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L'échec ne fait pas partie de mon dictionnaire

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Message posté : Sam 19 Avr 2014 - 21:05 Message
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Appuyée contre le mur du vieux bâtiment, la jeune et jolie Ginger attendait patiemment. Vêtue d’un minishort, laissant ses jambes à découverts, perchée sur des bottillons aux talons peut-être un peu trop haut et arborant un bustier noir qui laissait apparaître son ventre plat. Tenant entre ses fins doigts son sac à main, elle regardait autour d’elle, semblant bien évidemment attendre quelqu’un. À ses hanches se trouvait une large ceinture dotée de quelques poches contenant des objets divers et où pendait un fourreau contenant son pistolet. Si elle s’était longtemps crue au-dessus de tous, avec ses capacités qui lui permettaient de s’en sortir sans une égratignure, elle avait appris. Certes, l’égocentrique narcissique Renarde avait appris de ses précédentes erreurs, la rendant plus méfiante vis-à-vis ses ennemis, bien que tout aussi confiante en ses talents et à sa capacité de se tirer aisément d’une situation précaire. Finalement, elle entendit quelques bruits de pas qui lui firent relever la tête. Souriant doucement, elle dégaina son arme, un Colt Delta Elite. Souriant doucement, elle attendit de voir l’homme ouvrir la porte de l’immeuble pour sortir. Il était accompagné de deux hommes. Sortant de l’ombre, la Renarde s’avança vers eux, les bras le long de son corps, l’un tenant son arme, l’autre son tout nouveau sac à main Fendi. Les hommes se tournèrent donc vers l’agréable silhouette qui venait d’apparaître. Elle plongea ses yeux d’un bleu ensorcelant dans le regard des deux hommes qui étaient inutiles à ce qu’elle s’apprêtait à faire. Ils partirent donc, comme si de rien n’y était, sans dire un mot.

L’homme qui restait seul appela ceux qui semblaient être ses amis. Il fit un mouvement pour aller les rejoindre et, rapidement, il se retrouva avec le canon d’une arme pointée sur lui. « Je ne bougerais pas si j’étais vous. » Son regard revint vers la silhouette de Ginger. Un sourire amusé vint se dessiner sur les lèvres de la brune alors qu’elle voyait l’autre homme déglutir péniblement. Elle fit quelques pas dans sa direction, souriant toujours. « Qu’est-ce que vous me voulez ? » demanda-t-il d’une voix pressée, presque inquiète. Il ne s’était sûrement pas attendu à voir débarquer une demoiselle ni même à ce qu’elle pointe une arme dans sa direction. « C’est moi qui pose les questions » déclara-t-elle finalement. Son bras levé ne tremblait pas et elle n’aurait pas peur de tirer. « Cette arme est armée d’un silencieux. Si jamais je tirais, vous disparaîtriez dans le plus grand des silences. » Cela sembla faire frissonner l’homme, ce qui arracha un sourire satisfait chez la voleuse. Mais elle avait autre chose à faire de lui et il serait presque dommage de lui faire exploser la cervelle. « Monsieur Abdel, vous savez, rares sont les places qui laissent filer les traitres sans leur apprendre une chose ou deux sur la vie. » Elle avait vu juste, vu l’expression qu’il avait affichée, le temps d’une demi-seconde. « Je… Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. » Et pourtant, le bégaiement jouait en sa défaveur. « Je ne suis pas un… Et qui t’es toi d’abord ? » Toute politesse oubliée. La brune inclina doucement de la tête. « Qui je suis n’est pas bien important. Mais en plus de jouer un double jeu, tu empiètes sur nos plates-bandes. »

Son regard plongea dans celui du dénommé Ethan Abdel. Il fit quelques pas dans sa direction et la brune en profita pour baisser son arme. « Tu vas donc gentiment monter dans cette voiture » lui dit-elle en désignant une bagnole derrière elle. « Et je vais t’amener voir quelqu’un. » Il hocha doucement de la tête et prit la direction de la voiture. La brune rangea son arme tout en marchant d’un pas léger vers la belle voiture blanche, qu’elle avait bien évidemment volée. Ou enfin, non, une jolie voiture qui lui avait été offert par un sympathique jeune homme. Elle n’avait jamais eu ses licences, n’ayant jamais cherché à faire les cours. Mais Juan Pablo lui avait montré comment prendre le volant d’une voiture et elle avait eut l’occasion, quelques fois, de s’exercer depuis qu’elle était aux États-Unis. « Est-ce que je… » « Ferme-là. Ta voix m’énerve. » L’homme se tut alors qu’elle faisait démarrer le moteur et qu’elle prenait la direction des marais. Elle n’y était pas retournée depuis l’histoire des Docks, ayant préféré monter un gros coup. Et ainsi mieux se faire voir par le chef du Gang des Fables. Et, cette fois-ci, elle tenait un gros poisson. « As-tu des informations importantes, concernant les Purple Hats. » « Évidemment. Je n’ai pas eu cette mission pour rien. » « Très bien alors. » La joie de l’hypnose.

