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[Mission Annihilation]Le Trident Noir, une menace à prendre au sérieux [Abban - Erika]

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Message posté : Ven 14 Fév - 11:02 Message
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La nuit n'était pas encore terminée et l'aube n'avait pas encore commencé à montrer le bout de son nez que déjà, un téléphone résonnait dans un appartement. Paisiblement étendue sur un grand lit, ouvrant lentement les yeux, une femme blonde totalement nue se leva et s'approcha du petit appareil noir qui vibrait et sonnait comme pour l'alerter d'une urgence. Elle décrocha et écouta avec attention les informations qui lui étaient fournies par l'agent John Raners. Attentive, la jeune femme confirma son arrivée prochaine sur les lieux du crime et raccrocha sans plus attendre. Elle se dirigea vers sa salle de bain et se rafraîchit un peu, se souvenant encore de ses échanges avec la Déesse des Morts durant sa courte nuit, cette dernière insistant sur le fait de marquer des points auprès de Shadow et pour cela, une place plus importante au sein du FBI pourrait être une solution intéressante. La blondinette s'habilla sobrement, un chemisier blanc surmonté d'un blaser noir, accompagné d'un pantalon noir. Elle fixa l'étui de sa deuxième arme à la cheville et embarqua son 9mm et sa plaque du FBI avant de partir en voiture vers le lieu qui lui avait été indiqué par téléphone.

En une vingtaine de minutes, la jeune femme arriva sur les lieux, garant son 4x4 BMW noir devant le cordon de sécurité alors que le soleil commençait à se lever. Lorsqu'elle descendit, la scène eut une odeur de déjà vu et pour cause, cela faisait plusieurs semaines qu'elle enquêtait sur des affaires similaires. Le mode opératoire était toujours le même, une voiture se faisait prendre dans une embuscade par quatre véhicules et tous les occupants étaient retrouvés morts en dehors du véhicule, plusieurs d'entre eux montrant des lésions similaires comme si trois pointes avaient transpercés leur crâne. Evidemment, ce n'était pas un hasard pour elle de s'occuper de cette affaire car ces marques étaient similaires à celles retrouvées sur les corps de plusieurs agents de Shadow attaqués par le gang du Trident Noir lors de la réunion avortée avec le Cartel Rouge. La police locale étant déjà sur les lieux, elle allait devoir leur reprendre l'affaire mais bon, cela risquait d'être moins compliqué cette fois-ci, l'agent Raners étant déjà sur les lieux. Ce dernier discutait avec le responsable de la police qui semblait très coopératif et lorsqu'il aperçut sa collègue, il lui fit signe d'approcher et la présenta à l'homme bien portant et presque chauve qui se trouvait devant lui.

« Lieutenant Santos, voici l'agent Erika Sker, c'est elle qui dirigera l'enquête à partir de maintenant. »

« Enchanté Agent Sker. Mes hommes sont à votre disposition, n'hésitez pas à leur demander si vous avez besoin de quelque chose. »

« Merci, je n'y manquerai pas. Qui est la victime cette fois ? »

Le gros lieutenant regarda son calepin, cherchant l'information que la jeune femme venait de lui demander.

« Il s'agit de Vicenzo Loretti, il dirige une entreprise pharmaceutique. Les trois autres sont ses gardes du corps, Marco Lucia, Luigi Gimino et Libertino Pacomi. »

Si pour la police, Vicenzo Loretti n'était qu'un honorable homme d'affaire, le FBI en avait une toute autre vision car en réalité, cet homme était un lieutenant d'un mafieux sicilien affilié au Cartel Rouge. Il était clair que depuis le départ, le gang du Trident Noir semblait s'en prendre à des membres du Cartel et cela ne risquait pas de plaire très longtemps. Il s'agissait déjà de la quatrième victime de ce genre d'assassinat et cela ne risquait pas de s'arrêter de si tôt. Quoiqu'il en soit, Erika laissa les deux hommes et observa la scène de crime à la recherche d'un indice quelconque. Si elle pouvait mettre la main sur une information pouvant aider à localiser les membres du Trident Noir, cela serait très utile pour Shadow. Elle s'approcha du médecin légiste qui inspectait les corps et demanda son opinion sur la façon dont les victimes étaient mortes, se doutant toutefois que les perforations au niveau de leur crâne étaient en partie responsable de leur décès. L'homme blond d'une petite trentaine d'année, assez mal rasé, lui sourit comme s'il était heureux d'être là à une heure si matinale, et lui répondit avec une grande excitation dans la voix.

« Agent Sker, heureux de vous revoir. C'est exactement la même chose que lors de notre dernière rencontre voilà trois semaines. Les trois là-bas ont été tués très rapidement, ils n'ont presque pas eu le temps de réagir. Vous voyez les perforations à niveau de le bas du visage ? Elles remontent en fait vers le sommet du crâne, comme si on les avait embroché par la bouche. Les pointes doivent faire environ quinze centimètres de long, voire un peu plus si on considère que celui qui a fait ça n'a pas enfoncé toute la longueur. Il y a par contre un petit changement concernant Monsieur Loretti. Ce dernier a eu les oreilles et le nez sectionnés à l'aide d'une lame extrêmement tranchante. Cela a été fait sans la moindre hésitation. A priori, même si je dois encore autopsier les corps, il semblerait qu'il a été le dernier à mourir et que les agresseurs se soient amusés avec lui avant d'en finir. Il y a plusieurs lacérations au niveau des cuisses et de l'arrière des genoux et contrairement aux autres, les trois perforations se situent au niveau du torse. Il a eu les paumons perforés et est mort asphyxié en quelques minutes. Il est clair que c'était lui la cible. »

Cela ressemblait aux autres cas, sauf que l'acharnement contre Loretti ne semblait pas normal. Il y avait certainement un renseignement qu'ils désiraient avoir et peut-être que Loretti a été forcé de parler sous la torture. Pour en être sûr, il n'y avait qu'une solution et il fallait donc qu'Erika trouve un moyen de savoir ce qu'il s'était passé avec précision. En pleine nuit comme ça, les témoins n'étaient pas nombreux et en dehors d'un clochard marchant à l'alcool et la coke, il n'y avait pas grande chose d'autre. En plus, selon les informations qu'elle avait reçue, sa déposition n'avait aucun sens. Elle tourna plusieurs fois autour d'elle, observant les bâtiments à proximité et s'intéressant à deux d'entre eux, une banque avec un distributeur de billets et un night-shop possédant un système de surveillance. Il n'y avait plus qu'à voir si elle pouvait en tirer quelque chose. Doucement mais sûrement, les corps étaient embarqués dans les ambulances et la voiture des victimes allait être remorquée jusqu'au garage de la police. L'agent Raners avait déjà quitté les lieux, laissant Erika s'occuper de tout. Elle demanda donc à un policier d'aller lui récupérer la vidéo du distributeur de billets et de son côté, elle se dirigea vers le night-shop.
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Message posté : Ven 14 Fév - 17:21 Message
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Abban regarda son petit ami avec un sourire entendu et murmura :

— Et là, tu vois, doucement, pas trop vite, faudrait pas que ça gicle avant qu’on soit bien chaud. Voilà. Tout dans le poignet. Voilà.

La sauce tomate, c’était tout de même un art très délicat. Alors que le jeune homme dosait soigneusement les épices, la Machmontre à son poignet vibra légèrement. Abban jeta un coup d’œil à l’appareil et soupira. Depuis qu’il était devenu membre à part entière du Cartel, les propositions ne cessaient d’affluer et comme il était soucieux d’entretenir son image de marque, il essayait de n’en refuser aucune. Résultat des courses : le jeune homme était un peu débordé.

— Faut qu’j’aille au QG, bébé, j’suis désolé. On r’prendra l’cours plus tard, mais tu t’débrouilles d’jà comme un chef.

Un baiser déposé sur la joue de Jake et le jeune homme avait disparu, pour se matérialiser dans la salle de réunion, où l’attendait déjà un visage familier. Il ne l’avait jamais rencontré en personne jusque là, mais il l’avait vu une ou deux fois, dans l’entourage de Cesar, ces mois derniers : Don Passolini, le financier du crime. Passolini avait hérité de son propre père une importante organisation criminelle qu’il avait su transformer, au fil des années, en une nuée d’entreprises, certaines légales, certaines parfaitement clandestines. Mafieux de seconde génération, il avait étudié le commerce, la comptabilité et la finance dans les meilleures universités des États-Unis et il avait transformé les traditions siciliennes en un fleuron de la corporate America.

À soixante ans, Passolini continuait à gérer son affaire avec beaucoup de vigilance. Et ces derniers temps, quelque chose le préoccupait. Passolini fixa Abban et, avec un accent italien entièrement recomposé après toute une jeunesse passée aux États-Unis, il débuta sans guère de préambule :

— Je n’aime pas les Irlandais. Les Irlandais sont trop pleins d’idéaux pour mener correctement leurs affaires et ceux qui n’ont pas d’idéaux mentent. Mais Atia dit que tu es un homme de confiance. Enfin, un homme…[/color]

Passolini détailla son interlocuteur de la tête aux pieds.

— Bah la vache, v’z’avez l’sens d’la diplomatie, y a pas à dire.

Passolini esquissa un léger sourire avant de pousser une enveloppe le long de la table qui occupait l’essentiel de l’entrepôt.

