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The back alleys [Dana & Isaiah]

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Message posté : Ven 4 Avr - 21:29 Message
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The back alleys

Pendant longtemps, Isaiah avait pensé que le temps était quelque chose de linéaire et immuable. Même si certaines secondes semblaient passer pour des années, il n'avait jamais cru que cela pouvait aussi s'appliquer à des jours, des semaines. Déjà une semaine qu'il traînait avec quelques types, dans une ruelle, à côté d'une zone industrielle. Il avait réussi à trouver quelques centimes la veille, qu'il avait dépensé pour s'acheter un café brûlant. Un type qu'on surnommait Fredo avait partager un peu de brioche avec lui. Ces types étaient, pour la plus part, d'anciens travailleurs que la vie avait taclé d'une manière un peu trop brutale. Dans ce genre d'endroits on se demanderait presque si un Dieu existait vraiment. Mais, depuis longtemps résolu, Isaiah n'avait pas envie de questionner le dessein du tout puissant. Après tout, il l'avait déjà suffisamment énervé avec ses âneries, mieux valait simplement subir et laisser aller la vie comme elle l'était. Et puis tout n'était pas tout noir non plus. Lester, un des gars, avait quand même un diplôme d'histoire de l'art qu'il avait arraché au prix d'une dette étudiante qui l'avait expulsé pour faire de la poésie dans la rue. Le type arrivait à obtenir environs dix dollars par jour simplement en récitant de vieilles lignes trouvées au hasard de vieux bouquins volés. Le soir, il racontait des anecdotes sur des artistes. Isaiah était certain qu'il en inventait certaines mais peu importe, ça adoucissait la journée, comme si, pendant quelques secondes, ils n'étaient que des copains qui passaient une soirée tranquille à regarder la télévision et boire des bières. Ce genre de soirée manquait légèrement à l'ex-soldat mais pas tant que ça car il ne s'imaginait pas de très bonne compagnie, mieux valait n'infliger ça à personne. Le vieux soldat aurait bien aimé voir la scène, histoire de se réchauffer le cœur par procuration mais y prendre part aurait été incroyablement difficile pour lui. Comment reparler normalement ? Ses conversations avec ses compagnons d'infortune étaient très courtes et souvent peu diversifiées. Il se souvenait des formules de base et des protocoles habituels mais après ça. Comment parler quand les dernières années de sa vie étaient inlassablement vide, vide de choses positives et vide de vie ? Il n'en savait rien, alors il ne parlait simplement pas.

Il n'entendit même pas la fin de ce que racontait celui qu'ils surnommaient le professeur et il s'endormit. Encore enfumé dans un rêve indéfinis, le vieux clochard se réveilla dans des cris et des bruits de fracas. Le temps qu'il se rende compte que tout ça n'était pas le fruit de son inconscient, quelqu'un lui tomba dessus. Se dégageant, il se retrouver sur deux pieds, tentant d'évaluer la situation. Un gars, plus loin, tout en noir, avait fait une clé de bras à Lester et avait à présent sortit un couteau. En trois enjambées il était derrière lui. Il le désarma rapidement et lui fractura le bras d'un parement bien placé. Dégageant l'assaillant d'un coup de pied, il n'eut pas le temps de s'assurer que le professeur allait bien qu'un type lui avait chopé le cou. Pivotant pour lui donner un coup de tête, il se prit une barre de fer dans le ventre. Ils étaient à présent trois sur lui. Il en éjecta deux du côté mais le troisième lui décrocha un coup de point dans la mâchoire qui le fit tomber. Sur le sol, il allait se redresser et se mettre réellement en colère quand un bruit strident le cloua au sol. Son deuxième réveil fut bien moins agréable mais un peu plus « calme » que le premier. La tête sur le sol, la mâchoire et le ventre douloureux, la bagarre semblait avoir prit fin. Ouvrant d'abord les yeux, doucement, Isaiah se rendit compte que le lieu avait apparemment été déserté. Il se redressa au prix d'une douleur cisaillante dans sa nuque. Lâchant un grognement entre ses dents, le SDF se mit assit. C'est alors qu'il remarqua une personne près de lui, à un ou deux mètres. L'ex-soldat jeta un regard autour de lui avant de considérer avec plus d'attention l'intrus, qui se révéla être une intruse.

Isaiah chassa une mèche grasse qui lui bloquait légèrement la vue pour mieux étudier cette étrange apparition. Une chose était sûre, cette gamine ne semblait pas avoir sa place ici. Des vieux matelas, des déchets jamais ramassés, des seringues usagées certainement quelque part, un squat pourris pour des personnes pourries, certainement pas pour des gens de son statut. Elle portait une espèce de combinaison bleue marine très proche du corps qui aurait certainement trouvé sa place dans un strip-club mais qui, pour l'occasion, semblait plus appartenir à une vigilante ou un truc du genre. La jeune femme avait de longs cheveux blonds et pouvait certainement être qualifiée d'attirante. Le truc le plus étrange ? Elle le regardait. Et elle semblait avoir attendu qu'il se réveil étant donné que rien d'autre dans les environs semblait être digne d’intérêt. Non pas que Isaiah était d'un intérêt fou mais il doutait que la gamine soit venue faire des fouilles archéologiques là où son corps douloureux avait attendu de se réveiller. Sans se relever, il fronça les sourcils et demanda sans détour « Sont où les autres ? Se sont cassés ou on les a buté ? Et qu'est ce que tu fous là ? » Malgré le fait qu'il ne l'avait pas vu dans l’affrontement, il se doutait qu'elle avait un rapport avec l'attaque, peut être même qu'elle en était responsable mais dans ces cas là, il ne comprenait pas pourquoi il était toujours en vie. Des attaques de SDF, ça arrivait tous les jours mais aujourd'hui, cette routine douloureuse et inconfortable semblait différente.
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Message posté : Dim 6 Avr - 19:40 Message
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Au volant de sa voiture, l’un de ses agents sur le siège passager, Dana conduisait prudemment dans les rues devenant lentement sombres de la ville. Encore vêtue de sa tenue de combat, à savoir une combinaison proche de corps qui lui offrait une aisance non négligeable lorsqu’elle se retrouvait dans l’eau, sans compter la légèreté de cette dernière. La voiture s’arrêta devant un immeuble et elle salua l’agent qui sortait de la voiture pour regagner son appartement. Soupirant tout en glissant une main sur les traits tirés de son visage, elle fit de nouveau démarrer son véhicule et gronder le moteur. Ils venaient de faire arrêter un groupuscule, des trafiquants d’artefacts magiques particulièrement retorses qui avaient donné du fil à retorde à la toute nouvelle équipe de l’agente Taylor. Il s’agissait-là de l’une de ses premières missions à la tête d’une petite équipe qu’elle savait encore incomplète. Elle travaillait donc, pour le moment, avec une autre équipe d’intervention, jusqu’à ce qu’elle trouve les agents nécessaires qu’elle triait sur le volet, comme on lui avait donné le droit de veto quant à son équipe. C’est donc ainsi qu’elle rencontrait par moment des agents, postulant pour rejoindre son équipe, sans qu’elle ne soit totalement convaincue.

C’est en tournant sur une rue qu’elle aperçut au loin une bagarre éclatée. Prenant quelques secondes pour y réfléchir, son côté parfois trop empathique la poussa à faire arrêter la voiture et couper le moteur pour sortir du véhicule. Il fut assez évident de constater qu’il y en avait un qui se démarquait des autres, tant par sa technique de combat que par la précision de ses coups. Or, quand bien même était-il doué, face aux trois hommes qui l’entouraient, il ne pourrait pas grand-chose. C’est donc en réfléchissant une demi-seconde de plus – la princesse a toujours été une femme réfléchie et posée – qu’elle s’élança vers eux à grandes enjambées. Elle devait faire quelque chose, et vite. Dégainer le Glock 17 qui pendait à sa ceinture ? Elle pourrait, hors, il fallait quelque chose de rapide et efficace. Cela lui prit une autre demi-seconde avant de lancer dans leur direction un « suffit ! » bien senti, sa voix ayant été modelée par la modulation sonique, un talent qu’elle tenait de sa grand-mère, de ce qu’il paraissait. L’effet fut immédiat. Le petit groupe tomba au seul, bien que l’un d’eux, sûrement plus tenace, se releva, pour finalement prendre ses jambes à son cou. Si Dana n’était pas particulièrement imposante, petite blonde et menue, il n’en restait pas moins qu’elle venait de mettre quatre hommes au sol, et ce, sans même avoir levé le petit doigt. Les quelques spectateurs de la scène, s'étant tenu un peu plus en retrait, avaient décidés qu'il serait plus sain de quitter les lieux le plus rapidement possible, une fois eurent-ils constater qu'elle ne chercherait sûrement pas à faire du mal à celui qui fut précédemment attaquer. Deux autres se réveillèrent peu après, alors qu’elle s’était appuyée contre le mur le plus proche. Ils tentèrent de s’approcher de celui qu’ils avaient agressé plus tôt mais le raclement de gorge de l’agente les en dissuada, alors qu’ils repartaient dans la direction opposée, loin de celle qui venait de les mettre au tapis par la seule force de sa voix.

