus simple si Margueritte pouvait lui expliquer clairement qu’un type était en train de faire pousser un truc un peu plus loin. Mais, tout ce qu’elle arriva à transmettre c’était une sorte d’interrogation face à un évènement inconnu qu’elle ressentait à travers la terre. Amber se lança dans une série de questions, passant des théories un peu folles pour essayer de comprendre une approbation de la fleur mais, avant de l’avoir, une voix derrière elle se fit entendre. Dans un réflexe, l’anglaise se releva pour se tourner et faire face à un parfait inconnu. Toujours dans un réflexe, elle regarda autour d’elle avant de comprendre que c’était bien à elle qui s’était adressé. Questions… Réponses… Elle devait répondre, ce qu’elle entreprit de manière un peu trop précipitée.

« A Margueritte. » Et vas-y que je te balance ça comme si c’était évident, d’ailleurs son index pointa la fleur sur le sol. « J’essaye de comprendre ce qui a pu la perturber il y a quelques minutes. » Arriva ce moment où elle capta que ce qui lui semblait être la logique même ne l’était pas forcément pour les autres. Amber était habituée à parler à des personnes qui connaissaient ses capacités, ce qui n’était pas le cas de cet inconnu. « Euh… » Elle piqua un fard, se sentant un peu stupide. « D’accord, dit comme ça, ça peut paraitre étrange mais, en fait… » Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, sans trop savoir ce qu’elle pouvait donner comme explication crédible pour ne pas être prise pour une folle. « Et vous, ça va ? Vous vous êtes perdu ? »

Elle eut envie de se mettre des baffes tellement c’était nul de détourner la conversation à défaut de trouver une excuse mais, c’est la seule chose qu’elle avait trouvée.
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Message posté : Mer 30 Avr 2014 - 1:52 Message
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♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
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 « Marguerite... » répéta-t-il, se faisant l'écho du mot de la demoiselle qui n'allait point cesser de l'étonner. Il haussa un sourcil gêné. Était-elle vraiment en train de désigner la fleur à ses pieds de la main ? Sérieusement ? Ce qu'elle ajouta compliqua même la situation, accroissant l'incompréhension de Louis qui désormais ouvrait la bouche, comme il le faisait toujours quand il peinait à lier les tenants et les aboutissants d'une situation qui, pourtant, devrait suivre un cours raisonnable. S'il avait bien entendu la demoiselle, elle essayait de comprendre la marguerite afin de déterminer ce qui avait bien pu la perturber quelques minutes auparavant... D'accord, c'était là sans doute le bon moment pour tourner les talons et laisser cette demoiselle à son délire toxicomaniaque... quoiqu'à bien y regarder, rien dans l'attitude de la jeune femme ne trahissait un quelconque usage de substances stupéfiantes ou narcotiques... Mais alors, qu'est-ce que signifiait ces quelques phrases dénuées de sens ? Comme si elle avait lu dans les pensées de Louis, l'inconnue reconnut que ce qu'elle venait de dire pouvait « paraître étrange », et le musiciens ne put retenir un ricanement. « Paraître étrange ? Voilà un bel euphémisme... » L’œil de Louis glissa de côté tandis que sa lèvre étirait un vain sourire sur son visage. À la vérité, ce qu'elle disait ne paraissait pas seulement étrange. Cela paraissait grotesque, comme si, prise sur la main dans le sac, elle improvisait un bobard pour mentir à ses parents... ce qui était assez comique et, pour le coup, et étrange, vu que Louis étant un parfait étranger, ce n'est pas comme si elle avait quoi que ce soit à craindre de lui... même si à la vérité, croiser de manière impromptue la route d'un étranger en pleine forêt, cela pouvait justement inquiéter, surtout une jeune fille telle que celle qu'il avait face à lui qui, à vue d’œil, n'avait pas plus de vingt-cinq ans.

 « Je ne voulais pas vous surprendre. Je me... promenais dans cette forêt et j'ai entendu quelqu'un parler. Vous, de toute évidence. Et comme c'est une partie assez peu fréquentée de la forêt... » Il se fiait pour dire cela à l'état de la végétation environnante, qui témoignait du caractère sauvage du lieu. « … je me suis inquiété de la possible présence de chasseurs, ou pire... Bien trop de gens n'ont aucun respect pour la nature et c'est un chose que je ne sais pas tolérer. » Ce qu'il avait dit pouvait bien sûr paraître naïf et pétri de niaiserie, mais le ton qu'il employait ne laissait planer aucun doute : Louis n'était pas un idéaliste, il était de plus sérieux. Et menteur, de surcroît, puisque bien évidemment ce n'est pas la crainte d'un chasseur, d'un incendiaire ou d'un groupe de vandales qui l'avait motivé à se rapprocher des bruits entendus, mais bien la crainte d'être surpris en train d'exercer ses facultés magiques. Mais cela, la demoiselle n'avait pas besoin de le savoir. Il la regarda avec plus d'insistant, les sourcils brièvement froncés. Il essayait de déterminer un indice, un signe, n'importe quoi qui aurait pu lui donner une piste pour interpréter les propos de la jeune fille, mais il ne trouva rien. Il songea donc qu'elle était très certainement folle et qu'il serait préférable de la laisser là, à converser avec une fleur tandis que lui s'éloignerait et rentrerait chez lui. Mais toute séduisante que fut l'idée – car il ne tenait pas non plus à demeurer plus longtemps et à éveiller des soupçons, il ne put se résoudre à la suivre. La jeune fille avait piqué sa curiosité et puis, pouvait-il décemment laisser là, seule dans la forêt, une pauvre d'esprit déchaussée ? Même lui qui n'était pas un parangon de morale et de vertu ne pouvait se résoudre à une telle indifférence coupable.

Mais il était un peu tôt pour la déclarer pauvre d'esprit. À Star City, Louis avait appris que les apparences trompaient plus souvent que les Italiens. Et cette demoiselle, après tout, n'était pas là par hasard. Or cet endroit, Louis l'avait choisi pour s'y entraîner, s'y reposer, s'y ressourcer. Peut-être pourrait-il persuader la demoiselle de ne jamais revenir ? Après tout, cet endroit de la forêt n'était pas fait pour une jeune hystérique qui parle aux marguerites... enfin, à Marguerite. « Mais sinon... je vais très bien, pour répondre à votre question. Et vous ? Êtes-vous perdue ? Peut-être puis-je vous aider à retrouver votre chemin ? Ou peut-être puis-je vous aider à aider... Marguerite ? » Cette question lui avait coûté beaucoup. Il n'avait aucune idée de comment il fallait s'y prendre pour approcher et rassurer une personne... comment dire ? Sous l'emprise de la drogue ? Il n'était pas sûr, et d'ailleurs rien n'indiquait comme il l'avait bien observé que la demoiselle fût sous l'emprise d'une substance hallucinogène. Comment dire alors ? Louis ne savait mettre de mot. Tout ce qu'il savait, c'était qu'elle n'était pas normale, au sens où les gens normaux ne parlent pas avec des fleurs. Sauf peut-être les petits enfants, pour jouer. L'inconnue était jeune, sans doute plus jeune que lui, mais n'était-elle pas déjà trop vieille pour jouer encore à ces jeux ? Demeurait la possibilité du mensonge, mais le résultat serait le même. Il jeta un coup d'oeil aux chaussures de la demoiselle. Des Converse. Sympathique.  « Vous devriez vous rechausser, vous savez, il y a des ronces par endroit, il serait dommage de vous blesser par inadvertance. » Le visage de Louis demeura impassible, mais intérieurement, il souriait, car s'il y avait désormais des ronces dans cette partie de la forêt, il n'y était pas étranger, vu que c'était lui qui, chaque semaine, répandait les graines de ce végétal pour en faire son compagnon de jeu d'un moment. Hélas ! Jeu que la demoiselle avait interrompu trop tôt au goût de Louis qui aurait aimé le prolonger jusqu'à la fin du jour, pourquoi pas ? Rien de tel qu'un peu de magie aux rayons du soleil qui s'endort !
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Message posté : Mer 30 Avr 2014 - 11:55 Message
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Amber ne put retenir une moue un peu contrariée face à elle-même en entendant l’inconnu confirmer que c’était plus qu’étrange. C’était vexant comme situation parce qu’elle savait qu’elle n’était pas folle – pas au sens clinique du terme – et que ce qu’elle faisait était parfaitement logique et, en même temps, elle ne voyait pas comment lui expliquer son point de vue. Quand bien même elle parlerait de pouvoir, il était encore possible de penser qu’elle ment pour se trouver une excuse, surtout qu’elle avait bien du mal à expliquer la manière dont fonctionnaient les affinités qu’elle avait avec la nature. Il lui restait encore la possibilité de prendre la fuite pour ne pas s’enfoncer encore plus mais, son caractère des plus sociables lui interdisait de prendre la fuite face à une situation qu’elle pouvait régler avec quelques mots. Fallait-il encore trouver les bons à utiliser.

Ça avait mis un certain temps à monter à son cerveau mais, quand l’inconnu parla d’une partie peu fréquentée de la forêt, elle prit conscience que la situation n’était peut-être pas à son avantage. En cas de problème ce n’était pas Bob qui allait l’aider à s’en sortir. Un peu naïvement, elle ouvrit la bouche pour demander, sans grand détour, s’il était une sorte de psychopathe qui vient s’en prendre aux personnes au milieu des bois mais, elle se ravisa assez vite. Les gens aimaient rarement être pris pour des dangereux criminels, elle aurait été bien mal avisée de le mettre dans de mauvaises dispositions. Puis il avait suffi à l’homme de dire qu’il ne tolérait pas qu’on s’en prenne à la nature pour qu’il lui paraisse, tout de suite, sympathique. Des fois, ça ne tenait pas à grand-chose… Cela dit, elle aimait tout le monde, ce n’était pas bien compliqué. Elle secoua vivement la tête, laissant transparaitre le fait qu’il ne lui serait même pas venu à l’esprit de se montrer irrespectueuse envers la nature.

L’Anglaise se sentait prise en faute. Sentiment stupide puisqu’elle n’avait strictement rien fait de mal mais, le temps de remettre de l’ordre dans ses pensées, elle laissa l’inconnu poursuivre pour répondre à son interrogation. Pourquoi est-ce qu’elle lui avait demandé s’il allait bien déjà ? Ah oui, pour esquiver un sujet où elle ne savait pas donner de réponse. Sujet qui resta quand même dans les esprits comme le prouvait la suite de questions qu’il laissa à l’attention d’Amber, avant de parler de lui proposer de se rechausser. Dans un réflexe, elle baissa les yeux vers sa paire de chaussures, avant de relever le regard sur l’inconnu et de secouer la tête.

