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Óró, sé do bheatha abhaile

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Message posté : Mer 26 Fév 2014 - 18:08 Message
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— Sérieux, franchement, vas-y, les fauteuils sont au moins deux fois plus gros en classe affaire.



— T’penses qu’le poulet est bio ? J’suis sûr qu’il est shooté aux antibios. T’prends quoi, toi, bébé ? J’vais prendre l’poisson. Ouais. J’pense qu’j’vais prendre l’poisson.



— C’est quand même super long, comme trajet, sérieux, jamais ils inventent des avions rapides, ou bien ?



— L’voyant qui s’allume, là, c’normal ?



— ‘Tain, l’mec, j’te jure, i’ m’a éternué sur l’épaule. Franchement, j’espère qu’il a pas l’anthrax ou un truc comme ça.



— Pourquoi on est pas en classe affaire ?



— Alleeeez, putain, j’ai encore perdu…



— On arrive bientôt ? C’est quand qu’on arrive ?



— J’ai faim.

Tout avait bien commencé, dans la vie, pour Adrian Pennington. Il n’eût tenu qu’à lui de vivre une existence normale et de mourir trente ans auparavant, archéologue comblé. Alors il n’eût jamais connu la fibre optique, la seconde Guerre du Golfe, Lady Gaga ou la grippe aviaire. Surtout, il n’eût jamais pris l’avion avec Abban Mac Aoidh.

De l’avis collectif mais tacite des passagers, la rangée 67 était sinistrée. Au 67A, à côté du hublot, Abban Mac Aoidh rentrait au pays. Abban s’inquiétait et se plaignait de tout : des voyants, de la nourriture, des films, de ses voisins, des mesures de contrôle à l’aéroport, de l’exiguïté d’un siège trois fois trop grand pour lui, des restrictions sur les produits pâteux et liquides qui l’avaient empêché de prendre tous ses produits de beauté, du temps de trajet, de la faim dans le monde en général et dans son estomac en particulier. Au 67C, Aishlinn Mac Aoidh rentrait au pays. Entre les deux, au 67B, Adrian, qui avait sans doute tiré la courte paille à la loterie du destin, était prisonnier entre les deux Irlandais.

Abban n’avait pas très bien compris l’objectif du voyage. C’était aussi qu’il n’avait pas très bien écouté. Il avait entendu « Irlande » et « Dublin », puis il avait décrété que la Cosa Nostra pourrait bien entendre une semaine pour retrouver son comptable indélicat, le temps qu’il allât se ressourcer au pays. Là dedans, il était vaguement question d’un machin bidule qui faisait des trucs choses dans un patelin paumé, mais sérieusement, comme il n’avait été question ni de nourriture, ni de vêtements, comme les explications n’avaient concerné ni les armes à feu, ni le dernier calendrier des Dieux du Stade, il avait fini par perdre le fil.

De difficiles négociations s’en étaient suivies, tout cela parce qu’Adrian Pennington — qu’il n’allât pas se plaindre après d’être assis au 67B — roulait des mécaniques et pouvait se téléporter outre-Atlantique comme ça, en claquant des doigts. Abban, qui ne pouvait pas, avait été horriblement vexé. Et il avait refusé catégoriquement de se laisser dématérialiser par le premier ensorceleur venu. Si c’était pour se faire expédier sa valise de sous-vêtements à l’autre bout de l’Europe, merci bien. Non, ils prendraient l’avion. Et peu lui importait d’imposer ses volontés, alors qu’il se greffait sans gêne aux projets de l’Archimage.

Ils avaient donc enregistré leurs nombreuses valises — d’accord, les nombreuses valises d’Abban, surtout — et l’Irlandais avait payé un supplément astronomique qui excédait sans doute le prix du billet. Sans broncher. Puis il était allé aux toilettes. Dans les toilettes, il avait disparu pour reparaître dans d’autres toilettes, de l’autre côté des douanes, où il avait rangé son revolver — avant de passer les douanes comme le plus honnête citoyen du monde et de récupérer son arme. Puis il y avait eu la salle d’embarquement, où les Mac Aoidh avaient critiqué à voix basse, mais pas si basse que ça, la tenue de tous les autres passagers. Quand ils montèrent dans l’avion, ils étaient déjà presque universellement haïs.

Pour la énième fois, Abban se pencha vers sa sœur, donc par-dessus Adrian, et souffla :

— J’te préviens, on r’garde pas Love Actually, c’est trop un film de pédales.
— Monsieur ?

L’Irlandais leva les yeux vers l’hôtesse.

— Il va vraiment falloir que vous éteigniez votre téléphone, maintenant.
— Trop pas. Comment j’envoie des SMS à mon mec, moi, après ?
— S’il vous plait…
— Ouais, ok, c’est bon, ça va, quoi, trop saoulé…

Abban attrapa son téléphone, tapota un ultime « Prépare toi, beau gosse : uand je rentre, j’te fais ta fête » à destination de Jake et éteignit l’appareil. Puis il se pencha encore.

— Ouais, donc, et pas le film avec les vampires, c’est quoi déjà ? Underworld. Non, sérieux, t’as vu la gueule de l’affiche ? On dirait un porno SM lesbien.

Une vieille dame de la rangée de devant se retourna vers eux avec un air outré.

— En même temps, tous les films sont pourris. J’voulais voir l’truc avec les bagnoles, là, moi…
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Message posté : Jeu 27 Fév 2014 - 1:11 Message
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***** Nalebo Hall, deux jours plus tôt *****

Elle y avait mis du cœur, pourtant, à tout bien lui expliquer ce qu’ils allaient faire en Irlande. Mais bon, c’était son jumeau alors elle avait bien vu qu’il avait un peu – beaucoup – décroché. Elle pointa son index vers Abban.

« Mon cœur, j’te préviens. faut pas toucher à l’artefact quand on va l’trouver. » Parce qu’ils allaient le trouver, elle n’en doutait pas. « J’suis super-mega-carrément sérieuse. Sinon, ben… » Elle fronça les sourcils à la recherche de la menace parfaite. « J’te pourris tes shampoings, même ceux qu’tu planqueras, pour les 10 ans à v’nir. »

Ce qui était bien, avec les menaces, c’est que c’était supposé rester au stade de menaces parce que JA-MAIS elle ne lui ferait un truc pareil.



***** Nalebo Hall, 27 février 2014 *****

« Vous avez vraiment besoin de tout ça ? » Aishlinn pointa Abban du doigt.
« T’sais Thabo, tu peux l’tutoyer »

C’est lui qui avait 50 valises. Pas elle ! L’Irlandaise n’en avait pris qu’une seule. Oui, oui. Elle faisait deux fois son poids, était aussi grande qu’elle mais, il n’y en avait qu’une.



***** Rangée 67, Avion en direction de Dublin *****

Aishlinn avait touché à tout. Aux lumières qui éclairaient sa place, qui éclairait celle d’Adrian, au fourre-tout où il y avait toujours des magazines pourris. Elle avait lu le plan pour l’évacuation en cas de sinistre, dans toutes les langues… 5 fois. Elle avait défait, remis, plusieurs fois, sa ceinture de sécurité : est-ce que ça avait un temps de vie limité, un nombre de « clips » donnés avant que la ceinture ne soit, justement, plus « clip-sable » ? Elle décida de tester cette théorie pendant un bon quart d’heure. Si on trouvait qu’elle ne tenait pas en place, fallait voir Abban qui était pire, 100 fois plus, qu’elle à ce niveau-là. Aishlinn c’était la pondérée. Oui, oui.

« Je m’ennuie. »

Très productif, surtout pour les quoi ? 8h de vol qu’ils avaient ? Et voilà, elle s’était mise à faire des bruits énervants avec sa bouche avant de se mettre à tapoter du pied. Puis, finalement, elle trouva amusant de mettre ses deux mains sur le siège devant elle et de le secouer. Enfin, en soi, ce n’était pas très drôle mais la tronche du type qui se redressa de son siège… Ouais, ça c’était drôle, il avait le visage tout rouge tellement il était sur les nerfs.

« C’est pas bientôt fini. » Aishlinn afficha un grand sourire tout mignon.
« Non m’sieur, reste encore euh… » Elle regarda sa montre. « Au moins 7h d’vol. »
« Mais tenez-les un peu, bordel ! » Remarque adressée à Adrian

Une heure plus tard – elle avait cessé depuis longtemps de jouer avec le siège du type – elle avait déjà échangé plusieurs paroles avec son jumeau : sur la nourriture, sur les voyants, sur les gens bizarres. Puis elle avait fini par se demander s’il était possible qu’un canard tienne sur l’aile de l’avion pour regarder les gens à l’intérieur, juste pour se foutre de leurs tronches parce qu’ils n’étaient pas foutus de voler comme lui. Les canards, c’est super vicieux ces petits trucs là. Ben ouais mais, aussi, si Abban il avait accepté la téléportation, ils ne seraient pas tous dans un tube en métal. Puis vas-y c’était qui c’tte gonzesse qui venait les ennuyer avec cette histoire de téléphone alors que les jumeaux étaient en conversation, très sérieuse, sur le choix d’un film. Ce fut à son tour de se pencher pour regarder Abban.

« C’est mort pas l’truc avec les bagnoles. C’trop naze. Atta, t’as déjà vu des voitures qui explosent juste parc’qu’elles ont fait un tonneau ? Parc’que bon, dans la vie, y a quand même… »

Un super système qui empêchait tout ça mais, cette fois c’est un steward qui avait décidé d’interrompre les explications super techniques sur les voitures – et que l’auteur d’Abban raffole, j’en suis sûre. Forcément, elle lui jeta un regard de biais à celui-là.

« Vous avez choisi votre film ? »
« Ben, ça s’rait peut-être l’cas si on v’nait pas nous voir toutes les trente secondes. »
« Très bien. »

Hey, hey, hey, c’était quoi c’te sourire aguicheur qu’il venait de faire à Abban ? Elle se tourna vers son jumeau qui profitait que le steward s’occupe de la rangée d’à côté pour baisser son regard sur le type. Aishlinn roula le protocole de sécurité en boule pour l’envoyer sur la tête d’Abban.