Glissant contre le mur, elle prit place au sol, assise en tailleur, attendant patiemment que l’autre homme se réveille. Entre temps, le soleil commençait à se lever sur la ville et l’agente était prête à parier que, lorsqu’elle avait usé de son petit tour de passe-passe, il devait certainement être déjà bien épuisé. Certes, elle commençait clairement à fatiguée, sortant d’une mission épuisante. Mais elle s’y était faite, aux nuits blanches, depuis le temps. Elle garda donc ses prunelles claires posées sur la silhouette alors que ce dernier s’agita finalement, pour finalement s’assoir face à elle. Lui adressant un sourire qui se voulait rassurant, comme pour lui montrer qu’elle n’avait rien de bien menaçant, elle attendit qu’il reprenne ses esprits avant de prendre la parole. Toutefois, il la devança avec quelques questions qui amusèrent presque la demoiselle. « Je dirais qu’ils se sont barrés car je les ai mis à terre » répondit-elle d’une voix calme et douce, pour répondre à la question de l’inconnu qui lui avait tout l’air d’un sans-abri. Au final, la princesse, avec ses cheveux blonds remontés en une queue de cheval derrière sa tête, son visage clair et sa tenue proche du corps, détonnait par rapport à l’endroit où elle se tenait assise et encore plus vis-à-vis l’homme qui se trouvait devant elle, la dévisageant, comme s’il était incertain.

La dernière question poussa la princesse à se questionner elle-même. Pourquoi était-elle restée ? Sûrement par son côté compatissant. « Je voulais simplement m’assurer que vous alliez bien. Je m’en serais voulu de vous laissez des séquelles. » Parce qu’il fallait se l’avouer, l’agente, bien que d’un naturel doux et aimable, n’y allait pas dans la demi-mesure lorsqu’il était question d’intervention musclée. Car si elle n’était pas dotée d’une musculature intimidante, sa voix pouvait bien agir comme d’elle. De toute façon, elle a toujours préféré la parole aux gestes, comme quoi ce talent hérité lui seyait à merveille. « Et donc, vous allez bien ? » Tout en prononçant ces quelques mots, elle détailla l’homme qui devait être d’une vingtaine d’années son aîné. Si elle ne souhaitait pas prendre en pitié les hommes dans une situation aussi précaire, de peur de froisser la fierté de certains d’entre eux, elle trouvait tout de même désolant de voir des hommes – et des femmes – dans cette posture. Empathique comme pas deux, Dana était la première à tendre la main au premier étranger qu’elle croisait pour lui offrir son aide. « Vous avez faim ? » demanda-t-elle finalement, changeant abruptement de sujet, sans réelle transition. « Non parce que, si jamais, je comptais rentrer chez moi, lorsque je vous ai vu, au loin. Je pourrais toujours vous offrir de venir manger avec moi. Et prendre une douche, aussi. » Ce qui était parfaitement naturel, proposée par la jeune femme au grand cœur qui avait une foi surprenante et rare de nos jours en l’humanité. Elle considéra quelques instants ce qu'elle venait de dire. « Par contre, la douche, ce sera sans moi. » Mieux valait prévenir tout de suite, comme il n'était pas rare que certains commentaires parfois irrespectueux et que des regards avides viennent lorgner sur sa personne.
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Message posté : Jeu 10 Avr - 21:51 Message
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La gamine avait un sourire sur le visage comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Isaiah était juste l'inverse. Toujours profondément figé dans sa mauvaise humeur et dans sa misère. Les gens, ici, dans les bas-fonds et dans les ruelles mal famées avaient assez peu de raisons de sourire comme ça, surtout quand ils sortaient d'une bagarre. La jeune fille lui dit qu'elle avait fuir les assaillants ainsi que ses amis car elle les avait mit à terre. Se concentrant un peu plus attentivement sur elle il ne put s'empêcher de penser immédiatement au fait que ça devait être une méta-humaine. Non pas qu'il doutait qu'une femme ne pouvait pas se battre comme un homme, il en avait vu des guerrière deux fois plus farouches que lui. L'ex soldat avait aussi et surtout vu des femmes qui compensaient pour leur genre en étant généralement deux fois plus musclées et imposantes que certains gaillards qu'il avait rencontré. Isaiah n'avait jamais été bien épais et il était même d'une maigreur peu attrayante. Ce n'était pas particulièrement évident à ce moment précis étant donné que Isaiah portait plusieurs couches de vêtements. Sa vie n'était pas particulièrement équilibrée et il ne possédait pas d'endroit définitif où laisser ses affaires. Ainsi, il portait deux ou trois couches qui sentaient la transpiration et la crasse. Au bout d'un moment, on ne se sentait plus vraiment soi même et on ne faisait plus la différence entre les différentes odeurs, le nez semblait saturer et ne plus rien filtrer. Ses chaussures étaient des rangers usées jusqu'à l'os dont les semelles se décollaient qu'il avait dégoté dans une œuvre de charité venue distribuer quelques habits. Il se contenta simplement de renifler bruyamment en passant sa manche sur son nez et sa bouche, il remarqua qu'un peu de sang avait séché sur sa lèvre du bas et sa mâchoire semblait avoir un peu été maltraitée au niveau des articulation. Ça ne changerait pas grand chose étant donné qu'il ne parlait déjà pas trop avant, alors parler encore moins ne serait pas une indomptable épreuve.

Ajoutant qu'elle voulait s'assurer qu'il allait bien, il haussa un sourcil qui passa certainement inaperçu sous ses cheveux. Elle lui demanda ensuite si ça allait, ce à quoi Isaiah haussa les épaules. Elle ferait quoi, si il lui disait qu'il avait mal ? Le vieux gars devait avoir quelques maladies en réserve en plus des blessures qu'il avait eu aux suites de la bagarre d'un peu plus tôt. Elle lui guérirait tout d'un claquement de doigt comme ça ? Mais ça ne changerait rien, car après tout, on avait pas qu'un cœur. Il n'y avait jamais que le corps à maintenir et jamais que les organes à ménager mais bien aussi le cœur au fond de la tête, celui qui murmurait souvent des pensées réconfortantes ou, au contraire, les déprimantes. Celui-là, de cœur, semblait mort et définitivement enterré pour Isaiah. Le clochard se releva et observa les alentours tout en se frottant les mains pour vérifier que ses doigts n'avaient pas trop soufferts des coups qu'il avait donné. C'était toujours le problème quand on se lançait dans un combat sans trop se préparer, on avait pas le temps de s'échauffer et les mains étaient les premières à souffrir. Quelques articulations se révèrent douloureuses mais rien de bien méchant, rien qui ne pourrait l'empêcher de faire comme d'habitude. La douleur était devenue habituelle dans son univers et il ne s'en formalisait pas car justement, cette douleur n'était rien comparé à tout ce qui se passait au plus profond de ses chairs et de son esprit.

Alors qu'il allait simplement partir sans demander son reste et oublier cette anecdote étrange et reprendre sa routine, la gamine lui demanda si il avait faim et si il voulait aller chez elle prendre une douche. Elle termina avec une touche d'humour que l'ex soldat ne releva pas. Il avait déjà fait un pas dans la direction opposée et il s'arrêta. Isaiah la considéra un instant avant de dire « J'suis un clodo, j'ai toujours faim. » Puis il marqua une pause avant de rajouter : « Y'a six milliards d'hommes sur cette planète. Pourquoi vous adresser à moi ? Je suis pas le seul qui était là un peu plus tôt. Pourquoi vous voulez me donner un repas et une douche à moi ? Vous voulez quoi ? » cette générosité arbitraire et inexplicable l'embêtait énormément. Ce qu'il n'arrivait pas trop à comprendre l'agaçait et c'était probablement pour ça qu'il s'était retiré de sa vie et de la vie de sa famille et de ses amis. C'était probablement pour ça qu'il ne se liait qu'avec des gens aussi cassés que lui. Cette gamine pouvait avoir une idée derrière la tête et les surprises, Isaiah n'appréciait pas vraiment. Un soldat appréciait rarement se rendre compte qu'on l'avait utilisé pour des fins camouflées. Il avait déjà payé le prix une fois. Après tout, les sourires de cette nana pouvaient cacher tout et n'importe quoi, il n'était toujours pas exclu qu'elle soit à l'origine de l'attaque.
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Message posté : Lun 14 Avr - 0:02 Message
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Bon, d’accord, semblerait-il que le sans-abri en question était plutôt méfiant. C’était du moins ce qu’en avait déduit l’agente compte tenu que, suite à sa proposition toute gentille qui ne cherchait rien d’autre qu’à aider l’homme, ce dernier s’était braqué. Certes, il s’était arrêté dans sa marche – alors que Dana se relevait sur ses jambes – mais ce n’était pas gagner. La question arracha cependant un sourire amusé à l’Atlante. Elle trouvait plus que marrant la réticence qu’il avait, alors qu’elle lui offrait en toute bonté un repas chaud et une douche qui lui ferait sûrement le plus grand bien. Dana s’était appuyée contre le mur du bâtiment, les bras croisés, et jaugeait du regard le sans-abri qui, de son côté, semblait voir la gentillesse de la princesse comme une potentielle menace. « C’est presque triste que le monde en soit venu à un tel point que chaque acte de bonté soit vu comme étant menaçant et posé dans un simplement but égoïste » adressa-t-elle à l’inconnu, toujours ce sourire narquois sur les lèvres. Elle souhaitait presque lui faire comprendre que, ainsi, elle n’était pas bien méchante et il n’y avait aucune arrière-pensée quant à sa proposition. Elle souhaitait simplement l’aider un peu.