[i]— Quelqu’un tue mes hommes. Je ne suis pas d’humeur diplomate quand quelqu’un tue mes hommes.


Abban récupéra l’enveloppe, l’ouvrit et en tira un badge. Après avoir examiné le nom de l’organisation qui y était gravé, il ne put s’empêcher de sourire à son tour et de souligner :

— Hé ben on peut dire que v’z’avez l’sens de l’ironie.

***

Quelques heures plus tard

— Agent Raners ?
— Euh… Oui.

L’agent du FBI détailla le tout jeune homme en costume-cravate, impeccablement coiffé et pas très grand qui lui faisait face, presque sorti de nulle part. Abban sortit son badge.

— Agent Mac an Toisich, Interpol.

À côté de l’agent du FBI, le lieutenant de police haussa un sourcil perplexe.

— Sérieusement ?
— Un problème, lieutenant ?
— Non. Pas du tout. C’est, hm… C’est…

Comment formuler ça avec tact et délicatesse ?

— C’est votre première affectation.
— Nullement.

Les trois hommes s’observèrent un instant. Pour le lieutenant et l’agent du FBI, il était un peu difficile de prendre au sérieux le mannequin androgyne qui venait de débarquer sur leur scène de crime. Au bout d’un moment, l’agent Raners reprit la parole.

— Et qu’est-ce que, euh, qu’est-ce qu’on peut faire pour vous, agent Mac Anne…
— Mac an Toisich. Je reprends l’affaire.

Plus c’était gros, mieux ça passait, non ?

— Certainement pas.

Non.

— Le bureau du procureur m’a donné juridiction. Le mode opératoire est clairement celui d’un tueur à gages irlandais que nous traquons depuis plus d’un an.
— Et ce n’est pas au bureau du procureur de décider des…
— La politique américaine ne m’intéresse guère, agent Raners. Où sont les corps ?
— Par là.
— Hé là, une seconde : personne ne va nulle part avant que je ne tire ça au clair avec ma hiérarchie.

Abban poussa ostensiblement un soupir, tandis que l’agent Raners s’écartait. Quelques minutes plus tard, il revenait, un peu contrarié d’avoir reçu l’ordre de ménager, pour des raisons politiques, les sensibilités des forces de l’ordre étrangères en général et d’Interpol, si prompte à relayer les mandats d’arrêt internationaux, en particulier.

— Bien. Vous pouvez assister à l’enquête aux côtés de l’agent Sker. Mais c’est l’agent Sker qui décide et qui procède à l’arrestation. L’Irlande pourrait toujours demander une extradition une fois que la justice américaine en aura…
— Parfait.

Et sans attendre la suite de la phrase, le supposé agent Mac an Toisich franchit la distance qui le séparait de la femme qui menait l’enquête, laissant le lieutenant et l’agent Raners un peu décontenancés. Timidement, le chef des policiers interrogea :

— Ça, hm, ça arrive souvent ?
— Avec Interpol ? Ils se croient tout permis…

Sur ces bonnes paroles l’agent Raners tourna les talons pour regagner sa voiture et tenter de débrouiller l’écheveau diplomatico-judiciaro-criminel dans lequel il venait encore de se fourrer. Abban, pour sa part, après s’être brièvement enquis de l’agent Sker auprès d’un technicien de la police scientifique et avoir jeté un rapide coup d’œil aux cadavres, avait pris la direction du night shop. De loin, il n’avait eu aucune difficulté à remarquer la silhouette de sa coéquipière du jour. Parvenant à sa hauteur, il lui montra son badge et répéta :

— Agent Mac an Toisich, Interpol. Il semblerait que vous soyez sur la piste d’un de nos tueurs. Un ancien de l’IRA reconverti en mercenaire.

Ce qui était loin d’être un cas exceptionnel : les fatigués de la révolution perdue d’avance cherchaient souvent à valoriser leurs compétences très particulières sur le marché international. Cette fois-ci, Abban ne cherchait plus à court-circuiter les objections à force d’audace : Passolini lui avait promis de soutenir son identité fictive grâce à ses ressources. L’Irlandais avait souhaité renvoyé Raners à ses dossiers, mais s’il voulait tirer la substantifique moelle de l’enquête des fédéraux, mieux valait ménager celle à qui il se joignait. Ce fut donc sur un ton beaucoup plus conciliant qu’il continua :

— Votre collègue, là-bas, n’avait pas l’air ravi que je vienne mettre mon nez dans vos histoires, mais nous travaillons dans la même direction. Autant essayer d’en tirer profit.
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Message posté : Sam 15 Fév - 15:00 Message
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L'enquête s'annonçait déjà compliquée vu que comme lors des cas précédents, aucun témoin n'avait assisté à la scène. Les membres du Trident Noir devaient très certainement avoir une liste de personne à éliminer et si c'était le cas, il y avait de grandes chances pour que quelqu'un les renseigne de l'intérieur, que cela soit du FBI ou du Cartel Rouge. Après tout, il pouvait très bien s'agir d'une prise de pouvoir au sein même de l'organisation de Don Passolini, chose fréquente dans ce milieu. En attendant, ce gang gênait Shadow et l'organisation de l'Ombre se devait de faire le ménage afin de ne pas éveiller de soupçons, ou même attirer l'attention sur elle. L'officier de la Pénombre avait été très clair sur le sujet et les informations sur leur ennemi était l'une des priorités des agents. Tout en se dirigeant vers le night-shop, l'attention de la jeune femme fut attirée du côté de l'agent Raners, ce dernier semblant discuter avec un jeune homme en costume. Elle ne l'avait jamais vu, mais il était clair que vu la tête de son collègue et du lieutenant Santos, cela n'annonçait rien de bon pour la suite de l'enquête.

Malgré son intention de faire comme si de rien n'était et de continuer sa route sans prêter attention à l'intrus, Erika fut forcée de faire avec lui lorsqu'il se présenta à sa hauteur et se présenta. Interloquée par son jeune âge en apparence et son nom imprononçable, elle écouta avec attention ce que l'homme lui dit sur le suspect, se demandant un instant s'il parlait bien de l'enquête en cours. A aucun moment, dans les informations lui étant parvenues par Shadow, il y était mention que le Trident Noir travaillait avec un ancien membre de l'IRA. Evidemment, l'agent du FBI ne put remettre en doute cette information sans dévoiler le fait qu'elle avait différentes sources en plus des officielles. Elle fit donc mine de croire cette donnée, même si en elle-même, elle pensait que la présence de cet homme n'était qu'une perte de temps. Depuis le temps qu'elle travaillait au FBI, elle savait très bien les jeux politiques qui se déroulaient en amont et Interpol étaient des spécialistes dans le domaine vu que sans eux, un criminel sortant du territoire devenait extrêmement dur à attraper. Le revers de cette médaille était que eux aussi devait ménager les agents des pays où ils enquêtaient, risquant de se faire expulser comme des malpropres s'ils allaient trop loin. Le ton conciliant de l'Agent Mac an Toisich faisait sans doute partie de cette approche diplomatique. Enfin bon, Erika ne se formalisa pas de sa présence, même si elle la jugeait inutile. Elle se présenta donc à son tour en lui serrant la main et lui expliqua brièvement les cas qu'ils avaient aujourd'hui, occultant volontairement les précédents assassinats.

« Enchantée Agent Mac ... Toy ... Enfin bon, enchantée. Cela ne ressemble pas vraiment à un ancien membre de l'IRA de torturer ses cibles. Mais bon, on va essayer de mettre la main sur les coupables. Je suppose que vous avez déjà été briefé sur l'affaire. La cible semble être Vicenzo Loretti, je suppose que vous le connaissez. Il a été torturé sur place donc je pense qu'il est probable que les hommes que nous cherchons soient restés sur place plusieurs minutes, ce qui pourrait jouer en notre faveur. Si nous devons collaborer, il serait intéressant que vous me fassiez part de ce que vous savez au sujet de votre homme. A-t-il une méthodologie ou un signe qui pourrait nous aider à identifier ses crimes ou même juste l'identifier lui ? Je suppose que vous êtes venu avec un dossier sur lui ? »

Tout en reprenant sa route en direction du night-shop, Erika posa plusieurs questions de routine sans trop dévoiler d'indices sur son enquête, ne voulant pas d'un parasite inutile avec elle. Les trois perforations comme un trident sur les corps n'avaient pas été divulguées à la presse et donc, si son homme correspondait au profil, ce même mode opératoire devrait lui être familier normalement. Si ce n'était pas le cas, il y avait fort à parier que son suspect et le celui de la blonde du FBI n'étaient pas les mêmes. Arrivé au petit magasin de quartier, le commerçant s'affaira pour accueillir les deux agents, Erika montrant sa plaque et demandant à voir la cassette de la caméra de surveillance de cette nuit. Le commerçant pakistanais ne manqua pas de s'exécuter au plus vite et lui remit la bande sans délai, lui assurant sans qu'elle le demande, qu'il n'avait rien vu. Cette attitude ne manqua pas de faire tiquer la jeune femme qui prit tout de même son nom et son adresse, invoquant les besoins de l'enquête et en vue de la restitution de la cassette ultérieurement. Tout cela se fit avec un grand sourire amical sur le visage de la représentante des forces de l'ordre, rassurant quelque peu l'homme visiblement très anxieux. A son attitude, il y avait fort à parier qu'il était au courant de quelque chose et si cela se trouvait, son commerce était même racketté par le gang du Trident Noir.