La brune fit arrêtée la voiture et demanda à l’homme à ses côtés de sortir et de la suivre. D’une démarche assurée, ils marchèrent quelques mètres jusqu’à arriver non loin de l’As de Pique. Pour y avoir déjà vu quelques membres du Gang des Fables s’y rendre, elle savait par où y aller. C’est donc une petite brune vêtue légèrement avec une large et sûrement lourde ceinture aux hanches qu’elle entra dans l'immeuble qui menait certainement au repère des plus hauts placés du Gang. Parce que, cette fois-ci, elle réussirait à faire ses preuves. Elle arriverait sans aucun doute à gravir les échelons. En grande partie parce qu’elle s’était donnée un but et n’était pas de celles qui abandonnaient après le premier obstacle. Ne sachant pas trop par où commencer, elle préféra donc s'approcher de l'interphone, qui semblait dysfonctionnel. Or, mieux valait au moins essayer. Ce fut le voix de l'imposante Maléfique qui lui répondit, lui signifiant simplement de se rentre au premier, ce qu'elle sans rien ajouter, n'étant pas friande des discours superflus. Ou, tout du moins, dans ce genre de situation. Elle avait monté son coup, travailler avec assiduité et observer l’homme qui se trouvait non loin d’elle pour être certaine de ce qu’elle avançait. « La traîtrise n’est pas quelque chose d’apprécier dans le milieu » glissa-t-elle d’un ton qui donnait froid dans le dos à l’homme à ses côtés. Mais il ne bougea pas, la demoiselle lui ayant déjà fait comprendre d’un regard particulièrement insistant qu’il se devait de se tenir à ses côtés et, surtout, de ne pas bouger et encore moins de parler. Ginger n’appréciait pas ceux qui parlaient inutilement, bien qu’elle était de celles qui aimaient écouter le son de leur propre voix. Reculant de quelques pas sur le palier, l’homme en fit de même et elle dégaina son arme pour le garder pointé vers la tête du traître. Lorsque l’homme maquillé vint lui ouvrir à l'étage, elle lui adressa un sourire mesquin. « Cette fois-ci, j’ai pris mes précautions. » lui dit-elle alors qu’elle gardait le pistolet rivé sur l’homme. Il était hors de question qu’elle refasse les mêmes erreurs, elle ne se ferait certainement pas avoir de nouveau comme une débutante. Hors de question.

« Ethan Abdel. Un nouveau depuis quelques semaines, au Cartel. Quelques petits crimes, quelques contacts plus ou moins important sein du Cartel. » Elle avait étudié sa cible. Il l’avait fallu. Elle n’aurait pas pu revenir ici les mains vides. Ni même sans quelques informations qui pourraient se montrer utiles. « Mais le plus intéressant, c’est son rôle, chez les Purple Hats. » Attirerait-elle ainsi l’attention de Wildcard ? Elle l’espérait. Le seul truc qu’elle craignait serait qu’il prenne l’homme et la laisse à l’extérieur. Pourtant, il le lui avait dit, sous-entendu du moins, qu’ils se reverraient. Une invitation à une seconde chance en somme. « Une position plutôt importante, plusieurs groupuscules de dealers à son service. » La demoiselle n’affichait qu’un air stoïque, ne voulant pas laisser paraître une quelconque satisfaction. Il valait mieux éviter de vendre la peau de l’ours avant de le tuer, sans quoi cela pourrait éventuellement lui porter préjudice. Elle devait surtout cesser d’être cette femme aux allures sure d’elle qui se croyait au-dessus de tout le monde. Pour cette étape, il allait y avoir du chemin, mais au moins arrêterait-elle d’afficher cet air confiant et son éternel sourire narquois. « Un infiltré au sein de Cartel. Semblerait-il qu’ils en aient marre, alors ils envoient de leur homme de confiance. » Et des hommes qui se voulaient, en règle générale, infaillible. Semblerait-il toutefois que les talents de mentalistes de certains de leur membre ne leur aient pas parvenu aux oreilles. Ginger n’était pas pour s’en plaindre. « Je me suis donc dit que ce pourrait t’intéresser, comme il peut être une importante source d’information. » L’homme n’avait toujours pas bougé, immobile aux côtés de la belle. Elle ne pouvait qu’apprécier cette emprise qu’elle avait sur les gens, bien qu’elle répugnait à l’utiliser pour monter plus haut, auprès du Gang des Fables. Elle valait mieux que cela.
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Message posté : Lun 21 Avr 2014 - 17:05 Message
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Jake, dans la salle de bain, torse nu, fixait son reflet dans le miroir au-dessus du lavabo. Il avait l’air vraiment fatigué. Il fallait qu’il sorte, qu’il prenne l’air, qu’il aille faire un petit cambriolage, quelque chose d’un peu excitant, n’importe quoi. Machinalement, il attrapa le pot de maquillage noir et commença à se l’appliquer, soigneusement. Depuis qu’il avait adopté la tête de mort comme « masque », jamais encore il ne s’était raté, jamais il n’avait débordé, son visage était toujours le même, et il faisait toujours le même effet la première fois. Alors qu’il fignolait les détails autour de sa bouche, il sentit son téléphone vibrer dans sa poche. Un message de Maléfique, lui indiquant que la Renarde s’approchait de l’As de Pique, en compagnie d’un inconnu. Avec un soupir, il répondit de la faire monter, avec son invité, au premier.

Quelques minutes plus tard, après avoir enfilé un sweat noir à capuche et s’être bien coiffé en arrière, il alla ouvrir la porte pour découvrir la demoiselle. Qui pointait une arme, munie d’un silencieux, directement sur la tête de son compagnon du moment. En tout bien tout honneur, évidemment. Ginger le présenta comme étant Ethan Abdel, entré au Cartel quelques semaines auparavant, et qui faisait son petit bout de chemin au sein de l’organisation. Wildcard, s’il avait été expressif, aurait levé un sourcil à l’évocation des Purple Hats. Mais il n’en fit rien, se contentant de continuer à fixer Abdel d’un regard perçant. Ainsi, il dirigeait des groupes de dealers. Et avait été « nommé » pour s’infiltrer au sein du Cartel Rouge. Au vu de sa présence, ça n’avait pas vraiment fonctionné. L’homme de « confiance » venait sans doute de perdre, en plus de sa crédibilité, tout soutien de la part de ses supérieurs.