« Non, non, je ne suis pas perdue. » Au contraire, elle savait exactement où elle se trouvait. Et puis, se perdre dans une forêt elle ne l’avait fait qu’une fois, bien plus jeune, et les arbres lui avaient montré le chemin pour rentrer. Se perdre était bien la dernière de ses inquiétudes. « En fait, je viens ici assez régulièrement. » Elle porta un regard rapide sur la fleur avant de revenir sur l’homme. « Et, pour elle… » Elle se stoppa, cherchant à juger l’inconnu sur cette question qu’il lui avait posée. De toute évidence, il ne semblait pas la croire alors elle ne comprenait pas trop pourquoi il proposait de l’aide à ce niveau-là. « Elle n’a pas besoin d’aide. » Ou alors elle avait besoin pour qu’Amber puisse enfin comprendre ce qu’elle essayait de lui dire. « Pour les ronces… »

Les ronces ? Elle se stoppa, son regard se perdit dans le vide quelques secondes avant qu’elle ne se mette à sourire sans raison apparente. Amber releva un visage ravi sur l’homme. Dans l’esprit de la jeune anglaise, cet homme venait de l’aider sans même en avoir conscience. Elle n’avait pas percuté sur le moment mais quand il avait parlé des ronces, la fleur, à côté d’Amber, avait eu un changement « d’humeur ». Oubliant le fait qu’elle pouvait passer pour une folle, Amber garda son sourire, fière d’avoir trouvé ce qui dérangeait cette plante et ce qu’elle essayait de dire.

« Les ronces, c’est ça... » Évidemment pour elle mais pas forcément pour l’homme, pas dans son esprit en tout cas. « C’est ça qu’elle essaye de m’expliquer depuis tout à l’heure. » Elle inspira, prit deux ou trois secondes pour essayer d’avoir un discours plus construit. En vain. « Le pire c’est que ça m’a interpellé en venant, il y a quelque chose dans ce coin de la forêt qui n’est pas comme ça devrait l’être, enfin, je veux dire qui ne s’exprime pas comme le reste. »

Qu’on se rassure, si elle pensait que le problème venait des ronces, les discours n’étaient pas assez fluides pour qu’on lui explique que l’inconnu était à la base de leur pousse rapide. Elle se demanda encore comment elle avait fait pour passer à côté de ça. Sa mère, sa grand-mère et, bien avant, son arrière-grand-mère, ne seraient jamais passé à côté de ce détail. Elle était belle la descendance des Britannia. Pour sa défense, on n’avait pas encore jugé bon de lui transmettre les pouvoirs qui allaient avec sa lignée. Secouant la tête pour sortir de ses pensées, elle reporta son regard sur l’inconnu.

« Je ne suis pas folle. » Si elle se sentait obligée de se justifier c’est qu’elle devait bien comprendre que la situation était étrange. « C’est seulement que je suis habituée à ce coin de la forêt, du coup, je dois être plus sensible aux changements ? » ce qu’elle avait voulu dire comme une affirmation s’était transformée en question parce que, en réalité, elle n’était pas convaincue par son explication. « Ça ne vous arrive jamais ? »
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Message posté : Mer 30 Avr 2014 - 19:00 Message
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ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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Elle n'était pas perdue et venait ici assez régulièrement, ce fut les propos de l'inconnue aux pieds nus. Elle paraissait sûre d'elle, mais Louis gardait encore pour lui quelques réserves. S'il peinait à la croire, c'est que l'ensemble de la situation était trop incongru pour ne pas éveiller en lui de justes soupçons. Il souffla ces quelques mots en roulant des yeux peu crédules : « Vous m'en direz tant. » Mais la jeune fille ne s'y arrêta guère et poursuivit, et parlant à nouveau de son ami la fleur. C'était proprement surréaliste et pourtant, elle parlait avec grande conviction, si bien qu'il devait y avoir un fond d'assurance dans l'esprit de ce qui n'était très certainement plus une écervelée amoureuse de la nature. Louis l'avait cru, au début, mais à présent, il commençait à se persuader que tout cela dissimulait autre chose. Le visage ravi et le fier sourire qu'elle releva sur lui l'étonna un peu. Qu'allait-elle faire, à présent ?

Elle parla encore, en évoquant les ronces, si bien qu'aussitôt Louis fronça les sourcils. Ainsi la présence des ronces dans ce coin de la forêt la perturbait, et inquiétait son amie la marguerite ? Pourquoi pas, mais Louis avait toujours du mal à saisir comment cette jeune femme pouvait prétendre communiquer avec un végétal par définition privé du don de la parole. Sauf à ce que cette fleur soit une de ces créatures mutantes, magiques ou robotiques comme la ville de Star City en a le secret, mais de là où se trouvait Louis, elle semblait parfaitement normale, inoffensive, et donc éternellement silencieuse.  « Voulez-vous dire que ces ronces ne vous parlent pas comme la Marguerite ? » Il peinait à croire à ses propres mots, à sa propre question qui lui parut immédiatement ridicule après l'avoir déclarée tout haut. Il sourit, manqua de rire et d'ajouter que peut-être les ronces étaient plus timides que la marguerite, ou moins sociables. Ce qui expliqueraient leurs épines. Peut-être n'avaient-elles pas envie de faire ami-ami avec une inconnue déchaussée, peut-être avaient-elles envie de tranquillité, d'intimité et de solitude... comme Louis lorsqu'il s'isolait dans un lieu peu fréquenté de la forêt pour y pratiquer sa magie.

La demoiselle tenta de l'assurer qu'elle n'était pas folle. Soit ! Il la croirait pour le moment, mais admettre cela, c'était admettre qu'elle discutait consciemment avec une fleur qui, comme elle le disait, s'exprimait. Et comme elle sous-entendait que les ronces s'exprimaient différemment « du reste », cela signifiait qu'elle partageait avec ce « reste » des facilités de communication... mais qu'était-ce que ce « reste » ? S'agissait-il des autres végétaux ? Absurde, improbable, et pourtant, quand le possible est éliminé, force est de constater que l'improbable peut prendre sa place. Louis secoua la tête. Il ne pouvait se résoudre à y croire tout de suite, et pourtant, il se savait lui-même la preuve que l'impossible ne l'était pas tant que cela.  « Cela m'arrive très souvent, quand je découvre en forêt des branches cassées par le passage d'un véhicule non autorisé à circuler sous la canopée. » C'était là une découverte qui lui perçait le crâne de mille aiguilles, et qui lui donnait presque des envies et des idées de meurtre. Il avait pour la forêt cette attitude possessive et protectrice qui caractérisait la posture de la mère à l'égard de ses enfants.

Il ne voyait pas la végétation autour d'eux comme de simples êtres de verdures. Ils étaient ses enfants, ses frères, ses fils, ses filles, ses sœurs, ses proches parents, et il se sentait responsable d'eux. Le sang dans ses veines lui donnait l'illusion d'être leur champion, et lui dictait la plus grande humilité au pied d'un arbre, et la plus profonde admiration pour la fougère qui triomphe de l’obscurité.  « Pardonnez le ton quelque peu abrupt de ma voix. Je suis assez peu tolérant des personnes qui viennent troubler la paix de ces lieux. » La voix de Louis n'était plus si narquoise, elle était comme doublée d'une certaine volupté venue du fond des âges. L’héritier des fils et filles d'Armide ne pouvait rester de marbre face aux troubles des sylves.  « Mais vous me semblez... eh bien, disons que même si je ne comprends pas très bien comment cette marguerite et vous pouvez communiquer... je pense que vous... savez ce que vous faite et donc que je n'ai pas de raisons de m'inquiéter. Admettez tout de même qu'il est rare de rencontrer quelqu'un qui parle aux plantes, et qui l'assume auprès d'un parfait inconnu. Cela dit, notez que je n'ai rien contre vos fantaisies... je suis partisan de la plus grande liberté dans les loisirs qu'on se choisit, et si ma foi il vous amuse de bavarder avec cette marguerite avant d'aller jouer à la marelle avec un troène, qui suis-je pour vous juger ? Nous avons tous nos petites lubies... » Lui, par exemple, était capable de parler des heures d'une pâtisserie particulièrement délicieuse dont il connaissait bien le goût. Et s'il venait à l'oublier, il était capable de faire des kilomètres pour aller précisément à l'endroit où, selon lui, étaient servies les meilleures du genre. C'est d'ailleurs pourquoi son carnet d'adresse contenait les coordonnées de plus de restaurants de la ville que de ses amis. Mais à la vérité, Louis se refusait à admettre que la demoiselle lui disait la vérité. Car la croire, c'était donc admettre qu'elle disposait d'aptitudes particulières qui la distinguait du commun des mortels. Or elle avait l'air tout à fait ordinaire. Louis pensait cela, sans d'ailleurs comprendre que lui-même, tour normal qu'il parût, était pourtant doté de facultés magiques à faire dresser des cheveux sur la tête des âmes les plus incrédules. Elle mentait certainement, et dissimulait quelque chose. Il respecterait ce vœu d'intimité.
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Message posté : Jeu 1 Mai 2014 - 14:24 Message
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C’était un peu le drame de sa vie, si elle n’arrivait même pas à être crédible devant un inconnu, comment pouvait-elle espérer l’être devant les héros qui gonflaient les rangs de la Légion des Étoiles ? Loin de baisser les bras, parce que ce n’était pas dans son caractère, elle poursuivait quand même dans des explications des plus nébuleuses pour quelqu’un qui ne savait rien de ce qu’elle pouvait faire. Ses pouvoirs n’étaient pas un secret, elle ne vivait pas dans un monde où parler de mutation était mal mais, si les gènes différents étaient assez bien acceptés, c’était différent pour la magie. Les gens accordaient volontiers qu’une personne puisse, par une mutation, déplacer des objets. Ils étaient bien plus sceptiques en entendant que la même chose était possible grâce à un sort. Amber ne savait jamais comment elle devait présenter les choses, d’autant plus qu’elle ne devrait pas avoir le moindre pouvoir mystique sans son héritage familial.

Hochant doucement la tête pour confirmer que les ronces ne communiquaient pas de la même façon, elle chercha comment expliquer plus clairement ce sentiment. Un laps de temps qui permit à l’inconnu de lui répondre en expliquant qu’il n’arrivait pas trop à supporter qu’on puisse dégrader la forêt. Point sur lequel, elle restait parfaitement d’accord avec lui. Mais, pour elle, ça allait bien plus loin que cela parce qu’elle savait ce que pensaient les plantes qui l’entouraient, ça allait bien au-delà d’un sentiment de révolte face à un irrespect. La nature c’était une partie d’elle-même, c’était elle. Elle serait bien incapable de l’expliquer en réalité. Plissant les yeux, une moue contrariée sur le visage, elle ne put retenir une exclamation quand il assura ne pas tolérer les personnes venant troubler l’équilibre de cet endroit.