Ne voulant pas qu'Interpol interfère avec son enquête, aussi bien au FBI que pour Shadow, elle décida de jouer l'innocente ne remarquant rien, préférant garder cet homme pour plus tard, si aucune autre piste ne se révélait exploitable. Elle invita donc l'agent d'Interpol au nom imprononçable pour elle, à la suivre jusqu'au bureau du FBI, afin qu'ils puissent visionner la bande du distributeur de billets et celui du night-shop. Avec un peu de chance, l'une de ses deux vidéos recèlerait un indice leur permettant de remonter jusqu'aux auteurs de cet assassinat. Le policier chargé de récupérer la bande de la banque la rejoignit devant sa voiture et la lui remit sans attendre. En possession des deux bandes, elle restait maîtresse du jeu face à cette agence internationale qui avait le don de fourrer son nez partout. Afin de le montrer clairement à l'agent Mac an Toisich, elle monta dans son 4x4 et baissa la vitre, lui lançant une petite phrase pouvant paraître innocente, sauf lorsqu'il s'agit de guerre d'autorité entre agences.

« On se retrouve au bureau du FBI, ne vous perdez pas en route. »

Ne sachant même pas s'il avait un moyen de locomotion pour s'y rendre et malgré la place abondante dans son véhicule, Erika le laissa sur place, partant sans même lui proposer de l'y conduire. Un petit sourire satisfait s'afficha sur le visage de la blonde alors qu'elle laissait le jeune homme sur place, savourant cette petite mesquinerie faite à son collègue temporaire. Il ne lui fallut qu'une vingtaine de minutes pour rejoindre son bureau et une fois à l'étage, elle commença à classer quelques rapports restés sur son bureau, afin d'avoir tout l'espace nécessaire pour travailler. Une fois l'agent d'Interpol arrivé, les gardes de l'entrée n'ayant certainement pas manqué de vérifier plusieurs fois son identité avant de le laisser pénétrer le bâtiment, juste car il s'agit d'une autre agence, elle lui proposa de visionner la bande du distributeur, pendant qu'elle, de son côté, s'occuperait de celle du night-shop. Si aucun d'entre eux ne trouvait quelque chose, ils échangeraient afin d'avoir une autre vision des choses et peut-être déceler quelque chose qui aurait échappé à l'autre. Ne manquant pas de prudence en copiant au préalable les bandes deux fois et en les mettant sur support numérique, l'agent Sker s'installa dans une pièce où se trouvant les appareils de visionnage et donna la bande de la banque à l'agent d'Interpol.

« Voilà pour vous. Essayons de trouver quelque chose d'intéressant. »

Erika s'installa devant l'écran et lança la bande. La qualité était assez médiocre, comme on pouvait s'y attendre dans une petit commerce comme celui-là mais bon, les images étaient exploitables.

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Message posté : Sam 15 Fév - 15:00 Message
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Message posté : Sam 15 Fév - 17:16 Message
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— Ça ne ressemble pas à l’IRA de torturer ses cibles ?

Répéta Abban avec incrédulité. Parfois, il s’interrogeait sur les programmes scolaires des Américains. Sans (trop) pêcher par irlando-centrisme, il lui semblait que les pratiques plus que musclées de l’Armée Révolutionnaire étaient bien connues. En tout cas, les Britanniques, eux, ne se privaient pas d’en souligner aussi régulièrement que possible la violence, afin que personne ne pût voir les Indépendantistes armés comme des idéalistes pleins de bonnes intentions que le gouvernement de la Couronne opprimait injustement. Le jeune homme secoua la tête et commenta :

— Ne venez pas à Dublin, alors, vous seriez déçue.

Le peu de goût de sa coéquipière de circonstance pour une éventuelle coopération ne le surprenait guère et Abban n’était lui-même pas certain, de toute façon, de s’éterniser indéfiniment aux côtés des forces de l’ordre traditionnelles. Il souhaitait simplement prendre le pouls de l’enquête officielle et déterminer ce qu’il pouvait en tirer, pourquoi pas semer au passage un peu de confusion dans les rangs des Fédéraux. Plus tard, il ferait sans doute sécession pour voler de ses propres ailes et brûler toutes les étapes judiciaires que son statut purement criminel ne lui imposait pas. Hors de question qu’il attendît, le moment venu, que les agents du FBI obtinssent les mandats d’arrêt nécessaires à telle ou telle perquisition.

Il hocha la tête lorsque la femme l’interrogea sur les dossiers.

— Oui. Je vous montrerai son descriptif et la liste de ses contacts, à votre bureau, quand nous aurons récupéré les bandes. Parce que je suppose que c’est la vidéosurveillance qui vous intéresse ici ?

Il désigna le night shop. C’était pour lui une manière de souligner qu’il ne livrerait pas ses informations sans une contrepartie. Sker pouvait bien jouer à cache-cache avec lui, Abban n’entendait pas s’en laisser conter. Les deux agents pénétrèrent dans la boutique et l’interrogatoire du témoin éventuel tourna court. Sans faire de commentaire, l’Irlandais se contenta de suivre à la trace l’agent du FBI, jusqu’à se retrouver planté par elle, non loin de la scène de crime. On pouvait difficilement témoigner plus explicitement de son peu de goût pour la coopération.

À côté de lui, un agent de police chargé de poser les scellés commenta d’un air narquois :

— Ça a l’air de bien se passer.

L’Irlandais haussa les épaules.

— Pas moi qui fais la tête de mule. Pas moi qui perdrai mon travail en faisant cavalier seul.

Remarque pleine de bon sens qui coupa à l’agent l’envie de plaisanter et lui fit naître celle de se faire oublier. Pendant ce temps, Abban tournait les talons et marchait — quelle activité désolante pour un téléporteur — marchait encore, jusqu’à la berline noire louée pour l’occasion, qui collait assurément mieux à son personnage du jour qu’à la super-voiture intelligente qu’il conduisait ordinairement. Mais la super-voiture était toujours à l’autre bout du fil et, une fois installé au volant, après avoir pressé un bouton de sa montre, le Passeur lança :

— Macha ?
— Passeur.
— Agent Sker, FBI, bureau de Star City, je suppose. Commence par chercher dans les dossiers d’enquête des meurtres précédents.

Pendant que depuis Nalebo Hall, la demeure et le bunker des Mac Aoidh, Macha la super-voiture se lançait dans un piratage particulièrement discret et efficace des bases de données fédérales, Abban prenait la route dans son véhicule plus traditionnel. Sur le siège passager, le dossier composé de toutes pièces, avec les meilleurs faussaires du Cartel, accréditait autant qu’il en fallait la thèse du mercenaire irlandais, à partir des éléments des meurtres précédents, avec toutes les spécificités médico-légales comprises — du bel ouvrage, fait pour assurer à Interpol un droit de regard sur l’ensemble de l’affaire.

La berline du faux agent se gara sur le parking des visiteurs et, une fois dûment muni du pass nécessaire, Abban pénétra dans les étages supérieurs de l’immeuble fédéral, bien conscient de toute l’ironie de la situation. Il n’eut aucune difficulté à s’y orienter : son esprit était fixé sur sa coéquipière et la localisait dans l’écheveau des couloirs, des bureaux, des étages et des ascenseurs. Il ne lui fallut pas longtemps pour rentrer dans le bureau, attraper la vidéosurveillance de la banque et s’installer devant un écran.

Le distributeur de billets n’offrait pas une grande perspective sur la rue. À peine pouvait-on voir un morceau de trottoir et un bout de la route. Mais Abban connaissait trop bien les voitures pour ne pas être capable d’identifier celle des Italiens. Elle passa rapidement sur l’écran, suivie de près par une autre voiture, un 4x4 à en juger par l’écartement des roues et la hauteur du châssis. Et c’était tout pendant plusieurs minutes : si les tueurs étaient venus en voiture, ils avaient été dans le 4x4. Abban repassa image par image les quelques secondes où le véhicule suspect apparaissait à l’écran.

— Là, il y a la plaque. Enfin un bout de plaque.

Abban tourna la mollette du clavier de contrôle pour agrandir l’image. Sans la confier aux techniciens pour un retraitement, il n’y avait pas grand-chose à en tirer, sauf les trois derniers numéros de la plaque :

— 83G.

Le jeune homme fouilla dans sa poche, sortit son téléphone, entra l’adresse du crime dans le moteur de recherche pour faire apparaître la carte routière du quartier.

— Avant de venir, j’ai fait un tour du voisinage. Ici, ici et ici. Et encore là.

Il avait pointé du doigt plusieurs intersections sur la carte, non loin de l’endroit où les Italiens avaient été tués.

— Il y a des caméras de surveillance du trafic, sur les feux tricolores. À moins que le 4x4 soit venu par l’ouest, il devrait apparaitre sur ces vidéos-là. On aura les plaques complètes et peut-être un aperçu du chauffeur.

Plutôt que le fruit d’un repérage, sa connaissance intime des différentes caméras de circulation de Star City naissait bien plutôt de son expertise criminelle, mais peu importait. Abban releva les yeux vers sa coéquipière.

