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Lorsque le passé nous rattrape [Adriel]

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Message posté : Mar 4 Fév 2014 - 1:00 Message
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Septembre 2011. Ginger n’avait aucune idée où traîner. Ni même où aller en fait. Elle était sortie au cours de la nuit de chez elle pour aller se balader dans les rues de Star City pourtant encore peuplées malgré l’heure tardive. La chaleur de l’été se faisait encore sentir, malgré que le soleil se soit couché depuis un petit moment déjà. Vêtue de minishort et d’un chemisier rappelant la couleur de ses yeux, elle était perchée sur des escarpins noirs et tenait fermement dans sa main son tout nouveau sac à main Versace. Il fallait bien qu’elle se console dans un premier temps et l’idée de voler le sac qu’elle arborait à ce moment même fut la seule chose qui la tira de sa profonde léthargie. Cela faisait quelques temps qu’elle s’était installée à Star City. Ou enfin, un mois tout au plus. Elle y était arrivée, des idées plein de la tête, une nouvelle aventure s’ouvrant devant elle. Après tout, au bras de Juan Pablo, elle aurait fait n’importe toi. Elle aurait parcouru le Terre, remuer ciel et terre, faisant fit des vents et des marées. Mais alors qu’ils sortaient du Mexique vers un monde nouveau – elle avait bien évidemment abusé de ses quelques capacités – elle se voyait désormais seule. Abandonnée. Livrée à elle-même. Ayant une peur phobique de l’abandon, se trouvant misérable alors qu’elle traînait des pieds sur les trottoirs de la ville, la fière et forte Ginger semblait bien loin. Et pourtant, ce n’était pas faute que d’essayer de retrouver cette fierté qui avait fait d’elle une femme un brin difficile. Cette femme qui avait attiré le regard aiguisé de l’illusionniste qui faisait désormais office d’ex petit-copain. Elle essayait, fort même. Mais le poids de sa détresse la poussait à courber l’échine et à se recroqueviller sur elle-même, alors qu’elle tentait d’affronter la vie dans une solitude qui l’effrayait.

Elle ignorait cela faisait combien de temps est-ce qu’elle traînait des pieds, regardant autour d’elle sans grand enthousiasme. Si elle n’avait jamais réellement eu goût à la vie, désormais, elle trouvait la mort être un sort plus enviable que sa pathétique vie actuelle. Mais, bien qu’elle soit lâche, elle ne pouvait pas se décider qu’à laisser tomber aussi facilement. Elle ne voulait pas donner la satisfaction à Juan Pablo que d’avoir réussi à la briser, faire d’elle qu’une pitoyable jeune femme dont tout était désormais bien trop fade. Alors qu’elle frappait du pied un caillou, le regard vide et le visage morne, de larges cernes sous les yeux, quelque chose attira son attention. Relevant la tête, ses yeux bleus se posèrent sur une silhouette qu’elle était persuadée de connaître. Oui, elle le connaissait. Seul un mot réussit à franchit ses lèvres avant qu’elle se décide de se lancer dans sa direction. « Leonel. » Prononcer un tel nom lui faisait mal tant il lui rappelait une époque de sa vie où elle n’était pas à son meilleur. Quoique, elle ne pouvait pas spécialement dire qu’elle allait actuellement mieux, compte tenu des circonstances. Elle s’enfonçait dans la déprime, ayant perdu goût à ce qui la motivait autrefois. La seule chose qui lui restait, c’était le crime, les vols, ce qui lui permettait de garder la tête hors de l’eau et lui donnait de quoi s’occuper. Elle regarda autour d’elle avant de traverser la rue, tentant de garder l’équilibre sur ses talons vertigineux alors qu’elle adoptait un pas rapide. Elle ne pouvait pas le laisser filer. Même si elle aurait préféré l’oublier et effacer cette époque de sa mémoire, elle ne pouvait simplement pas le laisser partir. Non sans lui avoir dit sa façon de pensée, alors qu’elle était au bas de l’échelle. Pire, elle avait trouvé la force de creuser encore plus bas.

Alors qu’elle le rattrapait, se tenant derrière lui, elle effectua un geste qui éveillait plusieurs souvenirs en elle. Dans ses premières rencontres avec le blond, alors qu’elle avait environ douze ou treize ans, elle l’avait rejeté en bloc, comme si elle refusait que quiconque s’intéresse à elle. Il avait donc haussé les épaules, faisant mine alors de ne pas se soucier d’elle. Puis elle avait tendu la main, pour rattraper la manche de son veston, lui demandant d’une petite voix de rester, qu’elle était perdue en réalité. Autant physiquement de par le fait qu’elle s’était aventurée dans la ville qu’était Seattle que mentalement, secouée entre l’absence douloureuse d’une figure paternelle et l’alcoolisme chronique de sa mère. En tendant le bras, elle attrapa le bras de celui qu’elle croyait désespérément être Leonel. Elle l’arrêta dans sa marche, rejetant l’idée même qu’elle puisse se tromper ou encore même qu’il ne souhaitait pas la voir. Quoique, la seconde option pouvait paraître plutôt logique. Du jour au lendemain, il avait disparu, laissant une Ginger en peine et perdue derrière lui. Elle lui en avait terriblement voulu, pour cela. Encore aujourd’hui, elle sentait une pointe d’haine teinter de colère. Mais surtout, il y avait beaucoup de désespoir, que ce soir dans son regard fatigué et las ou encore dans son geste qui s’était fait lent, sa poigne un peu trop faible. Elle était fatiguée d’errer comme une âme en peine, lasse de souffrir et accablée par l’abandon. Ses doigts graciles tentèrent de s’agripper au bras de Leonel, une supplique silencieuse, l’intimant à s’arrêter et à rester. Parce que, au point où elle était, cette fatigue qui lui faisait courber l’échine et cette douleur qui lui déchirait le cœur, elle n’avait qu’un besoin et c’était celui d’hurler sa rage face à l’injustice de la vie.

« Pourquoi ? » fut tout ce que la belle eut la force de prononcer. Pourquoi. Ce mot si court qui voulait pourtant tant dire. Pourquoi était-il parti ? Pourquoi l’avait-il laissé seule ? Pourquoi est-ce qu’il avait fait comme tous ceux avant lui et tous ceux après lui, c’est-à-dire l’abandonner alors qu’elle n’avait eu besoin que d’une bouée à laquelle s’accrochée ? « Pourquoi t’es parti ? » Sa voix était faible, blanche, un peu lointaine. Elle essayait de comprendre. Mais tout ce qui lui traversait l’esprit inlassable depuis se jour, c’était qu’elle ne méritait pas d’être apprécier. Que s’ils partaient tous, c’était qu’elle n’était bonne que pour la casse, qu’un cas perdu dont personne n’avait envie de se soucier. Émotionnellement instable depuis presque toujours, elle avait cru trouver réconfort chez Juan Pablo, avec qui elle a été pendant un peu plus de trois ans. Mais lui aussi, il était parti, ne s’étant servi d’elle depuis le début pour quitter le Mexique, chose qui aurait normalement été impossible avec les charges à son nom et son dossier criminel plutôt fourni. « T’avais pas le droit de me faire ça en fait. » Elle tira un peu plus sur le bras, forçant l’homme dont elle connaissait que trop bien les traits à se tourner vers elle. Elle ancra ses deux prunelles azurées dans ce regard qu’elle avait trop souvent vu, lorsqu’elle avait eu besoin de réconfort ou simplement de compagnie dans son quotidien qui s’était avérer difficile. Il avait été sa figure paternelle pendant un certain temps, cette personne qui s’était montré pourtant tellement importante pour elle. Puis il était parti, sans même donner une quelconque indication. Sans un seul mot à son égard.

Sa lèvre était tremblotante, contrastant cependant avec son regard dur. Elle tentait de se donner l’apparence d’une femme forte et fière, nullement affectée par ce départ qui avait menacé de l’achever. Et maintenant, elle se retrouvait ici, sans attache, sans personne pour guidée la jeune femme en devenir qui était pourtant encore tellement enfant. Dépendante malgré elle, elle ne se voyait pas mener cette vie sans personne pour la soutenir, quand bien même repoussait-elle tous ceux qui cherchaient à la connaître. La brune s’était faite la promesse, un mois plus tôt, au départ de Juan Pablo, que plus jamais elle ne se laisserait avoir de la sorte. Que plus jamais elle ne s’intéresserait à quiconque. Que plus jamais elle ne s’attacherait. Cela lui éviterait bien des déceptions et elle se tiendrait éloigner de cette douleur qui en devenait presque insoutenable pour Ginger. Une phobie, une peur chronique de voir la solitude envahir son quotidien. Et pourtant, c’était désormais une réalité. Elle était seule. « T’es qu’un gros con, en fait. Peu importe les belles paroles, t’es comme les autres. Peut-être même pire je crois bien. » Elle avait prononcé ces paroles avec un certain détachement, bien qu’une certaine hargne se faisait clairement entendre. Elle lui en voulait, terriblement. Du plus profond de son être en réalité. Il avait été important, sûrement trop, puis il était perdu, la laissant seule dans ce monde qui, semblerait-il, ne désirait pas d’une demoiselle comme elle. Du haut de ses dix-neuf ans, elle en venait à se demander pourquoi est-ce qu’elle s’accrochait encore à la vie. Sans réellement le réaliser, elle avait encore sa main sur le bras de celui qu’elle croyait hors de tout doute être Leonel. « T’avais pas le droit de partir sans rien dire. Pas le droit de me laisser seule. J’avais be… » Elle coupa sa phrase. Jamais au grand jamais elle n’avouerait avoir eu besoin de lui. Jamais elle en viendrait à avouer à voix haute qu’elle avait besoin de quiconque. « Tu pouvais pas faire ça. » C’était ce qu’elle répétait, inlassablement. Au fond, elle ne s’en était jamais réellement remise, de cette rupture.
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Message posté : Mar 4 Fév 2014 - 2:24 Message
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2617
ϟ Nombre de Messages RP : 244
ϟ Crédits : MySelf
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 3
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (80.000T)
• Super-résistance (80.000T)
• Super-vitesse (6.600.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
• Chō Gakushū Nōryoku

Lorsque le Passé nous Rattrape.


Emily ? Non... Ça commençait par un A. Amélie alors ? Ou plutôt Amélia ? Ce n’était pas vraiment ce qui le préoccupait en l’instant, alors qu’il tentait de tenir le rythme cette langue dansant contre la sienne, mais Adriel aimait à connaitre le prénom de la demoiselle qu’il embrassait ! Tout autour, le bruit se faisait assourdissant alors que les jeunes gens d’horizons bien différents se déhanchaient comme se palpaient mutuellement au rythme du son House du moment. Plutôt que de reprendre sa respiration, alors que sa succube d’un soir s’attardaient aux boutons de sa chemise pour mordiller la peau drapée sur sa clavicule, le Golden Boy s’envoya une nouvelle lampée de sa bouteille de Jack Daniels. A en juger par le niveau critique de cette dernière, voilà un bon moment qu’il avait commencé à abuser des plaisirs alcoolisés. Les joies de l’Amérique étant ce qu’elles sont, la jeune femme ne formula aucune plainte quand il glissa une main sous sa jupe plus que courte pour lui rentre les douces sensations qu’elle savait lui procurer. Un gémissement plus tard, elle s’emparait de sa boucle de ceinture pour le tirer à elle et lui intimer de la suivre dans les commodités de la boite de nuit. Un sourire aux lèvres et déjà excité, Adriel se fit un devoir de terminer sa bouteille avant de s’y engouffrer pour quelques plaisirs intenses et immédiats, charnels et sans lendemain.

Quand il sortit de l’établissement moins d’une heure plus tard, délesté d’un peu de son fluide comme d’un numéro de téléphone bidon, l’éclairage nocturne lui apparut des plus blafard… Eméché mais clairement pas ivre, le Blond tenta de reboutonner tant bien que mal se chemise claire débraillée tout en ordonnant un brin les plis de son jean. De prime abord, il ne payait pas de mine et seul un regard attentif à la chevalière de son frère Leonel, coiffée d'une pierre précieuse couleur grenat enchâssée dans la gueule d’un lion fait de l'or le plus pur, pouvait indiquer la fortune de l’industriel pour le moins dépravé. Les plaques de Navy SEAL de Randall paraissaient tout juste à son col également. Son téléphone se mit à vibrer dans sa poche et il ne le sortit que pour constater l’invitation de son meilleur ami, Ryan, à une soirée de débauche en compagnie de la fine fleur des Heroes. Les soirées Football lui avaient tant manqué qu’il ne se fit pas prier pour prendre la direction de l’appartement indiqué d’un pas direct bien que quelque peu hésitant. Un coup d’œil aux magnifiques aiguilles de sa montre Omega lui indiqua qu’il n’était pas vraiment tard pour un oiseau de nuit comme lui, pour un jeune homme qui ne laissait filer sa vie que dans l’alcool et les fêtes plus violentes les unes que les autres. Sans autre but véritable, dans l’immédiat. Ainsi était rythmée la vie du Golden Boy depuis son retour d’Amérique du Sud, depuis ce long périple qui lui avait appris la véritable nature de son être comme l’illusion de l’existence de ses jumeaux. Un périple qui l’avait finalement ramené au bercail à la nouvelle de la mort de ses parents pour laisser les rênes de l’empire familial à son Grand-Père le temps qu’il se décide à dilapider la fortune familiale en alcool et filles faciles. En ce temps-là, Adriel ne jouait aucun rôle et se trouvait simplement être un con aux idées peu déterminées mais conscient de son potentiel, de cette capacité à donner naissance à un projet qui pourrait bien changer la face de son être comme celle de la planète. Un projet qu’il finirait par lancer en l’affublant du sobriquet de « Jaeger » ! Pour l’heure, il cherchait simplement à trouver une clope dans le bordel de ses poches mais sentit simplement un accroc à sa manche. Une gêne qui le fit se tourner pour poser les yeux sur une mirifique créature qui lui évoqua le passé. C’est qu’elle avait bien changé mais les souvenirs d’un trépassé se montraient formel à l’instant de l’identifier : Lucy !

" Doucement… ! " Chercha t’il à avancer devant la première question. Son visage trahissait un semblant de panique alors qu’il cherchait simplement à gagner du temps pour ordonner ses pensées, pour ne pas se laisser dépasser. Après tout, s’était la première fois qu’il se trouvait opposé à un important personnage du passé d’un de ses frères décédé. " Attends ! " Il ne savait pas vraiment réagir et l’ivresse ne l’aidait pas à clairement ordonner ses réactions comme ses pensées. Une partie de lui-même lui intimait de gifler la donzelle pour qu’elle cesse toute sa théâtralité alors que la voix de Leonel se faisait désolée, éplorée, désireuse de s’excuser auprès de celle qu’il avait bien malgré lui abandonné. " Il y a méprise… " Il le savait, il en était convaincu mais ne pouvait pas dévoile le pot aux roses comme cela. Dire qu’il n’était pas Leonel alors que la jeune femme n’avait pas une seule fois prononcé son nom s’était s’avancer dans de bien vaseuses explications qu’il aurait bien du mal à clairement établir dans son ébriété. Un début de mal de crâne aurait bien pu l’accabler si son cœur ne fit guère un bond devant l’apparente détresse de la jeune femme. Voir de nouveau sa petite Ginger –du moins celle de Leonel- surgir ainsi dans son existence était un crève-cœur tant il s’interdisait d’agir de la même façon que son double disparu. Et pourtant, bien des choses de ce dernier étaient en train de l’influencer. Bien des choses qui, plus tard, intimeraient à Adriel un semblant de travail sur lui pour ne plus subir ce genre de rencontre mais bien les dominer et s’en servir comme d’une arme envers ceux qui pourraient s’opposer à lui et avec qui il partageait un bout de passé. Il se sentit accablé par la suite des mots de la jeune femme et s’en mordit la lèvre de honte. La disparition de Leonel avait eu bien plus de conséquences qu’il ne l’avait supposé… Il se tut tout à fait jusqu’à ce que la belle n’en termine de son plaidoyer. Puis, il lui accorda l’un de ses faveurs, un geste semblable à celui qu’employait Leonel quand sa petite Lucy n’était guère allègre. Il enserra tendrement son menton entre son pouce et son index pour redresser doucement son visage et la forcer à regarder son faciès. Sur ses lèvres un sourire désolé et dans son regard bleu d’acier une sincère compassion.