Jake demeura silencieux pendant une poignée de secondes. Puis il fit un pas en avant et ferma la porte derrière, avant de se diriger vers les escaliers, sans un mot, et de commencer à monter. Charge à la Renarde de comprendre le message : suivez-moi. Il alla comme ça jusqu’au quatrième étage, celui où se trouvait le seul appartement inoccupé de l’immeuble. D’un coup d’épaule, il ouvrit la porte et alla tout droit, jusqu’à atteindre le salon, au bout. La faible lumière qui perçait à travers les rideaux miteux suffisait à dévoiler la poussière qui flottait dans l’air. Indifférent, il se dirigea vers une fenêtre, écarta les rideaux, et ouvrit. Avant de se poser sur le rebord, les jambes se balançant à l’intérieur. Ainsi se découpait-il en contrejour. Il indiqua les deux fauteuils qui lui faisaient face.

Asseyez-vous, dit-il, avant de s’adresser plus particulièrement à la demoiselle : Tu peux ranger ton flingue.

Abdel devait ainsi comprendre que, si jamais il se sentait l’envie de tenter quelque chose, les conséquences pour lui risquaient d’être dramatiques. Wildcard sortit son téléphone de sa poche et y jeta un œil. Maléfique lui confirmait l’histoire de Ginger sur Abdel. Il tapa un nouveau message et porta son attention sur Abdel.

Un groupe de dealers vous a lâchés, dernièrement ?

L’homme ne répondit rien, et jeta un œil à la Renarde.

On discute. Si tu préfères qu’on emploie une autre méthode, je n’y vois pas d’inconvénient.
Oui et non.
Oui et non ? C’est bien, on avance.

Le ton neutre était devenu légèrement ironique. Au bout du couloir, on entendit s’ouvrir la porte d’entrée. Puis la silhouette de Shrek se découpa dans l’encadrement du passage menant au salon. Abdel y jeta un œil avant de répondre, un peu moins serein.

Un groupe des docks nous a lâchés, ouais. Sauf deux ou trois. Et un qu’est mort.
Les deux ou trois, ils bossent toujours pour vous ?
Non, ils ont quitté la ville.

Wildcard redevint silencieux, puis indiqua un troisième fauteuil, sur lequel Shrek alla s’installer. Le colosse russe fut suivi du regard par Abdel, peu rassuré par la présence d’un homme qui pouvait visiblement lui écraser le crâne d’une seule main.

Tu as dû laisser ton chapeau au vestiaire, avant de t’inviter dans nos rangs, ou tu n’étais pas assez qualifié pour en avoir un ? demanda ensuite le leader du Gang.
Je… quoi ?

Silence.

Je… oui, un chapeau, non, pas vraiment…
Seuls les plus gradés en porte un ?
Oui, oui, on peut dire ça…
Et les Prêtresses, elles portent des chapeau ?

Abdel écarquilla les yeux, soudain très mal à l’aise, mais il ne répondit pas. Après quelques secondes, Wildcard se tourna vers la Renarde.

Comment t’as découvert cet imbécile-là ? À première vue, il a l’air trop con pour être l’homme de confiance de qui que ce soit. Alors, être envoyé comme espion… Il a fait une bêtise, ou t’as enquêté sur lui ?

Le regard de Jake passa de l’un à l’autre.

Et qu’est-ce que tu crois qu’il pourrait nous apprendre ?

La question, posée ainsi, était un moyen d’amener la Renarde à poser elle-même les questions à l’infiltré. Après tout, elle était aussi là pour faire ses preuves. Et si elle était présente à l’As de Pique, avec ce petit air satisfait, c’est qu’elle devait avoir du lourd.
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Message posté : Sam 3 Mai 2014 - 6:04 Message
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Suivant l’homme maquillé, le bruit de ses pas se faisant entendre dans la cage d’escalier, elle faisait avancer l’homme à ses côtés jusqu’à un endroit qu’elle ignorait elle-même. Mais elle savait qu’elle ne risquait rien. Après tout, elle était membre du Gang des Fables. Certes, elle faisait partie des petites mains, n’ayant pas un poste particulièrement glorifiant et réussissant plus dans sa vie de voleuse autonome, les soirées où elle ne s’importunait pas de quelques cas concernant le Gang, mais elle faisait tout de même partie des personnes, considérait-elle, qu’il valait mieux garder en vie, de par ses capacités particulièrement utiles lorsqu’il en venait aux situations de persuasions ou d’interrogatoires. Elle avait, certes, raté son coup la dernière fois, par un excédant de confiance bien propre à l’égocentrique demoiselle. Or, cette fois-ci, elle ne comptait certainement pas se faire avoir comme une débutante. Particulièrement parce qu’elle souhaitait rétablir sa réputation qui avait pris un violent coup, la dernière fois.