— Je suppose que vous avez autorité sur votre service local de gestion de la circulation ?
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Message posté : Mar 18 Fév - 17:40 Message
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Il était clair que la collaboration entre les agences allait être tendue et pour cause, personne n’aime qu’on fourre son nez dans ses affaires. D’autant plus Erika qui voyait dans cette enquête, un moyen de se renseigner sur le Trident Noir et peut-être permettre à une section d’assaut de Shadow de les éliminer une bonne fois pour toute. Enfin bon, il fallait maintenant composer avec Interpol et si ce jeune agent pouvait lui être utile d’une façon ou d’une autre, il trouverait bien sa place à un moment ou à un autre. Après tout, même si le premier contact était toujours compliqué, si chacun y mettait un peu du sien, les choses finiraient sans doute par être tolérable, voire même amicale qui sait. Evidemment, la blonde ne manqua pas de recevoir la petite réflexion et le sourire en coin de l’agent Raners, ce dernier visiblement bien content que l’irlandais ne soit pas coller à ses chaussures. Il restait maintenant plus qu’à l’attendre et à voir comment il aurait pris la petite plaisanterie de l’avoir laissé sur place comme elle l’avait fait.

Muet comme une tombe lorsqu’il arriva, l’agent Mac an Toisich n’avait vraisemblablement pas trop apprécié de se faire planter là par la jeune femme mais bon, il s’installa tout de même devant l’écran et débuta son travail consciencieusement. De son côté, Erika ne trouva rien d’exploitable permettant de voir la rue et donc, de trouver un indice pour remonter au véhicule ou aux agresseurs. Cependant, on pouvait voir sur la cassette vidéo que le commerçant s’était approché de la vitrine à un moment, preuve suffisante pour supposer qu’il avait vu la scène, et bien plus en détails que ce qu’il avait affirmé. Il y avait donc des chances qu’un nouvel interrogatoire doive avoir lieu où elle serait bien moins conciliante avec ce pakistanais d’une trentaine d’années. Elle visionna plusieurs fois la bande, tentant de voir un reflet ou une image miroir quelque part mais malheureusement, rien n’était exploitable. Fort heureusement pour l’enquête, l’agent d’Interpol eut plus de chance avec la vidéo du distributeur, celle-ci recélant un indice des plus intéressants qui ne manqua pas d’interpeller son collègue du jour.

Se positionnant derrière lui, elle regarda les images qu’il fit défiler et constata tout comme lui les quelques chiffres de la plaque visible. Bien que d’apparence jeune, l’homme savait ce qu’il faisait et Erika fut même surprise de voir qu’il connaissait les emplacements des caméras de surveillance routière. On pouvait dire qu’il avait bien appris ses leçons avant de venir. Son idée était excellente et bien qu’une rivalité existe entre le FBI et Interpol, il n’y avait pas de raison que la blondinette ne réagisse pas positivement à cela, jouant son rôle de femme amicale et sympathique à la perfection. Posant sa main sur son épaule et esquissant un sourire, elle ne manqua d’ailleurs pas de le féliciter pour sa trouvaille, écorchant son nom au passage.

« Bien joué agent Mac in Toshi ! Je lance une recherche dans la base de données pour un 4x4 noir et la fin de plaque que nous avons. On va les retrouver rapidement. Il nous faut juste les images des caméras que vous avez indiqué et pour ça, on peut se connecter en direct d’ici. »

L’agent Sker téléphona immédiatement pour lancer la recherche sur le 4x4 et le morceau de plaque, espérant peut-être déjà trouver quelque chose ou une piste de ce côté. Elle s’installa ensuite devant l’un des ordinateurs et accéda aux enregistrements des caméras routières. Elle pointa les quatre caméras indiquées par son collaborateur et l’écran se divisa en quatre petits carrés où les images défilèrent. Elle remonta à l’heure du crime et fit défiler les images plus lentement. Il ne fallut pas longtemps pour voir apparaître les trois voitures noires à l’écran de la première caméra. Les voitures étant trop proches les unes des autres, sans parler de l’angle de la caméra qui était inadapté, les images furent inexploitables. Fort heureusement pour eux, la caméra suivante permit de voir la plaque dans son intégralité, les voitures se séparant dans trois directions différentes.

« Voilà, on a le reste de la plaque YH83G. Avec ça, on peut remonter au propriétaire du véhicule. Malheureusement, elle continue dans une direction sans caméra proche et donc, on ne peut pas savoir où elle va. Mais la deuxième voiture va passer normalement devant la caméra suivante. »

Tout en communiquant le reste de la plaque pour lancer la recherche, elle fit défiler la bande de surveillance jusqu’à voir le 4x4 passé devant. Avec l’angle de la caméra, on ne pouvait pas voir le visage du chauffeur ou du passager mais par contre, un détail n’échappa pas à l’œil d’Erika. En effet, sur la main posée sur le volant, on pouvait distinguer une sorte de tatouage. Elle essaya d’obtenir une image la plus nette possible, tout en l’agrandissant pour mieux voir. Ils purent distinguer une sorte de gueule de requin ou quelque chose approchant. L'image n'était pas assez net que pour permettre de voir clairement le tatouage mais bon, l'idée principale était qu'il s'agissait d'une sorte de mâchoire d'animal. Tout comme le reste, l'agent du FBI lança la recherche dans la base de données pour ce tatouage à cet endroit précis. Chaque personne arrêtée subissait une photographie de ses tatouages, permettant ainsi de les reconnaître plus facilement en cas de récidive. Il en allait de même pour les détenus libérés de prison, les tatouages se faisant également dans cet endroit de pseudo-rédemption. Les piercings et les différents mutilations corporelles étaient également répertoriées, proposant une multitude de façons d'identifier un suspect avec une simple information. Il ne fallut pas attendre longtemps pour que les informations concernant le propriétaire de la voiture ne lui soient communiquées, la plaque aidant lourdement à facilité cette investigation. Elle prit note de chaque détail qu'on lui communiqua et une fois qu'elle eut raccroché, elle en fit part à son collègue d'Interpol.

« Selon le service des immatriculations, cette plaque correspond à une Ford rouge de 1998. Le propriétaire, Kenneth James, habite dans le quartier du Front de Mer, non loin de l'endroit où a eu lieu la fusillade. Il a signalé le vol de sa plaque depuis trois jours. »

Erika vérifia les données concernant le propriétaire de la plaque et ne manqua pas de sourire lorsque son dossier apparut. En effet, l'homme était connu des services de police et pas pour des amendes impayées. Kenneth James était sorti de prison voici trois mois, après avoir purgé une peine pour braquage à mains armées. Il n'avait jamais voulu dénoncer ses complices et a donc écopé de 15 ans. Peut-être que son silence lui avait fait garder des contacts précieux, du genre à avoir besoin d'une plaque d'immatriculation par exemple. La blonde communiqua tous les renseignements à l'agent Mac an Toisich, ne manquant pas de sourire à l'idée de cette piste intéressante. Il ne restait plus qu'à espérer que les recherches sur le tatouage mène à quelque chose et les choses se simplifieraient d'un coup. En attendant, il y avait deux choses à faire, soit aller voir Monsieur James, ou alors retourner parler au commerçant pakistanais qui avait certainement vu quelque chose, mais ne voulait pas le dire.

« Vu que vous êtes celui qui nous a permis d'avancer, je vous laisse décider chez qui on va maintenant. Je vous dois bien ça pour notre démarrage un peu froid de tout à l'heure. »
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Message posté : Mar 18 Fév - 17:40 Message
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Message posté : Mer 19 Fév - 9:02 Message
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L’Irlandais attendit en silence que sa collègue d’un jour mobilisât les vastes moyens des Fédéraux pour identifier conjointement et le conducteur de la voiture, et le propriétaire originel des plaques. En attendant, machinalement, il parcourait le reste des vidéos du regard, dans l’espoir vague qu’un autre événement significatif s’y produisît, un peu plus tard ou un peu plus tôt, dans les alentours de la scène de crime. Mais en dehors du bref ballet des voitures noirs, il n’y avait plus grand chose à tirer des enregistrements et il dut se reposer sur les informations de l’agent Sker.

Le casier de James ne parlait assurément pas en sa faveur. Peut-être, par pure coïncidence, s’était-il fait dérober deux plaques. Peut-être l’avait-on précisément choisi lui, sûrs qu’il paraîtrait suspect de prime abord, afin de lancer l’enquête éventuelle dans une mauvaise direction. Ce n’était pas après tout, pour un groupe bien organisé, les moyens qui manquaient d’accéder aux listes de condamnés récemment libérés et de trouver le bouc-émissaire parfait pour une opération de ce genre. Encore fallait-il en avoir le cœur net et le Passeur n’était de toute façon pas absolument certain de ne pas compliquer inutilement une affaire peut-être simple.

Il hocha la tête et décréta :

— Allons voir Mr. James. Peut-être qu’il reconnaitra le fameux tatouage. Et peut-être qu’il n’est pas si pressé que ça de retourner en prison. Même les fidélités de longue date ont leurs limites, je suppose.

Les deux agents se levèrent donc pour prendre le chemin des garages. Dans l’ascenseur, l’Irlandais précisa à tout hasard :

— Cette fois-ci, je monte avec vous. Nul doute que vous connaissez la ville mieux que moi ; je ne voudrais pas m’égarer.

