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La Guerre Civile est le Règne du Crime.

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Message posté : Dim 30 Mar 2014 - 19:56 Message
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Légion des Etoiles

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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2549
ϟ Nombre de Messages RP : 214
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : MySelf
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

La Guerre Civile est le Règne du Crime.


L’atelier semblait plongé dans une torpeur morbide des plus inquiétante. L’on y retrouvait pas l’agitation coutumière de l’ensemble de ces doubles œuvrant pour ce qu’Adriel aimait à considérer être le bien commun, l’intérêt du plus grand nombre se reflétant dans les reflets chromés de son armure désormais partiellement teintée de noir. V.I.S.I.O.N lui avait conseillé d’opter pour du rouge carrosserie, mais il trouvait cette teinte beaucoup trop… Ostentatoire ! Et puis, le noir avait toujours plus ou moins été sa couleur ! Une nouvelle génération de son équipement de combat personnel avait vu le jour et était partiellement assemblé au centre de son atelier aux gargantuesques proportions. Toujours en extension, toujours en travaux… Au dehors, la nuit teintait le ciel de ses couleurs d’encre clairsemées d’étoiles de nacre alors que le commun des citoyens de la ville dormait déjà depuis bien longtemps. Lui… Lui restait assis sur son canapé hors de prix sans en savourer le confort, laissant ses pupilles aux allures de mornes saphirs se poser sans véritables réaction sur une chaine d’information alors que de sa main il agitait un tournevis terminant de corriger les menus défauts rencontrés sur le gantelet comme l’avant-bras de son armure enfermant son bras dans une gangue de métal sombre, chromé…

" Les trente-cinq kilomètres de marche vers la ville de Las Dopicos ne peuvent être décrits que comme une descente en enfer dans une version moderne d’Au Cœur de la Nuit. De simples fermiers, bâtisseurs comme gardiens de troupeaux ont été arrachés à leurs foyers, chassés de leurs terres par des Seigneurs de Guerre enhardis par leur nouvelle puissance. Ces villageois ont été obligés de s’abriter dans le premier taudis à leur disposition, dans les ruines d’autres villages ou bien ici, dans les restes d’une ancienne mine désaffectée. "

Le progressif vrombissement du répulseur enchâssé dans sa paume alors qu’il ajuste un circuit électrique de la pointe de son outil ne suffit pas à étouffer à son ouïe le son des coups de feu retentissant en arrière-plan. Journaliste de Guerre ayant couvert bien des théâtres de conflits armées, le reporter dépêché sur place dresse dans état d’âme un sanglant portrait de la situation ayant évolué dans le sang, au beau milieu du San Theodoros. Il n’a pas besoin de lever les yeux pour reconnaitre le bruit de détonation propre à des tirs de Mk.18 Mod 0. Il ne le reconnait que trop bien : c’est son entreprise qui en assure la fabrication. Il s’appelle Adriel Morgan Veidt et est à la tête du Leader Mondial de l’Industrie de l’Armement. Et ce soir, il voit plusieurs de ses cauchemars successivement se réaliser… Le premier : se pinter. Décider d’effacer ces nouvelles dérangeantes que lui a apportées sa désagréable journée. Décider d’effacer sa mauvaise conscience en imbibant une bimbo d’un magnum de champagne pour finir de la mettre dans son lit. Mais il n’y a jamais qu’un magnum. Après, c’est de longues nuits seul avec Jack, Jim, Johnny, tout le clan Campbell voire Ol’ Grand Dad et un peu de sirop… Il aurait aimé s’assurer ne pas retomber dans ces travers du passé propre à l’héritage d’une entreprise à la vocation qu’il subissait plus qu’il n’approuvait, aurait aimé en parler avec sa petit amie, l’entendre lui dire qu’il était un mec bien et pas le monstre que tous s’acharnent à décrire. Mais elle est l’une des femmes les plus occupées de Star City, ses nuits comme ses jours ne lui sont pas entièrement dédiés. Elle lui manque, atrocement… Il tourne plus encore la vis retenant un circuit imprimé tout juste visible sous sa gangue de métal, provoquant la plainte progressive de son équipement de propulsion pouvant faire office d’arme. La chose lui est plus agréable d’entendre parfaitement le journaliste poursuivre son atroce portrait.

" Les violences récentes ont été attribuées à un groupe de combattants rebelles surnommé « Las Espadas » souhaitant renverser le régime totalitaire au pouvoir. Contesté dans sa souveraineté, le Généralissime Bolivar a dépêché sa puissante armée pour écraser une rébellion à l’origine pacifique mais qui prend des allures de génocide. Comme vous le voyez, ces hommes de l’armée du San Theodoros sont surarmés et ils sont en mission. Une mission qui pourrait bien être fatale à quiconque se trouverait sur leur route… "

Il est bien forcé de reconnaitre à ce Généralissime un certain gout de bonnes choses. Ce dernier ne s’est pas équipé au hasard et s’est offert le nec plus ultra de la technologie dévolue aux massacres de masses. Quelques œil non avertis ne discerneraient pas la provenance de ces équipements mais lui… Lui, les produisait en très grand nombre pour alimenter de billets verts son compte en banque comme celui de sa prestigieuse famille. Ces armes entre les mains d’une armée d’un état totalitaire n’étaient pas estampillées Vedit Enterprises mais Adriel ne savait que trop bien qu’elles étaient issues de ses manufactures, de ses usines… Ses contacts dans la presse avaient eu vent de ces informations avant que ne soit diffusé le reportage en question. Adriel avait convoqué un conseil d’administration extraordinaire pour découvrir le fin mot de l’histoire. En compagnie de son Grand-Père, il avait fondement sondé les personnages les plus hauts placés de son CA pour découvrir qu’une brebis galeuse se trouvait en son sein. La vente d’arme à une dictature faisait partie de ce genre de choses que le Golden Boy se refusait à pratiquer, ne souhaitant pas être à l’origine de massacres de masse comme cela semblait bien être le cas dans la République Démocratique du San Theodoros. S’il n’avait pas tardé à définitivement écarter l’indélicat sous le dissimulé sourire de son aïeul, Adriel prit alors conscience qu’il faisait pleinement partie d’un Système qui ne trouvait même pas bon de se justifier. Il en eut la nausée, serrant les poings de rage en laissant exploser sa colère à la face d’un conseil d’huiles redevenus, l’espace d’un instant, de vulgaires enfants fautifs face à sa colère. Il laissa, par la suite, à son Grand-Père le soin de mener la barque alors qu’il fuyait les lieux, se cloitrant sans répondre ni ouvrir à qui que ce soit. La seule personne à qui il eut souhaité parler demeurait injoignable… Face à son écran, il grinça des dents de contrariété en voyant un la tourelle d’un Char M1 Abrams se tourner vers une ferme qui ne serait bientôt plus réduite à l’état de débris fumant. Il ne réussit guère à distinguer les formes d’hypothétiques occupants. Son sang tapait à ses tempes alors que son visage se crispait dans un masque dur et implacable. Quand chanta de nouveau la voix du reporter, il se levait pour faire face à son gargantuesque écran de télévision.

" Faute de volonté politique ou de pression internationale, ces réfugiés disposent d’une aide très limité. Tout près de moi, une femme demande des nouvelles de son mari qui a été enrôlé de force par l’armée nationale pour rejoindre leur milice. Elle brandit sa photo et la montre à qui veut bien s’arrêter. Un enfant demande simplement : « Où sont ma mère et mon père ? ». "

Seul face à cet écran s’apparentant à une fresque de misère, Adriel s’imprègne de chacun des visages que la caméra capture. De leur souffrance comme de leur détresse… Il en arrive à en avoir mal lui-même, à ressentir un semblant de misère comme de douleur au Cœur de sa poitrine. Son outillage tombe au sol alors que vrombit plus encore le répulseur au creux de sa paume, frissonnement lumineux d’une rage qui bouillonne dans les entrailles de son créateur. Ce malsain tableau d’une réalité distante de quelques milliers de kilomètres seulement le renvoi à l’un de ses autres cauchemars : que ses armes deviennent superflues. Banales et remplaçables comme un portable, complétement quelconques. Ordinaire : ça casse, on jette. La situation de quasi-monopole construite de longue haleine leur permettait plus ou moins de maintenir l’offre comme la demande et de n’équiper du nec plus ultra de leur technologie que les véritables artisans de la paix. Si, d’aventure, d’autres parvenaient à créer des armes suffisamment efficaces pour s’établir comme une concurrence viable, alors ils seraient amenés à ne plus sélectionner leurs clients au nom du sacro-saint profit. C’est du moins ce que son Ca souhaitait et c’est au nom de ce dernier d’un de ses membres a vendu des équipements de mort à un régime totalitaire emmené par un fou à lier. Dans son cœur, Adriel savait que sans cette situation de monopole lui assurant une certaine moralité bien dissimulée, il ne saurait vraiment pas quoi faire… Et voilà qu’arrive à son esprit un nouveau cauchemar, bien pire : que celui qui rendrait ses armements bon marché, simples et banals, ce ne soit pas lui… Lui se voyait désormais sur une quelconque surface réfléchissante alors que le fracas de la guerre tonnait de nouveau à ses oreilles. Il ne supportait guère son portrait, guère tout ce qu’il lui évoquait tant il se sentait responsable de la situation dépeinte par les actualités. Il adressa au semblant de miroir un mouvement de paume et une simple pression de ses doigts suffit à relâcher un blast blafard de son répulseur réduisant en éclat la paroi argentée. Lumière comme détonation semblèrent avoir un effet salvateur alors que les pupilles d’un bleu clair du Golden Boy se posaient toujours sur son gantelet sombre.

" Il ne reste que très peu d’espoir à ces réfugiés. Des réfugiés qui se demandent si quelqu’un, quelque part… ». "

A ses oreilles, s’en était assez… Il resta silencieux alors que le sinistre reportage prenait fin, dans son dos. D’un pas lent, il prit la direction du centre de son atelier et n’eut pas le moins du monde à parler. Il s’attendait à ce que l’intelligence artificielle ne lui indique que de nouvelle batteries de testes étaient nécessaires, que l’équipement ne pouvait pas être utilisé. A défaut, la voix robotique aux intonations féminines se contenta de prononcer : " Déploiement de l’exo-squelette Mark II activé. " Devant lui, une partie du sol se retourna pour laisser place à deux semblants de sabots couleur d’acier qu’il enfila sans broncher. Du plafond comme d’alentour, des bras mécaniques terminés par des pièces d’un métal sombre étincelant se mirent à danser sous la mélodie désordonnée des différents vérins leur donnant vie. Une à une, les pièces composant son armure de haute-technologie vinrent épouser son corps dans une précision des plus chirurgicale. Le plastron installé irradiait d’une lueur bleutée électrique propre à l’influence des cristaux Daka. Son crâne désormais isolé sous un casque de métal isolant, Adriel vit s’avancer le masque argenté qui dissimulerait ses traits avant que la plus parfaite imbrication ne le prive de toute lumière. Les ténèbres enveloppant ses yeux ne furent bientôt qu’un mauvais souvenir quand filtra le spectacle de son atelier au travers de sa visière à projection holographique. Paumes et plantes de pied irradièrent de la blafarde lumière propre à l’énergie employée par les répulseurs. La force suffisante pour soulever la carcasse métallique trouva un regain de puissance dans la libération d’un peu plus d’énergie. Désormais penché vers l’avant, Adriel guidait son équipement dans un semblant de lévitation esthétique vers ce qui serait sa porte de sortie. L’accélération fut progressivement mais c’est finalement semblable à une balle qu’il émergea des tréfonds de son atelier pour glisser dans les airs, sous ce ciel d’encre ! Il vrilla un temps sur lui-même, ne cessant de dériver de la puissance à ses répulseurs de nouvelle génération. Vint la détonation, alors qu’il survolait l’Océan Atlantique, alors qu’il dépassait une première fois le mur du son. Dans son sillage, ses regrets. Dans sa ligne de mire, le San Theodoros…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mar 15 Avr 2014 - 21:33 Message
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UNISON Enquête B11-B1



Une simple mission de contrôle. Oui, quelque chose comme ça. Loin de Star City. Dans un bled dont le nom n’évoquait rien sauf des problèmes de prononciation. Mais qui plus est, c’était une mission de terrain et si elle semblait morne et ennuyeuse, c’était toujours mieux que de rester à croupir au Brett Building. A nouveau, Eun-Sil avait le droit de profiter d’une mission qui ne concernait pas le reste de l’équipe Feuerbach. Elle n’y vit rien à redire même si elle ne comprenait pas pourquoi elle ne pouvait pas rester aux côtés de son capitaine. Il y avait probablement une raison valable à tout cela. Un manque d’effectif, ou un rapport d’un agent britannique particulièrement bien placé. Elle n’en savait rien. Toujours est-il qu’elle prit la route, ou plutôt les airs avec cinq autres agents de L’UNISON. Ils avaient trois misérables jours pour faire le point sur ce qui se passait à Las Dopicos. Mission minime donc. Faire le point, revenir à la base et faire un rapport. Une semaine de travail en gros. En s’y prenant à reculons et sur les mains. D’après les infos reçues dans les oreillettes, des mouvements armés mettaient la pression sur les représentants du coin. Rien de bien méchant. La routine. Mais visiblement suffisamment imprévisible pour inquiéter le QG qui envoyait tout de même une troupe.

La mission pour les six agents était donc de se rendre sur place, d’évaluer l’éventuelle menace qui représentait ces nouveaux bandits armés et d’imposer au QG une réponse à cet évènement avant de laisser faire la justice en place. Pas de véritable intervention pour les agents en perspective. Juste une espèce d’espions sous (ou sur) qualifiés. C’était surprenant. Le chef d’équipe nommé pour l’occasion, avait prévenu sa troupe ; soit c’était un exercice, une sorte de test sur base fictive dans le but de faire évoluer les plus jeunes – lui étant le plus âgé avec ses quarante printemps – soit le QG ne s’était pas avancé sur tout ce qu’il savait et cette mission risquait d’être bel et bien imprévisible.


Le camion de transport secoua violemment son contenu alors qu’il passait sur un trou profond de la route irrégulière. Route. Bien grand mot pour le sentier au travers les dunes qui devait avoir été formé par des troupeaux de vaches ou peu importait quel animal. Le pilote ne s’excusa pas de sa manœuvre. Et les agents ne bronchèrent pas. S’ils étaient dans un état méprisable, ça n’était rien en comparaison des pauvres âmes qui vagabondaient à l’extérieur de la carlingue, à la recherche d’un abri pour la nuit. Eux, ils avaient des armes, des provisions et la sécurité du fourgon blindé. Alors que les autres, au dehors, brûlaient sous le soleil, manquaient d’eau et pleuraient en silence ceux et ce qu’ils avaient perdus. Où trouvaient-ils encore la force de marcher après ce marathon des sables truffé de bombes ? Dans le désespoir, probablement.

Le camion grinça nerveusement. Les agents ne pouvaient rien pour aider les civils. A quoi serviraient-ils à eux six pour ces centaines d’âmes ? Ils n’avaient pas d’eau en suffisance, pas de couvertures. Et là surtout, n’était pas leur mission. Perdre du temps pour en sauver une dizaine alors que des centaines perdraient encore la vie à cause de leur manque du devoir ? C’était impensable. Peut-être très égoïste vu de l’extérieur, mais même pas envisageable du point de vue des agents. Et encore moins de leur Capitaine. La mission. C’est ça qu’ils avaient tenté de mener à bien pendant une semaine entière. Non ils n’étaient pas retourné à la base et non ils n’avaient pas fait de rapport. Ils avaient suivi les pistes plus ou moins plausibles avant de se rendre compte que la situation avait déjà dégénéré. Et ils n’avaient rien arrangé en débarquant sur place. On ne prenait pas le terrorisme de Las Dopicos au sérieux. Et les groupes armés n’avaient pas vu cette réponse d’un bon œil. Après une violente explosion en pleine rue – qui avait provoqué la perte de l’ouïe de l’agent Dereck – ils avaient compris que des civils seraient impliqués et que rien ne pourrait être fait pour eux avant que cette putain de menace soit identifiée.


Depuis deux jours qu’ils remontaient cette colonne de zombies décharnés. Ces fantômes fuyaient une mort violente, espérant en trouver une plus douce. Les agents roulaient à toute allure au-devant de cette mort atroce. Mais dans ce désert aride, la distance était incroyablement longue.

_Dereck, changez de place et laissez passer Lim. Piotr, laissez le volant.

De cette équipée, seul le Capitaine Buck semblait véritablement savoir quoi faire. Les autres agents étaient complétement dans le vague. Eun-Sil passa par-dessus son voisin avant de récupérer la place du pilote sur le 4x4 automatique. On se relayait toutes les quatre heures.

Les nuits étaient glaciales. Et affreusement silencieuses. A en devenir complètement dingue. L’espèce de village, leur destination finale, n’était plus que ruines et désolation. Complètement vide. Les agents avaient dû manquer leur cible de peu. Et ils étaient à court d’essence, ou une toute autre panne refusait de faire avancer la fourgonnette plus loin. Buck dispersa la troupe dans l’idée de rapporter tout ce qui pourrait servir pour établir un campement de fortune. Eun-Sil était accompagnée par Dereck, une baraque adepte des jeux vidéo à ses heures perdues. Un type peu causant. Ce qui convenait parfaitement à la coréenne qui était incapable d’aligner plus de deux mots lorsqu’il s’agissait de taper le carton autour d’une discussion qui n’avait rien de professionnel. Depuis deux heures qu’ils trainaient dans les rues, retournant les décombres, ramassaient des objets. Leurs oreillettes crépitèrent en même temps et tous deux retournèrent sur leurs pas en recevant les instructions de retour. Eun-Sil crevait la dalle. Et ses pieds la démangeaient au possible. Sans parler du sable qui lui rongeait la peau là où elle ne possédait pas de protection. Elle réajusta sa casquette avant de se baisser pour balancer son baluchon au travers de son dos. Il leur fallut quarante bonnes minutes pour regagner la base.

Et pas moins de trente pour faire le point avec les autres autour de ce qu’ils avaient récolté. Piotre et Tiki – Tickermann – furent chargé de travailler sur la bécane en rade pendant que Buck et Dereck assuraient le premier quart. Lim et Swann, de préparer les haricots en boîte. Et pas de méprise là-dessus, elles n’avaient pas reçu le rôle parce qu’elles étaient les deux seules femmes du groupe, non. C’était tout simplement leur soirée. Et ensuite, les veilles s’enchaînèrent jusqu’au quart de Tiki et de Piotre. Qui n’avaient d’ailleurs pas réussi à réparer le véhicule endommagé.

Un premier coup. Puis un deuxième. Une sensation cuisante au milieu des cuisses.

_Putain Lim ! Réveille-toi !

Swann. A peine appuyée contre une façade – ou ce qui en restait – dont la chaleur s’était entièrement propagée dans son corps, Lim ouvrit un œil septique à l’adresse de sa voisine, pour l’heure sortie de son sac de couchage. Elle était pourtant certaine ne s’être endormie que depuis à peine trente minutes, et leur quart n’était pas encore venu. Ou déjà passé. L’aube se levait et avec elle une journée qui s’annonçait chaude et sans vent. Swann attira l’attention de sa voisine en exécutant trois gestes précis. Eun-Sil comprit alors que le silence était de mise. Un groupe armé venait de pointer le bout de son nez. Et ils avaient des otages. A l’unison, le groupe se déplaça à quatre pattes, tentant de faire le moins de bruit dans les gravats. Mais aucun d’entre eux ne provenaient de la fraction d’espionnage. Heureusement, les terroristes ne s’attendaient pas à les voir – ni à voir personne d’ailleurs. Ce qui leur sauva momentanément la vie. Eun-Sil, la plus petit et la moins baraquée du groupe passa en première ligne, suivit de près par Tiki. Le Capitaine et les autres restaient en arrière garde.

« Quatre hommes armés, Cap’. Une dizaine de civils. Femmes, enfants, ramassés contre mur à 2h. Hommes à l’opposé… peloton d’exécution. »
_Lim, ne bougez pas !

Sauf que la coréenne avait bougé avant que l’ordre ne lui soit parvenu. Elle s’était réfugiée dans les restes d’une maison.

_Tiki, suivez-la.

Il galopa jusqu’à la tanière de sa collègue. Il ne fallut que quelques instant avant de le voir monter sur les reste de charpente et de prendre position sur les tuiles chaudes. Eun-Sil réapparut dans le champ de vision de ses collègues. Elle fit un geste à leur encontre. Elle allait encore avancer.

_Cap… missile en approche !
_Quoi ?!
_Missile en approche, cape au centre du nid !

Les voix surprises de Dereck - resté le plus en retrait avec sa balise radar – et du Capitaine raisonnaient dans le tympan de l’asiatique qui serra nerveusement les dents. Ça n’était de loin pas le moment de se prendre un missile sur le coin de la gueule. Si tenté qu’il y ait un moment pour cela.

_Confirmé ?
_Confirmé. Objet volant, profil transversal trop faible pour être véhicule de vol. Impact dans deux minutes.
_Tiki, Lim, rapatriement !

Tiki sauta à bas du toit et détala comme un lapin sans demander son reste. Eun-Sil en revanche… dévoila tout bonnement sa position. Elle venait de se prendre la gamelle de sa vie en sortant de la maisonnette. Son pied gauche avait glissé sur un textile quelconque et elle s’était retrouvée à plat ventre sur une planche de métal. Autant dire que l’orage qu’elle provoqua en guise de sono, n’avait rien de céleste. Repérée par le groupe armé, elle ne tenta pas de prendre la fuite. De toute manière, on fonçait déjà sur elle avec un gros calibre.

Son oreillette siffla. La voix autoritaire du Capitaine lui parvenait. Elle devait se sortir de là. Ses collègues ne pouvaient tirer sans se faire repérer. Elle devait se démerder.

Putain de missile !Eun-Sil en voyait l’éclat par-dessus l’épaule du terroriste qui l’avait mise en joue. Elle était raide. Empoignée comme une poupée, elle ne résista pas une seconde et se retrouva violemment projetée contre le tas de femmes et d’enfants qui amortirent sa chute. Elle ne comprenait pas un mot de ce que ses adversaires disaient. Se redressant sur ses coudes, elle se mit à genoux, copiant ses voisins. Elle n’avait pas besoin de comprendre le dialecte pour savoir qu’il se fallait pas bouger. Un éternuement, et elle se prenait une balle entre les deux yeux.

*Cinq, quatre, trois…* complètement crétin, assurément, que de compter en coréen dans un instant pareil. L’anglais aurait-il fait passer les secondes plus vite ? Surement pas. Elle entendait pratiquement le son vrombissant du réacteur du missile désormais. Elle le voyait briller juste là, au-dessus d’eux. Il allait s’écraser au plein milieu de la place et les réduire tous en cendre. Et l’autre qui continuait de la menacer de son flingue. Mission de merde !
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Message posté : Mar 6 Mai 2014 - 22:00 Message
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La Guerre Civile est le Règne du Crime.


Son vol ne souffrait d’aucune fantaisie, parfaite opposition de son mode de vie déjanté éprouvé durant de nombreuses années. Rectiligne, rapide, direct et immédiat, il animait l’armure d’une trajectoire semblable à celle d’une flèche s’apprêtant à frapper une cible au cœur. Adriel n’avait plus la tête aux simagrées comme aux bouffonneries qui animaient, d’ordinaire, son épicurien personnage de composition présenté à la face du monde. En chaussant son armure, il avait chaussé un masque de sérieux comme de fer rigide et implacable. Pleinement conscient de la réalité macabre dont il était -de son point de vue- la source, le Golden Boy se décidait enfin à corriger les choses, à influer sur l’ordre du monde. A répondre à l’injustice par un semblant de justice. Dans son esprit du moins, bien d’autres pourraient le qualifier de totalitaire vigilant en l’instant. Mais ces autres ne pourraient pas se réclamer de la modification d’une situation ôtant la vie à bon nombre d’innocents. Alors, probablement que sa relative culpabilité suite aux mauvais agissements d’un des membres de son Conseil d’Administration souhaitait se voir remplacée par le lumineux aspect d’un juste retour des choses. Mais à terme, cet évènement serait à même de changer bien des choses dans la façon du Veidt de gérer son entreprise, de gérer ses affaires…

La campagne du San Theodoros défilait maintenant sous sa gangue de métal lancée à pleine allure. Transperçant les cieux ainsi que les cotonneux nuages blancs, le Propriétaire de Veidt Enterprises ne prenait guère le temps de contempler les successions de cultures comme les étendues d’eau peuplées de sauvages animaux. Tout juste se contentait il de suivre le sillon creusé dans la terre par l’artère de circulation principale du pays, une route mise en surbrillance dans son champs de vision par les capacités holographiques de pointe de son casque magnifié par l’interface de combat Gungnir. Un sourire étira le visage fermé du Golden Boy : lui qui aimait tester ses créations sur le terrain allait, très probablement, être servi lors de cette chevauchée en solitaire. Il repensa un instant à sa courte association avec Megastar dans les décombres d’un entrepôt de Star City. Il en vint à regretter de ne pas pouvoir compter sur des alliés, sur un semblant d’équipe comme du temps de sa relative gloire dans la division de Football universitaire. Il chassa vite ces pensées bien trop tendre pour la situation critique qu’il s’apprêtait à traverser.