Debout, particulièrement grande chaussée de ses talons vertigineux, elle écouta l’échange sans passer un seul commentaire, avant déclarer ce qu’elle avait à dire sur Ethan Abdel. Elle était certaine de ses sources et comptait bien lui faire réaliser qu’elle en valait la peine. Qu’elle n’était pas qu’une simple voleuse de bas étages. Sa fierté ne le permettrait pas. Elle se permit de jeter un regard à l’homme baraqué qui entrait dans la pièce. Plus grand elle, sûrement trois fois sa taille, il était hors de tout doute qu’il puisse être en mesure de l’écraser en une demi-seconde, s’il le souhaitait. Toutefois, il ne semblait pas être là pour faire pression sur elle, alors qu’elle se trouvait debout, non loin du canapé où était assis l’homme qu’ils cherchaient à interroger. Non, l’homme en question semblait plus trouver sa présence requise pour intimider l’autre homme. « Non, mais en fait, c’est simplement que vous n’avez pas la technique » déclara-t-elle d’une vois dénuée de sarcasme, bien que ce n’était pas l’envie qui manquait à la demoiselle. Mieux valait rester polie avec un supérieur, même s’il s’agissait d’une idée qui avait bien de la difficulté à faire son chemin. « L’intimidation, c’est bien pour un membre lambda, un dealer de basse gamme. » Complimentait-elle Ethan ? Aucunement. Or, il était plus important que ces quelques dealers qu’ils avaient eus par l’intimidation. « Ils ont été conditionné pour ne rien dire sous la menace. Après tout, il s’agit du meilleur moyen de pression, dans la pègre. » Elle s’avança, le tout avec une grâce féline, d’une démarche assurée. Ginger était une femme qui paraissait déborder de confiance, toujours en parfait contrôle de ses moyens. Ce qui contrastait avec la jeune demoiselle instable émotionnellement qu’elle était en réalité.

Ses fins doigts aux ongles parfaitement manucurés se posèrent sur l’épaule d’Abdel alors que ses yeux bleus se rivèrent sur Wildcard. La Renarde avait un goût particulièrement prononcer pour le théâtrale et aimait tenir son public en halène. Son côté un peu extravagant, à vrai dire. « Déjà, j’ai mené ma petite enquête. Je n’ai pas pour habitude de perdre mon temps avec un homme, s’il n’en vaut pas la peine. » Petit sous-entendu à la vie de débauche qu’elle menait, bien qu’il ne pourrait sûrement pas en comprendre toute la signification. Ginger est une femme occupée, une femme qui n’aime pas perdre son temps dans les bras d’un homme que trop peu intéressant. Elle a un certain standard à respecter, tout de même. « Alors, alors… Ce qu’il pourrait nous apprendre. » Dans un geste trop exagéré pour être vrai, elle posa un doigt sur son menton, faisant mine de réfléchir. Au plus grand damne de certains, elle avait ce côté exubérant qui faisait toutefois parti de son charme insaisissable. « Disons tout d’abord qu’il connait quelques noms importants, pas vrai ? » À la fin, son message avait directement été dirigé vers l’homme, avec cette teinte doucereuse et ensorcelante. L’avantage, c’était qu’elle n’avait pas besoin d’un contact visuel pour manipuler les esprits. Seule sa voix lui suffisait, bien que cela agisse à moins grand échelle dans l’esprit des autres mais avec plus de portée. « Il y a bien cet homme, Darian Fisher. » L’un des plus gros défauts de Ginger – l’un parmi tant d’autres, à vrai dire – était ce plaisir qu’elle avait de se jouer de ses cibles, de s’amuser jusqu’à donner le coup de maître. Il n’était pas certain que Wildcard apprécie sa façon de faire, mais vu comment il appréciait la comédie – tout du moins, c’était l’idée qu’elle s’en faisait, vu le nom du Gang – tout n’était pas perdu.

D’un pas large mais élégant, elle pivota pour se placer face à l’homme et ancrer ses prunelles d’un bleu envoûtant, un regard où on s’y perdrait, comme un océan tumultueux où il serait impossible de remonter à la surface. « Fisher, il a un poste un peu particulier. » L’homme se tortilla sur son siège, passablement mal à l’aise. L’intensité de son regard se fit encore plus forte et il cessa tout mouvement. Si elle aimait le théâtre et faire languir les spectateurs, l’attente ne se faisait que lorsqu’elle le décidait. Autrement, elle en venait à rapidement se lasser. « On s’est pas trop ce qu’il fait, nous autre. » La brune haussa un sourcil. « Par nous autre, j’veux dire, ceux qui s’occupant des gangs, de s’assurer qu’ils font toujours leur boulot, qu’ils livrent ce qu’ils ont à livrer. Un peu d’la supervision, quoi. » Elle hocha doucement de la tête, l’invitant à poursuivre silencieusement. « Mais voilà, Fisher, c’est bizarre. Normalement, il devrait superviser comme nous. Par contre, il semble pas superviser la même chose. » Une courte pause, alors qu’il semblait chercher ses mots. « Comme s’il s’occupait d’un cas à part. Ça m’fait penser à ce que vous avez dit tout à l’heure. Les ehh… Les Prêtresses. On sait pas trop de truc sur elles, non plus. Elles sont pas comme les dealers, elles bossent sur plus gros. » Il hocha de la tête, convaincu de ce qu’il avançait. « Mais voilà, moi, j’supervise des Gangs. J’pas sur si c’est la tâche de Fisher, mais j’suis convaincu qu’il en a plus à vous raconter. »

