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Dissimuler une lame dans un sourire.

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Message posté : Mar 28 Jan - 3:31 Message
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Légion des Etoiles

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Légion des Etoiles
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Black Arm

ϟ Âge : 30
ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
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ϟ Métier : Chomeur
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ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
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• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Dissimuler une lame dans un sourire.


" Et ils ont tout gobé, vraiment? " A l’autre bout du fil, la voix grave et trainante d’Hans Walter Veidt indiquait à son petit-fils que leurs affaires s’étaient portées pour le mieux dans un petit pays d’Amérique du Sud. Après s’être attaqué au marché Africain ainsi qu’à la surface de l’Asie, il fut tout à fait normal pour le conglomérat Veidt de jeter son dévolu sur des terres sauvages d’Amérique Latine. Un petit sourire aux lèvres, Adriel écouta son aïeul lui indiquer à quel point le gouvernement local leur avait ouvert les bras quand il fut temps de leur céder les nombreux hectares de terre sur lesquels leur société avait élu domicile. Toujours impressionné par les talents de son unique famille restante, Adriel poursuivit : " Quand les démarches seront-elles finalisées ? Parfait ! Il nous faudra une communication adaptée… Oui, oui. Ne t’en fais pas ! A nous de faire en sorte que cela ne se produise pas… Parfait ! Je te retrouve donc dans trois jours. En attendant, soigne-moi cette vilaine toux ! " Rangeant son portable après avoir raccroché, c’est avec un sourire satisfait d’Adriel se fit fort d’annoncer : " Gustavo… Nous sommes désormais les heureux propriétaires de 15 000 km² en Amérique du Sud ! " " Mes félicitations, Monsieur. " Confortablement assis sur la banquette arrière de l’opulente voiture le menant à un Gala de Charité, le Golden Boy savourait la nouvelle. De nouvelles perspectives s’ouvraient à leur entreprise et il réfléchissait déjà au plan de communication qu’il pourrait bien mettre en place dans la presse. Bien évidemment, ses rachats passeraient pour une œuvre philanthropique là où de biens plus basses manœuvres étaient en jeu. Mais quel journal irait enquêter sur ce qui pouvait bien se passer dans l’un des pays les plus pauvres du monde ?

Jetant un coup d’œil au travers des vitres fumées, Adriel se laissa bercé par le spectacle des building défilant sous ses yeux. En ce 15 janvier 2014, l’on célébrait le 30ème Martin Luther King Day et l’on s’apprêtait une nouvelle fois à s’unir comme à agir pour les personnes dans le besoin. Ainsi, le Propriétaire de Veidt Enterprises se rendait-il dans une des nombreuses soirées mondaines où l’on rivaliserait de dons plus vertigineux les uns que les autres pour les classes les plus pauvres de la Mégalopole tout en savourant un diner gastronomique. Il en étira un sourire devant une menue constatation : l’être humain n’était pas avare de contradictions. Impeccable dans son costume Armani hors de prix, il donnerait le change au milieu de grands Philanthropes mais regretterait ne pas avoir son officieuse petite amie à son bras. Toujours dissimulée, leur relation leur intimait de ne pas partager la même soirée et c’est donc seul qu’Adriel s’y présenterait. Une potentielle surprise pour bon nombre d’observateurs de la vie people de Star City… Arrivé devant le building où se tiendrait le Gala de Charité, Adriel signifia à Gustavo qu’il ne manquerait pas de l’appeler si jamais sa présence n’était guère requise longtemps. Après tout, il pourrait bien occuper son temps à plancher sur son armure en compagnie de ses doubles plutôt que de le passer en compagnie de personnes qui lui adresseraient des sourires contraires à toutes les pensées qu’ils pourraient bien nourrir à son égard. Soupirant une dernière fois, il ouvrit la portière pour emprunter l’allée menant vers le hall de reception.

" C’est Milliardaire Betty, Milliardiaire… Les Millionnaires sont depuis bien longtemps dépassés! " Il prit plaisir à corriger la journaliste de télévision qui avait écorché la fortune familiale. A sa manière, avec une certaine morgue propre à son rôle qui le rendait des plus détestables aux yeux d’un bon nombre des invités de ce genre de fastueuses représentations. Quelques poses pour la forme et une superbe ignorance à l’encontre de ceux cherchant à questionner sa vie sentimentale plus tard, le jeune homme déballait son carton d’invitation pour le présenter au premier « officiel » venu. C’est que l’on n’entrait pas dans ce genre de soirées comme dans un moulin. " Adriel Morgan Veidt… " Jetant un coup d’œil à sa liste pour la forme plus que pour autre chose, le bonhomme autorisa le Veidt à entrer dans la place, ne manquant guère de l’encourager à se montrer des plus généreux envers l’association dont le nom lui échappa vite. Accompagné d’une tape sur l’épaule, le Marchand de Mort répondit en souriant : " Tu peux compter là-dessus ! "

Généreux, il comptait bien l’être mais sans pour autant savourer la compagnie des autres convives. L’on chuchota sur son passage alors qu’il saluait quelques vieux potes de golf de son Grand-Père. Il perdit vite le compte du nombre de fois où il dut expliquer que ce dernier était à l’étranger pour un voyage d’affaire. Progressivement, un bouillonnement désagréable vit le jour en lui, à mesure qu’il constatait tout le respect comme la crainte que pouvait bien inspirer son aïeul là où il ne semblait soulever que le mépris et le dégout. La discussion qu’il eut avec Gregory Williams lui revint en mémoire et il se fit violence pour donner visage agréable à sa fonction. Dans ce but, il aurait besoin d’un verre… Si ce n’est de plusieurs. Prenant la direction du bar, il y commanda un double Scotch sans glace et se perdit dans la contemplation des autres convives. Trop peu de visages connus, mais un en particulier qui le figea tout à fait. Bon nombre de sourires d’enfance remontèrent à la surface alors que le jeune homme grinçait des dents face à la tournure qu’avait prise son lien d’amitié avec un Cooper des plus à son aise dans ce milieu. Toujours cette parfaite image publique.

" Tu es une Escort, n’est-ce pas? " La question s’adressait à une très jolie jeune femme qui apparut comme des plus désemparée face à la remarque du Marchand d’Arme. A sa surprise, il avait vu juste mais ne s’en flattait guère pour n’avoir que trop fréquenté de ces femmes au maquillage délicat mais bon marché jurant avec celui employé par toutes les autres dames de la haute. Fouillant dans la poche intérieur de son smoking, Adriel extirpa une liasse représentant une petite fortune qu’il présenta au regard avide de la jeune femme : " Tu vois le grand blond là-bas ? " Il désigna Jonas d’un vague mouvement de menton. " J’aurai bien besoin de me rappeler à son bon souvenir et il se trouve que tu es parfaitement son genre… " La suite de son propos, il le susurra à l’oreille de la jeune femme, se penchant au-dessus de son épaule pour respirer son parfum bien plus agressif qu’enivrant. Moins d’un instant plus tard, c’est avec des allures de femme fatale que l’Escort s’avançait vers le Cooper, le dévorant des yeux alors qu’il semblait en grande conversation avec des personnages inconnus d’Adriel. Accoudé au bar, ce dernier savoura le spectacle de la jeune femme jouant littéralement le chien dans le jeu de quille en agrippant le bras de Jonas pour se fendre d’un rire cristallin à ce qui devait être une plaisanterie… " Hilarant mon aimé, hilarant… " Elle ne manqua guère de pousser plus loin encore le jeu, glissant ses doigts dans les cheveux blonds du rentier alors qu’elle cherchait à l’emmener en sa compagnie loin de ce qui lui apparaissait comme une ennuyeuse conversation. Sirotant son alcool ambré, le Propriétaire de Veidt Enterprises regardait la scène d’un regard aussi pétillant qu’espiègle. Les lèvres de la jeune femme ne tardèrent pas à se poser sur l’oreille de Jonas pour un surprenant baiser mélodieusement accompagné de quelques mots : " De la part du Monsieur au bar… " Et c’est à peine son œuvre terminée qu’elle se mit à jouer les filles de l’air pour retourner au bras du vieillard qui s’était payé ses services pour la soirée. Portant son regard d’un bleu métallique sur l’esseulée silhouette de Jonas, Adriel finit par lui adresser un grand sourire tout en levant son verre en sa direction. Dissimuler une lame dans un sourire pouvait ici prendre tout son sens…
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Message posté : Mar 28 Jan - 20:52 Message
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L'idée de se rendre à cette soirée de gala sans Heather n'enchantait pas vraiment Jonas, mais sa sœur avait eu d'autres obligations ce soir-là. Les associations dont elle s'occupait lui prenaient du temps, sans pour autant empiéter sur leurs sorties à tous les deux. Du moins en temps normal. Cette fois-là, les choses étaient légèrement différentes. La soirée de gala à laquelle Jonas avait promis à son géniteur de participer, se déroulait le même soir que l'une des collectes de fond qui requérait la présence d'Heather. Bien sûr, son jumeau n'avait pas insisté pour qu'elle se désiste, au contraire : il l'avait encouragée à y aller tout en sachant parfaitement qu'elle lui manquerait tout au long de la soirée.

C'était donc à reculons qu'il était arrivé là-bas ce soir du quinze janvier. C'était toutefois une bonne occasion pour se faire bien voir et surtout, pour croiser la route de quelques personnalités intéressantes et intéressées. Par quoi ? Par diverses choses. Certains aimaient se renseigner sur l'éditeur du Daily Herald pour savoir comment il se portait, d'autres s’interrogeait sur des détails sans importance, au fond une seule chose importait : tout le monde avait un intérêt à s'adresser aux autres. C'est en commençant à parler avec un couple qui devait avoir à peu près l'âge de ses parents, que Jonas avait occupé le début de sa soirée. Ils s'intéressaient à un article du journal de son père qui était paru la veille et le trentenaire s'efforçait donc de les renseigner aussi précisément que possible. Enfin c'était du moins ce qu'il tentait de faire jusqu'à ce qu'une femme qu'il ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, ne vienne lui agripper le bras en rigolant légèrement et en lui servant une phrase qui ne lui était assurément pas destinée. Cette inconnue avait la dégaine d'une escort et l'américain savait bien qu'ils ne s'étaient jamais parlé, mais ce n'était pas le cas du couple avec qui il conversait. En les regardant, Jonas ne manqua pas de remarquer la lueur désapprobatrice qui passa dans le regard de la femme qui ne devait pas avoir ces femmes en haute estime. Le citoyen fut bien incapable d'en placer un puisque déjà, l'inconnue commença à se montrer plus familière, chose qui n'enchanta absolument pas le premier concerné. S'il n'écoutait que sa nature propre, il l'aurait envoyée paître en deux temps trois mouvements, mais il avait une image à conserver et décida donc de régler les choses de manière pacifique.

« Je crois que vous vous trompez de client. »

Il avait bien employé le terme « client » et non « personne » de manière à ce qu'elle comprenne bien qu'il ne se méprenait pas sur ses intentions. Mais il en fallait apparemment plus pour déstabiliser une femme comme elle puisqu'elle continua son numéro jusqu'à lui parler d'un homme au bar. Forcément, le regard du trentenaire se porta vers cette zone alors que l'escort s'envolait déjà pour rejoindre son véritable client et quelle ne fut pas la surprise de Jonas et reconnaissait un visage familier. Même s'ils ne s'étaient plus croisés depuis le départ d'Adriel, Jonas avait eu l'occasion de lire certains articles à propos de son ancien ami, il savait donc à quoi s'en tenir. Non, finalement ce n'était pas une surprise de découvrir qui était sous cette tentative d'humiliation, parce que c'était bien de la sorte que le jeune homme prenait cette approche. Adoptant son expression habituelle, à savoir un air neutre ponctué d'un sourire poli, le citoyen s'approcha finalement du bar pour rejoindre Adriel qui avait l'air enchanté de le revoir. Jonas ne se leurrait pas, il savait qu'un sourire ne voulait rien dire et la petite démonstration d'Adriel suffisait à le mettre en garde. Arrivé aux côtés du golden boy, ce fut l'aîné des deux qui lança la discussion.

« Pourquoi est-ce que je ne suis pas étonné que cette fille te connaisse ? » Le ton n'était pas critique, mais c'était une question rhétorique. « J'imagine que c'est ta manière de saluer les gens, mais grâce à toi ces deux charmantes personnes s'imaginent que je connaissais cette fille. » Son regard glissa jusqu'au couple qui s'était éloigné pour discuter avec d'autres personnes. Il le reporta finalement sur Adriel. « Mais j'imagine que c'était le but recherché. »

Il ne parlait pas avec chaleur, mais pas avoir hostilité pour autant. Au fond, Jonas n'avait jamais rien eu contre Adriel, ils avaient été amis et s'étaient plutôt bien entendu, mais le Veidt avait fini par déraper et glisser vers une pente où Jonas ne voulait pas s'aventurer. Il avait une image à conserver et Adriel était bien trop agité, il risquait de l'entacher. Pourtant, l'américain pouvait comprendre les agissements de son ancien ami, même s'il ne les approuvait pas. Peut-être que si c'était lui qui avait perdu sa jumelle les rôles seraient inversés ? C'était pour cette raison qu'il ne pouvait pas en vouloir pour de bon à Adriel, mais cela ne l'empêchait pas de garder une certaine distance avec lui. Repenser à l'absence de sa jumelle lui assombrit un peu l'humeur, aussi chassa-t-il rapidement ces pensées pour promener son regard sur les environs avant d'en revenir à Adriel.

« Et bien, tu n'as pas quelques mannequins pendus à tes bras ? Elles sont allées se promener un peu et elles reviendront plus tard je présume ? » Il parlait tout en arborant un léger sourire poli. « J'aurais plutôt pensé que tu m'ignorerais si on était amenés à se croiser, il faut croire que je ne te connais pas autant que je le pensais. » Une critique un peu voilée sur son comportement de flambeur. « Qu'est-ce qui t'amène ici ce soir ? À part donner du travail aux escorts j'entends. »
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Message posté : Mar 28 Jan - 22:38 Message
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Dissimuler une lame dans un sourire.