Finalement, elle prit la peine de réfléchir à la question qui lui avait été posé. « Peut-être parce que vous êtes le dernier à vous être relevé. Je me sentais donc coupable, sans compter que j’avais un peu peur de vous avoir sérieusement blessé. » Il ne fallait pas déconner avec la modulation sonique, ce pouvait être quelque chose de dangereux, surtout qu’elle ne contrôlait pas toujours les intonations de sa voix. Et comme l’homme en question s’était retrouvé au centre, il s’agissait de celui qui avait eut la plus grande vague sonore. Et donc, sûrement la plus dangereuse. « Donc j’ai patiemment attendu que vous reveniez à vous. » Car bon, si elle n’éprouvait aucun remord à faire certaines remontrances auprès de criminels et des attaquants, elle se sentait un peu plus mal alors qu’elle attaquait par accident – dommages collatéraux en fait – la victime. « Et bon, comme les autres ont préféré fuir dès la première occasion, il ne restait plus que vous. » Elle haussa les épaules, comme s’il s’agissait de quelque chose de parfaitement normal. Quoique, elle ne pouvait que leur donner raison : voir une demoiselle plutôt petite et menue mettre un groupe d’homme au sol avec la seule force de sa voix, ce pouvait être impressionnant et, surtout, inciter les trop curieux à fuir, sûrement par peur de représailles.

Elle secoua finalement de la tête, comme si elle était un brin embêtée par les questions de l’inconnu en face d’elle. « Et sinon, pour répondre à votre question, je ne veux rien. » Ce qui était vrai. Dana agissait rarement par égoïsme et ses actions n’étaient souvent que motivées par une réelle envie de faire le bien autour d’elle. Sûrement s’agissait-il de la raison qui l’avait poussé à intégrer la Team Alpha, du temps qu’elle était encore à Star High, puis de rejoindre l’UNISON, organisation qui s’occupait de protéger la Terre des futures attaques ou invasions extraterrestres, tout en s’occupant des cas liés aux supers et à bien d’autres choses. « Je vous proposais simplement, comme vous êtes le seul sur les lieux, de venir manger avec moi et aussi, accessoirement, prendre une douche pour vous rafraîchir. » Avait-elle cependant des vêtements d’hommes ? Elle avait quelques vêtements trop grands pour elle – des pyjamas, en somme – qui pourrait lui faire pendant qu’elle faisait la lessive pour lui rendre une tenue un peu plus propre. « Mais bon, je ne vous oblige à rien, ce n’est qu’une simple proposition. » Encore une fois, elle haussa les épaules, bien qu’un sourire espiègle se dessinait sur son visage. Elle n’allait tout de même pas lui tordre un bras pour qu’il accepte son invitation. C’était à prendre ou à laisser.

Voilà qu’elle se décalait du mur et qu’elle posait les mains sur sa fine taille. À sa ceinture se balançait encore son Glock 17 tandis que sa tenue épousait parfaitement les formes de son corps – c’était plus facile de nager dans l’eau ainsi. « J’imagine alors que je vais rentrer, compte tenu que vous avez l’air à bien vous porter. » Autant qu’un sans-abri pouvait bien se porter en réalité. Il fallait dire que, bien qu’elle fusse d’abord motivée par sa parfois trop forte empathie, elle avait eut le temps de réfléchir, assise sur le sol froid de la ruelle. Elle allait se l’avouer, il savait très bien se débrouiller en combat. Certes, les hommes vivants dans la rue semblaient tous développer une certaine technique, mais de son côté, cela avait semblé plus précis, comme s’il s’était longtemps entraîné. Qu’elle le veuille ou non, sa curiosité parfois mal placée avait pris le dessus. Finalement, alors qu'elle s’apprêtait à partir, elle s'immobilisa, son regard toujours posé sur l'homme. « Bon alors, vous venez ou je pars sans vous ? » Elle haussa les épaules et lui offrit un large sourire, tout en tournant les talons pour regagner sa voiture, bien qu’espérant silencieusement que l’homme revienne sur sa décision. Et qu’il accepte ainsi son invitation. Au moins aurait-elle fait sa bonne action de la journée et peut-être aurait-elle la chance de satisfaire sa curiosité.
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Message posté : Mer 16 Avr - 16:11 Message
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La gamine, potentiellement sympathique semblait à première vu, et après réflexion, venir d'une classe relativement privilégiée. Elle lui répondit qu'elle trouvait triste qu'un type qui s'était fait tabassé plus d'une dizaine de fois ce mois-ci, qui s'était déjà fait raquetté et presque tué soit méfiant avec une jeune fille qu'il ne connaissait pas qui lui offrait sans contre partie ce que beaucoup ne donnerait même pas pour cent dollars... A croire qu'elle ne connaissait pas grand chose aux gens et à la vie. Elle était jeune, déjà, et ensuite elle semblait incroyablement naïve, peut être même un peu stupide sur les bords. Lui lançant un regard perplexe et légèrement condescendant il répliqua, las « C'est bien la première fois en dix ans que quelqu'un me propose quelque chose sans rien demander en retour. Désolé mademoiselle si je t'ai choqué. Désolé que le monde soit pas un foutu paradis comme tu le voudrais... » Et puis bon, on ne pouvait pas non plus s'attendre à ce qu'une personne qui vit en dehors de la société et qui se fait régulièrement craché dessus par des gens qui semblaient être tout à fait respectable, puisse, de but en blanc, faire confiance à un étranger qui venait d'arriver il y a dix secondes. Si Isaiah avait juste couru dans les bras de tout ceux qui semblaient gentils il serait déjà mort, violé, aurait eu les organes vendus au marché noir ou aurait été démembré quelque part. Personne ne survivait dans la rue sans être méfiant, mais ça, la gamine ne l'avait jamais apprit et n'avait apparemment, comme la plus part des gens « propres sur eux » jamais cherché à comprendre ni à apprendre ce qui se passait dans les ruelles sombres la nuit. Après tout, pour des gens pleins d'argent comme elle, c'était certainement plus confortable de juste ignorer toute cette merde et ensuite lever les yeux au ciel si quelqu'un ne se mettait pas à genoux devant eux pour les remercier et les faire se sentir mieux à propos d'eux même.

Les gens, les croyants en particulier à son grand désespoir, semblaient presque s'acheter une moralité et des pardons en donnant de l'argent ou de la nourriture aux sans abris Une pièce par mois, histoire de rajouter un peu de poids dans les bonnes actions et ne pas se sentir si mal quand on trompait sa femme ou qu'on mentait effrontément à son patron. Mais après, pour donner du boulot à ceux qui voulaient s'en sortir, ça non c'était bien trop demander ! Les catholiques du dimanche étaient parmi les personnes qu'il détestait le plus sans hésiter. La jeune fille expliqua son acte par le fait qu'elle se sentait coupable d'avoir assommé Isaiah. Le type ne s'expliquait pas encore totalement comment ça s'était passé et ce qui avait pu causé tout ça, un truc de meta-humain certainement. Une méfiance sourde, vestige de ses années dans son ancienne paroisse relativement frileuse à ce genre de personnage, naquit dans un coin de son esprit. En même temps, si elle avait voulu le tuer, elle aurait eu tout le loisir de le faire quand il était inconscient. Il ne répondit pas grand chose et se contenta de remettre son vieux manteau en place.

Elle rajouta qu'elle le lui proposait étant donné qu'il était le dernier sur les lieux et qu'il n'était pas obligé d'accepter de toute façon. Dans une toute autre circonstance, il aurait certainement juste tourné les talons et aurait disparu quelque part, essayer de trouver quelques mégots de cigarettes sur le sol, un coin tranquille où terminer sa nuit. Mais là, il était quand même intrigué par les habits et l'attitude de la gamine. Elle semblait avoir des responsabilités ou, du moins, un métier important si elle osait se balader ainsi avec une arme en vue comme ça. Lorsqu'elle tourna les talons et se dirigea vers ce qui semblait être sa voiture. Ce n'était pas tous les jours qu'un truc aussi étrange lui arrivait. Signe de Dieu, pur hasard ou tentation du Diable ? Il n'y avait, en fait, qu'une seule raison de le savoir. Il finit par soupirer bruyamment et dit « Bon Ok. » faisant économie des mots, il s'approcha à son tour de la voiture et en fit le tour. Vu son odeur et son état il allait potentiellement dégueulasser entièrement les sièges du véhicule mais qu'importe. On n'invitait pas un sans-abris chez soi sans s'attendre à un certain risque. Et d'ailleurs, comment pouvait-elle savoir si il n'était pas un dangereux psychopathe qui essayerait de la tuer dès la première occasion venue ? Poussé par la curieuse rencontre et la curieuse situation, Isaiah demanda « Une fille comme toi faisait quoi dans ce quartier délabré ? » Après tout elle n'avait pas le profil pour traîner sous les ponts ou dans les coins réputés comme étant des coupe gorges à moins que la mode ai changé...
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Message posté : Dim 20 Avr - 14:28 Message
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Elle ne tiqua pas alors qu’il s’adressait à elle d’un ton qui se voulait presque arrogant. Après tout, elle avait pleinement conscience qu’ils ne venaient pas du même milieu. Ne faisant que réitérer sa proposition, sans se soucier de le contredire. Certes, elle avait une foi absolue en l’humanité. Beaucoup lui disaient que cela mènerait à sa perte, cette façon qu’elle avait de faire confiance aux autres. Or, douter était à la portée de tout le monde. Tous peuvent douter. Mais faire confiance, il s’agit-là d’une tâche bien difficile. Une tâche que l’Atlante s’assurait de toujours mener à bien. Elle avait bien conscience des injustices, des personnes comme lui qui vivaient dans la rue sans rien pouvoir y faire. Elle avait souvent donné de la monnaie ou un repas à ces personnes. Mais malgré qu’elle soit consciente de toutes ces injustices, elle ne pouvait s’empêcher de voir du bon dans ce monde. Un monde qui battait parfois de l’aile, cependant, tant qu’il y en aurait comme elle qui aurait foi, rien n’était perdu. Cela ne demandait qu’un peu d’effort et de volonté pour tous et chacun. En commençant à tendre une main qui se voulait salvatrice à un homme dans le besoin, par exemple. C’était en aidant son prochain qu’il était possible de faire bouger les choses.