« Hey, j’te rappelle t’es casé, fidèle, et toutes ces conneries qui servent à qu’dalle alors, range tes yeux ! En plus… » Elle se tourna pour regarder aussi. « J’te jure, c’trop… » Intéressant, visuellement parlant. « Moche. » Se retourna vers les deux. « Adrian, dis-lui toi, t’arrêter de mater le cul du premier v’nu, sérieux, ça craint ! »
« Bon, vous ne voulez pas vous taire un peu ? » L’autre débile derrière Aishlin.

L’irlandaise se redressa sur son siège pour, les genoux à la place où elle devait s’assoir, se retourner vers le type en question. A lui aussi, elle lui balança un sourire avant de foutre des gros coups de poing sur l’espèce de plafonnier au-dessus de lui. Au troisième coup, le masque d’oxygène tomba devant le type.

« Vas y papy, prend le, respire et calmes-toi. C’t’un voyage coool. Zen… » Elle leva un pouce avec un grand sourire avant de reprendre sa place de manière correcte. « Non mais les gens, j’te jure, pfff ! » Elle se pencha vers Abban. « Redif d’un truc de cuisine ? »
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Message posté : Jeu 27 Fév 2014 - 15:11 Message
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Eldoth
L'ARCHIMAGE

ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
En acceptant qu'Abban vienne avec eux, Adrian avait naïvement pensé que les choses seraient plus faciles s'ils faisaient tous le voyage ensemble. Il avait bien remarqué que le jumeau de son apprenti avait une propension à l'agitation, toutefois il était loin d'imaginer à quel point celui-ci pouvait être agité lorsqu'il devait rester assit au même endroit pendant plus d'une demi-heure – ou de quelques minutes. Leur seule rencontre s'étant déroulée pendant que le jeune homme était en mauvais état, la vision qu'Adrian avait de lui était apparemment faussée. L'inquiétude avait commencé à pointer le bout de son nez lorsque l'Archimage avait constaté qu'Abban apportait autant de valises que s'ils partaient pour une année sabbatique en Irlande. À croire que l'apparence physique avait autant – si ce n'est plus – d'importance pour lui que pour sa jumelle. Puis ça avait été l'épisode de la salle d'embarquement qu'Adrian avait lâchement fui en prétextant devoir vérifier quelque chose ailleurs, mais cela ne l'avait pas empêché d'être assimilé aux deux perturbateurs – et c'était un euphémisme – dès qu'il avait dû prendre place entre eux. Apparemment, se retrouver au centre de deux jumeaux était le meilleur moyen pour devenir invisible. Pour le coup, il avait presque l'impression de se retrouver à tenir la chandelle entre deux amoureux, sauf qu'il s'agissait d'un frère et d'une sœur particulièrement agités.

Pensant naïvement qu'ils finiraient par se calmer, Adrian avait opté pour la solution de faciliter : rester silencieux et croiser les doigts pour que les jumeaux tombent tout à coup de fatigue et dorment jusqu'à la fin du voyage. Mais non. Malgré sa fée qui était censée lui porter chance, l'Archimage se retrouvait à mourir de honte devant le spectacle offert par les Mac Aoidh. Ne jamais avoir d'enfants, c'était une promesse qu'il s'était faite dès les dix premières minutes de voyage aux côtés des Irlandais. Sa patience fut mise à très rude épreuve lorsque son apprentie décida de jouer avec sa ceinture de sécurité et même s'il devait féliciter son acharnement à tester son hypothèse, Adrian aurait apprécié qu'elle se lasse plus rapidement de ce petit jeu. L'Archimage n'était apparemment pas le seul à trouver ce voyage particulièrement difficile à vivre puisque les personnes installées devant et derrière eux – voire plus loin – semblaient ne pas apprécier la joie de vivre des jumeaux. Ça le rassurait. Ou pas. Forcément, c'était sa faute si les deux jeunes étaient aussi insupportables ! À la remarque adressée par le propriétaire du siège malmené, le mage n'avait répondu que par un sourire navré : autant lui demander de rallonger le jour !

Leur discussion avait finalement glissé sur le choix d'un film et il semblait que ce soit impossible pour eux de tomber d'accord. Puis comme pour en rajouter une couche, un steward s'approcha pour provoquer le mécontentement d'Aishlinn. Pitié, pas les discussions sur la fidélité et tout ce qui s'en approchait ! Sur le coup, Adrian espéra qu'il allait être oublié, mais non, son apprentie le prit à partie comme s'il allait pouvoir convaincre Abban de quoi que ce soit alors qu'ils étaient coincés dans cet avion parce que le jeune homme refusait l'aide de l'Archimage.

« Aishlinn, détends-toi un peu s'il te plaît. »

Il leva la tête pour voir la jeune femme marteler le plafonnier de son poing avant d'offrir un « conseil » au malheureux qui n'aspirait qu'à un peu de paix. Avec les Irlandais dans l'avion, il semblait que ce soit impossible. Adrian lâcha un soupir et lorsque la demoiselle s'installa à nouveau de son siège pour questionner Abban, il en profita pour intervenir et essayer d'obtenir un semblant de calme et de cohésion – l'espoir fait vivre.

« Vous ne voudriez pas lire un peu ? Si les films ne vous plaisent pas, ça reste la meilleure solution non ? En plus vous ne verrez pas le temps passer, lorsqu'on est dans la lecture ça file tout seul. Autant proposer une sortie dans un club de strip-tease à des nonnes.
Ou alors faire un somme, vous serez certainement plus en forme une fois arrivés à Dublin. La vieille femme de la rangée de devant s'incrusta dans la discussion.
J'ai des somnifères si jamais ! La tentation était présente de les droguer, avouons-le, mais il secoua la tête.
C'est aimable, mais ce n'est pas la peine.
Alors tenez-les un peu mieux ! Aucune éducation, j'ai mieux élevé mes enfants que ça moi ! Bon, il y avait une vérité à rétablir.
Ce n'est pas mes enfants.... Mais l'argument ne sembla pas perturber la vieille femme qui lâcha tout de même un flacon de somnifères sur les genoux du mage avant de se réinstaller.
Je crois que tout le monde vous trouve légèrement agités, vous devriez vous calmer un peu, sinon ils vont nous débarquer de l'avion avant qu'on arrive à Dublin. Et personne n'allait s'en plaindre à n'en pas douter ! Il tourna la tête vers son apprentie.
Aishlinn, tu ne veux pas te renseigner un peu sur ce qu'on va chercher ? »

Il se décida à attaquer du côté de la plus pondérée, même si la Aishlinn à ses côtés n'était absolument pas comparable à celle qu'il avait l'habitude de voir au manoir par exemple. Adrian était totalement largué, mais il n'était pas décidé à se laisser noyer aussi facilement. Au pire, les somnifères pourraient finir par servir non ? Mais comme pour rajouter une couche à l'anarchie déjà installée dans leur rangée, le steward d'avant refit son apparition pour se pencher du côté d'Abban, un sourire aux lèvres.

« Vous désirez quelque chose ? »

Qu'il s'en aille avant de provoquer la troisième guerre mondiale ! Vivement que la fin du voyage arrive, il allait finir par utiliser toute la patience emmagasinée au cours du dernier siècle....
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


Message posté : Sam 1 Mar 2014 - 21:00 Message
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— Trop naze ? Mais comment ça pourrait trop naze, comme films, puisqu’y a des bagnoles qu’envoient des missiles ? Sérieux ! Des missiles !

Alors ? Soufflée, hein ? Assez fier de son argumentaire, Abban tourna les yeux vers le steward et répondit par un sourire, parce qu’on l’avait bien élevé (enfin, plus ou moins) et qu’il répondait toujours aux sourires des jolis garçons. Quand le joli garçon en question se retourna, le regard inoccupé de l’Irlandais dériva tout naturellement vers les fesses du steward, pour admirer la coupe du pantalon, sans aucun doute, par pur intérêt bien innocent pour la mode transatlantique. Un intérêt fort injustement soulignée par sa jumelle, auquel l’Irlandais répondit d’abord par un haussement d’épaules.

— Genre, vas-y, j’suis pas non plus en train d’le prendre par derrière, le mec, non plus.

Cette justification très poétique les conduisit sur un terrain d’entente, lorsque Abban hocha de la tête pour approuver le choix d’un programme commun. Ils étaient donc d’un calme quasi angélique quand Adrian se fendit d’une proposition parfaitement saugrenue. Abban l’observa avec des yeux ronds.

— Sérieux ?

Lire ? Et puis quoi encore ? À en juger par le regard d’Abban, on eût dit qu’Adrian venait de proposer quelque chose de parfaitement indécent. Heureusement, le jeune homme avait réponse à tout.

— D’façons, j’ai pas d’bouquins, j’avais pas la place.

Dans toutes ces valises, comment vouliez-vous qu’il casât le moindre ouvrage ? Abban avait dû être pragmatique et, contraint à des choix déchirants, entre l’intégrale de William Faulkner et son jean pré-troué acheté à New York, il avait dû opter pour le second. L’Irlandais détailla d’un œil de toute évidence critique la tenue de son voisin de rangée et précisa pour la forme :

— ‘Fin, j’suppose qu’vous pouvez pas comprendre.

Pour remercier Adrian de le laisser les accompagner dans leur expédition archéo-mystique où il devait chercher le machin de bidule chouette qu’il ne fallait surtout pas toucher — ça, il avait retenu — Abban songeait désormais à traîner Adrian dans des boutiques pour hommes — pas des saunas gays, des magasins de vêtement. Le mage avait un potentiel certain gâché par une vie de choix vestimentaires malheureux et pourtant, avec la bonne chemise et le bon veston, l’Irlandais en était sûr, il pouvait ressembler à Joseph Gordon-Levitt, en plus austère.

En attendant, Adrian avait sournoisement profité de reprendre la main pour donner des devoirs à Aishlinn. Abban leva les yeux au ciel. Il s’apprêtait donc à regarder une vieille émission de Top Chef Canada — ce qu’il ne fallait pas faire pour tromper l’ennui — quand le steward revint à la charge. Or, si l’Irlandais n’était pas connaître de brefs numéros de charme, l’insistance de son admirateur du genre commençait lui plaire beaucoup moins. Un sourire, ça allait, mais qu’est-ce qu’il venait foutre-là, à lui demande ce qu’il désirait ?

— Mon copain. Mais t’vois, il est pas là…

Autant préciser, au cas où on crût qu’il était gérontophile et qu’il sortait avec Adrian.

