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La gratitude, ne pas voir le cadeau, mais d'abord celui qui l'offre ▬ Charlie

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Message posté : Jeu 20 Fév 2014 - 1:19 Message
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13 février 2014

Les anniversaires n'avaient jamais été importants chez les Lane, pourtant ce jour-là, Jay y pensa. Peut-être était-ce parce que sa frangine revenait doucement dans sa vie, ou peut-être qu'il devenait simplement sentimental avec l'âge, allez savoir ! Il s'était donc réveillé en songeant au fait que c'était l'anniversaire de sa frangine. Dur de ne pas y penser lorsqu'elle avait le même âge que vous – ou du moins qu'elle était née la même année. Puis avec toutes les merdes qui étaient arrivées récemment, le texan se sentait forcément un peu coupable. Il avait pris le temps de réfléchir à ce que Charlie lui avait demandé. Un peu du moins. Une ou deux fois. Bon, plutôt une que deux ! Mais inutile de préciser que ce n'était pas très probant : Jay ne voyait toujours pas ce qu'elle attendait de lui, ni ce qu'il pourrait bien faire d'autre s'il décidait de tout lâcher. Pourtant, ce n'était pas ce que la jeune femme lui avait demandé : elle voulait simplement qu'il réfléchisse à savoir s'il aimait réellement faire ce qu'il faisait aujourd'hui. La réponse était assez facile au final, elle tenait en trois lettres, non. Non, il n'aimait pas devoir bastonner des gens, même si ça le soulageait après ces sorties merdiques avec elle. Non, il n'aimait pas devoir tuer pour faire gagner plus de fric à ses frangins, même si ça rapportait de quoi les tenir loin des cambriolages. Et non, il n'aimait pas devoir se dire que sa sœur avait honte de lui, même si normalement elle ne devait plus rien représenter pour lui.

C'était ça le problème, pour chaque point positif, un négatif s'imposait à lui et il était incapable de se questionner sur une seule chose. Aussi ironique soit-elle, cette situation était très gênante. Celui qui se vantait – à raison – d'être incapable de prévoir quelque chose sur la durée se retrouvait dans l'incapacité de pouvoir faire autrement. Chaque fois qu'il songeait à arrêter les combats, tout le reste lui venait en tête et les conséquences étaient bien trop importantes pour qu'il envisage de tout laisser tomber. Bref, le fait de penser à tout cela n'avait pas été très utile et Jay avait envisagé d'éviter Charlie pour les quelques décennies à venir. Mais c'était impossible, à moins de déménager ailleurs, ils finiraient tôt ou tard par se recroiser. Le mieux était donc de ne pas chercher à emprunter de chemin détourné et à faire ce qu'il avait envie. Pour le coup, c'était lui souhaiter son anniversaire.

Il avait donc quitté la maison en début d'après-midi, se doutant que Charlie allait passer sa journée à bosser comme toujours. Cela lui laissait le temps de faire un passage par le cimetière parce qu'en effet, s'il fallait offrir un truc à une fille, c'était là-bas qu'il le trouverait ! Il se voyait mal se ramener avec une babiole sans intérêt et comme les filles étaient censées aimer les fleurs, bah il allait lui trouver un bouquet tout simplement. Comme il n'était pas envisageable que Jay aille chez le fleuriste pour acheter quelque chose, il avait opté pour la solution de facilité et avait visité le cimetière jusqu'à trouver un bouquet pas trop défraîchi. En vérité il avait été ramené le matin même et les fleurs étaient en très bon état. Le fait que ce soit un bouquet de chrysanthèmes n'était qu'un détail sans intérêt, pour le texan toutes les fleurs se ressemblaient ! L'essentiel c'était qu'elles sentent « bon » non – même si celles-ci sentaient assez mauvais ?

C'était donc avec son « cadeau » en main qu'il se dirigea vers la zone où se situait le cabinet de sa frangine. Il n'était pas question d'aller la voir directement et pour être franc, il n'était même pas certain de l'attendre jusqu'au bout. Peut-être que Jay finirait par se barrer en se disant qu'il valait mieux éviter de s'engueuler le jour de son anniversaire ? Il verrait sur place. Lorsque le texan se retrouva enfin devant le bâtiment qui abritait les bureaux de l'entreprise de sa sœur, puis il s'installa sur un muret qui lui faisait face et attendit. Assez longtemps. Très longtemps même. La nuit commençait tout doucement à pointer le bout de son nez et Jay avait les jambes qui s'engourdissaient, il détourna finalement son attention de la porte d'entrée du bâtiment pour regarder les environs pendant quelques instants. Ce n'est que lorsqu'il entendit une voix familière prononcer son nom que le trentenaire tourna à nouveau la tête vers cette zone pour constater que sa sœur était debout à côté de lui. Jay se redressa aussitôt, manquant de trébucher en sentant sa jambe encore endormie, mais ce fut la question de Charlie qui lui demandait s'il attendait quelqu'un qui l'étonna le plus.

« Bah oui, toi ! Qu'est-ce que tu cois ? Qu'je vais me balader avec ça pour quelqu'un d'autre ? » Accompagnant ses paroles d'un geste, il lui fourra le bouquet précédemment volé dans les mains. « C'est pour ton anniversaire. C'est bien aujourd'hui non ? » Il avait l'air de ne pas en être sûr, mais pourtant c'était le contraire, cela faisait plusieurs jours qu'il y pensait. « Puis vu que tu dois avoir un truc de prévu, je vais pas te retenir. »

D'un geste de la main, il lui fit comprendre qu'elle pouvait y aller et qu'elle n'avait pas besoin de passer par la case des politesses emmerdantes. Oui, tout en finesse comme à chaque fois !
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Message posté : Jeu 20 Fév 2014 - 23:55 Message
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Charlie avait vu débarquer, dans son bureau, une tornade du nom de Sarah. Et quand son assistante affichait ce petit air contrarié, c’est que quelque chose n’allait pas. Laissant un dossier de côté pour garder son attention sur Sarah, l’avocate afficha un air interrogateur pour lui demander ce qui n’allait pas.

« Pourquoi tu travailles aujourd’hui ? »
« Parce qu’on est jeudi, qu’on est en pleine semaine et que j’ai des rendez-vous ? » Le ton n’était pas assuré parce que, le problème avec Sarah, c’est que Charlie avait toujours l’impression d’être en faute.
« Oui, on est jeudi. On est le 13. On est en février. » Voyant l’air incrédule de Charlie, l’assistante soupira. « On est jeudi 13 février. »
« Aaah. » Là, c’est bon, elle venait de percuter. Cela dit, ça imposait une autre question. « Et comment tu es au courant de ça ? »
« Parce que je gère tes papiers administratifs et que certain demande une date de naissance. Comment… » Elle soupira. « Comment tu peux oublier le jour de ton anniversaire ? »
« C’est simple. Alors… » Et elle allait se lancer dans une énumération quand Sarah secoua la main en l’arrêtant.
« Oublie cette question. Tu fais tes rendez-vous et, rien de plus, après tu t’en vas. »
« Euh… » Logiquement c’était Charlie la patronne.
« Tss-tss, c’est non négociable. »

Et voilà, Sarah avait à nouveau disparu laissant Charlie complètement interdite devant cette intervention. Est-ce que son assistante venait, réellement, de lui donner un ordre ? En réalité ce n’était pas la première fois, à croire que Sarah avait bien mieux compris que la plupart des gens comment fonctionnait l’avocate. Le bon côté des choses c’est que Sarah avait appris la date d’anniversaire de Charlie le jour J, si ça n’avait pas été le cas, l’avocate n’aurait aucun rendez-vous professionnel aujourd’hui. Pire, Sarah aurait été capable de lui programmer un autre rendez-vous. Non parce que c’est tout à fait le genre à appeler Jonas Cooper, par exemple, juste histoire d’être certaine que l’avocate ferait quelque chose en cette date particulière. Oui, les choses auraient pu être pires.

Pas de la faute de l’avocate aussi, les anniversaires n’avaient jamais été la préoccupation première dans la famille Lane, même si elle n’oubliait jamais la date de naissance de son petit frère. Elle soupira, préférant chasser les pensées qui se tournèrent vers Jay, après elle aurait envie d’aller le voir, ça causerait des ennuis, ils finiraient encore par s’engueuler et ce jour sera définitivement le plus pourri de l’année. Du coup, elle enchaina ses rendez-vous et après le dernier sur sa liste, elle comptait bien rester encore un peu pour boucler quelques affaires et s’avancer sur son travail de demain.

« Charlie ? » Sarah la connaissait beaucoup trop bien.
« Je sais. »
« L’immeuble ne va pas prendre feu si tu t’en vas à une heure raisonnable. »
« Je sais. »
« Et, donc, pourquoi tu es encore là ? »
« C’est bon. » Elle leva les deux mains. « Tu as gagné. »

Charlie se leva pour ranger ses dossiers et attrapa sa veste. Elle allait même prendre une petite pile de dossiers qu’elle avait laissés sorti mais, en voyant l’air de Sarah, elle comprit bien vite que, même ça, elle n’avait pas le droit de le faire. Pas de boulot à la maison pour ce soir. Ce qui était assez ennuyeux parce qu’elle n’avait rien de prévu et qu’elle allait vite se mettre à tourner en rond, chez elle, si elle n’avait même pas un dossier ou deux sur lequel plancher. Les gens « normaux », comment ils faisaient pour occuper leur soirée ? C’était très perturbant.

En quittant l’immeuble son regard tomba sur une silhouette qu’elle pouvait reconnaitre les yeux fermés – un putain d’exploit impossible – et, pendant une seconde ou deux, elle resta interdite. Qu’est-ce que Jay faisait là ? C’était pourtant très logique mais, à aucun moment, son esprit associa la présence de son frère au fait que c’était le jour de son anniversaire. Le plus perturbant était le bouquet de fleurs qu’il avait dans les mains : Jay avait un rendez-vous avec une femme et il apportait des fleurs ? C’était trop chou, absolument pas crédible mais la logique de Charlie lui faisait défaut quand il était question de son cadet. En fait, elle était même super contente de se dire qu’il voyait quelqu’un alors, sans chercher à s’imposer, elle décida de s’avancer vers lui pour en savoir un peu plus. L’idée c’était de ne pas rester longtemps, pour ne pas foutre en l’air son rendez-vous. Du coup, rapidement, elle lui demanda s’il attendait quelqu’un.