" Ca y est ? Tu as fini? " Lança t’il à l’intelligence artificielle chargée de monter différents paramètres sur l’interface holographique de son casque de haute technologie. Le tout avec un certain sens de l’Ergonomie, il fallait bien le lui concéder. " L’alignement du dernier satellite est en cours, les différents flux d’information sont compilé et les ondes radios captées… Paramétrage de l’interface Stratégique Gungnir en mode Bataille disponible dans vingt-sept secondes. " Sous sa protection de métal, Adriel étira un sourire qui n’avait rien à voir avec le morbide de la situation. Il se félicitait juste d’avoir réussi à créer pareille entité capable de l’appuyer dans les plus rudes moments, bien conscient que toute l’aide de V.I.S.I.O.N lui serait plus que nécessaire pour entrer entier à la maison. Il avait confiance en son armure, en sa création et n’aurait pas éprouvé la moindre appréhension en allant cogner du pékin lambda. Sauf que ces pékins lambda-là étaient ni plus ni moins équipés d’équipements mortels au possible. Et pour cause : il était à l’origine de leur fabrication ! " Téléchargement terminé, Monsieur. Vous êtes en ligne et opérationnel. " Immédiatement, des zones « chaudes » se mirent en surbrillance sur le paysage alentours, évoluant à mesure qu’Adriel s’avançait vers ce qui semblait être le front. Un coup d’œil dans le coin supérieur droit de son champ de vision lui indiquait une carte du conflit déchirant le San Theodoros. Pour peu, le Golden Boy se serait véritablement cru au beau milieu d’une partie d’un jeu vidéo quelconque. " Groupe armé détecté, Monsieur. " Une zone topographique distincte semblant abriter un village en ruine fut dès lors auréolé d’un manteau de lumière vive dans son champs de vision. Bientôt, un encadré brillant indiquant le nombre de soldats armés dans la zone lui fut accolé. Adriel grinça des dents mais ne modifia guère sa vitesse comme sa trajectoire. " Je n’ai pas le temps de deviser avec le petit personnel, V.I.S.I.O.N… " " Population civile impliquée. Au vue de la répartition, les soldats s’apprêtent à opérer ce qui semble être une exécution. " Il n’avait pas vraiment prévu ça. Il ne s’était pas vraiment vu comme un sauveur de la nation comme des opprimés, estimant qu’il lui revenait le devoir de couper la tête de ce régime de terreur qu’il avait alimenté de ses atouts. Mais qu’est-ce que cela donnerait ? Etsi il ne parvenait qu’à donner naissance à une succession de petits seigneurs de guerre se déchirant pour ce territoire après son passage ? Comme pour l’Hydre Mythologique : couper une tête et il en repoussera deux… Il avait, plus ou moins, agit sur un coup de tête sans véritablement préparer ses actions. Retrouver un peu de sang-froid lui serait profitable. Et puis, peut-être qu’il pourrait tirer quelques informations capitales d’un de ces soldats. En plus de sauvegarder la veuve et l’orphelin, comme s’il avait l’étoffe d’un héros… " Je t’ai trop bien programmé… ! " Avança t’il à l’intelligence artificielle alors qu’elle décrivait d’une courbe lumineuse la trajectoire idéale pour rejoindre le nouveau point chaud. Immédiatement, Adriel incurva son vol pour fondre sur les lieux. Nul doute que ça ne tarderait pas à chauffer là-bas…

La situation se faisait plus précise dans son champs de vision à mesure que le Golden Boy s’approchait du visage en ruine. L’intelligence artificielle carburait à pleins moyens, démontrant ses capacités supérieures pour très clairement identifier les hommes armés des civils. Une fois sur place, Adriel n'aurait probablement aucun mal à les juger, se les imaginant particulièrement patibulaires. Peut être que les évènements lui donneraient finalement tort. Toujours est-il que son vol le faisait se diriger plein centre du village, lancé comme l’eut été un véritable projectile de mort. Il se serait écrasé violement sur le sol s’il n’avait pas redressé sa course, délivrant deux blasts de ses répulseurs de paume pour déployer une force suffisante à ralentir sa course frénétique. Puis, dans un choc brutal et un bruit métallique, l’homme enfermé dans sa gangue de haute technologie finit par atterrir au sol, frappant de stupeur l’ensemble des soldats qui tournèrent à son endroit des yeux ahuris. Ils avaient l’air patibulaire et portaient des fusils d’assaut qu’il reconnut comme sortant de ses manufactures au pays. Une colérique lueur passa sur ses yeux dissimulés alors qu’il se redressait. Ilse questionna sur la présence d’une asiatique au beau milieu des civils mais n’eut pas vraiment le loisir de pousser plus loin ses raisonnements mentaux. Déjà, une nuée de plomb accablait son derme blindé de violents contacts qui ne serviraient qu’à écailler la peinture. Des hurlements furieux accompagnaient le sonore crachat propre aux coups de feu. Adriel se contenta de soupirer sous son masque de métal. Il avait l’apparence d’un putain de robot tout droit venu du futur et ces types s’acharnaient à lui tirer dessus ? Quelle bande de cons…

Sa réponse intervint de manière cinglante et immédiate alors qu’il leva un bras vers le plus proche tireur, paume ouverte et irradiant une inquiétante lueur. Un fugace grésillement et un aveuglant éclair plus tard, le Soldat fidèle au totalitaire régime de Los Dopicos se voyait projeté en arrière par ce qui ressemblait à une décharge de plasma, soulevé du sol avec une violence sans nom pour s’écraser, inconscient, contre un mur ébrèche qui céda sous l’impact. Pour l’heure, le visage émacié de l’armure apparaissait des plus inquiétants alors qu’il se tournait vers d’autres soldats désormais pris de panique. Point de Golden Boy sous l’armure, point de pitié également. Plus que Megatron… Deux blast successifs vinrent frapper à la poitrine deux autres miliciens alors que le combattant de haute technologie laissait ses répulseurs le soulevait du sol pour fondre vers un pauvre ère apeuré qui se contenta d’hurler en lui tirant dessus. Le coude drapé de métal d’Adriel suffit à le faire sombrer dans l’inconscience alors qu’il se tournait vers un nouveau fanatique, prenant soin de laisser son talon briser l’arme d’assaut au sol dont il était à l’origine de la création. Un fol ballet se déroula dès lors dans l’étouffante poussière du village tombant en ruine. Bien des édifices séculaires et damnés laissèrent longtemps rouler l’écho des derniers coups de feu délivré par un soldat dépassé comme tous les autres mais laissé conscient par son tourmenteur. Paniqué, le militaire chercha à fuir en rampant. Il hurla comme un damné quand la botte d’acier du Talos moderne brisa une de ses chevilles. Saisissant le pleurnichard au col et le soulevant devant son masque gratifié des brulures d’un impact comme s’il eut été simplement constitué de paille, il le menaça d’une voix métallique au timbre rappelant les craquements sourds d’un lac pris par les glaces :

" Toi... Pas bouger ! " Et le combattant blessé de retomber au sol en se saisissant de son membre brisé, hurlant sa souffrance. Les cris n’étaient pas particulièrement agréables aux oreilles du Golden Boy mais il avait besoin de garder celui-là conscient pour éventuellement l’interroger. Même si ça devait être un véritable calvaire auditif. L’interface stratégique Gungnir mit en veille son mode bataille alors que l’homme d’acier se tournait vers les civils agglutinés contre le mur. A leurs yeux, il devait avoir l’air particulièrement effrayant… C’est du moins ce qu’il imaginait en leur avançant maladroitement : " Est-ce que tout le monde va bien ? " Dans les yeux des civils, beaucoup d’incompréhension. Pas dans ceux de l’asiatique au beau milieu de ce qu’Adriel se figurait être des habitants. Il comprit alors que les gens d’ici ne parlaient pas un mot d’anglais. Logique. Reformulant ses propos dans un espagnol maladroit, des hochements de tête positifs lui arrivèrent comme seules réponses. Bon, il ne s’attendait pas non plus à des démonstrations de joies exacerbées, mais un petit peu de gratitude aurait été appréciable, merde ! Finalement, il tourna son masque émacié vers l’asiatique pour l’apostropher : " Vous, vous n’êtes pas du coin... " Enfoncer des portes ouvertes pouvait être semblable à une seconde nature. Alors tant qu’à faire, autant continuer sur un ton un peu décalé. Après tout, n’était-ce pas que l’on pouvait attendre d’un semblant de robot qui venait proprement de s’acquitter d’un semblant de massacre de vos geôliers ? " C’est une passion de faire du tourisme dans des pays en guerre ou bien vous êtes une personne dont l’importance m’échappe… ? " A en juger par les voyants de menace qui refirent surface dans le champs de vision de l’homme à l’armure high-tech, la seconde possibilité pouvait bien être envisageable. Bordel, c’est qui ces types ?
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Ven 30 Mai 2014 - 21:09 Message
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Toujours partante pour des missions de terrain – aussi périlleuses soient-elles – Eun-Sil n’avait que très rarement été confrontée à une mort qui promettait d’être des plus expéditives. Complètement incapable de réfléchir à quelque chose qui pourrait la sortir de ce merdier elle ferma les yeux en se protégeant de ses bras, entendant dans son oreillette Dereck annoncer le décompte avant l’impact qui allait rayer de la carte une trentaine de civil. Ravalant un rire guttural, la coréenne se mit à penser qu’au moins, les femmes et les enfants ramassés-là n’auraient pas à subir la mort de leur proche. Elle respira encore une goulée d’air frais en priant fiévreusement que l’Empereur de Jade lui permette de séjourner dans le pays des esprits et elle fut propulsée en arrière dans un mouvement qui secoua toute la masse humaine à ses côtés. Son souffle se coupa de surprise. Elle venait d’entre l’impact, mais aucune explosion. Le missile avait foiré ? Aucune indication dans l’oreillette. Elle se retourna pour faire face à un nuage de poussière aussi dense que s’ils s’étaient trouvé au plein milieu d’une tornade et à nouveau, elle protégea ses yeux des grains dévastateurs. Elle se redressa péniblement et resta les genoux légèrement fléchis tout en rattrapant son arme qui avait volé un peu plus loin. Elle espérait que les soldats furent tous au sol. D’un regard circulaire, elle tenta d’apercevoir quelque chose dans le brouillard doré. D’un mouvement sec du bras, elle fit signe aux quelques civils qui la regardaient perplexe de reculer sans faire de bruit et elle attendit aussi tendue qu’un chat que la masse informe se disperse.

Elle sursauta en entendant le premier impact de balle. Ils canardaient le missile désactivé ? Eun-Sil grimaça et tenta en plissant les yeux d’apercevoir quelque chose. Et les bras ainsi que les jambes lui tombèrent lorsqu’elle découvrit la scène qui s’offrait alors à elle ; bouche bée comme un poisson hors de l’eau, Eun-Sil venait de redescendre la main qui tenait son arme et écarquillait les yeux devant le cuirassé qui se tenait au centre de la place. Il se faisait canarder de toutes parts sans broncher alors qu’elle dû royalement se lancer au sol pour éviter un ricochet de balle. Relevant la tête en crachant du sable, elle resta face contre terre. Un drone envoyé par les alliés ? Fort peu probable. L’équipe n’avait encore fait aucun rapport alarmant et l’UNISON ne possédait pas de tels engins. Du moins pas à la connaissance de la geek qui n’en revenait toujours pas. Elle vit alors le soldat de plomb lever un bras en direction des terroristes et elle se releva en sursaut sur ses genoux en voyant partir le tir. Il venait de propulser une sorte de rayon lumineux qui vit voler son adversaire. A chaque coups, Eun-Sil se redressa jusqu’à être complètement sur pieds et elle se recula encore en écartant les bras de part et d’autre de son corps pour protéger les civils qui hurlaient en s’amassant derrière elle. Elle respirait à s’en fendre les poumons. De peur et d’une excitation profonde. Elle n’avait jamais vu un engin pareil, de plus visiblement piloté à distance. Elle laissa retomber ses bras aux côtés de ses flans lorsque l’engin décolla du sol et ne put empêcher ses pieds d’avancer dans sa direction. Elle s’en foutait pas bien mal de se faire griller par l’un de ses rayons lumineux meurtriers, elle voulait voir ce miracle du plus près. Et elle s’avança encore jusqu’à hoqueter de surprise en entendant l’armure parler. Le robot était encore plus puissant que ce qu’elle pensait. D’ailleurs, son admiration devait se lire sur son visage tout entier car quand la machine se retourna pour demander si tout allait, elle se contenta d’un sourire aux airs de gamines transit par l’amour. Elle voulait ce truc. Peu importe si elle devait s’endetter pour toute une vie, elle voulait pouvoir observer cet incroyable engin au sein des locaux de technologie.

Elle réintégra brutalement la réalité lorsque le robot tourna sa tête vers elle pour l’apostropher. Elle n’avait rien compris de ce qu’il avait demandé aux civils. Comme piquée au vif, elle répliqua sèchement. Du moins, avec la gorge sèche parce que ce qui sortit ressemblait plus à une réplique de lycéenne. « Vous ne l’êtes pas non plus. » Elle secoua nerveusement sa tête et referma à nouveau sa main sur son arme. Se raclant la gorge, elle se repositionna. Ok. Ce drone du futur avait peut-être dégommé des ennemis mais rien ne disait qu’il était allié pour autant. Elle arqua les sourcils, tentant d’évaluer la situation avant de se rendre compte que même si les terroristes avaient été descendus, elle se retrouvait à nouveau en position de faiblesse. Levant le bras, elle pointa son arme en joue sur le soldat de plomb. Elle savait que c’était tout bonnement inutile, mais ça lui donnait de la constance. « Je vous retourne la question. Cette zone est sous protection de l’ONU. Et vous n’avez pas été invité. » Elle ne fit pas mention de l’UNISON même si en dehors de la Légion, cette organisation était la seule dépendante de l’ONU. Mais ici, à San Theodoros, elle n’avait aucune idée de ce qui se savait et de ce qui était apprécié. Elle fit un pas en avant. L’armure était bien plus grande qu’elle. Elle ne devait même pas faire impression. Mais son expression était bien déterminée. Elle sentit les civils s’agiter derrière elle et un gamin s’avança à sa hauteur en faisant attention à ne pas dépasser la jambe. Jambe que l’agent déplaça d’ailleurs, pour protéger le môme. Il avait l’air tout aussi impressionné – dans le bon sens – par l’incroyable machine qui leur faisait face et s’il pouvait s’abandonner complètement à son admiration, Eun-Sil ne devait pas oublier sa mission même si ça devenait de plus en plus dur de résister.

C’est alors que l’armure se désintéressa totalement d’elle et Eun-Sil ne put retenir un « yah ! » pour maintenir l’attention du soldat. Elle ne s’en était pas rendu compte, mais son oreillette avait quitté son tympan lors de l’impact du soldat au sol et elle n’avait plus aucun contact avec ces collègues. C’est la perte de ce stupide petit émetteur qui déclencha la suite des événements. Elle entendit avant de comprendre qu’on avait à nouveau ouvert le feu. Elle se pencha en avant pour protéger le petit enfant avec son corps. Elle ne savait pas ce qui se passait mais à nouveau, on fusillait l’armure. Les balles ricochaient dans tous les sens et les civils se mirent à hurler en se dispersant dans les décombres pour fuir cette nouvelle menace. Toujours penchée sur l’enfant, Eun-Sil se vit propulser au sol par une mère en délire qui délivra son fils et repartit de plus belle. La tête de la coréenne avait heurté le sol avec une telle violence qu’elle perdit conscience pendant plusieurs secondes avant de sentir sur elle le poids familier de Tiki qui était revenu vers elle en courant. La soutenant par le bras, il le releva tant bien que mal alors qu’elle miaulait des paroles incompréhensibles. En titubant comme une alcolo rentrant de soirée, Eun-Sil repoussa fébrilement son voisin avant de retrouver la totalité de ses sensations et son peu de sens critique. Elle aboya une insulte en direction de Swann qui abaissa son arme surprise de la violente réaction de sa collègue. Devant le contre ordre du Capitaine, Swann remonta le bras mais se retint de tirer sur l’armure qui n’avait pour le moment encore pas riposté même si elle ne restait pas non plus bêtement au milieu de la place. Dépassant sa collègue, Eun-Sil arriva à la hauteur du Capitaine d’équipe sans se rendre compte qu’elle était en première ligne et que si l’engin décidait d’envoyer une salve lumineuse, elle serait la première à en souffrir. « Capitaine ! Les armes à feu ne peuvent rien contre lui ! Vous ne faîtes qu’envoyer des balles sur les civils et rien ne nous dit que ….AH ! » Elle poussa un cri de surprise en sentant une violente douleur dans son épaule gauche et se retourna avec un regard inquiet. Ce n’était pas un ricochet de balle. Un nouveau groupe armé s’amenait. Et ils étaient nombreux.

_Regroupement !

Le Capitaine Buck changea subitement de tactique. Orientant ses agents en cercle, les uns devaient protéger leurs flans de la machine futuriste et les autres repousser les nouveaux venus. Les civils avaient tous décampés. Eun-Sil se retrouvait à devoir faire face au drone. Elle grimaça de douleur en redressant son bras mais au lieu de tirer sur la machine, elle orienta les tirs sur les hommes des sables qui envoyaient des salves avec des calibres bien plus gros que leurs simples fusils défensifs. Elle entendit Piotre s’effondrer. Et –probablement Tiki – hurler de douleur. Plus personne ne s’occupait de l’engin volant d’ailleurs. Le Capitaine força à faire reculer ses hommes lorsqu’une nouvelle vague d’assaut les pris par la gauche. Ils étaient tous dangereusement armés. Eun-Sil se vit projeter au sol en même temps que son voisin ; une dizaine de soldats avaient escaladés les débris et grimpés sur le toit tout proche pour se jeter sur les agents au sol. Eun-Sil riposta d’un violent point dans le visage de son assaillant qui se contenta de râler de douleur avant de tenter de la taillader à l’aide d’un poignard dangereusement recourbé. Heureusement pour elle, la coréenne était plus à l’aise dans les combats rapprochés et même s’il lui fallut une détermination sans faille, elle mit fin à cette première attaque. Un rai lumineux l’aveugla et elle se boucha les oreilles en percevant le retour de la déflagration. A nouveau le brouillard de sable envahit la place et elle sentit un violent coup dans le bas de son dos. Projetée en avant elle s’effondra sur le sol en toussant de douleur. Se retournant sur les coudes, elle riposta contre ce nouvel adversaire qui manqua de peu de lui faire exploser la cheville à l’aide de son arme à feu. Récupérant la dernière arme qui lui restait, Lim flingua en pleine tête le nouveau venu. Elle respirait à toute pompe, complètement détachée de ce qui se passait, laissant son instinct de survie prendre le dessus. Un gout de métal lui emplissait la bouche et son bras tambourinait de souffrance. Râlant, elle se redressa avant de se retrouver nez à nez avec le Capitaine d’esprit qui fut assez rapide pour la reconnaitre en alliée. Tous deux s’en retournèrent dans ce qui restait de la mêlée. Elle avait l’impression d’être au centre d’une tornade. Le sable emplissait l’air, le nez, les yeux et leurs poumons. Des cris de douleur et d’agonie se mêlaient à un vacarme assourdissant. L’espace était zébré d’éclair lumineux et par moment les sabres lumineux étaient si proches que leur chaleur suffisait à faire transpirer les agents qui n’étaient pas pressés de se faire réduire à néant. Sans y comprendre comment, la coréenne se retrouva pendant quelques secondes en face à face avec l’armure brillante. Levant son arme, elle flingua un homme à droite du drone qui devait déjà se démener avec plus d’un combattant. Et elle le perdit de vue. Ses bras et ses jambes la faisaient atrocement souffrir et elle invoquait ses ancêtres pour lui donner la force de continuer lorsqu’une rafale de vent balaya tout le monde – y compris le brouillard et projeta les quatre agents encore debout au sol, le souffle coupé. Le robot était en suspension à plusieurs mètres au-dessus d’eux. Eun-Sil dévia le regard pour observer l’engin qui miroitait au soleil. Ce robot imbibé de technologie moderne venait de leur sauver la peau.
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Message posté : Sam 31 Mai 2014 - 19:24 Message
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Légion des Etoiles

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Black Arm

ϟ Âge : 30
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ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

La Guerre Civile est le Règne du Crime.


Il arqua un sourcil sous son masque de métal. La façon dont le regarder l’asiatique aux allures de soldat était pour le moins troublante. Bon, c’est vrai qu’il avait déjà eu à subir ce genre de regards. Pour son plus grand plaisir. Mais d’ordinaire, il était plus proche de la nudité qu’autre chose et ses partenaires de sexe féminin s’étaient déjà un peu imbibé au champagne ou à toute autre boisson alcoolisée préalablement. Il mit donc l’expression de la jeune femme sur le compte du soulagement et sur cette expérience pour le moins traumatisante que de voir la mort de si près. Ce n’est pas tous les jours qu’on est sauvé par une espèce de robot tout droit venu du futur vous me direz ! Mais pas un instant il ne s’imagina que s’était son équipement de très haute technologie. Déjà grand avec son mètre quatre-vingt-sept, Adriel n’en était rendu que plus imposant par son équipement lui faisant frôler les eux mètres alors que son corps musclé se trouvait épaissi d’une gangue d’acier laissant deviner une force colossale. Quarante tonnes pour être exact, mais il n’avait pas abandonné l’idée de pousser encore plus loin les limites de la robotique… Il tiqua quand la jeune femme lui indiqua que la zone était sous protection de l’ONU. Il n’avait pas encore entendu parler d’un déploiement de casques bleus et à en juger par la façon qu’avait l’asiatique de se défendre, elle ne devait pas vraiment receler les talents nécessaires à la Légion des Etoiles. Le rapprochement se fit immédiatement avec l’UNISSON dans la tête du Golden Boy et il en vint à se demander si Dana se voyait assignée ce genre de tâches quand elle lui confiait son petit chien quelques jours. Qu’est ce qu’il pouvait détester cette bestiole… " Et quelle protection… " Ironisa t’il de sa voix robotique en jetant un rapide coup d’œil sur les alentours. L’ennui avec son masque de fer, s’était que ses multiples expressions faciales pour le moins burlesques n’étaient pas le moins du monde retransmises et que ses propos pouvaient apparaitre comme étant des plus cassants. En l’occurrence, s’était quand même un petit peu le cas… " En effet, je n’ai pas été invité… Mais vu la tournure que prenaient les évènements, je pense avoir bien fait de personnellement m’impliquer. Au fait, un « Merci ! » eut été appréciable… " Plutôt que de se voir pointer une arme sur la gueule en l’occurrence. A deviser comme ça, il en oublia le monde alentour et remarqua tout juste le môme qui cherchait à le mirer derrière la jeune femme. Un sourire sous le masque, l’armure se pencha un peu de biais pour adresser au jeune garçon un petit salut de la main.

Puis il se raidit tout à fait en constatant que son interface bascula une nouvelle fois en mode conflit quand des balles impactèrent don derme blindé. Il expira un soupir désabusé sur le coup, notant que la jeune femme avait du cœur en cherchant à protéger le gamin. Ce n’était pas vraiment cette action qui le désabusait, s’était plutôt l’obstination dont pouvaient bien faire preuve ces abrutis alors que les assauts précédents n’avaient réussi qu’il écailler sa peinture sombre pour révéler les teintes plus brutes et étincelantes de l’acier. Un coup d’œil à gauche puis un autre vers la droite et la certitude de voir une bande de soldats beaucoup plus coordonnés que les précédents chercher à l’encercler pour l’accabler de leurs projectiles de morts. Si les balles étaient manufacturées dans ses usines, ils auraient au moins le mérite de lui remplir un peu les poches en cherchant désespérément à le crever… Il déplia ses doigts alors que ses répulseurs de paume irradiaient d’une blafarde lueur. S’il le souhaitait, il en finirait en un instant ! Quelques arc électriques crépitaient entre ses doigts alors que l’air se déformait alentour de ses poings sous la chaleur induite par tant d’énergie concentrée. Déjà, l’interface stratégique Gungnir marquait toutes les cibles pour un nouveau ballet mortel mais Adriel hésita avant de frapper. Il y avait chez cette équipe là un semblant de déjà vu, leur uniforme ne lui rappelant que trop celui de l’Asiatique avec qui il avait échangé quelques mots. Eux aussi devaient être mandatés par l’ONU, probablement par l’UNISSON comme semblait le lui hurler son instinct. Les répulseurs à ses paumes s’obstrueraient progressivement sous une gangue de métal alors que l’énergie accumulée se redistribuait dans les circuits parcourant son équipement. Ne risquant rien ou presque, l’armure se laissa donc tremper par cette pluie de plomb alors que son porteur adoptait une posture neutre, présentant ses paumes au ciel dans un signe pacifique.