La brune rompit le contact visuel qu’elle avait avec l’homme pour se reculer. Toutefois, avant d’abandonner son regard, elle lui donna la profonde conviction que rester assis et immobile serait la meilleure chose à faire s’il souhaitait s’en sortir sans trop de dommage. « Je n’ai pas trop suivie toute l’histoire, concernant les Prêtresses des Litanies » dit-elle finalement à Wildcard alors que ses prunelles bleues retrouvaient un éclat un peu plus naturel. « Mais comme je savais qu’il s’agissait de quelque chose sur lequel le Cartel se renseignait, et bien, j’ai fait mes petites recherches. » Ce qui expliquait sans aucun doute la présence de l’homme dans cette salle. La sûrement trop légèrement vêtue Ginger croisa les bras sur sa poitrine plantureuse alors qu’elle réfléchissait. « Cet homme peut nous permettre un passé droit pour les Purple Hats. » Elle jeta un coup d’œil à l’homme par-dessus son épaule. « Pas vrai ? » Il hocha doucement de la tête. « Comme j’m’occupe des relations extérieures et tout, et bien, je peux amener un ou deux invités avec moi, dans l’un des repaires des Purple Hats. » Ginger eut un mince sourire. Discret mais bien présent. « C’est surtout les potentiels clients ou employés aux capacités intéressantes qui y sont invités. Ils sont surveillés, mais il leur est possible de découvrir un peu l’une des planques, de savoir ce qu’il en retourne. » Ils n’avaient pas le choix, après tout, de tenter d’acheter leurs hommes, sachant que plusieurs tombaient entre les mains sur Cartel Rouge. Elle abandonna de nouveau l’homme, sur qui elle avait une emprise assez impressionnante, lui ordonnant presque de déballer tout ce qu’il savait d’un seul regard. Au final, c’était sûrement qu’il n’était pas totalement dédié à la cause des Purple Hats, qu’il avait des failles. Autrement, le faire parler aurait été plus difficile. Mais elle savait bien heureusement choisir ses cibles. « L’idée c’est de se rendre à l’un de leurs repaires. C’est petit, ils sont peu, on ne pourra pas tout voir et on sera surveillé. Mais on pourra atteindre Darian Fisher. » On, oui. Car il s’agissait tout aussi bien de sa mission, qu’elle aurait pu effectuer comme criminelle indépendante. Mais elle avait une réputation à racheter auprès de Wildcard, elle ne comptait pas abandonner si rapidement.
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Message posté : Mer 7 Mai 2014 - 17:53 Message
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« Non, mais en fait, c’est simplement que vous n’avez pas la technique ». Jake tiqua. Elle le prenait pour un amateur ? Commencer comme ça était sûrement la première étape d’un processus qui pouvait s’avérer assez rapide, et qui la mettrait à la porte du Gang, avec une réputation qui ne tarderait pas à se répandre. L’insubordination, Wildcard n’acceptait que de la part de Prof, Shrek et Maléfique, parce qu’ils étaient aussi ses amis, et qui les connaissait depuis suffisamment longtemps. D’ailleurs, le colosse avait haussé les sourcils, mais il ne bougea pas. Les deux hommes la laissèrent étaler sa science, elle qui connaissait si bien le milieu du crime, et qui avait certainement des leçons à donner.

Jake ignora le sous-entendu sur la vie qu’elle pouvait mener. Tant que cela ne nuisait pas au Gang des Fables, elle pouvait tout aussi bien aimer se faire prendre par une bande de voyous dans une forêt en pleine nuit que ça ne lui faisait ni chaud ni froid. Enfin, elle entra dans le vif du sujet. Si elle pensait satisfaire Wildcard en la jouant sensuelle, en endossant une sorte de rôle tout en charme, elle se trompait : il avait juste envie qu’elle en vienne au fait et qu’elle lui livre les précieuses informations qu’elle pensait avoir. Et en définitive, ce qui ressortait des dires du type, c’est que ça n’était pas lui qu’il fallait interroger, qu’il ne savait rien, qu’il faisait simplement son boulot sans chercher à en apprendre plus sur celui des autres.

Une nouvelle information fut quand même livrée : Abdel s’occupait des « relations extérieures ». Ainsi gérait-il les « potentiels clients » ou employés. Le fait qu’il puisse amener avec lui un ou deux invités avait quelque chose de suspect. Les Purple Hats avaient forcément des repaires en ville, mais Jake ne les aurait jamais imaginés comme une société normale, avec ses employés et la possibilité de faire rentrer quelqu’un de l’extérieur. Le Cartel était bien différent… Après quelques secondes à considérer les options, Wildcard remit pied à terre. Il s’adressa à Shrek :

Va chercher Prof. Je sens que c’est une affaire pour lui.

Le colosse eut un signe de tête et pivota pour disparaître dans l’obscurité du couloir. Après quoi, l’homme au maquillage se planta devant Abdel, en posant les mains sur les accoudoirs du fauteuil. Leurs visages se retrouvèrent à quelques centimètres l’un de l’autre.

Je prends le passe-droit. Tu vas faire ce que tu as dit, nous faire rentrer. Enfin. Faire rentrer la Renarde, qui a une sacrée influence sur ta tête de con, et un ami à moi.

Se redressant, il parla cette fois-ci à Ginger.

Tu vas y aller avec Prof. S’il faut être un minimum discret et ne pas attirer l’attention, il est tout indiqué.

Jake n’allait sûrement pas y aller lui-même. La tête de mort était reconnaissable, et il ne voulait pas griller son identité « normale ». Shrek était un peu trop connu dans le milieu, et Maléfique était indispensable en coulisses, pour tout gérer informatiquement. Prof, avec son art du déguisement, saurait en plus poser les bonnes questions. Ils entendirent la porte de l’appartement. Wildcard alla à la rencontre du petit homme et il lui expliqua rapidement la situation, avant de revenir dans le salon.