« Je ne trouble rien du tout ! » Réflexion qu’elle avait prise pour elle et, il était hors de question qu’on puisse penser qu’elle était néfaste pour cette nature qui les entourait. « Au contraire. »

Oui, au contraire, parce qu’elle essayait de faire tout ce qu’elle pouvait pour être une aide. Mais peut-être qu’elle avait parlé trop vite parce qu’il expliqua assez vite, sans la croire où lui donner du crédit, qu’elle avait l’air de savoir ce qu’elle faisait. Enfin, il restait plus que sceptique, du moins, c’est de cette manière qu’elle percevait les paroles de l’inconnu. Il ne s’agissait pas d’une fantaisie ou d’une quelconque lubie, ça allait bien au-delà de ça. Pour quelqu’un qui demandait qui il était pour juger, elle le trouva pourtant bien tranché dans sa façon de la percevoir.

« Tous les jours, un média fait le résumé de l’action d’un Super avec des pouvoirs plus ou moins improbables mais, si ça sort de la télépathie ou d’une force importante, ça devient tout de suite trop étrange, c’est ça ? » Bonjour la tolérance. Le ton n’était pas désagréable mais, elle avait croisé les bras contre elle dans une posture qui laissait penser qu’elle trouvait le discours de l’inconnu déplacé. « On se serait croiser devant un café que vous ne sauriez rien de tout cela, le fait est que vous m’avez entendu parler et que j’essaye juste de vous expliquer quelque chose. Mais s’il vous plait de préférer une version plus acceptable, alors prenez l’excuse que je suis une gamine isolée qui n’a personne à qui parler et qui préfère faire la narration de ses journées à une simple fleur. »

Explication qui était totalement fausse mais, apparemment, mentir était plus acceptable que de chercher à être honnête. Les gens étaient bornés sur des idées, acceptant difficilement ce qui leur semblait être impossible. Sauf que, de son point de vue, dans le monde où il vivait, rien n’était impossible. Tous les jours on entendait des histoires hallucinantes mais, une fille qui parle avec des fleurs… Non, jamais. C’était inconcevable.

« Mais si vous voulez sortir un peu de votre vision des choses… » À croire qu’elle allait bientôt lui apprendre la vie. « Alors, pour répondre à votre question : oui, les ronces communiquent différemment. Enfin, non, en général, elle s’exprime de la même manière mais, ici, c’est différent. C’est difficile à expliquer parce que les plantes ne communiquent pas comme des humains pourraient le faire mais, pour les ronces, c’est un peu comme si elles se cherchaient, si elles voulaient se comprendre. Un peu comme euh… » Elle prit une seconde ou deux pour réfléchir. « Un peu comme si elles avaient évolué trop vite pour avoir le temps nécessaire de se connaitre. »

Elle haussa les épaules ne voyant pas comment elle pouvait expliquer quelque chose qu’elle comprenait à travers des ressentis. Quand on était habitué à percevoir les choses de cette manière, on mettait de moins en moins de mots sur ces sentiments et, du coup, l’expliquer aux autres était compliqué. Bob, son rat, qui commençait à se demander ce qui pouvait bien se passer, quitta sa petite balade pour revenir auprès d’Amber. Protecteur, sans pour autant avoir les capacités de faire quelque chose de réellement probant, il s’était perché sur l’un des pieds nus de l’Anglaise, son regard posé sur l’inconnu. Une présence qui ne sembla pas perturber Amber qui en avait oublié la particularité du moment de ce rat, un peu différent des autres.
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Message posté : Jeu 1 Mai 2014 - 16:05 Message
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 « Vous vous méprenez. » Un ricanement non point méprisant mais plutôt enjoué s'échappa de sa gorge, qui vibra d'un rire sonore et qui aurait pu paraître inquiétant s'il n'était justifié par l'attitude de la demoiselle qui croisait les bras contre elle comme l'aurait fait un enfant têtu persuadé de détenir la vérité. Et en sens, c'était le cas, elle savait des choses qu'il ignorait, notamment comment elle s'y prenait pour converser avec les plantes. Quand elle fit mine de s'emporter en décriant le scepticisme des gens, Louis fit la moue. Elle n'avait pas tort, mais lui qui pratiquait la magie des plantes savaient assez bien qu'un télépathe ne pouvait lire l'esprit des plantes, pour la bonne raison que ces dernières n'avaient pas la même conscience cérébrale que les êtres humains. Elle ne pouvait donc justifier ce qu'elle faisait en invoquant la télépathie, du moins Louis en était convaincu. Il n'était pas un expert, mais l'ignorance n'est en rien une garantie contre les certitudes. Plus encore l'intéressa la suite de son discours, quand elle expliqua d'où venait, d'après elle, le problème des ronces. Là, Louis perdit l'envie de rire, et se défendit même de sourire. Les ronces n'étaient pas là par hasard, en effet, vu qu'il les avait introduites dans ce coin de la forêt. Il était donc responsable, en vérité, de leur croissance si prompte et si parfaite dans un milieu qui, pourtant, ne s'y prêtait apparemment pas. Pouvait-elle le percevoir ? Manifestement point encore, sinon elle n'aurait pas manqué de le lui faire remarquer. Que savait-elle alors exactement de ces ronces ? Pour le moment, tout ce qu'elle disait, c'était qu'elles n'étaient pas semblables aux autres végétaux, allait-elle en conclure qu'elles n'étaient pas naturelles ? Allaient-elles chercher à creuser, à communiquer avec ces ronces ? Et qu'est-ce que ces ronces allaient lui dire ? Comprenait-elle déjà la langue originale de ces végétaux là ? Avait-elle du mal ? Du calme. Il était inutile de s'emballer pour le moment, la demoiselle ne paraissait guère soucieuse d'incriminer Louis de quoi que ce fût. Elle cherchait simplement à s'expliquer, et plus elle donnait d'explications, plus Louis cessait de la croire folle ou dégénérée.

Il reprit la parole mais ses yeux n'étaient point posés sur la demoiselle, ou du moins, ils ne la fixaient pas, mais scrutaient la créature à ses pieds. Il eut un geste vif qu'il réprima durement ; il aurait voulu éloigner le rat d'un geste brusque et brutal, mais il se rendit compte avec promptitude que la demoiselle ne semblait pas plus que cela effrayée par l'étonnante proximité du rongeur. À la voir ainsi les pieds nus, amie des marguerites et des rats, quel homme doué de raison n'aurait pas crier à la folie furieuse ? Mais fort heureusement, Louis n'était pas toujours doué de raison.  « Bon. Admettons que vous ne soyez ni une marginale décérébrée ni une dangereuse toquée. » Louis avait repris quelques couleurs, et souriait même avec un certain goût pour la provocation. Néanmoins, s'il était intéressé de savoir ce qu'elle pensait des ronces et ce qu'elle comptait faire, il désirait d'abord quelques informations très précises sur cette aptitude étonnante qui lui permettait de communiquer avec les plantes. Car une telle faculté ne pouvait qu'être de nature à fasciner le sorcier qui, depuis toujours, entretenait des liens très particuliers avec les végétaux.  « Comment parlez-vous avec les plantes ? Vous avez parlé de télépathie. Je ne suis pas un expert, à vrai dire, n'ayant jamais lu Les Mentalistes pour les Nuls, mais je suis presque certain qu'un télépathe ne peut lire que l'esprit des hommes et des femmes, voire des animaux, et non pas celui des plantes, puisque justement ces dernières n'ont pas tout à fait ce qu'on pourrait appeler un esprit et une conscience tels que les humains en ont. » Et cela, il était assez bien placé pour le savoir, et même s'il n'avait aucune preuve concrète de ce qu'il avançait, sa seule intuition lui suffisait. Tant pis s'il se trompait.

 « Alors de quoi s'agit-il ? Mutation génétique ? C'est courant, si j'ose dire. Gadget technologique ? Peu probable. Seriez-vous une de ces créatures merveilleuses d'autrefois ? Une nymphe des bois ? Ou bien... ah, je ne me souviens plus, comment nomme-t-on les femelles des satyres ? » Il se tut et la vision qui lui apparut sous les yeux lui arracha un éclat de rire des plus tonitruants. Il crut se souvenir que les satyres étaient exclusivement masculins, et la vision d'une créature à corps de chèvre et tête de femme le combla d'une hilarité sans mesure.  « Pardon, je m'égare. Alors, je vous écoute ? Pourquoi... comment pouvez-vous comprendre et communiquer avec les plantes ? C'est un don des plus précieux, si vous voulez mon avis. Je me souviens des légendes de chez moi... » Par là, il désignait avec nostalgie le pays basque. « ...qui évoquent cette magie qui permet à l'homme de retrouver sa place au sein de la nature et du règne animal. Est-ce à dire que vous êtes chanceuse ? Certainement. » Ce dernier mot était sans doute le plus sincère de tous ceux qui avaient franchi le seuil de ses lèvres depuis qu'il discutait avec celle qui n'était encore qu'une inconnue, mais qui n'était plus désormais aux yeux de Louis une intruse dans cette zone de la forêt.  « Éclairez ma lanterne, et ces ronces n'auront bientôt plus aucun secret pour vous. » L’œil de Louis brillait d'un éclat d'opaline. C'était la première fois qu'il se proposait, même indirectement, sans en avoir l'air et à mots couverts, de révéler à quelqu'un ce dont il était capable, ce que la nature lui avait offert à sa naissance, en coulant dans ses veines le sang d'une enchanteresse oubliée, méconnue et humiliée par la postérité.
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Message posté : Jeu 1 Mai 2014 - 22:12 Message
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Si elle faisait erreur alors, il fallait qu’il lui explique parce que, depuis le début, elle avait surtout l’impression de passer pour une folle. De manière objective, elle voulait bien admettre que c’était étrange comme situation mais, elle avait l’impression qu’il ne voulait pas l’écouter où lui donner le moindre crédit. C’était vexant. Est-ce qu’elle aurait été plus crédible si elle avait des chaussures aux pieds ? Peut-être qu’il était le genre de personne à bloquer sur un petit détail, se faire des idées par la suite et rester sur ses positions. Là, c’était elle qui n’était pas objective. Amber était vexée et était prête à trouver toutes les excuses possibles pour ne pas admettre que le problème venait d’elle, la réaction de l’inconnu, en y réfléchissant bien, était logique. Très terre à terre mais logique. Les gens ne parlaient pas avec les fleurs.