Le problème avec le vieux loup semblait qu’il ne souhaitait en aucun cas la suivre, ne croyant bien évidemment à ses bons sentiments. Soit. Elle n’avait pas tant de temps à perdre avec cela, quand bien même voulait-elle bien faire. Elle haussa donc des épaules et lui affirma qu’il ne s’agissait que d’une proposition. Tournant finalement des talons, prête à regagner sa voiture, la voix de l’homme parvint à ses oreilles et lui arracha un sourire satisfait. Sourire qu’il ne pu pas voir comme elle lui tournait dos. Elle ne commenta pas et se contenta de monter derrière le volant de sa toute nouvelle Audi R8 Spyder, une voiture de sport noir, bien qu’ayant un côté classe qui claquait. Dana était tombée amoureuse de la voiture dès l’instant où elle l’avait vu et n’avait pu s’empêcher de l’acheter. Elle avait eu besoin d’un moyen de transport, de toute façon, son ancienne voiture s’étant faite usée. Et puis, elle en avait les moyens, autant en profiter et s’offrir la voiture de ses rêves. Conduisant prudemment entre les rues de Star City, peu importuner par le fait que le siège serait sûrement à nettoyer. Après tout, l’Atlante n’était pas une demoiselle particulièrement matérialiste. Sa voiture était sûrement le premier achat qu’elle faisait sur un coup de cœur, mais sinon, elle savait se contenter de peu et ne s’intéressait que peu au sort qu’ils subissaient, la majorité du temps.

Semblerait-il qu’il était un tant soit peu loquace. Car s’il n’avait répondu que brièvement et avec le minimum de mots à chaque fois, sa présence sur les lieux avait semblé éveiller une certaine curiosité. Elle n’était pas pour s’en plaindre. « Je rentrais chez moi, en fait. Et en passant par-là, je vous ai vu vous faire attaquer. » C’était aussi simple que cela, chez l’Atlante. « Du coup, j’ai décidé de venir vous aider. » Sans compter qu’elle était capable de beaucoup avec la modulation sonique. L’agente avait hérité de cette capacité de son père, qui l’avait hérité de sa grand-mère, la première demoiselle de la surface à régner aux côtés du roi sur le peuple Atlante. « Et comme vous êtes resté inconscient un petit moment, je suis restée voir si vous vous portiez bien, compte tenu que ça m’a un peu inquiété. » La blonde avait le cœur sur la main et était toujours prête pour aider quelqu’un. Inquiète pour un rien, elle était toujours dévouée aux autres. C’était ce qu’elle aimait dire comme son humanité. Ils avaient besoin de personnes comme elle, sans quoi le monde sombrerait sûrement dans un chaos où tous vivraient que pour eux-mêmes.

Ils arrivèrent finalement face à son immeuble. Se garant, elle coupa le moteur et invita l’homme à la suivre. Elle vivait depuis peu sur la Kane Street, ayant longtemps été sur la 40ème avenue. C’était un grand loft, bien qu’un peu froid et austère par le manque de décoration et de personnalisation. Mais c’était bien, c’était chez elle. Montant à l’étage, elle déverrouilla la porte et se décala pour permettre à l’homme d’entrer. Elle ferma la porte, retira ses chaussures puis se dirigea directement vers la cuisine. La fatigue commençait à se faire sentir sur ses frêles épaules, même si elle avait l’habitude de mener un rythme de vie particulièrement éreintant. Elle ajouta donc de l’eau et des grains de café à la cafetière. « Vous voulez un café ? » demanda-t-elle à l’homme. Alors qu’elle s’en faisait couler un, elle ouvrit la porte de son frigo pour regarder ce qu’elle avait. « Vous pouvez venir vous assoir, vous savez » l’invita-t-elle alors qu’elle désignait la table qui se trouvait dans la cuisine. « Du spaghetti sauce bolognaises, ça vous irait ? » demanda-t-elle en posant des aliments sur le comptoir. Elle fit préparer un autre café et but presque d’une traite le sien, un café noir bien corsé. « Attendez moi quelques instants » lui dit-elle finalement en regagnant sa chambre. Une fois la porte fermée, elle retira sa ceinture, rangeant son arme au fond de son armoire et se changea, revêtissant une paire de jeans sombre et un chemisier bleu pâle. Puis elle retourna à la cuisine pour s’affairer aux fourneaux. « Dîtes moi, pour vous avoir regardé vous défendre… C’était beaucoup trop précis et travaillé pour que ce n’ait été appris que dans la rue, je me trompe ? » lui demanda-t-elle d’une fois douce tout en sortant casseroles et ustensiles.
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Message posté : Dim 20 Avr - 16:44 Message
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La voiture était relativement cher. Même un gars comme lui qui ne regardait pas vraiment les marques de voitures, même quand il n'était pas SDF, il savait que ce véhicule avait dû coûter un sacré paquet. Il s'installa sans mettre sa ceinture et regarda par la vitre comme si quitter l'extérieur devenait quelque chose d’inconfortable. A force de vivre constamment dehors, il lui semblait qu'il ne savait même plus comment ça faisait, quand on était dans une pièce, dans un appartement, pour une durée plus ou moins longue. La jeune fille réitéra son explication, comme quoi elle était juste là « par hasard » et qu'elle était intervenue comme ça. L'explication ne satisfaisait toujours pas le vieux bonhomme mais il avait la conviction qu'il n'aurait pas vraiment plus que ça alors il décida d'abandonner et continua de regarder le monde défiler sous yeux de l'autre côté de la vitre. Rien de bien différent de ce qu'il faisait tous les jours sauf peut être que ça allait plus vite, moins bruyamment. Il aurait presque pu s'endormir sur ce siège et dans cette voiture. La température était bonne, plus chaud et agréable que cette nuit en tout cas, et les mouvements de la voiture le berçaient presque. Mais au terme de leur voyage, ils arrivèrent devant un immeuble. Sortant de la voiture il jauge le quartier du regard histoire de se rappeler si oui ou non il était déjà venu dans les environs. Ça ne lui disait rien, mais de loin, il voyait un carrefour qui pourrait lui servir à s'enfuir si jamais quelque chose arrivait. Après tout, mieux valait prévenir que guérir et entant que militaire, il était toujours rassuré d'avoir une porte de sortie dans la poche juste au cas ou.

La blonde rentra à l'intérieur et monta les marches jusqu'à l'appartement. Vu le nombre de portes, la taille du plafond, la longueur des escaliers, ça devait être un sacré appartement qu'elle avait là haut. Généralement pas du tout le genre de personne à offrir sa générosité comme ça. Isaiah se sentait de plus en plus méfiant et attendait de voir l'anguille sous la roche qu'il venait de ramasser (ou plutôt cette roche qui semblait l'avoir ramassé lui...). Il devait y avoir quelque chose qui clochait. Rien de bien ne lui arrivait après tout. Même si c'était mérité et que tout autre martyr aurait accueilli le malheur comme une libération et un dû naturel face à sa faute, lui avait encore un peu d'instinct de survie et ne s'était pas encore décidé à se laisser dépérir en attendant son heure. Il entra dans l'appartement toujours sans dire un mot. Il fit quelques pas dans l'entrée avant que la gamine n'enlève ses chaussures et se dirige vers ce qui semblait être la cuisine. Isaiah, lui, n'enleva pas ses chaussures. Car, même si il ne connaissait pas cette jeune fille et que, du coup, il n'avait pas grand chose à faire de son bien être olfactif, il n'avait pas envie de laisser sa trace dans cet appartement jusqu'à la fin des temps. Depuis la pièce d'à côté la gamine lui demanda si il voulait un café « Hum ouai... Merci...» dit-il, observant la décoration sobre et discrète de l'appartement. Trop grand fut sa première pensée en voyant la propriété. Il aimait bien avoir tout à porté de main et ça avait d'ailleurs été un des sujets de litiges entre lui et son ancienne fiancée. La blonde finit par lui dire qu'il pouvait s'asseoir et proposa des spaghetti à la bolognaise. Il s'approcha de la pièce et se tint quelques secondes à l'entrée avant de s'avancer vers la tasse de café qui l'attendait. « Ça ira. » répondant aux spaghetti. Cependant, il ne s'assit pas. Ses muscles étaient encore un peu douloureux et il préférait se tenir debout encore quelques temps. Elle s'excusa et sortit de la pièce. Isaiah prit sa tasse de café et commença à la boire. Il fut surpris quelques petites secondes par le goût qu'il n'avait pas expérimenté depuis quelques temps déjà.

