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La curiosité naît de la jalousie.

 
Message posté : Jeu 30 Jan 2014 - 2:42 Message
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La curiosité naît de la jalousie.


Son swing décomposé resta longtemps en suspens dans l’après-midi claire de cette fin janvier. Les glaciales température du mois ne s’étaient pas totalement évanouies mais Adriel profitait d’une journée dépourvue de bourrasques pour s’adonner à un golf sous un soleil des plus timide. La dernière fois qu’il s’était adonné à ce noble sport, il avait parié avec un ami de son grand-père sur les chances des Heroes de Parvenir au SuperBowl. La marche avait été trop haute pour les coéquipiers de Jonas Q. Carter opposés à la Legion of Doom de Seattle dans le Stade de Seahawks chauffés à blanc. S’il ne manquerait pas de réclamer la petite fortune découlant de ce pari, cela n’atténuerai pas la déception de voir ses Patriots échouer, une fois de plus, en final de Conférence AFC.

Le relatif calme du green lui offrait le repos dont il avait besoin après tous les évènements récent qu’il avait plus subis que provoqué. Tant et tant de choses s’étaient bousculés dans son existence récente qu’il en avait presque perdu le fil. Le retour d’un ami d’enfance dans son existence, son combat pour voir un ami sorti des barreaux l’emprisonnant ainsi qu’une progression importante dans la conception comme dans la réalisation de son armure. Il touchait au but mais ne fanfaronnait guère, se contentant d’avancer par étapes. Comme sur un green de Golf… " Oh… Pas très loin, n’est-ce pas ? " Armé d’une paire de jumelles, Gustavo acquiesça d’un hochement de tête. L’homme à tout faire de son grand père charriait ses clubs comme un nécessaire à excursion propre à toutes grosses fortunes. Des cigares, un whisky hors de prix, ainsi qu’un présent hors de prix… Il fallait bien cela pour satisfaire la personnalité dont il pourrait, très bientôt, pleinement profiter. C’est du moins ce qu’Adriel espérait…

De prime abord, il n’avait su que faire de l’information apportée par les représentants d’Ammunation quand ces derniers lui avait affirmé qu’un homme s’était présenté dans leurs magasins en demandant une lance… Finalement identité comme étant le pensionnaire d’une des autres peuples de cette terre, Adriel finit par ce prendre de curiosité pour cet homme. Non pas qu’il le trouvait passionnant, simplement souffrait-il d’une curiosité maladive pour tout ce qui était des peuplades étrangères. Son projet Jaeger avait beau entrer dans une phase terminale, le jeune homme ne crachait pas sur des technologies nouvelles pour compléter son armement secret. De fil en aiguille, il avait cherché à arranger une rencontre avec le dénommé Søren Johansen.

Cependant, Adriel n’était pas réellement le genre de personne faisant les choses comme pouvait bien le faire ceux du commun… Ainsi, il avait dépêché quelques-uns de ses gorilles pour aborder le principal intéressé et le prier de les accompagner. L’avaient ils abordé dans la rue ? Dans un restaurant ? Au sortir de son travail ? Le Golden Boy n’en saurait probablement jamais rien et s’en fichait pour le moins. Il imaginait simplement son prochain hôte accompagné des repris de Lignes Offensives faisant office de service d’ordre comme de grades du corps dans une berline se dirigeant vers le Golf où le propriétaire de Veidt Enterprises se délassait. A l’extérieur de la ville, ils profiteraient d’un semblant de tranquillité pour discuter… Jetant un coup d’œil aux aiguilles de sa montre hors de prix, Adriel constata que ses hommes étaient en retard. Il douta un temps de leur réussite, eut même le temps de frapper quelques balles quand une voiturette se dessina alentour. Un sourire aux lèvres, le jeune homme apostropha son semblant de majordome :