C’était peu probable : transporter des objets délicats dans tout Star City au nez et à la barbe des autorités était sa spécialité première et nul n’était plus au fait des tours et détours de la ville que lui-même. Quand même Erika eût tenté de le semer, ses pouvoirs eussent amplement pourvu à son repérage. Mais Abban jouait le rôle — et il voulait surtout s’assurer que la collaboration deviendrait de plus en plus étroite. Quoi de mieux pour apprivoiser une collègue rétive que de passer autant de temps que possible à ses côtés ?

Abban grimpa bientôt à la place passager de la voiture et les deux agents s’élancèrent dans la ville.

— Donc, notre suspect…

Il n’avait pas oublié l’histoire qu’il avait servie quelques minutes plus tôt à sa coéquipière et qui justifiait en théorie sa présence aux États-Unis.

— Notre homme s’appelle Dylan Mac Tyre. Ancien de l’armée irlandaise, intégré à l’IRA à vingt-deux ans, d’abord au bas de l’organisation, puis dans les missions plus musclées. On le soupçonne d’avoir participé de près ou de loin à l’enlèvement et l’assassinat de plusieurs officiers du MI5. Puis quand les événements d’Irlande ont commencé à se tasser, il a commencé de son côté à vendre ses services. D’abord dans le mercenariat pour ainsi dire traditionnel, dans les zones habituelles, en Afrique, puis il a noué des liens avec des organisations terroristes. On estime qu’il a véritablement commencé à se spécialiser dans les assassinats il y a cinq ou six ans.

Les yeux fixés sur le paysage qui défilait, de l’autre côté de la route, Abban avait l’air d’exposer les éléments d’une enquête de longue date, avec assez de lassitude pour que sa coéquipière pût supposer que la traque avait été jusque là longue et infructueuse.

— Méthodes variables, pas de régularité entre les cibles. Pas un assassin de première classe non plus, disons dans le milieu en termes de prix, si je puis dire. Ce qui se passe ici, ça pourrait être lui. On a des informations qui nous disent qu’il est passé au Canada puis descendu aux États-Unis aux alentours du premier meurtre et il a été repéré au moins une fois dans la région. Mais des meurtres aussi rapprochés, et trois d’un coup cette fois-ci, je ne suis pas certain que ce soit absolument dans ses cordes. Ou alors pas tout seul.

Abban haussa les épaules, avant de jeter un regard à son interlocutrice.

— Comme vous pouvez l’imaginer, le MI5 nous met la pression, pour qu’on le retrouve, celui-là. Ils ont perdu beaucoup de gens par l’IRA et les souvenirs sont encore rudes. L’Irlande…

Le jeune homme secoua la tête. Cette fois-ci, il n’avait pas vraiment besoin d’inventer.

— C’est particulier, comme ambiance. Très particulier. La paix et la guerre en même temps, toujours.

Et sur ces mots, la voiture des deux agents se rangea devant la maison de James. Petite, sur deux étages, mais extrêmement étroite, elle n’avait pas fière allure : un jardin en friche précédait une façade délavée dont le plâtre tombait par endroits ; les volets dépareillés, eux, avaient été raccommodés manifestement au petit bonheur la chance. Il était probable que l’ancien détenu n’eût pu trouver mieux, en sortant de prison, que ce logement presque insalubre. Abban sortit de voiture et désigna la porte d’un geste de la main à Erika : c’était elle, après tout, la représentation des forces de l’ordre nationale.
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Message posté : Ven 21 Fév - 16:54 Message
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La décision fut rapidement prise et c'est en direction de la demeure de Kenneth James qu'ils allaient se rendre désormais, espérant grappiller des infos intéressantes de cet homme au passé plutôt trouble. A chaque fois qu'Erika tombait sur une affaire du genre, où elle se concentrait sur un suspect à cause de son passif, elle ne pouvait s'empêcher de rire intérieurement. En effet, en comparaison à son passé, ces criminels ressemblaient à des anges bien souvent. Il faut dire qu'en 1400 ans, la jeune femme en avait semé des cadavres sur son chemin et provoquer quelques massacres des plus sanglants de l'histoire de l'humanité. Imaginer que maintenant, elle jouait l'agent fédéral modèle et à l'historique impressionnant quant à la résolution d'enquête, il y avait de quoi s'esclaffer un bon coup devant l'ironie de la chose. Quoiqu'il en soit, après avoir fréquenté de nombreux milieux différents, ce caméléon immortel avait acquis une expérience considérable pour cerner les gens qui ont des choses à se reprocher ou qui sont mal à l'aise. Dans le cas de Mr. James, il y avait fort à parier qu'il était mêlé de près ou de loin au gang du Trident Noir.

Les deux agents partirent en direction du parking et tout en regardant les chiffres défiler, la blonde sourit en entendant l'homme d'Interpol préciser que cette fois, il viendrait avec elle. Il est sûr qu'elle lui avait joué un vilain tour mais bon, c'était de bonne guerre entre les différentes agences. La jeune femme s'installa au volant de son 4x4 noir, son passager faisant de même et tout en démarrant, il commença à parler du suspect qu'il recherchait. Dylan Mac Tyre était clairement un nom qui ne lui disait pas grand chose mais bon, à l'époque où Erika avait quitté l'Angleterre, celle-ci était en guerre contre la France donc bon, ce n'est pas comme si le conflit avec l'IRA l'avait intéressé outre mesure. Malgré tout, elle écouta attentivement les paroles de son collègue, se demandant finalement si ce Mac Tyre n'aurait pas vendu ses services au Trident Noir. Après tout, ce gang était sorti de nulle part et possédait des moyens qu'ils ne devraient pas avoir normalement. Peut-être que finalement, ce simple gang travaillait pour une organisation manoeuvrant tout cela en secret et finançait donc des individus comme Mac Tyre pour aider les branches démunies et sous-entraînées à accomplir les missions qui leur étaient assignées.

Il semblait évident que le jeune homme devait traquer son suspect depuis un certain temps vu sa lassitude mais bon, son jeune âge en apparence, supposait également que cela ne devait pas faire de nombreuses années non plus. A l'entendre, elle supposa donc que son collègue n'était pas du genre patient, que du contraire. Mac an Toisich exprima également le désir du MI5 de retrouver cet homme, tout en évoquant la situation depuis longtemps conflictuelle entre l'Irlande et la Grande-Bretagne. Il est clair que beaucoup de personnes avaient trouvé la mort dans ce conflit mais bon, ce n'était pas avec ce genre d'histoire larmoyante qu'il allait apitoyer son interlocutrice et pour cause, elle garda l'oeil sec dirigé sur la route, manquant une occasion de jouer son rôle de femme compatissante par le fait de la distraction de la conduite. Ce n'était pas à elle qu'il fallait évoquer l'atmosphère de la guerre, vu que de son point de vue, elle est en guerre permanente contre la Terre entière. En 1400 ans, elle a connu plus de guerres qui quiconque et surtout, elle y a souvent jouer un rôle qui provoquait souvent la perte de davantage de vies innocentes. Tout en se garant, la jeune femme se rendit compte qu'elle n'avait pas réagi aux paroles tristes de son collègue et afin de rectifier le tir, elle prit son air le plus sérieux et compatissant avant de lui dire quelques mots dont elle ne pensait rien.

« Cela doit être difficile à vivre, je comprend. Il faut toutefois rester optimiste car les choses évoluent et peut-être qu'un jour, tout cela ne sera que du passé et une paix solide reviendra. »

Terminant pour un petit sourire de soutien moral, elle sortit de la voiture, précédent son collègue qui sortit de l'autre côté. La maison était dans un piteux état et il semblait difficile à croire que quelqu'un vive ici et même, qu'un voleur ose s'aventurer dans la jungle qui servait de jardin pour voler les plaques. Vu la hauteur des herbes, des rats géants pourraient sans difficulté se cacher là-dedans. L'agent d'Interpol désigna la porte de la maison, comme s'il voulait qu'Erika s'avance seule dans ce lieu tombant en ruines et clairement pas entretenu. La main sur l'étui de son arme, la blondinette s'avança dans cette jungle de mauvaises herbes, s'approchant de la porte en douceur. Elle se plaça sur le côté, évitant soigneusement de se trouver devant la porte au cas où l'homme se montrerait résistant, et frappa à trois reprises avant de s'identifier clairement comme il est coutume de le faire dans ce genre de situation.

« Monsieur Kenneth James !? FBI ! Ouvrez s'il-vous-plaît ! Nous devons vous parler de vos plaques. »

Après cette annonce, le silence se fit entendre de longues secondes, avant que du bruit ne trahisse la présence de quelqu'un dans la maison. S'apercevant sans doute de la maladresse, une voix se fit entendre en précisant qu'il arrivait. Il y a fort à parier que sans cela, l'homme aurait fait le mort pour que les deux agents passent leur chemin mais bon, il se devait maintenant de venir leur ouvrir, ce qu'il fit presque une minute plus tard. Mal rasé, puant la bière et habillé d'un simple singlet et d'un pantalon de jogging, Kenneth James ouvrit la porte, le regard légèrement fuyant et observant la rue comme pour être sûr que personne n'observait cette rencontre. Assez stressé en apparence, l'homme demanda aux deux agents de rentrer, prétextant une hospitalité familiale héritée de sa mère. La maison était aussi crade à l'intérieur qu'à l'extérieur, des canettes jonchant le sol, ainsi que des restes de pizza et de plats à emporter chinois. Il installa ses invités sur le canapé, ce dernier semblant avoir vécu une ou plusieurs guerres vu l'état du tissu. Malgré tout, Erika s'assit calmement, et commença son interrogatoire.