Preuve qu’il ne l’attendait pas elle, vu la manière dont il s’était relevé, il avait l’air surpris de la voir. Une mauvaise interprétation de la part de Charlie mais ça devenait récurrent entre les deux. Ce fut rapidement son tour d’être surprise quand il expliqua que c’était elle qu’il attendait. Euh… Ah ouais ? Elle hocha un peu bêtement la tête pour faire comprendre que, oui, elle pensait qu’il avait ces fleurs pour quelqu’un d’autre. Et bonjour le choix des fleurs pour un rencart mais, ça, elle s’en foutait pas mal. Son anniversaire ? Ok… Charlie venait de basculer dans un univers parallèle, comme ceux dont avait parlé Chase, on venait de remplacer son frère par un clone, ou une connerie de ce genre.

« Euh… Merci. » Elle était quand même un peu paumée, un peu perturbée avec ses fleurs dans les mains. Elle secoua la tête pour se reconnecter avec la réalité. « Mais, tu vas bien ? »

Peut-être qu’il avait pris un coup sur la tête ? Qu’il avait une sorte de commotion cérébrale ? S’il fallait le trainer à l’hôpital – ou chez un véto parce qu’il ne voulait pas voir de médecins – autant le savoir tout de suite.

« Enfin, je suis super contente, hein. Mais, c’est juste… Surprenant. » Oui, c’était bien ça le mot. « Et non, je n’ai rien de prévu. Enfin, à la base je comptais rester un peu plus tard au bureau mais, bah, je viens de me faire virer par mon assistante juridique. » Elle haussa les épaules avant d’afficher un sourire. Son petit frère était là pour son anniversaire, elle avait presque envie de sauter de joie mais se contenta d’un sourire ravi. « Du coup, tu n’étais vraiment pas là en train d’attendre quelqu’un d’autre ? Parce que, tu sais, si tu n’as rien de prévu… Euh… » Elle pointa une direction de l’index. « Je n’habite pas loin, je peux d’offrir à manger, si tu veux. » Elle leva sa main de libre. « Promis, je commande et je ne cuisine pas. »

Ce qui était préférable si les deux ne voulaient pas mourir d’une intoxication alimentaire.
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Message posté : Ven 21 Fév 2014 - 17:33 Message
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Apparemment Charlie avait l'air étonnée de le voir planté là. Bah quoi ? Elle s'attendait à ce qu'il soit en train de faire le pied de grue dans le froid pour voir quelqu'un d'autre ? Jay lui avait pourtant bien fait comprendre qu'il n'avait personne d'autre que la famille, mais visiblement la jeune femme oubliait une partie de leurs conversations à chaque fois qu'ils se quittaient. L'espace d'un instant, il se demanda s'il avait bien fait de se pointer ici et s'il n'aurait pas mieux fait d'oublier le fait que ce soit son anniversaire. Après tout, lorsqu'elle était à la maison ils ne s'amusaient pas à lui acheter des tonnes de cadeaux, même si le trentenaire lui ramenait toujours une babiole pour marquer le coup. En vérité, les cadeaux ce n'était pas son truc. Pas à des dates fixes du moins, il préférait faire plaisir aux gens lorsqu'il en avait envie et non lorsque l'état – ou Mère Nature – lui disait de le faire. Mais bon ! Elle était au moins contente et c'était déjà ça. Le texan haussa simplement les épaules, glissant ses mains dans ses poches en la regardant. Virée par son assistante ? Et ce n'était pas censé être elle la patronne ? Puis virée pour quoi ? La possibilité que sa frangine puisse avoir un rencart amoureux lui effleura alors l'esprit. Forcément ! Elle allait voir ce crétin de Veidt – il devait encore lui rendre visite à ce péteux d'ailleurs – histoire de fêter son anniversaire avec lui comme il se doit. Aussitôt, le bouquet de chrysanthèmes lui sembla on ne peut plus ridicule et il regretta d'être venu avec. Ou d'être venu tout court en vérité. C'est du moins ce qu'il ressentit sur le coup et lorsqu'elle déclara qu'elle n'habitait pas loin, l'idée de s'incruster pour lui ruiner sa soirée ne l'enchanta pas franchement. Quoique... peut-être qu'il pourrait enfin jarter cet emmerdeur de la vie de Charlie ?

« Parce que t'as rien de prévu ? » Le ton était étonné. « Vu que tu te fais virer par ta secrétaire... » Assistante juridique, mais c'était la même chose. « J'pensais que c'était parce que t'avais programmé une sortie avec quelqu'un. »

À comprendre avec un type, mais il jugea inutile de préciser ce point-là. La dernière fois qu'ils avaient abordé le sujet des histoires d'amour de Charlie, cette dernière avait commencé à l'emmerder en lui proposant les détails – bien qu'il savait qu'elle n'était pas sérieuse. L'idée qu'un connard puisse profiter de sa sœur, dans tous les sens du terme, ne l'enchantait vraiment pas. Cependant, la perspective de passer un petit moment de détente avec sa sœur lui plaisait assez. Il n'était pas venu ici dans cette idée, mais si elle le proposait ma foi.... prétendre qu'il ne le voulait pas serait mentir. Est-ce que ce serait l'occasion de pouvoir discuter sans se prendre le chou ? Il commençait à croire que c'était impossible, mais sait-on jamais. Après quelques instants de silence, Jay reprit finalement la parole d'un ton qui se voulait conciliant. Ne pas faire de connerie le soir de son anniversaire.

« Le gars-là, le mentaliste, il a pas été capable de t'inviter à manger au restau ? J'croyais que les rumeurs sur vous étaient terminées ? » Entre potes, ça se faisait de sortir de temps en temps, non ? « Ou ta secrétaire, elle peut pas te sortir un peu ? »

Le texan ne tenait pas à ce qu'elle change son programme à cause de lui alors qu'il était simplement venu là pour lui montrer qu'il ne l'avait pas oubliée. Jay avait beau parler de manière brutale voire méchante lorsqu’il était énervé, ce n'était pas pour autant qu'il allait lâcher sa sœur. Mais le savait-elle ? Le trentenaire la regarda quelques secondes, mains toujours glissées dans les poches avant de continuer.

« Mais si t'as vraiment pas d'autre projet, ouais. » Pour l'invitation. « T'as déjà oublié que j't'ai dit que je voyais personne d'autre que la famille ? Tu croyais quoi ? Que je me pointais avec des fleurs pour draguer les nanas du coin ? » Aussi crédible que d'imaginer Seth devenir curé et prôner la paix et l'amour. « Puis tu t'es pas améliorée en cuisine depuis le temps ? Tu manges quoi quand t'es seule ? »

Question rhétorique, vu ce qu'ils mangeaient eux à la maison, inutile de dire que même si elle cramait ce qu'elle cuisinait, ce serait toujours meilleur que ce qu'ils consommaient habituellement. Bref, vu que la décision avait été prise, il lui fit un signe de la tête pour qu'elle ouvre la marche. Après tout, il ne connaissait pas l'endroit où elle vivait ! Déjà qu'il avait galéré à trouver son lieu de travail la première fois où il y était venu... Le texan laissa passer quelques instants de silence avant de reprendre la parole à propos d'un point précis.

« Enfin, on est pas obligés d'aller chez toi si t'as pas envie. »

Sous-entendu si elle ne voulait pas qu'il sache où elle vivait ou encore que ses voisins puissent la voir avec elle. Il n'oubliait pas qu'elle était devenue une sorte de célébrité – non une célébrité tout court – et qu'elle devait garder une certaine tenue en public.
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Message posté : Dim 23 Fév 2014 - 19:32 Message
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Elle secoua la tête, l’air un peu étonné quand même. Non. Non, elle n’avait rien de prévu. Pourquoi, elle aurait dû ? Le raisonnement de Jay se tenait mais, en fait, elle n’avait rien. Sarah avait sûrement imaginé que c’était le cas et avait viré Charlie pour qu’elle ne soit pas en retard à un rendez-vous hypothétique. Ce qui, finalement, était une bonne chose sinon elle aurait probablement loupé son cadet. Tient, d’ailleurs, il attendait depuis combien de temps ? L’avocate imaginait que ça ne devait pas durer depuis bien longtemps, imaginant assez mal Jay poireauté pendant des plombes avec un bouquet de fleurs dans les mains. Elle secoua encore la tête pour dire qu’elle n’avait rien, ni avec son assistante, ni avec Chase, ni avec personne.

« Demain c’est la saint valentin. » Son anniversaire, elle avait zappé mais, la saint valentin… En même temps, avec les pubs et tout ce qui pouvait être affiché dans la rue, difficile d’oublier ce jour. « Du coup, je suppose que Chase à des projets, ou moins des trucs à préparer. Et Sarah à ses propres occupations… Enfin, je crois. » Elle se mit à réfléchir un instant sur la vie privée de son assistante avant de secouer la tête. Elle s’interrogerait un autre jour. « Donc, non, je n’ai vraiment rien de prévu. »

Le seul plan que Jay chamboulait c’était une soirée, chez elle, à ne pas savoir quoi faire. Donc, s’il était inquiet à ce niveau-là, il n’y avait vraiment pas de raison de l’être. Elle fut tout de même assez étonnée – de la bonne manière – qu’il accepte sa proposition. Ce qui s’était traduit par un sourire ravi sur les lèvres de la Texane. Haussant les épaules un peu navré, elle voulut bien avouer qu’elle avait compris de travers ce qu’il faisait ici. Mais, dans le fond, elle était bien contente de s’être trompée parce que, même si elle aurait trouvé cool qu’il est pu trouver quelqu’un, elle trouvait forcément bien plus agréable qu’il pense à elle, ce jour-là. Pour ce qui était de son régime alimentaire… Une catastrophe mais, avant qu’elle ne puisse répondre à quoi que ce soit, c’est Jay qui enchaina sur le fait que rien n’obligeait Charlie à l’inviter chez elle. Très rapidement, elle secoua la tête.

« Non, je sais bien qu’on n’est pas obligé. Mais, en fait, ça me fait plaisir. » Non mais, il ne fallait pas chercher. Jay était là, ça lui faisait vraiment plaisir alors, pour le moment, elle estimait que rien ne pouvait entacher sa bonne humeur. « C’est seulement que ça va probablement se finir en livraison de pizzas parce que j’ai un frigo vide. » Aux dernières nouvelles, il l’était en tout cas. De mémoire, il y avait peu de chances que ça dérange Jay si le repas prend cette tournure. « Enfin, sauf si tu préfères commander autre chose ? »

Parce qu’il avait peut-être envie de changer un peu de régime alimentaire. D’un mouvement de tête elle pointa une direction avant de s’y engager. Au moins, elle n’avait pas menti sur le fait de ne pas habiter particulièrement loin. Un des avantages à choisir son lieu de travail. L’immeuble n’avait rien de particulier, plutôt typique du coin, si ce n’est le magasin d’articles de sport au rez-de-chaussée. Bref, elle entraina son frère jusqu’au deuxième étage pour se retrouver devant la porte de son appartement. Bon, peut-être que là, ça pouvait paraitre un peu étrange vu le nombre de sécurité, avec lesquelles elle se perdait un peu, des fois… Digicode et clés, le tout dans un ordre assez précis et c’est en faisant les manipulations qu’elle trouva nécessaire de s’expliquer.