" J’ignores qui tu es et j’en suis sincèrement désolé… ! " C’était faux mais il se devait de donner le change, de biaiser les pistes pour chercher à recréer la filiale relation que Leonel avait pu avoir avec la jeune femme. Tous ces souvenirs, tous ces instants passés en sa compagnie s’heurtaient désormais dans sa tête et ne faisaient que lui faire prendre conscience à quel point la demoiselle pouvait bien se trouver perdue, délaissée. D’une voix claire mais douce, il chercha donc à poursuivre : " S’il y a méprise et que mes traits ne te sont pas étrangers, c’est que nous étions trois jumeaux. Randall, Leonel et Adriel. Je m’appelle Adriel Veidt… " Déjà en ce temps-là et malgré son ébriété, le jeune homme savait ménager ses effets comme faire preuve d’un semblant de théâtralité. Il détacha ses doigts du faciès de la jeune femme pour de sa main épouser son épaule. Ce geste aussi elle serait à même de l’identifier. " Je ne sais pas auquel de mes frères tu pensais avoir à faire mais… Tous deux nous ont quittés, il y maintenant sept et six ans. Crois bien que j’en suis le premier désolé. " Sa voix s’était faite chevrotante tout au long de son exposé. Leur perte le renvoyait éternellement à sa solitude et à la souffrance qui en découlait… Il espérait que la nouvelle ne finirait pas d’accabler la jeune femme aussi chercha t’il à se faire plus réconfortant encore par une étreinte un peu plus forte de ses doigts sur son épaule. Doucement, il questionna : " Comment t’appelles tu ? " Il le savait déjà mais ne pouvait pas prendre le risque d’en dire trop sur lui comme sur ses capacités dans un phonème prononcé alors qu’il n’en aurait guère eu la connaissance. Et presque immédiatement vint la suite de son œuvre visant au réconfort : " Tu ne voudrais pas un café ou bien manger quelque chose ? Si tu connaissais l’un de mes frères, je ne peux pas te laisser partir comme ça… D’autant qu’il commence un peu à faire froid ! " Il se fendit d’un frisson exagéré, semblable à ceux que faisait son frère dans le climat glacial de Seattle pour amuser la petite Lucy. Il en avait oublié sa soirée, oublié ses envies de luxure. Une grande partie de son être souhaitait simplement se racheter.
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mar 4 Fév 2014 - 3:17 Message
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Sa vie ne menait à rien. Pas plus que ses pas, alors qu’elle traînait dans les rues de Star City, animée par ce besoin de changer d’air et cette horreur qu’elle vivait lorsqu’elle se retrouvait enfermer entre les murs de son appartement. Ses yeux bleus étaient trop cernés par les insomnies chroniques qu’elle vivait depuis son arrivée ici, son teint était cireux par la détresse profonde qui semblait l’habiter et elle avait dut perdre quelques kilos par manque d’envie de s’alimenter. Et pourtant, elle avait toujours eu une taille de guêpe. Sous son chemisier pouvait apparaître quelques côtes saillantes alors qu’il n’y avait plus réellement de force pour la soutenir dans sa longue marche vers l’inconnu. C’était en tentant de fuir un quotidien comme celui-ci, où la solitude rythmait sa vie, qu’elle avait rencontré Leonel. Encore toute jeune, ayant pourtant vieilli trop rapidement, elle avait rencontré en cet homme un semblant de figure paternelle, une personne à qui compter ses déboires et ses peines, ses problèmes familiaux et son envie d’être une gamine comme toutes les autres, avec des parents présents et aimants. Alors qu’elle poursuivait inlassablement sa marche au travers la ville, la lune étant le seul témoin de son errance, elle aperçue une silhouette beaucoup trop familière, la même qu’elle avait rencontré quelques années plus tôt. La même chevelure blonde, bien que plus longue sûrement, la même carrure, bien qu’un peu plus débraillée. Et même si la ressemblance n’était pas exacte, elle était frappante. Assez pour que Ginger ressente l’envie que d’aller à sa rencontre, tenter de l’arrêter dans sa course. Et bien qu’au fond, elle aurait très certainement préféré faire une croix sur ce moment de sa vie, faire une croix sur l’homme qui déambulait devant elle, elle ne pouvait pas se permettre de le laisser partir. Pas cette fois-ci.

C’est donc rapidement qu’elle en vint à arriver dans son dos, tentant la main pour lui agripper le bras dans un geste aussi faible que désespéré. Elle avait le teint malade, une expression beaucoup trop détachée et une détresse apparente au fond de ses prunelles. Depuis un mois déjà, depuis qu’elle s’était vue s’installée ici, elle sombrait lentement mais sûrement dans une déprime qui l’amenait à broyer du noir constamment, jour comme nuit. Elle était bien loin de la Renarde, voleuse plus ou moins reconnue que beaucoup pouvaient connaître aujourd’hui. À cette époque, elle était simplement anéantie. À peine dix-neuf ans, n’ayant toujours pas atteint la majorité, et déjà elle en avait marre de ce que la vie s’obstinait à placer sur sa route, des épreuves qu’elle n’était plus en mesure de franchir. La voix de Leonel parvint à ses oreilles. La même. C’était exactement celle qui lui disait que tout allait bien aller, qu’elle allait s’en sortir, que sa mère avait simplement besoin d’elle. Alors qu’au fond, c’était elle qui aurait eu besoin d’une présence maternelle comme paternelle. C’était la même voix qui l’avait accueilli, la même voix qui la saluait le matin, tout en lui tendant un lunch aimablement préparé. Avec Leonel, elle avait tissé un lien sincère où elle s’était réellement investie. Puis il était parti. Bien qu’il tentait de lui faire savoir qu’il y avait méprise, que ce n’était pas le bras du Veidt qu’elle avait toujours connu qu’elle tenait entre ses doigts, elle ne pouvait pas s’empêcher que d’espérer d’avoir devant elle celui qui avait fait de sa vie un enfer encore plus mauvais que ce qu’elle avait vécu jusque là. L’enfer avait semblé s’adoucir, à ses côtés. Elle avait vu la lumière percée au travers les flammes et elle s’y était approchée, confiante de voir la fin d’une enfance difficile s’achevée. Et s’y approchant trop, elle avait fini par se brûler les ailes et voir son monde s’effondrer un peu plus. Et désormais, elle voyait la chance que de remettre les pendules à l’heure, lui hurler sa hargne au visage et, surtout, comprendre ce qu’il l’avait poussé à la laisser seule derrière lui.

Elle ne voulait pas croire que ce n’était pas lui qu’elle avait sous les yeux. « Non. » Ginger niait en bloc alors que pourtant, il le lui avait dit, qu’elle devait faire erreur. Mais certaines choses ne trompaient pas. S’il empestait l’alcool et qu’il ne semblait pas tout à fait cohérent, certains gestes trahissaient Leonel. Il était sur que l’odeur avait tendance à embêter la brune, à user ses pauvres nerfs déjà bien mis à rude épreuve. De par l’alcoolisme de sa mère, elle avait fini par bannir de son existence ce nectar que pourtant beaucoup trop d’adultes appréciaient. Parfois un peu trop avait-elle envie de dire. Elle sentit une main se glisser sous son menton alors qu’elle levait ses deux iris vers le regard de Leonel. Elle avait peur autant qu’elle avait mal, cette rencontre remuait des choses en elle qu’elle aurait préféré voir enterrer et oublier. Cette cruelle douleur qu’elle avait vécue lors de son départ, le déchirement qui l’avait anéanti pendant quelques jours et cette colère qu’elle avait ressentie face à l’injustice de la vie. Alors que certains baignaient dans l’or et l’argent, le sourire aux lèvres, heureux et riche comme Crésus, elle, elle devait tenter de survivre, de tenir sa tête hors de l’eau alors qu’une pression constante tentait simplement de la noyer dans l’océan tempétueux qu’était sa vie. Il ignorait qui elle était qu’il disait. Cela lui faisait mal, bien qu’elle tentait d’afficher une expression toute à fait neutre. Son regard ne mentait toutefois pas, laissant transparaître les véritables émotions qui faisaient rages au fond d’elle et qui avaient tendance à se confronter, la rendant quelque peu nauséeuse. « Ce n’est pas vrai. Tu mens. » Elle s’entêtait, se bornait et se cachait derrière un mensonge qui, bien que loin de la réalité, était beaucoup plus rassurant.

Des jumeaux. Ou enfin, triplets. Randall, non qui lui était parfaitement inconnu, tout comme Adriel. Mais le dernier faisait écho à son oreille. Leonel. Au vu de sa réponse, ce ne devait pas être la première fois qu’il devait être confondu avec l’un de ses jumeaux. La fin de sa phrase se fit cependant plus violente dans l’esprit de la belle, alors que ses yeux s’écarquillèrent. Les deux jumeaux étaient morts. Leonel était mort. Mort. Comme définitivement parti. Mort. Un hoquet situé entre la stupeur et le désespoir vint à franchir ses lèvres alors qu’elle secouait la tête de droite à gauche, comme pour nier une évidence trop cruelle. Il devait mentir. Il mentait. Alors que sa main quittait son menton pour venir serrer son épaule, elle eut la certitude qu’il mentait. Ginger avait toujours été lâche, préférant se cacher derrière des mensonges réconfortants plutôt que de faire face à la cruelle réalité. Et pourtant, tout semblait concorder. Leonel était mort il y avait six ans, peut-être sept, elle n’était pas trop sure. Ce qui, en effet, correspondait à l’époque où elle s’était rendue seule à leur lieu de rencontre habituel, l’ayant attendu pendant des heures, espérant que chaque passant qui tournait le coin soit en réalité le Veidt pour qui elle éprouvait une affection toute particulière. Elle aurait eut envie de se boucher les oreilles, de crier pour couvrir la voix de celui qui se disait être Adriel, de le frapper jusqu’à temps qu’il cesse de prononcer quelques paroles qui en venaient à lui transpercer le cœur. « Non. Non. Non. Tu mens. Tu as tort. Il ne peut pas être mort. Leonel n’est pas mort. Tu es là, devant moi. Et tu connais mon nom, Leonel. Tu sais qui je suis. Je sais que tu le sais. » Son discours était décousu, un brin paniqué. Elle n’y croyait pas. Elle ne voulait pas y croire. Elle s’accrochait désespérément à ce qu’elle croyait tangible, alors que la réalité la frapperait de plein fouet. Leonel n’était pas là. C’était un homme tout aussi identique qui lui faisait face. Plus vite elle le réaliserait et mieux ce serait pour elle.

Tous ses gestes, sa voix, ses expressions, tout lui rappelait ce que Leonel avait été pour elle, ce pilier important dans sa vie. Ayant toujours eu un équilibre mental des plus précaires, Ginger se sentait dérailler, comme si elle ne contrôlait plus rien, ses émotions prenant le dessus sur la raison. Et pourtant, elle essayait de se ressaisir, de se ramener sur le droit chemin. Elle tentait de reprendre le dessus sur ses actions et réactions, sans réellement arriver à quelque chose de concluant. Sa façon de tenter de la faire rire, cette manière qu’il avait de tenter de la réconforter. « Pourquoi tu me mens ? Tu ne trouves pas que tu en as assez fait, Leonel ? Que tu m’as assez fait souffrir sans que tu ais besoin d’en rajouter une couche ? » La panique de l’incompréhension passée, voilà qu’elle devenait plus hargneuse, sa voix se faisant plus tranchante. Lunatique, elle avait toujours eu cette mauvaise habitude de passer d’une émotion à l’autre, sans grande transition, alors que son cerveau se débattait avec son cœur et qu’elle tentait de savoir qu’elle attitude adopter. « Il faut vraiment que tu me fasses ça ? Tu es parti Leonel, sans rien me dire ! Tu m’as laissé seule alors que moi – » Elle s’arrêta quelques instants, pour inspirer et reprendre son souffle. « Tu m’as jamais dit où t’étais parti, tu m’as jamais donné de nouvelle et t’as même pas tenté de me contacter, de me dire ce que tu devenais. » Elle lui en avait terriblement voulu, au point d’avoir imaginé mille et une façon de le torturer puis de l’achever sans le moindre remord. « Et maintenant, t’essais de me faire croire que c’est pas toi ? Qu’est-ce que j’ai fait de si mal pour que tu en viennes à me fuir de la sorte ! Qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu partes, sans rien dire et que, encore aujourd’hui, tu fasses comme si tu ne me connaissais pas ! » Elle s’emportait, fusillant du regard l’homme qui lui faisait face. Alors qu’elle tenait encore son bras, il lui vint un espoir, quelque chose dont Leonel lui avait parlé, quelque chose qui lui tenait à cœur. Elle relâcha son bras pour lui attraper violemment la main, le regard un brin dément. « N’essaie pas de me faire croire que c’est pas toi. T’as la chevalière. La même. » Sa voix s’était brisée, alors qu’elle tentait de rassembler les morceaux et de comprendre où est-ce qu’elle avait échoué dans son rôle de gamine qui ne demandait rien d’autre que d’être comme toutes les autres.
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Message posté : Mar 4 Fév 2014 - 13:00 Message
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Lorsque le Passé nous Rattrape.


Il se mordit la lèvre en constatant que son approche diplomatique des faits fut probablement la plus mauvaise qui soit ! S’il ne pouvait pas clairement chercher à se faire avenant comme allègre avec la jeune femme tant il n’était plus vraiment Leonel, Adriel s’était beaucoup trop détaché des connaissances de son frère au point de lancer la nouvelle de but en blanc, sans vraiment prendre de gants. De fait, toutes ses propositions, aussi agréables puissent elles apparaitre dans l’esprit de la jeune femme, apparurent comme dérisoires. La jeune femme se montra presque répugnée par les faits et une moue rude peignit les traits d’Adriel quand la belle se fit virulente à son égard. Il avait sous-estimé son implication, n’avait jamais pensé qu’elle aurait pu montrer tant d’attachement à son frère trépassé. « Ce n’est pas vrai. Tu mens. ». Une série de mot qui acheva de lui arracher le cœur comme de nouer sa gorge d’un désagréable sentiment. Il s’y était pris de la pire des manières et regrettait son absence de diplomatie comme ce trouble naissant, cette difficile distinction entre les deux personnalités de son être se chevauchant désormais. Ça lui était pénible, à lui comme à Leonel, de voir la jeune femme dans un trouble affolant, perdue dans ce qui semblait être une désespérée perspective de se raccrocher à un semblant de réalité. De toute évidence, sa petite Lucy n’allait pas bien et Leonel aurait aimé pouvoir la réconforter à sa manière, en lui racontant son ennuyeuse journée pour lui faire prendre conscience autour d’un chocolat chaud et de quelques chamallows que son existence pleine d’avenir n’était pas encore aussi critique que ce qu’elle voulait bien l’imaginer. Mais il n’en avait pas la possibilité dans l’immédiat, s’eut été perturbé plus encore le mental défaillant de la jeune femme. Il s’en voulait et son ébriété rendait toute tentative de sauvetage risquée…

Chacun des dénis, chacune des accusations formulées par la jeune femme se fit plus violente à son esprit que n’importe lequel des directs qu’il avait pu encaisser dans sa vie de fuite comme de combats clandestins pratiqués dans le but de rassembler les dollars nécessaire au ralliement de la prochaine bourgade… Il cherchait se faire imperturbable et inébranlable mais le moindre phonème de la jeune femme suffisait à arracher des sanglots à l’une de ses plus intérieures voix. Au fond de lui-même, il était désolé et n’aspirait qu’à tout réparer dans cette situation qui n’était pas de son fait. Il avait commis une erreur au volant qui lui fut sanctionnée de sa vie. Jamais il n’avait souhaité abandonner qui que ce soit, laisser son unique frère dans la détresse que représentait la perte de deux jumeaux, de deux liens bien plus fort que le seul pouvoir du sang. Il n’avait jamais souhaité abandonner Ginger mais le voilà, bien malgré lui, face au résultat de son ouvrage. Il ressentait toute la panique comme la détresse et la hargne dans la voix de la jeune femme, cela suffisait à le rendre plus triste encore, plus désemparé. L’apparente détresse de la jeune femme comme tout ce qu’elle cherchait à lui faire dire le minait car il était dans l’impossibilité physique comme morale de répondre favorablement à toutes ses attentes. Le tout atteint son paroxysme quand elle empoigna son bras pour dresser devant ses yeux d’un bleu d’acier la pierre grenat de cette chevalière dernier vestige des possessions de son frère. Il avait immédiatement eu envie de s’insurger, de lui hurler qu’il n’était pas son frère afin qu’elle cesse définitivement avec son manège aux apparences de torture. Pour lui, comme pour elle. Mais il resta figé tout à fait. Une moue sévère bien que désolée –il lui était de plus en plus difficile de clairement compartimenter ses sentiments comme ceux de son semblable- passée sur ses traits, Adriel se contenta de murmurer un phonème pour lui répondre dans un chant de désespoir :

" Je suis désolé… Mais toutes tes accusations ne pourront rien y changer. Je ne suis pas mon frère… " Ce constat semblait bien le désoler tant la jeune femme lui apparaissait fragile et démunie, tant il aurait aimé pouvoir contacter Leonel afin qu’il se livre à des explications qui auraient pu la satisfaire. A défaut, il se retrouvait à devoir gérer la situation tant la moindre authenticité tant l’influence du trépassé lui intimait de se montrer aimable et prévenant. Il posa les yeux sur la bague leonienne, la mirant d’un regard triste alors qu’un soupir expirait quelques molles explications : " Mais tu as raison… C’est bien sa bague ! C’est la seule chose que j’ai pu garder de lui en plus de nos souvenirs. De cette façon, il est plus ou moins toujours présent à mes côtés… " Présent, Leonel l’était bien plus qu’Adriel ne souhaitait le révéler. Mais ne cherchait on pas en permanence à conserver quelque chose à même de nous relier avec ces gens qui ont fait la gloire de notre passé ? A sa disparition, Adriel s’était approprié ce bijou afin d’être toujours plus ou moins lié à son jumeau. Il en avait fait de même pour Randall. Ses doigts glissèrent sous sa chemise pour se refermer sur un mince morceau de métal qu’il décida d’offrir au complice regard de la nuit. Gravée d’un matricule comme d’un nom et d’un prénom, elles avaient pour le Veidt une signification toute particulière : " De la même façon que Randall est, également, toujours présent dans mon existence… " Randall Veidt, tels étaient le nom et le prénom qu’indiquaient ces lettres ordonnées sur le métal cabossé mais intact. Ce n’était probablement pas le moyen le plus délicat de répondre à la jeune femme, de soulager son apparente détresse, mais s’était une manière qui collerait bien plus que toutes les autres à ce qu’était Adriel au quotidien. D’autant qu’au fond de lui, une voix s’échinait à lui dire qu’il serait amené à revoir cette jeune femme bien des fois. Leonel n’oubliait pas le semblant de devoir moral qu’il s’était fixé pour la jeune femme. Le déni n’était plus permis et la réalité était bien cruelle pour la jeune femme. Elle n’aurait plus de chimères dans lesquelles se réfugier mais s’échinerait très probablement à continuer son numéro de dramaturge pour affirmer à quel point le monde pouvait être horrible à son endroit. Alors, allez savoir pourquoi, Adriel se fit fort de l’étreindre et de la serrer dans ses bras. Sans autre forme de procès, les puissants muscles de l’ancien joueur de Football s’animèrent pour blottir la jeune femme tout contre lui. Ses doigts cajolaient la chevelure de la belle dans un semblant de geste qui se voulait aussi rassurant que paternel. Bien des troubles comme bien des peines pouvaient se trouver soulager par une présence, par un câlin… Fidèle à lui-même, Adriel ne savait pas forcément quoi faire ni quoi dire une fois l’acte de présence effectué. Néanmoins, Leonel lui murmura son espoir de voir la jeune femme s’abandonner comme accepter la réalité dans ses bras se voulant rassurant. A cette idée, c’est une voix douce qu’employa le jeune homme pour tenter de soulager sa peine :