La gamine revint finalement, avec un jeans et un chemisier à la place de sa tenue étrange. Elle finit par s'intéresser au style de combat d'Isaiah qu'elle avait apparemment aperçu un peu plus tôt quand elle avait assommé tout le monde. Il haussa les épaules et dit « C'est du krav maga. J'ai été dans l'armée. Je peux utiliser la douche ? » Il se sentait trop sale dans ce trop bel appartement. Pas à sa place et encore moins légitime. Dans la rue, ça allait, le sol, les chewing gum collés sur le pavé n'étaient pas tellement différents de lui, comme si l'ex soldat pouvait se fondre dans le paysage au sein même de la pierre. Dans cet endroit, il avait l'impression qu'il ne pouvait cacher sa condition nulle part. Il avait terminé son café et avait déposé sa tasse à l'envers dans l'évier. Il avait beau avoir été dans la rue très longtemps ce genre de réflexe que sa mère lui avait fait rentré dans la tête et aussi qu'on apprenait à l'armée, ça ne partait jamais vraiment.
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Message posté : Dim 4 Mai - 6:05 Message
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S’affairant à la tâche de cuisiner un repas consistant – certes, il était le matin, mais comme elle n’avait toujours pas dormi, elle se considérait toujours comme étant la veille, pour tout dire. Tentant de façon à être presque subtile, alors qu’elle sortait les ingrédients pour faire des pâtes à la sauce bolognaise, elle demanda à son inviter du moment où avait-il appris à se battre. Après tout, il était impossible qu’il parle de réflexes. Ce fut trop précis, trop entraîné, pour qu’il n’ait jamais suivi un quelconque entraînement dans le domaine. Agente depuis plus d’un an, agente d’élite depuis un mois environ, elle avait l’œil pour ce genre de chose. Elle-même ayant appris les rudiments de l’auto-défense au corps à corps tout comme le maniement de l’arme, elle savait que trop bien que ce ne pouvait pas être quelque chose d’instinctif. Pas à ce niveau, du moins. Elle eut presque peur qu’il ne réponde pas à sa question. Après tout, il ne s’était pas montré des plus loquaces depuis qu’elle l’avait récupérer. Une personne qui ne semblait pas apprécier parler si cela n’avait pas un but précis. En quelque sorte, ce n’était pas quelque chose de bien mauvais, mais pour la sociale Dana Taylor, elle n’était pas adepte des monologues.

Elle connaissait le Krav Maga. À vrai dire, Dana aimait la mentalité de cet art martial qui agissait plus comme une technique d’auto-défense. Rapide et précis, l’efficacité était de mise. Sans se dire experte ni même aussi douée que l’homme en face d’elle – de ce qu’elle avait vu dans la rue – il n’en restait pas moins qu’elle avait appris, dut à son rôle d’agente, quelques techniques qui pouvaient s’y apparenter. Certes, même désarmée elle était dotée d’une force vocale peu commune et de quelques autres moyens qui pouvaient lui assurer un avantage, mais s’y connaître en corps à corps pouvait avoir un avantage certain. « Un ancien militaire, donc ? » Perspicace la demoiselle. « C’est assez intéressant, à vrai dire. » Elle eut un doux sourire alors qu’elle préparait la sauce dans un chaudron. Une fois le tout bien mélangé – ce n’était pas particulièrement difficile à faire et, vu son niveau culinaire, c’était déjà un exploit – elle lui adressa un vague signe de main pour qu’il la suive. « C’est sans aucun problème, pour la douche. Après tout, cela faisait parti de l’offre. » Toujours ce sourire qui se voulait rassurant sur les lèvres. « Juste ici » lui dit-elle en ouvrant la porte de la grande salle de bain.

Malgré qu’il n’y ait que quatre pièces, à savoir une chambre, un salon, une salle de bain et une cuisine adjacente à la salle à manger, il s’agissait d’un grand appartement. Elle sortie des armoires de quoi permettre à l’homme de prendre une bonne douche. « Je laisse tout sur le comptoir. Vos vêtements, vous pouvez les mettre dans la machine à laver, je la mettrai en marche lorsque vous aurez fini. » D’une démarche altière, qui rappelait bien malgré elle une ascendance de la haute société, elle sorti de la salle de bain. « Je vais déposer des vêtements au pied de la porte. Ce ne sera peut-être pas à votre goût, mais ce sera que le temps que vous vêtements soient secs. » Lui adressant un dernier sourire, elle referma la porte derrière elle et allait vérifier sa sauce qui chauffait sur le four pour ensuite aller à sa chambre. L’Atlante se saisit d’un jogging qui se voulait large et d’un chandail quelconque qui lui servait de pyjama. Après tout, Tara étant sa conseillère de mode et cette dernière ayant des goûts assez luxueux, elle n’était dotée que de vêtements cintrés et épousant parfaitement les courbes féminines de son corps. Même ses tenues de sport avaient été choisi par la demoiselle et, bien que recouvrant les parcelles de peau qu’elle souhaitait cacher, faisait ressortir le gable de ses courbes. Il ne lui restait donc que ses pyjamas qui puissent convenir à l’homme, sachant qu’il n’apprécierait sûrement que moyenne de se voir affubler d’un pantalon moulant et d’un chemisier épousant les courbes inexistantes chez son invité. Un moyen pour qu’il puisse croire qu’elle se moquait de lui, chose qu’elle ne souhaitait pas.

Une fois la sauce presque prête, elle fit chauffer l’eau pour éventuellement y ajouter les pâtes. Elle entendit la porte de la salle de bain s’ouvrir, ce qu’il lui fit relever son regard d’un bleu profond vers l’homme qui se retrouvait à porter ce qu’elle avait pu lui laisser. « Je suis vraiment désolée. Mais outre cela, je n’ai sûrement pas grand-chose qui puisse vous convenir. » L’avantage était qu’il n’était pas bien large. Autrement, elle aurait sûrement galérer à lui trouver de quoi pour lui aller. Abandonnant ses plats qui chauffaient tranquillement, elle se dirigea vers la salle de bain pour mettre sa machine à laver en marche, alors que les vêtements de l’homme s’y trouvaient. « Vous êtes désormais condamner à passer les deux prochaines heures en ma compagnie » déclara-t-elle avec un sourire amusé. Elle regagna la cuisine, invitant de nouveau l'homme à la suivre et à prendre place sur l'une des chaises. « Vous voulez un autre café peut-être ? » lui demanda-t-elle, sachant qu'elle-même pouvait presque en boire plus d'un, et ce, dans un cours laps de temps. Et puis, elle était soucieuse de bien-être de son invité. Le père de Dana, à savoir le roi d’Atlantide, lui avait inculqué le savoir vivre, les règles de bien séances et à savoir comment être une hôte parfaite. Cela faisait parti de son rôle de princesse.

Se servant un deuxième café – il s’agissait d’une boisson dont elle serait incapable de se passer, lorsqu’elle devrait bien malgré elle retourner à Atlantide pour succéder son père, elle s’appuya contre le comptoir, dégageant une mèche blonde qui lui tombait devant les yeux. « Vous n’êtes plus dans l’armée ? » demanda-t-elle finalement pour briser le silence. Or, sa question n’était peut-être pas des plus appropriés, vu les conditions de vie de l’homme qui se trouvait en face d’elle, comme il était assez évident qu’il ne s’y trouvait plus. Parfois, si elle était de nature réfléchie et posée, le malaise d’un silence prolonger avait tendance à lui faire dire des choses qu’elle aurait préféré éviter en temps normal. « Vous avez un nom ? » tenta-t-elle de se rattraper, ne cherchant surtout pas à braquer l'homme qu'elle avait plus ou moins blessé lors de l'attaque de la veille.
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Message posté : Dim 4 Mai - 18:36 Message
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La gamine commença à s'affairer en cuisine. C'était très inhabituel pour Isaiah de voir quelqu'un faire quelque chose comme ça, pour lui. A l'armée ils mangeaient des rations ou dans des cantines, à la rue il mangeait ce qui traînait ou ce qu'on lui cédait (pour lui comme pour un autre, un clochard ressemble toujours à tous les autres clochards après tout) et dans les soupes populaires, c'était de la cantine à la chaîne, il n'y avait aucune raison de s'émouvoir outre mesure. Du coup, l'ex soldat se sentait très inconfortable, se demandant ce qu'il avait bien pu faire ces derniers temps pour mériter autant d'attentions. Elle sembla s'intéresser à ce qu'il avait dit sur son passé de militaire et elle finit par lui montrer le chemin de la douche. En un rien de temps, Isaiah se retrouva avec une serviette et des vêtements propres à porter le temps que ses guenilles ne soient lavées. Même cette salle de bain lui semblait trop grande et trop propre. Il avait peur de tout dégueulassé et que la gamine ne regrette bien vite de l'avoir inviter chez elle. Se déshabillant, il se rendit compte qu'il avait encore un peu maigris. En ces périodes agitées, beaucoup de gens préféraient penser à leur propre sécurité plutôt qu'à donner aux associations d'aides, ce n'était pas forcément un reproche mais plutôt une constatation que le SDF avait fait bien avant de se retrouver à la rue. Passant dans la douche il l'ouvrit immédiatement et ne pu s'empêcher de lâcher un soupire de soulagement. Il se laissa un instant, sans bouger, laisser l'eau couler sur son corps. A ses pieds, l'eau se rassemblait en une flaque brune et poussiéreuse. Il finit par attraper le gel douche et en tartiner sur le haut de son corps. Il décrassa sa peau, frottant, grattant les impuretés pour libérer sa peau. Il passa ses cheveux aussi au gel douche et la mousse qui n'en finissait pas de noircir. Finalement, sa peau retrouva une couleur claire et à peu près propre. Les cicatrices aussi, se révélaient, sur ses bras, et il se demanda pendant un moment si il n'était pas mieux de les cacher sous la souillure. Il finit par sortir, attrapa la serviette et se la passa sur le visage un petit moment avant de s'essorer les cheveux qui avaient retrouvé leur teinte châtain foncée qui avait tendance à virer au gris après plusieurs semaines sans soin.