« Monsieur James, vous avez signalé le vol de vos plaques de voiture il y a trois semaines. Je peux vous annoncer que nous les avons retrouvé. »

A cette nouvelle, l'homme devint pâle, comme si un lourd secret semblait l'oppresser. Ce changement ne passa pas inaperçu aux yeux de l'agent Sker et immédiatement, elle s'engouffra dans la brèche, haussant légèrement le ton.

« Je pense que nous savons tous ici que ce vol n'est pas un hasard, n'est-ce pas Monsieur James ! Si vous ne voulez pas tomber pour complicité de meurtre, vous avez intérêt à parler maintenant. Dites-nous qui vous a pris vos plaques ! »

La panique pouvait se lire sur le visage de l'ancien détenu et immédiatement, comme pour contrer le sentiment de faiblesse qu'il avait, il se leva et se plaça derrière le fauteuil, comme si ce dernier allait le protéger des deux agents. Reprenant un peu de consistance, Kenneth essaya de se défendre et de repousser les accusations de la blonde, alternant entre un regard sur les seins de la jeune femme, et un sur l'homme très jeune qui l'accompagnait.

« Non ! Mais non ! On ... on me les a volé, je vous ai dit !!! Je sais rien moi ! Rien du tout !!!! Je suis un gars honnête maintenant, j'ai purgé ma peine et je fais tout pour me tenir éloigner des problèmes !!!! »

« C'est n'est pas une réussite on dirait ... »

A peine eut-elle fini sa phrase, que son téléphone sonna. La jeune femme se leva et s'éloigna un peu du salon, laissant l'agent d'Interpol seul avec leur suspect. Erika prit note de ce qu'on lui disait et c'était assez intéressant car visiblement, une ancienne connaissance de Monsieur James était le détenteur du fameux tatouage vu sur l'enregistrement. La conversation dura quelques minutes et ensuite, la blondinette revint vers le salon, coupant la parole à tout le monde pour lancer une autre bombe dans la pièce.

« Le conducteur de l'un des véhicules est une connaissance à vous je crois, Logan Hans. Je suppose que ce nom vous est familier vu le temps que vous avez passé ensemble en prison. Il serait temps de tout nous dire Monsieur James. »


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Message posté : Ven 21 Fév - 16:54 Message
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Message posté : Ven 21 Fév - 21:30 Message
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À vrai dire, Abban ne s’était pas formalisé du manque de compassion dont avait pu faire preuve, dans un premier temps, sa coéquipière. Habitué à fréquenter des criminels endurcis peu enclins à verser une larme sur les malheurs du vaste monde et peu soucieux, de toute façon, de développer une relation humaine profonde et enrichissante avec celle qui conduisait la voiture, l’adolescent n’avait pas songé une seule seconde que le comportement de la jeune femme pût être étrange et quand elle l’encouragea, un peu plus tard, avant de descendre de voiture, à garder espoir pour l’avenir de son pays, il se retrouva un peu désemparé.

Heureusement, il n’avait pas à répondre et bientôt, ils se retrouvèrent dans le salon aussi accueillant qu’une décharge publique de leur suspect numéro 1. Abban avait poliment décliné l’invitation à s’asseoir sur l’éponge géante imbibée d’alcool et de crasse qui servait apparemment de canapé : d’accord, il n’était portait pas un costume-cravate tous les jours, mais les vêtements, c’était sacré, et il n’allait certainement pas les tâcher avec Dieu seul savait quelle sécrétion humaine ou presque en s’asseyant là. Debout, les mains croisées dans le dos, il suivit d’abord la conversation entre Erika et Kenneth, jusqu’à ce que la première s’interrompît pour répondre au téléphone.

Abban s’était placé un peu à l’écart et James lui avait jeté de fréquents regards. Il l’avait pris spontanément pour un jeune agent du FBI en formation. Leurs yeux se croisèrent. Abban précisa :

— Agent Mac an Toisich, Interpol.
— Interpol ?

Avec un art du poker à la mesure de son goût pour la décoration intérieure, Kenneth James avait ouvert des yeux ronds. Le FBI, c’était déjà une sacrée mauvaise nouvelle, mais si en plus il avait Interpol sur le dos, ses activités criminelles venaient de lui valoir une promotion dont il se fût volontiers. Jamais il n’avait eu affaire à autre chose que la SCPD et les policiers locaux avaient déjà eu raison de ses talents de petit voyou, en l’envoyant en prison. Les Fédéraux et la police internationale, c’était un autre monde, et il se demandait dans quoi ses sympathiques d’ex-taulard avaient bien pu le fourrer.

— Oui. Nous avons pour vous un vif intérêt. Nous sommes prêts à scruter tous les éléments de votre vie. Dans les moindres détails. Et croyez moi, quand la police du monde entier s’intéresse à vous, il n’y a pas de secret à garder.

La pression avait monté ainsi monté quand Erika revint ; les affirmations de la jeune femme achevèrent de faire craquer Kenneth. Il avait certes tenu quinze ans en prison, mais sa constance n’avait pas pour autant développer en lui un furieux désir de retourner derrière les barreaux et entre la sympathie qu’il avait pour Logan et la perspective de passer le reste de ses jours entourés de barbus musclés néo-nazis, le choix était somme toute vite fait.

— Écoutez… Moi, j’ai rien fait, j’savais pas pour les meurtres, j’pensais qu’il voulait juste, vous savez, maquiller une voiture volée, avec de nouvelles plaques, c’genre de chose. Logan, c’est un chauffeur, pour les bagnoles, j’pensais pas au reste, j’ai jamais cru qu’les Fédéraux… Interpol…
— Au fait.
— Ou-oui. Il m’a acheté les plaques, cinq cents dollars, il a dit qu’il en avait besoin pour ça, pour une voiture récupérée sur le port, dans les containers, vous savez. Et j’en sais pas plus, moi, j’vous jure qu’j’en sais pas plus.
— Et il est venu frapper à votre porte avec cette belle proposition ?
— Non… J’l’ai r’croisé dans un bar à billards, dans l’Quartier des Théâtres, y a une dizaine de jours. On a parlé du bon vieux temps et d’fil en aiguille, il m’a fait sa proposition, là-bas.
— Et ce bar, il a un nom ?
— Le Purity. C’est un bar plutôt… Enfin, vous voyez, plutôt…
— Non.
— C’t’un bar aryen. Tenu par les gangs de la prison. Pas mal d’anciens taulards vont là. ‘Fin, les Blancs, quoi.

Magnifique. S’il y avait bien une chose qui manquait aux expériences humaines variées de la journée, c’était de rencontrer toute une petite troupe de joyeux nazillons. Abban jeta un regard à Erika, pour lui laisser l’occasion, si elle le souhaitait, de poser encore quelques questions à leur ami commun, puis les deux agents quittèrent les lieux, non sans laisser entendre à Kenneth qu’ils reviendraient peut-être — histoire de dissuader l’homme de commettre un nouvel écart, par exemple en prévenant ses amis.

De retour dans la voiture, Abban poussa un soupir.

— Ça, c’était bien un aspect d’la culture américaine que j’étais pas pressé de découvrir. Enfin, chez nous, on a ce genre de choses aussi. Nationalistes. Indépendantistes forcenés. Catholiques intégristes. Mais c’est, je sais pas, différent. Vous avez déjà eu affaire à ce genre de groupes ? Les néo-nazis ? Vous savez à quoi il faut qu’on s’attende ? Là, comme ça, je les imagine pas particulièrement coopératifs.
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Message posté : Sam 22 Fév - 11:38 Message
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Il était évident que Kenneth James n'était pas un criminel d'envergure et organiser tout cela n'était certainement pas une chose dont il était capable. D'ailleurs, l'homme ne manqua pas de craquer très rapidement suite aux révélations sur son codétenu. Erika l'écouta avec attention, laissant l'agent d'Interpol préciser les quelques points nébuleux de ses aveux. Il était clair que Logan Hans devait être déjà bien plus impliqué dans toute cette affaire que le pauvre type qui se trouvait devant eux. A l'évocation des Aryens, la jeune femme resta de marbre, ne craignant certainement pas ce genre de milieu pour avoir été chez les nazis durant la seconde guerre mondiale. A côté des véritables aryens, les bandes actuelles n'étaient qu'un rassemblement de voyous et d'imbéciles qui cherchaient juste un prétexte pour taper sur quelqu'un. En plus, étant blonde aux yeux bleus, elle entrait parfaitement dans les critères appréciés par ce genre d'individus, contrairement à l'agent Mac an Toisich qui ferait un peu tache dans ce bar. Bien que son collègue avait terminé avec le suspect, la blonde posa encore quelques questions, tout en ne manquant pas de le mettre en garde.