" Je ne suis pas votre ennemi ! " Lança t’il à destination du soldat le plus proche qui fut bien vite rejoint par la jeune femme précédemment croisée. Il fut surpris de la voir plaider sa cause alors qu’il gardait sa position de paix. Mais ce ne fut rien face à la voix de l’intelligence artificielle animant ces périphériques de contrôle qui lui indiqua une sordide surprise : " Troupes hostiles en approche, monsieur. " Le simple fait de voir l’épaule de la jeune femme se tâcher de carmin lui en apporta la confirmation ! Il serra les dents de douleur à son endroit et fut surpris de voir que les collègues de l’asiatique ne lâchaient pas l’affaire à son endroit, ne se tournant que partiellement vers la nouvelle menace. La jeune femme face à lui ne semblant pas tenir compte des ordres de son Capitaine, délaissant la surveillance qu’elle exerçait sur l’armure d’Adriel. Ce dernier en sourit : cette petite lui plaisait ! " Dissocie moi ces deux groupes armes et repositionne moi une image satellite avec la position des troupes ! A la moindre arrivée nouvelle, fait moi parvenir une alerte ! " Les répulseurs de ses bottes explosèrent sur son ordre, faisant s’élever l’armure dans les airs pour une domination totale du champs de bataille. S’était le chaos le plus complet entre les tirs et les hurlements. Des souvenirs de SEAL lui revinrent en mémoire, ceux de son frère lors de missions en Irak comme en Afganistan. Il eut un haut le cœur mais se reprit bien vite, conscient qu’il représentait un atout de poids pour ces gens de l’ONU qui se retrouveraient bien mal en point sans son appui. Alors il s’anima, frappa et laissa ses répulseurs exploser sur les silhouettes que son interface stratégique reconnaissait comme étant hostile. Les langues de lumière fusaient de ses paumes pour heurter des soldats alors qu’il n’hésitait pas à toucher de nouveau terre pour user de ses maigres compétences en close combat et délivrer des coups de poing soulevant leur cible du sol pour les voir s’écraser contre les bâtiments en ruine. Sous son équipement de haute technologie, Adriel était occupé à jongler entre toutes les informations arrivant simultanément dans son champ de vision. S’imposant comme un danger pour les soldats de Los Dopicos, il devenait la cible de bon nombre de tirs et appréciait cela. S’était autant de balles qui épargnaient les collègues de l’Asiatique là où lui ne risquait pas grand-chose ! Il se trouva un instant nez à nez avec la jeune femme avant de s’en retourner vers ses propres combats. A en juger par le nombre d’adversaires qu’ils avaient à affronter, le Golden Boy en vint à penser qu’il n’était pas totalement étranger à cela, qu’il était possible qu’on ait suivi son entrée de le pays ! Puis, un semblant de calme sembla retrouver les ruines fumantes alors que les derniers coups de feu cessaient. En vol stationnaire au-dessus du théâtre des affrontements passés, Adriel cherchait à retrouver un second souffle dans son armure. Leur association de fortune semblait bien avoir remporté cette manche-là, une satisfaction en soi. " Ca va en bas… ? " Questionna t’il à l’attention de ses alliés, jetant un coup d’œil pour deviner le charnier que devait maintenant représenter le faubourg dévasté. Au moins ne manqueraient ils pas de munitions comme d’armes supplémentaires en fouillant les défunts de l’armée du San Theodoros… Et puis le choc. Les flammes ainsi que la perte ‘altitude sous une détonation contre l’acier représentant sa peau. S’écrasant au sol avec pertes et fracas, le Milliardaire accusa clairement le coup, ses oreilles bourdonnant et sa vision se troublant sous l’assaut vil dont il fut l’objet. Secouant la tête alors qu’il était étalé de tout son long, il entendit clairement le bruit des retors s’approcher, le vrombissement caractéristique des hélicoptères de combat. Une paire tout au plus ! " Deux Kamov Ka-50 de l’aviation du San Theodoros vous ont pris pour cible, monsieur. " " Oui… J’avais remarqué ! " Rétorqua le propriétaire de Veidt Enterprises en se redressant tant bien que mal, vacillant sur lui-même aux premiers appuis. Déjà, les hélicoptères de combat effectuaient leur premier passage et Adriel nota qu’un d’entre eux n’était plus équipe d’un missile Air-Air. Note pour plus tard, trouver de quoi placer des leurres thermiques sur son armure !

" A COUVERT ! " Gueula t’il à l’attention des militaires de l’ONU alors que les deux hélicoptères reprenaient la direction du village. Au sol, il fut très clairement le premier témoin de la succession de tir offerte par les canons monotubes 2A42 de 30 mm équipant ces sombres ailes. Un obus vint exploser contre son épaule, le clouant au sol alors qu’il jurait sous le choc. Enfoirés d’équipements russes ! " Char M1 Abrams et bataillon d’infanterie en approche au Sud. " Putain mais ça n’en finirait jamais ! Le Généralissime gouvernant le territoire savait au moins s’équiper niveau armement… Adriel se redressa aussi vite que possible, gardant en tête que les hélicoptères ne manqueraient pas de revenir pour une nouvelle salve de tirs. Plus il les laissait faire, plus s’était exposer les agents de l’ONU et les Civils enfermés dans leurs abris de fortune. Déjà, des tirs d’armes automatiques cherchaient à répondre aux mortels éperviers d’acier. Un coup d’œil vers le Sud lui délivra le sinistre spectacle d’une troupe tirant en leur direction alors que la tourelle du char pivotait sinistrement vers un mur. Un mur derrière lequel se protégeait l’asiatique et un de ses collègues. Le sang du Golden Boy ne fit qu’un tour et ses répulseurs explosèrent pour le projeter à toute vitesse vers les deux soldats. Atterrissant avec pertes et fracas à leur côtés, il se contenta d’avancer : " Cet endroit devient beaucoup trop chaud ! " Puis il passa un bras autour de la taille de chacun, les enserrant dans une étreinte du n’avait rien de sensuelle. Une poussée des répulseurs plus tard et voici l’improbable trio projeté vers l’arrière, se soustrayant à l’explosion du mur suite au tir du Char ! S’était moins une…

Reposant les deux soldats au sol, il grinça des dents en constatant qu’une nouvelle pluie d’obus accablait le village lors du passage des deux Kamov. Bouillonnant de colère sous sa gangue d’acier, le jeune homme riva ses yeux sur le char non loin alors que les autres soldats de l’ONU semblaient tirer vers leurs opposants du régime de Los Dopicos. Il était temps de vérifier que ses dernières modifications étaient des plus efficientes ! S’éloignant tout d’abord au pas de course, Adriel finit par laisser exploser ses répulseurs pour fondre vers le monstre d’acier bien campé sur ses chenilles. Il le percuta de plein fouet, enfonçant ses poings dans le blindage du monstre comme s’il eut été composé de carton et y ouvrant une large brèche à la force de ses bras. Un membre d’équipage sortit par l’écoutille, cherchant à prendre le commandement de la mitrailleuse lourde surplombant la tourelle pour repousser cet envahisseur robotique. Il ne reçut qu’un cinglant blast au torse qui l’expulsa du char pour lui faire mordre la poussière. La panique se lisait dans les yeux des soldats insulaires alors que l’armure empoignait le canon du char pour tout bonnement arracher la tourelle et la projeter dans les airs. A l’encontre des hélicoptères dont l’un d’eux ne fut pas assez prompt pour esquiver le gargantuesque objet, explosant sous le choc. Déjà, l’armure s’élevait dans les airs pour se charger du dernier épervier d’acier, administrant un jet de lumière à la carcasse du char pour la voir définitivement rongée par un feu salvateur. Paniqués, les soldats fuyaient le village. Adriel, lui, se retrouvait face au cockpit du Kamov, le perçant de son poing vengeur pour activer le siège éjectable et renvoyer le pilote au loin.

" Je suis de votre côté, Capitaine ! " Annonça l’armure en atterrissant au centre du village désormais silencieux. Les troupes débandées de l’armée insulaire ne seraient plus un problème avant quelques temps mais bien des questions pourraient se poser sur la nature de l’armement dont elle disposait. S’il avait reconnu certains équipements comme étant très clairement sortis de ses usines, Adriel n’avait jamais produit de Kamov et se demandait désormais sur quel autre type de surprises il allait bien pouvoir tomber. " Je pense qu’il est maintenant clair pour tout le monde que nous nous trouvons dans un endroit très dangereux… " Il avait beau avoir confiance en son armure, le rapport de V.I.S.I.O.N faisait étant d’un grand nombre d’impact et il notait déjà une légère perte de mobilité dans son épaule droit, là où l’Obus du Kamov l’avait heurté. Clairement, il ne pourrait pas encaisser ce nombre d’attaques toute la journée ! La situation leur accordait un peu de répit et c’est toujours sans ôter son casque qu’il questionna l’ensemble de l’équipée affilié à l’ONU : " Vous devez avoir des ordres... Comment est-ce que je peux aider ? " Avec un peu de chance, ils se retrouveraient à mener ensemble sa croisade toute personnelle. Avec un peu de chance, ils accepteraient son aide. Avec un peu de chance, ils ne le questionneraient pas sur ses intentions. Elles n’étaient pas vraiment du meilleur gout… C’est alors qu’il en vint à se questionner : Tout le monde allait-il bien ?
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Dim 8 Juin 2014 - 21:18 Message
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Hoquetant avant de se rouler sur le côté pour se redresser, la coréenne avait momentanément oublié tout le désagréable de sa précédente conversation avec le robot. Enfin conversation, fallait s’entendre. Ils n’avaient échangé que quelques mots. Et il s’était largement foutu de leur gueule. Il pouvait rire lui, avec son corps de métal capable de contrer la moindre attaque de balles. Avec leurs maigres gilets de protections, les agents de l’UNISON ne faisaient que protéger leurs organes vitaux mais le reste, c’était toujours une question de bol ou de malchance. Que pouvaient-ils faire de toutes manières pour riposter contre un gros calibre de char ou une mine antipersonnel ? On avait encore rien inventé qui pouvait permettre aux soldats de revenir complètement indemnes même si tout le monde le souhaitait. Crachant du sable et inspirant avec difficulté après le choc, elle réfléchissait à la présence de cette arme aux formes humaines. Il avait avoué ne pas avoir été convié même si la chose aurait pu être possible même si les agents n’avaient reçu aucune indication dans ce sens. Perdus sur cette île, ils n’étaient pas certains de recevoir toutes les données satellites qu’on leur envoyait. Le robot affirmait également être venu de son plein gré. Mais comment avait-il été au courant que la situation ici était aussi mauvaise ? Les médias avaient-ils déjà propagé des images choc dans le reste du monde ? C’était probable mais ce qui venait de se produire était trop récent pour se propager déjà plus loin. C’était donc autre chose qui avait précipité l’armure ici, mais quoi. Elle n’avait pas remercié le géant de fer pour une seule et bonne raison ; ce connard lui avait foutu une sacrée frousse et elle ne lui avait rien demandé. Les autres agents auraient probablement pu en venir à bout du petit nombre de terroristes d’origine sans l’intervention de la sentinelle. Sauf que maintenant, le merci elle l’avait au fond de la gorge. Si le robot n’avait pas décidé d’interféré en leur faveur, les agents n’auraient été plus que déchets et restes pour les charognards.

Se redressant sur les coudes en râlant de douleur, Eun-Sil se mit sur ses genoux pour tenter de faire le point sur la situation. Bordel, il s’était passé quoi au juste ? Tiki se tortillait comme un vers de terre dans la poussière, la cuisse gauche en sang, secondé par Derek qui tentait de le soutenir du mieux qu’il pouvait. Le Capitaine secouait nerveusement Piotre pour tenter de le sortir de son inconscience mais sans succès. Swann était également hors d’haleine et rechercha du réconfort dans les yeux de la collègue. Eun-Sil secoua nerveusement son corps comme pour en évacuer le stress avant de se remettre complètement debout. « Tu peux te lever ? » Lança-t-elle à l’adresse de Swann qui pleurnicha un oui sous l’effet du stress avant de se lever aussi.

_Dereck, reculez jusqu’au campement et tenter d’établir un contact radio avec le centre. Swann, servez lui d’escorte.

Eun-Sil grimaça. Il y avait deux gars à terre, ils ne seraient jamais en mesure de les trainer jusqu’au campement sans faire de dégâts. Lim essuya son front d’un revers de manche avant d’entendre raisonner la voix métallique du droïde qui volait toujours au-dessus d’eux. Personne ne répondit à sa question. La coréenne paniqua en le voyant s’écraser au sol. Sans avoir reçu d’ordre elle se dirigea vers lui pour savoir ce qu’il en était. Un robot était probablement plus résistant que les six humains mais à traîner, il serait encore plus lourd. Elle n’eut jamais le temps d’arriver à sa hauteur. Elle leva les yeux au ciel en entendant la mort se rapprocher avec une certitude infaillible. Son sang ne fit qu’un tour lorsque l’armure au sol hurla de se foutre à l’abri. Le Capitaine d’équipe s’avança pour tirer Tiki dans les décombres d’une maison alors qu’il avait finalement réussi à réveiller Piotre qui ne savait plus dans quel monde il était. Eun-Sil détala comme un lapin sursautant en entendant un impact plus puissant que les autres. Se retournant, elle avisa à nouveau l’armure au sol. Ils allaient crever dans ce foutu trou !

_Tiki, faîtes-vous un garrot avec votre ceinture et ne bougez pas votre cul de cette planque. C’est un ordre ! Lim, Piotre, en renfort à la sentinelle.

Les trois agents opinèrent du chef même si Tiki virait dangereusement au blanc sous la douleur. Piotre et Eun-Sil sortirent de leur abri avant de se faire royalement mitrailler dans tous les sens et n’eurent guère le choix que de s’abriter à nouveau quelques mètres plus loin. Ils respiraient comme des bœufs. Piotre se pencha un instant sur la gauche avant de revenir pour faire face à Eun-Sil. Il était livide. Elle le questionna du regard et il lui répondit dans le langage des signes : un putain de saloperie de char ! La coréenne se raidit et tous deux allaient royalement foutre le camp lorsque la sentinelle atterrit à côté d’eux. Eun-Sil poussa un cri de surprise persuadée que c’était un ennemi avant de reconnaître leur allié. Elle ne réalisa même pas l’incroyable vol qu’elle fit dans les airs se contentant de regarder leur cachette se faire rayer de la carte entre ses pieds. Une fois au sol, elle se dégagea de l’armure en rognant une sorte de merci. Piotre tomba au sol, un peu secoué par leur soudaine prise d’altitude. Eun-Sil baissa les yeux sur son avant-bras avant de les relever sur l’armure. Putain, ce truc était tout simplement brulant ! A force d’être exposé au plein soleil et sous l’impact des balles, le métal avait chauffé par endroits et la coréenne en avait fait les frais. Mais elle venait d’échapper à la mort alors elle n’y trouva rien à redire. Ils n’eurent pas le temps de prendre le thé d’ailleurs. Alors que l’armure reprenait de l’altitude, les deux agents secondés par leur Capitaine, tentaient de tenir à distance le renforcement terrestre qui faisait marche vers le centre du village. Autant dire qu’à trois, ils ne servaient que de maigres remparts. Le vacarme était insoutenable et les agents se battaient avec la force du désespoir. Une explosion en plein ciel fini par mettre fin à cette bataille absolument pas équilibrée. Le Capitaine était trempé, et Piotre vomissait ses tripes à cause du trop gros effort. Eun-Sil était appuyée sur ses genoux et ses points, tremblant de douleur, les yeux troublés par les larmes de rage et de la sueur. Ils retrouvèrent tous trois un minimum de leur concentration lorsque l’armure atterrit à leur côté. La place était à nouveau déserte mais les oreilles de la coréenne bourdonnaient à n’en plus finir l’empêchant de profiter de ce calme salvateur.

_Je crois que c’est confirmé, en effet. Répondit le Capitaine à l’adresse du soldat de plomb. Rha ha. Les ordres, c’était de faire un état des lieux sans ouvrir le feu. Vous voyez où ça mène. Les agents Swann et Dereck sont retournés au campement. J’en saurai plus en y retournant. Pour le moment, contentez-vous d’aider l’agent Lim à rapatrier l’agent Tickermann. Répliqua le Capitaine sans demander à l’agent métallique s’il était d’accord sur la question.

Eun-Sil secoua la tête en acceptant l’ordre et déambula dans les gravats en ne faisant qu’un geste à l’adresse de l’armure pour qu’ils retrouvent tous deux l’agent blessé à la cuisse quelques centaines de mètres en contre-bas. Il était dans un sal état. Le garrot fonctionnait bien. Tiki était cependant complètement dans le vague et il sursauta lorsque sa collègue lui toucha le bras pour le sortir de sa transe. Elle n’eut pas à attendre beaucoup avant d’être rejointe par la gigantesque armure qui offrit un moment d’ombre aux deux agents sous ce soleil ravageur. Eun-Sil s’épongea le front avant d’esquisser un maigre sourire à l’adresse de son collègue au sol. Elle n’eut pas besoin de réfléchir longtemps avant de se rendre compte qu’elle serait incapable de soutenir efficacement Tiki et qu’en plus, sa grande différence de taille avec l’armure serait un désavantage certain. Se redressant, elle fit face à l’armure. Ce droïde était tout simplement sublime vu de près. En d’autres circonstances, elle aurait probablement passé des heures à l’éplucher et à le détailler des yeux mais c’était inimaginable dans le contexte immédiat. « Vous pourriez le porter jusqu’à la base ? Je n’ai pas, le gabarit qu’il faut… » S’excusa-t-elle presque. En même temps, c’était purement physique. Eun-Sil du haut de son petit 1m60 et ses 60 kilos de muscles n’arriverait jamais à charrier un homme de 1m90 pour passer 100kg. Elle espérait juste que le robot ne dirait pas le contraire. Elle se détourna pour regarder Tiki. « Encore quelques minutes, Tiki. J’ai de quoi te faire une belle ligne au campement. » Elle parlait de la cicatrice qu’il aurait une fois qu’elle l’aurait recousu. Et il avait bien compris. Elle ne savait pas trop si l’engin était encore en mesure de prendre la voie des airs. A en juger par ce qu’il avait subi, même son blindé devait avoir pris un sacré coup et elle ne pariait plus sur la complète résistance de son fuselage. Elle se baissa au sol pour récupérer sur les corps des soldats ennemis ce qui pourrait lui être utile avant de se rendre compte de ce qu’elle avait en main. « Par les anciens ! » Elle se releva avec l’une des armes ramassées au sol. Soufflant sur le sable qui s’était déposé sur le canon, elle reconnut la signature de cette putain de firme qui avait des contrats avec l’armée et le gouvernement. Et San Theodoros visiblement. Elle grinça des dents avant de balancer le long calibre par-dessus son épaule, retenu par la sangle de fixation. Elle fourra dans ses poches plusieurs munitions encore non utilisées et se redressa pour faire face au soldat métallique. Qu’est-ce qu’elle ne donnerait pas pour avoir un coéquipier pareil à la place de cette enflure d’esprit des airs… Elle se racla la gorge en se rendant compte qu’elle dévisageait tout bonnement l’armure depuis trop longtemps. Du nez, elle indiqua au-devant d’elle. « La base est à moins de cinq cents mètres au nord-est. Derrière ce qui devait être un lieu de culte. Vous y reconnaîtrez le dôme depuis là-haut. Autrement, c’est la seule place clean… » précisa-t-elle s’il allait se contenter de rester au sol.
Et juste par précaution. « Et faîtes pas le salopard. Vous avez ordre de ramener l’agent au campement. Vous changez de direction et je m’arrange pour tellement foutre le bordel dans vos circuits que vous pisserez de l’huile. » Délicatesse faite militaire, Eun-Sil voulait tout simplement s’assurer que le nouvel agent ne ficherait pas le camp avec l’interprète du groupe. Réajustant la sangle à son épaule, elle se mit en marche. En ronchonnant pour elle-même, comme souvent. « Ordre de mission ; faire le point sur Las Dopicos et rapatriement des forces à l’aube du troisième jour… Si on est encore vivant à cette putain d’aube ! Non approvisionnement de la technologie mère de l’armée. Mission non nécessiteuse de pareil équipement. Clair ! C’est trop cher pour des missions d’espionnage ! Saloperie… et eux, ils avaient de quoi se payer la meilleur firme du pays !? Saekki ! » Le dernier mot, en coréen et lancé en gueulant, était adressé à l’aimable fils de chien qui contrôlait les ventes de la renommée Veidt Entreprises. Le mot coréen était particulièrement violant et pourtant bien incomparable comparé à la frustration qu’éprouvait la coréenne. En anglais, il pouvait se traduire par enculé, ou connard.
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Message posté : Mar 1 Juil 2014 - 16:20 Message
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Légion des Etoiles

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Black Arm

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ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

La Guerre Civile est le Règne du Crime.


Au moins, ses exploits –relatifs du fait d’une armure de haute technologie passée sur son corps d’éphèbe- avaient eu le mérite de lui accorder un brin de confiance de la part des membres de l’UNISON. Sous son froid masque de métal, il eut un sourire désabusé en entendant que les ordres de l’équipe consistaient simplement en une présence pacifique… Là où la population se faisait massacrer par un tyran –que son entreprise avait alimenté en armes à son insu, cela avait le mérite de lui rendre la situation plus désagréable qu’autre chose- la communauté internationale continuait à temporiser. Il imaginait déjà les conseils de hauts responsables bavasser sur des sanctions économiques dont le généralissime du Pays n’aurait rien à faire. Pour le coup, son aspect partisan de répercutions violentes et immédiates venait à prendre le dessus sur son sempiternel aspect d’observateur. Néanmoins, il était légèrement conscient que, seul, il éprouverait les plus grosses difficultés à en terminer avec cette situation chaotique. Ainsi, il comptait sur une certaine volonté de vengeance de la part de ces agents coincés dans la nasse en sa compagnie pour lui prêter main forte. D’autant que, tant qu’il serait à proximité, il pourrait les aider à rentrer chez eux en vie. Même si la guerre est parfois des plus cruelles, il en savait quelque chose du fait des expériences passées de son frère Randall. Recevoir les ordres de ce qui semblait être le responsable de mission ne lui posait, pour l’heure, aucun problème moral et c’est donc dans un bruissement de métal et sous le brouhaha de ses mécanismes de haute technologie qu’il se tourna vers l’Agent Lim. Sa voix altérée pour sembler robotique ne manqua pas de souffler : " Je vous suis. " Et voilà qu’il déambulait à la suite de la coréenne dans les gravats, dans le chaos comme la fumée… Un vague regard alentours ne lui inspira qu’un vague sentiment de gâchis. Ce n’était pas aujourd’hui qu’il découvrait les effets des biens qu’il vendait, mais la façon dont ils étaient employés par ce pays avait tout pour lui retourner la tripe. Une certaine forme de culpabilité pesa de plus en plus sur ses épaules, jusqu’à ce qu’ils retrouvent l’agent blessé et que ce ne soit la colère qui prenne les devant. Tous les adjectifs dont on l’accablait dans la presse étaient fondés en l’instant et il se fit le sincère serment de changer ce qui n’allait pas dans sa boite, d’apporter toujours plus de morale et d’éthique à leur boulot. Pour ça, il aurait besoin de l’appui de son aïeul. Un tout autre combat en perspective. " Ce ne sera pas un problème… " Avança t’il en réponse à la requête de la jeune femme. Cherchant à bien doser sa force –histoire de ne pas appliquer une pression d’environ 40 tonnes sur le pauvre blessé- l’armure le saisit au niveau du poignet et après quelques mouvements propre à l’instruction militaire de Randall, le pauvre ère se retrouva à barrer les épaules du colosse d’acier dans une position de Fireman’s Carry. Il tiqua à l’exclamation de la jeune femme, l’interface Gungnir identifiant bien vite l’arme à feu comme sortant de ses usines. Ses entrailles se serrèrent un instant et il jura silencieusement. Balancée au sol, l’arme atterrit à ses pieds. Il pencha sur elle son visage dissimulé sous le métal, grinçant des dents devant la constatation que les agissements sombre de cet enfoiré membre de son conseil d’administration le mouillaient dans cette affaire jusqu’au cou. De rage, il écrasa l’arme sous son talon, la brisant en menus morceaux qu’il serait impossible de réutiliser. Ce serait toujours ça de pris…

Décidément, son armure semblait bien plaire à l’agente qui lui apparaissait de plus en plus intéressante. Il eut un sourire quand elle sembla toute gênée de l’avoir ainsi regardé pendant de longs instants et finit par jeter un coup d’œil en direction de ce qui ferait office de camps de base. Son instinct lui indiqua qu’ils devraient bien vite bouger de là sans quoi ils s’exposeraient à une riposte inévitable qu’ils n’auraient peut-être pas les moyens d’endiguer cette fois-ci. Une fois qu’ils auraient contacté l’Etat-Major, ces types reviendraient ici en force, à n’en pas douter… La saillie verbale de la jeune femme provoqua son rire métallique, agitant ses épaules ce qui sembla faire souffrir le soldat qu’il transportait. Désolé ! " Et où est ce que je pourrais bien aller en transportant un type dans son état ? " Prendre la poudre d’escampette par les airs était, de toute façon, le meilleur moyen de mettre à mort ce pauvre homme. La raison essentielle que le poussait, d’ailleurs, à ne pas décoller et toujours marcher dans les pas de la coréenne. Et puis, il ne manqua pas de faire preuve d’une suffisance toute robotique qui continuerai d’assoir son énigmatique statut : " Je doute que vous soyez capable de me faire quoi que ce soit, Agent Lim. " C’est finalement dans le mutisme –mais avec un léger sourire- qu’il suivit de nouveau la jeune femme vers le camps de base. Il l’écouta se parler à elle-même, en apprenant un peu plus sur la mission qui leur avait été confié et comprenant du même coup qu’il leur serait probablement difficile d’obtenir une extraction dans un futur proche. Il comprenait toute la crainte comme toute la détresse qu’elle pouvait éprouver. Il se demanda si elle avait de la famille qui s’inquiétait pour elle actuelle, si elle avait des gens qui attendaient avec impatience son retour. Si s’était le cas des autres membres de son équipe. Il se mit à penser à Sydney et se promit de rentrer au pays entier et d’essayer de conserver tout ce beau monde en un seul morceau. Mais au fond de lui, quelque chose lui intimait que l’opération serait des plus difficile. Instinctivement, V.I.S.I.O.N lui apporta la traduction du dernier mot prononcé dans la langue maternelle de l’asiatique. Il le prit pour lui, pour son entreprise et ne s’en offusqua pas. Il avait clairement sa part de responsabilité dans la tragédie proposée aux Agents de l’UNISON et se voyait maintenant accablé d’un certain devoir moral à leur endroit. Cela ne l’empêcha toutefois pas de répondre : " Ne tient maintenant qu’à vous de vous approprier une partie de ces équipements. Il suffit de se baisser pour les ramasser ! La situation n’est pas aussi désespérée que ce que vous voulez bien le dire vous savez… Après tout, vous n’avez plus besoin de cet approvisionnement en technologie mère de l’armée puisque vous m’avez moi. Et je peux vous garantir que je vaux mieux que tout ce que peux vendre la meilleure firme du pays ! " Il pourrait même en faire un exposé de plusieurs heures mais s’eut été facilement dévoiler son identité secrète. Un instant de silence simplement rythmé par le bruit de leurs pas dans les gravats et il reprit de sa voix robotique : " J’imagine qu’il faudrait vous trouver dans un sacré pétrin pour accélérer votre extraction… " Autant dire qu’il leur faudrait être au beau milieu d’une bataille rangée qu’ils n’auraient pas les moyens de remporter du fait de leur ridicules effectifs. Et du point de vue du déséquilibre des forces en présences, ils seraient réduits en pulpe avant d’avoir vu la moindre équipe d’extraction se pointer pour leur sauver les miches ! A moins qu’il soit là pour détourner une grosse partie du feu ennemi. Son armure avait chargé lors des premiers affrontements mais hormis une gêne à l’épaule gauche et quelques plaques décalées au niveau des lombaires, il pourrait recommencer. Inaudible pour la coréenne, il s’adressa dans son casque à l’intelligence artificielle faisant office d’éternel partenaire : " V.I.S.I.O.N. Vérifie les surfaces de contrôle et sors moi un rapport détaillé de mon état actuel. Je veux un état détaillé de la situation et un suivi continu des mouvements adverses par satellite. " Pour un baptême du feu, ça avait le mérite d’être réussi ! Maintenant, il allait pouvoir se servir de pas mal de ses compétences pour essayer de retourner la situation à leur avantage. Joueur d’échecs invétéré, il avait conscience de l’importance accordée à la prévision des mouvements adverses et savait qu’il devrait jouer sur la surprise. Une sorte de Gambit à sa façon… !