« Ouais, euh… On est entré dans mon appartement et, du coup, Chase a voulu revoir la sécurité de la porte d’entrée. » Elle haussa les épaules. « Il aime bien voir les choses en grand. »

D’un autre côté, on n’était pas entré qu’une seule fois par effraction dans son appartement alors elle avait bien voulu céder au mentaliste cette installation. La porte fut ouverte et elle invita Jay à rentrer à l’intérieur. Franchement, l’appartement n’avait rien de celui d’une avocate – si toutefois il y avait un style particulier pour ces personnes. Il n’était pas neuf, n’avait rien de spécialement classe, on pouvait même voir une infiltration d’eau sur le mur en face de l’entrée. Mais, elle l’aimait bien cette infiltration, elle y tenait même. Peut-être que, dans le fond, elle avait besoin de garder un côté délabré pour avoir l’impression d’être chez elle. En revanche, elle était devenue bien plus ordonnée avec son boulot donc, l’endroit restait super bien rangé.

« Installe-toi où tu veux. »

Elle profita pour aller poser ses clés dans l’étagère qui était sur la droite de l’entrée. En réalité, elle ne posait jamais ses clés ici mais c’était surtout un prétexte pour aller, discrètement, rabattre les deux seules photos de son appartement. L’une d’elles était d’Andrea et d’elle, pendant les années fac. L’autre, une de ses frères. Autant dire que les deux photos dataient mais, elle n’en possédait pas des masses pour avoir le choix. N’ayant pas envie de paraitre pour un sentimentaliste fini, elle avait préféré ne pas laisser voir les photos en question. L’action faite, elle se sépara de sa veste en se tournant vers Jay.

« Tu veux quelque chose à boire ? » Posant sa veste sur un porte-manteau à l’entrée elle alla dans la cuisine. « Je crois que j’ai de la bière dans le frigo. »

Des sodas, de l’eau et quelques yaourts, en fait pour être exact. Et, elle profita d’être dans la cuisine pour mettre l’eau dans un vase et y mettre les plantes… Ouais, parce que les fleurs, ça se foutait dans l’eau, non ?
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Message posté : Lun 24 Fév 2014 - 0:03 Message
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La saint Valentin, c'était un concept aussi obscur que la physique nucléaire pour Jay. Il se rappelait vaguement que ça avait quelque chose à voir avec une histoire de couple, mais sans vraiment se souvenir quel pouvait être son intérêt – il n'y en avait pas tout simplement. Bref, il aurait été bien incapable de mémoriser que c'était le lendemain de l'anniversaire de sa frangine et pour être honnête, il s'en foutait. Ce n'était pas comme s'il avait dans l'idée de se caser... Quant au sujet du repas, une fois de plus il s'en moquait pas mal. Même si les quelques plats apportés par la gamine à l'accent de merde avaient clairement montrés qu'ils mangeaient de la merde en temps normal, Jay n'avait pas pour autant changé ses habitudes ! Chez eux c'était bouffe rapide et insipide tous les jours, juste de quoi se remplir l'estomac histoire d'éviter d'avoir la dalle et le reste c'était secondaire. Il haussa donc les épaules.

Ça ira, je me fiche un peu de ce qu'on mange en général. »

Enfin, c'était déjà le cas avant qu'elle ne parte alors il y avait fort à parier qu'elle s'en souvienne. Il la laissa donc prendre les devants et la suivit jusqu'à son immeuble qui se révéla effectivement être assez près de son lieu de travail. Dans un sens c'était bien, mais d'un autre côté c'était aussi le signe qu'elle pouvait rentrer extrêmement tard sous prétexte qu'elle n'avait pas beaucoup de chemin à faire ! La connaissant comme il la connaissait, c'était du moins ce qu'il flairait comme explication si jamais sa secrétaire lui reprochait de travailler trop tard. L'arrivée devant son appartement ne fut pas plus rassurante : il n'avait jamais vu une telle sécurité sur une porte d'appartement « normale ». Déjà que chez eux ils oubliaient de fermer la porte à clé la moitié du temps, inutile de dire qu'il n'était pas franchement rassuré de voir la manière dont elle avait besoin de se protéger. Charlie dû le sentir puisqu'elle justifia aussitôt la complexité de son système de sécurité, même si l'explication laissa le trentenaire sceptique. Bon, il fallait voir les choses du bon côté : elle était en sécurité et ne risquait plus rien !

Conservant le silence, il entra derrière elle et promena son attention sur les environs. Ce n'était pas comme il l'avait imaginé, mais dans un sens ça ne l'étonnait pas tellement. Ça le rassurait même un peu. Bien que sans ressembler à leurs maisons successives, cet endroit était assez banal, voire en mauvais état par endroit si l'on tenait compte de l'infiltration visible comme le nez au milieu de la figure. Bref, voir que sa frangine ne vivait pas dans un palace et n'oubliait pas d'où elle venait lui plaisait assez, même si une partie de lui-même aurait aimé la voir dans un endroit à sa hauteur – un château du coup. Il décida de rester debout, il avait assez patienté assit en attendant qu'elle sorte de son boulot, mais Jay préférait éviter d'en parler. Bien évidemment, le texan ne remarqua pas les photographies cachées par Charlie et son attention ne se reporta sur elle que lorsqu'elle lui proposa quelque chose à boire.

Ouais, si tu prends aussi un truc. » Il avait vraiment le sentiment d'arriver comme un cheveu sur la soupe, c'était étrange. Ce que tu veux. » Comme pour la nourriture, il se fichait assez de ce qu'il pouvait boire. Être ici lui plaisait assez pour laisser le reste de côté. T'as remarqué que t'as une infiltration d'eau en face de l'entrée ? » Certainement, mais c'était une manière de lui rappeler qu'elle pourrait la réparer histoire de ne pas attraper la mort. Ton Chase il peut rien faire vu qu'il a l'air doué pour installer des trucs ? » Ce type ne lui revenait toujours pas étant donné que c'était un mentaliste, mais bon ! C'était l'ami de sa sœur. D'ailleurs c'est quoi cette histoire d'effraction ? T'as appelé les flics au moins ? » Le ton essayait d'être neutre pour ne pas enclencher sur une dispute, mais il peinait à rester calme à cette idée. C'est pas l'autre Irlandaise au moins ? » Intonation soupçonneuse. T'sais qu'elle était venue voler des œufs dans le frigo chez nous ? »

Ce qui était un acte passible de la peine de mort évidemment ! Il n'avait plus eu beaucoup de nouvelles d'elle depuis quelques temps d’ailleurs, mais ce n'était pas très étonnant ni inquiétant. Les gens avaient tendance à disparaître pendant des semaines et à réapparaître comme des fleurs ensuite. Son regard se reporta sur les environs alors qu'il essayait de se faire une idée de style de vie que sa sœur pouvait bien mener ici. Déjà, c'était vachement ordonné. Est-ce qu'elle passait si peu de temps ici qu'elle n'avait pas le temps d'y mettre le bordel ? Peut-être. Elle avait aussi l'air drôlement seule vu qu'il n'y avait pas la moindre trace d'autre présence, même d'un chat ou d'un clébard. Fidèle à lui-même, Jay se renseigna à ce propos.

Si c'est aussi ordonné, c'est parce que t'es jamais là ou c'est parce que t'as changé de style depuis que tu vis seule ? » Parce que le bordel était génétique évidemment. Je pensais que t'aurais pris un chat ou une connerie de genre, en général les nanas aiment bien ces bestioles nan ? »

Bonjour les clichés !
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Message posté : Lun 24 Fév 2014 - 13:17 Message
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Elle ne trouva même pas irritant qu’il ne puisse pas donner un avis plus constructif sur le repas qu’il voulait. En fait, elle s’en foutait aussi de ce qu’ils allaient manger puisque, pour elle, c’était surtout une manière de pouvoir passer plus de temps avec lui. Puis, au moins, il n’y avait pas de risques de voir Seth débarqué chez elle. Dans son appartement, il y avait des chances que ça ne se finisse pas comme la fois au café. Une bonne chose, selon elle. Bref, les fleurs étaient dans un vase qui trouva une place sur le comptoir qui séparait la cuisine du salon. Jay, de son côté, ne semblait pas vouloir s’asseoir. Ok, comme il voulait, pas de problème. Direction le frigo où elle sortit deux bières alors que Jay soulignait son infiltration d’eau. Elle devait avoir un sérieux problème parce qu’elle se retourna, boissons en main, pour regarder l’endroit en question avant de sourire. Oui, elle le savait. Oui, elle l’aimait bien. Non, elle ne voulait pas qu’on y fasse quelque chose.

Son sourire ne dura pas bien longtemps puisqu’il fut très vite question d’effraction. Il fallait s’en douter mais elle préféra le laisser poursuivre avant de lui répondre. Elle secoua quand même la tête pour dire que ce n’était pas Aishlinn et s’étonna que l’Irlandaise ait osé voler chez les Lane. Ça l’étonna mais, dans le fond, ça la faisait aussi un peu marrer, surtout que si Jay le savait c’est qu’il avait dû tomber sur elle pendant son « vol » hautement qualifié. Enfin, elle se demanda quand même si ce vol d’œufs – passible de peine de mort, au moins ! – avait été fait avant ou après qu’ils ne décident de se servir de l’adolescente comme porte-parole. Rôle qu’elle n’avait, d’ailleurs, pas eu à tenir depuis quelque temps.