On reste en contact radio. Et s’il faut intervenir, on interviendra. Je vais alerter quelques racailles du coin pour faire du nombre, si besoin.
Vous n’en aurez pas besoin, tout se passera bien. Je…
S’il leur arrive quoi que ce soit, t’as intérêt à disparaître. Parce que si je te mets la main dessus…

Le chef du Gang ne termina pas sa phrase. Shrek fit son retour, avec une mallette, qu’il ouvrit sur la table basse. Il tendit une oreillette à Ginger.

Tiens, mets-ça.

Le petit appareil, modifié, amélioré, se glissait dans l’oreille et s’activait par une simple petite pression. Sa configuration lui permettait de servir également de micro. Prof apparut alors. Il avait compensé son mètre cinquante-deux par des talonnettes d’une dizaine de centimètres. Il portait un costume noir, très simple, une perruque grisonnante de cheveux coiffés sur le côté, et une fausse moustache. Le tout était très convaincant, personne ne pouvant se douter, à moins de l’observer pendant longtemps, que ce n’était pas sa véritable apparence.

On est paré. Reste un détail. Vous y allez en tant que qui ?
Le mieux, c’est que vous soyez des potentiels clients, vous cherchez à investir dans notre… drogue.

Depuis la découverte des chenilles, Jake voyait très bien quel type de substances exploitaient les Purple Hats.

Ok. Mal’ reste ici pour tout gérer, Shrek et moi, on vous suit de loin.
Ce n’est pas nécessaire que vous nous suiv…
Ce n’est pas nécessaire que tu finisses cette phrase. Tu les conduis au repaire, et t’as intérêt à ce que ça se passe bien.

Abdel déglutit et acquiesça. Peu après, il était dehors, en compagnie de Ginger et du petit homme, qui affichait un air assez grave.

On… euh… on va prendre un taxi.

Pendant ce temps-là, Shrek s’installait au volant du van du Gang, et Wildcard à ses côtés, prêts à suivre le trio.
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Message posté : Ven 16 Mai 2014 - 0:30 Message
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La brune sorti donc dehors en compagnie de l’homme qu’elle manipulait depuis l’instant où ils s’étaient vus. Le regard de la brune se posa ensuite sur celui qui fut surnommé Prof. Elle n’était pas spécialement enjouée de faire équipe avec lui. Oh, faire équipe avec Wildcard ne lui aurait pas plu en outre mesure, mais il aurait été plus aisé de faire ses preuves. Bien que, en réalité, Ginger préférait travailler seule et de loin. Ainsi, sa survie ne dépendait pas de quiconque et, si jamais Prof faisait une erreur, c’était elle qui allait écoper, ce qui ne l’enchantait guère. Mais bon, mieux valait ne pas contredire les ordres du chef, ce serait mal vu et mal placé. Elle qui avait pour habitude d’être dotée d’une franchise à toute épreuve se contentait en ce moment de faire ce qu’il était dit, s’assurant toutefois que son oreillette était bien placée. Cela l’agaçait, en fait, ayant préférer certainement être seule sur ce cas, pour avec le chef. Au moins y aurait-il eu une raison quant à faire du travail d’équipe. Car l’égoïste et égocentrique Ginger n’avait pas pour habitude de se soucier de quiconque. Et si l’homme espérait qu’elle lui vienne en aide si tout ce passait mal, il se mettait les deux doigts dans les yeux. Cela aurait été Wildcard qu’elle se serait peut-être montrée sympa, mais voilà, d’un désintéressement total vis-à-vis les êtres humains en général, c’était beaucoup trop lui demander de venir en aide à quiconque, sauf si cela l’aidait elle-même pour une raison ou pour une autre.

Ils prirent donc un taxi, laissant l’homme donner les indications au chauffeur. Ils se devaient de se rendre à l’une des bases de l’organisation. Ginger trépignait presque d’impatience à l’idée d’avoir finalement un avantage considérable sur le petit groupuscule qu’était les Purple Hats. Petit vengeance personnelle, sachant que l’un des leurs n’avait pas hésité à lui envoyer une balle dans la cuisse. Oh oui, elle n’attendait que ça, pouvoir prendre vengeance sur ce groupe minable ayant osé s’attaquer à elle. Elle espérait simplement que Wildcard ne se doute pas que la principale raison qu’elle s’en prenait à eux était de prendre sa revanche et, surtout, rétablir son honneur et sa fierté. Mais non, si elle enquêtait sur eux, si elle s’en était prise à cet homme, c’était bien car elle souhaitait aider le Cartel Rouge à les écraser et non pas par désir totalement égoïste et personnel. Le taxi s’arrêta donc non loin du lieu désiré. « Merci mon cher. Vous pouvez repartir » lui susurra-t-elle alors qu’ils sortaient de la voiture, bien évidemment sans avoir eu à payer la course. Cela servait à quoi d’être une puissante mentaliste pouvant jouer de l’hypnose si ce n’était pas pour s’en sortir ? Adrian aurait très certainement une réponse à cette question, lui disant qu’il pourrait même aider les enquêtes policières, peut-être même à plus grandes échelles, mais c’était trop demander, encore une fois, à l’égocentrique Ginger de vouloir s’en servir autrement que pour elle-même.