" C’est bon… C’est bon… Ca va aller ! " C’est du moins ce qu’il souhaitait, du moins ce pour quoi il serait bien capable de se battre. Soulager la peine de la jeune femme lui apparaissait comme un noble combat que les délicates attentions de son frère lui intimaient. Elle était perdue, déboussolée et bizarrement elle intimait à l’un des individualistes les plus forcené de s’arrêter pour prendre soin d’elle. Pour la protéger ? " Je sais que c’est dur… Tu n’as pas idée à quel point je le sais, à quel point j’ai souffert… Mais nier tout cela ne servira à rien. Cela ne fera que te plonger plus encore dans la peine et ce n’est probablement pas ce que Leonel aurait souhaité… " Non. Il aurait souhaité la voir sourire, pleine de vie comme allègre et épanouie à son contact. Elle fut pour lui un semblant de fille là où il n’avait aucune intention d’être père et Adriel se retrouvait avec la charge d’un semblant d’oncle qui n’avait rien demandé. Un oncle qui dissimulerait éternellement à la belle qu’il la considérait comme sa fille ? Probablement. " Je ne connais pas ton nom… Je ne sais pas qui tu es… Mais tu as connu mon frère et tu n’imagines pas à quel point il peut à moi aussi me manquer ! " Se détachant un tout petit peu de la belle pour se fendre d’une des attentions propre à son frère et de nouveau saisit le menton de la petite Lucy entre son menton et son index, il plonge ses pupilles d’un bleu d’acier dans les jolis yeux de la belle. Un sourire désolé aux lèvres, il brisa le tendre silence qui les séparait pour lui adresser un rassurant phonème : " Ca va aller, je te le promet. " Et bien malgré lui, il y croyait…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mer 5 Fév 2014 - 3:35 Message
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Se raccrochant au peu d’espoir qu’elle avait, cette réalité tangible qui menaçait de s’effondrée d’un instant à l’autre, elle niait avec force ce que lui racontait celui qu’elle prenait encore pour l’homme qu’elle avait longtemps considéré comme un père. Au bord de la crise d’hystérie, elle avait un regard hagard, comprenant sans réellement comprendre ce qui se passait autour d’elle. Abandonnée très jeune, elle avait continué d’avancer, dans l’espoir de voir sa chance tournée. Puis elle avait rencontré Leonel, un pilier qui fut important pour elle. Et il était parti. Elle l’avait détesté, profondément. Elle avait eut, avec ce départ, quelqu’un sur qui rejeter la faute de toutes ses peines. Elle n’était pas en besoin d’assumer, c’était tout autant la faute de son père absent, de sa mère alcoolique que du départ de Leonel, ce qu’elle était devenue aujourd’hui. Mais en réalisant peu à peu qu’il ne l’avait pas abandonné, cela signifiait aussi en venir à tenter de trouver un nouveau responsable pour les malheurs qui s’étaient abattus sur ses frêles épaules. Elle en vint donc à s’emporter, l’accusant de tous ses maux. Il l’avait fait souffrir. Et encore aujourd’hui, il la faisait souffrir. Alors qu’elle tentait de comprendre avec des questions à demi-posées, elle cherchait surtout à trouver quand est-ce qu’elle avait échoué, qu’elle avait fait fuir Leonel. S’il était parti, comme tous les autres, ce devait être nécessairement être de sa faute. Si elle avait été une meilleure fille, peut-être que sa mère ne se serait pas noyer dans l’alcool. Si elle avait été une jeune adolescente plus agréable, Leonel ne serait pas parti. Si elle avait été une copine plus attentionnée, Juan Pablo serait toujours là. Alors qu’elle faisait un face à face avec l’un des plus importants vestiges de son passé, elle ne pouvait empêcher ses doutes et ses craintes revenir en force.

Ginger en vint à se saisir violemment de la main de Leonel, montrait devant leurs yeux l’évidence qui se trouvait devant eux. Il portait la chevalière de Leonel. Il devait nécessairement être Leonel. La gamine un peu trop perdue qu’elle était ne pouvait pas concevoir qu’il soit réellement mort, qu’il ait trépassé. Elle n’avait même pas lui dire un adieu. Même pas pu le remercier comme elle l’aurait dut. Il avant tant fait pour elle. Et maintenant, il était parti. Elle secoua la tête, refusant de croire en cette identité, ne faisant qu’accuser l’homme qui se trouvait devant elle de lui mentir et d’user de la pire des tortures sur la brune. Ses yeux manquèrent de s’emplir d’eau alors qu’il lui annonçait d’une voix claire qu’il n’était pas son frère. Il en était désolé. Elle eut envie de lui rire au nez. Réellement ? En quoi serait-il désolé ? Si réellement il n’était pas Leonel, alors il ne devait pas en avoir grand-chose à faire d’elle. Mais elle se retint, l’expression toujours aussi fermée, cherchant à mettre de l’ordre dans ses pensées chaotiques. Ayant toujours été instable émotionnellement parlant, ce qu’elle vivait actuellement mettait le peu de contrôle qu’elle avait sur elle-même à rude épreuve. Elle l’écoutait parler, bien qu’elle ne fût pas spécialement attentive. Il portait la chevalière de Leonel. Il le confirmait. Dans la tempête qu’était ses émotions actuelles s’en ajouta une autre. La jalousie. Ayant trop longtemps cru que Leonel l’avait laissé tomber, elle n’avait rien pu garder de lui, ne serais-ce que quelques souvenirs devenus trop difficiles à supporter avec le temps. Au fond, elle n’avait pas connu Leonel. Que l’image de lui, cette figure paternelle qu’il avait incarnée. Mais elle ne le connaissait pas. Et aujourd’hui, il était trop tard. Elle aurait voulu pouvoir le garder à ses côtés, peu importe la manière dont elle s’y serait prise.

Sans rien ajouter, elle le regarda sortir des plaques, qui lui semblaient être des plaques militaires. Randall. Ils avaient été trois. Peu à peu, l’idée se frayait un chemin, pour atteindre le domaine de la raison. Leonel était mort. Mort comme mort. Il n’allait pas revenir. Cela faisait mal à son petit cœur de femme. Si elle avait eut l’espoir d’obtenir quelques informations de la part de celui qui avait créé un vide dans son existence, elle se retrouvait toujours au point de départ. Effroyablement seule, c’est le départ de tous ceux qui auraient pu faire de sa vie quelque chose de mieux qui avaient eut raison du peu de volonté qu’elle avait. Elle s’était immobilisée et ne faisait que regarder devant elle, sans réel but. Ses yeux s’embuèrent. Ginger renifla, chassant les larmes qui menaçaient de venir rouler sur ses joues pales. Elle préféra étouffer ce qui l’aurait fait passée comme faible devant cet homme qui n’était rien de plus qu’un inconnu à ses yeux. Fière, forte et froide. Elle ne pouvait pas faiblir. Cela aurait été de laisser aux autres un moyen de la détruire. Et trop à son goût avaient déjà posé de tels gestes. Elle ne voulait plus laisser quiconque entrer dans ce cocon qu’elle s’était créée. Elle ne pouvait pas. Elle n’y survivrait pas. « Il… Il est mort » marmonna-t-elle alors que les bras forts de celui qu’elle avait cru connaître l’entraînaient contre lui. Elle se souvenait des jours où elle allait mal, de ses crises de larme qu’elle allait calmer contre ce torse fort qui la réconfortait. Cela était déconcertant. Adriel avait les mêmes gestes, les mêmes expressions que son défunt frère. Assez déconcertant pour en troubler l’esprit déjà perdue de la brune.

Elle ne pleura pas. Elle se laissa simplement aller contre lui, dans un geste qui se voulait sûrement rassurant à son égard. Elle se voyait encore croire qu’il pouvait s’agir de Leonel. Il n’y avait que lui pour la rassurer de la sorte. Malgré que l’idée se fût fait un chemin, elle n’arrivait toujours pas à concevoir qu’il puisse réellement avoir trépassé. Même si au fond, cela rassurerait son cœur malmené, car elle n’aurait pas été réellement abandonné par cet homme qu’elle estimait, mais elle se refusait d’y croire. En temps normal, elle aurait très certainement repoussé l’homme, n’aimant pas particulièrement les preuves d’affection. Mais dans l’état dans lequel elle se trouvait, c’était sûrement ce dont elle avait réellement besoin. Une étreinte rassurante, qui lui rappelait la chaleur et l’amabilité de Leonel. Elle se détacha cependant, un peu plus calme, bien que secouée par cette annonce qui avait eut raison de ses dernières motivations quant à rester debout, la tête haute. La douleur allait prendre un moment à s’effacer. Tant sa rupture avec Juan Pablo était douloureuse, apprendre la mort de l’homme qu’elle avait sûrement le plus estimé tout au long de sa misérable vie, c’était d’une douleur dont aucun mot ne pourrait exprimer clairement ce qu’elle ressentait. « Non ça ne va pas aller. » Triste réalité. Si cela faisait quelques années que Leonel les avait quittés, beaucoup trop jeune si ce n’était que de l’avis de la brune, elle pourrait presque avoir l’impression que c’était tout récent, tant la douleur se faisait atroce dans l’actuelle situation. Après tout, elle avait longtemps cru qu’il l’avait abandonné, qu’il l’avait laissé derrière elle. Et au fond, la réalité n’était pas des plus enviables. « Ne pas nier… Comment veux-tu que j’accepte le départ de Leonel, hein ?! C’est comme… Comme si c’était… » Une seconde déchirure. Il l’avait déjà quitté une fois mais c’était comme s’il repartait une seconde fois. Une seconde perte, concernant pourtant la même personne. Le bref espoir qu’elle avait ressenti en l’apercevant s’était rapidement évaporé. « Et puis, tu y ressembles, à Leonel. Mais pas juste physiquement. Ta voix, tes gestes, tes expressions, tout ça. On dirait que c’est lui. » Sa voix se brisa vers la fin. Voir Adriel sous ses yeux la ramenait inlassablement à l’être cher qu’elle avait perdu bien malgré elle, qu’elle avait accusé à tort et à travers.

Encore une fois, il glissa un doigt sous son menton pour lui faire relever la tête. Comme lorsque Leonel souhaitait lui faire part de quelque chose de sincère. Encore une fois, elle avait l’impression de voir cet homme devant elle. Pire que la douleur de la perte de cet être cher, il y avait la torture que lui imposait le Golden Boy qui lui faisait face. « Ginger. » Elle réfléchit quelques instants, constatant qu’il y avait peut-être des chances qu’Adriel ne sache pas où est-ce qu’elle souhaitait en venir. « Moi c’est Ginger » répéta-t-elle, d’une voix toute aussi faible. Si lorsqu’elle avait rencontré Leonel, elle s’était présentée sous son second nom, comme elle refusait de le voir remonter jusqu’à sa famille, il n’y avait toujours eu que lui pour la surnommer Lucy. Seulement lui et personne d’autre. Car elle ne pourrait pas supporter entendre quelqu’un d’autre prononcer ce surnom propre à lui. « Il est parti sans rien dire, tu sais. Comme ça, volatilisé. On devait se voir, cette journée-là. Il n’est jamais arrivé. Comme s’il avait décidé de me laisser derrière lui. Comme si je n’étais plus rien. » Toujours faiblement. Parce ressasser le passé lui apportait un lot de sentiments qu’elle préférerait ignorer. Mais pour une raison qu’elle ignorait, elle aurait presque cru pouvoir faire confiance à cet Adriel. Peut-être étais-ce simplement dut au fait du souvenir qu’il faisait remonter en elle. Leonel, l’homme de confiance, à qui elle avait tout dit, tout raconter. Celui qui savait tout d’elle, celui qui fut son confident, son meilleur ami, un presque père.

Son regard se fit cependant plus dur, alors qu’elle se reculait. Si elle s’était adoucie, passant par une gamme d’émotions qui n’avaient pas toujours de liens entre eux, voilà qu’elle se braquait de nouveau. D’abord l’espoir, suivit de la colère, de la panique et du déni. S’en était suivi un silence de mort, un calme post-traumatique alors qu’elle avait raconté la perte de l’être qu’elle avait connu et sincèrement apprécier. Parce que, à elle aussi, il lui manquait. Mais voilà qu’elle s’éloignait. Ginger, il fallait savoir la prendre avec des pincettes. Mais surtout, il ne fallait pas tenter de l’amadouer avec de belles paroles. Ils fonctionnaient tous comme ça. Leonel lui avait promis qu’il ne la laisserait pas seule. Juan Pablo lui avait promis monts et merveilles, lui ayant garanti qu’ils parcourraient le monde, qu’ils s’aimeraient jusqu’à la fin de leurs vieux jours. Sa mère lui avait dit qu’elle l’aiderait, qu’elle tenterait de faire mieux. Alors qu’elle tentait de se reconstruire, elle s’était faite la promesse de ne plus jamais se laisser embobiner. Elle recula donc d’un pas, se détachant de lui, dégageant son visage de sa main. Son regard se fit presque mauvais, alors que ses sourcils se froncèrent. « Des promesses ? Qu’est-ce que t’en sais, hein, si ça va bien aller ou non ?! » Le ton montait. Comme précédemment. Un peu trop lunatique, elle avait la malheureuse habitude de se cacher derrière un ton qui se voulait froid, bien que sa voix avait tendance à se cassée. « Tu vas faire quoi, hein, si ça va pas mieux ? Tu peux pas faire de promesse que tu peux pas tenir. T’as pas le droit. Non, t’as pas le droit. » Elle tentait de s’en convaincre, elle aussi. « Tu pourras pas tenir cette promesse là. Parce que tu sais rien de ma vie. Tu sais pas qui je suis. T’es pas Leonel. Tu peux pas faire en sorte que ça aille mieux. » Son ton était malheureusement convaincu, alors que ses prunelles s’ancraient dans le regard du Golden Boy.
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Message posté : Dim 9 Fév 2014 - 10:38 Message
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Black Arm

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• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
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Lorsque le Passé nous Rattrape.


Le phonème produit par la jeune femme ainsi que toute la peine qu’elle pouvait bien ressentir en cet instant fit bondir le cœur de Leonel hors de la poitrine d’Adriel pour son plus grand déplaisir. En ces temps passés, le jeune homme n’avait pas pleinement conscience de l’implication des souvenirs de ses jumeaux dans sa vie quotidienne, de l’importance de savoir compartimenter ces différentes personnalités sommeillant en lui pour ne pas voir ses actions ressembler à un effroyable patchwork mal ordonné. Montrer de la compassion pour la jeune femme le rendait humain, capable d’une certaine empathie là où bon nombre des fibres de son être n’aspiraient plus qu’à redevenir ce semblant de figure paternelle pour une gamine paumée qui pourrait bien partir en vrille avec ce semblant d’absence de repaires. Ainsi fut-il de son geste protecteur quand elle se laissa aller tout contre lui, de ses manies héritées d’un défunt frère visant à la cajoler comme à essayer d’atténuer la peine comme le trouble qui tentaient tant bien que mal d’enserrer son cœur d’une gangue des plus mauvaise et maline. Cette douce parenthèse fut également pour lui le temps de reprendre ses propres esprits, de chercher à passer outre son aspect éméché pour reprendre contenance et ne pas trahir tous ses secrets. Mais après tout, qui pourrait bien soupçonner la complexité de ses pouvoirs à la faveur d’un simple regard ? Qui pourrait bien l’accuser de telles capacités là où il pouvait simplement mettre en lumière les tortueux liens de la gémellité ?

Il fut bien malgré lui soulager de constater que la jeune femme ne se laissa pas aller à quelques pleurs comme jérémiades. Cela lui était déjà difficile d’avoir à consoler sa petit Lucy sans lui révéler l’entièreté de son passé alors le fait de ne pas la voir totalement effondrée ressemblait à un semblant de victoire… Il eut un pauvre sourire presque désabusé quand elle lui demanda comment elle pouvait bien accepter le caractère définitif du départ de son jumeau. Longtemps, il s’était trouvé avec la même interrogation et n’avait réussi qu’à laisser le temps œuvrer pour lui. Le temps atténuant la douleur née de l’absence. Il ne se ferait pas parangon de vérité mais chercherait juste à l’apaiser par des mots simples, des mots qu’il aurait presque pu prononcer avec n’importe qui : " Je sais à quel point c’est compliqué… Crois-moi, je ne le sais que trop bien. " Il avait connu cette douleur peut être même multipliée au centuple par les liens si particuliers qu’il entretenait avec ses jumeaux trépassés. Ils étaient sa famille comme les faces parfaitement symétriques à sa propre personnalité et ensembles rien ne semblait pouvoir leur arriver. Mais avait dû accepter de les voir s’en aller vers un endroit où l’hypothèse d’un retour n’était pas à envisager. Et ce par deux fois… Il laissa une main courir dans le dos dans la belle dans une bien piètre tentative pour la réconforter. " Je te mentirai si je t’affirmais que j’ai fait mon deuil de leur disparition… " La véritable nature de ses frères était parvenue à atténuer bien des choses mais en aucun cas le manque, cette insondable notion de solitude qui semblait bien l’habiter à chaque fois qu’il se retrouvait à questionner son existence comme ses perspective d’avenir. Si ensemble tout leur semblait possible, seul il ne voyait que peu d’alternative à une existence passée dans les plaisirs immédiats que pouvait bien lui offrir l’insondable fortune familiale. Jusqu’à la prise de conscience qui mettrait en valeur toutes les connaissances techniques acquises par le sémillant Golden Boy. Un maigre sourire passa sur ses traits quand la jeune femme mentionna tout ce que les frères pouvaient avoir en commun. Elle n’était pas au bout de ses surprises sur ce point et il se contenta simplement de lui murmurer : " Nous étions des jumeaux, j’imagine que nous partagions bien plus de choses que je ne peux, moi-même, le soupçonner… " Une vague explication destinée à évacuer le sujet des ressemblances. Elle ne pourrait, de toute façon, pas déduire grand-chose de ces simples gestes qui pouvaient être commun à bien des gens. Mais, au moins, le phonème avait le mérite d’éclaircir la situation pour un temps. Peut-être mettrait il définitivement fin aux suspicions de la belle ? Il finit par redresser son visage dans un geste propre à son frère et elle lui communiqua enfin son prénom. Il le connaissait déjà mais se força à avoir un petit sourire conquis sans grande difficulté tant des traits angéliques de la belle ne pouvaient mener qu’à la muette contemplation comme à la coupable compassion.