« Sérieusement ? Je ne sais pas ce qui doit m’étonner le plus : le fait qu’elle ait osé vous volez quelque chose ou bien, le fait qu’il y avait des œufs encore bons dans le frigo. » Le sourire, le ton, tout prouvait qu’il n’y avait pas de critique mais que la phrase était plus amusée qu’autre chose même si, pour Jay, ça devait constituer un affront. On l’avait volé. « C’était, avant ou après, que je te la propose comme « agent de liaison » ? » Elle posa les deux bières sur le comptoir avant d’en désigner une pour Jay et reporta son regard sur le mur. « Et Chase c’est déjà proposé pour réparer l’infiltration mais, en fait, je l’aime bien. » Elle osa les épaules, sans pouvoir donner plus d’explications que ça parce que ça n’avait rien de rationnel. « Pour les effractions. » Ah… La prochaine fois, elle réfléchira deux fois avant de parler et de mettre ça au singulier plus qu’au pluriel. « Les premiers ont fini aux mains de la police, sans avoir à les prévenir. Et la dernière fois que c’est arrivé, euh… » Elle passa une main sur sa tempe. « C’était un agent de l’UNISON donc prévenir la police n’aurait pas eu de grand intérêt. »

Elle lui avait dit la dernière fois qu’elle préférait savoir les choses plutôt que de rester dans l’ignorance. Du coup, elle avait préféré ne pas éluder les questions de Jay pour prouver une certaine bonne volonté pour faire avancer les choses. Ça lui semblait plus honnête de réagir de cette façon. Pour ce qui était de son style de vie et de son manque d’animaux, elle haussa les épaules.

« C’est un peu des deux. Je passe pas mal de temps à bosser et, quand je suis là, j’aime pouvoir m’y retrouver facilement alors j’ai appris à être plus ordonnée. » Carrément ordonnée même, mais c’était inévitable vu le nombre de dossiers qu’elle avait en charge. « Et laisse tomber pour un chat ou autres, j’arrive même à faire mourir des bambous alors que ça demande pas tellement de s’en occuper. Si j’avais un animal à l’appartement, je crois que je serais capable d’oublier de lui donner à manger. »

Déjà qu’elle trouvait le moyen d’oublier de se nourrir elle, alors penser à quelqu’un d’autre ce n’était même pas la peine. Charlie prit quand même deux minutes pour passer un appel à la pizzéria du coin pour faire livrer la bouffe, après avoir demandé à Jay s’il avait une préférence. Ce qui était certain c’est qu’elle devait être habituée de les appeler puisque le numéro était enregistré sur le téléphone fixe de son appartement. La commande passée, elle reposa son téléphone avant de reporter son attention sur Jay.

« Ça faisait longtemps que tu attendais que je sorte ? » Bien qu’elle était curieuse de savoir, surtout pour espérer ne pas l’entendre dire que c’était le cas, la question ne demandait pas tellement de réponse. Elle servait surtout à lancer une autre indication. « Tu sais, tu pouvais entrer, si tu voulais. Même sans prévenir à l’avance, ça ne m’aurait pas posé le moindre souci. » Bien au contraire, puis ça lui aurait évité d’attendre dans le froid. « Enfin, les gens sont au courant que j’ai des frères, hein, donc tu n’étais pas obligé d’attendre dehors. Sauf si tu préférais. »
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Message posté : Lun 24 Fév 2014 - 20:22 Message
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Lui-même avait été étonné qu'ils aient des œufs frais dans le frigo lorsque la gamine était venue fouiner dedans. Mais bien sûr, mieux valait éviter de le préciser, peut-être que Charlie s'imaginerait qu'ils avaient un peu changé depuis le temps ? Peu probable, mais le trentenaire pouvait rêver ! Il la laissa lui expliquer le reste, bien qu'il interpréta mal l'une de ses réponses. Elle aimait bien Chase ? Il n'était pas censé être gay ce type ? Jay n'avait pas compris qu'elle parlait de l'infiltration étant donné qu'il n'imaginait pas que quelqu'un puisse apprécier un tel truc. De toute manière lorsqu'elle parla « des » effractions, tout le reste passa au second plan. Il tourna la tête vers elle pour lui lancer un regard suspicieux, surtout lorsqu'elle parla d'un type de l'UNISON. Ah ? Parce que ces gus entraient chez les gens comme ils en avaient envie ?! La simple idée qu'un crétin de cet organisme ait pu mettre les pieds chez sa frangine avait le don de l'agacer, mais le texan préféra détourner la tête pour promener son attention sur les environs avant de râler une énième fois. Cela laissa le temps à Charlie de lui faire savoir qu'elle risquait de retrouver son chat momifié chez elle si elle envisageait d'en adopter un. Tant mieux, il n'avait jamais pu blairer ces trucs à poils alors si elle lui épargnait leur présence, il ne s'en plaindrait pas !

« Ouais, bah reste sans bestiole, ça porte la poisse de toute manière et t'en as assez comme ça. » Enfin, juste les chats noirs normalement, mais c'était pareil. « Puis pour la gamine, c'était avant. D'ailleurs elle m'avait raconté des belles conneries parce qu'elle avait filé un mauvais prénom et elle avait dit qu'elle vivait pas dans le coin. »

Et le ton montrait bien qu'il n'avait pas apprécié de se faire arnaquer par une gamine, mais bon, c'était passé ! Il la laissa tranquille le temps qu'elle aille commander quelque chose à manger – en répondant qu'il se fichait pas mal de ce qu'il mangeait lorsqu'elle lui posa la question. L'avantage avec lui, c'était qu'il n'était pas du tout difficile en matière de nourriture ! Disons que ça compensait pour le reste de son côté très chiant. Lorsqu'il avait remarqué que sa frangine avait le numéro de la pizzeria mémorisé dans son téléphone, Jay avait mieux compris pour quelle raison son frigo était vide ! Cela dit, elle avait tout de même passé plus de la moitié de sa vie au sein d'une famille tout bonnement incapable de faire autre chose à manger que des plats surgelés ! Ce serait comme de croire que la jeune femme pouvait devenir une mère modèle avec l'exemple qu'ils avaient eu.
Bref, lorsque le téléphone fut reposé et avant qu'il ne puisse parler des effractions, Charlie embraya sur un autre sujet. Est-ce qu'il attendait depuis longtemps ? Ouais, un bon moment même, mais sa fierté l'empêchait de l'avouer et de toute manière, elle n'en saurait rien alors il pouvait bien se permettre de mentir un peu. Quant à l'idée de rentrer dans le bâtiment où elle bossait... déjà qu'il avait hésité à attendre dans sa rue, ce n'était certainement pas pour se pointer dans son univers. Il secoua donc la tête en signe de dénégation.

« Nan ça faisait pas longtemps, quelques minutes. » Plutôt heures, mais peu importait. « Puis je préfère éviter d'aller sur ton lieu de travail. J'ai pas franchement envie qu'on me prenne pour un de tes clients et j'crois que ta secrétaire a pas trop apprécié mon dernier passage chez vous. » Il faisait référence à son entrée fracassante suite à l'article sur sa pseudo grossesse. « Donc ouais, je préfère rester dehors. »

Ce n'était pas contre elle, mais il n'avait pas franchement envie d'être regardé comme un délinquant qui venait demander l'aide de la très réputée Charlie Lane. C'était con à dire, mais autant il pouvait être fier qu'elle soit sa frangine, autant l'idée de pouvoir être assimilé à son boulot le vexait sérieusement. À croire que Jay était incapable d'accepter que qui que ce soit puisse penser qu'il avait besoin de l'aide de sa sœur. Au final, il avait tout de même un côté machiste avec la jeune femme, c'était lorsqu'elle proposait de les aider. Mais commencer à discuter de ça était aussi prendre le risque qu'ils puissent en venir à se disputer sur le fait qu'elle n'aurait pas honte d'eux ou que sais-je encore. Jay décida donc d'opter pour un changement de conversation qui l'arrangeait bien d'ailleurs.

« Puis d'ailleurs en parlant d'entrer quelque part. Tu m'avais parlé dune effraction et ça devient d'un coup plusieurs ? Tu bosses sur un truc risqué pour que tout le monde décide de visiter ton appartement ou c'est juste le quartier qu'est craignos ? » Ça lui allait bien de dire ça. « Et ça veut dire quoi qu'ils ont fini aux mains de la police sans qu'elle vienne ? T'es en train de me dire que t'as essayé de les arrêter toute seule ? » Cette fois-ci le ton était un peu moins indifférent. « Je croyais d'ailleurs que l'UNISON était censé aider les gens et pas rentrer chez eux, t'as au moins signalé ça à quelqu'un ? » Il marqua une pause. « Quelqu'un de compétent j'veux dire, pas le concierge ou une connerie comme ça. »

C'était bizarre qu'il puisse s'inquiéter de ne pas voir la police débarquer ici alors que lui-même cambriolait encore des appartements comme celui de Charlie il y a quelques mois en arrière. Semaines plutôt. Une fois de plus sa logique très spéciale faisait mouche : ce qui était bon pour sa frangine ne l'était pas pour le commun des mortels et vice et versa !
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Message posté : Mar 25 Fév 2014 - 20:08 Message
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Il devait être possible d’écrire un livre entier sur la logique de Jay. Des chats noirs, on était passé à, toutes les bestioles portent la poisse. Et il critiquait une gamine qui n’avait pas donné son vrai prénom alors que, lui-même, c’était fait passer pour un Tom. Une info que Charlie ne possédait pas. En fait, pour comprendre Jay, il fallait probablement aller dans la théorie la moins logique qu’il soit. Peut-être que là, il était possible d’avoir une chance de prévoir comment il allait répondre ou ressentir les choses. Charlie préféra ne pas répondre à ce qu’il venait de dire parce que, appuyer sur un point il où s’était fait arnaquer, n’était pas une bonne idée. Sauf si elle voulait que la discussion s’anime en moins de deux minutes mais comme elle avait commandé trop de pizza pour elle toute seule, il était préférable d’éviter de contrarier Jay tout de suite.

Elle appliqua un peu près le même raisonnement au fait que Jay n’avait pas voulu entrer dans le cabinet d’avocats pour ne pas être associé à un client. Ok. Comme il voulait, de toute façon, elle n’allait pas le forcer. Lui rappeler toutes les trente secondes que, de son côté, elle n’avait pas honte de lui serait tout aussi débile. Du coup, elle se contenta d’un hochement de tête. L’essentiel, c’était qu’ils avaient réussi à se retrouver et que Jay avait, au moins, daigné venir jusqu’à devant son lieu de travail. A aucun moment elle ne remit en question le fait qu’il n’avait attendu que quelques minutes. Comme le fait qu’elle ne reviendrait pas sur le sujet de leur dernière discussion. Son cadet avait dit qu’il réfléchirait, que ça risquait de prendre du temps alors, elle n’avait pas envie de le presser. Charlie se disait, peut-être un peu naïvement, que quand il aurait une réponse, il viendrait de lui-même en parler.