« Ce n’est pas très loin d’ici. On y sera dans pas long. » Ginger hocha donc de la tête et suivit l’homme, jetant quelques coups d’œil à Prof, comme pour s’assurer qu’il les suivait. Mesure de précaution, tout simplement. L’immeuble semblait presque délabrer, une porte à l’avant qui n’incitait aucunement les quelques curieux à avoir envie d’y toquer. Il l’ouvrit et se décala pour laisser le duo passer. « Je vais vous amener voir Fisher. En lui disant que vous êtes très intéressé par ce qu’on vend. Il devrait vous accorder du temps. » La brune eut un sourire énigmatique alors qu’elle s’avançait dans les couloirs presque lugubres du lieu, perchée sur ses hauts talons. « Oh, je n’en doute pas, il va très certainement avoir la terrible envie de s’entretenir avec nous. » Ne jamais sous-estimer une mentaliste avec des capacités comme celle de Ginger. Surtout si ladite mentaliste n’obéissait à aucune loi morale et n’hésitait pas à tuer pour obtenir ce qu’elle souhaitait. Il toqua finalement à une porte et une voix se fit entendre. Il tourna donc la poignée et la brune eut envie de grimacer. Jamais elle n’aurait posé ses fines mains sur cette poignée de porte qui semblait crasse à souhait. Comme elle n’aurait jamais osé toucher à la porte pour y toquer ou encore aux murs pour s’y appuyer. Trop belle et, surtout, trop précieuse pour se laisser contaminer par les lieux, elle franchit le seuil de la porte en évitant de toucher à quoique ce soit. Un vrai repaire de Gang, en fait.

Elle se tint droite sous le regard scrutateur de celui dénommé Darian Fisher. « Qui sont-ils ? » demanda-t-il. « Pas important » répondit-elle, ses grands yeux bleus posés sur ce dernier. « Mon chou, tu peux partir » adressa-t-elle à l’homme qu’elle avait manipulé. Il quitta donc la pièce pour vaquer à ses occupations avec que les deux membres du Gang des Fables allaient s’entretenir avec celui qui, semblerait-il, s’occupait du cas des prêtresses. « Bon, je ne passerai pas par quatre chemins. » Elle n’avait surtout pas envie de perdre son temps. « J’aurais pu te dire que l’on était de potentiels clients, mais cela t’aurait fait perdre un précieux temps. Et à nous aussi. » Elle lui adressa un large sourire. Il tenta de se lever mais, rapidement, le regard de la brune l’en dissuada. Oh non, il n’allait pas partir si vite ni aussi facilement. Elle n’en avait pas fini avec lui. « Nous avons eu un nom, la dernière fois. » Son sourire était tout aussi énigmatique. Elle ne comptait tout de même pas lui dire de quelle dernière fois est-ce qu’elle parlait. Mieux valait ne pas jouer toutes leurs cartes et ne pas trop en révéler. « Tonnerre, vous devez certainement savoir ce que c’est, non ? » Il raidit. Bingo, elle avait visé juste. Il semblait savoir quelque chose. D’un regard insistant, elle le poussa à lui en dire un peu plus. Après tout, Ginger mettait évidemment tout le monde en confiance, non ?

L’homme déglutit. « En effet. Tonnerre, c’est le nom d’une pierre. » La brune désenchanta rapidement alors que l’homme leur avouait cette information pourtant top secrète. Elle en resta sans mot l’instant… D’une demi-seconde. « Une pierre, vous devez plaisanter ? » Elle lui lança un regard désabusé alors qu’elle cherchait à savoir ce qu’il en retournait réellement. Ce ne pouvait pas être une simple pierre. Et puis quoi encore ? Les Purple Hats se seraient-ils découvert un nouveau Dieu ? Aller tout le monde, vénérons la pierre Tonnerre, vouons-lui un culte ! Non mais, sérieusement ? « Ce n’est pas une pierre normale. » Ah, voyez-vous ça. Elle ne s’en doutait pas. Bien évidemment pas. Elle eut un soupire exaspérer et en levant les yeux au ciel – ou au plafond, en l’occurrence. « Mais encore ? » grommela-t-elle, perdant patience. Déjà qu’elle n’était pas reconnue pour être particulièrement patiente, si elle cherchait une information en plus, c’était mort que de tenter de lui faire perdre son temps. Là, de suite, elle lui aurait dévissé la tête. Mais elle avait besoin de lui. « D’après les prêtresses, c’est de Tonnerre qu’elles tirent leur pouvoir. » Ah dit, ça c’était intéressant. Elle eut un sourire qui se voulait presque victorieux. Toutefois, mieux valait ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir trouvé. « Et vous savez où ce trouve Tonnerre ? » Son ton en était presque dédaigneux.

Il hocha de la tête. « Au creux de la forêt de Watson, c’était le lieu le plus sur qu’elles disaient. » Bon. Elle avait ce qu’elle voulait. Ou presque. « Vous voulez un plan peut-être ? » Voilà qu’il était mieux. Il entreprit de gribouiller quelque chose sur une feuille vierge. Entre temps, Ginger se mit immédiatement en communication avec Wildcard. « Vous avez entendu ? » lui demanda-t-elle au travers son oreillette. « J’ai la carte de l’endroit » dit-elle en se saisissant de la feuille tendue par l’homme. « Merci, Fisher. » Et elle quitta la salle, sans même demander l’avis à Prof. Bon, ils n’avaient plus de guide mais elle était certaine d’être en mesure de faire sans. Après tout, ils n’avaient pas pris tant de couloir et, de ce fait, ils seraient bien évidemment en mesure de retrouver la sortie. « On va voir ce qu’il en retourne vraiment ? » demanda-t-elle. Bien que, en réalité, elle n’apprécierait pas un refus de la part de Wildcard. Qu’avaient-ils à perdre ? Rien. Et à gagner ? Affaiblir les Purple Hats, bien évidemment.
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Message posté : Lun 26 Mai 2014 - 12:24 Message
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Qu’est-ce que tu en penses ?
J’en pense qu’elle a intérêt à savoir ce qu’elle fait…

Jake le regard posé sur le trio qu’il voyait, de loin, depuis le van, eut la surprise de voir Abdel les quitter avant que Ginger et Prof n’entrent, invités à l’intérieur par un homme qui était peut-être Darian Fisher.