" C’est plutôt joli comme prénom ça, Ginger… " Et sur ces traits ce sempiternel sourire accompagnant les compliments qu’il pouvait bien adresser à la jeune femme. Peut-être avait-il repris un phonème propre à son frère lors de la découverte du prénom de la belle ? Peut-être n’en avait-il rien fait ? Ses souvenirs se faisaient trouble à ce sujet mais il n’eut guère réellement le temps de s’attarder sur ses mémoires tant la détresse apparente de la jeune femme lui souleva le cœur pour un nouvel acte de compassion muet. Adriel était de ceux qui étaient toujours là pour les êtres chers à son cœur, mais il ne savait pas forcément quoi faire après l’acte de présence… Mais une présence silencieuse lui était toujours préférable à la solitude d’un ami dans la détresse. " Je sais… " Répondit il sur un ton plus triste que tous ceux qu’il avait pu employer. Bien des sentiments encombraient sa voix. La douleur propre à sa personnalité impactée par l’accident qui lui avait couté la vie, la peine immédiatement ressentie par un Adriel qui se retrouvait à assimiler pour la seconde fois toute l’existence d’un être cher à sa vie comme la culpabilité d’avoir désormais laissé seule cette petite femme dans un monde bien trop dangereux pour elle. C’est du moins ce que pouvait bien penser Leonel en cet instant et il n’en démordrait pas : aussi belle et fatale Ginger pourrait-elle bien lui apparaitre, elle resterait toujours dans son esprit cette enfant pleine de doute à qui il préparait des sandwichs dans le froid humide de Seattle. Conscient désormais qu’elle ne devait avoir aucune véritable information sur sa disparition, Adriel prit le parti de lui énoncer les faits avec le semblant de diplomatie qui semblait bien le caractériser : " Il est mort dans un accident de voiture… Un chauffard ivre qui lui a refusé une priorité. Il ne s’est pas volatilisé… " En réalité, son enveloppe charnelle s’était véritablement volatilisée pour voir tout ce qui pouvait bien composer le génial jumeau s’assimiler à l’esprit d’Adriel. Mais, après tout, la jeune femme n’avait pas réellement besoin de savoir tous les détails. En revanche, elle avait plus que probablement besoin d’entendre ces quelques mots : " Crois-moi que si cela avait simplement été de son fait, jamais il ne t’aurait abandonné. Jamais il ne nous aurait abandonné… " La correction avait son importance, il était un jumeau particulièrement délaissé désormais que l’absence plongeait dans le trouble. Pas vraiment un rôle de composition mais une réalité qu’il avait tendance à oublier dans la connaissance de la véritable nature de ses doubles trépassés. Puisse Ginger trouver un peu de réconfort dans l’énoncé de ces mots à la vérité intemporelle. Mais elle se montra bien plus rude et distante dans l’évolution de leur conversation. Son timbre de voix se fit cassant, indiquant au Golden Boy qu’elle souffrait irrémédiablement d’un défaut de confiance dans le genre humain, dans ses semblables. Il eut alors la certitude qu’elle n’avait pas simplement été trahie par Leonel mais bien plus récemment encore et que la vision de son faciès ne faisait que l’opposer à cette dure réalité. Il resta silencieux, encaissant les agressifs phonèmes les uns après les autres. Et une fois ses saillies terminées, le jeune homme laissa un silence planer, de façon à s’assurer qu’elle n’avait plus aucun reproche à lui adresser comme pour appuyer sa réponse qui ne se fit guère cinglante dans son ton. Malgré son contenu :

" Tu as raison, je ne sais pas si ça va aller ! Tu as raison, je ne suis pas mon frère ! Tu as raison, je ne sais pas qui tu es ! Mais en fin de compte… Est-ce que ça a une véritable importance ? " Pour lui, cela n’en avait plus aucune. Dans sa façon de surgir à nouveau dans son existence, elle avait su soulever tout l’intérêt du Golden Boy, tous les souvenirs d’un frère bien plus attentif à son prochain que ne le furent les deux autres et toute la volonté d’Adriel de faire bouger les choses. A commencer par détruire ces remparts de peur comme de crainte qui pouvait bien enserrer le cœur de la jeune femme dans une détestable prison. La toisant du regard, il se fit fort de lui adresser : " J’ignore quelle pouvait bien être la nature du lien que tu entretenais avec mon frère, mais il avait l’air particulièrement solide et important à tes yeux… Et donc aux siens également. " Un fait qu’elle ne pourrait pas lui enlever mais qui pourrait être à même de soulever son interrogation. Car toute l’importance de ce lien lui venait des souvenirs de son frère et non de ses propres déductions ! " Je ne sais peut être rien de ton existence mais je sais que tu ne sais rien de la mienne également ! Et, désormais, tu sais que je suis disposé à tout entendre… Que je ne suis peut-être pas mon frère, mais que je ne laisserai pas quelqu’un d’important à ses yeux dans la souffrance comme dans l’indifférence. " Une bonne partie de son être, l’ensemble de ce qui faisait Leonel, commandait à Adriel de se préoccuper du sort de sa petite Lucy. Peut-être qu’il le lui proposait avec trop de franchise, peut-être qu’elle s’en trouverait effrayée mais il fut toujours de ceux qui pensaient que par le pouvoir de la vérité il serait bien capable de conquérir l’univers. Comme les choses peuvent bien changer à mesure que s’écoule le temps. Et en enserrant de sa main l’épaule de la belle d’un geste rassurant, il lui indiqua de cette voix forte et assurée que Leonel n’adressait qu’à elle : " Ce n’est pas une promesse, c’est un serment. " Et à ses yeux, ces mots-là avaient une toute autre signification… Il jeta un regard circulaire alentour pour distinguer au loin une petite échoppe. Quelques snacks et boissons chaudes leur seraient offertes –ou bien vendues- s’ils prenaient le temps de s’y rendre à deux. Si bien que le Golden Boy questionna la belle dans des aspirations paternalistes bien maladroites : " Tu as faim ? Tu veux boire quelque chose ? " L’on était toujours moins grincheux le ventre plein…
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Message posté : Mar 11 Fév 2014 - 3:08 Message
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« Il a été tellement présent que... J’arrive pas à réaliser, qu’il n’est plus là. Je veux dire, il était déjà parti. Mais là, il n’a aucune chance de revenir. Aucune. » L’espoir, ce vil sentiment qui l’avait poussé à croire qu’il y avait une chance, une infime chance, que ce grand blond soit Leonel. L’espoir qui l’avait poussé à aller l’arrêter, à lui saisir le bras comme elle le faisait enfant, à l’attaquer de quelques paroles blessées. L’espoir. Un sentiment que préférait oublier Ginger, tant son pauvre petit cœur de jeune femme s’était vu secouer par des espoirs qui ne portèrent jamais leurs fruits. Par des espoirs qui l’avaient poussé à s’accrocher désespérément aux peu de personnes qui avaient marqués sa vie. Cet espoir qui l’avait détruite, peu à peu, lentement mais sûrement. Et maintenant, elle mourrait à petit feu, se détruisait de l’intérieur, son univers s’étant vu détruit dans un souffle. Dans l’actuelle situation, elle ne pouvait même pas imaginer un jour être en état de faire son deuil. Il avait mis longtemps avant d’accepter que Leonel était parti, la laissant seule. Et maintenant que l’espoir avait réveillé quelques sentiments chez elle, dont ce besoin d’une présence réconfortante à ses côtés, elle avait la douloureuse impression qu’elle ne s’en remettrait pas. Cela faisait trop pour cette jeune demoiselle et ce, en trop peu de temps. Elle avait vu l’homme de sa vie l’abandonné sans aucun remord, sans un seul regard dans sa direction. Et maintenant, elle apprenait la mort de celui qu’elle avait vu, à l’époque, comme un père, un homme sur qui se raccrocher. C’était douloureux, peut-être bien même difficile à vivre. Elle ne pouvait cependant pas se laisser aller à de lourds sanglots amers, insultant la vie pour la haine que cette dernière éprouvait à l’égare de la Renarde. Si elle ne croyait pas au destin, elle trouvait cependant que la vie s’avérait être particulièrement injuste à son égare, la poussant dans ses derniers retranchements, menaçant de la faire craquer à chaque instant, à chaque pas qu’elle s’efforçait à faire, de peine et de misère, perdant peu à peu la motivation qui semblait fuir au triple galop.

S’éloignant de lui, elle prononça son prénom d’une voix douce, peut-être lointaine. Elle se souvint de l’époque, où elle avait rencontré Leonel. Il lui avait demandé son prénom. Elle s’était insurgée, alors qu’elle lui répétait qu’elle ne voulait pas rentrer chez elle, qu’elle ne voulait pas avoir à supporter encore une soirée de plus l’odeur âcre de l’alcool qui allait embaumer la maison. Finalement, elle avait capitulé. Leonel lui avait souhaité une bonne soirée et avait fait mine de partir. Lui rattrapant le poignet d’un geste désespéré, elle lui avait dit d’une voix claire qu’elle s’appelait Lucianna. Lucy, pour les intimes. C’était son second prénom et, à cette époque là, il lui avait été fort utile. Lorsqu’il répéta son prénom, elle eut l’impression d’entendre Leonel, qui lui avait dit les mêmes mots, lorsqu’elle lui avait avoué que son prénom était, en réalité, Ginger. Que Lucianna, ce n’était là que pour faire beau sur les papiers. Cela était douloureux tant la ressemblance entre celui qui lui faisait face et le fantôme de son passé était frappante. Elle voulait bien croire qu’ils étaient jumeaux, mais il s’agissait de quelque chose de plus que ça. Les expressions, le ton de voix, les gestes, sa façon de prononcer son nom d’une manière particulière, tout ça lui donnait l’impression que son passé revenait à pleine vitesse pour la blesser encore plus violemment qu’elle ne l’état déjà. Elle ne répondit cependant rien, ne relevant pas à voix haute la ressemblance troublante entre Adriel et Leonel. « Leonel était quelqu’un de bien. » La seule personne de bien qu’avait côtoyée la brune. Entre son alcoolique de mère et son criminel de petit ami, elle n’avait pas été choyée, niveau relation. « Tu sais où est-ce qu’il a été enterré ? » Il méritait qu’elle aille le voir. Après tout la haine qu’elle avait déversée injustement sur cet homme, elle se devait d’au moins lui faire un dernier hommage. Lui dire merci, une bonne fois pour toute. Elle avait l’impression que d’aller le voir lui permettrait de mieux faire son deuil. Mais, surtout, de réaliser qu’il ne l’avait pas réellement abandonné. Ou, tout du moins, il n’avait pas voulu la laisser derrière lui. Cela manqua d’arracher un sanglot à la belle, mais elle se retint, restant de marbre, regardant de ses yeux bleus celui qu’elle avait l’impression de déjà connaître.

Si les paroles du Golden Boy touchèrent Ginger, cela ne l’empêcha pas de se braquer, de le fusiller du regard. Elle n’était plus cette naïve gamine qui allait s’accrocher au premier mot rassurant que quelqu’un lui dirait. Non. Plus jamais. Cela avait créé tant de souffrance en son petit être qu’elle se refusait désormais de faire confiance à quiconque. Elle s’emporta donc, rejetant tous ses efforts, ses yeux océans posés durement sur la silhouette qui lui faisait face. Elle avait envie, au fond, de ce laissé aller dans ces bras forts, ces bras qu’elle connaissait pourtant très bien. Avoir encore l’impression qu’il s’agisse de Leonel, qu’il la berce jusqu’à ce que ses pleurs cessent. Mais ce n’était pas lui. Et elle ne pouvait pas laisser cet homme trop en savoir sur ses faiblesses, sur ses fantômes du passé qui faisaient d’elle cette femme craintive, un peu paranoïaque. « Mais pourquoi ? Tu n’as aucun engagement, tu ignores qui je suis et je n’ai pas la moindre idée de qui tu es. Alors pourquoi ? » Pourquoi lui portait-il une attention qu’elle ne cherchait nullement ? Pourquoi se montrait-il si aimable envers elle ? Depuis le départ de Juan Pablo, et sûrement même avant, elle avait la mauvaise manie que de voir du mal chez tous ceux qu’elle pouvait côtoyer. Et cet Adriel ne faisait pas exception à la règle. Que cherchait-il à trouver ? Avait-il simplement envie de faire sa bonne action de la journée ? Elle n’en savait rien et cela semblait terrifier Ginger, qui restait sur ses gardes, un peu comme un animal blessé qui, pourtant, ne voulait pas voir son prédateur s’approcher. Il posa sa main sur son épaule. Elle frissonna en se remémorant quelques souvenirs de Leonel, qui posait cette main même sur sa frêle épaule, lorsqu’il avait quelque chose à lui dire.

Ce fut trop. Elle voulait bien croire, qu’il était Adriel et non pas Leonel. Ses sourcils se froncèrent alors qu’il lui demandait si elle voulait aller quelque part. La belle blague. Pourtant, seules ses paroles restèrent dans la tête de la brune, rappelant inlassablement quelques douloureux souvenirs. Il n’allait jamais l’abandonné. Il en avait fait le serment. Tout s’embrouillait dans la tête de Ginger, alors que la réalité semblait se mélanger à la fiction et que son passé interférait avec le présent. « J’en ai assez » lui dit-elle d’une voix mauvaise, dardant un regard noir sur sa personne. Elle en avait marre qu’on se moque d’elle. Elle voulait bien croire que ce n’était pas Leonel. Mais, auquel cas, qu’il cesse d’agir comme lui et de ramener des souvenirs à sa mémoire. « T’en as pas marre, à la fin ? » Sa voix commençait à monter dans les aigus alors qu’elle balisait sérieusement. Comment arrivait-il à faire cela, alors qu’il n’avait jamais vu Leonel agir de la sorte avec elle. Peut-être est-ce que le défunt lui avait déjà parlé d’elle ? Elle en doutait cependant. Ils s’étaient fait une promesse, en se serrant le petit doigt et tout, se promettant qu’ils n’en parleraient pas. Leonel, ce père qu’elle avait toujours souhaiter avoir, n’avait pas pu briser cette promesse. « J’ai compris, t’es pas Leonel. Il est mort. Disparu. Il ne reviendra pas. Je l’ai compris, ça. Mais pourquoi est-ce que t’agis comme lui ? Pourquoi est-ce que tu me fais ça ? » Elle s’emportait, son ton se faisait aussi dure que sa voix se brisait. « Ça t’amuse, de faire comme si t’étais lui, tout en me demandant de croire que c’est pas Leonel ? Ouai, ça doit bien t’amuser, toi, en fait. » Elle c’était faite cinglante, le dévisageant toujours d’un air dédaigneux. Pourtant, chose qui n’arrivait jamais, elle sentit une pointe de culpabilité germée. Parce que, s’il s’agissait d’Adriel, elle ne pouvait pas s’empêcher d’y voir Leonel. Et de se sentir mal de le rembarrer de la sorte. « Je crois que j’ai faim. » Après tout, elle n’avait presque rien mangé des derniers jours, ni même réellement dormi. Elle était torturée par l’abandon et la solitude, à un tel point qu’elle laissait défaillir sa santé. Si elle était incapable de se donner le mort, par lâcheté, la mort lui semblait encore et toujours être la meilleure option.
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Message posté : Sam 15 Fév 2014 - 20:45 Message
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Lorsque le Passé nous Rattrape.


La sentence de la jeune femme arracha plus encore le cœur de Leonel dans la poitrine d’Adriel. Quelle étrange impression que celle de souffrir des actions d’un autre, de souffrir leurs répercussions au plus profond de sa chair sans en être pleinement responsable. Le Golden Boy ne connaissait pas la jeune femme d’Adam comme d’Eve il y a quelques minutes de cela et voilà que désormais il se sentait redevable d’un quelconque devoir moral à son égard, d’une quelconque protection intimée par un jumeau trépassé dont la voix ne cessait guère d’hanter ses pensées. Mais le plus difficile des désarrois venait du fait qu’il ne pouvait pas réconforter la belle par des paroles contraires à celles qu’elle déclamait. Tout ce qu’elle pouvait bien dire sur son frère était la pure vérité et jamais il ne pourrait revenir pour lui adresser toutes les tendres attentions qu’il lui réservait alors qu’elle était encore un semblant d’enfant. Mais l’avait-elle jamais été au vu du parcours plus que chaotique qui fut le sien ?