Ce qu’elle n’avait pas prévu c’était que ses explications, plutôt sommaire, en rapport avec les effractions, allaient apporter plus de questions que de réponses. Bien qu’elle ne sache pas trop comment elle devait prendre cette fixette sur le fait de faire venir les flics chez elle, Charlie le laissa poursuivre le temps de pouvoir organiser un peu ses pensées. Les choses étaient, un chouia, plus compliquées que ce qu’elle avait bien pu dire. D’ailleurs c’est la seule chose qu’elle fut capable de dire dans un premier temps.

« C’est compliqué à expliquer. » Pas à comprendre. Elle fit tourner sa bouteille de bière entre ses mains, avant d’inspirer. « En fait, les deux effractions sont plus ou moins liées. » Bon quitte à lui expliquer, autant se lancer. « J’étais sur l’affaire d’un juge corrompu. La première effraction c’était des hommes de main de ce type qui m’ont embarqué chez lui. La police a été prévenue et est intervenue là-bas, ce qui a conduit à l’arrestation de tout le monde. » Jusque-là, pas de problème. « Sauf que l’ancien juge en question fait partie d’un réseau plus large, il avait des contacts dans plusieurs milieux et ça intéresse au moins une personne de l’UNISON, ce qui nous amène à la deuxième effraction. » Bon entre temps elle avait laissé courir une rumeur disant qu’elle allait dénoncer l’agent en question aux médias, ce qui l’avait peut-être un peu forcé à s’introduire chez elle sans son autorisation. « Un gars de l’UNISON a débarqué ici pour avoir la totalité des dossiers, histoire de faire une enquête un peu plus poussé et, comme je n’avais pas été très coopérative la première fois qu’il avait demandé… Ben, je suppose qu’il s’est dit qu’il serait plus convaincant en se pointant directement ici. »

D’un autre côté, il l’avait un peu menacé à demi-mot, avait parlé de ses proches alors elle n’avait pas tellement eu le choix. Ce qu’elle ne disait pas non plus c’était que l’agent Harper lui avait, plus ou moins, fait part de l’enquête et qu’il avait proposé à l’avocate de jouer les appâts pour essayer de faire tomber le réseau auquel le juge avait ses accès et ses liens. Et comme, tout le monde le sait, Charlie à un sens du danger inexistant, elle avait accepté la proposition. Du coup, est-ce que c’était jouer contre Jay de vouloir faire tomber un réseau ? Non. Bien sûr que non. Son cadet cambriolait des maisons, participait à des combats mais à aucun moment il ne faisait partie d’une organisation.

« Mais, il n’y a plus lieu de s’inquiéter. Il a tous les documents que j’avais. » Oui, elle était partie pour mettre les pieds là où il ne fallait pas mais, elle se garda de le dire. « C’était juste un juge corrompu à la base, je ne pouvais pas savoir que ça allait prendre cette tournure. »

Et pourquoi elle se sentait obligée de se justifier ? A croire qu’elle se sentait fautive ou qu’elle pressentait que Jay allait encore lui dire qu’elle se mettait dans des histoires trop compliquées. Peut-être que c’était mieux de changer de sujet, non ?

« Euh… Tu veux visiter ? »

Pitoyable ! Surtout qu’il n’y avait rien à visiter dans, environ, 50 m² carré.
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Message posté : Mer 26 Fév 2014 - 13:52 Message
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Jay en venait à se demander comment est-ce qu'il pouvait, naïvement, imaginer que sa frangine parviendrait un jour à avoir une vie « normale ». Même avec des dossiers censés être bénins elle se retrouvait face à des effractions et peut-être de la brutalité ? S'en était à se demander comment est-ce qu'elle avait réussi à rester en vie jusqu'à aujourd'hui avec la poisse qui semblait lui coller à la peau ! Le trentenaire ne put s'empêcher de secouer la tête en signe de contrariété, il apparaissait clair que ce qu'il entendait ne l'enchantait pas, bien au contraire ! D'un autre côté, Charlie devait s'en douter puisqu'il avait une propension à s'énerver dès qu'il était question de sa sécurité. Il essaya tout de même de conserver un semblant de calme en l'observant en silence, tentant vainement de trouver des circonstances atténuantes là-dedans. Mais non. Elle avait réussi à se faire embarquer par des types sans que personne n'intervienne, elle avait réussi à se retrouver dans une affaire bien trop grosse et dangereuse pour elle, puis pour aggraver le tout, elle avait réussi à se faire menacer ! Parce que c'était ainsi que Jay prenait le fait que sa frangine avait réussi à lâcher l'affaire : lui aurait pu lui dire de toutes les manières possibles qu'elle n'aurait pas accepté de confier ça à quelqu'un d'autre.
Le fait que la jeune femme tente de changer de sujet en lui proposant une visite de l'appartement ne faisait qu'accentuer ses doutes à ce propos, aussi balaya-t-il sa proposition d'un hochement négatif de la tête.

« Nan, je préfère qu'on discute. » Pour une fois que c'était lui qui voulait parler au lieu d'agir, elle n'allait pas râler tout de même ! « T'es en train d'essayer de me faire croire que t'as accepté de refiler tes dossiers à un type de l'UNISON qui était déjà venu t'emmerder avant, puis tout ça sans chercher à te défiler ? » Le ton employé laissait penser qu'il n'y croyait pas une seule seconde. « J'crois que je te connais assez pour savoir que tu refilerais jamais une affaire comme ça. Qu'est-ce qu'il a fait ? Il t'a menacée ? » C'était l'hypothèse la plus crédible. « Qu'est-ce qu'il t'a dit exactement ? »

Esquissant un pas en direction de sa frangine, Jay la regarda avec sérieux. Il avait vraiment beaucoup de mal à croire à l'hypothèse de la Charlie devenue raisonnable. Il avait beau ne plus traîner ou vivre avec elle depuis quelques temps à présent, le texan pensait tout de même la connaître encore un minimum ! À moins qu'elle n'ait pu changer du tout au tout depuis quelques semaines, la seule explication possible à son comportement était que l'agent de l'UNISON avait dû la menacer et que la jeune femme s'était sentie obligée d'accepter pour se protéger – ou protéger ses amis s'ils avaient été visés. Qu'ils puissent avoir été concernés ne lui effleura pas une seule seconde l'esprit, pour lui Charlie était bel et bien dans un autre monde que le reste de Lane, aussi le lien ne devait pas être fait facilement. Puis soyons honnêtes, Jay avait du mal à imaginer que qui que ce soit puisse avoir envie de s'en prendre à ses frangins ou même à lui-même. À part Earl qui était un véritable paumé incapable de s'en tirer, il n'y avait pas de raison pour que l'on puisse identifier Seth ou Terry comme des proies. Ou alors les agents de l'UNISON étaient sacrément cons.

C'est en songeant au fait qu'il était heureux de ne pas en connaître que Jay se souvint que, si, c'était le cas. Andrea Parker, l'amie de Charlie. Il l'avait revue il y a quelques mois à présent et elle lui avait avoué travailler pour cet organisme. Pire, elle avait déclaré enquêter sur la Méta-X alors même que les frangins du texan en consommaient de temps en temps. Bref, il connaissait bien quelqu'un de l'UNISON – bien qu'elle avait changé de boulot depuis, chose qu'il ignorait – et même d'après Andrea, ce groupe n'était pas vraiment digne de confiance. Bref, ces pensées ne l'encourageaient pas à faire preuve de compréhension à l'égard de ce type qui avait certainement menacé sa sœur et c'est donc d'un ton quelque peu agacé qu'il reprit.

« Ces types ne sont que des crétins. L'UNISON c'est un repère à bras cassés, ils essayent de jouer les agents sérieux, mais ils valent rien. » Il était peut-être un peu trop sûr de lui, mais tant pis. « Tu crois sérieusement qu'il va réussir à t'éviter des emmerdes ? Puis franchement, si ce juge sait que t'es au courant de quelque chose, que tu puisses ou non avoir les documents avec toi, j'crois pas que ça va changer grand-chose tu vois. » Enfin lui, ça ne changerait rien. « Je doute que ta porte d'entrée améliorée va changer quoi que ce soit. Tu devrais peut-être aller dans un immeuble un peu plus fréquentable, le genre où t'arrives pas à te faire enlever sans que les voisins le remarquent. » Oui, il y avait des reproches dans sa voix ! « Ton Chase là, au lieu de t'installer une sécurité comme ça, il ferait mieux de te trouver un endroit moins craignos où habiter. »

Parce que forcément, c'était sa faute à lui comme toujours. C'était ainsi que le texan fonctionnait : il avait toujours besoin de quelqu'un à accuser pour se prouver qu'il n'était pas un si mauvais frère que cela. Et pourtant c'était le cas. Mais proposer à Charlie de venir vivre quelques temps à la maison ce serait encore pire que de lui proposer d'aller se balader sur l'autoroute en pleine heure de pointe. Bref, vu qu'il était dans l'incapacité d'aider convenablement sa sœur, descendre ceux qui y arrivaient était la meilleure solution qui se présentait à lui !
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Message posté : Ven 28 Fév 2014 - 13:04 Message
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En fait c’était de la connerie cette histoire de franchise, de vouloir dire les choses et tout ce bordel. Elle s’était bêtement imaginé – sans vraiment y croire – que lui dire ce qui se passait allait suffire. Mais non, Jay se foutait bien de visiter son petit appartement, ce qu’il voulait c’était qu’ils discutent… Euh… Quelqu’un lui avait vraiment fait un lavage de cerveau, non ? Déjà il venait apporter des fleurs, maintenant il préférait parler plutôt qu’esquiver une conversation. Mais qu’on lui rende son frère ! Et puis pourquoi personne ne voulait la croire quand elle disait qu’elle avait cédé à une demande ? Ouais, non, en fait, il était préférable d’oublier cette question. Etre une tête de mule, c’était de famille !

Charlie se retrouvait dans une problématique assez importante. Elle n’avait pas spécialement envie de mentir à son frère mais, en même temps, elle jouait un peu l’agent double pour le compte d’un type à l’UNISON et, de ce fait, elle ne pouvait pas lui dire exactement ce qui se passait. Effectivement, elle n’avait pas cédé si facilement ses dossiers, ça l’avait entrainé dans une autre histoire qui, à un moment où à un autre, allait lui retomber dessus. Sauf que ça, ben, elle ne pouvait pas le dire à Jay. D’ailleurs le cadet semblait être bien au courant, et bien sûr de lui, en parlant des agents de l’UNISON ce qui fit légèrement plisser les yeux à Charlie. Est-ce qu’il avait déjà eu affaire à eux ? La Texane secoua légèrement la tête sur la fin des paroles de son cadet.