Il attrapa et enfila les vêtements propres et enfourna les siens dans la machine à laver. Il douta sérieusement qu'ils seraient tellement plus agréables à regarder une fois sortit mais au moins il pouvait essayer. Et puis c'était toujours bon à prendre pour éviter les maladies et les bestioles dans le plis des vêtements. Après ça, il se passa rapidement la serviette dans les cheveux pour les sécher rapidement et il plia et laissa tout ceci sur le bord de la baignoire. Il avait fait attention à déranger le moins possible l'espace qu'il empruntait et lorsqu'il sortit de la pièce, une douce odeur lui flatta les narines. Dans la rue, l'ex soldat évitait autant de possible les coins de restauration car la faim couplée aux odeurs de gras et de viande ne lui réussissait pas, même le rendaient malade, mais à présent, savoir qu'il allait pouvoir se sustenter, ça rendait cette faim différente. Son corps réagissait de manière électrique à la propreté, les vêtements et cet environnement aseptisé. On pensait souvent que retourner dans la vie normale était agréable mais le corps, l'esprit et les habitudes avaient du mal à faire la transition et même si à ce moment précis Isaiah se sentait mieux après cette nuit agitée, il ne pouvait s'empêcher de se sentir en décalage avec la réalité. Le t-shirt et le pantalon prêté par la jeune femme étaient presque trop grands pour le SDF qui n'avait pas mangé de manière régulière ce dernier mois. Le froid et la dureté de la vie extérieure lui avaient volé encore quelques kilos ces dernières semaines. Alors que la gamine, en le voyant, s'excusa qu'elle n'avait pas énormément d'autre choses à lui proposer, il haussa les épaules et dit « C'pas grave. Merci. » il ne savait pas vraiment quoi dire d'autres. Il n'avait aucun sujet de conversation à aborder avec elle. Il ne savait pas d'où elle venait ni ce qui l'intéressait et certainement qu'ils ne partageraient pas du tout les mêmes intérêts. Il aurait pu lui parler des lieux à éviter ces prochains jours si on ne voulait pas se faire taper dessus. Il aurait pu lui parler des restaurants qui laissaient leurs ordures dehors, dans la rue et qui étaient donc accessibles aux sdf... Mais il doutait que ça l’intéresserait. Alors qu'il s'installait à la table, la femme déclara qu'il était à présent coincé ici pour deux heures, le temps que ses habits ne sortent de la machine. Il hocha la tête. Il ne savait pas vraiment quoi répondre à ça. Il n'était plus habitué à entendre des blagues ou des jeux de mots qui lui étaient adressé...

Finalement, la blonde lui proposa un deuxième café, une bonne occasion de se réveiller après une douche un petit peu trop zen « Oui merci. » Puis la jeune fille, apparemment encline à essayer de faire partir Isaiah, lui demanda si il n'était plus dans l'armée et quel était son nom. Même si ça ne l'enchantait pas particulièrement de reparler de tout ça, il se sentait légèrement obligé de faire plaisir à son hôte qui semblait se démener pour lui, une personne qu'elle n'avait encore jamais vu auparavant. Il saisit son café et en but une gorgée. « J'ai été blessé, on m'a donné une médaille et un billet de retour au pays. C'est ce qui se passe quand on en a marre de faire de la merde mais qu'on trempe dans trop de secrets d’État pour se faire taper sur les doigts. » et il but une deuxième gorgée. Au pire, ils lui feraient quoi, le mettre en prison ? Ça lui ferait un toit au dessus de la tête, ce qui ne serait pas une détérioration de ses conditions de vie. Et puis, dire la vérité et la répandre parmi la population faisait quand même partie des enseignements de Jésus... Malheureusement le monde réel finissait toujours par réinterpréter la bonne morale à travers le spectre de l'argent. « Je m'appelle Isaiah. Et toi, c'est quoi ? Tu bosses dans un genre de boite de nuit ? » Après tout sa tenue provocante, il aurait eu du mal à l'imaginer dans un autre type d'endroit mais après, il n'avait pas vraiment levé le nez vers ce qu'il se passait à Star City et des évolutions diverses de la mode. Déjà que ça ne l'intéressait pas au début...
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Message posté : Dim 11 Mai - 14:59 Message
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Bon, peut-être n’aurait-elle pas dut se montrer aussi intrusive. Peut-être n’avait-il pas envie de parler de ce qu’il avait fait avant de se retrouver à la rue. Ce qui serait particulièrement normal. Toutefois, demander à la blonde qui sirotait son café alors qu’elle se trouvait appuyée contre le comptoir de la cuisine. Elle arborait un léger sourire, comme pour essayer de mettre en confiance l’homme. Elle ne souhaitait pas le braquer ni même le pousser à partir. De toute façon, où irait-il alors que ses vêtements tournaient dans la machine à laver ? Un air peiné se dessina sur ses traits alors qu’elle fronçait légèrement les sourcils. C’était peut-être trop vague pour qu’elle s’en contente, toutefois, elle ne se voyait pas pousser le bouchon plus loin. Par pour le moment du moins. Elle aurait été tentée de le questionner quant aux assurances de l’armée, comme il lui avait toujours semblé que même les blessés étaient encore payés. Mais elle préféra s’abstenir, l’homme n’avait sûrement pas envie de voir une jeune blonde s’immiscer dans sa vie. Voilà. Il allait vraiment falloir qu’elle apprenne à tenir sa langue et surtout faire taire ses mille et une questions qui tournaient dans sa tête.

Cela l’embêtait quand même. Un peu. Elle avait déjà entendu des histoires d’anciens militaires qui finissaient sans abri, mais elle n’y avait jamais vraiment cru. Venant d’un peuple où les blessés de guerre étaient soignés et bien conservés, elle avait du mal à s’imaginer une armée qui laissait derrière elle des soldats s’ils étaient blessés, s’ils n’étaient plus aptes à repartir au combat. C’était cette innocence de la vie à la surface qui la dotait d’une foi assez surprenante en l’humanité, elle qui n’osait pas croire que de telles choses pouvaient réellement arrivées. Et pourtant, force était de constater que l’homme faisait bel et bien parti – de ce qu’elle avait cru comprendre – de ceux qui étaient lâchement abandonnés par ceux qu’il avait servi sûrement de longues années durant. « Et votre blessure, elle va mieux ? » Elle s’était adressée à lui d’un ton sincèrement soucieux, préférant encore poser cette question que de s’indigner face au manque de respect flagrant des forces de l’armée. Oui, c’était sûrement mieux ainsi, surtout qu’il n’avait très certainement pas besoin d’une jeune – car elle semblait franchement jeune à ses côtés – pour répéter ce qu’il avait dut entendre et penser à plusieurs reprises.

Elle hocha doucement de la tête à l’entente de son nom. Elle voulut donc faire de même, se présenter, comme il lui renvoyait la question, mais il en ajouta une qui déstabilisa rapidement la blonde. Dana tint donc sa tasse, immobile et interdite, pour à peu près une seconde et demie. Puis, remise un peu du choc, elle en vint à hausser un sourcil. Bon, d’accord, elle portait une tenue assez près du corps depuis qu’elle était agente d’élite, histoire de faciliter ses déplacements dans l’eau. Mais de là à croire que cette tenue relevait d’un boulot comme barmaid ou même pire – elle n’osait pas s’imaginer ce qu’il avait en tête – c’était assez absurde, de son avis. Elle s’empressa donc de secouer doucement de la tête. « Tout d’abord, moi c’est Dana. » Nom qu’elle avait adopté depuis sa venue à la surface, autrefois connue chez son peuple comme étant la princesse Thétis, héritière du trône d’Atlantide. « Et ensuite, non, je ne travaille pas dans une boîte de nuit. » Elle aurait presque eut un soupire consterner. « Je suis agente d’élite au sein de l’UNISON. » Voilà qui était dit, qui expliquait certainement le tour de passe-passe qu’elle avait réussie plus tôt et, surtout, l’arme qu’elle avait eue à la ceinture.