Il vient par ici… Intercepte-le quand il passe, dit Wildcard à Shrek, alors que Maléfique ajustait les réglages pour que tout le monde puisse parfaitement s’entendre.

Dans le repaire des Purple Hats, la Renarde avait opté, sans chichis, sans ambages, pour la méthode directe : elle venait d’avouer à Fisher qu’ils n’étaient pas qui ils prétendaient être et qu’ils étaient là pour obtenir des informations sur « Tonnerre ». Prof dut user de tous ses talents de comédien pour ne pas montrer sa surprise. Il s’assura que son léger trouble n’était pas visible en adressant un sourire bienveillant à leur interlocuteur, le genre de sourire qui dit « tout va bien se passer… si tu coopères ». Et à voir le potentiel de la gamine, impossible de savoir si le petit homme ne disposait pas de pouvoirs démesurés. Et puis vint la révélation. Tonnerre était… une pierre.

Jake mit quelques secondes à digérer l’information. Une pierre ? Tout ça pour une pierre ? Aussi « anormale » soit-elle, il y avait réellement quelque chose de décevant dans cette découverte. Toujours aussi aimable, Fisher proposa de dessiner un plan pour qu’ils puissent se rendre auprès de la pierre, située au cœur de la forêt de Watson. C’était trop facile… Et alors que la Renarde se levait sans demander son reste, et sans laisser aucun indice de sa maîtrise de la situation : Fisher allait-il réagir ? Prof profita du trouble de l’homme pour saisir un gros dossier. Le temps que leur nouvel ami se rende compte de ce qui allait se passer, il prenait un violent coup sur la tête. Ce qui l’assomma fut le choc de son menton sur le bureau…

Tu ne perds pas de temps, toi ! Mais tu devrais quand même te méfier, cette belle assurance pourrait te jouer des tours, un jour, dit Prof à Ginger, après l’avoir rattrapée.

Wildcard, lui, était plutôt impressionné, et en même temps, il sentait qu’il allait avoir quelques désagréments à gérer. À l’arrière du van, Abdel gisait, inconscient.

Retrouvez-nous au van, dit le chef du Gang, avant de s’adresser à Maléfique. Mal’, assure-toi que ça nous retombe pas dessus…

Peu après, il avait le plan entre les mains. Prof avait pris sa place aux côtés de Shrek, et le van roulait en direction d’un repaire secret du Cartel, histoire d’y déposer leur colis humain.

C’est un sacré périple dans la forêt, tout ça… marmonna Jake, avant de glisser le papier dans un scanner. Mal’, bien reçu ?
Je l’ai, je vous décrypte ça.

Wildcard se tourna alors vers Ginger.

J’hésite entre te dire que c’était un coup de génie, ou un coup de folie. Le jour où tu tomberas sur quelqu’un qui est insensible à tes charmes, ça te fera tout drôle… commença-t-il, alors que le van s’immobilisait. Mais on a un résultat, c’est ce qui compte. J’espère juste que cette pierre en vaut vraiment la chandelle…

Les portes arrières s’ouvrirent et deux hommes entrèrent pour attraper Abdel, toujours dans les pommes. Peu après, le véhicule redémarrait.

Il faut rejoindre la Promenade du Japon, qui longe la Forêt, il y a un chemin de randonnée qui démarre là. La suite est plus compliquée, je la simplifie. Vous avez le temps d’arriver.

Et le temps, c’était justement ce qu’il fallait, un petit peu, à Wildcard.

Ça fait un moment que tu fais partie du gang, non ? Tu fais plutôt du bon boulot, mais rien qui soit exceptionnel. Jusque-là. Et même si t’as l’air de vouloir faire des efforts pour gravir les échelons, et t’en as les capacités, j’ai l’impression… que t’es pas faite pour recevoir des ordres. Je vais pas te sortir les histoires qui remontent à l’enfance, les origines de tes problèmes avec l’autorité mais… Je suis peut-être pas un chef comme César, qui donne des ordres et on fait, je suis plus… consultatif… je suis quand même le chef.

L’idée de toutes ces belles paroles était de clarifier un peu les choses.

Alors je veux être sûr que si on réussit, là, et que je te propose une « promotion », tu vas pas te la jouer électron libre qui en fait qu’à sa tête.

Le van, qui avait roulé à bonne allure, s’engagea sur la voie piétonne le longeant l’orée de la forêt, quasi-déserte, et s’immobilisa devant l’entrée du chemin. Au moment où un itinéraire rédigé sortait d’une fente sur l’une des machines du véhicule. Jake l’attrapa : c’était plus clair qu’un plan griffonné.

Va falloir enfiler des tenues plus adaptées, lança Shrek, en apparaissant et en désignant un coffre sous une console.

À l’intérieur, des combinaisons et des bottes, au cas où il faudrait sortir des sentiers battus. Ce qui serait forcément le cas.
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