« En fait, ça a été remarqué puisque c’est un voisin, Chase pour être plus précise, qui est venu me sortir de cette situation. » Oui, oui, le fameux Chase vivait deux étages plus haut. « Attends, je t’explique exactement. » Parce que là, ça risquait d’être un peu décousu comme explication. « Quand je me suis mise sur l’affaire de ce juge il a envoyé des personnes pour me ramener à lui et me demander de lâcher l’affaire en cours. » L’idée c’était qu’elle devait accepter ou qu’il se débarrasserait d’elle. « Chase s’est rendu compte de ce qui se passait et il est venu me chercher, la police a été prévenue et elle débarquée aussi. » c’était un bon résumé et on évitait de parler de l’intervention d’un Irlandais aussi dans la foulée et des blessures qu’elle avait subies par la même occasion. « Le juge et les personnes sur place ont été arrêté et lui, il a passé un accord avec la justice. » Il était passé dans le système de protection des témoins contre certaines informations qu’il possédait. « Bref, il est loin maintenant, quand même surveillé et, franchement, je n’ai vraiment plus rien à craindre de son côté à lui. »

Ou alors ce type serait bien stupide de se montrer à nouveau. Cela dit, elle n’était pas totalement en sécurité. Parce qu’elle avait volé une partie des dossiers, qu’elle avait des informations en plus et que c’était censé servir à faire tomber tout un réseau plus important. C’était la partie dont elle ne pouvait pas parler à son frère.

« Sauf qu’au début, quand l’agent est venu, je ne savais pas que le juge avait passé un accord. Dans mon esprit il était encore condamnable, c’est pour ça que j’ai refusé une première fois de lui donner la totalité des informations. » Elle haussa les épaules. « Quand j’ai appris que, de toute façon, plus rien n’était possible contre ce juge, je n’avais plus de raisons de garder ces informations alors, j’ai finis par lui remettre quand il est venu les demander une deuxième fois. Il n’a pas eu besoin de me menacer ou de faire quoi que ce soit de ce genre. »

Enfin, il l’avait quand même fait avant d’opter pour la stratégie qui consistait à lui expliquer les choses. Beaucoup plus probant avec quelqu’un comme Charlie. Mais ça, elle n’avait pas besoin d’en parler à Jay, n’est-ce pas ? Hormis l’inquiéter ou, au pire, l’entrainer dans une histoire compliquée, ça ne servait strictement à rien.

« Tu as l’air bien sûr de toi quand tu parles des personnes de l’UNISON. » Ben oui, il ne pensait quand même pas qu’elle ne l’avait pas remarqué. Ce qui la poussa à poser la question qui la tracassait. « Tu as déjà eu affaire à eux ? Enfin, tu as déjà eu des problèmes avec eux ? »

Ce qui serait problématique pour Charlie. Elle n’avait aucune envie qu’il puisse arriver quelque chose à ses frères et à Jay en particulier alors, s’il avait un souci avec l’UNISON, elle préférait le savoir. Bien qu’en réalité, elle doutait sincèrement du fait qu’il lui dise si c’était le cas. Il ne faudra pas s’étonner si elle se mettait à se renseigner sur ce point derrière son dos.
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Message posté : Ven 28 Fév 2014 - 20:51 Message
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Ah, parce que ce Chase vivait dans l'immeuble en plus ? Jay en apprenait tous les jours ! Il fallait avouer que le fait de savoir que ce type créchait dans le même bâtiment que sa sœur ne l'enchantait pas réellement : il n'avait aucune envie que Charlie se réveille un matin avec le cerveau complètement retourné parce que ce tordu lui aurait trifouiller le cerveau pendant la nuit ! Mais expliquer sa position à sa frangine était certainement aussi vain que de souffler dans un violon, aussi le trentenaire préféra-t-il passer là-dessus – pour le moment. La suite des explications ne fut pas franchement pour le convaincre. Lui qui ne jurait que par la police il y a quelques instants commençait soudain à se demander si elle était capable de garder un simple juge loin de Charlie. Certainement pas. Lorsqu'on voyait que sa fratrie était encore en liberté après toutes les conneries qu'ils avaient tous pu faire, il était légitime de se poser des questions concernant leur efficacité. Le problème des autorités, c'était qu'elles avaient tendance à trop respecter les lois. Logique me direz-vous, mais pour Jay ça ne l'était pas. Pour pouvoir faire quelque chose d’efficace il fallait s'assurer que l'autre aurait suffisamment la frousse pour ne pas braver le danger et ça, ce n'était possible qu'en enfreignant les lois. Enfin, du moment qu'elles seront aussi débiles et réductrices.

Sauf que Charlie était avocate et donc, du bon côté de la barrière. Le trentenaire soupira légèrement face à des arguments qu'il estimait peu valables. Ils ne se comprendraient jamais, c'était un fait. Quant au fait qu'elle avait donné ses dossiers parce qu'ils ne lui serviraient plus, y croyait-il ? À moitié seulement et plus peu que beaucoup. La jeune femme avait toujours été obstinée et têtue – ce qui prouvait qu'elle était une vraie Lane – aussi, Jay avait du mal à penser qu'elle puisse lâcher aussi facilement l'affaire et cela même si le juge était parti. Sait-on jamais, s'il revenait faire des conneries ici, Charlie était bien capable de ressortir ses vieux dossiers pour le menacer de le coller au trou. Mais le texan ne côtoyait plus sa sœur de manière assez régulière et poussée pour pouvoir prétendre qu'il était convaincu à cent pour cent de ce qu'il avançait. Peut-être qu'en devenant célèbre sa frangine avait aussi changé ses habitudes ? Allez savoir... Il s'apprêtait à répondre lorsque la jeune femme lança une question qui semblait l'intéresser. Pour le coup, Jay n'eut aucun mal à mentir puisqu'il avait une autre version à fournir grâce à l'amie de Charlie. Après un léger haussement d'épaules, il lui fit donc savoir.

« Non. Je vois pas pourquoi j'en aurais eu, ils viennent pas souvent traîner sur les docks ou dans notre quartier. » Si elle voulait en savoir plus, elle allait devoir balancer ses soupçons ! « Je sais juste ce que j'ai entendu à propos de ça. » Il doutait que Charlie ose lui dire clairement ce qu'elle avait en tête. « Andrea travaille à l'UNISON. Je t'ai dit que je l'avais revue. Elle m'a un peu parlé de son boulot et elle a simplement dit que les choses n'avançaient pas comme elle le souhaiterait. » Jay s'autorisa quelques changements dans la version de la jeune femme. « Puis elle a dit que leurs enquêtes progressaient pas et qu'elle avait l'impression de stagner tellement ses collègues n'étaient pas capables de faire progresser les choses. » Là, par exemple, c'était une grosse transformation, mais Charlie n'irait pas vérifier. « Du coup j'pense pas qu'elle s'amuse à mentir à propos de ça. » Il secoua légèrement la tête. « Mais si tu doutes, tu peux toujours lui demander. » Ce qu'elle ne ferait certainement pas. « Pourquoi, tu croyais que je faisais des conneries et que je les avais à dos ? »

Le ton était presque vexé comme s'il cherchait à la faire culpabiliser, mais Jay fit finalement un geste de la main pour lui dire de laisser tomber. Inutile de s'attarder là-dessus, ils risquaient encore d'en venir aux combats illégaux et ensuite à la décision qu'il allait un jour devoir prendre. Pourquoi avait-il le sentiment que toutes les discussions glissaient vers les points gênants pour lui ? Comme parler de ses affaires semblait poser problème, le trentenaire embraya ensuite sur les problèmes de sa sœur.

« Même si l'affaire avec ton juge est réglée, j'ai du mal à croire que t'ai tout lâché. Ou alors t'as bien changé parce que je pensais pas que tu puisses tout larguer sous prétexte que c'était réglé. Sinon pourquoi cet agent aurait besoin de tes documents si c'était vraiment plus d'actualité ? » Logique « Jayienne », donc soumise à conditions. « Puis même si t'as tout refilé, ça n'empêchera pas ce type de se souvenir de toi et il se fichera pas mal de savoir que t'as encore les documents ou pas. Puis rien t'empêcherait d'avoir gardé une copie chez toi. » Il se débrouillait assez bien dans le rôle du type parano. « Puis ce Chase... j'savais pas qu'il vivait dans ton immeuble. C'est pas censé être un gosse de riche ? Qu'est-ce qu'il fout dans un endroit comme ça ? » Il souffla légèrement. « J'suis sûr qu'il te porte la poisse. »

Une chose était certaine, Jay ne pourrait jamais admettre que sa frangine copinait avec un mentaliste, riche, gay et en plus intelligent. Autant dire qu'il cumulait toutes les tares – selon les critères du texan – et que ce dernier se porterait bien mieux en sachant sa sœur loin de ce type.
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Message posté : Mar 4 Mar 2014 - 16:03 Message
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En fait, elle avait tendance à le croire quand il lui disait ne pas avoir eu d’ennuis avec l’UNISON. Ou, peut-être, qu’elle avait simplement envie de croire que c’était le cas. Là, où elle s’interrogeait c’était surtout ce qui pouvait le rendre aussi sûr de lui quand il parlait de l’UNISON mais, Charlie eut rapidement une explication : Andrea. L’espace d’un instant, l’avocate sembla un peu paumée face à cette annonce, surtout quand Jay lui rappela qu’il lui en avait déjà parlé. Euh… La trentenaire maudissait cette session à l’hôpital parce que personne n’avait cru bon de l’enregistrer pour qu’elle puisse avoir l’intégralité des échanges qu’ils avaient pu avoir ce jour-là. Il lui restait bien le vague souvenir d’avoir parlé d’Andrea mais, en fait, entre ce qu’elle se souvenait réellement et ce qu’elle avait probablement rêvé, il y avait une marge. Bref, l’explication lui semblait assez logique pour que Jay puisse être assez sûr de lui en parlant de l’incompétence de l’UNISON, du coup, elle secoua la tête négativement quand il balança qu’elle pouvait toujours demander à Andrea pour vérifier ce qu’il venait de dire.