Il souriait d’un petit sourire satisfait alors que Jonas retrouvait contenance après la petite plaisanterie dont il avait été l’heureuse victime. Estimant que les jeux étaient faits, Adriel se retourna pour poliment demander au Barman de remplir de nouveau son verre. La simple vue de son ami d’enfance désormais disparu de son existence lui avait intimé de consommer un peu plus que ce qu’il n’avait prévu de prime abord. Adriel avait cette façon bien à lui d’évacuer les déconvenues comme des instants de trouble : par la boisson. La chose n’était pas encore problématique mais pourrait bien le devenir avec le temps. Il finit par se tourner à la question rhétorique qui lui était adressée, posant un regard quelque peu surpris sur la silhouette se présentant face à lui. Il n’aurait pas imaginé que le Cooper se soit présenté à lui… Il a ricanement et souffle avant de rouler des yeux dans leurs orbites, un désespéré sourire se fendant pour laisser fuser :

" Vraiment.. ? Tu ne m’as pas parlé depuis près de dix ans et les premiers mots que tu m’adresses sont pour mentionner les liens que je peux avoir avec le beau sexe tarifé ? " Il se fend d’un petit rire dans sa barbe, agitant la tête de droite à gauche avant de détailler son ancien compagnon d’enfance de bas en haut. Il étire plus encore son sourire quand le citoyen lui avance que son petit tour a eu l’air de « gêner » les deux personnes avec qui il conversait. Toujours ces rigides de la vieille école… Le but recherché ? Il ignorerait ce point tant il n’avait fait jouer cette comédie que pour son plaisir… Badin, Adriel se fit fort de répondre dans un sourire : " Crois bien que j’en suis désolé… Mais ta parfaite réputation n’en souffrira que peu, j’imagine… Un pirouette ou deux et tu retrouveras tout ton lustre face à eux. J’en suis convaincu. " Il s’envoya un trait de whisky dans le gosier, levant les yeux au ciel avant de rebondir sur l’autre partie du propos précédent : " Et tu devrais savoir que je suis plutôt du genre à saluer comme ceci… " Déposant son verre sur le comptoir, Adriel se fit théâtral en raclant sa gorge d’une bruyante façon. Ses traits chaussèrent alors un masque de sincérité félicité quand il adressa une franche tape à l’épaule du citoyen tout en l’apostrophant : " Jonas Cooper ! Depuis tout ce temps… Toujours tiré à quatre épingles ! Et cette cravate… Ravissante ! Tu as le chic pour marier les couleurs ! Mais c’est que tu as l’air en forme… Gaillard du haut du corps avec çà ! Il faudra me donner l’adresse de ta salle de Gym ! " Ton fort, direct et amical au service d’un rire franc comme d’un sourire amical. Il avait toujours eu le chic pour jouer sur le registre burlesque et cela ne rendait que plus brutal et immédiat ses changements d’humeur. Ses traits se crispèrent presque instantanément alors qu’il reprenait en main son verre et posait ses yeux bleus sur le faciès de celui qui fut un proche il y a fort longtemps. " Tu sais… Ce genre de choses propre à l’amitié. "

S’il était cassant ? Possiblement. Il avait beau lui avoir fait parvenir un mot somme toute assez délicat à la mort de Randall –il y a presque dix ans de cela désormais- Adriel en voulait toujours quelque peu à son ami de s’être montré aussi distant alors qu’il avait besoin de lui. Si vision des choses, sans Dieu ni Maitre, n’autorisait guère l’excuses de la volonté familiale bridant les élans de sympathie. A sa place et peu importe ce qu’on aurait pu lui dire, il aurait remué ciel et terre pour se retrouver à ses côtés. Bien qu’il n’aurait probablement pas su quoi faire une fois son acte de présence validé… Mais une présence silencieuse est toujours préférable, n’est-ce pas ? Il écouta le Cooper parler tout en sirotant son alcool, excellent au demeurant.

" Oui… Disons cela ! " Grommela t’il suite à la remarque sur son habitude à fréquenter ce genre de soirée en compagnie de mirifiques mannequins. En l’instant, il n’y avait qu’une seule femme qu’il aurait aimé trouver à son bras mais il ne le clamerait point. Vivre dans le secret lui était de plus en plus désagréable mais cela avait le mérite de voir ceux qui ne se fiaient qu’à son image publique. Un peu comme Jonas en somme. " Comme quoi… Je m’étais également figuré que tu continuerais à m’ignorer. Et ce, malgré mon joli petit cadeau… ! " Il jeta un coup d’œil en direction de l’Escort de l’autre côté de la pièce, lui adressant un sourire qu’elle lui renvoya. Il se fit la réflexion qu’en d’autres temps, il aurait cherché à la sauter. A croire que sa belle eurasienne réussissait à lui rendre les autres femmes totalement indifférentes. Il eut un sourire à la remarque de Jonas, haussant les épaules en lui répondant : " C’est qu’il faut bien faire vivre le commerce de proximité… " Bien qu’il soit venu seul en cette soirée et qu’il n’ait aucune intention d’avoir de près ou de loin recours aux services d’une professionnelle à l’avenir, entrer dans le jeu du Cooper l’amusait plus que ne le faisait chier. Il paraissait tant convaincu de ce que pouvait bien être Adriel que ce dernier aurait été bien chafouin de le décevoir. Et le Golden Boy de poursuivre entre deux gorgées de Whisky :

" La même chose que toi j’imagine… Satisfaire une petite partie de ma conscience en me délestant d’un gros chèque à l’attention des plus démunis. Les pauvres se fichent bien d’où peut provenir l’argent, n’est-ce pas ? " Il accompagna son bon mot d’un petit rire satisfait alors qu’il faisait tourner son verre au creux de sa main, savourant le spectacle du liquide ambré se teintant sous les jeux de lumière. Il avait quelques difficultés à regarder son ami d’enfance en face tant il lui remémorait bien des souvenirs. Certes, il avait beau savoir que ces frères n’en étaient point, leur présence restait la plus agréable période de son existence. Jonas la lui rappelait, simplement. Il avait soif, mais il se fit fort de poursuivre : " Et puis, l’on m’a dit le plus grand bien du Chef qui se trouve, ce soir, en cuisine… Une occasion de plus de savourer un excellent repas, de profiter d’un Open Bar et de tromper ma solitude ! " Il eut un sourire teinté de quelques chose de triste alors qu’il buvait de nouveau. Son verre désormais vide, il se fendit d’une exclamation désolée, comme si il avait bien pu manquer à tous ses devoirs depuis le début de cette petite conversation entre « amis » ! " Mais, je n’y que maintenant… Où se trouve donc ta ravissante sœur ? " Il tendit vaguement son cou, portant son regard de droite à gauche comme de gauche à droite, cherchant la gracile silhouette d’une Heather qu’il n’avait pas dû voir depuis des années… Autant que celles qui l’avait séparé de son jumeau, très probablement. Un sourire malin perlant à ses lèvres, il souffla sur un ton où l’espoir fou se lisait aisément : " Voilà que je pourrais bien avoir trouvé le moyen de ne point rentrer seul ce soir.. Dans l’hypothèse où je ne trouve guère mieux, bien évidemment ! " Il souriait à pleines dents désormais en mirant de ses yeux clairs les traits du Cooper. Ah, la gémellité… Voir le fond de son verre lui étant relativement intolérable, Adriel reposa son vide flacon sur le comptoir tout en questionnant son ami d’antan : " Dois-je également te commander un verre ? Ou bien… " Ou bien le simple fait de se tenir en sa compagnie était à même d’entacher sa réputation au point qu’il lui serait plus agréable de le fuir ?
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Message posté : Mer 29 Jan - 0:27 Message
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Jonas ne releva pas les remarques d'Adriel au sujet de son entrée en matière. Il était vrai que sa manière de l'aborder était assez peu orthodoxe, il aurait pu lui offrir un sourire et un salut digne de ses discussions avec de potentiels futurs lecteurs du Daily Herald, mais non. Même s'ils n'étaient plus amis, le trentenaire se voyait mal jouer le jeu des inconnus, il avait donc fait le choix d'agir comme il l'aurait fait s'ils s'étaient parlé la veille. Peut-être que ça avait été un mauvais calcul, allez savoir. Après, il était vrai que Jonas n'aurait certainement aucune peine à faire comprendre à ce charmant couple qu'il n'avait rien à voir avec cette demoiselle aux habitudes plutôt discutables. Surtout s'il était vu en compagnie d'Adriel, le calcul serait rapidement fait. Mais il ne comptait pas sur cette discussion pour remettre les compteurs à zéro, s'il était venu parler à Adriel c'était surtout pour savoir ce qu'il faisait réellement ici, puis peut-être un peu parce qu'il avait envie de savoir ce qu'il devenait. Malgré la distance qui s'était installée entre eux, Jonas n'en voulait pas à son ancien ami et il se désolait de le voir dans cet état, surtout qu'il était persuadé que cette chute était directement liée à la perte subie par Adriel. Comment tourner le dos à quelqu'un qui comprenait tous les sentiments que vous aviez pour votre jumelle ? Pourtant, la petite démonstration offerte par le Veidt chassa un peu les bonnes résolutions du Cooper qui considéra que son ancien camarade avait apparemment envie de s'en tenir aux discussions pleines de faux-semblants. Soit, si c'était ce qu'il désirait, Jonas se ferait un plaisir de jouer à ce jeu !

Silencieux, le trentenaire ne manqua toutefois pas de remarquer que son interlocuteur avait une sacrée descente ce qui ne présageait rien de bon pour la suite de la soirée. S'il commençait déjà à se saouler maintenant, d'ici une heure il allait rouler sous la table ou danser dessus avec l'escort qui lui adressait des petits saluts et sourires particulièrement déplacés. Le regard clair du Cooper resta dirigé vers le visage du golden boy avant qu'il ne réponde brièvement, toujours à propos de cette prise de contact plutôt originale.

« Oh, mais il fallait bien que je vienne te remercier pour cette charmante attention. Puis tu as pris la peine de te manifester, la moindre des choses c'est que je fasse de même. »

Même s'il s'en serait passé dans un sens. Bien que ça le chagrinait d'y penser, apparaître en compagnie d'Adriel n'était pas une bonne chose pour son image. Sauf qu'il pouvait bien se permettre une petite entorse à ses principes pour une fois, non ? Adriel avait l'air... différent d'avant. Est-ce que c'était l'effet de l'alcool, ou tout simplement une suite logique de la situation dans laquelle il se trouvait maintenant ? Jonas l’ignorait, mais il n'avait pas envie de planter le Veidt ici sans plus de cérémonie, il pouvait bien prendre quelques minutes pour lui. Surtout qu'Heather n'était pas là pour risquer de subir les regards désagréables des autres personnes qui feraient forcément le lien entre la réputation sulfureuse d'Adriel et la présence d'une femme dans son entourage.

Quoi qu'il en soit, Adriel était là pour la même raison que tout le monde et Jonas resta une fois de plus silencieux face aux paroles de son collègue qui menait la discussion à lui tout seul. Dans ces moments-là, le trentenaire préférait se montrer taciturne et attendre que l'autre glisse vers des sujets moins gênants ou qui se prêtaient mieux aux discussions distantes. Pourtant, cette fois-ci cette technique ne porta pas ses fruits, bien au contraire ! Adriel eut l'audace, que dis-je, la vulgarité de parler d'Heather comme d'un simple sac de viande. Immanquablement, les prunelles de Jonas se teintèrent d'une colère non feinte et le regard qu'il décrocha à Adriel exprimait tout ce qu'il pensait de lui à ce moment. Il le dégoûtait. Il l'énervait. Il lui donnait envie de lui faire avaler son verre, contenant compris. Mais au lieu de cela, le trentenaire détourna les yeux du Veidt pour regarder le bar qui semblait soudain plus intéressant. La dernière question d'Adriel fut presque ignorée sous le coup de l'agacement que Jonas ressentait et c'est d'un ton contrarié qu'il répondit.

« À quoi est-ce que tu joues Adriel ? » Il tourna finalement la tête vers lui, les sourcils légèrement froncés. « Ça t'amuse de parler d'Heather comme d'un sac de viande ? Parce que tu t'imagines franchement que tu pourrais être trop bien pour elle ? Tu te plantes sur toute la ligne si tu crois que tu as la moindre chance avec elle. » Le ton s'était fait dédaigneux sur la fin, presque écœuré. « N'oublie pas que tu parles de ma jumelle. Ne joue pas à ça avec moi. »

Sa patience s'était évaporée d'un seul coup, puis il songea que c'était justement ce qu'Adriel devait chercher à provoquer chez lui. Détournant son regard, il s'installa finalement sur un siège aux côtés du Veidt avant de faire un signe au barman pour commander quelque chose. Ce n'était pas dans ses habitudes de boire en soirée, sauf un verre pour faire plaisir aux personnes qui régalaient, mais le sujet d'Heather avait toujours été épineux avec Jonas.

« Puisque tu me l'offres si aimablement, je peux difficilement refuser. » Le ton était redevenu neutre, bien que quelques relents d'agacement étaient perceptibles. « Heather avait une soirée avec l'une des associations dont elle s'occupe, elle ne pouvait pas venir. » Son regard glissa jusqu'à Adriel. « Jusqu'à il y a quelques secondes j'en étais navré, mais finalement c'est certainement une bonne chose. »

Dire que quelques minutes plus tôt il compatissait à la douleur qu'avait dû éprouver Adriel. Certes, il n'avait pas été présent lorsque c'était arrivé, mais est-ce que ça lui donnait pour autant le droit de lui parler de la sorte ? Traiter Heather comme si elle n'était qu'une vulgaire escort capable d'aller finir la soirée chez lui ? Franchement, plus il pensait à tout ceci, plus le trentenaire sentait la pression remonter et il préféra changer de sujet avant de s'énerver pour de bon et de salir sa réputation – et son costume par la même occasion – à cause d'une provocation débile et sans intérêt. C'est donc en évitant de regarder Adriel que Jonas relança la discussion.