" On y est mon grand ! " Lança t’il à destination du soldat qu’il trimballait sur ses épaules, le déposant au sol avec le peu de délicatesse dont il semblait capable sous ses traits de brute de métal. Un rapide coup d’œil alentours lui indiqua que les forces en présence étaient encore plus ridicules que ce qu’il s’était figuré. Même pas de quoi tenir une impasse mexicaine… Pour peu qu’ils reviennent avec un semblant de troupes plus importantes et ils seraient massacrés jusqu’au dernier. Du moins c’est ce que lui indiquait son faible sens tactique. " Monsieur, la situation se présente ainsi... " Immobile au beau milieu du camps de base et laissant à tous le soin de vaquer à leurs immédiates occupations, Adriel fut abreuvé de savoir par l’intelligence artificielle qui lui fit un topo précis de la situation. Se figurant face à un échiquier, il désigna les forces en présence sous les traits de différentes pièces d’échec et jaugea à sa manière de la situation pour en arriver à un semblant de plan… Ça serait risqué, burné et assortis de pas mal de qualificatifs propre au culte de la force brute et immédiate, mais ça pourrait bien avoir le mérite d’offrir à tous une issue favorable à ce conflit. Tout pendant qu’ils soient prêts à mouiller le maillot, bien entendu ! " Capitaine ! " De sa puissante voix robotique, Adriel alpagua l’officier responsable avec suffisamment de volume pour attirer l’attention de tous les agents présents sur les lieux. Quelques pas en avant, il n’avait pas eu le temps de voir s’ils disposaient d’une radio en état de marche, et il se retrouva à surplomber de sa haute carrure le militaire. D’un mouvement de tête, il invita tout agent intéressé par la conversation à les rejoindre puis débita son propos de son timbre métallique : " Nous ne pouvons pas rester ici, nous faisons des cibles beaucoup trop parfaites et nous ne serons pas en mesure de leur résister. C’est une… Bien piètre position défensive. " Sans parler du fait que leurs effectifs étaient fantomatiques et que l’hypothèse de voir débarquer l’aviation n’était pas à exclure. Perdre deux Kamov dans des circonstances louches amènerait forcément des forces aéroportées à se pointer dans un futur plus ou moins porche. Aussi, l’armure se fit forte de poursuivre. " Ces types que nous avons mis en fuite, ils vont bien finir par revenir… Une fois qu’ils auront alerté leur Etat-Major, ils feront la jonction avec des renforts et reviendront sur les lieux. Peut-être pas pour vous, mais pour moi c’est certain… L’Agent Lim a trouvé des armes redoutables dans les décombre et je pense leur hiérarchie véritablement intéressée par le potentiel que je représente. " Tournant son visage dissimulé sous le masque, il chercha de ses yeux irradiant une lueur bleuté l’appui tacite de la coréenne. Puis, il reprit à l’attention de son commandant : " Cela nous laisse quelques heures devant nous, tout au plus. "

A croire que le semblant de droide aimait bien parler car il enchainait son propos sans véritablement laisser le temps à quiconque de répondre. Amenant son bras à la verticale du sol, une pièce d’armure s’en souleva légèrement pour dévoiler un dispositif de diodes multiples qui pourrait bien apparaitre énigmatique au premier abord. Une lueur plus tard et c’est la carte topographique de la région qui se trouva exposée en trois dimensions à la vue de tous. En surbrillance, un point indiquait leur position. L’angle se fit bien plus grand alors qu’un semblant de zoom inverse était pratiqué et qu’un second point de couleur se voyait indiqué sur la carte. Sa version personnelle, performante et non commercial de l’Holoveidt servirait d’appui visuel à son exposé. " La Caserne de Chuparosa. D’après mes fichiers, elle fait partie des cinq plus importantes du pays et se trouve à 72,4km d’ici. Cette piste… " Une ligne sinueuse fut mise en évidence sur la carte, reliant les deux points lumineux. " …La relie à notre emplacement. Autant vous dire qu’une fois prévenus, ils ne se contenteront pas d’envoyer qu’un Char M1 Abrams et bataillon d’infanterie pour régler le problème. " Ils auraient probablement à rencontrer une toute autre opposition en effet. Qu’il ait raison ou pas, Adriel comptait aussi sur la crainte pour voir les agents de l’UNISON se rallier à lui. Son plan leur apparaitrait dingue, semblable à un suicide, mais il pourrait aussi représenter leur meilleure chance de survie dans ce milieu hostile… Une seconde corde sinueuse, ne croisant jamais la précédente, se mit alors à briller sur la carte. " J’ai calculé ce trajet comme étant le plus sûr et le moins détectable par les forces armées du San Theodoros. Il permettra de relier la caserne en un peu moins de quatre heures avec des véhicules légers. " Pour son propre cas, il pourrait bien se trouver là-bas en à peine quelques minutes. Il était maintenant temps d’exposant son plan pouvant se résumer simplement. On attaque ! " Votre mission semblait être l’observation, elle semble plus que compromise… Nous savons maintenant tous toutes les saloperies que pratique le régime sur sa propre population mais vous m’avez l’air d’avoir besoin de deux choses : des preuves et une extraction rapide. " C’est un peu là que ça commençait à sentir la poudre… " Des preuves, il pourrait y en avoir plus que de raison dans cet endroit-là. Vous vous y connaissez tous en arts martiaux ? Feinter d’une main pour frapper de l’autre ? C’est exactement ce que je vous propose… Ils vont envoyer ici une bonne partie de leurs forces et ils seront découverts sur place. Je vais les attaquer de front, leur faire payer tout ce qu’ils ont fait à ce pays… Ça vous laissera le champ libre pour ce qui est de l’infiltration et vous devriez avoir de quoi prouver toutes leurs exactions. Une fois sur place, trouvez de quoi joindre vos responsable et demandez-leur de regarder l’endroit par satellite. Vous avez bien le droit de faire ça, non ? Parce que je vais allumer le plus grand feu qu’ait jamais connu ce pays et si vos dirigeants tiennent à vous, ils enverront de quoi vous récupérer dans l’heure… " Les projections holographiques disparurent dans l’instant où les pièces d’armure se repositionnèrent idéalement. Se redressant pour surplomber tout le monde de sa taille colossale, Adriel jaugea l’assemblée de son masque d’airain. Malgré son armure, il sentait la tension comme la crainte dans l’air. C’est du moins ce qu’il se figura avant de reprendre sa diatribe pour conclure son propos : " Je ne connais pas vos ordres ni vos nouvelles prérogatives. Mais vous pouvez me considérer comme un allié fiable et votre meilleure option… Pour que les choses soient claires, j’irai là-bas… Avec ou sans vous. " En cas de refus, il lui serait difficile de les laisser dans le pétrin. Point final à son intervention, le robot se contenta de souffler : " Le choix vous appartient. "
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Dim 20 Juil 2014 - 23:42 Message
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Les agents Dereck et Swann avaient finalement réussi à regagner la base sans aucun problème majeur si ce n’était de gérer le stress post-traumatique de cette bataille hors du commun. Complètement sur la défensive, la jeune femme faisait dos à con coéquipier en braquant son arme sur la moindre chose qui faisait mine de remuer dans le vent. En les rejoignant, le Capitaine Buck la lui confisqua bien vite d’ailleurs, persuadé qu’un tel état d’esprit ne serait en rien profitable à la petite troupe. Obligeant Swann à s’assoir non loin de là dans un coin d’ombre, il se mit lui-même dans le champ visuel de son agent pour assurer ses arrières et fit le guet en attendant que Dereck trouve un moyen de remettre en état la radio endommagée. Ce dernier avait à plusieurs reprises essayé d’établir le contact mais la petite batterie était tout bonnement grillée et même s’il était en mesure d’établir un contact via les satellites, il n’avait pas de quoi recevoir les messages de ses collègues et encore moins d’en émettre. Réorganisant les circuits, il transpirait à grosses goûtes sous le soleil déclinant et sa frustration montait en pente raide. Sans la présence stricte du capitaine à seulement quelques mètres, il aurait probablement renoncé à toute manœuvre en moins d’une dizaine de minutes. Swann, les jambes repliées sous elle, se balançait d’avant en arrière en priant probablement son dieu unique pour qu’il lui accorde une nuit de repos et un lendemain sans mort.


Eun-Sil quant à elle, s’était enfermée dans son habituelle routine défensive ; à savoir attaquer les autres avant qu’ils ne vous attaquent. C’était bien pour cette raison d’ailleurs qu’elle ne faisait aucun cadeau à la gigantesque armure alors qu’il leur donnait largement un coup de main. Elle ne manqua pas de la regarder de travers d’ailleurs, lorsque l’engin répliqua, visiblement amusé, qu’elle ne serait jamais en mesure de l’endommager. Esquissant un sourire tout à fait carnassier en reluquant le métal reluisant elle répliqua avec une fierté tout à fait féminine : « Allez savoir. Si je coupe votre alimentation principale vous ne serez qu’un tas de débris high-tech… mais, il est vrai que je n’ai guère de moyen d’y accéder. Pour le moment du moins. Ce n’est qu’une question de temps et de tactique. De détournement d’attention. De trouver votre point faible… » Tout en disant cela, elle continuait d’arpenter les gravats pour se diriger vers la base. Au loin, elle aperçut le Capitaine qui lui adressa en premier lieu un geste de temps mort avant de confirmer que la zone était clean et qu’ils pouvaient tous deux s’avancer sans risque. La coréenne arrêta ses pas pour se retourner vers le robot dans son dos. C’est que la machine devenait snob ? La jeune femme se demanda pendant quelques secondes si finalement il n’y avait pas un homme là-dessous qui vantait ses mérites avant de hausser les épaules et de se convaincre que c’était tout bonnement impensable. Qui aurait pu inventer un magnifique œuvre pareille ? Personne. C’était donc un être bionique et le côté snob qu’elle avait perçu devait probablement venir de sa récente intégration avec la race humaine. Mais elle dut admettre qu’il avait foutrement raison. Les armes Veidt qui étaient parsemées dans les ruines devaient être récupérées s’ils voulaient être en mesure de se défendre correctement. Démontrant qu’elle n’était nullement opposée aux propositions de l’armure, la jeune femme profita d’ailleurs des quelques mètres qui restaient pour se baisser à plusieurs reprises et ramasser tout ce qu’elle pouvait porter avant de grimacer en sentant son épaule gauche irradier de douleur. « Sauf que vous, nous n’avons aucun moyen de vous contrôler alors que ça ... elle pointa une arme sur le soldat de fer en retirant le cran de sécurité c’est encore moi qui décide de quand je tire. Ce qu’elle s’abstint de faire ne souhaitant pas inutilement perdre une balle qui risquerait encore de ricocher sur le fuselage et de lui revenir droit dessus. Et si je peux me permettre, la technologie Veidt, c’est pas de la merde. On la paye à un prix fort, certes et le directeur n’entend que ce qu’il arrange d’après ce que j’en sais mais ça n’est pas pour rien qu’elle est la première firme du pays. Même en admettant que vous êtes aussi … puissant que vous le dîtes, vous ne suffirez pas à vous tout seul à sortir six agents en même temps de cet endroit. Les armes Veidt sont parfaites. Elles sont faîtes pour tuer et ne manquent jamais leur cible. Si les troupes reviennent, six agents armés avec du Veidt ne suffiront pas contre une armada sortie tout droit des locaux de Star City. Que vous soyez là ou non, on sera rayé de la surface de la carte. » Au moins, Eun-Sil avait le mérite d’être absolument pas naïve quant à la suite des choses. Elle était soldat depuis suffisamment longtemps maintenant pour savoir que si la mort venait à se pointer, il ne fallait pas la craindre mais l’accepter comme un évidence et faire de son mieux pour permettre à l’opération en cours de ne pas être un échec total. Eun-Sil adressa un salut de la tête en passant en visuel de son Capitaine qui indiqua d’un mouvement de fusil que Swann était adossée au grand mur du dôme et qu’ils auraient de quoi soigner Tiki non loin. Eun-sil déposa au sol tout ce qu’elle avait charrié sur son dos et en quelques enjambées, rejoignit la valise qui leur servait de trousse de secours. Il n’y avait que le strict minimum mais il faudrait faire avec. En passant, elle administra une tape sur l’épaule de Swann pour que cette dernière vienne lui donner un coup de main. Regagnant l’armure et Tiki, elle n’adressa pas un mot au soldat high-tech avant de se baisser sur son collègue blessé. D’un geste, et d’une voix ferme, elle guida sa collègue pour qu’elle place ses genoux sous la tête et le buste du blessé afin d’abréger ses souffrances. Ils ne possédaient que quelques seringues de morphines et la coréenne savait que ce n’était nullement le moment de les utiliser : ils auraient pire à affronter demain. Se déplaçant sur le sol, accroupie autour de Tiki, Eun-Sil se cogna contre l’armure sur pied qui n’avait pas bougé pendant plusieurs instants. Il était sérieusement en train de faire un checkup ? Elle ne répliqua aucun commentaire, s’affairant à désinfecter la plaie aux bourrelets sanguinolents de son ami. Il grimaça de douleur mais n’eut pas de force pour articuler un son. Elle n’avait pas de quoi extraire la balle. Elle se résolu donc à le faire à main nue ; cette dernière n’était pas entrée bien loin et de toute manière, ils n’avaient pas d’autre choix. Swann agrippa suffisamment fort l’homme au sol pour que la coréenne n’ait pas à répéter son geste à plusieurs reprises. La petite boule métallique percuta le sol sableux et la jeune femme aspergea à nouveau la plaie du liquide transparent qui fit se tendre le soldat sur toute la longueur. Il dodelina de la tête pendant plusieurs secondes avant de s’effondrer contre le corps de Swann, entre l’inconscience et la réalité. La coréenne ne perdit pas un instant pour tenter aussi bien qu’elle le put de recoudre le tout et de desserrer lentement la ceinture qui retenait le sang au niveau de la hanche. Tiki eut un soubresaut avant de lâcher un profond soupir. Elle ne pouvait rien faire de plus pour le moment. Swann, dans son état de choc avancé, décida de rester auprès de son collègue ce à quoi Eun-Sil ne répondit rien. Ramassant ses affaires, elle manqua à nouveau de se heurter à l’immense silhouette métallique qui se réveilla enfin en appelant Buck qui faisait toujours le guet.


Le Capitaine, de l’autre côté de la place, était sur le qui-vive. Il ne savait quelle stratégie adopter. Ils n’auraient pas dû avoir à faire face à pareille menace dans cet endroit perdu et présumer que cette dernière ne reviendrait pas n’était pas envisageable. Il pouvait retourner le problème dans tous les sens, l’équation était toujours la même ; ils n’étaient que six – sept en comptant l’armure – et incapable d’établir un contact radio. Swann était complètement hors course, ainsi que Tiki. Dereck devait à tout prix rétablir le contact avec la base. Ce qui ne laissait que Piotre – qui s’était assez bien remis de sa perte de connaissance – et Eun-Sil qui avait le mérite de se battre jusqu’au bout. Impossible de trouver une tactique efficace dans ce cas. Crispant sa mâchoire, il tentait de ne pas céder à un pessimisme certain lorsque la machine robotique le sortit de sa garde. Tournant la tête, il exécuta un dernier contrôle de l’horizon avant de s’avancer et de rejoindre le coin d’ombre où se trouvait les trois agents et l’armure.

_Soldat ? répliqua-t-il à la demande silencieuse de cette machine qui le surplombait de tellement de centimètres qu’il n’espérait ne pas se trouver face à un ennemi infiltré. Le Capitaine ne vit rien à redire au compte rendu de cet allié inattendu. En temps normal, c’était d’ailleurs le rôle de Tiki mais sous la pression, aucun agent n’avait pris le relais et le Capitaine ne pouvait leur en vouloir même si la démarche ordinaire était pourtant des plus simples. Buck baissa un instant les yeux sur l’agent Lim qui lui tendait une des armes Veidt trouvées sur place. Elle s’était jointe à la discussion en voyant arriver le Capitaine. Piotre avait fait de même. Bras croisés, il écoutait aux côtés de sa collègue. Le Capitaine demanda confirmation à son agente lorsque le soldat métallique affirma qu’il représentait un intérêt pour les terroristes. Lim affirma du chef avant de hausser les épaules et Piotre hocha de la tête. Visiblement, tous deux n’en savaient rien. Lim était de ceux qui restaient, celle qui s’en connaissait le mieux en robotique mais par passe-temps et non par profession. Le Capitaine lâcha un soupire, réfléchissant aux informations qu’il recevait de la part de ce nouvel agent. Il hocha plusieurs fois la tête en avant, regardant à nouveau Piotre et Lim qui n’émirent aucun commentaire contraire à ce qui venait d’être énoncé. Par réflexe, Piotre et le Capitaine pointèrent une arme sur l’armure lorsque cette dernière orienta son bras horizontalement et en la voyant s’ouvrir. Lim hoqueta de surprise. Le Capitaine la rappela à l’ordre lorsqu’elle s’avança et tenta de passer son bras au travers de la carte en hologramme. Contrairement à son agent, le Capitaine avait pu être présent au salon de l’armement de Star City et s’étonna de retrouver face à lui ce qui ressemblait assez fortement à l’Holoveidt qu’avait présenté Adriel Veidt même si le prototype en face de lui n’avait rien de comparable à celui présenté. L’armure bionique avait donc véritablement un potentiel incroyable. Le Capitaine ne mit pas longtemps avant de comprendre où l’armure voulait en venir et du coin de l’œil, confirma ses soupçons en avisant son agente qui reprenait du poil de la bête.

_ Le problème n’est pas de trouver des preuves soldat, mais de les faire valider. En admettant que l’agent Dereck arrive à établir un contact radio, communiquer au QG que nous avons été attaqués par des soldats en masse armés par Veidt Entreprises ne manquera pas de mettre la base en émoi. Et rien ne certifie qu’ils croiront à cette attaque ; Veidt Entreprises niera cette information en bloc et il n’y a aucun moyen de faire avouer au gouvernement de San Theodoros qu’ils ont véritablement déployé des troupes armées contre les civils. Et si les informations sont confirmées… Nous serons rayés de la liste des agents servant la nation. Veidt Entreprises fournit en arme la Nation entière. Si véritablement ils ont approuvé cet armement, ils ont de quoi faire pression sur l’UNISON et cette mission tombera dans l’oubli le plus complet pour éviter un coup d’état entre l’ONU et Veidt. Peu importe votre stratégie, Soldat. Nous ne pouvons compter sur une extraction en règle. A moins de corrompre l’un de nos agents restés sur place, nous sommes livrés à nous-mêmes.

Le Capitaine soupira à nouveau. Ils ne sortiraient probablement d’ici vivants mais l’armure marquait un point : ils ne pouvaient rebrousser chemin et retourner au port de l’île le lendemain à l’aube comme le demandait la mission en laissant des centaines d’innocents perdre la vie. Ses hommes étaient dans un état lamentable et s’il désirait autant qu’eux sortir de là en un seul morceau, il ne pouvait tout bonnement oublier tout le reste. En relevant le visage, il croisa les regards de Piotre et de Lim. De tous ses agents, ces deux-là étaient les plus demandeurs de justice et il lut dans leurs yeux qu’ils accepteraient sans broncher d’être renvoyé au combat. Ils n’avaient plus de véhicule. Retraverser le désert dans l’autre sens prendrait plus qu’une journée. Le navire qui devait les ramener n’attendrait pas. Et ils n’avaient pas de moyens de l’avertir.

_Bien. Agent Dereck, vous avez écouté ? Venez ici…. Vous, Piotre et Lim, vous serez chargé de l’infiltration. Equipez-vous de ce qui vous sera utile sans vous charger plus que nécessaire. Assurez-vous que vos émetteurs fonctionnent et prenez du repos. Swann… Swann ! Vous viendrez avec moi et Tickermann. Nous resterons en seconde ligne pour communiquer avec les agents à l’intérieur. Lim, communiquez notre fréquence au Soldat afin que nous puissions tous rester en contact. Nous partirons au milieu de la nuit et resteront sur nos positions jusqu’à l’aube. Je ne veux pas que ces chiens aient le temps de sortir avec leurs troupes. Soldat, assurez-vous qu’ils soient hors état de nuire. Dereck, trouver leur centrale de communication et tenter d’entrer en contact avec le navire de l’ONU. Si rien n’y fait, entrer en contact avec le commandant Colt à Star City. Lim, Piotre, trouver leur chef et sortez le de là vivant.

Tous les agents présents affirmèrent du chef même si Dereck émit un commentaire sur le fait que Colt n’aurait pas nécessairement de quoi ordonner un envoi pour leur rapatriement même si ce dernier tenait à ses troupes sur le terrain. Ce à quoi le Capitaine répondit qu’il n’avait pas d’autre option. Après un dernier regard sur l’armure, le Capitaine ordonna à Swann de se reposer, qu’il prendrait le premier quart et dissipa le reste des agents. Dereck avait encore une heure pour tenter quelque chose avec l’émetteur alors que Piotre s’engouffra dans le dôme pour piquer un somme aux côtés de Swann et Tiki. Lim se retrouva seule avec le Soldat de fer.


Eun-Sil en était persuadée : L’armure était une intelligence artificielle venue d’une autre planète. Aucun humain, pas même ce génie de Veidt n’était en mesure de créer pareille perfection. Le beau gosse qui faisait la une des journaux ne devait d’ailleurs n’être qu’un beau parleur et elle en pariait son poste que c’était une team tout entière de chercheurs qui mettaient leurs connaissances au profit de l’usine. C’est ce en quoi elle voulait croire. Il avait reproduit une carte holographique à la perfection et en prenant le temps à regarder de plus près, son fuselage n’était pratiquement pas endommagé. C’était une arme totale, une création sans limite qui devait demander sans cesse perfectionnement et amélioration et Eun-Sil ne pouvait qu’admirer le travail. S’éloignant de quelques pas de ses collègues, elle se laissa aller contre le mur encore chaud du dôme en grimaçant sous la douleur de son épaule. Baissant les yeux sur la plaie qui tentait méchamment de s’ouvrir à nouveau, elle leva sa main pour faire visière et appela l’armure avec ironie. « Vous n’auriez pas un rayon cautérisant sous votre fuselage… j’ai épuisé le liquide désinfectant. » Elle rit à l’ironie du sort avant de se reconcentrer sur ce qu’elle devait faire. En chiffre, elle communiqua la fréquence sur laquelle étaient reliés les agents et se rendit alors compte qu’ils auraient besoin d’un nom à mettre sur le soldat pour communiquer. « Comment on vous appelle ? » Oui parce qu’elle ne se voyait pas parler de prénom à proprement parler étant donné qu’elle s’adressait à des circuits électriques. « Vous disiez avoir un potentiel intéressant… et que je sache, c’est pas marqué VEIDT made sur votre cul, alors c’est quoi votre histoire ? » Elle ne voulait pas lui soutirer des informations qu’il ne voudrait pas divulguer mais tout simplement rassasier sa curiosité et tuer le temps par la même occasion. Elle lui fit signe de s’asseoir même s’il n’en avait probablement pas besoin ; elle ne supportait plus de lever les yeux pour le regarder depuis en dessous. La nuit allait se rafraîchir. Il fallait profiter des quelques heures de soleil. D’un doigt, elle désigna le fuselage abîme dans le dos de la création. « Vous avez des modules désaxés à l’arrière. Je peux vous arranger ça si vous voulez ? » Elle doutait qu’il ait véritablement besoin de son aide mais à nouveau, il fallait bien trouver un moyen de s’occuper l’esprit. Après un soupire, elle enchaîna. « Vous pensez sérieusement être en mesure de nous sortir de là si ça merde ? » Il n’avait jamais fait mention de cela, mais en l’écoutant parler, elle avait cru déceler une véritable âme de soldat dans l’armure. Il ferait certainement du mieux qu’il pouvait pour garder tout le monde en vie.
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Message posté : Dim 27 Juil 2014 - 22:21 Message
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Légion des Etoiles

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• Eveil au Qi (champs protecteur)

La Guerre Civile est le Règne du Crime.