Il ne lui laissa pas le temps de répondre à sa dernière question, embrayant déjà sur la suite. Définitivement, la prochaine fois, elle devrait apprendre à ne rien dire ou balancer un mensonge : juste un cambrioleur lambda, arrêté par la police. Hop, l’affaire aurait déjà été bouclée et Jay ne mettrait pas en évidence toutes les incohérences du discours de Charlie. Puis, sans trop savoir pourquoi, la discussion dévia à nouveau sur Chase. En fait, ce n’était pas si étonnant que Charlie puisse s’entendre avec Chase. Oui, il vivait ici, dans un immeuble qui ne correspondait pas à l’argent qu’il gagnait. D’un autre côté, lui aussi était parti de chez lui, quittant sa famille et ce qu’il aurait dû devenir s’il avait suivi la voie toute tracée qu’imposait le fait d’être né Neutron-Grey. Chase avait des pouvoirs, en ça, ils étaient bien différent l’un de l’autre mais, dans leur choix… Il y avait quand même une base commune avec l’avocate, non ? Charlie secoua légèrement la tête.

« Faut croire qu’il a trouvé un intérêt au quartier. » Comme un breton vivant deux étages plus haut. « Et, sérieusement, il est loin de me porter la poisse. » Il avait même pris un abonnement pour la sauver à chaque fois qu’elle avait un problème mais, elle allait éviter de dire ça à Jay. « Écoute Jay, je ne sais pas trop ce que je dois te répondre. C’est toi qui dis que j’ai la mauvaise habitude de m’enfoncer dans des affaires qui tournent mal, pour une fois que je laisse tomber un truc parce que ça me dépasse complètement… J’ai l’impression que ça ne te convient pas non plus. » Elle leva les bras avant de les laisser retomber en signe d’impuissance. « La tournure des évènements n’est plus de mon ressort, je laisse ça aux personnes dont c’est le boulot. C’est tout. » Et comme, elle n’avait aucune envie de se prendre la tête le jour de son anniversaire, elle continua rapidement. « Et pour l’UNISON, je voulais juste savoir si tu connaissais bien leurs méthodes parce que tu avais des ennuis. Je ne t’ai accusé de rien. J’ai, euh… Il y a pas mal de choses qui sont assez floues sur les discussions qu’on a pu avoir à l’hôpital donc, je t’avouerai que le fait que tu aies croisé Andrea m’a un peu échappé. »

Et oui elle voulait savoir s’il avait des soucis avec l’UNISON parce que si c’était le cas, ça lui donnerait l’impression de bosser contre lui et elle n’en avait aucune envie. Chose qu’elle ne pouvait pas réellement lui dire. De toute façon, avoir des contacts à l’UNISON était une bonne chose selon elle, ça lui donnait un peu plus d’appuis pour aider ses frangins si, un jour, ils devaient avoir de sérieux ennuis. Ce qu’elle n’espérait pas. Le bruit de la sonnette se faisant entendre, Charlie laissa tomber temporairement la discussion. La trentenaire ouvrit la porte sans trop de crainte, pensant qu’elle allait se retrouver devant le livreur de pizzas mais, au lieu de ça, c’est Scott qu’elle trouva face à elle. Devant son air de surprise, l’homme afficha un sourire.

« Tu ne pensais pas que j’allais manquer ton anniversaire quand même ? » Ben, pour le coup, elle aurait préféré.
« C’est gentil mais… » Elle devait parler dans le vide parce qu’il entra. Dans un soupir à peine audible. « Fais comme chez toi. » Ce qui était ironique.
« C’est quoi toutes ces sécurités sur ta porte, elles n’étaient pas là la dernière fois ? Remarque, c’est mieux, surtout après l’histoire avec l’autre. » Scott s’était tourné rapidement vers elle, ne voyant toujours pas que quelqu’un était là. « Laisse-moi deviner, c’est Neutron-Grey qui s’en est occupé. » Suffisait d’entendre comment il prononçait ce nom pour comprendre qu’il ne pouvait pas l’encadrer. Sur ça, il s’entendrait avec Jay.
« Scott ? » D’un mouvement de tête elle désigna son cadet derrière le nouvel arrivant. « Je ne suis pas toute seule. »
« Ah… »

On sentait toute la déception du monde dans ces trois points de suspension, comme s’il venait de comprendre qu’il n’était pas le numéro un dans la vie de Charlie. Du coup il se retourna, sa bouteille de vin à la main pour tomber sur Jay. Dans un premier temps il fut assez surpris par la dégaine du type se trouvant dans le salon de Charlie, imaginant probablement qu’elle devait recevoir des clients chez elle. Puis, dans un deuxième temps, il percuta.

« Jay, c’est ça ? Le plus jeune frère de Charlie ? » Il parcourut la distance qui le séparait du cadet qu’il avait vu qu’en photo mais dont il avait trop entendu parler à son goût. « Enchanté, je suis Scott. » Enchanté, il ne l’était pas puisque, pour lui, les frères de Charlie avaient été à l’origine de leur rupture. « Celui qui était présent ces dernières années. » Et apparemment, il se sentait obligé de le signifier.
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Message posté : Mar 4 Mar 2014 - 21:03 Message
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Mouais, un intérêt au quartier ? Jay avait toujours du mal à croire à l'excuse du « il est gay », combien de types faisaient croire ça juste pour devenir le confident d'une gonzesse et la chopper dès qu'ils en avaient l'occasion ? Bon, pas beaucoup certainement, mais disons que lorsque ça concernait sa frangine, la logique du texan devenait encore plus nébuleuse qu'à l'accoutumée. Il était persuadé que ce Chase portait la poisser à Charlie et qu'il voulait plus qu'être son ami et personne ne le persuaderait du contraire ! Même s'il voyait ce type et son petit copain, il persisterait à considérer que c'était une couverture pour approcher Charlie. Bref, il se contenta de hausser les épaules, se moquant pas mal du fait que ses questions mettaient la lumière sur son manque de cohérence. Il est vrai qu’il avait l'air de se plaindre de la situation dans laquelle l'avocate s'était mise alors qu'elle risquait bien moins gros en refilant les dossiers qu'elle avait en sa possession. Sauf qu'il connaissait assez sa frangine pour savoir que c'était certainement le signe qu'elle avait dû faire quelque chose de pire ! Avec elle, ce n'était pas à moitié, c'était tout ou rien et vu qu'elle avait commencé l'enquête, il y avait fort à parier que ça se poursuive un bon moment. Il laissa donc filer les explications de sa sœur en les gardant dans un coin de son esprit alors qu'elle s'expliquait sur ses questions à propos de l'UNISON. Des problèmes avec eux ? Pas directement ! Mais le Cartel était dans leur ligne de mire et vu que lui en faisait partie – même si c'était davantage du Circus que du reste – il y était forcément mêlé. Sauf que Charlie n'apprendrait jamais rien là-dessus et qu'il décida de ne pas relancer sur ce sujet pour éviter de trop tourner autour d'un point gênant.

L'arrivée de quelqu'un à la porte d'entrée coupa court à la discussion et Jay en profita pour promener son attention sur les environs alors que sa sœur allait ouvrir. Ce n'est que lorsqu'il entendit une discussion plus poussée que celle d'une cliente et de son livreur que le texan se retourna pour jeter un coup d’œil de ce côté et constater que c'était un type qui venait d'entrer dans l'appartement. Lorsqu'il entendit le prénom du nouvel arrivant, Jay fit le lien avec l'ex de sa frangine et aussitôt, il décida qu'il n'aimerait pas ce mec-là. Même s'il n'était pas au courant de tout ce qu'ils avaient pu traverser, le simple fait qu'il ait été le petit ami de Charlie lui octroyait un malus de 8000 points dans l'estime du trentenaire. Comme l'attention se porta alors sur lui, le fameux Scott sembla le situer, ce qui étonna franchement Jay. Ce dernier ne fut pas pour autant plus décidé à faire preuve de sympathie à l'égard de ce mec qui lui parla comme s'il se considérait comme la personne la plus importante dans la vie de Charlie. Crétin. Non, ce n'était pas qu'il ne l'aimait pas, il devait tout simplement le détester ! Sans se départir de sa nonchalance, Jay garda sa main glissée dans sa poche, l'autre tenant la bouteille de bière à laquelle il n'avait pas encore touché.

« Ah ouais ? Bizarre, j'ai jamais entendu parler de toi. Enfin, sauf si c'est Chase ton deuxième prénom. »Vu qu'il avait l'air de ne pas l'aimer, autant en profiter. Pour le coup, Jay était prêt à jurer qu'il l'adorait ! « Ça fait quelques temps que je revoie Charlie et pourtant je t'ai jamais croisé, tes années doivent être vachement longues. » Mais pour qui il le prenait ce crétin à lui parler comme ça ? « C'est un peu bizarre de venir souhaiter l'anniversaire à son ex, ça doit pas être pratique pour trouver quelqu'un d'autre. » Autrement dit, c'était un paumé célibataire. Mais pas Charlie, elle, elle était trop bien pour le commun des mortels. « Faut pas rester coincé dans le passé si tu veux mon avis. » Il fallait comprendre qu'il n'avait plus sa place dans cette vie-là. Son regard glissa vers ce qu'il tenait à la main. « Je présume que c'était pas prévu que je sois là, bah désolé si j'ai cassé tes plans pour la soirée, mais ça fait un moment que Blondie revoit sa famille. T'étais pas au courant ? Pour quelqu'un de présent, ça craint un peu. »

Il se fichait pas mal du fait que ce crétin allait mal prendre ce qu'il venait de dire, Jay ne cherchait pas à être aimable avec lui. Le texan n'avait pas prévu de passer la soirée avec sa sœur, mais le fait que cet emmerdeur envahissant avait visiblement prévu de s'incruster, suffisait à le persuader de ne pas lâcher l'affaire si facilement. Le regard du trentenaire dévia du parasite pour se poser sur le minois de sa sœur. Si elle avait envie de se retrouver toute seule avec lui, il suffisait de le dire et il se tirerait d'ici. Après quelques secondes de silence, il s'adressa à la jeune femme.