Alors, il se contenta de faire ce qu’il savait faire le mieux pour apaiser le trouble des tourmentés : il resta silencieux. Pas un mot ne quitta sa bouche, pas un phonème ne vint briser le silence qu’ils avaient imposé pour la simple et bonne raison que le jeune homme ne savait pas du tout quoi dire… S’il était toujours présent pour ses amis quand ils avaient besoin de lui, force était de constater qu’il ne savait pas vraiment quoi faire une fois opéré son acte de présence. Il se contenta d’un vague mouvement de main dans le dos de la jeune femme, comme pour la rassurer, dans un parfait mimétisme des attitudes de son frère. L’alcool qui coulait dans ses veines ne l’aidait guère à lui autoriser une franche distinction de qui il était et de qui il se devait d’être. Pour son plus grand malheur futur. Elle finit par rompre le contact, s’éloignant de lui alors qu’il la soupçonnait d’être toujours plus mal que ce qu’elle voulait bien lui avouer. Silencieuse, yeux d’un bleu métallique braqués sur son visage enjôleur, il se contenta d’hocher la tête quand elle affirma que son frère était quelqu’un de bien. Oui. Des trois, il était clairement la personne la plus à même d’attirer la sympathie d’autrui, celle qui se préoccupait aussi le plus de son environnement. Autant que qualité qu’Adriel n’avait pas encore laissé transparaitre dans son quotidien mais qui, progressivement, brisaient les barrières de sa propre personnalité pour influencer ses actes comme ses pensées. Le temps serait bien le seul capable de faire son office pour que ne change enfin le détestable Golden Boy sur bien des points. Il arqua un sourcil à sa question sur la localisation de la sépulture de son frère. Comment aurait-il pu ignorer où elle se trouvait… ? Il en conclut que la jeune femme était encore plus atteinte que ce qu’elle ne voulait bien le montrer et qu’il lui incombait d’essayer de soulager sa peine. Pour ce jour et tous ceux qui suivraient. " Oui… Bien sûr. " Il avait cherché à se montrer tendre dans le ton employé. La détresse de la jeune femme était des plus touchantes et elle brisait peu à peu chacune des barrières que le Golden Boy gardait d’ordinaire solidement levée afin de se préserver de quelques troubles jeux. Après tout, il se devait d’être le grand marionnettiste au travers de ce monde composé de masques plus dissemblables les uns des autres. Et ce rôle n’autorisait que peu de place à l’authenticité comme au manque de prudence. Mais avec sa petite Lucy… Avec elle, tout était différent ! " Il repose chez nous, dans le domaine familial, à côté de mon frère… Et non loin de mes parents désormais. " L’énoncé de cette triste réalité se fit au moyen d’un sourire triste sans pour autant qu’il ne soit accablé. Dire qu’il ne regrettait pas ses parents eut été mentir mais affirmer qu’il fut plus que proche d’eux aurait tout autant tenu du mensonge. Ils le laissaient seul en compagnie de son grand-père dans un monde des affaires qui lui était encore inconnu et avec des doutes comme des cas de conscience dont ils ne lui avaient jamais parlé. Et pourtant, il se retrouvait maintenant propriétaire du Leader Mondial de l’armement et cela en écourtait ses nuits de savoir que la production qui faisait directement sa fortune contribuait à la mort de bien des personnes de par le monde. Il n’avait pas encore appris à faire la part des choses, pas encore appris à se forger ce froid masque détestable en réalisant qu’il était le seul capable de remplir ce rôle avec un semblant de morale. A défaut, il noyait ses nuits dans l’ivresse et le sexe immédiat pour un train de vie qui collerait à ses basques jusqu’à croiser la route d’une mirifique eurasienne qui changerait bien des choses dans son existence. " Si tu le souhaites, je pourrais essayer de t’u emmener, un de ces jours… "

Une proposition sincère autant qu’une démarche louable dans le but de l’aider à faire son deuil. Il n’aurait cependant pas pu imaginer que ses multiples attentions ne feraient que soulever la suspicion de la jeune femme. Dans le cas contraire, il se serait probablement montré des plus froid, distant voir cassant pour tâcher de l’éloigner de ces désagréables pensées. Mais comment penser à cela une seule seconde quand c’est un semblant d’enfant pour l’une des trois personnalités influençant ce corps qui se trouvait face à lui ? Elle lui demanda alors pourquoi et il eut l’envie de se montrer immédiat, ouvrant la bouche pour lui affirmer à quel point il tenait à elle. Mais s’eut été parler avec la voix de Leonel et Adriel parvint à garder pour lui ces mots, malgré son ébriété. Il resta un temps silencieux avant d’hausser les épaules en lui énonçant nonchalamment :

" J’sais pas… Tu avais l’air de tenir mon frère en haute estime et quelque chose d’étrange me fait dire que s’était réciproque. Alors, j’imagine que s’il savait qu’on était amené à se rencontrer, il n’aurait pas voulu que je te laisse seule dans cet état. Il aurait souhaité que je me comporte avec toi comme il aurait bien pu chercher à le faire. " Mais de toute évidence, elle n’était pas vraiment disposer à l’écouter et il comprit alors qu’il avait sous-estimé toute la peine qu’elle pouvait bien éprouver. La jeune femme ne passait pas par son premier épisode douloureux en ce jour et il ne faisait que saupoudrer de ses actions la montagne de souffrance qu’elle avait bien pu accumuler dans son être. Il en fut désolé mais ne dit rien, accueillant l’agacement violent de la jeune femme. Leonel avait oublié combien elle pouvait adopter les traits d’une furie par instants… Il prit alors pleinement conscience de ce que son lien tortueux avec ses frères pouvait impliquer pour une personne les connaissant, combien les frontières de son être étaient ténues en présence d’une importante personne de leur passé. Il en était désolé, mais le mal semblait déjà fait. Alors, il entoura son cœur d’un semblant de froid pour se préserver des attaques incisives de la jeune femme, les encaissant sans mot dire et sans rien laisser paraitre sur son faciès rude, brutal mais étonnement compatissant. " C’est bon ? T’as fini… ? " Répondit-il froidement à la jeune femme une fois qu’un peu de silence ne se soit installé entre eux. Son phonème indiquant qu’elle avait fin semblait bien lui indiquer que oui mais Adriel n’en étira aucun sourire. En l’instant, il pensait ne pas ressembler à son frère mais il partageait bien des traits avec son jumeaux, bien plus qu’il ne le pensait. Et tous revenaient immanquablement à un jour qui avait marqué la naissance d’une tortueuse relation entre les deux concernés : celui où l’enfant Ginger était par hasard tombée sur l’affairé Leonel. " Te prendre pour l’héroïne d’un mélodrame et multiplier les scandales ne sera pas à même de changer la réalité… Il n’y a pas de moyens plus doux de le dire alors je te prie pas avance de m’excuser mais… Leonel est mort et ton attitude détestable ne va pas dans le sens de lui rendre hommage. " Son visage semblait fermé, bien plus qu’il ne l’avait été depuis le début de leur entrevue. Un bon coup de pied au cul, voilà ce qu’il estimait nécessaire pour lui enlever ces attitudes détestable qui intimaient à Leonel une perte de temps au contact de la jeune femme par le passé. La surplombant de sa haute stature, Adriel la dardait de ses yeux bleus. Des yeux bleus, mais d’un bleu plus bleu, d’un bleu plus sombre qu’aucuns yeux d’hommes, d’un bleu qui vous brûlait comme de la glace. Le timbre de sa voix rappelait maintenant les craquements sourds d’un lac pris dans les glaces : " Je suis désolé… Désolé de tant lui ressembler mais c’est une réalité qu’il va te falloir accepter parce que je ne suis pas décidé à te laisser t’enfoncer dans la déprime ! Alors de deux choses l’une : soit tu acceptes que je partage plus que des traits avec Leonel et t’accompagnes manger un bout en t’écoutant me parler de ce qui vous unissait, soit tu continues à jouer les sales gosses et je te laisse seule face à ta détresse pour m’en retourner dans quelques soirées me bourrer la gueule et me faire cajoler par quelques beautés… On sait tous les deux que c’est très tentant pour moi, mais que j’ai pas non plus l’intention de te laisser tomber ! " Il s’était montré plus violent qu’il ne l’avait souhaité dans son propos mais la jeune femme devait être ramené brutalement à quelques réalités… Alors, peut-être qu’il avait trop joué sur la corde sensible, peut-être qu’il avait trop été semblable à Leonel lors de leur rencontre et qu’elle en aurait des soupçons ou quoi que ce soit d’autre. Mais peut être aussi que la curiosité prendrait le pas sur la fierté et qu’elle accepterait de l’accompagner pour la nuit qu’elle retrouverait chez lui un peu de ce qu’elle avait jadis perdu avec son frère… Il lui sourit, de ce sourire que Leonel employait après l’avoir engueulé. Mettant ses mains dans ses poches et laissant vagabonder son regard alentour pour voir où est ce qu’ils pourraient bien trouver de quoi manger, Adriel retrouvait tout ce qui faisait de lui un être unique et questionna avec sa nonchalance coupable : " Tu veux manger quoi ? " Curieux personnage…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Jeu 20 Fév 2014 - 15:32 Message
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Le fait de le savoir mort, de savoir qu’il n’était plus parmi eux créait un trouble assez dérangeant chez la Renarde, alors que son regard s’attardait sur ce visage sûrement trop familier. Elle aurait eut envie de retrouver Leonel, la chaleur de ses bras, le réconfort de sa voix, simplement pour qu’il la console alors que son monde venait d’imploser une nouvelle fois. Désormais seule et livrée à elle-même, l’homme dont elle était éperdument amoureuse venait de la laisser tomber pour fuir elle ne savait où. C’était peut-être aussi pour cette raison qu’elle avait tenu à le rattraper, pour l’empêcher de filer. Elle avait eu besoin de quelqu’un sur qui se reposer, quand bien même l’avait-elle longuement détesté pour lui avoir infligé une telle souffrance. Pendant de longues semaines, elle s’était demandé ce qu’elle avait bien pu faire, ce qu’était le problème chez elle, sans jamais trouver réponses à ses questions. Après tout, s’ils partaient tous, c’est qu’elle devait être quelqu’un de profondément mauvais. Il n’y avait pas d’autres explications. Elle lui demanda d’une voix blanche, un brin tremblotante, s’il savait où est-ce que Leonel avait été enterré. Parce qu’elle souhaitait pouvoir lui adresser quelques mots et s’excuser sur les années qu’elle avait passées à l’insulter et à le haïr, alors qu’au fond, ce n’avait pas tant été de son bon vouloir. Elle eut un sourire désolé dédier au dénommé Adriel alors qu’il lui annonçait que ses deux frères, tout comme ses parents, reposaient désormais dans un homme sûrement moins souffrant que celui où ils se trouvaient désormais. La mort, elle n’avait jamais pu s’y résoudre, bien qu’elle fût certaine que cela réglerait bien de ses ennuis. Et calmerait sûrement le mal de vivre profond qu’elle éprouvait actuellement. Après tout, la vie semblait vouloir lui faire passer un très clair message, elle n’avait pas sa place ici.

Au moins acceptait-il qu’elle aille le voir, peut-être pour mieux faire son deuil, elle ne savait pas trop en réalité. Elle se demanda même s’Il ne valait pas mieux passer à autre chose. Car, de par son instabilité émotionnelle, elle ignorait comment réagirait-elle, une fois confrontée à la réalité, devant cette pierre qui indiquait qu’il était réellement mort. Peut-être pleurerait-elle. Parce qu’elle ne pouvait pas le faire actuellement. Hors de question de paraître faible devant cet homme qu’elle ne connaissait pas. Seul Leonel l’avait déjà vu pleurer, dans les troubles de son enfance difficile, où sa mère préférait se noyer dans l’alcool que de s’occuper de sa fille unique qui nageait avec peine et misère pour tenter de survivre à ce monde trop rude et rustre. « Je crois que j’aimerais bien y faire un tour, un jour » affirma-t-elle. Parce que c’était la moindre des choses que de lui adresser un dernier au revoir, que de faire convenablement ses adieux à cet homme qui eut une importance capitale pour la trop seule Ginger. Toutefois, toutes ses preuves de bonne foi semblait pousser la brune à se méfier de lui. Elle avait trop souvent été trahie pour simplement croire qu’il ne voulait que l’aider. Elle avait trop souvent été blessée pour simplement croire en ces belles paroles. Hésitante, elle lui demanda assez franchement pourquoi est-ce qu’il lui venait en aide. Il n’y avait aucune raison logique pour qu’il accepte d’aider une jeune demoiselle complètement paumée, qui avait eut pour espoir de voir revenir un fantôme de son passé, qui le hanterait désormais pendant encore de longues années. Elle ne pourrait très certainement jamais oublier un homme pour Leonel, qui avait été un père de substitution et qui lui avait tant apporté, illuminant quelque peu sa vie qui avait trop longtemps été colorée d’un noir ébène. Ses prunelles bleues brillant d’une méfiance non dissimulée, elle attendit patiemment qu’il lui donne une raison de logique à autant d’attention à son égard. Elle ne pouvait pas douter du lien qu’il y avait entre lui et Leonel, mais elle pouvait encore douter des intentions de l’homme qui, à première vue, ne semblait pas tout à fait sobre. Traînant dans les rues peu recommandables depuis qu’elle avait entamé sa relation avec Juan Pablo, elle avait souvent vu des hommes qui se voulaient aimables alors qu’il n’en était rien, pire lorsqu’ils avaient bu.

Bien qu’elle ne baissa pas sa garde, elle semblait avoir accepté la réponse que venait de lui donner le Golden Boy qui lui faisait face. C’était logique, en quelque sorte, qu’il souhaite vouloir faire honneur à la mémoire de son frère. Et, vu comment réagissait la brune, il était évident que sa relation avec Leonel avait été sincère et qu’elle tenait réellement à lui, quand bien même eut-elle été médisante à son sujet, pendant quelques années de sa vie, persuadée qu’il l’avait laissé derrière elle sans même lui adresser un seul regard, sans aucune considération pour la gamine perdue qu’elle avait été et qu’elle était encore, en fait. Toutefois, ses gestes la ramenait inlassablement à l’homme qu’elle avait perdu et elle ne put empêcher sa voix de monter dans les aigus alors qu’elle l’accusait de quelque chose qu’il ne pouvait sûrement pas contrôler. Tendant vers l’hystérie, elle essayait de faire une distincte ligne entre le présent et le passé, cependant, elle en était incapable. Avec la copie conforme d’un des plus importants fantômes de son passé tourmenté, cette ligne semblait bien difficile à dessiner pour une demoiselle comme elle, alors que ses sentiments et pensées conflictuels semblaient vouloir prendre le dessus. Elle le fusilla du regard, dardait sur lui un regard venimeux et mauvais, alors qu’elle tentait de faire de l’ordre dans ses idées. Son ton froid se fit violent alors qu’elle ne réagissait pas, le regard mauvais toujours poser sur cette silhouette qu’elle avait cru être celle de Leonel. Peut-être qu’elle avait besoin de ça, d’être remise à sa place pour réaliser qu’elle ne pouvait pas tout contrôler et qu’elle ne pourrait jamais ramener ceux qui avaient quitter sa vie sans aucune considération pour elle. Qu’elle ne pouvait rien y faire, rien y changer et c’était ainsi qu’aller la vie.

Ses paroles lui firent cependant plus de mal qu’elle l’aurait tout d’abord cru. Peut-être parce qu’il avait raison, au fond. Qu’elle tentait de mettre tout le poids du monde sur ses frêles épaules, croyant qu’il n’y avait aucun moyen d’échapper à sa triste solitude. Mais comment changer cette crainte de la solitude alors qu’elle avait vécu sa vie sans attache, parce que toutes celles qu’elle avait connues s’étaient résulté par une fin douloureuse qu’elle ne souhaitait pas revivre. Elle s’était promise, suite au départ précipiter de Juan Pablo, que plus jamais elle ne ferait confiance et que plus jamais elle ne laisserait quiconque la connaître. Plus jamais elle ne s’attacherait à quelqu’un. C’était le moyen le plus rapide et le plus sur qu’elle avait trouvé pour se protéger elle-même des autres, pour s’empêcher de souffrir de nouveau. « Mon attitude serait sûrement moins détestable si tu ne t’entêtais pas à agir comme lui, à imiter ses mimiques ou encore à réagir comme lui. » Son ton se voulait cinglant, bien que sa voix fût brisée. Tout chez Adriel lui rappelait le défunt personnage qui avait eut un rôle important dans la vie de Ginger. Peut-être bien malgré lui, mais c’était ce qui poussait la belle à rester sur la défensive, à montrer les crocs et à se montrer méchante, froide, peut-être un brin hystérique lorsqu’elle s’emportait. « J’ai toujours entendu dire que les jumeaux partageaient une certaine connexion, mais jamais je n’aurais cru que ce soit aussi frappant » grommela-t-elle finalement, tout en réalisant qu’elle ne voulait pas être seule. Pas pour maintenant du moins. Elle avait besoin d’encaisser le fait que Leonel était parti et ne reviendrait pas et elle en avait assez d’errer dans les rues de Star City sans but, telle une âme en peine. Et puis, en s’enfonçant lentement mais sûrement dans cette douloureuse déprime, elle avait négligé sa santé et son alimentation. La faim commençait à se faire sentir et puis, Adriel pourrait peut-être lui parler de Leonel, bien que ressasser cette mort n’était peut-être pas la meilleure des idées. Mais elle avait besoin de faire son deuil. De comprendre ce qui s’était passé et d’accepter ce fait, qu’elle le veuille ou non. Et qui de mieux passer que celui ayant traversé la même douleur, à des degrés différents, que le jumeau et la copie exacte du défunt pour l’aider à traverser tout cela ?