— …alors j’vais m’mater la télé. OK ?

Autrement dit, il envoyait l’aérien employé se faire aérer ailleurs. Le sourire commercial de steward se figea quelque peu et, après une formule creuse, il s’éclipsa, non sans jeter un dernier regard à l’impeccable coiffure abbanéenne.


Quelques secondes plus tard, Abban avait vissé les écouteurs dans ses oreilles et, absorbé par l’émission, il ne tarda pas à offrir à ses camarades de mésaventure un commentaire détaillé et onomatopéique des performances des candidats. Chaque épreuve et même chaque geste sur l’écran étaient accueillis par des « pfff » et des « genre » prononcés beaucoup trop fort, parce que le jeune homme ne s’entendait pas. Vingt-cinq « trop pas », douze « sérieux » et onze « non mais gros con t’as jamais vinaigré une sauce tomate de ta vie ou quoi ? », les passagers de l’avion pour Dublin purent collectivement déduire du soudain silence que l’émission était finie.

Abban retira les écouteurs de ses oreilles.

— On arrive bientôt ? J’ai faim. J’ai envie de faire pipi.

Abban avait au moins un avantage : il était format de poche. Il ne fallut donc pas beaucoup se déranger pour lui livrer passage et, bientôt, il arpentait l’allée centrale en direction des toilettes, attirant l’attention des adolescentes de bord, qui voyaient en lui le potentiel prochain leader des One Direction. Arrivé devant la porte des toilettes, Abban essaya trois fois de l’ouvrir avant qu’un homme en costume-cravate quelque peu exaspéré n’en sortît pour marmonner avec un fort accent irlandais :

— Vous pourriez faire preuve d’un peu de patience, mademoiselle.
— Mademoiselle ?

L’homme observa attentivement Abban et, vraiment pas très convaincu, corrigea pour la forme :

— Jeune homme…

Avant de rejoindre sa place, tandis que l’Irlandais s’enfermait dans les toilettes en bougonnant. Ce fut à ce moment-là que l’avion entra dans une zone de turbulences.
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Message posté : Lun 3 Mar 2014 - 15:31 Message
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Mais, mais… Les jumeaux étaient super-calmes ! Vraiment, il n’y avait aucune raison pour qu’Adrian se sente mal à l’aise. Ils n’étaient pas en train de jouer avec une balle rebondissante de part et d’autre de l’avion, ils n’avaient volé personne, ne s’amusaient pas aller voir comment ça se passait dans le cockpit pour faire une frayeur au commandant de bord et, ils allaient encore moins voir le personnel pour leur expliquer la meilleure façon de réchauffer un plat déjà dégueulasse. La classe affaire ne se plaignait pas encore du comportement des jumeaux, preuves qu’ils savaient, un minimum, se tenir en société… Enfin, dans un avion.

Aishlinn n’avait aucun contre-argument à sortir à Abban mais, pas grave puisque, de toute façon, ils avaient été interrompus par l’autre abruti de steward. Et évidemment qu’elle demandait à Adrian de prendre partie, c’était quand même elle qui venait suivre des cours chez lui, qui se lançait dans une recherche avec lui, qui lui apprenait à faire du roller, qui lui filait des bouquins et de la musique pour qu’il se mette à la page. Alors, il avait intérêt à être de son côté. Mais non. Elle lui jeta un regard outré quand le mage osa lui demander de se détendre, croisant les bras contre elle en s’enfonçant dans son siège. Ok, c’était décidé, elle ne lui parlerait plus JAMAIS de sa vie ! Puis elle s’en foutait parce que, d’abord, ben ils avaient trouvé un terrain d’entente avec Abban sur une vieille rediffusion. Nah !

La proposition de lecture passa à la trappe du côté d’Aishlinn puisque son jumeau avait déjà pris le temps de répondre. Même si elle avait bien emporté quelques trucs, elle avait pris la décision de ne plus parler à Adrian alors, pas besoin de dire quoi que ce soit. C’est là qu’une espèce de conasse qui avait – vu son âge – miraculeusement survécu au big-bang, dévoila une boite de somnifères qu’elle balança à Adrian. L’adolescente ouvrit grand les yeux et s’inquiéta presque aussi vite pour Abban, s’attendant presque à le voir s’énerver – paniquer, surtout – aussi vite en pensant que quelqu’un voulait le voir prendre des médicaments. Étonnement, il ne fit aucune réflexion. Ok. Cool. Et pour une raison qui lui était totalement inconnue, Adrian décida de la punir. Oui, parce que c’était bien ça qu’il était en train de faire en lui demandant de se renseigner, non ? Ouvrant la bouche pour exprimer sa non-compréhension en tournant la tête vers le mage, elle la referma très vite en se pinçant les lèvres dans une moue vexée.

Elle détourna son regard avec une furieuse envie de passer l’autre steward par-dessus bord à coup de dématérialisation mais, Abban se chargea de le rembarrer tout seul. Une bonne chose. Adieu l’émission de cuisine, Aishlinn se releva pour atteindre l’endroit où elle avait mis son sac, duquel elle tira un gros livre. Pas n’importe lequel, celui qu’Adrian lui avait offert pour noël qui était parfaitement dans le thème de leur voyage. S’installant à nouveau, elle ouvrit le livre à une page qu’elle avait déjà marquée et où se trouvait, également, plusieurs feuilles volantes.

« J’ai d’jà fait quelqu’recherches. » Oui elle ne lui parlait plus mais, forcément, elle avait quand même le droit de le faire pour prouver qu’elle avait déjà cherché. Règle numéro 1, quand on fait la tête à quelqu’un, on peut toujours transgresser des règles pour montrer qu’on est fier ! « R’garde, ça c’est la carte satellite d’la région où on va. » Elle dégagea une feuille pour la passer à Adrian. « Toutes les croix rouges. » qu’elle avait fait une par une. « C’est les endroits où y a une grotte. »

Répertoriée ou non, parce qu’elle s’était servi de divers clichés avec des reliefs, des témoignages, des trucs et des bidules pour pouvoir toutes les noter autour du patelin où ils allaient. Se renseigner sur un endroit, ce n’était pas si différent que de se renseigner sur un bâtiment dans lequel elle comptait faire un vol.

« Les quelques croix entourées c’est celles où y a eu des témoignages de gens qui disent qu’il s’passe des trucs zarbes là-bas. » Et comme étranges pouvaient rimer avec magie, autant le signifier, non ? « Et les zones entourées en vert, bah, là, t’vois, c’est les endroits où y a des gardes-chasse. Z’ont un parcours type mais, ‘fait, ils l’respectent pas souvent. » Ok, là on entrait dans une déformation professionnelle. Ce point l’ennuyait un peu, c’était chiant de ne pas pouvoir prévoir où des types armés seraient et à quel moment. « Mais si faut qu’ce soit plus précis, j’pourrais renseigner sur place, s’tu veux. »

Durant ses explications, de temps à autre, elle s’était arrêtée suite à un commentaire de son frère pour jeter un œil sur son écran puis, secouant la tête pour désapprouver le choix d’un candidat, elle reprenait son explication auprès d’Adrian. Puis elle lui avait montré ce qu’elle avait trouvé sur les léprechauns et des trucs rapportés par des illuminés du bled où ils allaient se rendre. Le livre sur les genoux, elle le remit contre elle pour rabattre ses jambes de manière à laisser passer Abban. D’ailleurs elle l’avait suivi un peu du regard parce que, c’était plus fort qu’elle, le voir s’éloigner était une sensation à laquelle elle n’arrivait pas à s’habituer. Elle reprit sa position initiale avant de reporter son regard sur Adrian.

« Tu d’vrais vraiment te débarrasser d’ces somnifères, t’sais ? » Elle secoua légèrement la tête. « Abban n’est pas très fan des médocs. » Rien de bien grave, c’était seulement une phobie. « Et… »

Elle fut interrompue par un message du commandant de bord qui demandait à tout le monde de regagner sa place et de s’attacher pendant que l’avion traversait une zone de turbulences. Bien sûr, il assura que c’était tout à fait normal. Mouais, à Disney, le droïde de Star Tour, il disait la même chose, que tout était normal alors que, en fait, c’était la merde. Sauf que là, ils n’étaient pas dans une attraction. A la première petite secousse, sans s’en rendre compte, elle avait attrapé la main d’Adrian. Très courageuse, la fille !

« C’normal, dis ? C’normal, hein ? Non parc’qu’ils nous l’diraient pas si on allait tous crever. » Elle tourna la tête vers l’allée. « Puis Abban… » Ça s’trouve il s’était fait aspirer par la turbulence super-méchante et particulièrement vicieuse pour s’en prendre aux personnes qui se rendaient aux toilettes. « Faut qu’j’aille le chercher. Genre, maint’nant. »

Tu parles, elle avait à peine commencé à se redresser qu’une blondasse avait foutu sa main sur l’épaule de l’adolescente pour lui dire de rester assise et de boucler sa ceinture. Ok… Elle allait enlever sa main très vite, si elle ne voulait pas se retrouver incrustée dans le siège de l’Irlandaise. Ce qui pouvait se comprendre vu la manière dont sa main s’était légèrement crispée sur celle du mage.

« Tu d’vrais vraiment virer ta main d’là ! »
« Et vous restez assise et attachez votre ceinture. »
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Message posté : Lun 3 Mar 2014 - 20:45 Message
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Eldoth
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ϟ Âge : 29
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 27/09/1988
ϟ Arrivée à Star City : 28/05/2013
ϟ Nombre de Messages : 4333
ϟ Nombre de Messages RP : 1426
ϟ Célébrité : Joseph Gordon-Levitt
ϟ Crédits : Moi + Savage Garden
ϟ Doublons : Renan Le Guerec
ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Bon. Adrian était fixé : il était vraiment à côté de la plaque avec les jeunes ! La réflexion qu'Aishlinn avait faite à propos de son manque de connaissances dans ce domaine lui revint en tête et il soupira simplement en détournant les yeux alors qu'Abban lui envoyait une critique à peine voilée sur son style vestimentaire. Heureusement qu'il y était habitué, ces réflexions ne l'atteignaient plus depuis belle lurette ! Pendant que le jeune homme était aux prises avec le steward un peu trop entreprenant – une chance qu'Adrian ne soit pas un vieux coincé, enfin c'était ce qu'il pensait – le mage s'occupa de faire un peu travailler Aishlinn. Pour lui ce n'était absolument pas une punition, aussi ne remarqua-t-il pas la contrariété de son apprentie qui se redressa pour chercher le livre qu'il lui avait offert. L'Archimage fut assez surpris du niveau des recherches effectuées par la jeune femme. Lorsqu'il lui avait parlé de ça, Adrian ne s'était pas attendu à ce qu'elle lui sorte une carte satellite avec une bonne quantité d'indications, mais c'était une excellente chose ! Lui-même avait pas mal de notes avec lui, mais ce n'était que des recherches dans des bouquins ou suite à des appels passés à la commune où ils se rendaient, donc rien de bien « vrai ». Le mieux était souvent d'affiner les informations sur place, enfin c'était ainsi qu'Adrian bossait dirons-nous. Alternant du regard entre Aishlinn et Abban qui commentait son émission pour tout l'avion, l'Archimage parvint à comprendre qu'ils allaient avoir du pain sur la planche. Aux dernières précisions de la jeune fille, il secoua la tête.