" Il va te falloir préparer notre second jeu de clubs, Gustavo. " Se débarrassant du gant protégeant sa main gauche, Adriel prit la direction de la voiturette blanche semblant amener son invité. Flanqué de deux bonhommes ayant des muscles à des endroits où les autres n’ont pas d’endroits, le dénommé Søren pouvait sembler perdu. Avenant, Adriel chercha bien vite à briser la glace : " J’aime à croire que votre voyage a été des plus confortable, Monsieur Johansen. Mes hommes ne vous ont pas trop alarmé j’espère ? " D’un nonchalant mouvement de bras, le Marchand d’Arme congédia ses gorilles. L’un d’entre eux se fendit d’un regard mauvais à l’égard du danois qui arracha une curiosité certaine au Veidt. S’était-il passé quelques petits accrocs dont l’industriel aurait aimé connaitre la teneur ? Possible… Si ce fut le cas, il le saurait bien assez rapidement. Toujours aussi affable, l’ancien joueur de Football avança une main ferme à son invité : " Je m’appelle Veidt. Adriel Veidt ! Sachez que c’est pour moi un insigne honneur… " Les ronds de jambe comme les arts de la diplomatie n’avaient rien d’étranger au businessman chevronné qu’était le jeune homme. Un vague coup d’œil par-dessus son épaule indiqua le green ainsi que le jeu qui s’y déroulait : " Me ferez-vous l’honneur de poursuivre ce parcours en ma compagnie ? Je ne sais guère si vous pratiquez… " L’on était toujours plus bavard et affable autour d’une activité de détente. L’investigation du propriétaire de Veidt Enterprises n’en était qu’à ses balbutiements…
 
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Message posté : Lun 17 Mar 2014 - 20:47 Message
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Søren se faisait petit à petit à sa vie à Star City et il commençait doucement à saisir ce qui faisait que cette ville était aussi différente des villes européennes qu'il avait pu visiter que ces dernières l'étaient de l'Aerie. Il n'en était pas encore au point de se plaire dans cette ville, regrettant autant l'absence de neige durant l'hiver que la pollution que l'on sentait partout. Même les oiseaux semblaient avoir perdu de leur liberté, ne comprenant plus réellement leur propre langue, ce qui était mine de rien un réel problème. Et pourtant, Søren s'adaptait. Sa mission véritable n'avait pas encore avancé, mais cela ne l'empêchait pas de s'entraîner, d'apprendre à compenser les faiblesses qu'il avait par rapport aux Humains et de chercher les moyens qui lui permettraient de devenir un bon agent de terrain, à Star City. Pour l'heure, il avait pu participer à quelques missions d'investigation, mettant sa vue perçante au service de l'équipe qui l'avait accueilli, sans savoir s'il allait rester là pour longtemps ou si on allait lui trouver une autre place ailleurs. Peut-être au sein des équipes d'intervention, une fois qu'il aurait récupéré un équipement valable ? Voire dans un autre secteur, même si son physique spécifique pouvait parfois rendre cela un peu trop compliqué... Un espion avec des ailes, ça serait un peu trop problématique pour que cela se fasse. Et c'était bien dommage.

Ainsi donc, il sortait à peine du Brett Building dans le but de rentrer chez lui quand des hommes se présentèrent à lui. Ils représentaient typiquement ce pour quoi il s'entraînait, à savoir un groupe bien plus fort que lui et duquel il aurait du mal à se débarrasser, en combat. Certes, il n'était ici pas question de combat, même si ces hommes et leur présence étaient des plus surprenants. Pourquoi l'Avariel aurait-il dû les accompagner ? Qu'est-ce qu'il gagnerait à les écouter ? Il était vraisemblablement invité à rencontrer quelqu'un qu'il ne connaissait pas, ce qui était bien assez étrange en soit, mais cela ne voulait pas dire qu'il devait refuser. En effet, même si la situation n'était pas forcément très engageante, jusqu'à preuve du contraire, personne ne lui voulait de mal. De plus, son identité véritable n'était pas un secret et il était toujours possible que cet humain veuille passer par lui pour entrer en contact avec le peuple des Avariels, les ambassadeurs se trouvant pour leur part à New-York, au siège des Nations Unies. Certes, ce n'était pas très loin, mais les Humains pouvaient être si bizarres...