Elle suivit le regard de l’homme jusqu’à ses propres pieds et, dans un réflexe, recula celui qui supportait le rat de manière à le mettre légèrement à l’abri. Personne ne touchait à Bob, même si elle faisait diverses expériences sur lui, elle l’aimait bien et y tenait. Un mouvement qui ne servit pas à grand-chose, l’inconnu n’eut aucun geste hostile et reprit même la parole sur une bonne nouvelle. Ça ne restait que théorique – le fait qu’elle ne soit pas folle – mais, c’était déjà un bon début pour converser, non ? Et comme ça partait bien, elle en décroisa même les bras, dans une attitude plus ouverte. La question qu’il lança était délicate, Amber avait toujours du mal à expliquer ce qui lui était naturel mais, elle prit la décision de s’expliquer sur son affinité avec les plantes et, surtout, ne pas parler de sa capacité avec les animaux. Elle n’avait pas envie de se retrouver sangler dans une chambre capitonnée parce qu’il aurait fini par appeler les services psychiatriques.

L’inconnu restait, tout de même perturbant. Un coup elle appréciait certains de ces mots – surtout quand il parlait du respect de la nature – et, deux secondes après, elle avait envie de le détester. Son rire, après avoir fait référence aux satyres, tira une moue vexée chez l’anglaise. Est-ce qu’il était naturellement comme cela ? Ou est-ce qu’il cherchait à réellement la vexer ? Elle soupira en levant les yeux au ciel, est-ce qu’elle avait vraiment l’air d’avoir des sabots aux pieds et un tas de poils sur les jambes ? Elle restait une fille, et une fille, c’était susceptible parfois… Souvent. Amber avait envie de reprendre ses affaires, de laisser tomber ses explications et de s’en aller avec Bob. Planter cet homme ici et le laisser avec ses questions puisque, de toute façon, il n’écouterait pas vraiment les réponses où trouverait quelque chose à redire. Sa décision était prise et elle se baissa légèrement pour récupérer son rat qui ne se fit pas prier pour se mettre dans le creux de sa main, avant de se glisser dans la poche intérieure de sa veste. Et quand elle décida de partir pour de bon, l’homme l’intrigua de nouveau en parlant des légendes de chez lui. Quelles légendes ? Chez lui c’était où ? Il n’en fallait guère plus pour enraciner la petite brune sur place et faire abstraction de ce qu’elle trouvait désagréable chez lui. Elle resta d’autant plus intriguée par le fait qu’elle ne voyait pas comment il pouvait être aussi sûr de lui en disant que les ronces n’auraient plus de secret pour elle mais, apparemment il n’y avait pas cinquante solutions pour savoir ce qui le rendait si certain. Elle inspira, prit quelques secondes et, finalement, se décida à relever les yeux sur l’homme.

« Ce n’est pas de la télépathie à proprement parlé, ça serait bien plus simple de l’expliquer de cette manière mais c’est bien plus complexe que cela. Les plantes ne pensent pas comme nous mais elles ont, quand même, un mode de communication. C’est ce que je perçois, des fois c’est un peu brouillon, d’autres fois ça ne passe que par des ressentis mais… » Elle haussa les épaules. « Mais, on arrive quand même à communiquer. » ça restait plus simple avec les animaux, même si, de ce côté-là, elle n’était pas capable de se faire comprendre d’eux. « Et ça n’a rien à voir avec objet. »

Que ce soit technologique ou magique, c’était dans ses veines, voilà tout. Réfuter le fait que ça ne venait pas de là laisserait peut-être à penser que ça provenait d’un gène. Et, à bien y réfléchir, elle préférait qu’il pense que la cause soit génétique parce que, si elle se mettait à parler de magie, il allait encore mettre ses paroles en doute. Pourtant, elle aurait pu s’y risquer, il était le premier à avoir employé le terme « magie » en parlant de légendes de chez lui. Bob, qui venait de comprendre qu’il n’était plus question de départ, sorti de sa cachette pour aller se poser sur l’épaule de l’anglaise, surveillant, à sa manière, les mouvements de l’inconnu.

« Vous venez d’où pour avoir des légendes comme ça ? » Le ton était réellement intéressé parce qu’elle avait entendu des histoires et des légendes toute son enfance. Sa grand-mère y avait veillé, surement pour la préparer à l’héritage familial qui était pourtant arrivé, en partie, avant l’heure. « Et vous savez quoi de ces ronces ? » Faut dire que sa dernière phrase, à l’inconnu, était un peu énigmatique pour elle.
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Message posté : Jeu 1 Mai 2014 - 23:19 Message
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La demoiselle se justifia et, bien que confuses, ses explications surent un tant soit peu satisfaire la curiosité de Louis qui n'en finissait pas de se questionner. Comme il s'en doutait, la demoiselle n'était pas télépathe – elle aurait eu d'ailleurs tout le loisir de lire ses pensées depuis le début de leur discussion si cela avait été le cas. Comme il s'en doutait, cette faculté qui lui permettait de communiquer avec les plantes n'était pas l'effet d'un gadget qu'elle aurait porté sur elle ou à l'intérieur même de ses chairs. Elle n'alla pas bien loin dans ses explications cependant, et Louis se refusa à croire qu'ils en resteraient là. Mais alors que le rat prenait place sur son épaule – ce qui aurait sans doute étonné Louis bien plus s'il l'avait fait aux premiers instants de leur rencontre, elle se décida à le questionner sur les légendes qu'il avait évoquées, et, comme il fallait s'y attendre sur les ronces. Il sourit à la jeune femme, s'étira mollement les bras avant de fourrer ses mains dans chacune des poches arrière de son pantalon.  « C'est de bonne guerre, je vais vous dire ce que je sais, et je vais tâcher de museler mes préjugés. Repartons du bon pied. » Il était sincère et cela s'entendait, curieusement, car Louis n'était pas toujours le plus transparent du monde dans ses attitudes. Et tandis qu'il s'apprêtait à reprendre la parole, la marguerite aux pieds de l'inconnue s'anima d'une vie nouvelle, s'éleva quelques peu en l'air et ondula comme pour danser, ce qu'elle fit tout le long de son discours. « Ces ronces sont nées dans cette forêt, mais elles n'y ont pas été amenées par des siècles et des siècles du cycle ininterrompu de la nature. Je les ai plantées, en quelque sorte, et j'ai facilité leur croissance et leur développement. De la même façon que j'anime cette marguerite, qui ne résiste pas à mon invitation. » Louis laissait à la demoiselle le soin de partager avec la fleur, qui lui « dirait » sans doute ce qui lui inspirait la présence et le geste de celui qui révélait une part de ses facultés à ces yeux étrangers.

 « J'ai cette capacité, les végétaux se plient à mes volontés et je commande à toutes leurs ramifications. Mais ils ne sont pas mes serfs ni mes esclaves, je suis leur premier valet. Ils n'ont pas de meilleur ami que moi. Cela vous paraîtra sans doute très orgueilleux. » Louis esquissa un sourire qui venait compléter le ton très théâtral qu'il avait pris pour sa démonstration. Il poursuivit plus sereinement.  « Mais sans rire, oui, je possède le don de phytokinésie, comme s'amusent à le nommer les journalistes toujours friands d'étiquettes à coller sur le front des gens. Mais c'est stupide, la faculté que je possède est plus complexe que cela, voyez-vous. » Il ne comptait pas s'embarquer dans une trop longue discussion sur la nature très particulière de sa magie, qu'il avait hérité de l'enchanteresse oubliée, Armide. Il ne comptait pas détailler l'étendue de son pouvoir et les modalités de la manœuvre, du sortilège, ni en exposer les limites et les contradictions. Louis n'avait pas pour attention d'ennuyer la demoiselle avec ces vains détails pour le moment.  « Appelons cela de la magie. » La marguerite cessa d'onduler près de la demoiselle, et retrouva son immobilisme floral qu'elle avait perdu le temps d'un bref monologue. « Je viens ici régulièrement, non seulement pour admirer la nature, mais aussi pour exercer mon... art. Il se trouve que parfois, je viens avec des graines de rubus fruticosus. Des ronces, donc, ce qui explique leur présence ici, et qui explique sans doute que vous ne puissiez communiquer avec elle si aisément que vous le faîtes avec la marguerite. »

Ses mains quittèrent ses poches et de ses doigts, il mima un petit tourbillon devant lui. Un bruit non loin de fit entendre, comme un frottement d'une corde sur un sol couvert d'obstacles. Et presque aussitôt, on put voir deux serpents épineux qui s'enroulaient autour de lui, comme s'ils menaçaient de l'engloutir, à la manière de deux boas qui se disputeraient la même proie. Mais ce n'était que du spectacle, et tandis qu'ils dansaient de la sorte autour de lui, qui poursuivit en haussant la voix pour être sûr de bien se faire entendre – les deux lianes faisaient un peu de bruit. « Voyez, c'est peut-être parce que leur croissance n'est pas tout à fait naturelle que ces ronces s'expriment dans une langue que vous ne pouvez comprendre sans un surcroît d'effort. Ce qui m'amène à vous parler de ces légendes de chez moi. Pour répondre à votre question, je suis français, et j'ai grandi dans une belle région, le pays basque. Là-bas, les légendes parlent d'une créature, le basajaun, qui protège la forêt. C'est un homme, qui a forte carrure et forte pilosité, on pourrait croire à une bête. Sa compagne est la basandere, et tous deux ont pour attribut de parler le langage de la nature. Celui de la flore comme celui de la faune. Ce n'est cela dit qu'une légende, n'allez pas croire que je dis que c'est ce que vous êtes. Mais il y a sans doute une part de magie dans votre aptitude à parler aux plantes. » Il éclata de rire et les ronces autour de lui s'en allèrent pour retrouver leur place originaire, au sol.  « Vous n'avez rien d'une créature corpulente et velue, vous êtes plutôt tout le contraire. En tout cas je ne crois pas qu'il ait jamais existé de plus jolie basandere que vous. »
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Message posté : Ven 2 Mai 2014 - 2:44 Message
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Ce fut au tour d’Amber de se montrer sceptique face aux premières paroles de l’homme. Elle avait tellement été assimilée à une folle – ce qui avait été justifié – qu’elle douta du fait qu’il puisse avoir une quelconque affinité magique ou génétique avec la nature. L’Anglaise ne voyait pas ce qu’il pouvait lui apprendre, hormis des spéculations sans réels fondements mais, cette mine sceptique ne dura pas bien longtemps. L’inconnu s’en assura en donnant une nouvelle vitalité à la fleur aux pieds d’Amber. Le regard rivé vers le sol, les yeux écarquillés de manière étonnée, elle ne put s’empêcher de sourire. Une joie qui n’était pas que la sienne, permettez à une personne âgée de se séparer de son arthrite et il ressentira, à peu de chose près, les mêmes sentiments que la marguerite qui se mouvait devant elle. Le discours de l’inconnu, elle l’avait entendu, son esprit l’avait assimilé mais l’information n’avait pas encore été traitée, trop occupé à regarder ce qui se passait devant en achevant de la convaincre que rester avait été une bonne idée.