« C'est le mieux que nous puissions avoir avant d'être sur place je crois. De toute manière, j'ai pour habitude de vérifier mes informations auprès des habitants des coins où je me rends, donc on verra une fois sur place. »

Ce serait leur première collaboration si l'on occultait la soirée des docks qui n'entrait pas vraiment dans ce qu'Adrian avait l'habitude de faire en temps normal. Tout ce qu'il espérait, ce serait que les choses se passeraient bien ! Forcément, son regard glissa vers Abban lorsqu'il songea à cela, pourvu que le jeune homme ne provoque pas de catastrophe ! Peu rassuré par la suite des événements, il écouta tout de même la suite des explications de son apprentie jusqu'à ce que son jumeau leur fasse profiter de l'état de sa vessie. Décidément, avec Abban, difficile de ne pas être au courant des moindres caprices que son corps pouvait faire ! Et évidemment, comme il était côté hublot ils furent quittes pour débarrasser le passage histoire de le laisser sortir. Imitant Aishlinn, il le suivit du regard, un peu inquiet à l'idée de laisser un Abban sauvage en liberté dans un avion en plein vol. Mais la jeune femme le tira de ses pensées en parlant des médicaments. Il avait compris ça lors de leur première rencontre. Mais Adrian n'eut pas le temps de le faire savoir à Aishlinn que la voix du commandant de bord leur apprit une nouvelle qui n'enchanta pas le mage. Super, une zone de turbulence avec des jumeaux aussi nerveux que des hamster dopés au café, que demander de mieux ? Ajoutez à cela que la jeune femme était visiblement bien effrayée vu la manière dont elle attrapa la main d'un Adrian qui lui décrocha un regard surprit. Mais Aishlinn se décida tout à coup à agir et une hôtesse de l'air intervint pour lui demander de rester installée. Le centenaire coupa court au soupir qui lui vint en constatant que son apprentie s'était passablement crispée au contact de la jeune femme et il intervint donc.

« Ne vous inquiétez pas mademoiselle, elle reste assise. Mais lui se redressa en forçant l'hôtesse à reculer – et donc lâcher Aishlinn – pour le laisser passer.
Asseyez-vous s'il vous plaît. Nous arrivons bientôt et les vents risquent de faire bouger l'appareil. Une secousse lui donna raison.
Son jumeau a quitté son siège et jusqu'à ce qu'il revienne ici, elle sera agitée et ça n'ira pas en s'améliorant. Je vais le chercher, je reviens avec lui et vous n'aurez plus d'ennuis jusqu'à la fin du voyage. Enfin, il l'espérait. Elle soupira avant de le laisser passer.
Faites vite alors ! »

Adrian ne se fit pas prier : il progressa dans l'allée en se tenant aux sièges pour éviter de se retrouver sur les genoux du premier venu à la prochaine secousse. Pendant ce temps, l'hôtesse restait aux côtés d'Aishlinn en lui faisant la conversation. Le mage arriva rapidement au niveau où se trouvait Abban et un steward était en train de toquer à la porte en demandant à la personne de sortir pour regagner sa place. L'arrivée d'Adrian ne fut pas très bien accueillie.

« Monsieur, regagnez votre place s'il vous plaît, vous n'avez pas entendu l'annonce ?
Je cherche quelqu'un qui...
Retournez à votre place, s'il vous plaît ! Le ton était passablement exaspéré. Adrian hésita avant de tourner la tête vers la porte.
Abban, tout va bien ? Le steward lâcha un soupir avant d'avancer pour forcer Adrian à rebrousser chemin.
Je le sors d'ici et il arrive dans deux minutes. Retournez à votre place. »

Soupirant à son tour, l'Archimage recula finalement pour regagner sa place en manquant de se retrouver allongé dans l'allée à quelques reprises. Décidément, ils avaient décidé de lui compliquer la vie comme jamais ! En arrivant à leur rangée, il constata que l'hôtesse était toujours là et elle recula juste pour laisser Adrian se réinstaller. Ce dernier s'installa sur le siège.

« Il arrive dans deux minutes. Qu'est-ce que.. ? Il se redressa pour constater qu'il s'était assis sur la boîte de somnifères qui s'était ouverte. Adrian ramassa rapidement le tout pour le remettre dedans.
Pour ça, j'ai cru comprendre ça la dernière fois qu'il est venu au manoir. Et qu'il avait regardé le baume d'un air suspect. Se redressant légèrement, il laissa tomber la boîte de somnifères sur les genoux de sa propriétaire endormie avant de se ré-installer.
Et hop, ni vu, ni connu. »

L'hôtesse s'assura qu'ils ferment leurs ceintures pendant que le steward devait forcer la porte des toilettes pour faire sortir Abban, un vrai remue-ménage qui attirait pas mal l'attention semble-t-il. Que tout soit rentré dans l'ordre ou non, la voix du commandant résonna après quelques minutes de perturbations pour leur signaler que la piste atterrissage était en vue et qu'ils allaient se poser à Dublin sous peu. Après un soupir de soulagement, Adrian lâcha une information destinée aux jumeaux.

« Le retour, ce sera sans avion ! »
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Message posté : Mar 4 Mar 2014 - 14:22 Message
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Et là, tout le monde s’attend à ce qu’Abban se fût uriné dessus, hein ? Eh bien c’était sans compter sur l’extraordinaire habileté pénienne du jeune homme — on est ravis de l’apprendre — et sur le fait qu’il avait fini son affaire bien avant les turbulences les plus sérieuses. Adossé au mur des toilettes, Abban en avait sournoisement profité pour sortir son téléphone portable et il entreprenait désormais de répondre aux messages : des messages pour Thabo, à propos de la gestion de leur fortune, un domaine pour lequel Abban développait lentement mais sûrement un intérêt croissant, des messages pour Jake, à propos de la gestion de leur garde-robe commune, un domaine sur lequel Abban développait rapidement (et sûrement) son empire, des messages pour divers clients du Cartel.

Bref, le Mac Aoidh travaillait, indifférent aux turbulences. Lorsqu’un steward vint tambouriner à sa porte, il laissa :

— C’est bon, c’est bon, ma vessie a une grande contenance.

Et puis il avait encore des messages à envoyer aux Siciliens, avant de passer aux Gitans. Il en était à informer l’un de ses contacts sur les meilleurs désosseurs de voitures de Star City, à charge de revanche, quand Adrian se joignit au harcèlement dont l’Irlandais était l’infortunée victime.

— Une seconde…

Deux minutes plus tard, un steward apparaissait dans l’encadrement de la porte, tandis qu’Abban, lui, faisait disparaître dans la poche de son pantalon son téléphone, après avoir mis un terme un peu brusque à une petite conversation avec sa voiture.

— Monsieur…
— Ouais, ouais, j’me lavais les mains.

Abban se faufila entre le steward et la porte, pour regagner son siège. L’avion était toujours secoué par les vents mais l’Irlandais progressait rapidement et sans grande difficulté, témoignant d’un sens de l’équilibre hors norme — un bon cambrioleur ne se laissait pas dominer par quelques secousses. Ça ne l’empêchait certes pas de songer avec angoisse que ce truc absurde dans lequel ils volaient pouvait tomber d’un moment à l’autre dans l’océan ou, pire, sur Dublin, mais par fierté, il cachait ses impressions. Installé sur son siège de nouveau, la ceinture bouclée, l’Irlandais se fendit d’un large sourire en entendant le dernier commentaire du mage.

— On va prendre un bateau ? Trop cool !

***

Main dans la main, les Mac Aoidh avançaient patiemment, enfin, avançaient dans la file d’attente qui les conduisait aux douanes. Dans la file d’à côté, celle qui n’était réservée ni aux Irlandais ni aux ressortissants de l’Union Européenne, Adrian jouissait d’un bref répit. Les jumeaux parvinrent enfin devant un douanier ventripotent (puisqu’il était douanier) et moustachu (de même). Avec un fort accent irlandais, l’homme demanda :

— Papiers, s’il vous plaît.

Avec un fort accent irlandais, Abban répondit :

— Tenez.

Les jumeaux Jack et Meg Barker firent leur plus beau sourire à l’homme qui palpa, scanna et soupesa les passeports aimablement fournis par un faussaire du Cartel et le trio put se retrouver de l’autre côté et ne pas récupérer les valises, en tout cas pas celles d’Abban, qui en avait déjà arrangé le transport jusqu’à leur prochaine destination. Tout en caressant du pouce le dos de la main d’Aishlinn, Abban faisait apparaître dans son sac à dos le revolver préalablement transporté dans la poubelle des toilettes, juste à côté d’eux.

— Refaites voir la carte, une fois.

Cette fois-ci, ils allaient enfin pouvoir recourir à des moyens de transport plus traditionnels — à condition évidemment que l’Irlandais pût avoir la main mise sur la téléportation. Le jeune homme examina attentivement la carte pendant quelques secondes, avant de la rendre à Adrian et de désigner d’un mouvement de la tête un attroupement — des touristes clients d’un voyage organisé qui se retrouvaient après les formalités administratives. Abban entraîna sa sœur et leur malheureux chaperon vers la foule, bouscula quelques personnes et les trois visiteurs de Star City disparurent soudainement, en profitant de la cohue générale.