« Lorsqu'il vous a approché, était-il seul où quelqu'un l'accompagnait ? »

« Je crois qu'il était seul, j'ai pas vraiment fait attention. Ah non attendez, lorsqu'il est sorti, je l'ai vu rejoindre un type d'une vingtaine d'année devant le bar. Il avait des cheveux noirs, c'est tout ce dont je me souviens. Je vous le jure ! »

« Très bien. On va mettre une patrouille en surveillance discrète de votre domicile et vos conversations seront écoutées. Si vous tentez de les prévenir d'une façon ou d'une autre, vous irez chauffé le sol d'une prison fédérale et cette fois-ci, vous y resterez le restant de vos jours, c'est bien compris ? »

« Oui ... oui ... »

Les deux agents sortirent de la maison miteuse, bien conscient que le prochain lieu à visiter serait le bar aryen dans le quartier des Théâtres. D'ailleurs, de retour dans la voiture, le jeune homme ne manqua pas d'y aller de son commentaire sur cette culture un peu néfaste de l'histoire de l'humanité. Il lui demanda si elle avait déjà eu affaire à eux et il fallait admettre qu'elle les connaissait d'ailleurs très bien mais bon, ce n'était pas la même époque. En tant qu'agent du FBI, elle n'avait pas vraiment rencontré ce genre de personnages haut en couleurs et qui croit, malgré sa stupidité et sa vie merdique, qu'il faut partie de la race supérieure. Bien qu'Erika avait été dans les hautes sphères nazis durant la grande guerre, elle n'avait jamais partagé leur conviction et ne voyant en eux, que des alliés potentiels pour Hel. Les expérimentations nazis avaient d'ailleurs été bien plus loin que ce que raconte l'histoire aujourd'hui mais bon, il valait mieux rester sur sa couverture et ne pas trop en dire sur le sujet. Allumant le moteur, elle détailla quelques expériences qu'elle avait eu en tant qu'agent du FBI.

« J'ai déjà eu affaire avec eux, mais pas chez eux. Il est plus facile d'en choper un et de l'interroger au poste, plutôt que lorsqu'ils sont en bande. C'est un peu comme des loups enragés et il faudra se montrer prudent, surtout vous. De mon côté, j'ai les traits de ce qu'ils considèrent comme la race supérieure, mais c'est pas vraiment votre cas. Après, je pense connaître un moyen de les faire parler sans que cela tourne trop mal. Après tout, il ne s'agit que de voyous prônant une culture détruite et stupide, rien de bien terrifiant. »

La jeune femme partit donc en direction du Purity, n'envisageant même pas de demander des renforts malgré le risque que cela tourne mal. Il ne leur fallut qu'une dizaine de minutes pour rejoindre le quartier où se trouvait le bar et elle se gara juste devant, observant par la vitre de celui-ci le nombre de personne à l'intérieur. A priori, cela devait aller étant donné l'heure matinal mais bon, quelques piliers de comptoirs semblaient déjà à l'oeuvre, ainsi que l'énorme barman recouvert de tatouages nazis en tout genre. Le crâne rasé et l'air menaçant, l'homme semblait sortir tout droit d'un stéréotype néo-nazi comme on peut le voir dans les films. Habillé d'un pantalon en treillis militaire et d'un singlet vert-brun, il laissait ostensiblement voir les deux croix gammées qui ornaient ses épaules, ainsi que les inscriptions antisémites et contre les noirs. Vu sa carrure, il était clair qu'on ne devait pas le faire chier très souvent, malgré son surpoids. A vu d'oeil, il devait faire un bon 2 mètres pour 140 kg, autant dire qu'il ne valait mieux pas l'avoir sur vous lors d'une bagarre.

« On va essayer de la jouer détendu et subtile car je ne pense pas que la force et l'intimidation marchent sur ce genre d'individus. Il vaut mieux que cela soit moi qui parle, vu que vous n'avez pas vraiment le type qu'ils affectionnent. »

L'agent Sker sortit du véhicule et avant de rentrer dans le bar, elle jeta un dernier coup d'oeil à l'intérieur. A première vue, il n'y avait que cinq personnes plus le barman à l'intérieur, ce qui ne devrait pas être trop problématique à gérer. Elle pénétra la première dans l'établissement et on pouvait dire que l'ambiance était très vite marquée. Entre les drapeaux nazis, la photo d'Hitler et les diverses propagandes néo-nazis, il n'aurait pas fait bon pour un juif ou un noir de pénétrer dans ce lieu. Immédiatement, les regards des six hommes se posèrent sur la blonde entrant dans le bar, comme si le temps s'arrêtait un instant. Détaillant son corps comme si elle n'était qu'un vulgaire morceau de viande, elle put même entendre plusieurs remarques que les quatre hommes jouant aux cartes échangèrent. Au moins, elle avait réussi son entrée mais bon, il fallait maintenant que les choses tournent en sa faveur pour obtenir les renseignements qu'elle désirait car sans cela, leur venue ici n'aurait été qu'une perte de temps. Elle s'approcha du bar et se mit à parler assez vulgairement et surtout, ne révélant rien de son identité, sachant que cela les braquerait automatiquement.

« Hé ! Je cherche ce bâtard de Logan !!!! Il a trompé ma soeur avec une nègre, ce fils de pute !!! Dis-moi où il est que je lui fasse sa fête à lui et sa négresse !!!! Un blanc avec une pute de nègre, il manquerait plus qu'ils engendrent une merde de plus pour peupler cette planète déjà submergée d'animaux !!! »

Le langage plus qu'imagé de la jeune femme surprit de prime abord le barman, mais bien vite, il approuva ses propos, tout comme quelques uns des hommes présents derrière eux, qui ne manquèrent pas d'insulter l'homme ayant trompé une blanche avec une noire. Malgré tout, une petite réticence pouvait se lire dans le regard du barman, ce dernier observant l'homme présent avec cette belle blonde qui lui avait tapé dans l'oeil. Ce langage trop vulgaire était étrange pour une femme habillée comme elle et surtout, accompagné d'un jeunot en costume. Doutant de plus en plus, il ne manqua pas de demander une clarification sur la présence du petit jeune aux cheveux noirs, avant de donner la moindre information.

« Et c'est qui ton ami là ? On dirait un gamin sortit du berceau, j'espère que c'est pas ton mec car tu mérites mieux que ça. Un gars comme moi pourrait prendre soin de toi ... »

La drague bien lourde, habitude des paysans sans éducation qui se croyaient irrésistible, Erika en connaissait un rayon. Déjà dans son village avant d'être sacrifiée, elle devait repousser ce genre d'avance bien lourde et ce n'est pas un débile 1400 ans plus tard qui parviendrait à réussir de cette façon. Gardant son visage énervé et intransigeant, elle lui répondit sans détour.

« Je l'ai engagé pour qu'il m'aide à faire souffrir ce bâtard de traître de Logan !!! Il va le faire payer comme il faut d'avoir trahi sa race, ce connard !!! »


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Message posté : Sam 22 Fév - 11:38 Message
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Le Hasard

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Message posté : Sam 22 Fév - 12:32 Message
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La voiture des deux agents se gara devant l’un des nombreux bars dans lesquels Abban ne serait jamais rentré de lui-même. Et pourtant, des établissements miteux à la clientèle douteuse, il en avait fréquentés des dizaines, depuis sa plus tendre enfance, sur les talons de son père, puis de son propre chef, pour les besoins de ses activités. Il lui avait fallu un moment avant d’attirer le haut du panier et, pendant de nombreuses années, les contacts des Mac Aoidh avaient trempé dans le milieu interlope des petites frappes toujours entre deux peines de prison, les idées aussi courtes que leurs muscles étaient développés. Mais les Nazis, étrangement, il avait toujours tenté d’éviter.

Laisser Erika gérer la situation, il n’y voyait aucune objection. Il n’était pas certain de savoir placer exactement le sang celtique dans la hiérarchie raciale simpliste qui guidait les discours et les actes de la population locale. Son accent le trahirait en moins d’une seconde — et c’était sans compter ses yeux bleus, ses cheveux d’un noir jais et son visage d’une troublante androgynie, qui annonçaient tous le brassage culturel plutôt que la pureté hypothétique et délétère que l’enseigne de l’établissement vantait sous une couche de poussière. Le jeune homme resta donc sagement près de l’entrée du bar, à l’intérieur, tandis que sa coéquipière s’avançait vers le barman.

Sans ses pouvoirs et son solide entraînement, Abban se fût indubitablement senti en danger. Les regards que l’on posait sur lui n’avaient rien d’amicaux. Mais le jeune homme savait non seulement qu’il était capable de fuir quand bon lui semblait et de les envoyer promener tout aussi loin, mais encore qu’il pouvait sortir son arme, viser et tirer, grâce à ses réflexes surhumains, avant que le moindre d’entre eux n’eût le temps de comprendre ce qui arrivait. Il était donc parfaitement serein et cette sérénité n’était pas sans se faire remarquer ; habitués à en imposer par leur air patibulaire et l’ambiance générale des lieux, les clients du Purity étaient pour le moins perplexes devant ce poids plume aux traits féminins qui avait l’air de ne pas se soucier d’eux.

Or, à Star City, les gens aux allures inoffensifs qui se promenaient tranquillement dans les lieux les plus dangereux étaient généralement ceux dont il fallait se méfier. Dans la ville des Supers, une pareille assurance suggérait des pouvoirs solides avec lesquels il valait mieux ne pas jouer. Aussi, lorsque l’agent Sker affirma qu’Abban avait été employé pour faire souffrir sa future victime, personne ne songea à pousser l’interrogatoire plus loin. Si elle le disait et que l’Irlandais restait impassible, c’était sans doute la vérité — et personne n’avait envie de tester sur soi-même les éventuelles capacités de ce garde du corps atypique.

Un peu contrarié tout de même, le barman poussa un soupir.

— Hmouais. Ben Logan, on l’a pas vu depuis quelques jours.