Une part d’elle-même, qu’elle ne contrôlait pas plus qu’elle ne l’appréciait, jalousa un peu cet inconnu. Il avait une capacité qui l’avait toujours faite rêver, qui lui manquait quand elle ne pouvait pas répondre à une demande d’aide qu’elle percevait. Lui mettre un pouvoir de cette nature entre les mains c’était s’assurer de voir beaucoup plus de jardins fleurissants dans la ville de Star City. Ce pouvoir, qui lui était inaccessible, était complémentaire de celui qu’elle possédait et, pourtant, c’était un autre qui en avait l’usage. Oui, elle l’enviait mais, elle l’enviait autant qu’elle appréciait que ce soit lui qui le possède plutôt qu’une personne qui s’en servirait pour faire mourir toutes les plantes sur son passage. De par ses petites phrases, et le ton employé pendant celle-ci, l’inconnu semblait être un amoureux de la nature. C’était rassurant. Un amoureux un peu prétentieux, tout de même. Pour elle, la nature n’avait pas de préférence, pas de meilleur ami parmi les hommes, elle accordait seulement ses faveurs à qui le méritait. Elle choisissait, l’humain ne faisait que répondre à ses demandes. Une vision candide au regard de ce que les Hommes pouvaient faire à la nature mais, Amber était jeune, des rêves plein la tête poussés par la naïveté de son âge.

Elle releva un regard admiratif sur l’homme, cherchant encore les mots qui se rapprocheraient le plus de ce qu’elle pouvait penser de cette capacité mais, il ne s’arrêta pas là. Elle eut à peine le temps de trouver un début de phrase que des ronces prirent forme à une vitesse qui n’était pas naturelle. Il aurait été facile de penser que c’était contrenature, que ce n’était pas une bonne chose mais ce n’était pas l’avis de ronces. D’accord elles étaient jeunes, elles évoluaient trop vite et se retrouvaient dans une certaine confusion mais, à aucun moment ce n’était un ressenti négatif. Elle comprit un peu mieux ce côté complémentaire dans leurs pouvoirs respectifs : elle aurait trouvé tellement frustrant de faire de telles choses, sans savoir comment c’était perçu par les plantes qu’elle aurait aidé à grandir.

Les yeux de l’Anglaise, d’un vert plus intense que quelques minutes auparavant quittèrent l’homme et les ronces pour descendre sur elle. Ses mains plaquant le bas de sa robe contre ses genoux, elle ne put s’empêcher de regarder ses jambes, dans un réflexe débile, parce que c’était la deuxième fois qu’il faisait référence à une certaine pilosité. Rien de fâcheux à déclarer pourtant. Relevant la tête, elle eut le loisir d’apercevoir retrouver leurs places et leurs tailles, avant que l’inconnu, pour la première fois, finissait sur une note positive qui la fit sourire. Non, elle ne rougissait pas, un rayon de soleil avait simplement tapé un peu plus fort sur ses joues.

« Je ne fuis pas devant des signes religieux, il me semble que ça m’enlève de la catégorie des Basanderes, non ? »

Ce n’était pas une réelle question mais une façon de dire que ce n’était pas ce qu’elle était même s’il devait bien s’en douter. Elle n’était même pas certaine de ce qu’elle avançait, cette légende ne lui était pas très connue, une histoire parmi les autres de sa grand-mère. L’homme était donc français. Proches voisins, il y avait pourtant toujours eu cette sorte de rivalité, devenue bon enfant, entre la France et l’Angleterre. Un parallèle avec leurs pouvoirs qui l’avait fait sourire plus que grincer des dents. Elle ne comprenait toujours pas le rapport entre le violon de sa vision, pas plus que la présence d’un canapé en cuir mais, elle savait qu’elle avait bien fait de venir.

« Mais oui. » Elle remonta son regard sur lui. « C’est de la magie. » Dans son cas, comme dans le sien apparemment. Une précision qui était plus facile à faire pour elle, maintenant qu’elle n’avait plus de raison d’ajouter un argument à sa prétendue folie. « Mais, en fait, c’est vous le chanceux de cette histoire. » Bien qu’elle était loin de plaindre sa condition. Mais son pouvoir, à lui, c’était… Il n’y avait pas réellement de mot. « Je comprends mieux, maintenant pour les ronces, pourquoi elles sont différentes. Et si seulement vous pouviez savoir ce qu’elles en pensent… » Elle laissa passer un sourire sur ses lèvres. « Non, en fait, il ne vaut mieux pas que vous sachiez, je pense que vos chevilles ne passeraient plus dans vos chaussures après ça. »

Il avait bien fallu qu’elle fasse une référence à ce côté orgueilleux qu’il s’était donné. Le but n’était pas de lui rappeler qu’elle pouvait communiquer avec les plantes et pas lui mais, en réalité, elle cherchait à lui faire comprendre que ses actions étaient perçues de la bonne manière par les principales concernées. Peut-être que ça ne l’intéressait pas de savoir, elle s’était simplement basée sur le fait que, de son côté, à la place de l’inconnu, elle aurait aimé être au courant. Elle reprit son sérieux, tout en gardant cette pointe admirative dans le regard et le timbre de sa voix.

« Comment vous faites ? Est-ce que vous demandez un mouvement ? Est-ce qu’elles peuvent évoluer comme elles le veulent ? » Elle n’avait pas la retenue qu’il pouvait avoir en terme de question et, elle était tellement perdue dans tout ce qui lui traversait l’esprit, qu’elle ne prit même pas garde à ce qu’elle allait faire. Tournant la tête vers Bob, face à son anxiété grandissante, c’est à lui qu’elle s’adressa. « Arrête de t’inquiéter, deux minutes, tu veux ? » Et comme si cette question n’avait jamais existé, son regard se reposa sur l’inconnu pour poursuivre comme si elle ne s’était jamais interrompue. « Est-ce que vous pouvez les laisser à une taille qui n’est pas habituelle, même si vous n’êtes pas présent ? Vous savez, peut-être que c’est vous le Basajaun. Enfin, non, vous n’en êtes pas un mais, ça ne serait pas la première fois que l’esprit de quelque chose permet d’avoir des aptitudes. »
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Message posté : Ven 2 Mai 2014 - 3:26 Message
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ϟ Âge : 29
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ϟ Date de Naissance : 19/09/1989
ϟ Arrivée à Star City : 25/04/2014
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ϟ Célébrité : Francisco Lachowski
ϟ Âge du Personnage : Antédiluvien
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ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
ϟ Pouvoirs : ♦️ Dragon (Ω)
♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
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 « Définitivement. » Il glissa ces mots à mi-voix et en souriant. Mais il se surprit à déconsidérer les paroles de la demoiselle qui l'estimait le plus chanceux des deux. Après tout, c'était une affaire de comparaison, et toutes les comparaisons varient d'une bouche à l'autre, d'un œil au suivant. Tel homme amoureux de l’esbroufe et du spectacle aurait bien sûr préféré disposer des facultés de Louis plutôt que de celle de la jeune femme, pour pouvoir impressionner le public à grand renfort de poudre aux yeux. Mais de son côté, le français enviait sincèrement le don qu'avait la demoiselle de pouvoir communiquer et partager avec les plantes. Lui ne partageait finalement qu'à l'aune des mouvements dont il animait la verdure, et dans l'adversité il partageait leur douleur, mais cela n'allait guère plus loin, et c'est bien là son drame. Car l'homme n'est rien qu'un instant quand la nature est éternelle. Pas l'éternité endormie de la pierre, mais l'infini renouvelé des cycles immémoriaux. Les arbres à leurs côtés étaient les fils silencieux d'arbres qui les précédèrent, eux-mêmes ayant succédé à des arbres plus anciens. Ces observateurs solitaires avaient sans doute tant de secrets à partager pour qui sait tendre l'oreille ! Tant d'histoires à raconter, tant de conseils à donner ! Louis enviait l'inconnue déchaussée, au moins autant qu'elle le jalousait. L'ironie du sort le frappa de plein fouet, et il se contenta d'en rire doucement, en esquissant un geste d'impuissance. Il aurait aimé volontiers partager avec elle un peu de sa magie, pourvu qu'elle lui enseignât comment entendre le mystérieux langage de la flore. Il avait toujours éprouvé ce profond désir, et ce que disait la demoiselle des ronces et de ce qu'elle comprenait d'elles l'y encourageait encore davantage. Riant de bon cœur, il jeta un regard sur ses pieds qu'il remua tel un gamin qu'on vient de récompenser. « Il me faudra peut-être alors comme vous me déchausser. »

Vinrent ensuite les questions qu'il ne redoutait pas mais qu'il attendait. La demoiselle lui avait paru, depuis le début, très soucieuse de comprendre ce qu'elle voyait ou observait, aussi comptait-il bien ses des interrogations précises qu'elle ne manqua pas d'exprimer. Comment faisait-il ? La question était simple, et curieusement, le fit sourire. Il pratiquait cette magie depuis si longtemps qu'en vérité, la question de l'inconnue lui paraissait tout aussi saugrenue que si elle lui avait demandé ce qu'il faisait pour boire ou respirer. Elle enchaîna d'autres questions plus précises, et la dernière lui creva l’œil. En demandant s'il n'était pas le Basajaun, elle souhaitait mettre le doigt sur la source et l'origine de ses aptitudes magiques à l'égard des plantes et de la végétation. C'était très habile. Entre-temps, elle avait adresser un ordre direct à son rat et Louis, cette fois, ne s'en formalisa guère, un peu comme si la chose lui paraissait normale. Presque attendue. Ils étaient loin, déjà, les premiers instants de leur rencontre !  « Commençons par le début. C'est une magie liée à mon sang, et à celui de mes aïeux. C'est un héritage en quelque sorte. Il me lie à la nature... Ce serait long à expliquer, et je ne voudrais pas vous agacer avec un récit fait pour les soirées d'orage. Et puis, l'ennui est une couleur qui ne conviendrait guère au doux vert de vos yeux. » Bien qu'il habillait son propos d'un compliment, le ton de sa voix était assez clairement explicite pour que la demoiselle comprît qu'un tel récit nécessiterait qu'ils se connussent tous deux davantage. Car ces révélations exigeaient grande confiance, et Louis se persuadait qu'elle comprendrait, accepterait, et pardonnerait. « Au prix d'un maigre effort, c'est comme si je faisais de ces végétaux des extensions de moi-même. Je peux donc les contrôler comme je contrôle mes bras, mes jambes et tout le reste. Il n'est donc pas nécessaire que je verbalise un ordre, ou que j'y songe seulement. Ce serait aussi inutile que de penser à lever le bras quand on souhaite interpeller un taxi dans le centre ville. Il faudrait interroger un neurochirurgien ou un télépathe, mais je pense que l'injonction que j'adresse aux végétaux relève d'une sphère antérieure même à la pensée immédiate. Suis-je compréhensible ? N'hésitez pas à m'interrompre si je vous perds dans les méandres d'un raisonnement farfelu. C'est une magie que je pratique depuis près de vingt ans, et je n'ai jamais eu d'apprentis, je n'ai pas ce qu'on pourrait appeler la fibre pédagogue. »