Aussitôt, ils se matérialisaient à quelques dizaines de kilomètres de là, très loin de l’agitation urbaine et aéronautique de Dublin, dans un village qui ne recevait sans doute pas la 4G. Dans la main d’Aishlinn, celle d’Abban s’était crispée. S’il transportait désormais avec une parfaite aisance un seul passager, deux compagnons de route et quelques affaires restaient une expérience quelque peu désagréable. Ses muscles se relâchèrent cependant bien plus rapidement que lors de ses premières tentatives et il inspira à pleins poumons.

Enfin ! Ça, c’t’un paysage joyeux. Ça fait du bien d’être à la maison !

La campagne irlandaise était enveloppée dans une sorte de brume. Le ciel bas et gris, annonçait l’averse prochaine, surplombait une succession de collines à l’herbe d’un vert foncé presque macabre, tandis que dans le village, des maisons étroites et sombres se pressaient les unes contre les autres, dans un effort désespéré de convivialité. Un mouton isolé bêlait de temps à autre, deux collines plus loin, en mâchonnant mélancoliquement de la bruyère.

Évidemment, flanqué de son magicien, Abban voyait les choses très différemment :

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Message posté : Mar 4 Mar 2014 - 22:55 Message
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Non mais sérieusement ? Il était où le feu d’artifice, Adrian jouant les pom-pom-boys en hurlant à la gloire de l’Irlandaise qui s’était défoncée pour des recherches qu’elle faisait pour la première fois et, le champagne qu’on sabrait ? Même pas un merci – comme pour les chaussures qu’elle avait sauvé ! –, pas un seul : « waouh j’suis trop impressionné par les recherches hallucinantes que tu as faite. Je ne sais même pas comment j’ai fait jusqu’à présent sans tes avis toujours très éclairés ». Non, au lieu de ça, tout ce qu’elle avait c’était un « ouais, ouais, on verra sur place, je m’en fiche ». Elle y avait passé un peu de temps sur ses recherches quand même et… Pff, elle le détestait. Voilà. Enfin, elle le détestait jusqu’à ce que la première secousse se fasse sentir parce que, bon, à ce moment-là, il fallait bien qu’elle se raccroche à quelqu’un étant donné qu’Abban prouvait qu’il avait une maitrise parfaite d’une trajectoire, tout aussi parfaite, en condition extrême. Les mecs, j’vous jure… Pfff.

Les filles aussi, d’ailleurs. Parce que l’autre elle commençait vraiment à la saouler avec sa ceinture pourrie. C’était quand même super-débile d’imposer d’attacher sa ceinture, si l’avion venait à se crasher ce n’était pas une ceinture qui allait sauver la vie de l’Irlandaise. Pas d’airbag, que dalle, il n’y avait que son pouvoir qui l’aiderait. Et celui d’Abban aussi, enfin, s’il pensait à la sauver plutôt que de jouer les équilibristes dans les toilettes de l’avion. Adrian aussi aurait pu faire quelque chose avec sa bubulle super-trop-classe qui fait de la lumière mais, non, elle lui faisait la tronche à lui. D’ailleurs quand il était revenu – sans Abban, en plus. Non mais où va le monde ? – elle lâcha un bref « ouais, ouais » à son explication sur les médocs. Si elle n’avait pas le droit à son feu d’artifice pour vanter ses talents, elle n’allait pas le féliciter d’avoir deviné un truc tout seul !

Ceinture bouclée, les bras croisés contre elle – le livre avait retrouvé sa place dans son sac – elle était en train de se dire que le retour ne se ferait ni en avion, ni en bateau, ni en rien du tout. Elle resterait dans une grotte avec un léprechaun et puis voilà ! Et comme elle était très douée pour en vouloir au monde entier, bah, elle avait retrouvé le sourire avec la main d’Abban pendant qu’ils attendaient leur tour. Sérieux, vu la manière dont ils avaient souri en même temps, et grandement, devant le douanier, n’importe qui aurait pu trouver ça suspect en les connaissant un peu. Jack et Meg, ça ne commençait même pas par la même lettre. Qui appelait ses jumeaux avec des prénoms qui ne possédaient pas la même lettre de départ, hein ?

Pour éviter trop de poids pour Abban et sa téléportation, il avait été décidé – j’ai décidé – que la valise d’Aishlinn bénéficierait du même traitement de faveur que les bagages de son frère. Ce qui, de toute évidence, est bien plus pratique que de se taper une valise à tirer dans la campagne Irlandaise. Campagne qui se matérialisa assez rapidement autour d’eux grâce à Abban. Bien que, la première chose qui attira l’attention de l’adolescente fut la manière dont son jumeau avait crispé ses doigts sur sa main. Son regard se porta sur sa moitié, l’interrogeant silencieusement pour savoir s’il allait bien. Elle n’allait pas poser cette question à voix haute et laisser entendre à Adrian que ça avait pu être éprouvant pour son frère. Mais son inquiétude disparut assez vite en voyant qu’Abban se remettait bien vite du coup, elle posa son regard autour d’elle, un énorme sourire sur le visage. Irlande ! Irlande ! Irlande ! Irlande ! Hey, devinez quoi ? Ils étaient en Irlande !

« J’adore c’temps. »

Le premier qui disait qu’elle n’était pas objective, elle lui arrachait les yeux à la petite cuillère. Oui, oui ! Joyeusement, elle avança en direction d’une maison d’hôte où ils avaient prévu de se poser pour quelques jours. 400 habitants à l’année, fallait pas s’attendre à trouver un hôtel trop classe. Le grand maigrichon, roux – parce qu’il était Irlandais –, qui était venu les accueillir trouva important de les prévenir d’un léger petit détail.

« Oui, voilà, je dois vous prévenir : on a eu une fuite d’eau et, du coup… » Il balança la main comme si ça n’avait pas la moindre importance. « On a plus qu’une chambre de disponible mais, c’est la plus grande, il y a de la place. » Il posa son regard sur Adrian, continuant avec cet accent horriblement prononcé. « Ça ne devrait pas vous poser de problèmes, vous avez l’habitude de vivre avec vos enfants après tout. »

Il ouvrit la porte de la chambre en question et Aishlinn, parce qu’il fallait bien tester les lits – n’est-ce pas ? – lâcha son sac pour courir vers l’unique lit double, laissant de côté le lit simple un peu plus loin, pour se vautrer sauter dessus. Toujours tester la solidité du matériel.

« Oui, et bien, euh… Vous devriez dire à votre fille d’arrêter de… » Il pointa Aishlinn du bout du doigt mais, elle s’était déjà arrêtée pour coller son nez à la fenêtre pour regarder dehors. « …sauter sur le lit. »
« On commence par où ? » Créant de la buée sur la vitre, elle s’amusa à faire des petits dessins. « Hein, on commence par où ? »

Parce qu’il ne fallait surtout pas la laisser dessiner sans réfléchir. A chaque fois elle faisait des runes, sans en avoir conscience et ça créait toujours des catastrophes.
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Message posté : Mer 5 Mar 2014 - 20:39 Message
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ϟ Âge : 29
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ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
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- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Le passage aux douanes fut l'occasion d'avoir un peu de tranquillité et Adrian en vint à se demander comment est-ce qu'il allait s'en sortir s'il saturait déjà après seulement quelques heures passées aux côtés des jumeaux. Songeant à l'homme dont Aishlinn avait parlé lors de leur sortie pour faire du roller, le mage eut un élan de compassion pour lui. Supporter les Mac Aoidh plus de dix minutes méritait tout le respect qui soit. Toujours est-il que ce moment de répit fut bref et qu'Adrian allait jusqu'à accepter qu'Abban puisse s'occuper de la téléportation histoire de ne pas traverser une nouvelle épreuve dans un autre transport. Ils arrivèrent donc assez rapidement dans le petit village qui intéressait Adrian et ce dernier promena son regard sur les environs pour essayer de se faire une idée du coin. Bon, il avait vu des photographies dans les livres qu'il avait consultés, mais ce n'était jamais comparable à la réalité. Le temps était propre à l'Irlande et même si l'Archimage était plus habitué à celui de Star City, voire de l'Afrique, il ne trouvait pas le coin désagréable. C'était un bon pays pour tout ce qui concernait les créatures magiques !

Ils se dirigèrent naturellement vers l'endroit où ils poseraient leurs valises pendant les quelques jours à suivre et l'annonce que le propriétaire des lieux leur fit n'enchanta pas Adrian, au contraire. Lui qui avait compté sur la venue de la nuit pour trouver un peu de tranquillité, il semblait qu'il allait être obligé de supporter les hamster dopés au café pendant la totalité du séjour ! Essayant tant bien que mal de dissimuler le sentiment que cette déclaration lui faisait, l'Archimage laissa passer les jumeaux devant pour les suivre jusqu'à la chambre qu'ils allaient – malheureusement – partager. Bon, l'endroit était effectivement assez grand et peut-être qu'Adrian réussirait à avoir un peu de tranquillité, mais il ne fallait pas trop espérer. D'ailleurs, une fois de plus le faux trentenaire fut assimilé au rôle du père des Irlandais. Est-ce qu'il avait vraiment une tronche à partager des gènes avec ces deux furies ? Pas vraiment non, puis c'était sans compter que les Mac Aoidh devaient avoir une dizaine, voire une quinzaine, d'années de différence avec son âge apparent. Mais bon, la logique des gens laisserait toujours Adrian perplexe, aussi laissa-t-il filer la remarque en portant son attention sur Aishlinn qui jouait au trampoline sur le lit à deux places. Bon, il avait donc été relégué au lit restant, ce qui n'était pas plus en soit vu qu'il se voyait mal partager le sien avec l'un des deux grumeaux. Comme la prétendue pondérée du duo démontrait qu'elle avait un caractère hyperactif, Adrian tourna finalement la tête vers le propriétaire des lieux.

« Ce n'est pas mes enfants. Je suis leur professeur particulier. Ce qui était en partie vrai.
D'ailleurs je ne suis même pas Irlandais. Aveu qui lui valut un regard méfiant.
Je vous remercie de votre accueil, on devrait s'en sortir tous seuls maintenant. Bonne journée à vous ! »

Ce qui devait signifier « tirez-vous » en langage plus poli. L'homme comprit apparemment ce que l'Archimage voulait entendre par à puisqu'il lâcha un pseudo grognement avant de s'éloigner. Adrian referma la porte derrière lui avant de faire volte-face pour porter son attention sur son apprentie qui s'amusait à dessiner des symboles étranges sur la vitre. Même si elle ne cherchait pas à provoquer de catastrophe, avec un potentiel magique comme le sien, c'était plutôt risqué de se lancer dans l'art improvisé !