« Alors tu es venu ici pour faire des bonnes actions et pour profiter de la cuisine. Quel programme, j'ai cru comprendre que tu avais des journées très occupées, mais il semblerait que tu trouves encore le temps de t'amuser à côté. » Il afficha un sourire faussement aimable. « Et tu as besoin de tromper la solitude en plus ? Je pensais que tu avais pas mal d'amis. Les gens aiment bien les flambeurs généralement, non ? Plus que les types à la réputation parfaite. » Le ton était un peu moqueur alors qu'il tournait la tête vers Adriel. « Et les affaires se portent bien ? »

Il avait voulu une discussion pleine de faux-semblants, Jonas lui en offrait une. Encore fallait-il voir combien de temps les deux hommes allaient tenir à ce petit jeu.
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Message posté : Mer 29 Jan - 19:46 Message
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De toute évidence, les deux jeunes gens ne semblaient pas disposés à entièrement se livrer dans cette conversation d’agrément. Tous deux semblaient chausser des masques comme des rôles qui ne les mèneraient que dans la déclamation répétée d’une incroyable série de banalités. En soi, la chose n’était guère dérangeant pour le Veidt qui éprouvait quelques peines à considérer Jonas comme un proche, comme un ami. Peut-on encore définir quelqu’un ne faisant pas le moindre signe pendant près de dix ans ? Certes, il avait également ses torts et il se les avouait volontiers. Mais s’était autre chose que de clairement les déclamer au citoyen lui faisant face. " Ce fut fait avec grand plaisir… " Une phrase prononcée en soulevant son verre qui ne serait, probablement, pas à même de choquer tant elle pouvait bien coller à la détestable étiquette dont son interlocuteur semblait bien le marquer. Face à son ancien ami d’enfance, Adriel ne semblait guère pressé de se justifier comme de briser son détestable portrait. Cela semblait même être tout le contraire… Ses propos sur la sœur de comparse ne furent guère appréciés et sa réaction suffit à étirer un malin sourire sur les lèvres du Marchand d’Armes. De la contenance très cher Jonas, de la contenance… Exposer ainsi une faille n’était pas vraiment de bon aloi et suffit à rassasier l’appétit de prédateur d’un Adriel à la mine aussi polie que courtoise. Quoi qu’un brin provocatrice très certainement… Vint l’instant où le Citoyen le darda de son regard pour lui asséner une question qui sut soulever la surprise des traits d’Adriel. La théâtralité comme la mise en scène furent, de tous temps, d’influents agents pour les discussions…

" A quoi est ce que je joue ? Mais à Adriel Veidt, le milliardaire excentrique… N’est-ce pas dans ce rôle que tu me figurais depuis le début cette entrevue ? C’est que je m’en voudrais terriblement de te décevoir… " Un sourire étire ses lèvres alors qu’il entend son interlocuteur se faire menaçant au sujet de sa sœur. L’explication quant à son absence glisse sur l’esprit du Veidt alors qu’il commande deux doubles scotchs, une façon bien à lui de juger sur son « opposant » se montrait des plus consistants par la descente. Une façon très personnelle d’évaluer les êtres… L’impression que chacune des phrases prononcée par Jonas ne le soit que pour lui faire cracher son venin effleura son esprit un court instant. Il n’était probablement pas le plus brillant orateur qui soit, mais son éloquence pouvait dériver de l’art de rependre du sel sur les plaies. Ou tout du moins de jouer sur le tortueux registre de la sinistre ambiguïté. " Oh… Crois-bien que j’en suis tout autant navré. C’est qu’il doit être particulièrement pénible de te voir, pour quelques instants, séparés de ta naturelle moitié. " Trempant faiblement ses lèvres dans son liquide ambré, Adriel en savoura toute la puissance comme le silence que pouvait bien intimer son propos. Mais il n’était guère du genre à laisser le calme s’insister : " Trop bien ? Certes pas… Juste ce qu’il faut. Et à défaut, la place ne manque guère d’autres fruits mûrs à offrir. Mais je suis surpris… Fut un temps tu ne semblais guère voir d’objection à ce que je puisse m’engager sur de tortueux sentiers avec le douce Heather. Qu’est ce qui a bien pu changer ? Je n’étais probablement pas issu d’une famille faisant son commerce de la mort des autres. Oh… " Il claque des doigts, pointant son index sur la poitrine du Citoyen en se fendant d’une immense sourire : " En réalité, s’était déjà le cas… " Il se fendit d’un soupire, agitant sa tête de droite à gauche comme de gauche à droite pour donner à son sourire une expression de rire. Et dans un phonème, d’abandonner le sujet sans que ne s’efface de son esprit les images d’une Heather vautrée sur lui : " J’avais oublié combien la gémellité pouvait vous rendre… Exceptionnel ? "

Toujours ce sourire trouble, potentiellement double. Jonas avait souhaité le voir dans son rôle, il s’y donnait corps et âme. Des attitudes équivoques comme des propos déplacés n’étaient que le premier pas sur le sentier de son public personnage. Bien sûr, il ne tomberait pas dans le panneau jusqu’à redevenir le séducteur qu’il fut, sa relation avec Sydney lui intimant de ne guère jouer de ce registre. Ecouter Jonas se confondre en banalité força, une nouvelle fois, Adriel à se pencher avec plus d’attention sur son verre. Si s’était nécessaire pour jouir d’une parfaite réputation, cela serait probablement sans lui…

" Oh… Tu me connais. " Peut être pas tant que cela en réalité. " Je ne cesse jamais réellement de m’amuser ! Mais je suis des plus curieux de savoir d’où peut bien te venir cette information selon laquelle je suis des plus… Occupé ! " C’est qu’il ne considérait point la chose comme étant véritable à dire vrai. Du moins, pour son personnage public. Il était vrai que ses doubles ne chômaient guère et planchaient des heures durant sur la conception comme la réalisation de son armure alors qu’il assumait les tâches les plus amusantes de sa fonction de Propriétaire de Veidt Enterprises. S’il lui arrivait de se salir les mains à la tâche, bon nombre de celles-ci étaient encore le fruit du savoir-faire d’un Grand-Père omniprésent. Enfin, le sujet serait probablement rapidement évacué par la suite de leur échange des plus plat : " C’est que tout le monde a bien besoin d’un Hobbie… Et si les gens aiment bien les flambeurs, il n’est pas vraiment dit que les flambeurs aiment les gens qui les entourent… " En particulier quand ils prenaient les traits de vautours plus attirés par le porte-monnaie que par son propriétaire. De l’intérêt de savoir garder une certaine distance avec son public… " Et tu m’en vois des plus désolé pour ta parfaite réputation… Ceci dit, si la solitude t’es si pesante je pourrais bien m’arranger pour t’aménager quelques entretiens qui sauront, entre autre, te vider l’esprit. Ca ne sera pas ta moitié mais… Certaines valent clairement le détour. " Toujours ces piques, ces petites attentions qui se voulaient perverses depuis que Jonas lui avait avancé l’importance de sa sœur à ses yeux. Oui, Adriel était clairement cruel dans sa façon d’être mais s’était son moyen de se protéger du regret d’une amitié qu’il estimait terminée par la cause de son interlocuteur. Quand bien même il était totalement conscient de ses fautes, il n’en avait pas reçu les claires accusations de la part de son interlocuteur.

" Ma foi… Des gens meurent encore un peu partout à travers le monde, c’est bon pour mes affaires! " Il était d’un cynisme comme d’un glacial accablant quand il s’agissait de traiter de l’aspect business de sa vie. On lui donnait une image de Marchand de Mort sans morale ni reproche et il s’y tenait tant elle le servait dans ses affaires les plus courantes. Passer pour le diable incarné, s’était s’assurer la crainte comme la soumission de bon nombre de ses interlocuteurs en affaires. Et dire que certains pensaient encore que la Paix pourrait bien le foutre au chômage. Les sombres cons… Agitant son verre pour savourer les reflets ambrés du liquide, c’est sur un ton toujours courtois et poli qu’il retourna la question : " Et te concernant ? Enfin… Concernant les affaires de ton père plutôt… " Ou une façon détournée de dire qu’Adriel le considérait comme un semblant de personnage capable de faire entrer les paresseux dans l’histoire ! " J’ai cru entendre que le monde de la presse n’était pas aux mieux ces derniers temps. La bulle internet, tout ça… " Il se basait sur certains des préjugés propre à leur époque mais ne pensait pas être loin de la vérité. Quand bien même, il serait ravi d’apprendre que ce n’était point le cas. Après tout, il ne souhaitait aucun mal à Jonas comme à sa charmante sœur. Il se pencha alors pour donner à ses mots des airs de confidence : " Si tu souhaites un scoop, votre section économique pourrait bien avancer que Veidt Enterprises se lance dans une agressive opération d’achats de terres dans divers pays du monde. Pour ce qui est de la raison… " Il haussa les épaules avec une nonchalance coupable avant de conclure sur ce point sur un ton aussi badin que provoquant : " Je te proposerai bien une interview des plus poussée, en souvenir du passé, mais je doute que les confessions d’un Marchand de Mort soient à même de booster vos ventes… A mon plus grand regret. " Et contrairement à ce que pouvait bien laisser entendre le sourire qu’il étrennait.
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Message posté : Jeu 30 Jan - 20:42 Message
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Après l'épisode « Heather », Jonas avait retrouvé une expression presque totalement neutre. Il savait bien qu'Adriel exploitait ce filon uniquement parce qu'il savait que c'était désagréable, pour ne pas dire insupportable, de voir quelqu'un railler ou insulter la personne qui comptait le plus pour vous. Comment aurait-il réagi si tout à coup Jonas s'amusait à attaquer des défunts frères ? Sauf qu'il ne le ferait pas. L'américain avait beau être une personne vaniteuse et provocatrice au naturel, il y avait bien un sujet où il ne pouvait pas jouer les enflures : c'était les frères et sœurs jumeaux. Trait de caractère qu'il ne partageait apparemment pas avec Adriel vu que celui-ci persistait sur la même voie à se moquer de son ancien ami en lui rappelant, à sa manière, que lui n'avait plus la possibilité de voir ses frères. Et bien ? Était-ce la faute des Cooper ? Pas que Jonas le sache ! Il n'avait peut-être pas été là à l'époque et la lettre envoyée n'avait certainement pas été d'une grande utilité, mais il ne pensait pas mériter ce traitement. En voyant le Veidt agir de la sorte, Jonas finissait par se dire que son géniteur n'avait pas tort : Adriel avait complètement perdu les pédales, il ne sortirait plus rien de bon de lui. Socialement parlant du moins, pour le reste, le trentenaire ne parierait pas. Il fut relativement compliqué pour Jonas de garder les lèvres scellées jusqu'à ce que son ancien ami finisse de déverser sa bile, mais lorsque ce fut le cas, il ne se priva pas pour lui faire une réponse chargée de reproches. Il avait toutefois réussi à retrouver son calme et son flegme habituel.

« Et bien, quelle amertume, je suis étonné que tu sois encore capable de sourire, même pour de faux ! » Et comme pour étayer ses dires, il esquissa un sourire faussement aimable. « Tu veux réellement savoir ce qui a changé ? À mon avis Adriel, tu t'en moques complètement. Tu n'en as rien à faire de ce que les autres ou moi-même pouvons penser de ta vie. En fait, je crois même que ça te fait plaisir d'être traité comme un paria, parce que ça te donne une bonne excuse pour te comporter comme un véritable connard. » Jonas prenait soit de prononcer ces mots sur un ton toujours aussi apaisé, même si la dureté de ses paroles était palpable. « Je vais te dire quelque chose. Jusqu'à maintenant, j'étais persuadé que si tu jouais à mener cette vie, c'était parce que tu étais largué depuis... depuis tout ça. » Sa résolution vacilla un instant, mais il enchaîna promptement. « Mais à t'écouter, j'ai l'impression que c'est un crime d'avoir encore ma jumelle alors que toi, tu te retrouves seul. Je n'ai jamais souhaité qu'il t'arrive ça et pourtant, tu ne te prives pas de te comporter comme une enflure avec moi. » Il restait pourtant indifférent à ce qu'il entendait, du moins en apparence. « Non, maintenant je pense que tu es définitivement le connard arrogant dépeint dans la presse. »

Au moins, ça avait le mérite d'être clair ! Le plus étrange dans cette discussion était certainement que les deux hommes discutaient en souriant et avec calme alors que leurs paroles étaient on ne peut plus désagréables. Jonas nota dans un coin de son esprit qu'il faudrait prévenir Heather de ne plus croiser la route du Veidt, ou sa prochaine « discussion » avec lui risquait bien de se faire de manière plus animée. Comme s'il lisait dans les pensées de son ancien ami, Adriel avait une fois de plus abordé le sujet de la jumelle en osant prétendre que la compagnie d'une autre femme pourrait apporter plus de satisfaction. Bien évidemment, comme n'importe quel homme Jonas fréquentait de temps en temps des jeunes femmes de son âge, mais il apparaissait clair que ce n'était pas sa priorité. Puis face à Adriel, il n'hésiterait pas à se faire passer pour un moine rien que pour creuser le fossé qui les séparait désormais. C'est donc d'un ton un peu plus provoquant que le Cooper répliqua.

« Ne parle pas de ce que tu ne connais pas Adriel. Heather n'est pas l'une de ces femmes que tu dois payer pour avoir le plaisir de leur compagnie, elle a quelque chose dans la tête et pas seulement dans son soutien-gorge. Mais je te pardonne, tu ne dois plus penser avec ton cerveau en présence de femmes et cela depuis bien longtemps. » Il détourna brièvement son regard pour observer les environs. « Ce n'est pas difficile de te savoir occupé lorsque tu fais la une des journaux à scandales. Même sans les lire tout le monde est au courant de tes déboires. Apparemment, emmerder le monde et te faire photographier en charmante compagnie te prend bien assez de temps. »

Forcément, pour quelqu'un qui veillait à ne jamais être vu en compagnie d'une autre femme que sa jumelle, Adriel apparaissait comme un hérésie. Jonas n'avait jamais compris ce besoin qu'avait son ancien ami d'attirer l'attention en toute occasion. Une chance que ce ne soit pas encore le cas ce soir, sans quoi le Cooper lui aurait faussé compagnie depuis belle lurette ! Le barman avait d'ailleurs disparu après avoir servi le verre commandé, auquel Jonas n'avait pas encore touché d'ailleurs. Les remarques qui arrivèrent concernant ce que le Veidt pensait de lui le laissèrent de marbre. L'avis d'Adriel lui importait peu, il se moquait que celui-ci le considère comme un paresseux ou un incapable. C'est dont avec une indifférence parfaite qu'il observa Adriel avant de hausser les épaules au terme de sa dernière réplique.