Il se tut, et regretta presque aussitôt ce mensonge éhonté. Mais lui-même souhaitait reléguer au néant ces bribes d'un passé honteux. Il reprit, visiblement plus détendu.  « Difficile de dire si elles peuvent évoluer comme elles veulent, si je me contente de les animer d'une vie qui leur devient propre. Toutefois, quand je cesse d'exercer sur elles ce contrôle, les plantes gardent les attributs que je leur ai donnés. Mais je m'efforce de les laisser dans des conditions qui permettent leur retour à une saine et naturelle croissance... car je ne veux pas souffrir d'être responsable de la mort d'une plante que j'aurais en quelque sorte mutilée. C'est que j'aime la flore, mais cela fait-il de moi le Basajaun ? J'en doute, comme vous le constatez, je ne suis pas vraiment l'archétype de l'homme velu et sauvage, en tout cas pas le premier soir. Mais avant que je ne m'enlise dans un jeu de mot douteux, je... enfin, n'est-il pas étrange, ce rat ? Sa queue est... inhabituelle. » En effet, à bien y regarder, Louis distinguait tous les traits d'une queue de cochon... C'était très intriguant. Il n'avait pas voulu le relever quand la demoiselle avait ordonné au rat de se tenir tranquille, mais là... sa curiosité l'emporta sur sa retenue.
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Message posté : Ven 2 Mai 2014 - 5:51 Message
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Un sourire amusé, sincère, accompagna le regard qu’elle porta aux pieds de l’homme qui fit référence au fait qu’elle ne portait aucune entrave à ses pieds. Dans les circonstances actuelles, c’est elle qui trouva étrange le fait qu’il soit encore chaussé, jamais il ne viendrait à l’idée de l’Anglaise de se balader en ces lieux avec des chaussures aux pieds. Elle avait, cependant, un avantage sur lui : elle communiquait et, comme des arbres, dans une forêt anglaise, avaient su la diriger pour retrouver son chemin, Amber savait où elle devait mettre les pieds pour éviter de se blesser. Son pouvoir n’était peut-être pas aussi impressionnant, d’un point de vue visuel, elle ne pouvait même pas prouver ses dires par des actions mais, il offrait aussi ses avantages. Elle jalousait l’inconnu mais, en réalité, elle ne saurait vivre sans son pouvoir actuel. Il faisait partie d’elle.

« Peut-être bien, oui. » Elle releva son regard. « Mais ça ne serait peut-être pas un mal. »

Son sourire ne l’avait pas quitté mais, il n’était plus question de cheville trop grosse et d’orgueil gonflé. Un contact direct avec la nature, sans passer par des semelles, était un bon début pour « ressentir » la nature qui les entourait. Il ne suffisait pas d’enlever une paire de chaussures pour parler et comprendre à des plantes, évidemment, sinon plus de gens en seraient capables mais… Elle ne saurait comment l’expliquer, un contact était important. Ce n’était qu’un point de vue car, à bien y réfléchir, il avait un lien bien plus important que le sien si, son corps était la continuité de la nature à laquelle il donnait vie. Mais, avant ce détail, ce qui l’interpellait le plus c’était le fait que sa magie était héréditaire. Lui et elle n’était pas si différents, finalement et, elle aurait été enchanté de poursuivre sur cette voie. Les Supers, la magie, les origines des pouvoirs, c’était son boulot en plus d’être une passion qu’elle avait depuis plusieurs années – ce qui n’était pas rien vu son jeune âge. Mais elle comprit rapidement qu’il ne servait à rien de s’engager dans cette direction, il ne le souhaitait pas, comme elle ne parlerait pas de ses propres origines à un inconnu. Elle hocha la tête, sans réussir à cacher une pointe de déception mais, au moins, elle acceptait son choix sans lui en tenir rigueur.

La référence à ses yeux lui fit baisser le regard, car elle les savait d’une couleur peu naturelle. Un simple réflexe, comme si elle avait été prise en faute alors qu’il ne servait à rien de le cacher, elle avait déjà parlé de son pouvoir. Son regard en était qu’une extension qu’elle n’avait plus à cacher. Elle ne les releva que quelques secondes plus tard, après s’être rendu compte de l’absurdité de ce geste et se concentra à nouveau sur les explications de l’homme sans nom. Hochement de tête, oui, elle comprenait ce qu’il voulait dire, à aucun moment elle ne souhaita l’interrompre. Quand bien même il serait parti dans un long monologue de plusieurs heures, qu’elle serait restée là, à l’écouter religieusement sur ce lien qu’il entretenait avec leur environnement. Elle se fichait qu’il soit pédagogue ou non, ils parlaient la même langue, en quelque sorte et elle lui aurait pardonné tous ses écarts pour peu qu’il l’informe sur ce qu’elle ne possédait pas. Elle lui pardonnait même les quelques phrases qui avaient pu la vexer avant, rien que pour sa façon de voir les choses et la manière dont il s’y prenait pour ne pas faire de « mal » à ses créations.

Elle commença à sourire à sa référence mais se retrouva bien vite à arquer un sourcil, pas certaine de réellement comprendre l’allusion qu’il était en train de faire. Amber, du haut de ses 19 ans, passait sa vie à jongler entre plusieurs activités, la forêt et les livres. Dans tout cela, il y avait peu de temps pour des relations plus poussées – à moins que ce soit parce que son esprit soit déjà tourné vers un chaman amoureux de la nature – et, du coup, elle restait une parfaite novice dans ce domaine-là. Une expression mi-figue, mi-raisin sur le visage, elle hocha la tête, acceptant volontiers de ne pas pousser, plus loin, un jeu de mots qu’elle n’aurait pas été certaine de comprendre et encore moins sûre d’interpréter correctement. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre de quoi il était en train de parler et, au prix d’une connexion douloureuse avec son cerveau, elle fit le lien avec son rat.

« Bob ? » Elle tourna la tête vers le rat, avant de revenir sur l’inconnu. « Non, il n’est pas bizarre. Enfin, si, là, il l’est un peu mais… Euh… » Elle soupira en levant les yeux au ciel pour chercher la façon la plus simple et la plus rapide de lui expliquer la situation. «Je suppose que je ne vous apprends rien en vous disant que certaines plantes ont des propriétés spécifiques ? » Elle n’avait pas inventé un concept, ça existait depuis bien longtemps, avant même les laboratoires pharmaceutiques. « Disons que je travaille avec ces plantes en question pour créer des propriétés et que Bob, mon rat. » Qu’elle désigna d’un mouvement de tête. « Euh… Eh bien, je lui fais tester les choses avant de les tester sur des gens. » Le but n’était pas de le tuer, non plus. Elle tenait à lui. D’un air incertain, elle termina. « Ce n’est pas toujours une réussite. »

Ça le serait plus si, plutôt que d’inventer ses propres formules, elle s’en tenait à celles qu’elle connaissait ou qui était inscrite dans le grimoire familial qu’on lui avait transmis. Elle passa sous silence le fait que l’herborisme – puisqu’il s’agissait bien de ça – impliquait l’utilisation de la magie et de sorts, ce n’était pas seulement le mélange de quelques herbes trouvées ici et là. Pour une raison inconnue, elle se sentit tout de même obligée de se justifier.

« Mais, il le vit bien, hein. Enfin, il fait sa tête de lard de temps en temps, parce que ça le saoule un peu de voir des parties de son corps changer mais, jusqu’à présent, il n’y a rien eu de néfaste pour lui. »

Rien de douloureux non plus, sinon elle aurait été la première à être au courant et, il était évident qu’elle aurait cessé de faire cela sur lui. Comme elle aurait arrêté si Bob manifestait une réelle envie d’être laissé tranquille. N’empêche que le fait d’aborder un autre sujet, de ne pas communiquer avec des plantes ou même avec Bob, fit retrouver, au regard de l’Anglaise, sa couleur d’origine. Sans qu’elle ne prenne conscience de ce détail, elle reprit sur ce qu’il avait pu dire.

« Je trouve ça bien, respectueux, de chercher à rendre aux plantes les attributs qu’elles pouvaient avoir mais, vous ne les mutilez pas. En tout cas, pas pendant que vous leur donnez vie. En fait, elles ne comprennent pas tellement, sur le moment mais, ce qui prédomine ça reste un sentiment plus que positif. » Elle hocha la tête, convaincue par ce qu’elle venait de dire avant qu’une question, semblant venir de nulle part – mais logique pour elle – ne traverse ses lèvres sans qu’elle ne réfléchisse. « Vous jouez du violon ou vendez des canapés ? »

Amber était là pour une raison, elle le savait. Ce qu’elle ignorait c’était si cet homme était cette raison, ça semblait être le cas vu la nature de ses pouvoirs mais, elle ne trouvait toujours pas de liens de connexion avec ce qui l’avait poussé à venir.
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Message posté : Ven 2 Mai 2014 - 21:59 Message
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♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
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♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
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 « Bob. C'est ainsi qu'il se nomme, donc... » C'était donc le prénom du rat, du moins c'était ainsi que la demoiselle le désignait. Quel drôle de choix ! Mais Louis lui-même avait déjà eu un chat qu'il avait prénommé Radis, alors il s'abstiendrait de tout commentaire : il avait en mémoire le souvenir précis de la folie de l'instant qui nous pousse à choisir un nom pour un être qu'on affectionne. C'est à la fois une grande responsabilité et toujours l'occasion d'une grande rigolade pour les autres, dont le choix serait presque toujours différent. Il suffit pour s'en convaincre d'observer le comportement de jeunes parents qui cherchent à prénommer leurs enfants nouveaux-nés, et l'attitude à cet égard de leur entourage familial, amical, voire même professionnel. De la matière pour un opéra, pour un livre, pour un film comique dès plus hilarants ! La demoiselle dit alors que l'animal n'était pas bizarre et Louis se demanda si elle avait remarqué la queue en tire-bouchon qui complétait le corps par ailleurs tout à fait normal du rongeur. Les mots qui suivirent dans sa bouche confirmèrent qu'elle le savait très bien, et d'ailleurs son explication était des plus intéressantes.  « En effet, les nombreuses propriétés de la flore sont un sujet de fascination pour l'humanité depuis... depuis des lustres, il me semble. Je n'y ai point échappé. » Ce rat était donc son cobaye, il servait de vecteur au test de toutes les expériences de la demoiselle qui était donc une herboriste capable non seulement de communiquer aux plantes, mais également d'activer leurs propriétés magiques. C'était proprement fascinant, et l'humeur de Louis n'aurait su être meilleure qu'à cet instant. Il se sentait comme à la première d'un concert promis aux meilleures critiques. Il ne regrettait plus une seule seconde d'avoir interrompu la conversation de la demoiselle et de la marguerite. Ce qu'il avait découvert valait bien plus à ses yeux qu'il n'aurait su le dire.