Le sourire qui lui était adressé agaça Ginger. Encore une fois, cette mimique propre à Leonel. Il s’entêtait mais elle préféra laisser passer. Sinon, il y avait à parier qu’il serait parti en la laissant seule, chose dont elle n’avait réellement pas besoin dans l’actuelle situation. Elle regarda autour d’eux, alors qu’il faisait encore nuit sur la ville, simplement éclairer de quelques lampadaires. « Il faudrait d’abord trouver un restaurant qui est encore ouvert à cette heure-là… » Seuls les bars et les boîtes de nuit restaient ouverts passer minuit, en règle générale. Finalement, son regard se posa sur une affiche, un peu plus loin. « Ne me dis pas que tu es à la diète, j’ai envie de fast-food. » Perchée sur ses bottines aux talons vertigineux, elle prit la direction du McDo qui ne se trouvait pas spécialement loin, en compagnie du jumeau Veidt. Il était toujours plus aisé de discuter avec quelque chose dans l’estomac. « Il ne m’a jamais dit qu’il avait des frères » commença-t-elle, alors qu’elle passa une main dans ses cheveux pour les ramener derrière son épaule. Au fond, si lui l’avait connu par cœur, elle ne le connaissait presque pas, ayant trop été occupé à geindre sur sa misérable vie qu’à s’intéresser à lui. Ce qu’elle pouvait se montrer égoïste, en réalité… Et en règle générale, elle n’en éprouvait aucun regret. « Vos parents aussi son mort ? » Elle tentait de faire un peu la discussion, bien que les sujets n’étaient pas spécialement bien trouvés et quelque peu macabres. « Je suis désolée, hein… Je n’ai jamais été très forte, en ce qui concerne de faire la discussion. » Et elle ne pouvait pas être plus franche qu’en cet instant.
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Message posté : Jeu 27 Fév 2014 - 13:40 Message
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A l’époque, Adriel n’avait pas encore pleinement conscience du caractère flou des limites de son esprit, des barrières brumeuses séparant les trois personnalités cohabitant dans son être. Toutes avaient leur passé, leurs liens comme leurs priorités et celles-ci ressortaient plus facilement quand il se trouvait face à un important élément de la vie d’un de ses jumeaux trépassés. Comme s’était bien le cas en l’instant ! Tout d’abord, il eut un menu sourire en constatant que la jeune femme se calmait un peu, murmurant même qu’elle aurait souhaité se rendre sur la tombe de Leonel un jour. Adriel lui accorderait ce droit car s’était Leonel qui le souhaitait, ce privilège rare n’étant réservé qu’à une proche famille comme à un cercle bien fermé. Jamais personne n’en avait réellement fait la demande. Dans son souvenir, la petite amie de Randall n’était même pas venue sur sa tombe. Mais il avait été absent fort longtemps, il pouvait tout bonnement se tromper… Il en vint à exposer son point de vue comme à pointer les limites du comportement de la jeune femme avec une rudesse qui n’était propre qu’à lui, toutefois teintée de quelques attitudes propres à son jumeau disparu. Les limites brumeuses de sa condition, encore et toujours…

Un silence pesa quelques temps dans cette rue beaucoup trop peu fréquentée au gout du Golden Boy éméché. L’heure tardive, plus que probablement. Puis, la prénommée Ginger chercha à se faire immédiate et cinglante dans son propos, lui renvoyant que ce n’était rien d’autre que sa faute. Après tout, s’était bien lui qui reproduisait les attitudes de son frère et qui, par son faciès et ses mimiques, lui jetait à la figure ce portrait qui ne semblait que trop lui manquer. La chose aurait pu être dérangeante, violente si la voix qui avait accompagné les griefs ne s’était pas faite aussi… Déchirante ? Elle avait beau chercher à tenir un rôle fort comme à prendre des attitudes cinglantes, Adriel savait qu’il avait touché un point sensible qui lui avait irrémédiablement remis les pieds sur terre. Et il s’en félicita silencieusement tout en se promettant de chercher à gommer ces attitudes propres à ce frère hantant plus que jamais son esprit comme ses pensées. La chose serait bien plus dure qu’il ne l’imaginait. " Crois bien que j’en suis désolé, je ne prends aucun plaisir à te remémorer des épisodes qui semblent t’être aussi douloureux que ne l’est pour moi leur simple absence. " Il se montrait sincère, n’ayant absolument aucun grief contre elle ! Plus tard, il apprendrait à utiliser les attitudes comme les pensées et connaissances de ses frères pour entrer dans un pervers jeu de déstabilisation avec des personnes qui ne l’appréciaient guère mais cet aspect retors de sa personnalité n’avait pas encore commencé à se construire. Il se ferait l’écho de l’avancement d’un projet Jaeger qui ne tarderait guère à germer dans son esprit multiple. " Tu sais, gosses on prenait plaisir à échanger nos places sans que personne ne le remarque véritablement… J’imagine qu’on n’était pas vraiment si différents que ça les uns des autres… " Il étira un sourire à l’évocation de ce riant passé avant de ponctuer la fin de son propos d’un de ses sempiternels hochements d’épaules. Il justifiait les troubles barrières de sa surprenante psyché comme il le pouvait, ne pensant clairement pas que quiconque puisse en découvrir l’origine sans qu’il ne le mette sur la voie. A ses yeux, Ginger n’était pas une menace pour son secret, juste une jeune fille un peu paumée ne souhaitant pas rester seul des suites d’une autre désillusion. De ces désillusions qui avaient fait de Leonel un semblant de père de substitution et qui intimait à Adriel de l’auréoler d’un semblant de cocon de protection pour ce soir comme les jours qui suivraient. Comme il le lui avait maladroitement énoncé. Il eut un nouveau sourire quand elle lui annonça souhaiter qu’il ne soit pas à la diète car elle avait envie d’un Fast Food. Ça tombait plutôt bien, s’était l’un de ses sempiternels remèdes contre la gueule de bois… Et pour ce qui est d’un semblant de régime –ses vieux réflexes de sportif universitaire de haut niveaux entraient en jeux à ce moment là- il s’astreindrait à des séances de musculation plus violentes et irait courir un peu plus longtemps, voilà tout… Il la regarda de ses yeux couleur d’océan avant de lui adresser dans un sourire amusé : " C’est bon, t’en fais pas pour ça… Je connais un endroit pas loin, ils nous serviront. "

Et d’un mouvement de bras, il l’invita à prendre sa suite. Tous deux déambulèrent donc un peu dans les rues de Star City en direction du Fast Food où ils se restaureraient. Le Patron était un « ami » et il les servirait malgré l’heure tardive proche de la fermeture. Adriel profita d’un temps mort pour balancer un texto à son meilleur ami, lui indiquant que sa soirée en compagnie de pas mal de mannequins souffrirait de son absence pour des raisons toutes personnelles. Ryan ne chercherait pas à en savoir plus avant de le recroiser et plongerait, très probablement, sa barbe dans la poitrine la plus proche avant d’oublier. Faire du social n’était pas forcément le truc d’Adriel, mais au moins se rattachait-il à une partie de la vie d’un de ces frères par ce biais. En espérant qu’il n’ait guère à le regretter… Ils finirent par déboucher sur une devanture ne payant pas de mine et à l’intérieur, passèrent commande. Adriel paya pour la jeune femme tout en encaissant ses réponses, l’invitant à prendre place face à lui sur une banquette en cuir râpé par les années, le temps que ne leur arrivent leurs burgers. Il fut surpris d’apprendre que Leonel n’avait jamais parlé de ses frères, se rappelant finalement qu’il connaissait en lui-même déjà la réponse. Cela ne l’empêcha pas de verser quelque peu dans la comédie :

" Vraiment ? Tu me surprends. Il ne se passait pas un jour sans qu’on ne s’appelle ou qu’on ne s’écrive… S’était plus difficile avec Randall, surtout quand il était en Irak, mais on ne pouvait pas ne pas garder le contact… " La gémellité intimait l’entretiens de ce lien par l’information comme par le contact quasi-permanent. Depuis leur mort, il ne s’était jamais senti aussi seul et il ne passait pas un jour sans qu’il ne pense à eux, à la façon dont ils auraient bien pu gérer cette situation… Il jeta un coup d’œil à la fenêtre la plus proche, y adressant un regard nostalgique sans pour autant se satisfaire du paysage. Comme s’il recherchait leur présence… De retour dans le présent par un semblant de soupir, il questionna à son tour : " T’as des frères ? Des sœurs ? " Là aussi, il connaissait la réponse mais elle lui venait de Leonel et non pas de lui-même. Au travers de sa réponse, il pourrait vaguement savoir si elle se montrait honnête avec lui également… Finalement, cela avait du bon d’être plusieurs dans sa tête ! Un serveur vint à déposer leur commande et Adriel le remercia vaguement. Un coup d’œil sur son plateau lui indiqua qu’il avait bien plus soif que faim et il empoigna donc son verre emplis de thé glacé. Il était, également, plus que temps de répondre aux autres questions de la belle jeune femme. " T’en fais pas pour ça… Quand il faut, je parle bien assez pour deux. " Euphémisme. Adriel sirota une gorgée de son thé froid à la paille avant de reprendre. " Oui, ils sont mort. Ça va faire… Deux ans maintenant. Un crash aérien, leur jet s’est abimé en mer. J’imagine que ce sont des choses qui arrivent… " Il n’aimait pas trop aborder ce sujet car à chaque fois il lui évoquait une triste réalité : cela ne l’avait pas rendu triste. Pour ainsi dire, ses parents lui apparaissaient presque comme des étrangers tant ce fut leur Grand-Père qu’en vint à les élever. A leur inculquer les plus rudes leçons comme à leur faire partager les petits plaisirs de l’existence. Ses parents… Ils ne l’avaient jamais véritablement préparé à la vie qui était aujourd’hui la sienne. Mais ça… Leonel avait déjà dû lui en parler plus ou moins. L’alcool n’aidait pas à clarifier ses souvenirs. Il en vint à poursuivre ses interrogations : " Qu’est-ce que tu fais maintenant ? Je veux dire… Tu as connu mon frère à Seattle, c’est ça ? Alors qu’est-ce que tu fais à Star City maintenant ? T’as de quoi dormir ? Des personnes à appeler si jamais çà… ? " Ça ne va pas ? Il ne termina pas sa phrase. Dans son esprit, quelqu’un doutait que la mère de la petit Lucy soit venu ici avec elle, doutait même qu’elle soit encore en vie… Une affection profonde ne manquait pas de transparaitre dans le ton employé, beaucoup plus propre au trépassé qu’au vivant des jumeaux. Un rapide coup d’œil au plateau de la belle amena une question plus propre à Leonel également : " Tu veux que j’aille demander des sauces ? " Dans son souvenir, elle aimait bien ça… Mais il pouvait encore se tromper.
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Message posté : Lun 10 Mar 2014 - 0:57 Message
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Un sourire amusé vint prendre place sur ses traits un peu trop sérieux, sur l’expression presque blessée qu’elle abordait. Elle s’était souvent demandé ce que ce serait que d’avoir un frère. Ou simplement d’avoir une famille. Parce que, avec son père porter disparu et sa mère alcoolique depuis trop longtemps, elle n’avait jamais sut ce que c’était que d’avoir une vie familiale. La seule chose qui s’y était rapprocher fut son lien avec le désormais défunt Veidt, un homme qu’elle avait adoré et adulé comme elle l’aurait fait avec un père. Il avait été une figure paternelle et une personne tout aussi importante dans la vie de la brune. Il avait été un support, un soutient, ce dont elle avait eut cruellement besoin et ce qu’il lui manquait actuellement. « Tu lui ressembles beaucoup, en tout cas. » Un peu vieilli, mais les traits restaient les même, comme son sourire et ses gestes qui lui semblaient propre à Leonel. Toutefois, elle dut se rendre à l’évidence qu’il ne s’agissait pas du tant aimer Leonel mais sa pâle copie, son jumeau, Adriel. Et, au fond, cela lui faisait du mal que d’assumer le fait qu’il ne soit plus là. Mais surtout, le fait qu’il ne pourra plus jamais être auprès d’elle. « J’imagine que ça devait les embêter que de ne pas savoir vous différenciez. » Parce elle, elle était embêtée. Peut-être même un peu en colère envers le blond qui se tenait en face d’elle. Et bien que ce n’était nullement de sa faute, elle ne pouvait que lui en vouloir et le tenir responsable de cette douloureuse ressemblance qu’il avait avec son jumeau trépassé.

Docilement, elle le suivit jusqu’au restaurant où, d’après lui, ils seraient servis à cette heure. Si elle avait décidé de prendre la direction du McDonald le plus proche, elle haussa les épaules et accepta sans broncher son idée. Sans compter que ce serait très certainement moins gras et meilleur pour sa ligne. Même si, au fond, elle n’avait pas réellement besoin de s’y soucier. Ayant de la difficulté à s’alimenter depuis le départ de Juan Pablo, elle peinait à avaler un repas par jour, préférant simplement errer seule dans les rues sombres de Star City, telle une âme en peine en quête de raison de vivre. « J’espère qu’ils nous serviront » répondit-elle simplement, sentant son estomac s’opposer au jeûne imprévu des dernières semaines. Perchée sur des talons vertigineux, elle tentait de suivre la vitesse de marche imposée par son compagnon d’infortune. La fatigue et la fin de ces derniers temps l’avaient épuisé, cernaient son regarde de larges cernes et creusaient ses joues, lui donnant un aspect presque maladif. Ils arrivèrent finalement à l’endroit alors que la demoiselle haussait un sourcil face à l’apparence peu avenante de l’endroit. Quoique, ce n’était pas pire que là où elle traînait en règle générale. Poussant donc la porte, elle suivit toujours Adriel jusqu’à une table, prenant place sur une banquette abimée par les années, donc les couleurs s’étaient vues défraîchies. Comme Ginger, en quelques sortes, dont les quelques années de sa vie avaient fini par ravager son sourire insouciant d’une gamine qui ne comprenait rien à la vie et à détruire le peu d’espoir qu’il lui restait en l’humanité. Elle n’avait plus aucune raison de s’accrocher par elle ne pouvait se résoudre à la mort. Elle n’était pas encore assez là pour en venir à un tel acte de désespoir, quand bien même la vie n’aurait plus rien à lui offrir. Elle passa sa commande, à savoir un burger et un verre d’eau. Elle savait que son estomac n’accepterait pas plus et elle n’avait pas envie de finir sa nuit la tête dans la cuvette parce qu’elle aurait surestimé les capacités de son corps.

Elle haussa les épaules alors qu’il lui annonçait être surpris que Leonel n’ait jamais parlé de ses frères à Ginger. La vérité était qu’il l’écoutait plus souvent qu’il ne parlait de lui. Il la conseillait, tentait de faire de sa vie quelque chose de meilleur, de lui faire voir qu’il y avait du bon, qu’il fallait simplement un peu creuser pour le trouver. Mais jamais il n’avait abordé le sujet de ses jumeaux, ce qui blessait un peu la brune, qui voyait déjà qu’elle n’eut qu’une faible importance dans la vie de l’homme. Du moins, de ce qu’elle s’imaginait, comme, au final, elle ne savait pas grand-chose de lui et il était trop tard pour y remédier. Ou, enfin, y remédier avec le principal intéressé. Parce qu’elle se doutait bien qu’Adriel pourrait, dans une certaine mesure, répondre à ses questions. « J’imagine qu’il n’en voyait pas l’intérêt. » Et bon dieu qu’elle se sentait égoïste, dans l’actuelle situation. Elle pouvait mettre ça sur le compte de la jeunesse, mais elle savait pertinemment que si la rencontre s’était déroulée aujourd’hui, elle aurait peut-être réagi de la même façon. Ou alors elle l’aurait envoyé balader, avec toute la nonchalance dont elle savait faire preuve. Elle eut un faible sourire amusé alors qu’il la questionnait au niveau de sa situation familiale. Parfois, elle se dit qu’elle aurait aimé ne pas être seule. Puis après, elle se dit qu’en étant seule, au moins n’a-t-elle aucun compte à rendre à personne. « Enfant unique, en fait. Mes parents n’ont pas voulu avoir de second enfant. » C’était surtout que le père était porté disparu depuis plusieurs années déjà et sa mère inapte à s’occuper d’un seule enfant, alors mieux valait imaginer ce que ce serait si elle en avait deux à sa charge.

La nourriture arriva finalement et elle prit son burger entre ses doigts graciles, en prenant une bouchée du bout des lèvres. Elle le questionna quant à ses parents, tentant de faire la conversation, même si elle n’avait jamais vraiment été douée dans le domaine. Elle ne s’intéressait jamais aux autres. Ou très rarement alors. Mais au moins devait-elle essayer de faire bonne figure avec Adriel. Il était sa seule chance que de pouvoir aller rendre un dernier hommage à l’homme qui avait sûrement été trop important dans sa vie. Cet homme dont l’absence ce faisait douloureusement ressentir depuis des années. « Je suis désolée » répondit-elle finalement, sincèrement, aussi surprenant que cela puisse l’être comme il s’agissait de Ginger. Elle n’était pas foncièrement mauvaise. Personne ne s’était jamais pris la peine que de lui faire savoir ce qui était bien ou mal. Alors elle vivait comme elle l’entendait, n’en faisait qu’à sa tête, sans se préoccuper des cas de consciences ou autre. Elle n’en avait rien à faire des autres, rien à faire de la vie en générale. Elle n’agit que pour elle et c’est tout. Ainsi, elle éviterait les mauvaises surprises. « Ce sont des choses qui arrivent, je crois bien. » Ginger n’avait jamais été douée dans les relations sociales, encore moins dans le réconfort. Elle était simplement incapable de faire preuve de compassion, incapable d’avoir une quelconque considération pour quelqu’un.

La ressemblance était frappante. Encore. Le ton beaucoup trop avenant. Cette façon de se soucier d’elle. Et surtout, elle avait la mauvaise impression qu’il semblait savoir quelque chose à son sujet, ce qui l’embêtait. « Si jamais ça... ? » demanda-t-elle, suspicieuse, haussant un sourcil, comme si elle cherchait une faille. Tant essayait-elle de se convaincre qu’il ne s’agissait-là que d’Adriel et non pas Leonel, tout en elle semblait vouloir la convaincre du contraire. Parce qu’il lui parlait comme s’il s’inquiétait, comme s’il se souciait d’elle, comme l’avait trop souvent fait Leonel. Elle soupira. « Oui, j’étais à Seattle. Mais peu après la m… Le départ de Leonel, je suis partie avec mes parents pour le Mexique. » Car oui, ses parents. Dévoiler qu’elle n’avait jamais connu son père serait avouer haut et fort l’une de ses faiblesses. « Mais j’ai décidé de venir ici, il y a un mois et demi environ. » Elle ne précisa pas les raisons. Parler de Juan Pablo lui ferait beaucoup trop mal. Et il était hors de question que d’aborder le sujet de ses faiblesses. Puis une question. Une dernière. Elle s’immobilisa pour ensuite déposer dans son assiette son burger. Ses yeux bleus où se lisait une profonde douleur se posèrent sur le visage du Golden Boy. Mais son expression se fit parfaitement neutre, tentant de ne pas afficher aucune émotion. « J’comprend pas » lui dit-elle simplement d’une voix blanche. « Tu t’acharnes » commenta-t-elle, pour finalement prendre une gorgée d’eau. « Mais oui, je vais en prendre. » Il fallait qu’elle fasse preuve de bonne foi. Qu’elle n’insiste pas. Même si tout son être criait à l’injustice et semblait se consumer dans la douleur de la perte d’un être qui fut cher à son cœur, elle tentait de prendre sur elle-même. Et même si son regard trahissait ses véritables sentiments, elle prit de nouveau une bouchée de son burger, essayant d’être le plus impassible possible. « Merci » qu’elle souffla lorsqu’il revint avec les sauces. « Mais j’aurais dut m’en douter, Leonel n’était pas du type à se balader la nuit. » La simple évocation de son nom brisa quelque chose en Ginger. Elle inspira profondément, continuant de manger pour garder contenance. Parce que jamais Ô grand jamais elle accepterait d’être faible face à quelqu’un.
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Message posté : Mar 25 Mar 2014 - 14:41 Message
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• Eveil au Qi (champs protecteur)
• Kiai
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Lorsque le Passé nous Rattrape.