« Je ne crois pas que ce que tu aurais à raconter puisse intéresser les lecteurs du Daily Herald. Ils ne sont pas très friands de la liste des positions préférées de ta top modèle favorite. » Autrement dit, Jonas le pensait incapable de mener à bien son rôle de directeur. « Et puis tu sais, ce n'est pas à moi qu'il faut parler des évolutions de ta société, comme tu l'as si bien dit, ce n'est que les affaires de mon père. Moi je suis là uniquement pour jouer la potiche. Tu sais ce que c'est ça, jouer un rôle. Tu t'entraînes depuis suffisamment longtemps je crois. » Il lui jeta un regard interrogateur comme s'il attendait une réponse, mais enchaîna sans laisser à Adriel le temps d'en placer une. « La mort paie bien. J'aurais peut-être dû devenir employé des pompes funèbres, peut-être que de cette manière j'aurais eu un peu de ton estime vu qu'il semblerait qu'il faille collectionner les conquêtes ou les cadavres pour avoir le plaisir de ton amitié. »

C'était certainement déplacé, mais Adriel l'avait cherché en lui parlant comme s'il était le dernier des crétins. À trop le chercher, il finirait forcément par le froisser pour de bon.
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Message posté : Jeu 30 Jan - 22:37 Message
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Dissimuler une lame dans un sourire.


Etrangement, Adriel se sentir parcouru d’un frisson d’excitation alors que les frictions se multipliaient. Voir son ancien ami garder des atours de vertu pour préserver sa parfaite réputation tout en modulant des propos dur comme blessant à son égard lui firent étirer un sourire. Masochiste le Veidt ? Point du tout, il se délectait simplement de pouvoir entrer dans le trouble jeu de Jonas qui démultipliait les sujets susceptibles de provoquer de vives réactions. Quand Adriel Franchirait la limite, que pourrait-il bien faire le Cooper ? Répondre à la violence verbale par la violence des poings et ainsi briser son image de perfection ? Ou bien se contenter d’un silence glaciel et d’une expression contrite le poussant à l’ulcère ? Il n’en savait rien, mais Adriel aurait menti en disant qu’il n’aurait pas payé cher pour voir ça ! " Je suis encore capable de feindre bien des choses, mon ami… " Le simple fait de le qualifier d’ami par exemple ? Possible, bien que le Veidt semble encore avoir en lui quelques voix lui intimant que Jonas était un être respectable. Qu’ils se taisent donc ces deux trépassés. Eux n’avaient pas subi la douleur de les enterrer, la douleur de les voir disparaitre sous terre sans même un seul ami pour, d’une main à l’épaule, venir apaiser c’est effrayant sentiment de solitude qui jamais ne le quitterai plus.

C’est désormais silencieux qu’Adriel écouta avec un semblant de respect tout ce que son ancien ami d'enfance pouvait bien avancer. Le simple fait de le voir faire tourner de sempiternelle manière son verre au creux de sa main pourrait, toutefois, laisser planer le doute sur l’intérêt qu’il portait réellement au monologue dont on semblait l’accabler. Il entendit les arguments comme les sentences tomber les uns après les autres et n’en laissa paraitre aucun trouble. Il n’en avait rien à faire de l’opinion des autres ? Absolument, seul lui importait l’avis de ses intimes là où les autres n’étaient que quantité négligeable. Néanmoins, Jonas avait faux sur la majeure partie de son argumentaire. Mais le jeune homme ne lui en voudrait guère tant son rôle était taillé pour induire en erreur. La moindre de ses décisions, peu importe sa violence comme sa morale, était toujours prise dans l’intérêt du plus grand nombre. Un fait que l’on ne pouvait pas apprendre en lisant les coupures de presse dépeignant un industriel détestable. Sydney comme Dana l’avaient bien compris. Il ne répondrait pas sur le crime d’avoir sa jumelle en vie, ne leur souhaitant foncièrement aucun mal, mais étira un grandiloquent sourire quand Jonas vint à le gratifier du sobriquet de « connard ». Pour un parfait petit rentier, le citoyen endimanché commençait à se lâcher !

" Tu es le genre de personne qui aime beaucoup s’entendre parler, n’est-ce pas… ? " La question avait tout de rhétorique, visant surtout à rebondir sur le monologue relativement long que lui avait servi son périmé ami d’enfance. Mais voilà que, déjà, le bon Cooper rebondissait sur le sujet de sa jumelle, avançant des faits que le Veidt ne pourrait pas présenter comme étant faux. Cependant, il peint ses traits d’un masque de surprise alors que ses yeux grands ouverts se posaient sur le visage de Jonas. " Vraiment ? Comprends ma surprise, c’est que dans mon souvenir ta sœur n’était pas particulièrement bien… Lotie. " Des ses bras, il mima la forme d’une opulente poitrine sur sa propre personne avant d’hausser un sourcil en étirant un sourire que d’aucun qualifierait de carnassier. Puis, il se fit fort de continuer : " Ne me dis pas qu’elle aurait cédé aux joies de la chirurgie mammaire… ? Intéressant… Vraiment très intéressant ! Quoi que, cela ne me surprendrait pas véritablement. J’imagine qu’il est toujours de bon ton de procéder à quelques petits ajustement pour parvenir au modèle de perfection que prône ton adorable famille. " Le sujet Heather semblait être le plus à même de faire sortir Jonas de ses gonds, aussi Adriel ne manquait il pas de l’employer de tout son saoul. Il se délectait d’avance des réactions du citoyen à la flavescente chevelure, observant de son regard azuré chacun de ses traits. Ces sempiternelles attaques sur ses habitudes nocturnes comme ses fréquentations finirent par arracher au Veidt un sourire amusé. Et ce dernier d’avancer : " Rappelle-moi, parmi les personnes présentes, laquelle des deux a vu sa familiale fortune se bâtir sur les ventes d’un canard jugé sordide par bon nombre de nos concitoyens ? "

Pour une fois qu’il était celui qui pouvait rebondir sur un secteur d’activité. Il en étira un maigre sourire avant de se demander de quels déboires pouvait bien parler le blondinet. Jadis, il couchait avec une magnifique femme différente chaque soir et dépensait des fortunes en mets raffinés comme en alcool hors de prix… Si s’était la définition de déboire du rentier, Adriel pourrait bien s’en accommoder. Toutefois, il en vint à questionner les sources du Cooper étant donné que depuis plus de deux mois –et sa rencontre avec Sydney- il ne s’était guère présenté accompagné à la moindre soirée. Enfin, les idées reçues sont plus dures à briser que les atomes, n’est-ce pas ? Et voilà que le semblant de joute verbale reprenait de plus belle, chaque opposant se rendant coups pour coups.

" De ma favorite, certes pas… De mon Top Cent par contre... Voir Mille si tu disposes d’un peu de temps. " Il prit un air songeur, levant les yeux au ciel en déposa un index sur sa bouche. Bien sûr, il forçait le trait. Mais n’étais ce pas ce que Jonas faisait de son existence depuis le début de leur conversation. Alors qu’il se demandait quelle place pourrait bien occuper Heather dans son TOP 1000, Adriel se raccrocha à la réalité dans le propos de son ancien ami. Ce qui ne manqua guère de la faire réagir, un air navré passé sur ses traits : " Tu as toujours été à l’écoute des volontés de ton père… " Allusion tout juste voilée à la volonté de ce dernier de ne pas voir les jumeaux aux funérailles de son frère. " Je m’étais donc figuré que tu avais également son oreille sur bien des sujets. Crois-moi, c’est avec plaisir que j’aiderais à vous sortir de la morosité. Mais il semble bien que je t’avais prêté un rôle trop important… " Et la passe se poursuivit alors que Jonas se faisait plus incisif, abordant le gagne-pain d’un Adriel qui n’était que trop habitué à subir ce genre d’assauts… Son petit argumentaire en tête, il s’apprêtait à riposter quand le propos du citoyen modifia son angle d’attaque. Il se mit à sourire, mais d’un sourire qui n’avait rien de satisfait comme de joyeux. Et, cette fois, il chercha clairement à plonger son regard dans celui du Cooper alors qu’il égrenait lentement ces mots : " Travaillant aux pompes funèbres, tu aurais eu un prétexte à te trouver là quand j’en avais besoin. " Il pinça plus encore la commissure de ses lèvres d’un sourire sans équivoque. Puis, il avança : " Tu serais surpris de tout ce que l’on peut apprendre à l’aide d’un cadavre… " Allez savoir pourquoi, il pensa à Charlie, à l’œuvre malfaisante de son double à son contact. A son œuvre malfaisante plutôt. Il pensa également à sa notion des rapports humains que la mort de ses frères avait très clairement aidé à clarifier de funeste manière. Avec elle, il avait clairement appris sur qui il pouvait compter. Sirotant son scotch, Adriel laissa planer un instant de silence avant de prendre la parole à son tour :

" Tu es définitivement le genre de personne qui aime à s’entendre parler. Mais ce n’est pas désagréable… Cela permet de te cerner. Et je dois bien dire que tu es tout aussi différent de ce que j’ai pu penser. " Tournant toujours son verre de cette caractéristique manière au creux de sa main, Adriel eut un soupir avant de continuer. Tournant son visage vers celui de Jonas, il ne manquerait pas de formuler son propos en le regardant avec franchise : " Tu m’en a tant appris sur toi-même par cet argumentaire que suis, désormais, la proie d’une cruel dilemme. En effet, je ne sais pas si tu es un menteur ou bien un lâche. " Il sembla peser les deux choses de ses mains, laissant la gauche plus haute pour un temps. " Menteur car si notre amitié comptait tant que ce que tu voulais bien le clamer, tu aurais fait fi de ces interdictions et te serait quand trouvé présent pour nous soutenir. " Il faisait là référence à lui-même comme à son frère, Leonel. La main gauche chuta et ce fut la droite qui s’éleva pour le moins alors que les mots chantaient : " Lâche au point de voir ses amis souffrir sans daigner rien faire d’autre que la rédaction d’une lettre aux allures de camouflet là où mes frères comme moi nous serions insurgés contre pareille décision dans l’hypothèse où tu te sois vu confronté à pareille affliction… " Il reprit sa posture neutre, ne quittant pas un instant le visage de son ancien ami du regard. " Quoi qu’il en soit, je doute que ce soit de bon aloi pour un personnage à la parfaite réputation… " Il hocha la tête de biais, laissant sa flavescente crinière scintiller sous les mouvements de son reproche. Le plus étonnant dans tout cela fut qu’aucun mot ne fut prononcé plus haut que l’autre. L’art des Golden Boy de s’écharper dans la plus pure poésie et dans le respect de l’étiquette. Une étrange lueur dans le regard, Adriel conclut avant de se rassasier d’une lampée de Whisky : " Alors de nous deux, qui est donc le plus gros connard ? " Son sourire trahissait une ironie sans nom…
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Message posté : Ven 31 Jan - 21:40 Message
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Les phrases glissées entre deux répliques de Jonas laissaient ce dernier de marbre. Il était habitué à se faire titiller par ses interlocuteurs et soyons honnêtes, si Adriel avait joué le jeu du parfait gentleman, l'américain aurait été relativement déçu. Il avait visiblement compris que le sujet de la jumelle était épineux puisqu'il s'obstinait à l'utiliser comme pour pousser le trentenaire à sortir de ses gongs. Il en faudrait bien plus que des critiques ridicules sur le physique d'Heather. Jonas avait toujours trouvé sa sœur particulièrement belle – et en aucun cas parce que s'était sa jumelle – le fait qu'Adriel sous-entende qu'elle n'avait pas une poitrine comparable aux pis d'une vache lui passait donc largement au-dessus de la tête. C'est avec un sourire amusé qu'il écouta le Veidt cracher sa bile, attendant certainement de voir son interlocuteur se jeter sur lui. Peut-être qu'Adriel avait flairé qu'il y avait un filon à exploiter avec Heather, mais il le faisait de la mauvaise manière. Quoi qu'il en soit, l'irritation de Jonas s'atténua en constatant que son ancien ami cherchait simplement à l'agacer pour mieux pouvoir le manipuler. C'est donc avec une indifférence et un calme non feint qu'il répondit à Adriel.

« J'aimerais beaucoup que tu me présentes ces concitoyens qui trouvent le Daily Herald sordide. Jusqu'à présent j'ai eu droit aux termes « dépassé » ou encore « trop conservateur », mais sordide, mis à part au sujet des torchons où tu donnais des interviews, ça ne me dit rien. » Les critique sur le journal familial étaient si fréquentes qu'il ne s'en souciait plus vraiment. « Quant à Heather, je dirais simplement que je reconnais bien là tes priorités. Que tu portes plus d'importance à la poitrine d'une femme qu'à ce qu'elle a dans la tête ne fait que rejoindre ce que je disais avant. Dommage que la greffe de cervelle n'existe pas, tu aurais pu en faire profiter tes petites amies. » Adriel comprendrait bien qu'il s'était planté sur la critique lancée sur Heather. « Mais tu me vois ravi d'apprendre que la plastique de ma jumelle ne te sied pas. »

Au moins il ne risquait pas de lui tourner autour pour réclamer une partie de jambes en l'air avec elle. Quand bien même le ferait-il, il se ramasserait surtout un magistral râteau et rien que pour assister à ça, Jonas aurait accepté de laisser Adriel recroiser le chemin de sa jumelle. La suite fut une fois de plus une série de provocations. Le Cooper n'avait aucune envie d'entendre un récit détaillé de ses ébats sexuels, même si c'était le type de choses que des amis pouvaient échanger. Ils n'étaient plus amis, ils ne vivaient plus dans le même monde. Quant aux piques destinées à lui faire comprendre qu'il n'était rien de plus qu'une potiche, Jonas n'y répondit que par une indifférence clairement visible. Il ne tourna même pas la tête vers Adriel à cet instant. C'était lui-même qui avait laissé entendre qu'il ne servait que de décoration, pourquoi se vexerait-il du fait que le Veidt jouait au perroquet en lui renvoyant ses propres dires ? Le seul moment où Jonas daigna regarder son homologue fut lorsque celui-ci lui parla de son absence aux funérailles de ses frères. Allons donc. Il n'était même pas capable de lui dire clairement ? Le trentenaire ne troqua pas son masque d'indifférence face aux critiques à peine voilées qui lui étaient adressées.

Comme Adriel continuait sur sa lancée, son comparse le laissa déverser ce qu'il avait sur le cœur, relevant une série de soit-disant preuves tout simplement destinées à lui prouver que le connard dans l'affaire, c'était lui. Certainement. Jonas savait bien qu'il aurait dû être présent à la mort des frères d'Adriel, mais il ne l'avait pas été et les choses ne changeraient pas. En reparler n'avancerait à rien, si ce n'est à s'écharper – même verbalement – comme ils le faisaient à cet instant précis. Le Cooper avait reporta son attention sur son verre qu'il n'avait toujours pas touché et cela jusqu'à ce qu'Adriel termine de parler. Ce fut seulement à ce moment que Jonas ordonna ses pensées, laissant planer quelques secondes de silence avant de se lancer dans la riposte.