Guère très ravi pour autant, ayant du mal à obtenir les réponses à ses questions, Søren hésita donc un temps avant de finalement accepter de monter à bord du véhicule. En cas de problème, il pourrait toujours trouver un stratagème pour s'en sortir ! Le trajet n'était pas très long en distance, mais avec la circulation, cela prenait néanmoins pas mal de temps. Ils finirent toutefois par réussir à quitter la ville en direction de ce qui semblait être un très grand parc, bien que Søren ne percevait pas réellement ce dont il s'agissait. Ils quittèrent alors le véhicule pour en emprunter un autre, bien plus étrange, et après quelques minutes, ils arrivèrent en vue d'un groupe de deux personnes. L'un de ces hommes, le plus jeune, s'approcha alors d'eux, cherchant à s'excuser tout en se présentant. L'Avariel resta silencieux, bien qu'il serra malgré tout la main tendue, avant d'être invité à se joindre à la partie. Quelle drôle d'idée... « Je ne vois pas où se trouve l'honneur à frapper une balle, monsieur Veidt. » Et en effet, si le but de l'homme d'affaire était de se faire bien voir, il aurait du mal à convaincre Søren avec ses expressions toutes faites dédiées aux autres riches et gens de la bonne société...

« De plus, je doute que vous ayez pris la peine de faire chercher un agent de l'UNISON de cette manière simplement pour jouer. » Il fallait avouer que cette façon de faire était quand même très particulière et si cela pouvait très bien fonctionner, Søren la trouvait quand même déplacée, envers un agent de l'UNISON. Si l'on souhaitait lui parler, on l'invitait, mais on ne le convoquait sans doute pas de cette manière, surtout qu'au-delà de l'agent, l'Avariel trouvait cette façon de faire un peu trop... hautaine ? Ce n'était peut-être pas le mot, mais l'idée y était. Il n'aimait cependant pas cette façon de faire qui montrait un peu trop que l'on était à la libre disposition des autres. D'un Humain, en l’occurrence. Il était venu, bien entendu, principalement par curiosité, mais cela ne voulait pas dire qu'il allait se montrer aimable. Il n'était pas un Humain. « Pourquoi m'avoir fait venir ici, monsieur ? Vos... hommes n'ont pas été très bavard sur le sujet et j'ai sérieusement hésité à refuser de les accompagner, aussi, j'apprécierais d'avoir des réponses. Sans quoi, ma visite s'écourtera vite. » Ce n'était pas comme s'il avait un agenda de ministre, pour le moment, mais ça l'ennuierait quand même de perdre du temps de cette manière, avec l'impression de n'être qu'une marionnette que l'on manipulait.
 
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Message posté : Jeu 3 Avr 2014 - 12:36 Message
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La curiosité naît de la jalousie.


Une poignée de main assez franche et un semblant de répartie cinglante suffirent à étirer un sourire sur les lèvres du Propriétaire de Veidt Enterprises. Au moins n’aurait-il pas à converser avec un adepte du consensuel mou mais bien avec un être d’une certaine allure et à la certaine prestance. Quoi de plus normal pour ce que les rares ouvrages qu’il avait pu lire considérait comme étant le représentant d’une espèce des plus fière et à la technologie pour le moins… Intéressante ! Mais il serait bien temps d’aborder ce sujet plus tard, avec le tact et la finesse que semblait requérir la situation. Faisant, pour l’heure, contre mauvaise fortune bon cœur, Adriel donna du corps à son sourire en avançant sur un ton avenant :

" Vous me voyez désolé de ne pas pouvoir vous proposer distraction comportant plus de piquant, mais je ne souhaiterais guère mettre en danger pareil noble représentant. " Lança t’il en jouant de ses doigts sur la crosse de son club de métal. Il en vint à se questionner sur le ton de son discours. Devait-il employer des convenances dissemblables à celles qu’il usait d’ordinaire face à ce représentant d’une civilisation fort lointaine ? Ses questionnements resteraient un temps lettre morte du fait des saillies verbales de son interlocuteur nait sous d’autres cieux. " Perspicace… " Soupira t’il dans un sourire avant de poursuivre : " J’en déduis que vous ne deviendrez, probablement, pas un partenaire de jeu régulier. " Ce constat semblait réellement le chagriner. Au fil du temps, le Golden Boy était passé maitre dans l’art d’enjoliver comme d’accentuer ses réactions pour se donner un semblant de côté burlesque à même de le faire passer pour un semblant de doux bouffon. Un moyen comme un autre de tromper son monde et de ne pas réellement passer pour un semblant de menace. Au fil du temps, la chose était parvenue à tromper bon nombre de ses rivaux industriels et ces manies s’étaient inscrites en douces habitudes. " Vous m’en verriez désolé… "