Il sourit sous son masque face à la situation beaucoup trop peu familière à son gout. La chose était pour le moins confuse à ses oreilles, il n’avait pas particulièrement l’habitude de se voir tressé des lauriers sous son apparence d’armure alors qu’on lui crachait également à la gueule sous son apparence de Golden Boy. Dans un sens, il ne pouvait que comprendre les sentiments de la coréenne. Des armes de son entreprise avaient servi à blesser ses compagnons d’arme. Les souvenirs de Randall remontèrent à sa mémoire multiple et il en vint à sympathiser plus encore avec l’agent Lim. Dans pareille situation, son frère aurait tout fait pour se venger des salopards responsable. Sauf que dans leur cas, le salopard –plus ou moins- responsable était également leur meilleure chance de survie. Le destin semblait avoir quelque chose de parfaitement ironique dans ce petit pays insulaire… Il écouta la plainte de la jeune femme réalisant par la même occasion que bien des personnes plaçaient beaucoup d’espoirs en lui comme en sa société du fait de la réputation de ses produits. Il comprit également ce que pouvaient ressentir ceux qui s’opposaient à ses propres armes, lisant un semblant de détresse dans le regard comme dans les propos de la coréenne. Jamais de sa vie il ne pensa faire preuve de plus d’empathie que ce jour et sa voix robotique prit la suite de la réaliste diatribe : " Une arme parfaite cela n’existe pas, Agent Lim. Toute arme dispose du même point faible : son utilisateur. " Il en avait pris conscience lors de sa première utilisation de l’armure. Il avait compris qu’elle aurait beau représenter la plus grande avancée technologique du monde, elle n’était que le prolongement de son être comme de ses capacités. Voilà pourquoi, depuis, il s’astreignait à un entrainement plus dur encore que tous ceux qu’il avait bien pu effectuer lors des présaisons de NCAA. En ayant bien conscience d’une chose : la perfection n’existe pas. Mais dans un combat, celui qui s’en approche le plus avait bien toutes les chances de l’emporter. Regardant alentour de son masque, comme pour donner du corps à ses propos futurs, l’armure poursuivit son discours d’un timbre où semblait perler un brin d’espoir : " Pour être honnête, je n’échangerai aucun de ces six agents contre la totalité de leur armée. " Signe de la confiance qu’il leur accordait. Ou du moins était-ce le sentiment qu’il souhaitait voir étreindre l’être de la petite asiatique. Une tape de ses doigts d’acier sur la frêle épaule et il lui emboita le pas, pénétrant à sa suite dans leur camp de fortune.

La suite ? Silence et immobilisme alors que la jeune femme prodiguait des soins à l’agent blessé et que son armure vérifiait l’ensemble des surfaces de contact pour un diagnostic détaillé. Il eut le temps de murir un plan comme de voir le camp sombrer dans un semblant de routine militaire. Du coin de l’œil, il jaugea le tout, voyant bien des attitudes propres au corps armé de Randall se retrouver dans ces scènes. Il eut un semblant de sourire en se figurant que son frère aurait bien pu adorer la situation. Un plan échafaudé plus tard et voilà qu’il alpaguait l’officier pour le lui soumettre. Bien vite, un semblant de conciliabule militaire prit forme et l’armure fut ravie de voir que le groupe de l’UNISON semblait adopter un semblant de consensus, se ralliant à son opinion comme à son plan. Des armes pointées sur lui puis une attitude touchante de la petite asiatique face à son dispositif de retranscription holographique et le Veidt en terminait de son exposé. Il s’apprêtait à souffrir de la critique du Capitaine mais était prêt à lui opposer toute sorte d’arguments factuel visant à lui démontrer une chose : de toutes, il était leur meilleure option. Il écouta religieusement les propos du Capitaine et grinça des dents quand ce dernier évoqua le fait que Veidt Enterprises nierait les faits. Il garda l’information sous le coude, se disant qu’il pourrait toujours jouer sur ce point et qu’il pourrait même leur autoriser à reprendre la main sur ce point. Bien sûr, il n’en toucherait pas encore un mot à l’assemblée. Pas temps que son double resté au pays n’ait pu être contacté. S’imprima également en lui qu’ils ne pourraient, probablement, pas compter sur une extraction en règle. Adriel en vint à se demander si l’un des membres de l’expédition était capable de piloter un avion ou bien un hélicoptère. Dans ce cas-là, ils pourraient toujours tentés de rallier les eaux internationales sous son couvert et rejoindre quelques bâtiments de l’armée américaine… Bien des hypothèses arrivaient dans sa tête… Bien trop pour ainsi dire ! Finalement, le capitaine fit ce qu’il semblait le plus à même de réussir : diriger. Egrenant les ordres à ses hommes, il prépara leur mouvement futur avec une précision digne du Général Paton. Le discours terminé, l’armure crut bon d’ajouter en opinant du chef : " Vous avez fait le bon choix… " Du moins il l’espérait sincèrement. Leur semblant de mauvaise troupe se dispersa aussi vite qu’elle s’était assemblée et l’armure se trouva de nouveau seule en compagnie de l’agent Lim. A croire que l’ensemble cherchait à voir se nouer un semblant d’idylle entre la femme et la machine… Accompagné des grincements de ses mécanismes l’aidant à se mouvoir, il accompagna la jeune femme dans son léger éloignement, préférant laisser les autres agents gouter au repos qu’ils avaient mérité. Lui ? Lui n’avait pas le moins du monde envie de dormir ou bien de se reposer. Un semblant de sentiment de culpabilité finirait d’étouffer toute tentative de trouver le repos par ailleurs. Il mira de ses yeux lumineux la plaie de la jeune femme, achevant de penser qu’il serait de bon ton de l’aider à soigner ça avant l’enfer qui les attendrait dès le lendemain. Comme si leurs pensées se trouvaient quelque peu partagées, la jeune femme vint à le questionner sur sa possibilité de l’aider avec cette gêne temporaire. Il la surplombait de toute sa grande taille et l’inondait de son ombre plongeante alors qu’il lui assena de son phonème robotique :

" Non. " Répondit-il sans prendre de gants. Il se rendait de plus en plus compte à quel point la chair pouvait être faible et à quel point il lui était agréable de se trouver enfermé dans une gangue aussi solide, protectrice. Des constatations qui ne devraient le faire que plus encore passer pour un véritable robot aux yeux de la jeune femme d’ailleurs. De vieux réflexes Militaire de Randall montèrent à son esprit alors que V.I.S.I.O.N projetait à sa vue des exemples d’opérations de fortune visant à définitivement obstruer une plaie dans une situation d’urgence. Si bien qu’il laissa rouler dans un air mécanique ces quelques mots : " Mais je dispose de fiches très détaillées sur l’anatomie humaine… " Après tout, ça ne pouvait en faire qu’un tueur plus efficace… Il resta ainsi figé un long instant, laissant les capteurs comme les senseurs de V.I.S.I.O.N pratiquer un semblant de diagnostic médical sur la plaie lacérant l’épaule de l’agent Lim alors qu’elle lui adressait des questions qui s’ancraient dans son esprit. Pourtant, l’armure donnait l’impression d’être indifférente à ces considérations. Un rapide plan d’intervention élaboré par l’intelligence artificielle lui indiquait qu’il serait nécessaire de cautériser la plaie, en effet. Il finit par s’accroupir face à la jeune femme, suivant le mouvement qu’elle lui avait intimé, probablement fatiguée de devoir lever les yeux pour le regarder. Prenant soin de ne pas brusquer la jeune femme, il s’empara d’une arme de sa fabrication, cherchant à ne pas la briser sous ses doigts gauches. Il en désolidarisa le chargeur puis finit par en extraire une cartouche qu’il retint entre deux doigts. Son frère avait, jadis, sauvé la vie d’un Marines en Irak par l’utilisation de cette technique. Cela serait probablement désagréable, mais il lui faudrait compter sur un allié n’ayant pas la crainte de voir ses blessures se rouvrir demain dans le feu de l’action. " Vous allez devoir me faire confiance, cela risque de vous faire mal… Un peu. " Indiqua la voix robotique cherchant à se faire rassurante. Adriel n’avait rien d’un toubib et gardait simplement quelques reflexes d’une existence passée de soldat. Le reste lui était communiqué par une intelligence artificielle qui finissait de la faire passer pour un robot tout droit sorti de l’espace. Si la coréenne savait qu’elle allait se faire rafistoler par le type contre lequel elle n’arrêtait pas de pester… Pliant ses doigts autour de la balle, il finit par désolidariser le plomb de la douille, prenant soin de ne pas perdre la poudre contenue dans cette dernière. Son masque de fer se tourna vers la jeune femme et il lui adressa ces mots : " Cela devrait pouvoir cautériser votre plaie… " Il s’avança vers la jeune femme, se penchant au-dessus de cette dernier pour visualiser la plaie. Ses doigts gantés de métal élargirent un peu le trou fait dans le tissu pour dégager la plaie et avoir un meilleur visuel sur cette dernière. S’il avait confiance dans son coup, il espérait que l’Agent Lim lui faisait suffisamment confiance. Et pour cela, quoi de mieux que de répondre à ses précédentes interrogations en cherchant à lui prodiguer les soins indispensables ? " Je n’ai pas véritablement de nom. Mon concepteur m’a simplement appelé Mark II avant de me déployer… " Bien sûr, il n’allait pas lui sortir comme une fleur « en fait je suis Adriel Veidt et je viens pour corriger les conneries de mon Conseil d’Administration. Je vous fais quand même cramer l’épaule ? ». Elle semblait tellement persuadée qu’il n’était pas humain que le génial concepteur s’était fait à l’idée de parler de lui comme de l’armure. Néanmoins, il n’y avait pas que des circuits imprimés et du blindage dans cette œuvre. Il y avait une bonne partie de lui et l’idée saugrenue que cet équipement serait toujours là pour les autres. Un peu comme il fut toujours là pour son équipe, au temps de son passé de joueur de football universitaire. Le masque de l’armure se leva un brin vers le ciel, comme si un semblant de nostalgie parcourait l’équipement. Puis, il s’en retourna sur sa tâche, versant doucement la poudre sur la plaie alors que sa voix robotique déclamait : " Par le passé, l’on m’appelait Megatron… C’est un nom que je n’ai pas entendu depuis des années pour m’interpeller et que je ne souhaitais pas employer pour me présenter à vous. Quelque chose me disait que vous l’auriez trouvé des plus… Agressif. Comme vous pouvez le constater, Agent Lim, je n’ai pas vraiment de nom… " Achevant de répandre la poudre noire sur la plaie, un rapide scan de vision lui indiqua que la totalité de la lésion était ainsi recouverte. Ne restait plus qu’à enflammer ce sable explosif pour suturer la plaie d’une efficace manière. Avec un peu de chance, elle s’en sortirait avec une cicatrice pas trop moche. Il ouvrit la paume au-devant des yeux de la coréenne, une lumière de plus en plus blafarde y naissant alors qu’elle se faisait source de chaleur pour prochainement enflammer la poudre. Semblable à une machine cherchant à alléger le tourment, Adriel poursuivait ses confessions oscillant entre vérité et mensonge sur cette intrigante voix robotique : " Je n’ai également que trop peu de bribes de ce que vous appelez des souvenirs… Je sais juste que si je me trouve là c’est pour une bonne raison. Et qu’à ma manière, j’équilibre le jeu… " Le répulseur au centre de sa paume glissa sur la plaie qui s’enflamma à son contact. Dans les souvenirs de Randall, il n’y avait pas façon plus efficace de cautériser une plaie dans une situation d’urgence. Et le temps n’était pas forcément un luxe dont ils pouvaient jouir en l’instant.

" Désolé… " Lança t’il à destination de la jeune femme, conscient que le traitement qu’il venait de lui infliger n’était probablement pas l’expérience la plus agréable qu’elle avait pu connaitre durant son existence. Il laissa planer un silence alors que le jour commençait déjà à décroitre alentour. Laisser à la jeune femme le temps de se remettre de ses émotions, de ses douleurs. Puis il pivota sur lui-même, exposant les modules dont venait de lui parler la coréenne. Et Adriel d’avancer un semblant de plaisanterie histoire de calmer l’atmosphère tout en cherchant à gagner la confiance de celle qui serait, bien trop rapidement, une partenaire de guerre au matin… " Tant que vous ne débranchez pas mon alimentation principale… ! " Rebondi sur une de ses menaces précédentes pour lui arracher un sourire. Il n’était pas foncièrement le bonhomme le plus diplomate du monde, mais il commençait à se rendre compte que cette armure révélait les meilleures parties de sa personnalité. De ses personnalités. Sous ce masque comme cette gangue d’acier, il n’avait plus besoin de jouer un rôle de composition et se contentait d’être ce qu’il était au plus profond de lui. Pour l’instant, il était évident que les gens avaient une bien meilleure opinion de Megatron que d’Adriel Morgan Veidt. Il ne s’en formaliserait pas pour l’instant, mais cela pourrait bien être à l’origine de quelques tourments dans le futur. Il garda le silence, le temps que l’agent Lim ne mette les mains dans son fuselage pour redresser les modules partant quelques peu de travers. V.I.S.I.O.N aurait très bien pu s’en charger, mais s’était un nouveau moyen de se montrer aimable et de témoigner de la confiance aux agents. Il partageait beaucoup de leurs doutes et pensait de plus en plus à l’hypothèse de ne pas revenir au pays après leur coup d’éclat. Finalement, il en vint à souffler : " J’ai été encodé pour faire face aux situations les plus inattendues. Malgré un armement des plus légers, je pense être capable de vous sortir de ce guêpier. Seulement, tout puissant que je puisse être, je n’y parviendrai pas sans votre aide. Votre à tous, Agent Lim. " Reprendre les abréviations servant à la dénomination de V.I.S.I.O.N et les faire sienne pour chercher à rassurer la jeune femme. Il pensait sincèrement ses mots toutefois, regrettant de ne pas avoir plus lourdement armé son armure avant son départ mais songeant qu’il avait suffisamment de puissance de feu pour aider les agents à rentrer chez eux. Il ne tenait pas vraiment à avoir la mort d’un d’entre eux sur la conscience. Un certain temps finit par s’écouler et la jeune femme finit par ré-axer ses modules. Non pas que sa compagnie lui était désagréable, mais Adriel finit par se relever dans son armure, surplombant la jeune femme de sa haute taille avant de lui indiquer de sa voix métallique : " Vous devriez vous reposer. Beaucoup de choses pourraient bien dépendre de votre état, demain… " Lui ne trouverait, de toute façon, pas le sommeil. Les lueurs sous ses bottes comme à ses paumes indiquaient qu’il ne tarderait guère à s’envoler. Et le Golden Boy de conclure : " Soyez tranquille, j’assure la surveillance ! " Et l’armure de le décoller du sol pour décrire une série de cercles concentriques de plus en plus éloignés du camps de base des agents de l’UNISON. Intérieurement, Adriel ruminait bien des choses, s’accablait de pas mal de tourments. Il ne découvrait pas aujourd’hui la nature de ses produits mais en découvrait le potentiel destructeur dans de mauvaises mains. Ca le rongeait, ça l’entamait moralement plus qu’il ne voulait bien l’avouer. A son oreille, V.I.S.I.O.N lui conseillait de prendre du repos comme de se nourrir mais Adriel ne l’écoutait pas. Sous ses yeux, il constatait bien des horreurs. Le spectacle d’une ferme en ruine et de cadavres éparpillés à même le sol fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Il suffoquait sous son casque, sentait du sel coller à son front comme à ses yeux alors que sueur et larmes se mêlaient dans son mal être. Son altitude chuta brusquement et il s’écrasa avec pertes et fracas, creusant un sillon dans le sol poussiéreux alors que V.I.S.I.O.N ne cessait de questionner son état. Il n’en pouvait plus, se redressant pour tituber sur quelques mètres avant de retomber à genoux contre un abreuvoir ou quelque chose d’approchant. Ses doigts glissèrent sur son casque, libérant enfin son visage de ce dernier pour le jeter à ses côtés. Puis il hurla. De très nombreuses fois…

* * * * * * *
" …par le biais de ce communiqué, le propriétaire de Veidt Enterprises a mis en avant des pratiques frauduleuses de membres important du comité exécutif. Des manœuvres ayant abouti à la cession d’armes au régime totalitaire du San Theodoros. Si les présumés coupables de ces actes ont déjà été déférés devant la justice, Veidt Enterprises a nié toute implication, promettant de faire le ménage dans son personnel aux pratiques douteuses. C’est par la voix d’Adriel Veidt que le Leader Mondial de l’armement a assuré son soutiens aux Nations Unis dans la tragédie du San Theodoros et fournissant à l’ONU l’ensemble des informations dont elle aura besoin dans cette triste… "

" A la lumière de ces informations, vous ne devriez pas tomber dans l’oubli. N’est-ce pas, Capitaine ? " Quelques heures s’étaient écoulé depuis le dernier échange de l’armure avec l’Agent Lim. Quelques heures où Adriel s’était ressourcé, avait creusé quelques tombes avant de contacter son Double resté au Pays. Il n’était pas encore le monstre politique qu’était son Grand-Père, mais il se considérait encore comme un semblant d’animal féroce. Tôt ou tard, cette affaire serait retombé sur son entreprise et aurait finit de luire à leur réputation. Aussi, il avait pris sur lui de prendre les devants en faisant rédiger un communiqué de presse à son double resté sur place. La suite ? Une intervention relayée par les plus grandes chaines d’information du pays où le requin des affaires avait su tourner la situation à son avantage. Il passait pour un homme berné en quête de rachat et désireux d’apporter plus de morale à un monde de l’armement en manquant cruellement tout en fustigeant le manque de réponse probante des Nations Unies face à ce tyran massacrant son peuple. Bientôt, le monde libre serait bien obligé de réagir. Adriel espérait juste que cela soit assez tôt pour que les agents de l’UNISON puissent rentrer au bercail. L'armure cessa de diffuser la retransmission de CNN par le biais de son système holographique. Elle se tourna vers l’assemblée en avançant d’une voix robotique où semblait percer un brin de désolation : " Je sais qu’elle n’est pas de prime jeunesse, mais c’est le seul moyen de transport que je vous ai trouvé… " N’ayant aucune peine à soulever environ quarante tonnes, porter une voiture en volant ne lui était nullement difficile. Le seul souci fut de trouver un véhicule. Et pour être honnête, celui qu’il avait trouvé ne faisait pas vraiment honneur aux forces de l’UNISON. " Et il faudra probablement se serrer un peu… " Euphémisme. La nuit signifiait qu’ils se devaient de rapidement se mettre en route pour toucher la caserne de Chuparosa au matin. Une fois arrivé sur place, il leur faudrait probablement endurer l’enfer. Ou une partie du moins, car Adriel finit enfin par déclamer aux agents assemblés autour de lui une information qu’ils soupçonnaient pratiquement tous : " Toujours est-il que nous devrions rapidement nous mettre en route. D’après mes plans de vue satellite, la caserne de Chuparosa vient de grandement se vider. Et ils se dirigent vers nous… " L’échiquier en place, les pièces se mettent en branle…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mer 20 Aoû 2014 - 20:35 Message
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Trop fatiguée – et à bout de nerfs – pour seulement contrer les propos de son voisin, elle réfléchissait encore à ce qu’il lui avait dit bien plus tôt. Toutes les armes avaient le même point faible… en était-il véritablement ainsi ? Le seul moyen de rendre une arme parfaite était donc bel et bien de réduire à néant ce facteur indésirable et le remplacer par une entité infaillible ? Il y avait beaucoup de vrai là-dedans. Mais également une part de faux. Certes l’utilisateur, de par son ressenti, n’était parfois pas en mesure de tirer avec précision ou d’être aussi efficace qu’il le devait. Pourtant, c’était encore lui, sur le terrain, qui décidait s’il était censé ou non d’appuyer sur la gâchette. On ne pouvait pas parler de bien ou de mal. Et la situation était toujours à double tranchant. Eun-Sil en avait fait elle-même les frais ou avait survécu grâce à ce facteur défaillant. Si la troupe ennemie s’était avérée être des entités faites pour tuer, tous ne seraient que souvenirs au vent et pourtant ils étaient tous en vie, même si deux des agents avaient été touchés. Elle regarda un instant l’armure robotique. Si cette entité-là était programmée pour tuer ? Pour les tuer ? Un infiltré qui allait tout bonnement tous les assassiner au beau milieu de la nuit ?! La coréenne avala avec difficulté. Elle n’était pas à même d’en juger. Elle espérait simplement ne pas se tromper en suivant son instinct de geek qui lui criait haut et fort qu’une création de cette perfection-là ne pouvait pas être au service de ceux qui tuaient des innocents. Mais qu’en savait-elle ? Il n’avait montré jusqu’alors aucun signe trahissant son attachement à l’autre groupe. Mais l’adage le disait bien : soit proche de tes amis et encore plus de tes ennemis. Rabaissant la tête, cachant son visage de sa visière, elle tenta de chasser ces idées noires qui lui embrouillaient la tête. Probablement la douleur de son épaule qui ne faisait qu’influencer son aptitude à discerner l’ennemi de l’allié. Elle avait faim et ne tarderait pas à avoir froid. Sans compter une désagréable intuition que demain serait encore pire qu’aujourd’hui. Elle ne craignait pas de devoir s’engouffrer dans la citadelle de ses ennemis mais un pressentiment mauvais lui prenait les tripes et elle peinait à l’en dégager. Soupirant, elle se redressa pour étendre son dos contre le mur qui lui transmettait encore le peu de chaleur qu’il avait emmagasiné. Elle leva les yeux au ciel. « Haaaa… qu’est-ce que je ne donnerai pas pour une pluie comme par chez nous. » En règle générale, elle ne regrettait pas le climat très humide et chaud de son pays natal mais en l’occurrence, ce soleil de plomb et cette poussière l’incommodait d’autant plus que les autres.

Eun-Sil porta son regard sur le Capitaine qui s’en était retourné vers la camionnette. Elle avait été étonnée de le voir accepter sans trop de discussion le plan de l’armure. Elle n’y trouvait rien à redire mais s’était attendue à bien plus de compromis de la part du chef d’équipe. En avait-il lui aussi assez de cette mission sans queue ni tête ? Probablement. Si les agents avaient pour mission de ramener le maximum d’informations, le Capitaine lui, devait ramener tous les agents et non un maximum d’entre eux. Sa charge était donc bien plus grande. Et c’était probablement pour cette raison que la coréenne ne monterait jamais en grade ; avoir sous sa responsabilité plus que sa propre vie était tout bonnement impensable. L’armure s’en était retournée à ses occupations. Ce qui laissa à la coréenne le loisir de réfléchir à tout ce qu’il avait dit. Et il y avait largement de quoi la retenir de dormir jusqu’à l’aube. En premier lieu, elle s’attarda sur son épaule qui certes, continuait de lui hurler de douleur dans son système nerveux, mais ne saignait plus. Elle baissa les yeux sur la douille pulvérisée à ses pieds avant de tendre le bras pour la récupérer et la retourner entre ses doigts. Il ne lui aurait jamais passé par la tête – et pourtant s’était logique - d’exécuter pareil geste pour arrêter le saignement mais c’était des plus efficaces. Des plus douloureux – elle ne s’était pas retenue de hurler lorsque la poudre s’était enflammée – mais des plus efficaces. Le robot avait parlé de « fiches détaillées sur l’anatomie humaine »… pourquoi en posséder si ce n’était pour pouvoir éliminer plus facilement l’ennemi ? Ce droïde ne pouvait être un médecin de la croix rouge à n’en point douter. S’il possédait toutes ces connaissances c’est qu’il en avait besoin et s’il n’en avait besoin pour sauver des vies c’était pour en éliminer. Eun-Sil plissa le nez. Elle en savait quoi penser. Les autres semblaient complètement accepter la machine mais elle continuait à chercher noise en se demandant quel pouvait être le défaut caché de cette merveille de création. Un bruit provenant de la camionnette la tira de ses pensées. Reportant ses yeux sur l’horizon, elle songea à la suite de leur conversation. Mark II… Megatron était décidemment mieux. Le premier nom faisait appelle à une série, à un prototype parmi tant d’autres alors que le second sonnait comme un aboutissement. Par contre – la coréenne l’admit en souriant – elle était incapable de le prononcer. Elle lui trouverait bien un raccourci d’ici l’intervention. Elle ne voyait pas véritablement comment il pouvait équilibrer quoi que ce soit dans cette équation aux trop nombreuses inconnues mais elle ne pouvait cracher sur un coup de main. Elle vit du coin de l’œil le Capitaine lui passer à côté pour se renseigner de l’état du soldat inconscient avant d’intimer à tout le monde de se reposer pour quelques heures. Il prit le premier quart et se relayèrent sans broncher.

Etendue sur le sol, regardant le ciel sombre qui enrobait tout le monde, elle repensa à la sensation que lui avait procurée la remise en place des modules. Elle s’était retenue de laisser trainer ses doigts sur la cuirasse pour en connaître les moindres recoins mais n’avait pu effacer le sourire qui lui animait le visage lorsqu’elle avait manipulé le métal. D’ailleurs, si la créature de fer n’avait pas balancé une pique amusante, elle serait probablement restée la bouche ouverte à le contempler. Souriant une dernière fois, elle se retourna sur le flan – grognant au passage sous la douleur – et ferma les yeux pour tenter de récupérer un minimum de force et de contenance pour demain.