« J'aime peut-être m'entendre parler Adriel, mais toi tu aimes jouer les victimes. » Il tourna la tête vers lui. « La seule chose que j'entends dans ton discours, c'est des critiques à l'égard des autres. Mais est-ce que tu t'es regardé une seule fois Adriel ? J'en doute. » Il soupira, détournant une fois de plus le regard. « Tu as raison sur un point : je suis un connard et contrairement à toi, je ne le nie pas. J'aurais dû être là lorsque tu as traversé cette épreuve, mais je ne l'ai pas fait. C'est ainsi. Ne t'en plains pas, ça te donne une excellente raison de me détester et de te faire passer pour la victime, c'est bien ce que tu aimes faire, non ? » Nouveau coup d’œil vers Adriel. « Parce qu'en reprochant les fautes des autres, tu ne vois pas les tiennes, c'est comme avec tout l'alcool que tu t'envoies, tu pourras prétendre que tu t'es comporté comme un crétin parce que tu étais saoul. » Il marqua une pause. « Lorsque tes frères sont morts, j'ai pensé que tu perdais les pédales à cause de ça, je t'ai trouvé des excuses, mais finalement tu n'en mérites même pas. » Son ton s'était fait plus dur sur la fin. « Moi, à l'heure actuelle, ce que je vois c'est que tu es ici à jouer au golden boy, mais je crois savoir que tes frères n'ont jamais été retrouvés. Si c'était Heather qui avait disparu mon bon Adriel, je passerais tout mon temps à écumer les routes du pays, voire du continent où elle a disparu. » Le tout était dit sur un ton de reproche. « Mais bien sûr, c'est plus facile de critiquer les autres et de leur reprocher leur absence, ça te permet de ne pas voir que tu leur tournes le dos. »

Dire qu'à la base il avait prévu de ne pas aborder ce sujet, il fallait croire que les choses tournaient différemment de ce qu'il avait imaginé en venant aborder Adriel...
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Message posté : Dim 2 Fév - 20:22 Message
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ϟ Sexe : Masculin
ϟ Date de Naissance : 30/03/1988
ϟ Arrivée à Star City : 12/09/2013
ϟ Nombre de Messages : 2548
ϟ Nombre de Messages RP : 213
ϟ Célébrité : Chris Pratt
ϟ Crédits : MySelf
ϟ Âge du Personnage : 30 ans
ϟ Statut : Célibataire
ϟ Métier : Chomeur
ϟ Réputation : Niveau 2
ϟ Signes particuliers : s'en bat les burnes !
ϟ Pouvoirs : • Super-force (20.000T)
• Super-résistance (20.000T)
• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Dissimuler une lame dans un sourire.


Sans que le ton ne monte, la discussion prenait une tournure de plus en plus violente comme immédiate. Les attaques de faisaient de moins en moins voilées de part et d’autres et l’on ne semblait pas hésiter à aborder des sujets dérangeant pour l’interlocuteur en face. Pour l’heure, la chose convenait plus ou moins à Adriel, mais il avait conscience qu’un semblant de ligne jaune pourrait bien vite être franchi et que cela affecterai irrémédiablement les rapports des jeunes gens. Mais à en juger par la teneur du discours, pouvait-on seulement penser qu’il y avait une once d’estime entre les deux trentenaires en l’instant ?

Sa saillie terminée, Adriel sembla faire preuve de trésors de patience pour écouter les réponses de son homologue. Il se rendit compte à quel point ils étaient alors différent. Jonas semblait procéder par bloc, analysant ses propos pour n’en retirer d’une partie intéressante à son argumentaire et faire fi du reste. Ainsi, le blondinet se fit fort de ne pas rebondir sur certaines des accusations du Marchand de Mort, ce que ce dernier prit comme un aveu de faiblesse. Mais cela devait simplement être de l’arrogance. Après tout, il faisait face à Jonas Cooper, le type à la parfaite réputation qu’aucun accroc ne ternissait. De fait, il devait surement ne pas juger bon de rebondir sur quelques accusations là où il s’estimait suffisamment moral et capable pour façonner des chapelets de reproches comme de poncifs acerbes pour un homme qu’il eut, jadis, le culot de nommer son ami. Pour l’heure, Adriel en venait à se dire qu’il n’aurait pas peu faire d’une verre de plus pour supporter cette image de perfection qui commençait à lui filer la gerbe tant elle s’estimait supérieure à lui en tout point.

" Viens avec moi au « My Alibi », le Pub où je mate les Matchs des Patriots comme du Thunder. T’en apprendrais plus sur ton journal qu’en écoutant papa… " Jonas penserait surement qu’il cherchait à se justifier ou quoi que ce soit d’autre. Adriel se faisait simplement sincère en effritant un peu l’image publique qu’il servait aux médias. Il se questionna un instant sur le genre de journaux dont pouvait bien parler Mister Perfect quand il faisait allusion à ses interviews. Les dernières en date furent adressées à des magazines économiques pour présenter des innovations de leurs usines de Baltimore et il n’avait pas souvenir d’avoir monnayé ses échanges avec quelques torchons avides de scandale. L’impression que le Cooper se contentait de la surface pour se forger une opinion était de plus en plus présente dans l’esprit du Veidt. " Tu devrais voir ma petite-amie... Bien plus de cervelle que de poitrine et pourtant je n’en changerai pour rien au monde. " Qu’il figure la chose comme un mensonge lui était bien égal, le Golden Boy était des plus honnête avec lui-même. Chaque jour défilant dans son existence lui démontrait à quel point il pouvait bien nourrir de doux sentiment à l’égard de sa belle eurasienne et à quel point il pestait contre cette relation maintenant secrète. Mais face à Jonas, il ne pouvait pas vraiment aborder le sujet sans se fendre d’un souffle pour se faire désagréable : " Je me demande si c’est plus que ta très chère sœur… Hum… Comparable j’aime à croire, bien qu’elle ait autrement plus démontré qu’Heather dans son existence. " Et c’est bien une chose que l’on ne pourrait guère lui enlever tant le nom de Stevens était un gage de respect dans le monde de la haute à Star City. Adriel en vint à se questionner sur la façon dont son ancien ami pouvait bien percevoir la belle avant de se rendre compte qu’il n’en avait pas grand-chose à faire en réalité. Si leur amitié lui avait été importante, c’est une donnée qu’il aurait pris en considération. Mais actuellement… Badin, il écarquilla les yeux quand Jonas sembla dire qu’Heather n’entrait guère dans ses critères. " Qu’elle ne me sied pas ? Qui donc a bien pu dire ça ? En d’autre occasion, je n’aurai pas été contre une étreinte rapide… "

De sa sempiternelle manière, il fit tourner son verre au creux de sa main avant d’y tremper ses lèvres. A sa manière, Jonas restait fidèle à l’image qu’Adriel s’en était fait. Beaucoup trop parfait, beaucoup trop supérieur, il se contentait de faire fi de ses propres torts pour finalement imputer la perte de cette amitié au Veidt. Déjà, ce dernier était bien curieux de voir le Cooper répondre à une attaque frontale quand il releva un semblant d’incohérence qu’il se réservait pour plus tard. L’avantage avec un orateur comme le citoyen, c’est que l’on manquait peu de billes pour son argumentaire tant il pouvait palabrer. Causant pour causer, Jonas finit par perturber Adriel qui ne saurait guère sur quoi rebondit en premier. Jusqu’à aborder le sujet qu’il aurait mieux fait d’éviter. Crispés sur son verre, les doigts du Golden Boy reflétaient son extrême tension là où son poing fermé trahissait son envie d’aligner le citoyen d’un direct au menton. Il se questionna, se demandant comment il avait pu savoir pour l’absence de corps ? S’était quelque chose de propre à leur famille, un point qu’il n’avait finalement compris qu’une fois son pouvoir accepté. Alors comment ce misérable pouvait-il savoir ? Quand bien même, il n’était pas au courant que le Golden Boy avait passé plusieurs années sur les route du continent Américain ? Mettant la chose en corrélation, n’aurait-il pas pu déduire qu’il avait tant voyagé pour chercher à retrouvés ces moitiés disparues ? Grinçant des dents, Adriel finit par sourire. Et dans un phonème qui se voulait désolé, il répondit au Cooper :

" Vous m’êtes tellement Supérieur, Ô Jonas, Première et Principale Perfection incarnée... " Il n’aurait aucun mal à y trouver toute l’ironie propre au contexte. Le tout restait de savoir s’il serait capable de passer outre la cajolerie de son propre portrait. Adriel s’en assurerait en poursuivant ainsi : " Ainsi, fais-moi donc la leçon… Expliques moi donc en quoi je vous ai tourné le dos ? Edicte moi toutes ces fautes que je ne semble guère voir… " De la même manière dont il ne semblait pas voir ses propres fautes. D’aucun disait que l’on détestait souvent ceux à qui nous ressemblions le plus. Peut-être étais ce pour ça que les deux jeunes gens ne semblaient plus capables de se voir en peinture ? " J’en suis vraiment curieux… Curieux de savoir quel prétexte tu te trouveras pour ton absence alors que j’avais très clairement besoin de toi. Si j’aime jouer les victimes ? Crois bien que je m’en serais passé… Que les voir mourir est loin de ce que j’avais souhaité. Mais il faut croire que ce n’était guère suffisant pour récolter les fruits de ton « Amitié » … " Il prit soin de singer des guillemets à l’aide de ses doigts, manquant de faire tomber son verre par la même occasion. Il ne savait plus vraiment quoi penser. Imaginer qu’il ait un jour pu compté pour Jonas relevait de l’utopie. Une seule lettre. Une putain de lettre aux allures de camouflet. Puis, en près de 10 ans, pas la moindre attention, pas le moindre coup de téléphone. Pensait-il être sur écoute pour en voir sa réputation bafouée ? " Si j’ai perdu les pédales à la mort de mes frères, ne penses-tu pas que ta présence, ton soutiens comme tes conseils auraient pu endiguer cette tortueuse mécanique ? " Quitte à se voir accuser, autant le mette face à ses contradiction et étayer le fait qu’il ne devait guère considérer le Golden Boy comme un très bon ami pour le laisser devenir ce semblant de caricature de lui-même que pouvait voir le Cooper. Elevant un index, Adriel poursuivit : " Oh… Et je ne te déteste pas. Tes airs de perfection au service d’un connard sans nom que tu ne cherches même pas à réfuter me font penser que tu es plus semblable à une coquille vide sans but recherchant simplement un peu de gloriole dans l’admiration. D’aucun trouverait ça triste… " Lui pourrait le comprendre. Du moins s’il avait été tant en proie à la solitude qu’il avait lui-même pu l’être. Mais Jonas jouissait encore de ce lien de gémellité qui lui offrait le luxe de ne jamais se voir esseuler. Par ailleurs, il était plus que temps de rebondir sur le terrain de ses jumeaux trépassés :

" Je ne sais d’où tu tiens tes informations mais cela me confirme que la presse a un don pour faire dans le sensationnel comme dans le macabre. " Cela ne mangeait pas de pain. " Plus que quiconque, je sais qu’ils nous ont quittés. Et je suis surpris que tu puisses en douter. Après tout, tu dois bien le ressentir aussi, ce lien étrange et empathique d’unissant à ta moitié. Cette sensation qui te fait savoir qu’elle est triste avant même que tu ne la croises… Ce qui fait que nous sommes uniques et si différents des autres frères et sœurs. " Ce lien si fort qui, jadis, les avait unis dans l’amitié. " Et d’un coup, plus rien… Le vide, l’absence. Je ne ressens plus rien, n’ai plus la moindre émotion comme sensation de leur présence. C’est quelque chose que je te souhaite de ne jamais connaitre… " Qu’il trouve son argumentaire fumeux comme ses explications vaseuses, Adriel s’en ficherait. Le lien qui l’unissait à ses frères était fort au point de lui avoir fait ressentir leur souffrance comme leur mort immédiate. Et s’il pouvait remettre en cause la véracité de pareilles sensations par leur nature de double, il semblait persuadé que Jonas comprendrait. Agitant son verre, Adriel comptait en finir : " Et ne t’inquiète donc pas mon addiction à la boisson… Tu as l’air de l’oublier, mais je suis du genre à assumer mes actes et c’est en toute sérénité que je me rendrais au procès que tu m’intenteras dès l’instant où mon poing viendra cogner ta mâchoire si tu continues à bafouer la mémoire de mes frères… " Du point de vue d’Adriel, la chose était entendue. Il se jura même de cesser de titiller le Cooper sur le sujet de sa sœur. Mais il ne l’avait pas imaginé assez burné pour en venir à déterrer les morts… Faisant tourner son verre dans sa paume avant de s’en envoyer une lampée, il riva ses yeux bleu sur le citoyen pour lentement lui déclamer : " Les préliminaires étant terminés, sache que je reste ravi de te revoir et qu’il m’est allègre de voir que tu es en parfaite santé. " Cette fois ci, l’ironie semblait foutrement absente…
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Le Poing de la Justice

"A monster ? How am I monster ? Yer all just pussies !"

Message posté : Mar 4 Fév - 21:51 Message
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Jonas ne fut pas contrarié par la réponse qu'Adriel lui fit au sujet du public que le Daily Herald pouvait toucher. Il savait mieux que personne que le journal de son père ne faisait pas l'unanimité et s'en fichait pas mal. C'était juste pour cette raison qu'il avait décidé de jouer « la face publique » du quotidien. Autant dire que ne pas être populaire auprès des pochetrons qui adulaient Adriel, lui passait largement au-dessus de la tête. Tout comme les insultes destinées à faire passer Heather pour moins bien que la petite amie imaginaire que le golden boy venait de s'inventer. Il était évident dans l'esprit de Jonas que son ancien ami avait autant de petite amie que de fierté, c'est-à-dire aucune. Étant donné que le Veidt avait l'air de prendre son pied dès que son interlocuteur s'énervait, celui-ci avait décidé de ne plus relever les remarques lancées sur Heather, même si l'envie de lui vider les orbites à la petite cuillère – à cocktail je vous prie ! – était très forte. Ce soir il allait se confectionner une cible avec une photo d'Adriel pour s'entraîner aux fléchettes dessus.