Le contact comme la conversation de Ginger dans ce Fast Food ayant subis les outrages du temps ne semblait guère désagréable aux yeux d'Adriel. Bien au contraire aurait-il même été tenté de dire. Tout au plus aurait-il pu ranger cette conversation dans le domaine de l’étrange tant il se devait de compartimenter ses émotions comme les informations à sa disposition sur le passé de la jeune femme. Une gymnastique intellectuelle dont il se sortait avec les honneurs pour l’heure, même s’il se forçait à prendre le temps de peser le pour comme le contre de chacun des mots qu’il était amené à prononcer. Quelqu’un qui le connaissait n’y verrait là que le prolongement logique de la pensée quotidienne du Golden Boy, le jeune homme ayant toujours été du genre à observer une situation avant d’agir. Non pas pour en évaluer le danger, plus pour se faire une idée de si la situation le faisait chier ou pas. Dans le premier cas, il passerait son chemin. Dans le second… Il chercherait à profiter de l’instant, de cet instant présent qui est en réalité le seul véritable et qui court éternellement comme l’unique compagnon valable de l’existence. Tout pendant qu’il ne soit pas réellement l’existence incarnée… L’ébriété pouvait l’amener à des réflexions métaphysiques pour le moins douteuses, mais ça avait le mérite de l’humaniser. Un peu…

Au moins profita t’il du fait que la jeune femme ne semblait pas désireuse de lui mentir, de le faire vivre dans une illusoire fantasmagorie là où connaissait bien plus son existence qu’elle ne pouvait même le soupçonner. Il eut un maigre sourire à cette constatation qu’il ravala bien vite, jugeant que cette allégresse sur ses traits ne collait pas vraiment à la situation, à l’énoncée d’une jeune femme disant qu’elle ne pouvait guère s’appuyer sur les liens du sang. Elle devait en souffrir quelque peu, c’est du moins ce que pensa Adriel avant que Leonel ne lui indique toute la véracité de cette impression. Peut-être que l’eau avait eu le temps de couler sous les ponts, peut-être qu’il se trompait à ce sujet. Intimement, le double trépassé ne pouvait qu’en douter… Gamine froide comme jeune femme détestable, Ginger finit par faire montre d’une certaine empathie qui surprit Leonel au point de voir les traits d’Adriel se déformer sous le coup de la surprise. Il ne l’imaginait pas vraiment capable de se préoccuper d’autre chose que d’elle-même en cet instant, bien que la criarde voix de son jumeau lui indiquait le contraire, et accueillit avec une pointe de satisfaction l’expression de la compassion toute humaine de la jeune femme. Plus pour tout ce qu’elle avait de symbolique et pouvait bien signifier que pour des regrets qui ne parviendraient guère à panser le trouble de son âme beaucoup trop tourmentée. De son propre aveux du moins. " C’est gentil de ta part mais… Tu n’as pas à être désolée. Tu n’es en rien responsable… Et puis, c’est dans l’ordre logique des choses. A mesure que passe le temps, la vie juge bon de reprendre son don à bon nombre, il ne nous est alors plus possible que de chercher à faire avec… " Cette phrase, ce semblant de leçon, il ne l’avait que trop médité et que trop ressassé dans ses pensées alors qu’il voyageait au hasard sur un continent des plus vaste et des plus sauvage, à la recherche de réponses à ses question comme de buts à donner à son existence. Un semblant d’objectif vint à émerger dans un établissement de boisson au fin fond d’un Favelas Brésilienne. Mais elle n’avait pas encore donné sa pleine mesure dans l’esprit du Golden Boy qui trouverait la conclusion de son plus fou projet dans une gangue de métal de haute technologie qu’il chausserait quelques années plus tard. Ses pensées vaguement articulées autour de l’image de ses frères comme du vide que laissait dans son âme leur éternelle absence, Adriel se contenta d’hausser les épaules en direction de la belle avant de lui murmurer : " Au fond, c’est dans l’ordre logique des choses… La Mort n’est jamais qu’un autre chemin qu’il nous faudra tous prendre. Il suffit juste de l’accepter et de tenter de vivre avec. Crois bien que je n’affirme pas que ce soient des plus aisés. " Il lui adressa l’un de ses maigres sourires qu’il étirait dans ces instants ou la nostalgie comme la mélancolie enserraient son cœur d’une froide étreinte. Trempant ses lèvres dans son thé glacé, il chercha à évacuer ce semblant de poésie de comptoir pour passer à autre chose, rebondir dans le présent… Un retour à la réalité qui se fit par la mention du nom de Seattle. Il vagabonda un instant dans les pensées comme les souvenirs de son frère pour se remémorer la cité côtière, la chaude ambiance ressentie au côté de ce peuple du douzième homme quand les Seahawks affrontaient leurs adversaires. Une raison qui lui ferait savourer la victoire de cette équipe au Super Bowl, bien des années plus tard. Il arqua un sourcil devant la mention du Mexique, répondant presque du tac au tac : " Où donc au Mexique ? Je m’y suis également rendu à la mort de mes frères. Je vagabondais toujours plus en direction du Sud. Mais j’imagine que tu t’en souviendrais si l’on avait été amené à se croiser… " Probablement qu’elle l’aurai abordé d’une manière semblable à celle qui les amenait, désormais, à échanger autour d’un verre comme d’un savoureux burger. Et le jeune homme de religieusement l’écouter avant de se prêter au jeu du question réponse tant son frère voulait aider la jeune femme. Disparu depuis des années mais continuant à se préoccuper des autres. " Et maintenant ? Qu’est-ce que tu vas faire ici ? Tu as un travail ? Si ce n’est pas le cas, tu sais que je suis à la tête d’une entreprise… Je pourrais éventuellement t’aider. " Ce n’était d’ordinaire pas vraiment son genre de faire du social comme ça, mais quelques nostalgies d’une époque heureuse ne manquaient pas de découler dans la contemplation du mirifique visage de la jeune Lucy. A voir si elle accepterait de bosser pour un marchand d’arme désormais… Ou même si elle accepterait de bosser tout court. Il se raidit un brin devant sa réaction, constatant une nouvelle fois que les frontières entre ses personnalités et leurs connaissances respectives étaient particulièrement fines et pour le moins dangereuses. Il lui adressa un maigre sourire et souffla : " Non, je ne m’acharne pas. Je ne prends aucun plaisir à cette situation pour être honnête… "

Cela serait probablement pour plus tard, pour quand il prendrait pleinement conscience du poids de ses connaissances comme de l’avantage que pouvait représenter son pouvoir l’ayant plongé dans une solitude des plus profonde. Là-dessus, il se leva et prit la direction du comptoir pour exécuter les volontés de la jeune femme. Il savait les gouts de Ginger, savait ce qu’elle préfèrerait mais se contenta de faire un assortiment complet. Histoire de semer un peu le trouble, d’agir comme un parfait inconnu plus que comme un ami prévenant. La situation lui était compliquée et il avait l’impression de jouer au funambule sur le fil d’un rasoir. Mais maintenant qu’il avait entamé les discussions, il ne pouvait plus la laisser en place et reprendre le cours de son existence. Il s’en retourna donc à ses côtés, souriant à sa tirade sur son frère et prononçant distinctement à son retour :

" Ce n’était certainement pas le plus casse-cou d’entre nous… Mais tu aurais dû le voir lancer un ballon et éviter les Sacks. S’il l’avait voulu, il aurait pu tout avoir… " Il se souvint de leur connexion fantastique sur un terrain alors qu’il recevait ses passes sans même les voir venir, luxe d’avoir grandi ensemble comme de partager les sentiments tortueux impliqués par la gémellité. Il n’aurait probablement pas trainé la nuit, effectivement. Comme il n’aurait pas recherché le risque et les conflits à la manière d’Adriel. Mais Leonel aurait probablement fait quelque chose de grand de sa vie… Un état de fait qui influencerait un jour le Golden Boy flambeur. Il conserva un temps le silence, mordant dans la nourriture sans vraiment oser la regarder en face. Puis, il finit par rebondir sur une de ses questions passées. A sa façon : " Tu sais… Je ne suis pas mon frère, mais… Mais si jamais tu éprouves le besoin de te confier, de parler ou même d’avoir quelqu’un à tes côtés… Je peux être cette personne. " C’était sa façon de clarifier les propos qui furent les siens un instant plus tôt. Sa façon de respecter les volontés de Leonel comme de soulager ses cas de conscience. Il haussa les épaules : " Tu avais l’air de tenir mon frère en haute estime et tout me porte à croire que s’était réciproque. J’imagine qu’il ne t’aurait pas laissée seule dans une si grande ville… Alors si tu éprouves quelques besoins que ce soit… Je peux être là, petite Lu… " Il coupa son propos dans une toux volontaire. Il en avait trop dit alors que les limites de sa personnalité s’étaient fissurées une fois de trop.
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Message posté : Dim 30 Mar 2014 - 16:59 Message
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Parler du Mexique ramenait inévitablement de douloureux souvenirs à l’esprit de la demoiselle, des souvenirs qu’elle souhaitait bien enterrer et oublier. Elle y avait vécu de belles années, filant un amour parfait avec Juan Pablo, un trafiquant de drogues, un voleur et accessoirement un meurtrier. Il lui avait fait connaître la vie de criminelle, quand bien même ne l’aurait-elle pas voulu. Il lui avait fait découvrir ses dons, principalement son bouclier mental. Après tout, lui aussi mentaliste, il n’avait jamais pu imposer quoique ce soit à la brune, protéger face à des intrusions en tout genre, jusqu’à une certaine mesure. « J’étais dans l’État de Guerrero, dans le Sud du Mexique » commença-t-elle finalement, essayant de passer outre les images qui s’imposaient à son esprit, où elle voyait le visage de son ex petit copain, souriant en sa compagnie. C’était douloureux de savoir que les trois dernières années avaient été perdues auprès d’un homme qui n’en avait jamais rien eu à faire d’elle, sauf peut-être de son statut d’Américaine. « Mais je crois que, en effet, si on s’était croisé, je t’aurais sûrement reconnu. » Car la ressemblance entre ce dernier et son jumeau était frappante et avait ramené Ginger à une époque où elle avait vécu plutôt difficilement, entre l’absence d’image paternelle et l’alcoolisme de sa mère. « Mais donc, tu parles aussi espagnole ? » Les langues avaient toujours réellement intéressées la brune. Peut-être étais-ce dut à son don, qui s’était manifesté bien avant les autres, mais une chose était sure, c’était à peu près la seule chose qui la passionnait réellement. Ayant une vingtaine de langues à son actif et poursuivant son apprentissage assidu, elle arriverait bien un jour à pouvoir communiquer avec presque la totalité des personnes sur cette Terre. Le seul problème étant sûrement qu’elle détestait la communication.

Ginger ne travaillait bien évidemment pas. Usant à outrance de son don pour obtenir ce qu’elle voulait, elle n’avait même pas besoin de travailler. Mais ça, elle ne pouvait pas le dire. Il allait sûrement la convaincre de se trouver quelque chose pour vivre convenablement, faisant passer ces belles paroles comme étant dites à la mémoire de son défunt frère qui avait tenu à la jeune gamine perdue qu’elle avait été. Et puis, les raisons du pourquoi elle avait quitté le Mexique pour venir s’installer ici ne regardait qu’elle. Car elle n’avouerait jamais à voix haute qu’elle était partie, aveugler par l’amour qu’elle éprouvait pour un mécréant de seconde classe. « Non, ça va, j’ai de quoi m’occuper et m’arranger. » Elle avait aussi manqué de lui cracher au visage qu’elle n’avait pas besoin de sa pitié, mais comme elle s’était promise d’être un peu plus conciliante pour le rester de la soirée, elle se fit violence pour ne rien ajouter. Qu’est-ce qu’elle irait faire dans une entreprise, de toute façon ? Sa mère lui avait souvent répéter qu’elle n’était qu’une bonne à rien. Et elle ne connaissait que l’univers du crime où le plus fort l’emporte. Pas nécessairement le plus fort physiquement. Parce que Ginger avait rarement perdue une bataille, et ce, malgré sa stature frêle.

Malgré le fait qu’elle s’était promise d’être un peu plus aimable vis-à-vis l’homme qui ne semblait pas foncièrement méchant, il y avait des limites à ne pas franchir. Elle se braqua donc, l’accusant de faire de nouveau exprès d’agir comme son défunt frère. Mais, surtout, ce qui la dérangeait le plus, c’est qu’il semblait la connaître alors que, pourtant, elle était persuadée que Leonel ne lui avait très certainement pas parlé d’elle. « C’est simplement dérangeant » lâcha-t-elle finalement alors qu’il affirmait ne prendre aucun plaisir à la situation. Il revint finalement avec les sauces, de sortes diverses et variées et elle n’opta que pour la sauce barbecue. La discussion se poursuivit sur Leonel alors qu’elle lui affirmait qu’elle aurait dut savoir que ce n’était pas lui. Après tout, elle avait rencontré Leonel à Seattle et il n’avait jamais été du type à sortir la nuit. Surtout que l’homme qui lui faisait face, malgré la contenance qu’il avait, avait eu une démarche un peu boiteuse. Sans compter l’odeur l’alcool. Tout portait à croire qu’il n’était pas spécialement sombre, sans être toutefois défoncé. Ginger ne buvait pas d’alcool. Elle aurait pu noyer sa peine dans ce doux élixir. Toutefois, cela aurait été ressemblé à sa mère. Et il était hors de question qu’elle ressemble à cette femme qu’elle ne pouvait cependant pas se résoudre à abandonner. Hors de question qu’elle sombre à son tour dans un alcoolisme qui la détruirait tout comme il a détruit sa mère. Et ce, pour les mêmes raisons qu’elle, à savoir une peine d’amour dévastatrice et un manque cruel de goût de vivre.

Elle arriverait presque à apprécier les attentions de cet Adriel, si elle n’avait pas été aussi méfiante envers autrui. Prenant une gorgée d’eau, elle l’écouta parler, prête à lui faire comprendre qu’elle allait bien, qu’elle n’avait pas besoin d’aide, encore moins de la part de quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Mais la suite la fit s’immobiliser, ses prunelles claires ancrées dans le regard de l’homme en face d’elle. « Petite Lu… Comme petite Lucy. » Il y avait quelque chose qui clochait, sans aucun doute. Jamais dans leur courte discussion elle lui avait parlé de son second prénom, à savoir Lucianna. Mais elle l’avait donné à Leonel, pour qu’il ne puisse pas la retracer, dans les débuts de leur relation qui avait ressemblé étrangement à une relation que pouvait entretenir un père et sa fille. Le choc passé, ce fut par réflexe qu’elle réagit, à savoir lui balancer à la tête ce que contenait son verre. Au moins n’avait-elle pas lancé le verre, sans quoi les dégâts auraient pu être pires. « Comment ? » Lucy, c’était le surnom que lui avait autrefois attribué Leonel. En aucun cas Adriel n’aurait pu le savoir, elle en était convaincue. Ce fut donc un regard mauvais, presque meurtrier, qu’elle posa sur la silhouette du propriétaire d’entreprise. « Tu vas cesser tes conneries. Tu dis ne pas être Leonel alors comment est-ce que tu connais ce putain de surnom. » Elle ne tombait pas souvent dans la vulgarité, mais vu l’état d’énervement dans lequel elle se trouvait, ce n’était pas surprenant. « Leonel ne m’aurait jamais menti. Sauf qu’il m’a abandonné, il m’a laissé seule derrière lui. » Elle le dévisagea quelques instants, le regard toujours mauvais. « Alors p’t’être que t’es Leonel. Après tout, il peut très bien avoir changé avec les années. » Ce qui n’aurait pas été surprenant, vu comment elle, elle avait changé depuis sa disparition.

Finalement, elle opta pour une autre stratégie. Alors qu’elle le fusillait toujours du regard, elle se calma cependant quelque peu. Son ton avait toujours été calme, lors des précédentes critiques, même s’il avait été d’un froid glacial, menaçant. Elle ancra son regard à celui de l’homme en face d’elle et fit lentement tomber ses barrières, le pliant à sa propre volonté. Les joies de l’hypnose. Si elle était récalcitrante à user de son don, par simple principe que c’était à cause et pour Juan Pablo qu’elle l’avait découvert et avait passé des années à l’améliorer, elle ne voyait pas d’autres options pour lui faire cracher la vérité. « Je veux savoir comment est-ce que tu connais ses informations. Pourquoi est-ce que tu as manqué de m’appeler Lucy. » Tout en ayant son regard plongé dans le sien, elle s’assura d’agir sur son esprit aussi vocalement, pour rendre l’emprise d’autant plus puissante et qu’il ne puisse y résister. « Qui était Leonel pour toi ? Et comment se fait-il que tu lui ressembles autant, tant physiquement que par ta façon d’agir ? » C’était quelque chose qu’elle souhaitait comprendre, sans se douter qu’elle allait sûrement regretter de le savoir, que, de ce fait, elle allait craindre le personnage qu’était Adriel Veidt. Mais elle voulait savoir, elle devait comprendre. Ne serais-ce que savoir s’il s’agissait bien de Leonel ou d’une pâle copie qui s’amusait à faire semblant qu’il était lui. Mais là encore posait le problème du surnom, alors que seul son défunt père de substitution le connaissait, sachant qu’elle ne s’était présentée qu’à lui comme se nommant Lucianna. Il y avait un problème, dans toute cette histoire. Elle ignorait lequel mais elle comptait bien mettre le doigt dessus.
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Message posté : Jeu 3 Avr 2014 - 19:38 Message
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Black Arm

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• Eveil au Qi (champs protecteur)
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• Chō Gakushū Nōryoku

Lorsque le Passé nous Rattrape.