*****


Une secousse de Swann sortit la coréenne d’un sommeil bien trop perturbé pour être un semblant réparateur. Se redressant sur son fessier, elle pencha le visage sur le côté pour tenter d’apercevoir son épaule. La peau était dangereusement noircie mais la plaie semblait résistante. Assaillie par crampes et autres courbatures elle se redressa sans la moindre classe et ne prit pas la délicatesse de s’épousseter. En quelques secondes, elle repéra tous ses collègues et constata avec plaisir que Ticki était à nouveau sur ses deux jambes. Soutenu par Swann, il blanchissait à chaque fois que sa collègue lui donnait du mou devant s’équilibrer sur sa jambe meurtrie. Piotre suçotait un morceau de métal, probablement la seule chose salée qui restait dans leurs affaires. D’après la tête résignée de Dereck, il n’avait pas réussi à établir un contact avec le monde de l’UNISON. Massant énergiquement son cuir chevelu, la coréenne ne put contenir un fou rire en découvrant l’engin qui allait leur servir d’escorte. Le Capitaine la rappela à l’ordre. Elle se mit alors à retourner un petit caillou au sol de sa bottine sombre. Elle ne comprit pas trop le charabia retransmit de la CNN mais ne put ravaler un commentaire pas spécialement agréable sur le Directeur Veidt. Cette fois-ci, le Capitaine n’intervint pas. Il connaissait l’agent : la laisser exprimer sa frustration était le meilleur moyen de la rendre efficace. Après quelques indications échangées avec l’armure, le Capitaine ordonna le lancement de cette nouvelle mission. Lim et Piotre – conformément aux informations – se chargèrent en armes. Si l’agent russe préféra de loin des armes de gros calibres, la coréenne s’arrangea pour récupérer une baïonnette – ou quelque chose d’approchant – et une arme légère. Piotre assurerait ses arrières. Ils n’avaient pas eu besoin de le décider : Lim était petite, discrète et agile. Piotre était grand, robuste et brutal. Elle s’infiltrerait sans peine et serait parfait en protection.

Les agents s’entassèrent dans le véhicule. A l’arrière, assis sur la carrosserie, Lim et Piotre surveillaient l’horizon sombre. Ticki était à l’avant, étendant sa jambe pour ne pas trop souffrir. Un morceau de tissu au travers de la bouche, il se retenait de hurler à chaque secousse provoquée par les nids de poules. Swann et Dereck étaient coincés sur les sièges arrières. Eun-Sil ne sut jamais véritablement combien de temps il fallut à la troupe pour arriver. Elle vit plusieurs fois l’armure revenir au-dessus d’eux, observer, et repartir en direction de la base. A chaque fois, elle paniquait en la voyant arriver et encore plus en la voyant repartir. Elle n’avait toujours pas statué sur sa position au sein du groupe. Le Capitaine arrêta le véhicule et aida l’agent blessé à sortir. Tous se firent le plus silencieux possible. Ils repérèrent la silhouette de métal en contre haut, et le Capitaine fit signe aux trois infiltrés de le rejoindre. Il laissa à Swann et Ticki le soin de se trouver une position confortable dans les rocheuses et rejoignit les trois autres aux côtés de l’armure. Ses trois agents étaient accroupis sur le sol, Dereck confirmant de ses jumelles les informations que leur transmettait le robot.

_Très bien. Piotre en première ligne, suivit de Dereck et de Lim. Prenez position le plus en avant possible. Laissez passer Dereck et Lim et assurez leur un passage jusqu’à l’entrée supérieure. Attendez leur arrivée pour vous déplacer. Dereck, quitter le groupe pour la centrale, vous deux, …

Eun-Sil acheva sa phrase en n’utilisant pas exactement un terme très courtois pour définir le chef de la rébellion. Le tout fut dit en chuchotant. Les agents contrôlèrent leur radio, coordonnèrent leur montre et sur un dernier regard, se mirent en action. La coréenne chercha l’appui du regard métallique du drone. Elle leva un pouce en sa direction. Elle flippait à mort. Mais le sourire ironique qu’elle lui lança était sincère. Ce con était blindé mais il allait aller se positionner en l’air alors qu’eux… ça sentait déjà la brûlé. Elle roula les épaules et se positionna en queue du groupe. Elle entendit le Capitaine donner le signal. Les trois agents repliés sur leurs genoux dévalèrent la pente avant de recevoir un avertissement du Capitaine qui balayait la zone de ses lunettes infra-rouge. Et se remirent en mouvement. Ils s’arrêtèrent au niveau d’un enfoncement rocheux. Ils allaient reprendre la route lorsque la voix du soldat de métal leur transmit un autre itinéraire. Piotre et Dereck se retournèrent pour interroger Lim du regard. Elle se contenta d’un haussement d’épaule. Sans contre ordre du Capitaine, ils suivirent le chemin indiqué par leur satellite et arrivèrent sans trop d’encombre en visuel de l’entrée. Piotre se coucha au sol et se mit en position de tir afin de liquider tout ce qui sortirait de la grotte pendant que les deux autres prendraient leur descente. Lim prit la tête, suivit de près du responsable des communications. A quelques mètres de la grotte, elle rengaina son arme et se plaqua contre la paroi. Megatron indiqua l’arrivée de deux silhouettes. La coréenne se laissa glisser contre le mur. Et sauta dans le tas. En un tour de bras, elle énuqua le premier et planta le second en très peu de temps. Tous deux tombèrent au sol sans trop de fracas, n’alarmant ainsi personne. Elle se repositionna à l’entrée et récupéra l’une des armes des sentinelles. Dereck la devança et s’engouffra dans la citadelle. Un regard en arrière, elle indiqua à Piotre qu’il pouvait descendre. Elle n’y voyait pas très clair même si le jour commençait à légèrement dissiper le noir. C’était trop silencieux là-dehors. Probablement que l’armure jouait des pieds et des mains pour nettoyer le secteur, elle n’en savait rien. Son collègue la rejoignit et ils s’engouffrèrent à leur tour.


****


Il y avait un putain de grabuge à l’extérieur. Eun-Sil en était arrivée à débrancher son oreillette tellement le bruit en était insupportable. Ils avaient trouvé encore plus d’une demi-douzaine d’hommes armés dans l’enceinte et sous les menaces de Piotre, avaient découvert la zone mère du complexe. Dereck s’évertuait à trouver un moyen d’entrer en communication avec l’extérieur, secondé par Lim qui rebranchait et débranchait les circuits en fonction des demandes de son collègue. Piotre tentait de soutirer des informations à un soldat trouvé là mais même sous la torture, l’homme ne lâchait rien. Lim commençait à s’échauffer, tout autant que Piotre qui allait finir par tuer leur sauf conduit. Dereck hurla au travers de la pièce. Lim se cogna le front tout en sursautant à son assaut alors qu’elle était à quatre pattes sous l’énorme moniteur du système. Elle en ressortit.

_Il doit y avoir une autre alimentation… qui ne se contrôle pas d’ici. Indiqua le communicateur.

Piotre laissa retomber au sol le soldat inconscient et s’approcha de son collègue. Il se mit à arpenter la pièce de long en large avant de trouver ce que tous cherchaient : un passage pour une pièce voisine. Une sorte de boyau de ventilation, encombré de tubes divers et varié semblait serpenter au plafond. Il en démonta la trappe d’accès et fit la courte échelle à sa collègue pour qu’elle se hisse à l’intérieur. Ils communiquèrent à voix haute jusqu’à ce que la coréenne se taise pendant de longues secondes. Elle rebroussa chemin.

« Il y a une sorte de… réacteur… j’en sais rien, mais c’est gigantesque ! Le truc rayonne dans toute la pièce d’à côté ! » Et ça n’était certainement pas ce truc qui permettait l’alimentation des ordinateurs, si ? Un bruit de ferraille secoua les agents. Toujours dans son conduit, la coréenne s’y enfonça et s’affaissa au sol en entendant le premier coup de feu, puis le second. Elle recula sur le ventre. On s’activait dans la pièce au -dessous d’elle. Allié ou ennemi, elle n’en savait rien. Elle recula encore, jusqu’à ce que ses pieds rencontrent le vide. Et recula encore, jusqu’à se laisser pendre, le buste appuyé dans le conduit. Elle vit émerger une tête à l’entrée du boyau et lâcha prise.


****

Piotre traînait un Dereck particulièrement secoué, l’oreille droite en sang. Au détour d’un couloir, ils tombèrent sur le Capitaine qui s’était finalement lui aussi introduit dans la citadelle probablement à cause du manque de nouvelle de l’agent. Quelques infos échangées. Les troupes convergeaient à nouveau vers ici. Pas de communication établie depuis l’intérieur mais Swann – restée en arrière vers le véhicule – avait capté un message de l’UNISON avec la radio de la voiture, une source de renforts possibles mais rien de confirmé. Lim ? Dans la centrale. Le Capitaine réfléchit en vite. L’armure – connectée par les oreillettes, avait dû entendre toute la discussion. Et c’est pour cette raison que le Capitaine demanda :

_ Vous pouvez nous rejoindre à l’intérieur ?

Il pensait bien que le soldat de fer serait intéressé par ce qui se tramait ici dedans. En outre, ils allaient devoir assurer l’extraction de Lim et ils ne seraient pas trop de mains. Sans attendre, le Capitaine renvoya sa troupe au cœur du système et tenta d’entrer en communication avec l’agent coréen sans succès. Dereck se repositionna devant les écrans récalcitrants et réussi à obtenir la vidéo surveillance du complexe. Après quelques secondes, ils eurent un visuel sur la chose qui rayonnait de l’autre côté du mur. Aucune trace de Lim.


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Message posté : Lun 15 Sep 2014 - 17:13 Message
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Black Arm

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• Super-réflexes
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• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

La Guerre Civile est le Règne du Crime.


Un sourire sous le masque pour se faire l’écho du pouce levé en sa direction par la Coréenne. Un moyen comme un autre de se rassura, songea Adriel, alors qu’il lui retourna le geste pour se faire aussi confiant qu’amical. L’ennui avec son masque d’acier, c’est qu’il dissimulait ses traits et ne dévoilait guère ses tentatives de les peindre d’un masque d’assurance. L’avantage ? Il n’avait pas à feindre des attitudes qu’il ne partageait que trop peu. Lui était blindé, capable de délivrer des frappes lourdes comme d’user de rayons propres à ses répulseurs pour appliquer un juste châtiment à ses opposants. Eux… Eux étaient aussi faibles que leur chair et ne manqueraient pas de souffrir intimement dans cette attaque qui avait presque tout de la suicidaire manœuvre. Il soupira sous son masque, laissant ses yeux naviguer sur le militaire panorama à ses pieds. : " Scan de l’environnement et marquage des différentes cibles… ! " Avança t’il à l’intelligence artificielle lui servant d’assistant en temps réel et façonnant l’interface stratégique Gungnir pour amorcer un plan d’attaque qu’il lui faudrait vite sublimer. Rapidement, des silhouettes furent détourées d’un bleu azuré et des objectifs cerclés de rouge comme d’orange pour signifier leur haut niveau de priorité. Feinter d’une main pour frapper de l’autre ? Adriel allait se faire parangon de cette maxime. Déjà, il avait repéré l’endroit où il s’abattrait, à l’opposé des agents de l’UNISON pour permettre plus facilement leur infiltration. Un long soupire, comme s’il cherchait à expulser ses doutes comme ses failles avant de lever son visage de fer en direction de l’horizon. Puis, sa voix aussi robotique que métallique de déclamer : " Il est temps de se déchainer... "

Les répulseurs à ses bottes avaient explosé dans une bruyante cacophonie pour le soulever de terre et le propulser vers son objectif funeste. Le bitume se fissura sous son atterrissage brutal, pour ces articulations se déplièrent dans un vrombissement propre à cette perfectible armure. Un premier rayon de lumière jaillit de ses paumes pour déchirer une citerne, enflammant du même coup le liquide explosif pour créer une sphère de flamme orangée visible à des kilomètres alentours. Ne l’avait-il pas dit ? Qu’il allumerait le plus grand feu que ce pays n’avait jamais connu… L’aviation fut sa cible suivante, alors que des fantassins désemparés sortaient de leurs baraquements totalement paniqués. Il usait de ses rayons d’énergie blafarde pour faire fondre le métal, clouant définitivement ces outils de destruction au sol alors que des rafales de plomb s’abattaient sur lui. Un vol stationnaire plus tard et voilà que l’armure redirigeait ses frappes vers les bidons de carburant, insensibles aux projectiles l’accablant et incendiant plus encore une base plongée dans la tourmente, enfermée dans le chaos. S’il prit alors pleinement conscience du potentiel destructeur de sa création ? Oui… Il en fut à la fois fier et effrayé, laissant une pensée glisser dans son esprit : n’avait-il pas mieux à offrir au monde que cette arme effroyable ? Quelque chose dont il aurait à traiter plus tard, quand l’hanteraient les visions de ces soldats nimbés de flammes rendant leur dernier souffle. Les gros calibres étaient désormais de sortie, mais les projectiles glissaient toujours sur sa peau blindée dans une désagréable répétition pour ses adversaires désemparés. Adriel sautait, volait, plongeait d’un point chaud à un autre, semant la destruction de ses armes énergétiques comme de ses poings puissants. Le voir surgir à l’avant d’une jeep pour en perforer le moteur de ses poings était la suite logique d’un tir de répulseur soulevant un soldat de terre pour le voir plonger dans les affres de l’inconscience.

" Batterie de fantassins en approche sur votre gauche. "


C’est rageur que le Golden Boy se tourna pour affronter cette nouvelle menace. Un grand nombre d’hommes s’approchaient, pointant sur lui des outils de morts qu’il ne reconnaissait que trop bien. Il crispa sa mâchoire, sentant la colère bouillir en ses entrailles alors que les cibles étaient définitivement acquises par l’interface stratégique Gungnir. Ses protections d’épaules se soulevèrent, dévoilant une série de petits dards contenus dans des batteries distinctes. Tous furent immédiatement projetés vers la foule de soldats, tous s’enfoncèrent dans les chairs et tous délivrèrent leur fléau électrique, frappant les hommes comme l’auraient fait des tasers pour les immobiliser sur le long terme. Rostropovich joue Bach dans le casque. Un son holophonique Dolby 7.1 discret. Si ces types hurlent, Adriel ne les entend guère. " Bon, on a assez rigolé, les gars. " Assena-il en serrant le poing avant de le pointer vers la tour de commandement. Des plaques de son armure se soulevèrent, dévoilant un petit missile qui se propulsa de lui-même vers la tour dans une parfaite trajectoire rectiligne. Se tournant comme si son œuvre était accomplie, Adriel s’avançait d’un pas lourd vers les blindés qui s’amassaient à un bout de la piste d’atterrissage. L’explosion dans son dos finit de lui offrir un fond apocalyptique sur lequel il apparaissait plus menaçant encore ! Disposer des armements les plus efficaces de la planète n’était pas un luxe dans cette situation. Il en vint à se dire qu’il n’était pas encore assez lourdement armé. Adjoindre au tous une puissance de feu supérieure ne serait peut-être pas une mauvaise idée… " V.I.S.I.O.N, note pour plus tard : Développer une puissance de feu supérieure pour l’armure… Et je veux que tu vérifies ma maitrise des données en temps réel ! " Avança t’il en bondissant vers le char le plus proche. Durant son périple vengeur et solitaire, Adriel avait commencé à relever des petites choses qui n’allaient pas. Pas vraiment des pannes ni même de quoi tirer la sonnette d’alarme, mais quelques trucs qui déconnaient… Faire des tests en plein milieu d’un raid s’était pas vraiment le moment, mais s’était toujours mieux qu’après… Il bossait sur tant et tant de choses, cherchait à développer de quoi relier son système nerveux à la cuirasse de son armure, comme pour véritablement en faire une simple extension de son être. L’armure était quelque chose qu’il avait conçu avec toutes ses ressources comme toutes ses connaissances. Une technologie en avance sur demain… Alors, si ça se détraque il n’y a pas d’assistances technique ni même de programme de correction à charger. On teste et on répare. Comme au temps des plus grandes innovations modernes…

" Je suis un peu occupé là ! " Grogna t’il alors qu’il finissait de soulever du sol un char Abrahams pour le projeter dans un baraquement. Alentours, le spectacle se faisait l’apologie de la destruction. Ses signes vitaux étaient excellents, mais son armure avait quelque peu souffert des assauts multiples comme des frappes de lourd calibre. La sueur perlait à son front et un semblant de fatigue accablait ses traits. Il avait beau être un peu entrainé, la courte nuit qu’il avait passé n’avait pas le meilleur des effets sur son endurance. Mais il prit sur lui de poursuivre ses frappes, espérant que son armure tiendrait le coup. Elle tiendrait le coup ! Il n’y aurait bientôt plus grand monde pour s’opposer à eux dans cette base tant il avait opéré un véritable chef d’œuvre de destruction, mais il ne se leurrait guère : des renforts finiraient tant bien que mal par arriver. C’est pour cela qu’il n’avait pas touché aux hélicoptères, caressant l’espoir que les agents de l’UNISON pourraient en prendre un pour retourner au bateau, loin au large… S’il devait faire office d’escorte, il le ferait. Après tout, il s’était promis d’en ramener avec lui le plus possible… " Je vous rejoins… " Lâcha t’il en faisant exploser ses répulseurs, la chaleur induite finissant d’enflammer le carburant étendu sous ses pieds. Le feu rongeait tout alors que les cris de panique se faisaient l’écho des crépitements. Les troupes du San Theodoros semblaient impuissantes. Pourtant, les agents de l’UNISON n’avaient pas l’air au mieux… Un gain d’altitude, puis une descente brusque. L’ivresse de l’accélération alors qu’il navigue de ses répulseurs pour pénétrer dans le bâtiment enfermant les agents, serpentant à la surface du sol avant de finalement s’animer d’un semblant de course pour se retrouver aux côtés de ses alliés d’un jour. Il a l’impression que certains manquent à l’appel. La désagréable sensation qu’il n’a pas tous pu les sauver enserre ses entrailles que tous pensent inexistantes. " Quel est le problème… ? " Agir comme une machine. Se faire le prolongement de ce qu’ils l’imaginent être pour s’assurer un certain détachement et ne pas craindre la perte de certains de ceux qui se sont imposés comme des alliés. Un rapide coup d’œil aux écrans de contrôle lui offre une vision surprenante. Cette lueur, ce qui semble bien alimenter tout le complexe… Il n’aurait jamais pensé pouvoir trouver ça dans un coin aussi paumé. Sa curiosité prend le pas sur ses craintes, prend le pas sur son désir de les évacuer au plus vite. Elle se fait l’écho de ce qu’on peut lui dire alors qu’on lui énonce la disparition de l’agent Lim. Une rapide évaluation de la situation, quelque heurt de son index courbé sur le mur lui faisant face puis l’armure d’énoncer : " Restez derrière moi… "

Son poing heurta la cloison, l’accablant d’une frappe équivalente à une masse de près de 40 tonnes. Son bras passe alors à travers, comme si la paroi n’eut été composée que de papier… Quelques mouvements plus tard, le mur se voit accablé d’un trou suffisamment large pour voir s’y engouffrer un colossal homme debout. La cavité en son torse laissant deviner son alimentation principale se met à irradier d’une lumière plus intense, autorisant l’armure à générer un peu de lumière. Adriel aurait tout aussi bien pu user de sa vision nocturne, mais il se voulait appui et soutiens aux soldats lui emboitant le pas. Ses yeux se posèrent alors sur la colonne de lumière au centre de ce qui semblait être un vieux complexe ou un semblant de laboratoire. Elle trônait sur une sorte de machinerie ancienne, parsemées de diodes d’un autre temps. Sans qu’il n’ait eu à mentionner quoi que ce soit, une mention « live » apparut en haut à droit de son champ de vision, signe que l’intelligence artificielle l’accompagnant avait jugé bon d’enregistrer la suite des évènements. A tête reposée, il pourrait bien se servir de ces information, comme de tout ce qu’il pourrait bien trouver dans cet endroit pour le moins surprenant…

" On dirait une sorte d’unité centrale… " Lança t’il à destination du Capitaine l’ayant accablé d’une question. Il n’avait aucune idée du pourquoi de la nécessité d’un tel « ordinateur » ni même de ce que pouvait bien être le fluide lumineux occupant la translucide colonne le surplombant. Tant et tant de questions qui enrageaient le Veidt ne supportant guère d’être dans l’ignorance. Les Agents restant se déployèrent à sa suite, arpentant le complexe en silence alors qu’une certaine tension les étouffait. Le Golden Boy eut une manière toute personnelle de la faire retomber : " Agent Lim ! ? ! ? " L’ensemble des agents sursauta à l’écho de sa voix robotique, deux d’entre eux particulièrement nerveux le braquant même alors qu’il recueillait le sermons du Capitaine. Ce dernier lui indiquait qu’il allait les faire repérer. Adriel se contenta d’hausser ses larges épaules blinder, marmonnant quelques mots que d’aucun aurait bien pu juger comme étant des plus inquiétants : " Croyez-moi, ils savent que nous sommes là... " Qui qu’ils puissent bien être par ailleurs… Il était impossible que les ressortissants de cette base souterraine n’aient rien entendu du chaos qu’il avait infligé en surface. La surface… Les survivants de la surface ne tarderaient pas à s’unir pour descendre et les piéger ici comme des rats. Il eut un frisson, communiquant au capitaine que leur temps ici était compté et qu’ils devaient rapidement trouver l’agent Lim pour fuir les lieux. L’on avança plus encore dans le complexe, laissant la lueur blafarde de la colonne lumineuse allonger leurs ombres et baigner leurs pas d’une atmosphère inquiétante. Et Adriel d’une nouvelle fois hurler : " AGENT LI… " Un choc à sa droite le fit sursauter. Il se mit soudainement en garde, orientant ses deux répulseurs chargés d’énergie vers la source du bruit, à l’unisson des agents également sur les dents. Les lueurs induites leur offrirent un bien triste spectacle, la vision d’un être humain aussi colossal qu’obèse à l’étroit dans un translucide conteneur de verre et baignant dans un liquide jaunâtre non identifié. Adriel fut horrifié de le voir amputé d’un bras remplacé par ce qui s’apparentait à une arme alors que des excroissances métalliques jaillissaient çà et là de sa chair. Son visage n’était plus que décombres façonnés en un masque de peur, des implants non identifiés le défigurant atrocement. Jadis, il avait dû être humain… " Qu’est ce qu’ils t’ont fait… " Et une exhalation de stupeur de passer dans les rangs des agents, alors que tous se rendaient désormais compte qu’ils étaient entourés de ces conteneurs enfermant tant et tant d’abominations…

* * * * * * *
" Mais, monsieur… Les modulateurs mentaux n’ont pas encore été testés, ils ne sont pas encore parfaitement intégrés… Le contrôle des spécimens ne peut pas être garanti ! "

Le petit homme au faciès de rongeur jeta un regard inquiet sur la rude silhouette de son supérieur, après avoir constaté que le groupe arrive prêt de leur « sérum » posait maintenant des regards inquiets sur leurs sujets d’expériences. Des paysans du San Theodoros, pour la plupart, pris au cours de Raffles aveugles et destinés à alimenter en cobayes leur programme de « Super-Soldats ». Beaucoup étaient morts durant leurs expérimentations en emplissaient la fosse communes. Les autres n’étaient désormais plus que des outils.

" Aucune importance ! Si nous voulons repousser cette attaque, nous devons user des prototypes ! "

Surplombant le complexe accueillant Adriel comme les Agents, la salle de commandement offrait une vue panoramique sur les lieux depuis de vastes fenêtres sans teint. Dans la pièce, tout ce que l’Etat du San Theodoros pouvait bien disposer d’informations comme d’aveux sur son programme de Super-Soldats ainsi que sur les atrocités commises.

" Mais nous ne sommes pas prêts ! "

" Vos inquiétudes n’intéressent pas le régime et ne nous seront d’aucun secours dans cette situation. Libérez les spécimens ! "
* * * * * * *

La lueur dans la colonne centrale se fit plus blafarde encore. Adriel lui porta un regard inquiet qui s’accentua alors que le fluide contenu se séparait dans une multitude de conduites translucides. Chacune menant à l’un des bacs enfermant une de ces abominations. Des tuyaux alimentèrent bien vite leur corps de cette mélasse fluorescente et bien vite, le système circulatoire sanguin fut visible à travers la peau claire des atrocités horriblement déformées. Tous s’agitèrent dans leurs bocaux, tous se débattirent comme si on leur infligeait mille tourments. Le liquide jaunâtre fut soudainement évacué, indiquant à Adriel qu’il n’allait bientôt plus du tout rire. Apeuré, il se contenta d’indiquer aux agents de l’UNISON s’étant massés près de lui : " Si vous voulez survivre… " Les bacs se soulevèrent de terre, libérant les horreurs qui rugirent leur peine alors que leurs yeux menaçant se posaient sur les silhouettes humaines devancées par une armure de haute technologie. Et Adriel de conclure : " Fuyez… " Qu’ils se décident à lui obéir ou pas n’était plus son problème. Il souhaitait tous les protéger mais ne savait pas à quoi il avait à faire… Il aurait souhaité disposer de toutes les informations sur ces créatures… Plus encore, il aurait souhaité savoir où pouvait être l’Agent Lim.
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mar 7 Oct 2014 - 22:30 Message
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La silhouette aux mouvements de félin dardait un regard inquiet sur une masse inerte à ses pieds. Sa collègue, bien droite et très élancée, agitait avec inquiétude un éventail de couleur sombre. Avec des mouvements d’yeux presque imperceptibles, elle tentait de trouver du réconfort auprès des deux autres entourant le corps ; l’homme massif aux traits de fauve et la filante dame drapée de vert qui se contentait de fixer le corps à leurs pieds. Dans un mouvement de tissus aux couleurs foisonnantes, le cinquième arriva en haut des marches célestes. Plus grand encore que les quatre autres et infiniment plus puissant autant physiquement que spirituellement, il leur servait de leader même si officieusement les cinq fonctionnaient à l’unisson et ne souffrait pas de complexe d’infériorité. Dépassant l’homme-Tigre et la femme-Serpent, il se posta au côté de la femme-Grue qui arrêta de brasser l’air de son éventail pour laisser de l’espace à son confrère. La femme-Léopard qui s’était accroupie près du corps se redressa pour accueillir la venue de l’homme-Dragon qui avait baissé son regard profond sur la situation.