« Rapide, avec toi ça ne m'étonne pas. » Le ton était amusé, comme s'il remettait en doute les capacités à l'horizontale d'Adriel. « Heather n'a pas besoin de se confronter à ta petite-amie, ce n'est pas comme si ton avis nous intéressait vraiment. Vu ton goût en matière de femmes, je m'estime même plutôt heureux si tu considères ta petite-amie comme supérieure à ma jumelle. » Il insista bien sur ce dernier mot et sur « petite-amie » comme s'il n'y croyait pas du tout. « C'est d'ailleurs la même chose pour le Daily Herald. Si l'estime de quelques pochetrons buveurs de bières nous intéressait, on publierait les résultats du football américain, mais ce n'est pas le cas. Notre public est un peu trop... qualifié pour que tu puisses comprendre ce qui l'intéresse. »

Autrement dit, pour lui Adriel n'était qu'un type capable de boire des litres d'alcool en matant un sport inintéressant et en reluquant le derrière de la serveuse. Un public qui était loin d'être celui du Daily Herald c'est évident ! Le fait que Jonas essayait de le mettre à portée des personnes du commun n'entrait pas en ligne de compte à cet instant, seule l'envie de rabattre le caquet du Veidt était important.

Il décida ensuite de ne pas répondre aux provocations lancées par Adriel sur les fautes qu'il aurait pu commettre. Jonas avait clairement dit ce qu'il pensait du comportement de son ancien ami et il ne comptait pas perdre sa salive à le faire une deuxième fois. S'il était trop saoul pour tenir une discussion digne de ce nom, tant pis pour lui ! Quant au fait que sa présence aurait été appréciée au moment de la mort des deux autres, le trentenaire resta silencieux. À l'époque il avait regretté d'avoir obéi à son père et de ne pas avoir apporté son soutien à son ami, mais aujourd'hui il se disait que ça avait été la meilleure chose à faire. La situation actuelle prouvait bien qu'Adriel aurait été incapable de faire face à cette situation et cela, même avec tout le soutien du monde. Ce n'était pas si étonnant, si les rôles avaient été inversés, Adriel ou non Jonas aurait tout simplement perdu de vue l'idée de vivre normalement. Sans sa jumelle, à quoi bon rester sur Terre ? Qu'il ait été ici ou non n'aurait rien changé, Jonas en était convaincu. Son agacement se manifesta à nouveau lorsque le Veidt osa insulter son père. Même si le trentenaire ne nourrissait pas d'amour à l'égard de son géniteur, il le respectait et n'admettait pas que des crétins puissent tenir un pareil discours à l'égard de Bruce Cooper.

« N'insulte pas mon père. Tu ne le connais pas, alors je ne vois pas de quel droit tu te permets de parler de lui comme ça. » Lui n'avait jamais manqué de respect au grand-père de son ancien ami. « Tu te plantes. Ma présence n'aurait rien changé. Je ne suis pas vaniteux au point de croire que je pourrais réussir à combler le vide laissé par tes frères. Tu aurais emprunté exactement le même chemin, il avait bien fait de me dire de rester à bonne distance. » Le « il » étant Bruce Cooper bien entendu. « Et ne nous confonds pas. Je n'ai rien d'une coquille vide, je n'ai aucun intérêt pour la gloire sans quoi je m'amuserais à étaler ma vie privée dans les magazines. Tout ce que je veux, c'est me rendre utile pour les miens. Je crois que si l'un de nous deux est vide, c'est toi Adriel. Enfin non, tu es plein d'alcool et de rancœur, je préférerais encore être vidé à ce compte-là. »

Difficile de dévier du chemin de l'hostilité lorsque l'autre faisait tout pour jeter de l'huile sur le feu ! Dire qu'il était venu lui parler en souvenir du bon vieux temps, voilà que les choses dérapaient. L'envie de vider le verre toujours intact posé devant lui titillait Jonas, mais il ne se laissa pas diriger par sa colère et porta plutôt son attention sur la foule non loin de là. Il écoutait toujours Adriel qui parlait d'une chose bien connue, ce lien qui vous unissait face à un jumeau ou un triplé. Restant silencieux, le Cooper reporta son regard sur le bar devant eux en évitant de tourner les yeux du côté d'Adriel qui s’agitait tout en continuant à parler. Ce n'est que lorsque l'autre menaça de lui coller son poing dans la figure que Jonas tourna la tête de son côté.

« Ne te gêne pas, frappe donc si c'est ce qui te soulage. Tu ne te gênes pas pour parler d'Heather comme d'une vulgaire escort girl et après tu me menaces lorsque j'émets l'idée que tes frères soient encore en vie ? Ta logique me laisse perplexe Adriel. » Le ton était franc, il détourna les yeux. « Je ne crois pas que je puisse comparer ce que je ressens à ce que toi tu as pu ressentir. Ton discours me laisse penser que nous sommes finalement très différents. Il faut croire que l'enfance et l'adolescence rendent aveugles, parce que j'ai du mal à me dire que nous ayons un jour pu nous entendre tous les deux. » Au moins ça avait le mérite d'être franc. « Tu joues à la franchise depuis quelques instants alors ne retombes pas dans la fausse politesse. Je préfère encore que tu me craches directement ta haine en plein visage plutôt que d'essayer de me faire croire que ma santé t'intéresse. » Il tourna la tête vers lui, un regard fermé qui ne laissait rien passer de ce qu'il pensait. « J'ai bien compris que, désormais, chez moi la seule chose qui t'intéresse c'est de pouvoir coucher avec ma jumelle. » Il haussa les épaules. « Et vu que ça n'arrivera jamais, je pense que ça résume l'état de notre relation : vouée à l'échec. »
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Message posté : Ven 7 Fév - 23:25 Message
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Généralement Heather gérait plutôt bien son emploi du temps : rarement quelque chose d’important dans ses activités ne tombait au même moment qu’une sortie où elle pouvait accompagner Jonas. Son jumeau aurait pu seulement laisser sous-entendre qu’il voulait qu’elle l’accompagne – même si elle se doutait que c’était ce qu’il aurait préféré – et, elle aurait annulé la collecte de fonds où elle devait se rendre. Mais, il l’avait encouragé à s’y rendre alors, la trentenaire avait fini par s’y résigner. Sur place, ça ne s’était pas vu qu’elle aurait préféré être ailleurs et, comme le destin faisait assez bien les choses, elle n’eut même pas à rester bien longtemps. Un des organisateurs, apparemment indispensable à la soirée n’avait pas pu venir, ce qui avait annulé tout ce qui était prévu. Quand on était venu lui annoncer, avec un air navré, qu’elle pouvait partir, autant dire qu’Heather n’insista pas bien longtemps pour demander si elle pouvait faire quelque chose pour les aider.

La suite des évènements avait été une sorte de course contre la montre : elle était repassée à la demeure familiale, s’était changée et, c’est dans la voiture avec chauffeur qu’elle enfila boucles d’oreille et chaussures à talons pour ne pas perdre de temps. C’était un peu étrange de passer d’une soirée où il était question d’une collecte de fonds avec des gens qui n’avaient pas forcément autant les moyens que cela, à un gala où il convenait de ne pas avoir un pli de travers. Un dernier check avec les moyens du bord, donc le rétroviseur intérieur de la voiture, et elle quitta le véhicule une fois la portière ouverte. Sa première envie avait forcément été de chercher son jumeau et d’aller le rejoindre mais, il y avait des règles à respecter alors elle passa par la case : lancer des sourires, saluer quelques personnes en échangeant des banalités sur un ton des plus polis sans se défaire de son sourire.

Puis saluant à nouveau quelqu’un, elle arriva à s’éclipser pour chercher Jonas du regard. Au bar. Elle masqua son étonnement de le voir à cet endroit plutôt qu’entouré d’un groupe de personnes à discuter, probablement affaire du journal. Le rejoindre ne fut pas tellement compliqué et, arrivé à sa hauteur plusieurs choses à noter : un, elle le connaissait assez pour déceler chez lui une certaine tension. Deux, elle avait très légèrement, presque de manière imperceptible effleurée le dos pour signifier sa présence. Trois, il n’était pas tout seul. Quatre, la personne qui l’accompagnait était… C’était surprenant.

« Adriel Veidt. » Un sourire sur les lèvres elle hocha légèrement la tête pour le saluer sans avoir conscience des sujets qui avaient pu avoir été abordé entre les deux hommes. Sûrement pas au goût de Jonas. « Ça faisait longtemps. » Pas une critique, juste une constatation. Elle regarda un court instant autour d’eux. « Tu n’es pas accompagné ce soir ? »

Ça sonnait comme une question et non pas comme une critique voilée, en s’étonnant de ne pas le voir avec, à son bras, une mannequin dont il ne devait même pas connaitre le prénom. Chacun exposait sa vie comme il le souhaitait, après tout mais la façon de faire d’Adriel était, généralement, à l’opposé de celle des jumeaux. Enfin bref, elle tourna la tête vers Jonas, alors qu’elle s’était mise à côté de lui et entreprit de lui expliquer rapidement pourquoi elle était là.

« Un des organisateurs n’était pas présent, ils ont préféré annulé. » Elle haussa légèrement les épaules comme si c’était navrant bien que, en réalité, elle était toujours mieux à aux côtés de son double. « Du coup, ils n’avaient pas besoin que je reste. »

Et hop, elle avait débarqué plutôt que de rester à l’appartement à entendre que lui revienne. Elle évita soigneusement de demander ce qui avait pu se dire en son absence. Ça ne la regardait pas et elle n’avait pas à se mêler d’une conversation à laquelle elle n’avait pas participé et, de toute façon, quelque chose lui disait – en voyant Jonas – que venir sur ce sujet n’était pas une très bonne idée. Du coup c’est avec un naturel propre à son caractère qu’elle reporta son attention sur Adriel, toujours dans un sourire qu’elle avait très rarement besoin de forcer. Le tout était de trouver un sujet neutre et, en réalité, il était déjà tout trouvé.

« J’ai vu que tu t’étais lancé dans un projet… » Elle sembla réfléchir une seconde ou deux. « All-Star City, c’est bien ça ? » Elle se tenait au courant de l’actualité mais le sport n’était pas non plus son domaine de prédilection. « Tu as eu autant d’investissement que tu espérais ? »

De souvenir, de ce qu’elle avait lu, l’idée avait été mise en place pour la fin d’année étant donné qu’il était question de place pour le SuperBowl à gagner. Elle avait surtout noté l’idée parce que ça reversait une somme à ce que Melissandre avait mis en place de son côté pour les quartiers défavorisés. D’ailleurs, c’est toujours dans un sourire, qu’elle reprit sur un ton un peu plus interrogatif.

« D’ailleurs, ton équipe n’est pas un peu avantagée, j’ai cru lire que tu employais pas mal d’anciens joueurs ? »
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Message posté : Sam 15 Fév - 23:59 Message
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ϟ Âge : 30
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Dissimuler une lame dans un sourire.


Il roule des yeux dans leurs orbites à l’unisson d’un sourire. Visiblement, le sujet de la famille était à éviter avec le citoyen tant il dégoupillait à l’évocation de son père comme de sa sœur. En un sens, Adriel remercia le destin ou toute autre chose de l’avoir dépouillé de toute famille si ce n’est un acariâtre aïeul qu’il aurait été bien fou de moquer. Il n’avait pas relevé la remarque sur les pochtrons buveurs de bière, préférant laisser Jonas s’enfermer dans ses stéréotypes. Il avait trouvé bien plus de franchise comme d’estime à leurs côtés qu’à ceux des gens de leur rang. Et le Cooper terminer de nuancer de sombre le détestable portrait qu’Adriel se faisait de la haute en général. Heureusement qu’elle était là pour illuminer le tout.

Au moins, Jonas continuait de lui confirmer qu’il était plus buté et borné qu’il ne le laissait paraitre. Nul argumentaire ne semblait capable d’altérer son jugement et Adriel en poussa un petit sourire attristé. Il en vint à se demander de combien de conneries avait-on pu lui bourrer le crâne depuis la naissance. Il en vint à se demander s’ils avaient réellement été amis jadis ou bien si le blondinet n’y trouvait là encore qu’un intérêt calculé pouvant servir à quelques desseins dont il ignorait tout à ce jour… Au moins avait-il la confirmation que l’amitié du Cooper à son égard ne semblait guère solide et qu’il n’estimait pas réellement la sienne au vu de ces palabres visant à affirmer qu’il n’aurait rien pu changer. Un ami digne de ce nom eut été persuadé du contraire. Etrange de voir le portrait de quelqu’un changer du tout au tout en quelques mots, étrange de voir tout votre monde basculé à mesure que terminait de s’enfoncer ce métaphorique couteau dans la tendre chaire de votre dos. Fort heureusement, il ne restait plus grande place dans le dos d’Adriel pour bien des lames. Un soulagement de plus… Comme celui de voir son ancien ami terminer d’accomplir son ouvrage de souveraine destruction des liens amicaux qui les unirent jadis en se faisant aussi amer que critique. Il parlait de rancœur mais oubliait de son der la sienne à mesure que ses mots fuyaient de sa bouche, réussissant tout juste à décocher un mince sourire aux lèvres du Golden Boy. A ses oreilles comme à ses yeux, tout était définitivement brisé mais il se félicitait de le voir dans ces circonstances, non face à une situation où il aurait souhaité l’aide de celui qu’il considéra jadis comme un proche. Mais sa trahison n’avait-elle pas déjà été consommée il y a des années de cela ?