« Aishlinn ! Sauf si tu veux provoquer une catastrophe, je te conseillerais d'éviter de désigner des symboles comme ça, enfin, sauf si tu veux te retrouver transformée en troll. Ce qui était très peu probable, mais peut-être que ça l'effrayerait un peu ?
On commence par chercher la grotte. Enfin, sauf si vous avez envie de visiter un peu les environs, je peux me débrouiller seul.... Comment ça, il ne s'en plaindrait pas ? Approchant de sa valise, il l'ouvrit pour en tirer un calepin qu'il consulta.
Les renseignements que j'ai pu prendre à ce sujet parlaient de l'est de la ville. D'après ta carte, il y a trois grottes là-bas : une avec un cercle vert et deux « normales » si je me souviens bien. Le mieux ce serait d'aller là-bas pour essayer de repérer celle où les manifestations magiques sont les plus fortes. Il leva les yeux vers la jeune femme.
Est-ce que tu arrives à sentir la magie, ou pas du tout ? Ça pourra être très subtile, il faudrait être sûr de toi. Et Abban.... »

Il tourna la tête vers le jeune homme. Le problème, c'était qu'il n'avait aucune affinité magique et qu'il serait donc parfaitement incapable de se débrouiller seul. Il pouvait toujours accompagner Aishlinn et Adrian s'occuperait de l'autre grotte restante et de la « sienne » ? Alors qu'il réfléchissait, une pression familière se fit au niveau de son front, lui indiquant que la fée qui avait fait la connaissance d'Aishlinn il y a peu, se proposait pour apporter son aide. Fermant un instant les yeux, Adrian décida de l'ignorer. Déjà qu'il avait du mal à gérer les deux Mac Aoidh, ce n'était pas pour se retrouver avec une troisième personne ingérable ou il risquait de frôler l'apoplexie avant la fin de la journée. Le centenaire referma finalement son calepin avant de reprendre.

« À la rigueur, le mieux ce serait soit qu'on fasse chaque contrôle tous les trois ou alors que vous alliez ensemble d'un côté, moi de l'autre et dès qu'un de nous détecte quelque chose, qu'on se contacte pour se rejoindre. Mais vu que le mage n'avait pas de natel...
Abban pourra vous téléporter ? Sait-on jamais s'il n'en avait pas l'envie...
Une préférence ? »

Lui oui, mais il préférait éviter de les vexer en laissant entendre qu'il ne serait pas contre un peu de tranquillité, au moins l'espace de quelques minutes !
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Message posté : Mer 5 Mar 2014 - 21:43 Message
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Non, mais on pouvait sérieusement les prendre pour les enfants d’Adrian ? Le mage avait un accent américain qui s’étendait avant même qu’il n’ouvrît la bouche et puis il ne leur ressemblait pas du tout. Quand même, Abban dévisagea leur chaperon, en s’interrogeant sur l’air de famille que leur trouvaient unanimement les personnes qu’ils avaient jusque là rencontrées. Et inévitablement, il s’interrogea sur cette hypothèse folle. Et si Adrian avait été leur père ? Cette question, Abban se la posait perpétuellement. Et si Thabo avait été leur père ? Et si Shrek, le cuisinier du Gang des Fables, qui l’appréciait tant, avait été son père ?

L’Irlandais était loin de partager l’affection de sa jumelle pour leur commun géniteur. Pour lui, Papa Mac Aoidh était avant tout un ivrogne sans grand talent, criminel sans ampleur qui leur avait certes inculqué les rudiments du métier mais dont ils n’avaient que trop rapidement dépassé les performances. Jamais Abban ne s’était senti enveloppé de la moindre affection paternelle, peut-être parce que l’homme avait toujours préféré sa fille. Adrian était infiniment plus distingué, Shrek infiniment plus talentueux, Thabo infiniment plus intelligent. Avec eux aux commandes de son existence, Abban se serait rêvé… Autrement. Il ne savait pas comment, mais autrement.

Abban détourna le regard et les trois compères furent conduits à leur chambre. Pour une fois, l’Irlandais se montrait singulièrement calme : c’était qu’il essayait d’évaluer la place que prendraient ses valises. Intérieurement, il se lamentait déjà sur l’absence de dressing digne de ce nom : ce n’était pas l’armoire massive mais peu spacieuse qu’on avait calé contre un mur qui accueillerait dignement ses pantalons et ses boxers allaient certainement prendre la poussière sur ces étagères vermoules. Le jeune homme poussa un soupir contrarié, en secouant la tête d’un air réprobateur, tandis qu’Adrian essayait de préserver la beauté d’Aishlinn en lui évitant une transformation malheureuse.

Puis l’heure fut à la stratégie. Abban disparut pour apparaître à côté d’Adrian. Maintenant qu’ils avaient quitté l’avion et que personne ne les regardait, Abban se comportait comme à son habitude et faisait un usage immodéré de ses pouvoirs. Jusqu’à lors, Adrian ne l’avait jamais vu qu’en public ou bien trop diminué par les blessures pour utiliser son potentiel ; c’était la première fois que le mage pouvait découvrir un Abban au sommet de sa forme. Et en l’occurrence, au sommet de son professionnalisme. Il s’agissait de retrouver quelque chose et, devant cette mission pas tout à fait différente de celles qu’il avait souvent accomplies pour le Cartel, l’Irlandais retrouvait ses réflexes. Il avait ainsi cessé de s’agiter pour étudier attentivement la carte.

À tout hasard, il précisa :

— J’peux ptêt pas sentir la magie, mais j’peux voir à l’intérieur des grottes d’loin, alors s’il s’y passe vraiment des trucs chelous, possible je serai pas complet à l’ouest.

Certes.

— J’crois qu’c’est quand même mieux qu’on y aille tous les trois. Moi, j’quitte pas Aishlinn. Et Aishlinn, elle vous quitte pas.

Il ne demandait pas vraiment son avis à sa jumelle, mais c’était qu’il préférait la savoir sous la protection d’Adrian, mage expérimenté s’il avait bien compris, qu’à vagabonder seule pour affronter des puissances que la demoiselle, de son propre aveu, ne maîtrisait pas encore entièrement. Abban se savait bien incapable de protéger Aishlinn contre les menaces qui ne manqueraient pas de surgir : la Pierre Orphique qui coulait dans son bras en était la preuve. Il avait certes plus ou moins massacré un démon très mineur — avec l’aide d’une Macha lancée à pleine vitesse — mais il préférait ne préjuger de rien.

— J’peux nous transporter, ‘videmment. Faut juste qu’j’localise bien l’truc, mais avec le plan…

La voix d’Abban resta un moment en suspens, alors qu’il fixait la carte, sans vraiment la voir. Sa conscience se fixait successivement sur les coordonnées de chacune des trois grottes et, au bout de quelques secondes, il hocha la tête.

— OK. C’est bon. Si vous avez du matos, c’est l’moment d’le rassembler.

Lui, il avait son arme : c’était l’essentiel. Peu après, les trois acolytes réapparurent au milieu des collines, tout près de la première grotte. C’était quasi un tumulus : dans le flanc d’une petite colline, un trou s’enfonçait dans la terre, assez large pour qu’un humain pût y pénétrer en penchant la tête (ou, dans le cas d’Abban, sans pencher la tête), mais pas beaucoup plus grand. Une sorte de terrier, d’où s’échappaient quelques racines, et le reste de la colline était couvert d’herbes et de fleurs sauvages.

Mais le regard de l’Irlandais avait rapidement délaissé le relief pour se poser sur le sol. Qu’il désigna d’un geste de menton.

— C’pas très fréquenté, en tout cas.

De fait, dans la terre humide, là où l’herbe ne poussait pas, il n’y avait aucune trace de pas ni de pattes.

— Vot’ truc, v’supposez qu’il attire d’la visite, ou pas ? J’veux dire, c’est gardé, y a d’autres gens qui cherchent, ou bien c’t’un machin qui dort là d’puis des siècles ?
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Message posté : Ven 7 Mar 2014 - 17:56 Message
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C’était plutôt bizarre en fait, cette façon dont Adrian avait besoin, à chaque fois, de rétablir la vérité sur le lien qui l’unissait aux jumeaux. Elle avait presque l’impression de se retrouver dans la période où les Mac Aoidh passaient d’une famille d’accueil à une autre et, où les personnes qui s’occupaient d’eux étaient rapidement exaspérés par leurs comportements pour avoir un besoin, eux aussi, de rappeler qu’ils n’étaient pas leurs vrais parents. Finalement, ce n’était peut-être pas une bonne idée d’être venu ici tous les droits. Une fois que le mage aurait récupéré son artefact, il attendrait sûrement son retour au manoir pour demander à Aishlinn de se trouver quelqu’un d’autre pour lui apprendre la magie.

« Hein ? Quoi ? » Un troll, pourquoi un troll ? Elle regarda la vitre et les symboles dessinés dessus. « Ah, ça. » Tirant sur sa manche, elle effaça ce qu’elle venait de faire. « Désolée, ça m’arrive souvent en c’moment. »

De dessiner des symboles sans même sans rendre compte. Elle secoua la tête et se tourna vers les deux autres pendant qu’Adrian exposait son plan de bataille. Et voilà, elle avait raison sur toute la ligne, Adrian cherchait déjà à se débarasser des jumeaux en expliquant pouvoir se débrouiller tout seul ou en cherchant à diviser les troupes. Quand il fut question de savoir si Aishlinn pouvait sentir la magie, elle n’hésita pas une seule seconde.

« Évidemment qu’j’peux l’faire, pff. » Quelle question !

Sauf qu’en réalité, elle ne savait absolument pas le faire mais : 1, elle ne voulait pas prouver qu’elle était nulle et qu’il se sépare d’elle. 2, elle tenait encore moins à prouver une incompétence à son jumeau qui, lui, était trop doué avec ses pouvoirs. Elle avait la désagréable sensation d’être le maillon faible de cette expédition, même Abban sans avoir recours à la magie, était plus utile qu’elle avec ses téléportations ou, comme il était en train de le prouver, avec son pouvoir qui lui permettait de voir à distance. La très légère absence d’Adrian, à cause de l’autre fée à la noix, ne fut, pour Aishlinn, qu’une preuve supplémentaire de l’exaspération du mage. Du coup, elle s’était rapprochée du groupe de deux, la tête légèrement baissée et pas très sûre d’elle.