Conjointement, les joueurs de cartes secouèrent la tête.

— C’pas non plus un super régulier, tu sais, le Logan. Il vient surtout quand il a des affaires. Mais en ce moment, il bosse dans un garage pour bagnoles, dans le District Est. Chez Marc, ça s’appelle. À côté du magasin de sport.

Ces précieuses informations récoltées, les deux agents purent quitter l’établissement et se remettre en chasse. Abban savait fort bien où se trouvait le garage en question, comme à peu près n’importe quel bâtiment de Star City, mais pour donner le change, une fois sur le siège passager, il manipula quelques instants son téléphone et donna finalement l’adresse de leur nouvelle destination. Tandis que la voiture roulait, il rempocha son appareil et commenta :

— Vous êtes une sacrée comédienne.

Et il savait de quoi il parlait : la prestation de sa coéquipière avait été remarquable. Sinistre, mais remarquable.

— Bref. Logan, il a l’air bien implanté, quand même. On dirait que l’organisation derrière tout ça recrute des mercenaires à droite à gauche, des locaux et des professionnels venus d’ailleurs. Une bonne manière de se développer rapidement, je suppose, et puis une bonne manière de laisser les vrais chefs dans l’ombre.

Difficile, dans ces conditions, de ne pas penser au Trident Noir, qui venait depuis quelque temps regarder de trop près les affaires du Cartel et de ses alliés. Les Purple Hats étaient également des ennemis héréditaires, mais beaucoup plus sectaires et beaucoup plus groupés : le mode opératoire ne leur ressemblait guère. Qu’est-ce que les Fédéraux pouvaient bien savoir des jeux de pouvoir qui agitaient en ce moment le monde criminel ? Sur le ton de la conversation, Abban interrogea :

— Vous avez des groupes criminels, je suppose, ici. Comme à Dublin. Les Italiens, manifestement, à en juger par le nom des cibles. Les Russes, je suppose. Mais les précédentes victimes étaient de toute origine. Vous pensez que la ville est en pleine guerre des territoires ?

Plus il y réfléchissait, plus il lui semblait que le Trident Noir était le suspect le plus plausible dans cette affaire. Quelle autre organisation pour s’attaquer aux différents associés du Cartel sans craindre le retour de bâton ?
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Message posté : Ven 28 Fév - 16:31 Message
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Le magnifique jeu de composition avait finalement convaincu le néo-nazi de barman qui se tenait face à elle, son collègue ayant préféré une position plus en retrait à proximité de la sortie. En même temps, si cela tournait mal, Erika n’aurait eu aucune difficulté à s’occuper de gars comme cela, habituée depuis des siècles à tuer ce genre de brutes épaisses adorant des dieux ou des idéologies quelconques. Un simple contact avec sa peau lui aurait suffi à absorber toute son énergie, jusqu’à le tuer, et il en allait de même pour les autres. Après, pour ne pas éveiller les soupçons de l’agent d’Interpol, il y avait toujours la possibilité d’utiliser ses illusions et d’implanter dans son cerveau la vision et les sensations d’une armada de policiers prêts à le tuer, ce qui l’aurait rendu coopératif à coup sûr. Enfin bon, toutes ces hypothèses n’auront finalement servi à rien vu que l’homme se montra loquace et qu’il leur révéla où Logan Hans travaillait. Ce renseignement pris, Erika ne manqua pas de réaliser une prestation digne d’une très grande comédienne, jouant son rôle jusqu’au bout afin de n’éveiller aucun soupçon.

« Merci ! Je vais aller lui botter le cul à ce connard et à sa négresse de merde !!!! Il va comprendre qu’on ne se mélange pas avec ces gens-là !!!! »

Comme pour bien marquer leur approbation aux mots de la blonde pulpeuse, les quatre hommes assis occupés à jouer aux cartes lui lancèrent des encouragements, lui faisant comprendre de bien lui casser la gueule pour eux aussi. L’un d’entre eux alla même jusqu’à se proposer pour lui administrer quelques coups mais bon, la jeune femme ne fit qu’un signe en guise d’au revoir sans se retourner, ne lâchant son expression de colère qu’une fois dans la voiture. Ce rôle de composition, elle avait déjà dû en jouer lors de la seconde guerre mondiale et aujourd’hui, ce n’était que des imbéciles à duper. A l’époque, elle avait réussi à s’infiltrer parmi l’élite nazi, hommes de savoir et très intelligents, malgré leurs idées stupides de race supérieure. L’agent Mac an Toisich la félicita pour son jeu d’actrice et encore, il n’avait pas conscience du jeu d’actrice dont elle était capable, sa vie entière n’étant qu’un mensonge. Durant des siècles, elle était passée d’un pays à l’autre, se rapprochant des puissants et commettant des crimes pour de l’argent ou pour le plaisir de voir les autres souffrir. Aujourd’hui ne faisait pas exception à cette règle millénaire.

La jeune femme écouta avec attention l’analyse de l’irlandais et elle devait admettre que cette même conclusion lui était apparue. Logan Hans ne devait être qu’un maillon d’une chaîne bien plus vaste et organisée. Il n’y avait aucune raison qu’une petite frappe comme lui s’en prenne à des membres mafieux associés au Cartel Rouge ou à d’autres organisations criminels d’envergure. Ces actions laissaient planer le doute de l’implication du Trident Noir, surtout vu les perforations sur le corps des victimes qui laissaient supposer à l’utilisation de ce genre d’arme. Après, était-ce juste un gang luttant pour s’imposer en s’attaquant aux autres organisations, ou était-ce quelque chose de plus organisé qui avait un objectif global dissimulé derrière ces actions, la réponse méritait d’être découverte. Quoiqu’il en soit, elle se devait de ramener un maximum d’informations afin que Shadow puisse éliminer cette menace pesant sur eux. La publicité n’était jamais une bonne chose lorsqu’on voulait être discret. Alors qu’ils faisaient route vers le fameux garage, l’agent d’Interpol la questionna sur la criminalité à Star City, se demandant si une guerre des territoires ne débutait pas sous leurs yeux. Cette question méritait d’être posée et d’ailleurs, l’agent Sker ne manqua pas d’y répondre assez calmement, sachant parfaitement que tout cela ne relevait que de guerres de gamins.

« Il est clair qu’un nouveau groupe cherche à s’imposer mais d’habitude, lorsqu’il s’agit de ça, c’est nettement moins bien organisé et ils s’en prennent aux petites frappes et pas à des gros bonnets. Je suppose qu'en trouvant Monsieur Hans, nous aurons des réponses plus précises à nos questions. »

La jeune femme continua à conduire en direction du garage et il ne leur fallut pas bien longtemps pour arriver à destination. Elle se gara devant l'adresse donnée par son collègue et observa un peu les lieux, se demandant ce que pouvait bien cacher cet endroit. De la rue, rien ne transparaissait du garage du fameux Marc employant leur suspect, le grand hangar ayant toutes ses portes fermées, ne laissant rien voir de ce qui se trafiquait à l'intérieur. Les deux agents allaient devoir user de prudence car aller à l'aveugle pouvait faire capoter toute l'enquête. Si Logan Hans était ici, ils se devaient de l'attraper vivant pour l'interroger. Le risque que cela soit un repère pour le Trident Noir ne manqua pas de traverser l'esprit de la blonde mais bon, ce n'est pas comme si de son côté, elle mettait sa vie en jeu en se précipitant dans la gueule du loup. Son contrat avec Hel avait du bon en ce sens que quoiqu'il puisse lui arriver, jamais elle ne pourrait mourir. Bien sûr, elle préférait tout de même éviter des souffrances inutiles, se remémorant encore parfois la nuit, la sensation d'être brûlée vivante.

« Et bien il ne reste plus qu'à aller appréhender notre suspect. Afin de mettre toutes les chances de notre côté, vous allez entrer par l'arrière et moi par l'avant. En Amérique, le FBI en impose plus qu'Interpol, avec un peu de chance, cela se passera en douceur. Et n'oubliez pas, il nous le faut vivant de préférence. »

Ne manquant pas de ponctuer sa petite pique sur la différence de perception des deux agences par les criminels américains, Erika sortit de la voiture, vérifiant son arme afin d'être prête à toute éventualité. C'est donc l'arme au poing qu'elle s'approcha du garage, se postant à droite de la porte. Elle attendit quelques minutes que l'agent d'Interpol se mette en position à la porte de derrière et lorsqu'elle le supposa prêt, elle pénétra à l'intérieur du bâtiment. Discrète, elle observa d'abord un peu les lieux et cinq mécanos semblaient à l'oeuvre dans le garage, un homme se tenant dans le bureau pas très loin de la porte de derrière. A cette distance, elle ne put pas voir clairement les choses, mais il ressemblait à Logan. Son attention fut ensuite attirée sur le 4x4 noir sur lequel était occupé un des ouvriers. Visiblement, plusieurs impacts de balle ornaient la carrosserie, sans doute une réponse des gardes du corps de leurs cibles. Il était clair que ce garage allait leur offrir une possibilité d'en savoir plus sur ce qu'il se passait à Star City. Sortant de sa cachette, elle brandit son badge et révéla son identité afin de respecter les règles d'engagement éventuelles.

« FBI !!! Personne ne bouge et surtout pas de mouvement brusque ! »


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[Mission Annihilation]Le Trident Noir, une menace à prendre au sérieux [Abban - Erika]

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