Il rit quand elle employa l'expression « tête de lard » pour un rat affublé d'une queue de porc. Peut-être le rongeur avait-il raison de se plaindre et de craindre de voir son corps tout entier prendre les attributs de la gente porcine ? Un petit cochon miniature aurait été certainement un compagnon des plus charmants, un peu à la manière d'un Babe de poche. En souvenir du mignon petit film sur le cochon de berger, le sourire de Louis s'élargit et se frotta aux allures naïves de la demoiselle. Elle était jeune, manifestement, et en dépit de l'assurance de ses postures, elle offrait au regard l'étonnant mélange de la résolution et de la fragilité. Avait-elle grandi à la chaleur d'une famille qui sut la couver d'un amour sans borne, et connu plus tard la terreur des lacérations de la vie ? Il était difficile à Louis de se faire une idée très précise de cette inconnue, parce qu'il n'en savait pas assez concrètement, et parce qu'elle n'était pas sans doute de ces personnes qui ont le visage pétri de l'argile qui les fit naître à la vraie vie. Un peu comme s'affichait parfois sur le visage de Louis le deuil de sa première épouse, qui lui fut si terrible et soudainement brutal. Mais tandis qu'il y réfléchissait et se flattait de ce que disait la demoiselle, qui lui confiait que sous son contrôle, les plantes exprimaient leur contentement, la question si étonnamment hors de propos qu'elle se hasarda à poser lui arracha une brève expression de surprise. Ses yeux brillaient de la plus totale incompréhension. « C'est une drôle de question... un peu hors sujet, vous ne trouvez pas ?  » Son étonnement se mêlait d'un peu de méfiance, mais rien qui ne le détourna d'une réponse immédiate, directe et franche.  « Je joue du violon, en effet, mais je ne vends pas de canapés... Pourquoi, êtes-vous fatiguée ? Désirez-vous vous asseoir ? Ou bien votre magie de la communication s'étend-elle aussi aux instruments à cordes et au mobilier de salon ? »

Il ne voyait pas pour quelle autre raison elle aurait eu besoin d'un canapé... vraiment la question l'amusait, mais le surprenait aussi, il s'était douté que la demoiselle serait du genre imprévisible, mais de là à verser dans l'absurde... Au fond de lui, il se doutait bien qu'elle avait une raison : jusque là, fût-ce au prix d'un effort, elle avait toujours expliqué et justifié ses actions et ses questions. Quant bien même elle donnait l'apparence de la folie, Louis avait bien compris qu'il n'en était rien, et comme l'inconnue l'avait fait remarquer plus tôt, il y avait souvent dans le journal des témoignages d'événements plus farfelus encore que de rencontrer une jeune fille aux pieds nus dans la forêt qui parlait à la marguerite et promenait son rat à la queue en tire-bouchon. Il se demanda un instant s'il valait mieux la laisser développer d'elle-même et expliquer les causes de sa subite et si étrange question, mais ses inclinations au bavardage l'emportèrent et il ajouta, un peu taquin : « Même s'il le faut, il y a là quelques fougères qui, une fois démultipliée et bien agencée, formeraient un très agréable hamac... il ne me restera plus qu'à vous dire au revoir et vous souhaiter une bonne sieste ! Mais plus sérieusement, pourquoi ces questions ? » La curiosité du musicien ne souffrirait aucune moitié de réponse, et il irait creuser jusqu'au plus profond de la mine pour en déterrer les trésors. Il était bien décidé à mieux comprendre cette jeune femme, car naissait en lui le sentiment qu'elle était unique en son genre. Et comme il ne savait pas s'il serait amené à la revoir de si tôt, il voulait s'imprégner de son meilleur souvenir avant de la quitter pour l'inéluctable retour à la routine habituelle d'un quotidien bien plus terne et ronchon que cette rencontre en forêt.
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Message posté : Lun 5 Mai 2014 - 16:40 Message
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Amber hocha la tête, pour confirmer le nom de son rat, à la question de l’homme qui, pourtant, n’était pas une question. Elle y tenait à ce patronyme. Peu importe les raisons qui ont donné à Bob ce prénom mais, depuis qu’elle avait le rongeur, c’était la seule chose de stable qu’il possédait. L’Anglaise voulait au moins lui accorder cela même si ça pouvait sembler futile. Il pouvait changer de forme, se retrouver avec des parties de son anatomie ressemblant à d’autres animaux, au moins, il gardait toujours le même prénom. Elle apprécia, néanmoins, ne souffrir d’aucune critique quant-au choix de ce nom. Une preuve supplémentaire que la discussion entre les deux humains avait su évoluer ? Probablement et elle se fendit même d’un sourire ravi quand il expliqua ne pas avoir échappé à l’intérêt porté sur les propriétés des plantes. L’homme se présenta, de plus en plus, comme sympathique à ses yeux. Amber ne s’inquiéta même pas de ce qu’il pouvait être ou de ce qu’il pouvait faire parce que, selon elle, un amoureux de la nature, intéressé par les plantes, était forcément quelqu’un de bien. Une naïveté toute relative car elle se garda bien de lui poser la moindre question à ce sujet gardant, quelque part, la possibilité de se tromper. Rester dans l’ignorance, un moment, ne pouvait pas faire de mal.

Préférant chercher une relation entre ce qu’elle avait vu et cette rencontre, Amber se retrouva coupée dans le fil de ses pensées quand il fut question, selon l’inconnu, de drôles d’interrogations. La première seconde, elle ne comprit pas ce qu’il voulut dire. La seconde, elle capta que, une fois encore, ce qui avait été logique dans son esprit ne l’était pas pour tout le monde. Elle voulut s’excuser mais, au lieu d’une mine d’excuse, son visage s’éclaira face à la réponse qu’il apporta. Joueur de violon. Les choses se mettaient en place et, elle sourit avec, de plus en plus, la conviction qu’il était la raison de sa présence ici. Étrangement ça ne l’étonna pas qu’il puisse jouer d’un instrument, pourtant bien compliqué à maîtriser et dont les débuts étaient horribles à l’oreille pour, ensuite, devenir particulièrement agréable. C’était lui. Un premier contact grinçant, plein de fausses notes pour évoluer vers l’appréciable, où tout était suffisamment dans la nuance pour faire oublier des débuts laborieux.

Elle laissa les pièces du puzzle s’assembler, tout en comprenant que qu’il lui en manquait une partie, celles qui laissaient apparaitre la signification de canapé en cuir. Fatiguée, elle ne l’était pas. Comment aurait-elle pu face à une personne comme lui ? Elle voulait bien faire l’effort de lutter contre la plus présente envie de sommeil juste pour en apprendre plus sur ce qu’il pouvait faire et d’où ça lui venait. Un dernier sujet pourtant inaccessible pour le moment mais, comme un petit prince blond l’avait fait, il lui suffisait peut-être simplement d’être patiente, de ne pas se montrer trop envahissante avec ses questions jusqu’à le laisser venir parler de lui-même. Son sourire, qui depuis quelques minutes avait du mal à la quitter, se tinta d’un léger amusement à la proposition fait par le musicien alors qu’elle secoua doucement la tête.

« Non. La proposition est tentante mais, à dire vrai, je ne suis pas fatiguée. Et j’ai bien peur que ma communication ne s’arrête qu’aux plantes. » Ainsi qu’aux humains, avec une plus grande facilité pour ceux parlant dans la même langue qu’elle. Quoique, l’accent américain lui donnait quelques difficultés et, ne parlons même pas des Texans. « En fait… »

Elle se pinça légèrement les lèvres entre elles, tout en regardant l’homme. Parler de ses visions n’était pas envisageable. Amber gardait cette particularité pour elle, parce que trop aléatoire, trop sujette à une mauvaise compréhension qui pouvait lui faire perdre toute crédibilité. Un réflexe prit depuis un qu’elle avait ce pouvoir en main. Sans explication, pourtant, elle donnait raison au côté hors sujet de ses interrogations alors, sans trop y réfléchir, elle se retrouva à hausser les épaules.

« … C’est très bavard une plante. » Elle ne mentait pas vraiment, cette histoire de violon et de canapé provenait de la nature. Seulement il n’était pas réellement question de conversation. Peu désireuse de s’appesantir sur le sujet, elle s’anima. « Il faut que je vous montre quelque chose. »

Sans attendre de réponse, elle s’avança pour réduire la distance qui pouvait les séparer, Bob s’accrochant comme il le pouvait sur son épaule. Dans un geste où son jeune prouvait une certaine spontanéité, elle attrapa la main de l’inconnu pour l’entrainer un peu plus loin dans la forêt, laissant ses chaussures près de la fleur. Elle les irait les récupérer plus tard. Ils n’eurent pas besoin de marcher bien longtemps avant qu’ils ne se retrouvent devant deux arbres qui causaient, à Amber, quelques inquiétudes. Les deux, non loin l’un de l’autre, ne semblaient pas de tout jeune, pas plus qu’ils ne débordaient de vitalité. L’Anglaise relâcha l’homme avant de se mettre à côté de lui et de pointer son index en l’air et, comme il n’était pas question de lui faire comprendre qu’elle voulait téléphoner à sa maison se trouvant sur une autre planète, comme un petit extraterrestre voyageant dans le panier d’un vélo, elle s’expliqua bien vite.