Elle servait tellement à rien que même Abban ne trouva pas nécessaire de lui demander son avis sur la marche à suivre : ils resteraient tous les trois. Non parce que, ce que venant de dire son jumeau, en gros, c’était qu’elle avait besoin de la protection des deux pour s’en sortir ! Sans un mot, elle hocha la tête et haussa les épaules, comme dans une dernière envie d’avoir au moins son mot à dire, même si c’était pour accepter le plan proposé. Allant chercher son sac qu’elle enfila en bandoulière sur son épaule, elle fut prête rapidement et n’avait toujours pas prononcé le moindre mot, même quand ils furent tous téléportés devant la grotte, elle ne trouva même pas le moyen de s’extasier devant l’endroit. En même temps, ils avaient les pieds dans la boue, pas de quoi en faire la danse de la joie hein ! Aishlinn avait ce besoin de prouver qu’elle pouvait, elle aussi, être utile alors, pendant qu’Abban posait une suite de questions pour Adrian – elle n’était pas capable d’y répondre – elle s’avança vers l’ouverture dans la colline.

« J’reviens, j’vais voir. »

Sans attendre d’avis, elle sortit une lampe torche de son sac qu’elle alluma avant d’entrer dans ce truc qui sentait l’humidité et la terre. Elle n’y voyait pas grand-chose mais tout ce qu’elle arriva à en déduire c’était que l’endroit était, seulement, une sorte de trou dans la terre. Sans déconner, elle s’était attendu à trouver la maison de Fredon, ça aurait été hautement plus classe, propre et chaleureux. Après avoir regardé tout autour d’elle, sans trouver la moindre trace de galerie souterraine, ou traces sur le sol, elle se tourna pour revenir vers l’entrée.

« J’crois pas qu’ce soit ici, y a que dal… »

Elle sentit une main sur sa cheville qui la tira d’un coup sec, ce qui provoqua une perte d’équilibre et l’Irlandaise se ramassa sur le sol, juste avant de pouvoir sortir. Toujours pas le temps de comprendre ce qui se passait qu’elle se sentit tirer vers l’intérieur et ce n’est qu’après avoir été trainé sur un peu moins d’un mètre qu’elle se dématérialisa pour être libérée. Sans plus attendre, elle roula sur le dos pour braquer sa lampe sur l’endroit où se tenait son assaillant mais… Personne. Ok, finalement, elle pouvait réellement sentir la magie – mais pas de la manière dont Adrian l’entendait – ça faisait un peu mal, et surtout, ça rendait ses vêtements particulièrement crades vu qu’elle était couverte de boue.

« C’est quoi c’délire ?! » Bon, au moins elle allait bien. « J’vous jure qu’il y avait quelqu’chose. » Le premier qui suggérait qu’elle avait perdu l’équilibre, elle lui enfonçait la tête dans la terre humide. « Mais… »

Ça n’avait aucun sens. L’endroit était apparemment clos et il n’y avait plus personne à l’intérieur.
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Message posté : Ven 7 Mar 2014 - 20:41 Message
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Eldoth
L'ARCHIMAGE

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ϟ Âge du Personnage : 118 ans, la trentaine en apparence
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Archéologue, professeur d'histoire et d'étude de la magie à Star High
ϟ Réputation : Niveau 6
ϟ Signes particuliers : Environ 1m75, corpulence normale, cheveux noirs toujours coiffés, yeux marrons, a souvent un sourire en coin, assez renfermé
ϟ Pouvoirs : - Maîtrise de la Magie
- Espérance de vie accrue
- Forme astrale
- Illusions sensorielles
- Télépathie
- Télékinésie
- Champ de force
- Choc mental
- Serviteur (Aziza)
- Omnilinguisme
- Clairsentance
- Maîtrise de l'alchimie I
- Invocation de l'ancêtre II
- Force du Lion II
- Endurance du guépard I
- Peau du Rhinocéros I
ϟ Liens Rapides :
Les téléporteurs semblaient tous avoir la même habitude : celle d'économiser la semelle de leurs chaussures ! Adrian ne s'y attendait pas et fut quelque peu pris de court par la réapparition soudain d'Abban à ses côtés, mais fort heureusement il n'avait pas de réflexe de défense trop développé ! Quoi qu'il en soit, pour ce qui était de pouvoir visualiser l'intérieur des grottes, l'Archimage n'était pas certain que ce soit réellement très utile. Il pouvait y avoir des créatures magiques dans les environs sans qu'elles ne soient liées à talisman, mais Adrian préféra éviter de trop s'étendre sur ce sujet et se contenta d'acquiescer d'un hochement de tête suite à la proposition de transport que le jeune homme lui fit. Ce serait plus rapide que d'y aller à pied après tout ! Rangeant son carnet de note dans la sacoche qu'il tenait, le mage ne prit rien de plus : il n'avait besoin que de ses connaissances et de ses sorts et ça ne prenait pas trop de place fort heureusement ! Après quelques instants, ils se retrouvèrent donc dans la campagne Irlandaise et le centenaire promena son regard sur les environs pour essayer de se situer un peu. Il ressentait une vague sensation qui pouvait laisser penser qu'il y avait quelque chose de magique dans le coin, mais était-ce bien l'artefact ? Il n'en avait aucune idée. Pour le moment du moins. Ce fut la voix d'Abban qui le tira de ses contemplations et il reporta son regard sur les jumeaux au moment où Aishlinn décida d'aller explorer les environs toute seule. Bon, l'idée ne l'enchantait pas, mais elle risquait de se vexer s'il lui demandait de les attendre. Prenant sur lui, le mage répondit donc aux questions d'Abban.

« Il est là depuis longtemps, mais il était... comment dire... comme endormi. Il ne s'est « réveillé » que très récemment et c'est seulement depuis quelques jours, une semaine environ, qu'il est réellement actif. Le regard d'Adrian se détourna vers la zone où Aishlinn se trouvait avant de revenir vers son jumeau.
Il n'est pas exclu que d'autres mages puissent avoir senti sa présence, même si ce n'est pas toujours le cas. Ce genre de sensation n'est pas donné à tous les mages, il faut s'axer sur la recherche d'objets comme celui-là pour pouvoir les détecter. Et lorsque vous possédiez l'affinité d'Adrian, c'était encore plus simple, mais il passa ce détail sous silence.
Considérons qu'il y a des chances pour que nous croisions d'autres personnes. »

Et pas forcément humaines ! Les leprechauns n'apprécieraient certainement pas de voir quelqu'un « piller » leur trésor. Mais Aishlinn reprit la parole à ce moment, attirant l'attention d'Adrian dans sa direction. Inutile de dire que son regard se teinta d'une surprise plus qu'évidente lorsque l'Irlandaise se retrouva à embrasser le sol, puis à être tirée en arrière avant de sembler reprendre le dessus. Dans un réflexe naturel, l'Archimage s'était aussitôt avancé dans la direction de la jeune femme qui semblait assez bien se porter. Arrivé à ses côtés, il ne put s'empêcher de froncer les sourcils devant les déclarations qu'elle fit alors.

« Tu as senti quelque chose de particulier ? Son regard se porta vers le sol.
Ça n'a pas l'air glissant. Une réflexion pour lui-même, cela dit vu le « métier » de la jeune femme, il doutait qu'elle soit tombée seule.
Peut-être que c'était un avertissement. Ou peut-être que c'était tout simplement une manifestation quelconque. »

Oui, parce que dans la vie d'Adrian les fées et les leprechauns qui se baladaient, c'était parfaitement normal, chacun son truc ! L'Archimage s'éloigna finalement de son apprentie et utilisa un simple sort destiné à produire une légère boule lumineuse qui servait aussi bien qu'une lampe torche, exception faite qu'elle ne se déchargeait jamais. Il dirigea le faisceau lumineux vers les murs naturels de la grotte avant de passer sa main dessus pour essayer de détecter quelque chose.

      Lancer de dés #1 :
      RÉUSSITE : C'est bien la grotte qu'ils cherchent.
      ÉCHEC : C'est juste la demeure d'un leprechaun possessif.

      Lancer de dés #2 : (Si réussite au lancer #1)
      RÉUSSITE : Il n'y a aucun système de défense.
      ÉCHEC : Il y a un système de défense.

      Lancer de dés #3 : (Si échec au lancer #1)
      RÉUSSITE : Il est là depuis toujours.
      ÉCHEC : Il a été installé par d'autres mages qui les devancent.


Une sensation familière se manifesta lorsque sa main effleura une espèce de symbole dans la pierre et un sourire se dessina sur les lèvres du mage.

« On est au bon endroit, cette rune est la même que celle de l'artefact. »

Posant sa main sur la fameuse rune, Adrian libéra un peu de magie pure de manière à ce qu'elle réagisse à leur présence. La réaction ne se fit pas attendre : un léger tremblement agita le sol avant que le mur vers lequel Aishlinn avait été tirée ne se déplace comme s'il s'agissait d'une porte dérobée – ce qui était le cas d'ailleurs. L'Archimage retira sa main de la pierre avant de se diriger vers le passage tout juste libéré. Il y jeta tout d'abord un coup d’œil avant de constater qu'il n'y avait apparemment aucune sécurité d'installée. L'odeur qui régnait là laissait penser qu'ils étaient les premiers à venir ici depuis un bon moment, ce qui était forcément encourageant ! Tournant la tête vers les jumeaux, il lâcha quelques mots à l'attention de l'Irlandaise.