Prenant une nouvelle gorgée de café, elle eut un léger sourire – comme toujours à vrai dire. « Pour la tenue. » Car il était clair que ce devait être ce qui avait amené l’homme à croire qu’elle puisse travailler dans une boîte de nuit. « C’est pour faciliter les déplacements dans l’eau, sans plus. » Bien qu’elle ne comptait pas annoncer qu’elle était Atlante – elle avait cru remarquer qu’être étrangère attirait les regards méfiants – elle pouvait au moins expliquer brièvement la raison d’une telle tenue. « L’aérodynamisme, tout ça. » Elle n’allait pas se lancer dans un cours de physique, mais il avait très certainement compris. Puis, elle entendit siffler vers la gauche et elle regarda avec effarement son chaudron où se trouvait la sauce débordée. Et merde, le repas. Elle attrapa une cuiller pour tenter de brasser la sauce et ainsi éviter un nouveau débordement. Merde. Elle avait collé dans le fond du chaudron. Et les pâtes. Et merde, elle avait aussi oublié les pâtes qui, elles aussi, se retrouvaient collées dans le fond. Merde. « Et merde » s’exclama-t-elle dans un ton fataliste alors qu’elle voyait son repas réduit à l’état de raté. Elle avait toujours été une piètre cuisinière, pouvant même aller jusqu’à faire flamber un truc qui demandait d’être réfrigérer. Mais elle avait eut confiance, en cette matinée mouvement, une bonne impression. « Dit-moi, une pizza, ça te plairait ? » Elle eut un rire nerveux alors qu’elle éteignait les ronds du four histoire de limiter les dégâts. « Parce que je crois que c’est un peu raté, là. » Doux euphémisme.
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Message posté : Lun 19 Mai - 20:43 Message
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La gamine semblait apparemment intéressée par ce que Isaiah racontait. Non pas qu'il s'étonnait que les histoires de guerre étaient chiante mais les gens s'intéressant à sa vie, à lui, étaient assez rares finalement. Bien sur à la soupe populaire, quelques fois, on lui avait posé des questions mais les personnes travaillant dans ces centres étaient surtout des personnes polies qui essayaient de faire le conversation à des gens qui n'arrivaient plus très bien à communiquer avec le monde des vivants et des intégrés. Non, décidément, il ne savait même pas si quelqu'un quelque part sur cette terre savait qui il était et ce qu'il était devenu. Cette espèce d'absence théorique avait été incroyablement bonne pendant un certain temps. Non pas qu'il aurait voulu disparaître, mais le fait qu'il errait comme un fantôme, le fait qu'il ne traînait pas derrière lui une famille affligée et pleine de pitié l'avait finalement soulagé énormément. Comparé à certains de ses compagnons, il n'avait de comptes à rendre à personne et personne ne voulait vraiment le sortir de son caniveau. Ca enlevait une pression en moins sur les épaules. Avec ça, peut être aussi un petit sentiment étrange de solitude qui le dérangeait, mais à force, il avait finit par vivre avec et s'en faire un ami. La gamine lui demanda si sa blessure allait mieux. Il hoche la tête, se recoiffant ses longs cheveux foncés derrière les oreilles « Ouai, ça s'est totalement réparé. Mais j'ai pas recherché à y retourner... » Il n'avait d'ailleurs recherché à retourner nul part. Que ce soit vers sa fiancée ou vers son foyer, il était rentré chez lui tout en ayant l'impression d'être resté sur le pas de la porte. Les murs autour de lui semblaient sans cesse vouloir le piéger à jamais et l'étouffer. Il avait d'ailleurs relu un livre qui lui avait rappelé cette espèce de sensation de ne jamais être sûr et de ne jamais être lui ainsi dans les intérieurs pourtant si familiers. Il avait d'ailleurs laissé House of leaves chez Georgia... Belle ironie finalement.

La jeune femme se présenta à la suite d'Isaiah et de sa question concernant son métier. En même temps, l'ex militaire avait rarement vu de costumes de cet acabit. Il en avait vu pourtant des accoutrements bizarres mais l'idée que cette nana puisse être une combattante d'une organisation internationale ne lui traversa pas l'esprit une seule seconde... Après tout, c'était bien trop fin et moulant pour être pratique en affrontement lourd, non ? C'était bien sur sans considérer ses pouvoirs mais après tout... Ce n'était pas forcément insultant de bosser dans une boite de nuit. En tout cas, la jeune femme ne sembla pas se montrer insultée mais elle nia pourtant bosser dans ce genre d'endroit. Puis elle ajouta qu'elle bossait pour l'UNISON. Le nom disait évidemment quelque chose à Isaiah. Même si on ne s'intéressait pas à la politique de Star City, on avait déjà entendu parler de cette organisation mondialement connue. Isaiah n'avait jamais vraiment cherché à savoir en détail ce que cette organisation faisait vraiment, les trois quarts des gens se contentaient de ne pas être trop regardant et de laisser les autorités faire ce qu'ils avaient à faire. Possiblement une erreur si on voulait l'avis d'Isaiah, mais après tout, lui non plus ne s'en souciait pas vraiment. Il hocha la tête doucement, essayant de formuler des questions un peu plus développées que « C'est quoi ? » dans sa tête. La blonde rajouta ensuite une information qui souleva beaucoup plus de questions que de réponses finalement. Aller dans l'eau, l'aérodynamisme... Bien qu'Isaiah savait ce que c'était, il avait du mal à voir où tout cela menait... Elle était spécialiste des déplacements marins ou quoi ? Aucune idée... En tout cas, tout cela devait être lié aux capacités de cette nana. Alors qu'Isaiah avait hoché la tête en répétant « L'UNISON... » un sifflement assez caractéristique se dégagea du plat de la demoiselle et l'impression première du SDF se retrouva confirmée quand elle lui demanda si il aimerait bien une pizza. Il haussa les épaules en se calant un peu mieux sur sa chaise. « Ouai, ça me va... » tout lui aurait été, de toute manière, à ce stade... Finalement, il se décida à poser sa question « C'est quoi ton boulot à l'UNISON avec l'aérodynamisme et tout ça ? T'es un genre de scientifique ? Je sais pas trop ce qu'ils font, j'avoue... » après tout, il ne savait pas exactement ce qu'ils trafiquaient dans leurs grands bureaux...
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Message posté : Ven 27 Juin - 6:49 Message
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Son repas était fichu. Totalement et complètement raté. Elle le savait, pourtant, qu’elle était une bien piètre cuisinière. Toutefois, il y a de ces journées, où elle se sentait presque impossible, que la lune était à porter de main. Sûrement dut fait qu’elle était possiblement un peu trop fatiguée pour réussir à penser correctement ou alors qu’elle avait fait fuir quelques hommes en élevant simplement le ton de sa voix. Enfin, peu importait la raison de sa soudaine confiance en sa cuisine pourtant généralement assez foireuse, il n’en restait pas moins que son banal spaghetti se retrouvait à brûler sur son four. Éteignant les ronds, évitant ainsi de créer un feu accidentel dans son appartement – il ne manquerait plus que ça – elle s’adressa à son inviter avec un faible sourire, lui demandant si une pizza saurait le contenter. Tant qu’à commencer avec des pâtes, autant poursuivre dans la lignée italienne – car tel était le cheminement de ses pensées. « Laissez-moi cinq secondes, que je passe la commande. » Elle se dirigea vers son téléphone qu’elle avait laissé à l’entrée. « Un choix particulier pour la pizza ? » Ou comment se mettre les deux pieds dans les plats, en demandant à un sans-abri qui ne mangeait sûrement pas à sa faim de choisir une pizza qu’il aurait sûrement mangé peu importe la sorte. Si l’Atlante était consciente de la misère du monde, elle se trouvait toutefois un peu trop souvent confrontée à un choc culturel du fait que, en Atlantide, il n’y avait pas de pauvreté. Certes, il y avait des classes sociales, mais il n’était pas rare de voir le roi et la princesse – à savoir elle – passer du temps avec son peuple. C’était ainsi qu’ils se faisaient apprécier et respecter à leur juste valeur. Et donc, de voir des riches regarder d’un air dédaigneux les pauvres, de voir réellement des pauvres incapable de survivre à la rude vie à la surface, c’était quelque chose de difficile et d’un brin incompréhensible pour la trop sensible et altruiste Dana, qui pour elle tendre la main pour aider quelqu’un était quelqu’un chose de normal et non pas un acte de bonté.

Revenant à la cuisine tout en raccrochant son téléphone, elle envoya tout à l’évier, se promettant de faire la vaisselle un peu plus tard. Dana avait toujours été quelqu’un de particulièrement ordonnée et propre, autant sur elle qu’à son appartement. Et donc, ce n’était pas qu’une promesse en l’aire. Puis, l’ancien militaire, aujourd’hui sans-abri – la blonde en était toujours aussi étonnée – s’adressa à elle en revenant sur le sujet de l’UNISON. Pour un ex-militaire, peut-être que l’organisation internationale lui ramenait quelques souvenirs. Après tout, il n’était pas rare de voir des militaires qui, suite à la découverte d’un talent qui les amenait à être surhumain, intégrer l’UNISON pour aider à plus grandes échelles. « Non, je ne suis malheureusement pas scientifique. » Si la blonde était une demoiselle intelligente et curieuse, elle n’arrivait très certainement pas à la cheville de Tesla ou encore tous les autres chefs de projets scientifiques. Et puis, elle préférait de loin les enquêtes et sa place sur le terrain. « Comme dit, je suis agente d’élite. » Elle tira une chaise pour y prendre place, croisant élégamment les jambes, digne d’une personne de son rang social. Car si ici elle n’était, d’apparence, qu’une humaine lambda, il n’en restait pas moins qu’il était assez évident d’y trouver quelques traits et habitudes très aristocrates dut à son titre d’héritière du trône d’Atlantide. « Je suis donc chef de ma propre équipe. » Pour une jeune adulte de tout juste vingt-et-un an, s’en était presque surprenant. « Avec mon équipe, je m’occupe principalement des enquêtes qui dépassent souvent l’expertise et les compétences des policiers. Je gère donc, aussi, lorsque nécessaire, les interventions terrains. » En bref, c’était ce qu’elle faisait, en un peu plus dangereux que ce qu’il était présenter sur papier. Car l’Atlante ne faisait jamais dans la demi-mesure.