Les choses bougeaient peu à peu et Adriel avait vaguement l’impression de se retrouver dans le passé, plongé dans le corps d’un frère trépassé à revivre des instants plus que sympathiques en compagnie d’une enfant qui avait, finalement, bien grandi…. Cette discussion avait le mérite de faire remonter bien des souvenirs enfouis, des souvenirs qui n’étaient pas vraiment les siens et qui se mélangeaient à ses attitudes pour créer ce semblant de créature hybride qu’il pouvait bien devenir quand les personnalités de ses frères aux allures de doubles remontaient à la surface de son esprit. La chose était perturbante, dérangeante même. Elle le forçait à dire des choses, à faire des choses qu’il n’aurait pas fait en temps normal, à jouer un rôle qui n’était pas le sien et qu’il n’adoptait qu’en présence d’un être cher à son passé. Au passé d’un de ses frères. Inévitablement, les choses iraient de travers. Mia sç, il n’en avait alors pas vraiment conscience…

" * Je sais me débrouiller. * " Lança t’il à la jeune femme en espagnol dans le texte, pour lui indiquer qu’il n’avait pas fait que traverser le pays en se comportant comme le touriste moyen. A dire vrai, sa maitrise du langage hispanique était toute relative et découlait de ses errances dans bon nombre de pays d’Amérique latine, à l’époque où il n’avait pas encore pris pleinement conscience de ses capacités de Super, de cette dérangeante capacité à se dédoubler. " Mais pour être honnête… " Il avala une gorgée de son thé glacé avant de poursuivre son propos : " Je parle beaucoup mieux Portugais. J’ai résidé quelques temps au Brésil… " Il n’était pas réellement parti pour raconter toute son existence mais cherchait juste à se montrer honnête dans un sourire. Plus tard, il apprendrait à utiliser ses doubles et leur mémoire commune pour des apprentissages de langue facilité de façon à séduire plus facilement quelques modèles de l’Est. Comme quoi, l’on pouvait bien faire ce que l’on voulait d’intéressants pouvoirs ! La discussion dériva progressivement vers le sujet de l’emploi de la jeune femme. Adriel nota qu’elle ne se montra guère intéressée par sa proposition et étira un maigre sourire devant le semblant d’agacement dans sa voix. Il nota que la proposition n’était foncièrement pas du gout de la jeune femme et se contenta simplement de souffler avec une certaine nonchalance : " Des fois que tu en es un jour besoin, la proposition tiendra toujours… " Qui sait, peut-être que quelques années plus tard elle pourrait bien changer d’avis après tout.

Vint alors le mot de trop, l’instant où Adriel se mordit l’intérieur de la lèvre en constatant qu’il en avait trop dit, qu’il avait ouvertement laissé prendre conscience à la jeune femme qu’il savait beaucoup trop de chose sur elle. Il se maudit immédiatement, cherchant un moyen de retourner la situation à son avantage sans que la jeune femme ne puisse soupçonner quoi que ce soit. Mais la situation ne se déroula vraiment pas comme prévu quand Ginger lui adressa le contenu de son verre d’eau en plein visage. Au moins, le liquide incolore eut pour mérite de définitivement le faire se réveiller, évacuant le peu d’ébriété qui habitait encore ses yeux par la force de la surprise. Malheureusement, il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir pour ce geste pour le moins insultant. Il avait clairement pris conscience de l’insulte qu’il venait de proférer, pour cet assaut frontal à l’esprit de la jeune femme. Il avait détruit toute la vérité de quelques simples mots et se trouvait bien mal à l’aise pour espérer recoller les morceaux. Tout dans la maigre relation qu’Adriel avait réussi à tisser avec la jeune femme s’écroulait comme un métaphorique château de carte et le jeune homme se demandait réellement comment il pourrait bien sauver les apparences. En son for intérieur, Leonel bouillonnait de voir sa petite protégée dans un tel état et cela ne faisait que rendre plus maigre encore les barrières séparant les souvenirs de ces multiples personnalités. Il devait retrouver un semblant de calme, un semblant de contenance pour retourner la situation à son avantage. Les accusations proférées à l’encontre du jumeau ayant habité Seattle finirent de faire saigner le coeur de ce dernier. S’en était trop, Adriel se devait de reprendre la main.

" Ce n’est pas du tout ce que tu…. " Mais il se stoppa alors tout à fait, comme si une volonté supérieure lui indiquait de se taire pour pleinement entendre tout ce que la jeune femme avait à lui dire. Il n’avait jamais constaté qu’elle avait des yeux aussi clairs. Des yeux bleus d’un bleu plus qu’un bleu, d’un bleu qui semblait bien n’appartenir qu’à elle, d’un bleu qui ne semblait pas avoir d’égal chez n’importe quelle femme. S’était comme si plus rien n’entrait dans son champ de vision, comme si ces seuls yeux comptaient. Il entendait distinctement les mots de la jeune femme arriver à ses oreilles, décomposés d’une façon qui interdisait la moindre erreur d’interprétation. Il comprenait sa question mais n’avait aucune envie d’y répondre, cherchant déjà une faille, une parade pour monter l’un de ses sempiternels mensonges qui lui autoriserait le luxe de ne pas perdre la face. Il souhaitait marquer une pause, garder le silence un instant pour bien peser le pour et le contre de ses mots alors qu’elle avait fini de le questionner. Et pourtant, bien malgré lui, ses lèvres s’ouvrirent pour laisser fuser un flot de paroles qu’il ne voulait pas prononcer : " Parce que c’est comme ça que Leonel t’appelait… " Il ne comprenait pas, cherchait à orienter toutes ses penses vers la complète négation de ses propos mais avait l’impression désagréable d’être le jouet du destin, une marionnette que l’on actionne à son bon vouloir alors que le ventriloque de la vérité le forçait à tout déballer. Une nouvelle question fusa de la part de la jeune femme. Il hurlait dans son esprit de se taire, de ne rien dire. Mais, une nouvelle fois, c’est bien le contraire qui se produisit dans une déclamation tout juste assez forte pour que Ginger soit la seule capable de l’entendre : " C’était mon frère. Mais s’était aussi mon double. " Tais-toi. N’en dis pas plus… Ne plisse pas les yeux comme tu le fais maintenant, ne relâche pas tous les muscles de ton corps et adopte une attitude de combattant pour affronter ce qui te fait simplement dire toute la vérité. Ce qui te fait révéler tes pires secrets. Adriel avait beau se murmurer ces mots à l’esprit, rien n’y faisait et ses confessions se faisaient de plus en plus précises. " J’ai toujours cru que nous étions tous les trois jumeaux jusqu’à ce que je ne manifeste mes capacités… Je suis capable de me dédoubler, de créer un double parfait. Des doubles qui bougent, ressentent et pensent indépendamment les uns des autres. Des doubles capables de vivre une vie entière, comme ce fut le cas de mes jumeaux, de Leonel et Randall… "

Il avait depuis longtemps théorisé ses pouvoirs, avait appris à les maitriser au Brésil sans pour autant chercher à les décupler outre mesure. Cela viendrait plus tard… Et voilà qu’il révélait tous les as dissimulés dans sa manche à une jeune femme dont il avait la parfaite connaissance, à qui il aurait pu remémorer des souvenirs qu’il n’aurait même pas dû connaitre. Un état de fait surprenant qui découlait de la réponse qu’elle attendait à sa dernière question. Et bien qu’il n’ait aucune envie de le révéler, Adriel était déjà en train de tout lui expliquer :

" Lorsqu’un de mes doubles disparait, j’acquiers toutes ses connaissances comme toutes ses expériences. Dans le cas d’un double qui a énormément vécu, j’acquiers même certaines de ses manies. Voilà pourquoi je ressemble tant à Leonel… " De sa vie entière, il n’avait jamais été aussi bavard. De sa vie entière, il n’avait jamais aussi clairement parlé de ses capacités, de ses pouvoirs… Et, sans le savoir, cherchant à satisfaire les questions de la jeune femme, il allait désormais lui faire une révélation à même de lui glacer le sang : " A la mort de Leonel, j’ai hérité de tous ses souvenirs… Voilà pourquoi je t’ai appelé Lucy, voilà pourquoi je savais quelle sauce tu aimes pour accompagner ton burger. La vérité c’est que, je sais tout de toi, Ginger… " Son œil pétillait d’une certaine malice, comme si son inconscient percevait l’importance de ce détail. Et le Golden Boy sous Hypnose d’ajouter dans un phonème neutre mais terriblement oppressant : " Absolument tout… "
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Dim 6 Avr 2014 - 6:07 Message
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Si, dans d’autres circonstances, elle lui aurait offert un sourire reconnaissant et un remerciement pour lui offrir une chance, un travail, si jamais elle en avait besoin, la suite se compliqua quelque peu. Tout ça à cause d’un surnom. Un stupide surnom qu’avait autrefois employé Leonel. Un surnom que seul Leonel connaissait, à vrai dire. Une chose que seul lui aurait pu savoir. Elle qui avait des doutes depuis le début, alors qu’ils venaient tout juste de se rencontrer, voyait désormais son cœur éclaté alors qu’elle ne pouvait qu’imaginer Leonel en face d’elle. Il était là, il lui avait menti. Il lui avait menti après l’avoir abandonné pendant de trop longues années. Elle avait mal. Terriblement mal. Mais surtout, elle sentait une colère sourde montée en elle alors qu’elle balançait le contenu de son verre au visage de l’hypocrite blond qui se trouvait sous ses yeux. Elle avait envie d’hurler, de frapper, d’insulter la vie qui lui imposait des épreuves qu’elle n’avait plus la force de surmonter. Leonel était devant elle. Celui qui l’avait abandonné. Celui qui avait même tenté de lui faire croire qu’il était mort. Elle maugréa quelques paroles peu sympathiques dirigées vers l’homme. Jusqu’à avoir une idée. Son pouvoir. Elle n’appréciait pas tant s’en servir, sauf lors d’extrême urgence, comme elle l’avait découvert en compagnie de son ancien copain. Mais aujourd’hui, en cette soirée qui ramenait la brune à des souvenirs qu’elle aurait pourtant voulu oublier, il s’agissait d’un cas d’extrême urgence. Elle encra donc son regard d’un bleu profond à celui du Golden Boy.

Lentement mais sûrement, elle lui imposait sa volonté sans qu’il ne puisse rien y faire. En prononçant quelques mots d’une voix qui se voulait envoutante, elle cherchait à avoir une emprise quasi-totale sur l’esprit de l’homme, lui sapant toute volonté de lui mentir, pour le pousser à lui dire la vérité, toute la vérité. Tout ce qu’il savait. Pourquoi s’entêtait-il à dire que Leonel était mort alors que tout la ramenait à cette homme. Ses expressions, ses gestes, sa manière de se comporter et de s’adresser à elle, tout. Mais au final, il aurait mieux valu qu’elle ignore la réponse. Son expression se décomposa alors qu’il annonçait d’une voix claire que Leonel était son double. Un double. Son regard se fit encore plus pesant alors que ses prunelles uniques, d’une couleur presque surréelle, d’une profondeur digne de la mentaliste, cherchaient à le faire plier, à lui en dire encore plus, à lui expliquer de quoi il en retournait vraiment. « Ils n’étaient pas tes frères… » commenta-t-elle, sans pour autant lâcher son regard ni même l’emprise qu’elle avait sur son esprit. Son don s’avérait être une arme importante qui pouvait en détruire plus d’un. Malheureusement, aujourd’hui, alors que l’homme déversait ses paroles, qu’il lui racontait la cruelle vérité, cette arme était en train de détruire lentement mais sûrement l’indomptable renarde qu’était la jeune demoiselle. La fin fit frissonnée Ginger alors qu’elle réalisait l’ampleur de tout ce que cela impliquait. Cet homme, cet inconnu aux traits de Leonel, connaissait toutes ses faiblesses, son passé tortueux et torturé, sa mère alcoolique, l’absence de son père. Cet homme, sans qu’elle ne le veuille, sans qu’elle ne lui ait jamais réellement parlé, avant entre ses mains le moyen de la détruire, et ce, très certainement définitivement.

C’est mut par une crainte sans nom, une terreur qui s’emparait de son esprit, que la brune se releva, coupant ainsi le lien mental qu’il y avait eu entre l’homme et la mentaliste. Son regard se faisait presque affolé. Cet homme la connaissait. Mieux que quiconque. Comme Leonel l’avait connu, à savoir par cœur. Cet homme, il pouvait la détruire, l’achever. Il savait où enfoncer les couteaux pour la blesser, pour l’empêcher de se relever, de remonter la pente alors qu’elle avait longtemps déboulé jusqu’au pied de la montagne. « Ce ne peut pas être vrai » tenta-t-elle de se convaincre alors que l’évidence était pourtant bien là. Il avait sut comment la surnommer. Coup de chance ? Elle en doutait fortement. Il avait sut qu’elle prenait des sauces, ce qui n’était qu’un détail, mais un détail que seul Leonel avait sut comme il fut le seul à y avoir réellement porté attention. « Ce ne peut pas être vrai » répéta-t-elle comme si elle récitait une cruelle litanie, d’une voix blanche alors que son teint était devenu plus pâle. Elle allait être malade, elle en était certaine. Elle n’était pas en mesure d’envisager un tel danger pour sa personne. Pas alors qu’elle venait tout juste de se faire abandonner par celui qu’elle avait considérer comme l’homme de sa vie, alors qu’elle se retrouvait seule dans une ville qu’elle ne connaissait que trop peu. Son regard était affolé, presque fou, alors qu’elle le reposait finalement sur l’homme. « Tu mens ! » vociféra-t-elle alors que, au final, elle le savait que trop bien. La triste vérité était qu’il avait en main toutes les cartes pour achever Ginger Pennington.

Il allait sûrement lui en vouloir, qu’elle se soit ainsi joué de son esprit. Mais pour le moment, elle n’en avait pas grand-chose à faire. Pour le moment, elle était effrayée, comme une bête acculée que d’autres tenteraient de chasser. Si elle avait longtemps été le prédateur, celle qui tourne autour de sa proie pour finalement fondre dessus, elle était malheureusement la proie pour cette fois-ci. La proie d’un homme inconnu qui en savait trop sur elle. Un homme qu’elle ne connaissait pas alors que lui, pourtant, la connaissait comme personne, sachant tout ce qui avait fait d’elle cette femme méfiante et torturée qu’elle est aujourd’hui. Ou, tout de moins, de ce qu’il lui était arrivé avant qu’elle ne quitte Seattle pour rejoindre le Mexique. Mais, entre temps, la seule grande différence fut la rencontre avec Juan Pablo qui avait changé sa vie pour le mieux, jusqu’à ce qu’elle s’enfonce dans la pègre, guider par l’homme qu’elle aimait. Et, finalement, ce fut la déchéance, alors qu’elle se trouvait de nouveau seule. « T’as pas le droit, tu ne peux pas savoir ça. » Elle se parla plus qu’elle lui parlait, bien que, au final, elle l’accusait d’être en possession d’information qu’il n’avait pas le droit de détenir. Finalement, elle s’approcha de lui, le regard mauvais. Elle devait avoir un moyen de pression, quelque chose pour éviter qu’il abuse de cette information et l’utilise contre elle. C’est donc presque violemment qu’elle empoigna son chandail par le col, le forçant à la regarder de nouveau, alors qu’elle plongeait son regard envoutant dans le sien. « Est-ce qu’il y a d’autres personnes qui savent, pour tes doubles ? » Elle avait presque craché ces paroles alors qu’elle lâchait finalement son col et rompait le lien mental qu’il y avait eut.

Sans même s’en rendre compte, elle avait décidé de faire les cent pas, jetant par moment des regards à l’homme. Elle essayait de comprendre, de relativiser alors que, tout ce à quoi elle était en mesure de penser, c’était qu’il pouvait la détruire, il en avait les moyens et le savoir. Et cela embêtait clairement la demoiselle qui avait toujours cet air un peu paniqué peigné sur le visage, alors que son regard était profondément noir. Était-elle en colère ? Certainement. Mais, plus qu’en colère, c’était une importante crainte qui faisait son chemin en elle, la poussant à se méfier de cet homme. « Et donc, Leonel n’a jamais existé » commenta-t-elle simplement en s’arrêtant dans sa course. Cette pensée, ces quelques mots eurent pour effet d’abattre les derniers remparts qu’il lui restait. Ses yeux s’emplirent d’eau bien qu’elle ne laissa pas une seule larme rouler sur sa joue. Elle n’allait tout de même pas laisser Adriel avoir encore plus d’emprise pour elle, même si elle faisait une horrible découverte. « Même si je vais sur sa tombe lui rendre hommage… » Elle mit de l’ordre dans ses pensées, reprenant sa marche, sans réel but, cherchant à réfléchir alors que ses yeux s’embrouillèrent par les larmes qu’elle refusait de laisser aller et que son cerveau peinait à réfléchir tant la peur qui s’éveillait en elle se faisait de plus en plus importante. « Ça servirait à rien. Parce que, de toute façon, il n’est même pas là pour veiller sur moi. » C’était mauvais, presque violent, alors qu’elle crachait son venin sur un homme qui n’avait rien demandé sauf peut-être d’aider la gamine perdue qu’elle était. « Au fond, il m’a quand même lâchement abandonné. » Parce que, si Adriel disait vrai et qu’une partie de Leonel subsistait en lui, cette partie n’avait cependant jamais tenté de venir à sa rencontre, pour expliquer son départ qui avait plongé la demoiselle dans une déprime difficile. « Et au final, vous êtes tous des mêmes. Des hypocrites. » La Pennington avait une vision bien pessimiste l’humanité, à vrai dire.
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Lorsque le passé nous rattrape [Adriel]

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