« On dirait que tu as déniché le bon endroit. »

Après quoi, il invita les deux jeunes gens à le suive. À peine furent-ils entrés que la porte se referma derrière eux, mais cela ne sembla pas inquiéter Adrian outre mesure puisqu'il continua son chemin sans se retourner.
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I hurt myself today, To see if I still feel, I focus on the pain, The only thing that's real, The needle tears a hole, The old familiar sting, Try to kill it all away, But I remember everythingHurt


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Message posté : Ven 7 Mar 2014 - 20:41 Message
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Le membre 'Adrian Pennington' a effectué l'action suivante : Jugement du Hasard

#1 'Jugement du Hasard' :


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#2 'Jugement du Hasard' :


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#3 'Jugement du Hasard' :
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Message posté : Sam 8 Mar 2014 - 16:36 Message
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Ah parce que les objets, ça s’endormait et puis ça se réveillait ? N’importe quoi ! Pensait l’heureux possesseur d’une super-voiture autonome et caractérielle, qui regardait des dessins animés de voiture en son absence et ne supportait pas qu’on l’installât sur ses sièges avec des chaussures sales. Mais Macha, c’était différent, Macha, ce n’était pas un bidule de leprechaun, c’était une vraie personne ! L’Irlandais esquissa une moue sceptique, moins parce qu’il l’était véritablement, sceptique, que parce qu’il voulait donner l’illusion que tout cela lui paraissait tout à fait habituel et commun. En vérité, il avait un peu peur de ne pas être à sa place et qu’Adrian s’en rendît compte. Qu’Aishlinn, surtout, s’en rendît compte.

Pendant ce temps, Aishlinn mangeait des mottes de terre. Adrian pouvait bien être en train de lui révéler le secret ancestral pour gagner perpétuellement au loto : Abban n’écoutait plus. Et pour cause : il venait de disparaître pour se transporter aux côtés de sa sœur et sa main était déjà plongée sous son propre tee-shirt, refermée sur la crosse de son arme, prête à la sortir pour tirer sur tout ce qui bougeait. Heureusement, ses réflexes surhumains réagissaient aussi bien au danger qu’à l’absence de danger et, en l’occurrence, il fallait bien se rendre à l’évidence : il n’y avait rien du tout. Mieux valait ne pas sortir son arme et passer pour un excité de la gâchette aux yeux d’Adrian.

À la place, Abban aida donc sa jumelle à se relever et sa main ne quitta pas celle d’Aishlinn, alors que de l’autre il l’aidait à s’épousseter. À son humble avis, l’aventure, qui avait duré cinq minutes, n’avait que trop duré : c’était bien trop dangereux. Aishlinn avait déjà sali ses vêtements, Dieu seul savait quelles horreurs les attendaient encore, et pour quels bénéfices, hein ? Pour mettre la main sur un truc qu’il ne fallait pas toucher sous peine d’être maudit, tu parles d’un investissement. Abban marmonna en mac aoidhien des collines :

— Sérieux, c’dangereux, ton boulot.

Dixit celui qui travaillait comme enquêteur pour le plus grand cartel criminel du monde, se faisait passer pour un agent d’Interpol auprès du FBI et démantelait des gangs de dangereux dealers de drogue. La mauvaise foi était sans aucun doute un sport national. Ce fut avec beaucoup de réticence et des sourcils froncés, donc, qu’Abban emboîta le pas à Adrian, jusqu’à arriver à la rune. Génial. Ils avaient tapé dans la bonne grotte dès leur arrivée et il n’y avait plus aucune chance, désormais, pour que le mage se fût entièrement trompé et que l’enquête tournât court. L’Irlandais poussa un soupir et ne manqua pas de sursauter quand le mur se referma derrière eux.

Après un bref coup d’œil à la paroi, il reprit la marche. Pour les jumeaux, la voie n’était jamais close : il devait simplement s’assurer qu’Aishlinn ne s’éloignerait pas trop, pour être certain de pouvoir la transporter, en cas de danger. Tout en abandonnant Adrian à une horrible agonie, s’il le fallait : question de priorités. En attendant, éclairés par le globe lumineux produit par Adrian, le trio put constater que la grotte était extraordinairement…

… terreuse.

— Super excitant…

Le ton sarcastique d’Abban résonna quelque peu, alors qu’ils continuaient à avancer et à se distraire grâce à une succession de racines des plus communes. En dehors de la rune et de la mystérieuse présence qui avait attaqué Aishlinn, les lieux ne présentaient rien de palpitant. Un explorateur un peu plus averti qu’Abban y eût sans aucun doute vu le signe d’un danger évident et imminent mais le jeune homme, plus habitué à déjouer les pièges des immeubles bardés d’électroniques que les chausses-trappes antiques de cavernes celtiques, progressait avec une parfaite insouciance.

Lorsque soudain…

— Queeeellll’eessst votre nom ?


— Hein ?
— Heeeeein ! Hein, hein, hein, hein ! Hein hein. Hein !

Quelque peu déconcerté, Abban lança un regard interrogateur à Aishlinn, puis à Adrian, l’autorité suprême en matière de phénomènes suspects, bizarres, étranges et singuliers.

— Hein, plus Hein, plus Hein, égal Trois. Vous êtes les Trois. La Compagnie des Trois. Les Trois Heins. Les Troyens. La Compagnie des Troyens. La…
— Ouais bon, c’est bon, on a compris. Sérieux, quoi…

La main libre d’Abban s’était une nouvelle fois refermée sur la crosse de son arme. Lorsqu’une silhouette traversa fugitivement le halo de lumière dégagée par la sphère, ni une, ni deux, l’Irlandais la braqua de…

… sa banane.

— Plein de potassium ! Toujours avoir une banane ! Les Troyens à la banane, qui picotent du pain dur…


— Rends moi mon flingue !
— Non.
— Si.

Abban téléporta son revolver dans sa main droite. Le revolver disparut aussitôt, tandis que la banane se téléportait malgré lui de sa main gauche à sa main droite.

— On joue pas avec la nourriture !
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Message posté : Ven 14 Mar 2014 - 15:25 Message
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Abban le téléporte, Abban le jumeau, Abban le plus rapide… Aishlinn ne rechigna pas contre son aide pour se relever et, aussi pour rendre ses vêtements un peu plus dignes. Elle serait bonne pour les virer, à la première occasion. Heureusement qu’elle avait prévu de quoi survivre pendant deux semaines sur un plan vestimentaire. Soupirant face à cette attaque imprévue, elle secoua la tête pour rassurer Abban : non, ce n’était pas si dangereux. La preuve, la coiffure de son jumeau était toujours intacte. En revanche, elle tourna bien vite la tête vers Adrian et sa question un peu étrange.

« Si j’ai senti un truc d’particulier ? Sérieux Adrian, j’viens d’me bouffer l’sol, évid’mment qu’j’ai senti un truc ! » Est-ce qu’elle était censée savoir qu’il parlait d’un ressenti magique ? « Et non c’pas glissant c’est juste un p’tain truc à la con qui m’a fait tomber. »

Parce que, là non plus, elle n’était pas supposée savoir qu’il s’était fait une réflexion à lui-même. Pff, elle était bien mieux avec sa main dans celle de son jumeau qui, lui, au moins, ne doutait pas de l’équilibre dont elle pouvait faire preuve habituellement. Adrian, de son côté, jouait à Indiana Jones en examinant les pierres. Du coup, forcément, elle était déjà en train de l’imaginer avec un chapeau et un fouet accroché à la ceinture… Allez, pour le trip, elle voulait bien imiter Demi-Lune et gueuler au moindre problème un « Docteur Jones ! Docteur Jones ! »

« Euh… » Fièrement, elle désigna Abban de l’index quand Adrian parla d’avoir trouvé le bon endroit. « C’est lui. »

Avec ses super-pouvoirs de visions super-trop-cool-de-la-mort-qui-tue-tout. Parce qu’il fallait rendre à Abban, ce qui appartenait à Abban. Quoi qu’il en soit le fait que le mur se referme derrière eux ne traumatisa, non plus, la jeune Irlandaise. Elle pourrait passer au travers en cas de problème, puis si ce n’était pas le cas, Abban pourrait la téléporter et si ce n’était pas possible… Elle en appellerait au Docteur Jones du moment.

La progression fut très vite interrompue par un truc ? Chose ? Machin ? Un truc-machin-chose-horrible qui était impossible à comprendre. Du coup, Adrian n’eut pas seulement le regard interrogateur d’Abban mais, aussi celui de l’adolescente qui ne comprenait pas trop ce qui se retrouvait en face d’eux. Arme d’une banane, Abban essayait de faire ce qu’il pouvait, le pauvre alors qu’Aishlinn se retrouva à hausser les épaules incertaine.

« Faut p’t-être qu’tu la manges ? » Ou peut-être pas. « Ou alors c’est une énigme. » les doigts sous le menton, elle se mit à réfléchir. « Une banane qui passe d’une main à une autre… Hm… Euh… »
« Plein de potassium. »
« Ah oui… euh… Potassium. K ? Kalium ? 19 ? » Ben, en fait, c’était en train de la saouler. « Bon vas-y, rend lui son truc et laisses-nous passer. »
« Votre nom… »
« Jones. »
« La compagnie des troyens est étrangère. »
« Non c’est lui ! »

Et au plus fort de son courage, Aishlinn avait désigné Adrian parce que, s’il fallait sacrifier quelqu’un, elle n’allait quand même pas désigner Abban ! La créature pencha la tête du côté d’Adrian en le scrutant de haut en bas.

« J’aime bien vos chaussures. Jolies chaussures. Réparer chaussures. Donnez-moi vos chaussures. »

Ok, donc ce truc devait avoir au moins deux cents ans pour aimer quelque chose qui était sur Adrian. Aishlinn reporta son regard sur le mage, pendant que la banane continuait de passer d’une main à l’autre d’Abban.

« Donne lui tes chaussures, sérieux, sinon il va pas nous lâcher. Ça s’trouve c’est comme l’autre, là, Clochette, faut faire du troc. P’tain, en vrai, ils iraient bien ensemble tous les deux. »

La fée insupportable et le truc difficilement identifiable. Le couple de l’année à coup sûr ! Puis bon, Adrian pouvait bien sacrifier une paire de chaussures, non ? Déjà qu’Aishlinn lui en avait sauvé une la dernière fois, c’était juste un équilibre des choses. Bon et la banane commençait sérieusement à la saouler aussi. Du coup, avant qu’elle ne se téléporte dans l’autre main de son frère, Aishlinn posa sa main sur l’épaule d’Abban pour le dématérialiser. La banane ne pouvant atterrir dans quelque chose de palpable tomba au sol. Plus qu’à espérer qu’elle reste là, pendant qu’elle rendait à Abban toute sa consistance.
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