_Les Rois-Dragons ont donc été conviés ? questionna-t-il tout haut à l’adresse de ses quatre frères et sœurs.

_Si c’est le cas, l’Empereur lui-même n’est pas au courant de cette réunion. Répliqua l’homme-Tigre en laissant sa voix prendre des intonations semblables à des rugissements.

_Elle n’est pas encore des leurs… la cérémonie de transfert n’a pas encore eu lieu et son mentor n’avait, aux dernières nouvelles, pas retrouvé sa trace. Indiqua la femme-Léopard.

L’homme-Dragon regarda sa voisine qui s’était remise à balayer l’invisible de son éventail. Puis, posa son regard sur chacun d’entre eux, comme pour sonder leur âme. L’homme-Tigre, les bras croisés sur sa large poitrine, semblait de forte méchante humeur et sa voisine, la femme-Serpent ne cessait d’onduler de la tête comme pour mieux permettre à son esprit de cibler la situation. Quant à la femme-Léopard… une profonde inquiétude se lisait dans ses yeux jaunes. L’enfant ne devait pas être là. Sans son initiation au monde spirituel, elle risquait de se perdre dans les limbes du monde immatériel et perdre à nouveau un des gardiens en un laps de temps aussi restreint ne serait que désagrément de plus pour l’Empereur Céleste. L’homme-Dragon laissa retomber ses massives épaules en un long soupir et posa sa large main sur l’épaule fluette de la femme-Grue.

_Il n’est pas nécessaire d’inquiéter les deux Rois-Dragons présents à nos côtés. Son mentor est descendu sur terre dans le but de lui enseigner son essence divine, peut-être sont ils…

_Elle réintègre son corps physique ! siffla la femme-Serpent qui pointait d’un long indexe le corps à leurs pieds qui commençait à s’estomper pour laisser entrevoir le marbre sombre qui composait l’aile du palais de Jade.

_Avec douleur… le transfert n’a pas été provoqué par elle..



*****



Le cœur de la coréenne battait à rompre sa chaire, la faisant suffoquer. Elle chercha de l’air à grandes inspirations pendant de longues minutes avant de se mettre à tousser et de manquer de vider le peu du contenu de son estomac à même le sol. En se penchant sur le côté pour retrouver un semblant de rythme dans ses respirations, elle tomba à bas du lit sur lequel elle s’était trouvée quelques secondes plutôt. Elle haleta au sol pendant plusieurs secondes avant de secouer énergiquement la tête de droite à gauche en toussant. Elle ouvrit péniblement les yeux et tenta de reconnaitre son environnement. Elle avait froid, elle avait chaud. Elle s’appuya sur ses coudes puis sur ses mains pour se redresser sur son fessier et inspira longuement comme après un long retour d’apnée. Elle baissa les yeux sur son corps. Elle portait son pantalon d’intervention et son t-shirt gris. Une perfusion lui pendait le long du bras gauche. Ils avaient été rapatriés ? Elle toussa à nouveau sous un violent hoquet en tentant de se remémorer tout ce qui lui revenait à la mémoire. Non, ils n’avaient pas encore été ramenés chez eux. Elle avait contourné le générateur, devancé les horribles choses qui flottaient dans ce liquide trouble et ensuite ? Elle s’était aventurée plus loin dans la structure. Elle était montée, ou descendue ? A gauche ou à droite ? Elle n’en savait plus rien. Elle palpa son pantalon. On l’avait complètement débarrassée de ce qu’elle possédait, en dehors des plaques d’immatriculation qu’elle avait encore autour du cou. Elle s’appuya sur le bord du lit et poussa sur ses jambes pour se mettre debout. Elle avait une sensation de fatigue et de lourdeur dans tout le corps. Sa tête bourdonnait. A tâtons, elle gagna l’unique porte de la petite cellule-chambre et poussa le lourd battant. Elle se retrouva dans un couloir sombre qui clignotait. Ou était-ce ses yeux qui clignotaient ? Elle regarda à gauche, puis à droite. Les seuls sons qui lui parvenaient semblaient venir d’en dessous. Elle arpenta le couloir en silence jusqu’à trouver un escalier métallique qui la ramena à l’étage du dessous. Des pas précipités arrivaient dans sa direction. Elle sursauta – de joie et de peur – en reconnaissant la lourde silhouette métallique du soldat de fer, ainsi que de ses collègues. Le Capitaine lui hurla dessus de courir et elle ne demanda pas son reste. On ne fit pas de remarque sur son escapade ni sa tenue. Du moins, pas tout de suite. Suivant ses collègues, elle se positionna aux côtés de Dereck et aida Piotre à le traîner jusqu’à l’extérieur. Elle avait l’impression que sa tête bourdonnait de plus en plus fort. Dans la volée, elle lança un « On essaye de semer quoi ? » Ce à quoi Piotre répondit que les restes humains conservés dans les cuves de verre avaient été libérés. Eun-Sil déglutit et resserra sa prise sur son voisin. Ils prirent un tournant et gagnèrent enfin l’air extérieur. Le soleil était désormais bien haut. Eun-Sil hurla sous sa violente brillance et lâcha Dereck qui s’écrasa contre Piotre. Le Capitaine secoua sa troupe et leur ordonna de regagner le véhicule le plus rapidement possible pendant qu’il tenterait de maintenir le flot d’hybrides qui leurs arrivaient dessus. Piotre et Dereck prirent la poudre d’escampette. Eun-Sil seconda son capitaine, tout comme l’armure qui devait déjà avoir pris de la hauteur pour surveiller la scène depuis les airs. Les esclaves zombies ne furent pas longs à arriver. La coréenne trouva une arme et plusieurs chargeurs. Les pieds l’un devant l’autre, les bras tendus en avant, elle attendit l’ordre de son Capitaine pour ouvrir le feu. Il était question de ne viser aucun point vital mais tous deux furent forcés de constater que les choses qui avançaient sur eux ne reculeraient devant rien. Eun-Sil hurla de rage et se mit à viser les têtes et les cœurs. Même si les silhouettes finirent par tomber en masse, il en restait bien trop pour tous les tuer. Le Capitaine et son agent furent pris de court et la coréenne se retrouva à se battre au corps à corps avec deux zombies. Elle réussit à en éliminer un mais le deuxième lui fit un étranglement particulièrement efficace et elle sombra une fraction de seconde dans l’inconscience. Moment de flou total qui lui imposa la silhouette d’un palais de jade encerclé par un dragon gigantesque. L’air infiltra à nouveau ses poumons. Elle donna une violente impulsion des reins et se dégagea de son adversaire. Elle prit les jambes à son coup et retrouva le Capitaine quelques mètres en contrebas.

« Capitaine ! »
_Rejoignez la troupe Lim ! Et foutez le camp d’ici !
« Non ! C’est vous qui possédez notre tiquet de sortie, vous êtes le Capitaine ! »
_Plus maintenant, Lim. Je vous lègue mon autorité et vous laisse la charge de ramener vos hommes vivants, Capitaine Lim.

Eun-Sil hurla sur son Capitaine qui lui hurla dessus en retour pour la protéger de la nouvelle attaque des êtres sans scrupules qui revenaient sur eux. Ils se mirent tous deux à courir pour échapper à leurs assaillants et grâce à l’aide aérienne du soldat métallique, ils réussirent à regagner la colline les séparant du reste de la troupe. Eun-Sil hurla à Swann et Ticki de mettre en marche le semblant de véhicule qui leur restait. L’engin semblait faire des siennes. Piotre installait Dereck à l’arrière aux côtés de Ticki dont la jambe avait toujours une courbure douteuse. Lim attrapa le haut de la veste de son Capitaine et le força à reculer avec elle jusqu’au moment où elle trébucha en arrière voulant éviter un coup de l’ennemi. Elle dévala la pente jusqu’à son pied et perdit à nouveau son ancrage dans le monde réel.


Le Capitaine bataillait de toute son âme contre la horde de démons et ne prit pas le temps de remercier Piotre pour son aide quand l’agent accourut à ses côtés pour l’épauler. Même avec la puissante force de frappe du soldat allié, ils ne tiendraient plus très longtemps. Soudainement, la masse de soldats ennemis s’effondra sur le sol en un seul mouvement, comme s’ils avaient été débranchés. Swann hurla que le véhicule était à nouveau fonctionnel. Le Capitaine et Piotre dévalèrent la pente pour regagner la voiture et firent un arrêt pour charger Lim sur leur dos. Elle était toujours inconsciente. La troupe d’agent sauta à l’intérieur du véhicule sans prendre le temps de regarder si leur allié aérien les suivait.

_ Swann, il y a une aire de décollage de l’autre côté de cette dune. C’est notre seule chance de sortie.

Argumenta le Capitaine qui malmenait une Eun-Sil inconsciente dans le but de lui faire réintégrer le monde des vivants. La voiture fit une embardée et ils se retrouvèrent tous à l’extérieur de l’habitacle lorsque l’agent Swann prit le dernier virage sur le sommet. Ils apercevaient la zone de dépose. Un hélico y était stationné. Piotre s’empara de la coréenne qu’il emprisonna dans ses bras et se mirent à courir à la suite de ses collègues. Le Capitaine resta en arrière pour surveiller l’horizon. Dereck s’installa en copilote, Swann à l’arrière, tenta de monter à bord un Ticki qui souffrait le martyr alors que sa jambe venait de s’ouvrir à nouveau, déversant du sang sur le sol. Piotre balança Eun-Sil à l’intérieur et grogna lorsque cette dernière heurta de la tête l’une des valises d’armes posées là. Il regagna ensuite le Capitaine.

Bang. Une première déflagration. Puis un cri strident de femme. Bang. Un deuxième coup tiré. Le Capitaine et Piotre firent volteface ; de l’hélicoptère pendaient mollement les jambes de Ticki et par-dessus, étrangement penchée en avant, Swann qui tressautait. Dereck s’aplaventra en sortant de l’hélico par l’avant et se mit à courir pour rejoindre le Capitaine et Piotre. Il avait les bras tendus en avant.

_Allez-vous en ! C’est un…

Bang. La balle traversa en un trait parfaitement bien ajusté, le crâne du Capitaine, juste entre les deux yeux. Il fixait devant lui. Ses genoux lâchèrent et il s’effondra sur le sol comme une masse désarticulée. Piotre releva les yeux, particulièrement secoué pour regarder son collègue qui courait toujours en hurlant et tourna encore un peu plus son corps pour faire face au tueur. Il avala avec une douleur immense et sentit son monde le perdre dans le néant. Le tueur était une femme. Et c’était Eun-Sil.
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Message posté : Dim 12 Oct 2014 - 17:56 Message
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La Guerre Civile est le Règne du Crime.


La fureur alentours zébrait les couloirs du complexe industriel d’éclats flavescent alors que l’écho des tirs roulait sur le béton malmené par quelques projectiles perdus. Au centre du feu ennemi, le soldat d’acier opposait la puissance de ses répulseurs aux frappes aveuglantes. Il encaissait tant bien que mal les frappes de ces armes terminant les membres mutilés des soldats obèses semblables à des zombies, remerciant la résistance de sa création alors que les rapports d’alerte de V.I.S.I.O.N ne manquaient pas de lui indiquer les zones de son armure les plus durement touchées par la foudre de leurs ennemis. Il s’opposait directement à eux dans l’espoir de pouvoir encaisser une grande partie de leur feu, sachant qu’il aurait bien plus de chance d’y survivre que la chair des agents de l’UNISON. Ils reculèrent sous l’implacable avancée ennemie, alors que dans son dos fusaient les balles vers leurs opposants dénués de toute conscience. Il serrait les dents sous son masque d’acier, opposant à tous ses plus terribles efforts tout en commençant à souffrir des sacrifices consentis précédemment. Ils se débandaient, fuyant progressivement l’inébranlable avancée ennemie… A la volée, il se retournait pour donner du répulseur, touchant à chaque fois l’une des silhouettes difforme pour la voir tituber, choir au sol. Et inévitablement se relever pour s’élancer à leur trousse ! Le Golden Boy en avait la certitude : ils étaient dans une situation difficile. Le souffle court dans son armure, il accueillit avec un semblant de plaisir la vue de l’agent Lim. Les questions à son sujet viendraient plus tard, mais son arrivée les ralentirait pour le moins. Alors il reste seul, droit et fier dans ce couloir pour leur donner du temps. Les silhouettes approchaient. Il leur donna du blast, laissant vrombir ses paumes après qu’elles n’eussent délivrées leurs tirs blafards. Au creux de sa poitrine naissait une lueur nouvelle, aussi chaude et claire que salvatrice à la fois. Le tir fusa cette fois de son plastron, direct et implacable, emportant plusieurs de ses adversaires dans son sillage de lumière. Mais au retour des ténèbres, d’autres silhouettes encapées d’ombres s’avançaient à leur place. " V.I.S.I.O.N… Trouves-moi une faille ! " Avança t’il à l’intelligence artificielle lui servant d’assistant en temps réel alors que des gouttes de sueur perlaient à son front. Voilà des heures qu’il se trouvait dans son armure, des heures qu’il n’avait pas mangé ou dormi d’une façon correcte. Des heures qu’il multipliait les efforts. Tout cela pour se retrouver désormais confronté à son plus grand défi… Les répulseurs sous ses bottes explosèrent pour le soulever de terre, l’éloignant de la masse grouillante de soldats sans âmes et le lançant à la poursuite des agents de l’UNISON. Ils ne tardèrent pas trouver la sortie, émergeant dans le décor apocalyptique fruit de son courroux. Un vol stationnaire plus tard, il faisait de nouveau face à cet endroit infernal dont ils s’étaient extraits, constatant que tous ses camarades étaient désormais prêts à en découdre. De sa voix robotique, il finit par assener : " Ils arrivent... "

Et ils le firent en masse, Adriel comprenant par la même occasion conscience du fait qu’ils n’avaient dû voir qu’une partie de ces soldats si particuliers enfermés dans leurs bocaux de verre. Il les accueillit une nouvelle fois de ces blasts lumineux qu’il destinait à ses adversaires, les renversant avec force mais sans parvenir à les stopper. Inexorablement, tous ces soldats sans âmes continuaient d’opérer leur avancée, s’approchant de plus en plus des Soldats de l’UNISON qui semblaient bien vulnérables aux yeux de la créature d’acier désormais… Leurs tirs ne semblaient pas plus efficaces que les siens et ils ne tarderaient pas à être submergés par la masse. Alors, Adriel se fit un devoir de répondre à la violence par la folie. Il piqua, s’écrasant au milieu de la masse grouillante pour voir une partie de ses membres le prendre pour cible. Il se démenait comme un beau diable au corps à corps, délivrant des frappes lourdes de ses membres caparaçonnés d’acier. L’adrénaline circulait en son corps, gorgeant ses muscles de cette substance salvatrice lui permettant de démultiplier les efforts. Ses pupilles dilataient passaient d’un adversaire à un autre à mesure que ses yeux écarquillés cherchaient le chemin d’une nouvelle cible. C’est comme si son attention se faisait double, triple, multiple… Elle lui permettait d’être bien plus sensible à son environnement, lui autorisait presque le luxe de voir ces soldats informes l’approcher pour chercher à l’accabler de leur courroux. Il eut un regard vers l’arme tendu en direction de son casque, la réduisant en pièce de sa poigne de métal. Un simple coup d’œil, une attention induite par ses attentions multiples se posa vers l’unique main restant du soldat dénuée de toute volonté. Il aperçut ses doigts, en distingua les calles et identifia la rudesse tortueuse des phalanges. Puis, un semblant de vérité sembla exploser en son esprit : " C’est un civil... " Ces mains-là, il en avait déjà vu des semblables… Des mains de travailleurs, des mains ayant battu la terre comme mené les bêtes, des mains qui avaient façonné la glaise comme transformé le bois. Des mains de gens humbles, de travailleurs de l’ombre… Il se souvient alors que reportage télévisé préambule à sa volonté d’intervention, se souvint cette femme demandant où avait bien pu disparaitre son mari. Il avait la réponse désormais. " C’est un civil... C’est un civil... C’est un civil ! " Les répulseurs à ses bottes explosèrent en même temps que sa voix, le soulevant de terre alors qu’il employait toute la force de son armure pour emporter avec lui quelques-uns de ces soldats sans âmes. Les couloirs ternes s’enchainèrent à mesure qu’il prenait de la vitesse, volant en direction de la colonne de lumière qu’il avait précédemment pu observer, non loin des cylindres ayant renfermé ces créatures. Rapide il le fut et se figea finalement face à ce semblant d’unité centrale dans un lieu totalement délaissé par les zombies. Les agents de l’UNISON pourraient bien avoir l’impression qu’il les avait abandonnés. En réalité, il pensait avoir compris que neutraliser cette unité centrale suffirait à neutraliser ces pantins. Car il n’était là question que de cela : ces hommes avaient été le fruit de manipulations comme d’opérations visant à les transformer en soldats et ils n’avaient plus la moindre conscience. Pour les piloter, c’est cet équipement qui devait opérer. Ainsi que quelques cerveaux malades bien enfouis dans leurs terriers. Adriel déplaça certaines pièces d’armure de son avant-bras, dévoilant quelques éléments de connectique qui s’agitèrent d’eux même sous l’influence de V.I.S.I.O.N. Sans prendre de gants un seul instant, il plongea son poing avec pertes et fracas dans le mobilier, lacérant le métal pour voir son poing s’immerger totalement dans les câbles et autres composantes enfermées dans cette gangue de métal d’un autre âge. Déjà, les connectiques s’opéraient et le Golden Boy questionna l’intelligence artificielle faisant office de partenaire : " Est-ce que tu peux pirater ça ? "

" Nous sommes face à une technologie d’un autre âge… Cela reviendrait à me demander si je peux résoudre l’un de ces puzzles que vous réservez à vos bambins de six ans. Me sous-estimeriez-vous, Monsieur ? "

Un sourire sous le masque d’acier, quoi que la situation n’avait rien de drôle. Il retrouva tout son sérieux comme toute son inquiétude en se figurant les agents alliés opposés à ces monstres implacable. Il ne pouvait pas les laisser mourir comme cela, il ne pouvait pas les laisser trépasser de la sorte. Il s’en voudrait pour le reste de son existence. Et ce même si ses armes n’avaient, pour ainsi dire, rien à voir avec leur malheur dans l’instant. " Dépêches-toi de me trouver une solution à ce foutu problème ! " Assena-il en serrant le poing dans les entrailles de l’ordinateur… Des quantités affolantes de données défilaient dans un coin de son casque. Il comprit instantanément qu’en plus de rechercher des solutions, V.I.S.I.O.N copiait l’ensemble des informations pour que son concepteur puisse jeter un œil expert sur ce programme quand il serait rentré en vie de cette expédition tournant assez mal. Plus que de copier, l’intelligence artificielle procédait à un effacement total des données sur les serveurs du San Theodoros, de façon à ce que ces monstres ne puissent guère disposer de ce technologique savoir plus longtemps. Le temps semblait défiler à une allure des plus faible aux yeux d’Adriel, si bien qu’il se fit fort de tonner au bout de quelques instants d’attente : " Tu en es où ? ! ? ! ? " Le ton paraissait pour le moins agacé mais V.I.S.I.O.N ne tarda guère à se montrer rassurante :

" Téléchargement terminé, monsieur. Il semble que ces créatures soient effectivement commandées par l’entité nous faisant face. Je vous transmets un rapport de données. Reste à déterminer qui peut bien tirer les ficelles. "

Intérieurement, Adriel en vint à penser que ces marionnettistes atroces ne pouvaient pas être bien loin… Comme lui, ils devaient être des inventeurs et ils devaient donc souhaiter éprouver leurs prototypes en temps réels, observant leurs réactions face à ce semblant d’élite que pouvaient bien représenter les agents de l’UNISON. Au moins le Golden Boy avait-il maintenant découvert un hypothétique salut pour ses compagnons. En détruisant cette entité, il plongerait l’armée décérébrée dans un semblant de mutisme. Il en venait simplement à espérer que cela ne serait pas trop tard ! Envoyer le dernier missile dont était encore équipé l’un de ses canons d’avant-bras dans cette saloperie et mettre un terme aux agissements de leur concepteur. C’est ce qu’Adriel entreprit. Mais il fut immédiatement coupé dans son élan par une décharge électrique, une sphère de foudre propulsée dans son dos qui le heurta de plein fouet et le fit se raidir avant qu’il ne retombe au sol, parcouru de nombreux arcs électriques. Le projectile devait avoir pour vocation de l’immobiliser, devait à l’origine être employé sur les cobayes du projet. Une silhouette rude aux traits austère s’extirpa de l’ombre, tenant à deux mains une arme que le marchand de mort ne connaissait guère. Une silhouette rude qui l’avait observé auparavant depuis la salle de commandement à laquelle il adressa un hochement de tête. Ses volets blindés s’ouvrirent sur la rondouillarde silhouette d’un homme au faciès de rongeur. Au sol, Adriel semblait aussi interdit qu’immobile. Le Scientifique le toisait de son air supérieur :

" Vous nous avez mis à mal… Créature ! Mais vous n’êtes plus une menace désormais ! Accablé par les foudres du divin, vous n’êtes plus qu’une fourmi prête à ressentir la pression de notre botte ! "

A l’écran de son casque de très haute technologie, Adriel voyait défiler des masses de données comme un état des lieux complet de son armure. Quelque chose le surprit mais il ne le manifesta pas pour l’instant. A défaut, il resta parcouru de ces arcs électriques, resta au sol figé alors que tournait autour de lui cet homme se donnant plus que jamais des airs de charognard…

" Chaque jour le monde s’emplit de créatures impossibles à affronter, et vous en êtes le parfait exemple, créature… Nous ne sommes là que par la peur que vous inspiriez, nous ne sommes que les produits de la crainte… La crainte d’un homme de voir son pouvoir lui être arraché de force ! La crainte de voir sa souveraineté emportée par quelques abominations comme vous… Notre présence en ces lieux n’avait pour but que de lui offrir les armes sauvegardant son règne ! A cet enfant de Dieu, nous avons offert une armée d’anges sauvés de leur misérable condition humaine ! Et après vous avoir soigneusement étudié comme démonté, vous nous offrirez l’étape suivante, le niveau supérieur ! Nous sommes l’Epée dans les Ténèbres ! L’Epée qui préservera ce Pays ! L’Epée de Dieu ! L’Epée de… "

Un revers de son bras coupa la parole au diabolique théoricien, réduisant en décombres son beau visage alors qu’une trainée sanglante suivait la course des doigts d’acier du Golden Boy, tendus comme une lame… Froidement et de sa voix robotique, Megatron se fit l’écho du chant de ce corps sans vie tombant au sol. " L’Epée d’Adriel… ! " Grogna t’il En jetant un œil sur sa large silhouette auréolée de foudre. L’électricité n’avait pas semblé l’affecter le moins du monde, au contraire son armure affichait désormais un seuil de puissance de 110% des capacités d’origines… Ainsi découvrit-il que sa création pouvait canaliser l’électricité pour la faire sienne et augmenter plus encore son pouvoir. Pas si mal ! Il avait trainé, avait laissé ce type parlé pour bien comprendre ce qu’il faisait ici mais n’était pas déçu du résultat. Ses propulseurs irradièrent une nouvelle fois avant d’exploser et de le soulever du sol. Le Golden Boy riva son regard sur l’homme rondouillard à la salle de commandement. S’élevant en sa direction, il tendit toutefois son bras vers la colonne de lumière qu’il avait vidé de toute information utile, tirant un dernier missile en sa direction pour la faire exploser en une gerbe de flammes. Au dehors, tous les zombies tombèrent au sol, inanimés. Le choc du métal contre le sol alors que le dernier sbire voyait l’armure prendre le chemin de sa direction. Le petit homme au faciès de rongeur couinait au sol, refermant ses bras sur un ordinateur portable. La haute silhouette de l’armure prolongeait sur lui une ombre des plus menaçantes.

" Pitié ! Non ! "

L’armure empoigna un bras, puis le second. Adriel n’éprouvait pas le moindre remords face à ces monstres, estimant qu’ils n’en auraient guère éprouvé le moindre face à lui. Sa poigne d’acier serra avec autorité, brisant les os dans un sinistre craquement prélude à des cris, des pleurs, du sang… L’ordinateur gisait au sol, non loin de la pathétique créature qui souhaitait le protéger. Du talon, le Golden Boy vint à le briser, dévoilant ses entrailles technologiques.

" Non… ! " Gémit le pauvre ère au sol. " Arrêtez… ! J’ai juré devant Dieu de protéger ces informations ! "

L’armure ne semblait guère s’en soucier, se penchant au sol pour empoigner le disque dur que son concepteur chercherait plus tard à utiliser. Son placide masque de métal tourna vers le petit homme, le glaçant de ces mots : " Alors tue moi… Ou changes de Dieu ! " Il ne porta plus la moindre attention au pauvre homme brisé au sol, plaçant le disque dur à proximité de son avant-bras aux protections ouvertes pour voir quelques connectiques se relier presque qu’instantanément à lui. Déjà, les programmes de V.I.S.I.O.N brisaient les codes et déchiffraient les informations cryptées pour les ajouter à toutes celles qu’il avait bien pu parvenir auparavant. A ses yeux, tout était enfin terminé… Ses camarades de n’UNISON n’avaient plus à affronter ces soldats instoppables et il avait plus ou moins réussi à instaurer un équilibre fragile en corrigeant ses erreurs. Maintenant, ne resterait plus aux équipes de l’UNISON qu’à rapporter les agissements de l’Etat du San Theodoros pour que l’ONU décide de renverser le pouvoir et ne ramène la paix sur ces contrées. En somme tout finissait bien… Jusqu’à ce qu’une alarme criarde et un voyant rouge ne se mette à clignoter dans la pièce. D’abord interdit, l’armure riva son regard sur l’homme au sol. Il se figea en constatant qu’il avait réussi à appuyer sur quelques boutons dérobés et finit par l’empoigner au col pour le soulever à un bon mètre du sol. " Qu’est-ce que tu as fait ? ! ? " Le sbire semblait souffrir, ayant le plus grand mal à articuler un semblant de réponse.