Puis, la tenue. Pour la belle blonde qui avait toujours eut une confiance presque débordante et s’était toujours considérée comme banale – même si, vu les critères de beauté américains, elle était sûrement classée dans les demoiselles les plus désirables, de part ses longs cheveux blonds, ses grands yeux bleus et son corps fin pourtant simplement propre aux Atlantes – n’avait jamais rien vu de problématique à sa tenue, certes, quelque peu moulante. C’était simplement une question pratique, bien évidemment, compte tenu qu’elle n’avait pas pour habitude d’exposer son corps et ses courbes. Ou, tout du moins, elle n’en voyait pas l’utilité, compte tenu qu’elle ne cherchait certainement pas à attirer les hommes et, si c’était le cas, elle ne voulait pas d’un homme au regard lubrique qui n’en aurait qu’après son corps. Enfin, bref. « Disons que j’ai une affinité toute particulière avec l’eau. » Autant se dire mutante, plus qu’Atlante, cela passerait certainement un peu mieux, comme les mutants faisaient désormais partis de la société alors qu’une princesse venue d’un peuple considérer comme mort et disparu, ne faisant que parti des légendes d’après la majorité des humaines, cela aurait eut quelque chose de suspect. « Et donc, compte tenu de cette affinité et que mes missions tournent beaucoup autour d’endroits où je serais susceptible d’utiliser l’eau à mon avantage, j’ai opté pour une tenue de circonstance. » Elle haussa des épaules, considérant cette excuse comme parfaitement valable et juste, compte tenu que c’était exactement le cas, en oubliant toutefois le passage Atlante, étrangère venue d’un peuple sous-marin, tout ça, tout ça…

« À vrai dire, il y a plusieurs postes à l’UNISON. Des agents d’élites, qui sont à la tête d’une petite équipe d’agents. Sinon, il y a les scientifiques, les chercheurs, l’équipe d’intervention en cas de soucis… Et des postes de bureau, je crois bien. » Elle eut un large sourire. Non pas qu’elle ne connaissait pas l’entreprise – ou enfin, l’organisation – pour laquelle elle travaillait, mais disons que Dana s’était surtout concentrée sur son travail d’agente pour ensuite se retrouver agente d’élite l’année suivante sans chercher à éplucher tous les postes d’une si grande et importante organisation. Et donc, elle ne pouvait pas trop en dire, de peur de peut-être se méprendre sur une chose. « L’UNISON vous intéresse ? » Dans le sens que cette organisation internationale pouvait être intéressante et avait souvent beaucoup de points d’ombres, compte tenu qu’elle n’avait pris de l’importance que depuis deux ans, aux États-Unis. En 2010, pour être exacte, lors de l’invasion du Terminus, où seule l’UNISON fut en mesure de repousser la menace extra-terrestre. « Encore l’année dernière, j’étais agente, sous les ordres d’une agente d’élite. » Tara, une presque sœur, une excellente amie qu’elle appréciait tout particulièrement. Celle qui lui avait tout apprit du métier. « J’ai eu ma promotion depuis peu. Et donc, je me monte tranquillement une équipe. » Car elle était méticuleuse dans son choix d’agents. Elle avait une idée en tête, l’équipe parfaite qui lui conviendrait. Et, pour ça, il fallait chercher, attendre et bien observer. Elle voulait surtout des agents complémentaires, avec des capacités différentes, pour pouvoir couvrir le plus de champ de compétences possibles. Toutefois, là n’était pas le sujet de la discussion.

Son regard s’attarda sur les traits du sans-abri. Si ces derniers semblaient presque ravager par ce qu’elle croyait être les années de vie à la rue – comme elle ignorait depuis combien de temps s’y trouvait-il – il n’en restait pas moins qu’il ne devait pas être si vieux et que, propre, il était sensiblement présentable. C’était triste à voir, un ancien militaire qui se trouvait à errer dans les rues, alors qu’il lui restait encore de longues années à vivre. Or, comme elle ne connaissait pas les raisons de ce mode de vie sûrement forcé, elle préféra ne pas porter de jugement hâtif. Cela ne l’empêcha cependant pas de questionner son interlocuteur. « Vous faisiez quoi, en réalité, dans l’armée ? » Car le regard observateur de la princesse avait bien remarqué son style de combat et l’expérience qu’il avait dans le domaine. Quelque chose qui faisait bien défaut à la frêle blonde. Car si elle se défendait pas mal et était capable avec une facilité presque surprenante pour une femme de sa taille de mettre un homme sans expérience au tapis, un tant soit peu de résistance et elle se retrouvait à manquer de ressource. Elle était certes particulièrement musclée, son rythme de vie y obligeant, en faisant une adversaire redoutable, elle n’avait néanmoins pas le niveau de l’ex-soldat. « Enfin, je comprendrais que vous ne souhaiteriez pas en parler. » C’était simplement qu’elle était étonnée, voilà. Il ne pourrait toutefois pas comprendre, compte tenu qu’elle ne pouvait pas tout simplement dire qu’elle était Atlante et que, dans son coin de l’océan, la pauvreté, ça n’existait pas. « Parce que, à vrai dire, voilà, je dois dire que je ne comprends pas. » Ancien militaire, désormais à la rue. Certes, il fut blessé, toutefois, elle avait en tête que l’armée prenait plus à cœur ses soldats. « Mais ça ne me regarde pas. » Elle secoua doucement de la tête, souhaitant toutefois silencieusement qu’il explique, ne serais-ce qu’en quelques mots, qu’elle puisse saisir la situation. Car, pour une demoiselle aussi curieuse que la belle blonde, être dans l’ignorance avait de quoi être un brin agaçant.
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Message posté : Mer 9 Juil - 21:43 Message
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Bon, la jeune fille n'était apparemment pas très compétente du point de vue de la cuisine. Dans sa famille à lui, très jeune, il aidait pour tout et surtout pour la cuisine et les tâches ménagères. Même si aujourd'hui tout cela se réduisait à préparer le strict minimum, il se débrouillait plutôt bien avant de tout lâcher. Aujourd'hui, il avait certainement tellement mangé de la merde et tellement eu faim ces dernières années qu'il aurait eu une perception totalement absurde des goûts et des dosages. Ça ne se perdait potentiellement jamais vraiment, mais il préférait éviter. La jeune femme lui demanda ensuite quel était son choix en matière de pizza. La question le prit de court. En effet, quand il tombait sur des pizzas, elles étaient aux ordures, déjà entamées... Alors le choix, il ne l'avait pas eu depuis un très long moment. Il haussa les épaules et dit simplement « Qu'importe, je prends ce que toi tu prends. » Il ne fallait pas avoir des goûts particuliers quand on vivait dans la rue, et d'ailleurs, il était impressionnant de voir à quel point tout pouvait changer très vite quand on avait faim. Tel aliment détesté dans une autre vie, dans celle-ci, vous en mangeriez toute la journée si ça voulait dire que vous n'auriez plus jamais faim. La gamine partit avec son téléphone et revint pour tout mettre dans son évier.

La jeune femme lui expliqua ensuite qu'elle n'était pas scientifique mais qu'elle commandait un petit groupe d'enquêteurs spécialisés. L'UNISON était une organisation qui s'occupait des choses qui dépassaient l'expertise des experts habituels. Ha oui, il s'en souvenait maintenant. Ils étaient à chaque fois impliqués dans tout ce qui était bizarre, étrange et finissait par foutre le bazar partout. Lors de l'invasion extraterrestre notamment. Un peu comme l'ONU... Possible qu'ils soient un peu plus efficaces que ces derniers. Si ils n'avaient pas de structures foireuses qui contenait à un endroit les armes et à l'autre bout du monde les munitions... Écoutant, tout en hochant la tête, il se doutait ensuite que l'organisation répondait à une hiérarchisation classique au niveau des postes. Il pencha légèrement la tête alors qu'elle lui demanda si ça l'intéressait « Nan nan, j'entends juste leur nom partout c'est tout. » rien ne l'intéressait vraiment d'une manière empirique : la perspective de simplement survivre était sa préoccupation première, après ce n'était que du détail, une sorte de bruit sur une fréquence qu'il avait du mal à saisir. La gamine ajouta qu'elle avait eu une promotion assez récemment et qu'elle « montait une équipe ». Il hocha la tête.

Finalement, elle aborda une question que pas mal de monde posait finalement et qui n'avait pas une réponse particulièrement facile. Elle avoua ensuite qu'elle ne comprenait pas... Elle ne comprenait pas quoi ? Peut être les grades... « Tu comprends pas quoi ? J'étais dans les forces spéciales, les bérets verts. Je pourrais te dire le régiment mais je pense pas que ça te servirais à grand chose. Ensuite, la nature de mon ancien boulot c'est certainement top secret et je pourrais me faire arrêter si je te le disais. » et ce serait certainement le dernier endroit au monde où il ne voulait pas aller, surtout entant que traître à donner des informations comme ça. « J'ai jamais fais autre chose. J'ai démarré simple soldat et j'ai atterrit dans les unités spéciales juste après en Afghanistan. » A la limite, les pays où il avait été, il n'y avait rien de secret là dedans car quelque part en Amérique, ses médailles d'Afghanistan et d'Irak reposaient quelque part, avec son nom dessus, jamais portées. « Du coup toi, en fait, tu vas sur le terrain des trucs un peu bizarre qui se passent et tu enquêtes et tu bosses avec des supers non ? » Il avait souvent vu la Légion des Étoiles aux côtés de l'UNISON à faire des trucs et d'autres contre certains vilains ou organisations dangereuses.
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