" Si tels sont tes mots, alors ainsi soit-il… " Et ainsi en fut il terminé pour Adriel. Rien ne saurait remodeler le semblant d’amitié qui avait jadis pu les unir. D’enfants d’accord sur tout, ils étaient simplement devenus des adultes avec une vision opposée du monde, de ses problèmes comme des diverses façons qu’il convenait d’employer pour les résoudre. Mais leur différence n’était point d’ordre politique en ce jour, elle se faisait plus intime et personnelle… Voilà que Jonas lui intimait de la frapper, arguant qu’Adriel avait bien le droit de parler de sa jumelle mais lui se voyait interdit d’aborder le sujet de ses frères. En effet. Il y avait une différence notoire sur ce sujet : Heather était toujours en vie, elle. " Tu ne mérites même pas que je te frappe… Tu trouverais le moyen de t’en servir pour apparaitre plus blanc sigisbée que tu ne te drapes déjà. Et je n’ai déjà contribué qu’à trop de mensonges à ton égard… " Qu’il comprenne ou non ce à quoi le Marchand de Mort faisait référence n’avait aucune importance. Ils avaient passé le point de non-retour et seul un miracle pourrait bien changer la donne. Après tout, Adriel avait eu beau indiquer certaines choses, le blondin s’était contenté de les écarter d’un revers de main. Il n’y avait rien à espérer de sa suite des évènements et voir le Cooper avancer que le Veidt n’avait d’intérêt que pour une session de coucherie avec sa jumelle confirmait qu’il ne pousserait guère au-delà des préjugés. Ce n’était pas faute d’avoir indiqué qu’il avait une petite amie, vous l’aurez noté… Soupirant, Adriel recommença à verre tourné son verre au quart plein dans le creux de sa main. " Au moins tomberons nous d’accord sur ce point. " Et Adriel de chercher à prendre congé. Heurter de ses poings un mur ne lui avait pas été désagréable quand il lui fut temps de s’entrainer à développer son Jet Kun Do car il avait un but pour horizon, un objectif autrement plus important que sa souffrance de l’instant. Actuellement, il en faisait de même mais toute notion de but était absente… Que pouvait-il bien espérer de son ancien ami de toute façon ? Continuer à lui parler semblant aussi utile que de réciter des prière à un cheval, Adriel finit par vider son verre d’un trait et, le reposant sur le bar, adressa à Jonas ce qui s’apparentait à un message d’adieu : " Puisse tu passer une agréable soirée et savourer le diner… "

Mais alors qu’il s’apprêtait à s’enfuir d’un pas lent vers d’autres horizons, Adriel fut cueillis tout à fait par l’inopinée arrivée d’une sylphide de son passé prononçant son nom. Oh non… Pas elle ! L’avoir revu lui était déjà suffisant, il ne lui était pas des plus agréable, au contraire de tout ce qu’il avait bien pu dire auparavant, de la croiser elle également… Heather était toujours aussi pimpante, mais il grinça des dents à son arrivée et il ne faudrait pas être un « méga-mage » pour comprendre qu’il ne goutait pas vraiment ces retrouvailles. L’affronter lui n’était pas un problème, pas plus que l’affronter elle. Mais les affronter tous deux… Ca, s’était au-dessus de ses forces pour l’heure. Il avait suffi d’un court entretien pour lui rappeler tout ce que ces jumeaux représentaient. Se retrouver ainsi face à des alter-égos qui n’avaient pour lui que de la détestation –quand bien même le féminin membre de leur duo pourrait se montrer aussi affable que possible- ne lui était en rien agréable. Prendre la fuite semblant impossible, il jeta un regard amusé à Jonas avant d’étirer un petit sourire et de rétorquer à l’endroit de sa jumelle :

" Non, je ne le suis pas... " A croire que les idées reçues avaient la vie dure et qu’elles semblaient bien se transmettre dans la même famille. La consanguinité avait cela de malin que des esprits abreuvés à la même source finissaient invariablement par ressasser le même discours. Un masque accablé finit par passer sur les traits d’Adriel, de toute évidence, il ne pourrait pas s’échapper… En désespoir de cause, il souffla une nouvelle fois à l’attention du barman : " Un nouveau double… Sans glace ! " Une vieille habitude héritée de Leonel. Sa commande approchant, il hasarda un coup d’œil expert en direction de la poitrine d’Heather alors qu’elle faisait la conversation à son jumeau. Semblable à son souvenir, ni plus ni moins. Il en eut un sourire. Profitant de la fin de leur discussion et alors qu’Heather semblait s’intéresser à lui –il se demandait bien pourquoi- il ne manqua pas de souffler avec un semblant d’innocence : " Quelqu’un ici ment bien plus que je ne me l’étais imagin… " A voir si Jonas y décèlerai ce semblant de remarque en rapport à l’hypothétique chirurgie mammaire de sa jumelle. Relancer le sujet n’était peut-être pas une bonne idée, mais Adriel avait ce caractère taquin propre à ceux qui passent le plus claire de leur temps à emmerder le monde. Le monde qui ne leur adressait pas la moindre affection, s’entend… Il est fort peu probable qu’il eut agi de même en présence de Charlie et l’un de ses frères tant la blonde Texane revêtait une importance cruciale à son esprit. Et au cœur d’une de ses mémoires… " C’est exact. " Rétorqua t’il à l’énoncé du All-Star City dans la bouche d’Heather. Trempant ses lèvres dans on whisky –il ne comptait plus les verres qu’il avait bu depuis son arrivée- il hocha positivement la tête avant de répondre à nouveau : " Oh… Oui, suffisamment. Si nous ne trouvons pas plus j’avancerai de ma poche. Après tout, ce n’est jamais que mon projet. " Et il était donc bien normal qu’il le finance à hauteur des retombées qu’il en escomptait. Un semblant de virginité comme une aide à son monde immédiat. Laver son nom n’était guère aisé, une bonne action n’effaçant guère les mauvaises là où une mauvaise avait fortement tendance à effacer les bonnes. Et comme bien souvent, ses actions entrainaient la suspicion. Il faut dire qu’il cherchait un peu la chose mais débattre posément n’avait rien de désagréable en bonne compagnie. Il s’attendait simplement à voir les deux Cooper œuvrer comme un duo parfaitement rôdé au point de le briser. Qu’il y viennent…

" Tu sais… J’emploie un peu plus de 230 000 personnes. Et je ne suis pas vraiment celui qui s’occupe du recrutement… " Chose on ne peut plus fausse dans le cas des différents sportifs issus de la NCAA et à qui les instances professionnelles avaient fermé leur portes. Il appréciait travailler en compagnie de personnes diplômées ayant subi les rigueurs du sport universitaire. Mais ça, les Cooper n’étaient pas vraiment sensés le savoir. " Qui plus est, c’est un tournoi à but caritatif dont tous les bénéfices seront reversés à l’association Beaudrie. Quel genre de personne serait capable d’organiser pareil évènement avec l’ardent désir de voir son équipe triompher ? " Le genre qui savait que la philanthropie nourrissait l’information et que pareil évènement serait largement couvert pas les médias sans qu’il n’ait à dépenser le moindre dollar dans un budget de publicité. Le genre à savoir que le nom de l’équipe triomphante serait ainsi largement diffusé… Adriel eut un sourire avant de poursuivre. " Rien ne vous empêche de participer qui plus est… Jonas ferait un Cornerback plus que décent. " Il gratta sa barbe en détaillant son ancien ami de la tête au pied. Tout pendant qu’il sache courir avec des protections, il ne serait pas plus manchot qu’un autre à dire vrai. De là à parvenir à le couvrir correctement… " Je doute vous voir nous y rejoindre, mais ce serait avec plaisir que vos bonnes volontés seraient accueillies… " Pour la partie féminine du duo du moins, pour ce qui est de l’autre… Trop de choses avaient été dites pour qu’ils ne parviennent à jouer les francs amis face à face mais une présence nouvelle les intimerait très certaine à une extrême contenance. Oui, mais jusqu’à quel point ? : " Tu vois bien que ce n’est pas la seule chose qui m’intéresse chez toi…. " Adressa t’il franchement à Jonas, un sourire en coin avant de tremper de nouveau ses lèvres dans son verre, référence directe à son ultime phonème indiquant qu’Adriel n’avait d’intérêt que coucher avec sa jumelle. A dire vrai, il ne le souhaitait guère.
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Message posté : Dim 16 Fév - 13:14 Message
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Les paroles d'Adriel restaient sans réponse. Jonas avait décidé de le laisser partir alors que celui-ci se redressait pour aller voir ailleurs, mais un geste familier le détourna bientôt du golden boy. Il n'y avait que sa jumelle pour se manifester ainsi et malgré la contrariété qu'il éprouvait en présence d'Adriel, un sourire se dessina sur les lèvres du trentenaire. Même sans s'en rendre compte, la demoiselle questionna le Veidt sur l'absence de mannequin pendue à son bras. Comme quoi, tout le monde se posa la même question ! Le marchand d'armes répondit par la négative avant de s'installer à nouveau et Jonas ne put retenir un léger soupir. Il aurait préféré que le trentenaire s'en aille, histoire qu'ils puissent réellement profiter de la soirée ! Mais plutôt que de se montrer sage, Adriel commanda un énième verre alors même que son comparse n'avait toujours pas touché au sien. Détournant son regard de l'alcoolique, Jonas préféra se concentrer sur sa sœur, content de la voir ici, même s'il aurait préféré qu'Adriel ne soit pas là pour profiter lui aussi de sa présence.

« Je suis content que tu sois venue. »

C'était sincère. Le regard du Cooper se reporta alors sur le Veidt au moment où celui-ci tenait un discours qui ne manqua pas de faire son petit effet. Difficile de ne pas comprendre l'allusion, surtout avec un regard aussi lubrique que celui de l'alcoolique. Le trentenaire se tendit imperceptiblement, serrant la mâchoire pour ne pas donner à son rival, la satisfaction de le voir s'énerver. Mieux valait se taire et attendre que l'irritation passe. Il n'était pas question de se donner en spectacle, surtout devant sa jumelle ! Jonas resta donc silencieux alors que la conversation se faisait entre Heather et Adriel, tablant plutôt sur quelque chose de commun qui allait pouvoir tempérer un peu l'atmosphère. Du moins c'était ce que le Cooper espérait : il n'avait aucune envie de se prendre le chou avec quelqu'un ce soir. Enfin, c'était sans compter ce qu'Adriel avait en tête ! Il suffisait d'entendre la manière dont il parlait par sous-entendus pour savoir que la venue d'Heather n'était pas une raison de changer de registre. Jonas n'y connaissait pas grand-chose en sport, mais il savait que le poste désigné par Adriel était celui qui devait soutenir celui que le Veidt occupait jadis. Est-ce qu'il se montait la tête en pensant que son ancien ami lui reprochait une fois de plus de l'avoir laissé tomber lorsqu'il était dans le besoin. Jonas se contenta de hausser les épaules, se murant dans un silence obstiné pour éviter que les choses ne dérapent devant sa jumelle, mais malheureusement le vendeur d'armes ne s'arrêta pas là. Rappeler ce qu'ils avaient dit juste avant, à propos de l'intérêt qu'Adriel avait pour Heather, ne fit qu'énerver son jumeau encore davantage. Ce dernier ne parvint pas à retenir un regard noir qu'il jeta à son comparse avant de détourner les yeux.

« Oh, mais le sport et moi tu sais... je suis étonné que tu puisses me proposer une pareille chose alors qu'il y a deux minutes tu parlais de moi comme d'un parfait incapable. Mieux vaut laisser les professionnels jouer, je préfère encore aller m'occuper des affaires du Daily Herald pendant que tu te donnes en spectacle pour la bonne cause. » Le ton n'était pas franchement aimable. « Je crois que ta réputation a bien besoin d'un petit coup de pouce, mieux vaut éviter de partager la vedette avec d'autres personnes, il n'en restera plus assez pour toi après. » Même si la Beaudrie en avait elle aussi bien besoin. Ils étaient faits pour s'entendre ces deux-là. « On dirait que quoi qui puisse t'intéresser chez moi, tu ne l'auras jamais. »

Nouveau rappel pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas intérêt à faire du rentre-dedans à Heather. Le fait que cette dernière ne soit pas au courant de ce qui venait de se passer aidait beaucoup ! Jonas aurait eu énormément de mal si jamais la jeune femme avait eu conscience de ce qui se passait réellement entre les deux anciens amis, donc autant dire que s'il commençait à faire du plat à Heather, les choses déraperaient rapidement. Cela dit, il y avait très peu de choses qui pouvaient réellement énerver Jonas alors il n'était pas exclu que sa jumelle devine qu'elle avait dû être évoquée à un moment où à un autre. Quoi qu'il en soit, bien décidé à ne pas se laisser gâcher la soirée par cet alcoolique déprimant, le trentenaire tourna la tête vers Heather, un léger sourire aux lèvres.

« Adriel a déjà pas mal bu, j'ai l'impression que l'alcool ne lui réussit pas franchement. » Parler d'une personne comme si elle n'était pas là était souvent agaçant pour le concerné. « Il ne faut pas prendre tout ce qu'il dit au pied de la lettre, je crois qu'il a décidé de coller à son rôle de parfait emmerdeur ce soir. » Son attention se détourna brièvement de la jeune femme alors qu'il reprenait à l'attention des deux. « Si Heather est intéressée par cette sortie, on pourra toujours y aller. Mais vu comme tu réagis depuis que nous avons commencé à discuter, je pensais que tu serais plus soulagé de ne plus nous voir avait l'année prochaine. » Il haussa les épaules. « Comme ça tu trouveras d'autres raisons de nous reprocher quelque chose. »

Parce qu'il s'assimilait forcément à Heather et qu'en le critiquant, il critiquait aussi sa jumelle.
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Message posté : Dim 16 Fév - 23:20 Message
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Heather qui avait été élevé pour comprendre les gens, surtout de manière à ne pas les importuner, aurait forcément laissé à Adriel une porte de sortie, pour pouvoir s’éclipser de ces « retrouvailles » qui n’étaient au gout de personne. Elle agissait de cette manière avec tout le monde, il n’y avait donc pas de raison qu’elle ne laisse pas la même possibilité de sortie à Adriel, ça aurait été contre sa propre logique. Mais le marchand d’armes commanda un nouveau verre alors qu’il aurait pu s’effacer sans trop de problèmes, à partir de là, normal d’ouvrir la discussion sur un terrain qui, en apparence, semblait être bien plus neutre que ce que les deux hommes avaient pu aborder jusqu’à présent. Un regard sur son jumeau et elle répondit par un sourire à la première phrase de Jonas. De toute façon, sur un champ de guerre, enseveli dans un tunnel, ou avec Adriel, toutes les situations lui étaient forcément plus agréables en étant avec son double.

En revanche, beaucoup de choses lui échappaient. Adriel avait des phrases qu’elle ne comprenait pas et qui devait avoir un rapport avec ce qui s’était dit avant qu’elle n’arrive. Mais si elle ne comprenait pas, elle connaissait son jumeau, assez pour comprendre qu’il était préférable de demander à Adriel de quoi il voulait parler. Le nombre de sujets sur lesquels il était possible de, ouvertement, énerver Jonas n’était pas si nombreux que cela. Le Golden boy avait dû taper sur la famille Cooper, demander plus de précisions aurait été une erreur stratégique dans laquelle Heather ne se lança pas. Du coup, elle se concentra plus volontiers sur le discours concernant le projet de Veidt qui, de son côté, affirmait que si les fonds n’étaient suffisants, il rajouterait de sa poche. La trentenaire hocha la tête trouvant, en réalité, cette position plus que logique.