" Activation du Protocole… 11. " Adriel serra plus fort encore son emprise sur le pauvre homme, le questionnant sur ce protocole sans obtenir de réponse. V.I.S.I.O.N la lui fournit en fouillant à vitesse grand V dans les données chapardées. Destruction des infrastructures et activation des prototypes 2.0. Adriel n’avait pas d’informations sur ces prototypes et question une nouvelle fois, prenant soin de briser quelques côtes à son informateur pour lui passer l’envie de le mener en bateau. " Une… Prise de Guerre ! "

Il ne comprit pas immédiatement, mais lorsque ce fut le cas il sentit une sueur glacée couler le long de son dos. " L’Agent Lim.. " Il n’eut aucune réponse mais le sourire de ce type au faciès de rongeur finit de le glacer d’effroi. Les enfoirés ! Il laissa exploser ses répulseurs sans pour autant lâcher son emprise sur le sbire hurlant désormais. Ce type répondrait de ses actes devant un tribunal. Pour l’instant, il devait retrouver les agents. Et le plus rapidement possible ! " V.I.S.I.O.N, trouves moi les composantes de ces prototypes 2.0… Vite ! " Les couloirs défilaient devant lui à une vitesse folle alors qu’il cherchait à retrouver la surface au plus vite. Il jaillit hors des installations à une vitesse folle, laissant son otage choir au sol au milieu de ces paysans atrocement déformés qui commençaient un à un à s’éveiller. Il gagna de l’altitude, laissant ses yeux déambuler sur le paysage alentours dans l’espoir de les trouver. Son attention se fit multiple, comme s’il disposait de plusieurs paires d’yeux pour les trouver et il les chercha à une vitesse folle mue par la culpabilité autant que par un semblant de désespoir. " Non… ! "

Il entama une descente en piquée, cherchant à se faire des plus rapide alors que les deux survivants du reste du groupe se disposaient à couvert pour tenter d’esquiver les projectiles meurtriers que leur adressait la coréenne. Il avait identifié les Agents Piotre et Dereck, culpabilisant déjà en imaginant que les autres y étaient passés par sa faute… Par la faute de son absence. Pourvu que V.I.S.I.O.N trouve rapidement une solution. Il ne voulait pas avoir à tuer la jeune femme… " Agent Lim ! " Beugla t’il de son timbre robotique en s’écrasant devant elle. De sa large carrure, il protégeait désormais les autres agents. Mais la coréenne ne semblait pas le reconnaitre, adressant déjà des balles à son derme blindé. Il pourrait vraiment remercier son armure à son retour de ce périple sanglant… Une nouvelle fois, il tenta de la raisonner : " Reprenez-vous ! Vous n’êtes pas une arme cherchant à nous abattre… Vous êtes un agent de l’UNISON ! " Son chargeur sembla enfin vide mais les paroles de l’armures semblaient avoir glissé sur elle comme glisse l’eau sur les plumes d’un canard. A défaut de pouvoir encore l’accabler de ses balles, elle lui envoya l’arme à la gueule mais Adriel l’esquiva sans soucis. Il fut alors surpris de voir la jeune femme se jeter sur lui pour en découdre au corps à corps. Un premier coup de poing que son armure absorba mais il jura en imaginant la jeune femme se briser le poignet sous le coup. Il devait esquiver ses frappes et c’est ce qu’il fit tout en cherchant à la ramener à la raison par ses mots qui semblaient bien inutiles. Finalement, V.I.S.I.O.N en vint à lui apporter une information essentielle. Il soupira sous son masque d’acier et murmura à l’encontre de la jeune femme : " J’espère que vous me pardonnerez… " Ses protections d’épaules se soulevèrent, dévoilant une série de petits dards contenus dans des batteries distinctes. L’un d’entre eux fut immédiatement projeté vers la coréenne, s’enfonçant dans ses chairs pour y délivrer son fléau électrique, frappant la jeune femme comme l’aurait fait un taser pour l’immobiliser sur le long terme. V.I.S.I.O.N. lui avait indiqué qu’elle s’était vu implantée un implant cybernétique modulant son mental et lui intimant de répondre à des ordres formulés par le chirurgien fou. Par le biais de cette puissance électrique, le Golden Boy en était venu à court-circuiter les implants pour les rendre inopérants ! Désormais libre de toute influence, la jeune femme tituba sur ses jambes et sembla s’écrouler pour finalement voir les bras d’acier de l’armure l’enserrer pour la blottir tout contre le soldat d’acier. " C’est bon… Tout va bien maintenant ! " Tout cet enfer semblait bien derrière eux désormais… Dans leur dos, Piotre et Dereck accouraient pour retrouver leur collègue. D’un pas lent, certains des paysans atrocement déformés par les expérimentations militaires s’avançaient en leur direction, poussant vers eux le sbire comploteur mutilé par l’armure. Des preuves, ils en avaient désormais suffisamment pour mettre au grand jour les horreurs perpétrées sur ce territoire qui les avait profondément changés. Ne leur restait plus qu’à trouver un moyen pour regagner le bateau de l’UNISON mouillant au large, dans les eaux internationales. Mais pour l’heure, armure dégageait une mèche de cheveux du visage de l’Agent Lim et lui souffla de son timbre robotique où semblait bien germer un brin d’inquiétude : " Vous nous avez fait peur… " Intérieurement, Adriel se sentait coupable pour tout ça…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Sam 15 Nov 2014 - 21:50 Message
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L’air lui brûlait les poumons. Le sable lui grattait les yeux. Secouée de tremblements incontrôlables, la coréenne avait envie de pleurer jusqu’à assécher son corps tout entier, se laisser aller et tomber en avant pour se retrouver complètement sous la protection du géant d’acier qui venait de la redresser. Elle haletait et fixait le sol avec une résolution de guerrier. Tout son être brûlait et elle ne maîtrisait absolument plus rien de l’environnement présent. Que c’était-il passé ? Elle n’en savait rien. La dernière fois qu’elle avait perdu connaissance, elle était au sommet d’une dune et en ce moment, elle était retenue – amicalement – par le soldat de fer qui semblait soucieux de son état et particulièrement attentif. Lui expliqueraient-ils seulement un jour ce qu’elle avait provoqué l’instant précédant ? Incertitude et frustration. Elle baissa encore plus le front en sentant lentement une douleur aigue lui irradier tout l’avant-bras : à la couleur et à la forme que prenait son poignet, elle n’avait pas dû utiliser sa main pour se coiffer. Elle redressa le regard jusqu’à fixer le torse en métal qui la séparait du monde. Elle réprima un sanglot de détresse. Elle avait tenté de s’en prendre au soldat allié ? Elle redressa encore plus la tête pour voir arriver Piotre et Dereck. Elle ne sut ce qu’elle lit sur leurs visages transis par tant d’émotions. Toujours est-il que ces visages lui firent tourner la tête vers l’arrière et elle ravala un cri d’angoisse en découvrant la scène. L’hélicoptère, les corps sans vie des trois autres et l’arme à trois pas d’eux. Il ne lui fallut pas long avant de comprendre. Elle avait envie de vomir. Elle manqua subitement d’air et sans retenue, lança son poing valide contre le torse de fer du soldat qui faisait toujours rempart entre elle et les autres agents. Elle n’eut même pas assez de détermination pour frapper avec un semblant de force et se contenta simplement d’appuyer sa paume ouverte contre le métal, espérant y trouver de la force et du réconfort. Sa tête ployait à nouveau sous la douleur. Elle avait envie de se blottir sous le porche humide – mais rassurant – de sa maison d’enfance, de retrouver la chaleur d’un foyer et d’oublier cette journée, d’oublier ce qu’elle avait fait. Disparaître.

Elle fit un pas en avant, comme pour se rapprocher encore de l’armure qui semblait être la seule source de réconfort offerte par les Anciens. Mais elle se dégagea de son emprise en se redressant complètement et le devança. Les deux autres agents ne savaient que faire mais tout comme leur camarade, l’instinct de soldat repris le dessus et aucun des deux ne broncha quand d’une voix lointaine et torturée, la coréenne affirma sa position de leader désignée par le Capitaine. Ils devaient foutre le camp et vite. Ils ne pouvaient venir en aide à tous les civils qui reprenaient vie et humanité au-dessus d’eux et elle ne pouvait non plus laisser les corps des trois agents sur le terrain. Il n’y avait eu aucune mission pour le monde extérieur, il ne devait y avoir de traces. Elle tenta de retrouver un minimum de droiture et de fermeté mais sa voix trahissait sa totale désorientation et elle remercia mentalement Piotre et Dereck de la devancer dans ses ordres sans mot dire. Pendant que l’un tentait vainement de contenir le flot de civils en expliquant que des renforts arriveraient, l’autre aidait l’agente à débarrasser l’hélicoptère de l’inutile pour permettre d’y allonger les trois morts qu’elle regarda avec un détachement cruel mais plus que nécessaire. Piotre arriva alors avec le sbire en mauvais état et au regard que lui lança la coréenne, l’assomma pour le caser lui aussi dans le font de l’appareil. Dereck monta à bord et referma les portes latérales en jetant un regard sur le soldat de fer qui venait de les rejoindre. Lim faisait le tour de l’appareil pour détacher la bride qui le retenait au sol au niveau du ventre. En passant aux côtés de l’armure, elle manqua de se retrouver sur le dos en perdant l’équilibre sur le sol rendu glissant par le sang répandu. In extrémis, l’armure la rattrapa, au niveau de la nuque, et l’empêcha de se fracasser le crâne. Elle sentit une sorte de piqure lui étirer le coup l’espace d’un instant mais mis cette dernière sur le compte de la fatigue et du stress extrême. Elle le remercia maladroitement avant d’attraper la poignée de la portière et de se hisser sur le patin lui permettant de monter dans l’habitacle. Avant d’y parvenir, elle se retourna vers leur allié inespéré. «  Megatron… Nous volerons plein régime jusqu’au transporteur. Sans protection aucune. Alors si quelque chose devait arriver… ne vous faîtes pas descendre. » C’était sa manière à elle de le remercier. De lui témoigner sa gratitude et l’intérêt amical qu’elle lui portait. Il n’était peut-être qu’un soldat particulièrement bien modelé par son créateur, elle le considérait comme un renfort inestimable et s’il ne pouvait devenir un ami, elle était assez égoïste pour le considérer comme son meilleur coéquipier. Elle se hissa à bord. Et enfonça son casque sur le haut de sa tête tout en déclenchant l’allumage de l’engin. Les pales se mirent en mouvement et il ne fallut pas longtemps avant de pouvoir quitter le sol ferme. Un grésillement puis un signal sonore indiqua que l’armure avait trouvé un moyen de se connecter à la fréquence radio de l’hélico. Ce à quoi répondit Eun-Sil en levant un pouce au travers de la vitre du cockpit. L’armure était pour le moment toujours en visuel. L’hélico s’éleva à la verticale et la coréenne poussa le manche en actionnant les pédales pour changer l’orientation des pales et permettre à l’engin de piquet légèrement sur l’avant pour prendre de la vitesse. Ils survolèrent la zone et découvrirent avec stupeur la masse gigantesque de civils qui avaient été utilisés comme cobayes pour les besoins d’un savant fou dont ils ne possédaient plus que le sbire mutilé. Ils devaient le ramener en vie. Quoi qu’il en coûte.


L’engin fonçait dans le ciel dégagé. Brillante sur l’horizon bosselé et aride, la mer scintilla enfin et réchauffa le cœur des agents meurtris. La coréenne baissa le nez sur les instruments de vol avant de tourner la tête pour chercher un visuel avec leur allié. Ils allaient finalement pouvoir s’en sortir. Elle se contenta d’incliner la tête à l’adresse du soldat volant en guise de salut et de merci avant de reporter son attention sur la mer qui se rapprochait enfin. Piotre, qui venait de trouver un semblant de carte dans l’habitacle, désigna un point légèrement sur la gauche en indiquant que c’était le seul endroit de la baie pouvant accueillir un navire de la marine. La coréenne pivota et garda son cap. Jusqu’à la déflagration du moins. Pour une raison inconnue, ils ne reçurent pas le premier cri d’alarme de leur équipier en vol et quand enfin, sa voix métallique inonda leur casque, le missile qu’ils devaient éviter explosa à seulement un mètre du fuselage. L’hélico fit une légère embardée sur la droite, à cause du souffle provoqué par l’explosion et un mouvement brusque de la pilote. La suite ? Un enchaînement de réflexes et d’instinct que la coréenne ne sera pas en mesure de décrire avec précision lors de son retour à la base pour un interrogatoire. Dans l’urgence de la détresse, sauver ce qui pouvait encore l’être, elle poussa la machine à plein régime et pria ses dieux pour leur apporter force et courage autant à ceux présents dans la machine volante qu’au soldat de fer. Le reste, son inconscient le verrouilla entièrement dans son esprit, la protégeant de la peur, de la douleur et du chagrin. Il y eut plusieurs explosions, des nuages de cendres et de feu, des embardées et des déviations de dernières minutes. Le tout réveilla le chien du savant fou et l’agent à l’arrière se démena tant bien que mal contre cet être mutilé pendant que la pilote et le copilote se démenaient pour ramener tout le monde en vie. Piotre réussit à trafiquer la radio de bord  pour se brancher sur les fréquences usuelles de l’UNISON espérant que le navire aurait la possibilité de faire de même. A plusieurs, reprises, il énonça distinctement un appel de détresse et annonça son identification. La coréenne respirait à s’en faire exploser les poumons, les mains crispées sur le manche, les yeux rivés sur le navire qui prenait enfin forme sous eux. Elle ne put retenir les larmes de couler lorsqu’elle fit les canons du transporteur se mettre en joue. Elle ne savait si c’était pour ou contre eux. Le premier tir lui donna la force de ne pas sombrer dans la peur et de continuer à guider la troupe jusqu’au dec de dépose où l’engin atterrit sans aucune délicatesse. Ils furent rapidement pris en charge par les soldats du bord qui n’en revenaient pas de l’état des leurs. La coréenne se dégagea avec une rage désespérée de l’emprise de ses collègues et traversa le dec avec le peu de forces qui lui restaient pour observer le ciel qui ne cessait d’exploser non loin au-dessus d’eux. Elle cherchait frénétiquement des yeux le soldat allié et il ne fallut pas longtemps avant que Piotre explique aux soldats présents qu’ils devaient lui apporter un support aérien. Dereck rejoignit la coréenne et l’épaula pour tenter de repérer l’armure. Il fut le premier à la voir. Son doigt pointa une langue de fumée. L’espace d’après, plus personne ne parlait sur le pont. Les tirs du transporteur s’arrêtèrent et la coréenne sentit quelqu’un l’empoigner par l’épaule. Elle se dégagea avec violence et se rapprocha encore d’avantage de la barrière de sécurité en hurlant au ciel une plainte douloureuse. L’armure descendait en flèche. Elle sentit le navire se mettre en mouvement dans le but de quitter la baie avant qu’une autre menace ne revienne. Emprise au plus profond des désespoirs, la coréenne hurla comme une aliénée qu’il fallait faire demi-tour, envoyer des soldats récupérer l’armure, le sauver et personne ne s’interposa à sa fureur. Elle pleurait, elle hurlait, elle tremblait. Elle s’effondra sans l’aide de personne, accusant enfin le coup de cette mission beaucoup trop sous-estimée. Elle était à genoux sur la piste, les mains plaquées au sol, défaite. Sa chair brûlait, son âme se brisait. Elle ne vit pas la fin, enfonçant son esprit dans le plus profond de sa carapace mentale, revoyant pour la dernière fois, le moment de tranquillité qu’ils avaient tous vécus une journée auparavant sous un soleil brûlant en compagnie de trois agents désormais décédés et d’un soldat désormais détruit.
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Message posté : Dim 16 Nov 2014 - 1:36 Message
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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2549
ϟ Nombre de Messages RP : 214
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : MySelf
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

La Guerre Civile est le Règne du Crime.


Il la regarda, protégé sous son casque d’acier et partagea sa détresse. Il n’y avait pas de mots aisés pour décrire ce qui s’était passé, pas de mots capables de soulager sa peine comme d’atténuer son chagrin. Adriel n’avait, de toute façon, jamais été doué pour réconforter quiconque. Plus encore pour réconforter les personnes chères à son cœur. Tout juste s’était-il toujours contenté de faire acte de présence, d’offrir ses bras comme une épaule alors que ses mots restés figés dans sa gorge et qu’il ne savait que proposer son mutisme. Mais une présence, même silencieuse, est toujours préférable à la solitude dans pareilles circonstances, n’est-ce pas ? Alors, il referma ses bras enfermés dans leur gangue de métal autour de la gracile silhouette de la coréenne, se laissant accabler par sa frustration comme par la menue frappe de ses poings serrés de désespoir, de frustration… Il se contenta d’être là, de la préserver de l’immédiate vision de toutes ces horreurs comme de la présence oppressante des survivants. Il chercha à lui offrir un havre de paix métallique, l’espace d’un court instant. Et finalement, sa voix au timbre robotique de murmurer tant bien que mal : " Ca va aller, Agent Lim… Ça va aller… " La soudaine impression que tout ceci n’était rien d’autre qu’un gâchis immense, un gâchis dont il était le seul responsable… Il accusa le coup, enserré dans son armure, tout en maintenant l’agent de l’UNISON dans ses bras. Il repensa à ses fautes, à celles qui découlaient de ses omissions. Trop longtemps, il était resté sourd à cette réalité indiquant qu’il faisait parti d’un milieu ne jugeant pas utile de se justifier. Par son aveuglement, par ses manquements, il avait permis à un fou sanguinaire de s’emparer d’outils de mort qu’il pensait œuvrer pour la paix. Il se trouva stupide, plus stupide que jamais… Il en eut la nausée et se promit de tout changer, de ne plus répéter les mêmes erreurs lorsqu’il serait rentré. Un temps mort et l’armure de finalement murmurer : " Rentrons chez nous, maintenant... "

Les survivants ne tardèrent guère à s’animer sous les ordres d’une agent Lim ragaillardie. Les épreuves passent, les personnes changent mais l’instinct toujours demeure. L’urgence était de mise et tous tâchèrent d’opérer avec méthode pour leur permettre de fuir ces lieux au plus vite. Lorsque la coréenne lui tourna le dos, Adriel vit la plaie tout juste refermée, là où on lui avait logé cette puce faisant office de modulateur de pensées. Il resta figé un instant, laissant son regard bleu acier dériver sur ces deux lèvres de chair tout juste recollées. Sa frappe électrique avait probablement grillé l’équipement, il ne lui serait d’aucune utilité… Mais s’il parvenait à mettre la main là-dessus, il pourrait très bien l’étudier, le travailler… l’améliorer ? C’est une sorte de dilemme moral qui se déroula un temps dans son esprit, avant qu’il ne prenne les devant sur le reste de la troupe et ne charge les corps des agents dans l’hélicoptère avec le plus grand respect dû à leurs hauts faits d’armes. Il garderait longtemps à l’esprit leurs visages. Cela ne ferait que rendre son action des plus détestables… Car l’occasion vint à se présenter lorsque l’agent Lim glissa sur le sol rendu boueux par cet afflux soudain de sang. Il la rattrapa tant bien que mal et usa d’un de ses ergots d’acier pour extraire de la plaie l’équipement électronique. Il éprouva un semblant de honte face à ses actions suite aux maladroits remerciements de la jeune femme. La puce fut bien rapidement enfermée dans l’un des emplacements dissimulés sous son avant-bras et il fut apostrophé par la coréenne. Il leva vers elle son masque partiellement abimé. " Ce n’est pas franchement mon intention... " Glissa t’il à l’Agent alors qu’il étirait un sourire sous sa protection blindée. Après tout, il avait une petite amie à retrouver au pays et un Grand-Père à rassurer… Il était loin de s’imaginer que, quelques mois plus tard, il aurait perdu l’une et s’apprêterai à défier l’autre dans la suite à donner à certaines des activités de leur conglomérat florissant… " V.I.S.I.O.N... Connecte-moi à leur radio ! " Et la voix rassurante de l’artificielle intelligence répondit favorablement à sa requête. Jamais Adriel n’aurait pensé qu’il pourrait développer pareil lien avec sa création, qu’elle lui serait si importante. Plus d’une fois elle lui avait sauvé la vie ce jour. Avec de bon paramétrages, elle pourrait bien sauver la vie d’un très grand nombre… Quelques grésillements indiquèrent bien vite au Golden Boy que son assistant de très haute technologie avait réussi dans sa tâche, il le signala au reste de ses compagnons d’un de ses sempiternels phonèmes. La réaction de la coréenne lui arracha un nouveau sourire. Ils avaient su développer une complicité que seule la guerre était à même de forger… Et alors que ses répulseurs explosaient pour le soulever de terre, à la suite de l’hélicoptère, Adriel éprouva une amertume profonde en réalisant qu’il ne pourrait jamais jouir d’une amitié quelconque avec la jeune femme. Elle idolâtrait Megatron mais n’avait pour Adriel Morgan Veidt que haine et rancœur… Voler en direction de cette navette ne les rapprochait que trop de l’instant de leur définitive séparation. Chose qui lui était douloureuse d’admettre…

" Missile Air-Air en approche et tiré par un MIG de la chasse du San Theodoros. Trois appareils en approche pour interception ! "

Quelques mots qui réussirent à la lui faire prendre conscience du précaire de leur situation. A l’horizontale dans les airs, Adriel pivota sur lui-même pour repérer l’outil de mort fondant en sa direction. En leur direction… Il n’était pas assez imposant pour faire une cible prioritaire à la détection. Il le savait, il avait construit bon nombre de ces équipements ! Sa paume droite irradia d’une lueur nouvelle. Son plastron vit sa lumière tréssaillir et V.I.S.I.O.N lui afficha un rapport inquiétant sur la capacité de son générateur A.R.K à produire encore plus d’énergie. Il n’en avait que trop usé déjà… Mais il ne pouvait guère les abandonner et un de ses blast frappa le missile avant qu’il ne percute le fuselage de leur appareil, les secouant néanmoins. Il jura et riva son regard sur les oiseaux d’acier qui les avaient pris en chasse. Ne vous faîtes pas descendre… " FONCEZ JUSQU’AU NAVIRE ! ! ! " Hurla t’il à pleins poumons avant de couper toute communication. Il mit en veille bon nombre de fonctions annexes, pour préserver son énergie et employa cette dernière à le projeter en direction de la chasse ennemie. Ils faisaient de vastes cibles, pour le moins, là où il apparaissait comme une épine dans leur pied ! Quelques manœuvres d’évitements, de rares tirs pour intercepter des missiles que la pilote coréenne évitait avec brio et Adriel de se de mener comme un beau diable pour contenir leurs ennemis dans une action qui sonnait de plus en plus comme semblable à son chant du cygne. Il y eut des embardées, des trajectoires qui lui vrillèrent l’estomac, des crissements de mâchoire alors que les calibres averses glissaient violement sur son blindage et une explosion de rage alors qu’il abattait l’un des chasseurs de ses poings. Puis, la délivrance… Le tir de barrage annonçant que la navette repoussait leurs opposants et offrait l’asile aux agents de l’UNISON.

" L’un des appareils vous a verrouillé. "

Et son regard de voir le missile se détacher et fondre en sa direction. Il piqua, vira et garda l’outil de mort à ses trousses alors que le dernier avion se voyait frappé par la pluie de plomb que les accablait. Il n’avait point de leurres, point de fusées. Il avait omis d’en installer et le missile ne le lâcherait guère. En désespoir de cause, il ferma les yeux. Ce fut l’explosion, la chaleur envahissant son derme alors que la violence du choc l’envoyait choir comme un pantin désarticulé. La fumée entourait ses membres alors qu’inexorablement, il tombait vers la surface azurée de l’océan. Dans son armure, Adriel était sonné, épuisé… Il sentit le choc alors qu’il sombrait dans les vagues, vit toutes les alertes s’afficher à son champ de vision, face à ses paupières mi-closes. L’eau marine rafraichit son armure, le plongeant dans une quiétude certaine. Alentours, le silence. Il se sentait bien, se sentait en paix… Il n’avait plus réellement envie de lutter.

" Monsieur, les Agents de l’UNISON se sont posés... "

La nouvelle lui arracha un coup d’œil au coin supérieur gauche de son casque. Il resta muet, laissant simplement ses yeux fixer le soleil qui, progressivement, s’estompait à mesure qu’il s’enfonçait dans les abysses. Il y était parvenu, finalement… Par la force de ses convictions comme de sa volonté, il avait réussi à les sauver tout en corrigeant ces erreurs passées. Il comprit alors qu’il ne pouvait pas trépasser, pas aujourd’hui. Il avait encore la possibilité de changer les choses, de se rendre utile pour l’humanité. Ses bottes se mirent à le pousser, le ramenant vers la surface de laquelle il finit par émerger dans une gerbe d’eau, entre deux vagues. De son vol supersonique, il prit la direction de sa Villa. Et ses pensées d’aller vers l’Agent Lim qui l’avait changé, qui avait contribué à faire de lui un autre homme, un homme bien… Nul doute qu’un jour, elle entendrait de nouveau parler d’une armure venu des cieux et qu’elle comprendrait alors que Megatron avait survécu !
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"



La Guerre Civile est le Règne du Crime.

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