« Tu vois, finalement t'es la seule à avoir oublié ton anniversaire. » Et il ne résista pas à l'envie de balance rune pique. « Enfin, sauf si c'est la saint Valentin en avance. C'est tellement commercial comme fête.... » Une manière de faire comprendre qu'il le voyait comme un type superficiel. « T'as encore beaucoup d'anciennes connaissances qui risquent de s'inviter, parce que ça risque de faire beaucoup de surprises pour un seul soir. »

Mais bizarrement, il avait du mal à imaginer que ce type allait lâcher l'affaire aussi facilement. À n'en pas douter, il risquait de lui avoir donné encore plus envie de traîner dans le coin en lui faisant comprendre que sa présence n'était pas désirée. Au moins ce crétin aura désormais une bonne raison de ne pas l'aimer et il saura que c'était réciproque !
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Message posté : Mer 5 Mar 2014 - 20:53 Message
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La porte avait offert une bonne diversion dans la discussion actuelle mais, le nouvel arrivant risquait de compliquer encore plus les choses. Il y avait quelques petites choses que Charlie ne voulait pas dans sa vie : manger du chou-fleur parce que c’était vraiment infâme, devenir comme tous ses riches qui se pensent au-dessus de tout et, voir Jay et Scott dans la même pièce. Le premier était un frangin qui, du temps où elle vivait encore avec sa famille, n’avait jamais vu un petit-ami du bon œil. Le deuxième était, justement, un ancien petit-ami qui, en plus, voyait dans les frères de Charlie la raison de leur rupture. Les deux ensembles c’était une situation aussi pourrie que de vouloir changer son ampoule pendant qu’on prend sa douche. L’avocate alla pour protester à la dernière réplique de Scott mais son cadet avait déjà repris la parole avant qu’elle ne se lance.

Un court instant, Charlie se serait cru dans un combat de coqs : qui des deux allaient avoir le dessus ? Ce qui aurait pu être marrant si le débat ne tournait pas autour de l’importance qu’ils pouvaient avoir dans la vie de Charlie parce que, bon, c’était un débat perdu d’avance pour Scott. Si elle avait déjà choisi son cadet alors qu’elle ne le voyait plus à cette époque, il n’y avait aucune chance pour qu’elle change d’avis maintenant qu’il était là. Question de logique. Scott de son côté avait perdu son sourire de façade parce que, maintenant, il détestait encore plus Jay. Déjà ce type lui apprenait que Charlie ne lui avait pas tout dit et, en plus, il sous-entendait qu’il n’avait pas tourné la page. Cherchant un argumentaire choc à balancer en retour, il laissa Jay poursuivre en direction de Charlie. Notons que cette dernière avait rapidement rejoint sa bouteille de bière.

« Non, personne d’autre ne devrait s’inviter. Et… » Elle prit une mine faussement vexée. « Je n’ai pas oublié mon anniversaire, j’ai seulement… Euh… » Une excuse, vite. Vite. « Oublié qu’on était le 13. »
« Tu oublies ton anniversaire tous les ans. » Hey, pas à deux contre elle ! Il tourna la tête vers Jay. « Et oui, je parle bien d’anniversaire et non pas de saint-valentin. Je suis même étonné que vous sachiez quel jour se passe cette fête. »
« Scott… »

Parce qu’aux yeux de Scott, le dernier des Lane n’avait absolument pas la tête à avoir quelqu’un dans sa vie. Mais ce type avait une faculté prodigieuse à ne pas écouter quand Charlie cherchait à lui faire comprendre qu’il poussait le bouchon un peu trop loin. Gardant son regard sur Jay, il continua.

« Mais maintenant que je suis là, vous devriez peut-être retourner chez vous. Pour surveiller le plus âgé de vos frères par exemple, faudrait pas qu’il se retrouve, une fois de plus, accusé d’un cambriolage. »
« Scott, à quoi tu joues là ? » Il pouvait regarder autant qu’il voulait, il n’y avait aucun sourire sur le visage de l’avocate. Elle avait même l’air plus que contrarié.
« Je pourrais te retourner la même question, ce type… » Il désigna vulgairement Jay d’un mouvement de main.
« Mon frère. » Parce que la désignation était loin de lui convenir mais il fit mine de ne pas entendre.
« Te laisse en plan pendant des années, il se repointe comme par magie et, toi tu fais comme si c’était normal. »

Elle leva sa main de libre dans un signe d’évidence. Bien sûr qu’elle faisait comme si de rien n’était, c’était son frère. Il pouvait même passer 20 ans sans lui adresser la parole que, le jour où il reviendrait, elle lui ouvrirait la porte sans se poser la moindre question. Scott en profita pour s’adresser à nouveau à Jay.

« Peut-être que si elle ne m’a pas dit qu’elle revoyait sa famille c’est qu’elle devait en avoir honte. » Il désigna le bouquet de fleurs présent, ce qui était assez inhabituel dans cet appartement pour qu’il associe cette présence à celle de Jay. « D’un autre côté, je la comprends. Qui offre des fleurs pour les défunts le jour d’un anniversaire ! »

Alors, non elle n’en avait pas parlé par honte mais parce qu’elle savait que le sujet était toujours difficile avec lui. Et puis, de toute façon, il ne s’était pas repointé depuis l’affaire Graham parce que Monsieur avait été vexé à cause de Chase. Et puis, elle s’en fichait pas mal des fleurs que Jay avait choisis, c’était l’intention qui comptait, le reste n’avait pas la moindre importance.

« Pendant qu’on y est, vous étiez où quand il a fallu aller l’aider parce qu’elle s’était faite enlevé. » Charlie soupira avec l’envie de tuer ce type sur le champ. « Parce que, moi, j’y étais et je n’ai pas souvenir de vous avoir croisé là-bas. »
« De mémoire, tu n’as pas dû voir grand-chose puisque tu t’es fait enfermer dans un placard. » Tellement il avait été inutile et un boulet pour Chase. « Alors arrête d’essayer de le faire culpabiliser. »!
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Message posté : Jeu 6 Mar 2014 - 14:06 Message
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C'était l'évidence même : Charlie avait un don pour trouver des crétins comme petit-copain. Rien qu'à voir la tronche de ce mec, Jay savait déjà qu'il ne pourrait jamais le blairer, mais il suffisait qu'il ouvre la bouche pour que cette sensation empire. Franchement, il croyait qu'il allait réussir à le vexer parce qu'il lui balançait qu'il avait une gueule de célibataire ? Si tant est que le texan puisse avoir un quelconque intérêt pour les histoires d'amour, ce qui n'était pas le cas, il se moquait pas mal de ce que les autres pensaient de lui, alors cette remarque glissa sur lui sans le toucher. Il aurait fallu être sacrément con pour ignorer que cette fête commerciale pointait le bout de son nez sachant que toutes les vitrines arboraient des décors pleins de petits cœurs qui donnaient la nausée. Mais allez faire comprendre quelque chose de logique à un mec incapable de voir plus loin que le bout de son nez – enfin c'était ainsi que Jay le voyait. Sa colère commença à monter lorsqu'il vit que cet abruti continuait de parler comme si Charlie n'existait pas. Là, toutes les hypothèses étaient autorisées : peut-être bien que ce mec la traitait comme de la merde lorsqu'ils étaient ensemble ? C'était certainement le genre de gars qui avait besoin d'imposer sa volonté aux autres pour se sentir supérieur et l'idée qu'il puisse jouer au mâle alpha avec sa frangine faisait sortir Jay de ses gongs. Mais il essaya de rester calme, pour Charlie. Parce qu'elle n'apprécierait certainement pas que leur première discussion chez elle se solde par une bagarre.

Et là les critiques sur la famille arrivèrent. Tout d'abord Seth – ce qui n'était pas faux – puis lui et leur éloignement. Mais pour qui il se prenait ce crétin ? Il ne connaissait rien à leur histoire, alors qu'il ne s'amuse pas à jouer les donneurs de leçons alors qu'il ne pigeait rien à rien. Une chose était certaine, ce mec avait un don pour provoquer l'irritation chez le texan et ce dernier commençait sérieusement à avoir envie de lui faire fermer sa grande gueule – et pas de manière pacifique évidemment. Ce n'est que lorsque Charlie parvint à couper la discussion en signalant à son ex qu'il était parfaitement inutile, que Jay se décida à répondre.

« Avant de vouloir donner des leçons, tu ferais mieux de réfléchir un peu. » Même s'il essayait de rester calmer, son agacement était certainement visible. « Ça m'étonne pas que Charlie t'ait dégagé, t'es tellement superficiel comme type ! On s'en fout pas mal des fleurs et on s'en tape de savoir combien ta bouteille a pu coûter ! » Il secoua la tête. « C'est secondaire ça et si tu la connaissais aussi bien que tu le prétends mon gars, tu saurais qu'elle s'en fout totalement. J'aurais aussi bien pu me pointer sans rien, elle s'en foutrait. Mais toi, t'es du genre à vouloir refiler des trucs qui valent super chers pour prouver que t'es un gars qu'a les moyens. Je vais t'apprendre un truc, c'est pas en foutant du fric à gogo dans un cadeau que tu apprécieras plus la personne. J'dirais même que c'est plutôt un moyen de montrer à quel point tu la connais pas. »

Il n'avait pas grandi avec eux. Il ne savait pas comment se déroulaient les anciens anniversaires de Charlie. Même si les frangins ne lui achetaient jamais de beau cadeau pour lui prouver combien ils l'aimaient, elle avait toujours le droit à une petite attention. Pas forcément un présent, mais par exemple passer l'après-midi au parc avec elle lorsqu'elle était gamine, une simple attention pour montrer qu'ils pensaient à elle, voilà tout. Un truc de pauvre certainement, mais un truc que ce crétin ne pigerait pas. Cependant, Jay n'en avait pas terminé.

« Et pour ton information, à l'époque où Blondie vivait avec nous, pas une seule fois elle a été mise en danger alors que, comme tu le soulignes si bien, notre frangin était accusé de cambriolage. J'crois plutôt que tu sais pas t'y prendre pour la protéger, sinon elle n'aurait jamais été enlevée. Alors ne l'ouvre pas trop, t'es pas franchement en mesure de jouer les donneurs de leçons alors que t'as plus l'air de la considérer comme un trophée. »

C'était exactement le sentiment qu'il avait : ce mec parlait comme si elle n'était pas là, il essayait de prouver à quel point il était plus apte que Jay à la protéger et ensuite il allait certainement l'amener dans un lieu public très fréquenté pour montrer que, oui, il connaissait la grande avocate Charlie Lane. Mieux, il avait été avec elle pendant un temps ! Bon, maintenant c'était sûr : Jay ne pourrait jamais blairer les copains que sa frangine avait décidé de prendre. Que ce soit lui ou l'autre crétin de Veidt, elle collectionnait les emmerdeurs et les abrutis. Son regard dévia vers Charlie avant d'en revenir au crétin en chef.

« Et si Blondie avait eu honte de sa famille mon gars, elle aurait troqué son nom de famille contre un autre depuis belle lurette. » Ce qui avait été sujet à discussion entre eux d'ailleurs. « Nan, si elle t'en a pas causé, c'est tout simplement parce que tu dois pas en valoir la peine. »

Et pour une fois, il avait l'air parfaitement sûr de ce qu'il avançait.
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La gratitude, ne pas voir le cadeau, mais d'abord celui qui l'offre ▬ Charlie

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