Elle laissa, tout de même, passer un sourire amusé et sceptique quand il annonça ne pas s’occuper du recrutement. Soyons logique deux minutes, si un journal comme le Daily Star était capable de mettre en avant le fait que Veidt avait de nombreux anciens joueurs, c’est que ça entrait dans un des critères de l’homme. Quand bien même il ne gérait pas les recrutements, il devait quand même avoir laissé certains critères. En soi, ce n’était pas une critique, certains s’occupaient que de population pauvre, d’autred préféraient favoriser d’anciens sportifs. Laisser entendre à n’importe qui dans cette salle qu’un évènement n’était fait qu’à but caritatif était presque une insulte. Tout le monde ici, de par leur milieu, savait comment les choses fonctionnaient. Rien n’était parfaitement innocent.

« Évidemment, je me doute bien que tu n’es pas à gérer toutes les embauches de ton entreprise. Le fait que tu es, probablement, le plus gros pourcentage d’anciens joueurs n’est, en réalité, que le fruit du hasard, j’en conviens bien. »

C’était le truc à Heather, dire les choses avec un sourire et un calme à toute épreuve, laissant percevoir une certaine naïveté dans ses propos comme si elle était capable de tout gober. Mais, le double discours laissait pourtant comprendre qu’elle n’y croyait pas une seconde. La même phrase aurait très bien pu être prononcée avec une ironie que ça n’aurait pas étonné, pourtant, aucune trace de cela n’apparaissait ouvertement dans son discours. Elle secoua la tête l’air de dire : mais bien sûr, je suis bête. Ou avais-je la tête ?

« J’aurai imaginé que tu souhaiterais gagner, au moins pour le côté sportif. Après tout, en tant qu’ancien joueur, l’envie de gagner doit être inscrit quelque part en toi, je suppose ? » Ce qui sonnait comme une véritable question. « J’imagine que la pub que cela pourrait faire à ton entreprise n’est absolument pas ce qui était recherché. »

Elle haussa les épaules comme si ce dernier point n’était vraiment pas important, juste une conséquence d’une action qui se voulait juste « bonne ». C’est vrai, après tout, un industriel comme Adriel ne devait absolument pas penser aux retombées que les choses pouvaient produire sur son entreprise… On y croit tous. Tout le monde ici avait une entreprise ou, du moins, des intérêts à protéger et, comme ces personnes, Adriel devaient d’abord penser à l’intérêt de son entreprise avant de penser au sort de l’éducation dans les quartiers défavorisés. Tout était une question d’investissement, si vous deviez investir quelque part c’était que, forcément, il y avait un retour attendu qui couvrirait les frais. Ne pas agir de cette manière, c’était couler ses affaires. Question de logique.

Pour le reste, il apparaissait évident que ce n’était pas le domaine d’Heather. Gérer les sorties, voir celles qui seraient les plus intéressantes, c’était le domaine de Jonas. Et la réponse de ce dernier ne se fit pas attendre en réalité, le ton ne se donnait même plus la peine d’être aimable. Heather porta son regard sur Jonas, s’interrogeant sur ce qui avait réellement pu être dit avant qu’elle n’arrive pour que son jumeau ne se donne même plus la peine d’une expression polie de façade. Elle resta silencieuse sur cette partie de la conversation qui ne regardait que les deux hommes. De toute façon, la trentenaire n’avait jamais eu besoin de prendre ouvertement la défense de Jonas pour qu’il sache qu’elle était, quoi qu’il arrive, de son côté à lui. Mais quand Jonas s’adressa à elle pour lui expliquer brièvement les choses, Heather se contenta de sourire dans une inspiration. Ok. Temporiser les choses.

« Je crois qu’il est difficile pour une personne de changer du tout au tout. Ça fait quelque temps qu’il ne fait plus la une de la presse à scandales, maintenant il se lance dans des projets caritatifs. » Elle haussa légèrement les épaules. « Il faut bien se rattacher à certaines choses qui font de lui ce qu’il est. » Le ton demandait de la compréhension et si le discours pouvait aller contre ce que Jonas disait, elle savait qu’il comprendrait qu’elle essayait d’arrondir les angles et non pas qu’elle s’opposait à sa vision des choses. Elle reporta son regard sur Adriel. « L’invitation est bien aimable mais, j’imagine que si notre présence avait réellement été souhaitée, on aurait déjà reçu une invitation. Il serait donc dommage de te mettre dans une position inconfortable par notre présence. »
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Message posté : Lun 17 Fév - 1:13 Message
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• Super-vitesse (1.650.000km/h)
• Super-réflexes
• Super-vision
• Sūpā-Modū
• Eveil au Qi (champs protecteur)

Dissimuler une lame dans un sourire.


Quelles touchantes retrouvailles… Elles n’en apparaissaient que plus désagréables et gerbantes aux yeux du Veidt. La relation de gémélité face à lui ne parvenait qu’à causer sa nausée comme sa colère froide pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait de cesse de lui rappeler celle qu’il avait perdu. Certes, il y avait gagné des dons particuliers qui faisaient son bonheur au quotidien, mais à choisir il aurait préféré disposer de vrais jumeaux toujours vivants et non pas de simples doubles dont les pensées habitaient encore les siennes, même après le caractère définitif de leur mort. Que Jonas le voit comme un alcoolique, il s’en fichait bien. L’alcool aussi infect soit il serait probablement sa plus agréable compagnie du soir. Ils s’étonneraient, après, de son caractère désagréable et s’en offusqueraient, très probablement… Le propre de ceux qui, sans le vouloir ou plus tortueux encore le désiraient, vous rappelaient sans cesse les trépassés. Etonnement, il en vint à comprendre Charlie. Et il se sentit désolé.

" Non, je ne sais pas… " Répondit-il à la déclaration de Jonas sur son absence de compétence en matière de sport. Après dix ans sans avoir la moindre nouvelle, comment pouvait-il penser ne pas être un semblant d’étranger à ses yeux ? Adriel haussa les épaules : " J’ai eu la faiblesse de penser que le temps t’aurai permis de changer à ce sujet. Mais il faut croire que je suis bien piètre analyste de ta condition ce soir. " Un sourire, neutre. Rien de plus, rien de moins. Si Jonas en avait terminé de se voiler la face et jouait la carte désagréable, Adriel ne sortirait pas de son semblant de masque courtois. Se voir pris pour un con avait la fâcheuse tendance de chercher à le rendre bien plus con qu’il ne pouvait être. Et comme s’était plus que fatiguant de parler à un semblant de mur, autant laisser glisser ses réflexions comment glisse l’eau sur les plumes d’un canard. " Oh… Comme tu y vas ! Il n’est jamais de causes vraiment désespérée ! " Rétorqua t’il à son psaume visant à indiquer que, quoi qu’il puisse bien chercher chez Jonas, Adriel ne l’aurait jamais. Trempant ses lèvres dans son verre, il en vint à se faire la remarque qu’il pensait jadis l’avoir, cette amitié. Mais vérité comme épreuves avaient eu tôt fait d’en finir avec ce brillant habillage pour dépouiller l’habit d’ami et le retrouver à l’état de simple connaissance. Il y avait fort à parier que les choses ne changeraient pas. Fort dommage dans un sens. Dans un autre, n’était-il plus favorable de se voir dépouillé de tous feux-jetons ? " Tu as déjà une fois entendu mes reproches une fois mais n’a pas daigné leur porter attention. Nul besoin de t’en formuler d’autres, désormais, je sais de quoi il en retourner… "

Sourire en coin, il s’était contenté de faire tourner son verre au creux de sa paume tout le temps que Jonas avait passé à palabrer à son endroit sans pour autant prêter attention à son endroit. La chose ne lui était pas des plus agréables mais son milieu d’affaire avait au moins le mérite de le préparer à la discussion de langues de vipères autant qu’à la présence de requins experts dans les arts du discours qui n’attendait qu’un pas en avant de votre part pour mieux vous arracher la jambe. Et puis, sa réputation étant ce qu’elle est –c’est-à-dire au summum du détestable- que risquait il à recevoir un peu plus de bave sur le coin de la gueule ? Pour ainsi dire… Pas vraiment grand-chose !

" Le hasard le plus complet... Même si, pour tout bon homme d’affaire qui se respecte, le hasard n’est qu’une somme de probabilité qu’il convient de parfaitement amadouer. " S’ils n’avaient pas l’air réellement impliqué dans les affaires familiales, ils devaient au moins en connaitre les rouages. Allez, ne me faites pas croire que la sémillante famille Cooper n’était pas de ces empires du média qui graissent la patte de quelques hautes fonctionnaire pour avoir la primeur de quelques affaires ou bien qui se font les obligés de quelques représentants des forces de l’ordre en manque de rémunération comme de reconnaissance pour dénicher les bonnes informations avant les autres. Dans son secteur comme dans le leur, la fin justifiait les moyens ! Une lampée de whisky plus tard, il poursuivit : " Les anciens linemans font de précieux gardes du corps autant que les anciens basketteurs font de mirifiques laveurs de vitres du fait de leur haute stature. Et puis… Est-ce ma faut si les plus proches pensionnaires de la NFL comme de la NBA ont passés des diplômes qui leur offrent des postes d’honneur dans mon… Organisation ? " Elle avait beau donner l’apparence d’une candide cruche, Heather savait percer bien des attentions avec une précision pour le moins… Chirurgicale. Ce qui le fit sourire… Au moins avait-elle compris que voir ses camarades et anciens sportifs rechausser les crampons comme les Baskets à ses côtés leur garantissait, plus ou moins, quelques succès qui se verraient relayés par ce monde des médias auquel ils appartenaient. Ironiquement, les Cooper participeraient peut être à son lustre… Il en sourit plus encore, regrettant simplement que Ryan ne fusse pas libre pour participer aux réjouissances. Megatron & Roadblock, comme au bon vieux temps… Il eut un petit rire à la suite de son propos : " Oh, mais je veux gagner… Qui ne le souhaiterait pas ? La vie ne serait-elle pas plus fade encore sans ces désirs de victoire qui nous font nous retrouver autour de gentilles moqueries une fois les évènements terminés ? Mais si je veux gagner, ce sera sans tricherie. Nous gagnerons car nous serons les meilleurs et c’est là toute la beauté du sport. Des spotlights pour enluminer le mérite et valoriser le collectif. Quoi que puissent en penser certains… " Son regard en coin glissa sur Jonas tout en étirant son sourire… S’il avait tant besoin de reconnaissance que cela, il aurait brigué le poste de Quarterback comme celui de Capitaine. Il resterait dans son rôle de Receveur, maillon fort d’une attaque mais point maillon essentiel. Il aurait besoin des autres pour briller et c’est un détail qui avait son importance. Dans ce match, comme dans son existence… " Avancer que je ne fais ça que pour ma personne reviendrait à me vexer comme à m’insulter et je ne pense pas que ce soit réellement ce que tu souhaites. " Rétorqua t’il avec une moue taquine. En apparence. Certes, l’opération parviendrait à assurer un semblant d’image positive à son entreprise mais il trouvait plus que stupide d’avancer l’argument de la publicité. Il commerçait avec des Etats, des Gouverneurs, des Présidents, des Dictateurs comme des Armées. Autant dire que ce n’était pas vraiment le genre de personne qui, sur un coup de tête, pouvait bien ce dire « Putain ! Ils ont gagné un tournoi caritatif ! Je vais leur acheter tout plein de missiles ! ». Pour ce qui est des particuliers, ils achetaient des armes et pas vraiment du Veidt… Enfin, si cette perspective pouvait les combler après tout. Ca ne ferait que corroborer le fait qu’ils n’y connaissaient pas grand-chose dans son domaine d’activité et que ce dernier nourrissait bien plus de fantasmes que de scandales éprouvés. Il tiqua devant ce que finit par avancer Heather. « Il faut bien se rattacher à certaines choses qui font de lui ce qu’il est. »

" Et quelles sont donc ces choses… ? " Il n’attendait pas forcément de réponse, présentant que ça serait facilement éludé dans un des vides sourires que la jeune femme pouvait bien lui adresser. Comme il l’avait soupçonné, ils formaient un duo redoutable. L’un appuyant sans arrêt l’autre. Cela rendait le débat… Divertissant. A défaut d’être intéressant. " Que je sache, nulle invitation n’a encore été distribuée et nous n’accueillons les participants que sur la base du volontariat. Dans un sens, ça serait plutôt à moi de regretter que vous n’ayez pas juger bon de… Me contacter ? Et participer… " Un sourire, encore et toujours, pour accompagner ses paroles laissées en suspens. Tant qu’à faire de passer pour un fieffé connard après tout. Il vida un peu plus son verre avant de reprendre de son timbre neutre : " Oh ! Et je ne suis pas vraiment d’accord avec ce que tu as bien pu avancer. De mon point de vue, il est tout à fait possible de changer du tout au tout. Dans le domaine de l’âme il n’est jamais trop tard pour changer. " Il en était la preuve et en savait quelque chose… " Comme chez les femmes, une nuit peut suffire pour qu’elles changent d’état d’esprit… " Le blondinet énervé y verrait très probablement un semblant de référence grivoise là où Adriel songeait simplement à la façon dont Sydney avait du tout au tout changé d’avis sur lui en l’espace d’une nuit. Et leur relation était toujours des plus platoniques. Pour son plus grand déplaisir à certains moments de la journée, m’enfin… Alcoolique selon les dires du Cooper, Adriel faisait tourner son verre au creux de sa paume avant de poursuivre : " Donc, Heather… Qu’as-tu bien pu devenir durant ces dix ans ? Je ne vois guère de bague à ce jolie doigt j’en déduis donc que tu n’as pas encore trouvé de parti acceptable… Peut-être y a-t-il, néanmoins, quelque petit ami jaloux dans notre sémillante mégalopole ? " Adressa t’il à la jumelle du Cooper avant de boire une lichette de plus. Oh bien sur, de petit ami jaloux il était bien question avec le jumeau à ses côtés, mais Adriel se garderait bien de le mentionner. A dire vrai, il prenait peu plaisir à employer à sa façon le jeu de son ancien ami. Celui consistant à faire comme si une personne n’était guère là. D’ordinaire, cela avait le don d’agacer le principal concerné…
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