« Vous voyez, là-haut, cet arbre a été amputé d’une de ses branches. Je ne sais pas comment s’est arrivé, vu la hauteur je miserai plus sur un orage qu’un acte volontaire. » Elle laissa retomber sa main dans un haussement d’épaules, impuissante. « Je lui ai demandé plusieurs fois mais, il ne communique pas vraiment. En fait, il est triste. » Elle mettait le nom de sentiment bien humain même si ce n’était pas tout à fait cela mais ça facilitait la compréhension de son discours. Désignant l’arbre, tout aussi grand, un peu plus loin, elle reprit. « C’est à cause de lui. La branche manquante leur donnait un contact depuis bien plus longtemps qu’on ne peut l’imaginer. Ça peut paraitre stupide mais, depuis, ces deux arbres cessent un peu de vivre, en quelque sorte. » Et elle n’avait pas besoin de donner tous les éléments qui prouvaient que les deux étaient dans un triste état. Avec une certaine naïveté et, un espoir dont les jeunes avaient le secret, elle tourna la tête vers l’inconnu. « Je n’ai jamais rien pu faire pour eux deux mais, vous, avec vos pouvoirs, peut-être que vous pourriez… » L’avantage de sa jeunesse c’était de, encore, pouvoir afficher un regard s’apparentant au Chat Potté, pour poursuivre sa demande. « Vous savez, lui rendre cette branche pour que tout redevienne comme avant pour eux deux. »
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Message posté : Lun 5 Mai 2014 - 19:06 Message
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De Principatibus

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ϟ Métier : Fondateur et patron secret de la Rose des vents ; propriétaire de Fragonard - Parfums et cosmétiques ; propriétaire du Jardin du Dragon
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ϟ Signes particuliers : Cheveux indisciplinés, bruns. Yeux chocolats, étirés. Peau hâlée. Lèvres pleines, grande oreilles. Grande taille. (193 cm). Grands pieds. (Pointure 45)
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♦️ Clairvoyance mystique (Ω : reconnaissance et identification des êtres et objets magiques)
♦️ Cœur de Feu (II : immunité et soin par le feu)
♦️ Magie des dragons (Strun Bah Qo, )
♦️ Cérébropyre (VI : super-intelligence, super-mémoire, bouclier de protection mentale, réseau de projection mentale)

♦️ Voyage dimensionnel (III)
♦️ Failles dimensionnelles (I)

♦️ Divination élémentaire (Ω : hydromancie, pyromancie)
♦️ Maître du feu (Ω : pyrokinésie, œil d'Héphaïstos IV, météores d'Héphaïstos IV)
♦️ Maître de l'eau(Ω : aquakinésie, griffes de Borée IV, frisson de Borée IV)
♦️ Maître de l'air(Ω : aérokinésie, fouet d’Éole IV, spirale d’Éole IV)
♦️ Maître de la terre(Ω : géokinésie, fléau d'Hadès II, rupture d'Hadès IV)

♦️ Maître des Potions (Ω : dont élixir de Jouvence, hystérie collective, potion de soins, potion d'anthropomorphisme, venin de Cronos, sérum de vérité, potion de résistance, antidote universel)
♦️ Maître de l'Hermétisme (Ω)
♦️ Mithridatisation (Ω)

♦️ Morguse (IV : robe, capuchon, gants, bottes)
♦️ Oeil de Pravladon (I : négation de la magie)

♦️ Gobelins (Torgnole, Châtaigne, Coquillard, Golodon, Sakashima, Napoléon, Tatie Musaraigne, Tali'Koris, Ishaï, Carcasse)
ϟ Liens Rapides :     


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La demoiselle devait lui montrer quelque chose. Louis accepta de se laisser guider et se surprit tout de même à la laisser lui prendre la main. Il était d'ordinaire très à l'aise en bonne compagnie, mais la situation était de nature étrangère à toute familiarité, aussi fut-il à la fois surpris qu'elle lui prît la main et qu'il la laissât faire. Il ne put toutefois retenir une pensée inquiète : cette jeune fille semblait prompte à la confiance, ou alors très imprudente, car après tout derrière ses grands airs et ses belles paroles, Louis n'en était pas moins un homme plus âgé qu'elle et peut-être donc animé de mauvaises intentions. Il remarqua également qu'elle n'avait pas rechaussé ses pieds nus mais il n'y fit guère d'allusion : après tout, elle était libre de marcher comme bon lui semblait dans cette forêt. De son doigt, elle désigna les hauteurs où Louis put découvrir ce qu'elle voulait lui montrer tandis qu'elle prenait la parole pour le lui décrire avec ses mots à elle. Et le récit qu'elle fit toucha le musicien qui ne put s'empêcher au huitième livre des Métamorphoses d'Ovide, qui raconte l'affection sans limite d'un vieillard et de son épouse, Philémon et Baucis. Cette histoire se démêlait dans l'esprit de Louis tandis qu'il se faisait plus attentif aux propos de la jeune femme.

Comme souvent dans les mythes de l'antiquité grecque, les dieux ne sont jamais loin. Zeus, dont l'un des attributs est l'hospitalité, décida de se rendre sur terre pour éprouver la fidélité des humains à ce devoir sacré qui impose de traiter l'étranger avec égards. Revêtant l'aspect d'un homme ordinaire, et accompagné de son fils Hermès qui laisse pour l'occasion dans l'Olympe les sandales ailées et le caducée, ils arrivèrent tous deux en Phrygie. Ces deux voyageurs à l'allure misérable marchent sur les hauts plateaux anatoliens, et leur apparence misérable dégoûtait ceux qu'ils rencontraient. Ils choisirent de s'arrêter dans un village et y demandèrent l'hospitalité, mais toutes les portes devant eux se refermèrent, car personne n'accepta de recevoir ces voyageurs miteux qui seraient incapables de payer leur séjour. Le père et le fils continuèrent donc leur chemin, jusqu'à une humble cabane habitée par un couple de vieillard. Philémon et Baucis étaient un couple de paysans très généreux malgré leur grande indigence. Ils vivaient ensemble depuis l'adolescence et s'aimaient parfaitement en dépit de leurs modestes ressources. Que leur importait la pauvreté de leur existence puisque l'affection qu'ils se portaient leur offraient de quoi supporter toute chose sans amertume ni discorde ? Lorsque Zeus et Hermès, déguisés, arrivèrent devant leur porte, Philémon et Baucis, spontanément, les prièrent d'entrer chez eux.

De son souffle, que l'âge avait affaibli, la vieille femme ranima le feu, puis elle remplit d'eau tiède un baquet pour permettre aux voyageurs de délasser leurs pieds. Disposant un matelas bourré d'algues sur une banquette de bois vermoulu, elle le recouvrit de son trésor le plus précieux, un tapis élimé et défraîchi. Pendant ce temps, son mari s'occupa dans le jardin à cueillir les rares légumes et fruits qu'il leur restait. Afin de caler l'unique table, bancale, de la cabane, la vieille femme plaça sous son pied trop court un tesson de poterie, et elle dressa le couvert avec des écuelles de terre et des coupes taillées dans du bois. Tout ce que ces pauvres gens possédaient fut offert aux étrangers : olives et cornouilles en saumure, œufs cuits sous la cendre, chicorée sauvage et raifort, lait caillé en plats de résistance, noix, figues, pommes et raisins pour le dessert, le tout arrosé par du mauvais vin. Mais la modestie des mets fut largement compensée par l'amabilité souriante du vieux couple qui s'empressait auprès de ses hôtes. Bientôt cependant Philémon et Baucis constatèrent un fait étrange : la jarre de vin, aussitôt vidée, se remplissait miraculeusement. L'oie, leur seule richesse véritable, qu'ils s'apprêtaient à faire rôtir, en l'honneur de leurs hôtes, vint se réfugier près de Zeus avant que les vieillards pussent lui couper le cou. Les voyageurs enfin révélèrent leur identité et prièrent le vieux couple d'épargner l'animal. Ils annoncèrent qu'il frapperait la région d'un terrible châtiment et ordonnèrent aux vieillards de se réfugier sur une hauteur.

Le lendemain matin, accompagnés par Zeus et Hermès, Philémon et Baucis, appuyés sur des bâtons, gravirent la pente d'une montagne et, parvenus au sommet, ils se retournèrent pour voir le village submergé par les flots. Seul leur cabane est épargnée et encore debout. Sous leurs yeux, elle se transforme en temple splendide : fini le bois, la terre battue et la chaume, place aux tuiles d'or, aux colonnes de pierre et aux dalles de marbre. Mais la récompense des vieillards n'étaient pas complète encore, et Zeus leur demanda quel était leur vœu le plus cher. Ils répondirent ensemble qu'ils voudraient devenir les prêtres de ce temple et mourir tous deux au même instant. Ainsi, après avoir atteint une extrême vieillesse, occupée à accueillir dans leur temple les étrangers de passage, Philémon et Baucis s'éteignirent au même moment. Leurs corps se transformèrent alors en un chêne et un tilleul aux branches enlacées, apparus subitement sur les marches du temple.

Le souvenir de cette légende eut l'effet d'une grande vague sur le visage de Louis, qui hésita longtemps entre la naïve contemplation de ce que lui montrait la demoiselle, et la nostalgie amère de ces temps décrits par les auteurs antiques. Il tourna vers sa comparse un regard empreint d'une grave admiration pour sa résolution à faire de cette forêt un endroit où la flore pourrait s'épanouir à l'abri de ses pires ennemis.  « Voyons ce que je peux faire pour ces amoureux millénaires. » Et au prix de quelques efforts, car il n'était pas si aisé de contrôler un arbre, et bien plus difficile que de commander à un buisson de ronces, il fit le nécessaire pour qu'apparaisse une nouvelle branche qui alla s'entrelacer à celles de l'arbre voisin. Louis alla même plus loin, et renforça plus encore cet entrelacs, afin que plus jamais les deux arbres ne perdissent le contact.  « Les voilà de nouveaux réunis, tels Philémon et Baucis, n'est-ce pas ? Connaissez-vous cette histoire ? » Si la demoiselle répondait oui, il n'ajouterait rien. Si elle répondait non, alors il lui conterait cette légende et espérait qu'elle partagerait avec lui l'interprétation de sa bien belle morale. Après quoi, qu'il eût à faire sa récitation ou non, il posa cette question supplémentaire, soucieux de revenir à la terre et de ne point trop s'égarer dans les nuées d'une poésie trop éloignée de l'instant.  « Y a-t-il d'autres endroits de cette forêt qui nécessiteraient notre intervention ? Il m'intéresserait vraiment de pratiquer cette magie tout en aidant aux mieux les plantes de cet endroit. La forêt est vaste après tout, et je la connais très peu en fin de compte.Je ne connais pas très bien les profondeurs de cette forêt, je n'y suis jamais allé. Ni même plus au nord, du côté des quartiers de Fairview ou d'Ashton. Et pourtant, croyez-moi, j'ai plus d'une fois eu l'envie d'y faire un tour afin de m'y assurer que la nature... reprenne ses droits. » Il éclata d'un rire sonore, conscient qu'il pouvait paraître menaçant à dire cela. Il y avait du vrai cependant, il voyait d'un très mauvais œil l'urbanisme quand celui-ci s'attaquait aux forêts et aux zones encore sauvages. Il n'était donc pas improbable qu'il se décidât enfin un jour à se couvrir d'un masque pour aller vandaliser ces banlieues propres et construites là où, auparavant, la verdure exerçait son éternel empire. « Je ne suis même jamais allé voir la colline des Lénapes et pourtant, je suis persuadé que cela mérite le détour. Après tout, en un sens,c'est un lieu très important au sein de cette forêt... » Un lieu qui peut-être n'avait pas révélé tous ses mystères encore, mais ça, Louis n'en avait aucune idée. Il ne pouvait qu'y rêver, lui qui avait conservé, pour ces choses-là, une certaine facilité à s'émerveiller.
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