Sa réponse vint avec un air pour le moins contrarié sans qu’il ne soit totalement agressif, rebondissant sur le propos du dénommé Søren affirmant qu’il n’hésiterait pas à écourter leur entretiens s’il ne jugeait pas les réponses du Golden Boy satisfaisantes. L’ensemble des efforts du jeune homme pour se montrer agréable ne semblait guère suffisant pour s’assurer de la sympathie de son interlocuteur. La chose était dérangeante tant il pouvait bien représenter une source d’information importante sur des technologies intéressantes du point de vue du Marchand d’Arme. Vraiment intéressantes dans un monde se remplissant chaque jour d’un peu plus d’ennemis impossibles à affronter. Il était donc de bon ton de montrer patte blanche sans véritablement changer de ton pour verser dans le mielleux sans quoi il s’attirerait, probablement, l’inimité de l’Avariel. Adriel en vint à penser que sonder les Agents de l’UNISSON était pour lui une seconde nature après avoir usé de la même pratique avec Dana, pour un résultat quelque peu décevant sur le plan de la Technologie pure. Gageons que cette fois ci, le résultat soit plus concluant.

" Et bien, je dois égoïstement vous avouer que je suis pour le moins intrigue par la civilisation que vous représentez… Ce n’est pas tous les jours que l’on peut satisfaire une curiosité scientifique par la discussion et j’avais espéré pouvoir m’entretenir de quelques sujets avec vous. " La formulation avait beau sembler pour le moins lourde, elle avait le mérite de sincèrement refléter les intentions du Propriétaire de Veidt Enterprises. A l’Avariel de pousser plus loin la discussion s’il le souhaitait pour connaitre les motivations véritables de son interlocuteur. Curieux et assoiffé de connaissances nouvelles pour compléter son projet Jaeger, qui prenait de plus en plus d’ampleur, il espérait bien trouver d’intéressantes pistes à explorer pour perfectionner son projet. Et puis, qui sait, éventuellement appliquer quelques concepts à son outil industriel. Et comme il était pour le moins inconvenant de ne guère accueillir un invité avec un présent, le jeune homme se fit fort de poursuivre : " De plus, j’ai cru que vous étiez à la recherche de quelques équipements… Je dois bien avouer que nos revendeurs n’ont pas souvent de requête visant à se doter d’une lance. Aussi… " Un vague mouvement de main invita Gustavo à s’avancer, les bras chargés d’une mallette de métal clair à la sombre poignée. L’austère Chilien ne desserra pas un instant la mâchoire alors qu’il ouvrait son présent, dévoilant un équipement clair replié sur lui-même et qui semblait bien pouvoir se déplier pour fournir une allonge satisfaisant à la pointe de métal argenté terminant ce semblant de manche. Appuyé sur son club de Golf, Adriel se fit l’allégorie du commercial pour détailler son semblant de présent : " D’inspiration Grecque, plus spécifiquement Spartiate, -J’ose espérer que cela ne posera guère problème- cette lance rétractable pourrait bien satisfaire à vos exigences. Le manche est composé d’un alliage de plastique dur tressé de fibres de carbone pour une solidité alliée à la légèreté alors que la pointe dispose d’un double tranchant en Acier trempé. Repliée, elle peut également être utilisée comme un semblant de lame courte pour les endroits exigus où l’allonge pourrait bien être un problème. " Dérivée d’un concept à l’étude pour l’armée, l’équipement alliait la robustesse d’une arme antique aux rigueurs de l’existence moderne. Espérant que cela serait à même de briser la glace, Adriel finit simplement son propos d’un souffle : " Je vous prie d’accepter ce gage de mon… Amitié ? "
 
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Message posté : Lun 9 Juin 2014 - 19:23 Message
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En Aerie, on occupait la place qui était la nôtre de part sa naissance, ce choix étant décidé par la couleur de ses ailes. Ainsi donc, il n'y avait pas de parvenus, comme on pouvait en trouver dans la société humaine, mais cela n'empêchait pas certains individus de se donner un air supérieur qu'ils ne possédaient pas nécessairement. De ce l'attitude de ce monsieur Veidt n'avait rien de surprenant ou d'étonnant pour Søren et ce qui l'intriguait le plus, c'était de savoir ce qu'il faisait là. Pourquoi lui et pas un autre agent ? Bien entendu, la réponse semblait évidente. Cet homme espérait probablement s'attirer ses faveurs – d'où ses paroles mielleuses – dans le but d'avoir un accès potentiel à l'Aerie. Il ne serait ni le premier à essayer, ni le dernier, et c'était bien pour cela que Søren avait encore du mal à faire facilement confiance aux humains.

C'est pour cela qu'il ne réagit guère aux tentatives de l'homme de le faire prendre en pitié. Après tout, il n'était pas venu dans ce monde humain et dans cette ville pour s'amuser à des jeux sans intérêt ! Il avait une mission à mener et par-delà cette mission, il avait une fonction à honorer. Il était né guerrier et c'était ainsi qu'il avait été élevé, aussi, ses seuls jeux entraient généralement dans cette catégorie-là aussi. Quoi qu'il en soit, le dénommé Veidt fit par de ses raisons à la venue de l'Avariel et ce dernier ne put s'empêcher de hausser les sourcils. Était-il réellement sincère ? Si oui, il devait avoir une haute opinion de lui-même pour oser utiliser de telles méthodes... Sans compter qu'il chercha à l'acheter d'un cadeau, ce qui était là aussi pour le moins inconvenant.

Conscient qu'il pourrait avoir l'air des plus hostiles, Søren laissa malgré tout parler ses sentiments. Il avait été informé de ce que l'on pouvait appeler de la corruption et même si Veidt ne cherchait pas à soudoyer l'agent de l'UNISON qu'il était, la manière dont il s'était pris pour le faire venir ici ne rendait pas l'Avariel enclin à la gentillesse. « Je crains de ne pas pouvoir donner mon amitié au premier venu, monsieur. Peut-être les humains offrent-ils cela à tout va, mais pour mon peuple, l'amitié ne peut se tisser qu'avec le temps. » Il était évident que du fait de sa méfiance envers les humains, Søren n'allait pas accepter l'amitié du premier venu qui le faisait enlever devant les locaux d'une organisation internationale. « Je veux bien croire que vos sentiments puissent être sincères, mais dans ce cas, peut-être devriez-vous quelque peu retrouver le monde réel. Si vous teniez tant à discuter, comme vous le dites, n'aurait-il pas été plus approprié d'envoyer une invitation, plutôt que de demander à vos gorilles d'agir comme ils l'ont fait ? Ma journée était peut-être terminée, mais je n'ai pas vraiment eu l'impression de pouvoir refuser votre... invitation ? » C'était un fait, le jeune agent n'avait pas vraiment eu l'impression qu'on accepte un non, mais cela était peut-être dû au fait qu'il n'ait pas encore une parfaite connaissance de ce monde.

« Je ne vous apprendrais sans doute rien en vous indiquant que nos représentants aux Nations Unies pourraient mieux vous satisfaire que moi, mais puisque je suis ici, j'accepte de répondre à vos questions, si cela peut me permettre de repartir. » Et du moment qu'il jugeait pouvoir y répondre, parce que s'il était venu apprendre comment fonctionnait le monde humain, ce n'était certainement pas pour dévoiler leurs propres secrets. Lançant un regard vers l'homme à la valise, Søren hésita à accepter avant de finalement décider de décliner l'offre. Et ce n'était pas uniquement parce qu'il n'appréciait pas d'avoir l'impression d'être espionné. « Je vous remercie pour votre offre généreuse, mais je ne peux accepter cela. Je ne vous connais pas et l'UNISON pourvoira déjà à mes besoins. Ne voyez là aucune attaque personnelle, mais je puis très bien obtenir ce dont j'ai besoin sans que l'on ait à me l'offrir. » Il était un Avariel et il avait une certaine fierté. De plus, tout sympathique que soit ce cadeau, il n'avait pas été conçu pour la physiologie des Avariels, contrairement à ce que pourrait faire les ingénieurs de l'UNISON. Aussi, avant d'accepter un cadeau inutile, Søren voulait savoir à qui il avait affaire et pour le moment, les choses n'allaient pas dans le meilleur des sens pour Veidt. « Vous souhaitiez donc discuter ? Alors, discutons. »
 
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Message posté : Jeu 31 Juil 2014 - 14:10 Message
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Pour l’heure, l’entrevue relevait du plus parfait fiasco, son invité ne semblant pas réellement pouvoir l’encadrer et ce malgré le présent qu’il lui avait fait fabriquer. Non pas qu’Adriel n’en ait pas l’habitude, au contraire il n’était pas rare qu’il se voit opposé à quelques personnes ayant pour lui une inimité des plus marquée, mais la situation représentait pour l’heure un certain frein à son ambition. Néanmoins, le propos fit sourire le Golden Boy. La raison ? Son interlocuteur ne semblait pas le moins du monde disposer d’un savoir quelconque dans les arts de la politique comme de la nuance, laissant parler beaucoup trop vite la vérité. Au moins le propriétaire de Veidt Enterprises n’aurait-il pas à se faire chier en déchiffrages complexes pour cette entrevue qui pourrait bien s’annoncer beaucoup plus court que prévue.

" Les parcours de golf sont plus ou moins long à terminer. Nous disposerions ainsi de temps si vous vous en donniez la peine… " Lança t’il en désignant d’un mouvement de menton les clubs successifs rangés dans le grand sac. Plus par ironie et bravade que par conviction véritable. A ses lèvres, toujours son sempiternel sourire en coin. " Pour être honnête, il n’était pas foncièrement envisageable que vous puissiez refuser cette invitation… Raison pour laquelle elle vous fut formulée lorsque votre journée se fit terminée. " Soupira t’il dans un sourire avant de poursuivre : " Par ailleurs, je doute qu’une invitation égarée dans votre courrier eut trouvé un accueil comme un retour favorable de votre part. J’ai conscience de ne pas être des plus populaires dans cette ville comme dans vos locaux. " Pour ne pas dire dans le monde civilisé. Pour ce qui est des locaux de l’UNISON, il entendait souvent Dana soupirer sur le fait que les actions de sa société déplaisaient à bon nombre. Dans un sens, ça ne le faisait pas vraiment changer de politique mais ça limitait sa marge de manœuvre. " Je ne suis pas homme à laisser passer des opportunités… "

Qu’il le veuille ou nous, l’Avariel en était une… L’opportunité de mettre un pied dans un monde à la culture comme à la technologie différente que le génial inventeur de Veidt Enterprises pourrait bien user pour ses propres projets. Jadis, il avait entrepris pareille démarche avec une représentante de l’Atlantide. Et si ses primaires intentions s’étaient envolées face à l’impossibilité d’associer le savoir Atlante à ses projets, il avait gagné un semblant de sœur comme de confidente qu’il ne lui viendrait guère à l’idée de délaisser désormais. Dans un sens, c’est tout le bien qu’il pouvait souhaiter à son interlocuteur. Mais il fallait se rendre à l’évidence, les choses ne partaient pas vraiment sur les meilleures bases… Il laissa couler les premiers mots, songeant comment les utiliser à son profit un peu plus tard pour finalement répondre à son refus d’entrer en possession de son présent.

" Il est pour nous très désagréable de se voir refuser l’attribution d’un présent... " Jouer sur des codes culturels pour tenter de déstabiliser un peu son interlocuteur. Avancer une pièce avec l’idée d’en faire une distraction pour mieux pouvoir disposer ses pions. En somme, Adriel menait sa conversation comme il menait une partie d’échecs. " Vous me réclamez de l’honnêteté, alors je ne vous mentirais pas en vous disant que la compagnie des diplomates comme des courtisans m’est bien moins allègre que celle d’hommes plus directs et francs… Bon nombre de vos représentants aux Nations Unies – comme vous les appelez – n’auraient jamais eu le cran de me répondre d’une façon aussi singulière que la vôtre. C’est une qualité que j’apprécie tout autant que de francs échanges… " Même s’il prenait, de son côté, plaisir à user des subtilités du langage comme des manœuvres psychologiques à sa main pour chercher à tisser sa toile. Subtilement mais sans pour autant garantir le coup de maitre. Discuter donc ? Que s’engage donc la discussion… " Vous êtes un semblant de pèlerin en terre païenne… Tout ici doit vous sembler des plus différent. J’imagine que nos deux civilisations doivent se retrouver sur bien des points mais différer sur tant d’autres… J’ose espérer que vous avez su vous acclimater à cette vie nouvelle. " Quelques moyens d’en venir au nœud du problème alors qu’il se tournait vers la balle au sol pour exécuter un de ses swing tant travaillé : " Comme je vous l’ai dis, j’éprouve une certaine curiosité pour les arts de votre peuple… " Et le sujet de fuser rapidement dans la discussion comme fusa la balle dans les airs après avoir été heurtée par le club scintillant.
 
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